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Saison 3 EP·103 Vélo #Ironman #ultra-cyclisme #entrepreneuriat

28 février 2023

Céline Champonnet - Fondatrice de Wilma 🚴‍♀️ - Créer une marque de cyclisme 100% pour les femmes

Durée · 54 min · Transcription disponible

Céline Champonnet

Le récit

Céline est la fondatrice de Wilma.cc, la marque de vêtement de cyclisme 100% dédiée aux femmes.

Le produit qui a lancé la marque ? Le Bloody Queen, un cuissard qui intègre un pad menstruel. Rouler en toute liberté pendant ses règles est désormais possible !

Céline nous raconte l'histoire de Wilma et nous partage sa vision du cyclisme amateur et son évolution ces dernières années. Un échange super intéressant qui mêle sport et entrepreneuriat, le tout au féminin 🤩.

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #25 - Arnaud Manzanini - Race Across France, Ultra Talk - Rêver grand et se laisser porter par la passion
Épisode #78 - Angèle Paty - Étudiante à SciencesPo Paris et ultra-cycliste - La magie des rencontres dans l'aventure
Épisode #60 - Marjorie de Goumoëns - Ultra-cycliste, Finisher IronMan, Entrepreneuse - (Re)créer le lien entre corps et esprit
Épisode #95 - Aline Clément - Pédaler 4900km pour enchaîner les Tours de France masculin et féminin - Tant qu'on peut réfléchir, c'est qu'on peut encore avancer

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Transcription

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Céline Comment créer une marque engagée pour les femmes ? Je voulais vraiment créer une marque engagée pour les femmes, qui est aussi entre le girl power et le monde du cyclisme. L'engagement des femmes qui sont ultra connectées, couplées à de la power attitude, et avec ce sujet de dépassement de soi, mais pour soi, pas dans un sujet de dépassement de soi pour de la compétition. Comment créer une marque engagée pour les femmes ?

Invité 1 Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo, avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon, ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver. Avec mes invités, on ira naviguer sur toutes les mers du monde. On participera à des expéditions dans les régions polaires ou en Himalaya. On découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau. Et on partira en mission avec des membres des forces spéciales. Le deuxième, c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ces invités exceptionnels. On sous-estime largement ce dont on est capable, physiquement ou mentalement. Et je suis convaincu qu'une petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Salut Céline ! Salut Loïc ! Merci beaucoup de nous rejoindre aujourd'hui sur cet épisode défrappé. Très très content de te recevoir. Pourquoi tu nous parles ? On va parler de plein de choses. On va parler d'entrepreneuriat, de sport, de cyclisme, de la place de la femme dans le sport. Ça va être très très intéressant. Et ce que je te propose pour l'entrée en matière, c'est peut-être tout simplement de commencer par te présenter, de nous expliquer qui tu es.

Céline Oui, bonjour. Je suis ravie d'être là. Vraiment, merci d'avoir pensé à moi et à Wilma pour ce podcast. Je m'appelle Céline Champonnet, j'ai 37 ans. Je suis la fondatrice de Wilma, qui est une marque dédiée au cyclisme féminin. J'ai un parcours très tourné autour du textile, puisque juste avant de lancer la marque, je travaillais pour une start-up, qui était à l'époque une start-up, qui s'appelle Bonne Gueule, qui fait des vêtements pour hommes. Et j'ai eu différents postes chez eux, et notamment le poste de chef de collection. Et sinon, j'ai toujours évolué dans des domaines plutôt créatifs et artistiques.

Invité 1 Voilà. Excellent. Excellent. Wilma, tu l'as mentionné. Moi, c'est un petit peu comme ça que j'avais commencé à entendre parler de toi de mémoire. C'est à force de voir des stories, d'échanger avec des femmes cyclistes qui me parlaient de Wilma. Je me suis dit, il y a peut-être des choses intéressantes sur lesquelles échanger avec Céline. Donc, la mission de Wilma, tu l'as mentionné brièvement, mais avant qu'on parle peut-être de ton passé dans le sport, dans le cyclisme, etc. Qu'est-ce que tu as voulu faire, toi, quand tu as lancé cette marque ?

Céline Eh bien, en fait, je voulais vraiment créer une marque engagée pour les femmes, et vraiment, tu vois, qui est aussi entre le girl power et le monde du cyclisme. Et vraiment, tu vois, l'engagement des femmes qui sont ultra connectées, couplées à de la power attitude, et avec ce sujet de dépassement de soi, mais pour soi, pas dans un sujet de dépassement de soi pour de la compétition. Et du coup, l'idée, c'est vraiment d'être ensemble pour aller plus loin. Il y a cette notion d'être ensemble et d'avancer ensemble avec les femmes qui était hyper important pour moi.

Invité 1 Ok. Donc, la notion, pas forcément, comme tu disais, de performance physique dans le sens chrono, compète, mais plus devenir la meilleure version de soi-même.

Céline Exactement, et parce qu'en fait, c'était vraiment comme ça que moi, je roule. Et c'est aussi comme ça, tu vois, quand j'échangeais avec d'autres femmes cyclistes, c'est aussi la vision qu'elles avaient. Elles ne s'étaient pas du tout dans cet esprit de compétition, d'égo, de choses comme ça. C'était vraiment se dire, ok, j'ai réussi à me lancer une fois et j'en suis capable, et bien voyons jusqu'où je peux aller, en fonction de ce que j'ai envie, et sans pression quelconque extérieure, en fait.

Invité 1 Excellent. Excellent. Avant Wilma, donc ça, c'est la mission que tu t'es donnée, mais concrètement, des femmes qui se mettaient au cyclisme avant que tu lances Wilma, ou encore aujourd'hui dans des pays où tu imagines que tu n'étais pas forcément présente, avec ta marque, ça ressemble à quoi d'un point de vue équipement sportif, notamment vestimentaire ?

Céline Sur ce qu'on peut trouver, tu veux dire ?

Invité 1 Oui.

Céline Maintenant, moi, tu vois, j'ai eu l'idée de lancer Wilma en 2018-2019. J'ai vraiment commencé, tu vois, à travailler dessus en bac, on va dire, depuis fin 2019, mais j'ai eu l'idée, voilà, à partir de quasiment fin 2018, et à ce moment-là, il n'y avait pas grand-chose, clairement, et c'est comme ça que l'idée d'être aussi une marque 100% dédiée à la femme et tout ce qu'il y a à avoir autour s'est construit. Aujourd'hui, tu as quand même les marques leaders qui proposent des gammes dédiées aux femmes, mais aucune R&D, tous les brevets, tout ce qui est développé aujourd'hui, sont quand même en priorité pour les hommes, et on reste quand même majoritairement dans des marques qui sont développées par des hommes pour les hommes. Après, c'est un business model comme un autre, tu vois, mais pour eux, l'homme est leur marché principal, donc ils font un focus dessus, et à l'inverse, nous, on est sur un marché principal qui est celui de la femme, donc on reste sur un focus sur la femme. Mais vu que ça n'existait pas, ça me semblait essentiel de le faire.

Invité 1 Ok. Et est-ce qu'il y a eu un élément déclencheur ? Alors, je te pose la question. J'ai lu des articles dont je connais la réponse, mais ça a été quoi plutôt l'élément déclencheur à un moment donné qui t'a fait dire, ok, là, il faut que je lance quelque chose, il y a un marché, et surtout, il y a des femmes qui demandent ce genre de produit.

Céline Il y a eu plusieurs choses. Déjà, moi, quand j'ai voulu m'équiper, vraiment, c'était compliqué, et au début, clairement, j'ai piqué quelques jerseys et tout à mon mec, qui n'était pas du tout adapté du coup, parce qu'en plus, on ne fait pas du tout la même taille. Mais du coup, voilà, il y avait ce manque d'offres. Le peu que je trouvais, c'était soit que je trouvais sympa, c'était soit vraiment très, très cher, et je n'avais pas envie de mettre ce budget-là, et soit c'était à un prix abordable, mais par contre, c'était vraiment pas beau. C'était la fabrication, pour moi, je viens du textile, et je fais hyper attention à comment je consomme et où je consomme. Tout était fait en Asie, et ça ne correspondait pas du tout à mes valeurs, et je ne voulais pas du tout investir dans des produits comme ça. Donc, ça s'est fait un petit peu comme ça, et finalement, quand moi, j'ai commencé à me rendre compte de tout ça, j'ai échangé avec des femmes cyclistes. Il y a des femmes que, clairement, je suis allée chercher un petit peu au culot, en leur expliquant ce que je voulais faire, des sportives, et qu'on prit le temps d'échanger avec moi pendant 30 minutes, une heure, et finalement, je me suis rendue compte que je n'étais pas la seule à prendre ce que je trouvais. Vraiment, je m'équipais par défaut, et on était toutes un peu comme ça. Donc, c'est là où je me suis dit qu'il y avait vraiment quelque chose à faire.

Invité 1 Excellent. Et toi, dans ta pratique du cyclisme, puisque tu mentionnais ton conjoint, alors, j'ai eu la chance de, un, travailler avec lui quand on était tous les deux chez Apple, et deux, de le recevoir sur le podcast, puisque c'est le légendaire Arnaud Manzanini. Donc, habitué, figure de pro, on va dire, d'ultracyclisme en France. Est-ce que c'est le type de pratique que toi-même, tu avais ? Est-ce que tu roulais plutôt sur des très très longs aussi, ou pas nécessairement ?

Céline Non, moi, je roule pas sur l'ultra. Je suis hyper admirative des personnes qui roulent sur l'ultra. Je roule pas sur de l'ultra aujourd'hui pour plusieurs raisons. Déjà, j'ai pas le temps. Clairement, enfin, vraiment, tu vois, en tant que chef d'entreprise et maman, c'est très compliqué de s'autoriser à prendre du temps, aussi longtemps, tu vois, pour aller rouler. Et du coup, le peu de temps où tu peux te l'autoriser, il faut que tu sois suffisamment en forme en amont et tu as suffisamment entraîné pour pouvoir quand même un minimum profiter de ce temps-là. Et puis, bon, moi, j'aime bien le côté un petit peu quand même puissance, sensation et voilà. Donc, on a plutôt tendance à... Moi, je vais rouler 100 kilomètres maximum et c'est là où je vais vraiment prendre du plaisir pour l'instant. Et avant de lancer Wilma, tu vois, je commençais à faire un peu du vélo. Donc, je suis vraiment dans la cible des principales, on va dire, de nos clientes, tu vois. La majorité des filles qui sont nos clientes font du vélo depuis moins de 5 ans. Et donc, je suis moi-même dans cette cible. Donc, voilà, non, pas de pratique d'ultra, mais je trouve ça fou tout ce que ces femmes arrivent à faire. Donc, du coup, je les soutiens à fond. Et par contre, tous les produits que je développe, mais on peut en parler plus tard, je pense toujours à cette notion d'ultra et de quoi elles vont avoir besoin et d'essayer, tu vois, d'anticiper tous les besoins qu'elles pourront avoir à ce moment-là. Et après, bien sûr, j'échange avec, du coup, beaucoup de femmes qui sont soit nos ambassadrices, soit que je connais et qui font énormément d'ultra et pour le coup, des très gros ultras. Et voilà. Et c'est comme ça qu'on fait avancer aussi les produits de la collection.

Invité 1 Excellent. Excellent. C'est clair que je suis assez admiratif comme toi de ces femmes, de la pratique de l'ultracyclisme en général. Tu vois, j'ai eu Marjorie, qui du coup, maintenant, représente, je ne sais pas si c'est le bon terme, mais en tout cas, qui est à la tête de ce que j'ai compris de la Race Cross Switzerland. Exactement. Donc, génial.

Céline Oui, c'est génial.

Invité 1 J'ai aussi eu Aline Clément qui a fait l'été dernier, qui a enchaîné 13 des 21 étapes du Tour de France masculin avec les étapes du Tour de France féminin. Donc, ça fait 4900 kilomètres. Et bref, ces récits, à chaque fois, je me dis, mais comment est-ce qu'elles arrivent à faire des distances pareilles ? Alors, tu parlais, tu t'expliquais que tu essayais toujours de prendre en compte dans le développement de tes produits les besoins sur du long. Est-ce que tu pourrais nous expliquer concrètement en quoi est-ce qu'un jersey, qu'est-ce que tu rajouterais à un jersey pour qu'il soit aussi utile sur du long versus une sortie de sans-borne ?

Céline Dans le long, tu vois, tu as toujours ce sujet de la transpiration, du fait que ce soit, tu t'es mouillé, que la transpiration coule et que du coup, ça te crée des coupures et tout potentielles au niveau du siège. Et ça, pour le coup, je l'ai vraiment vécu parce que du coup, j'ai été dans les deux assistants, des rames en fait, d'Arnaud. Réalise C'est France Américain. Oui, Réalise C'est France Américain. Et en fait, tout ça, c'était un vrai sujet. Moi, du coup, j'étais dans la gestion d'alimentation et de tout ça sur la rame. Mais ce sujet, tu vois, d'être coupé à cause de la transpiration, de l'humidité et tout, c'était un gros sujet. Et donc, sur un jersey, voilà, il y a ce côté que ce soit, voilà, que ça sèche très rapidement, que ce soit respirant. Là, tu vois, par exemple, au printemps, là, on a un jersey qui arrive qui va être aussi léger qu'un jersey manche courte et du coup, qui est manche longue, qui a un système en fait, qui a une protection UV 50 plus. Tu vois, donc, tous ces sujets-là, pour moi, font que c'est pensé pour du tra. Après, le jersey, c'est pas, ça va pas être forcément le produit le plus, où tu as le besoin de plus de spécificité, tu vois, à part sur ce côté de protection au soleil et de séchage rapide et de respirabilité. mais ça va être surtout sur les cuissards, tu vois, où on va chercher des nouveaux développements, des innovations. Typiquement, tu vois, le cuissard menstruel, il a été aussi pensé comme ça parce que, quand tu fais du long, tu as besoin, tu peux pas garder une protection périodique plusieurs heures. Donc, il y a ce sujet de liberté en fait et de, à la fois de liberté physique mais aussi de liberté mentale.

Invité 1 Alors, t'évoquais le cuissard menstruel, moi, je crois que ça a été, ouais, je crois que ça a été peut-être comme ça que j'ai entendu parler de Wilma. Donc, et absolument navré si la question est un peu stupide mais comment est-ce que vous gériez ça, du coup, les femmes quand vous faisiez du long et t'expliquiez, tu vois, que tu peux pas garder une protection périodique très longtemps. Ça implique de partir avec son stock, de s'arrêter ou de carrément pas pouvoir faire la sortie.

Céline Tu as un peu tout résumé, tu as un peu tout résumé. Du coup, tu as un peu, on va dire, trois, tu as un peu trois catégories de femmes. Tu as celles qui vont utiliser des cups menstruelles donc qui sont des cups en silicone que tu mets en fait à l'intérieur du vagin. Tu as des filles qui vont utiliser des protections type tampon donc des protections jetables et tu as des filles où moi, je l'ai beaucoup entendu qui s'arrêtaient complètement de rouler parce que la douleur et en fait, voilà, ça a été complètement de rouler. En gros, et ensuite, le fait de mettre soit une cup soit un tampon, tu as quand même le sujet de voir la cup, tu peux la vider et voilà mais tu as ce sujet de voir t'arrêter dans un endroit où tu vas pouvoir te changer ou d'être à cup avec un minimum d'intimité avec aussi un minimum d'hygiène où tu vas pouvoir te laver les mains et pas du coup utiliser l'eau de ton bidon et du coup aussi pour les protections jetables de te retrouver dans un endroit où tu peux jeter ça dans une poubelle et pas en pleine nature ou pas être obligé et ça, je l'ai beaucoup entendu obligé de reprendre surtout en fait pour ne pas le jeter dehors. Donc ça, au niveau de la charge mentale, c'est vraiment pas l'idéal et après, tu as toutes les douleurs physiques puisque voilà, une protection comme ça, c'est très conseillé d'y garder maximum deux heures mais sur une journée classique, quand tu fais du sport, tu transpires énormément et c'est là aussi où le risque de choc toxique est beaucoup plus important parce que c'est mêlé à la transpiration et en plus, au niveau du vélo, tu sais, tu es vraiment en appui constant dessus et tu as des risques beaucoup plus forts. Et ensuite, tu as aussi tout le sujet de la position sur le vélo, c'est-à-dire que ces protections-là, entre guillemets, elles sont pensées pour quand tu marches ou quand tu es assise mais pas quand tu es couché à 45 degrés sur ton vélo, là, tu as une position au niveau du bassin qui est beaucoup plus ouverte et donc, la protection, elle peut sortir beaucoup plus rapidement et c'est extrêmement douloureux. Donc, en fait, tu ne peux jamais être concentré à 100% sur ton effort alors que c'est un effort qui est quand même très difficile et pour moi, c'était le premier point à relever. C'est par ce produit-là que je voulais lancer la marque initialement mais j'ai lancé en plein Covid donc le sujet a été vite clos parce que les usines au niveau de la R&D, ça a été très compliqué donc j'ai lancé autrement mais j'ai bossé depuis le début en sous-marin sur ce produit-là avec l'équipe. Génial.

Invité 1 Ok. Et donc, ce cuissard menstruel, c'est un cuissard que tu peux porter directement qui est adapté à l'utilisation de protection, c'est ça ?

Céline Non, en fait, tu n'as pas besoin de porter de protection.

Invité 1 Tu n'as pas besoin de protection, ok.

Céline Tu n'as plus rien et en fait, c'est un cuissard que tu peux porter toute l'année même pendant que tu as tes règles. Tu ne l'utilises pas que pendant que tu as tes règles. L'idée, c'est juste de te dire quand tu as tes règles. En fait, tu ne te prends pas la tête, tu roules. Et en plus, il y a le sujet aussi où tu ne sais jamais exactement le jour où ça va arriver. Et il y a beaucoup de filles dans l'ultra d'ailleurs qui m'ont dit que la pratique de l'ultra, quand elles étaient en plein effort, pouvait leur déclencher le cycle. Et il y en a beaucoup qui m'ont dit que je me suis retrouvée en haut d'un col à voir mes règles et à me retrouver en galère pas possible parce que je n'avais rien prévu avec moi. Et tu vois, toute cette liberté qu'on peut apporter, c'est là-dessus en fait où vraiment, on veut faire un focus sur la marque. Et quand on parle d'être une marque faite par des femmes pour des femmes, c'est vraiment sur des sujets comme ça. C'est de se dire comment on peut apporter le plus possible de liberté aux femmes et les aider à se sentir vraiment en... pleine conscience, tu vois, sur la pratique finalement de leur sport, de leur passion.

Invité 1 Excellent. Alors, ça va peut-être te paraître hallucinant, mais tu vois, je n'avais jamais pensé à ça, sur ce problème, tu vois, pour les femmes sur du long. Ça ne m'était jamais venu à l'esprit.

Céline Ça ne me paraît pas hallucinant parce que tous les hommes à qui j'en ai parlé ont fait exactement la même réflexion que toi. Je n'y ai jamais pensé et je ne me suis jamais posé la question. Mais après, c'est un sujet sociétal aussi, tu vois, tu as tout le sujet du tabou autour des règles. Mais il y a quand même beaucoup, beaucoup de choses qui se passent maintenant et l'idée, c'est de... Nous, on n'a aucun tabou à en parler, on en parle énormément aux hommes et on invite aussi, tu vois, quand on croise des hommes à les aider à se sentir à l'aise avec ce sujet parce que ça... Tu vois, quand tu suis vraiment les chiffres, dans le monde, tu as 800 millions de femmes par jour qu'on leur règle. Tu vois, c'est énorme. Et chaque homme a autour de lui une femme qui a ses règles, en fait. Tu vois, c'est physiologique, c'est comme ça. il ne faut plus que ce soit un sujet tabou et il y a plein d'assauts, plein d'autres marques qui font des actions hyper fortes. Mais il y a l'accompagnement de la liberté des femmes, mais il y a aussi l'information des hommes et tu vois, il faut aussi que les hommes... Nous aussi, je trouve qu'on a un rôle sur l'information des hommes, leur expliquer et les aider à être à l'aise avec ce sujet et leur montrer qu'ils peuvent nous en parler sans que ce soit tabou. Et la petite victoire qu'on a, c'est maintenant quand on entend des hommes avant des départs de règle demander si, tu vois, il y a des filles qui ont leurs règles, s'il y a besoin de s'arrêter à un moment donné. Enfin, tu vois, ces choses-là, d'anticiper ça, en fait, et d'oser poser la question. Voilà.

Invité 1 Génial. Écoute, j'espère que cet épisode y contribuera, tu vois, à cette éducation d'un public masculin.

Céline Ils peuvent nous écrire s'ils ont des questions en répondant.

Invité 1 Trop bien. Donc, tu disais, Wilma, début de l'aventure, en tout cas en sous-marin 2018 à peu près, lancement au moment du Covid, voilà, pas de bol. Mais entre-temps, donc depuis, tu vois, ces premières réflexions sur ce que tu voulais faire avec la boîte, est-ce que tu as vu la pratique du cyclisme féminin évoluer ? Est-ce que vous voyez plus de pratiquantes ? Est-ce que des femmes se frottent à des distances plus longues qu'avant ou pas forcément ?

Céline Alors, plus longues qu'avant, je ne sais pas. parce que tu as toujours des filles qui en font depuis très longtemps et je te dis qu'elles font des trucs très impressionnants. Mais par contre, oui, franchement, on a vu, il y a eu une poussée de pratiquantes assez affolantes. On était en pop-up store en décembre, là, et on a beaucoup, beaucoup de filles qui nous ont dit qu'elles commençaient depuis là, 2022, le vélo. Et que du coup, elles avaient envie de bien s'équiper. et donc, il y a un... Les néopratiquantes, elles sont de plus en plus nombreuses et ça, c'est top. Et donc, forcément, le degré de femmes qui vont faire des distances de plus en plus longues ne vont cesser d'augmenter. Mais là, pour le coup, je pense que ça peut être hyper intéressant d'avoir des retours d'organisateurs, d'événements, de courses et tout pour voir peut-être cette évolution entre le nombre de pratiquantes femmes par distance, pour voir si, en fonction du kilométrage, il y a plus de femmes ou pas au fil des années. Je pense que c'est quelque chose qu'on verra vraiment au fil du temps.

Invité 1 Il faudra qu'on... On posera la question au créateur de la Race Across France. J'ai son numéro. OK, excellent. Et c'est super intéressant ce que tu expliques sur le fait qu'il y a de plus en plus de néopratiquantes très, très récentes. Et là, c'est un peu une double question par rapport à toi, ton expérience qui t'amène dans le cyclisme et ce que tu observes autour de toi. C'est quoi ? Comment elle s'explique cette tendance, cet engouement autour du cyclisme maintenant ?

Céline Nous, on a relevé plusieurs choses. Donc, t'en as beaucoup qui se sont mis au vélo par leur papa ou par leur conjoint, tu vois, qui les ont accompagnés sur des premières sorties et qui leur ont vraiment donné cette passion. Et pour le coup, c'est vraiment devenu une passion. C'est-à-dire que les filles, elles vivent vélo. Et tout de suite, là où je suis impressionnée, c'est que même si elles ont cette peur de ne pas se sentir légitime, de ne pas être à la hauteur, mais en fait, elles prévoient, tu vois, de se faire des by-trips. Il y a vraiment ce truc-là hyper fort dès le départ. Ça, c'est trop bien. On en a aussi qui sont des triathlètes ou des anciennes runneuses, tu vois, qui se sont blessées parce que c'est des sports quand même à choc. Alors que, tu vois, le vélo, c'est un sport porté et du coup, c'est beaucoup plus facile et on en a quand même pas mal qui viennent du running. Et après, tu as aussi tout le sujet de maintenant de la notion de liberté à vélo. c'est un sport qui est quand même, je veux dire, assez démocratisé maintenant dans une pratique au quotidien et on en voit, il y a beaucoup qui se déplacent au quotidien à vélo et qui, du coup, ont envie de, tu vois, cette liberté qu'elles trouvent dans ce déplacement-là, ont envie de le pousser un peu plus et on en a des fois qui nous disent sur des rides qu'on organise, au début, je viens, j'ai un petit VTC parce que du coup, je veux voir si ça me plaît et puis finalement, qu'ils prennent goût. voilà, qu'on arrive à transformer. C'est top.

Invité 1 Trop bien. Donc ouais, cette notion de liberté, recherche de liberté en tout cas, d'évasion, ça me fait penser à une invitée que j'ai eue, je ne sais pas si tu la connais, elle s'appelle Angèle Paty.

Céline Tu connais ? Je la connais très bien parce que c'est la, quand elle a fait son, sa traversée de 2500 kilomètres, à l'époque, elle n'avait pas beaucoup d'abonnés mais maintenant, elle a explosé, Angèle. Et oui, oui, je l'avais équipée en Wilma. Ah génial,

Invité 1 trop bien.

Céline Elle était amie, d'ailleurs, toujours avec une de nos premières ambassadrices, Amélie. Et du coup, c'est comme ça qu'on s'est rencontrées et moi, pareil, je trouvais ça fou. Je me disais, t'as une petite et tout de 19 ans qui part solo à travers l'Europe et donc, je trouvais ça hyper fort et donc, du coup, je la connais. Elle était en Wilma sur son bike trip. Ah génial.

Invité 1 Je pense à elle parce qu'elle est en bike trip au Canary, je crois, en ce moment. Et c'est assez fou, tu vois, parce que finalement, elle s'y est mise il n'y a pas très, très longtemps. C'était en plein confinement, si j'ai bonne mémoire, donc 2020, 2021. Et voilà, un an et demi, deux ans plus tard, boum, elle part en bike trip, huit jours solo au Canary. C'est hyper inspirant, je trouve.

Céline C'est ça. Tu vois, c'est exactement, enfin, vraiment, pour le coup, tu vois, on reçoit toutes les semaines des mails ou des messages sur Insta assez longs de filles qui nous écrivent pour nous expliquer ce qu'elles ont prévu de faire et c'est toujours des, ouais, c'est toujours des bike trips hyper longs avec des distances folles soit à travers l'Europe, on en a aux Etats-Unis, enfin, voilà. Donc, c'est hyper représentatif de ce qui se passe aujourd'hui chez la femme et de ce que je te disais, tu sais, de ce côté, vraiment, dépassement de soi mais pour soi, tu vois, voilà, plus que de la compète.

Invité 1 Toi, l'objectif, l'objectif avec Wilma, par rapport à cette notion, tu vois, de communauté, de dépassement de soi ensemble, etc., est-ce que, si tu peux nous en dire un peu plus, si ce n'est pas confidentiel, mais est-ce que demain, tu imagines autre chose que la partie vêtements, équipements, est-ce qu'il y aurait un truc du genre, comment s'appelle ce café Arnaud à Lyon, des cafés ?

Céline Un café vélo ?

Invité 1 Café vélo, ce genre de format pour que les gens puissent se retrouver physiquement avant de partir sur un ride ?

Céline Alors oui, nous, le fait d'avoir une boutique physique, ce serait un vrai objectif que j'ai depuis la création de la marque parce que je viens du textile, mais du retail et que j'ai vu rapidement l'importance du retail et du lien humain et d'autant plus du coup après le Covid et le vélo, ça reste un sport où c'est un sport de rencontre, c'est un sport où tu vois, ça reste du sport, donc c'est physique, tout se joue physiquement, tu vois, tu ne peux pas rester digital, tu ne peux pas vivre une expérience à 100% de manière digitale, tu vois, donc sur Zwift et tout, par exemple, c'est très bien, mais tu as besoin de te rencontrer, tu as besoin d'échanger et les rides, c'est hyper important mais bon, aujourd'hui, on est obligé d'avancer étape par étape, tu en as commencé avec un pop-up store mais l'objectif, bien sûr, ce sera de pouvoir avoir une boutique en propre pour ce lieu de rassemblement et puis, en attendant, on utilise les cafés vélo qu'on aime bien et aussi avec lesquels nos ride leaders parce que du coup, on essaye de développer ce sujet des ride leaders dans plusieurs villes, pareil, toujours à la demande de la communauté sur de pouvoir rouler en fait entre femmes et après, on laisse les filles choisir aussi d'où elles veulent partir et comment elles veulent s'organiser mais oui, le lieu physique est un objectif.

Invité 1 Oui, c'est bien, comme Arnaud est passé par Apple à Retail, je suis sûr qu'il aura plein de bons tips à partager entre ton expérience et la sienne, ça devrait faire un lieu exceptionnel. Tu parlais des ride leaders juste pour ouvrir une parenthèse, c'est quoi le concept du coup ?

Céline C'est assez simple, c'est d'avoir une fille qui soit un peu l'ambassadrice en physique de la marque Wilma et du coup, qui organise des sorties, des rides, des sorties vélo en fonction d'où est-ce qu'elle est géographiquement parce que nous, on ne peut pas être de partout et comme ça, ça permet aux filles de la communauté qui ne vont pas forcément se connaître entre elles de dire, on a un ride Wilma à Lyon, à Annecy, à Paris, on essaie d'en ouvrir sur d'autres villes aujourd'hui, de dire, si vous êtes solo ou si vous avez envie de rouler un petit peu en groupe ou entre femmes, vous pouvez vous joindre au ride qui est organisé à telle date, à telle heure.

Invité 1 Excellent. Et ça, des ride leaders, vous en avez combien à peu près en ce moment ?

Céline Alors, on n'en a pas beaucoup parce que là-dessus, en fait, tu sais, c'est un vrai relais entre la marque et les filles et les clientes et du coup, je ne veux pas me tromper sur les filles. Donc, du coup, je prends vraiment le temps et aujourd'hui, tu vois, on a un mix entre des ride leaders et des ambassadrices mais oui, on est à moins de 10 filles.

Invité 1 D'accord.

Céline C'est encore très petit. Après, pour le coup, on a des demandes plusieurs fois par semaine mais c'est vrai que, déjà, on ne peut pas, tu vois, qui dit ride leaders dit aussi un peu de dotation enfin, ride leaders ou ambassadrices, ça sous-entend la dotation. Donc, voilà, aujourd'hui, on n'a pas non plus les moyens de pouvoir équiper beaucoup, beaucoup, beaucoup de filles en France. Donc, il faut faire des choix et puis, aussi, voilà, ce choix humain est de prendre le temps aussi de pouvoir aller rouler avec les filles avant, tu vois, voilà. Parce qu'on veut un esprit good mood, vraiment quoi, on veut que ça reste. Donc, c'est long.

Invité 1 Excellent. Trop bien. Trop bien, trop bien. si on rentre un peu dans le détail côté produit. Donc, moi, j'ai lu dans un article que tu avais, tu l'as mentionné aussi, que tu voulais éviter, en tout cas, que la production soit la plus européenne possible. Ça a ressemblé à quoi au début quand tu t'es mis à chercher des fournisseurs, que tu as reçu le premier prototype, etc. Est-ce qu'au final, ça n'a pas du tout été un sujet, tu as très facilement pu trouver, tu vois, des entreprises capables de fabriquer ce que tu avais imaginé ou est-ce que ça a été déjà le parcours du combattant dès le début ?

Céline Ça a été très long. Ça a été hyper long. Les deux, trois premières usines que j'ai sourcées, ça a été, les protons ont été catastrophiques, mais vraiment, j'ai eu des ginsets, on aurait dit des crop tops. J'en ai eu où c'était du ma taille, mais je pouvais, il manquait 10 centimètres pour fermer. Les couleurs qui ne correspondaient pas, des logos placés, tu ne sais pas pourquoi ils les ont placés là. Vraiment, ça a été hyper laborieux. Mais c'est pour ça, d'ailleurs, que quand j'ai lancé les tout premiers produits, j'avais lancé avec des petits t-shirts et tout parce que je voulais lancer la campagne de crowdfunding bien en amont, mais finalement, les protos n'étaient pas bons à chaque fois et c'est vrai que pour un premier lancement, je voulais être sûre d'avoir quand même des produits qui correspondaient vraiment aux attentes que j'avais sur la qualité et les finitions. Donc, ça a pris beaucoup de temps. Ça a été laborieux.

Invité 1 Et finalement, aujourd'hui, tu travailles avec une usine, avec plusieurs ?

Céline Non, avec plusieurs. On travaille avec plusieurs usines maintenant. Au début, on ne travaillait qu'une seule usine mais en grandissant, ça nous a permis aussi de développer les nouvelles usines et en fait, on est dans une démarche constante de, je ne vais pas dire de trouver des nouvelles usines mais en tout cas, voilà, de chercher tout le temps, de pousser un peu, de challenger aussi les usines avec lesquelles on travaille et parfois, c'est difficile parce que quand on va, par exemple, en Italie dans nos usines et qu'on explique les prochains développements qu'on veut faire, tu vois, on entend des fois, bah ouais, mais ça, on ne l'a jamais demandé. Mais pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est des sujets tellement féminins que du coup, nous, c'est des points hyper importants pour nous alors que c'est des choses que d'autres marques ne leur ont jamais demandé de faire attention avant, tu vois, et nous, on va être hyper pointilleuses sur, tu vois, un placement de couture, sur une élasticité du fil pour éviter d'avoir un effet compression sur la jambe ou, tu vois, au niveau du bras, enfin, tu vois, tous ces petits détails-là et voilà, on travaille avec plusieurs usines parce qu'aussi, chaque usine est, tu vois, un savoir-faire sur différentes pièces et nous, on essaye d'avoir la meilleure usine pour, voilà, à notre niveau et pour chaque pièce qu'on veut développer.

Invité 1 Et par curiosité, par chauvinisme un peu, vous en avez en France de ces usines ?

Céline le cuissard, la Monstruel, le Bloody Queen, il est fabriqué en France. La matière, elle est française, elle est tissée en Rhône-Alpes, elle est teinte en Rhône-Alpes et la fabrication, elle part en Normandie. Donc, il est 100% français, le cuissard, à part le pad, du coup, qui est fabriqué en Italie, mais sinon, oui, il est 100% français. Après, il n'y a pas de, tu sais, sur la fabrication française, c'est un sujet, mais je sais qu'il y a quelques marques qui font en France, mais nous, il y a aussi le sujet du niveau de finition qu'on veut. Et aujourd'hui, tu as quand même beaucoup de savoir-faire qui est partie de la France. l'idée, c'est d'aller chercher le meilleur savoir-faire en restant en Europe. Voilà. Et pour nous, que ce soit en France ou en Italie, Portugal ou Espagne, ça ne change pas grand-chose, même si on est hyper content d'avoir réussi à faire le body queen en France. Et tu vois, pour le coup, on reste en France. On a réussi à trouver, on est contentes. Donc, on se dit, OK, tant mieux, on reste comme ça. Mais ce n'est pas un critère hyper déterminant. C'est bien si on peut, si on ne peut pas, on va en proche.

Invité 1 il y a l'idéal sur le papier et la réalité après. dans les faits, OK. Super. Et donc, tu l'as mentionné, ça, j'ai découvert tout à l'heure en relisant un article sur l'histoire de Wilma. En fait, tout a commencé avec une campagne de crowdfunding, c'est ça ? Oui, exactement. Moi, je n'en ai jamais fait pour mes projets. Tu vois, j'avais envisagé, je m'étais dit, est-ce que pour le podcast, il peut y avoir un intérêt à faire quelque chose comme ça ? Donc, je suis un petit peu curieux si tu pouvais nous expliquer comment tu as mis ça en place, pourquoi déjà, tu as opté pour du crowdfunding et concrètement, comment est-ce que ça t'a aidé dans le lancement de Wilma ?

Céline Alors, j'ai opté pour le crowdfunding parce que ça te permet de mesurer ton risque dans le sens où tu peux vite voir si ton produit a un intérêt et a vraiment un marché parce qu'entre l'échange que tu peux avoir avec des personnes, même si tu essayes de multiplier le nombre d'échanges pour être sûr de toi, tu sais, entre eux, c'est sûr, s'il y a ça, je vais acheter et le, je passe à l'acte d'achat, tu perds des gens et l'idée, c'était de voir si au niveau marché 100% féminin, on était dans la bonne voie, si au niveau des designs qu'on pensait proposer, on était aussi dans la bonne voie et pareil, au niveau des tailles parce que nous, on va du XS au triple XL, c'était une vraie volonté de ma part dès le départ mais il fallait aussi que les filles me confirment que j'étais dans la bonne direction d'aller sur des tailles étendues à ce point-là parce que pour nous, c'est aussi un gros engagement, un gros risque et du coup, voilà, donc cette campagne-là était vraiment là pour, voilà, la faisabilité, la validation du marché et la direction qu'on prend.

Invité 1 Ok, parce que, si j'ai bien compris, en fait, quand tu pars sur une campagne de crowdfunding, donc les gens s'engagent financièrement, tu vois, en précommandant, en fait, c'est ça, ton produit et donc, si tu atteins le palier minimum que tu t'es défini, toi, à ce moment-là, les fonds te reviennent et les produits, la production est lancée et si tu ne l'atteins pas, en fait, toi, tu ne perds rien et les gens sont remboursés, c'est ça ?

Céline Exactement, exactement, mais bon, finalement, ça a hyper bien marché, bien sûr, du coup, entre les délais qu'on avait annoncés, entre la livraison et ce que nous avaient annoncé les usines, du coup, il y a eu un peu de retard mais en vrai, les clientes, et les clients, parce que pourquoi, on a eu des hommes qui ont commandé aussi mais tu vois, ils ont vraiment été hyper indulgents, ils ont compris et bon, en plus, la période a fait que, voilà, on savait que tout mettait beaucoup plus de temps donc, donc ouais, c'est ce principe-là, c'est-à-dire que ce n'est pas de risque ni pour le client ni pour la marque.

Invité 1 Top. Et aujourd'hui, Wilma, d'un point de vue business, du coup, vous êtes combien ? Vous êtes en France, déjà en Europe ?

Céline En termes de distribution ?

Invité 1 Ouais.

Céline Et combien on est en termes d'équipe, tu veux dire ?

Invité 1 Yes, yes,

Céline pardon, je ne sais pas. En termes d'équipe, écoute, on est 3, 4 à temps plein plus 2 personnes, on va dire, vraiment en freelance mais qui sont hyper engagées avec nous donc ça, c'est trop bien et après, en termes de pays, aujourd'hui, on s'est vraiment concentré pour l'instant sur la France. on est quasiment qu'en ligne mais en étant en ligne, tu vois, on a quand même des commandes en Belgique, en Suisse et on a quand même des commandes en Allemagne, on en a eu quelques-unes au UK donc on est quand même proche d'Europe et après, on a quelques points de vente physiques parce que pareil, hyper important pour moi pour ce sujet de, tu sais, dans les shops de vélo, tu as très peu d'offres dédiées à la femme et donc, c'est un peu un cercle vicieux c'est-à-dire que les femmes nous disent moi, j'achète en ligne parce qu'il n'y a rien dans les shops de vélo et les shops de vélo nous disent je ne commande pas de produits de marque femme parce que de toute manière, il n'y a pas de femme qui rentre et par contre, quand on a lancé la campagne de crowdfunding, on a des shops qui nous ont contactés en nous disant qu'ils croyaient à fond au projet et qu'ils seraient super contents de nous avoir et au début, tu vois, typiquement, ce n'est pas du tout comme ça que je pensais fonctionner avec quelques shops mais je me suis dit en vrai, c'est aussi un engagement de notre part de dire aux femmes aujourd'hui, on sait que c'est compliqué de trouver des produits en physique mais même si on fait hyper attention aux marges qu'on pratique pour proposer des prix les plus attractifs possibles, on fait un effort supplémentaire et on propose nos produits dans quelques-unes de nos boutiques qui sont à fond avec nous et dans lesquels elles vont pouvoir être hyper bien conseillées. Donc, voilà.

Invité 1 Puis, la sacrée aventure et au final, j'ai l'impression que tu as peut-être une vision différente parce que quand tu es aux manettes et que tu galères tous les jours, tu ne penses pas pareil mais moi, j'ai quand même l'impression que ça allait vachement vite entre la première idée 2018-2019, un lancement retardé à cause du Covid, on est à peine début 2023 et moi, j'ai l'impression qu'on entend un peu parler de Wilma partout, que vous êtes assez visible, tu vois, vous êtes déjà 4-5 à temps plein, je trouve que ça allait vite quand même.

Céline Ben ça, tu as raison, quand tu es à l'intérieur, tu ne vois pas du tout les choses pareilles, tu es plutôt en train d'essayer de gérer au quotidien et au jour le jour pour que la boîte elle avance et de prendre des bonnes décisions au bon moment, tu as toujours l'impression de ne pas aller assez vite et voilà. Et par contre, oui, c'est vrai que quand je rencontre des gens et des filles, beaucoup me disent, j'entends parler de Wilma partout, je vois de plus en plus de femmes en Wilma, donc non, c'est bien, c'est bien, on est hyper contentes, mais c'est vrai que c'est un travail de longue haleine au quotidien, vraiment.

Invité 1 Alors, question un peu bizarre peut-être, mais moi, je fais beaucoup de trek, de rando, etc., tu vois, c'est un peu les activités que je fais depuis que j'ai raté le sport de haut niveau où là, j'étais en intérieur, je m'évade à nouveau et j'adore le matos, tu vois, donc je fais du test de matériel depuis très longtemps pour un site qui s'appelle Eye Trekking et comme j'adore le matos, il y a pas mal de marques que j'arrive à reconnaître au premier coup d'œil, tu vois, la couleur, la coupe, etc. Du coup, je me demande, est-ce que, enfin, ça serait quoi visuellement, tu vois, le truc qui pourrait faire dire à quelqu'un, ah bah tiens, on vient de croiser une cycliste, elle est en Wilma, tu vois, est-ce que tu as un panel de couleurs, quelque chose visuellement, tu vois, qui distingue vos produits ?

Céline Alors, on a travaillé avec une agence pour, travailler en fait un monogramme, vraiment, tu vois, un pattern qui serait l'identité de la marque sur lequel on n'a pas encore trop communiqué mais ça va arriver là dans les prochaines semaines. Bah, c'est un gros pattern qu'on a, qu'on a, comment, qu'on a mis dans le sweat là, qu'on a développé, qu'on a mis au dos en grand et on a mis du temps à le développer parce que je voulais vraiment qu'il y ait un sens fort derrière et, et en, et en l'occurrence, c'est en fait, c'est un travail graphique de notre W, de Wilma et en fait, il a inspiré du W de Wonder Woman donc, tu vois, vraiment pour ce côté girl power qui était hyper important pour nous mais en fait, comme il est, comme il est construit, tu peux le voir vraiment de différentes manières. Quand tu vas le voir, tu comprendras.

Loïc le T-Z, le T-Z. Non mais en fait,

Céline quand tu le regardes vraiment avec ce côté à plat, ça te donne la sensation, tu sais, d'un col. Ah oui, d'un col. T'as aussi ce côté qui était important pour moi, t'as une sensation un peu, je sais pas si tu fais du skate, mais tu sais, les bowls en skate.

Loïc Oui.

Céline Voilà, donc du coup, t'as ce côté un petit peu assez important, le vague avec le surf. Enfin, tu vois, c'est un état d'esprit qui correspond pour moi à comment je vois la marque et à cet état d'esprit de, en fait, je fais un truc cool, je suis en lien direct avec la nature et je le fais pour moi et je kiffe ce que je suis en train de faire et le surf et le skate, pour moi, c'est vraiment, j'ai cette image-là. Tu vois, ceux qui font du skate et ceux qui font du surf, ils sont forcément cool et donc, dans le vélo et en tout cas, ce que j'essaye de faire avec Wilma, c'est ça, c'est de, tu vois, désacraliser le vélo et de dire que, en fait, toutes les filles, elles peuvent y arriver et ça peut être quelque chose juste pour du kiff et qu'il ne faut pas hésiter à se faire plaisir et à prendre le temps d'échouer et tout ça. Tu vois, il y a cette notion, quand tu vas faire du surf, tu sais que tu ne vas pas y arriver tout de suite. Tu ne te mets pas là. Tu n'as pas la pression de dire tout de suite. Et avec le vélo, je trouve que tu l'as beaucoup et tu te sens tout de suite pas légitime d'aller rouler avec les autres parce que tu n'as pas le niveau et alors qu'en fait, les ride will my, ils servent aussi à ça. C'est vraiment ce côté de bienveillance et de dire, mais OK, on sait très bien qu'aujourd'hui, tu n'as pas le niveau mais ça ne veut pas dire que dans quelques semaines, tu ne vas pas l'avoir. Et en fait, ce n'est pas grave et c'est très bien et tout le monde s'adapte et on s'attend. Et tu vois, ce mood-là, pour moi, il est hyper important et ce W, pour moi, il représente tout ça.

Invité 1 Génial.

Céline Voilà.

Invité 1 C'est super intéressant ce que tu expliques sur ce côté bienveillant. Quelque part, on va t'accompagner dans tes débuts dans la pratique parce que c'est vrai que je trouve que, alors moi, je ne fais pas un grand rouleur, tu vois, mais je m'y suis mis quand on était encore à Paris et donc, il y avait Arnaud encore chez Apple et Jean Lain, j'imagine que tu as croisé quelques fois qui a fait Tour de France avec Arnaud Vélo et en fait, donc, mon premier rail, tu vois, on est parti rouler à Longchamp, un truc un peu classique et j'avoue que je suis tellement content qu'il y ait eu Jean Lain à ce moment-là pour me montrer, tu vois, m'amener, rouler avec moi, etc. Parce que, en fait, moi, j'ai trouvé que c'était assez impressionnant, tu vois, tu arrives, tu as les mecs qui roulent très fort, ils sont tous équipés, tu as l'impression qu'ils partent sur le Tour de France, tu vois, tu as un côté très show-off, je trouve, un peu dans le… Je ne sais pas si c'est spécifique à Paris, mais… Non,

Céline non, non, je ne pense pas que ce soit spécifique à Paris, mais pour le coup, nous, on l'a moins quand même chez la femme et tu as beaucoup ce côté, mais parce que, tu sais, c'est un peu comme si on était une minorité dans le vélo, tu sais, et du coup, entre même personne, on va dire, d'une minorité, tu te serres un peu les coudes et c'est ça qu'on veut, c'est de dire, en fait, on te tend la main et le moment où toi, tu seras à un bon niveau et peu importe à quel niveau et quel objectif tu te donnes, tu vois, quand tu auras des nouvelles filles qui vont arriver, l'idée, c'est qu'on crée une espèce de chaîne, tu vois, et qu'on se tende la main entre nous et qu'après, on se propulse tout ensemble, quoi. C'est vraiment ça.

Invité 1 Franchement, je trouve ça génialissime. J'espère que ça donnera envie à des femmes et pourquoi pas même à des auditeurs de se lancer, de tenter, enfin, de tenter l'aventure à vélo.

Céline Mais tu vois, je reprends juste, excuse-moi, mais on a beaucoup d'hommes qui nous ont dit, tu vois, soit qu'on a rencontré pendant des rides ou même qu'ils nous ont écrit pour nous dire qu'ils trouvaient ça top ce qu'on faisait parce que même eux, en tant qu'hommes, quand ils ont commencé, ils avaient aussi ce sentiment de dire mince, le vélo, c'est quand même, t'as un côté un peu élitiste et voilà. Et du coup, c'est beaucoup plus présent chez les hommes et il y en a beaucoup qui nous ont dit, moi, j'aurais aimé quand j'ai commencé à voir ça parce que je me serais sentie beaucoup plus à l'aise et beaucoup plus en confiance et voilà. Et moins cette peur et on en a beaucoup qui nous disaient qu'au début, du coup, tu vois, ils vont rouler tout seuls parce qu'ils ont vraiment peur de ne pas avoir le niveau et donc ils disent, je vais d'abord m'entraîner à aller rouler tout seul et tout. Mais sauf que quand tu vas rouler à l'iso, tu te rends compte, t'es là, mince, en fait, du coup, il faut que je roule à plusieurs et je ne sais pas rouler à plusieurs. tu vois ?

Loïc Et voilà.

Céline Et ça, c'est un vrai sujet qu'on essaye, en fait, pareil, ça fait partie des points, donc il y a des points au niveau du produit qu'on essaye de lever mais après, sur le côté confiance en soi et se dire, je suis capable et tout, que tu commences ou que tu fasses déjà beaucoup de distance mais que tu as envie de passer un step supérieur, tu vois, il y a un moment forcément où tu te dis, non, je ne vais pas y arriver. L'idée, c'est qu'on essaye, nous, d'accompagner les filles et d'être une marque 100% féminine. Il y a ça derrière, c'est de, tu vois, d'avoir une marque à laquelle tu puisses t'identifier et tu vois, vraiment, ouais, ou ce côté girl power, il va être fort mais dans le sens, pas girl power entier mais girl power, en fait, on avance ensemble, quoi.

Invité 1 Je te confirme, tu vois, par rapport à ce que tu partages certains retours d'hommes qui vous écrivent, ouais, moi, c'était un peu ça, tu vois, au début, je partais rouler en vallée de chevreuse solo parce que je me disais, attends, mais là, si je retourne à Longchamp, les mecs, ils roulaient tellement fort que ça va être ridicule, tu vois, je vais réussir à tenir un tour et après, je vais être dégagé.

Céline Et c'est dommage parce que du coup, ça peut un peu te dégoûter et te dire que tu n'es pas capable et du coup, tu mets ça de côté alors que,

Invité 1 en fait,

Céline tout le monde a commencé à un moment donné, tu vois. C'est ça.

Invité 1 Exactement, ouais. Donc, écoute, super mission. Est-ce que toi, aujourd'hui, il y a une, pour revenir un peu à la pratique, tu vois, à la pratique et sans nécessairement parler de Wilma, mais est-ce que toi, il y a des courses encore qui te font rêver ou des formats que tu imagines par rapport à cette mission, tu vois, de démocratiser le vélo avec bienveillance auprès des femmes ?

Céline Quand tu dis des courses auxquelles on voudrait, desquelles on voudrait

Invité 1 participer ou potentiellement, tu vois, pourquoi pas en organiser, devenir organisateur, réalisatrice de course ? Non. Je n'ai jamais organisé des courses. Tu as vu ce que ça donnait à l'orido avec Arnaud ? Ah ouais,

Céline chacun son taf. Non, mais puis en plus, maintenant, il y a de plus en plus de courses qui se créent et il y a des choses très bien. Et non, nous, tu vois, en plus, en ce moment, on a encore travaillé un article sur quelques courses qu'on trouve cool pour, tu vois, du coup, informer les filles et bon, c'est un truc non, comment dire, c'est des courses que nous, on aime bien. Après, il y en a encore plein d'autres, tu vois, mais écoute, j'ai beaucoup entendu parler d'une course dans les Badlands, mais tu sais, en Espagne. Voilà. Mais après, moi, je n'ai pas cette notion de course. Moi, j'ai vraiment cette notion de KISS. d'évasion. d'évasion. Donc, moi, j'aurais plutôt envie de me dire que cette année, tu vois, je me l'étais mis l'année dernière et puis, au final, je ne l'ai pas fait. Je n'ai pas eu le temps, mais de me dire, ok, je m'autorise un bike trip de quelques jours et je ne me mets pas de pression absolument par jour. Tu te fixes des objectifs, bien sûr, mais voilà, ce côté de mixer dépassement de soi, nature, reconnexion, voilà. En tout cas, perso, ce serait plus ça mon objectif sur 2023.

Invité 1 Trop bien. Peut-être un truc dans le désert, comme ça, Arnaud aura fait l'ultra froid et toi, tu feras l'ultra chaud. Ok.

Céline Oui, il va peut-être me trouver un truc dans l'ultra chaud aussi. Oui.

Invité 1 Ah là là. Vous arrivez d'ailleurs de temps en temps à rouler ensemble ou c'est compliqué ?

Céline Oui, on arrive, alors on roule ensemble en Bourgogne principalement parce que du coup, on peut laisser les enfants chez les grands-parents. À Lyon, c'est un peu plus compliqué parce qu'ils sont encore petits pour rester seuls et du coup, soit il faut qu'on demande à des gens autour de nous de bien vouloir les garder et voilà. Et sinon, en plus, on en reparlait pas plus tard que tout à l'heure de se dire qu'on a hâte des beaux jours pour entre midi et deux aller rouler un petit peu, même une heure et demie, deux heures. Mais on n'arrive pas à se faire des grosses, grosses sorties ensemble. Mais au bout d'un moment, je pense que lui, ça le saoulerait. Une fois, il m'a fait une réflexion comme ça, c'était drôle. On était en Bourgogne et il avait allumé ce travail, il a reçu une alerte parce qu'il n'avait jamais monté aussi lentement cette côte. Il me dit tu vas me faire chuter, mais...

Invité 1 Je ne savais pas que Strava t'envoyait des notifs.

Céline Il ne savait pas non plus du coup.

Invité 1 Excellent. Génial. Ok. Écoute, Céline, on se rapproche doucement de la fin. Est-ce que toi, il y aurait un message que tu aurais envie de faire passer ? Que ce soit du côté entrepreneuriat, oser se lancer dans un projet qui te fait rêver ou que ce soit du côté cyclisme, la place des femmes dans le sport. Si tu avais carte blanche, qu'est-ce que tu voudrais

Céline partager ? Tu m'ouvres trop de portes. Sur le côté entrepreneuriat, oui, il y a le côté bien sûr oser se lancer et il y a le côté aussi vraiment c'est tellement difficile parce qu'en fait on met beaucoup en avant tous les projets qui se passent bien et toutes les réussites mais ce n'est pas le cas de la majorité des projets et même des projets qui réussissent derrière, ça peut être très compliqué et moi j'ai beaucoup de personnes autour de moi où je sais que des fois ils étaient à deux doigts d'arrêter, de fermer et au final il y a quelque chose qui se passe et puis c'est bon mais en tous les cas c'est vraiment de rester dans ce côté d'alignement entre tes valeurs, ce en quoi tu crois et des choses pour lesquelles tu as envie de te battre parce que si ce n'est pas une démarche vraiment sincère et engagée, tu vas t'arrêter et tu vas t'épuiser donc voilà, oser se lancer mais être sûr de pourquoi on y va et voilà et après dans la place des femmes dans le sport mais là c'est un vaste sujet je pense qu'on peut faire un podcast à part entière après toujours oui, toujours ce côté d'essayer de médiatiser toujours plus les femmes tu vois de valoriser ce qui peut être fait aujourd'hui de plein de manières de plein de manières différentes à la fois sur la professionnalisation mais tout ce côté amateur tu vois ouais accompagner les femmes le plus possible vraiment ça c'est un c'est un ouais c'est un c'est le truc qui va me tenir le plus le plus à coeur et essayer de trouver toujours des moyens que ce soit du coup des femmes entrepreneurs ou des femmes dans le vélo voilà moi c'est vraiment ce qui me motive

Invité 1 top

Céline c'est ma mission perso

Invité 1 yes super écoute un grand merci Céline c'était génial d'en apprendre plus sur Wilma sur ta mission sur comment est-ce que t'as mis tout ça en place les réalités de l'entrepreneuriat vraiment super intéressant merci je mettrai les liens en description évidemment du site si les gens veulent te suivre c'est Instagram j'imagine le plus adapté pour ça pour Wilma oui pour Wilma pour toi

Céline alors Wilma c'est wilma.cc et moi c'est mon prénom et mon nom même si je poste beaucoup plus tu vois on est beaucoup plus sur Wilma que sur mon compte perso mais c'est un c'est un de mes c'est un de mes sujets de développement pour 2023 tu vois mon storytelling perso et ben voilà

Invité 1 personal branding excellent génial merci beaucoup Céline merci beaucoup Loïc bonne continuation à toi pour la suite

Céline merci beaucoup

Invité 1 merci d'avoir écouté l'épisode dans son intégralité j'espère que vous avez pris autant de plaisir que ce que j'en ai eu à l'enregistrer si vous avez des feedbacks vous pouvez me contacter sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello lesfrappés.com je fais mon maximum pour que vous viviez de super expériences audio avec mes invités chaque épisode demande beaucoup de temps et d'énergie si vous appréciez mon travail la meilleure façon de me soutenir c'est de partager cet épisode à au moins 3 personnes qui aiment se dépasser si vous écoutez le podcast sur Apple Podcast ou Spotify prenez quelques secondes de votre temps maintenant pour m'y laisser une note 5 étoiles et un commentaire merci beaucoup pour votre fidélité à la semaine prochaine pour un nouvel invité E E E E E E Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501

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