Les Frappés

Démissionner de Google pour vivre son rêve en Beach Volley avec Céline Collette

Céline Collette Season 3 Episode 132

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Céline est une joueuse de Beach Volley à haut niveau et a fait sa carrière professionnelle chez Google et Amazon.

Quand on voit le parcours de Céline, il y a clairement de quoi se dire que c’est le sans faute absolu 🤩 : Classes préparatoires, SciencesPo, puis 1 an dans l’une des meilleures écoles de commerce au monde, l’ESSEC. 

Son diplôme en poche, elle commence un parcours professionnel de 12 ans à l’étranger 🌏 d’abord dans une petite entreprise à Singapour puis, pendant près de 7 ans, chez Google, à Singapour, aux États-Unis et enfin en Espagne.

Et pourtant… elle a fini par s’y résigner : une petite voix en elle lui répétait que le sport, ça pourrait être plus dans sa vie. Plus que des entrainements tôt le matin 🥱 avant d’aller travailler. Plus qu’un hobby extra-professionnel.

Et si sa pratique du beach volley devenait son activité principale ?

C’est l’expérience qu’elle a décidé de s’offrir, à la manière de celles et ceux qui partent en année sabbatique pour voyager autour du monde.

Céline, elle, s’offre un break pour devenir la meilleure joueuse de beach volley qu’elle puisse être.

On a qu’une vie, et Céline compte bien faire de la sienne l’aventure la plus riche possible

Excellente écoute à vous les Frappés.

Un grand merci 🙏🏼 au copain Maxime Grimard (épisode #1 du podcast !) pour la mise en relation.

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Produit et distribué en association avec LACMÉ Production.
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🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode #117 - Arrêter sa carrière pour explorer notre lien au vivant avec Ingrid Vanhée
👉 Épisode #97 - Sandra Verger du podcast Les Locomotives 🚂 - Hackeuse en développement personnel - L'audace de se lancer
👉 Épisode #120 - Le sport en mode minimaliste et cétogène avec Olivier Maria

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SPEAKER_00

Je m'entraînais le matin, en fait, avant d'aller au boulot. On commençait de 6h à 8h. Je prenais le métro à 4h50. Je revenais, je prenais ma douche. À 9h, je commençais mon taf. Déjà, j'avais l'impression que je voulais que la journée, elle s'arrête. Et donc, je dirais que c'est ça qui a commencé à me faire me dire, c'est possible de faire les deux et j'augmentais mon niveau, etc. Mais à quel prix

UNKNOWN

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Au prix que je suis, mais sur les rotules.

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Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une fois petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Cette semaine, j'ai le plaisir de recevoir Céline Collette, sportive de haut niveau en beach volley et ex Google et Amazon. Franchement, quand on voit son parcours, on se dit que c'est le sans faute absolu. Classe préparatoire, Sciences Po, puis un an dans l'une des meilleures écoles de commerce au monde, l'ESSEC. Son diplôme en poche, elle commence un parcours professionnel de 12 ans à l'étranger, d'abord en start-up, puis donc chez Google pendant près de 7 ans, d'abord à Singapour, puis aux Etats-Unis en enfin en Espagne. Et pourtant, elle a fini par s'y résigner. Une petite voix en elle lui répétait que le sport, ça pourrait être plus dans sa vie. Plus que des entraînements très tôt le matin avant d'aller travailler, plus qu'un hobby extra-professionnel. Et si sa pratique du beach volley devenait son activité principale

UNKNOWN

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SPEAKER_03

Et bien c'est l'expérience qu'elle a décidé de s'offrir à la manière de celles et ceux qui partent en année sabbatique autour du monde. Céline, elle, s'offre une période de break pour devenir la meilleure joueuse de beach volley qu'elle puisse être. Elle considère qu'on n'a qu'une vie et elle compte bien faire de la sienne l'aventure de la plus riche possible. Excellente écoute à vous les frappés. Salut Céline, bienvenue sur le

SPEAKER_00

podcast. Salut, merci de m'accueillir.

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Je suis ravi, on avait échangé il y a quelques mois déjà, ton parcours est super intéressant. Les agendas de ton côté et de mon côté ont fait qu'on a dû décaler de quelques mois, mais là ça y est, on y est enfin, l'enregistrement, donc vraiment ravi de t'accueillir. Ce que je te propose pour commencer, c'est peut-être tout simplement de nous expliquer dans les grandes lignes ton parcours, avant qu'on rentre un peu plus dans le détail des différentes phases que j'ai trouvées moi super intéressante.

SPEAKER_00

Ok, trop cool je vais essayer de te raconter rapidement et puis comme tu dis je pense qu'on aura l'occasion de développer plus mais donc je m'appelle Céline j'ai 34 ans je viens du nord de la France de Lille plus précisément donc rien ne me prédestinait à jouer au beach volley j'ai d'ailleurs commencé avec du volley en salle on en parlera un peu plus plus tard j'ai beaucoup voyagé surtout au début de ma vie on va dire plutôt pour des vacances, etc. Et ensuite, j'ai vraiment fait le choix de vivre à l'étranger, de travailler à l'étranger. J'adore l'environnement international. Donc, ça porte un gros poids, on va dire, dans mon expérience. Donc, j'ai bougé dans différents endroits. J'ai toujours fait beaucoup de sport à côté. Ça a toujours été quelque chose de très important dans ma vie, mais donc un peu à jongler entre le travail et le volet au départ et le bidule par la suite. Et là, il y a quelques mois, j'ai décidé de m'y consacrer complètement au beach volley. Je pourrais te raconter un peu plus cette transition et ce que je fais maintenant, mais en quelques minutes, je me présenterai

SPEAKER_03

comme ça. Excellent. Le volley puis le beach volley, tu dirais que c'est quoi qui fait que tu as accroché et que c'est devenu aujourd'hui, depuis quelques mois, la discipline à laquelle tu te consacres à

SPEAKER_00

100%

UNKNOWN

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SPEAKER_00

J'ai commencé par le volley en salle. Comme on a dit un peu en commençant aussi parce qu'à Lille, il n'y avait pas vraiment de beach volley. De toute manière, il n'y avait pas vraiment beaucoup de beach volley il y a 15 ans, quand j'ai commencé, 15-20 ans. Ce n'était pas un sport non plus qu'on commençait quand on était jeunes. J'ai commencé par le volley en salle. C'était chouette parce que c'était un club, donc ça permettait de rencontrer beaucoup de gens. Dans mon équipe, le volley en salle, ça se joue à 6 contre 6. Dans ton équipe, en général, tu as 10-12 joueuses. Tu rencontres plein de gens dans le club et Pour moi, c'était super de commencer par le volley parce que ça m'a ouvert. Déjà, j'ai rencontré beaucoup de personnes et ça m'a aussi ouvert à un autre monde en dehors de mon lycée, on va dire, et de ma vie de tous les jours. Et ensuite, le beach volley, en fait, j'ai déménagé, j'ai bougé à Singapour pour mes études. Après, j'avais fait cinq années à Sciences Po et j'ai fait une année à l'ESSEC qui était à Singapour. Je te raconterai peut-être plus. Et à Singapour, Singapour, en fait, c'est l'été toute l'année. C'est exactement sur l'équateur. Donc, il fait 30 degrés vraiment toute l'année. Il n'y a pas d'été, il n'y a pas d'hiver. Il y a juste une saison des pluies et une saison sèche. Et aussi, il n'y a pas beaucoup de volets de manière générale en indoor. Et donc, vraiment, tu vois, trouver six joueuses, c'est compliqué. Trouver six contre six, etc. Alors que le beach volley se joue uniquement à deux. Donc, ça permettait juste d'avoir quatre personnes, d'aller sur la plage et de pouvoir jouer facilement donc je dirais que c'est là que j'ai vraiment commencé et tout de suite accroché avec le beach qui comme son nom l'indique en plus permet d'être dans des endroits enfin t'es toujours dehors t'es toujours sur la plage forcément et voilà je suis rencontrée des gens différents c'était une autre ambiance on va dire mais je suis contente d'avoir fait les deux mais au jour d'aujourd'hui je voudrais pas repartir en indoor non plus ça reste deux sports différents

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OK. justement les différences en termes de skills pour une joueuse tu dirais c'est quoi est-ce que c'est le cardio parce qu'en étant sur un terrain quasiment de la même taille à 2 ou le 6 je suppose que tu cours beaucoup plus en plus dans du sable mais est-ce qu'il y a autre chose que

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ça ouais donc clairement c'est plus physique c'est sûr c'est différent ça reste la même base technique entre guillemets souvent d'ailleurs de ma génération on va dire les ont commencé avec du volley en salle et ils passent au beach volley donc ça reste des gestes qui ressemblent un peu mais comme tu disais donc le terrain fait à peu près la même taille mais c'est que c'est du sable et t'es que deux donc comme tu peux l'imaginer tu cours un peu dans tous les sens aussi c'est plus stratégique c'est pour ça d'ailleurs que souvent les joueurs de beach volley peuvent être un peu plus âgés que les joueurs de indoor donc juste pour t'expliquer en gros en indoor t'as le même terrain et t'es 6 contre 6 donc y'a pas beaucoup de place pour que le ballon il tombe en gros donc il faut taper le plus fort possible. Au beach, tu n'es que deux et contre deux. Là, tu peux être plus stratégique. Il y a toujours une place sur le terrain où le ballon peut tomber. Ça devient plus un jeu un peu plus comme le tennis. C'est plus essayer de trouver les endroits où tu peux, sans taper de toutes tes forces, mettre le

SPEAKER_03

ballon. Du coup, créer du mouvement pour amener tes adversaires, j'imagine, à un endroit du terrain.

SPEAKER_00

Oui, c'est beaucoup de stratégie. Une des choses qui fait beaucoup partie du beach volley, c'est aussi de jouer avec les conditions donc ça arrive souvent qu'il y ait beaucoup de vent parce que t'es sur la plage forcément et donc savoir jouer avec le vent si le vent il vient d'un certain côté bah y'a des endroits qui vont être plus compliqués techniquement à aller chercher donc du coup c'est vraiment savoir jouer avec ça des fois il fait hyper chaud ou t'as le soleil dans les yeux t'as toutes ces conditions qui changent que en indoor tu vas dans ta salle de sport entre guillemets et bon ça change un peu mais c'est pas non plus le fil est le même tout est pareil donc ça change moins donc le Il faut être un peu plus flexible, on va dire, et beaucoup plus stratégique que le volet qui induit beaucoup plus de force, taper le plus fort possible, entre guillemets, pour mettre le point.

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C'est regroupé sous la même fédération

UNKNOWN

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On rentre un peu dans un détail, mais par curiosité, c'est le même type d'organisation qui chapeaute tout

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ça

UNKNOWN

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Non, il y a deux. Je pense que tout est sous la Fédération française de volley, mais il y a une section beach volley. Par exemple, sur le site, si tu veux faire des compétitions, en gros, ça reste un site, Fédération française de volley, mais tu as une section beach volley où tu vas, en France en tout cas, où tu vas trouver les tournois. Ça doit dépendre un peu des pays, selon si c'est un sport... je suis allée m'entraîner quelques mois au Brésil qui était une super expérience par exemple et au Brésil le beach volley c'est vraiment un sport à part entière et donc là ça doit être un peu différent mais en France je pense en tout cas pas me tromper que c'est sous la c'est chapeauté par la Fédération Française

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de Volley ok bon bah comme ça c'est plus clair pour moi merci beaucoup parce que j'étais pas forcément au fait tu vois des nuances entre le volley et le beach volley

SPEAKER_00

non c'est sûr et c'est une discipline plus difficile différentes des autres épisodes que j'ai pu écouter aussi donc j'espère que les gens peut-être pourront apprendre quelque chose de nouveau yes bah écoute franchement j'en suis sûr

SPEAKER_03

j'en suis sûr c'est certain Si on repart un petit peu en arrière, tu disais que tu as pas mal voyagé, notamment avec tes études, où tu es passé par d'abord Sciences Po et ensuite l'ESSEC. L'ESSEC, c'était quoi du coup

UNKNOWN

?

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C'était un double diplôme

UNKNOWN

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Un Master's P, c'était une année. Donc, c'était après avoir validé un Master. Donc, tu fais une année. Moi, je voulais... En fait, après Sciences Po... c'est des superbes études mais t'es pas hyper spécialisé et vers la fin je me disais vraiment que c'était plus la partie business internationale qui m'intéressait en fait quand je suis rentrée à Sciences Po je me disais soit je voudrais faire une carrière dans les ambassades, tout ce qui est administration, l'étranger c'était sûr mais c'était soit c'est dans les ambassades ou dans tout ce monde là soit dans des entreprises, aider des entreprises qui veulent se développer à l'international etc donc j'étais un entre les deux et on va dire au fur et à mesure de mon parcours je me suis dit en fait c'était plus ce qui me tentait plus c'était la partie business mais donc du coup dans ma tête je me disais je vais être en compétition contre des gens qui sortent d'école de commerce et donc du coup ça faisait sens pour moi de rajouter un peu cette année en plus pour pouvoir avoir une espèce de double diplôme on va dire et avoir fait une année d'école de commerce en C'est une année en plus. Au final, j'ai fait six ans, mais je n'ai pas fait toutes les études à

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l'ESSEC. Cette évidence pour toi que ta carrière allait être à l'étranger, ça vient d'où, tu penses

UNKNOWN

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SPEAKER_03

Tu l'expliques

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comment

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Je pense que ça vient du fait que j'ai voyagé avec mes parents quand j'étais plus jeune. Pour moi, comme je le vois, on est cinq dans ma famille. J'ai deux grandes sœurs et mes parents. et je pense que vraiment ce qu'ils ont voulu nous donner c'est des moments ensemble plus que d'avoir une immense maison de vacances ou je sais pas en vrai j'en ai même pas vraiment spécialement parlé avec eux mais pour moi en tout cas c'est ce que j'en retire de moi à mon âge c'est qu'on s'est créé une espèce de boîte à souvenirs géante et on a fait plein de voyages super chouettes d'abord avec mes deux soeurs donc à 5 puis quand mes deux grandes soeurs étaient plus grandes et machin on commençait à plus venir avec nous moi toute seule avec mes parents mais donc depuis assez petite pas forcément toujours à l'autre bout du monde mais on a fait pas mal de voyages et c'est devenu quelque chose je sais pas que j'aimais bien le fait que ça soit nouveau et je pense que c'est le fait d'être différente aussi quand je suis à l'étranger je suis la petite française à l'étranger d'ailleurs en général je ne reste jamais avec les français j'aime pas spécialement être dans une communauté française quand je suis à l'étranger mais je pense que c'était différent et t'apprends tellement des autres tout le temps. Parce que rien que d'avoir grandi au Pakistan, en France et en Colombie, rien que d'essayer de discuter ou de résoudre un problème, ça devient passionnant parce que tu viens d'horizons complètement différents. Donc, je pense que ça a commencé avec les voyages et d'être exposée beaucoup et jeune à la différence. Et j'ai tout de suite accroché. Je trouvais ça trop bien d'apprendre tout le temps, même pour des trucs tout simples.

SPEAKER_03

Et ça, est-ce que comment est-ce que tu penses que ça t'a influencé pour tes études supérieures notamment pour l'ESSEC et je te demande parce que tu sais souvent enfin je ne sais pas si toi c'est ce que tu entendais à Sciences Po mais moi j'ai aussi fait une école de commerce et quand j'en parle avec des copains qui n'en ont pas fait en fait la vision la croyance c'est que c'est un moule à dupliquer des gens tu vois que beaucoup de gens qui viennent beaucoup d'étudiants là-dedans qui viennent de bonnes familles tu vois qui sont juste intéressés par le business le business le business

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oui

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Et pour avoir fait un petit peu de voyage et de sport aussi avant de rentrer en école, c'est vrai que moi, je voyais vraiment que ça était des expériences qui m'avaient permis de développer un œil un peu différent par rapport à des jeunes de mon âge qui n'avaient pas forcément vécu ça. Et ça a été, je pense, une super force pour moi après, même dans le monde pro. Mais je m'en suis rendu compte déjà dès l'école. Est-ce que toi, ça a été le cas aussi

UNKNOWN

?

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Est-ce que tu voyais que cet attrait pour l'étranger, c'était peut-être la patte

UNKNOWN

?

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Céline, un petit peu différente du reste de ta promo, par

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exemple

UNKNOWN

?

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Oui, c'est intéressant. Déjà, quand j'avais appliqué pour ce programme et d'aller en école de commerce, un peu comme peut-être ce que tu racontais, j'avais cette impression de me dire je vais être dans ce moule d'école de commerce. Je n'avais même pas forcément envie d'y aller. Et en fait, ce qui était assez drôle, c'est que dans le master, en tout cas, que j'ai fait, c'était pratiquement 90% d'ingénieurs au final, parce que tout le monde avait une formation initiale et venait faire un an en plus. Et du coup, en fait, c'est comme si j'avais fait une école d'ingé ce n'était pas du tout l'ambiance que je m'étais imaginée de l'école de commerce et on était tous à Singapour, on était une petite promo et donc du coup, on a tout de suite voyagé ensemble, etc. Par contre, dans ce que tu as dit, moi, je suis vraiment d'accord, c'est que le sport, ça m'a vraiment ouvert je pense que l'international, les deux, mais je dirais le sport, ça m'a complètement ouvert par rapport aux autres, même au lycée, je dirais, parce que j'étais dans un milieu plutôt, enfin, voilà, un bon lycée, etc., il n'y avait pas spécialement de problème, et en fait, le volet, enfin, le sport, pour moi, ça ramenait des gens avec une passion ensemble, mais qui venaient de tout horizon, et donc, du coup, par exemple, dans mon équipe, je me souviens encore très jeune, j'avais une fille de 16 ans qui était tombée enceinte, j'en avais une qui bossait au supermarché du coin, enfin, Enfin, ce n'est pas ce que j'entendais dans mon milieu de l'école et du lycée, etc. Et je pense que ça m'a aussi vachement ouvert à d'autres... Je ne sais pas, c'était vraiment... On venait tous pour s'entraîner, mais après, on venait d'horizons complètement différents. Alors que, par exemple, au lycée, comme tu disais, comme l'école de commerce, ça ramène un peu les gens de même... Tu vois, de même milieu. Le sport, encore plus que l'international. Je dirais... ouvert très très jeune à il faut apprécier ce qu'on a c'est trop cool d'être toujours positive je pense que ça m'a ouvert les yeux aussi sur autre chose que juste que je voyais un peu à l'école et dans le milieu où j'ai grandi

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super intéressant et du coup avec du recul maintenant ce choix de parcours Sciences Po ESSEC est-ce que tu le referais est-ce que ça finalement c'était la bonne chose à faire pour toi à l'époque

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ouais j'ai jamais vraiment regretté ou voulu faire différemment j'avais fait un an de prépa pour rentrer à Sciences Po ensuite j'avais adoré l'année à l'étranger pour moi d'ailleurs c'est un peu ce qui a j'avais voyagé ça c'est vrai que je ne l'ai pas mentionné j'avais déjà beaucoup courager avec mes parents mais j'ai aussi fait une année donc pendant le parcours Sciences Po t'as un an obligé à l'étranger ce qui est trop bien et donc du coup je suis partie une année en Californie et là bah si c'était vraiment ma première expérience seule pour le coup j'étais plus avec ma famille etc seule à l'étranger et là j'ai vraiment aussi adoré où je sais pas je veux avoir une vingtaine de copains plein de copains tout le temps mais de tous les pays du monde c'était l'Erasmus mais comme c'était pas en Europe on appelait pas ça Erasmus mais c'était pareil et Et ça, j'ai adoré. Et à partir de là, je me suis vraiment dit encore plus. Je pense que c'était une évidence pour moi et que je voulais évoluer. Et en plus, je pense aussi que l'étranger, en fait, j'ai un peu réfléchi et je pense pas mal de temps à écrire et réfléchir. Mais je pense qu'en fait, ça fait que tout est plus compliqué. Et moi, je remarque que je retire pas mal de fierté quand c'est compliqué. en gros et donc du coup le fait d'être à l'étranger bah tu dois quand même tout faire dans une autre langue c'est pas la culture dans laquelle t'as grandi t'es loin t'es seul il y a plein de trucs qui font que franchement on voit toujours le truc ah t'étais en Californie t'étais à Singapour génial ce qui est vrai et j'en suis trop contente de ces choses là mais c'est aussi dur plus dur je pense beaucoup de fois que d'être là où on a grandi avec sa famille à côté bref ça peut être dur de l'autre côté mais Et je pense que ça m'a rajouté aussi, comme si j'avais besoin, ce n'est pas forcément une bonne chose, mais comme si j'avais besoin de toujours me rajouter des challenges un peu plus pour pouvoir à la fin être, pas fière de moi, mais me dire, waouh, j'ai réussi dans un autre pays, dans une autre langue, avec des gens qui ne sont pas du tout comme moi, etc. Et du coup, ça rajoute un peu de piquant, mais des fois, c'est épuisant.

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du

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coup comment est-ce que tu t'es comment est-ce que t'as mis en place alors là du coup on est toujours à l'époque Sciences Po ESSEC c'est une évidence pour toi après Singapour tous les voyages que t'as fait avec tes parents que l'étranger c'est c'est ce qui t'appelle donc tes premiers jobs en tout cas le lancement de ta carrière comment est-ce que tu t'organises et à quoi est-ce que ça ressemble notamment par rapport à cet aspect étranger

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ouais j'avais du coup j'étais sur place entre guillemets à Singapour parce que mon dernier truc scolaire du coup c'était à Singapour et du coup ça me permettait de pouvoir trouver un stage peut-être même un premier boulot là-bas parce que le visa le permettait un peu comme dans beaucoup de pays quand tu fais tes études tu fais un peu d'études bah tu peux rester aussi pour donc j'ai fait un stage d'ailleurs c'était un stage pour une entreprise française justement qui s'implantait en Asie qui s'appelait The Case qui était montée par les frères qui avaient fait pic Xmania, bref. Mais du coup, c'était déjà un projet un peu entrepreneurial et c'était rigolo parce que c'était moi ce qui m'attirait vraiment. C'était une petite boîte, pareil, dans l'action et je ne me voyais pas du tout aller faire un stage dans un cabinet de consulting. J'ai d'ailleurs jamais compris comment on peut commencer par du consulting. Maintenant, je comprends un peu, mais à l'époque, je me disais, mais je ne connais rien. Comment je vais donner des conseils

UNKNOWN

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Moi-même, je n'ai jamais rien vécu dans la vie du travail, etc. J'ai appris que ça te donne une super méthode, etc. Après, mais pour moi, à l'époque, c'était, je veux, je ne sais pas, j'avais vraiment envie de ce truc entrepreneurial. Donc, j'ai fait ce stage qui a été quand même assez dur parce que j'étais toute seule là-bas. Les fondateurs n'étaient pas là-bas. Et c'était dans du retail. Donc, on avait des magasins physiques où je devais tout le temps sur l'équilibre avec une culture chinoise, etc. Donc, c'était quand même, je ne dirais pas le plus simple, mais bon, j'ai commencé comme ça. Mais qui était assez drôle parce qu'à l'ESSEC, dans l'école de commerce, je me souviens que ma directrice de master avait dit quand même vous avez fait l'ESSEC et moi je partais vraiment pour la petite boîte pas du tout organisée etc et ce qui est drôle quand on connait mon parcours après, parce qu'après j'ai bossé pour deux des plus grosses boîtes

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c'est ce que je regarde, j'ai LinkedIn sous les yeux

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et du coup c'était un peu les boîtes qui faisaient rêver tous les étudiants d'école de commerce mais alors moi pas du tout et je me souviens qu'il y avait quelqu'un de chez Google d'ailleurs qui était venu faire une conférence où j'étais allée mais tout le monde écoutait comme comme si c'était le rêve. Et à ce moment-là, ce n'était pas du tout moi ce qui m'attirait. Je voulais la petite boîte. J'ai toujours voulu monter ma boîte. Bref, c'était l'entrepreneuriat. Donc, j'ai commencé un peu avec cette expérience. Et du coup, qui a été hyper quand même difficile parce que je bossais énormément les week-ends, etc. Et donc, j'ai enchaîné sur un VIE qui est un peu un contrat d'expat, ton premier contrat d'expat à l'international dans une boîte d'assurance. Donc, ça m'a donné... Là, c'était plus... on va dire c'était un boulot plus normal en termes d'horaire et ça me permettait aussi de continuer à avoir une vie sur le côté dont le sport qui était important que j'avais un peu complètement mis de côté à ce moment là et voilà et ensuite j'ai enchaîné donc Amazon et Google donc deux grosses boîtes que vous connaissez sûrement mais assez drôle quand même quand vous connaissez ma personnalité et j'avais pas spécialement envie d'y rentrer mais au final c'est des boîtes qui ont justement toutes les équipes sont des gens de partout dans le monde c'est hyper international c'est beaucoup de jeunes et donc au final ça regroupait quand même tout ce qui m'avait fait vibrer un peu jusque là et

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etc et donc c'est ça qui a fait le switch entre entrepreneuriat versus pour le coup énorme boîte

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ouais bah je me suis dit à ce moment là je me souviens à peu près me dire qu'en fait c'est plus simple de passer d'une grosse boîte à une petite quand j'ai commencé à essayer de passer des petites aux grandes ça marchait pas du tout alors que je me suis dit bon en fait si j'arrive à avoir une grande je pourrais aller dans n'importe quelle petite c'est un peu con mais en tout cas c'est comme ça que je me suis dit et un peu au concours de circonstances d'ailleurs via le volet une fille avec qui je vais au volet Marion d'ailleurs si elle m'écoute bref je la remercierai jamais assez mais qui m'a dit ah tu sais je connais quelqu'un qui vient installer Amazon à Singapour ça existait pas et tu devrais peut-être le contacter parce que t'es bonne je te vois bien en sales etc et il cherche des gens justement pour monter le truc sur le site terrain et bon bref et donc du coup j'ai fait les entretiens et ça a marché mais donc du coup ça m'a aussi montré la force du réseau qui est un des trucs que je pense est primordial parce que c'était le réseau via le volet donc rien à voir avec le travail mais c'est ça qui m'a fait rentrer chez Amazon grâce à elle enfin grâce à elle j'ai passé les 5 entretiens etc mais le premier push ça a été via elle je pense que j'aurais jamais moi-même cru que je pouvais aller dans ce genre d'entité et ce qui a fait la différence c'est que Amazon venaient s'installer en Asie et donc mon expérience en magasin d'avoir monté une chaîne de magasin en gros en Asie toute seule en fait mon histoire elle a été je pense aussi dans la vie c'est toujours comme on raconte les histoires et mon stage qui était un peu franchement épuisant et où je l'ai transformé en un super atout pour dire en fait moi je suis dans le magasin je sais comment ça marche donc si je dois convaincre des gens qui sont dans le retail de vendre leurs produits sur Amazon enfin il n'y a pas de problème je sais leur challenge je sais

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comment

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ça marche et du coup ça a marché j'y croyais pas quand ils m'ont dit que c'était bon je m'en souviens encore au téléphone dire non ça a commencé comme ça

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pour moi dans les grosses boîtes on va dire génial donc Amazon quasiment deux ans si j'en crois ton profil LinkedIn et ensuite Google alors je suis très content aussi qu'on fasse cette interview parce que chaque fois que j'ai des conversations tu vois sur des podcasts ou des gens que je rencontre etc où je mentionne que je suis passé par Apple j'ai droit à un flot de questions tu vois et à chaque fois je me dis mais en vrai enfin c'est des questions qui sont intéressantes mais j'ai pas nécessairement eu l'occasion pour le moment de les poser à travers le podcast parce que j'ai pas tous les jours des invités qui ont passé 6

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ans chez Google

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voilà donc là j'ai une liste on en a pour 2 heures non je rigole mais non mais en tout cas moi je suis curieux de savoir un peu déjà en termes de culture tu vois à quoi ça ressemblait à l'intérieur puisque bon Google tu vas nous en parler là mais très brièvement sur ton profil LinkedIn que je mettrai en description de l'épisode s'il y en a qui veulent aller voir tout de suite pendant qu'ils nous écoutent tu as passé quasiment 7 ans et tu as eu quand même des postes je vois un poste head of donc s'il y en a qui nous écoutent head of c'est en gros poste de direction en charge de directrice en l'occurrence des opérations pour l'Europe donc un gros truc donc je suis certain qu'il y a plein de choses très intéressantes que tu peux nous raconter mais peut-être qu'on peut commencer par la culture toi quand t'as débarqué chez Google après les entretiens tu pourrais peut-être nous expliquer comment ça se passe les entretiens aussi mais qu'est-ce que t'as découvert est-ce que c'est vraiment la folie comme on a tendance à le penser vu de l'extérieur un truc hyper bouillonnant super innovant une émulation de fou ou est-ce que finalement c'est une boîte comme les autres mais avec un petit truc en plus effectivement côté innovation

SPEAKER_00

ouais bah déjà les entretiens c'était que j'en avais eu pareil 6 j'avais déjà postulé d'ailleurs au même moment qu'Amazon et j'avais eu Amazon j'avais pas eu Google et j'ai repassé Google une fois que j'avais fait 2 ans chez Amazon et je suis rentrée chez Google après pareil un long process en plus chez Google ils prennent il y a toujours 2-3 semaines entre chaque entretien donc au final des fois tu te retrouves avec des ça fait des mois que t'es en train de passer tes entretiens et donc je l'ai eu la deuxième fois donc c'est aussi si quelqu'un nous écoute et a envie de rentrer dans ses grosses boîtes si on se prend une porte une fois et qu'on veut vraiment ça et bien il faut y retourner parce que ça peut passer les fois d'après ça peut être une autre équipe, un autre moment et j'ai d'ailleurs été recrutée pour le même job donc je sais pas si c'était très intéressant pour moi mais bon bref, deux ans après et je suis rentrée et une fois que t'es rentrée dans ces grosses boîtes là ce que je te disais la force du réseau c'est que au final mon conseil c'est souvent d'essayer d'y rentrer par la porte la plus facile selon ton profil etc donc pas essayer de faire un jump de carrière de dingue parce que il y a tellement de gens qui essayent de rentrer dans ces boîtes là, pour moi en tout cas si vraiment le but c'est d'y rentrer je conseille souvent de je sais pas si on travaille dans les ressources humaines on essaie de rentrer dans le même poste et ensuite une fois qu'on est dedans là tout est possible entre guillemets parce que tu rencontres tout le monde tu peux parler avec tout le monde et là tu crées ton réseau à toi et ensuite tu peux changer et comme t'as dit j'ai pas mal changé parce qu'au final tu rencontres des gens où il y a des nouveaux projets je dirais le truc dur c'est d'y rentrer mais une fois qu'on est dedans ça va donc pas essayer de viser un jump de d'un en essayant de rentrer dans ce genre de boîte si c'est l'objectif mais juste d'y rentrer si possible et une fois qu'on est dedans voilà ensuite sur la culture ouais moi j'ai vraiment aimé surtout au début moi je suis arrivé donc j'étais à Singapour donc super international c'est un bureau assez neuf on était quand même il y avait 2000 personnes donc c'est pas un tout petit truc mais c'est pas les US avec quand j'ai bougé à New York on était 10 ou 15 000 je crois dans le bureau de New York donc il me fallait une demi-heure pour aller d'un côté à l'autre c'est pas du tout ce genre de truc là. À Singapour, c'était plus petit. Et ouais, c'est une super culture dans mon équipe. Ce que je racontais, on était une quinzaine, je pense, et on était vraiment 15 nationalités différentes, voire on rigolait des fois 17 parce que tu en avais toujours un ou deux qui avaient double nationalité, etc. Donc non, j'ai adoré le début. Pour moi, c'était trop cool. C'était le cadre super international. Je bossais beaucoup avec des clients, donc j'étais tout le temps en rendez-vous client en Asie. En plus, c'est toujours en face à face. Ça ne se fait pas du tout au téléphone. Moi, j'aime bien le rencontrer des gens, leur parler. C'était beaucoup d'entrepreneurs justement parce que en gros, mon équipe, on devait trouver des gens qui n'avaient jamais utilisé les solutions Google Ads. Bref, il fallait trouver des entreprises qui n'avaient pas encore utilisé ça, donc ça restait des plus petites entreprises. Bref, j'ai vraiment adoré mes premières années. Ensuite, j'ai bougé aux US avec Google et là, je dirais que ça a changé parce que c'était une complètement différente culture parce que de toute façon, la culture de travail aux US est différente de l'Asie. Je ne saurais pas dire si c'était le changement de continent il y a eu un mix et le Covid bien sûr qui a fait que tous les avantages qu'on a à bosser dans ces grosses boîtes qui sont tu rencontres plein de gens trop sympas t'as la bouffe gratuite qui est incroyable à Singapour on avait les buffets tu peux plus aller dans un hôtel après ça parce que tu te dis bon bref vraiment ça c'est la vérité donc c'est quoi en fait

SPEAKER_03

t'arrives t'as en permanence un buffet qui est dressé et tu te sers à volonté

SPEAKER_00

exactement et t'as je crois que je sais du coup je passais mon temps à faire visiter les bureaux parce que tout le monde veut visiter les bureaux de Google donc même tes clients en final personne n'est intéressé parce que tu vends tout ce qu'ils veulent c'est venir chez Google j'avais d'ailleurs trouvé un truc mes clients je les ramenais juste dans la réception il y avait des salles de bureaux et si je voyais que c'était un meeting un peu intéressant je les faisais visiter parce que sinon ça me prenait une heure de les faire visiter et tout le monde est intéressé que par ça et ouais c'est vrai t'avais des super buffets etc après aux US enfin après je pense que c'était un bureau très neuf aussi t'as des trucs différents mais de manière générale oui et il y a de la bouffe partout oui genre je crois que c'est à plus de tous les 200 ou 300 mètres dans le bureau mais il est énorme le bureau t'as de la bouffe tout le temps partout t'as des cookies enfin vraiment c'est la catastrophe si tu veux faire attention à ce que tu manges ils ont je me souviens plus déjà mais tu prends 10 kilos je crois quand tu rejoins Google ah ouais d'accord voilà c'est pas forcément mais c'est vrai les buffets sont super donc voilà tout ça c'est vrai la culture c'est vrai et donc oui après en bougeant aux US la culture US elle est différente de travail donc on prend pas de pause le midi donc je mangeais toute seule tous les midis même si t'as des super buffets bah t'es tout seul ça c'est un peu j'exagère un peu mais la culture est quand même différente c'est productivité, productivité machin tu vas pas forcément boire un verre après le boulot avec tes gens du boulot parce que tout le monde a sa vie et rentre chez soi et a pas forcément envie de faire le côté social donc c'était un peu différent et oui donc avec le Covid bah on bosse de la maison et donc comme pour tout le monde mais encore plus je dirais pour ce genre d'entreprise où tu dirais la culture c'est vrai vraiment ce qui te garde dans ces entreprises, en fait, avec le Covid, elle est partie. Et voilà. tu restes chez toi et au final, là, tu ne fais plus que le job et tu as moins cette partie autour.

SPEAKER_03

Et le management à la Google, tu le synthétiserais comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Ça ressemble à

SPEAKER_00

quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Pour moi, je trouve qu'il n'y a rien de plus simple, entre guillemets, que d'être un manager chez Google parce que tu dois manager des gens ultra performants, ultra motivés et qui n'ont pas confiance en eux. Enfin, je ne sais pas, tu vois, c'est des performeurs mais qui vont toujours vouloir faire plus. J'étais en tout que de gens comme ça et d'ailleurs c'est épuisant parce que tu te sens toujours nulle parce que tout le monde parle 5 langues et il performe en tout etc et donc du coup pour moi être manager de ces gens là ben c'est du pain béni quoi entre guillemets parce que t'as même pas besoin de leur dire de se dépasser parce que ils le font d'eux-mêmes j'ai l'impression qu'ils arrivent à recruter ces personnalités de performeurs en tout cas moi j'étais en vente donc en plus c'est vraiment c'est du chiffre etc mais j'ai l'impression que tu vois j'avais l'impression de ils arrivent à recruter ce genre de personnes qui vont se donner à fond pour être successful mais il n'y a pas besoin de leur demander de le faire ils le font d'eux-mêmes et moi la première Et ils ont tout un système de promotion où tous les six mois, tu peux être promu. Je ne sais pas si chez Apple, tu avais la même chose. Tu es jugé par tes managers, mais aussi par les gens avec qui tu travailles. Donc, tu as vraiment tous les six mois, tu as une revue de performance, etc. Et donc, c'est un peu la guerre, pas la guerre, mais à essayer d'avoir la promotion et qui va être promu et machin. Donc, en fait, les managers, ils n'ont pas besoin de pousser beaucoup parce que tout le monde veut avoir la promotion. Et comme tous les six mois, tu es remis sur le grill, tout le monde est... On est motivé, quoi, en

SPEAKER_03

gros. OK. ça semble coller l'image qu'on a de l'extérieur en tout cas vraiment cette idée d'émulation pour avoir vu quelques interviews, quelques présentations sur le process de recrutement entre autres de Google c'est vraiment l'impression que ça m'avait donné quand je vivais en Suisse je crois que c'est le siège je vais peut-être dire une bêtise mais c'est là où il y a les équipes en intelligence artificielle de Google à

SPEAKER_00

Zurich en Suisse c'est les ingénieurs pour le En fait, tous les ingénieurs sont basés aux US. Ça reste une boîte très américaine. Et pour l'Europe, ils sont tous basés à Zurich. Ok, donc il n'y a pas

SPEAKER_03

que l'intelligence artificielle alors à Zurich

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est en gros hub d'ingénieurs, mais ça reste une boîte, sûrement comme Apple, où les ingénieurs sont le cerveau, on va dire, de la boîte. Voilà exactement. Donc moi, je n'étais que en vente. Donc mon expérience est aussi sûrement complètement différente de si un jour tu interviews quelqu'un qui était un software engineer, etc. Mais oui, à Zurich, c'est là où, en tout cas, il y a des

SPEAKER_03

ingénieurs.

UNKNOWN

Oui, ok.

SPEAKER_03

et sur ton dernier post pour terminer peut-être sur Google donc head off concrètement tu faisais quoi t'avais quoi comme équipe c'était quoi les enjeux pour toi

SPEAKER_00

ouais alors en fait quand j'ai bougé j'avais déjà un peu en tête le projet de rentrer en Europe ça c'est venu après le Covid j'avais aussi déjà dans ma tête l'idée que je raconterais mais vraiment le truc de me dire bah pourquoi pas faire que du volet etc pour moi dans ma tête ça ça voulait dire je revenais en Europe et donc je voulais un peu tester de revenir en Europe parce que ça faisait 12 ans que j'avais pas vécu en Europe pour moi j'avais un peu ce sentiment pour être honnête de me dire est-ce que c'est pas un échec mais un retour en arrière je sais pas j'avais un peu ce truc de est-ce que ça va quand même me plaire je savais que je voulais pas rentrer bosser en France ça c'était toujours ce truc c'est pas du tout j'adore la France et j'adore y être en vacances mais je pense que c'est ce sentiment encore une fois que je t'ai expliqué d'être dans un contexte où les gens sont différents de moi bref mais donc du coup je m'étais dit je fais un peu tu sais je regarde la carte ok où est-ce que je peux jouer au beach volley et que je peux avoir un job chez Google Barcelone en gros plus ou moins je vous la fais court mais je me dis il y a un petit bureau à Barcelone là il n'y a que 40 personnes donc c'est tout petit et je sais que là je peux m'entraîner et je suis en Europe donc voilà j'arrivais à tout et en gros je regarde chez Google ce qui est super cool c'est que tu peux remplacer des gens pendant 6 mois souvent c'est des remplacements de maternité en gros quand quelqu'un par un congé mat, tu peux prendre leur job, je ne sais pas si tu avais la même chose sur Apple, mais tu peux prendre leur job pendant six mois, mais du coup, c'est trop cool parce que ça te fait un peu un espèce de stage ou au milieu de ton job. Et ça te permet de changer. Il y a plein de gens qui, du coup, tu vas faire six mois dans une équipe complètement différente de ce que tu fais. Donc, c'est hyper intelligent aussi parce que ça te permet de tenter d'autres trucs et de voir d'autres choses et de t'ouvrir. Et donc, du coup, j'ai trouvé ce job-là où là, c'était plus des opérations, donc un peu moins de la vente. Moi, j'avais toujours fait de la vente mais bon au final ça ressemblait c'était juste faire de la vente mais en gros à Barcelone il y avait un partenaire qui était un espèce de call center on va dire qui faisait de la vente pour des plus petits clients mais donc avec beaucoup de personnes au téléphone et donc j'ai géré les opérations de Barcelone à Barcelone c'était un tout petit bureau de gens qui travaillent chez Google mais par contre il y a 2000 personnes qui font quand t'as un problème avec ton compte Google Ads t'appelles et au final tout arrive à Barcelone et c'est là que tout le support en gros est fait et c'était sur un autre produit de Google ça restait dans la partie publicité mais c'était un nouveau produit de Google le détail est moins important mais donc à la fin j'avais peut-être je sais pas dans mon équipe il y avait à peu près une centaine de personnes mais je sais que dans ces boîtes là ils font un peu la différence entre est-ce que c'était 100 personnes qui travaillent chez Google pour moi c'est la même chose mais bon bref et donc du coup il y avait à peu près une centaine de personnes dans ces opérations là qui couvraient toute l'Europe et donc on faisait je m'occupais de gérer tous les problèmes, les lancements des nouveaux produits et de gérer les équipes etc.

SPEAKER_03

ça doit être super intéressant comme

SPEAKER_00

poste ouais pas mal de

SPEAKER_03

diversité j'imagine dans ce que tu faisais au quotidien

SPEAKER_00

ouais tu résous des problèmes principalement et en plus c'était un produit un peu compliqué parce que c'était la première fois que je travaillais sur l'Europe alors que j'avais bossé en Asie et en l'Asie c'est un peu différent mais aux US mais là en gros on lançait un nouveau produit et chaque pays a sa réglementation différente et donc ça devenait un espèce de de sac de nœuds parce que à la France tu peux faire ça tu peux machin mais par contre tu peux pas faire ça en Allemagne et là il faut avoir une autorisation différente bref je vous passe les détails mais donc du coup et comme c'était un nouveau produit je bossais avec les ingénieurs quand même qui étaient aux US qui eux développent le produit donc on pouvait donner des feedbacks aussi aux ingénieurs ce que j'avais jamais fait avant dans mes jobs en vente entre guillemets t'as pas accès à ces ingénieurs qui sont eux encore une fois le cerveau de l'entreprise et là comme c'est une petite boîte et un un un nouveau produit on devait tout le temps leur donner des feedbacks sur les problèmes qu'avaient les clients ce qui se passait etc donc ça j'ai trouvé ça super chouette ça faisait plus petite boîte au sein d'une immense boîte

SPEAKER_03

excellent et donc À quel moment est-ce que tu as commencé à formuler l'idée de peut-être faire du beach volley, ton activité principale

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

C'est

SPEAKER_00

arrivé quand

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je dirais quand j'étais encore en Asie, je m'entraînais, j'ai commencé à adorer le beach, à m'entraîner beaucoup, mais il n'y avait pas de compétition. J'allais de temps en temps en Australie, parce que c'est le plus près, entre guillemets, c'est à quatre heures de vol quand même, mais on allait faire quelques week-ends. Mais sur les sept ans que j'ai passé là-bas, j'ai dû aller faire trois, quatre fois des compétitions. Il y en avait une ou deux par an, à Singapour, mais bon, basta, il n'y avait pas grand-chose. Et par contre, quand j'ai bougé aux US, c'est là que, comme les US, le sport, c'est vraiment une institution, etc., je dirais que c'est là, en passant, quand j'ai déménagé à New York, j'étais à New York en deux ans d'abord, et ensuite à Los Angeles, mais j'étais d'abord à New York, c'est là que ça fait toujours tiquer, parce qu'on se dit, il n'y a pas de visual à New York, mais si. Et donc, c'est là que je dirais que j'ai commencé à jouer déjà plus, et le niveau était beaucoup plus élevé, c'était dur. Les filles, elles sont toutes immenses, c'est des boules de muscles c'est aussi un autre réseau de physique que ce qu'on a l'habitude de voir et là je dirais que j'ai commencé à vraiment me dire, enfin je m'entraînais le matin en fait avant d'aller au boulot, on commençait de 6h à 8h, ensuite je prenais le métro à 4h50, je m'en souviendrai toujours mais mes potes qui avaient des enfants ils me disaient mais pourquoi tu fais ça alors que t'as pas d'enfants bref, mais donc je prenais le métro hyper tôt, j'allais faire mes 2h d'entraînement et je revenais, je prenais ma douche à 9h je commençais mon taf et je faisais mon taf pendant 8h voilà une journée normale mais sauf que moi genre à 11h quand on faisait des meetings moi j'étais déjà levée depuis 4h donc et je bois pas de café donc bref j'étais en déjà j'avais l'impression que je voulais que la journée elle s'arrête quoi et donc je dirais que c'est ça qui a commencé à me faire me dire c'est possible de faire les deux et j'augmentais mon niveau etc mais j'avais cette frustration de me dire bah du coup au volet en fait je suis frustrée parce que je suis tout le temps fatiguée les filles avec qui je m'entraîne elles vont chez le kiné après ou elles vont faire une sieste, moi j'enchaîne je cours et je vais faire mes meetings mais du coup au boulot je commençais à être dans une spirale où je me disais bah les autres ils progressent plus vite aussi parce que moi j'arrive pas, je suis fatiguée, bref un peu ce questionnement déjà de me dire c'est possible de faire les deux mais à quel prix quoi, au prix que je suis mais sur les rotules quoi et à 8h j'allais me coucher parce que si tu te lèves à 4h tu peux pas tu peux pas, bref, vraiment de me dire si c'est possible mais je suis en train de griller toutes mes cartouches de d'énergie et je pense que c'est arrivé jusqu'à un point où vraiment je me suis dit bah en fait je peux pas enfin il faut je me suis dit un peu tu vois peut-être que je pourrais me faire ce cadeau ou faire un choix un peu entre les deux le choix de la raison aurait été de dire bah continue à pousser ta carrière etc mais j'avais ce truc de me dire bah en fait l'autre option elle va s'en aller cette porte là elle va se fermer juste par la force de l'âge et du temps qui passe alors que celle du boulot elle est pour moi en tout cas je m'en suis convaincue je peux y retourner quand je je veux et celle-là il n'y a pas la porte de l'âge et donc du coup ça s'est un peu commencé comme ça et elle me dit pourquoi j'ai toujours rêvé de pouvoir m'entraîner vraiment bien de faire la nutrition, de me reposer c'est pas possible en fait quand tu fais vraiment les deux à fond c'est vraiment dur et je me disais en fait regarde autour de toi qui vraiment, il n'y en a pas beaucoup des gens, il y en a évidemment toujours mais souvent c'est au prix que tu en payes sur toi, sur ta santé ou que tu es épuisé, du coup tu vois j'avais plus de patience, etc. Donc, c'est venu un peu comme ça et ça a pris du temps. Je ne me suis pas souvent... En gros, tu ne démissionnes pas du jour au lendemain comme ça, évidemment. Je dirais que ça a germé pendant au moins deux ans facilement et je ne pensais jamais que je le ferais. Et puis, vraiment, ce truc en moi, je me disais, si je ne le fais pas, je vais regretter. Je n'ai pas envie d'être la vieille version de moi dans quelques années. J'ai quand même à me dire, c'est con. Pourquoi je ne l'ai pas fait alors que c'était possible et que maintenant je peux plus, c'est un peu ce truc du regret moi je dirais qui m'a c'est d'avoir formulé le truc comme ça qui m'a fait me dire mais en fait faut y aller quoi, c'est maintenant

SPEAKER_02

faut y

SPEAKER_03

aller, faut sauter c'est super intéressant parce que en fait c'est drôle et je retrouve un peu tu vois des réflexions que j'avais aussi et qu'il y a pas mal de gens que j'ai interviewé qui ont aussi fait des grosses transitions et finalement on revient toujours à cette notion de mais là il y a une opportunité en fait ce qui fait qu'à un moment donné ça bascule c'est à dire que je transitionne je démissionne et je me consacre à autre chose c'est cette envie de c'est ce rapport au temps en fait comme tu l'as très bien dit tu vois c'est ne pas laisser passer quelque chose je le saisis et puis bon bah je fais confiance à la vie ma capacité c'est à rebondir et peut-être plus tard je reviendrai à une activité pro on va dire plus classique mais j'ai vraiment l'impression que le fil rouge c'est ça tu vois cette idée de dire il y a une opportunité je la vois je l'identifie ça me fait un peu peur d'y aller mais en fait si je la saisis pas elle va

SPEAKER_00

disparaître ouais elle va disparaître je vais m'en vouloir et ouais je sais pas c'est vraiment ce truc de dire je me suis convaincue moi-même que en fait cette expérience déjà de la vivre ça sera une réussite quoi qu'il arrive parce que je m'enlèverais ce regret de me dire toute ma vie si ça tombe j'aurais été une super joueuse alors que si ça tombe pas du tout ça sera une catastrophe et que je vais me rendre compte déjà je commence beaucoup à me rendre compte que déjà c'est pas, j'avais idéalisé tu t'idéalises aussi toujours non mais je veux dire tu vois au moins je me dis de le vivre de toute façon c'est une réussite déjà il n'y a pas de doute parce que je m'enlève ce regret je suis quelqu'un qui a tendance à toujours regretter à me dire j'aurais pu faire mieux, j'aurais du faire comme ça blablabla donc au moins celui-là je me l'enlève quoi qu'il arrive rien que de le faire C'est vraiment de me convaincre comme ça. Et je pense le fait d'avoir déjà bossé avant, tu te dis aussi que tu as un peu ce coussin de sécurité de dire si je veux revenir, c'est possible. Et comme tu dis, ça ne sera sûrement pas dans une de ces grosses boîtes. Ça sera sûrement différemment. Mais je ne sais pas. Je n'avais pas la peur de me dire que je ne retrouverais rien. Ce que j'ai réussi à me construire en me construisant une carrière professionnelle avant. Après, c'est tout le débat entre... Je joue aujourd'hui contre des filles qui ont eu un ballon dans les mains depuis qu'elles ont 5 ans, qui, à 20 ans, sont en centre de formation. C'est un autre parcours complet. Mais je me laisse dire aussi que j'ai d'autres forces. J'ai rencontré beaucoup de joueuses professionnelles qui, à 25 ans, 26 ans, ont un peu peur de ce qui va arriver après. Elles sont toujours en galère pour les sous. C'est compliqué. Il y a d'autres problèmes aussi quand tu as commencé très jeune. De toute façon, je ne peux pas revenir en arrière et je me dis que

SPEAKER_03

j'essaie d'utiliser mes différences comme des forces aussi dans ce parcours-là. Tu l'as mentionné, l'aspect financier, encore une fois, si je me remémore toutes les conversations que j'ai eues avec des gens qui ont fait des transitions, c'est souvent l'aspect financier qui arrive en premier quand tu quittes une situation stable pour autre chose. Toi, c'était un sujet aussi où le fait que tu aies justement eu une longue carrière avant, finalement, ce n'est pas nécessairement ce qui te faisait le plus peur.

SPEAKER_00

Si, ça fait peur. Surtout que le beach volley, il n'y a même pas une once de peut-être je vais gagner un peu de sous. Il n'y a rien. Si tu gagnes un tournoi du World Tour qui est déjà mission, on ne parle pas de... Bref, tu gagnes 800 euros et tu le divises avec la personne à qui tu joues. Donc, autant te dire que tu ne vas pas... Ce n'est vraiment pas... Et ça n'a jamais été un truc de me dire peut-être que je peux me faire des sous, tu vois, là-dessus. Par contre, je ne sais pas, pour moi, comme je te disais, je le vois vraiment comme... En fait, je me suis rassurée, je pense, en me disant, tu vois, c'est un peu comme une année sabbatique. Il y a des gens qui prennent une année ou deux sabbatiques pour voyager, pour... Et donc, du coup, moi, ce que j'ai envie de faire avec ce temps, c'est ça, d'investir en moi, dans m'entraîner. Tu vois, je n'ai pas envie de faire le tour du monde. J'ai envie d'être à un an... Enfin, non, je bouge tout le temps, mais j'ai envie de m'entraîner et d'essayer de progresser, etc. Et donc, je me le suis tourné un peu comme... comme une espèce d'année sabbatique qui, à mon avis, va durer plus longtemps. Mais je pense que ça aide s'il y a des gens qui sont dans ce moment de transition, tu vois, parce que si tu te dis que c'est pour 15 ans, et déjà, de toute façon, je ne vais pas faire du sport à haut niveau pendant 15 ans, mais bref, je pense que dans ces transitions-là, en tout cas, moi, ça m'a un peu aidée de me dire, je me fais ça un an ou deux. Et moi, dans l'idée, c'est que je me dis aussi qu'en fait, je me suis vraiment... Pour moi, je rajoute des cordes à mon arc. En fait, c'est comme si c'était un peu un investissement. Je ne sais pas, il y a des gens qui s'arrêtent pour faire un an de MBA, tu vois. Et pour moi, je me dis que... en fait cette expérience elle va rajouter quelque chose si un jour je veux retourner même dans le monde du travail parce que pour moi les qualités de quelqu'un qui fait du sport à haut niveau c'est les mêmes qu'un performeur dans une entreprise ou un entrepreneur qui s'en sort bien en fait c'est les mêmes et donc du coup pour moi c'est ça que je suis en train de vivre et si je dois pitcher des investisseurs après ou si je dois retourner dans une grosse boîte et bien je vais leur montrer ce que j'ai fait et donc en fait je le vois comme je me rajoute tu vois toujours un peu challenge en plus comme je te racontais depuis que je suis petite mais je me rajoute des cordes à mon arc un peu je le vois comme ça et donc oui bien sûr je dois faire un peu plus attention à ce que je dépense c'est c'est Voilà, mais je le vois un peu, moi, en tout cas, comme un investissement en moi pour le futur. Et je pense que ça va m'ouvrir, j'y crois, ça va m'ouvrir d'autres portes et peut-être des jobs que je pensais même pas exister. Tout ce qui est la partie mentale, je te racontais un peu avant l'épisode, qui est vraiment ce que je découvre de dingue dans cette partie du sport de haut niveau. J'aurais jamais pensé un jour, tu vois, essayer de comprendre mieux ces parties-là. Enfin, je sais pas, je pense que ça, juste, ça m'ouvre. J'apprends tellement sur moi et sur le reste que je pense pas que je perds du temps ni de l'argent en fait je le vois comme un investissement pour plus tard

SPEAKER_03

est-ce que l'investissement sur soi-même c'est pas le meilleur des investissements possibles

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

ça je sais pas je me pose la question dès que j'ai un entraînement tout pourri je me pose la question non par contre ce que je voulais te dire aussi c'est que en vrai il y a cette pression clairement et tu vois je me rendais compte que les premiers matchs que j'ai commencé à faire tu vois après avoir démissionné j'avais quand même changé de vie j'avais repris toutes mes affaires de Los Angeles pour rentrer enfin tous ces changements et en fait En fait, je pense que je me mettais une pression. Je commençais un match en me disant je ne peux pas perdre. Je ne peux pas perdre. Ce n'est pas possible. J'ai lâché mon boulot. J'ai lâché ma situation confortable parce qu'évidemment, tout le monde te ravage ça dans tes oreilles. J'ai lâché mon visa américain pour vivre aux États-Unis. Je mettais tout dans le panier. Je commençais mon match en me disant je m'entraîne tous les jours. Je ne peux pas perdre. Ce n'est pas possible. Je perdais à chaque fois parce que tu ne peux pas passer tout ton temps. Je sais que dans ton sport c'est un peu différent mais tu peux pas passer tout le match à me dire c'est pas possible je peux pas perdre j'ai tout lâché pour ça enfin bref et du coup c'est là aussi vraiment que je me suis rendu compte que du coup je me mettais une pression que je stressais et c'est aussi parce que je mettais tout ce changement de vie sur le volet alors qu'en fait il faut vraiment que j'arrive à séparer les deux j'ai fait ce changement de vie parce que comme je t'ai expliqué je voulais pas regretter et j'utilise mon temps et mon argent etc pour faire ce projet mais essayer en tout cas de les dissocier un peu parce que sinon tu commences un match avec 20 kilos sur les épaules et dans un sport où il faut avoir des réflexes et il faut être rapide tu peux pas, t'es tout lent voilà, je pense que ça rajoute quand même un peu cette pression

SPEAKER_03

Parce qu'en termes d'objectifs sur cette coupure que tu t'octroies, moi je suis 100% d'accord avec toi, je trouve que c'est absolument génial et super inspirant que tu aies osé te lancer, quitter un job, tu le disais, une situation forcément très confortable, financièrement, un revenu stable, etc. Pour te consacrer à une passion qui ne pourra pas te rémunérer, puisque ça, ça a l'air d'être très clair. Oui. mais que tu vois comme finalement un investissement en toi, une opportunité de grandir. Est-ce que tu as quand même d'un point de vue attente vis-à-vis de toi-même

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Est-ce que tu sais déjà où tu veux aller d'ici un an, deux ans, trois ans, que ce soit en termes de résultats, en termes d'amélioration de ton jeu, en termes d'équilibre de vie

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Est-ce qu'il y a des choses comme ça que tu as déjà clairement

SPEAKER_00

identifiées, que tu vises

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En fait, à la base, mon projet, c'était vraiment de jouer des tournois internationaux. Au beach volley, tu as trois niveaux différents pour les tournois internationaux et en gros t'as un peu comme je pense le tennis tu vois où t'as des tournois ATP mais différents t'as les grands chelems donc là t'as Nadal etc mais t'as aussi plein d'autres tournois de haut niveau qui sont en dessous bref et donc au bisouvelé c'est un peu pareil t'as trois catégories comme ça donc la plus haute catégorie c'est en gros les équipes qui vont au JO enfin qui essayent de se qualifier pour les JO etc mais moi mon but c'était de jouer les tournois qui s'appellent Futur donc les tournois internationaux donc représenter la France donc déjà ça a été discussion enfin de parler avec la fédération française parce que j'avais jamais joué en France donc de pouvoir prouver tous mes résultats donc ça a aussi fait partie de je l'oublie limite maintenant mais il a fallu aussi un peu pas se battre mais tu vois expliquer mon parcours d'où je venais et montrer mes résultats aux Etats-Unis mais que j'avais pas de résultats en France donc il y a eu cette partie là et ensuite j'ai fait j'ai commencé d'ailleurs en j'ai fait j'ai été m'entraîner, je me suis entraînée, bref, et j'ai fait des tournois internationaux que j'ai commencé avec une joueuse française, donc en fait le challenge dans ce sport, c'est vraiment de, et dans mon projet, c'est de trouver la personne qui va être avec moi, parce que c'est pas un sport individuel. Donc ce qu'on oublie dans tout ça, c'est que c'est bien beau que moi je veuille m'investir à fond et mettre de l'argent et du temps et de l'énergie, mais je dois convaincre quelqu'un de venir le faire avec moi. Et cette personne, attention, accroche-toi, les critères, la liste de critères de cette personne c'est pire qu'un couple en gros je t'explique en gros il faut que je trouve une française donc déjà ça réduit moi qui ai habité à l'étranger et qui ai zéro connexion en France il faut qu'elle soit française moi je joue en défense donc on est deux mais on a chacun un rôle sur le terrain donc il faut que je trouve quelqu'un une bloqueuse donc c'est celle qui est au filet de manière générale c'est une très grande quelqu'un qui est très grand et qui est au filet pendant que moi j'essaie de défendre les balles derrière euh il faut qu'elle ait l'envie, il faut qu'elle ait un peu d'argent, parce que comme on a expliqué, tu ne gagnes pas d'argent, mais il faut en dépenser pour y aller, aller jouer à un tournoi, même si c'est en Europe, à chaque fois, ça a des coûts, et ça, bon bref, toi, je te fais Alice, mais en final, c'est le challenge principal, c'est ça, c'est trouver la personne, si elle m'entend, non, je rigole, mais du coup, j'ai déjà fait, j'ai commencé, mais en fait, à la base, je voulais vraiment trouver une fille, et faire tout, ensemble. Et en fait, je me rends compte que dans ce projet, il va y avoir des partenaires différents, différentes. Et donc, j'ai eu l'opportunité et la chance de jouer avec Déborah Jaoui, qui avait joué en équipe de France pendant assez longtemps et qui a eu deux enfants maintenant et qui habitait aussi en Espagne. Donc, je lui ai un peu expliqué mon projet, etc. Et donc, elle m'a dit, moi, ça ne m'intéresse plus de jouer au niveau et de... Enfin, je l'ai déjà fait, quoi. Maintenant, j'ai mes enfants et tout, mais un peu pour te lancer, je suis d'accord de faire un ou deux tournois avec toi, etc. Donc, ça, c'était c'était une super expérience, mais je savais que c'était juste pour un ou deux tournois, mais j'ai eu l'opportunité, on a joué à Madrid, un tournoi du World Tour déjà, et on a joué à un autre tournoi international qui était en France, et ensuite, là, j'en jouais à Mallorca avec une autre joueuse française que j'avais été rencontrée, j'étais allée passer trois jours chez elle, donc c'est des expériences, je passe mon temps à tout noter, mais je ne la connaissais pas, et je suis allée chez elle pour s'entraîner pendant trois jours, tu vois, c'est bizarre, t'es jugée sur le sport et tout, c'est des expériences que voilà j'aurais jamais vécu sinon et donc là on va jouer un autre tournoi du World Tour ensemble qui a une étape à Mallorque justement dans un mois et voilà et donc en fait mon idée initiale de m'entraîner tous les jours avec la même joueuse et que ça soit une française et qu'on puisse jouer les tournois du World Tour pour l'instant c'est plutôt avoir des partenaires différentes et tu vois s'il y a une fille qui me dit go on y va j'y vais quoi et en attendant je m'entraîne avec ma partenaire avec qui je joue le championnat national euh Et là, on s'entraîne tous les jours ensemble, etc. Mais donc, je suis un peu en gros entre... Si j'arrivais idéalement à trouver une joueuse française qui pouvait s'entraîner tous les jours avec moi, ça, c'est le graal, l'idéal. Mais sinon, j'ai appris à moins planifier et à être plus flexible et me dire si l'opportunité... Et dans ce sport, ça arrive parce que quelqu'un peut se blesser. Il y a une fille qui est dispo. Ou alors, tu ne sais pas, elles se sont engueulées. Ça arrive aussi. Donc, du coup, il n'y a rien qui est dispo. Et donc, en fait, c'est aussi un challenge. C'est un sport... On me dit des fois, c'est un sport individuel à deux. Parce que tu dois être techniquement, et tes points sont individuels, par exemple. Mais par contre, tu es une équipe. C'est un peu bizarre, mais c'est en tout cas un des challenges que

SPEAKER_03

j'ai. Ok. Ok, ok. Super intéressant. Effectivement, quand tu le dis, ça paraît évident et tout bête, mais oui, il faut... en étant deux, les challenges, les enjeux, parce qu'au-delà d'avoir quelqu'un qui, comme tu disais, qui est plutôt bloqueuse, française, à peu près du même niveau que toi, il faut aussi, j'imagine, qu'elle ait les mêmes objectifs que toi. C'est-à-dire que si elle, elle est juste à un niveau, je ne sais pas, niveau 3 sur 3, mais que toi, ton objectif, c'est d'aller sur le niveau 2 ou d'être prête d'ici mois alors qu'elle se donne plutôt un an et demi ouais effectivement ça fait beaucoup de paramètres

SPEAKER_00

ça fait beaucoup de paramètres et aussi c'est con mais c'est important aussi je m'en rendais peut-être moins compte mais en fait tu passes un temps ensemble qui est c'est vraiment comme une relation de couple parce que t'es deux et c'est aussi bien de s'entendre tu vois en dehors du terrain parce que tu vas perdre beaucoup plus de fois que tu vas gagner en statistique et tu passes tu vois un tournoi tu voyages enfin en fait tu passes énormément de temps en dehors du terrain donc en plus il faut que ça accroche un peu tu vois genre ça existe des équipes qui s'entendent pas du tout mais qui jouent bien ensemble et machin mais c'est quand même compliqué quoi donc il faut aussi trouver quelqu'un avec qui ouais enfin ça passe bien et t'as pas envie non plus d'être tout le temps enfin ouais c'est quand même c'est pas simple en plus

SPEAKER_03

de tout ça et t'as des exemples d'équipes autour de toi qui ont réussi à qui fonctionnent très bien ensemble et tu vois qui ont réussi à skier des matchs à trouver à se trouver des profils complémentaires etc

SPEAKER_00

alors du coup il y a des équipes il y a les équipes fédérales françaises il y en a deux en gros en France la France elle a deux équipes fédérales donc elle c'est leur métier elles sont payées par la fédération enfin je ne les connais pas du tout personnellement donc je ne sais pas comment ça se passe après c'est le monde un peu fédéral on va dire et après au Bitvoilé tu peux aussi être comme moi en projet sur le côté autofinancé donc tu n'es pas sous l'égide de la fédération la fédération c'est elle qui t'inscrit au tournoi donc pas n'importe qui peut s'inscrire la fédération doit quand même dire ok elle sait jouer au volet mais après c'est pas la fédération qui te finance mais non et moi en gros là en ce moment par contre donc j'ai une amie qui était que j'avais rencontrée à Los Angeles quand j'habitais à Los Angeles le seul problème elle a tous les critères sauf le français et en gros je me suis dit bah pour l'instant c'est top parce qu'on arrive à progresser ensemble elle est venue elle est venue à partir de juillet mais on a fait un petit bout de la saison ensemble donc on a fait plein de matchs ensemble on commence à mieux se connaître elle fait 1m92 donc elle est très grande et donc du coup non et vraiment on est amis à la base aussi enfin amis parce que je la connaissais pas non plus tant que ça mais bon bref c'est cool parce qu'on partage aussi beaucoup de temps en dehors comme je te disais même là à Mayork on s'entraîne pendant 3 mois on vit ensemble quand tu vois c'est des trucs où t'as plus forcément l'habitude etc mais bon bref donc je dirais que même l'exemple là que je vis en ce moment c'est pas facilement plus parce qu'il faut réussir à communiquer moi je sais que c'est un je pense que cette expérience elle va aussi beaucoup m'apprendre sur moi mais la communication encore une fois comme je te disais c'est pareil pour un couple mais en fait tu dois réussir à savoir qu'est-ce qui tu vois dans un match si moi ça va et elle ça va pas trop qu'est-ce que je peux faire pour l'aider si les passes qu'elle me fait ça va pas comment je lui dis parce que sinon enfin tu vois je sais pas c'est difficile il faut réussir à être direct que je ne suis pas du tout mais en même temps pas trop enfin bref je pense que je vais apprendre aussi beaucoup là dessus sur la

SPEAKER_03

communication si tu regardes les toutes meilleures équipes du circuit tu dirais c'est quoi qui fait leur différence parce qu'avant qu'on commence tu parlais un peu de ta découverte que tu t'attendais à ce que physiquement cette expérience elle soit extrêmement exigeante et bon je pense qu'elle l'est mais que tu n'avais peut-être pas forcément en tête l'aspect mental psychologique et du coup je me demande les toutes meilleures équipes est-ce que c'est ça leur différence c'est ça qui explique leur niveau de performance c'est qu'elles sont très fortes à la fois physiquement et mentalement stratégiquement

SPEAKER_00

ouais moi en tout cas c'est vraiment la grosse découverte pour l'instant donc je suis encore un peu au début même si j'ai commencé en gros en mars donc bref on va dire encore dans l'année 1 de ce projet mais pour moi c'est vraiment la grosse découverte c'est le poids du mental dans tout ça en fait et avant comme je bossais en même temps etc bah je faisais entre guillemets le strict minimum qui était d'aller à l'entraînement et à la muscu mais c'est tout quoi, j'avais pas du tout le temps, ni pris le temps, ni rien fait d'autre et je dirais que là en ayant joué des compétitions beaucoup plus de compétitions et à beaucoup plus haut niveau, c'est vraiment ce que je me suis rendu compte, c'est comment je dirais le stress, après des fois tu vois des équipes, ça fait des années et des années et des années qu'elles jouent tu vois donc c'est aussi dur, t'as ce truc de te comparer, que moi j'ai vraiment ce truc tout le temps de me comparer à me dire qu'elles sont meilleures physiquement elles sont toujours tout mieux que moi mais ouais c'est vraiment la partie mentale je suis pas dans leur tête mais en tout cas je me rends compte que pour jouer à ce niveau il faut vraiment être fort dans la tête et réussir à être dans le moment présent ce qui pour moi est le truc le plus dur c'est que dans le sport tu peux pas te cacher là c'est un sport où t'es deux t'es deux sur le terrain donc en fait si t'arrives à rien faire et ben tu peux pas te cacher derrière quelque chose ou quelqu'un y'a pas de changement de joueur, il n'y a rien. Tu es là et tu dois gérer avec tous les éléments et le pire, c'est ce qu'il y a dans ta tête. J'ai pas mal essayé de bosser là-dessus et encore, je suis au tout début, mais de ne pas déjà me dire dans ma tête que tout le monde est en train de se dire que je suis nulle, de me concentrer sur le ballon, de me concentrer sur les trucs que je peux contrôler moi, c'est-à-dire bouger mon... Depuis le début, j'ai eu pas mal de stress et c'est encore... Et ça me paralysait le corps, le fait d'être stressée. Et dans un sport, comme je te disais, où il y a beaucoup de réflexes, je me rendais compte que c'était compliqué. En fait, tout vient de la tête. Si dans ta tête, tu es déjà, par exemple, en train de te dire« je ne peux pas perdre» ou tout le monde est en train de se dire que je suis nulle, les deux exemples que je t'ai donnés, ce n'est juste pas possible. Mais pour ne pas le penser au moment… où tu es sur le terrain et où ça ne va pas, ça se travaille à mort. Et ça, je ne m'en rendais pas compte. Je ne sais pas ce que je pensais. Je ne pensais rien, je pense. Mais je me rends compte que c'est vraiment dur d'être dans le moment présent, concentré, toujours concentré. On est dans un monde, moi qui ai travaillé chez Google, où ils créent des algorithmes pour qu'on ne se concentre pas. Là, on demande l'opposé. Il faut être juste concentré sur une chose. et c'est tout et oublier tout le reste et en vrai c'est difficile

SPEAKER_03

Oui, je suis assez d'accord avec toi. Parce que la durée d'une partie, d'un match, c'est quoi généralement

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En général, on me dit que tu dois gagner deux sets pour gagner le match. Donc, ça peut aller jusqu'à trois sets. Si ça fait un set chacun, il y a un troisième set de 15 points. Les premiers sets, c'est 21. Donc, le premier qui est à 21. Et si ça va au troisième set, c'est 15 points. En temps, je dirais que ça peut varier entre... je sais pas, 45 minutes à une heure, jusqu'à une heure et quart, peut-être une heure et demie max. Il y a pas mal de pauses, mais t'as des... Non, t'as que un temps mort, d'ailleurs. Je dis pas mal, mais non, t'as un temps mort. Mais ouais, on va dire souvent un match, c'est 45 minutes, une heure, quoi. mais bon dans le sable c'est

SPEAKER_03

quand même en termes de concentration tu vois pour rester focus je fais le parallèle avec le judo moi c'est le judo que je faisais mais c'est 3 c'est 5 minutes un combat en fait

SPEAKER_00

après tu vois c'est un enchaînement de balles donc en gros j'avais un coach qui disait ça chaque balle c'est un nouveau match tu vois alors c'est pendant le ballon tu te comptes tu dois être concentré à fond et dès que le ballon il est par terre et bien là c'est là que tu dois respirer tu vois souvent les joueurs de bisoulet ils vont nettoyer leurs lunettes ils vont remettre la ligne et en fait t'essayes de te remettre dans ta bulle pour repartir, c'est un autre ballon qui t'arrive dans la tête. Et donc, du coup, c'est toujours pareil, on disait, c'est laquelle la balle la plus importante au volet, c'est la suivante. Parce que celle qui est avant, tu ne peux plus rien faire, donc ça ne sert à rien d'être dans ta tête à dire, merde, j'ai raté mon service, ce n'était pas le moment, machin. Ça, il faut l'oublier, il faut réussir à l'oublier et réussir à se concentrer sur le prochain ballon. Donc, il y a beaucoup de parallèles avec la vie, d'ailleurs, que je fais souvent parce que dans la vie, c'est pareil des fois ça sert à rien de se plus rien changer de ce qu'on a fait mais comment on peut améliorer la prochaine ok j'ai raté mon service bah la prochaine fois je vais bien faire le geste technique bien monter mon bras pour pas penser au petit geste technique enfin bref mais ouais c'est un jeu d'erreur donc c'est celui qui va faire le moins d'erreurs qui va gagner il faut accepter l'erreur et réussir à être vraiment concentré pour que chaque opportunité tu la convertisses

SPEAKER_03

Est-ce que tu as déjà des outils mentaux, des sortes de schémas que tu mets en place maintenant que tu as... Ça fait quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça fait... Ça fait

SPEAKER_03

six mois que

SPEAKER_00

tu es... Je m'étais allée m'entraîner un peu aussi. On va dire, j'ai commencé en janvier pour que ça soit plus simple, mais donc ça va faire six, huit mois, entre guillemets. Oui, je pense que il y a plein de... J'écris beaucoup. Je sais que ça, ça m'aide. Je le faisais moins avant. Mais ça, c'est pas... Je sais que j'écris beaucoup. J'ai un petit carnet. J'adore écrire, mais j'ai un petit carnet où j'ai toutes mes notes pour le voler. Ça, c'est plutôt tous les conseils qu'on me donne ou des sensations que j'ai ressenties, etc. Et sinon, j'ai aussi tout ce que je note sur ce qui se passe dans la vie. Ça, ça m'a aidée. J'ai contacté, du coup, Olivier, je te disais, qui avait fait le podcast aussi, qui est préparateur mental. On a juste fait une session ensemble sur la visualisation, mais Et moi, j'ai jamais vraiment... J'en ai déjà entendu parler, évidemment, mais j'ai jamais vraiment fait. Et... je pense que, oui, plus j'en parle aussi avec des athlètes qui ont, ça fait longtemps qu'ils jouent, de pouvoir refaire, de voir toutes les options dans ta tête avant même de les avoir jouées ou de refaire tes gestes techniques dans ta tête au final parce que sinon, t'es épuisée physiquement si tu les fais tout le temps. Donc non, ça, je pense que ça va pouvoir m'aider. La méditation, pareil, en fait, c'est tous des trucs où je sais que ça existe mais j'ai jamais, j'ai jamais vraiment, j'essaye de plus en plus mais ça reste encore pour moi dur en fait. Je sais pas par où commencer je sais pas il faut vraiment persister en fait c'est vraiment j'essaye maintenant de plus en plus de me dire en fait c'est de la muscu de la muscu de mon cerveau ça fait maintenant que je fais beaucoup du beat je vais me dire au moins 5-6 ans que je vais à la muscu 3 fois par semaine mais par contre je fais pas de muscu pour mon cerveau j'avais aussi bref d'en faire comment de faire au moins quelques fois par semaine bah en fait c'est nécessaire j'essaye de le voir comme ça et donc du coup de me dire ça fait partie du travail c'est

SPEAKER_03

d'entraîner mon cerveau je pense que tu l'as très bien résumé l'analogie elle est excellente c'est de la muscu pour le cerveau clairement

SPEAKER_00

et la muscu j'y vais le matin et je fais mes petites répétitions tu vois et je me pose pas non plus mille questions justement et je le fais pas pour mon cerveau donc c'est work in progress mais j'ai aussi j'avais bossé aussi avec un coach mental Rémi qui m'a beaucoup aidé au début justement c'était surtout sur la confiance en moi que j'ai toujours pas beaucoup mais qui est essentielle dans le sport et dans le sport de haut niveau donc Il y a plein de trucs à travailler, mais justement, je trouve que c'est hyper intéressant. Et comme je te disais, je m'étais tellement dit que la clé, ça allait être de m'entraîner à outrance parce que j'avais l'impression que c'était ça. Pour être fort, il faut s'entraîner. Ça fait partie, c'est vrai. Je m'entraîne quand même trois heures par jour, donc ce n'est pas rien. Mais le reste du temps, il y a plein d'autres trucs que je peux faire sans épuiser mon corps qui peuvent vraiment m'aider dans ces moments où j'arrive. de l'avoir vécu aussi je pense d'avoir été dans ces moments où t'es dans ta tête et tu peux rien faire y'a rien qui marche j'ai joué des fois à des niveaux c'était pas mon niveau mais de stress bref et du coup tu veux pas que ça se reproduise donc c'est hyper intéressant j'apprends doucement mais je trouve ça chouette c'est un tout nouveau domaine pour moi

SPEAKER_03

Comme tu le disais, si c'est l'opportunité d'apprendre de nouvelles choses, de découvrir de nouvelles choses, d'investir en toi, effectivement, la partie mentale, c'est peut-être le meilleur cadre, le sport de haut niveau pour s'essayer à de nouveaux exercices.

SPEAKER_00

Carrément. Et comme je te disais dans mon idée, de toute façon, pour moi, la vie, il y a plein de vies dans une vie, entre guillemets, mais c'est des choses qui feront que, toujours dans ce que je te disais, mais pour moi, c'est des super atouts, qu'on soit après dans le monde de l'entreprise ou entrepreneur

SPEAKER_03

ou ce sera

SPEAKER_00

forcément des forces

SPEAKER_03

que j'aurai travaillé donc voilà c'est clair parce que comme tu le disais tu disais que le volet c'est une très bonne école de la vie par rapport à cette notion de on n'a pas contrôle sur ce qui vient de se passer donc on se concentre sur la suite finalement moi j'ai envie de te dire c'est presque le sport en général dès que tu le fais à un certain niveau comme toi Je pense que tu as forcément des apprentissages qui sont exploitables dans d'autres domaines, on va dire, que juste le sport. Et tu parlais tout à l'heure d'entrepreneuriat. Je ne sais pas si demain, tu dois effectivement pitcher, comme tu disais, à des investisseurs. Oui, la capacité à tout de suite rebondir quand tu en as un qui sort son téléphone en plein milieu de ton pitch ou qui regarde en l'air. Je pense que là, ce sera typiquement le genre de situation où tu auras des skills développés dans le sport transposables dans le milieu corpo.

SPEAKER_00

ouais et des fois c'est ce que j'essaye de me dire aussi c'est que et comme peut-être beaucoup de gens qui font des transitions etc c'est que les autant je me dis tout le temps peut-être que ça va me servir plus tard mais j'essaye aussi de plus en plus de me dire ok qu'est-ce que j'ai que je peux utiliser tu vois parce que quand on fait une transition comme ça ou qu'on change de boulot on n'a pas rien fait les dix dernières années tu vois et des fois je me retrouve encore une fois je te remets la situation moi j'ai 34 ans et j'arrive les filles elles ont 20 ans 25 ans physiques elles ont fait tous les centres de formation blablabla et de plus en plus je me dis ok mais moi qu'est-ce que j'ai qu'est-ce que je peux utiliser tu vois que et donc là dans l'idée c'est bah par exemple moi ça fait dix ans que j'analyse des données pour chaque décision que je dois prendre etc donc j'essaye aussi de me dire tu vois je regarde beaucoup de matchs que je vis enfin je regarde des vidéos de gens qui jouent aussi pour et en regardant ok quels sont les points qui marquent et je m'en fais je m'en fais je m'en fais pour me dire en fait s'il y a une fille qui se sur ce coup-là, elle marque 9 fois sur 10, qu'est-ce que je me fais chier en essayant d'en avoir, en savoir tous les faits. J'exagère, mais en gros, c'est aussi savoir s'il y a des gens, encore une fois, qui écoutent et qui sont dans ce genre de reconversion, on ne perd pas non plus tout ce qu'on a fait avant et peut-être que je vais perdre un match, mais je vais avoir la capacité de me dire, OK, qu'est-ce que j'ai appris de ce match

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

OK, cata, mes services n'allaient pas du tout, blablabla, et d'avoir la capacité de rebondir que peut-être je n'aurais pas eu ou que quelqu'un n'a pas 20 ans donc c'est d'essayer d'utiliser aussi les forces qu'on a en nous parce qu'on les a développées dans un autre cadre complètement et voir comment on peut les adapter et vraiment je pense que les deux mondes ils sont plus vides dans un monde à l'autre en fait c'est le même monde clairement et c'est vraiment les mêmes choses qu'il faut savoir faire le réseau, on parlait en entreprise là c'est pareil, quand je te dis d'essayer de trouver une joueuse, comment je fais pour essayer de trouver une joueuse française, c'est que pas du réseau etc c'est vraiment la même chose donc des fois ça rassure aussi c'est pas non plus un changement à 360°parce qu'on utilise les mêmes choses

SPEAKER_03

tu repars pas de zéro et t'as forcément des compétences qui sont transferables c'est super intéressant est-ce que t'arrives déjà donc ça fait 5 ans c'est ça 5-6 ans que tu fais du volet

SPEAKER_00

du volet en tout j'avais

SPEAKER_03

commencé à 15-16 ans et Beach Volley donc 5-6

SPEAKER_00

ans je

SPEAKER_03

dirais que ça fait 5-6 ans et donc là 6 mois depuis que c'est ton activité principale est-ce que tu arrives déjà est-ce que tu as suffisamment de recul, suffisamment de temps qui s'est écoulé depuis ta transition donc ta démission de chez Google pour que tu arrives déjà à dire ce que l'expérience t'a apporté humainement jusqu'à présent la manière peut-être dont tu as déjà donc tu t'es toi déjà vu grandir depuis janvier 2023 quand tu t'es

SPEAKER_00

lancé ouais bah déjà j'ai été dans plein de situations enfin j'ai voyagé j'ai rencontré tu vois j'ai essayé de trouver un endroit pour m'entraîner donc j'ai été rencontrer des coachs différents et du coup d'essayer de comprendre comment ils voient le truc vendre un peu mon projet aussi etc à d'autres personnes donc non je vois déjà c'est toujours dur de regarder un peu le chemin parcouru mais clairement de rien que d'avoir eu l'autorisation par la fédération, d'avoir déjà fait deux tournois du World Tour maintenant de m'entraîner dans un centre de formation avec une super joueuse donc il y a clairement du chemin parcouru sur le terrain je le ressens aussi il y a beaucoup de choses qui ont progressé, après comme tu sais tous les jours tu as du mal des fois à vraiment te dire tu as vraiment progressé donc ça des fois c'est les autres aussi qui peuvent me le dire mais je pense que en fait c'est vraiment j'ai l'impression d'avoir déjà je sais pas c'est un peu une philosophie de vie mais je sais pas si elle est vraiment attribuée à ce changement de vie mais un peu c'est vraiment tout ce que je fais me dire que c'est que un apprentissage et je le faisais moins dans mon monde du travail je pense et dans là mon projet que je fais j'ai vraiment ce truc de me dire peut-être parce que je me suis dit que quoi qu'il se passe de le vivre, ça serait une réussite, mais c'est vraiment ce truc de me dire, ok, tu vois, je sais pas, je perds, j'ai perdu des matchs beaucoup trop tôt dans la compétition, il y a eu des milliards de trucs qui se sont passés, mais c'est vraiment comment, comment, qu'est-ce que j'apprends, et j'avance, tu vois, alors j'ai pas l'impression qu'à chaque fois, je me dis dans ma tête, ok, bah, c'est pas une catastrophe, pas grave, on avance, qu'est-ce que j'ai appris, on avance, on avance, on avance, en tout cas, je le faisais moins dans mon travail, quand on est dans le comme peut-être c'est aussi un projet qui me plaît à fond et

SPEAKER_02

que

SPEAKER_00

je suis passionnée et que je suis à fond dedans mais ouais et je pense que ça m'aide aussi dans tu vois à moi enfin c'est pas grave on avance on avance on apprend et j'essaie de me rappeler la plupart du temps dès que j'ai un peu des moments de coup de mou ou je suis négative de me dire qu'en fait j'apprends plein de trucs et que voilà ça aide beaucoup je trouve qu'à chaque fois de me dire c'est pas grave j'ai perdu mais ok et d'ailleurs de plus en plus tu vois ces défaites je sais qu'on dit toujours qu'on apprend plus de nos défaites que de nos victoires mais vraiment tu vois il y a des défaites qui ont fait tellement mal qu'il y a plein de matchs que je commence et avec ma coéquipière on rigole des fois et on se rappelle ce moment ça peut pas arriver c'est pas possible donc en fait en vrai c'est vrai que t'apprends aussi de tes défaites et ces moments là ils font mal quand t'as voyagé tu t'es entraîné t'as payé pour ton truc et t'arrives et t'arrives pas du tout à jouer et c'est fini mais bon tu rentres les fois d'après on va dire aussi avec cette expérience et que tu veux pas que ça se reproduise ou tu veux que ça se reproduise et t'avances et voilà donc voilà je pense que j'ai vraiment ce truc de me dire il faut vivre ce truc à fond et le pire truc ça serait que j'ai fait tout ça et que je kiffe pas et d'ailleurs ça m'arrive souvent mais j'essaie de me rappeler en fait le pire truc ça serait de me dire j'ai fait tout ça et en fait ça a été que dans la douleur et ça l'est beaucoup aussi là je dis que tout est cool etc mais évidemment il y a plein de moments de doute où c'est dur etc mais ce serait dommage de me gâcher le truc sans me rappeler qu'il faut aussi en profiter et que je suis là pour apprendre et que au pire, il ne peut rien vraiment se

SPEAKER_03

passer de Qatar. Oui, c'est clair. Tu connais la notion de

SPEAKER_00

growth mindset

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, tout ce qui est autour du développement personnel. Cette

SPEAKER_03

idée de dire, en fait, quand tu t'expliquais cette notion d'apprentissage permanent, qu'on apprend dans la défaite, etc., et que l'idée, c'est d'observer, j'avais un peu l'impression d'avoir un peu un œil externe, d'observer de l'extérieur et utiliser chaque opportunité de s'améliorer enfin chaque expérience comme une opportunité de s'améliorer en fait ça m'a vraiment fait penser à ce concept on l'utilisait beaucoup chez Apple Growth Mindset versus Fixed Mindset et pour en avoir déjà parlé avec des coachs préparateurs mentaux athlètes etc j'ai quand même l'impression que ça fait une grosse différence quand t'as cet état d'esprit c'est à dire que tu cherches vraiment à t'améliorer de manière permanente et pas à rester tu vois camper sur tes positions non mais c'est comme ça c'est ça que je vais le faire et il faut absolument que je gagne, etc.

SPEAKER_00

Carrément, et je pense que c'est rigolo parce que c'est un peu une force en moi que je ne pensais pas avoir. il y a un des coachs, on jouait du coup avec ma coéquipière, donc je vous disais qu'il fait 1m92, elle clairement, elle a le profil de la voléeuse de haut niveau, elle joue très bien, etc. Et du coup, il nous disait un peu nos points forts et il disait qu'elle attaque hyper fort, par exemple, moi je ne sais pas forcément mon point fort, etc. Bref, Et moi, il m'a dit... Qu'est-ce qu'il m'a dit

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je sais plus comment il me l'a tourné, mais en gros, moi, j'étais hyper motivée. C'était un truc, genre, limite, j'avais envie de pleurer, quoi. C'est horrible. Elle, physiquement, il y a tout qui va et tout. Et toi, t'es hyper motivée. Genre, c'est horrible. Mais en fait, c'est pas du tout ça qui... C'est pas comme ça qu'il voulait dire. Mais en vrai, je me rends compte que ma... En fait... on a parlé un peu du mental, etc. Je pense qu'il y a des moments où j'ai un mental... J'ai l'impression que je stresse et que je perds mes moyens, mais j'ai quand même un mental hyper fort, mais dans la... Tu vois, me remettre au travail, travailler plus dur, rien lâcher, rien lâcher, et je m'en rends compte, il n'y a pas beaucoup de monde... Enfin, tu vois, je pensais que c'était un truc que tout le monde a, et vraiment, tu vois, de toujours s'en mettre en question, d'essayer de faire mieux, toujours pousser, pas lâcher, pas lâcher, pas lâcher, et le nombre de fois où il y a des filles à entraînement qui s'arrêtent... Je ne dis pas que ce n'est pas bien, et bref chacun son truc mais en tout cas moi je m'étais pas rendu compte que c'était cette mentalité de toujours vouloir faire mieux je le voyais plus comme une épine dans le pied parce que du coup t'es jamais content t'es jamais satisfait mais en tout cas dans ce monde là et dans mon expérience ici j'ai l'impression que c'est un peu une de mes forces donc autant l'utiliser de rien vouloir lâcher il y a sûrement beaucoup de gens qui sont plus jeunes plus talentueux etc mais qui ont cette envie et qui veulent rien lâcher enfin bah moins en fait et je m'en rendais pas

SPEAKER_03

compte en tout cas c'est un super apprenti ça

SPEAKER_00

ouais

SPEAKER_03

excellent bah écoute Céline on arrive on arrive au bout euh alors on a parlé vraiment de plein de choses donc d'habitude j'aime bien demander aux gens quel serait peut-être le message à mes invités quel serait le message qu'ils voudraient faire passer par rapport à tout ce sur quoi on a échangé mais là il y a eu vraiment beaucoup de choses donc peut-être qu'on peut j'ai souvent quand même des messages j'ai l'impression qu'il y a, je sais pas si c'est depuis le Covid mais les gens se posent quand même beaucoup de questions tu sais la quête du sens qu'est-ce que je fais dans mon boulot est-ce que c'est vraiment ce pour quoi je suis fait est-ce que c'est là-dedans que je me sens épanoui etc Et là, je ne sais pas ce qu'il y a eu, ces dernières semaines, j'ai reçu pas mal de messages d'auditeurs, d'auditrices qui me disaient qu'après avoir écouté un épisode, ça leur avait mis un peu un coup de pied aux fesses et qu'ils s'étaient lancés dans des projets qu'ils avaient laissés de côté depuis longtemps. Alors que ce soit des transitions pro ou pas, mais... donc moi j'ai quand même vraiment l'impression qu'il y a un sujet autour de ça de la quête de sens est-ce que je suis au bon endroit globalement par rapport à toi ton parcours puisque tu t'es posé la question t'es arrivé à une réponse et puis t'as agi derrière donc ce qui est quand même le plus difficile de passer à l'action qu'est-ce que toi t'aimerais dire à ces personnes qui potentiellement s'interrogent

SPEAKER_00

aussi

SPEAKER_03

ouais

SPEAKER_00

ben pour moi je sais pas j'ai vraiment ce truc de me dire que on a qu'une vie et qu'en fait qu'on risque rien tant qu'on ne fait pas de mal à quelqu'un tant qu'on... et je pense que ça amène comme je te disais ça m'est pas arrivé du jour au lendemain il faut réfléchir pour ce genre de projet surtout si c'est des changements mais ouais je sais pas c'est ce truc de dire bah je risque rien j'apprends et qu'est-ce qui peut m'arriver de pire si c'est des gens comme moi un peu angoissés tu vois de noter qu'est-ce qui est vraiment le truc qu'attaque le worst case scenario qui arrive etc et tu te rends compte qu'au final voilà c'est pas forcément pour moi on a vraiment ce truc de une vie et pas avoir de regrets y'a pas d'autre chose à cette vie et que s'il y a vraiment pour moi c'est vraiment le fait que c'est resté en moi tu vois j'ai essayé de le camoufler j'ai essayé de me dire mais non non c'est pas grave c'est trop cool aussi d'être d'avoir une super carrière et machin et ça l'a été à un moment et c'était ce que je voulais aussi donc je crache pas du tout dessus mais tu vois ça restait quand même en moi ce petit truc de me dire mais merde peut-être que si je m'étais entraîné plus et que et donc du coup je pense que pour moi ça a été ça c'est le truc il est pas parti et du coup de s'écouter aussi et tout le monde n'est pas obligé de l'avoir mais s'il y a vraiment ce petit truc qui reste en nous, bah vraiment de se poser et je sais qu'il y a des gens qui se diront oui mais moi c'est plus compliqué, c'est toujours plus compliqué parce que si on écoute quelqu'un on dit oui mais moi c'est plus compliqué parce que machin et j'entendais ça toujours pour l'étranger et tout le monde me disait qu'ils voulaient habiter à l'étranger, je leur disais pourquoi tu le fais pas oui mais moi je peux pas parce que j'ai ça j'ai ma famille et machin, bah moi aussi ma famille elle est loin mais je fais le choix de me dire que je vais être heureuse et que ma famille veulent me voir heureux et que je vais passé d'autres moments avec eux, enfin bref. Mais donc du coup, je pense que c'est ça. Si c'est encore vraiment quelque chose qui tient à cœur, de vraiment se poser et de se dire comment je peux le mettre en place. Aussi, pas forcément, on pense à ce genre de changement de vie, c'est du jour au lendemain, etc. Mais moi, ça fait 20 ans que je vais au volet. Pendant des années et des années, je le fais sur le côté. J'ai aussi plein de gens qui veulent monter leur boîte, mais pareil, tu montes peut-être pas du jour au lendemain, tu commences une heure par jour ou sur le côté de ta boîte, tu essaies de faire, tu veux être coach, tu essaies de faire une heure ou deux avec des potes pour voir si ça veut marcher. Donc, c'est aussi de tester avant de se lancer. Mais de manière générale, pour moi, quoi que ce soit, dans n'importe quelle situation, si c'est en nous et qu'on veut vraiment le tester, il faut y aller. Au pire, moi, je me dis, le mieux limite qui pourrait m'arriver, c'est que je n'aime pas ce que tu vois que je me dise bah au final je suis fatiguée tout le temps c'est dur j'ai mal partout les filles elles sont pas sympas enfin j'en sais rien tu vois mais et bah du coup j'arrête tu vois j'ai plus le reste de ma vie à me dire mon rêve c'était d'être une athlète de haut niveau et je l'ai pas fait et en fait ça va me menter toute ma vie tu vois et un des trucs qui peut se passer c'est aussi que j'aime pas et que je retourne dans ma vie ou que je fais autre chose je sais pas pour moi c'est faut foncer il faut apprendre il faut se connaître je sais que moi dans ma j'ai l'impression que ma vie d'avant je réfléchissais moins à ce qui est important pour moi et de se poser les bonnes questions et de d'avancer et chaque truc on apprend sur soi donc je sais pas moi j'ai envie de leur dire foncez et s'il y a des trucs qui vont vibrer il faut vraiment y aller il n'y a qu'une vie et on peut toujours revenir en arrière on peut toujours changer c'est des galères mais on revient toujours et je sais pas pour moi c'est il faut y aller, il ne faut pas avoir de regrets s'il y a une personne qui écoute et qui se lance avec ça, ce serait trop cool mais j'ai pas mal autour de gens qui me disent c'est courageux et j'aimerais bien et j'ai envie de leur dire mais qu'est-ce qui t'empêche dis-moi comme ça je vais te faire les questions réponses et au final on se rend compte que c'est souvent nous-mêmes, on se met les limites nous-mêmes mais oui il y a des gens qui vont penser que ma décision c'est débile que j'ai pas le niveau, que j'y arriverai jamais que... Ouais, mais c'est pas grave. J'y

SPEAKER_03

vais. On y va. On avance. On avance. Excellent. Un grand, grand merci, Céline. Je me suis régalé. C'était vraiment passionnant. Alors déjà, un, évidemment, d'en apprendre plus sur l'univers du beach volley, puisque je n'étais pas forcément au fait des subtilités du sport. Et puis surtout, d'en apprendre un peu plus sur ton parcours et comment est-ce que cette transition s'est mise en place, tes objectifs, comment tu grandis. Bref, franchement, un parcours très, très intéressant, très inspirant. Et je suis sûr et certain que ça aura un impact très positif en tout cas sur la communauté des frappés donc merci à toi pour ton témoignage

SPEAKER_00

pas de soucis et s'il y en a qui veulent me contacter etc avec grand plaisir pour discuter si besoin mais non merci beaucoup de m'avoir reçu et je suis une grande fan des frappés donc je m'adore toujours et je me dis toujours que mon parcours n'a rien de ce que j'écoute à chaque fois mais si ça a pu

SPEAKER_03

inspirer quelqu'un ça serait trop fait génial Un grand merci Céline.

SPEAKER_00

A très

SPEAKER_02

bientôt.

UNKNOWN

Bye.

SPEAKER_03

Merci d'avoir écouté cette conversation avec Céline dans son intégralité. Faites-moi signe celles et ceux qui ont posé leur démission dans la foulée. Et blague à part, j'espère que ce que vous retenez c'est qu'il est essentiel d'oser qu'il n'y a pas de hasard, tout se prépare et tout arrive en temps et en heure. Comme chaque semaine, cet épisode vous est proposé gratuitement. Tout ce que je vous demande en retour, c'est de m'aider à donner plus de visibilité à mes invités d'exception en laissant une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui aiment se dépasser ou en l'occurrence qui ont besoin d'un petit coup de pouce pour changer de job. Vous pouvez m'envoyer également vos feedbacks sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com. Je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode avec Julien Rabier, photographe, vidéaste outdoor, mais aussi sportif amateur d'idées débiles, comme il le dit si bien. A bientôt

UNKNOWN

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