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Saison 4 EP·181 Parcours de vie #entrepreneuriat #beach-volley #armée

03 septembre 2024

Du monde de la finance à champion d’Ice Cross et entrepreneur éducatif, avec Antonin Chiberches

Durée · 1h13 · Transcription disponible

Antonin

Le récit

La vie est trop courte pour être vécue normalement, il faut le faire de manière extraordinaire !

 Voici ce que je retiens de mon échange avec Antonin Chiberches qui est l’incarnation même de cette idée !

Bachelier à 15 ans, il est 15e et 1er français au classement du championnat du monde individuel 2024 en Ice Cross. Il évolue pendant 8 ans dans la finance pour de grandes multinationales et il est aujourd’hui entrepreneur et engagé pour le développement d’une école qui accueille des enfants pas comme les autres.

Un parcours singulier pour un homme qui l’est tout autant !

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Transcription

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Antonin Tous les choix sont bons. Peu importe le choix que je fais, à partir du moment où j'ai choisi, il est bon. Après, je vais forcément analyser ensuite. À un moment donné, je vais réussir à me dire « bon ok, là, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ça a marché ? Pourquoi ça n'a pas marché ? Comment tu pourrais faire différemment la prochaine fois ? » Mais en tout cas, quand je m'engage dans un truc, je le fais à 100 %.

Loïc Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller.

Antonin Mes invités sont des athlètes de tous niveaux, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales.

Loïc Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs, irrévocables dans vos vies. La vie est trop courte pour être normale, il faut rester extraordinaire. Voici ce que je retiens de mon échange avec Antonin Schiberch qui est l'incarnation même de cette idée. Bachelier a 15 ans, il est le premier français au classement du championnat du monde individuel 2024 en Ice Cross.

Antonin Il évolue pendant 8 ans dans la finance pour de grandes multinationales et il est aujourd'hui entrepreneur et engagé pour le développement d'une école qui accueille des enfants pas comme les autres.

Loïc Un parcours singulier pour un homme qui l'est tout autant.

Antonin Je vous souhaite une excellente écoute et juste avant ça, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui soutiennent financièrement le podcast sur Tipeee. Si vous souhaitez les rejoindre, le lien est en description. Autrement, rendez-vous sur tipeee.com.

Loïc Merci beaucoup.

Antonin Bienvenue Antonin sur le podcast, je suis super content de te recevoir. Je pense qu'on va parler de plein de choses, de reconversion, de parcours pro, de sport et d'un sport en l'occurrence que je connais assez peu. Donc bienvenue sur le podcast. C'est cool, merci beaucoup Loïc. Je suis ravi, j'ai la patate donc c'est trop bien. Enfin je dis un sport que je connais assez peu mais figure-toi que… J'aurais des questions pour toi sur depuis quand ce sport existe, à quoi ça ressemble en France. Mais quand j'ai fait un stage en Amérique du Nord pendant un an et j'étais basé à Montréal et j'étais allé à Québec et il y avait une compétition de… c'est Ice Cross du coup. Ouais c'est ça. En mode Red Bull. Ouais c'est ça. A l'époque toi ça devait s'appeler Red Bull Crash Tice. Ouais c'est ça. En 2015 non ? Un truc comme ça ? Non même avant c'était 2011. Ah ouais ok. Ouais 2011-2012 et c'était un truc de fou parce qu'ils avaient en fait toute la ville de… donc t'es déjà allé à Québec ? Ouais bien sûr. Voilà tu vois donc t'as une ville, c'est construit sur une colline, enfin ouais une colline. Et donc en fait ils partaient du château Frontenac, donc vraiment plus haut point, devant le château. Et ils descendaient dans les rues, ils avaient fabriqué, c'était Red Bull qui avait fabriqué les rampes de glace etc. Jusqu'en bas sur… au niveau de… bah du Saint-Laurent en fait. Ouais dans tout le jeu Québec en fait. Ça passait dans le jeu Québec et tout c'est magnifique. C'est ça. Et c'était hallucinant. Enfin c'était hyper… visuellement c'était hyper impressionnant. Ouais. Donc… mais voilà c'est la seule compétition de ton sport à laquelle j'ai assisté. C'est énorme, tu connais déjà bien. Ouais. Et puis t'étais dans l'endroit où il faut être pour en faire quoi. Parce qu'il fait froid, parce qu'ils ont une culture du patinage et du hockey qui est assez développé au Canada.

Loïc Ouais.

Antonin Et ouais puis enfin en fait c'est mon pays préféré pour en faire. Donc c'est cool. Très bien. Bah voilà après cette petite intro, partant pour que tu nous expliques… Alors attends, on va commencer par quoi ? Parce qu'il y a tellement de choses dans ce que t'as fait. Peut-être ton parcours dans les grandes lignes, tu vois les gros jalons. Ouais. Ce que t'as fait comme formation, tes débuts pro, la place du sport dans tout ça. Et puis la bifurcation qui t'a amené à ce que tu fais aujourd'hui. Ok. Bah donc du coup je m'appelle Antonin, je suis né à Annecy en Haute-Savoie en 90. Donc ça veut dire que j'ai 33 ans, bientôt 34. Je suis célibataire, ça c'est vachement important. Et en fait donc j'ai fait des études. Donc j'ai eu un parcours chaotique au niveau des études, dans le sens où depuis que j'ai 7-8 ans, j'ai été suivi par des psychologues de l'éducation nationale. Parce que quand j'avais 4 ans, quand je suis arrivé en cours en fait finalement dans l'éducation nationale, ma première maîtresse s'est rendue compte que je régressais quand j'arrivais à l'école. Je savais quasiment déjà lire, presque écrire. Et au bout de 3 mois, je ne parlais plus. Donc on a commencé à me faire passer 2-3 tests. On a vu que j'avais une façon de fonctionner qui était un peu différente des autres, cognitivement. En fait ce dont se sont rendus compte les psychologues de l'éducation nationale, c'est que mon hémisphère gauche et mon hémisphère droit se connectent de manière rapide, synchrone et fulgurante. Ce que ça veut dire en gros, c'est que face à toutes les situations de ma vie, que ce soit pour aller me prendre un café, une interaction avec une personne ou quand je fais du sport, en fait ma rationalité et mon émotion se mélangent très rapidement. Donc ça me permet de pouvoir faire des choix grâce à mon intuition, mais aussi ça fait que je vais très vite m'ennuyer si je ne suis pas stimulé. Donc les profs ont capté ça assez rapidement, ce qui fait que j'ai sauté quelques classes au fur et à mesure de mon parcours. Je suis allé en Australie aussi quand j'avais 12 ans en famille d'accueil pour apprendre l'anglais. Et puis arrivé au bac, j'étais assez jeune quand j'ai eu mon bac, j'avais 15 ans, donc je ne savais pas trop quoi faire. Mes parents ont cru bon de me mettre dans une école de commerce parce que finalement, ça les rassurait un petit peu de se dire qu'en payant une année, il y allait avoir un encadrement, etc. Puis finalement, je n'allais jamais en cours. Donc j'ai repiqué cette année, je suis parti à la fac en deuxième année en langue étrangère appliquée. En fait, pendant les trois ans après le bac, j'ai un peu fait n'importe quoi, j'ai fumé des pétards, je me suis drogué, etc. Et jusqu'au jour où je me suis rendu compte que finalement, je n'allais pas être heureux comme ça et qu'il fallait que je me mette à bosser pour être heureux.

Loïc Donc là, tu avais 18 ans au moment de cette prise de conscience. Exactement.

Antonin Voilà, exactement. Et là, j'ai repris des études à la fac, la fac de Toulouse, l'Université Capitole et plus précisément la Toulouse School of Economics qui à l'époque était dirigée et toujours dirigée je crois maintenant par Jean Tirole. J'ai fait trois ans là-bas, dont une année à l'étranger comme toi, sauf que j'étais aux Etats-Unis en Californie. En rentrant, j'ai fait un master en finance, puis une année de césure entre mon master et mon master 2. Et puis, je suis monté à Paris pour mon master 2, faire un master en finance de marché. Et là, c'était je pense une des années les plus difficiles de ma vie parce qu'en fait, j'arrivais de l'IAE de Toulouse, donc la fac. Et tous les mecs qui étaient là et toutes les filles qui étaient là, en fait, c'était soit des gens qui avaient fait Dauphine sur tout leur cursus, soit des gens qui étaient pris en dernière année qui venaient de Centrale, Polytechnique et tout ça. Et en fait, j'avais un retard énorme en maths et tout. Donc, j'ai fait que ta feste année. J'ai réussi à la valider tant bien que mal. Et puis ensuite, je me suis lancé dans huit années en finance de marché. On pourrait y revenir, mais en fait, mon parcours, il est jonché de chances, de rencontres. Et voilà quoi. Donc, j'ai fait huit ans en finance de marché, deux ans à Hong Kong en VIE. Donc, le VIE, c'est le seul truc qui reste du service militaire volontariat international à l'étranger. À l'époque, nos parents, nos papas, en l'occurrence, ils devaient faire un service militaire de un an ou deux ans. Soit ils partaient avec l'armée, soit ils pouvaient faire une mission à l'étranger avec une entreprise française. Aujourd'hui, il n'y a plus de service militaire, mais il y a encore ce truc de mission à l'étranger. J'ai fait ça deux ans à la Société Générale. Je suis rentré à Paris en CDI, où j'ai bossé trois ans, où j'étais structureur. Donc, un structureur, c'est finalement un ingénieur dans la finance. En fait, on conçoit des produits financiers. Et puis, j'ai voulu rentrer en Haute-Savoie au bout de trois ans à Paris. J'en avais marre de me faire marcher sur les pieds par les gens dans le métro. Et puis, surtout, la montagne me manquait. D'autant plus qu'on est partis, nous, de la montagne quand j'avais 12 ans. Parce que mon père s'est fait licencier de son entreprise. On était nourri-logé. Et finalement, on s'est retrouvé à la rue. Donc, on était obligé de partir dans des conditions assez difficiles. Et je voulais recréer un foyer familial en Haute-Savoie. Donc, je me suis installé ici à Douce-Arts, au sud du lac d'Annecy. Il ne faut pas trop le dire parce qu'en fait, c'est magnifique. Il n'y a pas encore grand monde. Mais j'espère quand même que ton podcast sera écouté. Et d'ailleurs, j'adore ton podcast. Donc, j'ai l'occasion de te le dire aussi. Ensuite, j'ai bossé en Suisse quand je suis arrivé en Haute-Savoie pour une société qui s'appelle BlackRock, qui est une des sociétés qui dirige les flux financiers mondiaux. En gros, cette boîte, elle détient à peu près au minimum 5% dans toutes les entreprises cotées au monde. Et donc, je me suis dit, quand j'ai été pris là-dedans, on a fait quand même beaucoup d'entretiens. J'ai fait 9 ou 10 entretiens pour pouvoir être pris. Quand j'étais pris dans cette boîte, je me suis dit, c'est la dernière boîte dans laquelle tu vas travailler en finance parce qu'en fait, tu arrives à l'apogée. Donc, j'ai fait un an. Ensuite, j'ai quand même continué dans une autre boîte en finance qui s'appelle Amundi, qui est aussi un des leaders, mais le leader européen. Et puis, je me suis reconverti dans le climat pour l'histoire de 4 mois où j'aidais les entreprises à calculer leur empreinte carbone. Et puis, là, j'ai découvert le Ice Cross. Et donc, voilà, je fais peut-être une petite pause là et puis, à moins que tu veux que je continue, mais en tout cas, voilà, aujourd'hui, j'en suis là. OK, pour mon balayage. Oui, alors BlackRock, s'il y en a qui ne sont pas familiers, c'est un peu un nom, je ne sais pas, c'est un peu l'équivalent de Apple dans la tech ou ce genre de boîte. En fait, c'est le plus gros fond au monde, il me semble, non ? Ils ont quelque chose comme 10, 12 trillions, je ne sais même pas comment on dit en français. Oui, ils gèrent 6 fois le Libé de la France en tout.

Loïc Oui, voilà. Une boîte qui a un petit impact, en tout cas, une petite influence. OK, punaise, quel parcours ! Je voudrais bien revenir, alors je précise, je le précise de plus en plus régulièrement,

Antonin la manière dont je prépare les échanges, en fait, je les prépare très peu

Loïc pour garder un maximum de surprises pour moi. Déjà, c'est une approche très perso, comme ça, c'est cool pour moi. Et puis comme ça, mes réactions sont vraiment authentiques et les questions sont naturelles.

Antonin Je ne savais pas du tout cette phase de l'enfance. Du coup, la question que j'ai pour toi, je ne suis pas du tout psy, je n'en sais absolument rien, mais ce que tu me décris, est-ce que c'est une forme d'autisme ou c'est complètement différent ? Alors, ce n'est pas de l'autisme. On appelle ça aujourd'hui, on appelle ça le haut potentiel. Ah, c'est OK. À l'époque, on appelait ça, on appelait enfant précoce. En fait, c'est des noms qui sont compliqués, je trouve, parce que finalement, tu vois, précoce, ça veut dire que tu vas plus vite. Haut potentiel intellectuel, c'est OK. Bon, d'accord. Mais tu vois, par rapport à quoi ? Par rapport à qui ? Ce que ça veut dire, en fait, c'est que le fonctionnement que j'ai, il est différent des autres et que, voilà, tu vois, tout se mélange assez rapidement dans ma tête, quoi. Tu vois, mes connexions neuronales se font assez vite. Et puis, tu vois, à l'inverse de ce qui peut être dit dans les médias aujourd'hui, moi, je trouve que c'est super cool. C'est une chance pour moi. Alors, évidemment, il y a des galères, mais dans la vie de tout le monde, il y a des galères. Et en fait, c'est cool, quoi. Et je m'en sers aujourd'hui, d'ailleurs, dans mon sport, dans mon entreprise, dans tout ça. Par contre, tu vois, on pourra revenir aussi sur l'autisme et tout ça, parce qu'en fait, dans ma vie aujourd'hui, j'ai trois casquettes. Une casquette de sportif, donc je fais du ice cross. une casquette de chef d'entreprise et une casquette de transmetteur où là, je suis parrain d'une école, justement, qui accueille des enfants autistes.

Loïc D'accord. OK. OK. Écoute, je me note ça. Ça fera une porte de plus à ouvrir. Très bien. Oui, par rapport à ce que tu dis, il y a des avantages et des challenges à ta situation. J'imagine que se retrouver en école de commerce post-bac à 15 ans,

Antonin ça peut apporter son lot de challenge. Oui, carrément. En fait, jusqu'à mes 23, 24 ans, j'ai eu de l'avance et j'ai toujours cherché à me fondre dans la masse. Tu vois, à faire en sorte d'avoir des potes, à m'adapter tout le temps, à être toujours en suradaptation, finalement. Et donc, du coup, j'ai eu du mal à me trouver moi-même et même je refusais un peu qui j'étais, quoi. Donc, oui, c'était compliqué. Tu vois, à cette époque-là, quand j'avais 15 ans, mes potes, ils avaient 18 ans, 19 ans. Bon, pour rentrer en boîte, c'était compliqué, mais on y arrivait, mais c'était compliqué. Et puis, je suis passé par une phase où, en fait, je m'intégrais via la teuf, via l'alcool, via la drogue, via tout ça. Et oui, c'était une phase qui n'était pas évidente dans ma vie, mais qui, avec le recul, aujourd'hui, m'a beaucoup servi, notamment pour réussir à m'adapter dans tous les environnements, quoi. Et à cette époque, la place du sport dans ta vie, c'était quoi ? Ouais, il n'y en avait pas.

Loïc La difficulté,

Antonin c'est que j'ai commencé le hockey sur glace à trois ans. J'en ai fait trois, douze ans. Tu sais, nous, en Haute-Savoye, dès qu'on s'est marché, on nous met sur des patins et sur des skis. Puis, à l'âge de 9-10 ans, on nous demande de choisir, tu vois, est-ce que tu veux faire du ski plutôt ou du hockey ? Ben, moi, j'ai choisi le hockey. Et à douze ans, on a déménagé. On a déménagé dans le sud-ouest, un petit village qui s'appelle Castér-Averduzan, dans le Gers. Et en fait, il n'y a pas de patinoire, là-bas. Et donc, j'ai dû arrêter le hockey, tu vois. J'ai arrêté le hockey de douze jusqu'à vingt-deux ans.

Loïc D'accord.

Antonin Voilà. Et donc, effectivement, ça me manquait, quoi.

Loïc Ok.

Antonin Et donc, sur le parcours pro, qu'est-ce que, pourquoi la finance ? Pourquoi, finalement, pourquoi les choix que tu as faits ? C'était quoi le driver ? C'est la chance. En fait, c'est tout un truc de chance. En gros, pourquoi la finance dans mes études ? C'est que, quand j'étais en licence, donc, j'ai fait une licence en économie et gestion. Quand j'ai fait économie et gestion, il y avait deux, trois cours de finance. Et puis, en fait, j'étais bon. Je ne dis pas que j'aimais ça. mais j'étais bon. Et donc, j'ai fait un master en finance. Ensuite, je me suis fait virer de mon premier stage en finance. Je ne vais pas ces détails. C'est un peu... Ça ne sert pas à grand-chose de les expliquer. Mais en tout cas, je me suis retrouvé la semaine d'après à un mariage à côté d'un gars. Donc, je m'installe, tu vois. Et puis, le gars me dit « Salut, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? » Je lui dis « Je viens de me faire virer de mon premier stage. » Il me dit « Ah ouais, mais tu veux faire quoi ? » Et tout. Et en fait, deux semaines avant, j'avais postulé à des jobs à New York parce que je voulais absolument partir à New York à des jobs de structureurs. Je ne savais pas trop ce que c'était et tout, mais je postulais un peu partout. Et puis, il y a un gars qui m'a rappelé. Il s'appelle Folco Choni, je me rappelle encore. Il m'a rappelé, il m'a dit « Putain, mec, ton profil, il est vraiment incroyable. On a envie de bosser avec toi. Le problème, c'est qu'on a des problèmes de visa. On ne peut pas trop te prendre, mais je voulais vraiment t'appeler pour te dire que tu nous as plu. » Et donc là, au mec qui était à côté de moi au mariage, je lui ai dit « Je vais être structureur. » Alors que je ne savais pas du tout ce que c'était. Et le gars, il m'a dit « Écoute, on va voir ce qu'on peut faire. Envoie-moi ton CV. » C'était le cousin de ma copine de l'époque. Et en fait, il se trouve que c'était un des big boss d'une boîte qui s'appelle Lixor et qui était détenu par la Société Générale à l'époque qui maintenant est détenu par Amundi. Et puis en fait, mon parcours en finance était un stage. Ensuite, pendant ce stage, le boss de l'équipe avait fait le Master 203 à Dauphine. Il m'a fait une lettre de recommandation. Donc j'ai réussi à aller à l'entretien jusqu'à Dauphine. Enfin à Dauphine pour le Master quoi. Et puis à l'entretien, en fait, il se trouve que la directrice du Master avait fait sa thèse avec la directrice de mon Master alliée à eux. Donc elle se connaissait bien. Enfin tu vois, c'est un truc. Et puis j'étais le vilain petit canard là-bas à Dauphine. Mais bon, écoute, ça s'est bien passé. Donc je ne sais plus pourquoi. Oui, pourquoi la finance ? Donc pour ça. Et puis aussi parce que finalement, en fait, ça me permettait de voyager. Ce qui m'a toujours plu, c'est de découvrir de nouvelles choses. Et grâce à la finance, finalement, j'ai étudié en Californie, j'ai travaillé à Hong Kong et puis j'ai pu retourner là où j'habite. J'ai retravaillé à Genève. Donc c'est vraiment le fil conducteur. C'est le voyage. Et puis aussi, ça m'a permis de comprendre beaucoup de choses sur les forces en puissance dans notre société. en tout cas, d'un point de vue financier. Tu vois, j'ai compris comment fonctionnait la Chine, comment fonctionnaient les US, comment fonctionnait la géopolitique. Et ça, ça vraiment, c'était super cool.

Loïc Et peut-être dernière question sur le parcours pro. BlackRock, c'était comment au-delà, le process visiblement avait l'air méga long. Ça me fait penser un peu au process Apple. J'ai eu six entretiens. Mais c'était comment une fois, tu vois, une fois à l'intérieur sur ce que tu peux partager ? L'ambiance, tu vois, les attentes, les enjeux.

Antonin Ah ouais, écoute, je peux partager absolument tout puisque j'y suis plus. Et puis finalement, la finance, c'est derrière moi. Et puis, je me suis dit avant ce podcast, tu vois, mon objectif, c'est d'être all-in. Donc, si tu as une question un peu qui dérange, vas-y, je suis à fond. Je t'entends plus, Antonin. l'ambiance de l'intérieur, c'était vachement intéressant de voir comment fonctionne une grosse machine, en fait. Alors, ce que je vais te dire, ça va être vachement en rapport avec ce que j'ai vécu en Suisse. Parce que finalement, tu vois, tandis que c'est une grosse boîte, c'est multiculturel, moi, j'étais vraiment dans l'ambiance suisse. L'ambiance suisse, elle est assez étonnante et compliquée à manœuvrer en étant français, dans le sens où, à Genève, ils parlent tous français. Sauf que la culture est vraiment différente. Donc, on pourrait croire qu'on se comprend très facilement, mais c'est assez chaud. Tu vois, moi, par exemple, on m'a reproché d'être trop français. Et puis, l'avantage de cette grosse boîte, c'est que finalement, tu vois, ils ont des recherches qui sont assez poussées, des process qui sont aussi poussés. mais c'est dans toutes les grosses boîtes, il y a des failles. Tu vois, par exemple, ils n'ont pas su gérer mon haut potentiel. Ils n'ont pas su me fidéliser, en tout cas. Voilà. Je ne sais pas quoi te dire de plus, sauf si tu as des questions vraiment précises. Et là, je suis chaud. c'était plus par rapport, tu vois, l'ambiance de travail. Est-ce que tu as vraiment vu,

Loïc enfin, l'ambiance, les exigences, les méthodes, est-ce que tu as vraiment vu une grosse différence dans une boîte qui a une réputation quand même un peu de ouf ? Ou est-ce que finalement,

Antonin pas tant que ça, c'était un peu comme toutes les boîtes précédentes par lesquelles tu étais passée ? Ouais, alors, je ne me suis pas senti aussi bien qu'à la Société Générale, ça c'est sûr. La Société Générale, je me suis vraiment senti super bien, tu vois, ils ont su manœuvrer qui j'étais, ils ont su gérer. Par contre, tu vois, il y a des trucs qui m'ont un peu choqué. Quand j'étais chez BlackRock, ma responsable, un jour, tu vois, j'étais rasé il y a deux jours, tu vois, elle m'a dit, bah là, tu rentres chez toi, tu vas te raser quoi.

Loïc Ah ouais.

Antonin Tu vois, ou des trucs où je mâchais un chewing-gum, tu vois, et puis, et puis finalement, elle m'a dit que j'étais complètement irrespectueux de m'acheter un chewing-gum en entretien, tu vois. Enfin, des trucs où tu ne comprends pas trop les techniques de management, quoi. Mais encore une fois, ça s'est lié, je pense, à là où j'étais chez BlackRock et ce n'est pas forcément le fonctionnement de BlackRock qui est comme ça. Ouais, je n'ai pas vu de grosses, grosses différences, en fait, d'un point de vue systémique. il n'y a pas beaucoup de différences.

Loïc OK.

Antonin Si ce n'est que la marque est beaucoup plus connue et beaucoup plus réputée et donc, du coup, quand tu tiens en public, finalement, tu te sens, enfin, je me sentais, moi, avoir une responsabilité particulière, quoi, tu vois.

Loïc Ouais, ouais.

Antonin Un peu comme Apple, je pense. Ouais. Parce qu'on est écouté, en fait. Le moindre mot qu'on va prononcer, il va être, il va être analysé et ouais, il y a une légende autour de BlackRock, c'est sûr. Là où ils sont très forts, c'est le marketing, en tout cas.

Loïc OK. Intéressant, super intéressant. Et donc, on arrive à la phase de transition. Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Comment est-ce que tu as décidé de laisser la finance derrière toi ? Est-ce que ça a été vraiment un déclic et un ras-de-bol et claquement de porte ?

Antonin Est-ce que c'est finalement une transition que tu as préparée et que tu as planifiée ? Ça a été quoi, le schéma ? Putain, ouais, ça c'est chaud comme question. C'est bon, mais c'est chaud. Alors, en fait, c'est un peu un mélange de tout. Donc, si tu veux, quand j'étais chez BlackRock, j'avais déjà des idées et des envies d'entreprendre. et mon process, il a été assez long entre le moment où j'ai eu envie d'entreprendre et le moment où j'ai créé ma boîte. Ça a dû mettre environ deux ans, deux ans et demi, tu vois. Dans mon process d'entreprendre, j'ai écouté des podcasts, j'ai regardé des interviews sur YouTube, j'ai lu des bouquins et en fait, je notais souvent des idées que j'avais, tu vois, des idées de boîte ou des idées de business, etc. Et à chaque fois que j'avais une idée, j'essayais de la développer avant de lancer la boîte, j'essayais de la développer et puis je voyais toujours un truc qui allait bloquer. Donc ça, c'est la première partie du process. Ensuite, j'ai quitté BlackRock, je suis allé chez Amundi, je vivotais un petit peu et puis je me suis rendu compte que j'étais un peu frustré, tant dans ma vie qu'avec ma copine que dans le sport que je pratiquais qui était le hockey sur glace parce que j'ai repris le hockey sur glace à 22 ans. Au hockey sur glace, j'étais frustré et puis un jour, je me retrouve dans un bar avec un pote et puis il montre à la télé, tu vois, des mecs qui descendent des pistes de glace à 65 km heure qui prennent environ 20 décisions en 45 secondes, qui s'éclatent contre les balustrades et les mecs, ils s'amusent quoi. Et Robin, mon pote, il me dit c'est ça que tu devrais faire en fait. Et je dis, bah ouais, t'as raison, t'as raison, je vais faire ça quoi. Et donc, je me lance dans la première course, c'est une course en Russie et puis je me luxe l'épaule. Je fais quand même la course, mais je me luxe l'épaule et puis je dois me faire opérer l'épaule parce que je me dis, pour être compétitif, t'as besoin de te faire opérer quoi. Je suis un mec qui est assez compétitif, même très compétitif. Dans tout ce que je fais, j'ai toujours envie d'être le meilleur. pas parce que je veux être le plus fort et que je veux qu'on me regarde, mais parce que mon fonctionnement fait que si je ne me donne pas les moyens d'être le meilleur, je ne vais pas être heureux. Et donc, je me lance dans cette première course, je me fais opérer de l'épaule et puis, juste après m'être fait opérer, Ecoact, la boîte dans laquelle je bossais et pour laquelle j'étais encore en période d'essai, ma boss m'appelle avec son N plus 1 et puis, ils me disent en fait, Antonin, t'es trop en avance par rapport à là où on est la boîte. Et puis, en fait, Antonin, on va se séparer de toi. Et là, tu vois, là, je me suis dit c'est bon, il faut que tu crées ta boîte. Alors, j'ai créé la boîte, je ne savais pas ce qu'elle allait faire. Tu vois, je me suis dit en fait, c'est trop là pour toi. Tes trois dernières expériences en fait, et même tes trois dernières expériences, tu as essayé, tu as fait des efforts pour t'intégrer à la boîte, pour essayer d'être, tu vois, de rentrer dans le moule, etc. Et puis, en fait, ça ne marche pas, mec. Donc, j'avais un choix à faire. Tu sais, à 31 ans, mon choix, c'était soit je continuais à gagner beaucoup d'argent, pas énormément comme les mecs qui bossent dans la tech, tu vois, les game designers ou les mecs comme ça. Bon, mais c'est quand même beaucoup d'argent. Tu vois, chez BlackRock, je touchais 8000 euros par mois en Suisse. Donc, soit je continuais à gagner beaucoup d'argent et puis du coup, j'effaçais une partie de moi, soit je créais une boîte et puis je prenais des risques, mais au moins, je pouvais être moi-même. attention, je ne dis pas que quand on bosse dans des grosses boîtes et qu'on gagne 8000 balles, on efface forcément une partie de soi. Mais en tout cas, moi, c'était mon cas. Enfin, je n'arrivais pas à me fondre dans cette masse. Et puis, je me suis rendu compte surtout que les entreprises, les grosses boîtes, elles avaient du mal à fidéliser, à motiver les profils comme le mien dans le long terme. Donc, les hauts potentiels. Et puis, parce que c'est difficile pour elles en fait. Parce qu'un haut potentiel, tu vois, il a toujours besoin d'être stimulé. Il dit ce qu'il pense quand il le pense. Et c'est ça qui se rapproche un petit peu de l'autisme. Peut-être c'est pour ça que tu as fait l'analogie tout à l'heure. Mais je me suis rendu compte que c'était difficile pour elles. Donc, je me suis dit en fait, écoute, tu crées ta boîte pour être toi-même. Donc, l'objectif de la boîte que j'ai créée qui s'appelle Lone Gaser, l'objectif initial, c'était de stimuler les profils à haut potentiel intellectuel. Et puis, bon, donc j'ai fait un site internet où il n'y avait pas d'offre en fait. Juste, je décrivais la boîte. Et puis, au début, ce que je me suis dit, c'est que j'allais pouvoir proposer mes services en finance à des entreprises pour cinq ou six mois en leur disant, regarde, plutôt que d'embaucher quelqu'un en CDD, prends-moi en mission, je rentre dans ton équipe et puis à la fin, je fais ce que je sais faire. C'est-à-dire, je te fais un rapport sur ce que je pense de la boîte. Comment est-ce que je vois... que vous pourriez corriger des choses et ce qui m'a plu ? Bon, je lance cette boîte et puis, je fais ma première vraie saison de Ice Cross, du coup. Et là, c'était un truc de ouf. Tu vois, c'était vraiment un truc de ouf. J'ai fini 55e mondial et puis surtout, on a gagné une médaille d'or par équipe. Incroyable. Et quand je rentre, en fait, il y a des gars qui commencent à me contacter en me disant, on aimerait bien que tu viennes faire des conférences dans les entreprises pour parler de ton sport, parler de la prise de risque, etc. Donc, j'ai commencé à facturer, à faire mes premières factures en conférence, en fait. Ce n'était pas du tout ce que j'avais prévu de faire, mais voilà, ça faisait rentrer de l'argent. Et un jour, je te fais toute l'histoire jusqu'à aujourd'hui. Ça va être assez rapide, encore une petite minute, mais c'est important pour le fil conducteur. Et puis, en fait, un jour, je me dis, il faut que j'offre des conférences pour transmettre à des enfants parce que j'avais envie de tester le truc. Et je pense qu'il n'y a rien de mieux que des enfants pour tester si tu dis des conneries ou si tu ne dis pas de conneries parce qu'ils n'ont pas de filtre et tu vois tout de suite leur réaction. Et puis, moi, j'ai fait une école hors contrat quand j'étais en quatrième. Donc, en quatrième, quand je suis arrivé en quatrième, j'avais déjà sauté deux classes, mais c'était un peu chaotique. Les profs ne me supportaient plus. Et donc, j'étais dans un collège hors contrat qui n'est ni privé ni public, qui n'est pas sous contrat d'État, en fait. Et j'ai cherché collège hors contrat au potentiel autour de moi, tu vois, à Annecy. Et puis, j'ai vu une école qui s'appelle Mon École Extraordinaire qui accueille des enfants qui ont des math skills. Donc, c'est autiste, dyslexique, dysphasique et au potentiel intellectuel et dyspraxique et des enfants avec des TDAH aussi. Et puis, je lui ai proposé de faire une intervention gratuite. Et puis, de fil en aiguille, je suis devenu le parrain de cette école. Je me suis tellement bien entendu avec la directrice qui est devenue mon associé. Et aujourd'hui, on a une offre qui est bien rodée, qui est bien construite parce qu'en fait, on a un cabinet de compétences comportementales et d'inclusion. Donc, on aide les entreprises à développer le savoir-être de leurs salariés et puis, on aide aussi les entreprises à intégrer la neurodiversité à leur staff et à leur process. En fait, ça fait huit ans que Félicie gère cette école et donc, elle a un modèle, elle a construit un modèle, si tu veux, pour faire en sorte que ces jeunes soient heureux et performants parce qu'elle a 100% de réussite au brevet. Ce modèle-là, on l'a adapté et on l'applique au monde de l'entreprise.

Loïc Excellent.

Antonin Excellent.

Loïc Pinaise. C'est hyper intéressant. C'est fou de voir le cheminement, de lancer la boîte sans savoir ce qu'elle va faire et de fil en aiguille, de rencontre, etc. Tu en arrives à une mission qui est finalement assez claire et à impact. Trop bien.

Antonin Oui, je pense que l'intention, c'est le truc qui fait la diff dans toutes les prises d'initiatives.

Loïc Oui. Et comment t'as articulé au fil des mois, au fil des ans, ta vie entrepreneuriale

Antonin et ton parcours dans le sport ? Pour l'instant, c'est freestyle. Pour l'instant, c'est freestyle. Tu vois, ça fait deux ans que la boîte est lancée et que j'ai commencé le Ice Cross et j'avais besoin de m'associer parce que tout seul, je n'aurais pas pu continuer. Par contre, je n'ai pas forcé l'association. Je n'ai pas mis une annonce recherche un associé, etc. J'ai laissé la vie et laissé mon intuition et mon intention faire les choses et en fait, j'ai eu de la chance. Je pars du principe que la chance, c'est quelque chose que tout le monde a mais qu'il faut que chacun trouve ses catalyseurs. Et pour moi, les catalyseurs, c'est mon environnement et le fait de bien me connaître. J'essaie de maîtriser mon environnement un max. En tout cas, de le choisir. Je sais dire non, je sais dire oui et je sais laisser partir les gens aussi. Et puis ensuite, je fais de la prépa mentale beaucoup et ça, ça m'aide beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Je suis accompagné d'une docteure en neurosciences qui s'appelle Lydia Belles qui est incroyable. Déjà, elle est quadrilingue et puis, elle a des techniques qui sont redoutables tellement elles sont simples et efficaces. donc, ouais, ouais, c'est freestyle mais il y a un fil conducteur. Ok. Finalement, est-ce que tu dirais que tu es plutôt adepte de cette notion de faire confiance à la vie, en gros, de mettre toutes les chances de son côté en lançant des actions, en étant en mouvement mais sans non plus trop se prendre la tête et essayer de contrôler ce qu'on ne contrôle pas

Loïc parce qu'il y a le facteur chance, parce qu'il y a le facteur rencontre, etc.

Antonin Ouais, exactement. En fait, je crois vraiment au concept de la chance. Tu vois, en fait, quand on parle de chance, il y a deux écoles. Je pense qu'il y a l'école des gens qui disent que, bah, effectivement, il y a un destin et que peu importe ce qui se passe, peu importe ce qu'on fait, on ne peut rien maîtriser. Moi, je ne fais pas partie de cette école-là. Il y a l'école à côté des gens qui disent on peut maximiser sa chance par toutes les actions qu'on mène au quotidien. Je pense que ça, ça me correspond bien. Et puis, attention, ça ne veut pas dire que je maîtrise tout. Au contraire, ouais, ça veut dire que je cherche à, quand je suis à un endroit, je veux avoir un impact et je veux me sentir bien là où je suis. Et en fait, la prépa mentale, ça aide à ça. Tu vois, quand je fais de la méditation pendant 10 minutes ou 15 minutes, ça me permet de me rendre compte de petits signaux faibles que mon corps me donne. Et puis, ces petits signaux faibles, je vais les retrouver quand je vais être en entretien ou quand je vais être au téléphone avec quelqu'un. Donc, après, je me fais berner. Il y a forcément des moments en ayant cette façon de faire où je vais me planter. mais ce n'est pas grave parce que mon intention, elle est là et elle est bonne. Tu vois, pour moi, elle est bonne, mon intention. Il y a ce truc-là et puis il y a le truc de penser aussi que tous les choix sont bons. Tu vois, peu importe le choix que je fais, à partir du moment où j'ai choisi, il est bon. Après, je vais forcément analyser ensuite une fois que, tu vois, à un moment donné, je vais réussir à me dire, bon, ok, là, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ça a marché ? Pourquoi ça n'a pas marché ? Comment tu pourrais faire différemment la prochaine fois ? Mais en tout cas, quand je m'engage dans un truc, je le fais à 100% comme toi avec le podcast Les Frappés. Moi, j'étais d'ailleurs frappé et tu vois, le fait qu'en fait, on ne s'est pas parlé avant. Tu m'as dit feu, tu m'as mis le lien et puis c'était parti. Ça, je kiffe. En fait, dans l'intention, j'adore. Tu vois, parce que ton marketing, il va avec ce que tu fais. Oui,

Loïc je vois. J'adore, j'adore, j'adore. Le Ice Cross, du coup, si on en arrive sur le vif du sujet, comment tu, parce que moi, j'ai eu la chance de voir une épreuve en vrai, donc j'ai pu, ça me parle à peu près, mais comment tu, j'imagine que ce n'est pas tout le temps non plus le format des compètes de l'Ice Cross, ce que moi, j'ai vu, ce que je décrivais au Québec, là. Donc, en quoi ça consiste,

Antonin la discipline et quelles sont les règles,

Loïc en gros,

Antonin s'il y en a en particulier qu'il faut avoir en tête ? Ouais, alors le Ice Cross, c'est le sport sur des patins à glace le plus rapide du monde.

Loïc Ah voilà, là, ça pose le contexte.

Antonin Voilà. Donc, c'est un sport où on fait la course en descente avec des bosses, des virages, ce qu'on appelle des modules, des obstacles. Le but, c'est d'arriver le premier en bas. Ah, donc c'est forcément en descente, tu as forcément une notion de dénivelé ? Alors, au niveau international, oui. D'accord. Après, en France, il y a des sélections qui se font en patinoire pour pouvoir, donc tu vois, par exemple, les championnats de France, etc., et pour pouvoir être qualifiés pour les championnats du monde, les sélections se font en patinoire. Je pense que c'est une connerie, mais bon, après, c'est...

Loïc Parce que ça n'a rien à voir, non, en termes de... Tu vas à combien sur une patinoire au maximum

Antonin sur une épreuve d'icefro? Je ne sais pas, peut-être 35, 40 km heure. Donc, quasiment moitié moins vide que sur un parcours avec dénivelé, quoi. Et puis surtout, ce n'est pas la même chose parce que, tu vois, un dénivelé, c'est de la descente, donc tu n'as quasiment pas besoin de patiner, finalement. Alors qu'en patinoire, c'est que de la relance, tu vois, c'est que du patin, que du... Mais bon, écoute, c'est comme ça que c'est organisé, je rentre dedans et puis quand j'y vais, j'essaye de performer, tu vois, et je fais de mon mieux dans tous les cas. Et c'est un sport, donc en fait, qui est divisé en... Moi, la raison pour laquelle je fais ce sport, c'est pour la descente. Ce n'est pas pour être sur du plat. Et donc, tu vois, en championnat du monde, c'est un sport qui est divisé en deux épreuves, finalement. En fait, il y a trois épreuves, mais la troisième, j'en parlerai après. Il y a deux épreuves qui sont visuelles. La première épreuve, c'est les épreuves de calife. Donc là, c'est une épreuve individuelle. On se pointe en haut du tracé et on fait... On descend tout seul. Et on a deux chronos chacun, enfin, deux descentes chacun et donc nos temps sont enregistrés et c'est les 64 meilleurs temps pour les hommes qui sont sélectionnés pour faire ensuite une course à 4 contre 4. Et puis ensuite, les courses à 4 contre 4 sont les deux premiers qui sont sélectionnés pour aller à l'étape d'après. Donc tu vois, ça va faire 16e de finale, les deux premiers sont sélectionnés, 8e de finale, les deux premiers sont sélectionnés, quart de finale, demi-finale et pour aller jusqu'en finale. Voilà pour les deux épreuves principales et ensuite, la troisième épreuve, elle est avant, c'est l'épreuve des vestiaires. Parce qu'en fait, on est genre 150 à 160 dans le même vestiaire, c'est la jungle.

Loïc Et donc, d'un point de vue équipement,

Antonin si on rentre un peu dans le détail, déjà, les parcours, il y a une distance, il y a un temps, ça s'organise comment ? Oui, alors c'est des parcours un peu comme au tennis où tu sais, il y a des ATP 250, ATP 500, ATP 1000, et bien là, au Westcross, c'est pareil, il y a des 250, des 500 et des 1000 en fonction des difficultés du parcours et en fonction des retransmissions télé. Donc, c'est des parcours qui font minimum 4 mètres de large, ça va entre 4 à 6 mètres de large en général, sur minimum 350 mètres de long. Donc, c'est des parcours de glace et la glace, c'est de la glace pourrie. C'est-à-dire, c'est pas de la glace de patinoire qui est toute lisse, nous, la glace, il y a des trous partout. On ne le voit pas à la télé, mais tu vois, les premières courses de Icecross, il manquait de glace, et bien, ils ont remplacé la glace par les trucs de poissonnerie, tu sais. Et donc, ils ont mis, tu vois, la glace pilée un peu, ils ont bloqué, bouché les trous avec de la glace de poissonnerie parce que c'était en Suède et qu'il y avait un marché la veille, quoi. Donc, ouais, au niveau des tracés, c'est comme ça. Il y en a en Autre, enfin, la saison dernière, par exemple, tu vois, on est allé en Autriche, en Finlande, au Canada, aux Etats-Unis, et il y a eu une course en France, mais elle a été annulée parce que la glace était justement trop pourrie. Mais ouais, et puis après, on est équipés comme des gars qui font, et des filles, d'ailleurs, parce que c'est un sport mixte, je ne l'ai pas dit, mais ouais, c'est un sport mixte. Il y a aussi des nanas qui font ça et c'est assez impressionnant. Elles sont souvent plus malignes, d'ailleurs, que les hommes dans leur choix de tracé, tu vois, leur choix de trajectoire. j'aime bien les regarder, moi, pour voir, ça me donne des idées. C'est mix, mais du coup, vous prenez le départ ensemble ? Ah ouais, non, je me suis mal exprimé, pardon. Tu vois, il y a catégorie homme et catégorie femme. Ok, ok. Et puis après, on est habillé comme des riders qui font de la downhill en VTT. donc on a un casque de motocross avec des lunettes de ski, avec une dorsale un peu comme les gars qui font de la moto, qui protège la colonne vertébrale, qui protège les épaules, les coudes. Après, on a un short rembourré et puis des genouillères rembourrées et bien sûr, des patins ultra légers. Et du coup, je me posais une question par rapport à ça. Au niveau des gants, vous avez quelque chose de particulier ou pas ? Les gants, en fait, on fait un peu ce qu'on veut. Il y en a qui mettent des gants de hockey donc qui sont bien rembourrés. D'autres qui mettent des gants de ski et d'autres des gants de moto. Moi, je mets des gants mais en dessous de mes gants, je mets des protège-poignets pour éviter. En fait, tu vois, j'ai 33 ans et je n'ai pas envie de me reblesser. Je me suis déjà blessé pas mal de fois la première saison. Je n'ai pas envie de me reblesser. Mais en fait, je te posais la question par rapport à... je ne sais pas, c'est peut-être une question bête mais je mettrai des liens vers des vidéos. Tu me conseilleras des vidéos qui représentent bien l'ambiance d'une compétite d'Ice Cross mais quand tu dis 4 mètres de large sachant que vous êtes 4 à prendre le départ, en fait, vous êtes les uns sur les autres et quand vous chutez... Je me rappelle que déjà au Québec, ça m'avait marqué. Tu vois, c'était il y a 15 ans maintenant je pense, 2011. Ouais, c'est ça. Je m'étais dit mais c'est chaud pour les doigts en fait. Parce qu'un patin c'est hyper tranchant, vous êtes les uns sur les autres, il n'y a pas de place pour esquiver des fois. Ça arrive qu'il y ait des accidents où tu as un patin qui te passe sur la main ? Ouais, il y a un gars un français qui s'est fait râper des doigts aux US cette année. Ça arrive. Ça arrive même qu'il y ait des mecs qui ont la gorge tranchée ou des trucs comme ça. C'est tranchant. Donc ouais, c'est... Tu vois, les gens, souvent, quand... Et c'est normal parce qu'on fait souvent des analogies mais quand je parle de ski cross, les gens disent souvent ça ressemble au ice cross, pardon, je l'ai fait moi-même, ça ressemble au ski cross. Et en fait, ce n'est pas du tout pareil parce qu'on est vraiment proches les uns des autres. Nos lames, en fait, elles font 4 à 5 millimètres de largeur et 20 centimètres de long. Donc tu vois, on se touche pendant tout le tracé, on va toucher l'autre. D'ailleurs, on a le droit de se toucher pour dire à l'autre attends, je suis là, fais gaffe, etc. Donc c'est ça qui est un peu complexe à gérer dans le sport. C'est que finalement, tu vois, tu as l'impression que c'est un sport super cool où on est tous super potes et tout machin. Mais en fait, moi, mon seul but quand je suis en haut et que je suis sur la glace, c'est de tous les manger. tu vois, et pourtant à côté, ça fait sport fun, tu vois, on est tous potes, on est des riders et tout machin. Mais voilà, et puis après, bon ben, tu vois, moi je commence à comprendre, tu vois, il y a certains riders qui sont dangereux sur la glace. Tu vois, tu en as, ils s'en foutent, tu vois, que tu survives ou pas au truc, ils n'en ont rien à foutre. Enfin pardon, je suis un peu vulgaire, mais ouais, tu as tout type de riders. Tu as des riders cool, en fait, c'est une école de la vie quoi finalement. Mais on est un peu tous frappés. Et le chrono moyen, c'est quoi ? Tu disais que les distances changent, mais en moyenne, tu vois, le chrono le plus court et le chrono le plus, on va dire, les courses les plus longues, ça représente combien de temps ? Ouais, ça va de 20 secondes à une minute. Ah ouais, c'est une minute, c'est hyper court en fait. Ouais, c'est très très court. Comment tu fais pour, enfin, ça se passe comment physiquement, psychologiquement, à la fin des 20 secondes de la minute, tu es complètement rincé ? Où l'objectif, c'est justement de ne pas être mort tout de suite parce qu'il faut que tu refasses des séries pour les chronos ? Ouais, bah moi, j'ai la chance d'être entouré par des gens incroyables. Mon préparateur physique, c'est Sébastien Durand, c'est le préparateur de, l'ancien préparateur de Serena Williams et aujourd'hui, c'est le préparateur de Grigor Dimitrov qui vient d'intégrer le top 10 mondial. Et donc, en fait, cette saison, j'ai eu une chance incroyable, c'est que toutes les courses, en fait, je les finissais, j'en avais encore sous la pédale, quoi.

Loïc OK.

Antonin Tant d'un point de vue mental que physique puisque les deux vont vraiment ensemble, quoi. Une fois qu'on a capté que le physique et le mental ils vont ensemble, putain, la vie, elle devient géniale, quoi. Est-ce que tu as un prépa mental aussi ? Ouais, ouais, ouais, une prépa mentale qui est incroyable, tu vois. Avec elle, on travaille, on a travaillé la gestion des émotions, gestion du stress, la confiance en moi et on fait des trucs, on fait des trucs incroyables. Tu vois, j'ai des mantras que je me répète tous les matins. Je vous les livre parce que c'est marrant mais pour moi, ça m'aide beaucoup, tu vois. Je me répète tous les matins comme la sauterelle, je bondis et je surprends, comme le chat, je retombe toujours sur mes pattes, tu vois, des trucs que j'ancre en moi et puis quand j'arrive devant l'obstacle, je me dis sauterelle, tu vois. Et puis là, je sais que ça va bien se passer. Mais ouais, pour répondre à ta question, moi, je ne suis pas fatigué quand j'arrive en bas. Bon, après, c'était le cas quand j'étais là cette année au Canada parce que j'étais malade quand j'ai fait la course. Bon, là, il y a des circonstances un petit peu particulières mais l'objectif, c'est de ne pas être fatigué.

Loïc Ouais.

Antonin Ouais. Ok. Et donc, comment le dérouler, par quelle phase est-ce que tu passes quand tu es en compétition ? Tu as une phase, vous pouvez vous échauffer avant où on vous appelle et là, vous montez et boum, ça part. Ouais. Mentalement, est-ce que toi, tu as un sas, là, tu viens d'évoquer un peu le système d'ancrage que tu utilises mais est-ce qu'il y a d'autres choses, d'autres phases, tu vois, par lesquelles tu passes avant que le chrono s'enclenche ? Ouais, ouais, il y a pas mal de phases. En fait, le ice cross, c'est un sport qui dépend vachement du climat. Tu vois, il faut qu'il fasse des températures négatives sur les trois derniers jours, en gros, les trois jours avant la course et donc, de temps en temps, la course, elle peut être amenée à être déplacée du jour au lendemain où l'horaire, elle est décalée. Tu vois, on a des ordres de passage mais de temps en temps, il y a un mec qui peut se faire très mal donc du coup, ça va décaler de 30 minutes. Donc, en fait, l'équilibre à trouver, il y a plusieurs équilibres à trouver. Il y a un équilibre qui est important pour moi, c'est de réussir à trouver l'équilibre entre humilité et confiance en moi. Ensuite, il y a un autre équilibre qui est important à trouver, c'est un équilibre entre être détendu mais être alerte et prêt au bon moment. Donc ça, c'est les deux trucs principaux que j'essaye de gérer. Et ensuite, en fait, une fois que je suis sur le tracé, finalement, c'est un peu comme dans la vie, tu vois, le ice cross. Bon, il y a plusieurs sports qui sont comme ça mais en gros, je dois avoir une stratégie mais je dois réussir à m'adapter à la conjoncture tout le temps. Tu vois, et la conjoncture, en fait, c'est les autres quoi parce que les trois autres bonhommes qui sont avec moi, je ne sais pas ce qu'ils vont faire. je peux avoir mes lignes, je peux avoir ma trajectoire mais si le mec, il est devant, je vais être obligé de faire autre chose s'il se casse la gueule devant moi, je vais être obligé de faire autre chose s'il me pousse. Donc, je suis toujours en mode adaptation. Le maître mot, je pense, pour ce sport, c'est l'adaptation.

Loïc Ok. Et tu parlais un peu plus tôt des 20 décisions à la seconde. Typiquement, est-ce qu'il y a une course, enfin, la course un peu classique, c'est quoi comme décision que tu dois prendre ? Parce qu'il y a des courses

Antonin de 20 secondes, d'une minute, finalement, c'est méga court. C'est quoi ? C'est des décisions sur le parcours, quand accélérer ? Est-ce que tu peux pousser les gars au-delà du fait de les toucher pour te signaler ? Tu as le droit de les pousser, les tirer ou je ne sais pas ? Ouais, alors, on a le droit de se toucher, mais rien ne doit être intentionnel. D'accord. C'est-à-dire que, en gros, si je suis en déséquilibre, si je suis en train de me casser la gueule et sans faire exprès, je pousse l'autre, j'ai le droit. Donc, tu vois, ça laisse une marge de manœuvre à l'arbitre. Mais, ouais, il y a pas mal de prises de décisions. Déjà, première prise de décision, c'est où est-ce que je m'assois dans le vestiaire ? Est-ce que je m'assois dans le vestiaire ? Ou est-ce que je me prépare tout seul dans ma voiture ? Ou est-ce que je m'échauffe pour être dans un sas où je suis à l'aise ? Et puis ensuite, c'est quand j'arrive en haut, quelle porte est-ce que je prends ? Parce qu'on est quatre et on a des choix de porte. Tu vois, la porte d'entrée, enfin, le départ, quoi. Donc, quelle porte est-ce que je prends ? Est-ce que je prends la porte à l'intérieur ? Est-ce que je prends celle du milieu ? Est-ce que je prends celle à l'extérieur ? Donc, ça, il y a déjà ça par rapport à la trajectoire. Mais je sais que, ok, si je prends cette porte-là, le mec qui va se mettre à côté de moi, Lucas Delago, je sais qu'il envoie son pied droit avant son pied gauche. Donc, ça veut dire que si je me mets à droite, s'il envoie son pied droit avant moi, il va me bloquer. Tu vois, donc il y a déjà ces décisions-là à prendre. Ensuite, sur ce virage-là, est-ce que je prends l'intérieur plutôt que l'extérieur ? Est-ce que, avant le saut, je décide de freiner avant le saut pour pouvoir partir et avoir plus de vitesse en sortant du saut ? Ou est-ce que je décide d'y aller à bloc et d'arriver le premier au saut et ensuite prendre un petit risque mais au moins je sors en premier ? Est-ce que je décide de garder du jus pour la ligne d'arrivée ou est-ce que je donne tout dès le début ? Donc, tu vois, ça en fait déjà pas mal. J'ai dû en citer déjà peut-être 7 ou 8. Mais ouais, c'est que ça. C'est que de la prise de décision et en fait, le plus difficile dans ce sport, c'est vraiment la charge mentale. je pense que dans quasiment tous les sports, tu vois, physiquement, on est à peu près tous pareil. Enfin, je veux dire, on est tous préparés physiquement quand on se lance dans un sport à haut niveau. Toi, tu dois bien être placé pour le savoir aussi, Loïc, avec le judo. Mais le mental, c'est vraiment important.

Loïc Et puis comme tu dis, à un certain niveau, physiquement, il n'y a plus tellement de différence. Globalement, les profils sont assez similaires. Donc, ouais,

Antonin l'enjeu, c'est d'arriver à trouver sur quel autre aspect du coup de la compétition tu peux te démarquer et prendre de l'avance. Et c'est clair que le mental de la stratégie prend toute son importance. Du coup,

Loïc est-ce qu'il y a une course, toi en particulier, que tu as vécu qui t'a vraiment marqué parce qu'elle représentait un challenge particulier ou parce que tu as appris quelque chose

Antonin qui a un peu changé ton approche du Ice Cross ? Ouais, elles sont énormes tes questions, j'adore. C'est trop cool. Ouais, ma course, il y en a eu, putain, il y en a deux en fait. Allez, vas-y, tu as droit à deux. Ouais, il y en a deux. Il y en a deux, elles se suivent en plus, donc l'histoire, elle est cool. C'était cette année, c'était en Finlande. En fait, cette année, en Finlande, la Finlande, c'est un pays qui est un peu particulier pour moi parce qu'il a des vibes et un karma que j'adore. en fait, c'est la première course où j'ai réussi à sortir premier au départ et où j'ai fait une course devant en me sentant bien devant, tu vois, en étant en confiance et en me disant en fait, je suis à ma place là, tu vois, en n'ayant pas peur que les mecs me doublent derrière, en me disant putain, attends, il faut faire gaffe et tout machin. non, je fais la course devant et j'étais vraiment bien sauf que j'ai mis un petit coup de frein avant un module et que du coup, le Finlandais m'est ratterri dessus en fait. Il y a eu un saut et le Finlandais m'a ratterri dessus et je me suis fait doubler et j'ai fini troisième en fait. Donc ça, en fait, on pourrait croire que cette course c'était négatif parce que j'ai fini troisième mais je l'ai pris comme un... en fait, ça a été une libération pour moi parce que j'avais déjà fait des courses avant où j'avais été premier, deuxième mais où je m'étais fait doubler parce que en fait, j'avais trop peu confiance en moi et j'y croyais pas quoi en fait. Et là, cette course, j'y croyais vraiment quoi. Et donc, elle m'a servi de déclic cette course. Bon, j'ai fini troisième, j'étais super content de moi et ça, c'est vachement important. Dans toutes les courses que je fais, en fait, à la fin, il faut que je sois content. Ma façon d'être content, c'est que en fait, je me fixe trois types d'objectifs. On pourrait y revenir plus tard si tu veux mais je me fixe un objectif de process que je maîtrise à 100%, c'est qu'est-ce que je fais avant. Un objectif de performance, c'est qu'est-ce que je dois mettre en place et puis un objectif de résultat, tu vois. C'est ta prep mental qui t'a... Ouais.

Loïc Ouais,

Antonin elle est passée par l'école méthode target ou target, je ne sais jamais comment on prononce. Ah ouais ? Ouais, ouais, excellent. Ouais, c'est top, c'est rigolo d'entendre ça. Ouais, et puis c'est génial parce qu'en fait, en se focalisant sur le process, donc sur les trucs que je maîtrise, en fait, le résultat, je m'en fous en fait parce que je sais qui va arriver parce que j'ai confiance en mon équipe, j'ai confiance en ce que j'ai fait et puis si ça n'arrive pas tout de suite, ce n'est pas grave et en l'occurrence, là, c'était ça. Tu vois, en Finlande, j'avais mis tout le process en place et puis, le résultat n'était pas là mais ce n'était pas grave. J'avais performé déjà puisque j'étais sorti premier au départ et puis j'étais content pendant la course et puis, donc, on s'envole avec ma kiné pour le Canada et en fait, le mercredi après, pime, ah non, le jeudi matin, jeudi midi, pime, je tombe malade. Donc, on a normalement le jeudi après, on a les entraînements. Le vendredi, c'est les qualifs et le samedi, c'est la course. Donc, le jeudi, je tombe malade. Putain, grosse fièvre, cloué au lit et tout mais je vais quand même à l'entraînement pour reconnaître le tracé. Je dors 14 heures la nuit, ma kiné, elle me fait à manger, je ne sors pas du lit. Tu vois, j'étais vraiment mal quoi et je suis sorti juste pour aller faire les qualifs en me disant, en fait, là, ça ne sert à rien de stresser, je fais avec ce que t'as quoi. T'es là, Mathilde, elle gère le truc, c'est la ma kiné, Mathilde, fais avec ce que t'as et donc, je me lance, je me lance, je finis 14ème des chronos alors que d'habitude, j'étais, tu vois, plutôt dans les 30, 35. Là, je finis 14ème, incroyable, tu vois. Et puis en plus, je suis, pas content de moi, là. Là, je me dis, en fait, je n'avais pas respecté la trajectoire que je voulais et tout. En fait, le résultat était ouf, mais dans mon process, je n'étais pas du tout, pas du tout fier, tu vois. Mathilde, elle me dit, putain, je la sens bien, cette course et tout. Ah ouais, bon, ok, moi, je suis malade, donc je vais me coucher, là, tu vois. Et donc, je retourne me coucher le vendredi soir, cuit le samedi, mais cuit un mal de crâne et tout, vraiment affreux. Je n'arrive pas à choisir la porte, tu vois, toute la journée, en fait, mon cerveau, il a tourné sur, est-ce que je prends la porte toute à droite ou est-ce que je prends la porte milieu droite, tu vois. Toute la journée, j'ai tourné autour de ça et puis, arrive le jour de la course, en fait, j'ai sélectionné la bonne porte, j'ai réussi à battre en huitième de finale un mec qui était mon idole. En fait, le gars, ça fait dix ans qu'il faisait du Ice Cross, tu as dû le voir au Québec, il s'appelle Lucas Delago et je l'ai doublé et en le doublant, le mec, en fait, il est tombé derrière, tu vois. Et là, c'est pareil, j'avais fait cette course l'année passée, donc il y a deux ans, au Québec et il était là dans la course que j'ai faite aussi à quatre et juste avant la course, Lucas, je lui ai dit, donc il y a deux ans, je lui ai dit, putain, mec, je suis trop content, t'es mon idole et tout, donc je l'ai saucé juste avant la course, tu vois. Et en fait, je me suis complètement déconcentré et puis j'ai fini troisième et là, pour cette course-là, je me suis dit, mais en fait, là, je vais jouer avec lui, tu vois. Je me suis échauffé et entraîné devant lui dans le vestiaire, tu vois, pour lui montrer que j'étais là, quoi. Et en fait, j'ai joué avec Scénère au début, juste avant. Je lui ai demandé, mais alors, tu vas sélectionner quelle porte et tout, machin. Et il ne savait pas, en fait. Et donc, du coup, finalement, j'ai réussi à finir premier de cette course-là, donc en huitième. Après, en quart, pareil, je ne sais pas, j'étais porté par un truc qui était plus grand que moi, en fait. Tu vois, j'étais, je ne sais pas comment dire, dans un état de flow incroyable. Tout ça, parce que j'avais décidé de me mettre all-in et puis que je ne stressais pas et que je faisais avec les moyens du bord, quoi. Je pense que ça, c'est le truc, le truc clé pour moi, c'est de faire avec les moyens du bord. On n'est pas parfait, on a tous des défauts. C'est clair. Par contre, on peut tous donner le meilleur de nous-mêmes, quoi.

Loïc C'est super intéressant, l'exercice, enfin, la méthode, l'approche que tu as travaillée avec ta prêpe mentale sur les trois objectifs. En fait, pour ouvrir une petite parenthèse, cette méthode, c'est un peu la bible de la prépa mentale, la méthode Targé. Je crois bien que ça vient de lui,

Antonin je ne suis pas certain, mais il me semble que c'est là-dedans qu'il s'est rendu compte dans des études faites sur des sportifs de haut niveau aux Etats-Unis, mais c'est sans doute duplicable à beaucoup de sportifs de haut niveau d'autres nations, qu'il y avait un lien, en fait, il y a plusieurs liens. Il y a un lien qui est évident entre les sportifs et les sportives qui ont uniquement des objectifs de résultats et la blessure. Et il y a aussi un lien entre les sportifs et les sportives qui n'ont que des objectifs de résultats et leur longévité, on va dire, notamment mentale dans le sport, leur capacité à prendre du plaisir, etc. Et en fait, ils se sont aperçus que le meilleur combo, le combo le plus efficace en termes de performance globale de l'athlète, c'était le combo, justement, objectif de résultat, objectif de process, objectif de performance. Parce que du coup, objectif de résultat, en fait, il y a tellement de paramètres que tu ne contrôles pas. tu es malade, la glace est pourrie, ton adversaire, ce jour-là, boum, il est en état de flot, ton patin pète. Il y a trop de trucs sur lesquels tu n'as pas de maîtrise. Alors que les objectifs de performance, c'est toi vis-à-vis

Loïc de toi-même et objectif de process, finalement, ça,

Antonin tu le contrôles, tu le maîtrises. Donc, voilà l'intérêt d'avoir ce triptyque d'objectif. Je ne connaissais pas la méthode et les tests qui ont été faits. Mais ouais, en tout cas, je peux confirmer tout ça. Yes. Trop bien. Tu dirais, du coup, donc là, ça fait deux ans que tu fais du Ice Cross. Qu'est-ce que toi, à titre perso, puisqu'on a bien compris que tu es multi-casquette, donc tu ne fais pas que ça, mais qu'est-ce que ça t'a apporté, cette pratique finalement, tu vois, dans ton quotidien

Loïc d'entrepreneur, dans ce que tu fais auprès de cette école et globalement, à toi, en tant que personne, en quoi le Antonin d'aujourd'hui, il est différent du Antonin qui s'apprêtait à quitter BlackRock ?

Antonin Ouais, en fait, j'ai trouvé une raison d'être avec le Ice Cross. C'est puissant, ça. Ouais, et puis, tu vois, j'ai conscience que cette raison d'être en tant qu'athlète, elle ne va pas être éternelle. Par contre, je veux construire quelque chose dans le Ice Cross. Tu vois, j'ai envie de laisser une trace et je sens que je fit dans le Ice Cross. Je suis à ma place, quoi, tu vois. et en fait, toute ma vie, elle est organisée autour de mon objectif, tu vois, sportif, qui est de devenir champion du monde aujourd'hui. Comment on va le faire, j'en sais rien. Si on va y arriver, je me donne les moyens pour le faire. Et comment, j'en sais rien, ouais. Ça m'a ouvert plein de portes, en fait, d'être moi-même et de trouver ma raison d'être. parce que, ben, en étant heureux dans ce que je fais, ben, finalement, je rencontre des gens qui sont aussi heureux dans ce qu'ils font. Et puis, ça me donne du courage, en fait. Le Ice Cross, c'est un sport, quand même, où on doit dépasser ses peurs, quoi, tout le temps. Sur chaque tracé, il y a un obstacle ou une prise de vitesse qui va faire en sorte que, de me mettre dans une zone d'inconfort. Donc, le Ice Cross, de manière technique, si tu veux, ça m'aide à être à l'aise dans l'inconfort. Et en tant qu'entrepreneur, l'entrepreneur, je pense, c'est exactement ça. Alors, elle est très courte, mon expérience d'entrepreneur. J'ai que deux ans, tu vois. Mais j'étais dans plein de situations où j'allais vers l'inconnu, quoi. Mais, j'ai appris à me dire, ben, là, je vais vers l'inconnu, mais je sais que c'est le bon inconnu, quoi. C'est celui-là que je veux. Et puis, dans l'aspect transmission, il y a deux volets. Il y a le fait que, ben, je donne des cours, tu vois, de Ice Cross à Albertville pour les kids, les kids locaux. Et puis, il y a l'aspect transmission avec les élèves de mon école extraordinaire qui, en fait, ils arrivent, grâce à ça, ils arrivent à pouvoir s'identifier à moi dans le sens où je leur dis, ben, regardez, moi, j'ai fait une école comme vous. Tu vois, j'étais en galère parce que c'est des petits qui arrivent, ils sont en situation de détresse, tu vois, quand ils arrivent à l'école. Il y en a qui ont fait des tentatives de suicide, d'autres qui ont été harcelés. Tu vois, le harcèlement fait aussi partie de ma vie quotidienne, même de sportif, tu vois. Et ils ont des grandes difficultés sociales. Et donc, de pouvoir trouver un gars qui n'est pas trop loin de leur âge, tu vois, qui n'a pas 70 balais, qui a fait une école comme eux et qui a l'air heureux, ben, eux, ça les aide à progresser. Et moi, ça m'aide énormément aussi, en fait, parce que je peux exprimer des choses de manière simple pour déjà voir si je les ai compris. Parce que la transmission, c'est ça qui est génial dans la transmission, c'est qu'en expliquant aux autres, en décomposant des mouvements, et ben, en fait, on se rend compte de si on a vraiment bien compris et on répète aussi en faisant ça. Et puis surtout, c'est une richesse incroyable, les enfants, parce qu'ils n'ont pas de filtre, parce qu'ils sont sans jugement, et c'est tout ce dont notre société, elle a besoin aujourd'hui, je pense.

Loïc Ouais, c'est un super beau message. Super beau message.

Antonin Ça fait plusieurs fois que, enfin, plusieurs fois, on a bien compris là aussi que t'étais, voilà, que être sportif à ton niveau, c'est aussi savoir bien s'entourer. Comment est-ce que tu finances tout ça ? Du coup, est-ce que c'est ton activité entrepreneuriale qui suffit pour payer tout ce qu'il y a autour de toi dans l'Ice Cross ? Ou est-ce que tu as dû trouver d'autres choses ? Est-ce que tu es sponso ? Est-ce que la FED prend en charge une partie de tout ça ? Ouais, ben, en fait, le financement, c'est la partie la plus compliquée. Bienvenue en France. Ouais. C'est ultra compliqué. En fait, j'étais obligé d'essayer de me creuser la tête, tu vois, pour me faire financer. On n'a pas trouvé le modèle encore. Je pense qu'on n'est pas loin, mais on n'a pas trouvé le modèle. Alors, je n'ai pas, comme certains Ice Crossers, je n'ai pas des milliers de followers sur Instagram. j'ai pas, tu vois, ouais, je n'ai pas des milliers de followers sur Instagram. Par contre, ce que je sais faire, moi, c'est transmettre aux entreprises. C'est aller dans les entreprises et transmettre mes valeurs, mais aussi des clés que j'utilise au quotidien en tant que sportif pour performer. Tu vois, c'est la clé de l'objectif de processus, performance et résultats. Ça, c'est adaptable au monde de l'entreprise. Et donc, je vais faire des conférences dans les entreprises et puis, on fait des ateliers participatifs dans le cadre duquel, en fait, dans le cadre desquels on va ancrer certaines choses. Tu vois, par exemple, on a fait des ateliers où chacun s'est fixé un objectif de process, de performance et de résultats. On fait des ateliers aussi basés sur la frustration pour amener les entreprises à innover. Et puis, je pars quand même du principe, moi, tu vois, que la vie est un échange et la façon dont j'aimerais faire pertenir durer, tu vois, mon histoire dans le Ice Cross grâce au financement, j'ai envie d'apporter aux gens qui me financent. Les crédits d'impôt, c'est cool, mais bon, tu vois, il n'y a pas de lien particulier si ce n'est que l'argent. Et donc, aujourd'hui, ce qu'on fait, donc, j'ai fait une campagne KissKissBankBank l'année dernière avec différents lots. Tu vois, il y avait des lots, c'était des apéros virtuels sur comment je me prépare mentalement, des apéros virtuels sur qu'est-ce que c'est qu'être au potentiel. D'autres, c'est des photos dédicacées, d'autres, c'est des maillots, d'autres, c'est des interventions en entreprise. Donc, on a fait ça. Le modèle n'est pas pérenne parce que, bon, tu vois, je ne peux pas refaire ça tous les ans, c'est une charge mentale qui est incroyable. et donc là, mon associé et le père d'un pote vont monter une assaut. Là, ils viennent tout à l'heure, tu vois, ils viennent manger à la maison pour qu'on lance l'assaut. Donc, on va lancer une assaut qui va s'appeler Ice My Ride pour développer le Ice Cross parce qu'effectivement, la fédé française, en tout cas, n'est pas motrice dans notre développement que, en fait, je fais tout tout seul et que j'ai besoin d'aide parce que je me rends compte que je n'arriverai jamais à être champion du monde si je dois m'occuper des financements tous les ans. Donc, voilà, on lance une assaut. S'il y a des entreprises qui ont envie de projets nouveaux avec des gens motivés et qui ont souvent beaucoup d'idées, on est chaud pour parler d'abord. Avant de parler d'argent, on est chaud pour parler, pour voir ce qu'on peut faire ensemble. Nous, on a un projet cette année, c'est de faire un film sur le Ice Cross parce que justement, c'est des images et un sport qui est spectaculaire et donc, on a pour projet de se faire accompagner par deux ou trois caméramans cette année avec un scénariste pour faire un film documentaire sur le Ice Cross.

Loïc Génial. Donc, ça sortirait avant,

Antonin fin 2024 ou sur 2025 du coup ? Ouais, pendant 2025. En gros, l'idée, c'est qu'on va sélectionner trois ou quatre riders et puis, l'idée, ce serait qu'ils nous suivent pendant nos entraînements, qu'ils nous suivent pendant nos entraînements, pendant la saison et pendant le hors saison pour faire découvrir l'ensemble du spectre du Ice Cross. Un d'imagine quoi. Ouais, c'est ça. Donc là, on recherche des partenaires pour ça. Donc, on peut amener de la visibilité, on peut amener des rencontres avec des sportifs qui viennent de plusieurs horizons parce que, tu vois, moi, je suis entrepreneur mais il y en a un autre qui boche chez Coca, t'en as un autre qui enchaîne, qui a trois boulots, d'autres qui font que ça. Donc, on a des spectres assez larges bien qu'on soit tous frappés. Yes. Et en termes de grosses échéances de compét, c'est quoi que tu as dans le viseur ? Là, il y a les prochains championnats du monde qui sont l'année prochaine. Donc, c'est tous les ans les championnats du monde de fin décembre à fin février. Et ce que j'ai surtout dans le viseur et c'est pour ça que je te parlais de raison d'être, c'est que il y a les JO qui sont probablement en France en 2030, JO d'hiver. Nous, on n'est pas encore aux JO en tant que sport. J'aimerais beaucoup participer aux JO 2030 avec le Ice Cross. Donc, tu vois, en fait, j'ai trois objectifs en gros dans le Ice Cross. C'est transmettre, devenir champion du monde et amener le sport aux JO.

Loïc Génial.

Antonin C'est ambitieux, mais je pense que dans la vie, il faut l'être. Oui, c'est clair. Et puis surtout, l'énoncer son ambition. Parce que quand on l'énonce au moins, derrière, on est obligé de respecter ses paroles. Ah ben oui, là, il y a quelques milliers de personnes qui vont t'entendre. C'est bon ça. C'est énoncé. C'est cool. Trop bien. Écoute, merci Antonin. Franchement, c'était passionnant. On a parlé de pas mal de facettes différentes de ton parcours, du Ice Cross, de haut potentiel. Tu vois, j'avais pas du tout prévu ça parce que je découvrais ça avec toi, mais c'était super intéressant. S'il y a des gens qui veulent te suivre, échanger potentiellement, c'est quoi le mieux ? Insta, LinkedIn, t'as un site ? Ouais, tout ça. Insta, Antonin Schiberch, LinkedIn, Antonin Schiberch, et puis site internet de notre boîte, notre boîte s'appelle Loan Gether, mélange entre Alone et Together. Donc, il y a un site internet, il y a des vidéos, il y a tout ça. Et puis, moi, je serais ravi de continuer nos conversations, Loïc. J'ai vu que tu faisais de temps en temps comme des séminaires, j'ai vu, ou des choses comme ça. C'est ça,

Loïc les week-ends des frappés.

Antonin Ce serait avec plaisir de pouvoir me joindre à vous dans un week-end de frappés. Putain, ça va être énorme. Écoute,

Loïc très bien. On va organiser ça. Est-ce que toi,

Antonin il y aurait peut-être un dernier message que tu voudrais faire passer ? On a parlé pas mal de choses, mais un aspect en particulier de ce sur quoi on a échangé que tu voudrais souligner ou peut-être quelque chose qu'on n'a pas évoqué qui te tient à cœur ? Ouais, je pense que la vie, elle est trop courte pour être normale. Il faut rester extraordinaire. J'adore. Trop bien. Eh bien, écoute, merci beaucoup Antonin. Très, très bonne continuation et puis je te dis à une prochaine. Merci à toi Loïc, c'était génial. Merci beaucoup. Merci d'avoir écouté cet échange avec Antonin. Jusqu'au bout, j'espère qu'il vous aura donné la patate et que vous en aurez appris un peu plus sur l'Ice Cross et en particulier sur le parcours, le parcours encore une fois assez singulier d'Antonin. Si l'épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager à un maximum de personnes autour de vous et de manière générale, si vous appréciez les frappés et le contenu que vous y trouvez, eh bien, n'hésitez pas à en parler. Là aussi, autour de vous, le bouche à oreille est une manière très efficace de donner encore plus de visibilité à mes invités. Vous pouvez également rejoindre le groupe des tipeurs, les auditrices et auditeurs qui soutiennent financièrement le podcast. Il y a un certain nombre de frais fixes associés

Loïc au fait d'avoir un podcast tout simplement. Donc, chaque contribution compte

Antonin et permet au podcast de maintenir une certaine forme d'indépendance. Un grand merci une nouvelle fois pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Sous-titrage ST' 501 et on va à la fin. et on va à la fin. Sous-titrage ST' 501 et on va à la fin. Sous-titrage ST' 501

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