Les Frappés Les Frappés
Saison 4 Bonus Trail #PTL #GTC #Tor des Géants

27 juillet 2024

108 km et 7200 m D+ en 27h26 : mon récit du GTC 100, entre erreurs et dépassement de soi

Durée · 29 min · Transcription disponible

Cet épisode est cité dans notre dossier · Gérer les troubles digestifs sur un ultra : estomac bloqué, nausées, que faire

108 km et 7200 m D+ en 27h26 : mon récit

Le récit

Voici mon récit de course du GTC 100, un ultra-trail que j'ai couru le weekend du 14 juillet 2024 au départ de Courmayeur, le Chamonix des Alpes Italiennes.

Sur le papier, c'était du 101km pour 8000m de D+. Dans les faits, à cause de la neige ça s'est transformé en 108km et 7200m de D+.

⏱️ Mon chrono final : 27 heures, 26 minutes et 57 secondes.

L'objectif c'était d'aller au bout pour espérer ainsi obtenir un dossard pour la course qui me fait rêver : le Tor des Géants 🔥

Je suis allé au bout. Mais vous l'entendrez, j'ai fait pas mal d'erreurs, notamment dans ma préparation. C'était difficile, mais une fois n'est pas coutume sur Les Frappés, voici un témoignage de plus qui montre que le mental peut nous faire continuer à avancer quand le corps ne le veut plus.

🎙 Les épisodes qui pourront vous intéresser :
👉 Debrief de course - 360 km sur la SwissPeaks avec Tom, Nico et Clément
👉 Mon récit de la PTL : plus de 300km et 26 000m de dénivelé autour du Mont Blanc
👉 Immersion au cœur du Tor des Glaciers avec Perrine Fages

Pour soutenir Les Frappés 👇🏼
❤️ Deviens Tipeur sur Tipeee
✅ Follow le podcast sur ta plateforme d'écoute
🙂 Parle du podcast autour de toi et partage cet épisode
⭐️ Laisse une note et un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify

Pour prolonger l'épisode 👇🏼
📖 Découvre le Journal des Frappés : les enseignements de mes invités, dossier par dossier
💌 Abonne-toi à la newsletter
📸 Suis-moi sur Instagram

Des suggestions ou envie de partager ton avis ? Envoie-moi un email.

Transcription

Lire la transcription intégrale

Ok, kilomètre cinquante, un peu plus même. 3008  de dénivelé positif, 2003  de négatif. Je suis dans le dur. Je suis dans le dur. Par rapport au sommeil, je suis mort complètement épuisé. Salut les frappés, bienvenue dans cet épisode débrief du GTC 100. Le GTC 100, c'est un ultra trail de 101 km, 8 000 m de dénivelé positif au départ de Courmayeur, le Chamonix des Alpes italiennes, auquel j'ai participé récemment en juillet 2024. Alors je vous fais un épisode sous un format inédit sur le podcast, puisque j'ai à la fois des enregistrements réalisés en live pendant l'épreuve, j'avais emporté un micro avec moi et des commentaires enregistrés confortablement assis sur mon fauteuil chez moi une fois l'épreuve terminée.

On va commencer par le commencement. Pourquoi participer à cette Ultra ? Parce qu'il y avait un objectif bien précis qui n'était pas du tout celui du chrono ou de la performance. La raison c'est tout simplement qu'il y a un Ultra Trail qui s'appelle le Thor des Géants, un monstre absolu dans le milieu qui me fait de l'oeil depuis quelques temps. Le Tor des Géants, c'est 330 km, 24 000 m de dénivelé positif, une barrière horaire à 150 heures.

C'est en gros une grande boucle qui part là aussi de Courmayeur et qui a lieu tous les ans en septembre. Il y a 1100 dossards disponibles. Seulement, ça paraît dingue aux gens qui ne sont pas dans le milieu du Ultra Trail, mais il y a beaucoup plus de demandes que de dossards disponibles pour ce genre d'épreuve. donc il y a un système de loterie qui a été mis en place et cette loterie plus il y a de monde moins il y a de chances globalement d'avoir 100 dossards c'est mathématique cette épreuve je voudrais la réaliser avec des copains que j'ai rencontré sur la PTL qui est une autre épreuve bien sympathique que j'ai réalisé en 2022 il y a le lien vers l'épisode débrief en description si vous ne l'avez pas écouté encore et donc la probabilité d'être tiré au sort tous les 4 puisque pour le moment on est 4 la même année est relativement faible

Il se trouve que le GTC 100 est organisé par la même entreprise que le Thor des Géants. Et donc à ce titre il y a une centaine de dossards qui sont réservés aux finisseurs du GTC 100 pour le Thor des Géants. Donc c'est une manière d'esquiver la loterie du Thor des Géants et d'avoir accès de manière quasiment garantie à des dossards pour le Thor. donc voilà c'était l'objectif du GTC 100 aller au bout, finir en moins de 33 heures la barrière horaire et espérer ainsi en tout cas fortement augmenter nos chances d'avoir des dossards pour le Thor des Géants du coup l'année suivante donc on parle bien de 2025 et nous voilà donc partis en direction de Courmayeur avec Tom, Clément et Nico Bon ben voilà on y est, on est à Courmayeur on est arrivé, donc on est vendredi on est arrivé sur les coups de 13h les copains m'ont récupéré à Nîmes hier je les ai rejoints en train, ensuite on les montait en voiture petite nuit à Chambéry et voilà, ils sont arrivés sur place donc il y a quelques heures, on a mangé et là on s'apprête à faire la sieste puisque le départ est à 22h on est en train de refaire les sacs côté météo, c'est pas fameux on va partir sous la pluie a priori c'est même quasiment certain et autour de nous il y a de la neige partout donc voilà le petit paramètre qu'il va falloir gérer crampons obligatoires dans la liste de matos à prendre et on monte à 2008 cette nuit donc c'est sûr certains qu'il y aura du gros nevé là-haut donc voilà apparemment l'Orga a prévu des guides de haute montagne sur les sections un peu engagées pour guider les gens

On va voir ce que ça donne. Et puis voilà, je vous raconterai tout ça au fil de l'eau. Allez, à plus.

Alors côté matos, parlons-en. J'avais joué la carte de la sécurité sur le sac. Initialement, j'avais prévu de prendre un 12 litres de chez Instinct. C'est une marque française, il me semble, qui est vraiment spécialisée sur les produits trade. Or, 12 litres, c'était limite. Les crampons étaient obligatoires. Il fallait aussi deux lampes frontales, 1,5 litre d'eau minimum, une veste très chaude. Parce que jusqu'à quelques jours avant le départ, les prévisions météo, c'était moins 15 degrés à 3000 mètres dans la nuit de vendredi à samedi. Et on montait à 2008. Donc, leur gars avait exigé des vestes deuxième couche qui permettent de tenir à ces températures. et quand on fait 1m91 une veste chaude qui descend à moins 15 ça fait vite beaucoup de volume du coup j'ai opté au dernier moment pour le sac que j'avais sur la PTL c'est aussi un Instinct c'est un 20 litres qui peut être modulé pour monter jusqu'à 24 et franchement avec un tel volume j'étais confort, aucun compromis tout rentrait très bien c'était parfait côté chaussures j'avais des La Sportiva Akira c'est des chaussures assez rigides pas super confort honnêtement par contre très très bien cramponnées et comme il avait pas mal plu si vous vous rappelez mi-juillet je ne sais pas où vous étiez en France mais en tout cas dans toute la partie où moi je me trouvais sud-est il pleuvait énormément c'était la même chose dans les Alpes chute de neige et pluie donc c'était très boueux et je savais aussi qu'on allait passer des nevées donc ça me semblait des chaussures bien cramponnées ça me semblait parfaitement adapté et en secours j'avais une paire de red light alors déjà bien usé mais au moins que je connaissais très bien que j'avais placé dans le sac d'allègement puisqu'on avait un sac d'allègement qui nous attendait à la base vie au kilomètre 80 donc je m'étais dit qu'au moins pour finir avec un peu plus de confort à partir du kilomètre 80 c'était une bonne stratégie bon ensuite très rapidement j'avais un short de trail de chez Simalp un t-shirt synthétique manche courte Patagonia la casquette défrappée évidemment, une veste étanche simalpe là aussi, et veste chaude Arterix, le modèle Atom LT pour être précis, la meilleure veste de tous les temps. Côté bâton j'avais des lequis carbone je crois, et vous savez c'est ceux qui sont utilisés avec des sortes de gants qui viennent se fixer au bout du bâton entre le pouce et l'index c'est des sortes de

Si vous n'avez jamais vu ça, c'est une sorte de gant qui fait aussi dragon.

Du coup, on peut bien appuyer sur le bâton en gardant la main ouverte. C'est assez chouette. En lampe frontale, il en fallait deux. J'avais une Stutz en lampe principale, top pour la batterie, et une Petzl en lampe de secours obligatoire. Et deux bouteilles de sang Pellegrino de 50 cl en guise de flasque, plus une flasque en backup. je déteste les flasques j'ai vraiment du mal avec le fait d'inspirer et du coup je me retrouve vite déshydraté parce que je bois pas assez donc au moins les bouteilles c'est parfait voilà côté matériel je crois que je vous ai tout dit et une montre Coros la Vertix 2 de mémoire là aussi que j'avais acheté pour la PTL là aussi pour la batterie comme la Frontal Stutz jamais besoin de la recharger même avec tous les capteurs au max etc c'est un bonheur incroyable cette montre et ça me permet d'avoir des traces du coup intégrales la PTL par exemple 320 bornes j'ai une seule trace, j'ai jamais arrêté ma montre du lundi au dimanche je trouve ça très chouette voilà côté matos et puis du coup ça y est ça y est on a déposé nos sacs d'allègement auprès de l'organisation vers 21h30 on s'est fait scanner nos bracelets de course qu'on avait au poignet et puis on commence à rentrer dans le sas de départ il y a du monde, c'est au coeur de Courmayer, Courmayer c'est pas très grand il y a une petite place très sympa, qui je pense normalement à vue sur les montagnes je sais pas parce que je suis parti de nuit et je suis revenu de nuit mais j'imagine vu la configuration et l'orientation qu'on voit les montagnes et on était à peu près 500, ça reste assez intimiste comme ultra, voilà, 500 dossards au départ, donc il y avait du monde, mais pas trop non plus, et ce que je peux vous dire, c'est que je ne parle pas italien, par contre, je vous garantis que les speakers étaient déchaînés, et qu'il y avait vraiment une super ambiance

jusqu'au départ. Et voilà, ça y est, on rentre dans le sas départ, du coup, avec Nico, Tom et Clément, il y a du monde, il y a de la musique, il s'est enfin arrêté de pleuvoir, donc a priori, on va partir sans pluie, et ça, c'est quand même pas mal. 30 secondes avant le départ 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, GO!

Je pense que vous l'aurez entendu, il y avait une super ambiance au départ, beaucoup, beaucoup d'énergie qui était communiquée par les speakers et par le public, ce qui était franchement très, très agréable. Et puis, ça y est, c'est parti. Pour un peu plus de 100 km et sur le papier, 8000 mètres de dénivelé. On va voir ce que ça donne.

Et voilà, kilomètre 5 bientôt. Tom et Nico sont partis trop forts pour moi, donc je suis avec Clément. On doit être dans le premier tiers là. Grande descente sur cinq bornes. On est déjà sur des petits singles où ça ralentit. Et puis voilà, il ne pleut pas, mais tout est humide par contre.

Voilà, kilomètre 12 déjà, premier avito passé, j'ai mis une heure 57, 765 mètres dénivelé donc en gros 10% de fait et c'est bon ça et je suis derrière Clément Clément est parti j'ai pas voulu le suivre mais je pouvais pas le suivre ça simplifie le choix et voilà tout à l'heure il commence à faire frais là

bon petit point kilomètre 27 j'en suis à 5h30 de chrono je suis passé par le deuxième ravito j'ai fait 2050 de D+, et 1100 de D- bon sans trop de surprises c'est très compliqué d'accélérer en côte ça fait des années que c'est plus trop mon point fort mais d'y aller quand même pour un de toute façon sur 100km non merci mais là je sens vraiment que le non travail sur le cardio paye vous avez compris j'ai pas travaillé suffisamment cardio et là je prends cher donc stratégie capitaliser sur ma force ce qui je pense va être l'endurance donc je ralentis en montée 600 mètres à l'heure d'ascension et voilà il fait on est monté à 2004 je crois je suis passé par un refuge de la PTL c'était sympa il faisait bien froid mais là étonnamment ça va ça redescend assez vite en fait dès qu'on perd de l'altitude il faisait bien plus froid pendant la PTL donc voilà là normalement il y a une grande descente et après on va attaquer la côte de la mort qui tue qui va piquer de ouf et puis voilà on va voir gros problème de sommeil je le savais j'avais un déficit j'ai pas bien dormi hier soir et quasiment impossible de dormir sur place j'étais allongé sur une dalle béton il y avait un groupe de une classe de danse qui répétait dans le gymnase littéralement à 2 mètres d'où on était donc c'était avec la musique à bloc c'était impossible de dormir donc voilà j'ai pas souvenir sur la PTL d'avoir morflé si vite côté sommeil Là ça va mieux après le raviton Il y a peut-être un début d'hypo aussi Mais voilà Il doit être 3h30 du matin là Attendez 5h40 22 plus 5 1, 2 C'est ça, il est 3h40 Et idéalement j'aimerais bien être au kilomètre 50 A 8h sans me cramer je suis vraiment en mode je suis en descente, en descente je suis vraiment à l'aise mais j'en vois pas je suis en mode récup à fond, j'oxygène au travail de respiration oui parce que je vous en parlerai à la fin mais il y a eu un petit bilan sanguin qui n'était pas très positif juste avant le départ grosse carence de fer et carence de des maux globines donc côté oxygénation c'est pas l'idéal quand on a ça, mais bon bref c'est comme ça il faut faire avec donc voilà la stratégie pas forcer en montée dérouler en descente mais sans envoyer comme un goré pour pas non plus me cramer et puis franchement j'ai apparemment là des passages de nevée un peu hardcore avec des guides de haute montagne qui seront là pour pour la sécurité ça on va le faire de nuit, je vais essayer de pas tomber en bas et puis j'ai hâte que ce soit derrière moi et hâte que la journée se lève parce que demain, enfin tout à l'heure, samedi,

va être a priori magnifique, grand ciel bleu, grand soleil.

Donc voilà, il y aura d'autres challenges très certainement, par exemple l'hydratation, mais chaque chose en son temps. Voilà, à vous les frappés. Ciao.

ok kilomètres 50 un peu plus même 3008 de dénivelé positif 2003 de négatif je suis dans le dur je suis dans le dur pour le sommeil je suis mort complètement épuisé et je pensais pouvoir dormir je m'étais dit que j'allais dormir au cinquantième et en fait le cinquantième c'est genre sur une crête en plein vent juste derrière le Mont Blanc il doit faire je pense 5 degrés et rien donc je peux pas dormir et le prochain est à 12 km donc je pense que je dormirai là et selon il y a deux options soit je dors là bas soit si je le sens je pousse jusqu'à la basique qui est à 80 mais là c'est vraiment vraiment vraiment dur voilà c'est pour ça qu'on fait ça bien je suis reparti reparti je vais arriver du ravito kilomètre 60 où j'ai fait une pause c'était la première fois que je faisais vraiment une pause je me suis assise j'ai enlevé mes chaussures et ça change tout donc c'était très très cool le là il y en a deux qui sont importants un qui est à 70 je crois 69 mais non il y a trois habitants importants 1 69 donc dans pas très longtemps finalement un 8 km plus tard et surtout surtout de la basse vie aux 80 je crois et là ça va être crucial parce que je je ne vous cache pas que j'ai hésité plusieurs fois enfin je me suis posé la question quand même de ce que je fous là enfin le classique quoi le classique et en fait je pense que mon problème de sommeil en fait c'était des hippos parce que j'ai réalisé

que j'ai pas pris d'alimentation sucrée sur trois ravitos d'affilée, pas une barre, rien. Donc en fait je pense que j'étais en hypo énervé mais j'avais les yeux qui se fermaient, enfin c'était vraiment désagréable. Et oui je voulais pas préciser mais le kilomètre 50 je voulais y arriver à 8h30, fail, j'y suis arrivé à 9h15 je crois. Donc voilà, maintenant je me détache du chrono. Gratia. Je me détache du chrono. L'idée, c'est finir. Et voilà.

Je repars de la base vie, donc au kilomètre 80. C'était éprouvant d'y arriver. En gros, il y avait sur moins de 4 km, il y avait 600 mètres de dénivelé. Très très très très raide. En réalité, je pense qu'il y avait peut-être 3 km, je ne suis même pas sûr. En plein soleil. Donc, ça fait très mal. En arrivant, je suis tombé sur Tom et Clément qui repartaient. Ils s'étaient posés une heure et demie. bon du coup ça m'a conforté dans mon choix de m'arrêter un petit peu pour me reposer parce que j'étais vraiment

très très fatigué Je prendrais le temps d'analyser tout ce que j'ai fait là sur cette course mais je suis à peu près sûr maintenant là que je me suis je me suis frappé une hypo en fait sur plus de 30 bornes et qu'elle m'a miné la journée voilà là j'ai mangé des barres, j'ai mangé des pâtes ça devrait aller et là on repart, il reste 20 km donc à l'aile Lou il y a 20 km dont 7 de descente donc il reste 13 bornes sur 13 bornes il y a 2000 mètres de dénivelé donc ça va quand même piquer mais écoutez je suis largement dans la barrière horaire donc je vais y aller mollo vitesse ascensionnelle calée à 600 mètres à l'heure et puis basta quoi il y avait des masseurs à la base vie, première fois que je fais ça sur une course, c'est fabuleux et puis j'ai essayé de dormir et c'était pas possible en fait c'est un l'arrivée d'un téléphérique et donc il faisait des annonces micro qui se réperculaient dans tout le bâtiment et voilà, compliqué, et puis surtout des spasmes de ouf dans les jambes donc j'ai pas dormi mais j'étais allongé, j'ai fermé les yeux voilà voilà prévision d'arrivée, je sais pas entre 1 et 3h du mat' ah, voilà, voilà samedi soir

quelle heure il est ? 18h41 20h41 de course donc je suis réveillé depuis vendredi matin aux alentours de 7h donc carence de sommeil ça y est je viens d'avoir mes premières alus je vous le raconte parce que c'était rigolo j'ai passé 20 secondes à chercher les gens à qui appartenaient le sac de rando sur lequel il y avait une rain cover vous savez les sursacs pour les pluies genre qui était presque fluo mais qu'est ce que c'est que ce truc ils sont où ces gens et je finis par m'approcher en fait c'est un tronc d'arbre éclairé par le soleil là j'en ai voir la deuxième j'étais persuadé qu'il y avait oiseau par terre qui me regardait c'est une branche mais j'étais à moins d'un mètre la nuit va être longue encore ça risque d'être rigolo

ça y est je vois l'univers de courmayeur j'entame la descente finale pas peu content de terminer cette aventure. Franchement j'ai eu la totale entre les hippos, surtout les hippos, un petit peu d'alu sur la fin, bon rien de dangereux mais quand même quoi, impossible de dormir. Et je me suis mis à vomir tout ce que j'ingérais avant-dernière avito. donc qui était au kilomètre 93 non 83 et là je suis à 100 au compteur et je peux vous dire que il doit bien rester 7 km c'était épique et pique mais bon c'est pour ça qu'on les fait je crois les petits partages à chaud alors que je redescends sur courbes ailleurs la leçon c'est que c'est jouable de faire un ultra au mental mais dans mon cas je leur fais jamais parce que la douleur à accepter ça vaut pas le coup donc voilà entraînez vous correctement pour un ultra c'est pas comme moi bon je voulais faire un test je peux vous dire que le test je m'en souviendrai du km 20 au km 110 l'enfer voilà mais bon merci encore à toutes et à tous pour vos messages donc là il va il est 23h30 je pense que j'arrive ici j'ai du mal à dire une année et je vais dormir

ça y est je rentre dans courmayer que c'était long la descente c'était l'enfer j'ai dit ça un peu trop souvent pour cet ultra il m'a vraiment bien attaqué je pense que vous l'entendez j'ai même du mal à faire des phrases à articuler mais très très difficile la fin j'ai trouvé et là c'est interminable aussi je descends dans les petites rues non éclairées de courbe ailleurs c'est même pas dire oui c'est des sentiers en ville dans des chemins forestiers dans pleine ville. Je viens de voir que Charlotte et Lilian suivent le live de l'arrivée, ça me fait trop plaisir. Ok je vous avoue je me suis fait plaise aussi sur la dernière descente. Il fallait un peu que je booste le lego là après avoir morflé pendant 80 bornes du trail donc j'ai doublé un max de personnes en descente je suis allé en descente je me suis plaisant merci merci je vous dis c'est interminable je vais vous je vous laisse en entier ça vous entendez tout je fais que des cendres là je veux pas remonter moi pourquoi ils me font descendre je crois que je suis sous l'arche d'arrivée là Petites alus mais alus costauds Depuis que je vous en ai parlé Costaud costaud Des écœuriers avec des têtes de sangliers Des serpents Des bouts de cuivre Incrustés dans le bois Chelous encore Je peux vous dire Que je vais être content de la passer Cette ligne d'arrivée J'arrive au bon moment J'ai plus de batterie quasiment sur ma frontale c'est parfait puis les mais c'est pas possible quand est ce que j'arrive là j'entends la musique à droite et je m'en éloigne je vous garantis que j'ai pas envie de faire de rab là alors c'est vous là

alors là Merci Voilà Ok, il n'y a personne Ça change du départ côté ambiance Il y a peut-être un rapport avec le fait Qu'il est une ennemie du mat Merci Merci

Et voilà, ça y est, j'ai franchi cette ligne d'arrivée en 27h26, 57 secondes. Franchement, c'était une super expérience avec du recul, je vous le dis. Sur le coup, c'était vraiment difficile. Je pense que vous l'aurez compris. Si c'était à refaire, je ne referais pas du tout la même préparation. Mais quelle expérience. À peine arrivé, on me scanne mon bracelet de coureur. je signe l'affiche de l'épreuve et ça y est c'est terminé il est temps pour moi d'aller chercher mes affaires, prendre une douche manger, me faire une bonne séance de massage et on rentre à la maison dès le lendemain, enfin quelques heures plus tard en réalité puisqu'on est déjà dimanche matin très très tôt merci beaucoup d'avoir suivi le récit de cette course jusqu'au bout, j'espère que ça vous aura donné envie vous aussi de vous lancer sur un ultra ou en tout cas une épreuve qui vous pousse

dans vos retranchements. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode, cette fois-ci classique sur le podcast. Merci encore à toutes celles et ceux qui ont suivi l'épreuve du début jusqu'à la fin. Merci pour tous vos messages. C'était vraiment génial de se sentir soutenu à ce point par une communauté tellement engagée de frapper. Et puis, je vous dis à une prochaine. Ciao !

Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

À écouter aussi · Trail

Dans le même univers.

  • Tom
  • Christine
  • "N'écoutez pas les autres et lancez-vous
  • l'ultra-traileuse

Reste dans la boucle

Le podcast dans ta boîte mail.

À chaque nouvel épisode, l'histoire à écouter et deux-trois trucs qu'on ne met pas ailleurs. Désinscription en un clic.

S'abonner →