Les Frappés Les Frappés
Saison 5 EP·201 Parcours de vie #jeux olympiques #entrepreneuriat #funambule

18 février 2025

Road-trip culinaire et artistique à travers la France, avec les Saperlipoulettes

Durée · 1h15 · Transcription disponible

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Le récit

Eva et Alexia sont soeurs, et ont une relation qu’elles décrivent comme fusionnelle. Dans leur enfance, l’Art et la cuisine ont occupé des places centrales.

On s'est d'ailleurs rendu compte qu'elles et moi, on fait partie de la même team, celle des gens qui apprécient autant le mélange non cuit du gateau au chocolat que le gateau lui-même 🤤

Bref, cette passion pour la cuisine et l’Art, elles en ont fait un projet commun, un projet d’aventure et de rencontres entre soeurs, qu’elles ont nommé “Saperlipoulettes”. À bord de leur van, elle sillonnent les régions de France à la rencontre de ce que notre pays à de plus beau à offrir : un patrimoine gastronomique exceptionnel, et une scène artistique d’une richesse infinie.

Dans cet épisode, on parle de Barbezieux, une race de poules rustiques qui a bien failli disparaitre, d’exploitation de cacao et de l’importance d’être résilient quand on se lance dans l'entrepreneuriat.

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Transcription

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Saperlipoulettes Et en fait, on commence à parler, à se dire « bon, peut-être on peut échanger un petit bout de saucisson contre un petit bout de yaourt ». Et en fait, on a passé quatre heures à parler avec lui parce qu'il avait été architecte en résidence à la Villa Médicine. On a parlé ésotérisme, on a parlé spiritualité, on a parlé art. Waouh, on est au fin fond de nulle part. Tu vois, je ne peux même plus te dire ce petit nom de ce village. Et en fait, c'est comme ça qu'on aime voyager.

Loïc Hello, hello, vous écoutez les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tous niveaux, des aventuriers professionnels, des voyages aux eaux longs cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Eva et Alexia sont soeurs et elles ont une relation qu'elles décrivent comme étant fusionnelle. Dans leur enfance, l'art et la cuisine ont occupé des places centrales. On s'est d'ailleurs rendu compte qu'on fait partie de la même team tous les trois, la team des gens qui apprécient autant le mélange non cuit du gâteau au chocolat que le gâteau lui-même. Bref, cette passion pour la cuisine et l'art, elles en ont fait un projet commun, un projet d'aventure et de rencontre entre sœurs qu'elles ont nommé Saperlipoulette. A bord de leur vanne, elles sillonnent les régions de France à la rencontre de ce que notre pays a de plus beau à offrir, un patrimoine gastronomique exceptionnel et une scène artistique d'une richesse infinie. Dans cet épisode, on parle de barbe yeux, une race de poules rustiques qui a bien failli disparaître, d'exploitation de cacao et de l'importance d'être résilient quand on se lance dans un projet entrepreneurial. Excellente écoute à vous. Super content de vous recevoir Eva et Alexia, franchement c'est un plaisir. Merci beaucoup de m'avoir contacté. quand vous m'avez envoyé ce message je me suis dit que ça pourrait être une approche très intéressante et un type de sujet sur lequel on a pour le moment assez peu parlé sur le podcast donc vraiment merci encore

Saperlipoulettes merci à toi on est ravis et en plus pour tout te dire ça a été d'une efficacité parce que je suis tombée sur ton podcast j'étais sur un autre dossier chaud donc je l'envoie à Eva Nouche en mode regarde c'est trop cool je crois que Eva t'a contacté en deux minutes et tu l'as répondu dix minutes plus tard genre vraiment le truc que c'est fait on était genre waouh trop cool donc on adore quand c'est aligné comme ça c'est que les choses d'assez faire c'est canon

Loïc génial du coup par curiosité vous êtes où là en ce moment vous êtes en vadrouille à la rencontre de nouvelles saperlipépites ou vous êtes en pause chez vous

Saperlipoulettes on est en pause chez nous moi je suis à Lyon et Alexia à Paris moi je suis à Paris ok

Loïc super

Saperlipoulettes et là c'est tout la partie recherche de sponsors, financement pour repartir, parce qu'on a envie de repartir au printemps.

Loïc Ah, génial. Allez, écoutez, on va en parler. En tout cas, ravi une fois de plus de vous recevoir sur le podcast. Ce que je vous propose en guise d'introduction, c'est peut-être tout simplement de vous présenter, de nous expliquer en quoi consiste cette folle aventure de Saperlipoulette. Et puis après, moi, j'ai plein de questions pour vous sur le projet, sur vos rencontres, sur cette chouette aventure que vous êtes en train de vivre.

Saperlipoulettes Trop bien. Et trop cool. Évanouche, tu veux commencer ? Comme tu veux. Oui, alors je commence si tu veux. Du coup, je m'appelle Éva, alias Évanouche, par ma soeur. Je suis ingénieure en agronomie et je suis une passionnée de chocolat de base, de cuisine. Et j'adore faire le lien, entre producteur et chef. J'ai passé mon sapé cuisine en candidat libre quand j'étais en césure. Et avant de se lancer dans sa perle poulette, j'ai travaillé notamment chez Valrhona. Je ne sais pas si tu connais, mais c'est une entreprise qui fait du chocolat. Et avant ça, j'ai bossé en Équateur dans une exploitation de cacao où j'ai travaillé sur la traçabilité du cacao. Et je m'entends très, très bien avec ma sœur. Je fais le petit lien avec elle, du coup. On est très fusionnels. On a cinq ans et demi d'écart. mais on est très très fusionnel depuis toute petite, on adore voyager ensemble, et du coup c'est un pur bonheur, l'entraînement, on t'en rend mieux, mais de bosser ensemble depuis un an maintenant.

Loïc Génial, merci Eva.

Saperlipoulettes Et du coup moi c'est Alexa, donc l'autre sœur. Effectivement, Eva a une théorie du poisson pané, où elle dit que comme c'est une dormeuse, quand je suis née, elle a dormi encore un petit peu plus, et elle est née cinq ans plus tard, mais nous on se considère effectivement comme jumelles. et alors moi je suis la partie plus cultureuse de la famille donc moi j'ai fait plutôt des études de médiation culturelle en sortant du bac j'ai carrément fait une école d'art et puis ce qui m'intéressait c'était créer du lien en fait entre les institutions, les artistes et des publics donc moi j'ai bossé dans ce milieu là pendant ça fait à faire presque dix ans maintenant essentiellement à Paris, mais entre Payeri et Rouen pour le dernier poste et plutôt pour des festivals qui justement déjà dans l'idée de créer du lien mon premier festival qui a été un coup de cœur, amour c'était sur un festival qui s'appelait Paris Quartier d'été et déjà l'idée c'était de faire sortir les parisiens, leur faire aller leur montrer qu'il se passait autre chose de le côté du périph' et de l'autre côté à l'inverse de dire aux gens qui parfois n'osent pas forcément franchir des lieux culturels de leur dire, mais venez, en fait, la culture, c'est vraiment pour tout le monde. Donc moi, j'ai un parcours plus dans les relations publiques. Après, je travaillais au théâtre de la ville pendant six ans. Et puis, après, je suis partie à Rouen parce que je voulais quitter un peu Paris et voir comment ça se passait ailleurs, et notamment dans les maisons d'opéra. Puisque moi, je travaillais dessus depuis mon mémoire, et donc je me suis retrouvée responsable du mécénat de l'Opéra de Rouen pendant à peu près deux ans. Voilà. Et là, l'idée, c'était encore plus dans le cliché de l'opéra, c'est pas pour tout le monde. Et bien, c'était l'idée, c'était de se dire, et bien si, en fait, même l'opéra, c'est pour tout le monde. Et tu peux venir en princesse, mais tu peux aussi venir en jean basket. Ça marche aussi. Voilà.

Loïc Excellent. Ça a été quoi, du coup, en grandissant vos relations avec la cuisine, le chocolat et l'art, la culture ?

Saperlipoulettes Alors, le chocolat, de base, depuis qu'on est toutes petites, le gâteau qu'on fait pour nos anniversaires, c'est le chocolat. J'ai une image de moi, je ne sais pas si Poulette, on s'appelle Poulette entre nous. D'où ça parle, Poulette. D'où ça parle, Poulette. Mais de nous, avec la casserole et le bonheur qu'on avait, ce n'était pas de manger le chocolat, le gâteau au chocolat à la fin, mais c'était de manger la pâte du gâteau au chocolat. Et encore maintenant, elle fait genre que c'est vieux. mais en fait non non les filles on n'a plus d'image de ça non mais en fait le truc c'est qu'effectivement tu vois quand on fait un gâteau au chocolat nos amis sont morts de rire parce qu'on fait le gâteau au chocolat pour tout le monde mais nous on se garde deux petits pots à côté chacune juste avec la pâte et nous c'est ce qu'on préfère on mange à la cuillère et quand l'une n'est pas là on se la garde dans le frigo en se disant bon ok je t'ai mis la pâte au chocolat dans le frigo tu pourras le moins j'en rentre en

Loïc donc voilà ça me parle avec mes soeurs on a aussi on a un gâteau au chocolat qu'on fait systématiquement pour les anniversaires. C'est la même recette depuis 15 ans. Ça me parle bien.

Saperlipoulettes Il y a beaucoup de beurre dans ta recette.

Loïc Il y a beaucoup de beurre, beaucoup d'œufs et beaucoup de sucre.

Saperlipoulettes Nous, on peut te donner nos petits tips. C'est le secret de notre gâteau, c'est qu'on met de la fleur de sel et surtout, on met de la fleur d'oranger. Et ça, c'est canon. À tester avec tes sœurs la prochaine. Exactement. Et sur le côté cuisine, peut-être aussi pour nous je pense que le lien entre art et cuisine il a aussi été assez naturellement parce qu'on vient d'un milieu aussi où notre grand-mère notre tante et notre mère sont artistes et aussi il y a eu la tradition tu vois de cuisiner beaucoup en famille entre femmes et donc avec nos hommes qui nous servent d'inspecteurs des travaux finis comme on dit donc de goûteurs voilà c'est le grand-père et plus c'est inspecteur des travaux finis. Mais il faut un goûter. Il faut les goûters. Et du coup, on a beaucoup cuisiné, en fait. Et c'est là où on se raconte les dernières expos qu'on a vues, les dernières choses où on teste. Et c'est des traditions familiales qu'on a depuis des années. Donc, ouais, on a toujours eu ce rapport à la cuisine. Et Eva, pendant le confinement, nous a régalé, si tu veux nous reparler. Ah, c'est vrai. Ouais, c'est ça. En fait, pendant le confinement, du coup, moi, je devais... C'était mon année de césure. donc j'avais fait une formation d'un mois à l'atelier des chefs de cuisine. Après, j'étais partie en Équateur parce qu'en tant que passionnée de chocolat, je voulais voir des fèves de cacao et travailler dans le milieu. Et du coup, j'ai passé quatre points là-bas. J'ai rencontré un chef qui m'a dit « J'ai un restaurant gastronomique que de cuisine, que de pâtisserie ». J'étais « Waouh, ok, je veux venir ». Et du coup, je devais cuisiner avec lui et pâtisser avec lui au Mexique. Et là, il y a eu le Covid. Donc, j'ai été rapatriée. Et au lieu de pâtisser au Mexique et après à Cocoonac, je devais bosser dans un restaurant semi-gastronomique qui travaillait avec ce qui faisait pousser sur son toit végétal. J'ai cuisiné pour toute ma famille avec la bible du livre de recettes. Mais les photos, ça date des années 50-60. Donc, c'est magnifiquement hideux, on va dire. Mais je m'entraînais chaque jour, du coup, à faire toutes les bases de la cuisine française pour préparer mon CAP cuisine. J'ai passé en septembre après. Donc, on a partagé ces moments-là aussi en famille.

Loïc Ça ne me fait penser à rien à voir avec le confinement, mais récemment, on a regardé avec ma femme Les saveurs du palais. Je ne sais pas si vous avez vu ce film.

Saperlipoulettes C'est la chef qui cuisine pour le président.

Loïc C'est ça, exactement.

Saperlipoulettes Génial.

Loïc exactement et en fait là juste on vient à peine de commencer l'échange mais de vous entendre parler de cuisine de chocolat, de gâteau ça me plonge un peu dans le même état d'esprit qu'en regardant ce film on a juste envie de sortir de se faire un énorme plat bien français, délicieux

Saperlipoulettes c'est un beau film c'est vrai

Loïc il est génial ok ouais donc la passion chocolat finalement ça a été bien plus que juste entre guillemets les gâteaux pour les occasions spéciales t'étais carrément partie à la source j'ai envie de dire

Saperlipoulettes ouais

Loïc pardon vas-y

Saperlipoulettes j'allais te demander qu'est-ce que t'en as

Loïc alors même si l'expérience a pas in fine ressemblé exactement à ce que t'avais imaginé initialement mais en quoi est-ce que ça a changé ta vision de la cuisine, de la pâtisserie toutes ces rencontres tout ce que t'as pu apprendre sur place là-bas

Saperlipoulettes moi c'est plus le côté parce que j'étais plus côté producteur que pâtisserie justement et on avait quand même un petit labo pour transformer tes fèves de cacao en tablette de chocolat et pour faire venir des pâtissiers de toute l'Amérique latine faire leurs propres tablettes des chefs chocolatiers et moi ce qui m'a marquée surtout c'est que pour nous c'est la base tu parles du gâteau au chocolat que tu fais avec tes soeurs, nous on a toujours fait ça donc tu te dis que dans les pays producteurs de cacao ils devraient avoir ces mêmes traditions de se faire des gâteaux au chocolat pour leur anniversaire ou des trucs comme ça alors que pas du tout et ça moi ça m'a marqué j'ai fêté mon anniversaire là-bas donc je leur ai dit attendez je vais faire un gâteau au chocolat ils n'avaient jamais mangé de gâteau au chocolat de leur vie

Loïc en termes de... comment ? j'ai dit ah bon c'est c'est vrai que c'est hyper étonnant

Saperlipoulettes ils sont entourés, là le centre de collecte où je vivais, en fait, c'est là où tous les producteurs de cacao ramènent leurs faves de cacao, on les fait sécher, fermenter, et ensuite, c'est envoyé dans l'usine d'Akito, dans la capitale, et eux, leur seule transformation du cacao, c'est pour les traditions à Noël, ils se font un petit chocolat chaud, mais c'est tout, il n'y a pas de transformation vraiment de cette matière-là. Et moi, ça m'a marquée. donc en termes de pâtisserie je ne l'ai pas vraiment eu je l'ai eu mais avec plus les chefs dans les grandes villes mais dans les zones de production c'est plus moi qui leur ai montré comment pâtisser quoi avec le chocolat

Loïc c'est intéressant c'est un peu comme si moi j'ai grandi en Provence un peu comme si finalement l'huile d'olive ou la vigne finalement qu'on consommait ni huile d'olive ni vin en Provence, mais que tout était destiné à l'export. C'est étonnant.

Saperlipoulettes Oui, c'est absurde. Après, la boîte pour laquelle je travaillais, ça s'appelait Republica del Cacao, ils essayaient de déconstruire ça et montrer à tous les producteurs avec qui ils travaillaient, donc de canne à sucre, de lait et de cacao, les produits qu'on faisait grâce à eux. Mais c'était parmi les premiers à faire ça. c'était passionnant, moi je pourrais parler des autres effectivement et Eva te disait bien mais nous on a pu aller lui rendre visite parce qu'après on a enchaîné, on a profité qu'Eva soit là-bas pendant 4 mois pour après on s'était prévu 3 mois de backpack toutes les deux en Amérique latine mais effectivement quand on a été la voir c'est assez impressionnant parce que ce qu'elle te décrit c'est qu'effectivement c'est une toute petite exploitation où toi, tu es entouré de fèves de cacao autour de toi. Quand Eva te raconte après effectivement son expérience et comment elle a vécu pendant 4 mois, c'est incroyable parce que tu te dis, ils côtoient des fèves, ils te montrent leurs fèves à côté, donc ils connaissent vraiment la fève, mais pas les transformations.

Loïc Ça me fait penser, je vous partage une petite anecdote. J'ai passé 6 mois en Amérique latine pour un échange universitaire. et j'étais basé à Lima mais en fait j'avais pris beaucoup d'avance dans mes cours volontairement et j'ai énormément voyagé parce que j'avais très peu de cours à valider et j'avais au bout d'un moment, la seule chose qui avait commencé à me manquer justement c'était pas tant le fromage ou autre c'était le chocolat et j'avais fini par en trouver dans un marché à Cusco, le marché principal de la ville qui est vraiment où on croise des touristes mais qui est un vrai marché pour les Péruviens où ils viennent s'approvisionner, vendre leurs produits. Il y a des gens qui voyagent des heures, des jours depuis les montagnes pour venir vendre ici. C'est un vrai marché authentique. Et je suis tombé sur des tablettes de chocolat. En plus, pour mon grand bonheur, c'était des tablettes de 400 grammes. Je me rappelle encore du poids parce que ça m'avait marqué. Je m'étais dit « ok ». Détail que je n'avais pas vu. Donc, j'achète ma tablette et je l'ouvre, je croque dedans, mais bien avec entrain, et j'avais simplement pas vu que c'était du 100% cacao. Ah ouais.

Saperlipoulettes Là, tu avais ta bouche toute assez

Loïc chérie. C'est ça, ouais. Et là, le choc était assez violent d'un point de vue culinaire. Donc, ouais, du coup, j'en ai pas remangé, mais visiblement, en tout cas, la seule fois où j'ai vu un produit transformé, en plus, il était très différent de ce dont on a l'habitude. Ah oui, c'est hyper. C'était 100% cacao.

Saperlipoulettes Très amer. Moi, j'adore. Moi, je suis très team 100% cacao. Et d'ailleurs, au Théâtre de la Ville, quand je me suis là-bas, c'était très drôle puisque j'avais toujours une tablette sortie. Et normalement, j'en avais deux. J'avais la 100% cacao et j'en avais une autre plus, on va dire, plus populaire. Et un jour, comme ça, j'ai une de mes collègues qui arrive et sans me demander, elle commence à prendre la tablette. Et du coup, je n'ai même pas eu le temps de lui dire, attends, qu'elle a pris un énorme carreau en entier. et je pense qu'elle a eu un peu la même sensation que toi à ce moment-là et j'avais envie de dire Bichette, tu n'avais qu'à demander avant parce que vraiment j'avais la tablette pour toi

Loïc Oui, drôle d'expérience, pas 100% cacao j'imagine qu'il faut s'y habituer, c'est comme tout Très bien très bien, très bien et donc tout ça nous amène doucement mais sûrement à Saperly Poulette donc qu'est-ce que c'est que cette aventure depuis, enfin comment est-ce que tout ça est né et on va commencer par ça.

Saperlipoulettes Alors, en fait, comme là, du coup, déjà, on a commencé un peu à raconter, comme tu as pu le comprendre, on a un peu la bougeotte, Eva et moi. Et on a eu la chance d'avoir des parents qui nous ont inculqué cette bougeotte et cette envie de voyager, de découvrir. Et donc ça, on l'a beaucoup fait avec eux et ça, vraiment, on les remercie parce qu'ils nous ont toujours appris à vraiment aller vers l'autre quand on voyage aussi. Ce n'est pas juste un truc qui est organisé ou des trucs comme ça. C'est on allait vraiment en exploration. Donc ça, on l'a fait avec eux pas mal en Asie, notamment parce qu'ils étaient assez fans d'Asie. C'est eux aussi qui nous ont mis un premier pied en Amérique latine lors de voyages qu'on a pu faire avec eux. On est tombés complètement en amour et donc après, voilà, on est retournés. Et après, depuis, en fait, tout simplement, j'ai mon permis qui correspondait à l'année du bac d'Eva. Quand j'ai passé mon permis, c'était en été, en juillet, je l'ai eu. J'ai offert une carte de France à Eva et je lui ai dit, t'as ton bac et on part. On se casse, poulette. Je ne sais pas où, mais on y va. Et on avait quand même comme poème final l'Espagne. Mais on s'est dit, on va prendre 15 jours pour descendre en Espagne tranquillement. Et on n'avait rien de prévu. C'était les débuts d'Airbnb. enfin bref, tout était un peu les débuts et on a adoré et surtout, dès ce premier entre guillemets voyage road trip toutes les deux en France on est déjà tombé en amour de notre pays on s'est dit mais waouh incroyable d'une région à une autre ça n'a rien à voir et on a dès le début rencontré des personnes folles donc ça allait, tu vois, notre première nuit on s'est retrouvés en Bourgogne vraiment, en plus j'ai dit à Eva qui n'avait jamais fait de Airbnb le monsieur n'a aucun commentaire sur Airbnb je suis pas sûre qu'on devrait être là-bas la seule info qu'on avait sur ce tout petit village c'est qu'il y avait eu un meurtre si tu veux c'est un village genre de 5 maisons donc tu te dis si c'est pas notre autre cerne, ses voisins par ça tout à 13 ans et on se retrouve un soir d'orage après une journée caniculaire, enfin tu vois rien aller sur le papier et on rencontre il s'appelait Pierre, un monsieur de 75 ans je crois dont la mère de 95 ans était au rez-de-chaussée on l'a jamais vue c'est pas si elle est là moi et en fait on commence à parler à se dire peut-être on peut échanger un petit bout de saucisson contre un petit bout de yaourt et en fait on a passé 4 heures à parler avec lui parce qu'il avait été architecte en résidence à la Villa Médicine on a parlé ésotérisme on a parlé spiritualité, on a parlé art et en fait on s'est dit mais waouh on est au fin fond de nulle part tu vois je peux même plutôt dire ce petit nom de ce village et en fait c'est comme ça qu'on aime voyager et tout au long de ce premier périple en road trip en France il y a eu ça et après on a continué à d'autres moments donc déjà il y avait ce goût du road trip et un genre en fait c'était alors je pense qu'on en reviendra mais je pense que toutes les deux on était arrivés exactement là où on voulait dans nos jobs moi ça y est j'étais responsable de mécénat d'une maison d'opéra ce que je voulais faire quand j'ai commencé ma licence donc tu vois hop j'avais atteint mon truc Evanouche moi j'étais chez Valrhona c'était le Graal pour moi c'était vraiment le Graal du chocolat le lien avec des pâtissiers le chocolat durable éthique donc non c'était parfait mais il nous manquait du terrain à toutes les deux en fait que ce soit moi dans mon boulot j'étais derrière un ordinateur parfois avec des pâtissiers mais le côté terrain avec des producteurs me manquait et ou terrain aussi en cuisine et Alexia la même chose création de biens entre les personnes et même en fait pour te dire aussi durant l'été 2023 du coup on était à un mariage et tout le monde était au bord de la piscine et nous on était pas en fait on connait pas trop le coin prenons la voiture et on regarde ce qu'il y a. Et on a vu qu'il y avait la maison de la femme qui peint. On se dit allons voir, on avait vu un article mais qui datait d'il y a 5 ans, vous pouvez aller toquer chez elle. Donc on se dit ok, on va toquer chez elle. Et du coup on toque à la porte de cette maison où toute la bâtisse ressemblait un peu au style de Niki de Saint-Fal, je sais pas si tu vois, mais c'était hyper coloré, chaleureux, accueillant, alors que tout le reste du village était simple, on va dire, donc on toque à la porte, et là, au deuxième étage, il y a une petite mamie de 92 ans qui ouvre la fenêtre et qui ne comprend pas trop ce qui se passe en disant « mais pourquoi il y a deux nénettes en bas de chez moi qui toquent ? » Et il y a eu un échange incompréhensible pendant cinq minutes, parce qu'elle était sourde comme à peau, et elle descend pour ouvrir la porte, et tu comprends en fait au fur et à mesure qu'au départ, avant, elle accueillait plein de personnes, mais qu'il y a eu plusieurs journalistes qui étaient venus et qui lui avaient dit « c'est un bordel chez toi, parce que c'est une femme artiste et du coup, tu as des tableaux partout. Les murs sont peints, les plafonds sont peints. Nous, on adore. Et du coup, au fur et à mesure, elle nous accueille chez elle quand même. On passe deux heures à échanger sur nos voyages, les personnes qu'on a rencontrées. Elle nous dit, mais les filles, vous avez des étoiles dans les yeux quand vous en parlez. Et nous, c'était déjà, on en avait déjà discuté. Là, ça a été un peu le but de déclic. On s'est dit, OK, il faut faire quelque chose. On ne sait pas encore quoi, mais on sait qu'on veut mêler nos mondes à nous, donc le monde de la culture, de l'agronomie et de la cuisine. On veut aller à la rencontre des personnes. Comment on peut faire ça ? Et du coup, en fait, à partir de janvier 2024, on a commencé à échanger ensemble, à échanger aussi avec notre entourage pour voir un peu à quoi ça pouvait ressembler. On a vite compris qu'on voulait le partager au plus grand monde parce qu'au départ, nous, à tous nos voyages, en fait on partageait sur des groupes WhatsApp à nos familles toutes nos aventures les photos, ah on a rencontré un tel et un tel, on s'est dit en fait ça peut être chouette de le partager à plus de monde, d'où l'idée du podcast qui est arrivé assez rapidement il y a aussi des vidéos parce que c'est des métiers créatifs et visuels et du coup on se disait que le podcast était très intéressant mais que la vidéo était aussi primordiale pour les rencontres et les activités en tout cas qu'on allait faire en fait on voulait une immersion totale donc que ça soit à la fois sonore et visuel dans ce qu'on allait retranscrire et l'idée vraiment des Saperlipoulette c'est vraiment d'embarquer les personnes qui nous suivent avec nous dans notre van parce que du coup on garde notre van, on part en van qui est à la fois le lieu où on dort notre moyen de locomotion, là où on bosse, notre bureau là où on cuisine, alors on fait pas de la grande gastronomie dans notre van encore on a essayé une fois tu vois des beignets de fleurs de courgette parce qu'il y a un des chefs d'exploitation qui nous avait donné ça et on adore ça notre mère nous a toujours cuisiné des beignets de fleurs de courgette et il nous disait j'en ai trop je vais les donner ou même les mettre au compost et on a dit ah non non non non nous on va faire sauf qu'on avait pas pensé que du coup on sentait tout le van on sentait la friture parce qu'on a fait notre petite friture dans le van et on se dit, mais mon Dieu, vous jamais en faites friture dans le van ? Parce que on piait la friture. Après, c'était très très bon, donc ça valait le coup. Et oui, et du coup, en fait, l'idée aussi, c'est que nous, on ne voulait pas aller rencontrer des personnes juste pour un interview d'une heure et quelques. On voulait être en immersion totale. On a été bercés, nous, par rendez-vous en Terre inconnue. on a toujours rêvé de participer à un rendez-vous interinconnu, je sais pas si tu vois je vois très bien ça a été à chaque fois ça aussi c'est un événement familial on le regarde en famille, on pleurait en famille devant mais ça nous a toujours fait rêver et aussi nuit et culottée ça aussi tu vois ou pas ce que c'est ?

Loïc nous on a

Saperlipoulettes adoré ce concept-là, on s'est dit on va essayer de mélanger un peu tout ça et le faire à notre manière et du coup l'idée aussi de Saperlue de Poulette c'est de partir 48 heures à chaque fois à la rencontre de ce qu'on appelle les créatifs de France c'est-à-dire pour nous des restaurateurs qui cuisinent avec ce qu'ils font pousser dans leur potager parce que ce lien vraiment du champ à l'assiette nous intéresse énormément il y a de plus en plus d'initiatives qui se font et on veut montrer que ça peut être possible et qu'on peut en vivre et des artistes qui dynamisent leur territoire et qui créent du lien à travers l'art. Et c'est pour ça qu'on s'est dit, pour la première saison, on part quatre semaines, une semaine dans chaque région, et dans chaque région, on passe deux, trois jours avec chaque personne. Et l'idée du van, c'était d'être libre. Si les personnes voulaient nous accueillir chez elles, dormir, partager des repas, nous c'était avec grand plaisir, mais on ne voulait pas que ce soit un frein par rapport aux personnes qu'on avait sélectionnées. Ça a été toute une étape aussi de casting. Du coup, parfois, ils ne pouvaient pas ou pour telle et telle raison, on dormait dans le champ d'à côté.

Loïc J'allais vous demander du coup comment s'est montée cette première saison, que ce soit côté casting, sélection des régions, les produits, le type d'art que vous vouliez mettre en avant. C'était quoi votre vision ?

Saperlipoulettes En fait, notre vision, c'était quand même de donner la parole à des personnes qui n'ont pas forcément l'habitude de la voir, parce qu'ils sont un peu plus éloignés, parce qu'ils ne sont pas encore connus ou des choses comme ça, et des types très différents. Donc, tu vois, par exemple, on a été voir aussi bien des fermes auberges, donc trois sœurs qui ont hérité d'une des dernières fermes auberges de Bretagne. Et également, on a été jusqu'à rencontrer un chef nouvellement étoilé d'une étoile du Guinée Michelin verte. Donc, ce sont des étoiles qui valorisent les initiatives apportées écologiques, aussi bien dans la manière de la sélection du produit à la manière de gérer le restaurant. On voulait vraiment avoir un panel différent. Et de même, du côté artistique, on a été aussi bien rencontrer un artiste de cirque contemporain qui fait de la corde volante. Alors, il faut savoir que je crois qu'il y en a à peu près dix dans le monde. Tu vois, il n'y en a pas beaucoup qui ont cette grande spécialité, tout simplement parce qu'il faut avoir des chapiteaux et des occasions de voler à plus de 30 mètres au-dessus du sol. Et mine de rien, ça ne court pas les rues. Et on a été voir des performeurs, une street artiste, des sculpteurs. Enfin, voilà. Donc, l'idée, c'était de voir différentes formes. Et aussi, tu vois, dans l'idée de plus ou moins connu, on essaye d'avoir un équilibre vraiment sur ça. Mais là, quand on est reparti en mi-saison, on a été rencontrer l'une des plus grandes figures de la performance française, au moins si ce n'est mondiale. Et ce qui était chouette aussi, c'est de te dire qu'on crée une sorte de réseau de nos sapères et pépites qu'on met tous au même niveau. et les uns et les autres, en fait, commencent à être fiers, et ça, c'est une grosse fierté pour nous, de dire, mais attends, je fais partie du même podcast qu'un tel ou un tel, mais attends, mais j'ai écouté l'épisode sur machin, c'est génial. Et aussi, même au sein d'une même région, notamment en centre Val-de-Loire, on a deux de nos saperlits pépites, donc l'artiste et le chef, qui se sont écrits. On venait de passer trois jours à Nantes avec Vanessa, qui est une street artiste, qui peint partout sur les murs de Nantes et autres. Et on allait justement chez Martin Bollars près de Chinon. Et lui, il lui écrit en lui disant, mais attends, les sapères et les poulettes viennent d'arriver chez moi. Mais c'est quoi cette boule d'énergie trop cool ? Donc du coup, c'est chouette parce qu'en fait, on arrive à créer des liens. De ce qu'on aime faire. Oui, exactement. Et ça, c'est le cœur de ce qu'on aime faire, Eva et moi, dans nos métiers et de ce qu'on faisait avant. Et aussi, peut-être de manière plus concrète sur le casting, comment on le faisait. Pour la partie restaurant, ça, c'est plus Célénage qui s'en est occupé. En fait, on s'était dit que c'est plus compliqué, je pense, de trouver, c'est très pointu, on va dire, de trouver des restaurants avec des potagers et qui ne fonctionnent pas qu'avec trois carottes et deux tomates. C'était que la majorité c'est que leurs productions qui arrivent en cuisine proviennent de leur exploitation et sinon qui travaillent avec des producteurs locaux. Donc, ça ne court pas les rues. Donc, en fait, on a plus fait les régions au départ par rapport à ça. Ça a été du bouche à oreille. On a fait aussi une première, un épisode, une saison pilote, on va dire, à Lyon d'une semaine. On a été, moi, j'avais découvert un restaurant génial sur les pentes de la Croix-Rousse, pour ceux qui connaissent Lyon, qui s'appelle Semo. et lui, c'est un restaurant qui, du coup, cuisine avec ce qu'ils produisent dans les monts du Lyonnais, donc à côté de Lyon. Et il nous avait parlé de cette ferme auberge en Bretagne qui était tenue par trois sœurs, qui l'avaient inspirée. Et on s'était dit, c'est parfait pour sa perte de poulettes pour la première saison, de terminer et d'aller rencontrer des sœurs qui travaillent ensemble, nous, en tant que sœurs. Donc, ça a été plus comme ça. Après, moi, je me suis pas mal aidée aussi des cotables qui est une association qui aide et labellise des restaurants dans leur éco-conception. Ils n'ont pas tous des potagers mais ils ont tous cette envie de restauration durable que ce soit dans l'utilisation de l'électricité dans la provenance des produits donc on a plus construit au départ notre première saison par rapport au récent qu'on avait trouvé et ensuite on a été rencontrer des artistes. Et là aussi, c'était pas... Si tu veux, Poulet, tu peux reprendre la main pour les artistes. Pour les artistes, une fois, bah, typiquement, quand Eva te dit, bon, on a décidé qu'on allait voir l'amour en Bretagne, du coup, on s'est mis en recherche de, ok, on va trouver un artiste. Et là, d'ailleurs, ça a été le tout premier. Ça s'est fait aussi rapidement que notre rencontre. Ça a été un coup de cœur. Ça a été un coup de cœur parce que Damien, c'est un artiste plasticien, performeur queer, qui vient lui-même d'un milieu agricole, puisque ses parents ont une exploitation de vaches laitières. Et du coup, on s'est dit, c'est génial parce qu'en fait, il fait ce lien naturellement entre nous, ce qu'on fait, entre le milieu agricole, comment tu cultives ta terre, comment tu prends soin de ta terre, qu'est-ce que tu manges et compagnie. Et lui, il le met, il joue de ces codes-là et il joue sur les représentations puisque lui, tout son travail est autour de c'est quoi la représentation du monde agricole dans l'art contemporain et c'est quoi la représentation d'un mec homo queer dans le monde agricole si tu veux, à lui tout seul il a pas mal de sujets il a pas mal de sujets, exactement et c'est super intéressant parce qu'il te dit en fait quand est-ce qu'on entend parler des agriculteurs ben quand malheureusement on dit qu'il y a plein de suicides au salon de l'agriculture quand ils bloquent les autoroutes Exactement, quand ils bloquent les autoroutes pour manifester. Donc, ils disent quand même bien plus que ça. Donc voilà, ça c'était pour les artistes. Il y a des artistes où ça s'est fait très naturellement. Et d'autres fois, comme nous, ce qui est hyper important dans les Saperlipoulettes pour les artistes, c'est vraiment l'ancrage territorial. Donc c'est-à-dire, soit tu t'inspires de ce qui t'entoure et ça peut être tout le courant du land art. C'est-à-dire, tu crées au sein même de la nature, dans la nature. Donc, par exemple, Abraham Poingeval qui va s'enterrer dans une grotte pendant X temps ou qui va vivre pendant 13 jours dans un ours empaillé. Donc, il y a un rapport avec l'environnement. Et sinon, tu as aussi le rapport, alors il faut en parler, par exemple, Vanessa, qui va peindre sur les murs de Nantes, qui va faire tout un travail dans des hôpitaux au Mans avec le service de personnes qui sont atteintes de cancer pour leur faire faire des fresques avec elles pour à la fois égayer le lieu et en même temps leur montrer qu'ils savent, ils sont capables, ils peuvent sortir et ils peuvent faire des choses et ils peuvent continuer à apprendre. Donc voilà, c'était important qu'il y ait un lien social et territorial pour les artistes qu'on rencontrés. Et surtout, moi, Sarla, on a été à Sarla aussi on a été voir une compagnie qui s'appelle Kerusa et moi je trouve que là ça a été un bel exemple de création de lien parce que eux ils ont créé une performance autour du thème de l'accueil avec plus de 300 personnes qui faisaient partie de 3 départements différents et ça mêlait vraiment des personnes des AT, des PAD des écoles et tous ensemble ils ont créé une performance autour de l'accueil et du coup là c'était un bel exemple de tu peux créer du lien sur ton territoire qui peut en plus parfois être isolé ou victime du tourisme à une certaine période et complètement vide à une autre période de l'année. Ce qui est le cas de Sarla. Donc non, ça c'était plein de beaux exemples, complètement différents dans le milieu artistique.

Loïc Je reviens sur ce que vous évoquiez un peu plus tôt, la magie que vous avez ressentie quand vous vous êtes rendu compte qu'il y avait deux saperlipépites qui s'étaient contactés. et c'est vrai que ça c'est vraiment magique moi j'ai la chance aussi de parfois être témoin de ce genre de rencontres via le podcast entre d'anciens invités et c'est juste incroyable parce que l'énergie je trouve qui se dégage déjà des épisodes individuellement est juste dingue mais quand en plus ça débouche sur des rencontres et des projets qui se montent entre d'anciens invités qui autrement ça ne serait peut-être jamais croisé c'est juste complètement fou donc je vois assez bien ce dont vous parliez je pense que ça doit clairement d'ailleurs j'allais j'allais vous dire que je pense ça doit clairement contribuer à remplir votre bouteille d'énergie sur ce type de projet mais je vais plutôt vous le poser sous forme de question qu'est-ce qui vous a vraiment le plus marqué au fil de ces rencontres parce qu'il y a peut-être une différence je ne sais pas entre ce que vous aviez imaginé de sa perlée pouette et la réalité ?

Saperlipoulettes Moi, alors, il y a une première chose quand tu poses la question, moi, c'est les regards. J'adore échanger avec les personnes et tu vas regarder dans les yeux et aussi, c'était une volonté où tu n'en as pas parlé mais que le matos, le matériel qu'on utilise pour que ce soit pour le podcast ou pour faire des vidéos, il est tout petit et on est deux aussi donc à chaque fois, on alterne entre la personne qui prend les vidéos et celle qui est complètement 100% là avec la personne qu'on rencontre. Surtout, nous, on avait dit, on peut mettre la main à la patte si vous avez envie. Donc, on a aidé à perforer des systèmes d'arrosage ou des choses comme ça. Et vraiment, moi, j'ai plein de beaux regards de personnes qui te racontent des parcours de vie avec, parfois, pas forcément facile, mais qui te le racontent avec le sourire. Ça, ça m'a énormément marquée. Et aussi, ce à quoi on ne s'attendait pas forcément. C'est que nous, on s'était dit, on va voir ces personnes. Nous, ça nous apporte énormément d'énergie les rencontres. Ça nous en prend aussi, mais l'équilibre est là en tout cas. Et on s'était dit, on va leur apporter de la visibilité. C'est pour ça aussi, peut-être, qu'ils acceptent de nous accueillir. Mais en fait, ça a été bien au-delà de ça. Et on a eu que des beaux retours. Moi, c'est ça, Poulain, tu penses que t'es d'accord avec moi ? Ou à la fin de chaque rencontre, au bout des 48 heures, il y en a une qui a pleuré, l'autre qui nous a dit, vous avez bousculé mon quotidien. Mais littéralement, parce qu'on était dans sa cuisine et qu'on lui posaient plein de questions et qui devaient du coup nous prendre et nous mettre sur le côté pour dire bon bah ok il faut que je passe mais aussi comme vous nous posez des questions on doit se re-questionner sur pourquoi on fait ça que ce soit dans le milieu de l'art ou dans le milieu de la cuisine ça moi ça m'a marquée de se dire bah ok on a pas été qu'un petit passage dans leur vie pour leur apporter de la visibilité mais on leur a permis de prendre du recul aussi sur leur parcours de vie ce qu'ils ont pas forcément le temps de faire que ce soit en restauration, dans l'agriculture ou en culture, tu n'as pas forcément le temps de te dire « Ok, je fais une petite pause, je fais une petite rétrospective de toute ma vie. » « Ok, ça, ça m'a apporté ça. » Et ça, on leur a permis ça et on était hyper fiers. Oui, je crois que ça a été une des grosses surprises. Effectivement, je rejoins complètement Evanouche quand elle te dit ça parce que c'était vraiment ça. Nous, ça partait de nous et on s'est dit « On va faire au mieux pour les mettre en valeur. » Et en fait, effectivement, quand tu as un retour comme ça, tu es genre, waouh ! Et puis aussi, c'est quelque chose qui se prolonge. Je ne sais pas toi comment ça se passe avec les personnes que tu accueilles, mais nous, en tout cas, tu vois, nos saperlipépites, on leur parle quasiment tous les jours. Alors, comment ça vient d'avoir une trentaine ? Je ne te dis pas qu'on parle tous les jours à 30 personnes, mais on se suit on continue à avoir les actus des uns et des autres on s'échange et en fait on est hyper soutenu aussi par eux et ça on s'attendait pas qu'il y ait vraiment ce truc qui nous soutienne à ce point et qui soit impliqué et ému et en fait je pense que c'est un truc peut-être très naïf de notre part mais comme t'expliquais Poulette en fait faire partie de sa perle pépite c'est c'est prenant en fait ça veut dire que t'as deux cocottes qui te collent dans les pattes et qui te posent 40 questions à la seconde parce qu'on est curieuse et qu'on veut tout comprendre et que ça nous intéresse profondément exactement et du coup faut s'accrocher, faut une sacrée disponibilité émotionnelle aussi parce que Eva et moi on est toutes les deux très sensibles et même hypersensibles, donc parfois ça ouvre à d'autres choses, ce qui fait que assez rapidement on arrive à s'adapter, à cerner les gens et du coup à ouvrir le dialogue à des choses assez intimes. Et donc tu vois, c'est pas la même chose que d'avoir un quart d'heure d'interview où tu vas faire la promo de quelque chose sur un journal local, ce qui est top et c'est pas du tout le même exercice mais là c'est un peu une mise à nu et ça c'est vrai qu'on on avait pas mesuré je pense l'engagement que ça représenterait pour eux et du coup on en est infiniment reconnaissante et même tu vois sur les réseaux sociaux rapidement on a créé du coup une page Instagram pour que les personnes nous suivent et aussi parce qu'on a fait un financement participatif pour financer la première saison de Sa paire d'Ypoulette et le matériel dans lequel on a investi. Et l'idée, c'est que nous, on était en immersion chez les personnes, on voulait que des gens qui nous suivent et qui nous soutiennent sur les réseaux soient aussi en immersion avec nous. Et du coup, pendant les tournages, donc les un mois de tournage en juin 2024 et là, deux semaines, on est parti en novembre dernier, l'idée, c'est tout un travail aussi après notre journée de deux, trois heures de story pour raconter un peu notre journée avec nos sapères des pépites. Et on a reçu plein de messages, parfois de personnes qu'on ne connaissait pas du tout, de « Merci les filles, j'ai appris quelque chose grâce à vous », c'est une personne qui a 80 ans, donc tu dis « Tu apprends encore des choses à des personnes, ça c'est cool », ou « Vous égayez mon quotidien ». Et ça, c'est des petits messages où nous, ça nous donne de l'énergie, ça nous motive en disant « Ok, on va continuer, ça nous ouais c'est parce que c'est l'entrepreneuriat la réalité vas-y non parce que effectivement la réalité je pense que c'était peut-être ça aussi sinon tu complètes mais c'était la réalité tu vois c'est qu'une journée de tournage tu commences à 8h tu finis entre 20 et 22h le tournage le temps de dîner avec la personne et tout et après t'as tes 2-3h dans les pattes de réseaux sociaux de on envoyait des dossiers de presse en même temps enfin tu vois oui c'est de l'entrepreneuriat donc tu es à la fois directeur de casting directeur de production tu fais ton son tu fais tes images tu montes community manager enfin par un peu toutes les casquettes et c'est génial et c'est ça aussi qui nous motive et on apprend plein de choses tous les jours tous les jours on apprend on apprend mais en fait pour te dire aussi la réalité c'est qu'il y avait des jours avec Eva où on était dans l'incapacité de se parler exactement donc en fait comme tu parles toute la journée mais comme tu es à 120% avec la personne, parce qu'on croit aussi beaucoup dans le fait que pour que tu aies un échange intime et profond, il faut aussi que tu te donnes de ta personne pour pouvoir recevoir. Donc, on voit assez en tout cas la rencontre comme un échange. Et du coup, parfois, juste en terminer un tournage, on remontait dans le van, on se regardait, on se faisait un jeu de regard genre « Waouh ! » Il y en a une qui disait « Hum hum ! » On repartait. et en fait on faisait deux heures de blackout le temps de la route avant de repartir c'est que c'était aussi ça entre chaque personne tu pouvais avoir deux trois heures de route voire même six heures de route donc c'était épuisant mais l'importance du regard aussi dans ça c'est que même entre nous la demi-saison on s'est mieux débrouillé je trouve on a plus communiqué on a plus communiqué entre nous mais la première saison on a enchaîné trois semaines non-stop c'est-à-dire que nos seuls jours de pause c'était en fait la route de 6 heures donc c'est pas des jours reposants et du coup on se regardait juste à chaque fois on était sur le cul désolé de le dire mais de nos rencontres on a été surpris à chaque fois je pense qu'on s'attendait pas autant de... on nous avait dit oui vous allez voir les personnes derrière la caméra ou derrière un micro elles sont pas forcément naturelles ou elles vont pas forcément tout vous dire, tout va être contrôlé parfois on a eu ça mais franchement très rarement et on était émerveillé par les échanges et les rencontres qu'on avait et c'est ça notre énergie

Loïc j'adore ce genre de message parce que c'est vraiment marrant j'y pensais hier j'ai fait une interview je pense il y a peut-être deux ans maintenant d'une femme qui vit à Aix-en-Provence où je vis aujourd'hui et qui est championne du monde du 100 km donc elle a couru 100 km en 7h quelque chose c'est une athlète non professionnelle mais qui en fait ne vit pas de son sport elle a un job à temps plein, elle est contrôleuse aérienne et depuis peu maman bref je vous dis ça parce que je l'aperçois occasionnellement en train de courir dans l'Aix-en-Provence et en fait ce qui est incroyable c'est que elle est en fait pas connue en dehors de son milieu quand on la voit dans la rue elle doit faire c'est une toute petite femme qui passe finalement assez inaperçue et ce que je trouve incroyable avec le podcast c'est qu'en fait moi ça m'ouvre les yeux sur le fait qu'autour de nous on est entouré de gens qui ont des parcours incroyables on peut croiser dans la rue une championne du monde du 100 km sans le savoir on tourne un angle j'avais reçu une artiste alors là je vais dire des bêtises parce qu'il y avait une nuance entre les deux, fil de fériste ok

Saperlipoulettes c'est du fil de fer ?

Loïc non non non qui fait de l'équilibre sur des fils de fer

Saperlipoulettes alors voilà il y a une différence entre les deux

Loïc entre funambule et fil de fériste je ne me rappelle plus exactement laquelle

Saperlipoulettes mais on ira voir

Loïc alors si j'ai bonne mémoire fil de fériste c'est que tu n'es pas assuré là où les finambules le sont mais peut-être que je me trompe mais c'est la distinction que j'avais en tête mais donc voilà, tu vois j'ai reçu une femme comme ça qui fait de l'équilibre à 20 mètres du sol sans être attachée sur un fil de fer et même chose, au fil des rencontres et je pense que vous, je serais curieux de savoir ce que vous en pensez mais c'est peut-être un peu la même chose moi ça me pousse à observer les gens d'un oeil un peu différent à me dire, peut-être que la personne que je viens de croiser elle a un parcours de vie incroyable et à ne pas m'arrêter peut-être parfois on peut avoir même inconsciemment une sorte de jugement on se dit, finalement on croise des gens qui ont l'air quelconques je trace ma route ce que je veux dire par là c'est que peut-être que très certainement moi je rate des occasions de m'enrichir et d'être émerveillé par des parcours de vie complètement fous et surtout complètement improbables qui sont pourtant juste là autour de moi, peut-être des gens que je croise tous les jours en allant au marché ou ce genre de choses donc voilà, c'est la réflexion que vous m'avez

Saperlipoulettes déclenchée avec vos histoires mais non, je pense que t'as raison et ça je pense aussi que en fait c'est lié au temps, au temps qu'on a ou pas parce que là et c'est justement ça, c'est sa perle époulette et le temps que tu prends aussi sur tes podcasts c'est de donner la parole pendant une heure à des personnes que tu connais pas et tu vas découvrir leur vie ils vont t'immerger dans ça mais dans la rue à la boulangerie tu pourrais prendre le temps de parler une heure avec une personne mais en vrai tu le fais pas parce qu'après il va y avoir une queue parce que ton enfant allait chercher il y a mille raisons qui font que dans la vie on n'a pas ce temps là ou en tout cas on le prend pas on le prend pas assez et du coup je pense que c'est bien d'avoir ces sortes de bulles et d'avoir du coup ton podcast et le podcast d'autres, de témoignages qui, effectivement, prennent le temps de se dire, en fait, je pense que peu de personnes ont une vie très linéaire et que l'intérêt se trouve, en fait, dans toutes les personnes avec des parcours différents.

Loïc C'est vrai.

Saperlipoulettes Et moi, ça m'a fait penser à un truc et je pense que l'une des illustrations la plus rigolote qu'on pourrait avoir sur les Saperlipoulettes, c'est peut-être le chef Frédéric Ménager. Quand tu le vois, c'est un chef barbu, habillé en noir, heavy metal, hard rock, tout ça. Tu le croisons la rue. Jamais tu te dis que ce chef a été l'un des plus grands chefs de sa génération, promis un grand avenir. Gastronomie, voilà. Étoilé dans les plus grands restaurants et tout. Jamais tu peux te dire ça. Et qu'en fait, chez lui, il va te parler de, avant tout, ce qu'il anime, c'est faire la cuisine avec son cœur et qu'il est passionné de volailles, de race ancienne et que du coup, il a tout plaqué pour ouvrir une ferme et un restaurant en Bourgogne où il sait exactement ce qu'il cuisine, comment il les cuisine et comment il a sauvé la barbe aux yeux qui allait disparaître, qui est une race de volailles, parce que vous ne savez pas. Non, ça ne va pas. On apprend des trucs. Même en école d'Angers, dans l'agronomie, on n'apprend pas la barbe aux yeux. Et tu vois, le mec en ce moment qui s'occupe de ses volailles, c'est Wolfgang qui te reçoit à moitié à poil avec son petit tablier et compagnie et quand tu l'écoutes tu fais ah d'accord mais en fait Wolfgang t'as eu 8 vies 6 ou 8 je sais plus peut-être 6 poulettes t'as raison mais en tout cas le mec a commencé chez Publicis avec la pub et le marketing dans tout ce que tu peux avoir de l'idée de Bec BD du monde de la pub et des publicitaires il a été créateur de théâtre de décors pour théâtre il a eu 1000 vies et ce mec aujourd'hui oui vigneron et tu es là ouais d'accord et maintenant tu parles aux poules et il leur parle hyper bien parce qu'il te dit que la poule c'est l'un des très intelligent l'un des animaux les plus intelligents donc tu es là incroyable

Loïc si alors souvent on me pose la question à moi et j'ai pas mal de mal à répondre du coup pour une fois je vous la pose à vous donc pour le moment vous avez fait une trentaine de rencontres c'est ça ?

Saperlipoulettes ouais ok

Loïc si vous deviez en sélectionner une qui à vos yeux représente vraiment l'essence de ce que vous aviez imaginé pour sa perlipoulette ce serait laquelle et pourquoi ?

Saperlipoulettes est-ce qu'on peut tricher et t'en donner une chacune ce qui ferait deux ? oui oui bien sûr ah c'est dur c'est horrible alors attends l'essence parce que peut-être c'est pas forcément c'est ça c'est pas coup de coeur L'essence, ça peut être le premier du coup, l'essence. On s'est dit, OK. Moi, je pense à Martin quand même. Moi, je pense Martin et Damien. Oui, Martin et Damien, ça me va. OK. Alors, je peux parler de Martin, tu parles de Damien. Mais on les aime tous. En plus, ils sont tous différents. Mais Martin Bollers, du coup, on en a déjà parlé. c'est le chef qui vient d'avoir une étoile verte et qui a un restaurant à côté de Chinon à Ligré et lui en plus c'était particulier puisque toutes les autres personnes qu'on a rencontrées c'était leur propre restaurant avec leur propre potager et travaillait avec des chefs d'exploitation lui fait partie en fait il est chef du restaurant mais ce n'est pas à lui et lui ça a été une boule d'énergie voire même plus hyperactif que nous c'est lui qu'on a bousculé dans les cuisines, mais il nous a aussi bousculé et passionnant parce qu'en termes de créativité, moi c'est ça que je recherchais aussi en cuisine, c'est comment à partir de ce que tu as dans ton potager ou dans ton exploitation agricole et selon la terre aussi que tu as parce que c'est pas la même chose selon une terre argileuse ou une terre calcaire ou au nord ou au sud de la France tu ne fais pas pousser la même chose c'est comment t'arrives à créer et créer et innover dans la gastronomie et nous on adore avec poulettes inventées avec ce qu'on a dans notre cuisine et lui ça a fait une belle preuve un exemple je pense qui nous a marqué c'était la guimauve il n'y a pas de cacao à Chinon, il n'y en a pas en France le cacao ne pousse pas parce qu'il faut 80% d'humidité et du coup on se rapproche là à Paris on se rapproche avec la poule ouais essaye de faire pousser un cacao Mais du coup, lui, il se disait, je ne fais pas de dessert à base de chocolat. Mais pendant cinq ans, il a essayé d'innover et de chercher comment faire une guimauve goût cacao-chocolat, mais sans ça, sans le cacao. Et dans cette région, en fait, c'est une région calcaire. Et du coup, il y a pas mal d'exploitations et de productions de champignons. Et il a réussi à faire une guimauve délicieuse. Et surtout qu'il nous faisait jouer. il nous disait pas tiens c'est une guimauve à base de champignons c'était tiens goûte la guimauve dis moi ce qu'il y a à l'intérieur et du coup nous on adore ce genre de rencontre même chose pour le producteur du Hervé qui nous a pas dit venez je vous fais une petite visite de l'exploitation c'est un beau moment de solitude il nous a dit bon bah ok les filles il pleut c'est pas grave allez me chercher des navets des chouraves et d'autres fruits et légumes sauf qu'en fait c'est une production en permaculture donc c'est très beau mais il y a plein de choses qui sont cachées sous d'autres trucs et tout on a mis une heure et quelques à faire le tour de la production et du coup moi je trouve que ça c'était un gros coup coup de cœur en termes de rencontre d'apprentissage et de créativiser culinaire c'est incroyable ce qu'il fait et c'est délicieux moi complètement et j'ai changé d'avis pour l'artiste je t'en prie je triche et je pense que et c'est surtout parce que j'ai réfléchi à ta question sur le truc qui peut-être résumerait le mieux sa perle et poulette et du coup je pense que ça serait Lucie en artiste qui est une artiste qu'on a rencontrée lors de la mi-saison donc on a tourné entre novembre et décembre 2024 et donc elle vit près de Toulouse enfin à Toulouse d'ailleurs et gros coup de coeur pour déjà pour la femme qu'elle est pour l'artiste qu'elle est elle en fait elle est artiste plasticienne et elle a un rapport hyper particulier avec la matière. En fait, elle, dans son parcours, elle est ancienne compétitrice de judo à un niveau professionnel. Donc, ses parents, eux aussi, sont issus d'un milieu agricole. Donc, elle a grandi dans une ferme. À un moment, elle s'est dit, je ne veux pas reprendre forcément la ferme familiale. mais par contre le judo c'est toute ma vie donc elle a commencé par ça et en fait c'était passionnant parce que de cette carrière là en judo elle l'utilise encore tous les jours dans son art parce qu'elle dit en fait quelque chose qui est encore dans son regard et sa manière de créer c'est quand elle est au sol et c'est la vision des grands aplats de couleurs sur les tatamis et c'est des choses effectivement quand tu regardes ses oeuvres elle fait des oeuvres avec des grands aplats de couleurs Alors maintenant, c'est plutôt avec une technique de carreau de ciment et des choses comme ça. Donc, elle le transforme différemment, mais tu le retrouves. Même chose, elle te dit qu'elle était sur le tracteur de ses grands-parents quand elle était petite, assise à un certain endroit, et que du coup, elle voyait l'horizon d'une certaine manière. Et ça aussi, cette notion et cette recherche de l'horizon, tu le retrouves dans son travail. Et aussi ce rapport au corps et à la matière, de comment, quand elle crée quelque chose, c'est physique. Donc ça aussi, c'est son passé de sportive, de haut niveau, qui parle. Et je pense que c'est assez représentatif de sa perlipoulette, c'est qu'elle a eu mille vies aussi, elle te les raconte. Elle était extrêmement... Je pense qu'on avait la même émotion, la même sensibilité, donc ça a matché aussi émotionnellement. Et je pense aussi que c'est une des meilleures soirées qu'on a passées de sa perlipoulette. elle nous a accueillis chez elle avec sa compagne oui c'est ça, c'est sa compagne qui nous a accueillis, il y avait la fille de sa compagne, elle nous avait préparé un super repas et on a passé la soirée à refaire le monde, à papoter au coin du feu, après avoir passé une journée dans son atelier, elle nous a montré les lieux hyper symboliques pour elle, la fonderie où elle va, enfin voilà plein d'endroits symboliquement pour elle importants, là où elle a fait sa première exposition. Enfin, tu vois, elle nous a vraiment fait rentrer dans sa vie. Elle a pris le temps de réfléchir à des moments qui ont jalonné sa vie qui étaient importants, qu'elle voulait nous partager. La soirée, on avait l'impression d'être comme à la maison, en famille. Et ce qui était chouette aussi, c'était, à chaque fois, il y a le lien, mais la soirée, là, ils ont cuisiné avec le butternut du potager. Exactement. Exactement. Non, mais c'est pour ça, tu vois, je pense que ça résume dans sa perle-poulette, pour le coup. Lucie, c'était vraiment le cas et aussi elle a été adorable puisqu'elle nous expliquait comment elle travaillait avec les marbres des Pyrénées puisqu'elle est dans une région où du coup il y a beaucoup de marbres et elle, elle les incorpore dans ses pièces, elle les incorpore en fait dans ses carreaux de ciment, elle travaille beaucoup avec la technique du carreau de ciment donc il y a toute une histoire autour, ben voilà, c'est pas le sujet mais en tout cas elle était shoot parce qu'en fait à un moment elle nous expliquait et déjà il y a une première chose qui nous a interpellé tous les mots dont elle nous parlait c'était des mots de cuisine donc elle faisait son biscuit, donc c'est une des techniques pour faire, pour travailler avec du ciment, puis après il fallait elle utilisait un chinois c'était ça pour sa mouillette ? exactement, donc c'est aussi des termes de cuisine on était mort de rire, mais attends mais c'est rigolo elle me fait non non mais c'est les termes techniques vraiment pour ça, et elle a dit mais en fait attendez, il n'y a rien de mieux que de le faire donc en fait elle a dit « Allez, let's go les poulettes, on y va, on va faire une œuvre ensemble. » Et du coup, on a fait une œuvre ensemble avec elle. Et on est reparti d'ailleurs avec une des deux œuvres qu'elle nous a incroyablement gentiment offerte.

Loïc Si on bascule sur le côté entrepreneurial de l'aventure, vous en avez un petit peu parlé du fait que ça vous fait des agendas, en tout cas sur la première saison, ça a fait trois semaines très chargées. mais quels aspects du coup entrepreneuriaux on va dire est-ce que vous n'aviez pas forcément imaginé avant de vous lancer et lesquels sont les plus challengeants ?

Saperlipoulettes Alors le premier aspect déjà c'était tout le début de campagne de financement participatif pour nous aider à se lancer et à lancer la première saison donc ça ça a été aussi toute une campagne de communication sur les réseaux il faut savoir qu'au départ on n'est pas très réseaux sociaux toutes les deux on a vite compris qu'il fallait de toute façon utiliser les réseaux sociaux pour communiquer et si nous ça nous tenait à coeur de valoriser des personnes il fallait qu'on en parle et qu'on en parle à travers nous c'est à dire on avait été toqué ça je pense qu'on ne l'avait pas vu peut-être le premier challenge c'est ça c'est qu'on a été toqué à des portes de maisons de production au départ avant même de faire la première saison et ils nous ont dit les cocottes c'est très sympa votre projet mais allez-y lancez-vous et faites-nous un portfolio et surtout en fait il faut que vous incarnez le projet parce que c'est cool d'aller voir Michel dans les champs ou des choses comme ça ou une autre artiste mais on va vous suivre et on va vouloir apprendre et écouter les parcours de vie de ces personnes si vous incarnez vous les Saperlipoulettes ça ne s'appelait pas encore Saperlipoulettes mais vous les Sœurs Piquettes parce qu'on s'appelle Pique le projet. Là, on s'est dit, oh mon Dieu, il va falloir se prendre en vidéo, en selfie, en disant, coucou, on est ici et tout. Alors, ce n'est pas du tout notre, on n'est pas du tout habitués à ça et du coup, notre premier exercice on nous avait conseillé, en fait, entraînez-vous à vous filmer, raconter votre matinée à votre autre soeur du coup. Donc, on s'envoyait des petites vidéos de nous deux au départ en disant, salut aujourd'hui, j'ai mangé du pain et c'est comme ça, ça, c'était le plus gros challenge c'est de se prendre en vidéo mais tout de suite en fait c'est toujours pas évident mais quand tu sais pourquoi tu le fais et si c'est pour permettre de donner une visibilité à des personnes incroyables bah on le fait et avec plaisir on le fait même si c'est pas tout le temps évident il y a eu la recherche du coup le financement participatif sur Ulule mais qu'on a réussi à plus de 120% donc ça nous a permis même de financer la mi-saison et du matériel et là le gros challenge aussi c'est comment en vivre parce que pour l'instant on n'en vit pas encore donc c'est tout l'établissement du business plan de la recherche de sponsors donc on est en train de contacter plein d'entreprises là ça a été décembre, janvier et maintenant on a arrêté les montages vidéo et les montages de podcast pour se consacrer à ça parce que ça a plein de temps de toquer à plein de portes de maisons de production d'entreprises qui peuvent nous accompagner pour faire la saison 2 de sa perille poulette et aussi Poul, tu veux prendre la main ? Je pense que sur les challenges il y a eu aussi je pense un challenge de légitimité, alors je pense que c'est propre à tout entrepreneur au départ tu as une idée et comment tu l'as fait valider et comment ça devient quelque chose qui peut aller au-delà de ta propre envie et vraiment avoir une plus-value reconnue, et en plus je pense que nous on vient peut-être d'une famille et d'un milieu où personne ne fait ça Alors l'entrepreneuriat, oui, pour le coup. Mais le côté média, pas du tout. Donc déjà, il a fallu expliquer à notre grand-mère qu'on ne partait pas en vacances. Elle nous appelait tous les jours, toutes les semaines, en disant, oui, bah du coup, Eva, tu as trouvé du travail maintenant ? Et du coup, ça a été un bon entraînement d'expliquer ton business plan à ta grand-mère. On le recommande à tout entrepreneur. Et toutes les semaines, mais pendant des mois, là, elle a arrêté de nous appeler pour ça. Moi, elle ne comprend toujours pas. je pense, mais un peu mieux, de « mais qu'est-ce que vous faites ? » Et même nous, en fait, c'est des milieux qu'on ne connaissait pas forcément. En tant qu'ingénieurs en agronomie, ou même dans le milieu de la culture, le côté sponsoring, au départ, c'est pas... On ne connaît pas le milieu des médias. Pour le côté, c'est plus musée des médias, parce que moi, comme j'avais fait des... Je faisais du mécénat, donc il y avait plutôt ça, mais c'est une autre chose de faire ça pour une institution culturelle comme l'Opéra de Rouen, ou de faire ça pour Sa Perle et Poulette. Donc, ta propre entreprise. Et ça, pour le coup, aussi, c'est un vrai challenge. Il y a un truc, et c'est pour ça que je pense que le challenge a été un challenge de légitimité, même de nous par rapport à nous et par rapport aux autres. Et maintenant, on commence à voir qu'au bout de plusieurs mois, ça prend le cap, mais parce qu'il y a un truc concret qui existe aujourd'hui, qui est le montage, tu peux écouter nos podcasts et tu peux regarder nos vidéos, donc il y a un truc tangible. Mais tant que ce n'était pas concret, c'était assez difficile et la légitimité, on l'a beaucoup gagnée grâce à nos sapeurs Lipépites, pour qui c'était hyper naturel en fait. Et on s'est dit, bon bah ok, ils ne nous craignent pas pour deux poulettes qui se baladent dans les champs, quoi. Il y a un vrai truc. Et là aussi, Lucie, je me souviens, elle n'arrêtait pas de nous dire mais waouh, le boulot. Le boulot, le boulot, le boulot, vraiment. Parce qu'elle nous voyait, oui, bossait à fond. Donc ouais, je pense que le côté légitime de l'entrepreneuriat et aussi de la temporalité. Je pense que ça aussi, pour tout entrepreneur, te dire, ok, ben là, on en a la phase où on sème. On sème plein de petites graines et avant ça, tu as tout un énorme travail pour comprendre le milieu, identifier tes concurrents, identifier là où est ta place parce qu'on s'est dit que ce n'est pas tant des histoires de concurrents mais de proposer quelque chose qui n'existe pas encore. Or, dans le côté médias, dans le côté podcast et séries documentaires, il y a déjà plein de choses qui se font sur YouTube et qui sont très bien. Donc, en fait, trouver ta place, déjà, ça met du temps pour proposer le sujet le plus juste possible qui n'existe pas, où t'apportes ta propre patte, accepter effectivement d'incarner nous le projet, c'était la première étape, accepter qu'en fait, ça fonctionne, et là, on s'aime, on s'aime et se dire, en fait, on commence à voir qu'il y a des retours positifs, mais il faut être patient. Donc, la persévérance et le fait, je pense que la chance qu'on a, c'est que comme on est très complice et qu'on a le cerveau qui fonctionne pareil c'est une chance de bosser avec sa soeur et je pense que c'est une des forces de Sapeur et Poulette c'est de se dire bon ben en fait tout va bien parce qu'on est deux il faudrait qu'on soit beaucoup plus pour faire tout parce que c'est ce que je te disais tout à l'heure on a mille postes en un et des postes que tu découvres toi même mais on est deux et c'est déjà une grande force et on est optimiste aussi et persévérante c'est ça c'est tant qu'on ne nous dit pas non on se dit bah c'est pas grave on ne nous a pas répondu mais ça ne veut pas dire qu'on nous a pas dit non donc on continue et ça c'est une je sais qu'il y a des gens qui nous disent mais ouais vous continuez quoi bah oui en fait on y croit et ça aussi c'est une force on croit en notre projet et du coup tu sais pourquoi tu fais tout ça et tu sais pourquoi tu attends et tu continues à à te lancer dans le projet ça nous permet d'être audacieuse

Loïc je pense que la persévérance quand on entreprend quel que soit le milieu c'est sans doute ce qu'il y a de plus important je partage souvent une statistique c'est très spécifique au milieu du podcast je ne sais pas si vous l'aviez vu ça mais il y a 80% des podcasts dans le monde qui ne dépassent pas le 8ème épisode

Saperlipoulettes ah ouais c'est énorme

Loïc donc c'est assez fou parce qu'en fait des podcasts il y en a plein mais des podcasts actifs il y en a très peu donc ouais

Saperlipoulettes toi t'en as combien ?

Loïc toi t'en as plus je pense toi t'en as plus d'une centaine

Saperlipoulettes non ? ouais

Loïc plus de 200 ouais c'est ça

Saperlipoulettes tu fais partie des 20% donc c'est bon tu as la bonne stat voilà

Loïc je sais pas s'il y a bonne stat ou mauvaise stat mais c'est vrai que souvent les pour avoir échangé avec beaucoup de gens qui voulaient démarrer leur podcast il y a généralement dans les 3-5 premières questions il y a le nombre d'écoute, combien d'écoute est-ce qu'il faut que je vise et en fait je pense que c'est peut-être pas la meilleure stat à regarder enfin regarder des stats quand on se lance dans un projet c'est peut-être de toute façon pas la meilleure approche mais voilà je pense que encore une fois spécifiquement au podcast ce que vous disiez sur la persévérance et l'optimisme ça me paraît être essentiel excellent et bien écoutez c'est absolument absolument génial d'en avoir appris plus sur sa perlipoulette du coup la suite là pour vous à quoi est-ce que ça ressemble vous disiez que vous vous accrochez que là vous êtes en plein démarchage mais est-ce qu'il y a de grosses échéances de grosses dates qui arrivent

Saperlipoulettes alors oui il y a là on va arrêter je pense d'être à 100% sur la recherche de partenaires puisque il faut le temps que ça se fasse maintenant. Ce n'est plus entre nos mains. Et la grosse échéance qui vient, c'est que nous, on aimerait repartir en saison 2, cette fois-ci, et au mois de mai prochain. Et cette fois-ci, on offrait trois régions qu'on a déjà en tête, dont une qui est un peu challengeante, parce que peut-être on ne dit pas tout, mais il y en a, on peut au moins en dire une, qui serait la Corse. Et donc, tu vois, on est en train de s'amuser à réfléchir de, est-ce qu'on fait une traversée en voilier on a recoré des personnes comme on a aussi cette envie de montrer on s'ancre évidemment dans la mouvance de voyager doucement, plus écologiquement parlant et des choses comme ça donc du coup, voilà, on est en train de regarder comment on peut faire ça ça ouvre de nouveaux challenges mais je pense qu'on fera trois régions effectivement au mois de mai et il y a aussi une autre date on est en pleine attente, on a postulé un incubateur de médias émergents qui s'appelle Hôtel 71 et qui est en plus parfait pour nous parce qu'il est à la fois basé à Paris, à la fois basé à Lyon. Et du coup, on a postulé en novembre, on a été présélectionné, on a passé les oraux la mi-janvier et du coup, on attend une réponse. Et ça, ça sera un beau booster, ça nous aiderait surtout sur la structuration du projet. Du coup, voilà, ça, on ne peut pas te dire plus parce que là, on est en pleine attente. mais c'était la première fois tu vois qu'on passait des oraux ensemble parce qu'on a été habitués toutes les deux à passer des oraux mais entre soeurs devant un jury de cette personne c'était la première fois et on s'est éclaté donc en fait on s'est dit bah peu importe ce qui se passe de toute façon toutes ces étapes-là te permettent de te professionnaliser et on verra où ça nous mène mais l'année commence bien je trouve même là tu vois ta rencontre tu es le premier podcast qui nous accueille du coup d'être tout fière aussi merci encore avec grand plaisir ouais mais du coup c'est chouette tu vois il n'y a pas de petits trucs qui s'enchaînent et qui nous boostent aussi

Loïc fabuleux un bon alignement de planètes

Saperlipoulettes et dans l'idée aussi tu en dis qu'on aimerait bien donc là la saison 2 on l'a en tête mais l'idée c'est qu'on continue on aimerait faire toutes les régions de France évidemment et partir dans les idées qu'on a et qu'on est en train d'explorer, c'est ce diable qu'il y a aussi, toujours sur ce même modèle-là, mais il y a peut-être de belles choses à faire aussi dans des pays francophones pour commencer, pour continuer à se développer au fur et à mesure, mais à horizon un petit peu plus loin que mai 2025 qui arrive à grands pas. Ça serait reparti effectivement après, probablement septembre-octobre, et après, pourquoi pas imaginer autre part en Europe ou dans des pays francophones.

Loïc Ou les Dom-Toms. Moi qui ai grandi en Mécadonie, je pense parce qu'il y a plein de choses à faire.

Saperlipoulettes Mais alors, tu sais qu'on rêverait. Ça, ça fait partie. Mais alors là aussi, l'histoire du voilier, on en a parlé avec Evanouche. On ne ferait pas en bateau, on troque le van pour faire un voilier.

Loïc Ça serait énorme.

Saperlipoulettes On a plein d'idées. On a la bougeuse, on adore découvrir aussi de nouvelles cultures, que ce soit dans notre pays, mais ailleurs.

Loïc Affaire à suivre.

Saperlipoulettes Affaire à suivre, exactement.

Loïc En tout cas, s'il y en a qui veulent vous suivre, les liens sont en description de l'épisode donc allez-y foncez et puis moi je voulais vous dire un grand merci à toutes les deux Eva et Alexia c'était un plaisir d'en apprendre plus déjà sur vos parcours sur vos motivations ce qui vous fait vibrer et puis sur sa perlipoulette en particulier et puis je vous souhaite une excellente nouvelle saison et de très très beaux projets à venir

Saperlipoulettes Merci beaucoup Loïc On est très contents de faire partie de l'équipe des Frappés parce qu'on adore ce nom aussi tous les parcours que tu racontes nous ont bien inspiré donc merci beaucoup

Loïc à très bientôt un grand merci d'avoir écouté cet épisode avec Alexia et Eva jusqu'au bout n'hésitez pas à le partager autour de vous et vous le savez je le répète régulièrement si vous appréciez les frappés le contenu que vous y trouvez parlez-en là aussi le bouche à oreille est un excellent moyen de remercier toutes celles et ceux qui prennent le temps de venir partager leur parcours exceptionnel au micro du podcast un immense merci à toutes celles et ceux qui ont décidé de soutenir financièrement cette fois-ci le podcast sur Tipeee si vous souhaitez les rejoindre ça se passe sur tipeee.com slash les-frappés merci à toutes et à tous pour votre fidélité et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode ciao les frappés Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501

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