Les Frappés Les Frappés
Saison 2 EP·094 Vélo #UTMB #PTL #ultra-cyclisme

13 décembre 2022

L'approche Rock'n Roll du sport avec l'ultra-cycliste belge Anatole Naimi

Durée · 54 min · Transcription disponible

l'ultra-cycliste

Le récit

Anatole est un cycliste d'ultra-distance belge 🇧🇪

J'ai adoré 🤩 notre échange. Anatole fait partie de ces gens qui réalisent des défis sportifs exceptionnels, sans jamais se prendre trop au sérieux.

Son objectif numéro 1 dans tout ce qu'il entreprend, c'est le plaisir ! Ce qui ne veut pas dire qu'il se lance dans des courses faciles, bien au contraire 😅. Ses distances favorites ? Le long. Le très long. À partir de 1000km, il entre dans sa zone de prédilection. En dessous de cette distance, ça va trop vite à son goût.

Mais Anatole, c'est plus qu'un amoureux de vélo à l'approche minimaliste (il n'a jamais de duvet ou matelas, il dort toujours à même le sol avec une simple couverture de survie 😂).

Anatole, c'est aussi un acteur du milieu, puisqu'il créé deux courses, la Liège-Paris-Liège, et un concept intriguant : The Unknown Race, une course d'environ 1000km dont le tracé n'est révélé qu'au moment du départ.

Encore merci Anatole pour cette très belle vision du sport que tu es venu partager sur le podcast. Personnellement ça m'a énormément inspiré !

À bientôt sur les routes 🚴‍♂️

🔎 Anatole a créé une course de 1000km, la Liège-Paris-Liège. Toutes les infos sont ici. La 2nd course qu'il a créé est The Unknown Race dont la particularité est que le parcours n'est révélé qu'une heure avant le départ !

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #36 - Stéven Le Hyaric - Ancien coureur cycliste élite, aventurier professionnel - Traverser l'Himalaya à vélo pour se trouver
Épisode #84 - Nahuel Passerat (le retour !) - Finisher du Ramsay's Round en 23h50
Mon récit de la PTL by UTMB - Interview by Tiphaine

Vous pouvez suivre Anatole  ici ⬇️
👍 Facebook
📸 Instagram

Pour soutenir Les Frappés 👇🏼
❤️ Deviens Tipeur sur Tipeee
✅ Follow le podcast sur ta plateforme d'écoute
🙂 Parle du podcast autour de toi et partage cet épisode
⭐️ Laisse une note et un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify

Pour prolonger l'épisode 👇🏼
📖 Découvre le Journal des Frappés : les enseignements de mes invités, dossier par dossier
💌 Abonne-toi à la newsletter
📸 Suis-moi sur Instagram

Des suggestions ou envie de partager ton avis ? Envoie-moi un email.

Transcription

Lire la transcription intégrale

Anatole Qu'est-ce que tu as fait pour l'entraînement ? Quand on voit l'entraînement qu'il faut, il ne faut pas seulement avoir un entraîneur. Il faut faire beaucoup de kilomètres quand même, je dirais. Mais il ne faut pas spécialement avoir une approche avec les watts, avec le capteur de fréquence cardiaque. On peut faire tout ça sans toutes ces données scientifiques, on va dire, qui sont à l'instinct, je pense. Ça rend le sport accessible.

Loïc Bienvenue sur Les Frappés, le podcast qui parle de dépassement de soi et d'aventure sous toutes ses formes. Je suis Loïc Blanchard, un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui coach et cofondateur de Papyrus, la solution qui permet aux entreprises d'engager et de développer leurs talents toute l'année. Pour en savoir plus, c'est sur papyrus.app, P-A-P-I-R-U-S, .A-P-P. Ma mission avec le podcast, c'est d'inspirer un maximum de personnes à passer à l'action pour atteindre leurs objectifs les plus fous. La vie est courte, autant la vivre pleinement. Cette semaine, j'accueille sur le podcast Anatole, un cycliste ultra qui nous vient de Belgique et qui a récemment croisé sur une course un autre invité que vous connaissez bien, Nahuel Passra, des épisodes 27 et 84. J'ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec Anatole qui a une approche assez rock'n'roll de sa pratique pour reprendre ses mots. Pour moi qui adore me créer des contraintes dans mes projets, par exemple sur le matériel à acheter, sur le niveau de détail dans lequel je vais pour la planification de mes entraînements à suivre. Bref, c'est toujours une vraie bouffée d'oxygène de rencontrer quelqu'un qui se lance dans des défis hors normes sans prise de tête. Et c'est peut-être le message que je retiens de cet échange et qui, j'espère, fera mouche chez vous aussi si vous souffrez du même mal que moi. Il faut sérieusement éviter de se prendre au sérieux. Ces événements auxquels on participe doivent nous faire plaisir plus que de devenir des contraintes pénibles à gérer. Et on peut tout à fait, comme le montre Anatole, en venir à bout sans s'infliger une préparation millimétrée. En bref, faites-vous plaisir avant tout. Merci beaucoup Anatole, excellente écoute à vous les frappés. Eh bien écoute, bienvenue Anatole sur le podcast.

Anatole Bonjour à vous, merci beaucoup de m'avoir invité, ça fait beaucoup plaisir.

Loïc Avec grand grand plaisir, très très content. Merci Naïuel pour la recommandation. Tu vas nous en parler un petit peu, mais vous vous êtes croisé avec Naïu sur une course d'ultra vélo il me semble récemment. Et le courant est bien passé. En tout cas, lui m'a envoyé un message en me disant « J'ai trouvé un frappé, il faut absolument que tu interviews Anatole ». Donc voilà, c'est chose faite. Merci beaucoup Naïu. Et ce que je te propose, c'est peut-être Anatole de commencer par te présenter, nous expliquer ce que tu fais.

Anatole Donc j'ai 22 ans, j'habite en Belgique. J'ai commencé d'abord tout d'abord par l'escalade quand j'étais plus jeune. Et après je suis passé au vélo. D'abord par les bâtonnières, j'étais 250 km. Et je me suis dit « J'ai envie de faire plus long, plus long, plus long ». Puis j'ai fait la conquête des Ardennes, c'était 450. Puis j'ai fait BikingMan France, c'était 1000 km. Et après j'ai continué, je me suis inscrit à d'autres courses. Et puis maintenant, je ne sais plus m'arrêter. Toujours plus. Et on veut toujours découvrir de nouveaux endroits, de nouvelles disciplines. Et c'est toujours un plaisir de rencontrer des gens dans ces disciplines-là.

Loïc Et donc Naïuel, c'est sur quelle course que vous vous êtes croisés ?

Anatole C'était il y a deux semaines sur la Touvolcano. J'avais mal démarré. Et puis un moment, je l'ai rattrapé. On a fait une partie ensemble. Puis on a dormi sur une terrasse ensemble, parce qu'il pleuvait trop. Et après j'ai crevé, donc j'ai perdu 5 heures. Et puis il est parti. On s'est dit, on se retrouvera plus tard. Et quoi qu'il arrive, je n'abandonnerai pas. On se retrouvera à l'arrivée pour boire une bière. Et puis finalement, je l'ai rattrapé. Et il était avec un Allemand et je ne voulais pas laisser passer l'Allemand. Alors j'ai tout donné jusqu'à la fin. Et puis on se retrouve à l'arrivée.

Loïc Excellent. Et donc c'est quoi un peu les chiffres de cette course en termes de distance, dénivelé, durée ?

Anatole C'était 1600 km pour 36 000 mètres de dénivelé, plus ou moins. Et puis on a fait des applications, des GPS, ça a dû y faire un petit peu. Et j'ai mis 118 heures, et au moins une centaine d'heures. Puis ça dépend de la météo, de la qualité des routes et tout ça. Donc c'était quand même assez vraiment difficile.

Loïc Et donc là c'est sur route ouverte, c'est pas du tout du gravel ? Exact.

Anatole Après c'était pas gravel, mais il y avait des parties où sur des routes fermées, dans le sens où il y avait des éboulements, donc il y avait plus de voitures qui passaient depuis longtemps. La qualité des routes, c'est qualité de route italienne. Après c'était vraiment un plaisir.

Loïc Waouh ! Ok ! Ok ! Donc 1600 km, 36 000 de déplus, ok. Bon, déjà ça pose les bases. Et toi dans ce genre d'épreuve, tu vois j'ai déjà échangé avec des cyclistes, des ultra cyclistes. Arnaud Manzanini, Marjorie de Macky Cycling, Benoît Bigot qui fait tout en fixie, y compris des biking man, qui a gagné la Race Cross France 300 je crois, jusqu'au sommet du Ventoux en fixie. Et ça me fascine en fait à chaque fois, parce que c'est vraiment long, tu vois l'ultra-cyclisme. Enfin les distances et le dénivelé, c'est quand même vachement impressionnant. Je suis toujours curieux de savoir, qu'est-ce que c'est toi qui te, qui alimente la flamme, cette passion que tu as visiblement pour le vélo à travers ce type d'épreuve ? C'est quoi que tu y retrouves ?

Anatole D'abord je ne pense pas que la distance soit en difficulté, parce que chaque distance est une difficulté différente. Par exemple, je finis moins bien à 1000km qu'à 1600 ou qu'à 3000km.

Loïc Ok.

Anatole Parce que je trouve qu'on se fait plus mal sur une courte distance, ou c'est vraiment un sprint où on est à bloc tout le temps et on se fait vraiment très mal je trouve. Alors que sur 3000km on dort, on gère différemment, on a plus d'acide lactique plus longtemps, mais moins fort, on va moins défoncer les muscles. Donc je trouve la difficulté est plus répandue, mais c'est le fait de toujours, j'aime beaucoup, c'est de voir jouer avec les hauts et les bas. C'est à dire qu'on ne contrôle pas toujours avec des hauts, il faut aussi gérer, savoir avancer dans les bas, et ça c'est le plus difficile. Alors parfois on se demande ce qu'on fait sur le vélo, on a envie d'abandonner, quand il arrive, tout en essaye de chasser tout ça. Et c'est dire, bon là ça va pas aller pendant peut-être 5h, mais dans 5h ça ira bien, peut-être que ça ira bien pendant 8h, et pendant les 8h ça sera à fond. Et après ça sera encore 5h ou 3h ou 1h pas bien, et puis ça ira mieux. Et il y a vraiment une grosse différence entre ces ressentis-là, et c'est en permanence pendant quelques jours, j'aime beaucoup ça.

Loïc C'est un point très très intéressant, puisque je te disais avant qu'on commence, j'ai pas trop d'expérience en ultra, j'ai fait un ultra trail cet été, et j'ai eu forcément ce passage par des hauts et des bas. Moi avant j'étais dans un sport très court, je faisais du judo, donc les randories, les phases de 3 ou 5 minutes, donc c'est très très court. T'as pas vraiment, soit t'es bien, soit t'es pas bien quoi en gros. Mais en fait quand tu dois gérer des hauts et des bas sur 4, 5, 6 jours, enfin moi c'était 148h, j'ai trouvé que c'était, en fait c'est vraiment difficile d'arriver à se projeter, en tout cas pour moi, et du coup j'aurais une question pour toi par rapport à ça. C'était vraiment dur, le premier jour tu vois j'ai fait une connerie, j'ai mangé en marchant juste avant d'attaquer une côte qui a duré peut-être 6h, ça m'a complètement séché. Et j'avais vraiment du mal en fait à trouver les mécanismes, tu vois, mentaux pour me dire, bon bah vas-y t'inquiète pas, c'est temporaire tu vois. Moi je pensais juste, non mais attends mais là c'est bon je suis grillé, c'est pas possible quoi, c'est le début de la course, je suis complètement mort, ma course est finie en gros tu vois. Donc toi comment est-ce que tu arrives à les gérer ces moments de, bon t'as parlé des hauts et des bas, mais là surtout les bas, comment est-ce que tu les, ouais comment est-ce que tu arrives à faire en sorte qu'ils t'affectent pas plus que ça ?

Anatole D'abord il y a un moyen c'est la musique, je trouve que ça aide quand même pas mal. Après maintenant j'écoute de moins en musique en roulant, donc c'est soit en ayant des pensées, essayer d'avoir des pensées positives même si c'est pas facile. Puis j'ai toujours du mal à démarrer les courses, donc les premiers jours c'est toujours très compliqué. Puis même extérieurement donc sans prendre les problèmes techniques, sans prendre les chutes et tout ça, donc vraiment au même niveau physiquement j'ai toujours du mal au début. Et il faut aussi se continuer et se dire que ça ira et puis je sais bien qu'à partir de 1000 km je commence à me sentir de mieux en mieux et petit à petit ça commence à monter. Mais qu'au début c'est vraiment toujours très très compliqué et il faut toujours se dire, bah de toute façon il faut y aller pour finir. En ultra on sait jamais ce qui va se passer et le but c'est de ne pas abandonner. Pour moi c'est le premier truc parce qu'on peut avoir des 3 jours vraiment pas bien et j'ai le fait de finir, on laisse une petite victoire. Donc là quand je vois le nombre d'heures, si je fais le calcul, le nombre d'heures que j'ai perdu ici en Italie, le fait d'avoir déjà été jusqu'au bout j'étais vraiment content. Puis finir 5ème c'était encore plus beau, on espère toujours un peu mieux à la fin.

Loïc Il y a tellement de paramètres que tu ne maîtrises pas, tu vois la crevaison par exemple, bon bah t'as beau faire gaffe, tu crèves, toi t'as perdu 5 heures c'est ça sur une crevaison ?

Anatole Ouais ouais parce que j'avais déjà réparé plusieurs fois et là j'avais plus rien et justement j'étais avec Nawel à ce moment là et puis je pensais que ça prendrait 2 minutes à réparer et finalement j'ai marché pendant 18 kilomètres et j'ai marché, marché, marché, marché. J'ai marché avec des cales de route, je commençais à avoir des crâles dans les jambes et tout ça, ça commençait à avoir à être dur. Et là je suis genre, je suis vraiment proche, j'abandonné, je regardais mon téléphone, j'avais une quarantaine, une cinquantaine de messages qui m'encourageaient et je me suis dit non je peux même pas abandonner, c'est pas possible, je vais continuer. Et puis après je suis passé 16ème quelque chose comme ça, je me suis dit non peu importe quoi qu'il arrive, j'irai jusqu'au bout pour manger un bout à l'arrivée et faire la fête et puis finalement j'ai quand même tout donné jusqu'au bout. Puis j'ai dormi, puis j'ai fait les 3 derniers jours, on a dormi 2 heures, je me suis dit non je vais m'arrêter jusqu'à la fin, j'y vais, j'y vais.

Loïc Ok, donc t'as fait une croix sur le sommeil.

Anatole J'aime encore bien ça.

Loïc Ouais. Et ça c'est quelque chose, avant de faire de l'ultra distance en vélo, est-ce que t'avais, tu t'étais déjà frotté tu vois du très long via je sais pas du trek ou des activités qui faisaient que t'étais un peu habitué ou tu savais ce que c'était de pas trop dormir ?

Anatole Non, j'ai fait du voyage en vélo, j'ai beaucoup apprécié mais c'était pas du tout la même chose. Et puis je suis rentré à cause du virus à la maison et là j'ai pris une formation pour faire mécanicien vélo. Et comme tu travailles, on a pas toujours des vacances quand on veut. Et le format course, le fait de pouvoir voir des paysages et partenir en vacances de manière rapide. Donc c'était partir et tu vois, tu vois pas 1000 km parce que tu fais une partie de nuit mais on voit des chouettes endroits assez rapidement. Après on est toujours un peu frustré de ne pas voir vraiment s'arrêter quand on fait la course mais... Ouais c'était comme ça que j'approchais l'Ultra.

Loïc Ok, ok, excellent. Ouais du coup j'imagine que le fait d'avoir fait une formation mécanicien vélo, ça doit aider à gérer certains imprévus sur les courses.

Anatole Ça n'aide pas mais ça rassure.

Loïc Ouais. Parce que t'as quoi comme... T'as plusieurs vélos que t'emmènes avec toi selon les épreuves ou il y a un vélo, un cadre que tu vois, que t'as juste un petit peu selon...

Anatole Non, j'ai vendu tous mes vélos pour acheter un Jager. J'avais un projet année passée, c'était de faire un vélo 100% européen. J'ai été contacté de marque belge. Donc on a fait un vélo sur mesure qui est soudé en Belgique en acier, avec des composants européens et tout ça. Et bon, dire sur le fait que je suis content de l'avoir fait, je regrette un peu financièrement. Mais je pense que je suis content de mon projet sur le long terme, je trouve ça chouette. Et c'est un vélo qui est un peu intemporel. Et j'adapte en fonction. Mais l'adapter, c'est juste changer les sacoches, peut-être enlever les barres aéros, mettre des barres aéros, pas grand-chose. Ou les pneus, mais pas grand-chose.

Loïc Parce que typiquement, sur cette course en Italie que tu viens de faire, 1600 km, donc t'as dit 118 heures. T'as du matériel obligatoire, ou en tout cas du matériel que toi, tu sais que t'emmènes systématiquement ?

Anatole Moi, j'ai mis en mieux les couvertures de survie, par exemple. Je sais que je dors n'importe où, mais toujours sur les couvertures de survie.

Loïc T'as pas de TV ?

Anatole Non, rien. Ok. Et donc là, il y a une nuit, quand on est en mis sur la terrasse avec Nawel, il pleuvait très fort, donc ça n'est même plus à venter, c'était trop dangereux. Donc on s'est arrêté, on a bu deux bières, et après on s'est couché sur la table du restaurant à l'extérieur, dans un sac poubelle avec la course de survie. Et puis on a bien dormi là. Non, ça je suis pas très difficile. Sur 1200 km, ça ne me dérange pas. Sur la course de survie, c'est important, avoir chaud, j'aime quand même bien. Donc chaussettes chaudes, une doudoune, un kawai, même si le kawai, quand il pleure en fort toute la journée, ça perce. Mais il y a toujours moyen d'améliorer son setup, et puis à la fin ça coûte cher, donc on fait ce qu'on a.

Loïc Ouais, c'est un peu les compromis poids, prix, efficacité.

Anatole Exact.

Loïc Un peu partout, ok. Ok, ok. Super. Et donc là, cette course en Italie, si tu nous refais un peu ton historique de course, elle était représentative de ce que tu fais habituellement, c'était particulièrement difficile. En fait, je crois que la question, c'est de toutes les courses que tu as faites, laquelle te semble être la plus représentative de ce que tu aimes dans l'ultra distance à vélo ?

Anatole Alors, on va prendre les trois de cette année par exemple. Donc la race de course Belgium, c'était 1000 km. Là, c'était très difficile parce que tout le monde s'est inscrit en disant, c'est 1000 km avec 10 000 mètres de dénivelé, ce qui n'est pas grand-chose. Mais les gens n'ont pas pris en compte qu'en Flandre, il y a le vent, il y a les virages en degré qui font perdre beaucoup de vitesse et qui sont très difficiles. Les monts pavés, la météo, l'humidité, le froid. Donc, elle était très difficile, c'était très rapide, il y a eu beaucoup d'abandon. C'était vraiment, ouais, un désastre. Moi, j'aimais beaucoup. Donc, il y avait celle-là. Là, j'ai fait l'erreur, c'est que je ne gardais jamais les trackers, je faisais vraiment au feeling. Bon, j'ai appris, puis j'ai fait la transité. J'étais à Norscape, donc j'avais été juste à l'Italie à vélo pour faire une course de 3800 km. Mais là, je ne voulais pas participer, mais je n'ai pas vu me rembourser. Donc, j'ai pris le départ et après 800 km, on était quatre devant, j'ai fait bon, j'arrête. Je suis rentré à la maison, je suis en muscou.

Loïc Ah ouais ?

Anatole Donc, je suis rentré à la maison, en partie à vélo et en train.

Loïc Parce que pas de plaisir ?

Anatole Pas de plaisir, pas de plaisir d'organisation. Après, Steven Lujaric, je ne sais pas si tu connais, on avait déjà parlé dans un podcast et tout ça. Je ne sais pas, je me suis quand même inscrit et puis ça me vendait du rêve. Et puis, je ne sais pas, je n'aurais juste pas dû y aller.

Loïc Et puis, je n'aurais pas dû y aller. Cette course, il l'a gagnée, Steven, il me semble, non ?

Anatole Oui, l'année d'avant.

Loïc L'année d'avant, ok.

Anatole Et je ne sais pas juste pas d'y aller. Donc, deux semaines après, j'étais inscrit à Transibérica, c'était en Espagne. Voilà, c'était un plaisir fou. Les voitures à respect sur les routes magnifiques ont été, la météo était plus ou moins, on va dire à 95% chouette. Donc, il faisait chaud, mais il faisait beau. C'était de l'apprentissage parce que c'était une course tracée libre. Je n'avais jamais fait ça. Donc, c'était un peu rock'n'roll, frustrant et amusant. Et je me suis dit, c'est un peu un entraînement pour la TCR, la Transcendental Race, que j'aimerais faire l'année prochaine.

Loïc Ok.

Anatole Là, j'ai repris beaucoup de plaisir. Et là, c'était une difficulté sur la longueur. Donc, il y avait 9 jours de course. Et j'ai roulé 3300 km avec des boutons de sel. Donc, c'était vraiment horrible. Mais je ne voulais pas abandonner. J'ai vraiment poussé, poussé. Je n'ai pas dormi à l'hôtel. J'ai dormi tous les jours dehors. Je n'ai pas pris. Ah oui. J'ai fait quelques grosses erreurs. On apprend ces erreurs.

Loïc Lesquels, par curiosité, comme ça, s'il y en a qui écoutent, qui veulent se lancer sur une prochaine édition, ils pourront dire, bon, Anatole en a parlé, on ne va pas le refaire.

Anatole J'ai fait d'abord un mauvais départ. Puis, des heures de parcours. Donc, j'ai beaucoup douté. Et puis, j'ai commencé à me sentir bien le deuxième jour en fin de journée. Et là, j'ai commencé à pousser fort. Et puis, je revenais assez bien. Et je me suis dit, bon, est-ce que je vais faire le jump sur les premiers ? J'ai dit, non, je vais dormir. Donc, j'ai dormi. Puis, le lendemain, je me suis dit, bon, allez, je me suis lancé fort pour faire le jump. Et j'ai poussé, poussé, poussé, poussé en me disant, j'ai ir à l'hôtel. Et il n'y avait pas à l'hôtel où je suis arrivé. Et j'ai eu des hallucinations complètes et tout ça. J'ai vraiment poussé très, très, très loin avec la chaleur et tout. Et j'étais vraiment au bout du bout du bout. Et quand je suis arrivé au checkpoint, je me suis dit, ah là, c'est une vélure à l'hôtel. Et il n'y avait pas à l'hôtel. J'en ai eu un kebab et puis dans une banque. Et je n'ai pas récupéré. Et puis, je suis parti le lendemain. Et ça, c'était une première erreur. Puis, à deuxième, j'ai continué à chasser. Et puis, je suis passé deuxième. Maintenant, j'étais deuxième à ce moment-là. Et puis, je me suis fait une grosseur de parcours. Et quand je suis arrivé au Portugal, je pensais m'avoir un vrai repas dans un sommet à faire marcher. J'ai bu des yogourts. Quelque chose que je ne bois jamais, des produits laitiers. J'ai bu trois litres de yogourts. Ils étaient 40 degrés. Et puis, ça m'a démoli. Et je suis endormi sur un rond-point le soir. Et j'étais KO, KO. Ça faisait ma deuxième grosse erreur. Et puis, il y a eu trois erreurs mécaniques. Mais c'était de ma faute. Et je l'ai assumé. Ne pas changer les cartes de dérailleur et tout ça.

Loïc Du coup, tu as eu de la casse ?

Anatole Oui, j'ai fini sur une vitesse. Ok. Je vais faire le brame sur la fin. Mais ça, c'est bien passé.

Loïc Ok. D'accord.

Anatole Et puis, ici en Italie, là, je me suis inscrit. En fait, j'étais fatigué physiquement et mentalement de l'Espagne. Et pour retrouver la motivation, monter sur le vélo, je me suis inscrit en Italie. Sauf que je ne suis pas remonté sur le vélo. Pas vraiment. J'ai fait genre deux, trois sorties. Et je n'ai rien préparé. Je me suis juste inscrit. J'ai mis la 13h00 GPS et je suis parti. Donc, je ne connaissais absolument rien du tout du parcours. Mais j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir. L'organisation était vraiment chouette. C'était difficile. Les routes étaient dures. Ça demandait beaucoup de concentration. Beaucoup de l'attention. C'était vraiment usant mentalement et je l'ai beaucoup aimé. C'est marrant.

Loïc Oui, dont on a eu elle, visiblement. Exactement. C'est hyper intéressant ce que tu viens de dire sur le fait que c'était dur mentalement mais que tu as aimé ça. Encore une fois, pour faire le parler avec cette PTL, je n'ai pas encore l'impression de complètement apprécier l'expérience. Je ne suis encore un peu pas traumatisé. Pourtant, c'était il y a deux mois la ligne d'arrivée. Mais c'était vraiment dur. Je pense que ça finira par arriver. On en discutait avec les copains avec qui on l'a fait lundi. Le fait d'oublier un peu les mauvais moments et d'apprécier l'expérience globale. Mais du coup, ça me surprend toujours. C'est tout frais pour toi. C'était là il y a très peu de temps. Le fait que tu dises que c'était très dur mentalement mais que c'est ça que tu as aimé, ça m'intrigue toujours beaucoup. Est-ce que tu arrives même… Est-ce que c'est une difficulté que tu recherches même pendant l'épreuve ? C'est-à-dire que tu t'attends presque à ce que ce soit dur et tu es content quand ça arrive ?

Anatole Oui. Sinon, je me dis que je ne me serais jamais inscrit pour ça. Je disais ça à Naouë. Là, c'est difficile. Mais si c'était facile, on ne serait quand même pas inscrit ici. Non, on sait, quand ça, ça, que ça ne va pas être facile, quoi, qu'il arrive. C'est comme, on va dire, qu'ils vont moins vite, tous ceux qui finissent derrière, c'est tout aussi difficile, parce qu'ils passent plus d'heures sur le vélo, et, parfois, je pense, que c'est encore plus difficile de voir que les autres sont arrivés et se dire, qu'on va passer deux jours de plus sur le vélo, ce n'est pas plus facile, donc, chacun, ont sa difficulté, à sa manière, et, et la récupération, quoi, qu'il arrive, j'aime bien faire une coupure, mais il faut toujours trouver la motivation alors là je sens que je ne suis pas du tout motivé exactement pour le moment alors là à l'heure actuelle tu dirais il faut remonter sur le vélo, j'ai envie, mais en même temps je n'ai pas envie donc je me suis inscrit en février au Maroc pour faire une course au Maroc en VTT pour prendre du plaisir en duo et m'amuser aussi

Loïc en duo avec Naïlle ?

Anatole non, on n'en a pas avec un autre trailer

Loïc sur la partie gestion de la course gestion de l'effort, je pense que là c'est assez clair pour tout le monde que les épreuves que tu fais c'est très très long quand tu pars pour 1000, 1000, 6000 3000 km bon là en Italie visiblement tu disais que tu n'as pas préparé grand chose mais le reste du temps j'imagine que tu prépares un peu comment est-ce que tu les abordes ces courses est-ce que tu as des phases par lesquelles tu passes par exemple repérer l'itinéraire puis déterminer ta stratégie pour le sommeil puis l'alimentation ou au contraire est-ce que c'est j'y vais comme ça et puis je verrai bien au feeling ?

Anatole c'est vraiment très rock'n'roll non, je n'aime pas du tout la préparation après je pense que si on veut vraiment bien performer il faut, il n'y a pas le choix ceux qui ont gagné un TCR comme des maestro les traceurs ceux qui font des tables ou le riche ou Christophe a le garde et tout ça ils vont en vacances sur le parcours ils repèrent les parties qu'ils tracent et tout ça et ils savent ce qu'il doit faire déjà ça demande du temps de l'argent il faut avoir envie moi ce n'est pas trop ma vision donc j'aime vraiment bien quand je découvre sur le moment même tout le tracé libre mais j'aime aussi bien les tracés à suivre on a tous une difficulté à ce moment là c'est excitant d'une autre manière on ne doit pas éviter les difficultés en disant moi je suis meilleur sur le plat je vais éviter une côte en faisant plus de plat là c'est quoi qu'il arrive tout le monde fait la même chose ces deux montrent complètement différents ces deux efforts complètement différents parce que l'effort du tracé je ne me rendais pas compte que c'était si important d'avoir un bon tracé je me rendais compte mais je n'y ai pas porté assez attention c'est assez frustrant et en même temps je pouvais reprendre qu'à moi-même et je n'aime pas rerouter donc quoi qu'il arrive je ne reroute pas et je reste sur ce que j'ai fait malgré mes erreurs de parcours

Loïc rerouter c'est-à-dire changer ta trace en cours de route

Anatole ça veut dire qu'il faut être remis des trucs dans le GPS et tout ça c'est beaucoup de complications et je me suis dit je peux en vouloir qu'à moi-même c'est moi qui l'ai fait de toute manière donc c'est comme ça qu'on apprend et je ferai plus les mêmes j'espère ne plus faire la même chose sur les prochaines courses mais en parlant de ça ici à l'arrivée en Italie on a beaucoup bu et puis on s'est lancé une idée c'était de faire une course sans préparation faire une course on arrive sans point de départ tous ensemble déjà il n'y a pas de frais ni rien et on donne un poids d'arrivée une heure avant le départ on donne le poids d'arrivée et on ose démerder pour y aller et au moins on ne peut rien préparer ok ça c'est quelque chose qui m'excite encore assez ça c'est une des deux courses que je vais me organiser l'année prochaine dont une où on ne peut vraiment rien préparer on fait ça à plusieurs avec ceux avec qui on s'est rencontrés en Italie

Loïc mais la distance du coup que tu prévois ça serait quoi ?

Anatole genre 1000 km un truc comme ça

Loïc ah oui ok ok

Anatole on a juste dit on a juste dit on a juste dit c'est que chacun a 200 euros pour une offre de charité que le gagnant choisit et 27 euros enfin une trentaine d'euros pour le tracker et puis le reste c'est chacun se démerde

Loïc ok énorme

Anatole mais sinon niveau préparation niveau bouffe sur 1000 km je tourne beaucoup au gel

Loïc ah ouais ok

Anatole sur 3000 c'est tout ce qu'on trouve avec pop à essence

Loïc ouais

Anatole en France-Ibérica en Espagne c'est difficile la nutrition on n'a pas la même culture qu'en Belgique ou en France et les heures pour manger ne sont pas les mêmes ça c'est vraiment très difficile je ne me suis pas fait donc j'ai mangé des kebabs des sandwichs triangle et de la nourriture de pop à essence pendant 9 jours et vraiment j'ai mangé zéro légumes et zéro fruits pendant 9 jours c'était difficile puis en Italie ça c'était un plaisir fou les pâtes les pizzas les tiramisu tout le passé les focaccia c'était un plaisir

Loïc en Sicile c'est ça

Anatole en Italie et en Sicile ouais

Loïc ouais en Sicile ouais en Sicile attends qu'est-ce qu'il y a c'est les les arancini ah les arancini les canolos aussi non c'est pas ça

Anatole ouais ça c'est moins mon truc je trouve les tiramisu alors mais ouais le niveau nourriture c'était excellent

Loïc ouais ce qui est bien c'est qu'à arancini t'en prends deux c'est bon t'as fait un repas complet t'as tout ce qu'il faut du gras des légumes c'est parfait

Anatole deux dans la poche et c'est parti

Loïc ouais c'est ça ok ouais donc une approche assez rock'n'roll bon du coup c'est ton expérience en fait que tu viens mobiliser par exemple sur le sommeil etc même si c'est rock'n'roll que t'écris pas un truc sur papier avec un plan de sommeil j'imagine que t'as quand même des indicateurs toi physiologiques où tu sais que là il est temps de dormir ou tu vois là il faut faire une pause

Anatole là quand je me suis dit je vais faire deux jours de vélo d'affilé je me suis dit je ferai une pause seulement si je sens que je m'endors et il y a deux fois où je me suis tombé sur le vélo et là je me suis dit je fais une pause la première fois j'étais justement j'ai rattrapé Naol à ce moment là j'avais un gros enou et il me dit allez vas-y moi j'ai dit à la fin je fais non quand ça m'endormit il faut que je fasse une sieste j'ai pris froid parce que j'ai pas mis cause de survie j'ai dormi comme ça en venant de monter donc je transpirais dans le froid et tout ça donc c'était pas top je suis reparti et puis le lendemain je les ai rattrapés et puis j'ai tracé jusqu'à l'arrivée et je voulais faire une traite et dans la 20 dernières descente je commençais à sentir que dans les virages je commençais à aller moins freiner plus lentement à rater un peu les virages et tout ça j'ai dit il faut que je dorme aussi alors j'ai refait une sieste d'une heure

Loïc ah ouais une heure quand même ok

Anatole et là ils étaient une heure derrière moi donc ils m'ont rattrapé sans le savoir et puis ils m'ont dépassé puis j'en ai rattrapé un dans la descente puis j'ai rattrapé Nawel lors de la descente et puis je suis parti et puis je les ai revus à l'arrivée mais je voulais finir avec Nawel malheureusement on n'a pas pu donc on a dit on garde ça pour l'année prochaine

Loïc voilà pour l'épreuve en duo et du coup alors tu parlais tu parlais des deux courses que tu voudrais organiser j'imagine que du coup sur ces courses là tu voudrais qu'elles ressemblent à tes courses idéales ce serait ce serait quoi pour toi la course parfaite

Anatole alors l'idéal dans un sens il y a le fait que ce soit abordable à plus de personnes donc que ce soit au niveau du prix au niveau de la difficulté au niveau de l'accessibilité je pense que ça c'est important puis à niveau de l'organisation je préfère que ce soit pas trop cher mais qu'on promette moins de choses parce que payer 250 euros pour ne rien avoir c'est décevant à tout le cas au sprint ce qui est bien c'est qu'elle reverse tous les bénéfices pour une association pour une oeuvre de charité donc ça c'est quand même vraiment honorable et puis à côté de ça tout ce qu'elle fait pour nous c'est magnifique et donc ici je me dis on va faire du moins cher donc on ne va pas offrir des repas comme elle fait ça doit rester assez simple mais on aurait bien que ce soit vraiment accessible et on va bien proposer deux distances on a un petit mix il y aura un mix entre tracé libre et parcours donc à plus ou moins 500 km de parcours et 500 km que les gens doivent tracer eux-mêmes pour la distance de 1000 km et pour la distance de 500 km il y a une moitié-moitié donc il y a un parcours libre et une partie ils doivent tracer eux-mêmes et donc ça comme ça ça permet aux gens d'apprendre à tracer c'est quand même quelque chose qui n'est pas si facile que ça il y en a qui veulent tracer en prenant une petite route en ayant des beaux paysages il y en a qui veulent tracer en prenant des grandes routes et ça aille vite donc il y a vraiment deux écoles le fait de faire ça c'est hyper agréable à suivre parce que les dot watchers c'est ceux qui suivent l'avancée des coureurs par les courses on ne s'en rend pas compte mais c'est quand même une grosse communauté donc au début quand j'ai commencé les courses ils disaient je roulais pour moi et en fait maintenant plus du tout en trop je le refais pour moi pour l'effort mais toutes les personnes qui suivent c'est magnifique et on a des encouragements on ressent ça c'est quelque chose de fou il y a même des gens qui ne sont pas fans de vélo mais qui suivent pour l'effort pour eux je ne sais pas expliquer ça donc le fait qu'il y ait une partie de tracés libres je trouve ça important donc on a dit ça avec trois amis dont deux qui étaient sur la Transibérica avec moi et ça aura lieu en août le 24 août 2023 donc on se fait ça sera une réussite pour pouvoir aussi partager promouvoir le vélo dans notre région ça serait quand même pas mal puis il y a une petite bagarre en course ça serait quand même pas mal non plus donc ça ça serait pas mal et puis l'autre c'est avec à l'arrivée de la course on a fait la fête et un moment on s'est dit bon ma course idéale c'est une course on peut rien préparer on arrive au départ on ne m'a pas arrivé on se débrouille et on arrive et puis on a un petit peu conçu quelque chose là-dessus et on verra à quoi ça ressemble et ça on fera ça en avril comme ça entre nous pour voir

Loïc ok génial génial et donc la première course celle où tu as un mix de parcours libre et route tracée le départ il se fera où ?

Anatole à Liège donc dans le centre de Liège et la direction c'est Siné puis Chimé puis Paris puis Lens c'est dans le nord au-dessus de Paris et puis de là il y aura un parcours qu'on a tracé que je vais aller reconnaître dans deux semaines qui rentre dans Paris puis qui ressort de Paris qui va jusqu'au circuit automobile de Reims puis de Reims jusqu'à Bouillon et puis de Bouillon c'est un tracé qu'on a fait nous-mêmes sur les traces de Liège-Bassain-Liège

Loïc ok ok génial tu communiques comment du coup sur ces deux épreuves est-ce que tu as un compte des réseaux un site si les gens sont intéressés

Anatole pour Liège-Paris-Liège là on a une page Instagram une page Facebook qu'on vient de lancer donc elle se passe hyperactive et un site qui doit être lancé dans une ou deux semaines donc ça c'est très récent et pour l'autre donc ça s'appelle The Unknown Race donc la course inconnue là on n'a pas trop communiqué parce que ça reste assez restreint simplement on est genre 15-20 c'est un truc tout petit on communique pas entre nous sur Whatsapp et ça on verra on ne sait pas où on va amener le truc

Loïc ok bon il faudra que tu me donnes l'URL du site si vous l'avez déjà parce que deux semaines le podcast sera sorti quand le site sera déjà live donc on mettra tout ça en description

Anatole je préfère

Loïc ok donc c'est deux courses qui arrivent toi en termes de distance tu disais au début tu vois que ce qui t'arrive plus à t'arrêter que c'est du toujours plus long toujours plus long toujours plus long j'ai vu des épreuves alors je ne sais plus comment elles s'appellent mais je ne sais pas si ce n'est pas Silk Road Viking ou quelque chose comme ça qui je crois sont très très très longues aussi je ne sais pas il me semble que ça fait plus de 3000 mais je ne suis pas sûr

Anatole 4000 km au Kyrgyzstan oui c'est le même organisateur que la Clash Mountain Race c'est une course d'accord ok c'est une course qui est très très très difficile en été

Loïc du fait du terrain de ce que j'ai pu voir et des conditions météo c'est à dire qu'il pleut il peut y avoir de la neige dans des cols et puis c'est très très isolé visiblement je crois que c'est un coursier parisien j'oublie son nom à chaque fois j'en ai parlé avec Steven c'est ça sur la PTL on en a parlé qu'il a gagné c'est le genre d'épreuve du coup sur lesquelles tu penses te diriger encore plus long encore plus rustique

Anatole voilà c'est du VTT donc ça demande un autre matériel une autre préparation pourquoi pas après pour le moment j'aime encore bien rester sur la route même si il y a les voitures et tout ça c'est un petit point négatif moi j'aime encore vraiment bien ça

Loïc ok

Anatole ça permet de partir vraiment sans rien s'arrêter espérer trouver quelque chose à boire et à manger alors que là il faut plus se préparer on part pas non préparer dans un truc comme la CILIC ou la CAC

Loïc ok

Anatole il y a un moment il faut quand même savoir où se trouve le prochain village il faut pas rester dans le désert comme ça sans eau il y a un moment c'est jouer avec le feu

Loïc ouais

Anatole donc il y a beaucoup plus de préparation là-dedans je pense

Loïc ok c'est moins rock'n'roll

Anatole exact il y a moyen de le faire rock'n'roll mais c'est pas mon

Loïc et la race cross America

Anatole absolument pas

Loïc c'est vrai parce que trop long trop médiatisé

Anatole c'est obligé la race cross America je vais faire avec assistance

Loïc ah oui c'est vrai

Anatole il faut avoir 2-3 voitures qui se tuent et pour moi ça n'a aucun sens mon petit frère il va me dire que je le fasse parce qu'il l'emmène dans la voiture pour me crier dessus mais je n'ai absolument aucune envie de faire ça

Loïc ok tu fais de la partie assistance

Anatole sans assistance oui entre autres et puis il y a une ligne droite aux Etats-Unis alors il y a d'autres aux Etats-Unis qui font la même chose sans assistance ou d'autres parcours mais la race cross America je n'y vois aucun intérêt ok

Loïc d'accord intéressant c'est vraiment intéressant parce que tu vois ça reste de l'ultra mais l'approche la philosophie a juste rien à voir quand tu ne connais pas comme moi tu vois tu m'aurais dit race cross America ou la silk ou ce que tu viens de faire je leur dis oui c'est de l'ultra tu vois il doit y avoir plus ou moins les mêmes personnes sur ces courses et en fait pas du tout il y a ces communautés c'est à dire la communauté d'ultra biking je n'ai quand même pas l'impression que ce soit un truc énorme mais dans cette communauté il y a encore des petits groupes avec des niches tu vois de pratiques très spécifiques j'ai l'impression

Anatole exact ben là cette année c'était encore intéressant c'est sur la TCR on a pu voir Strasser qui est justement un adepte de la race cross America je pense et de tout ce qu'il y a avec assistance qui a fait sa première course sans assistance et qui l'a d'ailleurs gagné et c'était vraiment impressionnant à voir parce qu'on se dit bon il part toujours avec assistance avec de l'aide quoi qu'il arrive et là il a quand même été gagné sans assistance donc ça reste phénoménal après il y a une approche très scientifique du vélo ce qui n'est pas du tout mon cas et chacun a sa manière de voir les choses yes

Loïc du coup cette dimension tu parlais tout à l'heure tu vois tu mentionnais ton classement à l'arrivée etc à quel point c'est à quel poids cette idée de compétition de classement dans ta motivation pour les cours sur lesquels tu pars

Anatole non d'abord de toute façon je passe toujours pour finir prendre du plaisir et après en fonction du déroulement si on voit qu'on est genre 10e on se dit c'est un peu mieux garder de la place si on voit qu'on est 2e peut-être essayer d'être 1er ou peut-être garder le podium ça dépend en fonction des personnes qui sont là mais je ne roule jamais pour une place en partant une course certains disent tu y vas pour gagner mais non j'y vais pour d'abord finir m'amuser et puis après si on va faire c'est toujours mieux ouais

Loïc tu vas pour te faire mal mentalement et prendre du plaisir c'est une blague

Anatole si on posait en même temps par la suite ça ne l'est pas

Loïc tu dirais que est-ce qu'il y a une des courses que tu as faites qui sort vraiment du lot par rapport à la difficulté et donc au plaisir que tu as pris au challenge mental que ça t'a imposé et comment est-ce que tu l'as géré du coup s'il y en a une qui sort du lot

Anatole sortir du lot non elles m'ont toutes fait mal mais à deux elles sont vraiment très très différentes ouais vraiment les quatre très très différemment que ça soit au niveau où je suis tombé j'ai quand même continué une autre où ben il y a des muscles que je n'avais jamais vraiment fait travailler à cause du plat et des barraigots où j'ai vraiment souffert le martyr le lendemain je ne savais plus marcher enfin le jour je ne savais plus marcher une autre c'est 9 jours sur le vélo c'est long il y a toutes les météos il y a toutes les émotions qui passent par la tête puis ici en Italie ben on perd du temps bêtement beaucoup de problèmes mécaniques on se retrouve loin puis il y a la météo puis il y a l'état des routes puis il y a les Italiens qui klaxonnent tout le temps et donc oui mentalement et puis les pourcentages il y a beaucoup beaucoup de côtes vraiment très dures j'adore ça mais en ultra quand on vient dans les 18 22% ça fait vraiment très très mal et quand tu arrives dans ces pourcentages-là et qu'en plus c'est un moment down un moment difficile c'est vraiment usant et donc c'est encore une difficulté mentale différente après il faut se dire après il y aura une descente ou après ça ira mieux dans deux heures et puis ça ira mieux donc oui je pense que l'Italie c'est très usant au niveau aussi de la dangerosité des routes ça demandait beaucoup de concentration surtout fin d'année on n'a pas envie de tomber en plus c'est on entend tu gères ça comment

Loïc pardon pour la sécurité parce que c'est un point je crois que j'en parle systématiquement quand j'ai des invités qui viennent de l'univers du vélo j'ai eu un gros accident il y a une voiture qui m'a tapé à 50 km heure pendant que je faisais une sortie vélo donc c'est un peu à chaque fois tu vois je pose la question comment tu gères ça à quel point est-ce que ça ça t'affecte dans ta pratique le trafic

Anatole moi je suis très fataliste pour ça c'est à dire que j'allais toujours travailler à vélo pendant deux ans et c'était pas les routes les mieux fréquentées c'était un peu des grosses routes et on s'habitue il y a des cons partout donc il y en a ils vont frôler il y en a ils vont faire attention en Italie roule un peu n'importe comment on va pas se mentir et il faut dire c'est comme ça et il faut espérer donc il faut toujours bien faire attention je roule bien fort à droite je regarde beaucoup derrière moi je fais tout ce qu'on mon pouvoir si je me fais renverser à un moment ben ça arrive c'est pas cool mais ça arrive et s'il y en a un qui s'est pris une bagnole de la course mais après on ne sait pas ça peut être de sa faute ça peut être de la faute la voiture il y a toujours des tours partout donc il faut être visible un maximum et puis ben il faut croiser les doigts

Loïc ouais ouais donc toi t'as quoi t'as gilet lampe bande réfléchissante ouais

Anatole c'est un petit sapin de Noël au maximum

Loïc ouais

Anatole je pars toujours avec trois lampes arrière sachant que les deux dernières courses j'en ai à chaque fois perdu une la lampe avance sur le dynamo qui ne s'arrête jamais maintenant je vais racheter une frontale c'est quand même important et le gilet fluo oui et le gilet fluo je le laisse tout le temps même la journée souvent j'ai même pas le courage de l'enlever donc jour et nuit et la nuit et même la journée je laisse les lampes en général à part l'arrière parce qu'elles sont sur batterie on essaie de garder un peu de batterie

Loïc ouais ouais alors je peux te recommander c'est pas du tout ils sont pas sponsors du podcast du tout mais sur la PTL moi j'avais une Stutz oui c'est celle-là que j'ai acheté à la batterie incroyable franchement c'est Arnaud je crois qu'Arnaud utilise ça aussi enfin j'avais vu non c'est Angel et tout ça ouais Angel Patti qui qui qui était venue sur le podcast qui a fait Montpellier-L'Ecosse à vélo et je lui avais demandé et en fait j'étais tombé ah voilà c'est ça j'étais tombé sur son elle avait fait un article où elle expliquait comment elle était partie et puis son expérience de l'Ultra et et elle expliquait qu'elle avait été partie avec une Stutz donc j'étais à la regarder un petit peu parce que je cherchais une lampe qui avait beaucoup de batterie pour la PTL et franchement incroyable la batterie c'est hallucinant

Anatole c'est ce que je veux acheter

Loïc ouais elles sont top ok ok ok je réfléchis à tout ce qu'on s'est déjà dit tu vois peut-être une autre question sur sur les épreuves qui arrivent là donc les les quatre grosses courses que tu as faites c'était à chaque fois en solo si je ne me trompe pas là tu t'apprêtes à prendre le départ au Maroc une course en duo si j'ai bien compris avec Nahu vous refaites cette course en Italie l'année prochaine en duo ton approche est-ce que tu as une approche différente du coup sur ces courses là où tu vas partir à deux et j'imagine vous ne pouvez pas vraiment être il faut que vous restiez en groupe pendant toutes les prises oui

Anatole alors je pense que c'est beaucoup plus dur je pense qu'on avance beaucoup plus vite tout seul de manière générale apparemment on peut drafter et tout ça mais je pense qu'on avance beaucoup plus vite tout seul c'est difficile c'est qu'on n'a pas les moments forts et les moments faibles en même moment donc il faut savoir gérer ça mais je pense que c'est pour ça qu'aussi j'ai dit oui il y en a eu pour l'Italie c'est le fait que déjà cette fin d'année on est tous fatigués mentalement d'une longue année et tout ça qu'il s'est mort sur sa chic ça c'est une expression belge il s'est mort sur sa chic c'est-à-dire qu'il s'est prendre sur lui-même merci une belle expression il s'est pris en lui-même il s'est poussé loin dans ses retranchements et je pense que en duo ça peut bien le faire et pour le Maroc c'est parce que je voulais profiter des paysages et j'aimerais bien faire quand même des petites nuits au moins et ne pas voir tout de nuit comme je fais habitude donc je me suis dit le faire en duo et partager ça ça peut être une belle expérience donc j'ai proposé un peu de trailer il ne fait pas beaucoup de vélo il a fait un peu de VTT mais il ne fait que de la course à pied il était enchanté alors je me suis dit c'est une bonne idée et ça peut être d'avoir une autre approche je pense et de partager les difficultés après ça fait deux fois plus de problèmes ça fait deux fois plus de fatigue deux fois plus de... mais oui je pense ça peut être une bonne chose de partager

Loïc ouais c'est pas évident tu vois cet arbitrage je suis assez d'accord avec toi tout seul je pense que tu vas plus vite mais quand ça devient du très très long le fait d'être en groupe moi j'aurais tendance à dire que c'est quand même même si tu n'es pas dans les mêmes moods au même moment tu vois qu'il y en a un qui est un peu down l'autre non en fait tu peux quand même le fait que l'autre ne soit pas dans le mal au même temps que toi ça peut quand même t'aider à te tirer vers le haut

Anatole oui mais il faut être fort mentalement et ne pas se sentir agacé de ça aussi

Loïc ouais c'est vrai c'est vrai

Anatole il faut partir en lien avec le bon pas mental le bon allez le bon le bon état d'esprit je pense en disant si le troisième moment difficile est moins moins plus facile il ne faut pas mal le prendre il ne faut pas l'engueuler il faut justement l'encourager et essayer de passer à travers et puis ça se trouve deux heures après ça sera l'inverse donc il faut penser à tout ça c'est quelque chose qui m'excite quand même pas mal et puis c'est pas mal pour préparer les autres courses par la suite parce qu'il y aura encore deux trois autres courses donc en solo donc j'aime bien voir les choses un peu différentes voir des organisations différentes et je pense que c'est une bonne idée on verra après de toute façon si on se tape dessus bon en tout cas

Loïc tu vois pour refaire ce parallèle avec cette pételle moi je suis tellement content qu'on l'ait fait en groupe donc c'est une course par équipe et puis en fait ce qu'on a fait à un moment donné c'est qu'on a regroupé trois équipes et c'était ouais parce que ça devenait vraiment très dur et en fait c'était génial parce que même si on avait comme tu dis des phases différentes le fait d'être en groupe à deux c'est peut-être différent parce qu'à deux du coup t'es bloqué à deux entre guillemets nous on était on était sept donc t'en avais toujours deux ou trois qui se sentaient plus en forme tu vois qui partaient devant deux qui étaient un peu moins en forme derrière et puis les autres au milieu j'ai trouvé que ça créait une dynamique même si on est toujours resté en groupe dans le groupe t'avais des espèces de sous-dynamiques et c'était vraiment génial parce que bah ouais c'était c'était ça a beaucoup aidé en fait par rapport à la difficulté tu vois ou au contraire l'euphorie dans laquelle on se trouvait à différents moments de la course enfin moi j'ai trouvé ça génial de le faire en groupe

Anatole mais avant c'est des groupes de trois la PTL c'est ça ?

Loïc Alors c'est deux ou trois ok c'est deux ou trois mais si tu pars à deux s'il y a un abandon tu dois enfin c'est fini pour l'équipe si tu pars à trois tu as droit à un abandon ok ouais et nous il y a eu un abandon très rapidement et puis en fait on n'était plus que deux et justement comme tu dis moi j'avais je trouvais que c'était vraiment difficile à deux moi j'étais j'étais plutôt derrière parce que Xavier était en meilleure forme et puis c'est lui qui faisait l'orientation et j'ai trouvé que c'était très difficile en fait justement de tout le temps rester derrière tu vois psychologiquement enfin voilà il était plus en forme que moi et du coup le fait d'être à sept ça a cassé un peu ce ce ce ce ce même si on était encore une fois tout le temps à 10 m l'un de l'autre j'ai vraiment trouvé ça chouette ça arrive ça d'ailleurs sur de l'ultra tu disais qu'avec Nauel vous vous êtes croisé, tu l'as rattrapé tu t'as dormi, t'as rattrapé mais est-ce que des fois il y a des coureurs qui décident de s'associer même sur des courses en solo ?

Anatole non on s'associe, on ne peut pas de toute manière c'est interdit ? il y a des courses et du drafting très peu mais sinon on ne peut pas drafter donc avec Nauel à un moment il m'a dit est-ce que tu peux me faire quelque chose ? j'ai dit oui il m'a dit quoi ? il m'a dit me prêter une heure de ton temps et alors on a roulé l'un à côté de l'autre on était tous les roulés à côté de l'autre donc pas de drafting ni rien et on discutait et c'était bien sympa et l'avantage c'est que si on fait du haut là on peut drafter donc là on peut céder l'un à l'autre donc on peut vraiment voir tout différemment les parties plates on peut vraiment céder les parties roulantes aussi donc il y a vraiment une autre approche il y a aussi moyen d'avancer vite mais différemment et il a quand même un fameux gabarit je dirais un peu c'est comme Steven je pense qu'il est encore un peu plus lourd c'est là qui est impressionnant il grimpe très très bien puis il avait fait un bon choix de matériel je pense que je vais essayer de faire l'année prochaine pour avoir plus de souplesse et puis je pense que ça va bien faire

Loïc ok ouais drafting pour celles et ceux qui ne parlent pas c'est quand à vélo on vient se caler juste derrière un autre vélo et en fait on profite de son aspiration et donc on pédale on a beaucoup enfin il y a la dépense énergétique c'est beaucoup moins dur de pédaler pour aller vite il y en a qui le font

Anatole il y en a qui trichent sur les croisés c'est vrai ? ouais bah il y en a toujours malheureusement après sur le genre de sport là on ne peut pas contrôler non plus donc c'est beaucoup de l'éthique après on a les trackers mais on ne sait jamais vraiment vérifier quand on est à côté de l'un l'autre derrière l'autre donc carrément c'est de l'éthique et rien à gagner à la fin le but c'est de s'amuser mais ça arrive toujours malheureusement

Loïc ok bon pas cool pas cool les drafteurs

Anatole il n'y a pas que les drafteurs il n'y a pas d'autres manières il y en a ils sont aidés par des voitures parfois oui il y a de tout

Loïc ah ouais carrément même sur ce genre d'épreuves

Anatole je dirais écoutez bah justement le podcast de Steven sur la sur la Nourscape je pense il y a une histoire du style

Loïc ah ouais ok ok ok bon malheureusement

Anatole oui il y a toujours malheureusement ouais l'ego hein

Loïc ouais c'est ça c'est ça c'est ça l'ego écoute Anatole on se rapproche du bout franchement c'était hyper intéressant je ne te dirais pas que ça m'a donné envie de partir sur un 1600 kilomètres mais je trouvais ça passionnant de voir un peu comment tu tu vois tu ton approche déjà plus rock'n'roll que ce que j'imaginais sur ce type d'épreuve pour moi la vision que j'avais c'était il faut tu vois il faut avoir une approche un peu comme presque du triathlète tu vois minimétrer savoir où on va dormir ce qu'on va manger quand etc donc c'était cool de voir que toi tu t'éclates en ayant une philosophie un peu à l'opposé de ça et puis cool de voir que il y a des épreuves qui arrivent un peu différentes tes deux épreuves idéales donc la Liège Paris Liège et l'autre la Unknown Race je mettrai les liens en tout cas merci est-ce que toi il y a peut-être un dernier message que tu aimerais partager à celles et ceux qui vont écouter l'épisode ?

Anatole je pense que beaucoup se focalisent sur la distance et sur la difficulté et quand on voit l'entraînement qu'il faut il ne faut pas seulement avoir un entraîneur il faut faire beaucoup de kilomètres quand même je dirais mais il ne faut pas spécialement avoir une approche avec les watts avec le un peu ça le capteur de fréquence cardiaque on peut faire tout ça sans toutes ces données scientifiques on va dire et juste partir comme ça faire des kilomètres de l'endurance et puis se trouver sur une course il n'y a pas besoin de tout ça il faut juste suivre son instinct je pense que ça rend le sport accessible en plus faire du cyclisme professionnel sans un entraînement professionnel c'est impossible ça demande beaucoup trop d'investissement de sacrifice alors qu'ici il n'y a pas c'est bien avoir une bonne hygiène de vie mais ce n'est pas nécessaire non plus peut-être bien pour gagner ou pour faire les meilleurs résultats possibles oui mais il y a toujours moyen de s'éclater sans tout ça ça reste un sport vraiment accessible ça c'est vraiment chouette mais ça demande beaucoup de temps

Loïc le vélo c'est vrai que ça demande du temps mais c'est un excellent point sur l'équipement et ce qu'on pense être nécessaire pour se lancer dans une pratique alors que ce soit le vélo le trail et moi j'avais vu j'ouvre une petite parenthèse mais je crois que c'était une interview de Kylian Jornet bon alors ok c'est un extraterrestre physiologiquement etc mais où il expliquait qu'il courait 100% au feeling c'est à dire qu'il a une montre qui enregistre sa trace mais c'est tout il n'a pas de capteur cardiaque alors tu vois on pourrait croire que c'est l'inverse et toi c'est ce que tu disais sur l'Italie tu avais zéro capteur cardiaque zéro capteur de puissance c'est ça ?

Anatole moi je ne ressens rien même sur 3000 km je ne ressens rien déjà ça use la batterie du GPS et en plus de toute façon après 12h le coeur il ne monte plus parce qu'il est fatigué donc quoi qu'il y a ça ne sert à rien pour la puissance je ne vois pas l'intérêt je ne connais pas mes zones non je préfère ressentir et puis je me dis bon j'y vais il y a des moments où je vais à fond je le regrette après peut-être une heure après mais je me dis bon j'ai pris une heure à fond et après je ferai une heure moins vite et puis une heure à fond et puis j'essaie de gérer quoi qu'il arrive je commence à connaître mon corps avec quelques courses déjà mais oui je préfère ressentir au feeling et puis me laisser aller mais ça reste quelque chose important pour moi je pense pour garder ces notions de plaisir j'ai besoin de ça

Loïc ouais

Anatole sinon je ne serais pas m'entraîner en faisant des entraînements vraiment spécifiques et tout ça j'aime bien partir m'entraîner et me dire allez je vais aller m'amuser 4h je vais aller boire un café je vais aller manger un bout quelque part et puis c'est quelque chose qui est important

Loïc génial super bah écoute un grand grand merci Anatole

Anatole j'espère te revoir à Liège en août

Loïc écoute maintenant il faut que je fasse gaffe parce qu'à force d'accepter les défis de mes différents invités j'ai de la plongée à faire une expédition sur un volcan une traversée en bateau de l'Atlantique ça commence à faire beaucoup mais je garde ça en tête c'est promis

Anatole même les 500 km c'est une belle approche et c'est vraiment abordable sans beaucoup d'entraînement ok je le pense vraiment

Loïc ok non mais là le problème c'est que j'avais un projet tu vois tu m'y as fait repenser quand t'expliquais que tu t'es fait faire un vélo européen c'était une idée que j'avais en fait de me faire faire un vélo français tu vois chauvinisme jusqu'au bout attends mais d'ailleurs tant pis ok là on allait clôturer mais j'ai une question pour toi j'y ai pensé au début de l'épisode et j'ai oublié dans ce projet en fait je m'étais beaucoup renseigné et j'avais regardé les vélos à courroie parce qu'apparemment il y a beaucoup moins d'entretiens etc alors j'en ai parlé un peu à Steven sur la PTL qui m'a dit ouais ouais les vélos à courroie tu seras content quand ta courroie elle va péter au milieu de nulle part et que tu ne peux pas la remplacer comme une chaîne donc ma question c'est est-ce que tu connais un peu ce mécanisme et qu'est-ce que tu en penses ?

Anatole ça dépend pour quel type de vélo

Loïc ok

Anatole si c'est pour un vélo de voyage je te dirais prendre une courroie avec une de rechange normalement ça tient très très bien c'est pas d'entretien avec un roll-off mais ça coûte un peu cher mais pour faire du on va dire pas de triathlon mais un mille kilomètres non je ne prendrais pas ça

Loïc ok mais pour du voyage oui ok d'accord tu ne le prendrais pas parce que par rapport à la performance ou la solidité

Anatole parce que ça va avec un moyeu et de l'épignon intégré et c'est très lourd

Loïc ah d'accord ah oui oui ok d'accord

Anatole donc c'est bien pour le voyage qu'on se fout un peu du poids et qu'on veut du confort et pour l'entretien mais pour une course je partirais avec un truc plus simple

Loïc d'accord ok

Anatole et il faut un cadre qui va avec la courroie aussi sinon

Loïc et oui oui c'est ça non mais c'est ça c'est que du coup ça devenait un peu un gouffre financier parce que le cadre qui va avec la courroie le mécanisme et figure donc tu as roll-off je crois qui est allemand oui et figure avec les français ok d'accord bon bah voilà petite parenthèse fermée très bien merci beaucoup Anatole on te dit à bientôt du coup bah pourquoi pas peut-être sur cette course s'il y en a qui qui sont tentés d'aller voir et puis et puis écoute bah bonne course au Maroc en février

Anatole bah tout grand merci je vous fais une bonne journée

Loïc merci Anatole avec plaisir au revoir туда Sous-titrage ST' 501

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

À écouter aussi · Vélo

Dans le même univers.

  • Yannick
  • Aline Clément
  • Céline Champonnet
  • Lily

Reste dans la boucle

Le podcast dans ta boîte mail.

À chaque nouvel épisode, l'histoire à écouter et deux-trois trucs qu'on ne met pas ailleurs. Désinscription en un clic.

S'abonner →