Loïc Émilie Mouchet
Invité 1 En fait, ça a été de tout redécouvrir, de moi me redécouvrir forcément. Là où je pensais que mes limites étaient atteintes, de voir que je suis encore à des années-lumière de ce que je peux faire. Et ça me challenge de fou, tu sais, c'est un truc, ça me stimule. Et il y a un an en arrière, je ne t'aurais jamais dit tout ça parce que je n'avais pas confiance en moi, que je ne savais pas où j'allais. Mais là, à l'heure actuelle, je sais de quoi je suis capable, je sais ce que je veux et surtout, je sais ce que je vaux.
Loïc Hello, hello ! Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tous niveaux, des aventuriers professionnels, des voyages aux eaux longs cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Émilie est une ancienne membre de l'équipe de France d'Aviron qui a décidé de changer de carrière sportive pour rejoindre la force athlétique. La force athlétique, c'est une discipline qui consiste à soulever un maximum de poids sur trois mouvements différents, le squat, le développé couché et le soulevé de terre. Un sport d'explosivité et de puissance dans lequel Émilie a tout de suite brillé en décrochant notamment une médaille de bronze au championnat du monde 2024, moins d'un an et demi après s'être lancé dans la discipline. Mais une transition sportive comme celle-ci n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Dans cet épisode, on parle de goût de l'effort, de la flamme, de la passion, de préparation mentale et de Tokyo Drift. Excellente écoute à vous. J'ai envie de te dire tout simplement bienvenue sur le podcast Émilie. Je suis super content de te recevoir. Merci beaucoup d'ailleurs à Isabelle qui est ton agent, c'est ça ?
Invité 1 Tout à fait.
Loïc Merci à Isabelle de m'avoir contacté et bienvenue encore Émilie. Merci beaucoup.
Invité 1 Je suis super contente de me retrouver ici aujourd'hui. Ça va être une bonne opportunité de pouvoir mettre une petite lumière sur mon parcours et puis d'en faire profiter un maximum de personnes.
Loïc Yes, ça va être super intéressant. Parcours dans le sport d'au niveau, je le disais en intro. Et quel parcours ? Et quel parcours ? Ce que je te propose, c'est tout simplement de commencer par nous expliquer dans les grandes lignes qu'elle a été… J'allais dire ton parcours… Tes parcours ! Sportifs, persos… Bref, qu'est-ce que tu as fait jusqu'à présent et qu'est-ce que tu fais aujourd'hui ?
Invité 1 Ok, avec plaisir. Bah du coup, moi c'est Émilie Mouchet d'abord. J'ai été ancienne rameuse de haut niveau en équipe de France d'Aviron pendant presque 5 ans à peu près. Et en fait, en 2023, j'en ai eu marre et je me suis dit si j'allais faire de la force athlétique. Vous allez me dire, c'est complètement radical, Émilie, pourquoi tu as fait ça ? En fait, dans l'Aviron, on a des parcours de musculation qui sont hyper intensifs. Alors, c'est plus de la force endurante pour le coup, pour nous entraîner à maintenir un certain niveau d'intensité sur du long terme. Mais sur les phases hivernales, du coup, on avait comme beaucoup de disciplines, des tests max à faire sur les quatre mouvements principaux. Du coup, ça rassemblait le squat, le développé couché, le soulevé de terre. Pour nous, les rameurs, le tirage aussi, très important. Et l'épaule écheté en mouvement d'haltéro. Et en fait, il se trouve que j'ai tous les records de France dans tous mes max en Aviron. Et en fait, quand j'en ai eu vraiment marre et que je me suis dit, bon là, ça devient plus des sacrifices et des contraintes que du plaisir et j'en peux plus. C'est soit je fais de l'haltéro, soit je fais de la force athlétique. Et il se trouve que la salle où je m'entraînais, il y avait un groupe de... Chez nous, on appelle ça un groupe de power, un groupe de forceux, si vous voulez. Et ils m'ont dit, allez, Émilie, viens, viens et tout. Du coup, je me suis lancée comme ça et puis ça a un peu dégringolé et je suis repartie dans le haut niveau.
Loïc Énorme. Et du coup... Donc, hyper cool. Pardon, t'avais quel âge au moment de la transition ?
Invité 1 Attends, là, j'en ai 22. J'en avais 21, je crois. Ah oui, c'est tout le temps. Ah oui, c'est tout le temps. Ouais, ouais, ouais. Là, ça fait un an et demi que j'en fais. Là, j'attaque ma deuxième saison, là, tu vois.
Loïc Énorme. Ok.
Invité 1 Donc, ouais, très rapide et j'ai de la chance, du coup, de faire des études qui me permettent de mettre le sport en avant. Je fais Grenoble École Management, une école de commerce. Et du coup, je fais le parcours sportif de haut niveau que j'ai intégré, donc, en faisant de la Viron. Et à l'intégration, je leur ai dit, par contre, on n'est pas à l'abri d'un petit changement en cours de master. Je vous tiens au jus. Et en fait, l'école a été vraiment top. Du coup, ils m'ont demandé le pourquoi du comment, en fait. Et je leur ai expliqué. Ils m'ont dit, écoute, tu nous dis. Et puis, l'année dernière, je leur ai dit que je me lançais dans un truc complètement fou. Et puis maintenant, ils sont tous à me dire, mais ça a été rapide quand même. Vraiment trop, trop chouette.
Loïc Trop bien. Punaise. Parenthèse sur Grenoble, comme tu les nommes. J'ai l'impression qu'ils sont vraiment balèzes sur les parcours sportifs de haut niveau. Ouais, ils sont très, très costauds. Ils sont très, très costauds.
Invité 1 Ouais.
Loïc C'est pas la seule école à faire ça. Non, il y a Lyon aussi.
Invité 1 Ouais, exactement.
Loïc Il y a Lyon qui fait ça. Le même Lyon qui est pas mal. Mais je pense que tu es au moins la quatrième ou cinquième sportive de haut niveau que je reçois, qui est passée par Grenoble. J'ai eu Jonathan Logel en rugby à 7. Ouais. Diane Marie Hardy. Alors, elle, comme toi, elle a fait une transition de fou genre athlétisme, rugby. Ah ouais, fou. Ah ouais, carrément. Elle, je crois qu'elle était en athlée quand elle était à Grenoble. Il doit y avoir encore un ou deux sportifs. Donc, franchement, ouais, bien joué Grenoble. Ils ont l'air assez costauds.
Invité 1 Ouais, ils sont très, très forts. En fait, ils font vraiment tout. Ils mettent vraiment de leur personne pour tout mettre en place pour nous. Ouais. Tu vois, quand on est à la boursure des rendus, qu'on est en stage et tout. Franchement, ils sont très, très compréhentifs là-dessus. Et puis, ils ont quand même des très bons intervenants. Je pense notamment à Jonathan. Moi, l'année dernière, il était venu en conférence. Ouais. Moi, je veux m'orienter sur de la finance, master finance. Lui, il travaille chez Capgemini. Ouais. Et du coup, hyper, hyper intéressant. Et en fait, c'est vraiment un temps d'échange où on est entre alumni et encore étudiants. Et en même temps, on est tous athlètes et sportifs de haut niveau. Donc, c'est hyper cool d'échanger. Franchement, c'est tellement intéressant à chaque fois. Trop bien.
Loïc Je suis le premier à râler, tu vois, sur le manque d'accompagnement, le manque de reconnaissance, le manque de moyens, le manque de tout, en fait, pour le sport de haut niveau en France. Ouais. Quand il y a des belles initiatives comme ça, des projets qui marchent, j'hésite pas à en parler. Donc, bien joué, les équipes de Grenoble, école de management. Ok. Donc, un premier parcours à haut niveau en aviron. Donc, t'as pas parlé de tes titres. Tu me dis si je me trompe, mais moi, ce que j'ai sous les yeux, c'est six fois championne de France, vice-championne d'Europe en 2020, cinquième au championnat du monde en 2021. Donc, clairement, gros, gros palmarès. Quand t'as commencé, est-ce que Pierre Ouin était encore dans le milieu ou pas ?
Invité 1 Ah bah bien sûr. Pierre Ouin, quand j'ai commencé, moi, j'ai commencé très jeune parce que c'est un peu le sport de famille chez moi.
Loïc Ok, d'accord.
Invité 1 J'ai pas demandé. Donc, c'est comme ça que je me suis retrouvée dans la boucle. Mais tu vois, Pierre Ouin, en 2015, j'ai mon premier titre de championne de France. En 2016, Pierre Ouin, il est champion olympique. Yes. Donc, tu vois, l'inspiration à fond, quoi. À fond. Et lui, d'ailleurs, a fait Grenoble Ecole Management aussi.
Loïc Ah bah voilà. Mais j'avais un doute parce que je l'ai reçu aussi, mais ça commence à dater et j'ai pas souvenir de si on avait parlé de l'étude ou pas. Ok, donc il est aussi.
Invité 1 C'est un gémiens. C'est un gémiens, tout à fait.
Loïc Un gémiens. Ok. Eh bah, bravo. Génial. Ok, donc l'aviron, une affaire de famille. Est-ce que, ou plutôt qu'est-ce que toi tu y as trouvé au point d'accrocher parce que même si, in fine, voilà, t'as fini par faire le tour et t'en avais marre. Je suppose qu'il y a quelque chose qui, tu vois, t'as trouvé quelque chose qui a alimenté un peu une flamme pendant toutes ces années.
Invité 1 Carrément, bah, en vrai, un peu tout, c'était la passion du sport parce que j'ai baigné dedans depuis toute petite. Tu vois, ma mère a été en équipe de France. Ah ouais. Donc, mon coach, mon coach à l'époque, c'était mon grand-père. Donc, il y avait vraiment tout. Et puis, c'était vraiment le... Moi, je suis très sport d'équipe. Donc là, tu vas me dire encore pourquoi tu fais de la force athlétique. Mais je suis très sport d'équipe. Donc, le fait de ramer avec mes copines, de se retrouver tous les mercredis après, mais les samedis pour ramer avec les filles et tout. Enfin, c'était vraiment... C'est ça qui m'a fait accrocher. Et puis après, il y a la perf qui commence à rentrer en jeu quand tu grandis, que tu commences à faire des petites compétitions et tout. Et du coup, moi, je dédoublais avec le judo. Ah ! Et en fait, le judo... Ben, figure-toi que j'adorais faire les entraînements de judo. Et vu que j'ai grandi très vite, j'étais vite avec les grosses kt sur les entraînements. Et en fait, arrivé en compète, j'avais pas du tout la flamme. Mais alors, pas du tout. J'allais en compète à reculons. Alors que l'aviron, tu me disais, on sort en compète, tu t'en vas de... Allez, on y va encore et tout, on y retourne. Et du coup, le choix, c'est vite basé sur l'aviron. Et puis après, j'ai vite progressé dans le milieu. Championnat de France, puis championnat de France avec les copines, c'est toujours pareil. C'est toujours une expérience de fou à partager. Enfin, moi, mes meilleurs souvenirs, puis même encore maintenant, mes meilleurs potes, c'est des filles de l'aviron parce que j'ai tout vécu avec ce genre de filles, tu vois.
Loïc J'ai souvenir qu'il y avait, qu'il y a pas mal de nuances dans le milieu de l'aviron, selon le nombre de personnes sur le bateau, etc.
Invité 1 Ouais, alors, bah, du coup, tu as la couple et la pointe.
Loïc Ok.
Invité 1 Alors, couple, tu as une rame dans chaque main. La pointe, tu as une rame pour tes deux mains. Et là, par contre, tu es obligé d'être avec des collègues parce que sinon, tu peux pas ramer que dans un sens, en fait. Et moi, c'était ma spécialité, la pointe.
Loïc Donc pointe, tu peux être en binôme aussi ?
Invité 1 Alors, c'est... Alors, le minimum, c'est en binôme. Le minimum, c'est en binôme. Une à gauche, une à droite. Et après, quatre ou huit.
Loïc Ah ouais, huit. Ah punaise, c'est vrai, huit.
Invité 1 Ouais. Et huit, du coup, les championnats du monde où je fais cinquième en 2021, c'était à huit. Waouh.
Loïc Puis en termes de coordination, ça doit être un truc de maboule.
Invité 1 Ouais, puis huit caractères féminins. Franchement, il faut gérer. Le coach, je peux te dire qu'il avait les cheveux blancs après. Ah ah ah.
Loïc Oh là là, OK. Un aspect, tu vois, qui m'a toujours fasciné et impressionné dans l'aviron. Et pourtant, je pense que ce que j'imagine de cet aspect-là, c'est peut-être 10% de la réalité parce que je n'ai jamais vécu. C'est vos entraînements, c'est ce que tu évoquais un peu plus tôt. Et Pierre-Win, tu en avais pas mal parlé dans son épisode, les entraînements de résistance à l'effort max. En fait, vous faites des entraînements hyper intenses. Ouais. C'est à la fois de l'endurance sur un niveau d'intensité qui est celui d'un sprint. Assez élevé.
Invité 1 Ouais, ouais, ouais. Je pense que c'est assez furieux. C'est assez furieux, ouais.
Loïc Une vidéo, je ne sais pas si tu l'as déjà... Enfin, je crois qu'elle a pas mal tourné, mais il me semble que c'était France 3 ou quelque chose comme ça qui avait interviewé Pierre-Win et qui l'avait filmé pendant un entraînement. Et physiquement, ouais, c'est hallucinant. Tu vois vraiment que c'est un sport qui a l'air d'être hyper complet. Il était méga sec. Ouais, ouais, ouais. À la fin, il fait des abdos. Je pense que tu pouvais mettre... Il y avait 3 cm de trou, tu vois. Enfin, c'était vraiment hallucinant. C'est ça.
Invité 1 En plus, c'était un poids léger Pierre-Win. Donc, franchement, physiquement, on pouvait difficilement faire mieux, vraiment.
Loïc Et ça, toi, cet aspect, tu vois, très intense des entraînements, un effort très court mais extrême. Est-ce que ça, ça te plaisait même à la fin quand t'en as eu marre ? Parce que la force athlétique, c'est un peu ça aussi, non ?
Invité 1 Ouais. En fait, moi, ce qui me... Le pourquoi j'ai arrêté, c'était pas le fait de s'entraîner. Ça, ça... Enfin, moi, j'adore. Je suis compétitrice dans l'âme. M'entraîner, j'adore ça. Franchement, en fait, c'est repousser mes limites. Ça me challenge. Ça me stimule tellement que je pourrais vivre que de ça, moi. Mais en fait, c'était vraiment le... Bah, déjà, d'être loin de... Moi, je suis très proche de ma famille, donc d'être loin de ma famille. Et puis, en fait, j'y trouvais tout simplement plus mon compte. En fait, la FED, j'y trouvais plus mon compte. Je me retrouvais plus dans ce sport-là. Et puis, aller m'entraîner le matin à 7h du mat', j'en avais marre, quoi. Tout simplement, en fait, je prenais plus de plaisir dans ma discipline. J'en étais arrivée à ce point-là, en fait. Donc, m'entraîner, oui. Et c'est comme ça que je me suis réorientée. Parce qu'en fait, je me suis dit, mais attends, attends, le sport, c'est ta vie. Tu veux faire briller les couleurs du drapeau français sur le toit du monde ? Juste, change de voie, mais clignotant. Donc, ça va être dur, mais fais-le. C'est la meilleure chose à faire. Parce que je savais qu'à ce moment T, ce ne serait pas dans l'aviron que j'arriverais à repousser encore plus mes limites et à dépasser, en fait, cette contrainte mentale où c'était devenu psychologique et j'étais à bout, quoi, tu vois. Oui. Mais l'effort intense maximal, moi, j'adore ça. C'est toujours le cas. Alors, ce n'est plus la même... Je ne suis plus sur le même nombre d'entraînements ni sur la même fatigue. Là, c'est complètement différent. J'ai dû quand même bien me réadapter parce que c'était quand même assez difficile. Mais j'adore. Enfin, moi, tu vois, quand tu en parlais, ça me donne les frissons. Tu sais, j'ai envie d'aller m'entraîner, là.
Loïc Et quand tu as décidé d'arrêter l'aviron, c'était très clair pour toi que tu voulais revenir à haut niveau en fonction physique ? Ah ouais.
Invité 1 Ah ouais, ouais, ouais. Franchement, du coup, j'étais entourée de mon prépa mental qui est toujours là et que je pense que je finirais ma vie avec ce prépa mental parce qu'il a compris comment je fonctionnais. Et puis, de ma psychologue aussi. Ils ont fait un travail de fou, les deux. Et en fait, quand je leur ai dit, ben j'en ai marre. Enfin, vraiment, là, j'arrive à bout, c'est stop. Ils m'ont dit, ben OK, mais tu vas faire quoi ? Je leur dis, ben je retourne dans le haut niveau. Et en fait, la question qui s'imposait à ce moment-là, c'était, est-ce que je suis prête à refaire les mêmes efforts et les mêmes sacrifices pour atteindre le niveau que j'avais, voire encore mieux ? Et en fait, la réponse était déjà oui. Alors que j'étais quand même au plus bas mentalement et que j'avais qu'une envie, c'était qu'on me foute la paix, tu sais. Mais la réponse était oui, c'était je veux recommencer juste ailleurs, quoi.
Loïc Quand je t'ai posé la question, il n'y a pas eu une seconde d'hésitation. On le sent même encore aujourd'hui, là.
Invité 1 Ah ouais, ouais. Mais puis alors, aujourd'hui, maintenant, c'est encore plus beau, quoi. Parce que là, la reconversion, elle a été entamée. Puis c'est que le beau chemin qui se présente à moi. Donc, c'est... Ouais, ouais. Non, non, c'était fou.
Loïc Tu parlais de ta psychologue et de ton prépa mental. Du coup, en quoi... Sur quels sujets ils interviennent tous les deux ? En quoi ils sont complémentaires ?
Invité 1 Alors, du coup, la psy, c'était vachement sur le côté... T'as une autre voie qui est possible. Parce que du coup, quand je venais la voir, franchement, j'étais au bout du rouleau, on va pas se mentir. Il y a aussi les backstage à bien comprendre. C'était vraiment sur... Ben, OK, Émilie, là, t'en as marre. Est-ce que tu te sens t'accrocher encore jusqu'au jeu, par exemple ? Ou est-ce que vraiment, là, c'est l'heure, on arrête tout, quoi ? Parce que, enfin... Et en fait, elle me disait... C'est pas... L'aviron, c'est ta vie, mais il n'y a pas que ça dans la vie. Et en fait, c'était le switch à me dire, je peux faire autre chose et je peux réussir à faire autre chose. Parce que moi, dans ma tête, je me suis dit, mais si je fais plus d'aviron, en fait, je suis plus rien. Je suis plus personne. Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? Et là où mon prépa mental intervenait, c'était sur mon état de motivation. Il me disait, ben OK, là, qu'est-ce qui te challengerait ? Je lui disais, ben là, ce qui va me challenger, c'est genre championnat de France d'aviron sprint. Je lui disais, ouais, j'ai envie de faire ça, ça, parce que c'est que du kiff. C'est la discipline que j'adore le plus. En fait, on avait des championnats de France sur 2000 mètres ou 500 mètres. Moi, j'étais très explosive. Du coup, 500 mètres, c'était ce qui me correspondait le mieux. Je me disais, ben ça, j'ai envie de le faire, ça, j'ai pas envie de le faire. Il me disait, OK, ben vas-y, parle-en à la FED et tout. Et après, quand je lui ai dit que vraiment, je voulais arrêter et que j'en avais marre, il m'a dit, ben là, qu'est-ce qui te donne envie ? Et en fait, c'est ça à chaque fois. Et tu vois, en rentrant des championnats du monde, donc de force athlétique, j'ai eu un peu trois jours de down parce que, ben émotionnellement, tu redescends. C'est la fin de saison, ça fait un an et demi que t'as le rush pour te requalifier au premier du monde et tout. Et en fait, je me souviens, je suis rentrée le dimanche soir. Et le mardi matin, je l'appelle, je lui ai dit, Cédric, ça va pas ? Genre, faut qu'on se voit. Et en fait, il m'a dit, ben qu'est-ce qui fait que ça ne va pas ? Et je lui ai dit, ben j'ai l'impression qu'il faut que je retourne m'entraîner tout de suite. Il me dit, ben pourquoi ? Je lui ai dit, ben je sais pas, on m'a tous dit, fallait que lundi, je sois en train de squat. Il me dit, ben pas du tout. Il me dit, ben pas du tout. Il me dit, là, tu prends des vacances, tu te reposes et tu fais ce que t'as envie. Et il me disait, mais t'as envie de quoi ? Et je lui disais, ben je sais pas, d'aller voir ma famille, de prendre mon bouquin et d'aller lire au lac. Je lui dis, mais j'ai pas envie de faire de force, laissez-moi tranquille. Il me dit, ok, ben tu fais pas de force, tu fais ce que tu veux. Et à partir de là, j'ai eu le déclic mental et psycho. Je me suis dit, mais en fait, t'as plus la pression, là, c'est fini, tu peux faire ce que tu veux. Et au final, je suis revenu trois semaines après et je suis déjà en train de perdre sur des bars.
Loïc Ok.
Invité 1 Donc ouais, les deux hyper complémentaires. Ouais. À savoir que maintenant, je travaille qu'avec le prépa mental, du coup. Ok. Parce que, ben, tu vois, c'est un besoin. Après, chacun fait comme il veut. Mais moi, pour l'instant, le prépa mental, il me suffit. Et puis, ben, je sais pas, le jour où j'aurai besoin d'une psy, ben, j'y retournerai. C'est comme ça. Propre à chacun à ce niveau-là, je trouve.
Loïc Ouais. En tout cas, c'est cool que t'en parles ouvertement. Mais c'est vraiment génial parce qu'au fil des ans, là, avec le podcast, tu vois, j'ai l'impression que de plus en plus de sportifs sportifs de niveau, tu vois, sont open sur le sujet. Alors qu'au tout début, pourtant, c'était qu'il y a quatre ans maintenant, le début.
Invité 1 Tu sais, moi, je me rappelle du premier qui a commencé à en parler ouvertement. C'était Eddie Riner. Ah oui.
Loïc Ah oui, c'est vrai. Et oui, parce que lui, il a eu...
Invité 1 Eddie Riner, il a commencé à en parler ouvertement et ça a fait un monde sur les réseaux. Ça a bougé tellement de choses et je trouve ça tellement important parce que moi, la psy, au début, quand j'étais encore dans l'aviron, je me disais, attends, la honte, je vais pas aller voir une psy et tout. J'en ai pas besoin. Sérieux, c'est qui ces guignols qui me disent aller voir une psy ? Ben, Dieu merci, je suis allé voir la psy quand même parce que franchement, elle m'aide sur... Enfin, elle m'a aidé sur tellement de points. Et en fait, c'est juste que ça te débloque une phase mentale où tu dis, il y a autre chose qui est possible. En fait, t'es pas bloqué sur cette situation. Moi, c'était ça mon problème, c'était que je me sentais bloqué sur cette situation. Et je pense que plein de sportifs se retrouvent dans ce même sujet-là. J'avais pu échanger avec pas mal de monde et tout. Et ils me disaient, mais c'est trop bien que t'aies réussi à passer au-delà. Et je pense que c'est en démocratisant le fait qu'un sportif peut aller voir une psy en en parlant ouvertement, en ayant des retours d'expérience et tout, qui fait que là, on en est là aujourd'hui, tu vois.
Loïc C'est génial. Franchement, ça fait grave plaisir à entendre. Et je t'ai dit, il devait avoir 13, 14, 15 ans max, je pense, il me semble, quand il a commencé. À être accompagné. Donc, ouais, c'est cool. Et c'est vrai qu'il est assez ouvert là-dessus, donc trop bien. Ouais, c'est génial. Excellent. Pour terminer sur la phase Aveyron, Aveyron, Aveyron, Tu dirais que c'est quoi ton plus beau souvenir d'épreuve ? En tout cas, celui qui t'a le plus marqué, que ce soit dans la difficulté ou dans le succès incroyable.
Invité 1 Bah, je dirais que c'est ma seconde place au championnat d'Europe. Déjà, c'était à la sortie de Covid. Donc, en fait, il faut savoir que… Bah, je ne sais pas si pour toutes les disciplines, c'était comme ça. Mais du coup, pour nous, Aveyron, c'était entraînement du coup pendant le Covid, avec la machine sur l'ergot. Du coup, pendant deux mois, tu es tout seul, tu t'entraînes chez toi. Franchement, à la fin, je ne savais plus trop pourquoi je le faisais. Et on a eu la chance d'avoir un coach quand même assez phénoménal et incroyable, qui se reconnaîtra de toute façon, qui était là pour nous booster. Et en fait, moi, j'étais en pair, ça s'appelle, avec une fille de mon club à l'époque, Ex-Leban. Et en fait, on avait pour projet de faire le 200, ça s'appelle. Donc, le 200, je t'ai dit, en pointe, était à deux. Et en fait, à la sortie de Covid, on s'est lancé dedans. Et puis l'année d'après, franchement, sur la saison, on a tout gagné. Il n'y a rien qui nous arrêtait. Je sais, c'est ma meilleure amie encore aujourd'hui. Franchement, tu crées des liens, c'est quand même assez fou. Et pour le coup, en 200, si tu n'es pas fusionnel, ça ne marche pas. Ça ne marche pas du tout. Donc là, on avait vraiment trouvé une connexion, un lien qui nous tenait toutes les deux. Et en fait, on savait pourquoi on se battait. On savait pourquoi on ramait. Et surtout, on savait pourquoi on voulait ramer ensemble. Et ça, c'était hyper important. Parce que ça faisait que dans les moments durs, les entraînements, franchement, c'est les entraînements de merde. On en a un paquet, on ne va pas se mentir. C'était hyper important de se rappeler pourquoi on voulait être ensemble et pourquoi on le faisait. Et en fait, d'être sur la même ligne directrice, ça facilitait tellement de choses. Et du coup, au championnat de France, on gagne. Et on arrive en stage prépa pour le championnat d'Europe. Et là, franchement, c'était fou. Je pense que c'est un des meilleurs stages de ma vie que j'ai fait. Et puis après, il y a l'expérience où tu pars avec ta meilleure pote à Belgrade, en Serbie et tout. Franchement, tu prends l'avion, tu découvres les autres à meurtre, tu fais la compétition et tout. Puis il y a le résultat à la fin qui est quand même fou. C'était toutes les deux notre première médaille internationale. Et franchement, c'est un des plus beaux souvenirs, je pense.
Loïc Tu peux nous raconter un peu la course en elle-même ?
Invité 1 En gros, on était face aux Roumaines, il me semble. C'était des Roumaines. Franchement, elles étaient loin devant. Mais jamais on s'est dit, c'est fini. On a toujours voulu aller les chercher. Et puis, c'était hyper smooth. Ça s'est déroulé comme prévu. Quand il fallait remettre un coup de punch, on va dire, on le remettait. Tout était… Franchement, c'était trop bien. Je n'ai pas d'autres mots.
Loïc Et quand vous passez cette ligne d'arrivée et que vous savez que là, ça y a la médaille, il se passe quoi dans ta tête ?
Invité 1 C'est phénoménal. Franchement, c'est l'explosion de joie. Alors du coup, tu as ce moment-là, on se regarde et on se dit, putain, on l'a fait quand même. Franchement, c'est énorme. Moi, c'était ma dernière année junior en plus. Donc, trop contente de faire cette médaille avec cette fille. Et en fait, juste avant notre course, donc on se dirige vers le podium, juste avant notre course, il y avait la course, la finale du skiff masculin homme. Enfin ouais, skiff masculin, pardon. Et du coup, on avait un Français qui avait fait champion d'Europe. Et du coup, quand tu arrives que tu as tout le monde qui vient te serrer dans les bras, qui te donne le drapeau français, tu t'enroules dans le drapeau français. Et là, tu entends l'hymne national qui passe parce qu'il y a le Français qui a gagné. Et là, tu te mets à chanter. Franchement, je ne suis pas très émotif, mais les larmes, elles sont montées sans le vouloir. C'était fou. De toute façon, je pensais que je le chantais pour moi-même l'hymne, alors que ce n'était pas pour moi. C'était incroyable. C'était trop incroyable. Franchement, c'est ce collectif qui est fou. Ça te procure deux fois plus d'émotion, je trouve.
Loïc Et ça, tu le gères comment en Force Athlétique ? Parce que c'est solo.
Invité 1 Eh bien, différemment. Différemment. En Force Athlétique, comment tu le gères ? En fait, ce qui est difficile parce que avant cette année, je n'avais pas de club. En gros, j'étais en licence individuelle, ça s'appelle. Et du coup, je m'entraînais toute seule avec mes deux coachs. Donc en gros, j'ai eu mes deux coachs sur qui je me reposais vraiment, mon prépa mental et puis ma famille qui a toujours été là pour me soutenir. Mais du coup, la victoire, elle est différente. Puis même l'effort en soi est différent parce qu'en aviron, je me battais beaucoup pour mes coquipières et au final, peu pour moi. En Force Athlétique, j'ai été obligée de faire l'inverse. Et du coup, de se battre pour soi, parce que clairement, il n'y a personne d'autre qui va élever 200 kilos au squat à part toi. Ça change quand même le mindset. Et en même temps, je suis tellement reconnaissante de tout le travail que mes équipes font derrière. Tu vois ce que je veux dire ? Et du coup, j'arrive à dire que je suis fier de moi. Là où en aviron, je n'arrivais pas à me le dire. Mais tout ça ne serait pas possible sans le taf que les gars font derrière moi. Oui, oui. Et là, il y a encore double tranchant. C'est que du coup, là, j'ai intégré un club, le Scove à Villepinte dans le 9-3. Puis là, c'est fou. Enfin, c'est des gars, mais ils ne vont jamais te lâcher. Ils vont te pousser à bout, quoi qu'il en soit. Et s'il faut hurler sur la plateforme, ils vont le faire pour toi. Et c'est vraiment une famille. C'est une deuxième famille. Excellent.
Loïc Excellent. Et ça, c'est vrai que dans les sports individuels, on l'oublie souvent, mais il n'y a rien qui vient... Enfin, on se fait rarement solo quand même.
Invité 1 Non, l'entourage, il est... Franchement, il est vital. Il est primordial. Il est... Enfin, moi, si je n'avais pas eu un entourage comme ça, j'en serais pas là aujourd'hui. Parce que du coup, la reconversion était quand même faite assez rapidement. Et les perfs sont venus rapidement aussi, mais je n'aurais rien pu faire sans eux, en fait. Parce qu'en plus, du coup, je quitte l'aviron, je suis quand même au fond du trou. Je me dis, il faut tout recommencer. Franchement, sans eux, ça aurait été encore plus dur.
Loïc Et justement, la fin de l'aviron, là, t'en parles... Quand on voit ton parcours, on se dit, punaise, mais c'était hyper smooth. Tu vois, ça allait méga vite. À peine sortie de l'aviron au niveau, médaille européenne, boum, tout de suite, force athlétique, tu vois, au plus haut niveau aussi. Mais ça a été quoi, les challenges que tu as dû surmonter ?
Invité 1 Tous. Non. Non. En fait, la transition, en fait, ça a été de me dire, OK, t'arrêtes l'aviron, tu perds ton statut de sportif de haut niveau. Maintenant, qu'est-ce que tu fais ? Et franchement, je te jure, le matin, quand tu te réveilles dans ton lit et que tu te dis, je vais faire quoi aujourd'hui ? C'est horrible. Mais c'est horrible. C'est la pire sensation du monde. Et du coup, j'ai commencé à m'entraîner comme ça. J'ai commencé à progresser et tout parce que du coup, je n'ai pas fait de compétition d'un coup. Il fallait quand même que je fasse une grosse phase préparatoire avant de me lancer là-dedans. J'avais des très bonnes bases en musculation, certes. Tu vois, je partais en squat. J'avais en max déjà 130, mais pareil, pas au standard compétition force. J'avais 90 au développé et couché, mais pas au standard non plus. J'avais 150 au soulevé de terre, pas au standard. Donc, c'était des charges déjà très grosses, mais pas au standard. Donc, en compétition, ça ne sert à rien. C'était pas au standard. Les arbitres, ils vont me dire, tu es gentil, mais rentre chez toi. Et du coup, ça a été vraiment de me dire, ok, je repars de zéro. Comment tu t'y prends ? Dans quel mindset tu te mets ? C'est quoi l'objectif de tout ça ? Et là, ça a été une phase hyper importante de mon réventail. C'était de me dire, tu prends étape par étape. Tu ne vises pas d'un coup. Ouais, j'arrive, je veux débouler. Émilie Mouchel veut faire du haut niveau. Non, tu vas commencer par les premiers pas. Tu vas y faire tes petits régionaux, comme à l'ancienne, il y a dix ans, quand tu devais commencer l'aviron. Puis après, petit à petit, tu vas grimper les échelons. Et après, sur la phase mentale, c'était de se dire vraiment, est-ce que je suis capable de refaire les mêmes efforts que j'ai pu faire ? Et là, la deuxième phase qui m'arrive seulement maintenant, c'est est-ce que je suis capable de me reprendre les mêmes tôles que je me suis prise en aviron et de repartir de plus belle ? Mais bon, ça va, les questions sont quand même assez… Enfin, les réponses sont positives quand même. Et puis après, c'est étape par étape. Tu te déroules, tu te réentraînes. Puis ce qui était bien, c'était que c'est quand même un rythme différent. Donc, je pouvais voir ma famille. Tu vois, j'étais retourné chez mes parents. Je pouvais voir ma famille. Je m'entraîne avec mes potes. C'était quand même vachement plus simple, on va dire, sur la phase mentale, de se dire, ben, j'ai pas de pression de résultat. La pression de résultat, elle est venue par la suite, tu vois. Et voilà. Mais c'était dur.
Loïc On a rien sans rien, j'imagine. Mais c'est intéressant de t'entendre évoquer tous ces challenges, parce qu'encore une fois, quand on voit le parcours, on se dit, ouais, en fait, genre méga facile, quoi. Elle passe de l'un à l'autre comme ça.
Invité 1 Je t'assure, non. C'est comme tout. Franchement, même au bout de six mois de reconversion, je me rappelle, mais franchement, je me rappelle comme c'était hier. J'étais en vacances en Corse et je me vois, mais je me réveille en pleurs. Mais j'avais rêvé de l'aviron, tu sais. Mais un truc de fou. Et ça, ça m'a hanté. Mais je me disais, mais c'est pas possible. Comment je vais réussir à vraiment passer le cap ? Ça, c'était pire qu'une rupture amoureuse, je trouvais. En fait, tu fais une croix sur ton ancienne vie et tu recommences tout. Et en fait, je voulais tellement prouver au monde entier que j'étais pas terminée, que ouais, à l'aviron, à la fin, c'était compliqué, mais que l'Émilie Mouchet est toujours là et toujours forte. Que du coup, moi, j'avais cette pression à me dire ça. Et puis, tu sais, c'est pareil, famille de sportifs. Donc, famille de sportifs attend des résultats. Et du coup, il y avait tout cet environnement où je me disais, mais c'est chaud quand même. Tu te lances dans quoi ? Enfin, tu vois, c'est pareil. Les régions, si je termine une dernière, j'ai l'air fine, moi, avec ma reconversion sportive.
Loïc Et au final, tu dirais que ça a été quoi tes forces ? Qu'est-ce qui fait que t'as surmonté ces challenges et qu'aujourd'hui, tu performes au plus haut niveau ?
Invité 1 Déjà, mon entourage, sur l'entourage. Et puis, ça a été ma capacité à me dire, OK, là, t'as fait ça, c'est bien. Là, t'es plus rien, on va dire. Mais du coup, ça a été dans tes plus rien, de se dire non, attends, c'est faux. T'es pas plus rien. T'es quand même étudiante. T'as quand même des projets pro. T'as quand même des projets de vie qui font que t'es obligé de bouger quand même. Et du coup, le sport a retrouvé sa place là-dedans. Et c'était surtout le plaisir de la discipline que j'avais perdu. Et je me suis dit, je peux pas me relancer dans un sport où je vais pas prendre de plaisir. Et en fait, tous ces focus là-dessus. Et ensuite, j'ai commencé à ouvrir des portes et à me dire, OK, les entraînements de merde, il y en aura aussi. OK, les jours où t'auras pas envie d'y aller, il y en aura aussi. Mais c'est pas grave parce que là, tu sais pourquoi tu le fais, parce que tu veux te recentrer. Et ça a été surtout une reprise de confiance en moi qui a été énorme parce que je te l'ai dit en Aviron, c'était hyper collectif. Moi, j'adorais le collectif. Du coup, je me reposais un peu sur ça. Je dis pas que je me challengeais pas toute seule, mais je le faisais beaucoup pour les filles et peu pour moi. Où là, j'ai fait quelque chose où je le faisais pour moi et pour moi toute seule. C'est-à-dire que la pression des résultats à la fin, je m'en foutais. Me retrouver sur l'isle de haut niveau ministériel, je m'en foutais. Je voulais juste le faire pour moi et me dire, OK, je suis capable de faire ça et je vais y arriver.
Loïc Waouh ! T'avais clairement identifié ta flamme dès le début en fait.
Invité 1 Ah ouais, mais là, j'en parle comme si c'était simple. Enfin, je sais pas comment expliquer ça, mais ça a été long quand même. Le procès a été quand même extrêmement long. Puis là, tu vois, je t'en parle. Je viens de reprendre. Je suis sortie champion du monde. J'ai fait troisième. Enfin, tu vois, tout était quand même assez aligné. Les étoiles étaient alignées. Mais pendant la phase d'entraînement, la phase préparatoire, franchement, il y a mille questions qui se posaient dans ma tête. Franchement, le nombre de fois, je me suis dit, ça se trouve, tu es en train de faire la plus grosse connerie de ta vie. Je devais écrire ma lettre de démission au Pôle France. Je la faisais. Je me disais, qu'est ce que je vais leur dire ? Puis après, tu appelles l'école. Puis tu leur dis, salut. Du coup, je fais de la force athlétique. Est ce que je suis toujours dans l'école ?
Loïc Ça serait quoi le conseil que tu donnerais du coup à l'Émilie de l'époque, tu vois, avec le recul que tu as émis de l'époque ? Ou tu vois, une sportive de haut niveau qui comme toi, ou quelqu'un qui arrive au bout d'un chemin et qui a de l'anxiété, qui a peur d'en emprunter un autre ?
Invité 1 Il faut y aller. Franchement, je ne dis pas qu'il faut y aller tête baissée, mais si tu y crois, et c'est surtout si tu as la flamme à l'intérieur de toi qui te dit, j'ai trop envie de faire ça. Franchement, il faut y aller. Il met le clignotant direct et votre gauche appelle deux phares. Franchement, il faut le faire. Et surtout de croire en toi, de croire en tes rêves et de se dire qu'il n'y a rien d'impossible. Et surtout que rien n'arrive par hasard. C'est que si j'arrivais au bout là, c'est qu'il y avait autre chose qui m'attendait derrière.
Loïc Hyper puissant. Donc, allez-y, cligne au gauche et appel de phare. C'est ça. Du coup, tu es devenue championne de France en 2024. Est-ce que tu es celle qui a mis un terme au règne ? Je ne sais pas si c'est le bon terme, mais en tout cas, la série de victoires de l'IA.
Invité 1 De l'IA. De l'IA.
Loïc De l'IA Bavol ?
Invité 1 Oui. De l'IA, elle est en moins de 69 et moins de 63 kilos en catégorie de poids. Et d'âge, en plus, elle est en open. Donc, elle est plus âgée que moi. Et moi, du coup, je suis en moins de 84 kilos junior.
Loïc Ah, tu es encore en junior.
Invité 1 Je suis encore un bébé. Oui. Mais bon, dernière année. Il me reste une année. Ok.
Loïc Ah bah oui. 22. Ok. D'accord. Et elle, tu l'as déjà rencontrée du coup ? Parce que c'est sur la scène de la France. Ah bah oui. L'IA.
Invité 1 Oui, carrément. Puis, pareil, elle a un mindset aussi qui est quand même assez monstrueux. Non. Alors, sur les réseaux, bien sûr. Pareil. Tu vois, quand elle a fait chez Field et tout, forcément, j'ai regardé de la YouTube. Mais sinon, jamais en vrai. Ok. Jamais en vrai.
Loïc Et elle m'avait parlé de ses records. Alors, je ne sais pas si c'est toujours d'actualité. Je l'avais eu en 2022. Mais son record à l'époque, c'était… Donc, tu me dis si je dis des bêtises. Mais ce que j'avais retenu, c'est qu'en fait, sur une compétition, il y a trois épreuves. Donc, le squat, le soulever de terre et le développer coucher. Tout à fait. Et qu'en fait, on cumule le poids de tout ce que tu soulèves sur ces trois épreuves. Et voilà, ça fait partie… Ça fait un total. Ça fait un total. Exactement. Et elle, elle était à 548 kg. Donc, quand on voit son gabarit, c'est un truc de maboule. Ouais. Toi, tu as quoi comme record pour qu'on… Même si c'est dur à imaginer quand tu n'as pas survé, mais tu vois qu'on est quelque chose en train de…
Invité 1 Eh bien, l'IA… Alors, attends. L'IA, je crois qu'en 69 kg à Sheffield l'année dernière, elle doit faire 225 au squat, quelque chose comme ça. Ok. Moi, je lève 195 kg. Ah ouais. Et je fais 15 kg de plus, tu vois. Au développé coucher, il me semble qu'on a quasi le même. Elle doit avoir un record à 125, peut-être. Je dis peut-être des bêtises, mais peut-être 125. Moi, j'ai fait 120. Ok. Et au soulevé de terre… Alors, au soulevé de terre, par contre, je ne saurais pas du tout dire, mais elle est déjà au-dessus des 210, ça c'est sûr et certain. Moi, j'ai fait 205 cette année. Mais l'IA, elle doit avoir un soulevé de terre à 225 minimum, je crois.
Loïc Attends, mais… Tu dis t'as quoi ? T'as 15 kg de plus qu'elle, c'est ça ?
Invité 1 Bah, en poids de corps, ouais. Et…
Loïc C'est quoi l'écart du coup ? C'est les années d'entraînement qu'elle a en plus ou… Bah, bien sûr.
Invité 1 Bien sûr, l'IA, ça fait super longtemps qu'elle est sur le circuit. Et puis, ça reste quand même une des meilleures powerlifteuses mondiales. Enfin, tu vois, au bout d'un moment… Ouais. Elle a 231 kg en soulevé de terre en faisant 62 kg de poids de corps. Voilà. Si tu veux rire un petit peu. Ok.
Loïc Ok.
Invité 1 Donc, non, non. Elle est phénoménale, l'IA.
Loïc Mais du coup, toi, dans ton cas, en termes de progression, il ressemble à quoi les paliers ? Est-ce que tu montes 5 kg par 5 kg ou t'as des grosses progressions d'un coup ?
Invité 1 Alors déjà, il faut savoir que du coup, en force athlétique, tu fais quand même peu de compétitions. En aviron, j'en faisais… Ben, tu vois, en saison, en pleine saison, t'enchaînes toutes les deux semaines facile. Ouais. En power, tu vas avoir, allez, 4 compétitions maximum sur l'année. Sinon, tout le reste, c'est de la phase préparatoire. C'est hyper important parce que du coup, le corps, comme je te dis, c'est pas la même fatigue non plus en tant qu'est-ce pas pareil. Moi, je sais que… Genre, à mes régionaux, j'ai dû faire 450 kg de total. Donc ça, c'était en novembre 2023. En avril 2024, au championnat de France, je fais 485 kg de total. Ok. Ensuite, j'ai fait Amsterdam, j'ai fait l'Euro Muscle Show en juillet 2024 aussi. J'ai fait 505 de total. Et là, au championnat du monde, donc un mois et demi après Amsterdam, j'ai fait 517,5 de total. Ok. Donc j'ai quand même une bonne progression. Je suis sur une phase montante. Ça, je suis super contente. Après, je me dis, je viens de commencer, donc heureusement. Ouais. Mais ouais, à proprement parler, il n'y a pas de plus 5 kg à avoir obligatoirement ou quoi. Ça dépend de la prépa de chacun. Ça dépend de comment le corps réagit. Tu vas rentrer en compte les blessures. Chez les femmes, tu as le cycle menstruel. Enfin, il y a plein de choses qui rentrent en compte quand même. C'est assez indépendant de chacun, quoi.
Loïc Et c'est hyper intéressant, ça. Les cycles, du coup, comment tu adaptes les entraînements et comment tu le gères en compète ?
Invité 1 Alors écoute, pour l'instant, j'ai eu de la chance. Ça ne m'est jamais arrivé en compète. Je touche ma bonne étoile pour que ça soit bien réglé. Sinon, alors moi, j'ai de la chance déjà, c'est que je n'ai pas besoin de faire de cuts ou de pertes de poids avant les compètes. Je suis assez large à ce niveau-là. Tu pourrais ?
Loïc Stratégiquement, ça serait intéressant pour toi de descendre ?
Invité 1 Non, là, stratégiquement, c'est de prendre. Ce qui est intéressant, c'est de prendre parce que je suis vraiment trop légère. Mon coach, il n'en peut plus à ce niveau-là. Mais pareil, je me suis bien entourée. Là, j'ai pris un diet pour grosse prise de masse.
Loïc Parce que la KT en dessous, pardon, je te coupe, mais... C'est 76. Ah ouais, donc ça fait quand même... Mais tu vois, là, je suis à...
Invité 1 Ouais, et là, alors le poids le plus haut que j'ai affiché en compète, c'est 81,8. Mais tu vois, il faut que je sois en 84 quand même, donc il y a une petite marge. Et au championnat du monde, je me suis pesé à 80,6. Et là, c'était vraiment léger, là. Mais tu vois, sans le vouloir, quoi. Je mangeais, je buvais, normal, quoi. Et donc, c'est un choix de pas... Le but, c'est de prendre quand même 2 kilos pour être un peu plus... Ok. Le plus lourd, tu vois, ça va m'aider un petit peu aussi.
Loïc Et donc, descendre de KT... Pardon, mais comme en judo, il y avait aussi beaucoup, tu vois, cette notion de gestion de tout et tout. En judo, c'est plutôt... Ouais, ouais, à fond. Tu vois, t'essayes à fond d'être plus... Enfin, tu fais du régime, en fait.
Invité 1 En fait, ouais, carrément. En fait, à la Viron, moi, du coup, j'étais petite. Et en plus, j'étais lourde. Du coup, je me confrontais à des filles qui étaient grandes et légères. Donc, c'était hyper relou parce qu'elles avaient des leviers bien plus impressionnants que les miens. Et en plus de ça, pour elles, c'est plus facile d'être endurante. Tu vois, moi, j'étais petite et lourde. Alors, du coup, j'étais beaucoup plus explosive. Par contre, ça, il n'y avait pas de doute. Mais mes leviers étaient... Je devais combler avec mes leviers. Et puis, en plus, du coup, tu vois, il y avait quand même... Enfin, franchement, avec les filles avec qui je ramais, j'avais facile 10 kilos d'écart. Et entre 5 et 10 kilos d'écart. Et du coup, je devais combler un peu partout. Puis quand elles, elles n'en pouvaient plus au niveau de leur endurance, moi, ça faisait déjà une demi-heure que j'étais en train de crever derrière. Mais du coup, quand la reconversion est arrivée, déjà, tu regardes comment ton corps réagit face au squat bench deadlift que tu fais tous les jours, là, parce que c'est quand même des gros moves de musculation, voir si j'allais prendre beaucoup de poids. Donc moi, j'ai arrêté l'aviron, je faisais 78 kilos. Donc là, la catégorie 76, ça pouvait être un choix, tu vois. Perde 2 kilos, c'était pas le bout du monde. Sauf qu'à ce moment-là, je perdais pas de poids. Et à l'aviron, j'ai tout essayé. Il y a un diététicien à la totale. Je pouvais pas perdre 1 gramme. Il y a rien à faire. Et en fait, donc j'ai commencé la force. J'ai laissé mon corps faire. Et puis, on a vu que j'avais pris 3 kilos. Je me plaçais en moins de 84 plutôt bien. Tu vois, tu regardes un peu les résultats sur les anciens championnats de France et tout. Il y a une fille qui était très très forte en moins de 84. Elle est open maintenant. Puis, je me plaçais bien. Puis, surtout, j'ai regardé les moins de 76, ce que ça disait. Et en fait, en 76, c'était overbooké comme KT. Ça aurait... Ça peut être hyper intéressant parce que du coup, hyper compétitif. Enfin, moi, j'adore ça. Tu sais, ça me dérangerait pas. Mais je me suis dit, je veux faire un truc en moins de 84. Je me sens bien dans mon corps en faisant 82 kills, enfin 81. On tente. Et puis, du coup, le choix s'est avéré bon. Parce que du coup, en France, il n'y a personne. Enfin, il n'y a personne. Je veux dire, tu vois, les championnats de France, je les gagne en faisant 485 au total. Et je crois que ma concurrente qui fait deuxième, elle doit faire 450 ou 440. Ah ouais, OK. Du coup, il y avait quand même une petite marge. Et je me suis dit, écoute, on reste là-dedans. Puisque je me sens bien. Pourquoi les cuts en moins de 76 quand la place est déjà prise ? Ouais, ouais. Enfin, en fait, je suis arrivé sur une caté où déjà les moins de 84 femmes, c'est quand même pas les plus compétitifs en France. Ça l'est à l'international, bien sûr, mais en France, c'était pas très compétitif. Et en fait, je voulais ramener cette image et me dire, OK, la caté des moins de 84, elle est pour moi. Aussi simple. Excellent.
Loïc Excellent.
Invité 1 Donc du coup, pour en revenir au cycle chez les femmes, moi, j'ai de la chance de pas être trop impactée. Il y en a qui le sont vraiment beaucoup plus. Donc en fait, on va juste devoir deal avec le coach sur ma fatigue sur cette semaine-là, la gérer plus ou moins, parce que des fois, elle arrive comme des fois, elle arrive pas, tout simplement. Et puis sur mes humeurs, genre nerveusement, du coup, la force, c'est un sport qui est hyper nerveux. Et du coup, sur mes cycles menstruels, franchement, il y a des semaines où je te jure, je peux pleurer après les entraînements parce que je suis épuisée, tu sais. Mais tu sais, sans le vouloir. Genre, je vais faire ma barre. Elle s'est bien passée. Et puis d'un coup, t'as les larmes qui te montent. Tu sais pas pourquoi. Tu vas t'asseoir dans un coin, tu reprends tes esprits puis tu y retournes. Et la semaine d'après, tu refais la même chose et tout va bien. C'est juste que t'as eu le cycle menstruel entre deux, quoi. Donc, non, non, franchement, j'ai assez de chance à ce niveau là. Et après, en compète, il faut juste que je gère quand même la petite prise de poids que je prends parce que je prends quand même un petit kilo quand ça arrive. Donc, juste gérer ça. Mais non, je suis pas. J'ai de la chance à ce niveau là, on va dire. Ok.
Loïc C'est quoi la différence en termes de poids que tu soulèves entre les entraînements et les compètes ? Ça dépend.
Invité 1 Là, ça dépend parce qu'en plus, je fais plus du tout la même chose vu que j'ai changé de coach. Mais en gros, avant, j'étais sur beaucoup de volume et peu d'intensité. L'intensité, elle venait juste avant les compètes. Mais du coup, on réduisait énormément le volume et on mettait beaucoup plus d'intensité. Donc, ça faisait sur du x2, x3 maximum en rep. Ok. À 80, 85 % de mes max. Là, on a inversé. Là, j'ai du volume et en plus, c'est intense. Je comprends pas trop ce qui m'arrive. Mais écoute, ça se passe très bien. Mais tu vois, sur une prépa... Par exemple, ma prépa Monde, la plus grosse barre que j'ai dû faire à l'entraînement, ça devait être 190, il me semble, si je te dis pas de bêtises, ou 185 au squat. Au squat, pardon. Quand au Monde, du coup, j'ai fait 192,5. Au développé couché, ça devait être la meilleure barre que j'ai faite à l'entraînement, c'est 118. Au Monde, j'ai fait 120. Et au soulevé terre, la meilleure... Ça n'a aucun sens, mais au soulevé terre, la meilleure barre que j'ai faite à l'entraînement, ça devait être 185 aussi. Au Monde, j'ai fait 205. Mais j'avoue qu'il y a quand même le contexte des champions du monde qui a fait que j'ai pu soulever 205. Là, demain, tu me demandes de la refaire à l'entraînement, je suis pas sûre.
Loïc J'avais te demandé... Parce que la seule personne en force athlétique que je suis sur les réseaux, c'est Lya, depuis que je l'ai interviewé. Et c'est vrai qu'assez souvent, elle met des réels où tu la vois juste avant de soulever. Et t'as l'impression qu'elle se conditionne, elle arrive, elle va dans le cou qui va éclater. Elle est en mode... Toi, tu fais comment ? Il se passe quoi dans ta tête ? C'est quoi les étapes ?
Invité 1 Ben... Désormais, j'ai une playlist un peu que je me suis confectionnée. Avec que des gros sons où je sais qu'ils ont un réel impact sur moi. Et tu vois, au championnat du monde, typiquement, il y a une musique... Tu vois, la compétition a quand même duré un peu plus de deux heures et demie. Ben, c'est la même musique qui a tourné en boucle dans mes oreilles. Franchement. Mais en fait, c'est une musique que tu cherches. Moi, je sais que je vais avoir besoin de ça pour me mettre en condition, tu vois, pour me hype, on appelle ça. Et puis après, ben, t'as les mots du coach, quoi. Franchement, le coach, si t'as un bon coach, il peut avoir un énorme impact sur ta condition à lever tes barres. C'est assez fou.
Loïc C'est quoi la musique en question, du coup ?
Invité 1 C'est Tokyo Drift. C'est du rap anglais-italien. Je vais te dire ça. Je saurais même pas te dire le nom, parce que c'est écrit en lettres, en chiffres, mais Odago, quoi. Ok. Mais voilà. Après, sinon, ben... Du gros caris, hein.
Loïc Et t'as du travail de visualisation ou des choses comme ça qui sont faites un peu plus tôt ?
Invité 1 Ouais, ouais, ouais, à fond. Ben, avec mon préparental, on a beaucoup travaillé dessus. Tu vois, exemple, pour l'Euro Muscle Show, donc à Amsterdam, en fait, c'était ma calife pour les championnats du monde. En fait, j'avais obtenu la pré-calife au France, sauf que sur Goodlift, en fait, c'est un site qui répertorise tous les athlètes qui vont participer aux championnats du monde. Et moi, la FED demande que je sois dans le top 5 de Goodlift. Le manque de bol, j'étais sixième à 5 kilos. Du coup, bon, ben, me voilà à prendre mon petit billet d'avion pour aller à Amsterdam et faire ma compète. Mais toute contente, quand même, trop refaite. Première expérience à l'international dans ce sport. Franchement, trop cool. Puis, à Amsterdam, c'est quand même plutôt cool. Et l'Euro Muscle Show, en fait, c'est un event qui rassemble du bodybuilding, du crossfit, du strongman. Enfin, il y avait un peu de tout. Franchement, c'était assez fou. C'était hyper bien organisé. Et en fait, ben, manque de chance. Avion qui m'emmène à Amsterdam, annulé. Heureusement, j'avais prévu deux jours de voyage. Du coup, ben, c'est pas grave, je prends le train. Sauf que le train, retard. J'arrive à 2h du mat' à l'hôtel. J'avais la compète à 9h. Et ben, je peux te dire que pendant les 7h de train, ben, tu regardes toutes tes bonnes vidéos. Tu fais du squat et tu te dis, ok, ben, t'auras pas de jus, ma grande. T'auras dormi 3h, mais tu fais la même chose que sur tes vidéos. Et en fait, mon préval mental, il me l'a appris. Et ça m'a sauvé la vie. Mais franchement, ça m'a sauvé ma compète. Parce que je suis arrivé le matin, je peux te dire, j'avais des cernes. Ça descendait juste aux pieds. J'avais pas de force. J'avais pas mangé le matin. J'avais pas d'énergie. Je sais pas où je suis allée chercher mes barres. Parce qu'en plus, je fais des PR sur toutes mes barres. Mais c'était là. Et le travail de Visu a hyper bien fonctionné. Je l'ai fait qu'au squat. Parce que le bench, c'est mon mouvement un peu spécialiste. Et je suis assez sereine à ce niveau-là. Et le soulever de terre, de toute façon, c'est la dernière barre. Vu que c'est pas mon mouvement spécialiste, il faut juste tirer. Et puis, tu réfléchis pas, quoi. Mais le squat, c'est quand même vraiment le squat, l'étape où je veux pas me louper. Parce que sinon, tu forres ta compète. Donc, j'ai fait beaucoup de Visu dessus. Mais même le matin, tu regardes vraiment tous les points où tu te dis « Ok, faut que je fasse ça, là, là, là. » Et tu sais que tu y vas. Et du coup, première barre, déjà, dès l'échauffement, je me sentais bien. Donc, ça a hyper bien marché. Et même, c'est des choses que je fais à l'entraînement. Tu vois, samedi, là, j'avais un squat à faire. Je devais faire 5 crêpes à 172,5. Bah, pareil, tu mets Tokyo Drift dans les oreilles. Et puis, tu visualises ton squat. Tu te dis « Ok, une rep par une rep. » Et puis, on y va, quoi.
Loïc C'est fascinant. Le pouvoir de la visualisation, franchement, c'est un goût. Franchement, c'est fou.
Invité 1 Et je connaissais pas ça avant. Et en force, ça me débloque plein de points sur lesquels j'aurais pu bloquer sans ça. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais. Et c'est vachement… Alors, c'est de la grosse réflexion sur soi, déjà. Mais du coup, ça t'ouvre des portes, je trouve.
Loïc Hum. Hum. Ben, quand tu t'intéresses au sujet, ce qui est vraiment fascinant, c'est que… Alors, moi, je te partage ça, je suis pas du tout scientifique, mais quand tu lis, tu vois, les études sur le sujet, en fait, tu te rends compte que le cerveau est pas vraiment capable de faire la différence entre l'imagination et la réalité. Hum. C'est ça. Et donc, c'est comme ça que tu peux moduler, en fait, certaines perfs, tu vois, ou… Par exemple, dans la récupération. Ouais. C'est incroyable, tu vois. Ah bah ouais, à fond. J'ai échangé avec des athlètes, des sportifs de haut niveau, et même d'ailleurs des gens pas nécessairement sportifs de haut niveau, mais qui ont eu des gros accidents et qui te disent « Non, mais moi, en fait… » Ben, Jonathan, tu vois, Jonathan, il m'expliquait que… Ouais. Il s'est fait… Alors, je crois que c'est des croisés sur un match. Il était même pas sorti du terrain sur le brancard qu'il était déjà en train de réfléchir à quel mouvement il allait pouvoir faire pour éviter de trop se démuscler la jambe, tu vois. Ouais, mais c'est ça. C'est ouf, le gars, il est encore sur le terrain, il a les gamins arrachés, il est déjà en train de réfléchir à quel protocole il va mettre en place.
Invité 1 Ouais, c'est ça. Non, mais c'est hyper… Franchement, c'est un truc de malade. Ouais. C'est un truc de malade. Et nous, en force, il y a un truc où ça marche vraiment là-dessus, c'est sur la charge parce que, tu vois, enfin, mentalement, moi, je vais être plus sereine à me dire je vais devoir squat 200 kills que tirer 200 kills sur le soulevé de terre, alors que tout tu vas squat 200 kills, tu as quand même 200 kills sur le dos. Mais tu as des athlètes qui sont vachement impressionnés par les charges et pour lesquels ça les bloque. Et en fait, de faire ce travail de visualisation, de te dire, ok, tu oublies le chiffre. Ça, c'est un facteur, oui, un gros facteur, mais oublie-le, concentre-toi juste sur le mouvement et sur ce que tu peux mettre en place pour réussir. En fait, c'est ça. C'est qu'est-ce que je vais mettre en place pour réussir ? Quels sont les facteurs que que je vais enclencher pour réussir et du coup faire abstraction à la charge ? Et franchement, ça marche, mais c'est impressionnant. C'est impressionnant.
Loïc J'avais vu un ancien invité du podcast qui est devenu un copain, Lilian, qui m'a offert un livre dont j'ai oublié le nom d'ailleurs, mais qui en gros parle justement de la place du mental dans la performance sportive. Il y a une étude qui est partagée, qui a été faite sur des… alors je crois que c'est des rugbymen australiens, devais-moi, il me semble que c'était en Australie. Ok. Donc équipe pro. Et ils leur font faire un test d'effort max sur des vélos, indoor. Ouais. Et jusqu'à épuisement, tu vois. Et quand les gars disent c'est bon, je suis mort, c'est censé s'arrêter. Ouais, stop. Et en fait, l'étude… alors il me semble qu'il y avait… je crois que c'était… il y avait de l'argent en jeu ou un truc comme ça, mais quand les gars disaient c'est bon, j'en peux plus, je suis mort, tu vois, les scientifiques qui menaient l'étude leur disaient ok, là, t'as 5 secondes à bloc. T'arrêtes pas maintenant, t'y vas à bloc. Et les gars, quand ils étaient en moyenne à je crois 340 watts, c'est déjà un bel effort, tu vois. Ouais, ils en rajoutaient encore. Ouais, alors qu'ils venaient de dire qu'ils étaient morts, les gars ils montaient à 700 watts, tu vois.
Invité 1 Non mais c'est ouf comme tu peux stimuler… tu peux stimuler… non mais c'est un truc de fou. Non mais je suis complètement d'accord. Incroyable.
Loïc Ouais, ouais, ouais. On parle de charge, de puissance, etc. depuis tout à l'heure, c'est quoi les risques de blessures auxquelles il faut être vigilant en force athlétique ?
Invité 1 Oh bah, tout. Non, non, non. Non, non, non.
Loïc Si c'est plutôt musculaire, articulaire…
Invité 1 Bah, en fait ça va dépendre parce que tu vois, les grosses catées, genre je pense aux moins de 120, plus de 120 kilos hommes, ils auront pas les mêmes problèmes que nous. Après moi je suis considérée comme une des plus grosses catégories chez les femmes aussi, donc ça va pas être très objectif ce que je vais dire. Moi, bah, le problème c'est que moi j'ai un passé avec l'aviron et le dos il a déjà vachement morflé. Du coup, moi ça va être tout ce qui est problème de dos à anticiper. Donc on renforce à mort le dos, les lombaires, franchement j'ai des lombaires solidifiées, là je suis tranquille. Mais tu vois, c'est un truc où on a dû vraiment faire un gros effort. Pareil sur mon gainage, je suis arrivé, je leur ai dit « ouais, je fais de l'aviron, je fais de l'aviron, ils ont rien, t'es pas gainé ma grande. Bon ok, on va faire des abdos. » Donc ça a été vraiment un point de vigilance. Les deux seules blessures que j'ai eu en force atlétique, ça a été le dos, du coup, sur mes débuts. Tu sais, t'as vite une erreur de vigilance, mais une erreur de vigilance quand tu commences et que t'as 160 kg sur le dos, ben c'est pas ouf quoi. Puis tu vois, je pense à mon coach, erreur de vigilance, lui il a 370 kg sur le dos quoi. Donc pareil, c'est pas les mêmes impacts. Et puis après, en soulevé de terre, t'as deux façons en force atlétique, t'as soit le sumo, soit le tradi. Je sais qu'en sumo, ils sont du coup vachement confrontés aux soucis de hanches, donc beaucoup de mobilité à ce niveau-là. Et puis voilà. En soulevé, il n'y a pas de blessure plus grave qu'une autre, enfin par rapport à un autre sport. C'est juste qu'il faut bouffer du renfaux, parce que dans tous les cas, ton corps, il va être confronté à des charges où il faut qu'il puisse encaisser quoi. Donc beaucoup de renfaux, et puis après, ben les petits pépins de tous les jours, t'essayes de deal avec et puis t'appelles ton ostéo quoi.
Loïc Tes meilleurs amis, les ostéos et les kinés.
Invité 1 Là, j'ai les numéros privés carrément parce que je passe même plus par Doctolib. Excellent.
Loïc C'est quoi du coup les grosses échéances pour toi qui arrivent, sachant que t'es quand même déjà médaillée aux championnats du monde, ce qui est clairement pas rien, mais il y a toujours plus qu'on peut aller chercher.
Invité 1 Ah ben bien sûr ! Non, ben en fait du coup cette année, j'ai refusé de faire les Europes, parce que en fait en Force Atlétique, il m'avait dit ben, tu peux faire que deux compétitions internationales, donc comme j'avais fait le choix de faire Amsterdam pour être qualifié championnat du monde, je pouvais pas faire les Europes. Sauf que vu qu'on a sorti un peu une perf stratosphérique au monde, qui était plus ou moins prévue quand même, j'étais surprise moi la première, ils m'ont dit ben si tu veux fais les Europes, franchement mentalement j'étais quand même HS, j'étais HS quoi, enfin je voulais être en vacances, donc j'ai refusé, et là ça fait que je suis en pleine phase préparatoire pour les Chapeu Maites France en avril prochain, ça laisse une bonne marge de prépa, de temps, de tout ce dont j'ai besoin quoi. Au France ça va être l'objectif de battre tous les records de France, et de gagner forcément. Tout simplement. C'est ça. Après on va enchaîner sur les championnats du monde je pense, et puis les Europes. Cette année je fais les Europes aussi, je me suis préparé déjà à les faire. Et au monde ben ça va être de gagner. Les Europes pareil. Pareil. Est-ce que t'as un sujet de... Donc bien ça va être bien.
Loïc Est-ce qu'il y a un sujet de dopage dans ta discipline ?
Invité 1 Ben j'ai pas été trop confrontée à ce sujet là, parce qu'en fait en force, t'as une fédé dopage et une fédé nati, on va dire. Ah ouais ! Du coup je suis dans la fédé pas dopage. Et en fait ça facilite... Ben en fait vu que c'est pas un sport qui est déjà olympique, donc pas professionnel, c'est beaucoup plus simple de trier, on va dire. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais. On sera confronté à ce problème si le jour où il devient olympique, parce que du coup ben ceux qui sont dopés, ils vont se dire ben nous aussi on va faire les Jeux olympiques. Mais écoute non, pour l'instant, pas trop de sujets. Il y a eu 2-3 exceptions, tu vois. Ouais. Mais c'est plus des... Peut-être tu vois de l'inattention, tu vois, il y en a un, il a un rhume, il va aller prendre un produit en pharmacie, et puis en fait il a pas fait gaffe que c'était sur la liste. Ok ouais. Ça va plus être ça. Après franchement qu'il se donne... qui sont volontaires au dopage en étant dans la fédée naturelle, c'est un peu con quand même.
Loïc Ouais ouais. J'avais pas du tout qu'il y avait 2 fédées, une fédée en gros... Si, si, ouais.
Invité 1 Au niveau inter, si.
Loïc Ok.
Invité 1 Franchement c'est pas plus mal.
Loïc Ouais non, c'est clair. C'est clair. Mais du coup c'est toléré, dans tous les pays c'est toléré... Enfin t'as des antennes cette fédée... Elle s'appelle comment du coup ? C'est pas la fédée dopée j'imagine ? C'est quoi ?
Invité 1 Non, non, non. Ils ont un nom spécial, mais franchement je saurais même pas te le dire. Je me suis pas trop intéressé... En fait je me suis pas trop intéressé à cette branche là. Ouais. Mais euh... Mais euh... Non, non. Ils ont des événements à eux et tout. Après ils font des trucs franchement, ils lèvent des charges, c'est quand même assez impressionnant.
Loïc Ouais, j'imagine.
Invité 1 Des trucs... Même les filles, hein. Les filles, tu passes à côté, elles te met 3 têtes, et puis la taille de ses bras, c'est la taille de tes cuisses. J'ai dit bon... Moi je me considère pas comme skinny, hein. Mais euh... Mais franchement ouais, c'est assez fou. Ouais. C'est assez fou.
Loïc Ok, donc de belles échéances qui arrivent.
Invité 1 Ouais, ça va être super chouette.
Loïc Ouais, c'est... En tout cas, vraiment impressionnant de voir tout ce que t'as déjà mis en place. Euh... Tu dirais que ça a été quoi tes plus... Tes plus beaux apprentissages depuis... Depuis que t'as décidé de te lancer dans cette reconversion ?
Invité 1 Euh... Oh, c'est dur. C'est dur comme question ça. Euh... Non, ben... En fait, les plus beaux apprentissages, ça a été de me dire que... Euh... Il n'y a rien d'impossible. Euh... Que si tu te lances dans un truc... Que... Alors oui, j'avais une bonne base. Oui, ça allait vite et tout. On pourra dire ce qu'on veut. Mais... Je suis quand même partie de rien dans le sens où j'ai dû me reconstruire de A à Z. Et en fait, dans cette reconstruction, ben... J'ai vu qu'il y avait plein de possibilités. J'ai vu que je pouvais être qui je voulais. Que... Le plus important pour moi, c'était de prendre du plaisir dans ma discipline. Euh... Et surtout de prendre du plaisir dans le haut niveau. Alors... Bon... Haut niveau. Petit haut niveau pour l'instant, mais c'est déjà ça quand même. Euh... Et puis... Moi, ce que j'ai trouvé hyper challengeant, c'est d'arriver sur une compétite internationale. Et puis de me dire, euh... Putain, en fait, euh... Je réagis complètement différemment euh... Qu'avec l'aviron, tu vois. J'avais pas les mêmes doses de stress. J'avais pas les mêmes euh... Les mêmes envies. C'était pas le même mindset. Franchement, il y avait tout différent. Et moi, j'ai adoré. J'ai adoré voir ça. C'était vraiment... C'était vraiment sympa. Et puis après, ça a été de... Ben... Je dirais pas que... Reprendre une routine entre guillemets parce que... Ben la discipline, je l'avais quand même. La discipline de l'entraînement. Euh... Il parait qu'il y a un gros sujet. Alors, en force athlétique, il parait qu'il y a un gros sujet sur... Faire de... Du hors prog. Tu sais, ton coach, il t'envoie ta prog et tu fais autre chose. Ou tu rajoutes du poids ou des trucs comme ça. Ok. Et moi, je comprends pas. Enfin, je sais pas, je comprendrais jamais ça parce que, en aviron, tu t'amusais pas à rajouter du temps sur tes biens de deux heures. Ouais. Tu vois, donc là, je me vois pas rajouter 5 kilos sur mes barres si c'est écrit 170, quoi. Mais euh... Mais ça... Ouais, en fait, ça a été de tout redécouvrir. Puis de moi, me redécouvrir, forcément. Et de voir ce... Là où je pensais que mes limites étaient atteintes, de voir qu'en fait, je suis encore à des années-lumière de ce que je peux faire. Wow. Et ça me challenge de fou, tu sais, c'est un truc, ça me stimule. Je me dis, bah ok, à l'entraînement aujourd'hui, on va voir ce que t'as dans le sac, en fait. Concrètement. Et moi, c'est hyper challengeant. Et il y a un an en arrière, je t'aurais jamais dit tout ça parce que j'avais pas confiance en moi, que je savais pas où j'allais et que voilà. Mais là, à l'heure actuelle, je sais de quoi je suis capable. Je sais ce que je veux. Et surtout, je sais ce que je vaux. Donc, quand il y a un an en arrière, je savais pas. J'étais au fond du trou et ce que je valais, c'était que, bah, Émilie, elle était finie dans l'aviron et qu'elle savait pas où elle allait. Et franchement, ouais, ça m'a, enfin la force, c'est ma, on va dire, c'est ma soupape de décompression dans tout ça. Donc ouais, c'est assez fou.
Loïc Ouais, c'est surtout assez fou de te l'entendre dire parce que tout ça, c'est quand même des réalisations assez profondes, tu vois, et qui sont arrivées super vite. Donc franchement, bravo. T'as parlé plusieurs fois d'introspection, tu vois, de réflexion, de connaissance de soi, en fait. Et c'est quand même assez dingo, franchement, encore une fois, à 22 ans de voir ce que le sport peut apporter.
Invité 1 Ouais, franchement, c'est une école, c'est une deuxième école. C'est clair. C'est un truc de fou. Puis après, moi, après, je m'inspire aussi, bah, tu vois, dans mon club, je pense à mon coach. Il y a une fille aussi qui est hyper forte. Tu vois, tu parles de l'IA, mais moi, quand tu me parles de l'IA, je pense à Jade Jacob. Jade Jacob, elle fait 57 kilos, puis elle va soulever 240 au soulevé de terre. Enfin, tu vois, c'est phénoménal, quoi. Wow. Donc, ouais, en fait, c'est des... Tu vois, j'ai retrouvé des personnes qui m'inspiraient dans ce nouveau sport et je me suis accrochée. Et d'un autre côté, je me suis aussi ouverte aux autres sportives. Parce qu'en fait, il y a tellement de femmes sportives qui ont des parcours de fou furieux et dont on n'a pas connaissance encore parce que, ben, c'est quand même pas aussi simple que ça de se faire connaître. Et moi, je m'inspire à fond de ça. Alors, tu vois, Clarisse Agbenenou en judo, elle a un parcours. Ouais. Moi, je suis admirative. Moi, je l'entends parler, je bois ses paroles. C'est un truc de fou, tu sais. C'est un truc de fou.
Loïc C'est clair. Excellent. Eh bien, écoute, Émilie, un immense merci pour cet épisode. C'était vraiment génial. J'en ai encore appris un peu plus, tu vois, sur la force athlétique. Et c'était passionnant de découvrir ton parcours clairement atypique et surtout très inspirant.
Invité 1 Eh bien, merci beaucoup.
Loïc Bah, écoute, avec grand, grand plaisir. Le message que je retiens, c'est que, ben, c'est vraiment ce que tu as dit tout à l'heure. Tu vois, si on a un projet en tête, si on a envie, si on a cette flamme, ben, il ne faut pas hésiter. Il faut appuyer à bloc sur le champignon. Exactement. Cligne au gauche, appel de phare. Appel de phare, la totale.
Invité 1 Exactement. Franchement.
Loïc Merci énormément, Émilie. Je te souhaite du coup, ben, plein de bonnes choses pour la suite. Et puis, ben, on reste en contact.
Invité 1 Avec grand plaisir.
Loïc Merci d'avoir écouté cet échange avec Émilie jusqu'au bout. J'espère que vous en aurez appris un peu plus sur l'univers de la force athlétique. Mais surtout que vous aurez apprécié la découverte de ce parcours atypique dans deux disciplines au plus haut niveau international. Et que comme moi, le message que vous retiendrez, c'est qu'il n'est jamais trop tard pour passer à l'action. Et que quand on a un rêve en tête, eh bien, il faut y aller. Il faut aller le chercher. Pensez à partager cet épisode à un maximum de personnes autour de vous et à parler du podcast. C'est une excellente manière de remercier tous ces invités exceptionnels qui viennent témoigner au micro des frappés. Je vous rappelle que si vous souhaitez soutenir financièrement les frappés, c'est possible via le site Tipeee.com. Les frappés, c'est à partir de 1€ par mois. Un immense merci à toutes celles et ceux qui soutiennent d'ores et déjà le podcast sur Tipeee. Merci à toutes et à tous pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Ciao les frappés. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Sous-titrage ST' 501. Merci.
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