Loïc Du coup, je me mets là-dedans, je dors peut-être une heure. Donc si tu fais les calculs, j'en suis à peut-être 4 heures de sommeil au total. Et là, je sens que ça m'a rechargé. Mais bien. Je sens que finalement, mon corps se remet un peu en place. Tous les joints des jambes et tout va mieux. Et du coup, là, je repars, j'arrive à trottiner enfin. Et puis ça fait des heures que je n'arrivais plus à courir. Le soleil se lève, donc un regain d'énergie. Sous-titrage Société Radio-Canada suivre leur propre chemin. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irréversibles dans ta vie. Tu es prévenu. C'est bon, et bien écoute, bienvenue Adrien au micro défrappé. Je suis super content de te recevoir sur le podcast en direct de Nouvelle-Zélande. Ça, c'est quand même la classe. c'est pas la porte à côté c'est clair écoute Adrien super content, on va parler de plein de choses je pense que ton ta vie en général, ton parcours ce sera très certainement la première partie quand on avait échangé tu m'avais parlé d'un défi récent que tu t'es fait assez costaud quand même je sais pas d'ailleurs tu nous diras si c'était un format ultra trail ou plutôt rando très très rapide mais tu viens de te faire quasi 200 bornes dans la région des lacs de Queenstown, en très peu de temps, en 48 heures. Donc on parlera aussi de ça, ton rapport au sport, comment est-ce que tu approches tout ça. En tout cas, très curieux que tu nous en dises plus. Bienvenue encore. Merci, merci à toi. Adrien, ce que je te propose, c'est de commencer par le commencement. Qu'est-ce que tu fabriques en Nouvelle-Zélande et en plus dans le coin de Queenstown ? s'il y en a qui ne connaissent pas, c'est, je pense, un des paradis sur Terre. En tout cas, moi, c'est comme ça que je le vois. J'ai eu la chance d'aller en Nouvelle-Zélande. Pas à Queenstown, mais j'ai failli, et j'espère bien y aller un jour. Comment est-ce qu'on se retrouve là-bas, Adrien ? Je vais essayer de grossir un peu les lignes. En gros, j'ai eu un parcours. Je suis né en France, dans le nord de la France, en région parisienne, au nord de Paris. Bref, Bref, avec le fil de mes études, j'ai fait une école d'ingénieurs et je me suis retrouvé dans les Pyrénées à Tarbes. Et puis, un peu comme, je ne sais pas, j'imagine que beaucoup d'ingénieurs, je me suis retrouvé à l'étranger pour mon premier boulot. Et puis, ça a un peu mis une petite graine dans ma tête de me dire que c'est bien en dehors de la France aussi, qu'il y a des choses super sympas. Et puis, quelques années plus tard, je me suis retrouvé en Australie. Je vais vraiment assez vite sur ce parcours-là, on peut y revenir en détail. mais donc trois ou quatre ans après mon diplôme d'ingé, je me suis retrouvé en Australie. Là, il y a les énormes galères de visa et tout le périple qui va avec pour pouvoir s'installer. Et au final, ça s'est bien passé. On, je dis on parce qu'à l'époque, j'avais une petite amie qui est maintenant devenue ma femme. Donc, clairement, maintenant, ce n'est plus juste une petite personne qui m'accompagne. Donc bref, on a essayé de s'installer en Australie. on a fini par réussir avec des énormes galères de visa et tout, des trucs qu'on oublie quand on habite en Europe parce que tout est tellement facile pour voyager. Et puis, une fois que tout était un peu assuré et qu'on pouvait rester en Australie, on y a fait notre vie pendant 12-13 ans, un truc comme ça. Donc, ça fait quand même un peu longtemps. Quand même. Oui, on était sur la région de Brisbane, sur la côte est de l'Australie, qui est un pays énorme, c'est gigantesque. donc voilà quand on était en Australie clairement l'Australie on était vraiment sur un peu la partie carte postale avec les plages immenses la chaleur incroyable les ouragans avec l'espèce d'orage démentiel tous les quelques semaines quand c'est la période etc donc on a vraiment vécu tout ça pendant de nombreuses années et puis en fait c'est un peu un peu étrange de dire ça comme ça mais en fait t'arrives à un moment où t'as l'impression que t'as tout vu tu as tout fait, c'est super arrogant de le dire comme ça, je n'aime pas le dire comme ça, mais la vérité, c'est qu'au bout d'un moment, quand tu habites trop longtemps, enfin nous, du moins, quand on habite trop longtemps au même endroit, ou quand on reste trop longtemps au même endroit, on a l'impression qu'on ne découvre plus grand-chose. Et puis, on a eu ce voyage, on a fait un voyage en Écosse, où on a visité le nord de l'Écosse, avec ces immenses plaines et tout, c'était superbe, on a vraiment adoré, et en fait, ça m'a rappelé que j'adore les montagnes, parce que c'est là où j'ai fait mes études, et puis vraiment j'avais envie de revoir du volume montagneux parce que clairement en Australie c'est plat enfin là où on était il n'y a rien donc on est rentré à la maison à Brisbane et puis un peu sur un coup de tête je dis à ma femme ça te dirait pas qu'on se passe une petite année sabbatique qu'on se barre à la montagne quelque part et puis je pensais pas qu'elle allait dire oui vraiment et puis elle me dit bah ouais grave je voulais pas t'en parler mais moi aussi je trouve qu'on piétine un peu et tout je dis super et puis dans ma tête je me dis bon allez ok dans 6 mois on part elle me dit rien je te rends pas compte on a trop de trucs organisés on a une maison vous aviez quel âge
Adrien à ce moment là ?
Loïc je sais pas il y a pas longtemps on devait avoir 36-37 tu vois un truc ok on repart à zéro assez facilement on l'a fait plusieurs fois c'est pas un truc qui fait peur mais donc bref donc on se met en tête à la base je m'étais dit tant qu'à faire aussi peut-être se rapprocher un peu de l'Europe comme ça on en profite pour voir la famille et tout parce que ça reste toujours un sujet un peu compliqué d'être assez loin c'est des voyages énormes c'est pas facile de rentrer quoi donc je m'étais dit on pourrait aller dans les dolomites en italie on avait visité l'autriche il ya quelques années je mets jamais j'adorais c'est tout le coin de innsbruck et tout ça donc je m'étais dit on pourrait passer un peu de temps là bas à voyager genre acheter un van et puis voilà faire un peu les nomades sauf qu'il y avait un critère de taille que j'avais pas envisagé c'est que on a un chien un gros chien et on n'a pas d'enfant donc le chien c'est un peu notre fils quoi tu vois et puis dans ma tête je m'étais dit bon ça va on laisse à des potes pendant six mois un an puis quand on revient le reprend et ma femme a dit non non non la condition qu'on voyage c'est que le chien ils viennent avec nous ok et là du coup je suis tout à fait les mêmes les mêmes contraintes et puis bon on a commencé à regarder les tuer tous les vaccinations les trucs voyager les prix les tarifs etc et puis je peux comment dire mais on a on a un peu ce truc aussi quand on va quelque part on a l'impression c'est pas qu'on a tout vu mais tu vas on dit bon bah voilà on faut changer d'endroit visiter quelque part de nouveau on a vraiment cette curiosité de toujours aller voir un peu quelque part de différent et donc on avait déjà fait la nouvelle zélande donc c'était pas mon idée première mais bon là on s'est un peu renseigné sur où aller avec un animal et en fait il n'y avait pas de restrictions entre l'australie et la nouvelle zélande c'est pas le même pays mais bon c'est proche donc il n'y avait pas de restrictions pour faire voyager le chien pour y aller et revenir etc et donc et donc bah voilà on s'est dit bah allez go on retourne aux nouvelles zélandes on aime bien on va prendre notre temps puis on va vraiment tout visiter de montant large nord au sud et et en gros bah voilà tu vois j'ai pensé grossir les lignes mais j'ai fait quand même assez long on a alors c'est comme ça qu'on s'est retrouvé en nouvelle zélande on voulait prendre une année sabbatique et puis du coup on a paqué toutes nos affaires, 1000 chiens dans une cage, dans l'avion et hop, en nouvelle épreuve. Du coup là vous êtes encore dans cette année sabbatique ou ça s'est transformé en nouveau pays de résidence ? Ouais, je pense que dans un coin de notre tête on voulait pas se l'avouer mais en fait on avait peut-être déjà envisagé potentiellement de rester mais ça c'est un truc vraiment c'était on n'avait pas parlé du tout mais à aucun aucun aucun moment on s'était dit ça et le seul en fait on était arrivé on était arrivé dans le nord donc la nouvelle zélande ces deux îles tu as une plus petite île au nord et une plus grande île au sud mais c'est un couloir quoi c'est vraiment assez étroit et tout en longueur et donc on s'était dit qu'on allait vraiment prendre notre temps pour visiter les deux îles et du coup on avait c'est un truc qui se fait très très communément en nouvelle zélande c'est de t'acheter un van ou de faire son propre van de voyage et puis tu voyages comme ça comme un nomade c'est vraiment super courant en fait je m'étais pas rendu compte le nombre de personnes qui font ça avant d'arriver donc voilà quand on est arrivé on a rencontré quelques gens à droite à gauche et puis on s'est mis à voyager la condition qu'on avait c'est qu'on savait quand même que c'est un pays où il fait quand même assez froid donc en hiver on voulait pas être dans le van parce que on voulait quand même un minimum de confort donc on s'est dit qu'en hiver on irait se rapprocher des stations de ski et donc voilà les stations de ski ce nom de l'île du sud donc donc on est arrivé deux trois mois avant la saison commence et puis en fait de fil en aiguille on s'est dit qu'on aimait bien et puis pourquoi pas essayer de chercher du boulot et puis voilà la chance a tourné je pense que j'ai un rapport avec la chance qui est un peu différent mais ça existe pas vraiment enfin tu sais la chance si tu ne crées pas les opportunités elles n'arrivent pas toute seule donc on a eu de la chance mais donc voilà on s'était dit qu'on resterait en hiver juste l'hiver au même endroit et puis on n'a jamais bougé depuis donc ça va faire plus d'un an maintenant excellent et votre chien il s'appelle comment mon outil s'appelle bouchon bouchon ok et il s'y est fait la nouvelle zélande ouais on pensait qu'on avait un chien un peu feignant parce qu'il n'aime pas trop courir il est toujours un peu lent il marche toujours derrière et tout on arrive à nouvelle zélande et courir partout à et c'est sûr que oui la chaleur
Adrien australienne ça doit avoir un impact quand même ouais ouais parce que dès qu'on allait à la plage
Loïc baigner tout le temps il adorait aller dans l'eau et donc on repensait juste qu'il aimaient bien l'eau et c'est en fait non il voulait juste se rafraîchir du tout bien lu le comportement animal Tu vois, je suis comme ton chien. Moi, je suis allé courir ce matin à 6 heures parce que là, en ce moment, en France, il fait 35, 36, 38 degrés là où je suis. Donc, je suis comme Bouchon. Excellent. Et alors, attends, sur les études, tu travailles dans quoi dans les grandes lignes ? Alors, dans les grandes lignes, j'ai fait un diplôme. Je crois que ça s'appelle. Je ne pense pas que ça ait changé de nom. C'est un diplôme d'ingénierie industrielle. Génierie mécanique, génie industriel. Et puis, en fait, comme la plupart des gens qui ont un diplôme, je pense que ton premier boulot, tu ne le choisis pas forcément par rapport au titre en lui-même. Mais moi, je l'ai fait plus par rapport au lieu. Parce que j'avais une expérience Erasmus en Espagne. Du coup, je postule un peu partout. Donc, je me suis retrouvé chez Airbus à Madrid. donc j'ai passé à peu près trois ans à madrid tu peux imaginer un jeune diplômé avec un peu de un peu de finances et puis la vie espagnole ça a été un truc de dingue donc donc ouais un peu le fil rouge de tous nos voyages ça a été un peu mon boulot parce que c'est ça qui m'a permis à chaque fois d'avoir les visas et compagnie d'avoir le titre d'ingénieur je pense un truc en france c'est Il y a une espèce de réputation autour des diplômes qui est un peu ingrate, parce que si tu ne viens pas d'une bonne école, tu n'as pas un bon diplôme, etc. Alors qu'en fait, tu te rends compte que quand tu arrives à l'étranger, on a tous le même diplôme. Et puis le diplôme, quand il est français, il est vachement bien reconnu. Donc ça, c'est un truc qui m'a marqué dès le départ, un peu dans ma carrière professionnelle. C'est qu'en fait, tu es comme tout le monde. Tu viens de la polytechnique ou des super écoles, des mines et compagnie. Mais aux yeux des étrangers, tu as un diplôme d'ingénieur, tu as un master. Donc tu as une valeur ajoutée. Ta femme, elle est ingénieur aussi ? Non, elle a fait une école de commerce à Marseille. On ne me demande pas le nom, je ne me souviens plus, mais on en parle souvent, elle adorait la vue et tout, c'était juste superbe apparemment. Alors, Kedge ou Euromed ? Ouais, Euromed. Et elle a été diplômée en quelle année ? Je crois 2009 ou 2008, un truc comme ça. Ok, on s'est raté alors. Et elle a eu la chance, via cette école-là, de faire une année de... c'était pas une césure mais elle a fait un MBA en accéléré pendant ses études où elle est partie à Buenos Aires en Argentine. Et en fait c'est vraiment les grandes lignes de notre vie c'est qu'en fait elle a trouvé un... comment ça s'appelle ça les premiers boulots tu fais en entreprise à l'étranger. Un VIE ? Ouais un VIE exactement donc elle a fait un VIE à Madrid et puis voilà elle faisait son VIE pendant que moi j'étais consultant chez Airbus et puis voilà on s'est rencontrés comme ça. excellent et là aujourd'hui elle a réussi à trouver un job en Nouvelle-Zélande aussi ? ouais elle a eu un parcours un peu dingue parce que elle travaillait dans une petite boîte qui faisait des développements de logiciels à Madrid où ils testaient en gros en permanence que t'aies pas de virus ou que ton logiciel fonctionne bien donc c'est un truc un peu niche peut-être que maintenant c'est super développé mais il y a une quinzaine d'années c'était peut-être pas autant et donc on est arrivé en Australie en Australie, quand je te dis que ça a été la galère, ça a été vraiment la galère parce que en fait, la raison pour laquelle je suis arrivé en Australie au départ, c'est parce que Iris, elle avait trouvé un boulot en Islande. Tu vas me dire, je ne comprends rien. C'est normal. On n'était pas ensemble depuis très très longtemps et elle a trouvé ce travail de dingue qu'elle adorait en Islande où elle travaillait pour un journal en papier sur l'économie. Je ne me sens plus comment ça s'appelle, mais le genre de truc que tu as dans les voyages en business class, où tu as le journal, le périodique économique sur les compagnies, etc. Donc, voilà, elle travaillait pour ce magazine-là. Elle avait été envoyée en Islande à ce moment-là pour développer des articles sur des compagnies, etc. Et en fait, moi, je ne pouvais pas y aller parce que je n'avais pas le visa en Islande. Elle était partie pour six mois. Du coup, je m'étais dit, bon, moi, j'en avais un peu marre de Airbus. Ça ne marchait plus trop. moi j'avais un pote qui habitait à sydney à cette époque là je dis pas pendant que toi tu vas en islande moi je vais moi je vais en australie donc on je me suis retrouvé en australie mais tu vois c'est un peu toujours comme ça tu prends un peu le train comme quand il vient et et puis au bout de quelques mois en australie j'avais pu une thune parce que je ça partait beaucoup trop vite quoi donc les sorties des trucs les tous je m'étais pas rendu compte du coup de la vie et puis je lui dis bon ben voilà je vais chercher de trouver un petit boulot et puis puis elle finalement elle a décidé de me rejoindre vraiment encore une fois je résume elle a décidé de me rejoindre donc donc elle est arrivée j'avais pas une tune je faisais deux ou trois petits boulots c'est dur tu vois parce que tu passes d'un espèce de statut ou t'es ingénieur tu vois tu as des gens qui t'écoutent atteignent des espèces de responsabilité et c'est même si voilà le milieu aéronautique c'est quand même une usine à gaz énorme donc j'étais un tout petit maillon de la chaîne mais tu arrives dans un nouveau pays puis là bas tu te mets à faire des ménages dans les bars je faisais je suis taillé dans une boîte d'épingles je faisais des déménagements c'était compliqué quoi elle arrivait il fallait que les loyers les trucs et tout j'étais galère donc on a mis une bonne année et demie à sortir un peu la tête de l'eau et se dire bon en fait on n'est pas là pour juste faire des petits boulots et puis et puis voilà ce s'est renté parce qu'on on avait quasiment la trentaine, et on se disait, on veut quand même profiter un peu de l'endroit où on est, et puis pas forcément juste trimmer et travailler. Et en fait, je ne sais pas si c'était encore le cas, mais à l'époque, on pouvait faire un travail en ferme, pendant, je crois qu'il fallait faire 90 jours, exactement, et au bout des 90 jours, ça renouvelait ton visa pendant un an. Ça, c'était la condition de l'époque, ça change tout le temps, donc c'est sûrement plus pareil. Donc, on a fait ça, on a travaillé dans une ferme une ferme laitière on a très très très très très très très très très on a mis que des causes en anglais donc voilà on a fait ça pendant quelques semaines et puis après on a travaillé dans une ferme d'avocats et on a eu la chance c'est un peu encore une fois c'est la chance mais tu pousses ta chance tout le temps on est on est tombé sur une famille qui avait une maison à brisbane usab une ferme d'avocats un petit truc mais une petite ferme d'avocats et il avait une maison qui était en rénovation à brisbane et nous disait bas ils nous ont dit battant qu'en fait la maison elle pas encore en complète rénovation on n'a pas mis de locataires dedans parce qu'on attend que voilà les ouvriers se mettre se mettre à l'oeuvre etc donc allez-y vivez dans notre maison c'était à la fin des 90 jours de ferme et tout est donc voilà on se retrouvait à brisbane par hasard tu vois vraiment on n'avait rien prévu et et puis puis là bas on se remet à envoyer des cv des trucs et toujours franchement j'ai arrêté de compter genre à 100 que j'avais marre et puis du coup pareil pour payer pour payer un peu ta vie donc on se remet à faire des petits boulots et bon je Je reviens sur Iris. Et en fait, elle n'arrivait pas à trouver de boulot parce qu'elle n'était pas dans la liste des visas, des sponsors, etc. Et du coup, elle avait dans un coin de sa tête, elle s'est dit, vas-y, je tente un truc tout nouveau, enfin, je fais autre chose. Et elle est devenue prof de yoga, en fait. OK. Donc, passé des cas de commerce à prof de yoga. Mais tu vois, tout ça, c'est parce que dans notre vie, c'est passé plein de trucs. Et puis, en fait, elle n'a pas trouvé le boulot qu'elle voulait. Et puis, en fait, il lui disait, ah ouais, mais t'as pas de... Comment il lui disait ça ? il lui disait, mais t'as pas de réseau. Elle disait, mais ouais, mais pour avoir du réseau, il faut que je poste. C'est un peu ce truc de, bah ouais, mais t'as pas d'expérience, du coup, je peux pas trop. Elle dis, comment je crée mon expérience si j'ai pas de boulot, quoi. Et donc, voilà, elle a commencé comme ça, à faire le yoga, et donc ça lui a duré une dizaine d'années. Et là, en Nouvelle-Zélande, pareil, elle s'est recréée une nouvelle identité, parce que c'est elle qui a trouvé le premier boulot, et elle est devenue responsable d'un magasin de vêtements, d'équipements de montagne là où on habite. Donc, voilà, tu as des trucs. Si tu m'avais dit ça il y a 5 ans, il y a 10 ans, même il y a un an, je n'aurais pas cru. Mais tout a tourné un peu du tout au tout. Encore une fois, je vais dire de la chance, mais ce n'est pas de la chance. C'est juste qu'on a poussé des opportunités. On a poussé les bonnes portes. On a appelé les bonnes personnes. On n'a rien lâché, tout simplement. Excellent. Déjà, j'ai dérivé. Non, non, mais c'est ultra intéressant. parce que c'est vrai que typiquement ce genre de pays, la Nouvelle-Zélande, je sais que d'un point de vue visa, etc. d'une part c'est loin, d'autre part si ça n'a pas changé, je sais qu'ils ont des listes de jobs qui sont plutôt moins prioritaires par rapport à leurs demandes, leurs besoins localement, et donc si tu n'es pas dans cette liste tout devient un peu compliqué. Donc c'est toujours intéressant de comprendre comment les gens qui y sont arrivés ont fait par quel parcours ils sont passés. Je pense que quand j'en parle avec des gens autour de moi, il y a une pannelle de sélections, de possibilités différentes pour pouvoir avoir un visa. C'est important de dire ça parce qu'en fait, nous, on a la chance de pouvoir rester en Nouvelle-Zélande de façon permanente parce qu'on est devenu citoyen australien il y a 6 ou 7 ans. Donc, en fait, nous, on a le double passeport français-australien. Et ça fait qu'en fait, avec les accords Commonwealth qu'ils ont entre Australie et la Nouvelle-Zélande, nous, on n'a aucun problème de visa. Donc, on est au même titre que n'importe quel Australien ou n'importe quel Néo-Zélandais. OK. Les voyages, c'était quelque chose... Vous y avez été exposés plus jeunes tous les deux ou pas forcément ? Parce que vous avez quand même énormément bougé. alors tu le disais, c'est vrai qu'avec des études comme les tiennes ou celles de ta femme il y a peut-être une propension plus importante à bouger en étant jeune mais vous avez quand même enchaîné et vous êtes toujours aujourd'hui à l'étranger donc c'est arrivé après les études ou des petits ? C'est intéressant que tu poses cette question là parce que je pense que finalement c'est peut-être un truc qui nous a manqué en grandissant parce que nos parents nous ont pas forcément fait voyager à l'étranger énormément de ce que ma femme m'a raconté de sa jeunesse. Je n'ai pas eu l'impression qu'il y a eu tant de voyages que ça à l'étranger. Tu as peut-être un peu de famille en Italie ou en Espagne, des choses comme ça, mais pas une culture du voyage trop développée. Et en fait, je pense que vraiment, c'est un goût qu'on a développé nous-mêmes en vivant à l'étranger. Et puis, je ne sais pas, quand tu commences à voyager, tu découvres tellement de trucs. Donc, ça passe par une sensibilité culinaire, l'apprentissage des langues, la découverte de nouvelles cultures, des gens. Il y a tout un tas de trucs. Donc, je pense qu'en fait, de commencer notre carrière professionnelle, parce qu'on a fait la même chose à l'étranger, ça nous a directement ouvert un espèce d'esprit curieux pour vivre à l'étranger, en fait. Et franchement, j'adore la France. je suis français avant tout mais à aucun moment jamais en 15 ans quasiment je suis parti je me suis dit que je voulais rentrer en France mais jamais, pas une seule fois et comment vous gérez l'éloignement avec la famille et je te pose la question parce que moi j'ai grandi en Nouvelle-Calédonie, c'est la France mais j'ai souvenir alors que j'étais tout petit j'ai souvenir de moments où j'étais forcément, je voyais ma famille deux fois par an globalement une fois en réalité à Noël qui est parce que c'était les grandes vacances en Nouvelle-Calédonie comme c'est l'émissaire sud et là tu vois après avec ma femme on a vécu en Suisse quelques années mais je sais que voilà je finissais par me dire j'ai envie de rentrer tu vois d'être plus proche etc alors qu'en réalité la Suisse par rapport à l'Austria et le New Zealand c'est la porte à côté mais tu vois j'avais le même j'avais le même sentiment quand on était à Madrid parce qu'au final ok il faut quand même prendre un avion cette fois mes parents ils sont dans le nord de paris dans l'oise et même si je serre le gaulle c'est pas loin de la maison il faut quand même prendre l'avion faut quand même prendre des jours enfin ça se faisait sur un week-end mais en général tu le fais pas et puis en fait tu entre entre guillemets tu te détaches émotionnellement de ces tu sais toutes ces interactions physiques et puis maintenant avec les téléphones et tout ça tu peux quand même t'envoie des messages des photos des trucs et tout donc en fait tu crées une nouvelle relation qui est pas forcément physique tu te racontes quand même des choses et tout mais ouais t'as pas ça pas ce besoin de se voir en permanence par contre on s'est un peu fixé une espèce de roue de le mauvais le monde a deux règles où on essaye de rentrer en france au maximum pour des vacances tous les deux ou trois ans donc en fait on ok on se force c'est moche de dire comme ça tu vois même se force des rentrées pour voir notre famille et nos amis proches tous les deux, trois ans maximum. Ok. Après, il y a eu Covid entre-temps qui a foutu le bordel là-dedans, mais c'était vraiment un peu notre ligne de conduite par rapport à notre famille. Il y a un truc que je dis souvent, et puis je pense que c'est un truc qui est partagé avec des gens qui vivent à l'étranger, c'est qu'en fait, quand tu vis à l'étranger, tu es un peu égoïste parce que tu te mets, toi, ta vie perso d'abord, et puis tu mets un peu ta famille de côté. mais ça met du temps mais une fois que tu as passé ça et que tu te dis, en fait je vis pour moi et puis je vais prendre soin de ma famille je rentre s'il y a un problème, je suis là mais ma vie d'abord et puis elle viendra, tu le pourras mais c'est dur mais une fois que tu l'as passé tu t'en remets assez facilement tu ne peux plus trop la question Et socialement, ça se passe comment l'intégration, le fait de se constituer de nouveaux cercles d'amis, etc. en Australie en Nouvelle-Zélande, est-ce qu'il y a une différence entre les deux Australie-Nouvelle-Zélande un petit peu mais quand même pas trop par contre le choc culturel déjà France-Espagne c'était un peu j'ai vécu dans le sud de la France donc je m'étais habitué mais faire Australie Espagne-Australie ça a été un choc ah ouais de dingue les horaires en Australie l'heure du dîner en moyenne je te dis vraiment une moyenne c'est genre 6 heures du soir quoi 6 en espagne chef les restos ils ouvrent à 18 heures tu vois même pas je me mettais plus tard encore enfin on est on est arrivé on a été décalé mais complet tu vois et puis il ya je sais plus pas si tu as vécu tu as vécu ou voyager un peu en australie nouvelle zélande il ya les gens ils sont d'une et puis il faut pas faire de caricature, mais ils sont d'une gentillesse incroyable. Je me souviens la première fois que j'ai été faire des courses, tu vois, la personne qui dit « Hello, my love ! » qui te regarde, qui te parle avec un grand sourire, tu es en train de me draguer, tu as 40 ans de plus que moi, qu'est-ce qui se passe ? Mais en fait, non, c'est juste, les gens, ils sont gentils, ils sont sympas, ils te parlent, ils sourient, il y a une espèce de, comment tu dis, ils vont vers les uns les autres de façon super naturelle, ils ne sont pas gris, ils ne sont pas ternes, il y a des contrefaits à ça, parce qu'en fait, c'est un peu faux quand t'apprends avec le temps c'est assez superficiel finalement peut-être au départ du moins mais ouais ouais cette approche d'aller vers les autres d'aller vers les gens on est arrivé en Australie c'est vraiment le contact super simple super facile qui est super différent donc ouais ouais c'était super agréable moi je pousse les gens à venir dans cette région du monde juste pour faire l'expérience de la mécalité, comment on dit ça ? De l'accueil de l'autor. C'est pas vraiment de l'accueil, parce que les gens n'ouvrent pas forcément leurs portes, mais dans la rue, au bar et tout, tout le monde est super sympa. Donc, il n'y a pas d'animosité, il n'y a pas de criminalité, très peu. Tu découvres un mode de vie complètement différent. Je ne sais pas si ça existe en français, mais en anglais ici ils disent no worries, le pas de soucis l'état d'esprit un peu à la Bob Marley, pas de soucis tout va bien mais ici c'est ça mais tout le temps les gens sont là non mais t'inquiète pas de problème c'est cool tout va bien ça va bien se passer, une espèce de positivité permanente qui est super agréable à vivre au quotidien tu me fais penser à une anecdote quand j'étais allé en Nouvelle-Zélande j'avais travaillé sur une ferme laitière dans l'île du Nord vers Wangarai et donc j'étais arrivé à Auckland C'était mon premier voyage international solo. Je devais avoir 16 ans, je pense. 15 ans peut-être, 16 ans. Je m'étais planté avec le décalage horaire dans les tickets de bus pour faire Auckland-Mongaray. Bref, j'avais pris un bus pour la veille de mon arrivée, sans faire gaffe. Je me retrouve avec quelques heures à tuer. Je me balade un peu dans Auckland. Au coin d'une rue, je tombe sur un Maori en tenue, j'imagine, vraiment torse nu. tatouage sur le visage très costaud et qui avait un panneau free hug et moi je ne savais pas je parlais à peine anglais, je ne savais pas ce que c'était free hug et j'arrive devant lui tu m'y fais penser avec cette anecdote tout le monde est en mode ultra sympa accueillant et tout, et donc j'avance sur le trottoir et le mec arrive vers moi les bras écartés en mode
Adrien free hug, et là j'étais là
Loïc mais qu'est-ce que c'est que ce truc donc c'est vrai que j'avais retrouvé cet état d'esprit très sympa, très accueillant sur la ferme où j'étais on dit une ferme je ne sais pas toi dans quel type de ferme tu as travaillé mais moi quand j'étais parti comme j'ai grandi au Nouvelle-Calédonie c'était un ami de la famille néo-zélandais qui m'avait organisé qui m'avait trouvé ce job d'été donc moi je m'étais imaginé, j'arrive sur une ferme une ferme de la campagne française avec 50 vaches et en fait là-bas, ferme, le mec qui suivait le cours du lait en direct. Il avait un des premiers smartphones, je pense, de l'époque. Et il avait un hélicoptère pour faire le tour de sa ferme qui faisait plus combien de milliers d'hectares pour aller repérer les troupeaux de vaches, etc. Donc, il m'avait fait faire un tour en hélico avec un ancien pilote de l'armée de l'air néo-zélandaise. Vraiment, j'en garde un souvenir incroyable de la Nouvelle-Zélande. Oui, c'est commun, c'est commun. Souvent, les gens, comme tu me dises, ils me demandent de décrire les gens. Je dis que c'est des bisounours. Juste, c'est des gens qui sont gentils. tout le temps sympa enfin c'est rare de tomber sur des gens aigris chiants enfin tu as c'est je pense que j'ai pas une journée où je me dis pas que j'ai rencontré quelqu'un de gentil mais ouais du coup c'est peut-être des choses aussi qui nous poussent à rester parce que parce que tu t'enlèves un peu cette je passais en france j'ai ce truc un peu j'ai cette vision c'est peut-être un peu faux mais tu sais là là le profit tu vois par exemple je te dis une bêtise mais peut-être une personne sur dix si tu trouves un portefeuille dans la rue demain où il ya un balle dedans ben tu vas garder les 20 balles et puis tu vas rendre le portefeuille tu vois là mais on a la police je sais pas quoi ici tu es sûr et certain mais 300% que tu vas le retrouver et puis les gens ils vont ils vont se battre pour pour te le ramener puis peut-être même qu'ils vont t'offrir un truc en te le ramenant enfin tu sais il ya une générosité il ya un aspect social incroyable on a un d'histoire où on a perdu des trucs et garer des machins et tout puis tu retrouves toujours tout le nombre de fois où tu es au bar ou n'importe où tu laisses toutes tes affaires ouvertes on a une vision mais complètement je me dis mais je ne pourrais plus vivre en Europe parce que je me mettrais dans une espèce de panique permanente d'être toujours faire attention à tout alors qu'en fait ici tout est facile c'est simple et tu sais quoi j'ai envie de te dire ça crée une vraie émulation positive en fait parce que ça tu vois je l'ai vécu un peu en Suisse et on est arrivé en Suisse après avoir fait trois ans et demi à Paris, qui pour moi, à titre vraiment perso, était trois ans et demi de trop. J'exagère un peu. Je vois ce que tu veux dire, c'est compliqué. Quand j'ai fait mes premières recherches de job, je décochais Ile-de-France. Je ne voulais vraiment pas aller à Paris. Je n'ai pas eu le choix pour travailler chez Apple, il fallait que ce soit à Paris. Bref, à Paris, j'allais à vélo au taf. Une fois, mon vélo était attaché à deux chaînes. Je ne laissais rien sur le vélo. j'ai enlevé les petites lumières. Et une fois, j'ai oublié mon garde-boue. C'est une pièce en plastique. Et en plein jour, tu vois. Il était, je ne sais pas, à 10h du mat. Et le temps que je m'en rende compte, il a dû s'écouler, je ne sais pas, une demi-heure, je redescendais, on me l'avait piqué, tu vois. Un garde-boue, quoi. Et une semaine après, on allait en Suisse en repérage parce que j'avais mes entretiens chez Apple et tout. Donc, je savais que potentiellement, je bougeais. Et on arrive en train à la gare de Bâle, qui est à la frontière avec la France. tu vas en TGV depuis Paris et en fait tu sors du train il doit y avoir je sais pas 500 vélos autour de la gare 1 sur 4 qui est pas attaché t'as un parking à vélo en dessous qui est rempli de vélos avec des paniers, des sacoches, des lumières et en fait tu te dis le choc est c'est immense le choc est immédiat tu vois mais je suis entièrement d'accord avec ce que tu veux dire parce qu'effectivement moi mon attitude par rapport à ça elle a vachement changé je suis devenu vachement plus honnête aussi tu vois c'est le truc de con mais qu'est-ce qui nous est arrivé il y a quelques semaines on était dans un resto là on prenait un verre en terrasse et puis on avait le chien tu vois et puis du coup je pouvais pas repasser par l'intérieur du bar pour repartir du coup je fais le tour par l'extérieur et en fait j'arrive à la maison et je me rends compte que j'ai pas payé et je me suis senti trop mal mais trop trop mal du coup je les appelle et je leur dis ah je suis désolé on était à telle terrasse et ils m'ont dit ah t'inquiète c'est cool, c'est super sympa que tu aies appelé, pas ce que tu veux pour payer ton verre. Du coup, je suis allé le lendemain, j'ai payé, j'étais content, mais c'est un truc, imagine si ça t'arrive demain en France, tu le dis fièrement, genre, trop bien, j'ai gruyé, j'ai pas payé, alors qu'en fait, ici, ça me tord les boyaux, maintenant. Autre exemple qui va dans ce sens aussi, très rapidement, mais sur les déchets, tu vois. Premier week-end où je suis en Suisse, j'étais tout seul, ma femme était restée à Paris à ce moment-là, je décide de faire un petit tour de visiter un peu les environs et comme le réseau de transport en commun est complètement fou je fais ça en bus et train je me plante dans les horaires encore une fois je peux rater un bus parce que je ne parle pas allemand donc je me retrouve 45 minutes à attendre dans une gare et là je vois un papy qui fait le tour de la gare à 2h avec sa canne pendant 20 minutes et qui ramasse la canette qui traînait dans toute la gare il y avait une canette par terre et un papier qui traînait et qui l'amène à la poubelle, tout ça à deux à l'heure, qui fait les allers-retours pour amener ça à la poubelle. Et en fait, tu vois ça, c'est... Vraiment, comme tu dis, ça te pousse à devenir, à faire plus gaffe, à faire plus attention, parce que tu vois que finalement, tout le monde fait ça autour de toi. Donc tu dis, j'avoue, je passe à côté d'une canette, il y a une poubelle 20 mètres plus loin, je ramasse la canette et je la mets dans la poubelle. Mais tout à fait. Et du coup, tu en arrives à apprécier ça, le fait que les rues soient méga propres, que les gens fassent gaffe, tu te dis, en vrai, normal. parce qu'en fait tu crées un monde autour de toi où en fait il y a une phrase en anglais qui est géniale ils disent you accept what you walk past et en gros ça veut dire que tu acceptes ce que tu vois et ce que tu expériences au quotidien et en fait clairement, s'il n'y a pas de tag, s'il n'y a pas de déchet si les gens sont gentils autour de toi t'as envie de le reproduire parce que t'as envie de donner cette expérience là aux autres gens et tu vois un truc tout bête mais quand je travaillais en Australie, le boulot qui m'a permis d'avoir le visa je travaille pour une compagnie qui maintenant c'est fait racheter par alstom et en fait ça s'appelait bombardier c'est une grosse compagnie tu vois ah oui et ils ont en fait la particularité c'est qu'on travaillait pour le donc en fait on y fabriquer des trains pour le réseau ferroviaire de bruce bannes et moi je suis sur la fin je travaille à la maintenance et en fait il mettait un point d'honneur mais énorme à nettoyer le moindre tag tu vois il y avait dans les trains tu rentrais dans le train extérieur intérieur d'une propreté incroyable alors pas clairement quand tu voyages en train en europe bon bah c'est presque un oeuvre d'art quoi le train des fois je confirme partout quoi du coup ouais du coup non c'est vraiment c'est juste parce qu'ils dans leur état d'esprit et tu vois ça ça confirme un peu ce qu'on a en droit de discuter c'est que si tu le si tu coupes ou si tu nettoies le le tag le graffiti ou les déchets dès le départ dès qu'ils ça arrive, mais en fait, ça incite les gens à garder les choses propres. Et ça, c'est un exemple tout bête, tout simple, mais c'est vraiment le respect de la propriété des gens, etc. C'est incroyable. C'est un truc qu'on adore ici et qu'on reproduit énormément. C'est ça qui fait qu'on s'y sent bien. Franchement, je comprends. Ma fille qui a 4 ans et demi, de temps en temps, quand on se promène ou quoi, je ramasse des déchets. Pour elle, ça lui paraît normal, mais il y a des gens autour de moi qui hallucinent, qui me disent « Mais qu'est-ce que tu fous ? » Je dis « Bah, encore une fois, il y a une poubelle qui est là il n'y a rien qui me rend plus énervé, aigri, limite agressif que quelqu'un qui balance un truc par terre, un mégot sérieux quoi, en 2026 t'es un adulte, tu jettes ta clope par terre si tu veux te flinguer les poumons, fais-le mais ne nous fais pas chier avec tes mégots par terre je me calme non mais c'est de vivre en société finalement, c'est l'individu dans la société c'est comment tu développes tout ça et tu vois, pour faire un peu le rapprochement avec le sport et ben en fait je trouve aussi que quand t'es dans une communauté t'as envie toujours de faire en sorte que la communauté elle prospère etc et j'ai trouvé que en vivant à Brisbane du moins en fait les gens ils se gardent en forme les gens ils se lèvent à 5h du mat pour aller faire du vélo et tout et au départ t'es là mais c'est des malades qu'est-ce qu'ils font n'importe quoi tu te lèves pour aller au boulot au départ j'allais au boulot à 8h les gens ils avaient déjà fait 2h de vélo après leur petit déj, mais leur gamin à la crèche et tout. Et en fait, tu te rends compte que c'est la norme, parce que tout le monde le fait. Et en fait, ça crée une dynamique où les gens restent en forme, ils essayent d'être en bonne santé, et puis ils font du sport et tout ça. Et puis c'est dur de s'y mettre, parce qu'on arrivait d'Espagne, le matin, ça n'existait pas, il n'y avait pas de matin. Donc ça, ça a été une transition super compliquée, parce qu'ils se réhabituaient aux horaires, c'est un truc, c'est dur. franchement, depuis tout petit, tu es habitué à, je n'en sais rien, faire ton dîner entre 7 et 8 heures, regarder le film, lire un bouquin, te mettre au lit à minuit, puis tu arrives ici, tu te dis, si je me couche à minuit, à 5 heures du match, je ne vais pas me lever pour aller faire du sport, ça ne va pas marcher. Super transition. Il faut tout changer. Non, non, pardon. J'allais te demander, j'allais basculer sur la partie sport, parce qu'encore une fois, je ne suis pas allé dans le coin de Queenstown, mais j'ai bien en tête, ce que j'ai en tête c'est que c'est un peu la mecque des sports outdoor, t'as absolument tout été-hiver ça te donne l'impression que s'il y a un endroit où il faut aller en Nouvelle-Zélande si tu veux t'éclater d'un point de vue sport c'est sans doute Queenstown de manière générale t'as l'air de te dire que clairement les gens en tout cas en Australie sont ultra sportifs prennent soin d'eux c'est la même chose en Nouvelle-Zélande tout à fait à l'exception je ne peux pas dire l'exception, avec la particularité que du coup, ici, c'est la montagne. Là où j'étais en Australie, il n'y avait pas vraiment cet aspect montagne. Et en fait, le choc culturel, c'est quand tu arrives ici, tu redécouvres, parce que moi, j'ai quand même vécu dans les Pyrénées, mais tu redécouvres tous les sports qui sont liés avec la montagne. Et tu vois, d'écouter ton podcast, il y a en permanence des gens qui font des activités incroyables et tout ça. Mais moi, celle que j'adore le plus, c'est ceux qui vont se dépasser, en fond du canyoning, du rafting, du trail, tout ça, mais avec cet aspect montagne. Et en fait, la particularité de la Nouvelle-Zélande, c'est qu'en fait, le sud principalement, c'est juste un énorme bloc de rocheux. C'est pas très haut, mais c'est super technique. Il y a tout, entre le vélo de route, le vélo de descente, le rafting, le canyoning, le paragliding, donc le paragliding, c'est le parapente. en fait vraiment tu as poussé à l'extrême tous les sports d'extérieur liés plus ou moins à la montagne et par contre je vais juste faire une petite transition, en fait on voulait aller à Queenstown qui est comme tu dis la Mec sauf que nous on avait Queenstown en tête il y a 10 ans quand on avait fait notre premier voyage sauf qu'en fait quand on est arrivé maintenant à Queenstown c'est devenu une espèce d'énorme ville balnéaire où il y a du tourisme dingue, je pense que la ville quadruple en permanence à cause du tourisme mais en fait ça ne nous a pas plu du tout c'est de l'huile ultra cher aussi ouais ouais, une fortune mais partout en Nouvelle-Zélande c'est quand même assez cher, surtout cette région là je pense que c'est un peu une bulle dans la Nouvelle-Zélande où le reste est peut-être un peu en récession et ici c'est en expansion parce que toutes les richesses de la Nouvelle-Zélande sont concentrées dans un tout petit endroit mais du coup on a décidé de ne pas rester à Queenstown, on a traversé la montagne une espèce de s'appelle les crown range donc la couronne couronne autour de queenstown et on est passé de l'autre côté et on habite dans une ville qui s'appelle wanaka et en fait c'est je pense une ville qui va se développer sur les cinq dix ans de la même façon que la fée queenstown et ça va devenir exactement pareil parce qu'on a exactement les mêmes le même paysage les mêmes les mêmes activités sauf que c'est un village quand c'est pas la saison d'hiver 400 mille habitants tu vois c'est petit quoi oui mais mais ouais c'est en train de se développer énormément et et ça c'est un truc de ouf parce que quand on est arrivé on connaissait pas grand monde et tout est en fait le point d'ancrage directement ça a été le sport quoi parce que je dirais que je suis arrivé comme je te disais Iris, ma femme, elle a trouvé un boulot directement, donc ça nous a mis un peu le pied à l'étrier, mais moi j'ai galéré, donc je suis un peu reparti dans ces trucs de faire des boulots, des petits boulots, entre guillemets, tu vois, donc j'ai fait du jardinage et de la menuiserie pendant 3-4 mois, et en fait j'avais pas mal de temps libre, et du coup je me suis mis à refaire de la course à pied, puis je me suis mis avec le petit club du coin, et puis là tu te rends compte qu'il y a des athlètes de dingue. Je ne sais pas s'il y a une ville un peu similaire en France. J'assimilerais ça peut-être à Annecy. En fait, tu te rends compte que tous les athlètes de haut niveau viennent ici. Et puis, tu te rends compte que toi, tu es trop fier de toi parce que tu as fait ton 5 km en 20 minutes et puis là, les mecs, ils courent en 17. Je dis une bêtise, mais c'est juste un autre niveau. La barre, elle a monté, mais il faut à 10, en arrivant ici.
Adrien excellent, il y a des sports du coup auxquels tu t'es mis une fois que vous êtes arrivé en Nouvelle-Zélande
Loïc ouais je m'y suis mis c'est un grand mot j'ai fait mon niveau 1 de parapente ça veut juste dire que si quelqu'un avec un talkie-walkie me donne des instructions je peux monter ma voile et descendre mais je ne peux pas voler de moi-même donc ça c'est un truc que j'ai sur la to-do list c'est dans les petits papiers pour faire dans les années qui viennent ou dans les mois qui viennent mais donc je n'ai pas encore fini ça. Et qu'est-ce que j'ai fait d'autre ? J'ai commencé le... Je ne sais pas comment tu dis en français. En anglais, on dit du backcountry skiing. Ah, du ski de rando. Du ski de rando, oui. Sauf que pour la petite idée, quand tu ne fais pas le sport et que tu l'as dans une autre langue, l'année dernière, je m'étais inscrit. Quand on est arrivé, je m'étais inscrit à un cours. Il faut me dire, je vais faire un cours. Et en fait, je m'étais inscrit à un cours de cross country. Et en fait, le cross country, c'est les petits skis tout fins. qui fait un moment qui te font un biathlon et du coup je m'étais inscrit au mauvais sport du coup j'ai fait un peu de ça l'année dernière et puis après j'ai quand même fait la transition sur le ski de rando je me suis lancé là dessus le ski de rando ça doit être le paradis là bas c'est infini en fait le terrain de jeu après je dis ça comme si ça y est je suis un expert et tout j'ai des skis, j'ai les pots et tout mais j'en ai pas encore fait beaucoup mais l'hiver vient de commencer vous c'est les chaleurs nous les stations de ski ont ouvert il y a à peine quelques semaines donc la transition sur la période vraiment hivernale commence à peine j'ai sous les yeux Maps qui est ouvert depuis tout à l'heure, depuis le début je fais des zooms sur les chaînes de montagne, les lacs il y en a partout mais tu vois depuis que tu es sur map j'invite les gens en fait parce que ça me fait toujours rigoler au boulot avec mon boulot je dois toujours regarder des cartes quand tu zooms, enfin même quand tu dézooms sur la Nouvelle-Zélande, tu as un espèce de point bleu mais bleu ciel, tu as la pression que c'est un diamant sur la carte, ça s'appelle le lac Tekapo et il y en a un autre un peu à côté c'est à peu près en plein centre de l'île du Sud et franchement la couleur des lacs ici c'est un truc de dingue, de bleu turquoise tu te dis mais ça n'existe pas parce qu'en fait c'est des lacs glaciers et puis il n'y a pas de pollution il n'y a rien c'est une nature incroyable c'est vraiment trop dingue il y a des chances que ma femme te contacte après l'épisode pour te dire pourquoi tu l'as contacté il me saoule depuis 3 semaines à parler à Nouvelle-Zélande il y a un truc que je voulais absolument te dire parce que j'écoute ton podcast quasiment toutes les semaines je ne me souviens plus comment tu le dis au début mais tu dis un changement positif dans votre vie une écoute régulière peut déclencher des changements positifs. Exactement, mais quand j'étais en train de préparer le voyage, je me mettais ça en boucle, c'était un moto dans ma tête, en boucle, je me dis mais ça, ça va déclencher un truc de dingue dans notre vie. Et ça a été un facteur incroyable de se dire juste que si tu te lances dans une aventure, ça va être génial, tu vois. Et puis on savait que la Nouvelle-Zélande, c'était sympa, on n'aurait pas de problème de visa et tout. Mais, bon, tu pars à l'inconnu quand même, tu vois, tu mets tout de côté, tu ranges toutes tes affaires. À la base, c'était que pour un an, voyager avec un chien, je t'avoue que c'est pas facile je t'ai dit ça comme si c'était simple mais en plus on a un gros chien il fait quasiment 30 kilos c'était pas évident on était à 3 le chien, ma femme et moi dans un van avec le chien les jours où il pleut ça sent le chien mouillé dans le truc il y a eu des moments pas cool j'imagine mais bon comme tu dis on provoque sa chance bien souvent et là j'ai l'impression que ce que tu me racontes C'est quand même ce que vous avez fait. Avant qu'on rentre dans le détail sur le petit kiff sportif que tu t'es fait il y a peu de temps, par rapport à cette notion de sport, les gens prennent soin d'eux, etc. À quoi ça ressemble maintenant votre vie au quotidien ? Est-ce que c'est comme en Australie ? Tu te lèves tôt, tu vas faire de l'aviron, tu vas courir ? Comment est-ce que ça a changé vos habitudes ? Déjà, j'ai dit ça comme si c'était une banalité, mais ma femme, elle n'a pas du tout réussi à faire la transition avec le matin. Elle, elle n'y arrive toujours pas. 15 ans plus tard, elle ne peut pas se lever de bonheur. Donc, elle, c'est un truc qu'elle ne fait pas, hélas. Moi, oui, j'ai gardé cette routine. Du coup, en gros, je pense une semaine type, on fait à peu près, je ne sais pas, entre 4 et 5 séances de sport par semaine. On ne fait pas forcément la même chose, mais on essaie qu'il y ait toujours une ou deux séances qu'on fasse ensemble. Du coup, elle, de son côté, elle fait plus du yoga, pilates, des exercices un peu plus musculation, de la course et de la rando. Et moi, en Nouvelle-Zélande, du coup, j'ai rejoint ce groupe de course où je cours avec eux deux fois par semaine, au moins deux fois par semaine. Je l'ai dit aviron parce que, ouais, en off, je t'avais dit que je faisais de l'aviron. Donc, j'ai gardé l'aviron histoire de garder une forme physique. C'est un truc où je me force un peu. Je me dis, voilà, pour garder un peu de la mixité dans le sport je veux faire travailler des muscles un peu différents donc j'ai quand même gardé l'aviron parce que j'adore ça et puis parce que voilà quand tu es dans des lacs avec la montagne les lunes juste juste d'être sur l'eau pas faire de paramé c'est déjà incroyable donc j'ai gardé ça on n'a pas fait venir nos vélos du coup on fait pas trop de vélos on en a racheté mais ils sont pas de bonne qualité donc on fait pas trop de vélo et puis on s'est mis à l'escalade aussi ouais tiens j'ai oublié ça ok parce qu'il ya des murs accessible super si le mans qui sont il ya déjà toutes les je sais pas comment on dit à toutes les attaches pour mettre les quick draw optes ne suis pas bien en français mais bon temps ouais les mousquetons donc on donc on peut s'encorder nous mêmes et tout ça donc on s'est mis à l'escalade on est nul on est pas très fort mais on aime bien et puis le ski les randos la course pas longtemps je me suis essayé au canyon non au rafting comment tu comme s'appelle en pas grave là en rafting ouais ouais ouais j'ai un pote qui a acheté un pack rafte du coup je me suis mis à ça aussi avec lui entre guillemets je me suis pas mis mais et puis avec un pote on fait du squash enfin bref Je suis un peu ce pote qui fait tout. Moi, tu ne me tiens de rien. Tu veux faire ça demain ? Oui, j'ai envie. Je ne sais pas ce qu'on fait, mais j'y vais. Du coup, comment tu en es arrivé à cette idée ? Est-ce que tu peux nous expliquer dans les grandes lignes ce que tu as fait il y a relativement peu de temps dans la région des lacs ? Oui, tout à fait. L'année dernière, l'année d'avant, l'année où on était encore en Australie, je m'étais jeté sur un... j'ai fait un 100 km à moi parce qu'on fait un peu un peu le parcours du mec qui court moyennement je me suis mis au trail et puis du trail tu te mets sur l'indice un 20 40 50 puis j'étais monté jusqu'à 100 je dis ça facilement mais c'est pas facile c'est super dur mais bon voilà j'avais réussi à boucler un 50 1 50 et un 100 dans deux 50 et un sens la même année entre elle en australie où il y avait quand même pas mal de dénivelé beaucoup de chaleur et en fait pour garder la forme c'est un truc où j'ai trouvé qu'une fois que tu commences à courir c'est dur au départ de te mettre dans l'engrenage de courir d'avoir une espèce de niveau d'être content tu vois je disais à tout le monde maintenant je peux faire 20 km facilement tu vois c'est un truc que le corps a développé est en fait en australie quand tu voyages avec le van c'est dur de faire du sport de façon régulière donc j'avais gardé la course pour pour garder la forme j'allais courir peut-être deux ou trois fois par semaine quand même et avant qu'on s'installe et qu'on décide d'arriver ici quand tu voyages comme ça en van tu es un peu tout le temps en train de regarder les cartes parce que où est ce que je vais demain qu'est ce que je fais où est ce qu'on va et c est la région autour d'ici le coup instant s'appelle la région des lacs en fait la région des lacs de constant et puis je sais pas je m'étais mis en tête que j'aimerais bien visite voir ou visiter à les visiter tous ces endroits et puis voir tous les lacs et puis en fait après l'idée elle a grandi je me dis pas mais en fait pourquoi au lieu de le faire en voiture je le ferais pas en vélo ou je le ferais pas à pied puis du coup pendant qu'on était en train de faire le voyage j'ai commencé à faire une petite map qui va où je mettais des points je me dis pas je pourrais commencer là puis je rejoins tel lac puis après je peux aller là je rejoins tel lac et tout et donc voilà donc j'avais tracé un parcours qui déchirait plus de 250 bornes un truc énorme et en fait quand on est arrivé à Wanaka, il y a ce groupe de courses et je commençais à leur en parler et puis il y a un mec qui m'a dit ah ouais mais en fait il y a telle course, tu peux faire telle course entre là et là. En fait les gens ils m'ont donné plein d'idées supplémentaires et tout et puis dans un coin de ma tête je commençais à me dire bah vas-y je vais le faire, je vais créer ce tracé que personne n'a jamais fait encore et puis je vais relier tous les lacs de la région par mes propres moyens mais sans utiliser de vélo. Je voulais juste pas faire de vélo, je voulais tout faire à pied ou en courant et donc voilà donc j'ai tracé la map c'est pas c'est passé jamais parfaite moi j'imagine que quand tu fais de la rando quand tu vas en montagne quand tu fais ton propre tracé si tu l'as pas fait auparavant il ya toujours des ratés donc effectivement ça c'était pas évident mais donc avec les connaissances un peu de chacun j'ai tracé ce truc et puis puis je me suis dit balay tant qu'à faire il faut que ce soit un événement qui est une vraie une vraie connotation sportive du coup je me suis dit faut que ce soit maille leur fameux truc des andre et miles donc j'ai fait en sorte de tout bien découpé pour que ça fasse 100 165 mais c'est un malin c'est mis en quelque chose je crois 160 et quelques kilomètres sauf que bon en fait quand tu fais ta propre map ça fait jamais ce que tu veux ça fait toujours plus donc je me suis retrouvé à à faire 178 je crois avec 7600 mètres de dénivelé j'aurais dit plus vu le dénivelé ça m'aurait pas surpris que tu me sortes deux fois plus parce qu'en fait je suis resté pas mal sur des crêtes sauf sur un sentier un peu costaud où là j'ai fait montée et descendre pendant des heures mais je suis quand même resté pas mal sur des crêtes et puis vu que j'avais jamais fait de trucs aussi long j'ai préparé, je m'étais inscrit sur un site français pour faire de la préparation de course une app et puis vu que quand t'es pas en course t'as pas les ravitaux et compagnie, enfin je t'entends souvent parler de la PTL, c'est un peu pareil j'avais un peu peur de comment j'allais réussir à m'alimenter l'eau j'avais pas peur parce que tu peux boire l'eau dans n'importe quelle source, n'importe quel lac ici donc sans filtre ni rien, ça c'est super cool, super facile Par contre, j'avais un peu peur pour les rabbitos. Du coup, je voulais toujours avoir, je ne sais pas, pas plus de 20, 30 kilomètres où il y avait une section, un pote ou ma femme pouvait venir, puis me donner un sac avec de la nourriture. Excellent. Et donc, tu es parti de Wanaka, tu es revenu à Wanaka, tu as fait une grosse boucle ? En fait, non, je suis parti un peu à l'ouest de Queenstown. sur la sienne route là il ya une ville vraiment promis tout en haut du lac qui s'appelle glenorquis donc je parti de papa pas jusque là mais je suis parti par là et en fait donc je suis parti parce que en fait ce lac là là ça s'appelle le lac ou à katipou toujours des noms un peu néo les sympas c'est un des plus gros lacs un truc immense super touristique et où je voulais partir de pied de ce lac puis quasiment dans direct dans la première heure je me suis mis quasiment 1000 mètres de dénivelé puis après je suis redescendu pour retenir au bas au bord de ce lac là pour le rabbit oh justement puis après j'ai continué donc j'ai fait un peu des zigzags dans les montagnes aux alentours de ce lac là sur les premiers la première section de du trip et est en fait j'ai fait je sais pas si tu connais peut-être en france je pense ça existe il ya une course où il ya un parcours qui traverse la france de nord au sud il y aurait un chien de rando ouais une espèce de gère un truc comme ça ouais donc on prête il ya la même chose en nouvelle zélande ça s'appelle le t et en gros ça part de tout la pointe nord de la nouvelle zélande et ça descend jusqu'à la pointe de sud et en général c'est un tracé où les gens je pense que c'est le plus rapide mais je pense que je met à peu près trois mois pour le faire est en fait là où on habite donc maintenant en fait il ya des saps le tl ça passe par ici tu vois donc en fait ok il ya déjà plus ou moins sans vraiment le faire exprès mais il ya plein de chemins de rando qu'on a fait avant que je me lance dans ce projet énorme où j'avais fait des sections de ce truc là est donc en fait je me suis énormément inspiré de la route qu'emprunte cet itinéraire pour construire mon parcours après forcément je me mets un peu toujours une balle dans le pied aussi je me dirais mais là il n'y a pas assez dénivelé donc vas-y bifurre par là monte ici fais ça redescends donc voilà donc je m'en suis rajouté quand même pas mal mais j'ai pris ça un peu comme comme colonne vertébrale de du parcours et j'ai eu la chance aussi il ya une course en fait les ils ouvrent une course ça s'appelle le motatapu c'est le nom d'une vallée à côté de wanaka ou en fait tu traverses tu vas d'un tu vas de wanaka à une autre ville qui est de l'autre côté de la montagne qui juste avant en queenstown ça s'appelle à l'automne et en fait tu fais 50 km je crois qu'il ya 3 3500 mètres de dénivelé et donc ils ouvrent ça au grand public parce qu'en fait c'est ouvert toute l'année mais là en plus les fermes permettent des accès différents parce que comme ça tu sais c'est une course il peut faire un 10 bornes avant un bon 40 et je crois que ça monte jusqu'à plus de 50 donc en gros pendant ce week-end là tu peux tu peux faire le parcours avec des stations de ravitaillement etc donc je m'étais dit ce serait un super entraînement parce que en fait moi j'allais faire ce chemin là mais dans l'autre sens donc je me suis lancé sur cette course là je dis course mais j'avais aucune aucune espoir de victoire je me suis lancé là dedans et en fait ça m'a mis 11 heures pour faire les 50 km je crois que le premier dans les sens 6h30 un truc comme ça bon bref tu vois moi je suis quand même dans les clous je crois qu'il ya la barrière c'était 15 donc tu vois ça va donc j'ai fait ça mais à la fin tu vois j'en ai j'en ai pleuré tellement c'était dur j'ai souffert et tout nous ont fait courir dans un cours d'eau pendant dans un cours d'eau glacé en 8 8 ou 9 km sur la fin ah ouais tu vois qu'en fait quand tu arrives au début du cours d'eau tu diras trop bien j'ai trop chaud ça va génial je suis au bout de j'exagère peut-être c'était peut-être que cinq ou six kilomètres parce qu'après mon recours est sur du gravier donc du coup j'avais cette expérience là de j'ai fait cette section là mais je veux pas refaire le cours d'eau parce que ça m'a ruiné c'était trop compliqué et puis en plus on n'a pas parlé de ça mais la période à laquelle j'ai fait cet événement c'était à la fin du mois d'avril et en fait du coup c'est un peu c'est un peu la période où les températures commencent à se radoucir le les journées sont plus courtes mais c'est quand même normalement assez agréable sauf qu'en fait une semaine avant la date que je m'étais fixé je peux y ait un énorme coup de froid il a gelé il ya eu de la neige tout à wii courant mon parcours a été un peu j'ai gardé le même parcours mais il a fait super froid il y avait de la neige sur cette section et tout donc clairement je m'étais dit bah non je vais pas mettre les pieds dans un cours d'eau en plein air pendant huit bornes en plus c'est une section où je sais qu'il y avait j'aurais personne avec moi pendant ces fameux 50 km parce que il ya tu traverses une montagne donc ya pas d'accès en voiture la course en question il faisait
Adrien les ravitaux en hélicoptère et tout tu vois ah ouais ouais donc vraiment isolé en plus
Loïc section là c'est une piste quoi vraiment du coup je me dis non non faut pas que je fasse ça en faut pas que je fasse ça du tout le cours d'eau donc il y avait une autre il y avait une autre autre chemin qui pouvait faire traverser un autre col donc tu te rajoutais peut-être je suis pas à 600 mètres de dénivelé au lieu d'aller dans la rivière et sauf qu'en fait j'ai complètement merdé mais timing je suis arrivé j'étais quatre ou cinq heures plus tard que ce que j'avais prévu du coup de le faire à 20 heures du soir il était minuit et du coup j'ai pas pu aller dormir là où je voulais ça a été un enfer et puis cette section là je l'avais jamais fait en fait tu sais quand du menu c'est pareil sur les sentiers français mais tu as les poteaux orange c'est orange en france aussi où je crois qu'elles couleurs sont les poteaux mais tu as des poteaux à peu près tous les centaines de mètres de 100 mètres pour t'indiquer le chemin et l'on fait de de nuit, s'il n'y a pas le truc réfléchissant, tu ne vois rien. Donc, en fait, tu es là, tu marches la nuit avec ton téléphone, tu essaies de suivre ta trace, et puis en fait, tu n'es pas du tout là où il faut. Et je me suis mis tellement en retard que j'ai souffert cette partie-là. En fait, au lieu d'éviter la rivière gelée, je me suis mis dans des broussailles, dans la montagne et tout. Ça a été une galère. J'avais des potes qui m'attendaient à un chalet en plein milieu du truc. Je suis arrivé six heures plus tard puisque je leur avais dit que c'était une galère. incroyable. Mais bon, au final, une fois que tu te lances là-dedans, tu t'y mets et puis c'est tout. Mais j'avais mal anticipé certaines sections qui allaient me prendre beaucoup plus de temps et aussi l'aspect sommeil.
Adrien C'était la première fois que tu faisais une activité comme ça de nuit où il y avait la notion de sommeil à gérer ?
Loïc J'avais, sur les 100 kilomètres que j'avais fait, j'avais fini de nuit assez tard, mais je n'avais pas fait d'overnight. Désolé pour le franglais. Du coup, je n'avais jamais fait ça, mais tu sais, dans un coin de ma tête, franchement, j'avais anticipé un paquet, paquet, paquet de trucs. Mais je m'étais toujours dit que le sommeil, ce ne serait pas un problème parce que je n'ai pas forcément besoin de dormir beaucoup. Je suis un peu hyperactif en train de faire des activités à droite à gauche. Du coup, je m'étais dit non, mais le sommeil, c'est pour les autres gens. le problème c'est un problème des autres personnes et puis en fait la première nuit je suis arrivé j'avais prévu sur cette piste là des 50 km il y a 3 chalets où tu peux tu acheter un billet qui coûte 10 balles et puis tu peux dormir dans le chalet c'est juste un matelas et des bancs et puis peut-être un évier mais c'était le midi où j'ai un toit et puis je peux dormir sur un matelas plus ou moins confortable pas forcément longtemps je crois que j'avais prévu de dormir deux ou non ouais peut-être 3-4 heures un truc comme ça j'avais pas prévu de dormir longtemps mais j'avais prévu d'y arriver à 11h du soir sauf qu'à 11h du soir j'étais à peine au tout début du chemin j'étais encore méga loin et du coup je m'étais dit oh merde ça marche pas je vais pas y arriver je vais pas y être je m'étais mis une pression énorme à moi même je me dis merde j'ai les potes qui m'attendent de l'autre côté comment je vais faire et du coup je me suis dit c'est les bonnes idées du mec qui a couru depuis 10h et qui je pense qu'à l'idée du siècle, je m'étais dit qu'il y avait un village d'exhibition des anciens. Parce que la Nouvelle-Zélande, il y a des centaines d'années, c'était super connu pour la recherche de l'or. Et donc, il y a un vieux village minier qu'ils utilisent en exhibition. Les gens peuvent venir regarder. C'est le truc typique avec tes enfants. Mais c'est un chemin de piste pour y aller en 4x4 que forcément, je n'avais pas pris. Moi, j'avais pris le chemin dans les crêtes assez compliqué. Mais je m'étais dit, « Bon, écoute, je devrais arriver à ce village-là, à l'exhibition, vers 11h minuit. Tu t'arrêtes là et tu te reposes bien. Et puis, tu repars, tu seras en forme le lendemain matin. » Tu vois, au final, j'avais pris un téléphone satellite. J'avais réussi à envoyer un texto pour leur dire que j'étais en retard et tout. Mais ça m'a été une pression de manger le ventre d'être en retard parce que j'avais quelqu'un qui m'attendait. Et la petite histoire de ce village d'exhibition, c'est qu'en fait, j'arrive et les quelques fois où j'y avais été, je n'avais pas fait attention parce que je l'avais vu de loin mais je n'étais pas rentré dans les espèces de cabanes tu vois sauf qu'en fait la maison en question t'ouvre la porte et en fait t'as une grille tu peux pas rentrer dedans parce que ils veulent pas que les gens ils abîment ou je sais pas quoi enfin tu sais c'est entretenu donc en fait t'as juste l'espace quasiment pour ouvrir la porte et puis je suis même pas sûr que tu puisses je suis même pas sûr que tu puisses refermer la porte derrière toi c'est vraiment t'ouvres la porte tu regardes dedans et tu refermes et moi j'étais là il faisait genre je sais pas, 3 degrés, j'étais crevé. Et j'ouvre la porte de ce truc-là, je fais là, oh non, où est-ce que je vais dormir ? Et du coup, j'avais pris un safety bag, les trucs en plastique, les trucs qui sont souvent obligatoires sur les courses longue durée. C'est les baby bags, ça, oui. Oui, ça, oui. Du coup, je m'en étais jamais servi, c'est le truc que tu as dans ton sac, mais tu t'en sers jamais, quoi. Et du coup, je me dis, bon, je trouve un tas de feuilles, parce que du coup, toutes les feuilles étaient tombées, c'est un peu la fin de la saison. Du coup, je trouve un tas de feuilles, je me mets là-dedans, je me cache comme je peux puis je me mets là-dedans, je dors et en fait t'es tellement crevé que tu te mets là-dedans, tu dors et puis j'avais mis mon réveil dans une heure et demie je crois que j'avais mis et je me réveille trempé mais trempé parce que en fait avec la chaleur corporelle plus à l'extérieur il faisait 3 degrés l'humidité dans le sac j'avais l'impression que j'étais en train de me cuire moi-même et du coup je me réveille trempé, trempé, trempé je retourne le truc, l'eau qui coule et tout et du coup obligé de me changer heureusement j'avais pris du change mais tu vois il faisait 3-4 degrés je me change, je mets mes affaires non mouillées et puis je repars mais je me suis pas très bien reposé j'ai dormi peut-être une heure et demie dans ce truc là et en fait l'erreur du siècle le fameux cours d'eau qui nous avait fait traverser pendant la course il fallait quand même que je le retraverse deux fois pour pouvoir accéder au flanc de montagne que je voulais monter sauf que bah en fait vu qu'il avait neigé deux semaines avant que ça avait commencé à fondre le niveau de l'eau était super haut j'avais de l'eau quasiment à l'entrejambe oh l'enfer ouais il était genre une heure ou deux du matin je me remets dans l'eau glacée finalement je me retrempe toutes les fringues que je venais de remettre je m'en veux parce que je me dis putain Adrien t'es bête au final juste parce que j'étais fatigué j'ai pas pris les bonnes décisions si j'avais fait le franchissement de ce cours d'eau la veille j'aurais dormi de la même façon mais de l'autre côté je me serais pas retrempé tu dis bon bah tant pis maintenant t'es dedans vas-y continue donc je traverse ce cours d'eau je commence à grimper et puis là je me perds je trouve pas le chemin comme je te disais je trouve pas les bornes la misère au final j'ai une application de topographie pour voir tous les sentiers je savais que j'allais dans le bon sens mais tu as des je remercie d'avoir des bâtons parce que je traversais dans des broussailles et tout donc je avance comme je peux clairement tu es pas en train de courir parce que là tu marches plus que je ne sais même pas de la rando c'est vraiment de la c'est en de la marche donc je fais je fais tout ce que je peux sur ce sentier là où d'un moment je me retrouve enfin dans la partie que je connaissais de la course je rattrape la jonction où nous avait fait passer dans la rivière je rattrape enfin ce truc sont là je me dis pas ça y est j'y suis enfin mais j'ai dépensé tellement d'énergie tellement de temps je vais rattraper là je connais je vais pousser un peu je vais courir partie tu cours tu es en montagne donc tu cours tu cours quand ça descend tu tu randonnes un peu quand ça monte et je me lance là dedans je trottine comme je peux toucher les jambes rincées et le jour se lève et à mon et là je commence à croiser pas beaucoup mais quelques randonneurs qui font du coup le fameux théâtre à roi mais dans du coup dans le bon sens où ils le descendent donc je les croise donc je crois un premier groupe on se dit bonjour vite fait je continue parce que je veux quand même pousser et puis évidemment je ce groupe là qui me dit ah mais c'est toi qui fait la traversée j'ai pas fait un truc marketing j'avais pas vraiment tu vois au départ je m'étais dit peut-être je contacterai quelques médias pour voir s'ils peuvent m'aider puis au final je l'ai pas trop fait donc je me dis mais comment vous savez ça et tout j'ai pas on a croisé tes potes au chalet dit attendait ils ont trop hâte que t'arrives, j'étais là, oh putain le bordel, ils y sont finalement, je pensais que je leur avais dit ici, je leur avais envoyé des textos, mais au final, je m'étais pas rendu compte, mais je n'avais envoyé des textos trop tard, et les potes, ils s'étaient déjà mis en route, et du coup, j'étais là, merde, et là, l'angoisse, c'était de me dire, oh merde, il y a quelqu'un qui m'attend, je suis en retard, depuis combien de temps ils y sont, et tout, c'est vraiment le, je m'en voulais à moi-même de les faire attendre, en fait, tu vois, et donc je me dis, allez, boum, boum, je pousse. Et puis avant de repartir, je croise cette personne-là qui me dit ça. Je dis « Mais attendez, ils sont à quel chalet ? » Parce qu'il y avait trois chalets et ils étaient censés m'attendre au premier, tu vois, dans leur sens. Et ils me disent « Ils sont au prochain, qui était celui du milieu. » Je me dis « Oh, les ouf ! Ils se sont mis 15 bornes de plus dans les pattes pour m'accompagner. » Du coup, ça me remet une pression supplémentaire. Donc là, je me mets à courir comme un dingue dans les montagnes. Je m'épuise. Et là, le truc, le scénario de film, j'arrive en haut d'une crête, c'était trop beau, avec les petits nuages trop sympas au-dessus de la montagne et je prends une petite seconde pour faire une photo et là je tourne la tête et bam, mes deux potes qui montaient de l'autre côté, qui étaient en train de me rejoindre donc ils ont dépassé le chalet du milieu pour continuer, pour essayer de me rattraper parce que finalement le sentier est tellement petit qu'on ne pouvait pas vraiment se rater et donc là tu vois grosse accolade et on n'était pas très loin de ce chalet là, on était peut-être à je ne sais pas, une demi-heure, une heure un truc comme ça et donc on fait le chemin ensemble et puis sauf que moi j'arrive au chalet je m'effondre tu vois je suis rincé je sais pas quelle heure il est il doit être à ce moment là il est peut-être midi une heure j'en sais rien peut-être plus tard que ça tu vois parce que ça m'a pris un temps de dingue et du coup j'arrive au chalet je leur dis à les gars faut me faire d'or faut que je dorme la gg ça fait peut-être 20 heures que je suis en train 25 heures je suis en train de courir j'ai dormi une heure j'en peux plus donc je me pose une heure ou une demi heure je sais plus demi heure une heure voilà ils mangent un truc, ils jouent aux cartes, je ne sais pas trop, tu sais, dans ses chalets, des fois, il y a des petits jeux et tout. Et là, je me réveille. C'est des potes néo-zélandais ? Ouais, c'est des potes du groupe de course. Donc, lui, il est irlandais et elle, elle est australienne mais elle habite en Nouvelle-Zélande. C'était un garçon, une fille. Et tiens, elle, d'ailleurs, elle préparait la version UTMB de Sydney parce que c'est une nana qui court énormément. Donc, bon, c'était pas des novices non plus, tu vois, Donc on arrive au chalet, je dors finement une heure, et là je me sens revivre. Là tu te réveilles, tu te dis ça y est, tout va bien, je vais mieux et tout. Du coup, bam, on repart. Donc eux, ils ne sont pas trop reposés, donc là ils me regardent parti, ils me disent qu'est-ce qu'il fait, il est fou. Je repars comme une balle, tu vois, ça montait et tout. Parce qu'il y avait, je ne sais pas, il y avait peut-être déjà 3-4 000 de dénivelé dans les jambes, mais il y en avait encore autant à venir. Mais je ne sais pas, la forme était là, du coup je repars en courant, avec les bâtons tu pousses et tout. et là la nuit commence à arriver et on avait le dernier chalet le troisième chalet où ils étaient censés m'attendre parce qu'en fait la nuit tombe un peu plus tôt la nuit tombe peut-être à 7h du soir ou 8h du soir et donc la nuit tombe commence à tomber juste quand on arrive au dernier chalet et là juste avant qu'on arrive au chalet la fatigue qui me reprend, je commençais à avoir des hallucinations je voyais le chalet dès qu'il y avait un morceau de caillou qui ressemblait à je sais trop quoi à l'horizon je crois que c'était le chalet enfin mais pas tu me disais mais adrien mais t'es dingue t'es fou tu vois je sais pas ce que tu vois mais y'a rien quoi du coup bref on arrive au chalet je me rends compte que je suis pas lucide qu'il faut que je redorme en sachant que ma femme et d'autres amis m'attendaient à la fin de ce sentier là parce que c'est là où les premières boîtures pouvaient arriver et j'étais censé avoir de la nourriture de etc du coup je voulais quand même me dépêcher et encore une fois avec cette idée en tête que il ya quelqu'un qui t'attend quoi donc il faut que tu te dépêches tu vois c'est débile parce que que tu sois deux ans en retard ou six ans en retard ils font leur vie t'attendent pas vraiment quoi mais dans ma tête c'était super important il fallait que je me dépêche pour arriver à donc bref on arrive à ce troisième chalet je leur disais on fait pareil que la fois d'avant refaites moi dormir une heure enfin je vais redormir une heure vous reposez vous aussi ils sont tombés sur un couple super sympa qui leur ont offert le thé le truc et tout à manger et tout pendant que je dormais et donc voilà paris je me réveille je vais pas te mentir là je t'avoue que le deuxième réveil il n'a pas été aussi plus grand que le premier ça a été un peu compliqué quand même parce qu'en fait les micros sieste d'une heure je savais pas que je savais pas combien de temps il fallait dormir donc je m'étais dit je me mets une heure parce que voilà là ça a marché la fois d'avant de quoi je vais redormir une heure sauf que cette fois là je me réveille je sens que le corps il s'est pas bien remis mais bon il fallait y aller donc on repart et l'erreur de débutant il y en a un des deux potes qui avait pas pris de lampe torche ok la fille elle en avait une et la mienne elle avait déjà fait toute la nuit d'avant et puis que j'avais prévu d'arriver avant la deuxième tombée de la nuit je m'étais dit que j'en avais pas j'en aurais pas besoin que j'aurais une batterie de rechange avec un mme qui me donnerait une batterie de rechange donc en fait je l'avais pas parce que j'étais pas encore arrivé à ce point là et du coup eh ben on s'est retrouvé avec une lampe torche une lampe torche pour trois dans des sentiers quand même assez technique pendant 10 15 km dans les montagnes la fin des montagnes donc on n'a pas trop rigolé je t'avoue qu'on faisait quand même attention plus à glisser et tout donc les aléas du sportif land back qui se lance dans des grosses épopées donc on s'est mis là dedans et puis au final on est arrivé de l'autre côté moi je crois que sur le timing que j'avais donné au monde j'étais peut-être six heures en retard il était genre minuit ou une heure du matin tout comme ça là je devais avoir une transition avec d'autres potes une autre une autre copine qui devait m'accompagner sur à ce moment là il restait il restait il me restait peut-être 30 km je crois à faire pour arriver à la fin du du trin g et en fait je leur dis non mais mais les y enfin vous rentrez chez vous je me sentais trop mal de dire à des gens de m'accompagner sur cette folie alors Alors que c'était mon projet, tu vois, mais je ne voulais pas que les gens qui se ruinent la santé non plus. En plus, c'était un long week-end, c'était un week-end de trois jours. J'ai dit non, mais profitez, allez faire des trucs, faites votre vie, quoi. Donc, voilà, je me mets dans la voiture, je redors peut-être une demi-heure. Là, il y a ma femme qui me regarde, qui me dit, mais Adrien, tu es sûr ? À mon avis, moi, je ne le sentais pas, mais elle a dû voir à ma tête. En plus, ce qui était affreux, c'est qu'à ce moment-là, à cette transition-là, j'étais à cinq minutes en voiture de chez moi. tu vois alors elle me dit mais rentre à la maison d'or et repart c'est mort si je rentre jamais je repars c'est trop dur ça va être trop dur le tête la femme lui sert partie et je sais pas tu vois mais et et le donc voilà donc je me donc je dis à tout le monde de partir iris ma femme reste avec moi le temps que je refasse le sac je reprends je me réapprovisionne et je repars et Et là, j'essaie de courir. Impossible, mais impossible de courir. J'ai peut-être quasiment 25 heures de course dans les passes, ou 30 heures à ce moment-là. Impossible. Du coup, je me dis, tant pis, je marche. Du coup, je commence à marcher. Et là, ma femme s'arrête à côté de moi. Elle me dit, Adrien, t'es sûr ? T'es sûr ? Je dis, ouais, ouais, non, mais t'inquiète, je l'ai. Je vais finir ce truc. J'y suis, j'y arrive, là. C'est bon. Ah, c'est ça qui vient de se passer, là ? Oh, putain, désolé. J'ai mes collègues. je crois que c'était le chien qui me tapait dans le on vient d'avoir un tremblement de terre en Nouvelle-Zélande mais non je te jure je croyais que c'était le chien derrière moi qui tapait dans le ah ouais bon ok c'était un tremblement de terre truc de ouf hallucinant ça va tout va bien je sais pas je suis assis sur un canapé le canapé il a un peu bougé je crois que c'était le chien qui se grattait mais non tremblement de terre en direct ok écoute je sais pas on verra les infos si tu veux prendre deux minutes là aller voir quand même non non c'était vraiment gentil je sais pas d'où c'était mais c'était vraiment gentil incroyable hallucident truc de ouf la fameuse Nouvelle-Zélande c'est pas un mythe il y a vraiment des problématiques c'est le premier que j'en ai jamais vécu avant je te disais ça parce que à ce niveau là du parcours en fait je longe le lac de wana k qui s'appelle wana k l'ec est là en fait tout mais tout mon cercle d'amis tous mes potes et où ils sont tous ces tours d'ici quoi du coup là je savais que j'allais avoir des gens qui pourraient m'accompagner tout sauf que j'avais prévu d'être là 6 heures avant là c'est le tôt le matin il est peut-être super tôt le matin et tout et du coup je me retrouve seul mais seule personne sur tous les sentiers au début je vois plein de gens et tout personne à la belle étoiles et tout magnifique vraiment le truc paradisiaque et tout sauf que eh ben là la fatigue m'a rattrapé mais de un truc mais là j'ai pris un coup de massue et je pense que toi avec la ptl ou tous ceux qui font des de l'endurance ils connaissent quoi mais la fatigue insurmontable le moindre pas devenait compliqué j'avais l'impression que j'étais limite que tu es bourré enfin tu marches pas droit et tout j'étais dans des sentiers qui s'était pas forcément très technique mais mais il fallait quand même faire attention, tu mets les pieds et tout, et ouais, du coup, en fait, je ne sais pas pourquoi je m'étais mis en tête, il y avait un banc, je connaissais un banc, qui est super bien placé, ou dans un endroit où je me dis, il faut que j'arrive à ce banc, comme ça, je m'allonge et je dors, et puis dans ma tête, ça devenait, je ne sais pas, le lit le plus confortable de la planète, tu vois, et tous les virages, mais pendant genre une demi-heure, je voyais ce banc tout le temps, je voyais des bancs, des chaises, je faisais des hallucinations de dingue, mais en permanence, tu vois, tous les virages et tout, et au final, je me dis, mais adrien tu es trop bête, ce banc ne va pas être confortable, ça va être pourri, la vue elle est en hauteur, tu vas avoir le vent et tout, arrête-toi, dors, redors. Du coup je ressors ce sac en plastique qui était trempé, je le ressors parce que je l'avais gardé quand même, donc je le remets là-dedans, je redors, mais je me dis putain adrien c'était trop bête, t'es trop proche de la fin, Il était genre 25 km, mais ça a l'air petit, entre guillemets. Et du coup, je me dis, vas-y, redors, tu vas y arriver. Du coup, je me mets dans le sac, je me dis, allez, seulement une demi-heure, ce coup-ci, seulement une demi-heure. Du coup, je me mets dans le sac, juste une demi-heure, je n'ai pas le temps de me retremper, je ressors du sac, je me dis, ça va à peu près, je refais 20 minutes, pareil, le coup de massue. Tu me dis, mince ! En fait, je n'arrivais pas à récupérer. Je fais une sieste, parce que je n'avais jamais vécu ça auparavant, je ne savais pas combien de temps il fallait que je dors, mais en fait je pense qu'il aurait fallu juste que je dorme peut-être plus longtemps, une heure, deux heures, je ne sais pas, plus long. Et du coup, je me réarrête encore une fois. Finalement, je passe ce banc où je m'étais dit, « Madré, en fait, t'as bien fait de ne pas arrêter à ce banc parce que ça aurait été immonde, ignoble, un vieux truc en pierre, trop pas du tout confortable. Quand t'es fatigué, t'es pas lucide. » Et donc je me réarrête une troisième fois dans ce sac en plastique. Et là, je me dis, « Ne refais pas l'erreur, ne fais pas une micro-sieste de 20-30 minutes. Genre limite, ne mets pas de réveil. » Du coup, je me mets là-dedans, je dors peut-être une heure. Donc, si tu fais les calculs, j'en suis à peut-être quatre heures de sommeil au total. Et là, je sens que ça m'a rechargé. Mais bien, je sens que finalement, mon corps se remet un peu en place. Tout les joints des jambes et tout va mieux. Et du coup, là, je repars, j'arrive à trottiner enfin. Ça faisait des heures que je n'arrivais plus à courir. Donc là, je retrottine un peu. Le soleil se lève. Donc, pareil, tu vois, quand le soleil se lève, tu as un regain d'énergie. J'ai des potes qui commencent à m'appeler pour me dire « Ah, t'en es où ? » et tout. Du coup, je leur dis « Ah, ben finalement, j'ai changé un peu la route parce que je me suis aussi aperçu que mon tracé de 160 km, il était complètement dans les choux. J'étais déjà à 170 bornes. Non, peut-être pas, je dis des bêtises. Je devais être à 150. Alors qu'il était censé, il ne m'en restait que 10. Et en fait, je savais qu'il m'en restait plutôt 25-30. Donc, je change un peu de là, vu que j'étais plus ou moins autour de chez moi. je connaissais mieux les sentiers je change un peu le parcours pour pour raccourcir et puis me voilà reparti courir trottiné je m'arrête un petit un petit magasin qui est une épicerie qui est ouverte toute la nuit pour manger un truc chaud parce que j'ai pas mangé de repas chaud depuis quasiment plus de 24 heures 25 heures donc ouais pareil tu sais c'est toutes les petites choses où en fait c'est des ça te donne un regain d'énergie c'était pas grand chose c'était juste une petite tourte, un truc, une paille, ils appellent ça en anglais, mais voilà, ça fait trop du bien, tu manges ça, t'as l'impression, le petit champignon magique dans Mario Bros, boum, ça y est, je repars. Et donc là, je repars, et je pars sur le dernier sentier, et pareil, j'avais un autre pote qui devait venir, puis vu que c'était un dimanche férié, il y avait ces gosses et tout, je me sentais trop mal pour lui. Je dis, non, non, vas-y, reste avec ta famille, t'inquiète, je devrais arriver à telle heure à la fin, je crois que c'était genre, je devais arriver à 8 ou 9 heures du matin, donc 48 heures plus tard et je lui dis non non mais vas-y t'inquiète si tu veux rejoindre moi à la fin parce que j'avais besoin qu'il me ramène parce que du coup j'avais pas de véhicule et donc voilà donc je me lance sur cette dernière étape et là pareil je marchais je courais, c'était pas évident les gens me répondaient plus trop, le cerveau voulait y aller parce qu'à aucun moment je m'étais dit que j'allais abandonner et tout vraiment là tu te rends compte quand tu te pousses au maximum que tu as une volonté incroyable. Je parle de moi, la troisième personne. Mais je me rends compte que juste cette ténacité, je l'ai. Donc, à aucun moment, je me dis que j'ai abandonné. J'y vais, je pousse. Et donc, je suis sur cette dernière tronçon. Il doit me rester peut-être dix bornes. Et je fais du fartlek. Tu vois un point et tu dis, je cours jusque là-bas. Je marche deux minutes. Après, je cours jusque là-bas et je marche. Donc, je me lance un peu ce défi perso. et là je vois au loin une nana qui court vers moi avec des chaussures orange fluo une super allure, l'athlète qui ressemble une super athlète et en fait au moment où j'arrive et je croise cette personne en fait je reconnais que c'est Roofcroft la tenante en titre de l'UTMB 2025 parce que c'est elle qui a gagné l'UTMB justement je vais la regarder s'il y en a qui ne connaissent pas c'est une athlète néo-zélandaise qui est née en 1989 donc 37 elle a gagné la CCC en 2015 les Templiers en 2017 l'OCC et le 42 km du Mont-Blanc en 2018 et en 2019 médaille d'argent championnat du monde de trail en 2019 c'est une énorme machine de guerre c'est une tuerie c'est un avion de chasse du trail
Adrien C'est hallucinant. 2026, qu'est-ce qu'elle a gagné ? La Shocks Race Lac d'Annecy, c'est un 57.
Loïc Il n'y a pas longtemps, elle vient de gagner le Lac d'Annecy.
Adrien Elle fait des formats, j'ai l'impression, entre 50 et 100 miles. Enfin, 50 kilomètres et 100 miles.
Loïc Autour d'ici, parce qu'en fait, pour la petite histoire, en été en Europe, elle habite à Annecy et l'hiver européen, elle vient à Wanaka, justement, pour s'entraîner, continuer de s'entraîner. Donc, en fait, elle ne fait jamais d'hiver, elle ne fait que des étés. Donc je l'avais rencontré sur plusieurs événements parce qu'elle est sponsorisée par T-Rex. Donc je l'avais rencontré sur plusieurs événements. On avait couru ensemble quelques fois rapidement. Puis j'avais fait connaissance de son copain qui s'appelle Martin Gaff qui fait... Martin, il est commentateur d'événements de trail running. Donc c'est les trucs où ils font les trucs 24 heures. Il y a toujours un commentateur qui fait les voix off. Donc voilà, lui il fait ça. Donc je l'avais rencontré, lui il est français. Donc je les avais rencontrés à Wanaka. on avait discuté un peu on se reconnait mais on ne se connait pas vraiment et donc bref donc je suis en train de finir la course
Adrien et elle a gagné l'UTMB l'année dernière ouais c'est ça
Loïc juste en passant en cours Nedy Walter qui était un peu fatigué sur la fin et donc ouais mais de toute façon autour d'ici tous les records si tu regardes sur Strava la plupart des sentiers c'est elle qui a les records et donc je lui avais dit on s'était vu peut-être quelques semaines avant que je fasse ce gros truc je lui ai dit si tu es encore là, je fais ce gros machin. Parce qu'en plus, j'avais essayé de prendre plein de conseils d'athlètes, de sportifs et tout. Et donc, j'avais demandé qu'est-ce que tu conseilles ? La nourriture, les chaussures, le repos. J'avais un peu essayé de me préparer à tout ça avant de partir. Donc, je lui avais dit, si tu as un peu de temps à perdre et que tu veux m'accompagner sur un petit bout de sentier. J'avais lancé une petite perche, mais en me disant, jamais une nana de cette envergure-là ne me fera jamais un parcours avec avec un débutant quoi et puis en fait je la croise et puis me dit ah mais t'es en train de faire ton ta course et tout parce qu'elle était pas censé être là les super super sympa et puis tu vois on en revient au fil rouge là de ce qu'on disait les gens sont super adorables je suis pas réel pas tu peux les approcher tout elle exactement ça quoi tu as tels te parle dans la rue comme s'il n'avait jamais gagné une course super ouverte à tout tu peux parler de tout de rien trop simple de l'approcher. Donc, elle se souvenait que je faisais cette grosse mission. Elle me dit, tu es en train de faire ta mission. Je dis, ouais, je suis sur la fin. Je commence à souffrir, mais j'y suis presque. Et là, elle me dit, ça ne te dérange pas si je fais demi-tour et que je cours avec toi ? Dans ma tête, je n'ai pas dit, mais commence à courir. Je ne te rends pas compte, on n'a pas le même niveau. Ça va être impossible. c'était ouf et je dis ouais ok ok d'accord et là tu mets ta fierté dans ta poche et puis t'avales ta salive tu cours quoi et puis du coup on se met à discuter on parle à droite à gauche elle me raconte un peu sa vie elle a vécu dans plein de pays elle a fait du trail, du cross je crois qu'elle était à je vais peut-être dire une bêtise mais je crois que c'était à Singapour enfin en Asie, elle a vécu en Asie pendant super longtemps, elle a fait plein de courses et tout et donc bref on discute comme ça et puis les 10 km sont passés à une vitesse incroyable parce que du coup je croyais que je pouvais plus courir et puis en fait juste avoir de la compagnie et puis voilà ça a suffit quoi donc on a discuté on puis et puis elle m'a emmené au bout donc incroyable kilomètres comme ça avec moi et tu as fait la meilleure perf strava sur les 10 km ou pas du coup de loin pas du tout non non elle était en mode repos parce qu'elle partait faire une course dans deux trois jours non elle était volontaire sur une course qu'elle une semaine plus tard mais bon bref elle partait donc ce genre d'athlète ils se font un 20 bornes le matin juste pour s'échauffer j'exagère j'exagère c'est pas tout à fait vrai mais non elle était en mode repos courir tranquille donc donc non elle a été super sympa et donc à m'accompagner là dessus du coup je suis ravi tu vois d'avoir réussi à finir cette mission au final au final je crois que sur strava ça donne 178 km 7600 mètres de dénivelé un truc comme ça et puis voilà d'avoir eu la chance d'avoir des gens qui m'ont accompagné d'avoir eu ma femme et d'autres potes qu'on fait qu'on fait les intermédiaires à droite à gauche pour me ravitailler me faire des points de ravitaillement etc et puis et puis ouais ouais c'est une aventure humaine et personnelle incroyable et et tant que tu l'as pas vécu donc tu l'as pas vécu tu sais pas ce qui va se passer quoi je suis pas si t'entends la meilleure hélicoptère qui est en train de survoler ma maison je pense qu'avec le tremblement de terre là il est en train de faire des tchèques et tout ça va être intéressant de regarder les j'espère que j'espère qu'il ya un grave mais j'espère aussi donc ouais donc voilà donc j'ai bouclé ce sens miles il ya quelques mois de ça maintenant et et tu vois c'était le genre de truc que je discutais avec rousse à la fin je disais putain rousse en chat si en train de m'apercevoir que je suis à la fin je suis éclaté j'ai mal partout et le truc que j'ai pas prévu c'est la récupération j'étais censé aller au boulot le lendemain tu vois ah ouais mais je disais bah ouais parce qu'en fait c'était un jour férié c'était un week-end de trois jours donc c'était samedi dimanche dans c'était vendredi samedi dimanche et dans ma tête je cours et vendredi samedi je me reposais dimanche j'allais au boulot lundi sauf qu'en fait j'ai tellement débordé que j'ai fini la course dimanche matin, je ne sais plus quelle année, 10h, donc au final, ça a été 48h de course, mais 4h de sommeil, donc j'ai fait 52h, et du coup, je suis rentré chez moi le dimanche, je ne sais pas, j'ai fait une lessive, je me suis mis au lit, je me suis rêvé le lundi, éclaté, rincé, mais tu vois ce que je demandais à Rose sur les derniers kilomètres, je disais, comment tu te remets d'un effort pareil ? Parce qu'en fait, je m'étais tellement posé la question de comment je vais réussir à le faire que je ne m'étais pas demandé comment je vais réussir à m'en remettre. Et puis, elle me disait, prends ton temps, fais attention, ne recours pas tout de suite. J'ai eu la chance de ne pas me blesser, de ne pas avoir de pépins de santé. Je touche du bois, rien eu de grave. La semaine d'après, je crois que je recoursais 5 km. Mais je n'avais pas du tout anticipé les douleurs. l'intensité que ça demande de récupération. Et si je ne sais pas, j'aimerais bien que tu me dises ce que toi, tu as vécu quand tu as fait tes énormes missions, mais en fait, tu n'es pas préparé à la récup. Je pense qu'il n'y a pas de formule. Maintenant, tu peux trouver tous les blogs que tu veux pour la nutrition, les chaussures, les vêtements, mais personne ne te dit comment récupérer. C'est un super bon point. C'est un super bon point. Effectivement, moi, je n'ai fait qu'un gros truc, la PTN. il y a pas longtemps j'ai fait un 160 au Maroc mais c'était à étapes donc c'est vraiment pas pareil parce que tu dors, tu manges tu te reposes avant de repartir le lendemain mais ouais c'est vrai que la PTL alors moi j'avais un peu des copains enfin des anciens invités devenus copains qui m'y avaient préparé, notamment Ted, Teddy Palacique un ancien effort spécial qui m'avait dit mais fais gaffe un truc comme ça tu vas mettre 6 mois à t'en remettre parce qu'eux ils passent dans leur sélection par des... la sélection pour entrer dans les commandos marines, c'est des stages qui durent plusieurs semaines, où ils dorment très très peu, et ils sont constamment en activité. Donc ça se rapproche un peu de ce form... Enfin, disons plutôt dans l'autre sens, l'ultra se rapproche un peu de ce qu'eux vivent, tu vois. Dans le stress musculaire, nerveux et tout ça. Et donc lui, il m'avait dit qu'il avait mis 6 mois à s'en remettre, qu'ils s'endormaient à table, mais littéralement, la tête tombait dans les plats et tout. Et je m'étais dit, ça va, je ne fais pas un stage commando marine, je ne vais pas mettre 6 mois à m'en remettre. et en fait il m'a fallu 6 mois après la PTL enfin 6 mois en activité au quotidien c'est à dire redormir refaire des nuits complètes pas être épuisé la journée il m'a fallu 2 semaines à peu près, 2-3 semaines mais après à l'entraînement c'est à dire être capable d'aller courir sans sans être anormalement fatigué par rapport au rythme et à la distance, il m'a fallu 6 mois ah ouais c'est super long mais c'est vrai que t'as raison c'est pas quelque chose qu'on enfin en tout cas si je regarde les 300 épisodes du podcast tous les invités que j'ai eu où on parle d'ultra c'est vrai qu'on parle assez peu de la préparation à la phase de récup tu sais pas en fait je pense que chacun le vit différemment et du coup il s'adapte différemment mais j'ai la chance d'habiter dans un endroit où tu peux aller faire des bains froids on a des saunas tu vois, il y a des... Du coup, tu as quand même cet aspect-là qui aide énormément. Après, je ne sais pas, je pense qu'il y a des gens qui diront que ça ne sert à rien, tout ça. Mais bon, dans ma tête, ça me sert et dans mon corps, ça me sert. Donc, j'ai fait pas mal de saunages et j'ai fait des petites cours. J'ai essayé de parcourir tout de suite. Je suis direct remonté sur l'aviron parce que je me dis comme ça, je ne fais pas d'impact, mais je continue de bouger. Et ouais, ouais, ça m'a aidé. Mais puis, je pense que, en fait, mentalement, quand tu as l'habitude d'être en mouvement, tu vois, t'as pas besoin d'être un ultra runner, ultra cycliste juste moi dans mon état d'esprit il faut que je bouge, il faut qu'il y ait une activité il faut que ça bouge, je suis incapable de faire une sieste parce que j'ai l'impression que je suis en train de rater mon après-midi tu vois, du coup il fallait juste que je retrouve une activité où je puisse être en mouvement sans me faire mal et du coup j'ai plus promené le chien, j'ai refait de l'aviron j'ai pas été nager mais j'ai fait des sessions de sauna où après tu vas dans le lac gelé et tout et en fait ça m'a mis du temps et un truc auquel j'avais pas forcément anticipé non plus c'est le dégoût entre guillemets de courir en fait j'avais plus envie de courir genre pendant peut-être ça m'a pris 3 semaines de me dire parce qu'en fait j'aime bien courir j'adore ça tu vois je trouve que quand je cours j'écoute pas la musique ni rien je peux courir pendant des heures sans musique juste parce que moi et mes pensées c'est un peu je pense ma méditation personnelle mais pendant quelques semaines après l'événement, je n'avais juste pas envie. Je n'arrivais pas. Je n'ai pas un dégoût. C'est revenu. Franchement, c'est revenu. Là, je recours. J'adore. Je ne me suis déjà réinscrit à une course pour l'année prochaine. C'est le genre de truc typique. Mais je n'ai pas eu ce truc de genre tu finis le marathon. Ah ouais, j'ai trop envie de refaire un. Je m'inscris tout de suite. Non, non. J'ai eu le dégoût instantané. Ah non, là, je cours. Je suis fini. Mais vraiment, très bon point sur la préparation à la récup. Enfin, tu sais, je ne sais pas si tu as vu, et j'ai ajouté des choses enfin plein de choses que je trouve intéressantes les transcrits etc et il y a une section que j'ai appelé le journal où je fais des articles en fait je vais regarder les épisodes je fais une sorte d'analyse croisée des différents épisodes que j'ai et j'en fais des articles sur des sujets comme se lancer dans le bikepacking gérer les troubles digestifs sur un ultra et il y en a un qui est sorti qui est sur la gestion du sommeil il y en a des choses à dire mais du coup c'est vrai que la partie récup post-épreuve etc il faudrait que j'aille regarder un peu ce que m'ont dit tous mes invités je sais pas, j'imagine qu'il y a de la matière partout mais je pense qu'il n'y a pas de recette en fait j'ai cette impression parce que je suis un peu comme tout le monde je me suis mis au trail il y a quelques années tout le monde a sa petite recette de quel entraînement physique il faut faire, combien de courses, quels intervalles quels dénivels pour préparer quelle nutrition et tout. Et il n'y a jamais de, une fois que tu as fait ton événement, comment tu te remets en route. C'est inexistant. Très, très bon point.
Adrien Je vais la regarder.
Loïc Si je trouve des choses, je t'envoie ça. Oui, tout à fait. Mais je pense qu'il faut faire une app de recovery. Recovery app, tu vois. Ce n'est pas bête. Ce serait un truc qui… Personnalisé, où tu mets ton historique, je ne sais pas, Strava, tes historiques de biomarqueur pour qu'elle se calibre sur toi. Oui, oui, mais je pense qu'il y a un marché. J'espère qu'il y a quelqu'un qui nous écoute et qui a cette envie de développement, faites-le. Moi, je veux bien de votre cobaye. Je repars dans une grosse mission et vous me mettez des capteurs partout. Je le fais. Très bon point. Excellent. Passionnant, Adrien. Pour conclure, tu dirais que ça a été quoi les apprentissages que tu tires au-delà de la partie récup, que tu tires de cette grosse mission sur laquelle tu t'es lancé ? Tu vois, j'attendais que tu me poses cette question. un truc et je l'ai entendu plein de fois dans tes podcasts pour moi le plus important en fait c'est de se lancer il y a un mot en anglais j'adore c'est dare ose, osez faire quelque chose t'es jamais prêt, tu seras jamais à 100% il y aura toujours un truc qui va pas marcher mais il faut se lancer, il faut oser et moi clairement ce truc là ça m'a juste prouvé que quand tu te mets un truc en tête et que t'es préparé au minima quand même, je dis pas aux gens d'aller se mettre sans borne dans les jambes quand ils peuvent pas en faire dix tu vois mais quand tu quand tu as la bonne préparation le bon état d'esprit tu peux tout faire tu faut pas se mettre en danger non plus mais il faut se lancer il faut oser et pas attendre que que toutes les étoiles soient alignés parce qu'elles le seront jamais et je crois que je l'ai entendu il ya pas longtemps tu avais un couple qui a fait le GR20 qui l'ont fait en quelques jours là je crois qu'ils le disaient il le disait sur la fin il dit ça va tu seras jamais préparé quoi si tu attends tu si tu attends d'être prêt tu seras jamais prêt.
Adrien Esther et Romain. Absolument, c'est tellement vrai. Et tu vois, je te l'enverrai, tiens. Tu l'auras en avant-première, mais c'est aussi la conclusion d'un épisode que j'ai fait avec un gars ultra intéressant qui s'appelle Théotime Masso, il n'y a pas très longtemps, qui a fait un... Attends, que je ne dise pas de bêtises, un peu plus d'un an, je crois.
Loïc Sur son vélo, il est parti de la place du Panthéon à Paris. Il est descendu jusqu'au Cap de Bonne espérance en Afrique du Sud et il est remonté, la vélo. Et il parle de ça, tu vois, en fait, il explique qu'il a quitté son taf et 11 jours plus tard, il partait et il n'était pas du tout prêt, il a fait plein d'erreurs, mais que
Adrien si c'était à refaire, il le referait de la même façon parce qu'on n'est jamais prêt et que si on attendait de prêt, en fait, on ne part jamais.
Loïc Mais c'est ça. Et en fait, tu vois, ça revient un peu avec l'expérience de vie que j'ai et dont on a parlé au début de l'épisode, c'est que même pour les voyages, c'est des choses des fois banales, mais juste, il faut se lancer, il faut partir. je ne sais pas si les gens ils n'ont jamais fait un voyage ou ils n'ont pas la nuit d'hôtel de bouquet machin et tout faites le au pire il va vous arriver une galère et puis vous allez vous en sortir je ne souhaite à personne des mauvaises choses mais les apprentissages elles viennent de toutes ces galères de toutes ces bonnes choses là il faut se lancer, il faut essayer dans la vie c'est clair Adrien un immense merci c'était passionnant il y a moyen que ma femme te contacte pour te dire que si ça suffit, elle ne veut plus entendre parler de Nouvelle-Zélande. Mais vraiment, merci beaucoup, c'était génial. Et puis, tu dis que tu t'es inscrit à une autre course. C'est quoi un peu le format ? C'est dans les montagnes sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande. Ça fait 80 kilomètres et je crois qu'il y a 4000 de dénivelé. Sur le papier, c'est une grosse course. Mais ce que j'adore sur ce type de format, c'est que c'est organisé par des volontaires. et il y a très peu d'entrées, je crois qu'on est 200 ou 300 à courir. Donc j'adore ce genre de format où tu n'as vraiment pas grand monde, je ne suis pas noyé dans la foule, donc j'ai très hâte de me lancer là-dessus. C'est en février l'année prochaine et entre-temps, on a un énorme trip au Népal au mois d'octobre, donc j'essaie de faire attention pour ne pas me blesser. Avec le ski et tout qui commence, je veux absolument être en forme pour aller au Népal au mois d'octobre. Vous allez où ? Vous faites quoi comme trek au Népal ? On va faire le tour de l'Anapurna. OK. L'Anapurna Circuit, avec des petites bifurcations au milieu pour aller voir des lacs à droite à gauche. Mais on a prévu un peu plus de deux semaines de marche non-stop. Je crois qu'il y a en moyenne 3 300 mètres d'altitude, un truc comme ça. Donc, ça va être un autre gros projet de l'année qu'on va partager avec ma femme et d'autres potes. Donc, il me tarde de faire ça aussi. génial merci encore Adrien profitez bien du Népal bonne prépa pour cette course en février et je te dis peut-être à une prochaine pour un autre épisode au plaisir et en Nouvelle-Zélande pourquoi pas alors là me tente pas merci Adrien à plus
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