Les Frappés Les Frappés
Saison 4 EP·169 Trail #PTL #Mont-Blanc #SwissPeaks

11 juin 2024

Debrief de course - 360 km sur la SwissPeaks avec Tom, Nico et Clément

Durée · 1h25 · Transcription disponible

Cet épisode est cité dans nos dossiers · Gérer le sommeil sur un ultra de plusieurs jours , Gérer les troubles digestifs sur un ultra : estomac bloqué, nausées, que faire

Tom

Le récit

J'ai rencontré Thomas, Nicolas et Clément sur la PTL en 2022.

On a partagé des moments difficiles sur cette course et on est allé au bout ensembles. Forcément ça rapproche.

Dans cet épisode, ils nous. font le debrief d'un autre monstre de l'ultra qu'ils ont bouclé à l'été 2023 : les 360 kilomètres de la SwissPeaks !


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Vous pouvez suivre Tom Nico et Clément ici ⬇️
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Transcription

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Nico Les Frappés des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs, irrévocables dans vos vies. Cette semaine, j'échange avec Tom, Nico et Clément, trois trailers que j'ai croisés sur la PTL en 2022 et qui sont depuis devenus des copains. Un an après qu'on ait terminé la PTL tous ensemble, ils se sont lancés sur la Swisspeak 360, un ultra-trail de 360 km donc, qui a lieu en Suisse. Ils l'ont réalisé tous les trois, du début à la fin, et ils nous en font le récit aujourd'hui. Vous l'entendrez, ça n'a pas été de tout repos, mais après tout, est-ce que ce n'est pas ça l'intérêt de ce genre d'épreuve ? Allez, je vous souhaite une excellente écoute, mais juste avant ça, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui soutiennent financièrement le podcast sur Tipeee. Merci énormément, chaque euro compte. Si vous souhaitez vous aussi soutenir financièrement les frappés, c'est à partir de 1 euro par mois, et vous pouvez le faire sur tipeee.com slash les-frappés. Le lien est en description. Merci à vous, excellente écoute. Clément, tu en es où dans ta préparation GTC ? Rassure-moi, est-ce que tu es au même rythme que Nico et Tom ou non ?

Tom Alors, je ne sais pas si tu as dû voir mon Strava, mais pour l'instant, je suis à 0 km cette année. en fait je viens de passer chez l'ostéo et j'avais perdu un peu de mobilité sur un genou je pense en jouant au foot avec des collègues et du coup je ne pouvais pas faire plus de 5 km en courant à une vitesse pathétique de 10 km sur le plat du coup je n'ai pas encore commencé mais bon on s'est réinscrit à la Swisspeak avec Tom avec Nico il va falloir s'attaquer aux choses sérieuses Je suis pas plus à la bourre que pour la PTL ou pour la Swisspeak l'année dernière. Ok.

Nico Ah, vous êtes réinscrit à la Swisspeak avec Nico ?

Clément Ouais. En fait, on a voulu s'inscrire au Thor des géants et on a tenté le tirage au sort. Alors que j'avais été pris l'an dernier, cette année, je n'ai pas été pris. Clément a été pris. Donc, on s'est dit, bon, Clément a eu la gentillesse de se dire, bon, il quitte son inscription du Thor pour venir avec moi sur la Swisspeak. Ok. Voilà, donc on va faire la Swisspeak à nouveau en septembre.

Nico Et toi, Tom, ça ne te disait pas de le faire ?

Invité 1 Non, j'avais eu la chance d'être tiré au sort pour l'UTMB. Donc, je suis prêt à l'UTMB et je fais la diagonale des faux aussi.

Nico Oh là là, j'ai un da de ma boule. Ok. Ok, ok. Bon, en tout cas, très, très, très content les gars de vous recevoir sur le podcast bienvenue à tous les trois Tom, Nico, Clément donc je vais laisser vous présenter mais pour un tout petit peu de contexte donc on s'était rencontré sur la PTL en 2022 déjà je crois que c'est toi Tom qui m'avait tapé sur l'épaule sur la ligne de départ en me disant c'était Loïc défrappé je crois que c'était toi ou Nico je sais plus

Invité 1 on suivait les frappés beaucoup à l'époque avec Nico, on avait beaucoup suivi l'épisode que tu avais fait en préparation de la PTL et comme on savait que tu le faisais on t'avait cherché sur la ligne de départ et on s'était quoi ?

Clément On regardait sur tous les tossards pour retrouver le nom des frappés et là c'était le peupeurant qu'on crée enfin

Nico Et on ne savait pas à ce moment là donc lundi matin, c'était quoi ? 8h30 le départ je crois ?

Clément Par là

Nico Mais bon, on ne savait pas encore à ce moment là qu'on allait finir 48h plus tard ensemble enfin qu'on allait finir qu'on allait se regrouper 48 heures plus tard donc le mercredi jusqu'à la ligne d'arrivée donc voilà comme on avait fait connaissance et vous étiez tous les trois dans la même équipe l'équipe Haut-Toulouse et puis et puis cette année on a décidé de s'inscrire ensemble sur un nouveau petit défi enfin pour moi un défi pour vous je ne sais pas si c'est un défi parce que vous enchaînez tellement un entraînement pour vos trucs plus gros mais voilà en tout cas très très content de vous recevoir sur le podcast aujourd'hui on va parler de trail, d'ultra trail et d'un en particulier sans doute, la Swisspeak et je suis sûr que ça va être super intéressant, qu'il va y avoir plein d'anecdotes folles, mais voilà j'ai déjà trop parlé, ce que je vous propose c'est rapidement de vous présenter en 2-3 phrases chacun, qu'on comprenne un peu qui est qui et puis surtout qu'on entend de vos voix avant la suite de l'épisode Qui se lance ?

Invité 1 Allez Clément

Tom Ok, bon, mais du coup, déjà, comment nous, on s'est rencontrés ? Je pense qu'un petit peu de contexte, en fait, on est tous, tous les trois de Toulouse, on travaille tous pas très loin du canal du Midi, et en fait, un peu par hasard, par concours de circonstances, en se trouvant régulièrement sur le canal ou dans les coteaux, on a fait connaissance. Donc déjà, c'est comme ça qu'on se connaît. Moi, j'ai commencé à courir il n'y a pas très, très longtemps avec mes collègues, du coup donc c'est 2016 et avant de faire la Swiss Peak du coup et la PTL la seule course que j'ai finie c'est la traversée nord de l'échappée belle qui fait 90 km donc voilà j'ai pas fait de un peu comme toi Loïc j'ai pas fait de distance intermédiaire j'ai passé directement sur des choses très très longues parce qu'en fait Tom et Nico me l'ont proposé et que j'ai pas été très malheur j'ai dit oui

Nico ah j'avais plus ça en tête tu vois je pensais que t'étais comme donc on le sert On était 7 au final et je pensais que j'étais le seul touriste qui débarquait sans avoir fait un ultra avant mais c'était ton cas aussi donc génial.

Tom Tu te rappelles, sur la PTL, j'étais vraiment au fond du sou. J'ai du tout faire comme jamais. On va en parler après mais à côté, la 6 pieds, j'ai dû réviser un peu le parcours. Je ne m'en souvenais pas alors que la PTL a tellement été dure pour moi que je n'ai rien oublié de la PTL. donc voilà pas un grand coureur pas autant que Tom et Nico je m'entraîne assez peu pour la Swiss Peak j'ai regardé mes statistiques j'ai fait 1500 km jusqu'à début septembre et 25 ou 38 mètres de dénivelé positif donc assez peu pour des gens qui font ce genre de choses mais c'est ma manière de m'entraîner

Nico et aujourd'hui tu vis en Allemagne tu vivais en Italie au moment de la PTL et maintenant en Allemagne

Tom ouais exactement et j'ai trouvé une petite bosse de 400 mètres dans laquelle je peux m'amuser

Nico ok génial et bien écoute merci Clément

Clément Tom, Nico ouais donc moi c'est Nicolas donc comme le dit Clément j'habite à côté de Toulouse dans le Tarn j'ai 58 ans donc c'est un peu moi le senior de l'équipe en termes de sport moi je cours depuis tout petit j'ai commencé l'athlète à l'école d'athlétisme j'avais même pas 10 ans donc ça fait à peu près 50 ans que je cours au départ je courais un peu plus vite sur des distances courtes autour d'un stade sur des 800, des 1000, des 1500 3000, avec le temps j'ai allongé un peu les distances faire des kilomètres, des semis puis des marathons ensuite avec l'âge la vitesse continuant à décroître j'ai allongé un petit peu et je me suis un peu lancé sur les courses nature, donc courses multisport, arcadoué, kayak, triathlon, et j'ai découvert le trail il y a à peu près une vingtaine d'années quand j'étais en Guyane, où je partais seul avec mon chien en pleine forêt amazonienne, je découvrais les chemins, et petit à petit c'était vraiment dans les années 2000, le trail est né, donc les premiers trails ont eu lieu également en Guyane, et à l'époque je courais avec des gens assez connus en Guyane il y avait un certain Christophe Lossau qui gagnait toutes les courses donc j'essayais de me caler dans son rythme au départ, très rapidement je ne le voyais plus et en rentrant en France je me suis mis sur les courses principalement dans les Pyrénées, je commençais avec le GRP, le GRP 160 quand on est des Pyrénées et ensuite dans c'est là que j'ai rencontré Tom et on a fait beaucoup de trails en Andorre également donc il y a des superbes courses là-bas la Ronda qui faisait à peu près 70 bornes sur du 13000 de dénive ensuite l'Euphoria et là j'ai réussi à embarquer Tom qui est devenu mon équipier favori sur l'Euphoria donc une course un peu profil pas PTL mais petite PTL on va dire c'est du 230 bornes sans balisage avec des parties un peu techniques sur des pics hors sentier on va dire vraiment balisés et ensuite d'autres aventures comme le Marathon des Sables on a également fait qu'est-ce qu'on a fait d'autre comme course ensuite on a fait effectivement la PTL l'an dernier et voilà donc on est devenu des accros des chemins des sommets on s'éclate bien

Nico excellent et s'il y en a petite parenthèse s'il y en a qui avaient écouté mon épisode débrief de la PTL je pense que j'en parle dans plusieurs épisodes d'ailleurs Nico c'est c'est le fameux Nico qui voit des écrans télé au sol dans la nuit de jeudi à vendredi sur la PTL à la frontale c'est Nico en question exactement Excellent.

Invité 1 Tom, du coup ? Alors, Tom, moi, j'ai 45 ans, j'ai deux enfants, j'habite dans l'Est de Toulouse. Et donc, je fais du trail à peu près depuis une dizaine d'années. Et c'est parti très petit parce que je n'étais pas un très grand coureur au départ. Et progressivement, d'étape en étape, je suis en gris et tôt d'étape en plus dans les distances. j'ai été annoncé à faire la déconnale des fous et pas mal de courses avec Nico donc on a pas mal de courses communes ensemble là-dessus donc voilà pour faire court là-dessus c'est aujourd'hui ce qui me plaît comme disait Nicolas c'est les longues distances du fait que je ne suis pas non plus un très rapide et ça me convient très bien

Nico question peut-être du coup plus pour Tom et Nico qu'est-ce que vous trouvez dans l'ultra voire l'ultra long enfin je sais pas la PTL on peut pas vraiment considérer ça comme un trail non plus mais plus de 300 bornes ça commence vraiment à faire donc vous diriez que c'est quoi qui fait que vous y revenez à chaque fois en dépit de de de de tous les aspects moins sympas quand on est en plein milieu d'un ultra qu'on est KO cramé cuit qu'on a mal partout etc qu'est-ce qui fait que vous y revenez à chaque fois

Invité 1 alors moi il y a plusieurs choses en tout cas qui me plaient alors c'est Bien sûr, il y a la notion de paysage. C'est le moment où on peut vraiment s'évader sur des parcours où on n'a pas le temps trop de penser à la vie de tête commune dans notre course. Après, moi, je fais très peu de courses seul. Donc, le fait de le faire avec des amis, ça change tout aussi. Même si on ne croit pas ensemble pendant le parcours, le fait d'y aller ensemble, peut-être se retrouver à des moments, discuter, les échanges qu'on a pu faire sur la PTL avec le groupe de 7, j'ai trouvé ça tellement génial que c'est ça qui me plaît aujourd'hui

Clément Moi, de mon côté, là ce qui me plaît c'est vraiment le côté aventure donc pour moi c'est vraiment une aventure on sait qu'on part, on ne sait pas si on arrivera on ne sait pas dans quel état ce qui est extraordinaire c'est qu'on passe par tous les états tous les états d'émotion possibles on peut être dans des états très très bas très très haut et ça change très rapidement d'une heure à l'autre. Je me prends l'impression en une course de vivre de façon très intense des émotions, un concentré d'émotions que tu vivrais peut-être sur une année. Mais là, une course de quelques jours, tu passes par tous ces états. Et c'est quand même exceptionnel. C'est matière.

Nico Clément, toi, par rapport à ce que vient de dire Nico, sur le partage, l'aventure, tous les états, etc. Est-ce que tu dirais que c'est ce que tu as vécu du coup avec ton premier ultra, enfin ouais, la PTL ? Moi, clairement, ça a été le cas, donc ça me parle, tu vois, mais je suis curieux de savoir qu'est-ce que tu en retires, toi, finalement, cette expérience deux ans plus tard ?

Tom Ouais, alors moi, tu vois, la PTL, c'est une course que je veux refaire. D'ailleurs, je l'ai reproposée à Tommy Niko. Enfin, moi, j'aimerais vraiment la refaire. C'est vraiment... ça va faire très idéaliste, mais c'est vraiment un moment extraordinaire qu'on a vécu. On était sept, on s'est très, très bien entendus quand même, avec des gens des milieux sociaux, et même du niveau d'études, de travail, mais complètement différent, et c'est ça en fait qui est intéressant. Tu peux rencontrer sur le chemin des gens, donc là, sur la Suspique, on rencontre quelqu'un qui nous dit non, mais moi, je ne suis pas raciste, mais, tu vois, et en fait, On peut discuter avec ce genre de personnes-là, alors que des gens qui peuvent être avec nous, je pense que ce n'est pas du tout le genre de personnes avec qui ils discuteraient. Mais en fait, la situation fait que tu rencontres des gens de tout milieu qui ont des opinions à l'opposé de ce que tu peux avoir ou des gens qui ont les mêmes opinions que toi. Et en fait, c'est ça qui est intéressant, c'est une espèce de partage où on est tellement dans la difficulté que en fait moi je n'aurais jamais fini la PTL si on n'avait pas été 7 parce que dès le premier soir dès le deuxième jour je ne sais plus je dis à Tom Nico mais en fait j'étais parti pour battre mon record sur un ultra donc de faire 90 km et du coup on arrive au 93ème et là je dis à Tom Nico c'était mon objectif ah ouais non vraiment et je repars parce que Tom Nico me dise va dormir et tu verras et en fait si tu veux et en fait si tu veux je suis reparti. Et après, dès que toi, Loïc, t'es venu me voir à la première base vie en me disant « Ouais, dans mon équipe, il y a des écarts de niveau. Il y avait aussi les deux d'Aqua qui étaient venus me voir en faisant ça. Et du coup, en fait, ça m'allait parce que moi, j'étais le bon coulet de l'équipe. Je ne rençais pas. J'étais 5 ans de mai derrière Tom et Nico pendant 24 heures. Et c'était terrible. Enfin, j'avais une espèce de syndrome de l'essuie-glace au niveau du genou. Enfin, je ne pouvais plus. Et en fait, on finit. et c'est ça en fait qui est hyper intéressant on va tellement chercher loin que tu vois la semaine d'après quand il faut retourner au boulot travailler c'est hyper dur parce qu'en fait on court là-bas je pense que c'est pareil pour vous tous

Nico ouais moi je suis convaincu on peut pas on peut pas refaire l'histoire mais je suis convaincu comme toi que si on s'était pas regroupé si on s'était pas croisé moi je serais pas allé au bout tu vas sur et certain donc ouais ouais c'est clair que c'était complètement fou je ne vais pas refaire le débrief de la PTL si il y en a que ça intéresse je mettrai le lien dans la description de cet épisode moi ce qui m'avait vraiment fait halluciner c'était finalement cette espèce de symbiose tout marchait bien, tout était hyper fluide entre nous, on s'arrêtait, il n'y avait pas de discussion sur quand s'arrêter, quand manger, quand dormir c'était hyper fluide alors qu'on ne se connaissait ni d'Eve ni d'Adam enfin vous vous connaissiez plus quand même dans votre équipe Tom et Nico vous aviez déjà fait plein d'ultra ensemble mais moi Xavier mon coéquipier on se connaissait assez peu, pas du tout en épreuve sportive et à 7 c'était assez fou de voir comment tout s'est mis en place très vite et très naturellement

Tom il n'y a jamais eu de discussion sur non on ne s'arrête pas là ou non moi je n'ai pas envie de m'arrêter ça n'a jamais été un point de discussion on a un petit peu discuté de oui combien de temps on s'arrête parce qu'en fait on avait quand même des barrières ouverts qui nous rendent peu stressés quand même sur l'affaire mais à part ça il n'y a jamais eu de gros soucis ou de grosses tensions, moi je ne l'ai pas senti

Nico en tout cas. Moi j'ai même trouvé qu'il y avait une espèce d'émulation moi il y a plein de moments en fait qui m'ont marqué où chacun d'entre vous vous m'avez vraiment sans faire gaffe juste en faisant en agissant normalement sans nécessairement qu'on se parle ou autre vous m'avez inspiré à continuer à me sortir les doigts en fait et à m'accrocher Nico qui arrive pas à dormir Nico t'as pas dormi jusqu'à quand ? Jusqu'au jeudi je crois non ?

Clément Je crois que j'ai mis 4 jours sans dormir ça devenait une fois plus rare c'est vraiment la plus grosse difficulté que j'ai rencontré à la PTL et que je rencontre sur des courses très longues c'est la difficulté à dormir

Nico Ce qui est quand même un truc de fou quand t'as eu les hallucinations je me rappelle plus mais je suis à peu près sûr ça devait être la nuit de jeudi à vendredi justement avant qu'on arrive au refuge où il y avait ce mec des chasseurs alpins qui étaient blessés je pense que ça devait être là t'avais toujours pas dormi et moi je me disais, moi je suis mort, je suis cramé mais Nico il a toujours pas dormi et il continue d'avancer au même rythme

Tom son envitage était très très marqué à Nico j'en souviens

Nico et ça tu vois c'est hyper inspirant toi Clément je crois que j'en parle aussi au dessus de Champé je sais jamais d'ailleurs si on dit champé ou champex je crois je sais plus, je crois que j'ai demandé 15 fois pendant la PTL comment ça se disait mais bon bref, au dessus de on va dire de champé où tu faisais la trace, je sais pas si vous vous rappelez les gars mais on montait on était hors sentier complet, nuit noire sur la catogne ce soir

Tom on était sur une crête, elle était dégueu, pas très dure mais c'était quand même, il y avait des petits passages, aller en escalade où il y avait des cornes mais il y avait donc deux petits passages en deux sup ou trois et il fallait faire gaffe parce qu'à gauche et à droite c'est surtout vrai c'est une suite

Invité 1 ouais c'est ça

Tom c'est ça pardon vas-y Clément non non je sais pas si vous vous rappelez mais cette crête on la voyait de loin et elle était impressionnante on l'avait vue en fait la veille tout l'après-midi et elle faisait peur moi j'ai cette vision de cette crête qui est imposante qui est inhospitalière et c'est vrai que moi je me souviens en fait le dépit de Champlain là, quand on monte sur cette crête là, c'est très très raide et vous partiez à fond et moi je savais j'avais quand même pas mal étudié de parcours et je savais que c'était très raide et je vous avais tous dit, il faut partir doucement et on s'était fait avoir parce que c'était extrêmement raide, extrêmement dur mais très très cool quoi tu vois

Nico mais tu vois voilà, Nico m'avait inspiré avec sa capacité à continuer alors qu'il était complètement cramé il n'avait pas dormi depuis 4 jours toi dans cette ascension t'as fait la trace une bonne partie quand même quasiment jusqu'à ce qu'on retrouve le GR donc à ce qu'on revienne enfin sur un chemin normal et je me rappelle quand je t'avais dit est-ce que tu veux que je te remplace devant parce que ça y est il n'y avait plus besoin d'orienter ta réponse était vraiment genre et t'étais mais complètement cramé

Tom j'étais cramé mentalement mais en fait, je faisais souvent la trace la nuit parce que ça me permettait de ne pas dormir. Moi, le problème inverse de Nico, qui a besoin d'énormément dormir, ça me permettait en fait de me maintenir éveillé, d'avoir ce truc-là. Et je me souviens qu'on s'arrête juste après et je ne sais plus lequel me met la lampe frontale dans la tête et en fait, j'explose quand je filme. Je réponds hyper mal en mode « Tu éteins cette lampe frontale ! » Ça m'était insupportable tellement j'étais cramé mentalement et je m'en suis tellement voulu que j'étais en pleurs en disant mais pourquoi tu engueulais ça je m'en étais excusé je ne sais plus lequel c'était mais je j'avais mal parlé alors tu vois ça ne méritait pas mais sous l'effet de la fatigue mentale

Nico et ouais mais bon voilà tu vois quand je parlais d'émulation pour moi c'est ça c'est des petites tranches de l'épreuve où Tom à un moment donné on se suivait il devait être je ne sais pas trois heures du mat on se parlait de nos jobs respectifs pour essayer de ne pas s'endormir et je le voyais qui titubait tu vois je pense tu commençais à t'endormir en marchant et en fait tous ces moments là tu te dis mais en fait je peux pas arrêter il y a des gars autour de moi ils sont autant voire plus en galère à ce moment là à un instant T donc ça te pousse à continuer et ça quand t'es solo tu l'as pas donc ouais je pense qu'on va faire une grosse différence mais bon assez parlé de la PTL on s'était dit qu'on allait échanger sur la Swisspeak donc que vous avez fait ensemble donc l'année dernière si je dis pas de bêtises septembre dernier c'était quel parce que j'ai découvert du coup qu'il y a 300 000 formats c'est lequel que vous avez fait ?

Invité 1 on a fait le 360 le 360 km il y a une nouvelle version effectivement maintenant avec le 660 mais voilà on a fait le 360 avec 6 000 mètres de 5 000 à chaud

Nico oh la vache donc en c'est en solo vous l'avez fait ensemble mais vous étiez en revue enfin inscrit

Invité 1 solo ? Je faisais en solo et en équipe. Clément était en solo et avec Nicolas, on était en

Nico duo. Ok, ok. Et donc, c'est exactement le même parcours ?

Invité 1 Voilà. Oui, le parcours, c'est juste un peu comme la PTL, il faut arriver ensemble à chaque ravitaillement où on va se vivre en milieu.

Nico 360... Ah ouais, ok.

Clément On l'a fait dans le même format que l'année dernière, c'est-à-dire qu'on est resté à 3 tout le temps. On ne s'est jamais écouté d'une semelle qui qui facilite sur certains aspects, mais qui peut complexifier aussi sur d'autres. On n'y arrive pas.

Tom Donc c'est... Pardon, vas-y. Oui, en fait, parce que ce truc-là, non, non, mais en fait, je sais pourquoi Nico dit ça, parce qu'en fait, par rapport à la PTR, je m'étais quand même un peu plus entraîné, et c'est vrai que j'ai eu quelques envies de m'échapper. Présentement, parce qu'en fait, ça n'allait pas assez vite pour moi, ou en tout cas, c'est ce que je ressentais. je ne suis pas sûr que je serais arrivé et plus vite si je les avais laissés mais en fait j'avais ce mauvais souvenir de la PTL où je voulais arriver en 5 jours parce qu'après la cinquième nuit c'était terrible en fait j'ai été traumatisé par la dernière nuit de la PTL où on s'arrête 6-7 fois plus dans le et ça n'allait quand même pas et en fait là ça se suscite que je ne voulais pas revivre ça donc du coup j'avais fait le plan de route pour qu'on arrive en 120 heures. Sauf que, bien sûr, on arrive, on ne serait jamais arrivé en 120 heures. Donc, à un moment donné, au bout du troisième jour, j'avais envie de partir. Sauf que, heureusement, que Nico, surtout, et Tom ont bien fait comprendre que ça ne servait à rien. Et je pense que ça a été une très bonne idée de rester avec eux.

Nico Donc, 365 bornes. Oh, punaise, je n'avais pas ça en tête. Je ne sais pas pourquoi, je pensais que vous étiez parti sur le 100 ou le 170. Donc, 365 bornes, 26 000 des plus. En distance, c'est déjà 20% de plus que la PTL. En dénivelé, c'est à peu près équivalent. Il y avait quoi, comme au-delà de la trace, c'était quoi les grosses différences par rapport à la PTL ?

Invité 1 La particularité de la Swiss Peak, c'est une course en ligne. C'est-à-dire que le point de départ et le point d'arrivée n'est pas du tout le même. donc il y a un aspect un petit peu logistique où quand on arrive en Suisse on doit déposer la voiture à l'arrivée et on doit prendre un train qui nous emmène vers le départ on dort une nuit la veille du départ la veille du départ ce qui fait que c'est pas tout à fait la même organisation logistiquement mais après je pense que reste

Clément après en termes de confort ça n'a rien à voir non plus avec la PTL c'est beaucoup moins rustique donc là Swiss Peak pour les 365 kilomètres on a quand même 6 basses vies donc 6 basses vies auxquelles on retrouve un sac qu'on a laissé au départ et entre ces 6 basses vies qui sont donc espacées à peu près de 50 kilomètres avec à peu près 4000 mètres de dénivelé entre chaque base vie, on a même au sein de chacun des 300 des ravitaux. On a à peu près un ravitaux tous les 15 bornes, 20 bornes maximum. Ce qui fait qu'on a quand même un sac qui est beaucoup plus léger et en termes de confort, ça n'a rien à voir. On a également un balisage qui est parfaitement visible. On a Tiffany on a tous les à peu près une quinzaine de mètres. Ce qui fait qu'on ne se pose pas non plus de questions sur la navigation. ce qui facilite quand même énormément les choses d'un point de vue mental.

Nico Donc, tu es toujours sur sentier ?

Clément Oui, la plupart du temps, on est sur sentier. Après, bien sûr, on passe par des pierriers où il n'y a plus forcément de sentier, mais globalement, c'est beaucoup moins technique que la PTL. Après, je dirais que la difficulté, c'est vraiment l'aspect physique des choses parce que contrairement à la PTL où on peut rester pendant des tronçons en altitude, là on passe notre temps à monter, descendre, monter, descendre. Et typiquement on doit faire, je ne sais pas, je pense une trentaine de cols à peu près au-dessus des 2005-3000 et à chaque fois on redescend dans le fond des vallées entre 500 et 1000 mètres. donc d'un point de vue physique c'est quand même très compliqué mais on n'a pas du tout la technicité on n'a pas de grillé, on n'a pas de casque on n'a pas de crampon globalement on reste quand même pas mal sur du sentier

Nico et du coup le chrono final la PTL on avait mis 148 heures si j'ai bonne mémoire pour plus de 300 bornes 24 ou 25 000 mètres de délivré et là pour voir un peu s'il y a une grosse différence même si c'est plus long

Clément là on a mis à peu près le même crouleau 143 ouais donc c'est quand même assez proche sachant que la barrière horaire était de 180h donc on est parti le dimanche matin à 10h, on est arrivé le samedi matin vers 9h

Invité 1 ça finissait à l'inuit le samedi soir on avait l'air d'un peu plus d'avance qu'on en avait sur la PTL

Clément la barrière horaire était le dimanche soir le dimanche soir, 180h donc on avait quand même une sacrée marge par rapport à la barrière horaire donc on était quand même beaucoup moins contraint que sur la pételle où on avait vraiment la barrière au cul en permanence

Nico ok et un coup est complété du coup en fait

Tom pour un peu simplifier toute la première partie ou les deux tiers du parcours en fait on part du Rhône qui fait 3 mètres de large on monte en haut, on monte au plus haut possible là dans la vallée, enfin sur les montagnes et puis on redescend tout au fond de la vallée pour être sûr que le run y coule encore et on recommence et on redescend et en fait c'est c'est hyper usant parce que c'est un peu démoralisant au début en fait donc on profite en altitude parce qu'on a des glaciers à droite à gauche c'est magnifique mais dès que tu redescends en vallée donc nous en plus on a eu canicule il faisait hyper chaud moi je soupre pas tant que celle de la chaleur mais on a eu des périodes quand même là où il faisait très très très très chaud moi j'ai trouvé surtout sur le début et et Et surtout, la particularité de la Swiss Peak, que moi, j'ai assez peu appréciée, c'est des descentes extrêmement raides. Mais raides au point que, je faisais mentir, on avait du mal à marcher, il fallait qu'on s'arrête. Tom, qui n'aime pas trop les descentes, alors moi, en plus, j'adore les descentes, mais moi, j'ai souffert dans les descentes, et vraiment, les descentes, comme les montées, c'est droit dans la pente c'est rare on n'a pas l'habitude de ça dans les pyrénées j'ai l'impression on a plus des lacets là les lacets des fois ils les ont oubliés donc c'est une des grosses particularités pas technique, il y a très très peu d'endroits techniques mais par contre qu'est-ce que c'est raide, qu'est-ce que ça monte et ça descend droit

Nico alors comment vous étiez préparé à une distance pareil, parce que Tom Nico, alors peut-être juste avant ça, Tom Nico, donc vous disiez, vous avez quand même de l'expérience, Diagonal, pas mal de courses dans les Pyrénées, etc. Mais au-delà de la PTL, vous aviez déjà fait des distances équivalentes en format vraiment ultra-trail, où potentiellement ça peut se courir, ce qui n'est pas le cas trop de la PTL ?

Invité 1 Par la PTL, non, on avait fait la PTL et le Marathon des Sables. L'Euphoria, qui était à 225. Oui, c'est un peu... Je ne suis pas sûr qu'il n'y ait non plus beaucoup d'expérience à avoir pour ce genre de course parce que c'est tellement long que c'est hors catégorie, je pense. Mais on n'avait pas d'expérience sur ces formats ultra-ultra.

Nico Ouais. Et du coup, côté prépa, comment vous l'avez géré ? Sachant que l'objectif, dès le début, c'était que vous courriez tous les trois, mais vous n'êtes pas au même endroit. à part Tom et Nico et Clément je ne sais pas si tu étais encore en Italie ou déjà en Allemagne comment est-ce que vous êtes coordonné pour faire en sorte d'arriver le jour J avec globalement à peu près la même forme et la même capacité à atteindre le même rythme

Invité 1 on a fait quelques courses de préparation avec Nico on a fait une course au Pays Basque avec le Schaltrail le 130 on a fait pas mal de sorties montagnes et après ça se résume souvent à ça c'est des courses en off des choses comme ça qu'on fait à côté en préparation en termes du nombre de dossards qu'on prend par an moi je suis en 3-4 maximum donc je n'ai pas non plus un grand coureur en termes de course chronométrée avec dossard je préfère finalement faire des choses avec les copains sans dossard, donc ça se résume souvent à ça les préparations à côté et pas mal de vélo je fais peut-être plus de vélo que Nicolas là-dessus, ce qui permet de compenser un peu, voilà. D'autres choses.

Clément Après, je pense que la meilleure prépa, c'est vraiment partir en montagne le week-end, faire de la rando, pas forcément, à des rythmes fous, mais c'est ça, c'est marcher en montagne pour s'habituer au dénivelé, et après, en termes de prépa, c'est vrai que quasiment tous les jours, je cours, après je ne suis pas forcément à une semaine des distances très importante, mais entre 10 et 20 bornes, tous les jours à peu près. On va voir ce qu'ils représentent, on va dire, je ne sais pas, sur l'année de préparation, ça fait à peu près du 4000 km, du 100 000 m de dénivelé, c'est à peu près le standard. Après, je pense que c'est beaucoup moins que certains qui se préparent et qui font le doux, voire le triple de distance et de dénivelé. Ce qu'il faut retenir, pour la prépa, pour ce genre d'épreuve, c'est vraiment la rando et bouffer du dénivelé en montagne que ce soit en marchant en skil rando et c'est ce qui va payer sachant qu'on est toujours à des rythmes cardiaques assez bas, on ne monte jamais les tours et l'objectif justement c'est de rester bas dans les tours sur ce genre d'épreuve de ne jamais se mettre dans le rouge et de s'économiser l'objectif c'est de s'économiser tout au long de la course pour en garder sous vos pieds pour la suite.

Nico Ouais. Et toi Clément, tu faisais comment ? Parce que t'étais en Italie ou en Allemagne ?

Tom En fait, c'était la transition. Donc en fait, je m'étais beaucoup entraîné janvier, février, mars parce que j'avais un trail qui plaisait en Toscane, au nord de Rome, au Rome et Florence, qui maintenant fait partie de l'UTMB, qui fait partie de l'UTMB Series. Ça s'appelle l'Ultra Trail Chianti. Donc, c'est 100 kilomètres et 4000 de déplus sur les stradés bianqués, qui sont ces chemins blancs poussiéreux, donc entre les vignes. Donc, très sympa, mais bon, assez roulant quand même. Et puis, derrière, du coup, je suis allé en Allemagne. Donc, je n'ai pas couru pendant deux mois. Puis, du coup, je suis arrivé à Lushka Trail avec les deux acolytes. J'ai voulu les suivre. Et en fait, je me suis arrêté par la médecine de course sur un ravitaillement. parce que j'étais complètement désorienté et en hypoglycémie sévère. Donc, j'ai fait 65 bornes. Et derrière, j'ai fait deux week-end montagne. Un où j'ai fait 50 bornes sur un jour. Et deux ou trois semaines après l'été, j'ai fait 65 bornes sur deux jours. Et voilà. Ce n'est pas un bon exemple parce que du coup je m'entraîne plutôt sur des courtes distances et plutôt à haute vitesse et après du coup, comme je disais tout à l'heure, je souffre énormément dès que c'est très très pentu voilà donc oui, il vaut mieux faire comme Dominico, aller souvent en montagne je suis d'accord, randonner énormément à bonne vitesse mais randonner

Nico ok et cette prépa plutôt orientée du coup montagne dénivelé rythme lent vous diriez que c'est valable jusqu'à quelle distance enfin si on du coup si on diminue la distance pour un 100 bornes par exemple vous feriez ça et je pose la question d'ailleurs parce que bah on est inscrit à une course le GTC 100 qu'on va faire ensemble et du coup on est en plein dans la prépa donc ça m'intéresse d'avoir votre avis là dessus en tant que que ultra trailer aguerri ?

Invité 1 Je pense que pour le GT100, effectivement, on sera amené à beaucoup plus courir qu'on le fait sur du très long. Donc, je pense qu'il faut effectivement s'entraîner à essayer de courir un peu en côte ou faire des choses comme ça de temps en temps pour pouvoir un peu, peut-être plus faire travailler le cardio que c'est nécessaire sur du très long même si notre niveau sur nos quatre des élites on va quand même marcher peut-être 80% ou 90% du temps je pense qu'il peut-être un juste milieu à avoir par rapport aux courses de 20-30 où on ne fait que courir les courses de temps où c'est un peu les deux et les courses de très long où c'est que l'errage quasiment mais à mon avis on sera amené à beaucoup plus courir en ratio que sur ok

Nico bien bien bien bien tu flippes Clément toi pour le GTC 100 ou pas ? moi j'ai un peu la pression quand même quand je vois le pédigré de Tom et Nico je me dis bon ok et puis toi Clément t'es quand même assez rapide aussi

Tom moi je flippe un petit peu moi aussi parce qu'en fait donc pour rien cacher aux gens qui écoutent on fait le GTC 100 parce que parce qu'on a vu l'ouverture pour pouvoir s'inscrire l'année suivante au Thor ça ouvre des dossards et on veut faire le Thor ensemble et ça fait 3 ans que nous on essaye qu'on n'arrive pas à le faire ensemble donc on s'est dit on passe par là sauf que moi faire une cause de 100 km comme je disais tout abandonner il n'y en a aucune que j'ai réussi à finir parce qu'en fait je pars trop vite moi j'adore courir surtout en descente et donc j'y vais à fond ce qui est une très horreuse idée donc ouais ça me fait flipper ça me fait ça me fait un peu peur ouais parce que j'ai toujours cette peur de pas j'ai l'esprit compétitif quand même surtout sur tout ce qui est course à pied donc je n'aime pas rester derrière donc c'est compliqué voilà mais là je pense que je vais tout faire pour la finir et là sur l'entraînement je pense que je serai un peu plus light c'est déjà light mais globalement plus courir comme disait Tom moi je compte courir toutes les descentes tant que c'est possible

Nico ok ok ok

Tom voilà

Nico si on en revient à cette Swiss Peak donc 365 km 26 000 m de dénivelé ligne droite enfin en tout cas c'est pas une course en boucle avec j'ai l'impression d'un point de vue logistique quand même une organisation très très très confort ça a été quoi un peu les grandes étapes de votre aventure est-ce que finalement du fait de l'organe notamment ça a été difficile mais confort entre guillemets tout le long ou est-ce qu'il y a eu des périodes, est-ce qu'il y a des anecdotes où vous pouvez nous partager, où vous avez un peu plus souffert on va dire

Invité 1 alors moi très vite j'étais plutôt été le poulet du groupe pendant une bonne partie de la glace parce que dès la deuxième montée, troisième montée, plutôt, j'étais pas très très bien. Il y avait une longue descente qui nous emmenait à la base-vie où là, j'étais vraiment pas bien du tout. Donc, la première base-vie, c'était à Fiche, parce qu'on dit Fiche, d'ailleurs, qui est au kilomètre 50. Et je suis arrivé, mais complètement malade. Je pouvais plus manger, je pouvais plus m'alimenter, je pouvais plus boire. et là ça a été un peu compliqué Nicolas m'avait déjà vu dans cet état là donc il savait que il fallait juste patienter que un moment ça allait passer et j'ai essayé il fallait que je vomisse à un moment donc j'ai attendu je ne sais pas combien de temps dans la base vie on tardait de repartir mais moi je ne pouvais pas du tout repartir dans l'état où j'étais j'étais en j'avais très froid, pourtant il faisait une chaleur de dingue, on buvait sur les épaules et tout j'étais vraiment pas bien jusqu'au moment où j'ai vomi et je pense que une fois que j'ai vomi, 5 minutes après ou 10 minutes après on était reparti mais t'as eu quoi du coup ?

Nico tu sais ce que c'était ?

Invité 1 j'ai toujours le ventre qui se noue au bout de 8-10 heures de course et là je suis reparti de cette base-vie devait être 21h ou 22h et là je suis reparti le ventre vide mais je pouvais marcher il nous attendait une belle grande montée je pense qu'il y avait pas loin de 2000 mètres de dénivelé qui suivait mais l'énergie est revenue après mais là ça a été pour moi le premier coup très dur où où l'infirmière ou la personne de l'organisation est venue voir en disant, vous ne repartez pas. Elle disait déjà à Nicolas, vu que vous êtes en duo, il faudrait que vous changez votre numéro de dossard, parce que lui, il ne va pas repartir. J'entendais ça derrière, je me suis dit, c'est un peu inquiétant. Je n'avais pas du tout envie d'arrêter. Et finalement, c'est passé. mais il y a eu ce premier coup très rapidement dans la course où je n'étais pas bien. Finalement, c'était une étape. Mais ça a peut-être fait des séquelles sur les jambes parce que j'ai eu des courbatures et des problèmes aux jambes très vite. Les descentes, j'avais des puisses très dures. Mais ça, ça peut arriver souvent au bout des 120 ou 150 km.

Nico là où de 40 ou 50 bornes j'avais déjà les les envies bien cuit ok c'est dingue que ça soit arrivé mais c'est systématique fin tu dis que tu as le ventre qui se noue généralement au 40 50e il ya un rapport avec l'alimentation ou l'eau la chaleur où tu arrives vraiment pas du tout à

Invité 1 l'expliquer je sais pas l'expliquer ça m'est arrivé sur beaucoup de cours à toutes je sais que je vais passer par cette étape là qui va durer 3-4 heures où c'est très difficile ou plus manger on peut difficilement voir donc là les forces ça me nuise très vite mais je suis un un peu habitué à ça et c'est presque plus une surprise quand ça arrive. Mais c'est toujours un peu inquiétant de dire est-ce que ça va se passer comme les autres fois où au moment où ça passe et ça me permet de continuer et d'oublier et de passer à autre chose.

Tom Et puis en plus, rajouter à ça, moi et Nico, on était très en forme la première journée. Donc les montées, on les faisait tranquilles en marchant et les descentes, on courait tout. ce qui fait que Tom était 50 mètres derrière nous et il ne pouvait pas s'arrêter sur un rocher en milieu de descente pour essayer de récupérer et ne pas graver ce mal de bâtre donc je pense que tu vois l'effet de groupe est hyper bénéfique mais tu vois sur des situations comme ça Tom là au milieu de la 3ème descente il y a un ravitaillement et en fait il vient me voir et il fait non mais les gars là il faut m'attendre il me dit c'est pas cool tu vois et en fait nous on ne s'en rend pas compte parce qu'on est pas mal du tout on est très bien avec Nico on ne se rend pas compte, on ne voit pas forcément que Tom est mal et du coup c'est vrai on avait pris 3-4 minutes d'avance donc Tom ne voit plus, plus le fait que tu es mal, tu vois il y a vraiment ces choses là qui en équipe il faut faire gaffe et quand tu es dans l'euphorie du premier jour de la course, nous on ne l'a pas vu donc après, forcément on rectifie, on reste avec lui mais je pense qu'on a aussi un petit peu notre part de responsabilité dans le fait que Tom était aussi mal parce que sur la première base vie on devait s'arrêter 30 minutes et repartir, on est resté 2 heures et d'ailleurs moi qui, en attendant je bouffais, je buvais ce qui fait que dans la rentrée suivante il a fallu que je vomisse parce que j'en pouvais plus ça m'étrange et je ne suis pas

Nico énorme

Tom C'est les petites anecdotes de rester en équipe.

Nico Et Nico, toi, tu savais que tu allais avoir ton problème perpétuel de gestion du sommeil. Est-ce que tu as des stratégies, des tips que tu arrives à mettre en place maintenant pour juguler un peu ça ou tu sais que tu vas systématiquement galérer à dormir les 3-4 premiers jours ?

Clément Je n'ai toujours pas résolu le problème. J'ai eu exactement le même problème sur cette Swiss Peak que sur la PTL. Sur les 6 jours et demi de course, c'est pareil. J'ai dû dormir en cumulé 4h30. C'est devenu une torture. Les 3 premiers jours, pareil, je n'ai absolument pas réussi à dormir. À chaque fois, on s'est arrêté à une baisse vie. À partir du deuxième jour, Tom Clément dormait comme des bébés. Je passais mon temps à regarder ma montre en me disant, allez, il faut que je m'endorme pour que je m'endorme, et puis je voyais l'heure, il restait une demi-heure, une minute, un quart d'heure, bon, allez, c'est plus la peine, on s'en va dans cinq minutes. Et donc, je pense que ça, c'est un cercle vicieux où plus tu es fatigué, plus tu te stresses pour pouvoir dormir et finalement, c'est ingérable.

Loïc Ouais.

Clément Voilà, après, c'est aussi pour moi la grosse difficulté des courses où on reste en équipe. Il y a certains, effectivement, des gros avantages, comme on en parlait tout à l'heure, le fait d'être ensemble, de s'auto-motiver, de passer des bonbons ensemble. Mais par contre, il y a vraiment une difficulté supplémentaire, course en équipe, ou en tout cas lorsqu'on reste ensemble, c'est qu'on n'est absolument pas sur les mêmes rythmes. On n'a pas du tout les mêmes protocoles de sommeil. Et effectivement, le fait de dire pendant la rive à une basse vie on va dormir une heure, on va dormir deux heures c'est beau sur le papier mais c'est absolument pas faisable en tout cas pour moi donc on repartait d'une basse vie donc les deux jeunos étaient étouffés etc et moi j'étais vraiment déjà dans la douleur et deux heures après je n'avais qu'une envie c'était de dormir sauf qu'on se retrouvait sur des cols, des rochers. On venait de s'arrêter. Je n'osais pas demander. Allez, on fait une pause. Pour moi, c'était vraiment une torture. Voilà. C'est pour ça. Je voudrais vraiment maintenant tester un autre mode de fonctionnement parce que c'est vrai que toutes les courses au long, je les ai toutes faites avec Tom ou avec Clément et en équipe. toujours avec cette même contrainte. J'ai envie de tester la prochaine Swisspeak, de me dire, là, aujourd'hui, j'arrive à une basse vie, je ne suis pas fatigué, je continue. Par contre, si je m'écroule une heure ou deux heures après, je m'arrête, je dors un quart d'heure sur un rocher, et je repars. J'ai envie de tester, de continuer à me découvrir, parce que malgré mes 20 ans de trial, je n'ai toujours pas résolu ce problème. C'est vraiment pour moi la difficulté principale. En plus de l'alimentation, qui parfois peut être vraiment un gros problème sur ce genre de course, j'ai l'impression que, hormis la première base-vie où Tom a énormément souffert avec l'alimentation, on n'a pas vraiment souffert sur le reste de la course de l'alimentation. Il faut dire qu'on a également des ravitaillements qui sont vraiment très bien fournis. On est en Suisse, à base de pas mal de fromage, des raclettes, des tartiflettes, des plats de fromage fondu, à tous les ravitaux. Même, je ne sais pas si c'est très bon pour le pot, aux besoins physiologiques du corps, mais je peux te dire que pour le mental, quand tu aimes ça, c'est vraiment extraordinaire et c'est un bon moteur pour la machine.

Invité 1 Hier, il y avait des endroits, il y avait des bières, il y avait goûter du choléra, qui est une spécialité suisse. Apparemment, on s'est vraiment régalé. Il y a des endroits... Ce qu'on retient de ces reculons, mis à part beaucoup d'autres choses, c'est les ravitaillements qui sont vraiment exceptionnels. C'est pour ça, voilà, ce qui se speak, mais là, ça dépasse l'entendement de voir l'accueil de l'organisation qui est génial, mais ces ravitaillements qui sont toujours assez variés, avec des fois des sandwiches, on a eu des bières sans alcool, on a eu plein de choses en plus de ce qu'on trouve communément avec le coca ou autre chose. Là, effectivement, la partie ravitaillement, ils ont vraiment gâté là-dessus. On va appeler ça

Clément un travail gastronomique, quasiment. et vous voyez qu'à chaque fois un ravito tous les 15 boards un accueil extraordinaire des organisations qui nous attendent, qui chantent qui nous encouragent, ça n'a strictement rien à voir avec la PTL où sur je pense les 6 jours de course on a dû rencontrer ou croiser une quinzaine de bénévoles sur la durée donc c'est vraiment pas le même format même si le terrain est quand même compliqué, comme je le disais, à cause de la succession de montées et descentes, montées et descentes permanentes.

Nico La PTL, rappelez-vous, je crois qu'ils étaient, de mémoire, il y avait 30 bénévoles pour toute la course sur plus de 300 bornes, et un médecin, enfin une médecin, donc oui, effectivement, on n'avait pas croisé grand monde. Comment vous communiquez, du coup, quand vous partez comme ça, que l'objectif c'est de rester à 3, de partir à 3, d'arriver à 3 ? Qu'est-ce que... alors Clément tu disais un peu plus tôt qu'à un moment donné Tom il a tiré la soviète d'alarme mais est-ce que vous vous étiez mis d'accord en amont sur globalement je sais pas le rythme que vous vouliez tenir ou les périodes auxquelles vous alliez vous arrêter pour dormir vous ravitailler etc parce que c'est juste hyper important quand on est dans un effort aussi long aussi dur qui dépasse simplement le physique qui devient aussi un effort mental Nico tu parlais même de torture j'imagine c'est hyper important de communiquer donc comment ça s'est passé de ce côté là ?

Clément On avait fait un plan au départ je pense Clément on avait fait un plan détaillé moi c'est pareil mais très vite le plan il vole en éclats

Tom Mais c'est quand même très important d'avoir ce plan en tête moi j'avais étudié vraiment le parcours on s'y prend quand même, moi j'ai pris un bon mot à l'avance étudier le parcours on utilise un logiciel open source, course generator donc on essaye Alors, ce n'est pas possible sur ces courses-là d'utiliser un peu les courbes de vitesse parce que ça ne marche pas. Mais en fait, on essaie de se lever en même temps au final. Donc là, c'était 120 heures à peu près. Je n'avais pas envie de passer une dernière vidéo. Du coup, on s'est fait en fait de notre plan là-dessus.

Clément C'est les coups de mou des uns des autres. Quand tu es un solo, tu es dans ton rythme. alors que là, systématiquement, tu te mets au rythme du boulet de l'équipe. Et le boulet, attention, ce n'est pas une personne. C'est en fonction des jours, des heures. Le boulet, on se le passe de l'un à l'autre. Au début, Céton a fait le boulet. Moi, j'ai eu ma partie de boulet. Clément, je ne me souviens plus. Clément, si, oui. Mais systématiquement, il y en a un qui est toujours dans le dur, qui est moins en forme. forcément le groupe se met à la vitesse du maillot de faible si on peut dire. Donc c'est clair, on va beaucoup moins vite à 3 que si on était seul. Maintenant, comme le dit l'adage, on va peut-être plus loin parce que dans les moments difficiles justement, il y a quelqu'un qui est là pour nous soutenir. Donc voilà, c'est le gros dilemme de ce genre de course, comment le gérer. mais voilà, ce qui est important en tout cas c'est d'être à l'écoute des uns des autres, d'avoir l'empathie qui va bien pour comprendre à quel moment l'un va pas bien et être capable de le soutenir et faire en sorte qu'il a eu lieu de là et voilà ça rajoute une dimension vraiment complémentaire à ce genre de course qui est aussi partie de l'aventure et qui est vraiment intéressant et c'est là où tu te rends compte est-ce qu'on est fait pour courir ou pas ensemble parce que quand on est vraiment dans des situations très très compliquées le moral il est dans les chaussettes etc on aurait vite fait de se taper sur la gueule alors là ça se passe pas comme ça c'est que vraiment on est fait pour pouvoir courir l'ensemble donc ça renforce aussi les liens donc c'est très intéressant sur ce genre de course

Nico personne a mis sa frontale dans les yeux de Clément du coup ?

Invité 1 non on a hésité là

Tom non mais par contre tu vois sur UDA, je crois que c'est en fin de deuxième nuit où en fait, on s'arrête en ravitaillement et Nico a vraiment besoin de dormir. On va dormir et en fait, alors moi, je m'allonge au bout de deux minutes, je dors, quelle que soit la situation. Enfin, tu me mets dans n'importe quel endroit, je dors. Donc en fait, je dégoûte Tom et Nico parce que je m'allonge et je dors déjà. Donc ça, en fait, Tom et Nico, ils n'en peuvent plus. Au bout de deux jours, ils m'en parlent toute la journée. Mais comment tu fais pour dormir aussi bien ? Blablabla. Sauf que là, fin de deuxième nuit, Nico a besoin de dormir donc on s'arrête et moi là je dois dormir même pas 5 minutes sur l'heure qu'on reste et en fait je me réveille dans une humeur exécrable mais vraiment je suis de très très mauvaise humeur je sais plus où je suis je suis désorienté et là je pousse une gueulante contre Tom et Nico en leur disant non mais les gars si on s'arrête comme ça en permanence on va jamais arriver au bout et en fait parce que Parce que j'ai expérimenté ce que Nico vit quand il n'arrive pas à dormir, qui en fait, ça te fait un peu dérailler, vraiment. Et je l'ai expérimenté et je me suis excusé un peu après quand c'est retombé. Mais en fait, on peut avoir des sautes d'humeur comme ça qui sont incontrôlables. Tu n'as pas envie de le faire, mais tu t'emportes. Mais en fait, ce qu'il y a de bien, c'est qu'on le sait. Donc en fait, on ne s'en tient pas rigueur entre nous. On a vite passé à autre chose, à calmer le jeu. Donc, Dominico, dans ces cas-là, il calme le jeu. On ne monte jamais dans les tours. Tu vois, on ne se répond pas. Et en fait, en calmant le jeu, ça passe très, très vite. Et c'est grâce à ça, en fait, qu'on avance.

Nico Mais ce que tu dis, enfin, moi, je ne sais pas si je m'endors rapidement, mais en tout cas, sur la PTL, je n'avais plus dormir. Mais c'est clair que le fait que... forcément t'as tout t'étais vachement plus t'es à fleur de peau quand tu peux pas dormir quand t'as un effort physique à fournir 21h par jour et ce que tu viens de dire sur le fait de parfois exploser moi c'était clairement Nico je sais pas si je te l'avais dit mais moi c'était un truc qui me faisait halluciner c'est que t'as pas dormi pendant 4 jours et t'étais parfaitement calme, parfaitement posé pas un mot plus haut que l'autre c'était quand même assez hallucinant de voir que tu restais en parfaite maîtrise alors que tu étais clairement en manque de sommeil

Clément dans la résilience c'est pas un slogan de ton podcast

Nico c'est ça c'est ça mais en tout cas vraiment impressionnant Nico pour terminer sur ce sujet du sommeil qu'est-ce que tu as fait pour essayer de trouver des solutions ? Est-ce que tu as essayé des techniques de respiration ? Ce genre de choses ?

Clément J'ai essayé, mais là, je pense qu'il y a plusieurs dimensions supplémentaires qui viennent tout écouler. Ce que j'ai testé, c'est effectivement le stress, la pression de ne pas réussir à dormir. Après, le rythme cardiaque qui reste élevé quand tu t'arrêtes. et après effectivement les douleurs également dans les jambes tu continues même quand tu t'arrêtes tu essayes de t'automasser les jambes mais ça te fait des douleurs et ça contribue aussi à t'empêcher de dormir mais je pense que c'est surtout psychologique, c'est vraiment le stress de se dire il faut dormir, il faut dormir et là ça te bloque tout voilà donc ça fait partie de l'aventure et comme quoi, malgré les 20 années de trail que j'ai derrière moi, j'ai toujours des choses à apprendre et c'est ça qui est extraordinaire aussi dans le trail, on en apprend toujours et c'est vraiment une aventure, on découvre à la fois des coins, des paysages, des montagnes extraordinaires, mais surtout c'est une aventure sur soi, on se découvre soi-même et on essaye de mieux se connaître, d'en apprendre sur soi et ça fait vraiment partie des raisons pour lesquelles j'adore le trail

Nico tu le vends très bien en tout cas ça donne envie d'en faire plus là j'ai le profil de la course sous les yeux c'est une lame de scie ça monte, ça descend, ça monte, ça descend non stop exactement ce que vous expliquez une fois que le coup de barre, le coup derrière la nuque des 50 premiers kilomètres est passé pour Tom la suite ça ressemblait à quoi collectivement et individuellement est-ce qu'il y a eu des périodes d'euphorie, des périodes de gros coups de mou qu'il a fallu gérer alors Clément tu t'en as évoqué un là mais est-ce qu'il y en a eu d'autres de marquants

Invité 1 il y a eu d'autres moments alors moi j'ai clairement beaucoup plus souffert du sommeil que pour les BTL j'ai vraiment, ça a été un calvaire notamment alors un refuge était plutôt vers la sain moi sur la je ne sais pas si vous vous souvenez sur la PTL au refuge Salanf on passait dans la PTL un barrage et juste après le barrage on arrivait à ce refuge là et je me rêvais d'arriver à ce barrage là enfin d'arriver à ce refuge là et là le travers du barrage il doit faire peut-être un kilomètre ou 800 mètres il y a juste c'est à dire que j'avais les yeux je passais en mode sommeil d'une demi-seconde et après j'étais éveillé une demi-seconde et je devais continuer à marcher parce qu'on voyait qu'on arrivait quoi. Et donc là, on était de nuit comme sur la PTL et en fait, on n'arrivait pas du tout au refuge. On dormait dans un atelier de réparation qui était à 100 mètres du refuge. pas du tout le même confort qu'on aurait pu imaginer pendant la PTL. Et moi, je suis arrivé là mais vraiment avec carence de sommeil très très forte et en me couchant sur ces lits de camp qu'il y avait en plein milieu, on était le long de grillages à béton qui étaient le long des lits de camp, c'était rigolo j'ai commencé à avoir des crampes qui m'ont complètement empêché de dormir et là c'était j'ai passé pour moi le pire moment parce que je me suis vu abandonné à ce moment là parce que je ne pouvais plus marcher. J'avais vraiment des très grosses douleurs qui m'empêchaient de dormir. Et je me suis dit, je suis arrivé au bout de la course. Là, je me souviens, j'étais presque en larmes à me dire que ça ne peut pas se finir là. J'étais encore motivé pour avancer. Mais les jambes étaient arrivées à un point qui, même si je les mettais en hauteur, j'essayais de me masser et tout ça, la douleur ne passait pas. mais pour moi il y a eu des moments même si on regarde effectivement le parcours en d'autres ci comme tu disais il y a des moments plus durs que d'autres et même si on se dit on est à la fin là on est au kilomètre 260 270 il en reste aller un peu moins de 100 on est plus sur la fin que sur le début il y a vraiment des moments où j'ai vraiment beaucoup sous-faire à ce moment là de sommeil Et c'est marrant parce que je garde ce moment de la course en mémoire, peut-être plus que tout le reste, vu la douleur ou les doutes que j'ai pu avoir à ce moment-là. On a pu repartir quand même, mais ça a été un moment très difficile.

Nico C'est dommage qu'il ne vous ait pas mis dans le refuge, parce qu'il était génial ce refuge à Salon. Oui, ça a été notre meilleur refuge de la PTL.

Tom Et là, nous, on est tombé dans un lieu qui est, en fait, vu l'état de fatigue et l'heure à laquelle on arrive, c'est 4h du mat, 3h. C'est un peu glock, en fait. Et moi aussi, en fait, j'ai vraiment ce moment-là en mémoire. Parce qu'en fait, Tom est complètement déboussolé. Il m'appelle Stéphane. En fait, Stéphane, c'est un gars qu'on a rencontré. Ah oui, non, non, mais il est complètement… Enfin, Tom n'est plus là. Et en fait, il m'appelle Stéphane. C'est un gars avec qui on a passé 4 jours, un peu comme sur la PTL. un gars qui s'est greffé à nous, super sympa, on a gardé contact, et en fait, Tom me dit qu'il arrête, et en fait, moi, j'ai jamais vu Tom dans cet état-là, j'ai jamais entendu Tom, même sur la PTL, ou dans les pires moments, que Tom va arrêter, et en fait, il est, très mal quand même Tom, à ce moment-là, et c'est incroyable que 20, 30 minutes plus tard, on marche, et au bout de 30 minutes à marcher, comme si ce n'était rien passé. C'est incroyable. Moi qui étais un peu mieux que Tom en tout cas à ce moment-là, je comprends Tom que tu as gardé ce moment-là.

Nico C'est quand même incroyable quand on entend toutes vos histoires sur les périodes de Down vraiment fort que vous avez eues. C'est quand même hallucinant. Nico, tu t'évoquais le terme de résilience un peu plus tôt. moi vraiment j'hallucine systématiquement quand j'entends des témoignages comme ça sur la capacité du corps et de l'esprit à rebondir c'est quand même fou tu vois s'il s'est écoulé comme tu disais Clément 20-30 minutes c'est incroyable on passe d'un état où Tom tu décris de la torture à bon bah je repars il me reste quasiment sans borne ce qui en soi est déjà monstrueux

Tom ouais alors après c'est sans borne qui sont faciles entre les gamés puisque on a plus vraiment tu vas comprendre pourquoi parce que, quitte à le profil sous les yeux, tu regardes à partir de l'auberge de Salon, il n'y a plus de grosse montée, en fait. On est en altitude et on redescend petit à petit vers l'arrivée. Donc, moi, je savais qu'à cette auberge-là, j'allais arriver quoi qu'il y arrive. Donc, pour moi, la course, elle n'est pas finie, mais globalement, elle est sur des très, très bons rails. Donc, moi, je suis plutôt de bonne humeur à ce moment-là et plutôt très motivée. Mais en fait, si tu veux, tu sais, c'est vraiment le même parcours que ce qu'on a fait sur la PTL. après on remonte au col de Suzanne donc là il y a une ou deux mains courantes c'est un des passages les plus technos que qu'il y a sur la Swiss Peak alors que pour nous sur la PTL c'était un des passages les plus plats et les plus sympas et du coup en fait le fait de marcher un espèce de faux plat montant comme ça un long plat puis un faux plat montant ça nous changeait de monter des sortes très abruptes et du coup c'est vraiment quelque chose qui a fait je pense aider à faire passer ce mauvais moment-là. Parce que tu n'es pas de nouveau dans le très dur.

Nico Est-ce que le fait de cumuler les expériences comme ça où vous êtes au plus mal et puis finalement le corps s'adapte, l'esprit se relance et ça va, est-ce que le fait d'en avoir au fil des trails que vous faites, des ultras que vous finissez, est-ce que finalement ça vous donne une sorte de capital confiance pour les courses sur lesquelles vous vous lancez où vous vous dites, bon, je sais qu'il va y avoir du très dur potentiellement, que je vais souffrir, mais je sais aussi que ça m'est déjà arrivé 5, 10, 30 fois, 50 fois, et qu'à chaque fois, ça va repartir.

Clément Je pense qu'effectivement, l'expérience des trials de passé est extrêmement importante là-dessus, parce qu'il y a des moments où effectivement, ça va très très très mal, et on se dit, ok, lorsque ça va très mal, tu as fait 150 bornes ou 200 bornes, il en reste 150, tu te dis mais c'est pas possible je jette l'éponge et le fait d'avoir effectivement déjà connu ce genre de situation dans des trials passés tu sais que c'est pas un état qui va continuer à se dégrader et au contraire, c'est vraiment le trial, on se retrouve en permanence dans un cycle on va dire une jolie sinusoïde où un coup on est en haut un coup on est en bas et on sait que lorsqu'on est en bas ça va remonter, donc il faut attendre, il faut serrer les fesses pendant 2h, 3h, 6h, peut-être 10h, et ensuite, on ne sait pas pourquoi, de nouveau, on se retrouve dans un état de bien-être, en euphorie, on ne sait pas, on a mangé, on a bu, on a changé son mindset, et d'un seul coup, ça va, voilà, donc je pense que l'expérience aide énormément pour pouvoir continuer, sinon effectivement on aurait vraiment plus d'envie c'est de jeter les pentes

Nico il ne faut juste pas qu'au moment où tu as l'impression que tu remontes la pente il y ait ton coéquipier qui te dise le refuge est à 50 m alors qu'en fait il est à 300 m je n'en rappelle pas de chose ça vous voyez de quoi je parle, de quel moment je parle exactement ah punaise Xavier si tu nous écoutes excellent en fait ma question suivante elle est un peu liée à ce que tu viens d'évoquer Nico mais c'est qu'est-ce qui fait que vous vous relancez parce qu'à vous écouter je pense pour quelqu'un qui n'a jamais fait du ultra trail ou de trail et qu'il entend voilà pas de sommeil au point d'avoir l'impression que c'est de la torture de la douleur qui t'empêche de dormir des coups de gueule il y a peut-être des gens qui se disent waouh mais c'est quoi finalement l'intérêt de se lancer dans des formats comme ça qu'est-ce que vous leur répondriez vous qu'est-ce que

Invité 1 qu'est-ce qui fait que vous repartez ? On oublie les mauvais moments, de manière générale, même si on les a toujours un peu en tête, mais c'est ce qu'on raconte, mais il faut imaginer quand même que tout le reste, c'est quand même un bon moment. Et je veux revenir sur la PTL, je me souviendrai toujours des 150 derniers mètres de l'arrivée de la PTL tous ensemble. On a tellement... On peut se souvenir que les 300 km d'avant, on les oublie presque, on ne reviendra que des 150 derniers. Et c'est ça qui nous fait aller toujours loin et revenir d'une année sur l'autre. C'est vrai que des fois, à l'arrière des courses, on ne dit plus jamais ça. C'est classique de tout le monde. On va rentrer sur Internet à regarder ces quandelles prochaines. C'est un petit peu ça. On a des coups durs, c'est difficile, tout le monde le sait, mais on se souviendra toujours des bons moments et des moments d'adrénaline qu'on a dans la course c'est ça qui nous fait revenir

Clément c'est vraiment un volcan d'émotions je dirais où on a des émotions qui sont très positives très négatives et cette alternance d'émotions qui est énorme en trail et effectivement en France avec le temps on oublie les mauvaises on ne garde que les bonnes ça nous donne envie de revivre ça.

Nico Je me rappelle que c'est ce que vous me disiez sur la PTL, parce que moi, je vous posais un max de questions. Je me disais, finesse, mais là, je suis dans la souffrance et il y a tous ces gueules vachement expérimentés. Je ne sais pas si vous vous en rappelez, mais je vous posais beaucoup de questions sur la récupération, le sommeil, l'effort, le rythme, machin. Et vous m'aviez dit, Tom, je me rappelle plusieurs fois, tu m'avais dit, non, mais tu verras, tu vas oublier. Tu vas oublier que c'est dur et tu vas te réinscrire. Et moi, je me disais, mais jamais de la vie. Ce n'est pas possible. Jamais je ne vais réinscrire. et puis bon, effectivement, après quelques temps, on oublie et on ne se souvient que des bons moments.

Tom Je suis d'accord avec toi, Lou. À tel point que tu vois, sur la Swiss Peak, j'ai découvert ce que c'était que les mals de pied. Donc, moi, je ne prépare pas mes pieds, bien sûr. Je fais exactement ce qu'il ne faut pas faire. Et du coup, sur la Swiss Peak, j'ai souffert pendant 150 kilomètres, je pense. Mais vraiment souffert, mais comme sur la PTL. Sauf que sur la PTL, j'ai oublié. j'ai oublié que mes pieds me faisaient souffrir tellement mon genou me faisait encore plus souffrir et le manque de sommeil et en fait sur la Swisspeak après avoir mal aux pieds pendant 100 km je me suis dit mais qu'est-ce que t'es bête t'as souffert terrible sur la PTL j'avais des ampoules énormes sous les pieds et en fait je l'avais complètement effacé de ma mémoire parce qu'en fait il y avait des douleurs qui étaient bien plus encore des douleurs psychologiques qui me torturait encore plus que ces pieds-là. Et du coup, j'ai eu des problèmes sur Swisspeak. Bon, ça devrait ne plus se passer, parce que maintenant, je vais faire un peu plus attention. Mais je pense que sans les podologues qui sont là sur chaque basili et qui te réparent les pieds, et qui sont fabuleux.

Nico Ah oui, il y a des podologues au basili ?

Tom Podologues et kinés, ils sont incroyables. Tu repars. La vache ! Ah oui, c'est beaucoup plus confort que la pételle.

Nico Ah oui, à nous la pételle, on nous demandait de manger dehors sous la pluie. effectivement, c'est pas la même.

Invité 1 Mais il y a aussi l'esprit train, je trouve. Là, j'ai une anecdote qui me vient. On était en pleine nuit, en train de monter un col. Et on était tous les quatre, parce qu'on était avec Stéphane, en train de monter. Et on voit sur notre carte, il y avait le ravitaillement. On pensait qu'on pouvait dormir à Stravitain. Il y avait beaucoup de vent, mais c'était vraiment pas chaud. Et quand on est arrivé à Stravitain, en fait, c'était un des seuls sur le parcours où, en fait, c'était une tente. Une tente vraiment toute basique, en plein milieu d'une sorte de petite plaine. Et on est arrivé là en demandant, est-ce qu'on peut dormir ? Et il nous a dit, on est complet. En fait, la tente était minuscule. Il y avait déjà des gens qui dormaient presque entre les jambes des bénévoles qui servaient les coca. Et là, moi, je vois sur la table la cloche de la PTL. Et donc, on est là-dessus, génial, il y a quelqu'un qui a fait la PTL, et tout ça, en fait, il y avait dans l'attente des bénévoles quelqu'un qui venait signer la PTL avec son fils, et on lui explique, dans les tas de satis dans lesquels on est, il était un peu désolé pour nous, mais il ne pouvait pas faire grand-chose, et il nous a proposé d'aller dormir une demi-heure. En fait, il avait un petit cabanon à 200 ou 300 mètres de cette tente-là et il nous a proposé d'aller dormir comme ça dedans juste pour qu'on puisse se reposer par terre un peu à l'abri du vent parce que là, depuis les conditions qu'il y avait dehors, on n'aurait jamais pu dormir. On se rend froid. Zéro, mais avec le vent et tout ça, on n'aurait jamais pu dormir et on a pu se reposer là et d'ailleurs je remercie Jean-Laurice qui nous avait proposé ça et d'ailleurs dans la petite anecdote quand on est arrivé dans cette cabane il y avait les deux sars des courses qu'il avait fait et on s'est trouvé presque petit il avait fait deux ou trois fois le Thor, le PTL je sais pas combien de fois tous les deux sars dans ces grandes courses là affichés au mur c'est la petite anecdote et c'est vrai que c'est hyper sympa de sa part de nous avoir permis de nous reposer un petit peu même si moi je pense pas avoir dormi mais peu importe, c'est l'idée c'était quand même de se mettre à l'abri un petit peu en ce moment un peu difficile

Nico Justement, j'allais vous poser la question pour conclure sur une note très positive peut-être les moments les passages de la course qui vous ont le plus marqué, donc vous gardez un souvenir fort. Toi, visiblement, Tom, c'est celui-là. Est-ce que Nico, Clément, vous en avez d'autres ?

Clément Oui, il y a un endroit que j'ai vraiment trouvé splendide et à la fois difficile. C'est la fameuse fenêtre d'arpette qui est juste après Champé, qui est vraiment fantastique. On part de Champé et ensuite on a un piernier pour passer la fameuse fenêtre d'arpette qui n'est pas très haute, qui est à 2700-2660. Et de là, on a une vue sur des glaciers qui est extraordinaire, juste avant de redescendre sur Trient. D'ailleurs, c'est le glacier de Trient. Donc, il y a vraiment des endroits qui sont splendides. Enfin, moi, je crois que c'est un des endroits qui m'a le plus marqué et que j'ai trouvé le plus joli.

Tom Oui, je suis d'accord avec Nico. La fenêtre d'Arpette, on a eu la chance de la faire deux jours. C'est vraiment magnifique. Et moi, j'ai aussi le barrage de Moiris, là, où où on a un lac d'eau turquoise, où on y passe à 10 ou 11 heures du matin. Et les glaciers en arrière-plan, c'est vraiment magnifique. Enfin, vraiment. Et puis après, tous les villages, toutes les cabanes qu'on peut traverser, c'est tellement harmonieux la Suisse. Enfin, avec Nico, on a discuté longtemps sur le parcours. Enfin, tu as envie de venir t'installer en Suisse. Enfin, je t'assure, c'est un espèce de calme. Tout est harmonieux, en fait. là-bas, en tout cas dans ce qu'on a traversé. C'est magnifiant, vraiment. Ce sont des paysages magnifiques. Et après, les ravitaillements puisque ça a été un de nos plus gros sujets de conversation. Pendant 5 km, on parlait du ravitaillement là-dedans et puis les 10 km avant le ravitaillement suivant, on se demandait ce qu'on allait manger. Donc, vraiment une organisation incroyable.

Invité 1 J'ai une petite anecdote aussi par rapport à ça. C'est ça qui me vient souvent pendant cette course-là. Une petite anecdote, on est en pleine nuit, on est tous les trois en train de marcher un peu en sous-bois. Il y a Nicolas qui est 10 mètres devant nous. Et là, on est à la frontale. Il y a un moment où on s'arrête et on voit un énorme chamois en sous-bois, mais avec ses aimances cornes au-dessus. Et là, on ne fait pas de bruit, on avait peur de le réveiller. On était là avec le frontal, Nicolas sur sa copro, il approche tout doucement, en essayant de ne pas mettre de l'éclairage dans ses yeux. on était à Nicolas était je sais pas à 3 ou 4 mètres de cet immense chabois et on avançait on avançait on était ébahis par le truc magnifique

Loïc une bête magnifique

Invité 1 et en fait juste à l'endroit où s'était d'arrêter Nicolas il y avait un immense panneau avec marqué chamois espèce je sais pas quoi qui expliquait l'espèce qu'on devait voir en fait à Tom qui demande de serre chamois donc on s'est retrouvé mais on s'est retrouvé devant ce truc là mais vraiment je sais pas si c'est une nature l'hallucination ou la fatigue qui fait qu'on ne s'en est pas aperçu que c'était une statue. Mais sur le coup, on a bien rigolé pendant longtemps après l'avoir vu. On s'est dit, on répète de s'être arrêté devant ça parce qu'on est resté vraiment si gêné devant ce truc-là. Mais bon, ouais.

Nico Excellent. Ça donne envie. Pour terminer, du coup, qu'est-ce que... Bon, là, encore question biaisée puisqu'on va la faire ensemble, mais c'est quoi vos attentes par rapport au GTC 100 ?

Clément Pour moi, ce n'est pas un objectif en soi. Comme je le disais Clément, c'est vraiment un moyen de pouvoir s'assurer le tort des géants l'année prochaine. C'est aussi un bon entraînement pour la Swiss Peak qu'on va refaire en septembre. Et le tort des géants étant encore un prétexte pour un objectif ultime qui serait de faire le tort des glaciers, donc 450 kilomètres, 32 000 mètres de de NIP, donc là plutôt en 2026, si on arrive à terminer le tour des gens, je crois que c'est 130 heures. Voilà, et donc l'objectif c'est vraiment de passer un bon moment et de rester ensemble. Je pense que sur une distance assez courte, on ne devrait pas avoir trop de difficultés au niveau du sommeil, de l'alimentation, donc voilà, c'est d'en profiter, mais ce n'est pas l'objectif de l'année en soi. En tout cas pour... Une course de préparation

Invité 1 pour l'UTMB et la Diag qui suivront un mois après. C'est une chose de préparation, ne pas se blesser, prendre du plaisir, retrouver les copains. C'est une chose à dire.

Tom Dans cet esprit-là, moi aussi. Et comme Nico, j'ai écouté l'interview que tu as fait de Périne sur le Tor des Glaciers. Périne, on l'a vu sur la PTL. Elle est quand même extrêmement solide et quand raconte certains passages enfin bon je te dis j'en avais la chair de pôle enfin c'est le dépôt en fait je me dis c'est vraiment ce que j'ai envie de tenter c'est pas histoire de faire les courses les plus longues ou tout ce que tu veux en fait d'aller sur chercher en fait le plus de kilomètres mais c'est aller chercher en fait cet inconfort extrême voie cette mise en danger qui peut être qui peut être vraiment je pense hyper intéressante sur une aventure. Donc, comme Nico, c'est vraiment mon objectif. Donc, le GTC est juste un point de passage pour moi.

Clément L'objectif, c'est de passer du bon moment avec toi, Louis, pour le GTC. J'espère que ça te passera aussi bien que sur la PTL. Je rappelle, je vais raconter.

Nico Il n'y a pas de raison. En tout cas, bien hâte. merci beaucoup pour tous ces partages sur la Swisspeak et puis sur votre approche du trail et de l'ultra en général c'était méga intéressant, je suis sûr que ça donnera des pistes à celles et ceux qui veulent se lancer sur la Swisspeak ou des formats équivalents

Tom ouais et puis il faut tant que c'est pas parce qu'on a, enfin toi aussi Loïc je pense que tu t'es d'accord avec moi c'est pas parce que tu n'as jamais fait de 100 miles que tu peux pas t'aligner en fait sur ce genre de format c'est complètement différent et c'est même l'esprit et je trouve assez différent d'un ultra classique. Il n'y a pas de compétition. Il faut juste arriver au bout. C'est une vraie aventure. Je recommande vraiment d'essayer. Peut-être que ce n'est pas fait pour tout le monde, mais je pense que ça vaut le coup de tenter le coup au moins une fois.

Nico Excellent. Voilà, c'est ceux qui nous écoutent. Tentez le coup, lancez-vous. Il faut y aller. Si vous avez des questions, comment on peut vous contacter d'ailleurs s'il y en a qui veulent échanger peut-être plus en détail sur la Swisspeak ou la Diag ou d'autres ultras que vous avez fait

Clément de mon côté j'ai fait une jolie vidéo de la Swisspeak qui est sur Youtube si besoin Loïc d'ailleurs j'ai également la vidéo de la PTL qui est sur cette même chaîne le Marathon des Sables et autres donc voilà si vous êtes intéressé pour suivre vivre de l'intérieur ce qu'on a vécu ces aventures extraordinaires c'est disponible sur Youtube

Nico Nico le Mediaman

Invité 1 on ne s'appuie plus sur Strava ou Facebook

Tom pas très réactif mais bon si j'y vais de temps en temps et je regarde s'il y a besoin je ne suis pas sûr d'être le mieux placé pour donner des conseils aux gens mais mais à mis dix sur Tom c'est très très solide yes

Nico tu auras les liens pour tout ça merci encore les gars c'était trop cool de faire ce petit débrief avec vous bonne préparation du coup pour le GTC et tout ce qu'il y a avant d'ici là je crois que Tom t'as un gros challenge qui t'attend tu vas le faire quand en mai ton énorme trip vélo trail vélo

Invité 1 voilà normalement le week-end vers le 15 mai c'est quoi déjà les distances que tu vas faire ? C'est 300 km de vélo et au milieu, il y a un soumet de 3000 dans les pires.

Nico Voilà. Tranquillement, histoire de bien commencer la semaine. Parfait. Bonne préparation pour tout ça. Et il faut qu'on se calme pour bloquer l'hôtel aussi, non ? Pour le GTC. Trop bien. Génial. Merci beaucoup les gars. Excellente journée à vous. Bon week-end et à très très vite.

Clément A bientôt Loïc. Salut, Luc.

Nico Merci d'avoir écouté cet échange avec Clément, Tom et Nico jusqu'au bout. J'espère que vous aurez apprécié leur débrief. Si c'est le cas, partagez cet épisode autour de vous. Et de manière générale, si vous souhaitez soutenir le podcast, eh bien, parlez des frappés à un maximum de personnes pour qu'encore plus de gens osent se lancer dans leur projet. Vous pouvez également soutenir financièrement les frappés. C'est à partir de 1€ par mois et ça se passe sur tipeee.com. Le lien est en description, pas d'inquiétude. Chaque contribution permet au podcast de maintenir son indépendance. Et je tiens d'ailleurs à remercier une nouvelle fois chaleureusement toutes celles et ceux qui ont franchi le pas et qui soutiennent financièrement le podcast sur la plateforme Tipeee. Merci à vous. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode dans lequel on va parler de randonnée au féminin. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501

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