Invité 1 Je commence à me refroidir et là je me connais, je me dis c'est bon, je vais faire une hypothermie. Je me suis arrêtée au-dessus du col en mettant ma... et j'ai mis ma couverture de survie, enfin mes deux couvertures de survie que j'avais prises avec moi. Et j'ai attendu en fait et je me suis endormie avec mes deux couvertures de survie. Moi j'ai eu l'impression de me dire, tout le long j'ai essayé d'aller jusqu'au bout et à un moment, quand j'étais... voilà, jusqu'au moment où la montagne avait décidé que je pouvais aller, elle m'a dit « GAM OVER ». J'avais dit le quoi.
Invité 2 réveillés. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyages aux eaux longs cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Mélissène a découvert le trail en 2020. Immédiatement, elle sent l'appel du long. C'est sur ce format, au cœur des montagnes, qu'elle retrouve ce sentiment de liberté qui lui était si chère en équitation, une discipline qu'elle a dû arrêter suite à la maladie de son cheval. En quelques années, elle enchaîne les épreuves, dépasse les 100 km jusqu'à prendre le départ en septembre 2024 du légendaire Thor des Géants, 330 km, 24 000 m de dénivelé positif à boucler en moins de 150 heures. Un témoignage de plus qui nous montre ô combien il est essentiel de s'écouter, de se faire confiance et d'oser se lancer, la vie est bien trop courte pour ne pas tenter ce qui nous fait rêver. Excellent, écoute à vous.
Invité 1 Le tort des gens, c'était début septembre. Le départ, c'était le 8 septembre à midi. Je pense que j'ai arrêté le mercredi soir. Oui, je pense que c'est le mercredi soir.
Invité 2 Et depuis, tu t'es réentraînée ou pas ?
Invité 1 En fait, j'essaie de suivre les conseils de mon coach qui me dit, c'est repos une semaine et puis là, tu peux reprendre avec du vélo. Mais en fait, je ne lui ai pas dit, mais je me suis inscrite à un trail dimanche pour courir. Il m'a dit, samedi, tu recommences à courir, tu marches, tu cours, tu verras bien, etc. Mais là, je me suis déjà inscrite à un trail dimanche. J'ai juste testé ce soir pour voir si les gens vont bien, mais elles vont bien.
Invité 2 Excellent.
Invité 1 Franchement, je n'ai pas...
Invité 2 Et c'est quoi la distance que tu vas faire du coup ?
Invité 1 Là, c'est un 30 km et 1000 mètres de dénivelé. Je ne connaissais pas. Ce tri, je ne connais pas. Je ne serais même plus de dire le nom. C'est en Belgique, du coup. C'est rare quand il y a beaucoup de dénivelé chez nous. Du coup, j'ai vu qu'il y avait quand même beaucoup de dénivelé par rapport aux autres courses. C'est pour ça que je me suis inscrite. Et puis, le 30 km, j'aime bien ces distances-là. Le 30 et le 80, en fait, c'est les distances que... Enfin, pas que je préfère, mais dans lesquelles je me sens vraiment à l'aise, ce que je préfère c'est vraiment aller long mais franchement c'est la distance que je gère et voilà j'ai vu ce trail dimanche et j'ai hâte de voir comment les gens vont aller
Invité 2 curieux d'avoir ton retour après ton trail de dimanche le 30 km et je te dis pourquoi parce que j'ai... Après la PTL, on me demandait souvent qui est un peu le seul gros... Enfin, c'est pas vraiment un ultra-trail mais la très longue distance que j'ai fait. On me demandait souvent « Alors, combien de temps t'as mis pour t'en remettre ? » Et en fait, j'avais une réponse où c'était pas très clair. Au quotidien, je disais à peu près deux semaines, tu vois, pour retrouver mon sommeil normal, arriver à marcher correctement, etc. Enfin, en gros, pas être complètement épuisé au quotidien, deux semaines. Par contre, sportivement, moi aussi j'avais fait un petit alors c'était un 28km je crois en novembre donc la PTL c'était fin août et j'ai fait le 28km en novembre avec mon pote Léviant et au quotidien j'avais plus rien donc je m'étais dit bon bah bingo tu vois c'est bon je peux reprendre le sport et en fait à l'effort je l'avais pas du tout mais alors pas du tout récupéré j'espère que ça va pas te voir tu me diras toi ce que ça donne sur ton petit trail mais moi j'étais complètement mort et j'ai fini en fait j'ai marché au 18ème je crois jusqu'à la fin tu vois tu étais épuisé
Invité 1 ouais c'est ça c'est bizarre je trouve qu'aller d'une course à l'autre ça change beaucoup la récup je ne suis pas spécialisée je ne suis pas coach mais je veux dire je me rends compte que en fait ça dépend je pense des intensités que tu vas mettre dans une course ou une autre et puis ouais du coup si tu as terminé au mois d'août et qu'au mois de novembre tu étais encore épuisé il ne faut pas demander ça doit être une sacrée épreuve c'est une sacrée épreuve c'est pas une question ça veut dire que t'as vraiment bien donné c'est énorme
Invité 2 et puis je pense qu'il y a le sujet de moi clairement mon corps était pas habitué à ça
Invité 1 oui bah oui
Invité 2 quand je vois des gens comme Périne Fache que j'ai reçu sur le podcast qui enchaîne des de tous les côtés ou Marjorie qui est une ultracycliste qui fait quand même beaucoup d'épreuves d'ultra-endurance c'est dingue ça te fait dire que le corps est capable avec l'entraînement ça fait aussi mesurer la distance phénoménale qu'il y a en tout cas entre moi et ces athlètes
Invité 1 après je me suis déjà posé la question en fait c'est comme que tu vois Lucas Papy il enchaîne les ultras Claire Berouette aussi et en fait du coup il les enchaîne et je me demande du coup si le corps ne s'habitue pas à cet effort là et que finalement ça devient comme marché ou comme respecter le corps s'adapte et plus à mon avis on en fait plus on peut en faire plus le temps de récupération est court en fait je me suis déjà posé ces questions là
Invité 2 je pense que c'est un peu comme le sport de haut niveau tu vois les athlètes qui préparent les jeux si tu fais faire un sportif lambda lors une semaine type d'entraînement je suis à peu près convaincu que quel que soit le sport olympique qu'on sélectionne il n'y a pas grand monde qui peut tenir le rythme pourtant ces gens là font c'est leur quotidien
Invité 1 c'est magnifique
Invité 2 bref la capacité d'adaptation du corps
Invité 1 l'année passée j'avais fait la TDS et je pense que c'est 3 semaines après je m'étais inscrite au défi CAP48 et en fait c'est une association qui aide les familles que la maladie de l'autisme touche et c'était aussi 100 km et j'avais terminé en fait j'en avais fait en rando trail j'avais terminé et par contre une semaine après j'ai commencé à avoir des tendinites partout j'étais vraiment à la fin je pense que j'avais vraiment tout donné mon corps il me disait écoute écoute moi un petit peu repose ça après à un moment ou un autre je pense que le corps si on récupère pas il nous le dit je trouve ça fascinant découvrir comment le corps il réagit à tout ce corps moi ça me fascine en tout cas
Invité 2 clairement bah écoute on va parler de tout ça, de ta découverte de tes capacités physiques en trail notamment, physique et mentale bienvenue du coup après cette longue intro sur le podcast super content que tu débarques au micro défrappé en direct de Belgique, il y en a qui avaient spoté le petit accent
Loïc ils sont en train de se voir là
Invité 2 non non c'est très très léger
Loïc mais en tout cas
Invité 2 blague à part bienvenue sur le podcast, ravi de te recevoir et puis écoute ce que je te propose c'est en petite introduction donc je pense que les gens auront compris qu'on va parler de trail mais en intro malgré tout est-ce que tu peux nous en dire plus dans les grandes lignes sur ton parcours sur ce que tu fais aujourd'hui et sur la manière dont tu as débarqué dans l'univers fascinant du trail
Invité 1 ok merci à toi de m'accueillir ça me fait super plaisir donc du coup moi c'est Mélissène donc je viens de Brigitte comme tu l'as dit je suis dans la vie donc je bosse en tant qu'inspecteur de police enquêteur en fait à la section homicides et j'ai découvert le trail il y a 4 ans en fait. Donc je suis une ancienne, enfin je suis toujours passionnée des chevaux parce qu'on n'oublie jamais les chevaux mais j'ai monté beaucoup à cheval, j'ai commencé à l'âge de 12 ans jusqu'à du coup mes 35-36 ans, l'équitation. après le enfin c'était vraiment devenu ma vie ma deuxième vie donc après le boulot j'enchaînais l'entraînement des chevaux, le dressage la connexion du coup avec la nature via les chevaux et donc il y a 4 ans d'ici mon cheval s'est blessé il a chopé une maladie en fait et donc je ne peux plus le monter il est à la retraite, il fait une retraite anticipée il est bien tranquille dans une prairie et du coup suite à ça pour moi c'était une page de ma vie qui se tournait j'ai bien dû renoncer aux chevaux parce que je ne retrouvais plus le goût de monter à cheval parce que ça m'avait rendu très triste et donc je n'arrivais plus à retrouver la magie, la passion pour les chevaux donc j'ai vraiment abandonné ça et je suis partie pendant mes congés j'ai pris ma voiture et j'ai traversé la France pour aller dans les Pyrénées à la montagne que je ne connaissais pas du tout à savoir qu'avec les chevaux je voyageais pas du tout je restais tout le temps dans mon petit village avec mes chevaux et du coup cette année-là je suis partie à la découverte de la France et j'ai atterri dans les Pyrénées où j'ai fait de la rando j'ai même découvert le balisage en rando pour te dire je ne connaissais rien du tout c'est lent ah oui non je connaissais vraiment rien en fait et du coup voilà j'ai atterri dans les Pyrénées j'ai découvert la Gavarnie en fait et j'ai tout de suite été émerveillée j'ai déjà commencé à arriver à ce moment là en fait, j'ai trouvé ça tellement beau que je sais pas ça ça me touchait déjà beaucoup en fait et j'ai retrouvé aussi en faisant du coup les randos par là ce côté liberté que j'avais avec les chevaux en fait ce côté un peu sauvage on lâche prise on avance, on avance et voilà j'ai retrouvé ça à la montagne donc j'ai directement été touchée et j'ai été aussi fort attirée par les sommets en fait je trouvais que quand on arrivait en haut en fait c'était la récompense de l'effort qu'on avait fait pour y arriver et le sentiment qu'on a quand on est en haut sur le sommet ou sur le col il est magique et donc voilà de fil en aiguille en faisant les randonnées j'ai croisé des gens et donc ils m'ont expliqué qu'en fait on courait en montagne pour t'addire je ne savais même pas qu'on courait en montagne et pour moi la course à pied c'était sur le macadam c'était la route et donc j'ai commencé dans un club de trail qui venaient d'ouvrir dans la région de Soigny-Brenne-Comte. Et donc là, j'ai découvert les entraînements typiques trail parce que je voulais m'entraîner pour pouvoir faire des longues distances en montagne. En fait, déjà en commençant, je savais que c'était des longues distances que je voulais faire. Et sans me prendre la tête plus que ça, j'ai commencé par un 15 kilomètres et j'ai tout de suite fait des 30, 40, 50 je pense dans la foulée sur un an je pense déjà avoir fait j'ai été jusqu'à 80 km sur la première année que je faisais du tourner quand je commence un truc je suis un petit peu à fond j'ai une grande passionnée je fais tout avec passion
Invité 2 et ça c'était quelle année du coup ?
Invité 1 c'était en 2022 non 2020 je pense c'était fin 2020 donc j'étais partie dans la Pyrénées à l'été 2020 et je pense que c'est au mois de septembre, au mois d'octobre je commençais mon premier trail je crois que c'est à Profondeville qui est du coup un village en Belgique je commençais mon premier trail là avec un 15 km et alors du coup j'ai découvert la discipline comme ça en fait et je voyais les gens qui couraient dans les montées et je me dis ah punaise c'était impressionnant quoi et je voulais y arriver, je voulais faire ça et je voulais faire des longues distances parce que pour moi c'était l'évasion qui m'intéressait et la découverte des paysages et le voyage en fait que j'avais pas fait jusque là et donc la première année j'ai été jusqu'à 80 km en Belgique et je me suis inscrite je pense pour l'année suivante sur mon premier 100 km du coup en France c'était le trail l'Ultra de Saint-Jacques. J'ai terminé, c'était un 125 km ou 130. Du coup, je l'ai terminé et j'ai adoré cet esprit, la solidarité, les rencontres qu'on peut faire sur des longues distances, l'ambiance, la découverte des montagnes. Là, c'était de la moyenne montagne, mais c'était déjà bien. Et puis, la passion que les organisateurs de course mettent dans leurs courses, en fait. Je trouve que ça se respecte vraiment beaucoup. Ainsi que les bénévoles, en fait, je trouve que c'est un ensemble, en fait, c'est une mentalité et un état d'esprit. Et du coup, j'ai fait celui-là. Et après, je dois avoir fait, je pense, de nouveau... Oui, j'ai refait des trails en Belgique. Mais après, je suis repartie sur mon premier trail en montagne l'année d'après. Et c'était sur les deux Alpes. c'était au Deux-Alpes, c'est le défi de la musée qui est un trail à l'étape et pour moi ça me rassurait le fait que ça soit à l'étape parce que je pars toute seule donc découvrir la montagne toute seule c'est pas toujours hyper rassurant et du coup ce trail à l'étape il me rassurait et donc j'ai découvert vraiment la montagne quasiment la haute montagne à ce moment là et puis là j'ai enchaîné je prenais comme entraînement les trilles en Belgique, en fait, des 30, 40, 50, voire 80. Et alors, dès que je voulais faire un ultra, je me disais d'office, et là, c'est en France d'office. Donc, je visse tout le temps en France, et là, du coup, j'imagine en faire en Autriche maintenant, ou en Italie, du coup. Enfin, bref. Du coup, à l'époque, je restais sur la France, je me disais, je ne quitterais pas la Belgique avant de pouvoir faire un 50 km, en fait, et du coup, je suis vite partie faire plus long pour pour pouvoir voyager et là après je pense après le premier défi de la musée je pense que j'ai fait je ne sais plus lesquels mais en France du coup j'ai fait attends je réfléchis j'ai fait le lavarado en Italie j'ai fait le 80 et c'était juste magnifique et du coup le 80 je suis restée un petit peu sur ma faim et je me suis inscrite pour l'année d'après sur le 120 et j'ai eu la chance d'être prise sur le 120 que j'ai fait du coup cette année-ci à savoir que avant j'avais fait la TDS, donc l'année passée j'ai fait la TDS c'était 146 km je croyais c'est 9000 m de dénubilé et donc après le 80 du Lavaredo j'ai fait la TDS le 156 146 pardon et du coup cette année j'ai fait le Lavaredo le 120 et je me rends compte que tout ça m'a préparé à pouvoir faire le tour des géants c'était un message ouais et du coup je suis trop heureuse de pouvoir faire ça je pense que j'ai beaucoup de chance et voilà quoi ça me passionne, j'ai envie de continuer même dans la longue distance du coup en faisant le tour des gens, je découvre d'autres courses en parlant avec les gens et tout, et voilà j'ai trop envie enfin je suis une fonceuse dans la vie du coup j'ai envie de foncer après oui, après améliorer aussi les temps la résistance musculaire et tout ça, bien sûr j'ai envie d'évoluer aussi sur cette distance là mais j'ai aussi avant tout envie de découvrir les trails et voilà
Invité 2 Impressionnant en termes de montée en puissance c'était quand même hyper rapide je pense que c'est chacun son parcours des fois il y a des gens qui disent oui mais en fait il faudrait y aller doucement commencer une première année par des 10 km puis l'année d'après des 20 ou 30 en fait je pense que c'est chacun si toi tout de suite t'as kiffé les longues distances et que c'est là dessus que t'es à l'aise vas-y tu vois en fait je pense que ce qui est vraiment important c'est que ce qui t'anime je veux dire que tu te lances sur ce type de course pour les bonnes raisons pas parce que t'as vu un reportage sur l'UTMB que tu te dis que c'est absolument ça qu'il faut faire j'imagine que ce qui est vraiment important c'est que tu prennes du plaisir dans ce que tu fais dans les distances sur lesquelles tu te lances et puis pas en barre mais c'est vrai que quand même pour quelqu'un qui se met au trail t'es tout de suite allé sur du long
Invité 1 du coup je vais t'en dire encore je pense que je l'ai su directement que je voulais faire du long je pense que d'ailleurs que les copains qui m'entouraient à ce moment là le savent bien dans mon premier club de trail mais du coup, je pense qu'il le savait bien. Et voilà.
Invité 2 C'est quoi ce que tu as attiré ? Qu'est-ce qu'il fait ? Tu penses que tout de suite, tu as été attiré vers le long ?
Invité 1 En fait, je sais que c'est dur. C'est dur, mais après, c'est aussi magique que tout se mérite. Et je trouvais que tout le travail, tout le cheminement qu'il y a pour arriver à un ultra, je trouve que c'est ça qui est passionnant et qui est magique. je trouve que c'est ça c'est tout le parcours pour arriver à ça qui est bien parce qu'en fait on évolue, on s'épanouit on sent que on trouve sa voie ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas et voilà je pense que c'est vraiment ça, c'est vraiment le chemin pour y arriver qui est magnifique qui est plein de sens en fait et du coup je pense que c'est tout ça le fait d'avoir aussi après depuis que je suis toute petite j'ai un peu enfin j'ai mes parents qui aiment bien enfin c'est des courageux je veux dire c'est des bosseurs et je pense que j'étais éduquée comme ça le fait d'avoir du mal pour arriver à quelque chose ben en fait ça fait partie de mon éducation je pense et voilà et c'est comme ça du coup ça me pose pas de problème je sais que voilà ça fait partie du jeu et ça forge le caractère et voilà
Invité 2 et ça fait des souvenirs de fous
Invité 1 et ça fait des souvenirs de dingue c'est sûr c'est sûr parce que du coup, je me dis tout le temps. Mais en fait, j'ai envie plus tard de pouvoir raconter tout ce que j'ai vécu, en fait. J'ai envie de dire aux gens, aux petits-enfants, à mon fiole, à mon neveu et tout ça, que voilà, j'ai fait ça. Et tout ça, tu vois, c'est magnifique. J'ai envie de leur raconter ce qui se passe ailleurs, en fait. Et je pense que ça aussi. J'ai envie d'avoir une histoire, en fait, d'écrire mon histoire. Et je pense que ça fait partie, l'Ultra va faire partie de ça, en fait. Et j'en suis toute contente.
Invité 2 c'est quoi tu dirais l'anecdote qui t'a le plus marqué à tes débuts ça fait pas non plus 20 ans que tu fais du train mais tu commences à avoir emmagasiné quand même une très belle expérience quand tu regardes en arrière est-ce qu'il y a une scène un moment en particulier sur quelque chose que tu faisais sur l'alimentation quelque chose qui te paraît un peu drôle aujourd'hui dans les habitudes que tu pouvais avoir à l'époque ou justement des choses que tu ne savais pas et que tu sais aujourd'hui
Invité 1 ah oui j'en ai une belle d'ailleurs maintenant ça me fait rire mais à l'époque ça m'a bien fait peur et c'est là que je me suis rendu compte qu'en fait il fallait apprendre et qu'on pouvait pas toujours être fonceur et foncer tête baissée quand même on me le reproche un peu mais en fait donc dans cette année découverte de la montagne en fait j'avais oublié ça je suis allée du coup à Chamonix parce que c'était un peu la capitale du trail etc donc j'avais entendu parler de Chamonix et donc j'y suis allée et du coup j'ai aussi continué à découvrir la randonnée par là et notamment le Mont Buet en fait je pense à 2005 un truc comme ça d'altitude et je dormais en auberge en fait et il y a une dame qui me demande où je fais ma rando et moi je lui dis je vais aller au Mont Buet, j'avais vu sur une application que c'était une chouette rando à faire et en fait du coup elle me dit c'est quand même fort engagé, bon courage je ne relève pas trop sa réflexion et je me dis c'est une rando et du coup je monte, je prends le chemin et à un moment j'arrive à un passage où il y a de la neige à savoir qu'à l'époque je ne connaissais pas du tout la neige, je n'ai jamais fait de ski ni de raquettes ou quoi que ce soit et donc je me suis assise sur un rocher qui était au bord de la neige déjà j'avais demandé au refuge si c'était accessible le mont Buet et il me dit, oui, il a juste neigé cette nuit-ci, mais tu verras la trace, suis la trace et tu verras bien. Mais je n'avais pas de bâton, même pas de crampon ou quoi que ce soit. Je ne connaissais même pas ça à l'époque. Je ne savais même pas qu'il fallait prendre des bâtons. Donc, je portais sans bâton. Après, oui, j'avais une tenue de traits, ce qu'il faut pour ne pas avoir froid et tout ça. Je prenais toujours une couverture de survie avec moi aussi et une frontale au cas où je me perdais. J'avais quand même du matériel au cas où. Mais voilà, tout ce qui était bâton, je n'avais pas. Crampons, je ne connaissais pas non plus. Et donc, je suis effectivement à la trace qui est légèrement tracée par les personnes qui sont passées là avant moi. Et en fait, à un moment, je me rends compte quand même que je glisse pas mal. Et je me dis, c'est bon, je vais quand même y arriver. Je vais quand même y arriver à savoir qu'en fait, on voyait les falaises. Enfin, à l'île des Nevers, en fait, on voyait la falaise à droite. et moi j'avais jamais vu ça non plus donc je me disais bon ok j'ai pas trop envie de glisser et donc à un moment en fait j'attrape quand même peur et donc je m'arrête pour réfléchir un peu à savoir si je continue pas et je voyais le sommet qui était en haut et je voulais vraiment y aller et je vois deux trailers descendre à ce moment là au fait du sommet qui était enneigé en fait il y avait de la neige à partir de l'emplacement où j'étais jusqu'au sommet et je les vois descendre de là et je vais quand même leur demander si c'est accessible avec le matériel que j'ai sur moi, c'est-à-dire des bêtes baskets de trail sans plus. Et ils me disent, oui, vas-y. Et donc moi, j'y vais et je continue. Mais à un moment, je me suis vraiment fait tellement peur que j'ai fait demi-tour et je me suis mis sur les fesses pour redescendre tout tellement que j'avais peur. Et du coup, j'ai perdu aussi la trace. Je voyais le refuge de loin. J'ai perdu la trace. Du coup, j'ai tout escaladé quasiment en ligne droite, en descendant en fait, en ligne droite. Enfin, voilà, je veux dire, c'était assez inconscient de ma part, je l'avoue. Là, maintenant, c'est le truc à ne pas faire parce que, voilà, du coup, s'il nous arrive quelque chose, on va solliciter les hélicos et tout ça, alors qu'on est parti un peu de manière inconsciente, donc ce n'est vraiment pas le truc à faire. Mais bon, voilà, moi, je découvrais et je ne me rendais pas compte de ça à ce moment-là. Et donc, j'ai tout descendu en ligne droite. Je me suis rendu compte que j'avais fait un jour d'escalade, mais sans matériel, complètement perdu. et arrivé enfin au refuge en fait je me suis dit c'est bon je suis vivante, j'ai survécu je ne sais pas comment mais du coup après j'ai continué à descendre et je t'ai fainé à un moment tout le long du chemin en redescendant en pleurant, en lui disant franchement j'ai eu la peur de ma vie, j'ai cru que j'allais mourir j'ai quand même été j'ai quand même assez j'ai quand même bien eu peur mais du coup ça a déclenchi en moi le fait de vouloir apprendre de découvrir encore plus les techniques en montagne et l'année d'après je m'inscrivais à un stage d'alpinisme et voilà quoi du coup j'ai continué avec le club de trail tout ce qu'il y avait autour de la montagne j'essaye de l'apprendre à ce moment là j'ai fait de l'alpinisme ici je continue à essayer d'apprendre tout ça pour pouvoir progresser en toute sécurité donc voilà ça c'est l'anecdote
Invité 2 c'est un avouable ouais c'est engagé quand même, c'est un 3000 presque 3100 et c'est le dernier si je me souviens bien enfin je me souviens très bien du Mont Bué mais c'est le dernier sommet je crois pas qu'on ait fait d'autres sommets qu'on a fait sur la PTL et nous on l'a fait de nuit et on avait pas de neige et c'était déjà vraiment sportif ils avaient créé la voie en mode via ferrata c'était ouais c'était c'était quand même assez technique donc je viens de voir qu'avec de la neige et ça a été épique je crois qu'il y avait deux Slovaques sur notre édition qui avaient même été héliportés en pleine nuit depuis le sommet c'était assez épique le mont bué ok donc voilà
Invité 1 ma découverte de la montagne autodidacte donc voilà
Invité 2 et ça avec du recul avec des scies on peut faire plein de choses mais tu penses que si t'avais si t'avais eu plus d'expérience de la montagne ou conscience de ce dans quoi tu te lançais tu penses que tu serais allé aussi vite sur du long ou t'aurais eu des étapes intermédiaires
Invité 1 non je serais j'aurais rien changé j'aurais été aussi vite sur du long je me serais dit bah tant pis je veux dire enfin j'aurais appris en fait sur le tas quoi comme on dit je sais pas si on dit ça en France mais ça se dit j'aurais appris comme ça je pense que j'aurais rien changé à part éviter le côté inconscient de cette ascension avortée au niveau de l'ultra j'aurais continué après ce qu'il y a eu aussi au début que j'ai fait du trail je me suis blessée parce que je n'ai pas du renforcement musculaire donc ça c'est aussi quelque chose que j'ai appris et par moi-même. Maintenant, je fais tout le temps du renflou pour ne pas me blesser et pouvoir continuer à évoluer. Dès qu'on se blesse, on a arrêté. On perd ce qu'on a acquis jusqu'à ce moment-là. Si c'est quelque chose que je pourrais changer pour répondre à ta question, c'est en besoin du renforcement. Par exemple, du renforcement musculaire, c'est quelque chose que j'ai découvert pour pouvoir continuer.
Invité 2 Sachant que pour ton... Tu l'as évoqué très rapidement. donc tu es dans la police belge pour ton métier est-ce que tu as besoin d'avoir une forme physique par rapport à tes missions tu vois ton périmètre d'intervention est-ce que tu as besoin d'avoir une activité physique au top ou toi tu es plutôt sur de l'investigation de la recherche etc
Invité 1 alors du coup moi j'ai commencé la police en étant en intervention donc j'ai fait l'intervention pendant 8 ans alors oui l'intervention du coup c'est Et donc, on travaille en première ligne. Donc, il y a une situation urgente qui est portée à la connaissance d'un dispatching, en fait. Et du coup, nous, on est sur le terrain et on est envoyé sur cette situation urgente qu'on doit gérer, en fait.
Invité 2 Par exemple, un vol à l'arraché, un accident, ce genre de choses, c'est ça ?
Invité 1 Ça peut être un vol à l'arraché, un accident, un vol avec violence, un braquage en cours, un meurtre, des dégradations, de la violence congégale, donc un problème familial, des personnes ivres sur la voie publique, ça peut être de tout, en fait. Et du coup, oui, ça sollicite quand même une certaine forme physique. Après, pas non plus une forme physique comme la forme des unités spéciales, par exemple, parce que eux, c'est encore plus poussé comme intervention. Je veux dire, ça demande quand même une certaine forme physique. On doit pouvoir courir derrière quelqu'un. Je veux dire, pouvoir, si à un moment on doit maîtriser quelqu'un on doit pouvoir avoir le souffle pour pouvoir aller jusqu'au bout de la maîtrise donc voilà oui ça demande une certaine forme physique c'est déjà demandé on a un code de déontologie qui nous demande d'entretenir notre forme physique après voilà ça m'a pas posé problème parce que encore une fois depuis que je suis petite je suis assez sportive à un moment on nous emmenait à vélo, faire des 10-20 kilomètres. Je ne pense même pas à 10 ans quand j'ai commencé à faire du vélo. Ça fait vraiment partie du truc. Même en montant à cheval, je continue à courir 2-3 fois par semaine. J'ai trouvé ça normal. Ici, je fais partie d'un service d'enquête et de recherche au niveau fédéral. Là, il y a un travail de recherche qui se fait au bureau. Mais en fait, on est aussi amené à aller en perquisition, d'aller aussi sur des scènes de crime, des choses comme ça. Donc voilà, oui, il faut quand même avoir une bonne condition physique sans non plus avoir celle de l'intervention. Mais après, je pense aussi que ça fait partie de l'hygiène de vie. Je trouve que de faire du sport, c'est bon pour la santé. Au-delà du boulot, je pense que c'est bien d'avoir une bonne santé, un bon état physique. Je veux dire, une bonne condition physique.
Invité 2 Complètement. Oui, puis après, j'imagine aussi que, ça ne va pas être le sujet, donc on ne va pas rentrer dans le détail, mais faire de la recherche sur des scènes de crimes, etc., d'homicide, je suppose que le sport fait peut-être aussi partie de ton équilibre pour te changer des idées et voir autre chose, j'imagine.
Invité 1 Oui, tout à fait. Ça fait partie de mon équilibre et aussi de ce qui me donne de la force aussi pour pouvoir faire ce genre de distance. Donc, ça nous change les idées. Dans notre boulot, on est quand même confronté au côté le plus monstrueux de l'être humain. Et du coup, le fait de sortir de ça par la montagne et par les gens qu'on peut rencontrer sur des trilles, ça nous rappelle que l'être humain, il y a quand même des super bons côtés et qu'il y a quand même des belles personnes sur la Terre. Donc, ça me remonte le moral et ça me fait chaud au cœur. ça me touche de voir qu'il y a de belles personnes aussi sur cette terre et c'est ça qui fait partie un peu de l'équilibre parce que sinon si on verrait que perso si je vois que des gens comme les auteurs des crimes qu'on côtoie je pense que je deviendrai folle donc voilà c'est hyper rassurant ça me donne vraiment envie d'aller vers les gens de connaître aussi leur histoire de m'intéresser à eux et aussi de prendre aussi soin d'eux mais ça je pense que ça fait partie c'est comme pour notre boulot une de nos missions c'est de protéger les gens ça fait partie de moi je pense que même en trail j'aime bien s'il y a quelqu'un qui n'est pas bien ou quoi j'essaye de l'aider si je peux je m'inquiète toujours pour une personne ou l'autre même que par une parole je trouve que ça fait partie des qualités de l'être humain sur les trills ou dans le sport en général je pense qu'on rencontre beaucoup de gens avec beaucoup de qualité ça fait du bien ça rassure
Invité 2 clairement et puis le côté
Invité 1 que ce soit des 20 parce qu'il n'y a pas que l'ultra même un 10 km ou même un 5 km la force qu'on peut qu'on doit avoir pour pouvoir terminer un objectif moi j'y l'ai aussi grâce à ce qu'on voit chez nous au travail on relativise beaucoup on se rend compte que nous on a vraiment la chance de pouvoir être en bonne santé d'avoir encore toute notre famille en fait et de ne pas être entourée de personnes forcément toxiques donc ouais ça nous donne de la force et la pêche et je pense perso moi je ne me plains jamais d'avoir mal pour moi j'ai même pas mal je pense que ça fait partie du truc en fait c'est le corps qui progresse en fait la douleur donc voilà c'est pas
Invité 2 j'avais eu un invité je crois que c'était Jonathan qui me disait ça qui est un français qui vit maintenant en Norvège et qui est en train de tout mettre en place pour devenir aventurier professionnel et qui avait eu une petite phase de sa vie où il était militaire et où on lui disait régulièrement apparemment que la douleur c'était la faiblesse qui quittait le corps j'avais trouvé ça énorme
Invité 1 c'est pas mal aussi et puis à se dépasser si on peut sortir de nos zones de confort c'est aussi on s'en vivre aussi je sais pas ça fait partie du truc et je trouve ça bien parce que si on vivait jamais rien si on avait jamais mal je veux dire on se rendrait pas compte de la chance qu'on a non plus d'arriver à quelque chose on peut être fier quand on a accompli quelque chose on peut être fier de ce qu'on a accompli voilà je me fais bien comprendre si si tu pensais encore à autre chose
Invité 2 je sais plus où est-ce que j'ai lu ça je crois que c'est ma femme qui m'a envoyé un article en gros qui disait c'était assez intéressant qui parlait des des situations difficiles
Loïc oui
Invité 2 de la vie de tous les jours et en l'occurrence ça c'était l'angle de la parentalité tu vois qui disait bah en fait voilà s'identifier comme quelqu'un qui est patient par exemple c'est une chose mais réellement être patient en fait pour valider le fait que tu es réellement patient ou que tu es réellement je sais pas résilient ou peu importe tu vois ce trait de personnalité qui te caractérise, en fait ça ça peut s'exprimer que dans des situations difficiles autrement au quotidien personne n'est résilient pour aller acheter du pain ou prendre de l'essence pour sa voiture
Loïc oui
Invité 2 par contre quand tu casses tes bâtons sur un ultra trail à je ne sais pas 100 km de l'arrivée tu vois que tu te retrouves sur un EV avec pas le matériel adapté et qu'il faut redescendre mais que tu ne sais pas où tu es bon bah c'est des situations qui sont difficiles oui mais là bah oui là en fait tu peux vraiment exprimer tout ton potentiel et cette force que tu as en toi donc je trouve ça intéressant
Invité 1 c'est ça, je trouve ça intéressant aussi c'est vraiment ça en fait
Invité 2 mais du coup sur toutes ces années de pratique, tu dirais que ça a été quoi les plus gros apprentissages que tu as fait ou en tout cas avant d'aller dans ce niveau de détail tu dirais que c'est sur quels aspects que tu as le plus progressé, est-ce que ça a été la nutrition la connaissance de la montagne le matériel t'a foulé, est-ce qu'il y a vraiment un point en particulier sur lequel tu vois une grosse différence entre Mélissène aujourd'hui et Mélissène 2020 ? Oui,
Invité 1 point de vue de la foulée, je n'ai jamais changé ma foulée, parce que je pense que ça doit être instinctif, je pense que là, je n'ai jamais travaillé ma foulée. Sur la nutrition, par contre, j'ai des gros soucis parce que je suis intolérante au gluten et au lactose, et donc sur les traits, les ravitaillements, c'est hyper compliqué pour moi. Donc, je teste à chaque trait ce qui me va en fait, mais je mange rarement au ravitaillement. Donc, je transporte tout sur moi. Donc ça, je l'ai appris tout le temps. Donc ça, c'est aussi quelque chose dans lequel j'ai beaucoup progressé parce que du coup, en entraînement, je dois apprendre mais après, je pense que c'est un peu comme tout le monde, apprendre à manger en fait. Et moi, je ne mange de toute façon que des produits que j'emporte sur moi. donc je dirais voilà ça me change pas trop mais mon corps s'habitue de plus en plus à manger donc c'est bien après il faut pas manger en dehors du trail mais je dirais pendant le trail ça va j'arrive de plus en plus à manger ce que j'ai besoin pour avancer parce qu'en fait j'ai fait début de cette année-ci j'ai eu un ou deux abandons sur la distance que je voulais faire ici en Belgique mais sans me préparer je voulais faire un 100 km le lundi et le samedi je me lançais sur le 100 km sans préparation c'était comme ça et en fait par exemple j'ai eu un blocage au niveau du 70-80 km donc on a travaillé ça avec mon coach et ici j'arrive à bien manger j'ai trouvé les produits qu'il me fallait et voilà ma propre technique de nutrition et voilà donc ça j'ai quand même bien progressé
Invité 2 typiquement t'emmènes quoi côté nutrition ?
Invité 1 je dois dire les marques
Invité 2 ou tu vois le type de produit
Invité 1 du coup moi j'aime bien tout ce qui est les drink mix en fait ce que je mets dans les gourdes c'est une poudre qui t'apporte tout ce qu'il faut au niveau glucides, BCA et tout ça, électrolytes que tu mets sous forme de poudre tu la mets dans une gourde une flasque de 500ml donc j'emporte ça avec moi et alors je fonctionne avec des compotes ou des gels et de temps en temps après en été je vais compenser avec des électrolytes j'en apporter un peu plus que ce qu'il y a déjà dans le drink mix donc là je prends une flasque en plus d'électrolytes et donc c'est des pastilles qu'on met dans l'eau qui se dissout en fait dans la flasque et voilà je fonctionne franchement qu'avec ça ou avec des maintenant ils font de plus en plus et c'est trop bien c'est des barres sans gluten donc ça c'est top pour moi quoi, merci d'ailleurs d'avoir inventé ça parce que du coup il y a ça, plus des protéines aussi ça je découvre aussi du coup sur les l'ailons je découvre qu'il faut aussi prendre des protéines et voilà pour reconstruire le muscle et voilà
Invité 2 est-ce que t'as testé ou pas encore les pommes de terre cuites dans l'eau salée
Invité 1 oui alors du coup sur certains ravitaux maintenant ils font ça et de remercier oui merci encore parce que du coup ici sur sur le tour des gens c'est ce qu'ils avaient et ils avaient ça aussi sur le lave-ariddo donc des pommes de terre à l'eau en fait salée excellent et alors ? c'est trop bien oui moi je suis la plus heureuse au monde c'est toujours mon stress en fait c'est de ne pas de ne pas avoir ce qu'il faut pour faire le long en fait et d'ailleurs ça me demande beaucoup de préparation en amont de la course de ce point de vue là et du coup oui sur des ravitaux je découvre qu'il y a des pommes de terre cuites à l'eau salée c'est mon bonheur
Invité 2 excellent, je te pose la question parce que j'en entends régulièrement parler par le biais d'invités qui font de l'ultra ou même du trail et la première fois je pense que c'est le premier conseil, le premier tip trail que j'ai eu quand j'ai lancé le podcast c'était avec Sarah attends je vérifie si c'était bien Sarah je suis quasi sûr que c'était Sarah Sarah Vieuil qui était l'invité attends est-ce que je dis des bêtises là Alex non Sarah Vieuil ouais c'est ça qui était l'invité numéro 6 du podcast qui est double championne du monde de trail et qui me parlait des patates elle m'expliquait qu'elle emmenait des patates cuites dans son sac, je me disais mais qu'est-ce que c'est que ce truc et en fait visiblement ça marche plutôt bien, facile à digérer et intéressant en termes d'apport donc je pose régulièrement la question, je n'ai pas encore franchi le pas, je n'emporte pas les patates avec moi
Invité 1 j'ai écouté ce podcast et je me demandais comment elle les emportait en fait parce que je trouvais ça trop bien du coup, et je me demandais comment elle les transportait
Invité 2 écoute, ce sera l'occasion de la contacter on lui demandera je ne sais pas peut-être dans un sachet zip ou déjà tranché en rondelle mais je me dis en fait le truc c'est que ça doit s'écraser enfin tu vois je me disais mais comment tu fais sur du vraiment long ça doit s'écraser ça doit faire une espèce de bouillie pas facile à manger mais bon écoute à tester
Invité 1 bah oui c'est trop bien c'est une bonne idée c'est bien franchement et c'est chouette du coup aller des podcasts comme le tien parce qu'on découvre plein de trucs c'est chouette des solutions en fait auxquelles on pense pas forcément du coup encore merci pour tes podcasts
Invité 2 avec plaisir ok donc Donc, le domaine principal sur lequel tu as vraiment progressé, c'est la nutrition. Est-ce qu'il y a d'autres choses que tu fais vraiment différemment de tes débuts aujourd'hui ? Peut-être sur le matériel, comment est-ce que tu as travaillé la connaissance de la montagne ? Est-ce que tu as fait des stages ? Ou est-ce que ça a été vraiment l'apprentissage sur le tas, comme tu disais un peu plus tôt ?
Invité 1 Oui. Sur le matériel, du coup, j'ai découvert les bâtons. C'était cette année-ci seulement. peut-être sur un trail l'année passée je pense que je les ai utilisés une fois en montagne du coup je les ai vraiment utilisés cette année-ci en entraînement aussi parce que du coup ça sollicite beaucoup les biceps et quand ils ne sont pas préparés ça fait plus mal qu'autre chose donc là j'ai découvert les bâtons et au niveau des chaussures du coup j'ai découvert aussi la paire de chaussures qui me convient vraiment je ne change jamais je rachète tout le temps les mêmes au niveau je pense que c'est plus ou moins tout au niveau boy des chaussettes par exemple c'est hyper important d'avoir les bonnes chaussettes parce que sinon on attrape des cloches le fait de soigner ses pieds aussi c'est très important d'ailleurs moi j'hydrate mes pieds un mois avant un ultra je mets une crème hydratante tous les jours pendant un mois moi et je n'ai plus jamais aucune ampoule, rien du tout. Parce que au départ, avant, j'utilisais les compides. Mais bon, voilà, du coup, maintenant, je peux m'en passer. C'est trop bien. Voilà, il y a ça. Au niveau matériel, le sac de trés, je pense qu'il se ressemble quasiment à tous. Après, le litrage, il va dépendre de la longueur de course. Moi, je prends quand même avec un bon litrage parce que du coup, j'ai transporté ma nutrition. en tant que femme j'ai fait une petite vidéo pour la brassière de sport qui est hyper importante parce qu'au départ j'avais des douleurs et maintenant j'ai trouvé ce qu'il me fallait donc là ça me fait plus mal à ce niveau là au niveau technicité oui des t-shirts qui sèchent super vite du coup c'est super super confortable. C'est plus confortable que le t-shirt qui reste mouillé longtemps. Aussi, quand on monte en altitude, c'est hyper important d'avoir un bon t-shirt technique. Au niveau des vestes aussi, des vestes de puits, je pense qu'au départ, moi, j'ai testé plusieurs vestes et du coup, j'ai un peu regardé le budget aussi et tout ça et la technicité. Du coup, j'ai un peu perdu de l'argent parce que j'ai testé un peu beaucoup de vestes jusqu'au moment où j'ai trouvé la bonne et du coup elle coûtait un petit peu plus cher j'ai trouvé la bonne mais j'aurais pu éviter d'acheter les autres vestes avant ça aurait été bien mais bon voilà ça fait partie de l'expérience
Invité 2 de l'apprentissage
Invité 1 et voilà après au niveau matériel je pense qu'on a tous son matériel je pense qu'une personne n'est pas une autre mais après voilà de manière générale c'est ce que je peux dire oui au niveau de l'apprentissage sur le matériel je pense oui après au niveau peut-être quand il fait chaud bah oui mettre la casquette ou mettre je reviens plus sur le nom le foulard ah le
Invité 2 ouais moi je dis le bœuf oui le bœuf
Invité 1 c'est ce que je voulais dire aussi oui voilà
Invité 2 ça paraît des choses tout bêtes mais en fait quand tu ne sais pas tu ne sais pas moi je je me souviens il y a il y a pas mal d'années maintenant j'avais fait le Gervain avec un un pote salut Yann si tu nous écoutes on l'avait fait en 7 jours et en mode je sais même pas s'il y avait vraiment déjà des gens qui l'avaient fait en trail c'était vraiment le tout tout tout début du trail et donc on le faisait pas en courant mais on le faisait en marche très rapide pour le faire en 7 jours il faut quand même bombarder un petit peu et on était tombé sur 2 gars qui marchaient avec des sacs énormes qui le faisaient comme nous en accéléré mais avec des vrais sacs de rando très lourds qui avaient amené, il y en a un, il avait François, il avait, je ne sais pas il va avoir 3 ou 4 kilos de compote à boire dans son sac, tu vois et en fait les deux marchaient avec leur ceinture ventrale de sac de sac à dos, de rando, ouverte donc avec, enfin pas attaché, donc tout le poids sur les épaules, tu vois
Loïc et
Invité 2 enfin moi je ne comprenais pas je me dis mais je ne sais pas, ils devaient avoir une raison pourquoi ils font ça, et en fait c'est juste qu'ils ne savaient pas on ne leur a jamais expliqué ils n'avaient jamais capté que si tu mets ta ceinture ventrale sur le sac à dos en fait tout le poids est sur tes hanches et pas sur tes épaules et donc c'est bien mieux tu vois donc ça pareil des trucs tout bêtes mais en fait si tu ne sais pas si personne ne t'a jamais expliqué tu ne sais pas quoi oui c'est vrai et les bâtons c'est pareil tu vois tant qu'on t'a pas dit qu'apparemment les bâtons c'est 30% de puissance en plus sur les montées ou de l'amorti bien plus d'amorti dans les descentes tu ne sais pas quoi
Invité 1 non c'est hyper utile je vois vraiment la différence avec le bâton c'est énorme et au niveau du sac aussi un truc c'est de vraiment bien l'ajuster parce que du coup si le bas il n'est pas bien ajusté ça peut aussi nous griffer j'ai eu quelques plaies au départ au début au niveau de la couture qui est vraiment en bas du sac et au niveau des épaules aussi donc là on met quand même un t-shirt
Invité 2 ouais pour les épaules j'en profite je rebondis petit tips moi j'avais eu ça je suis pas particulièrement sensible des épaules mais sur la PTL je sais pas je pense que ça va être la chaleur et le fait que en fait on se lave pas pendant une semaine ou quasiment en fait j'avais des irritations de fou aux épaules mais qui devenaient vraiment gênantes enfin qui étaient douloureuses et un tips auquel j'aurais jamais pensé la surface est tellement énorme donc on peut pas mettre de compides ou de pansements ou je sais pas quoi par contre j'étais avec un copain kiné qui m'a mis du tape de l'élastoplast ça c'est une marque mais voilà des bandes élastiques qui collent
Loïc et
Invité 2 qui m'a mis ça sur les deux épaules donc j'avais un truc énorme sur les épaules de bandes autocollantes et en fait je l'ai gardé jusqu'à la fin et c'était le jour et la nuit soulagement immédiat ça protégeait alors c'est pas l'idéal parce que quand il a fallu l'enlever la colle et tout c'était pas fabuleux mais pour du long franchement moi je sais que maintenant je l'ai en tête et je le referai c'est assez efficace
Invité 1 oui parce qu'en plus sur la PCL si tu commences à avoir mal à ce niveau là c'est déjà super dur comme épreuve alors oui si tu peux éviter d'avoir mal au niveau
Invité 2 moi ça me faisait déjà mal le mardi soir tu vois tu parles le lundi je pense
Invité 1 ah non c'est le dimanche
Invité 2 on partait le lundi matin mais nous on est arrivé le dimanche midi donc il y avait encore un bon moment à tenir c'était un super tip j'aurais jamais pensé donc maintenant j'hésite pas à en parler
Invité 1 ah oui c'est bien
Invité 2 excellent ça fait pas mal d'apprentissage du coup on arrive à alors je te cache pas que là mes questions vont être intéressées au Thor des géants dont t'as pris le départ cette année au moment d'enregistre en 2024 moi je serais que de savoir déjà quand est-ce que t'as entendu parler du Thor et à quel moment est-ce que tu t'es dit bingo j'y vais je tente ma chance pour avoir un dossard
Invité 1 alors moi j'ai entendu parler du Thor je pense la première année où j'ai fait le trail c'était un copain qui l'avait fait qui m'avait dit que c'était juste magique c'était vraiment l'épreuve à faire et j'étais inspirée par une ultra traileuse belge qui s'appelle Fanny Jean en fait et qui fait du coup des ultras et qui performe vachement pas mal et qui avait je pense traversé à l'époque j'avais vu un journal un reportage dans le journal sur Facebook elle avait publié ça comme quoi elle avait traversé la Suisse en courant et je me suis dit c'est ça que je veux faire, je veux faire des trucs comme ça et ça a plus le fait que le pote à l'époque m'avait parlé de cette course là et aussi une autre très lieuse qu'il a fait cette année-ci avec moi, qu'il a terminé d'ailleurs Céline, franchement c'était impressionnant le fait qu'elle ait terminé cette année-ci parce que les conditions météo étaient énormes donc franchement elle est impressionnante j'ai été inspirée par tous ces gens-là et donc j'ai pris le départ ici au mois de septembre, le 8 septembre et du coup j'ai oublié la question, c'était ça
Invité 2 je pars un peu exactement, mais non vas-y, continue peut-être déjà juste avant le départ, comment est-ce que tu avais eu une préparation spécifique du coup physiquement et mentalement à quoi est-ce que tu t'attendais avant de partir sur un monstre pareil je rappelle si jamais il y en a qui ne sont pas super familiers du tort des géants c'est une épreuve qui est organisée généralement début septembre c'est un 330 km sur le papier 24 000 mètres de dénivelé il faut le boucler en 150 heures donc 150 heures en fait c'est une semaine complète c'est lundi 8 heures jusqu'au dimanche 15h, un truc comme ça. Et il y a 1100 dossards disponibles qui partent généralement très très très rapidement. Donc ça c'est pour donner le contexte. Vas-y Mélissiane, c'est à toi.
Invité 1 En fait, en ce début d'année, je vois passer justement des vidéos sur le tour des géants, etc. Je me dis, c'est un signe, il faut que je m'inscrive. Et donc, Donc, je me suis inscrite et j'ai eu la chance, du coup, d'être tirée au sort. Mais après le tirage au sort, on a encore un délai de réflexion pour vraiment s'inscrire et payer l'inscription. Et du coup, j'en avais un peu parlé autour de moi. Et autour de moi, ils m'ont dit, vas-y, mes copains et tout, vas-y, inscris-toi. Et moi, j'avais ma famille qui me disait, non, c'est dangereux et tout. Mais bon, du coup, j'écoutais les copains. Et je me suis inscrite et... Après, moi, au début, j'avais commencé le trail. Je me disais, ça va, c'est juste 330 km avec 20 000 mètres de dénivelé. Donc, je me disais, c'est tout. Mais au fait, ça n'a rien à voir. Oui, il y a 24 000 mètres de dénivelé, voire sur certaines éditions de plus. Mais en fait, c'est de la haute montagne. Donc, ce n'est pas du tout juste 330 km et 24 000 mètres de dénivelé. C'est en haute montagne. Donc, ça demande quand même la technique. c'est un des traits je pense les plus difficiles au monde comme la PTL je pense que ça ressemble beaucoup à la PTL je n'ai jamais fait je pense
Invité 2 il y a des sections communes oui
Invité 1 et donc je me lance là dessus en me disant je vais quand même prendre un coach parce que c'est quand même un monstre de l'ultra et donc j'ai commencé à m'entraîner avec un coach et voilà via l'application Anolio mon coach travaille avec ça j'ai fait beaucoup de renforcement musculaire beaucoup de travail de descente, de montée de travail avec les bâtons de l'endurance de force tout ça, on a travaillé vraiment tout ça et donc je suis arrivée au départ je me suis aussi renseignée j'ai écouté beaucoup de podcasts notamment les tiens sur ce que c'était, un peu les gens, enfin, ce qu'ils vivaient et comment, un peu la difficulté de la course et tout ça. Et quand je, du coup, j'ai pris le départ.
Invité 2 Pardon, Mélissane, mais tu en avais retenu quoi de cette prise d'info avant la course ? C'était quoi pour toi les gros points de vigilance ou en tout cas ce à quoi tu t'attendais sur cette épreuve ?
Invité 1 Alors, moi, mon souci, c'était vraiment la nutrition. J'avais vraiment peur de ça que c'était mon point faible. Et donc, avant la course, en fait, j'ai l'impression que ça m'a demandé une préparation au niveau logistique, mais énorme, en fait. Et donc, de voir le profit de course, voir les distances, plus ou moins les temps que je mettrais entre chaque ravitaillement, etc., pour pouvoir remplir mon sac de ce qu'il fallait, en fait, pour pouvoir continuer à avoir le nécessaire au niveau alimentation pour continuer. et d'ailleurs j'avais testé tout ça déjà en amont sur le Lavaredo, sur le 120 et sur la Maxiris avant le Lavaredo en fait j'avais déjà fait deux tests en course de ma nutrition et sur le défi d'amuselle que j'ai fait du coup cette année-ci et donc j'ai testé tout ça en course en fait pour avoir mes repères pour pouvoir préparer mon plan nutrition pour le tour des géants et donc pouvoir commander ce qu'il fallait la nutrition, le sac, le matériel qu'il fallait pour pouvoir transporter et donc je me suis basée sur le profil de la course et en fait pendant la course je me suis rendu compte que tout ce que j'avais fait ça ne servait pas forcément à quelque chose parce que franchement quand on a jamais fait ce genre de distance on ne sait pas du tout à quoi s'attendre comment notre corps va réagir et voilà je pense qu'il faut prendre ce qu'il faut mais pas trop non plus dans son sac et je pense que le ravitaillement qu'on n'a pas de soucis au niveau nutrition je pense qu'il faut en avoir entre les ravitaillements donc il faut avoir des barres, des gels, des compotes je pense qu'on peut aussi franchement se contenter aussi de ce qu'il y a sur les ravitaillements tous les 10 km qui demandent 4-5 heures c'est 10 km mais avec le dénivelé et parfois la technicité il faut 4-5 heures entre chaque ravitaillement donc il faut quand même de quoi se nourrir donc c'était toute ma prépa avant la prépa logistique
Invité 2 ouais ok waouh est-ce que tu peux nous parler de l'ambiance sur la ligne de départ, comment est-ce que tu te sentais à quoi est-ce que ça ressemblait côté orga côté ambiance etc
Invité 1 alors du coup j'ai été voir la veille de notre départ, il y avait le départ du Thor des Glaciers où j'ai vu d'ailleurs Périne Phage que j'ai découvert via ton podcast qui prenait le départ du Tor des glaciers et du coup tous les autres coureurs et je trouvais qu'il y avait une ambiance elle m'a touché cette ambiance, d'ailleurs j'avais les larmes aux yeux aller voir partir comme ça, c'était très comment on dit c'était solennel en fait c'était une ambiance solennelle comme ça moi j'avais aussi l'impression il y a la maison des guides aussi qui est près du départ de la course et j'avais l'impression qu'il y avait aussi, moi j'avais cette impression que les guides de montagne veillaient sur nous. Je ne sais pas, c'est un peu bizarre de dire ça. J'avais l'impression qu'il y avait une bienveillance autour de cette course, autour des gens qui allaient nous encourager. Là, c'était pour le tour des glaciers. Je pense que les gens savaient qu'ils partaient pour une aventure magnifique, magique. Ils avaient hâte de prendre le départ, mais ils avaient aussi conscience que ça allait être difficile et qu'il allait falloir être fort. Je trouve que ça se ressentait beaucoup. d'émotions comme ça sur le départ rien qu'en parler ça me donne des frissons donc voilà franchement je trouve que il n'y a pas de mots je trouve que c'est juste fantastique et le lendemain du coup moi je prenais le départ du Thor des géants alors c'était marrant parce que il pleuvait en fait et il y avait tout le monde qui était un peu je pense que la dernière édition où il y a eu une météo assez excécrable c'était en 2012 je pense, en tout cas ça datait c'était il y a longtemps et ici chaque année il fait plus ou moins un bond et là c'était une édition où on savait qu'il allait faire un dégueulasse et même les organisateurs de course ils avaient fait un briefing en disant malheureusement il y aura la météo qui sera pas avec nous etc c'est comme ça ça va être plus dur que d'habitude mais sachez qu'il y aura des guides sur le sommeil pour vous donner un coup de main vous allez être en sécurité quand même par rapport à la météo et effectivement ils s'attendaient à faire aller à dévier la course en cas de besoin c'est des courses hyper bien préparées je veux dire moi je me sentais en sécurité en prenant le départ de la course, moi je ferais confiance je pense que ce ne sont pas des novices donc voilà et du coup pour le départ de la course à savoir qu'en fait on est seul responsable du matériel qu'on emporte donc voilà je veux dire plus on a l'expérience mais c'est le matériel qu'on doit emporter et moi c'était un peu l'inconnu comme tu viens de l'apprendre c'était un peu l'inconnu pour moi mais voilà j'avais j'avais quand même une bonne veste technique chaude etc j'avais des couches en plus je veux dire dans mon sac que j'allais retrouver à chaque base de vie donc j'avais vraiment préparé le matériel qu'il fallait un peu voilà sans avoir pu le tester avant c'est comme ça ça fait partie aussi moi j'aime bien l'inconnu ça fait partie de l'aventure
Invité 2 et du coup pardon Mélissane le sac que tu avais sur le dos
Invité 1 oui
Invité 2 donc tu avais un sac d'allègement que tu retrouvais tu le retrouvais en théorie si t'allais jusqu'au bout tu le retrouvais combien de fois ce sac d'allègement
Invité 1 je pense que c'est 5 ou 6 fois
Invité 2 ah ouais ok c'est énorme tous les jours en fait
Invité 1 oui c'est ça tous les 50 kilomètres en fait
Invité 2 ah ouais ok
Invité 1 c'est super bien du coup
Invité 2 et du coup ça ça te permet de du coup tu peux partir avec un sac qui a un relativement faible volume non sur les épaules
Invité 1 oui c'est ça donc au niveau si tu veux on était au courant de la météo à chaque base de vie en fait on était au courant de la météo qui allait avoir et donc on pouvait du coup avec le matériel qu'on avait dans notre sac d'allègement on pouvait prévoir en fait prendre le matériel qu'on avait besoin pour les 50 km suivants en fait
Invité 2 ok
Invité 1 donc par exemple on devait avoir des crampons une couche à longuement. Je fais un t-shirt deuxième couche, troisième couche et les crampons. Moi, j'avais prévu ça plus des batteries pour la frontale. J'ai fonctionné avec deux frontales avec six piles parce que je n'avais pas d'assistance. Pour gagner du temps, j'avais acheté des piles, des batteries pour ma lampe frontale. Comme ça, je ne devais pas attendre de les charger pour pouvoir repartir. j'avais aussi une batterie, une powerbank que je pouvais transporter donc voilà au cas où je ne savais pas si c'était l'inconnu pour moi donc je ne savais pas s'il allait avoir des prises et tout ça pour charger les téléphones, la montre et tout mais en fait sur place à chaque base de vie il y a vraiment tout ce qu'il faut pour charger les téléphones et tout ils ont des rallonges, franchement là ils sont bien équipés c'est bien, moi je me suis pris la tête j'ai vu le pire en me disant il n'y aura pas ça, il n'y aura pas ça donc j'ai préparé ça, ça, ça et ça mais en fait voilà à chaque base de vie il y a ce qu'il faut et
Invité 2 il vaut mieux avoir ton approche que se retrouver sans pile pour sa frontale au troisième jour
Invité 1 oui c'est ça après moi je me suis retrouvée sans batterie sur ma montre le quatrième jour mais c'est pas trop grave c'est moins dangereux que la frontale mais alors du coup j'avais préparé ça j'avais préparé en matériel obligatoire ils demandent une frontale avec les piles non deux frontales avec deux piles en plus et une ou deux couvertures de survie moi j'avais pris quatre couvertures de survie et donc les six piles pour mes frontales donc voilà je suis au cas où du coup ton
Invité 2 pardon le sac que t'avais sur le dos tu te rappelles du volume qu'il faisait ?
Invité 1 oui c'était un 12 litres
Invité 2 ah voilà 12 litres ah ouais
Invité 1 c'est petit oui en fait c'est petit et je m'étais renseignée auprès de quelqu'un qui l'avait déjà fait ils m'ont dit mais non 12 litres ça va c'est super bien et tout mais en fait ici avec le recul moi j'aurais pris quand même franchement au moins 15 litres parce que franchement enfin moi avec 12 litres j'aurais bien voulu transporter avec moi une veste plus chaude mais en fait j'avais plus de place dans mon sac donc voilà je me suis dit je vais essayer d'avoir de la chance et voilà après du coup j'en ai eu parce que comme je me suis arrêtée à 200 km j'ai pas connu la tempête de neige qu'il y a eu après et tout donc voilà mais si je ne m'étais pas arrêtée j'aurais vraiment eu besoin d'un sac plus grand franchement un 12 litres avec les conditions météo qu'on avait c'était pas assez donc voilà moi je conseillerais prendre un plus grand
Invité 2 qu'un 12 litres et le départ se fait en début de matinée c'est ça ?
Invité 1 à midi donc il y avait deux vagues il y avait un départ à 10h et un départ à midi
Invité 2 et donc les deux vagues c'est c'est quoi 550 et 550 il divise vraiment par deux ou il y a une question d'élite ou quelque chose comme ça ?
Invité 1 Il regarde par rapport au point je pense au point ITRA je pense que c'est ça après oui c'était à mon avis divisé par deux j'ai pas fait attention à ça mais oui je suppose que c'était divisé par deux après la première vague la vague de 10h c'était où il y avait les élites donc voilà moi j'étais dans la deuxième vague
Invité 2 et donc là le départ les premières sensations les paysages est-ce que tu peux nous parler de ces premiers instants et de ce qui t'a marqué en début de course
Invité 1 déjà au départ il pleuvait moi j'ai vraiment pris en souriant en me disant c'est pas grave en Belgique on a l'habitude de la pluie donc c'est pas grave ça m'a pas perturbée et d'un côté je préférais ça que trop chaud parce qu'au début du mois d'août je suis partie en off dans la vallée d'Aost et il faisait super chaud et je me suis dit j'avais l'impression que ça allait être quand même plus dur s'il faisait 30-35 degrés que la météo qu'on avait en tout cas le jour du départ et donc voilà moi j'étais contente de la température et le fait qu'il pleuve ça m'a pas dérangé parce que j'avais quand même testé les vestes de puits c'est des vestes que du coup je testais quand même depuis quelques mois, quelques années et donc voilà je me sentais pas mal par rapport à ça, au contraire je le fais en rigolant en me disant ça va être cool et voilà donc le premier jour on part, il y a plein de monde c'est vraiment un gros événement pour les gens qui sont là franchement on le ressent beaucoup, ils sont contents de nous encourager c'est vraiment bien et je me sens vraiment bien le premier jour je me sens vraiment bien et ma maman monte quand même en altitude je ne serai plus tard à combien et je commence vraiment à avoir quand même mal à la tête et tout mais je me dis je me rends compte que ça cause de l'altitude et je me dis, c'est pas grave, on monte un peu et puis on redescend, ça va durer que 2-3 heures, après c'est fini, tous ces symptômes par rapport à l'altitude, c'est fini et à chaque fois du coup c'était le cas donc l'altitude, il faut juste en avoir conscience et passer au-dessus après j'ai eu de la chance, j'ai pas eu de gros symptômes, j'ai eu un peu le nez qui saignait par rapport à l'altitude mais je veux dire, voilà c'était pas trop grave et c'était pas grave du tout en fait et qu'est-ce qu'il y avait d'autre ? aussi le froid, par contre le froid moi j'avais peur de après j'aimais bien la météo comme elle était au départ mais en fait du coup quand on monte, il fait super froid et c'est aussi que je savais que j'ai la maladie de rénaux, donc dès que j'ai trop froid, j'ai les extrémités des doigts et des pieds qui deviennent tout blanc, en fait la circulation elle se fait plus du coup je sens plus mes doigts ni mes pieds et ça, ça m'avait aussi poser problème sur d'autres courses mais du coup en découvrant comment mon corps réagissait je me suis adaptée j'ai appris à m'adapter et donc j'avais pris au niveau préparation j'avais pris des chaufferettes que je mettais dans mes gants parce que je savais que ça allait être mon point faible que si mes doigts je l'ai s'il fallait m'accrocher à un moment en altitude je ne savais plus utiliser mes doigts donc c'est quelque chose auquel j'avais fait attention aussi par rapport aux bâtons si je ne sens plus mes doigts je ne sais plus utiliser les bâtons donc voilà et donc c'est les difficultés que j'avais eues sur la course et après voilà les 2-3 premiers jours c'était un petit peu ça au niveau de l'altitude après l'altitude, les symptômes par rapport à l'altitude ils sont vraiment passés et donc après le 3ème jour j'ai senti vraiment que j'étais dans ma course en fait et là j'ai pris un plaisir de dingue j'étais à un moment j'envoie même un message à mon coach je me disais purée c'est trop bien je sens que je suis dans ma course il me dit même peut-être pas trop emporté par le flow parce que j'étais partie je dépassais au départ je me suis fait dépasser mais après le troisième jour je commençais à dépasser les gens mentalement ça faisait du bien je me disais je suis dans ma course c'est trop bien les paysages sont trop magnifiques franchement je me suis rencontrée une ultra traileuse je voyais que dans la descente en fait elle avait super mal au quadri et du coup c'est marrant parce qu'après je me suis rendu compte qu'en fait elle était super connue cette ultra-traileuse et moi je descends à l'aise et tout et je vois que elle elle a super mal au quadri je lui dis fais des petits pas et tout ça la base de vie elle est dans pas longtemps tu vas pouvoir te faire masser ça va passer etc donc en fait je commence à lui donner des conseils et après j'ai découvert qu'en fait c'était ultra-traileuse super connue du coup c'est Justine, le nom de famille je ne me souviens plus mais du coup voilà je me suis fait la honte je me sentais vraiment bien sur la course et les gens étaient super chouettes ah oui j'avais eu aussi en fait j'ai mes bâtons qu'on cassait je pense que c'est le deuxième jour je suis tombée bêtement et le bâton a cassé du coup j'ai fait 50 km et quelques mètres de dénivelé avec un seul bâton et au début je me suis dit ça va pas le faire, vraiment pas et en fait j'ai croisé un gars qui lui, il lui manquait un bras et du coup, lui, il faisait vraiment la course parce qu'il n'avait pas le choix, il faisait avec un seul bâton. Et ce gars, il a terminé la course. Je lui dis, mais franchement, des trucs comme ça, moi, c'est des choses comme ça, je me dis, on n'a pas le droit de se plaindre. Moi, j'avais un bâton, mais ce n'est pas grave. Mais je l'ai croisé plusieurs fois. Mais il ne parlait pas français et au départ, je n'avais pas vu qu'il manquait un bras. Et je voyais qu'il essayait de s'exprimer parce qu'il avait vu que mon bâton, en fait, il était cassé. Et je vois qu'il essaie de me parler, mais moi, je ne comprenais pas. Je n'avais pas vu qu'il lui manquait un break. Ceux-mêmes, après, en leur croisant, quand j'ai vu qu'en fait, il faisait toute la course avec un seul bâton, en fait. Et lui, il m'a donné de la force, en fait. Des gens comme ça, je me dis, OK, c'est bon. Moi, c'est juste le temps d'une course et encore de 50 kilomètres parce que j'avais une deuxième paire de bâtons qui m'attendait. Mais je lui dis, oui, c'est toute la course et c'est toute sa vie. Donc, voilà. et j'ai rencontré des gens comme ça et voilà puis un gars il se prenait pas trop la tête à un moment je lui demande c'est à quelle heure la barrière horaire et il me dit la barrière horaire elle est dans longtemps t'inquiète pas et lui il était super cool et je me suis dit pourquoi je suis pas super cool comme lui et du coup j'ai pris comme lui c'est tous des gens comme ça qui nous donnent des leçons une manière de voir les choses différemment de la manière dont on les voit donc je trouve ça hyper enrichissant et voilà et puis du coup au fur et à mesure des bases de vie les gens, les bénévoles ils sont super chouettes super gentils d'ailleurs par rapport à mes bâtons encore il y a une bénévole qui a essayé de rafissoler mon bâton avec du scotch et elle a vraiment fait ça de bon cœur je trouvais ça trop cool mais après ça n'a pas marché parce que c'est pas assez solide mais franchement ils donnent de leur cœur c'est hyper touchant
Invité 2 ça c'est vraiment agréable quand t'es coureur sur ce genre d'épreuve et qu'il y a autant d'engouement autant de soutien des bénévoles on sent qu'ils ont l'empathie
Invité 1 la compassion et après moi j'ai envie de leur dire ça va vous inquiétez pas c'est vous ça va être plus dur vous parce que vous êtes là vous nous attendez nous on a choisi de faire cette course donc on sait que ça va être dur on a envie de leur dire ça vous vous inquiétez pas trop pour nous c'est gentil mais vous inquiétez pas trop on a envie de leur dire ça mais après du coup les passages sur les sommets dès le départ comme je te disais tout à l'heure moi ce qui m'attirait c'était vraiment les sommets et les cols et d'ailleurs souvent quand je vais faire des off je vis tout le temps le sommet ou le col parce que j'adore ça c'est vraiment ce qui me transporte et là du coup on a eu je ne sais plus combien de passages sur les cols j'avais compté l'autre fois mais j'ai oublié je ne sais plus combien de cols Du coup, j'avais fait plus de la moitié des cols qu'on devait passer. Et à chaque fois, c'était juste magique. Après, il y en a certains, c'était dur, parce qu'il y en a un que j'ai passé de nuit. Et c'était au moment où il y avait des rafales de vent à 80 km heure, 100 km heure. Ah oui ? Oui, je vais vous t'en raconter. En fait, du coup, je commençais l'ascension d'un col. On dirait que c'est à chaque fois des marches d'approche comme ça, plus une petite partie d'alpinisme sans aller jusqu'au sommet mais c'est quand même très engagé et en fait je me retrouvais la nuit cette nuit là en fait et du coup il y avait une tempête il y avait une tempête on recevait les rafales de vent dans le visage un peu comme de la neige fondante comme ça aussi et à un moment en fait je m'accroche parce qu'à un moment les bâtons tu les ranges et tu grimpes avec tes mains je veux dire et je veux dire et là à un moment je sentais le vent je me sentais emportée par le vent je me dis mais là ça va pas le faire et finalement tu passes ce mur de vent et ça le fait donc franchement c'est magique c'est une course elle est extraordinaire cette course donc là du coup
Invité 2 attends pardon Mélicelle juste pour être sûre de tout avoir bien dans l'ordre donc dimanche départ pour toi à midi donc deuxième groupe sur deux 150 heures maximum donc ça nous amène au samedi 18h ah ouais voilà c'est ça j'allais dire quasiment ok samedi 18h ok et là donc les trois premiers jours tu disais enfin c'est qu'au troisième jour que vraiment t'as l'impression d'être ça y est t'es dans ta course donc là on est quoi mercredi après-midi c'est ça
Invité 1 oui c'est ça ouais
Invité 2 ok et là le col dont tu viens de parler par exemple t'étais déjà dans la partie un peu euphorique de ta course ou c'était avant ?
Invité 1 non c'était avant je sais plus quel jour
Invité 2 je pense qu'un col de nuit quand t'es dans le dur avec des rafales à 80-100 sachant que je crois que c'est à 120 km devant on peut pas tenir debout ça doit quand même te calmer un peu
Invité 1 oui oui c'est ça
Invité 2 ok et donc là au mercredi après-midi c'est à dire au moment où ça y est t'es bien t'es dedans tu te rappelles à peu près combien tu avais fait de kilomètres et de dénivelé ?
Invité 1 Je pense que je devais être à 150 kilomètres.
Invité 2 Donc quasiment la moitié.
Invité 1 Oui, j'avais quasiment fait la moitié. Oui, je devais avoir fait la moitié. Du coup, le dénivelé, je n'ai pas regardé, mais je pense que ça devait être 15-16 000 mètres de dénivelé. C'est possible, ça ?
Invité 2 Oui, oui.
Invité 1 Je pense qu'on est à 167 kilomètres et quasiment 15 000 mètres de dénivelé, en fait. On est plus ou moins là.
Invité 2 au mercredi après-midi donc
Invité 1 je pense oui je pense que c'est plus moins ça
Invité 2 excellent ok ok ok du coup à partir de là toi tu te sens super bien ton coach te dit attention de ne pas se laisser emporter par le flot ça ressemble à quoi la suite de la course
Invité 1 alors du coup je me laisse emporter par le flot enfin pas trop mais quand même et là en fait j'avais été un peu toute seule jusqu'à jusqu'à cette course là et là je vois une fille en rattrapant les gens en fait à un moment je tombe sur une fille qui je vois elle a plus ou moins le même rythme que moi mais elle est un petit peu dans le mal et en fait je me dis bon elle je vais en faire une pote de course en fait et du coup on est parti avec elle on est parti à deux en fait on s'est poussé l'une autre jusqu'au prochain refuge en fait donc là je redis à mon copain je pense que je suis bien tout et je repars de là avec cette fille là et on continue pendant quelques heures en fait je suis toujours dans le flot et à un moment on continue je sentais qu'elle était un petit peu pas trop bien à un moment je lui dis allez je l'encourage en fait et je continue ma course quand même et voilà et puis je croise 2-3 autres coureurs je me sens moins toute seule dans ma course et je croise 2-3 autres coureurs avec qui je parle de tout, de rien de leur parcours etc et il y a un moment en fait un petit peu avant c'est Nile je pense c'est le dortoir à Nile en fait je pense en fait que j'arrive à la base de vie et je me dis et tout ce parcours jusqu'au dortoir de Nile je suis en train de préparer le reste de ma course donc je me dis ah bah c'est bon si j'arrive à Gressonnet à telle heure donc pour moi j'étais 6-7 heures à l'avance j'avais ça dans ma tête en fait j'avais calculé que si c'était bien là la base de vie ce que je croyais dur comme fer en fait c'était bon j'étais 6-7 heures à l'avance donc j'avais le temps en fait de de refaire une sieste de refaire les 130 kilomètres qui me restaient quasiment d'une traite j'étais un peu en train de rêver quand je dis que j'étais dans le flot j'étais vraiment dans le flot et donc et donc voilà, je recalcule tout je réfléchis à mon sac ce que je vais mettre dedans, etc toute ma stratégie de fin de course parce que pour moi c'était la fin de course mais bon, j'étais toujours dans le feu et donc voilà il y a une longue descente, je pense qu'elle fait je crois 10 km en fait et je vois des autres, d'ailleurs je dis à mon cou je me sens bien et tout d'ailleurs je vois qu'il y a des coureurs qui sont en train de dépasser dans la descente ils vont se casser les quadrilles pour le reste de la course, c'est un peu dommage. Je ne sais plus ce que je dis, mais je suis encore dans l'empathie en me disant, mais allez, il ne faut pas qu'ils se cassent les quadrilles, parce qu'après, ça va être dur pour eux. Et donc, moi, je descends, mais beaucoup plus lentement, en fait, une marche rapide, mais sans courir. Et à un moment, on arrive, je me fais rattraper par des coureurs, et finalement, je me laisse tirer, en fait, par ces coureurs-là. Donc, en fait, ils me redonnent un rythme de course parce qu'en fait j'avais l'impression que j'étais dans une une méditation je sais pas j'étais vraiment ailleurs en fait j'étais bien en fait et je rentrais vraiment j'y vais le plus beau moment de ma cour je pense depuis quasiment le début de la journée en fait mais là on était fin de journée il devait être 18-19h en fait et toujours le mercredi oui c'est ça toujours le mercredi en fait et ma montre elle s'éteint donc j'ai plus trop d'idées de l'heure et tout et Et voilà, je suis ces coureurs-là qui me tirent et du coup, qui me redonnent un rythme et je leur remercie à eux. Et on arrive à Nile, au dortoir, en fait. Et là, en fait, il y a plusieurs bénévoles, dont une bénévole, en accueillant les coureurs, je l'entends dire, oui, ben voilà. En fait, on est une heure à l'avance sur la barrière horaire à laquelle on devait arriver, donc à Nile. Oui, alors, encore une fois, je pensais que c'était la base de vie. Mais en fait, à ce moment-là, je me rends compte qu'en fait, ce n'est pas la base de vie, mais c'est un checkpoint, en fait, et que la base de vie, elle est 14 kilomètres plus loin, avec, je pense, 1000 mètres de dénivelé, donc je me trompe. En fait, je n'ai plus ma montre, je n'ai plus trop de repères. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais j'ai fait une erreur. Je crois arriver à la base de vie, je me rends compte que ce n'est pas la base de vie, mais c'est le checkpoint. Et là, la bénévole dit à tous les corps qui arrivent, oui, il reste encore quand même 4-5 heures pour arriver jusqu'à la barrière de vie ça peut être dangereux d'essayer d'y arriver avec la météo etc voilà donc franchement elle dit pas ça comme ça qu'il vaut mieux abandonner mais elle le fait comprendre quoi dans la bienveillance c'était pas méchant c'était vraiment dans la bienveillance je pense qu'elle avait peur pour nous en fait et voilà et moi depuis le départ de la course je ne vois que l'arrivée à savoir que moi je suis dans ma tête dès le départ, je suis programmée pour voir l'arrivée et donc moi je prends vite 2-3 chips etc je fais pour me changer en fait parce que du coup mon point faible c'était le froid et elle me dit oui mais moi je lui dis moi j'abandonne pas moi je continue en fait, elle me dit mais alors il faut partir tout de suite maintenant et donc au fait avec le manque de lucidité etc on n'a pas trop les bonnes réactions etc et donc je dis ok il faut partir tout de suite maintenant mais moi je pars tout de suite maintenant et donc je ne me change pas, je ne mange pas et j'entame la cause comme si je n'avais pas encore couru et je me suis complètement bourrée du coup
Invité 2 donc tu es arrivée au moment où tu arrives à ce checkpoint, la barrière horaire est une heure derrière toi, c'est ça ?
Invité 1 oui c'est ça
Invité 2 et la base vie est à 4h
Invité 1 la bénévole elle dit qu'il y a 4-5h jusqu'à la prochaine base de vie, jusqu'au prochain checkpoint, on doit y arriver avant 1h du matin. Et donc là, du coup, je pense, si je ne me trompe pas, il doit être 19h30 ou 20h30, on est déjà vérifié sur le plan, mais en fait, on est 1h à l'avance à Nile, donc au checkpoint. Donc si je me dis, c'est maintenant, maintenant que j'ai retrouvé ma lucidité, que je me dis, mais en fait, si on était 1h à l'avance, les vraies erreurs sont quand même faites en fonction pour tout le monde. Donc on pouvait y arriver dans les temps, donc c'était pas la peine de paniquer mais après je pense que cette dame l'a fait vraiment avec de la bienveillance franchement en parlant de lucidité
Invité 2 à ce moment là mercredi soir t'étais partie le dimanche midi t'avais dormi combien de temps ?
Invité 1 alors quand je t'ai dit en amont on prépare plein de trucs et finalement il n'y a rien qui se passe comme on l'a préparé moi j'avais prévu de dormir 1h30 je pense à 150 kilomètres, au bout de 150 kilomètres, je pense qu'au bout de 100 kilomètres, je fais déjà une sieste d'1h30, en fait, parce que j'en peux plus. J'avais calculé l'heure 30 par rapport à nos cycles de sommeil, en fait. Un bon cycle de sommeil, c'est 1h30, donc j'avais calculé ça comme ça, en me disant vu que sur la TDS, ça allait passer, j'avais dormi une demi-heure sur 42-44 heures, en fait, ça devrait le faire, en fait, non, pas du tout, en fait, donc là, j'ai plutôt j'avais le copain qui accompagnait du coup Céline qui a terminé le tour des gens cette année-ci qui avait dit quand tu as besoin de dormir il faut dormir en fait parce qu'en fait tu perds plus de temps après donc j'avais un peu aussi écouté ces conseils parce qu'il a une certaine expérience et du coup je me suis dit si je commence à piquer du nez tout ça sur l'école ça va être dangereux donc je sentais que j'étais vraiment épuisée pourtant au boulot on fait des gares donc on a l'habitude de ne pas dormir à la nuit mais là je sentais si je sens que je peux quand même continuer mais là je me connais et je me disais il faut quand même que je dorme 1h30 et donc là j'ai dormi 1h30 à 100km parce que j'avais vraiment beaucoup d'avance à ce moment là donc voilà je me suis permis de dormir 1h30 à ce moment là et je pense que j'ai dormi encore 1h30 du coup à la base de vie d'après ou la suivante parce qu'en fait on enchaîne les descentes Ce jour-là, il a fait super chaud. En fait, je pense qu'on est passé de 0 degré à 35 degrés en une journée, en fait.
Loïc Wow.
Invité 1 Oui, c'était au niveau météo. C'était comme en Belgique. Donc, voilà, on avait l'habitude. Mais du coup, les descends, elles étaient super longues. Je m'étais vraiment épuisée. Et du coup, là, j'avais redormi 1h30 et je m'étais fait masser parce que je sentais que si je ne me faisais pas masser, si on ne faisait pas circliller le sang, je n'allais pas avancer, en fait. Donc, je pense que du coup, j'ai dormi 3 heures. jusqu'au dimanche
Invité 2 et le mercredi ok
Invité 1 c'est ça mais avant d'arriver à Nile au dortoir en fait j'étais tellement en forme franchement j'étais en forme que je me disais ben là j'ai même plus besoin de dormir en fait j'avais dormi ce qu'il me fallait et je pouvais franchement je me sentais trop bien donc je sais pas si c'est mieux dormir avant la moitié ou après la moitié je pense que c'est d'une personne à l'autre en tout cas je m'étais renseignée et un cycle de sommeil pour donc c'est 1h30 donc apparemment en dormant 1h30 c'est mieux de dormir 8h c'est comme si on avait dormi 8h c'est pas comme si on avait dormi 8h mais le corps récupère quand même pas mal en fait donc je me disais baser là dessus
Invité 2 ok et donc du coup quoi qu'il en soit 3h entre le dimanche et le mercredi c'est quand même très peu avec un effort du coup qui est constant donc en termes de lucidité pas terrible mais ce qui est normal j'imagine à ce stade de la course donc là quand tu pars cette bénévole t'arrive, cette bénévole te dit la barrière aurait dans une heure, il faut partir tout de suite tu pars tout de suite ?
Invité 1 oui alors je fais l'erreur de partir tout de suite de ne pas me changer en fait et de démarrer avec la pression parce que en aucun cas moi j'étais vraiment déterminée à terminer cette course en fait parce que j'adorais cette course plus j'ai à découvrir plus je suis amoureuse de cette course j'ai jamais vécu une course comme ça et les passages des sommets d'école j'avais jamais vu ça de ma vie c'était juste magnifique j'avais envie de continuer parce que je savais que j'allais être émerveillée et donc voilà je pars quasiment tout de suite sans changer sans manger et il y a un gars qui m'accompagne qui parle italien, je ne serais même pas à te dire son nom maintenant mais en tout cas on a fait tout le col jusqu'en haut mais à une vitesse incroyable à mon niveau et à un moment je pars tellement trop vite qu'au bout du col je m'éplise je ralentis, je ne me sens pas bien je pars 2-3 fois un peu dans les bapes comme ça. Et à un moment, je me dis, si je continue, je vais tomber. Il faisait noir, on ne voyait pas, je ne savais pas ce qu'il y avait autour. Et donc, je commence à me refroidir et là, je me connais, je me dis, c'est bon, je vais faire une hypothermie si je ne m'arrête pas et si je ne mets pas ma couverture de survie. Je me suis arrêtée au-dessus du col, en mettant ma... et j'ai mis ma couverture de survie, enfin, mes deux couvertures de survie que j'avais prises avec moi. Et j'ai attendu, en fait, et je me suis endormie avec mes deux couvertures de survie. Ah ouais ? Ouais, ouais, ouais. Mais j'ai pas fait exprès de m'endormir, je me suis endormie, en fait. Et en fait, en m'endormant, je me rends compte qu'il y a... J'ai les yeux fermés, en fait. Et il y a un coureur, en fait, qui passe. Enfin, c'est ce que j'ai imaginé, qui passe. Et en fait, mais là, du coup, je l'ai pas imaginé. Il était prendre... Parce que j'étais... Quand je dis que j'ai pas pris le temps de me changer, j'étais en short et en... En t-shirt, je crois. J'ai peut-être une veste, mais en tout cas j'étais en short et il me dit t'as un pantalon et tout j'ai eu dans mon sac j'essaie de lui parler je tremblais donc il prend en fait il a pris mon pantalon il m'a mis mon pantalon il m'a mis une veste je pense et il m'a encore mieux entourée dans la couverture de survie et puis il a continué sa course en fait donc franchement je trouve encore merci à lui je vais te raconter qu'après du coup on s'est recroisé comme quoi la vie et en fait et voilà du coup moi je me réchauffe et je pense qu'au bout de je ne vais pas dire le temps, mais moi, ça me semble 5-10 minutes. Je me réveille et je vois que le coureur qui m'avait suivi est à côté de moi et qu'il est aussi en boule et qu'il n'est pas bien. Je sens qu'il est en train de tomber de sommeil. Comme je vais mieux, je me suis réchauffée et je vais mieux. Du coup, je le réveille. Quand je le réveille, lui, il voulait tout redescendre. On ne voyait rien. Je trouvais que c'était hyper dangereux. Il parlait italien et moi, français. Du coup, on ne se comprenait pas. moi je voulais monter, lui voulait descendre du coup, on est resté sur le col à deux parce qu'on ne s'est pas d'accord et du coup on est resté sur le col et là c'est les fermeurs de la course qui ont remonté au début je pense que c'était à l'escourt parce que j'étais corps allé pas trop bien et en fait c'est les personnes qui ont fermé la course qui nous ont repris et en fait on était perdus on savait pas où on était et en fait on a vu leur frontal de loin et du coup on a crié un peu comme dans les films on est là et du coup ils nous ont repris en charge et là on a attendu parce qu'on n'était pas les seuls apparemment il y avait plusieurs personnes avec qui ils reprenaient en charge et donc le temps d'attendre on a attendu sur le col moi je m'endormais avec les couvertures de survie je m'endormais etc en attendant tout le monde sur le col moi je me suis reposée et du coup on est reparti à pied tous ensemble jusqu'à un prochain refuge et voilà moi j'allais bien en fait franchement j'allais super bien j'allais de nouveau bien et je m'étais réchauffée en fait tout simplement et puis là du coup la course elle se termine la course était terminée et moi j'étais c'était un drôle le sentiment franchement j'aurais vraiment pas voulu qu'elle se termine j'étais triste qu'elle se termine mais après voilà c'est comme ça ça fait partie par force de caractère, ça fait partie du jeu et c'est un peu comme si moi j'ai eu l'impression de me dire tout le long j'ai essayé d'aller jusqu'au bout et à un moment quand j'étais jusqu'au moment où la montagne avait décidé que je pouvais aller, elle m'a dit gamme over et voilà j'ai arrêté c'était gamme over et du coup il fallait accepter et après j'ai vécu des choses trop magnifiques et Et après, du coup, on a refait tout à pied jusqu'à Courmayeur, en fait. Je ne sais pas te dire ce qu'il y avait, mais on a rejoint Courmayeur, je pense. Non, pas Courmayeur. On a rejoint une autre base de vie. C'était peut-être Gréçonnet, donc la base de vie qu'on devait atteindre, mais je ne suis pas sûre, je ne serais pas à dire. Et là, du coup, on a été rapatriés à Courmayeur. et à Courmayeur le gars qui m'a remis le pantalon qui m'a recouvert j'ai recroisé en allant manger un bout le soir même parce qu'après du coup on est arrivé à Courmayeur le jeudi matin on ne se trompait pas dans les jours donc le jeudi matin et en fait ce jour là j'ai traîné dans le hall parce qu'on est dans un grand hall où tu as des lits, des dortoirs c'est la grosse base de vie de Courmayeur et donc j'ai traîné je me suis reposé là je me suis fait masser et j'ai continué à parler avec d'autres coureurs et échanger il avait une atmosphère assez particulière je trouve que l'atmosphère est vraiment trop bien et voilà et au soir avant d'aller dormir j'ai voulu aller manger un bout et je vois quelqu'un dans le resto qui frappe au carreau et le serveur me dit tu le connais et je lui dis non je connais pas du tout et en fait du coup je rentre dans le restaurant et en fait je reconnais la voix de la personne qui m'avait mis le pantalon en fait c'était un truc de malade ouais c'est ça c'était un truc de malade et du coup j'ai un purée merci et tout franchement merci beaucoup je remercie un million de fois et voilà c'était trop bien et lui il avait du coup arrêté la course un peu après il était avec son copain et voilà je veux dire on a échangé sur la course et voilà chacun continue sa vie et voilà je veux dire mais franchement c'est magique tu te dis allez le hasard tu te rends compte personne qui a aimé t'a sauvé la vie tu vois tu te dis ok
Invité 2 ouais parce que tu l'as tu l'as raconté de manière un peu enfin légère mais c'était quand même c'était quand même un peu tendu ta situation en Hippo de nuit dans la montagne sans vêtements techniques arrêté au bord du chemin c'était ouais ça aurait pu être compliqué quand même
Invité 1 oui c'est ça ça aurait pu être compliqué mais après du coup ça l'a pas été et tant mieux je sais pas je me rends pas trop compte parfois quand je raconte des trucs mais oui après du coup je trouve que ça allez ça enrichit l'histoire enfin je veux dire l'aventure en fait ça donne quelque chose de plus enfin c'est vraiment ce côté aventure moi qui me qui allez que j'aime en fait et du coup je me suis découvert du coup une passion pour vraiment ce genre de distance je ne pourrais pas dire déjà une passion mais j'ai envie de terminer ce genre de distance parce que c'est vraiment un autre univers, une autre dimension en fait il y a Céline qui a terminé la course elle a connu la tempête de neige les moins 8 degrés et du coup j'ai envie d'avoir connu ça du coup ça a dû être super dire pour tous les coureurs ça a dû être super dire mais elle est l'aventure que ça devait être franchement j'espère que la fois où je vais la refaire ça va être ma question
Invité 2 est-ce que tu penses reprendre un dossard ?
Invité 1 ah oui bien sûr oui oui oui franchement j'ai hâte d'ailleurs mais en plus je suis un peu partagée parce que il y a la course du TMB et j'ai des running stones pour cette course là et ça fait je crois 3 ans ou 2 ans que j'ai les running stones pour participer à la course phare du vendredi en fait les 170 de l'UTMB et du coup je crois que c'est la dernière année où ils sont valables et du coup j'ai ma chance d'être tirée au sort ah et donc moi j'avais trop ouais c'est ça c'est le gros dilemme parce que bah du coup après voilà il faut recommencer les tirages au sort avec moins de running stones si ceux que j'ai pour l'instant ne sont plus valables quoi mais du coup c'est le dilemme quoi mais franchement je voudrais trop en fait si je fais l'UTMB c'est pas ça je vais adorer faire l'UTMB mais franchement entre les deux je préfère le tour des géants je sais pas c'est deux courses différentes l'UTMB j'ai fait la TDS l'année passée du coup l'ambiance elle est juste magique déjà rien que pour la TDS le départ c'est le lundi l'ambiance est juste magique et voilà l'UTMB c'est encore plus magique que la TDS les départs sont fantastiques les paysages je veux pas dénigrer la course c'est pas ça que je veux faire mais franchement je pense que chacun a ses courses en fait et moi je me suis vraiment découvert j'ai envie de faire des courses comme le Tour des géants et après oui j'aurais envie de faire l'UTMB aussi encore une fois c'est pas ça mais ce serait une chance si je peux la faire mais voilà j'aurais bien voulu pouvoir faire le Tour des géants refaire cette année-ci et faire l'UTMB peut-être l'année prochaine parce que voilà j'aurais eu encore les points qu'il faut pour la faire ça serait été l'idéal en fait voilà mais non c'est vrai que ça tombe mal dans le calendrier
Invité 2 c'est compliqué d'enchaîner les deux ou alors je me fais un 500 km en deux semaines
Invité 1 je m'appelle Lucas Papy
Invité 2 mais je crois que d'ailleurs qu'est-ce que j'ai entendu sur lui je crois qu'il voulait enchaîner Swisspeak et Tordé Géant et la Swisspeak il a fait la 660 et il voulait enchaîner avec le Thor donc en gros il se faisait 1000 bornes en 3 semaines le délire absolu je rebondis sur un aspect du Thor c'est la neige je me suis pas trop enseigné donc si toi tu l'as fait je suis preneur d'info là dessus est-ce que le fait qu'il y ait de la neige c'est quasiment systématique à toutes les éditions ou pas parce que l'année où j'ai fait la PTL c'était en 2022 le Thor, il partait je crois deux semaines après nous et ils avaient été bloqués dans des refuges à cause de la neige et là cette année de ce que tu me racontes c'était quand même épique aussi moi j'ai un copain de la PTL qui était sur le Thor avec toi qui a été arrêté je pense un peu plus tard que toi parce qu'il a fait une pneumonie et en gros le médecin lui a dit il prévoit moins 18 en ressenti sur le col cette nuit donc ne partez pas et donc entre son témoignage et le tien je suis en train de me demander si c'est systématique en fait vu la période de l'année les conditions hardcore très froides ou pas
Invité 1 mais du coup je ne savais pas qu'il y avait déjà eu de la neige en 2022 ouais bah oui après du coup je suppose que ça fait partie ouais que c'est bien possible que chaque année y'en aie je serais plate en tout cas ils disent en matériel recommandé de prévoir des crampons et je ne sais plus quel genre de veste je peux regarder aussi si tu veux ils font quand même du matériel
Invité 2 pour le froid
Invité 1 en fait ils disent matériel obligatoire la frontale et les deux couvertures de survie mais après ils font quand même une liste de matériel recommandé à mon avis ça peut être sur chaque édition il doit avoir sûrement de la neige
Invité 2 de toute façon je pense qu'il faut s'y préparer vu la période de l'année et vu la trace il vaut quand même mieux je pense prévoir est-ce qu'il y a les preuves ?
Invité 1 je te souhaite de la faire franchement il faut que tu la fasses
Invité 2 elle est à la fois ça donne à la fois envie et en même temps c'est quand même terrifiant je trouve c'est vachement impressionnant quand même la distance le fait que parce que là tu dirais que t'as passé combien de temps toute seule parce que moi c'est la grosse différence par rapport à la PTL la PTL c'est en équipe donc tout le monde prend le départ et tout le monde va jusqu'à l'arrivée mais tu peux toujours t'appuyer sur les autres t'as tout le temps quelqu'un tout de suite là avec toi tu vois
Invité 1 après j'avais du coup en visuel j'avais quand même des coureurs tout le temps oui pendant les je pense les deux premiers jours j'avais quand même des coureurs tout le temps ok j'en voyais en tout cas et après vraiment partager et en fait oui j'avais eu ça aussi je m'étais dit c'est encore en écoutant Périne Fage lors d'un de tes podcasts elle expliquait que il ne faut pas monter l'école toute seule etc, moi je voulais me regrouper avec deux autres coureurs italiens je pense et elle dit d'ailleurs que les deux Italiens je pense sont partis devant elle ils ne l'ont même pas attendu et elle trouvait ça dommage en fait, je suis d'accord avec elle parce que moi c'est aussi cet esprit de solidarité que je trouvais important dans ces cas-là et le fait que tu sais très bien que si tu laisses quelqu'un tout seul sur un col, c'est super dangereux super dangereux après il y a des cols que j'ai passés j'étais toute seule, en fait je ne me suis pas posé la question je me suis dit le col il est là, il faut le passer je le passe en fait et voilà après c'est vrai que c'est rassurant du coup de voir deux personnes le passer franchement j'ai pas été toute seule je voyais toujours des coureurs de loin en fait ou de près quand on se rapprochait mais je veux dire franchement vraiment toute seule je pense pas avoir vécu une grande période toute seule peut-être le mercredi le dernier jour mais là du coup c'était deux jours où là la longue descente je me fais dépasser par des gens mais je suis toute seule en fait c'est pour ça que je te dis je suis contente qu'il y ait des gens qui qu'à un moment, je suis me regroupée à un autre groupe parce qu'en fait, ils m'ont tirée et du coup, ça te réveille quoi. Mais après, au passage d'école, je n'ai pas été toute seule et ça, ça m'était arrivé sur la TDS en fait où je m'étais arrêtée parce que là aussi, on avait eu, oui, ça aussi, ça m'avait fait rire parce que la TDS, ça n'est pas ça, savoir qu'aussi, on avait eu des conditions météo horribles et du coup, moi, j'ai rigolé sur le tour des gens parce que je me suis dit, décidément, la montagne, je vais m'imposer ces conditions un métier horrible et du coup j'avais eu ça sur la TDS en pleine nuit et là je m'étais arrêtée pour attendre d'autres coureurs pour ne pas me sentir pour pas être toute seule parce que c'était dangereux là on voyait vraiment rien, c'était du brouillard et tout donc là on voyait rien et là on l'avait arrêtée et même si on parlait pas du tout la même langue il y avait toutes les nationalités à ce moment là et on avait formé comme une cordée, on avait progressé comme ça sans se comprendre. Franchement, toute seule, vraiment toute seule, je ne me suis pas sentie un seul moment toute seule. Parce que soit, si tu vois que les autres coureurs sont un peu plus loin, derrière toi, tu les attends. Ou s'ils sont, par contre, plus tôt que toi, là, tu essaies d'accélérer un petit peu. Mais franchement, sur le tort, je n'ai pas... Je n'ai pas eu ça. J'en avais toujours au moins un. j'en voyais toujours au moins un ok
Invité 2 bah écoute fascinant en tout cas un grand merci pour ces partages incroyable d'en apprendre plus sur ton parcours, super intéressant aussi de voir ce que t'as découvert dans le trail et puis la progression que t'as eu très rapide sur les distances et ce que tu trouves sur le long c'était vraiment super intéressant je te souhaite du coup d'arriver à prendre une décision avec laquelle tu es alliée pour Tor des Géants ou UTMB l'année prochaine et puis si c'est le tort peut-être qu'on s'y croisera je ne sais pas encore je te souhaite de pouvoir le faire cette année-ci
Invité 1 parce que tu as fait la course de sélection du coup c'est le Grand Tri de Courmaillor c'est ça ?
Invité 2 c'est ça
Invité 1 normalement tu devrais pouvoir le faire cette année-ci si je ne me trompe pas
Invité 2 C'était l'objectif, c'est pour ça qu'on avait fait cette course. Donc écoute, on va voir. Mais il faut encore se décider de, est-ce qu'on prend les dossards pour le tort ou pas ? Mais bref, je t'ai donné au courant. En tout cas, vraiment, merci beaucoup. Est-ce que toi, il y a peut-être un dernier message que tu voudrais faire passer pour conclure cet échange ?
Invité 1 Oui, moi je pense qu'en fait, il ne faut écouter personne quand quelqu'un nous dit que ce n'est pas possible. comme tu disais au début du podcast des gens qui te conseillent de d'abord faire pendant un an des 20-30 kilomètres etc avant d'aller plus loin etc je pense que je pense qu'au fait il ne faut pas les écouter il faut faire les courses qu'on a envie il faut tenter et que de toute façon même si on les rate pour moi il n'y a pas d'échec même si on n'arrive pas au bout on apprend plein de choses en allant jusqu'au bout on a pu aller et c'est cette expérience là qui nous sert pour les autres courses et pour tenter justement, dans mon cas, des courses qui pour l'instant n'ont pas permis que je n'ai pas su, je n'ai pas terminé en fait. Cette expérience va me servir pour d'autres courses et pour recommencer le tour des gens. J'ai écouté personne parce que moi aussi les gens me disaient, c'est trop long, il faut attendre, j'ai écouté personne et j'ai foncé. L'expérience est encore plus belle et voilà je pense qu'il faut il faut essayer de d'aller au-dessus de ses limites et que c'est comme ça aussi qu'on se sent vivant quand on sort de sa zone de confort c'est que du pur bonheur après donc voilà je pense que c'est c'est un conseil que je peux donner c'est de n'écouter personne de s'écouter que soi en fait excellent excellent
Invité 2 merci beaucoup Mélissène du coup je te souhaite un bon trail de reprise dans quelques jours et puis on va suivre on va suivre la suite et puis je te dis peut-être qu'on se croisera sur un tour ou autre
Invité 1 avec plaisir en tout cas merci Mélissette merci pour tes podcasts qui sont très enrichissants très inspirants
Invité 2 merci beaucoup
Invité 1 merci
Invité 2 merci d'avoir écouté cet échange avec Mélissène jusqu'au bout. J'espère que ça vous aura inspiré à prendre le départ de vos propres épreuves et à vous lancer dans vos propres projets. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à partager cet épisode à fond autour de vous et de manière générale à parler du podcast. C'est la meilleure manière de remercier tous ces invités qui viennent témoigner au micro des frappés. Je vous rappelle que si vous souhaitez soutenir financièrement cette fois-ci le podcast, c'est possible à partir de 1 euro par mois et ça se passe sur Tipeee.com slash les-frappés. Un immense merci à toutes celles et ceux qui ont déjà franchi le pas. Chaque euro compte. Merci beaucoup à toutes et à tous pour votre fidélité et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Ciao les frappés ! Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501
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