Les Frappés Les Frappés
Saison 2 EP·097 Entrepreneuriat #burn-out

10 janvier 2023

Sandra Verger du podcast Les Locomotives 🚂 - Hackeuse en développement personnel - L'audace de se lancer

Durée · 1h06 · Transcription disponible

Sandra Verger du podcast Les Locomotives 🚂

Le récit

Sandra est la créatrice du podcast Les Locomotives, dont la mission est d'aider les femmes à vivre leur meilleure vie 🤩

Au delà des nombreux points qu'on a en commun avec Sandra, ce qui m'a intéressé dans cet échange c'est de découvrir le parcours d'une femme qui a su tirer le meilleur d'un événement pour le moins désagréable, en l'occurrence un burn-out.

Aujourd'hui, Sandra considère qu'elle est la femme qu'elle a toujours voulu être : une femme qui se sent puissante, qui entreprend, qui a confiance en elle et qui a le sentiment d'avoir trouvé le rôle qu'elle peut jouer sur Terre.

Je considère que l'aventure la plus difficile mais aussi la plus belle c'est celle de sa propre vie. Ce n'est jamais évident d'oser faire table rase en quittant à la fois le lieux où l'ont vit depuis près de 10 ans et son job.

Sandra l'a fait, et avec brio, puisqu'elle est maintenant à la tête d'un super business qui impacte positivement la vie de centaines de femmes.

Une vraie Big Boss 😉

🔎 Les Locomotives est disponible sur Apple podcast, Spotify et toutes les plateformes de podcast.

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #25 - Arnaud Manzanini - Race Across France, Ultra Talk - Rêver grand et se laisser porter par la passion

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Transcription

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Loïc Les Locomotives de la Ville

Invité 1 Le podcast, à la base, je l'ai lancé pour donner de l'inspiration à toutes les femmes qui ne sont pas forcément totalement épanouies dans leur vie. L'idée derrière, c'était de regarder, écouter, je vais interviewer des femmes qui sont comme vous et moi, des inconnues, aussi des plus connues, et je vais vous prouver qu'en fait, on est toutes capables de réussir la vie qu'on a envie de créer, tout simplement.

Loïc Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure sous toutes ses formes. Je suis Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau, amoureux d'outdoor et cofondateur de Papyrus, la solution qui permet aux entreprises d'engager et de développer leurs collaborateurs toute l'année. Pour en savoir plus, c'est sur papyrus.app. Ma mission avec Les Frappés, c'est de vous inspirer à passer à l'action pour atteindre vos objectifs les plus fous, en vous faisant découvrir chaque semaine des invités exceptionnels issus d'univers variés. À ce jour, j'ai reçu aussi bien des champions olympiques que des sportifs amateurs, des aventurières professionnels, des membres des forces spéciales ou encore des entrepreneurs. Tous et toutes ont fait le choix de vivre leur passion et sont pour moi des sources d'inspiration. On a en moyenne 4000 semaines à vivre, alors autant y aller à fond. Cette semaine, j'accueille Sandra du podcast Les Locomotives. On s'est trouvé beaucoup de points communs avec Sandra. On a tous les deux démarré l'aventure du podcast au même moment. On est passé par des grosses galères en 2018 qui nous ont fait revoir nos priorités. Et avec nos podcasts respectifs, on a comme objectif aujourd'hui d'inspirer un maximum de gens, à croire en leurs rêves et à oser explorer de nouveaux sentiers. Ce qui m'a impressionné chez Sandra, c'est sa capacité à un moment donné à se lancer dans la plus grande aventure qui soit, celle qui demande le plus de résilience, de détermination et de capacité à se réinventer, à se dépasser. L'aventure de sa propre vie, tout simplement. Comme beaucoup, Sandra aspirait à une vie différente, mais elle a décidé d'agir. Elle s'est plongée dans l'univers du développement personnel et a eu le courage de faire les premiers pas pour provoquer le changement. Elle dit adieu à son job de directrice dans l'hôtellerie de luxe, quitte Paris et enregistre le premier épisode des Locomotives. La machine était lancée. Un exemple supplémentaire que le plus grand défi est peut-être d'arriver à s'écouter, à comprendre ce qui nous fait vibrer et le plus grand challenge d'oser agir pour changer les choses que l'on contrôle vraiment. Un très grand merci, Sandra. Excellente écoute à vous, les frappés. Bienvenue, Sandra, sur le podcast.

Invité 1 Merci beaucoup de me recevoir. C'est cool.

Loïc Avec grand plaisir. Je suis trop content. Ça fait un bon moment. J'allais dire ça fait trop longtemps. Ça fait pas trop longtemps, mais ça fait très longtemps en tout cas que j'entends parler des locomotives via Julie, donc ma femme qui écoute le podcast depuis un bon moment. Je te disais, on a offert un livre d'une de tes invitées à une de mes soeurs pour Noël. Enfin bon, bref, il y a plein de choses dont on va pouvoir discuter. En tout cas, merci beaucoup d'avoir pris le temps si tôt après ton retour de vacances, il me semble. Oui, tout à fait. Pour faire cet enregistrement, donc c'est top. Ce que je te propose, c'est tout simplement de commencer par nous expliquer un petit peu qui est Sandra.

Invité 1 Mais oui. Alors qui est Sandra ? Qui est Sandra ? Oh là là. Alors c'est très, très marrant de se prêter à cet exercice parce que tu le sais, c'est moi qui pose les questions normalement.

Loïc Eh bah oui.

Invité 1 Bah aujourd'hui en tout cas Sandra, donc c'est une maman avant tout, une maman d'un petit garçon de bientôt 4 ans et c'est aussi la fondatrice des locomotives. Donc je suis la fondatrice des locomotives qui est un podcast à la base et aujourd'hui c'est bien plus large, donc c'est une communauté, on propose aussi des coachings, il y a plein de choses. Mais donc aujourd'hui voilà, c'est comme ça que je me définirais.

Loïc Excellent. Les locomotives, donc le, j'allais dire la genèse, mais en tout cas le concept en une phrase du podcast à la base, puisqu'il me semble que c'est parti du podcast. C'est quoi ? Comment est-ce que tu l'avais imaginé ?

Invité 1 Alors le podcast à la base, je l'ai lancé pour donner de l'inspiration à toutes les femmes en fait qui sont pas forcément totalement épanouies dans leur vie parce qu'elles ont peur de prendre des risques, de donner via leur projet, de sortir de leur zone de confort tout simplement. Donc elles subissent un petit peu leur vie, leur quotidien. Et l'idée derrière c'était, bah regardez, écoutez, je vais interviewer des femmes qui sont comme vous et moi, des inconnues, aussi des plus connues, et je vais vous prouver qu'en fait on est toutes capables, enfin il n'y a pas des femmes plus capables que d'autres, on est toutes capables de réussir la vie qu'on a envie de créer tout simplement et d'oser. Donc l'idée si tu veux, c'est un peu de remplacer les peurs de toutes ces auditrices par de l'audace.

Loïc Excellent, excellent. Et le nom c'est un rapport avec quoi ? Avec la locomotive en tant que telle ? C'est-à-dire le fait de foncer, de driver ?

Invité 1 Ouais alors bien sûr, bien sûr. Alors après il y a vraiment une petite histoire à ce nom. En fait donc c'était le jour de mes 29 ans, donc à l'époque j'habitais à Paris parce que j'habitais 7 ans à Paris. Donc j'étais avec ma meilleure copine Nina et on buvait des coups sur un rooftop parisien, voilà, les stéréotypes de la parisienne. Et elle me dit, non mais de toute façon, et elle me dit, non mais de toute façon, enfin on est en plein de conversations là toutes les deux, elle me dit, non mais de toute façon, nous les femmes, on est vraiment des locomotives. Et là je me dis, attends mais j'adore ce terme, il est génial ! Et à l'époque j'étais pas du tout, enfin j'étais en CDI, tu vois, je faisais pas du tout ce que je faisais aujourd'hui. Et je lui ai dit, enfin c'est vraiment véridique, je lui ai dit, un jour je déposerai ce nom et ça sera ma marque, j'en ferai quelque chose, je sais pas encore quoi, mais j'en ferai quelque chose. Voilà.

Loïc Ok, donc voilà pour la petite histoire des locomotives. Je sais pas si Julie le sait comme ça, je pourrais faire le malin, lui expliquer d'où ça vient. Ok, et donc avant le podcast, ou plutôt qu'est-ce qui t'a amené à créer le podcast ? Moi je le sais, mais je pense que c'est particulièrement intéressant. Ça a été quoi le pivot, ou en tout cas le déclencheur qui fait que tu t'es dit à un moment donné, je veux faire rencontrer, je veux faire découvrir des femmes inspirantes à d'autres femmes, des femmes ordinairement extraordinaires. J'adore cette expression. Ouais, j'adore. Mais voilà, qu'est-ce qu'il y a eu derrière, tu vois, derrière cette idée ?

Invité 1 Alors, ben là il faut remonter en 2018. 2018, je tombe enceinte et en fait pendant mes 9 mois de grossesse, j'ai eu la sensation d'être un peu un warrior, un espèce de super-héros, je sais pas ce qui s'est passé, se passaient des hormones, je ne peux pas te dire. Et en fait j'avais plein d'idées, c'est comme si toute ma créativité qui était un peu enfouie à l'intérieur de moi ressortait de partout, donc j'avais des idées, des envies, j'ouvrais ma gueule tout le temps, enfin je sais pas ce qui m'a pris, il s'est passé vraiment quelque chose. Il y a beaucoup de choses qui se sont ressorties, mais je me sentais, ouais je vais oser utiliser ce terme-là, je me sentais puissante en fait. Je me sentais puissante sans, comment dire, tout en restant modeste, c'est pas du tout, voilà, pour le prendre très simplement ce que je dis. Et je me suis dit, mais il faut que je fasse un truc de cette puissance, en tout cas de ce truc que j'ai en moi là, qu'il y a un truc qui doit sortir, je l'ai senti. Donc ça a commencé comme ça. Mais en fait ce que j'avais pas capté, c'est qu'avant de tomber enceinte, j'étais pas non plus, si tu veux, ultra épanouie dans ma vie. Enfin j'étais pas, je l'avais pas encore capté, mais avec un, si tu veux aujourd'hui j'arrive à voir ce que je ressentais et comment je me sentais avant ça. Donc c'est comme ça que ça a commencé. Donc j'accouche de mon fils, je reprends le boulot quelques mois après. Donc à Paris toujours là. Ouais à Paris, toujours. Et c'est, voilà, et ça fait très très mal d'avoir un job à Paris, en plus de ça d'avoir un enfant à Paris, j'ai trouvé que c'était super dur. Bref, on habitait en plus en région parisienne, donc c'était vraiment, tu sais, une vie où tu cours partout, tout le temps, H24, il y a plus trop de place au plaisir en fait, t'es tout le temps dans le je dois, je dois, je dois. Et du coup...

Loïc Sachant que tu viens du sud de la France, si je me trompe pas.

Invité 1 Alors, eh bien non, personne ne le sait, enfin peu le savent, donc attention, grande révélation, je suis née à Besançon en Franche-Comté.

Loïc Ok, d'accord, j'avais Nice en tête.

Invité 1 Ouais, bah oui, bah j'habite là et j'ai grandi là, mais je suis née en Franche-Comté.

Loïc D'accord, ok.

Invité 1 Donc, je reprends le taf et là, ça a été une espèce de descente aux enfers que j'ai pas vu venir du tout, j'ai rien vu arriver. Et c'était un samedi soir, je mangeais une pizza avec mon chéri devant la télé, petit samedi soir sympa quoi. Et d'un coup, en fait, j'ai été prise d'un malaise absolument horrible et surtout, comment dire, terrifiant. J'ai eu très peur, j'ai cru que j'étais en urgence vitale en fait, j'ai cru qu'il m'arrivait un truc très très grave. Et donc, tu vois, j'ai eu des fourmillements, bras, visage, l'impression de partir totalement d'un coup. Mais vraiment, il n'y a pas eu de transition quoi. Sans transition, j'ai pas vu venir le truc. Et donc, bah là, on n'appelle les pompiers, etc. On se demande ce qui se passe quoi. Et les pompiers n'ont pas l'air très inquiets non plus, tu vois. Donc, c'est comme ça qu'a commencé mon burn-out. Donc, je suis partie à l'hôpital, aux urgences, etc. Je fais tous les tests, etc. Et sauf qu'en fait, je le savais pas, mais ça allait être le début de nombreux malaises et d'énormes crises d'angoisse. Donc, je me suis retrouvée pendant... Je dirais que le pire de ce burn-out, ça a été les quatre premiers mois où je me suis retrouvée plusieurs fois à l'hôpital, plusieurs fois appelée le SAMU, parce que j'avais des symptômes que j'arrivais pas à gérer en termes d'émotion, si tu veux. C'était tellement flippant que t'arrives pas à te dire, non, c'est rien, c'est juste une crise d'angoisse, tout va bien, etc. C'est tellement intense, c'est tellement bizarre, c'est tellement... Ouais, c'est tellement flippant que c'est hyper dur de gérer, en fait, ces malaises, ces crises d'angoisse de manière rationnelle, en tout cas au début. Et donc, j'ai compris au bout de quelques mois qu'il était temps que je me fasse aider, tout simplement, qu'il y avait un problème, en fait, que c'était pas normal que je me sente comme ça. Là, je te raconte le plus gros, mais il y a toujours d'autres symptômes liés. C'est des maux physiques, le manque d'appétit, t'as plein de choses qui sont liées. Donc, clairement, j'étais en surmenage total, et le corps s'exprime et il explose, et voilà. Donc, voilà, j'ai décidé de me faire accompagner par un psy. Et ce psy m'a... Enfin, bref, c'est pour ça que je recommande à tout le monde de se faire accompagner si vraiment on se sent pas bien, et pas d'attendre de craquer, ça c'est l'erreur qu'on fait tous, pour être légitime, enfin, pour se sentir légitime d'aller voir quelqu'un. Bref. Et du coup, au moment où j'ai fait ce burn-out, j'ai compris qu'il était vraiment temps que je change quelque chose dans ma vie, qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Et j'ai très rapidement compris que c'était lié à deux choses, mon environnement, donc la vie parisienne, etc., et ma voie professionnelle. Je sentais que j'avais beaucoup plus à faire que le fait d'être cantonnée dans un périmètre, dans une boîte, ça ne me correspondait pas. J'avais besoin de créer, de décider, d'être le chef d'orchestre de mon propre écosystème, finalement. J'avais vraiment envie de ça. Donc, je me suis dit, bon, par rapport à ce que j'ai vécu, qu'est-ce que je peux faire pour justement aider toutes les femmes qui passent par là, toutes les femmes qui se sentent pas bien, parce qu'en plus, j'entendais tout le temps autour de moi, je suis pas bien, mais bon, j'ai pas envie de changer de boulot, je rêve de lancer ce projet, mais j'ose pas, parce que le confort financier, parce que j'ai peur de me planter, parce que ci, parce que ça. Et je me suis dit, mais c'est pas possible qu'en 2019, en fait, on en soit toujours là à pas oser être, à pas oser entreprendre, tu vois, ne serait-ce que lancer un side project. Putain, c'est quoi ce mindset ? Il faut vraiment qu'on s'aide, en fait, à oser, et que ça devienne, à démocratiser ça, en fait, tout simplement. Et du coup, la réflexion est partie de là, et je me suis dit, ok, il faut que j'interview des femmes qui ont fait des trucs incroyables, qui ont changé de vie quasiment du jour au lendemain, des femmes pas connues, comme ça, ça prouve aux filles comme moi, et voilà, à toutes ces femmes, ça leur prouve qu'on est toutes capables d'y arriver, tout simplement. Et donc, c'est comme ça que j'ai commencé, et je vais m'arrêter, sinon tu vas t'endormir. N'hésite pas à me couper, d'ailleurs, j'ai tendance à beaucoup parler. Ah oui, non, t'inquiète pas. Voilà, voilà. Donc, c'est comme ça que, enfin, voilà la réflexion, si tu veux, qu'il y a eu avant le lancement du podcast.

Loïc Ok. Et pourquoi le podcast n'est pas, et là, c'est une question intéressée, parce que forcément, bon, là, j'ai un podcast aussi, mais toi, ça a été quoi ta motivation à créer un podcast versus un blog, un compte Insta, une chaîne YouTube ?

Invité 1 Eh bien, figure-toi que la première chose que je voulais faire, c'était créer un blog. C'était créer des articles. Tu vois, je voulais faire des articles en mettant des femmes en lumière. Je ne savais pas du tout ce que je voulais faire. J'étais très mauvaise, en plus, en marketing digital. Et en fait, j'écoutais beaucoup Jay Shetty à l'époque. Je suivais des masterclass gratuites, etc. Et dans une de ces masterclass gratuites, il dit, entourez-vous, lorsque vous lancez un projet, entourez-vous de quatre mentors. Donc, un care mentor, un business mentor, un stratégique mentor, et je ne sais plus quel était le, bref, le dernier mentor. Je ne me rappelle plus. Et un de ses mentors, j'ai désigné une de mes meilleures amies, qui s'appelle Julia. Coucou Julia, si tu nous écoutes un jour. Et en fait, Julia, c'est vraiment l'experte marketing digital, etc. Donc, je lui parle de ce projet. Elle me dit, non mais Sandra, tout ce qui est écrit, c'est fini. C'est fini. Maintenant, c'est le podcast. Regarde ce qui se passe aux Etats-Unis. C'est en vogue, etc. Ça va arriver très vite en France. J'ai dit, podcast ? Mais c'est quoi ? Je n'en ai jamais écouté. Et là, elle me dit, mais oui, écoute Pauline Légnot, machin. Elle connaissait tout. Donc, je regarde. J'ai dit, ouais, putain, je n'avais jamais découvert ça. Et donc, c'est comme ça que ça a commencé. Tu vois, c'est juste comme ça. Je n'avais aucune idée de ce qu'était un podcast.

Loïc Ok, super. Ce qui est fou d'ailleurs, parce que tu vois, moi, je pense que la première fois que j'entendais parler des podcasts, j'étais encore chez Apple et donc ça devait être en 2016. Et en fait, j'avais dans mon équipe quelqu'un d'incroyable qui s'appelle Arnaud Manzanini. Je ne sais pas si tu en as entendu parler, qui est un cycliste ultra distance français, qui a, je pense qu'il l'a toujours, le record de la traversée des États-Unis à vélo pour un Français. Donc, il est un dingo total. Et qui a aujourd'hui le premier podcast de France sur le cyclisme ultra distance. Et peut-être même d'ailleurs le cyclisme tout court. Et il l'a lancé à l'époque où il travaillait encore chez Apple et il m'en parlait. Je me disais, mais c'est quand même marrant ce truc. C'est genre une radio, mais à la demande. Ok, c'est intéressant. Et on était en 2016. Je veux dire, c'est hier. Et quand tu vois l'impact du podcasting, ou en tout cas l'adoption massive du podcast aux États-Unis, c'est vrai que c'est intéressant parce que ça laisse présager des trucs cools pour la France. Et d'ailleurs, je ne sais pas si tu le regardes des fois, mais il y a un organisme français qui publie tous les ans un rapport sur l'évolution du podcast, etc. Et il se trouve que la France est le pays dans lequel la consommation de podcasts, que ce soit en pourcentage d'augmentation, en volume d'écoute, etc., est le plus important d'Europe. Ah, génial ! Je ne savais pas du tout. Oui, voilà. Il y a de beaux jours pour les locomotives. Oui, exactement. Et pour toi aussi. Yes. Ok, super intéressant. Je trouve ça intéressant aussi ce que tu dis, tu vois, sur le fait d'oser se faire aider et de ne pas attendre d'en arriver au point de rupture. D'autant plus, quand tu regardes les chiffres du burn-out, je suis tombé dessus il n'y a pas longtemps parce que je travaillais sur une présentation pour Papyrus, pour ma boîte, c'est 34 % des salariés en France qui disent avoir fait l'expérience d'un burn-out. C'est ouf. Et le burn-out sévère, je pense, qui correspond à ce que toi, tu as eu, plutôt, avec des symptômes qui nécessitent une hospitalisation, etc., des symptômes vraiment handicapants, c'est 17 %. Donc, franchement, 17 %, c'est énorme. T'imagines ?

Invité 1 Et encore, tu vois, les pourcentages, alors moi, j'ai vachement de mal avec les pourcentages, mais c'est mon côté un peu sur la lune. Tu vois, moi, par exemple, je n'ai jamais été déclarée comme en étant en burn-out et on est plein. Je connais tellement de nanas qui ont vécu des choses similaires aux miennes qui n'ont pas déclaré qu'elles étaient en burn-out. Donc, pour moi, ce pourcentage, il ne veut rien dire, tu vois.

Loïc Je pense qu'on est encore plus. Oui, c'est ça qui fait choper. Je me dis qu'il y en a encore plus, en fait. Moi, je regarde, tu vois, dans mes potes, j'en connais au moins 4 ou 5, tu vois, dans mes potes, dans le premier cercle d'amis.

Invité 1 Pareil.

Loïc Ouais. Eh ben, ok. Donc, en tout cas, tu as cet événement qui t'arrive, bien flippant. J'imagine, en plus, en France, on n'en parle pas vraiment. Donc, je pense que tu avais connaissance de ce phénomène du burn-out ou tu l'as découvert comme ça ?

Invité 1 En fait, j'avais connaissance du burn-out, ouais. Par contre, si tu veux, quand il t'arrive un truc comme ça, il faut déjà... C'est long d'accepter de dire que c'est psychologique, en fait. Moi, je pensais que j'avais une pathologie physique grave, tu vois. Tu penses premièrement à ça, donc l'objectif, c'est d'écarter déjà cette piste-là. Et après, c'est de te dire, ok, j'ai un problème psychologique. Mais du coup, c'est quoi ? Et puis, c'est quoi le burn-out réellement, tu vois ? Enfin, on parle du burn-out professionnel, mais en fait, le burn-out, c'est aussi un surmenage dans ta vie. Ce n'est pas que pro, c'est aussi dans ta vie tout. Pour moi, c'est global, tu vois. C'est juste que tu n'es plus aligné dans tes domaines de vie, tu tires sur la corde de partout, en tout cas dans quelques domaines de ta vie. Et ce n'est pas forcément que pro. Et moi, ce que je trouve problématique, c'est qu'on relie tout le temps le burn-out au domaine professionnel. Et je pense que c'est, bien sûr, c'est en partie lié, mais je pense que c'est aussi lié à d'autres choses, puisque du coup, ça crée une espèce de cercle vicieux. C'est-à-dire que ta vie pro te prend trop de temps, donc tu n'as plus de temps pour tes loisirs. Donc, ta vie perso en prend un coup, etc. Donc finalement, tu as plein de domaines de vie qui sont tirés vers le bas, du coup déséquilibre et du coup burn-out.

Loïc Oui. Une petite analogie, tu me diras ce que tu en penses, que j'utilisais beaucoup pour expliquer à mes équipes chez Apple, tu vois, l'importance de finalement de faire des pauses, de ralentir dans son job au quotidien, surtout quand tu es dans une boîte très exigeante. C'est l'analogie de la bouteille, en fait, tu vois, qu'on passe notre journée finalement au taf, à la maison, à perdre un peu d'eau, tu vois, faire les courses, bon, ça prend un peu d'énergie pour la plupart des gens, je pense. Il y a peut-être qui s'éclatent, mais moi, ça me prend un peu d'énergie. Les enfants qui pleurent, faire à manger, le boulot, envoyer les mails, les réunions, etc. Et en fait, si tu n'as pas un moyen, si tu n'as pas quelque chose qui fait que tu recharges en eau, au bout d'un moment, tu commences chaque nouvelle journée avec un peu moins d'eau dans ta bouteille et arrivé à un moment, il n'y a juste plus rien quoi. Et là, c'est l'implosion. Ok. Ok, ok. Et donc, super intéressant, tu vois, tu as eu la démarche assez rapidement finalement de te faire accompagner. C'est cet accompagnement qui a déclenché cette volonté d'être dans l'action et donc de créer quelque chose à travers les locomotives ?

Invité 1 Non, je dirais que c'est venu quand même un petit peu avant. Si je raconte l'histoire réelle, c'est venu un petit peu avant. Donc déjà, quand j'étais enceinte, tu vois, je sentais que j'avais besoin de créer. Donc en fait, j'écrivais plein de choses. J'avais un petit carnet qui était tout le temps avec moi et j'écrivais plein de choses dessus. Donc c'était plein de choses qui n'étaient pas cohérentes parce que ça partait dans tous les sens. Et ça a commencé comme ça. Pareil, quand j'ai eu mon fils, tout l'été, j'étais à don. Enfin, j'appelais mes mentors parce que du coup, j'avais sélectionné mes mentors. Ouais, t'en penses quoi ? Et ça, je sais pas où je partais mais j'avais plein de choses qui commençaient à... Tu sais, ça bouillait quoi. Ça pesait. Ah ouais, mais de dingue. C'est plutôt là que ça a commencé et après, il y a eu le burn-out mais c'est pas l'accompagnement qui m'a fait ressortir tout ça.

Loïc Ok, d'accord. Ok. Les locomotives, du coup, une fois que ça y est, t'as l'idée, comment, ça a été quoi les tout premiers pas pour le concrétiser, le podcast ?

Invité 1 Eh bien, le premier pas, c'était déjà de définir la ligne édito. Qu'est-ce que je fais ? Pourquoi je le fais ? Ma mission, etc. Comment je vois les choses ? Est-ce que je fais des interviews ? Est-ce que je fais des interviews longues, courtes ? Est-ce que je fais des interviews très carrées ? Est-ce que je fais des interviews cool ? Il y avait toutes ces questions à me poser, le jingle, ça c'est des trucs que j'ai adoré, le logo, voilà, c'est toute la partie identité de ton podcast que j'ai trouvé génial aussi à préparer. Et ensuite, la partie la plus, enfin, qui a été une partie importante pour moi parce que je m'en rappelle comme si c'était hier, c'était justement de faire cette liste de femmes que j'avais en tête, tu vois, de savoir qui est-ce que je vais interviewer et est-ce que j'ai déjà une dizaine de femmes dans le pipe à portée de main, quoi, entre guillemets. Donc, c'était le cas. Je suis partie vraiment dans l'entourage proche et entourage de l'entourage et j'avais déjà une dizaine de nanas que je trouvais extraordinaires, que je trouve toujours extraordinaires et je me suis dit mais putain, mais en fait, si j'ai déjà dix nanas, c'est bon, c'est ça que je dois faire, c'est sûr. Si je les ai déjà, c'est un signe, tu vois, je dois y aller. Et donc, j'ai commencé le tout premier épisode avec ma soeur en fait, tout simplement, ma soeur, ma grande soeur. Voilà.

Loïc Génial, génial. Et sur cette liste initiale, tu as réussi à voir tout le monde du coup ?

Invité 1 Ouais.

Loïc Ouais, bien sûr, bien sûr.

Invité 1 Mais tout le monde était super chaud en fait. Tout le monde a dit mais c'est génial, mais carrément. Et puis, tu sais, comment dire, les gens aiment parler d'eux. Je pense que c'est toujours agréable. Tu vois, même moi, ça me fait plaisir de venir raconter mon histoire, de donner des conseils. C'est quelque chose qu'on a envie de faire. Les gens disent rarement non en fait.

Loïc Ouais, c'est vrai, je suis assez d'accord. Je suis assez d'accord. Et tu vois, moi, c'était... je n'avais pas forcément ça en tête quand j'ai créé le podcast. Donc, pareil, j'avais ma liste d'invités et je l'avais vraiment gonflé. Tu vois, c'est-à-dire que j'avais rajouté plein de gens et je m'étais dit je suis sûr que je vais contacter 50 personnes et j'aurai trois retours. Tu vois, donc il faut... Je voulais me créer un certain nombre, un mois d'avance, tu vois, dans les épisodes. Ah ouais, incroyable. Et du coup, je m'étais dit bon, je contacte plein de gens comme ça, il y en a quelques-uns qui vont répondre et ça me fera un petit peu d'avance. Et en fait, le problème que j'ai eu, c'est que, comme tu dis, les gens, finalement, sont généralement assez contents qu'on s'intéresse à eux et en fait, j'ai eu trop de réponses. Donc, je me suis retrouvé d'un coup, j'avais trois mois d'épisode, tu vois. Ah mais trop bien. Ah mais trop bien. Donc, voilà. Moi, ça a été un peu la leçon que j'ai retenue du début, tu vois, c'est finalement, oser vous lancer et oser demander. Carrément. Souvent, on se freine, on se bloque, on se dit, non mais je vais déranger, oui, j'ai rien à montrer, ils vont me prendre pour, tu vois, finalement, je ne suis pas crédible en fait, j'ai ce fameux syndrome de l'imposteur et puis en fait, les gens, enfin, moi, l'expérience que j'ai fait, je ne sais pas ce que tu en penses mais globalement, les gens s'en fichent un peu de si tu as un beau site, au début en tout cas, si tu as un beau site, tu vois, si tu as quelque chose à leur montrer, c'est la rencontre qui les intéresse plus que ce qu'il y a autour.

Invité 1 Ouais, je pense que ça dépend quand même. Ça dépend qui tu veux toucher. Ouais, si tu veux quand même de l'inviter un peu lourd, lourd, je pense que il faut quand même être déjà un peu crédible, ça c'est mon point de vue. Après, je suis d'accord avec toi, je pense que moi au début aussi, je pense que j'avais le syndrome de l'imposteur en mode, je n'avais même pas pensé à contacter des gens un petit peu visibles ou tu vois, des chefs d'entreprise, je ne me le permettais pas en fait au début, effectivement. Mais par contre, je pense que voilà, pour toucher du bien bien lourd, je pense qu'il faut quand même faire un peu tes preuves. Ça, c'est mon point de vue. Après, bon.

Loïc Non, mais je suis assez d'accord avec toi. Je pense qu'en tout début, en lancement, voilà, tu ne vas pas essayer d'avoir Michel Obama, mais tu n'as pas besoin d'un site hyper chien des machins. Mais effectivement, je pense que plus ton podcast se développe et plus, même si tu ne cherches pas à avoir que des superstars, les superstars que tu as envie d'avoir, oui, je pense qu'il faut quand même montrer un peu de, tu vois, patte blanche.

Invité 1 Exactement.

Loïc Ok. Je reviens quand même, tu vois, je te posais la question sur les premiers pas quand tu as créé le podcast. J'ai interrogé, bon, Julie, mais aussi quelques personnes autour de moi sur, tu vois, quelles questions ils aimeraient poser potentiellement à quelqu'un qui a créé tout un écosystème comme tu l'as fait avec les locomotives. Et assez souvent, la question qui revenait, c'était, en fait, avoir l'idée, ok, il y a plein de gens qui ont des idées top, mais le vrai challenge que ces gens-là voyaient, c'était le passage à l'action, tu vois, c'était passer de ton idée sur le papier qui est super sexy, qui te fait rêver, qui te donne de l'énergie à la réalité, j'envoie un premier mail, je crée un logo, j'achète le nom de domaine et je mets un truc en ligne, tu vois.

Invité 1 tout à fait.

Loïc Donc, toi, comment tu l'as, qu'est-ce qui fait à un moment donné que tu as fait ce passage à l'action et quels seraient les tips que tu recommanderais à celles et ceux qui seraient encore bloqués, prêts à franchir, tu vois, le pas de la porte, mais ça bloque encore un peu.

Invité 1 C'est marrant que tu poses cette question, elle est hyper importante, je trouve, et c'est tout à fait vrai, en fait, on est bloqué pour des trucs pourris du style déposer une marque, moi, j'étais pétrifiée, putain, comment je fais, mais où je vais et qu'est-ce qu'il faut faire, je ne comprenais rien. Franchement, le meilleur tip, ce que je peux donner, c'est de demander quoi, demander, moi, j'ai fait que ça, je n'ai fait que ça, demander à des gens, mais je te jure, mais déjà, c'est tellement plus rapide, tu ne te fais pas chier à essayer de tout comprendre, en plus, quand tu déposes une marque, c'est grave, maintenant que je connais, ça va, mais quand tu ne connais pas, c'est quand même un petit peu compliqué, il faut cocher des casques, bref, ce n'est pas hyper simple, il faut surtout bien penser à regarder s'il n'y a pas d'autres entreprises qui ont le même nom que toi, qui font potentiellement une activité similaire, il y a plein de choses à savoir que je ne savais pas, que je n'avais aucune idée, pareil, pour faire un logo, j'appelle qui, comment on fait, combien ça coûte, en plus, je n'ai pas d'argent, donc je fais quoi, tu vois, voilà, et en fait, j'ai demandé, et j'ai toujours fait ça et je le fais encore, moi, quand j'ai une question, quand je bloque sur un truc, je demande, coucou, je m'en rappelle très bien, j'avais demandé à Virginie, c'est elle que j'ai contactée, qui a créé la boîte qui s'appelle Graham, je la cite parce que c'est grâce à elle que j'ai pu déposer ma marque en cinq minutes et je lui ai dit, vas-y, comment tu as fait, explique-moi, donc elle m'a tout expliqué avec des SMS, je ne sais plus, et j'ai toujours fonctionné comme ça tes freins tombent un à un, hop, hop, rapidement, et en plus, tu as des gens qui sont là pour t'épauler, c'est-à-dire des êtres humains à qui tu peux parler et dire, non, ça ne marche pas, ça bloque, tu sais pourquoi, enfin voilà, et ça pour moi, c'est la clé et c'est, j'insiste là-dessus, le réseau, demander, poser une question, pareil, c'est tout con, mais pour trouver mon appart, notre maison ici dans le sud, pareil, j'ai demandé, je demande tout le temps, pour moi, c'est la clé, il faut demander.

Loïc Ouais, je suis assez d'accord, je suis assez d'accord, ouais, et je trouve, tu vois, j'ai un peu l'impression que c'est la mission qu'on s'est donnée avec nos deux podcasts, c'est quelque part, peut-être, d'une certaine manière, de donner des, enfin, de rendre accessible des gens qui ont ces clés, qui sont déjà passés par des étapes peut-être un peu bloquantes, tu vois, comment devenir indépendante financièrement en tant que femme, comment prendre le contrôle de ses finances ou comment partir, faire une aventure dans l'Everest, il y a tellement de questions pratiques que tu te poses, mais en fait, il y a déjà tellement de gens dont on n'entend pas forcément parler qui ont réussi à les surmonter que, en fait, c'est génial de pouvoir accéder directement à ces personnes qui savent.

Invité 1 Mais bien sûr.

Loïc Et encore une fois, oser demander.

Invité 1 Mais oui, et encore une fois, les gens adorent aider, les gens adorent aider, les gens adorent transmettre, enfin, c'est, enfin, bref.

Loïc Ouais. Aujourd'hui, tu as combien d'épisodes sur les locomotives ?

Invité 1 Euh, 89. 89.

Loïc Ok. Ah oui, ok, ok. Donc, c'est toutes les deux semaines, c'est ça, à peu près ? Non. T'as un rythme régulier ?

Invité 1 Toutes les semaines.

Loïc Ah, toutes les semaines. Ok, d'accord. Alors, c'est pas évident, des fois, on me pose la question et franchement, je suis incapable de répondre, donc je suis curieux de savoir si toi, tu y arrives. est-ce qu'il y a un épisode en particulier qui t'a vraiment marqué, toi, en tant que femme et en tant que host ?

Invité 1 Ouais, on m'a déjà posé cette question, c'est vrai que... Ouais, elle est pas facile, celle-là. Non, elle est pas facile. Elle est pas facile et alors, bah, forcément, je... c'est pas que ça m'a marqué, mais le tout premier avec ma sœur, tu t'imagines bien que c'était quelque chose, bah c'est ma sœur déjà, son projet en plus était dingue à l'époque et on s'est marré parce qu'on l'a enregistré peut-être trois fois tellement que j'étais mauvaise, tu vois, enfin, c'était... J'étais nulle, quoi, et en plus, je disais tout le temps, c'est clair, ah ouais, trop bien, enfin, j'avais tout le temps ces tics de langage, j'en ai encore, clairement, mais là, c'était une catastrophe, enfin bref. En plus, j'avais écrit toutes mes questions, enfin, je sais pas, j'étais très... Je manquais de spontanéité, enfin bref, et qu'est-ce qu'on a rigolé, enfin, et celui-là, forcément, je suis obligée de le citer, mais ça n'a rien à voir avec celui forcément qui m'a le plus inspirée ou bien qui m'est énormément inspirée, mais je connaissais déjà son histoire, mais il est quand même important et il le sera toujours. Mais sinon, lequel m'a le plus inspirée, mais tellement, tellement, tellement, tellement, tellement, qui est-ce que je pourrais citer là tout de suite ? Ce qui m'inspire beaucoup, et je crois que j'ai déjà répondu ça, d'ailleurs, j'ai déjà répondu ça, ce qui m'inspire beaucoup, c'est ces jeunes femmes, ces jeunes femmes, j'ai l'impression d'être très vieilles quand je dis ça, ces jeunes femmes qui ont une vingtaine d'années et qui sont déjà des big boss à la tête de sociétés qu'elles ont créées, tu vois, et ça, ça, je trouve extraordinaire, je trouve ça fascinant. Aujourd'hui, on a la capacité, la capacité, pardon, d'être à la tête d'une entreprise à 22 ans, à 23 ans et qui fonctionne de dingue. Et ça, je trouve ça incroyable. Et je pense à Wendy particulièrement, donc Wendy qui est passée au micro de mon podcast, Wendy, en fait, elle s'est retrouvée dans une situation de pauvreté extrême à un moment donné de sa vie et tu vois, elle bouffait une biscotte par jour, elle dormait dans un appart où il n'y avait aucun meuble, donc elle mettait ses pulls par terre et elle était allongée dessus, quoi. Et en fait, voilà, waouh. Et elle raconte son histoire qui est, qui donne des frissons et aujourd'hui, Wendy, mais c'est une big boss, elle est ultra connue sur Insta, elle déchire tout, c'est une coach Instagram. Et c'est vraiment, mais c'est une bosseuse et quand elle raconte son histoire, en fait, tu te rends compte que même quand elle était en situation d'extrême pauvreté où des fois, tu peux te dire, bah, c'est la merde et ça va être hyper dur de m'en sortir, mais elle n'a jamais rien lâché, elle a testé, elle a créé des comptes, elle a créé des communautés, ça marche, ça marche pas, ok, ça je continue, ça j'arrête. Et en même temps, il bossait, avec son chéri, bref, il bossait dans un resto en tant que serveur, enfin, tu vois, c'était vraiment, c'est une histoire de fou et en fait, tu te rends compte durant cet échange et c'est comme beaucoup de personnes quand tu connais des épreuves très fortes dans ta vie, bah, ça devient ta force et en fait, c'est ça qui lui a permis de devenir aujourd'hui ce qu'elle est, ce qu'elle fait, c'est cette épreuve de vie-là, en fait.

Loïc Tu vois, ce que je trouve intéressant aussi, c'est comment, plus tu es au contact de femmes inspirantes comme ça qui arrivent à réaliser des choses complètement incroyables, qui ont cette force de caractère, cette détermination, je veux dire, hors normes, mais finalement, enfin hors normes, c'est pas un cadeau de la nature, tu vois, c'est des choses qu'elles cultivent. Comment est-ce que toi, ça t'impacte ? Et je te pose la question parce que, c'est vraiment marrant, parce qu'on a à peu près, tu vois, on est à peu près sur le même créneau ce qu'on disait avant, on a démarré à peu près en même temps, mais l'inverse, c'est que toi, tu as déclenché un énorme changement dans ta vie avant de créer le podcast et moi, en fait, c'est avant que ce changement ait lieu, c'est-à-dire que je démissionne, que je change de pays, que je devienne papa, etc., que je crée ma boîte, le podcast a été créé avant et je dis assez souvent quand même que c'est à force de rencontrer des invités complètement frappés, que ça m'a incité, tu vois, que ça m'a en tout cas conforté dans le choix d'à un moment donné créer cette cassure dans ma vie et de prendre une nouvelle orientation. Mais toi, tu l'avais fait déjà avant, donc je suis curieux de savoir, tu vois, comment ces invités te nourrissent, toi, à titre perso et comment est-ce que tu as grandi depuis 2019 ?

Invité 1 Ouais, c'est, ouais, encore une question hyper intéressante, en fait, effectivement, je l'ai fait pendant, on va dire qu'au moment où je lançais le premier épisode, j'étais en train de chercher un job dans le sud pour un changement de vie vraiment à 180 degrés et un mois plus tard, j'avais pris mes bagages et on déménageait, quoi. Et en fait, je me suis dit, si tu veux, juste pour expliquer le contexte, je me suis dit, si je crée ce podcast des locomotives, etc., en fait, moi, je dois être une locomotive avant tout pour mes auditrices, tu vois, pour moi, c'était ma prio et en plus de ça, le déclencheur, ça a été le burn-out donc j'avais commencé un coaching de développement personnel, j'étais à fond dans le développement personnel, ça s'est devenu vraiment une passion, j'ai compris tellement de choses, ça m'a aidé aussi et bien sûr, j'avais commencé ma thérapie avec un psychothérapeute et si tu veux, je me suis dit, mais en fait, je vais jouer le rôle de cobaye sur moi-même, je vais tester plein de trucs, des outils, des persos, des systèmes de pensée, tu vois, je voulais hacker un peu les trucs genre, est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est bullshit en fait, tout ce que les pseudo-coaches de développement personnel nous disent, je voulais savoir, est-ce que c'est vrai cette vie alignée, la paix intérieure, est-ce qu'on se fout de notre gueule ou est-ce que ça existe, tu vois, et donc je me suis dit, je dois le savoir parce que si je dois l'apprendre à ces filles et que je prône tout ça, il faut que je sache comment on fait et quelle est la vérité donc c'est pour ça que j'avais besoin si tu veux, de mettre la locomotive donc moi-même en marche en même temps que le podcast donc ça, c'était une chose et ensuite, qu'est-ce que m'apportent les invités ? Mais tellement, en fait, déjà je pense qu'on évolue tout le temps, tu vois, même si j'ai fait ce virage à 180 degrés d'un point de vue mindset, t'évolues constamment et en fait, les filles, elles m'apprennent tellement de choses ou elles me confortent dans des choses aussi des croyances que j'ai et les échanges sont, enfin pour moi, c'est à chaque fois que je discute et que j'échange avec une femme, c'est tellement inspirant, j'en retiens toujours une leçon ou quelque chose et ça me fait grandir en fait tout simplement davantage semaine après semaine.

Loïc Je dois dire que sur cette notion, tu vois, d'apprentissage, de leçons que tu tires de tes échanges, tu vas inspirer à changer quelque chose sur mon podcast puisque je ne le faisais pas avant mais il me semble que toi en début d'épisode, tu expliques ce que tu as retenu de l'échange avec ton invité, si je ne me trompe pas. Tu fais une intro mais tu fais un petit résumé de la conversation. Ouais, c'est ça.

Invité 1 J'introduis l'épisode.

Loïc Yes. Et je ne le faisais pas avant et j'avais trouvé que c'était une super idée et donc moi, maintenant je le fais donc merci à toi. Je peux te le dire en live et j'essaie d'inclure, tu vois, en une phrase ce que je retiens de l'échange, la leçon, enfin la leçon. Généralement, souvent les gens n'aiment pas trop dire qu'ils donnent des leçons, tu vois, mais en tout cas, le tips, le conseil ou la phrase que j'extrais de cette conversation. Et donc, ça a été quoi, tu vois, dans toutes ces expérimentations que tu as faits sur les outils de dev perso ? Déjà, est-ce que tu peux nous dire aujourd'hui, est-ce que ça marche vraiment quand on passe du temps ? Moi, j'ai mon avis, tu vois, mais je suis curieux de toi. Quand on passe du temps sur soi, à réfléchir, à faire le point, à se projeter, faire des exercices d'introspection, est-ce qu'on vit mieux ? Quelle a été ton expérience par rapport à ça ? Et on va commencer par ça. Oui,

Invité 1 parce qu'en plus, tellement que je parle, j'oublie. Donc, oui, évidemment. Alors, nous, il faut savoir quand même, petite parenthèse, qu'on forme quand même, on accompagne des femmes pendant des mois, justement, pour les aider à devenir la locomotive de leur vie. Et c'est toute une introspection, un coaching de développement personnel. Donc, bien sûr qu'on y croit et bien sûr qu'on a des résultats qui sont incroyables. bien sûr que oui. Alors, après, comment dire ? Je dirais que il faut bien comprendre, il y a deux choses. Il y a outils de dev perso, livres de développement personnel, le coaching, etc. Mais en fait, le plus dur à faire, c'est de faire la transition, la transmission de tout ce que tu apprends dans ta vraie vie. Et l'idée, c'est pas de mettre en place tout ce que tu apprends dans ta vie, parce que c'est pas possible, on peut pas tout retenir, les exos, les trucs, les machins. Puis en plus, il y a des exercices qui sont spontanés, comme se poser des questions d'introspection, faire la roue de la vie, c'est des choses qu'il faut pas faire tous les jours, c'est des exercices de manière spontanée pour justement te questionner sur toi. Par contre, il y a plein de choses que tu peux mettre en place de manière habituelle, en fait, dans ta vie. Et en fait, ces petites choses-là qui fonctionnent vraiment et qui te permettent de vraiment te sentir mieux dans ta vie sont les choses les plus simples. Comme par exemple, je te donne un exemple très facile, le fait de cultiver la gratitude. C'est très con, mais ça, je le répète tout le temps à nos coachés, et c'est vraiment un truc que je répète tout le temps, ça commence dès le matin. Cultiver la gratitude, c'est pas juste « Ah, génial, je pars en vacances en Thaïlande cet été. » Non, il faut que tu apprennes en fait à cultiver la gratitude dans ton quotidien. Quand tu ouvres les volets le matin, déjà, est-ce que tu kiffes ouvrir tes volets le matin ? Est-ce que tu as une jolie vue ? Est-ce que tu as un rayon de soleil qui vient sur ton visage ? Le café, ton premier café ou ton premier thé, ça, c'est aussi, c'est hyper important d'avoir de la gratitude envers tous ces petits moments de vie. Le moment où tu te mets le soir sous ta couette tu vas manger et apprécier, le bisou de ton enfant qui est trop content de te retrouver après l'école. Et en fait, ça, c'est une des clés pour trouver l'épanouissement et la paix intérieure et le bonheur. Le bonheur, il se trouve en soi avant tout. 90 % de ton bonheur provient de l'intérieur et 10 % seulement des circonstances extérieures. Ça, il faut bien le comprendre, c'est hyper important. Donc, si tu n'apprends pas à apprécier les petits plaisirs du quotidien, tu ne seras jamais heureux. Le bonheur se trouve dans les petits plaisirs du quotidien et dans les petites choses du quotidien.

Loïc Alors que je pense que si tu demandes spontanément à des gens, ils te diront sans doute l'inverse, tu vois. 90 % vient de tes possessions matérielles, est-ce que tu as une grande maison, etc. Et c'est peut-être ça. J'ai un peu l'impression, tu vois, que c'est un peu la quête sans fin, c'est-à-dire qu'on court toujours après ce qu'on n'a pas d'un point de vue, encore une fois, tu vois, matériel. Alors qu'en réalité, je suis assez d'accord avec toi, c'est surtout une question peut-être d'état d'esprit, tu vois. Bon, évidemment que si tu es dans une situation abominable dans un pays du tiers-monde, voilà, c'est peut-être plus compliqué de trouver de la gratitude au quotidien, quoique.

Invité 1 Mais non. Les gens, on est plus heureux que j'ai jamais vu. Mais bien sûr.

Loïc C'est vrai, c'est vrai, tu vois, je réfléchis à moi autre, mais ouais. On a passé six mois en Amérique du Sud, Pérou, Bolivie. Bon, la Bolivie, c'est très très pauvre. Pérou aussi, mais moins quand même. Bolivie, c'est très très pauvre. Et je pense que les gens, et j'ai fait un séjour au Népal et les gens les plus heureux que j'ai vus de ma vie étaient là-bas.

Invité 1 Voilà, donc tu as la réponse à ta question. Tu vois, c'est clair,

Loïc c'est clair.

Invité 1 Mais effectivement, là où tu as raison, c'est que, et au début, j'étais comme ça, au début, j'attendais dans ma tête, je me disais, ah, mais j'ai trop hâte à mes vacances parce que c'est le moment que j'attendais, mes cinq semaines de CP, mes week-ends, mes soirées, j'attendais ces moments-là comme mes moments de bonheur, en fait. Mais c'est pas normal. Malheureusement, on est beaucoup à vivre dans cette situation, à attendre ces moments de bonheur, ces moments off parce que la vie pro, ça ne nous épanouit pas. Et c'est dommage, si on a la possibilité d'enverser la tendance, c'est génial, en fait, et de plus attendre le moment où on va partir en vacances. Aujourd'hui, pour te dire, bien sûr que ça me fait plaisir de partir en voyage, etc., mais je m'en fous. Enfin, c'est plus du tout ça qui m'épanouit le plus. J'attends pas de partir en vacances. J'ai plus besoin d'avoir ce type de projet, en fait. Je suis tellement heureuse dans mon quotidien, dans ce que j'ai créé, dans ce qu'on a construit, parce qu'on est quand même deux à construire ce quotidien, qu'en fait, c'est ça qui est important, c'est d'être heureuse dans ton quotidien, d'être heureux dans ton quotidien, c'est vraiment la clé. Si tu attends d'avoir la grande maison, la belle voiture, l'argent pour partir faire le tour du monde, le truc, le machin, si tu attends ça pour être heureuse, en fait, tu ne seras jamais heureuse.

Loïc Ouais, complètement. Ça me fait penser, tu vois, j'espère que je vais arriver à le retrouver en live. Je ne sais plus où j'avais mis ça, mais je crois que c'est Tony Robbins qui disait ça. C'est en fait, lui, ce qu'il disait, tu sais, il est, je pense qu'il y a plein de gens qui le connaissent, donc un speaker inspirant, américain, enfin, une grosse figure de l'univers du dev perso, qui disait en fait trois choses, alors c'était concentrez-vous sur ce que vous avez, concentrez-vous sur le présent et concentrez-vous sur ce sur quoi vous avez contrôle, en fait. Tout à fait. Et je trouve qu'en fait, ça résume peut-être un peu tout, tu vois, parce que péter un câble parce qu'il y a le Covid, ok, bon, certes, c'est chiant, mais en fait, tu ne peux rien. au bout d'un moment, une fois que la digestion est faite, si on est confiné, tu vois, quelque part, on ne peut pas le contrôler. Donc, passons à autre chose, tu vois, ou le fait que, je ne sais pas, ta boîte, ton job te fait plus rêver, etc. c'est peut-être des mauvais exemples parce qu'il y a toujours des choses que tu peux influencer, mais ce que je trouvais intéressant chez lui, c'est finalement, il y a tellement de choses sur lesquelles on a un contrôle total, par exemple, le fait de se lever et de, tu vois, d'inspirer un bon coup et de kiffer la vue qu'on a depuis chez soi ou le rayon de soleil sur sa peau, ben ça, on le contrôle en fait. Et si on ne le fait pas, personne d'autre le fait. Et cette notion de se concentrer sur le présent et sur ce qu'on a déjà, je trouve que c'est assez intéressant. Est-ce que ça, tu dirais que ça résume à peu près tout ?

Invité 1 On va dire, c'est une chose, peut-être que ça ne résume pas tout, mais c'est vrai que ça résume quand même une globalité, se concentrer sur le présent, bien sûr, et le deuxième point, se concentrer sur ce qu'on appelle notre cercle de contrôle, ça, c'est aussi lié, donc là-dessus, c'est pour le coup un autre exercice qu'on peut faire facilement dans son quotidien, c'est apprendre à transformer son système de pensée, justement. Et c'est dans ton quotidien, essayer de faire un arrêt sur tes pensées, par exemple, comme tu le dis, tu es dans les bouchons, tu es dans ta voiture, c'est relou, parce qu'en plus, tu as un rendez-vous avec un client, tu sais que tu vas être en retard et que ton boss va te taper sur les doigts. Est-ce que tu as le contrôle sur cette situation ? Non. Du coup, ce qui peut être intéressant, c'est de te dire, ok, je viens d'avoir cette pensée qui me met du coup en colère, enfin bref, je ne vais pas faire un cours de des persos, mais en gros, tu fais le lien avec les émotions qui vont être en lien avec les pensées que tu as et tes réactions. Tout est suscité, en fait, enfin, tout est lié. Et l'idée, c'est de te dire, ok, bon, qu'est-ce que je pourrais avoir comme pensée qui me serait plus utile que cette pensée qui est non seulement négative et qui, en plus, ne me sert strictement à rien. Et plutôt que de dire, merde, je vais être en retard, mon boss va me gueuler dessus, ce qui peut être plus intéressant, tu peux dire, ok, bon, là, j'ai rendez-vous à Nevers avec mon client, je vais peut-être me répéter la présentation que j'ai ou alors, je vais m'écouter un bon podcast comme Les Frappés ou Les Locomotives. En tout cas, tu peux susciter des pensées beaucoup plus utiles. Et ça, c'est intéressant, tu peux le faire tout le temps à longueur, enfin, pas à longueur de journée, mais tu peux le faire quand tu veux.

Loïc Ok. Tu es une adepte des objectifs, tu vois, type OKR, mission de vie que tu revois régulièrement, d'avoir quelque part, tu vois, un peu un cap écrit auquel tu te réfères tout au long de l'année. Et je te demande, parce qu'on est début 2023, donc c'est peut-être l'occasion d'en parler.

Invité 1 Non, alors moi, je ne suis pas du genre à, comment dire, c'est quelque chose que je ne recommande pas de faire par contre parce que ça dépend vraiment du profil que tu es, de la personne, de ta personnalité. Mais moi, tout est dans ma tête, en fait. Je n'écris pas, enfin, je n'écris pas. Bien sûr que j'ai des to-do lists, des trucs comme ça, mais quand il s'agit de mission, d'horizon, de vision, d'objectif, etc., je les garde dans ma tête et je pratique beaucoup ce qu'on appelle et que tu connais et que tu as dû entendre parler, la manifestation. Et en fait, ça, c'est vraiment, vraiment mon truc et j'adore faire ça parce qu'en plus, ça te met dans des états très agréables et donc, j'y crois beaucoup. Je pense que quand tu visionnes un petit peu ce que tu veux atteindre et ce que tu souhaites créer et construire dans ta vie, tu attires du coup les bonnes énergies et surtout, ça te permet de mettre les bonnes actions en place et d'avoir toujours cette motivation conservée sur le long terme. Donc moi, je fonctionne vraiment comme ça et non, je n'ai pas une page sur Notion ou sur Tabo Excel avec, tu vois, les objectifs, les trucs. Non. Alors après, c'est peut-être une erreur mais je ne fonctionne pas comme ça.

Loïc Ok, d'accord, ça marche. Super. Tu dirais que les principaux retours, tu vois, de ta communauté, tu as surtout des auditrices du coup qui écoutent le podcast ou pas forcément ? Oui. Oui. Les principaux retours pour le moment après bientôt 100 épisodes, ça a été quoi d'un point de vue inspiration ? Est-ce que à travers tes échanges avec tes invités, tu as réussi à déclencher ces passages à l'action ?

Invité 1 Oui, mais oui, mais tellement.

Loïc Génial.

Invité 1 Oui, mais d'ailleurs, alors des fois, ça me fait flipper parce que je me dis putain, elles vont toutes quitter leur job. Ce n'est pas possible. Donc, j'adore parce que je reçois énormément de messages et ce depuis quasiment le début où les nanas me disent Sandra, grâce à toi, je suis partie vers l'autre bout du monde à Bali. moi, j'ai quitté mon taf, moi, moi, ça. Et à chaque fois, je suis émerveillée par ces messages de remerciements et je me dis putain, mais c'est fou en fait et c'est pour ça que je l'ai fait. Mais du coup, de le voir, de savoir que c'est vrai, qu'en fait, ces histoires, ces échanges, ça résonne vraiment en elles et ça leur donne cette motivation et cette audace qu'elles n'avaient pas forcément trouvées ailleurs et elles passent à l'action. Putain, c'est ça qui est fou. Elles passent réellement à l'action dans leur propre vie et ça, mais c'est le plus beau des résultats et je ne sais pas comment expliquer, mais c'est pour ça qu'en fait, je fais ça. Et souvent, quand je reçois des messages, je les ai partagés sur Insta et je leur ai dit mais les filles, en fait, c'est mon carburant, ce genre de retour, c'est vraiment mon carburant et ça me rappelle pourquoi je fais ce que je fais aujourd'hui. Mais du coup, oui, pour répondre à ta question, tu vois, je reçois peut-être des messages toutes les semaines pour une fille qui me dit ce qu'elle a fait. Mais encore une fois, je te dis, des fois, ça me fait peur parce qu'il n'y a pas que des histoires aussi de personnes qui vont carrément quitter leur mec, leur couple. Alors, ce n'est pas grave, c'est la vie et ça fait partie de leur évolution et peut-être qu'elles ont besoin d'un coup de pouce pour réaliser quelques trucs mais des fois, tu te dis, waouh, tu as l'impression que, je ne sais pas, il y a toutes ces nanas qui se réveillent et qui prennent possession de leur vie et c'est fou, c'est complètement fou.

Loïc Je suis assez... Et tu vois, on en revient à ce sujet d'inspiration, c'est quand même hallucinant parce que quelque part, tu vois, enfin, c'est... Je ressus le trait et tu vois, pour les frapper, c'est pareil mais c'est entre guillemets juste. Alors toi, ce n'est pas juste des conversations audio parce que tu as aussi le coaching mais je trouve ça quand même à chaque fois fascinant de voir la puissance de l'inspiration, tu vois, c'est-à-dire que c'est des conversations. Toi, c'est à peu près une heure, je pense, les épisodes autour d'une heure, tu vois, en une heure d'écouter quelqu'un, alors peut-être que ces personnes qui passent à l'action n'ont écouté plus d'un épisode mais finalement, l'inspiration, elle est partout autour de nous et nous, notre job, c'est un peu de construire les ponts, tu vois, c'est-à-dire qu'on met un coup de projecteur sur quelqu'un et puis sur quelqu'un d'autre mais finalement, ça suffit à débloquer le plein potentiel de certaines personnes et à faire qu'elles changent radicalement.

Invité 1 Tout à fait. Tout à fait.

Loïc Super. Donc, le podcast 2019, c'est ça ? Yes. À quel moment est-ce que tu t'es dit, enfin, est-ce que déjà au moment où tu as lancé le podcast, c'était très clair pour toi que tu voulais créer cet écosystème que tu as aujourd'hui avec du coaching, avec des talk shows et pas simplement des épisodes ou est-ce que c'est venu petit à petit et si c'est le cas, est-ce que tu as eu un moment, tu vois, switch où tu t'es dit je peux faire plus que des rencontres audio ?

Invité 1 Non, alors, encore une fois, à cette époque-là où j'étais en mode, je me sentais powerful et créatif, j'assistais, tu vois, je te disais à des masterclass de JJT, etc., et j'ai assisté à une masterclass gratuite de Live Mentor, société de formation, et il disait dans cette formation, c'était sur la création justement des communautés. À l'époque, ça commençait un peu à pop-up, mais c'était pas genre là en 2022, tout le monde a sa communauté, c'est devenu le truc. Et en fait, dans cette masterclass, il disait, à partir du moment où tu crées une communauté où tu arrives à rassembler des personnes sur un sujet, sur une mission, ensuite, tu peux en faire, tu peux créer un écosystème tout autour et ça peut devenir un métier passion, en fait, tu peux ensuite vendre des choses à cette communauté qui sont en lien avec leurs besoins, leurs désirs, leurs problématiques, tu peux créer ce que tu veux une fois que tu as une communauté engagée. Et je me suis dit, mais waouh, c'est incroyable ! Et à l'époque, je n'avais pas Instagram encore. Donc en 2019, je n'avais pas Instagram. Et je me suis dit, c'est fou ! Et il donnait l'exemple avec cette prof de yoga qui donnait des cours sur Insta ou qui faisait, je ne sais plus, des photos, des vidéos, bref, et qui, du coup, s'est mis à créer des tapis de yoga et à vendre des tapis de yoga et ça a cartonné et la nana a tout déchiré. Et je me suis dit, mais c'est tellement inspirant ! Donc du coup, je me suis dit, mais moi aussi, je veux rassembler des gens sur une mission, sur un truc, je veux engager des filles, des femmes autour d'un vrai truc, d'une vraie mission. Et je me suis dit, à la suite, je verrai bien, je verrai bien ce que ça donne, ce que j'en fais, on verra bien. Donc non, je n'avais aucun plan sur la comète, je ne savais pas du tout ce que j'allais faire.

Loïc Ok. Et aujourd'hui, cet écosystème, comment tu l'as structuré ? Qu'est-ce qu'il y a dans le package des locomotives en plus du podcast ?

Invité 1 Eh bien, alors avant d'en venir à l'écosystème du jour, je tiens quand même à préciser qu'on fait beaucoup d'erreurs et c'est ok. Et ce n'est pas grave et ça fait partie du jeu. Ce n'est pas genre, on lance un podcast, ça marche, après je crée tout un écosystème et je suis millionnaire. Je vous rassure, ce n'est pas du tout ça. Juste, voilà, ce n'est pas le cas. Mais du coup, je veux juste préciser un truc, je me suis bien, bien plantée parce qu'en fait, la première chose que j'ai fait pour monétiser mon podcast, c'est justement vendre un auto-coaching à 69 euros. Et je me suis dit, mais c'est génial, je vais en vendre 100 par mois, en plus de ça, je vais aider des femmes, ça va être, elles vont le faire en autonomie, elles vont pouvoir l'écouter partout, ça va être formidable. Sauf qu'en fait, ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Alors déjà, la valeur que j'avais donnée au programme n'était pas du tout OK, c'était beaucoup trop faible en fait, comme prix. Et pourtant, j'avais écouté des gens qui m'ont dit, mais non, mais même 69, c'est trop cher, Sandra. Et du coup, j'avais mis 69 euros et j'étais mal à l'âge, c'est hyper cher. Et bref, jusqu'à ce que j'ai eu des contacts avec d'autres coachs qui étaient déjà du coup assez forts dans leur domaine, et tous m'ont dit, mais c'est quoi ce prix en fait ? Ça ne vaut pas 69 euros, ça vaut beaucoup plus. Enfin bref, ça a commencé comme ça, donc je me suis plantée et ça a planté du coup, on va dire, mes six premiers mois de monétisation. J'étais complètement partie en caquette, enfin, pas sur la bonne piste en tout cas. Donc, je voulais juste préciser ça parce que c'est important de le dire, on ne trouve pas tout de suite son écosystème, le truc qui va fonctionner, on se plante et c'est OK et c'est normal. Et c'est ça qui va vous permettre justement de trouver ce qui va fonctionner, de réadapter en fait votre écosystème, vos produits, vos services et c'est totalement OK, ça fait partie du jeu en fait. On se plante et je me suis plantée plus d'une fois. Donc aujourd'hui, l'écosystème, il est très simple. On a donc le podcast plus tous les contenus gratuits sur Insta, sur LinkedIn, j'ai fait des fois des vidéos sur YouTube, je suis aussi sur Telegram, sur Pinterest, donc tout ce qu'on appelle les canaux d'acquisition. Et ensuite, qu'est-ce que j'ai aujourd'hui ? Donc j'ai la Locomotive Academy qui en fait, c'est là où on accompagne des femmes, ce sont des accompagnements de trois mois. Donc on accompagne des femmes en mini-groupes sur justement toute cette introspection. L'objectif, c'est de leur apprendre à construire une vie qui leur ressemble, à sortir de leur zone de confort, à dépasser leur peur, à avoir confiance en elles, à devenir audacieuses, à découvrir quels sont leurs talents, leurs forces, bref, plein d'autres choses. On a aussi maintenant les talk shows, donc c'est tout nouveau, tout frais, comme bien vu en tout cas. Tu as remarqué que je faisais ça, c'est cool. Et donc là, j'organise le deuxième justement à Paris. Je suis trop, trop contente, ça me fait trop kiffer d'organiser un événement à Paris. Je suis trop contente, trop heureuse. Ça arrive très vite, c'est dans deux semaines. Ah oui ? Ouais, c'est tout bientôt. Et ça, effectivement, c'est une autre branche qui se consolide dans l'écosystème. J'aimerais organiser régulièrement des talks parce que je trouve ça incroyable en fait d'arriver à réunir une partie de ta communauté en présentiel avec des speakers, c'est que des speakers qui sont passés à mon micro, par contre, je ne prends jamais des speakers extérieurs au podcast et donc venir finalement réanimer, et je te donne des idées du coup au passage, ta communauté d'invités. Tu vois, c'est ça qui est intéressant, tu vas venir réactiver ta communauté d'invités et ta communauté d'auditeurs. Et en plus, ça te fait une journée à inspiration, powerful, machin, et je trouve ça vraiment formidable. et après, qu'est-ce que j'ai ? J'ai testé plein de trucs que j'ai arrêtés parce que j'avais besoin de tester, est-ce que ça fonctionne, est-ce que ça ne fonctionne pas. Aujourd'hui, j'ai d'autres choses dans le pipe mais dont je ne parle pas forcément, enfin, je ne vais pas en parler parce que c'est encore

Loïc dans le pipe.

Invité 1 Donc aujourd'hui, mon écosystème, on va dire que ça, alors après, il y a les e-books, bien sûr, j'ai écrit un petit livre, c'est un petit e-book qui fonctionne super bien d'ailleurs, que les gens adorent. Il y a quand même une soixantaine de pages et voilà, j'ai bien travaillé pour l'écrire, c'est vraiment pas facile d'écrire ne serait-ce que 60 pages et ça s'appelle les 5 étapes pour vivre ta meilleure vie. Donc voilà, aujourd'hui, c'est vraiment ça, je dirais, qu'il y a majoritairement parce que j'ai écarté certaines choses et il y a d'autres choses qui arrivent.

Loïc Génial, super, super, je suis toujours très admiratif, tu vois, de personnes qui arrivent comme toi à proposer, aller plus loin finalement que le premier créneau, le premier chemin sur lequel tu t'es enbranché qui était le podcast et puis de proposer plein de choses autour qui rayonnent et comme tu dis, tu vois, qui finalement répondent très certainement à des besoins de ta communauté. Moi, c'est vrai que tu vois, j'ai créé le podcast et puis, j'en ai pas fait, enfin, j'ai d'autres choses à côté, j'ai un job, etc. Et donc, du coup, voilà, là, je réfléchis un peu à ce qu'on peut faire plus, etc. Et donc, c'est intéressant de voir ce que toi, t'as mis en place et ce qui fonctionne pour toi. Donc là, 2023, ça va faire, donc ça va faire trois ans que tu es dans l'aventure des locomotives, en tout cas avec le podcast au début. Tu dirais que, comment est-ce que la Sandra de l'époque, qui sortait tout juste d'un événement, voilà, pas forcément super agréable, le burn-out, mais qui avait décidé de prendre les choses en main, de construire une nouvelle base pour sa nouvelle vie. Et la Sandra d'aujourd'hui qui a cette communauté active qui rencontre des femmes puissantes chaque semaine, tu dirais que l'évolution, elle correspond à quoi ? Comment tu la décrirais ?

Invité 1 Tu veux dire l'évolution ?

Loïc D'un point de vue perso, oui.

Invité 1 D'un point de vue perso, je dirais que, déjà, le fait, comment dire, le fait d'avoir déménagé, je pense que ça m'a permis de protéger cette motivation et d'insuffler un nouveau, autre chose, un nouveau souffle, je ne sais pas si ça se dit, insuffler un nouveau souffle, je ne sais pas si ça se dit. Une nouvelle dynamique. Voilà, une nouvelle dynamique. Donc déjà, pour partir du début, ça, ça compte vachement en fait, parce que si tu restes dans ton caca, c'est très très dur de sortir la tête de l'eau. Et ensuite, je pense que la création de cette aventure m'a permis de devenir vraiment la femme que j'avais envie d'être et qui n'était pas encore totalement sortie de son cocon. et il faut savoir, j'en parle quasiment jamais, que moi, petite, en fait, j'étais quelqu'un de très introverti. Après le divorce de mes parents, en tout cas, j'ai été très mal dans ma peau, très introverti, j'avais peur de tout, j'avais peur de tout le monde, j'avais pas confiance en moi, je me trouvais useless au possible, j'avais peur de parler, limite, tu vois. Et bref, c'est pour dire qu'aujourd'hui, tu vois, je suis opposée, en fait, à ce passage de vie dans mon enfance, bref. Et aujourd'hui, je suis vraiment la femme que, ouais, que je voulais devenir, je suis vraiment, j'ai pleinement confiance en moi, mais vraiment, comme jamais, même si des fois, bien sûr, j'ai des doutes, je suis pas non plus superwoman, faut pas abuser, mais en tout cas, je me sens en confiance avec la vie, avec moi-même, avec les gens qui m'entourent, je me sens alignée comme jamais. Et en fait, vraiment, je pense que c'est ce projet que j'ai porté et qui m'a permis, en fait, de montrer au monde et à moi-même, surtout, avant tout, de quoi je suis capable et regarder que j'ai une mission, que j'ai vraiment des trucs à vous dire, j'ai envie de vous inspirer, j'ai envie de vous transmettre des choses, j'ai envie de vous aider. Et c'est ce dont je pense j'avais vraiment besoin. C'est une question que je me suis posée avant de quitter mon job. Je me suis dit, mais à quoi je sers, en fait ? À quoi je sers dans ce monde ? À rien. Enfin, j'avais l'impression de me dire, j'apporte rien. Enfin, tu vois, j'étais directrice d'hôtel, quoi. Donc, ça ne me servait à rien. je trouvais en tout cas que ça ne me servait à rien et je me suis dit, j'ai besoin d'aider les gens, j'ai besoin de servir à quelque chose dans ce monde parce qu'on est là pour un bref passage et j'ai besoin d'être utile tout simplement et voilà. Je ne sais pas si j'aurais pu répondre à la question.

Loïc Déjà, bravo pour ça, tu vois, et puis je trouve que c'est super inspirant et quelque part, j'ai le rafraîchissant qui me va en tête, mais en tout cas, quand même vachement porteur d'espoir de voir après ce par quoi tu es passé, donc voilà, le burn-out qu'on souhaite absolument à personne mais aujourd'hui, finalement, pas si longtemps après à l'échelle d'une vie, même si on n'est là que 4000 semaines, tu vois, sur Terre, c'était il y a 3-4 ans et aujourd'hui, tu es dans une situation qui n'a absolument rien à voir et moi, je trouve ça, c'est toujours émouvant d'entendre quelqu'un dire qu'il est, tu vois, parfaitement aligné, qu'il a cette confiance en soi qui fait que... Moi, j'ai l'impression quand tu parles, tu vois que j'entends quelqu'un qui est blindé, c'est la locomotive mais la locomotive version, tu vois, par vrai, blindé, ça avance, ça n'arrête. Ouais,

Invité 1 mais attends, alors, je voudrais quand même mettre quelques nuances et surtout, expliquer, moi non plus, c'est pour ça que je fais ça, je souhaite le burn-out à personne et si je fais ce que je fais aujourd'hui, c'est justement pour que les nanas passent à l'action avant d'attendre de cette cassure extrême. Par contre, ce putain de burn-out, c'est vraiment ce qui m'a rendu plus forte comme jamais. En fait, ce qui se passe quand tu subis un trauma comme ça, que tu as l'impression que ta vie est en jeu, en fait, tout simplement, parce que tu ne comprends pas encore que c'est psychologique, etc., c'est tellement flippant et que toutes tes priorités, en fait, se remettent en place dans ta tête. Et en fait, c'est à ce moment-là que tu captes, OK, c'est ça qui est important dans la vie, ça, ça ne l'est pas, ça, stop, ça, j'arrête de me prendre la tête pour ça. Et en fait, tu fais tout de suite, je ne sais pas comment dire, c'est comme si dans ton cerveau, tout s'est terminé en place, tu vois, j'ai laissé tomber les prises de tête sur des trucs inutiles, j'ai totalement changé de mindset et après, bien sûr, il y a eu tout cet apprentissage de psychologie, développement personnel, etc., mais je pense que ça te remet bien les idées en place et surtout, putain, ça te donne une force mais un truc de dingue. Et juste pour mettre quelques petites nuances, donc bien sûr, aujourd'hui, comme je te disais, je me sens alignée, j'ai confiance en la vie, en moi-même, etc., par contre, ça n'exclut pas que tout ne s'en va pas du jour au lendemain. Bien sûr que des fois, j'ai des angoisses, bien sûr que des fois, je suis anxieuse, il m'est arrivé, ben là justement, ça faisait très longtemps mais j'ai fait une petite crise d'angoisse pendant les périodes de fête de Noël alors que j'étais en break mais des fois, ça se présente comme ça et maintenant, je sais totalement les gérer et ça ne se présente plus de la même manière que les premières dont je t'ai parlé, ce n'est plus du tout la même chose, ce n'est plus du tout aussi intense mais tu sais que ça arrive, que ça peut potentiellement se déclencher donc c'est pour te dire qu'il n'y a pas tout noir, tout blanc, il faut aussi juste apprendre à apprivoiser ces petites choses qui peuvent revenir parfois et c'est ok.

Loïc Yes. Yes. Intéressant, tu vois ton point de vue sur le burn-out, finalement, tu vois la valeur entre guillemets de l'événement et c'est assez rigolo parce que 2018, finalement, il y a vraiment trop de similitudes là, ça devient étonnant pour ouvrir la caméra cachée et en fait, en 2018, alors moi, je n'ai pas fait un burn-out mais je préparais un Iron Man et en fait, il y a une voiture qui m'a frappé à 50 km heure quand j'étais sur mon vélo en mai 2018 et en fait, j'ai eu exactement le même, enfin le constat, c'est un peu la même chose que toi c'est-à-dire que à moins de 5 cm près, je passais sous la voiture en fait et je pense que j'étais mort vu la vitesse, etc. j'ai vu sa roue à 30 cm de ma tête bref, j'ai passé 2 mois à l'hôpital et en fait, c'est exactement ce que tu dis, c'est-à-dire que toute ta liste de priorités, moi, c'est vraiment ça qui m'avait marqué, tu vois, tout était revu, pourquoi je fais du sport, pourquoi j'ai fait ça, est-ce que c'est vraiment ce qui me motive, qu'est-ce qui me stresse au quotidien, est-ce que là, j'ai failli crever, est-ce que ça vaut vraiment la peine que je me fasse du souci pour ce genre de trucs, tu vois, et c'est un peu comme si tu avais un Tetris qui boum, tout est ressecoué et tout est remis dans un ordre différent, tu vois.

Invité 1 Exactement.

Loïc Donc, je souhaite l'accident ou le burn-out à personne, mais c'est vrai que ce genre d'événement, je vois aussi la valeur comme tu l'expliques dans le sens où c'est une sorte de wake-up call, tu vois, c'est un truc, tu te prends un mur mais en fait, sur certains aspects, ça fait du bien, tu ne t'en rends pas compte tout de suite, en tout cas moi, c'était mon cas, tu vois, mais effectivement, c'est une sorte de remise à zéro un peu brutale mais qui peut être bénéfique à terme.

Invité 1 Mais totalement et je pense que c'est vraiment notre responsabilité de se dire ok, qu'est-ce que je fais de cet événement ?

Loïc Ouais, on en revient à ce qu'on contrôle, tu vois, le cercle de contrôle, d'influence, mais ouais, complètement. Ok, eh ben, on se rapproche doucement de la fin, c'était déjà absolument passionnant mais 2023, sur quoi est-ce que tu te concentres toi du coup ? Est-ce qu'il y a des grosses échéances qui arrivent ?

Invité 1 Arrête ! Comment répondre à cette question sans trop donner de détails ?

Loïc Ou même, tu vois, d'un point de vue perso ou les grandes orientations, est-ce que tu continues de développer le podcast ? Est-ce qu'il y a d'autres projets ? Tu vois, potentiellement des choses que tu vas aller explorer ? Je ne sais pas.

Invité 1 Alors, on va dire que 2023, ouais, non, si pour répondre vraiment franchement, mon plus gros focus, c'est la Locomotive Academy. Pour moi, c'est vraiment le... Je pense que, d'ailleurs, s'il y a une erreur, un conseil que je peux donner, une erreur à éviter, c'est quand on monétise quelque chose, quand on lance un business, c'est justement de ne pas se dire, tiens, je vais lancer cette offre-là et puis cette offre-là et puis cette offre-là. Vraiment, s'il y a un truc que j'ai appris, une des clés, c'est de se concentrer sur une seule offre. Tant que cette offre n'est pas parfaite et que tu n'as pas trouvé la bonne stratégie pour la vendre de manière constante, etc., etc., pour moi, ces focus prioritaires sur cette offre-là. Si déjà, tu as fait le test comme quoi, voilà, tu as fait ton bêta test, ça fonctionne, les gens sont attirés par ton offre, etc., bien sûr, il y a tout ce test-là à faire, mais du coup, ma priori 2023, c'est vraiment la locomotive academy, c'est vraiment notre plus grosse proposition, notre plus belle proposition et pour moi, je veux faire rayonner, tu vois, cet accompagnement, cette académie et mon plus gros focus, en tout cas, il sera là-dessus cette année.

Loïc Génial. Excellent. Si tu devais conclure cet échange, quel message est-ce que tu aurais envie de faire passer ?

Invité 1 Allez, pour ne pas dire un truc bateau, j'ai tellement de phrases bateau, malheureusement, au final, à force de les dire, enfin bateau et en même temps en lesquels je crois. Tu crois vraiment ? Oui, carrément. Mais ouais, non, je dirais que quand cette année 2023, plutôt que de vous fixer des objectifs, des intentions, toutes ces choses qui finalement vont vous faire peur et peut-être faire diminuer la motivation parce que se fixer des objectifs, ça aussi, c'est pareil, ça s'apprend, il y a des méthodes pour justement ne pas perdre la motivation et ne pas fixer le sommet de la montagne et se dire, putain, mais je ne l'atteindrai jamais et finalement, on se démotive et on n'y va pas et on ne sort pas de notre zone de confort et on ne fait rien. Donc, plutôt que de prendre le problème dans ce sens-là, je vous dirais plutôt, faites ce que vous avez envie de faire, faites-vous kiffer, faites des choses que vous aimez dans la vie et faites un maximum de choses que vous aimez parce que l'objectif quand même, on n'est pas là pour se faire chier, on est quand même là pour être heureux. Donc, prenons le problème dans ce sens-là, faites un maximum de choses que vous aimez dans la vie et vous verrez bien ce qu'il en est, même si dans votre tête, vous savez un petit peu où vous voulez arriver avec ces choses-là que vous kiffez, mais c'est plutôt comme ça que je prendrais de problème. Faites un maximum de choses que vous aimez, kiffez, soyez heureux.

Loïc Génial, parfait. Écoute Sandra, un immense merci, c'était top de pouvoir échanger avec toi avec une collègue podcasteuse du coup. Est-ce que c'était la première fois pour moi ? Non, il y avait eu Arnaud, mais sur le sujet du Death Perso comme ça, c'était la première fois et je me suis régalé. C'était à la fois très inspirant de découvrir ton parcours et en même temps, tu vois, une vraie sentiment un peu d'émulation, tu vois, d'incitation à faire un peu plus avec les frappés. Donc, merci beaucoup pour tout ce que tu as bien voulu partager. Si les gens veulent suivre les locomotives, je mettrai les liens, etc. Donc, Apple Podcast, Spotify, je pense que tu, je sais que tu es trouvable absolument partout, je mettrai les liens vers ton site et là où tu es le plus active, s'il y a des gens qui veulent potentiellement interagir ou suivre ton actualité, c'est Insta, j'imagine ?

Invité 1 Tout à fait.

Loïc Ok, excellent. Je mettrai tout ça. Merci beaucoup Sandra, une fois de plus et puis écoute, je te souhaite une excellente année 2023.

Invité 1 Merci Loïc, merci vraiment infiniment et je tiens à te dire quand même que c'est mon premier podcast en tant qu'invité. C'est pas vrai. Alors, mon deuxième parce qu'il faut savoir que j'ai fait un premier podcast avec une Canadienne l'année dernière, totalement improbable, donc podcast canadien mais mon premier podcast sur un podcast français, c'était avec toi et je suis très très heureuse de le faire avec toi parce que, comme on n'a pas arrêté de le dire, il y a beaucoup de similarités et de missions communes, etc. Donc, c'est un vrai plaisir. Merci encore à toi pour ton intérêt, pour tout ça. Merci infiniment. Très belle année 2023 pour être ici, évidemment.

Loïc Merci d'avoir écouté l'épisode dans son intégralité. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que ce que j'en ai eu à l'enregistrer. Si vous avez des feedbacks, vous pouvez me contacter sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello arrobas lesfrappés.com Je fais mon maximum pour que vous viviez de super expériences audio avec mes invités. Chaque épisode demande beaucoup de temps et d'énergie. Si vous appréciez mon travail, la meilleure façon de me soutenir, c'est de partager cet épisode à au moins 3 personnes qui aiment se dépasser. Si vous écoutez le podcast sur Apple Podcast ou Spotify, prenez quelques secondes de votre temps maintenant pour m'y laisser une note 5 étoiles et un commentaire. Merci beaucoup pour votre fidélité. A la semaine prochaine pour un nouvel invité. Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada

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