Les Frappés Les Frappés
Saison 2 EP·088 Entrepreneuriat #entrepreneuriat #coaching

01 novembre 2022

Créer son entreprise en étant encore étudiant avec Alexandre Bouquet, co-fondateur de Nolio

Durée · 1h12 · Transcription disponible

Alexandre

Le récit

Plus je m'investis dans le développement de Papirus, plus je réalise à quel point résilience et détermination sont des qualités essentielles dans l'entrepreneuriat 😅

C'est donc avec grand plaisir que j'ai reçu pour cet épisode un autre entrepreneur-sportif, Alexandre, qui a co-créé Nolio avec un ami rencontré en école d'ingénieur.

Nolio c'est la plateforme dédiée aux sportifs, entraineurs et clubs. On y retrouve toutes les fonctionnalités pour programmer et suivre ses entraînements.

On se bat finalement pour la même chose avec Nolio et Papirus : la fin des fichiers Excel, bien pratiques pour la customisation qu'ils permettent, mais bien trop chronoghages, difficile à partager et complexes à mettre en place.

Dans cet épisode, Alexandre nous explique pourquoi il est essentiel selon lui de se lancer le plus tôt possible dans son projet entrepreneurial. Son approche, qui a payé, a été de tester le potentiel du marché tout en étant encore étudiant. C'est moins de risques pris, et finalement à long terme un gain de temps énorme puisque la phase initiale permet surtout de rassembler un maximum de données et retours utilisateurs.

Un super échange avec un sportif devenu entrepreneur "sans faire exprès", qui a su transformer, avec son ami co-fondateur, un projet d'étudiants en véritable entreprise qui rend service à des milliers de sportifs, entraineurs et clubs au quotidien.

Merci Alexandre, bravo pour cette belle aventure et tout le meilleur pour la suite !

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Transcription

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Alexandre Et ouais, si j'avais un conseil, si quelqu'un voulait se lancer, c'est vraiment de se lancer le plus tôt possible et de ne pas hésiter à se lancer en parallèle de son job ou de ses études. Et puis retarder entre guillemets le plus possible la création de la boîte, c'est-à-dire tester le plus possible le projet le plus loin possible sans risque.

Loïc Hello, hello ! C'est Loic Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnels ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les Frappés ! Bienvenue Alexandre sur le podcast. Salut, merci pour l'invitation. Avec grand plaisir, je suis très content que tu puisses nous rejoindre aujourd'hui pour cet épisode. Pour plusieurs raisons, la première c'est que ça faisait un bon moment qu'on n'avait pas eu d'entrepreneur. Donc là, c'est ton cas. Entre autres choses, on va pouvoir discuter création d'entreprise, les challenges du quotidien, les petites réussites qui font plaisir. On va également parler de sport puisque tu vas nous en dire plus. Mais le projet dans lequel tu t'es lancé il y a quelques temps déjà, il y a clairement un rapport. C'est dans le sport. Donc, curieux qu'on échange sur tout ça. Mais je pense qu'avant qu'on rentre dans le détail du projet, ce qui serait peut-être intéressant, c'est que tu nous expliques d'où est-ce que tu viens ? Quel a été ton parcours avant de te lancer dans l'entrepreneuriat ?

Alexandre Oui, bien sûr. Du coup, moi je m'appelle Alexandre. Je viens d'avoir 27 ans cette semaine. Donc, je suis sportif, passionné de sport depuis tout petit et j'ai fait notamment 10 ans d'athlée. Et puis maintenant, je fais du triathlon et surtout du trail, un peu plus les longues distances. Et sinon, moi j'ai une formation d'ingénieur en informatique, de développeur. Et il y a, ça commence à dater il y a 5 ans, mais dans presque 5 ans, on a commencé à créer une solution dans le monde du sport, une appli qui s'appelle Nolio, pour les coachs et les sportifs dans les sports d'endurance. Et donc ça, en milieu d'école d'ingénieur en fait. Et on a créé l'entreprise à la fin d'école d'ingénieur. Et là, du coup, ça fait 3 ans que l'entreprise existe.

Loïc Ok. Quand tu dis on, vous êtes combien de confondateurs ?

Alexandre Je dis on parce qu'en fait, à la base, on était vraiment deux avec un pote de ma classe qui est dans les écoles d'informatique, les sportifs. Il n'y en a pas tant que ça. Donc voilà, un très bon pote qui vient du haut niveau en ski de fond. Et en fait, on a créé ça parce que c'est même lui qui a eu l'idée de base. Après, on s'est lancé à deux. Et en fait, il est venu me voir, du coup, il y a 4 ans et demi en me disant, putain, les fichiers Excel de mon entraîneur, ça me saoule. Est-ce que toi, tu as pareil dans l'atelier ? Je lui dis oui, c'est pareil. Je recopie à la main mes chronomes, ma montre dans mon fichier Excel. Et à l'époque, on était là-dedans, pas du tout forcément au fait de ce qui se faisait d'appli, même aux US, etc. Et donc, on s'est dit, ouais, putain, c'est quand même con. On commence à avoir des mondes connectés où on appuie sur le bouton Lab dès qu'on fait nos tours de pistes, etc. Et on les recopie à la main dans le fichier Excel. Et donc, on s'est dit, pourquoi pas faire quelque chose qui nous ferait gagner du temps à nous, fédérants sportifs et à nos coachs. Et du coup, à la base, on a créé un petit document, on doit l'avoir encore quelque part, qui s'appelait Concept, application de sport, quelque chose comme ça. On a listé en gros tout ce qu'on voudrait améliorer et on l'a partagé à tous les coachs qu'on connaissait, tous les athlètes qu'on connaissait. Et on a eu des retours plutôt positifs sur qu'il y avait un besoin. Et donc là, on a commencé. Alors, on savait bien sûr que dire oui à un document, c'est pas très engageant. Mais on s'est dit, ouais, OK, on va quand même essayer de s'amuser à faire quelque chose, un prototype pour le faire tester à nous-mêmes et à des coachs. Mais à la base, vraiment, par envie de faire un projet personnel sur notre temps libre et pour allier le côté développement informatique et le sport, mais il n'y avait pas du tout d'arrière-pensée d'entreprise ou de logique économique derrière.

Loïc OK, OK. Ça me rappelle tellement de souvenirs. Alors moi, ce n'était pas sur Excel parce que j'étais déjà sur Mac, donc c'était Numbers, mais c'était le même combat. Essayer de trouver des formules, des indicateurs intéressants à avoir, qui puissent s'actualiser en fonction des données que je rentrais dans le fichier. Et c'était une galère. Alors déjà, la création du fichier en soi, ça faisait partie du programme d'entraînement. C'est-à-dire qu'il fallait, tu vois, pouvoir s'imaginer.

Alexandre Pour les coachs, c'est un temps assez énorme. Et après, c'est vrai que l'avantage du fichier Excel, c'est que c'est ultra personnalisable. Et nous, du coup, c'est aussi pour ça que dans Noleo, on a gardé la philosophie de ce côté personnalisable parce que les coachs, ils veulent bosser comme ils ont envie de bosser. Ils n'ont pas envie qu'on leur dise, tu vas travailler comme ça. Et donc, en fait, on a essayé de garder ce côté personnalisable dans l'appli pour qu'un coach qui bosse d'une manière A et un coach qui bosse d'une manière B, d'une manière très, très différente, ils puissent tous les deux mettre leur méthode de travail sur la plateforme. Mais c'est vrai que la création des fichiers Excel, j'ai quand même mon entraîneur, avec 12 onglets, les formules, etc. Et encore, il y a eu une bascule qui est que moi, à l'époque, c'est vraiment, il me l'a envoyé par mail le fichier Excel. Donc, tu avais 15 versions sur ton PC. Déjà, le passage avec des choses style spreadsheet de Excel partageable en ligne, ça a déjà simplifié une partie des choses. Mais après, nous, on a eu la chance, c'est aussi pour ça qu'on l'a fait, que le côté objet connecté, de plus en plus de données qui viennent de ton capteur, de ta montre, etc. Et que ça, ça ne soit pas branché à ton Excel, c'est un peu l'élément qui était évident pour les coachs et les athlètes, fait que ça peut être déclencheur de, ok, je vais tester ton truc parce que le côté récupération automatique des données, je comprends bien pourquoi c'est utile.

Loïc Oui, parce que je t'avoue que j'avais déjà vu des articles, des posts de Nolio sur, d'ailleurs Nolio, N-O-L-I-O, s'il y en a qui veulent aller voir. Il me semble que c'était sur LinkedIn la première fois que j'avais vu des posts sur votre page Nolio. Et donc là, je me suis créé un compte. Je suis allé regarder et j'étais quand même assez impressionné de voir le niveau d'intégration que vous proposez. Et surtout, il y a Coros. Je me suis dit, ah tiens, c'est quand même cool qu'il y ait Coros parce qu'il y a pas mal de services que j'utilise, de tracking et autres, où c'est un peu le vilain petit canard Coros. Je ne pouvais pas connecter Coros. Et là, c'est quand même assez hallucinant de voir que vous avez tout le monde, y compris Decathlon, Adidas Running, Super Sapiens. C'est vraiment chouette.

Alexandre Oui, parce que ça s'est fait vraiment par étapes. En fait, au début, on a vu que Strava comme beaucoup d'autres plateformes parce qu'en fait, Strava eux-mêmes centralisent Garmin, Coros, etc. Et puis, petit à petit, on les a fait un par un, par ordre de nécessité entre guillemets. Garmin, puis un autre, puis un autre, puis un autre. Et encore, ça ne s'est pas fait vraiment dans ce ordre-là parce que la politique des marques au niveau de l'ouverture des données n'est pas toujours la même. C'est-à-dire que, par exemple, à l'époque où on s'est lancé, Garmin, il fallait payer un fees one shot de 5 000 dollars pour pouvoir accéder à l'Europe. Et nous, on s'est lancé dans nos lieux au début, on n'avait pas un rond. A aucun moment, on pouvait payer 5 000 dollars pour avoir l'accès Garmin. Donc, on n'avait pas Garmin et on se disait, c'est chiant parce qu'on va devoir développer nos lieux assez. Et les premiers sous qu'on va récupérer, on va devoir tout réinvestir dans la paye Garmin parce que Garmin est tellement un acteur omniprésent. Et franchement, on peut presque dire en monopole parce que les autres marques sont vraiment, pas ridicules, mais très, très minoritaires par rapport à la part de marché qu'il y a Garmin. Je n'ai pas de stats, mais c'est vrai que je pense que c'est hallucinant. Et du coup, on avait un peu cette problématique-là et on a eu la chance que 6 mois ou 8 mois après qu'on se soit lancé, Garmin et d'autres marques ont un peu changé leur fusil d'épaule et leur politique. Et en fait, ils se sont dit, il faut qu'on ouvre encore notre écosystème. Et ils se sont dit, bon, en fait, ils sont passés à juste, tu fais une demande, tu as un dossier, tu justifies pourquoi tu veux l'accès à la paye et tu peux être accepté et refusé. Et ça, on a eu cette chance-là. Mais voilà, c'est vraiment bête parce qu'on s'était lancé un an plus tôt, on aurait payé peut-être 3 mois avant le fait qu'ils ouvrent de manière gratuite.

Loïc Oui. Est-ce que tu peux peut-être expliquer pour celles et ceux à qui ça parle pas trop ce que c'est que l'API ? Oui, bien sûr.

Alexandre Du coup, c'est vrai que je n'ai même pas dit, je crois, ce qu'on faisait chez Noleo. Donc, du coup, je vais le présenter rapidement. Noleo, c'est une plateforme de suivi, planification et analyse pour les sportifs et les entraîneurs. Donc, à la base, c'est vraiment un outil métier pour les entraîneurs, pour gérer leurs sportifs, leur transmettre les entraînements, récupérer les feedbacks, récupérer les données des entraînements. Donc ça, c'est l'origine de Noleo. Et aujourd'hui, en fait, on se veut vraiment un outil aussi pour les sportifs, dans le sens où sur Noleo, tu vas pouvoir trouver ton entraîneur ou trouver un plan d'entraînement fait par un entraîneur. Et tu vas aussi pouvoir accéder à tout un tas d'outils d'analyse. Voilà, ça, qu'il peut y avoir aussi sur d'autres plateformes. Mais la plus-value qu'on va avoir sur le sportif, c'est soit j'ai déjà un coach. Du coup, la relation avec mon coach est simplifiée au niveau des données. J'ai une appli, etc. Soit je prépare un objectif. Mais en fait, sur Noleo, je vais pouvoir soit trouver un coach, soit trouver un plan d'entraînement fait par un coach de qualité sur Noleo. Donc, si par exemple, on nous demande c'est quoi la différence par rapport à Strava, ça va être vraiment là-dedans dans le sens où du coup, sur Strava, tu vas avoir le côté social et tu as aussi des outils d'analyse. Mais tu n'as pas le côté, je peux trouver un coach ou je peux trouver un plan d'entraînement qui est de qualité ou je vais pouvoir avoir une interaction avec le coach. Mais pour répondre à ta question, du coup, une API, en fait, c'est Application Programming Interface en anglais. C'est un moyen de communiquer avec un service comme Garmin pour échanger les données. Donc, ça peut être dans les deux sens, c'est-à-dire que dans le sens, on récupère les données. Noleo récupère les données d'entraînement de tel athlète et ses données de running, etc. Et dans le sens inverse, c'est-à-dire que Noleo peut pousser des choses vers Garmin, par exemple. Un coach sur Noleo peut faire des séances avec des intensités, etc. Et ça va l'envoyer directement sur la montre Garmin, comme si on l'avait programmé depuis son interface Garmin.

Loïc Ok, excellent. Voilà ce qui simplifie pas mal de choses parce qu'aujourd'hui, c'est vrai que il y a quand même un certain nombre, enfin tu vois, il y a de plus en plus d'appareils connectés qui peuvent être utilisés à l'entraînement, de plateformes sur lesquelles ces données d'entraînement sont aspirées. Donc, c'est cool d'avoir un outil qui peut centraliser et communiquer avec tous ces différents services de façon complètement fluide.

Alexandre Oui, c'est ça. Et puis même moi, en tant qu'utilisateur, que ce soit dans le sport ou autre, je n'aime jamais être trop lié à une marque ou à un service. Et donc, par exemple, si un utilisateur a une montre Garmin, il peut télécharger tout son historique Garmin sur Noleo et ensuite, à venir acheter une Coros, par exemple. Il y aura une continuité dans toutes ses stats. Chose que par exemple, si on utilise Garmin Connect, qui pour les stats, voilà, on utilise aussi et fonctionne bien. mais si on va acheter une Coros, on va avoir un trou. Coros, il n'y aura rien et Garmin Connect, il n'y aura plus rien. Donc, l'idée, c'est aussi de proposer ce service-là.

Loïc Et ça, c'est tout bête, mais ce n'est pas forcément la meilleure expérience. Tu vois, j'ai fait la PTL la fin août. Donc, je ne sais pas si tu connais, mais c'est assez long comme cours. C'est 7 jours. Bravo, vous avez fini ? Oui, on a eu cette chance de finir. 149 heures. Mais donc voilà, 149 heures. Du coup, avant ça, j'avais une Sunto qui ne m'aurait jamais tenu 149 heures. Et donc, j'avais une Sunto depuis 2014 peut-être. Et donc, j'ai basculé sur une Coros. Et voilà, toutes mes activités de ces dernières années, tout ce que j'ai pu faire, mes premiers marathons à Saint-Élion, les triathlons, sommets romans, enfin, j'ai tout perdu. Je ne l'ai pas perdu, mais ça veut dire qu'il faut que je garde l'application Sunto, même si je n'ai plus de montre Sunto. Si je veux aller regarder mes stats, mes chronos, etc. Bon, c'est un détail, mais quand tu as un historique de quelques années, ça fait quand même un peu mal de te perdre.

Alexandre Il m'a plu, mais du coup, si tu veux, sur NoLeo, tu peux brancher Sunto et Coros, et tu peux récupérer tout ton historique. Donc, tu pourrais faire la seule du coup de tout ce que tu... Et du coup, récupérer tout ça, ouais.

Loïc Ah, excellent. Excellent, je n'y avais pas pensé. OK.

Alexandre Du coup, ta Coros a tenu sans recharge les 149 heures ?

Loïc Alors, je crois que leur pub, c'est 150 heures en mode un peu dégradé, 300 en mode carrément dégradé. Et moi, j'avais activé toutes les options, double GPS, enfin GPS multibandes, prise de position à chaque seconde, etc., la totale, fréquence cardiaque, poignet. Et je l'ai rechargé une fois, mais pas à bloc. Donc, en fait, j'ai tenu sur, je pense, un cycle complet plus un quart de cycle. Donc, quand même hallucinant, quoi. Franchement, en termes de batterie, c'était un truc de fou. Et donc, ce qui est top, c'est que du coup, j'ai pu avoir la trace complète en une fois. Je n'ai jamais arrêté l'enregistrement de la trace.

Alexandre Après, il y a des petits outils qui existent pour agréger, même quand on fait plusieurs. Mais c'est vrai que c'est toujours un plaisir de... À la fin, quand tu enregistres, ça a pu enregistrer un petit bout de temps avant de finir.

Loïc Ouais, c'est ça. Même dans l'appli, tu vois, pour l'ouvrir, l'appli Coros, elle rame un petit peu, quoi. Il faut bien 10 secondes à chaque fois. OK, excellent. Alors, je voudrais juste revenir sur quelque chose que tu as mentionné que je trouve hyper intéressant. C'est que finalement, le projet, il est né quand vous étiez encore étudiant. J'ai regardé un peu, je suis tombé sur un article que vous avez fait, je crois, avec « Devenir triathlète », où il vous posait aussi cette question de comment... Enfin, à quoi ça ressemble la vie d'entrepreneur, le fait de se lancer dans un projet entrepreneurial quand on n'est pas encore diplômé. Donc, avec tout ce que ça implique, tu vois, des cours à suivre financièrement, c'est pas... Voilà, il n'y a pas forcément énormément de réserves. Et il n'y a peut-être pas encore la maturité pour se dire, voilà où on veut aller et voilà ce qu'on veut faire de ce projet.

Alexandre Ouais, c'est clair que nous, c'était, je pense, une chance. Et puis, en même temps, voilà, quelque chose qui était un peu compliqué. C'est-à-dire que le côté chance, c'est que du coup, on ne s'est pas dit, je mets « All in » tout de suite, il faut que ça marche, etc. C'est-à-dire que c'était un projet à côté des cours qu'on faisait vraiment pour le plaisir, qui nous passionnait pour le sport. On allait faire une séance, on allait l'analyser dans notre app qu'on développait. On était, voilà, comme des fous ou même un coach qu'on connaissait qui nous disait, « Ah ouais, c'est bien, je commence à m'en servir avec des athlètes, etc. » Du coup, ça, c'était vraiment super et on le faisait vraiment sur notre temps libre. Mais en même temps, on le faisait à la passion. Donc, en fait, ça avançait beaucoup parce qu'on bossait vraiment de manière très efficace sur notre temps libre, etc. Et puis, il n'y avait pas ce côté pression, il faut créer une boîte derrière, comment je vais être rentable, etc. Parce qu'en fait, cette problématique n'existait juste pas dans notre tête. Et après, effectivement, le côté un peu de revers de la médaille, c'est que du coup, on s'est posé la question comment on va en vivre si on doit créer une entreprise autour de ça un peu tard. Mais en même temps, ça reste une chance quand même, je pense, même si on a dû penser le modèle économique un peu tard, dans le sens où on s'est toujours concentré dès le début sur la valeur ajoutée pour le coach, pour le sportif. Et on ne l'a vraiment pas, voilà, on ne s'est pas dit, il faut qu'on gagne temps, on va faire telle fonctionnalité et tel abonnement. Et du coup, on l'a fait plus en mode, sur quoi les coachs galèrent ? C'est quoi là où ils perdent plus de temps ? Et c'est quoi qui nous souffle le plus en tant que sportif ? Et on a bossé là-dessus. Et du coup, en fait, on a un focus sur vraiment le produit et qu'est-ce qu'on allait apporter. Et après, derrière le modèle économique, on l'a construit dans un second temps. Donc du coup, ça, c'était quand même, c'était quand même, voilà, c'est pas classique, mais ça, c'était quand même assez, je pense, c'était, pour nous, ça a été la suite naturelle des choses, mais on avait un peu de la chance là-dessus. Et après, au niveau économique, la chance qu'on a eue aussi, c'est que, enfin, chance, c'est aussi lié à nos métiers, c'est qu'on a tout développé nous, c'est-à-dire que, voilà, faire une appli, on voit souvent des gens qui se lancent, je vais faire mon appli, etc. Mais quand on n'est pas développeur, bah là, il faut bien s'accrocher au niveau des budgets, parce que, par contre, le prototype, ça coûte 10 000, 15 000, 20 000 euros. Et du coup, nous, en fait, on n'a pas du tout ce problème applicable, c'était du temps, bien sûr, c'est du temps, mais à deux, on a pu développer, en fait, de manière hyper efficace. Et donc, en fait, on avait besoin de, entre guillemets, de rien, si ce n'est quelques dollars pour faire tourner les serveurs. Mais au début, l'appli, il n'y a pas non plus 3 millions de personnes, donc ça coûte vraiment pas grand-chose. Et donc, ce qui fait qu'en fait, on avait très peu de coûts. On avait aussi la chance d'être en alternance. Bon, ça faisait encore une charge en plus. Mais du coup, on avait déjà un salaire en école l'ingé. Ce qui fait qu'en fait, là-dessus, c'est pareil, ça n'a jamais été réfléchi. On ne s'est jamais dit, on va faire une alternance pour créer une boîte, parce que, économiquement, ça nous aide, etc. Mais on a eu cette chance-là. Et puis, le fait qu'on soit développeur, du coup, c'est plus facile de bricoler un design en allant sur des pages sur Internet, en regardant des tutos ou en faisant appel à des potes designers que l'inverse d'être designer et de dire, OK, sur mon temps libre, je vais apprendre à développer. Parce qu'après, on a développé, enfin, il y a aussi un côté expérience. Il faut des années d'expérience pour faire des choses qui soient clean et développer de manière efficace.

Loïc Oui. Et tu disais que le projet est né, enfin, vous le meniez plutôt pour vous au début, qu'il n'y avait pas forcément d'idée d'arriver sur une création d'entreprise. À quel moment est-ce que c'est devenu une réalité, ça ? Est-ce que vous vous êtes dit, allez, go ?

Alexandre Alors, je ne sais plus si, au bout de combien de temps c'était. Je pense que ça devait faire 6 mois, 7 mois. Et ça n'a pas été un go que nous, on a décidé, entre guillemets. C'est le premier coach qui nous a dit, j'ai testé votre logiciel, ça me plaît, combien je paye ? Et là, on a fait, ah ouais, mais OK, en fait, tu veux payer pour notre logiciel ? On était un peu naïf au début. Et c'est un peu ça qui a fait le shift où on s'est dit, OK, du coup, peut-être qu'on peut en faire une entreprise. C'est là que toutes les questions sont arrivées. Peut-être qu'on peut en vivre, peut-être qu'on peut en faire une entreprise. Si on veut en vivre, nous, l'objectif, c'était déjà de vivre, enfin, de faire un SMIC. Donc, si on veut deux SMIC, du coup, parce qu'en était deux. Donc, si on veut deux SMIC, combien, comment on les sort tous les mois ? Voilà, comment, du coup, quel type de modèle économique on fait ? Abonnement, etc. Donc, c'est vraiment à partir de ce moment-là. Et après, on s'est posé, du coup, toutes ces questions-là. Et on a fait, bah, si on le fera, voilà, on n'avait pas de contraintes. Pas d'enfants. Enfin, on n'avait pas d'enfants. On n'en toujours pas, mais on n'en avait pas. Pas d'enfants, pas d'emprunts. Pas de, voilà, c'est assez flexible. Donc, on s'est dit, bah, on se lance. Même si on se casse la gueule, il va nous arriver quoi ? Pas grand-chose. Et ça aurait été, dans tous les cas, une belle expérience, une belle, voilà, une belle aventure et on en aura tenté.

Loïc Excellent. Excellent. Et aujourd'hui, l'équipe NoLio, vous en êtes où ?

Alexandre Alors là, on est six, six et demi, entre guillemets. C'est-à-dire qu'on est quatre à temps plein. Donc, deux avec mon associé, plus deux à temps plein. On a repris un premier CDI, là, en mars de cette année. Et le deuxième CDI vient d'arriver, là, il y a quinze jours. Plus deux alternants. Ce qui fait qu'on est six. Je dis six et demi, parce qu'on a un ancien alternant qui bosse beaucoup en freelance pour nous. Ok. Donc, voilà, l'équipe, on reste une petite équipe, une PME, même pas, mais voilà, on se développe doucement, mais sûrement.

Loïc Génial, génial. Donc là, tu nous disais cinq ans, c'est ça ? La boîte est née, enfin, le projet est né il y a cinq ans ?

Alexandre Oui, la boîte a trois ans, on aura trois ans le mois prochain. Et ouais, le projet a un peu moins de cinq ans. Ok. Ouais, il y a un peu moins de cinq ans, c'était, ouais, on commençait à faire mumuse une heure le soir pour déconner, quoi. C'était vraiment un état d'idée, quoi.

Loïc Ouais. Et donc, tu dirais que ça a été quoi, les grandes étapes de ces trois premières années officiellement, cinq en réalité ? Et je te pose la question parce que, tu vois, c'est vrai qu'on voit, alors, un peu moins depuis quelques temps, mais moi, quand j'ai lancé Papyrus, j'ai commencé à faire gaffe un peu, tu vois, aux news, sur LinkedIn, sur les levées, etc. Et franchement, des fois, j'avais l'impression que tu avais des gars qui créaient une boîte, quatre mois plus tard, ils levaient deux millions et un an après, ils la revendaient, tu vois. Enfin, un rythme absolument incroyable. Ça s'est calmé quand même depuis le printemps. Mais voilà, j'aime bien, enfin, je te pose la question parce que je pense qu'il y a pas mal d'effets d'annonce, tu vois, de success story, ou en tout cas de projets qu'on va vous faire passer pour des success story ou avec un rythme de développement absolument incroyable. Mais je ne suis pas vraiment sûr que ce soit la réalité de la majorité, de la très grande majorité des boîtes qui se créent en France. Donc, je serais curieux de savoir comment ça s'est passé un peu pour Nolio. Tu vois, à quoi ça a ressemblé ces trois, quatre, cinq premières années ?

Alexandre Non, c'est clair et je pense que, enfin, c'est, ouais, comme tu dis, c'est la partie émergée de l'iceberg quand on voit ces boîtes-là. Sachant que ce n'est pas la volonté de toutes les boîtes aussi de faire des trucs très rapidement et de revendre au bout d'un an. Et généralement, ce n'est pas tout le temps le cas, mais quand même à 90% des cas, les gens qui font ça, c'est déjà des entrepreneurs chevronnés et ils ont eu une, deux, trois boîtes avant où ils ont soit galéré, soit pris de l'expérience. Et c'est ce qui leur permet de, voilà, à la quatrième boîte, de faire en douze mois unicorne ou que sais-je. Mais nous, nous, clairement, on était très, très, très loin de ça parce qu'à la base, on a une formation d'ingé. Donc, nous, c'était vraiment le latex, le produit. Donc, même LinkedIn, l'univers start-up, les levées de fonds, etc., on n'en savait rien et, à la limite, ça ne nous intéressait pas. Et donc, du coup, il n'y avait pas du tout ce côté, je vois que les entreprises, ce monde vont vite, etc. En fait, ce monde existait, mais il n'était pas visible pour nous. Et il a été visible assez tard. C'est-à-dire que, du coup, au début, on s'est vraiment focalisé sur le produit. On ne s'est jamais posé ces questions-là. On ne voyait pas tout ça. Après, on a commencé à rentrer un incubateur, qui n'est même pas un incubateur, mais tu connais peut-être les pépites, c'est les étudiants entrepreneurs. C'est la fac qui prend un statut national qui propose aux étudiants d'avoir un projet entrepreneurial. Et donc, il y a un accompagnement qui est lié à ça. C'est vraiment un peu pour les bébés entrepreneurs. Mais du coup, pour nous, à notre niveau, c'était vraiment super. Donc, ils commencent à se familiariser un petit peu avec la levée de fonds, ce milieu, un petit peu des start-up, etc. Mais à l'époque, on était encore très focus produit. Donc, on regardait un petit peu ce qui se faisait, mais un petit peu de loin. Et après, on est rentré dans un incubateur à Annecy qui s'appelle l'Oudor Sport Valley. Ah oui. Et là, du coup, un peu plus vrai incubateur, entre guillemets. Et donc là, on commençait plus à voir un petit peu ce qui se faisait, les boîtes qui levaient des fonds, etc. Et ça, c'est aussi intéressant parce qu'aujourd'hui, on valorise beaucoup, sans mauvais jeu de mots, les levées de fonds des entreprises. Enfin, que les start-up, elles doivent lever des fonds. Il faut lever des fonds le plus tôt possible, le plus vite possible, etc. Et en fait, nous, avec tout ce... À un moment presque, entre guillemets, à cause de ce milieu-là et des incubateurs, on se posait aussi beaucoup la question, puisqu'il faut qu'on lève des fonds, il faut qu'on lève des fonds, l'occupateur qui nous disait, il faut que vous leviez des fonds, etc. Mais sans se poser la question pourquoi, parce que du coup, on se dit, vous avez des fonds et tout, trop super et tout. Puis un jour, il y en a un, je ne sais plus qui c'était un bénévole qui nous accompagnait sur le projet, il nous a dit, mais attendez, posez-vous deux secondes, pourquoi vous voulez lever des fonds ? Est-ce que vous avez besoin d'argent ? Est-ce que vous saurez quoi en faire ? Et clairement, on lui a dit, bah non, de un, on n'a pas vraiment besoin d'argent, et même si on en avait, on ne saurait pas quoi en faire. Donc il nous a dit, arrêtez de, voilà, de, votre délire, entre guillemets, de vous faire influencer par ce milieu-là. Là où, si vous savez ce que vous avez à faire au niveau du produit, au niveau du développement logiciel, bah faites-le. Et la levée de fonds, peut-être, c'est une question qui se posera un mètre plus tard. Et donc au final, on a un peu retourné au charbon et on a enlevé ce côté-là. Et du coup, en fait, nous, tout simplement, on n'en a pas fait, du coup. Pour plusieurs choses, déjà, effectivement, on n'avait pas besoin d'argent, c'est-à-dire qu'on pouvait tout faire nous. Et le vrai truc aussi, c'est que même si on en avait, à l'époque de nos lios, on n'aurait pas su quoi en faire, dans le sens où on se formait sur tous les sujets, le management, etc. En fait, nous donner des sous à ce moment-là, ça aurait été, je pense, une très grosse erreur. Parce qu'on ne sait pas tout de quoi. Et en plus, ça, on le répète de plus en plus, mais peut-être pas encore assez, le lever des fonds, c'est un taf à temps plein aussi. Ça prend, on dit six mois, mais c'est six mois presque, si on a déjà un réseau, faire des slides, faire des présentations, etc. Et mine de rien, ça bouffe un temps énormément qu'on ne va pas passer sur notre projet, à développer notre logiciel, à trouver des clients, etc. Donc du coup, à ce moment-là, c'est un peu, ça, c'était un peu la première partie. Et puis du coup, la deuxième partie de nos lieux, on s'est dit, bon, OK, on commence à avoir une vaine du produit, donc on est satisfait. Notre modèle économique, ça va être un business par abonnement. Du coup, c'est les entraîneurs qui vont payer un abonnement. Très bien. Du coup, maintenant, on va se retrouver des clients. Et donc, la deuxième phase, ça a été ça. C'est beaucoup de discuter avec des coachs, aller voir des coachs, leur faire des démos de la plateforme, essayer de les convaincre, en tout cas, de leur montrer par A plus B qu'ils peuvent gagner du temps avec nos lieux. Donc voilà, ça a été beaucoup de... Enfin voilà, c'était très, très formateur, quand même beaucoup de refus, beaucoup de, non, ça ne sert à rien, alors que la personne va perdre énormément de temps. Enfin, on le sait pertinemment à faire son action répétitive. Mais après, voilà, c'est la résistance au changement. On le voit même moi. Des fois, je me surprends moi-même, on me propose des choses où je pourrais gagner du temps. et je dis non, par défaut, parce que je n'ai pas envie de réfléchir à ça. Et en fait, je me dis, ouais, en fait, je suis exactement à l'archétype des coachs, des fois que j'ai démarché. Donc voilà, ça, ça a été beaucoup à la main. On s'est un peu formé sur le tas. L'avantage, c'est qu'on parlait le langage sportif, parce qu'on est athlète, on est des coachs, etc. Donc, ils voyaient qu'on parlait le même langage. Et donc, du coup, ça, ça a été quand même un vrai plus que si on avait, par exemple, je ne sais pas, recruté un commercial. Bon, vous ne pouvez pas, de toute façon, financièrement. Mais admettons, voilà, qui aurait été plus dans une démarche, je vais vous présenter le logiciel. Nous, on était aussi vraiment dans une démarche. On est sportif et on veut aussi comprendre comment vous travaillez pour voir si Nolio peut vraiment vous faire gagner du temps. Parce qu'effectivement, il y avait des coachs qui avaient tellement des méthodes rodées avec leurs fichiers Excel. Et ils avaient vraiment optimisé le plus possible. J'ai vu des coachs des fois qui avaient optimisé des flows à la Excel tellement plus loin qu'il y a des moments où on leur disait, ouais, effectivement, avec Nolio, tu n'as peut-être pas gagné tant de temps que ça. Donc, en fait, je ne suis pas sûr que ça soit le plus personnel. C'était très rare, mais il y en a eu quelques-uns. Et à ce moment-là, on leur disait, ouais, j'ai très bien compris comment tu travailles. Effectivement, vu notre outil, aujourd'hui, tu vas perdre du temps au début pour peut-être en gagner un petit peu plus tard. Mais la balance n'est pas tant intéressante que ça.

Loïc Et donc, sur cette phase de prospection, vous étiez à deux. Quasier à temps plein là-dessus ?

Alexandre Ouais, ça a été par période, mais ça a été surtout, enfin, par période, mais un peu plus moi que mon associé. En gros, au début, on faisait tous les deux tout. Et puis, à un moment, pareil, il y a quelqu'un qui s'est posé, qui nous a dit, non, mais ce n'est pas possible, en fait. Il faut au moins que vous preniez des casquettes un petit peu différentes, enfin, qu'il y en a un au moins qui soit responsable de thème. Donc, moi, j'ai, sans vraiment raison particulière, mais j'ai eu un peu plus la casquette vente, enfin, démarchage, entre guillemets. Et puis, mon associé a eu plus la casquette technique. Sachant qu'on fait tous les jours, tous les deux, toujours un peu des deux. Mais effectivement, du coup, après, ça a été un peu plus moi. Et là, après, le monde de la prospection, pareil, on pourrait en parler des heures, les mails, LinkedIn, ou carrément les appels directs pour essayer d'appeler les coachs. Ça, c'est, enfin, la première fois qu'on a appelé un coach comme ça, avec un numéro de téléphone sur un site internet, mais tu as la boule au ventre, tu as les mains moites. Putain, qu'est-ce que je vais lui dire ? Parce que, nous, les premiers, quand quelqu'un nous appelle et qu'on n'est pas prévenus, il faut tout, en quelques secondes, il faut se faire désidentifier comme vendeur de tapis. Il faut que tout de suite ne se soit pas vendeur de tapis. Donc ça, c'est assez dur. Tu te dis, je vais les déranger. Ben voilà, c'est tout se fait appeler des fois par des SFR ou quoi, c'est horrible.

Loïc Donc ça, comment vous avez fait ? Parce que je suis curieux, je suis en plein dedans, tu vois, cette phase de prospection. Donc, tous les tips, je prends.

Alexandre Ouais, au début, déjà, pendant un certain temps, ça n'a quand même pas trop mal marché. On avait trop peur, entre guillemets, pour les appeler direct. Donc en fait, on démarchait beaucoup par écrit, du LinkedIn, etc. Et après, on leur disait, est-ce que tu as du temps pour un meeting ? Et du coup, un meeting qu'on a pris par écrit, ben là, c'est très facile. Oui. Et sinon, à un moment, on s'est dit, bon là, il faut qu'on passe, enfin, pas qu'on passe un 4, mais nous aussi, il faut qu'on sorte un peu de cette peur d'appeler. et en fait, comme je disais, il faut très vite, on a testé différentes choses. Des fois, ça ne marchait pas, mais d'être tout de suite dans, salut, tu es entraîneur, mais je veux comprendre comment tu travailles. Est-ce que tu as un moment tout de suite ou est-ce que tu as un moment plus tard ? Et pas du tout parler du produit, en fait. Je te dis que je suis sportif, je te dis que je suis athlète, je te dis que j'ai développé quelque chose, mais limite, je ne t'en parle même pas, je ne te dis même pas le nom, pour pas que tu te dises, en fait, salut, c'est Alexandre, j'ai développé Nolio, c'est une super plateforme, tu la veux, tu la veux, tu la veux ? Et du coup, ça, ça, on l'a fait au début, on voyait, c'est catastrophique, même par message. On voit nos premiers messages, bonjour, bam, regarde notre plateforme, regarde notre vidéo, bam, super. Ouais, ça ne peut pas marcher, en fait. Et du coup, de remettre un peu, en fait, juste de comprendre la problématique de l'autre personne, et dans un second temps, de lui dire, ah oui, du coup, moi, je t'explique pourquoi je t'appelle, c'est pour ci, pour ça. Donc, voilà, après, voilà, ce n'est pas parfait, mais nous, pour la sede qu'on avait, qui est les coachs, ça a plutôt bien fonctionné. Et après, il y a aussi, entre guillemets, un cap à passer, c'est-à-dire, quand nous, au début, on ne s'est pas du tout connu. Donc, on dit, j'ai développé Noleo, etc., les gens disent, Noleo, c'est quoi ce truc ? Et après, là, par exemple, maintenant, on va appeler un coach, même s'il n'utilise pas, la probabilité qu'il ait déjà entendu de parler de Noleo, elle est quand même assez forte. Et donc, ça rassure, entre guillemets, parce que du coup, c'est pas, c'est pas, qu'est-ce que c'est que ce truc qui sort de nulle part.

Loïc Ouais, tu arrives avec une certaine crédibilité, déjà.

Alexandre Ouais, plus la personne, elle a au moins déjà entendu une fois avant, plus du coup, sauf si on l'a entendu de manière très négative, mais bon, c'est quand même rare, plus t'as de la chance que ça soit facile, quoi.

Loïc OK.

Alexandre Mais c'est vrai que c'est pas une phase évidente du tout, quoi.

Loïc Ouais, bah, ouais, effectivement. Tu vois, je t'avais dit avant qu'on commence avec le fil rouge du podcast, c'était entre autres la résilience. Enfin, je sais pas comment toi, tu l'as vécu cette période, mais ouais, moi, j'ai un peu l'impression de devoir être résilient un peu tous les jours, tu vois, quand tu envoies des messages qui a genre zéro réponse, qu'il y a des gens qui bookent des démos, qui se pointent pas, bon, c'est... Comment vous l'avez géré ça d'ailleurs parce que vous aviez relativement peu d'expérience, donc est-ce que le fait de pas avoir, tu vois, justement que ce soit votre première boîte encore assez jeune, est-ce que tu dirais que ça a été un atout finalement parce que vous arriviez dans l'inconnu donc vous aviez pas vraiment de référence ou est-ce que t'as le sentiment que ça vous a pénalisé ou fait perdre du temps même s'il y avait pas d'objectif ? En fait,

Alexandre assez vite, même on écoutait des choses, des podcasts, etc. Et ça aide beaucoup mais on s'est vite rendu compte aussi qu'en fait, écouter un podcast et pas le mettre en œuvre, en fait, ça t'apporte pas grand-chose. Enfin, en fait, c'est bête mais c'est pas d'autre dire ça mais les erreurs, de le faire dans l'action, tu comprends en fait. Des fois, t'as des choses quand t'as entendu dans le podcast, tu disais, ah oui, oui, bien sûr, c'est évident et puis tu comprends vraiment ce que la personne voulait dire quand en fait, tu t'es pris le vent ou tu t'es pris le mec qui t'a raccroché au nez, quoi. Et donc ça, bah ouais, ça c'est un peu, juste un peu, la grosse chance, franchement, honnêtement, si j'étais tout seul ou même si je pense que mon associé était tout seul, on aurait probablement abandonné. Mais le fait d'être deux, c'est que tu te motives et puis des fois, tu tombais sur la personne qui disait votre projet, il est super, j'y crois, franchement, c'est top, ça a vraiment l'air trop bien et qu'il essayait et qu'il passait sur la plateforme, qu'il passait tous les athlètes dessus. En fait, un comme ça, ça te remotivait des fois pour des mois ou en tout cas des semaines, quoi. Puis des fois, il fallait juste faire des pauses, des fois, par exemple, vous avez des sessions d'appels, t'en fais un, deux, trois, ça se passe bien, le quatrième, ça se passe très mal ou en tout cas pas bien. En fait, t'arrêtes parce que des fois, c'est trop dur de reprendre. Et donc, mais en même temps, il ne faut pas se bloquer et se dire je ne le referai plus jamais. Donc, il faut trouver un peu l'entre-deux mais généralement, quand tu t'es pris une boîte entre guillemets par un mec, continuer derrière, ça va être compliqué parce qu'en fait, tu vas être un peu plus stressé, moins à l'aise. Et ouais, en vrai, il y a eu beaucoup quand même de naïveté si c'était à refaire avec toute l'expérience qu'on a, je ne sais pas si on aurait la motivation de le refaire entre guillemets. Mais ouais, il faut beaucoup, je pense, beaucoup de naïveté. Le fait qu'on était deux potes quand même dans l'aventure, ça, ça, c'était quand même vraiment cool de le faire à deux, de partager, de se dire ouais, on va boire une bière, on va se raconter les galères à la confine. enfin, toi aussi, tu as bien galéré cet après-midi, sur un autre sujet, ça permet de pas mal, puis après, le gros côté aussi où on a pu se vider l'esprit et penser à autre chose, c'est le sport. On a toujours gardé le sport à côté et voilà, tu as une mode, pareil, tu as eu une galère, tu as un moment de creux dans le projet et tout, tu vas te faire une sortie vélo, tu te mets le capot ouvert dans une montée, tu vas vraiment te mettre à 200%, en fait, tu rentres chez toi, tu es juste content que la séance soit finie et tu relativises.

Loïc Ouais, c'est un super point, ça met une question, tu vois, sur un autre sujet, peut-être une autre croyance, ouais, croyance ou, je ne sais pas si c'est une croyance ou encore une fois une image, tu vois, qu'on veut nous faire passer, c'est sur la gestion du temps et l'engagement quand tu es entrepreneur. Pareil, j'ai l'impression que ça s'atténue un petit peu ou alors c'est peut-être moi qui suis plus sensible au message qui dit l'inverse mais tu sais, pendant longtemps, il y avait cette croyance qu'être entrepreneur, en fait, ça veut dire travailler 14 heures par jour, 15 heures par jour, pas manger, pas dormir et qu'en fait, ceux qui réussissent, c'est ceux qui se lèvent à 4 heures du mat et qui se couchent à 23 heures ou minuit, tu vois. Et moi, je suis plutôt, enfin, pour moi, ça c'est absolument impossible à titre perso. Je ne sais pas si j'ai raison ou pas, tu nous diras ce que tu en penses et comment vous avez fait avec nos lios mais pour moi, c'est comme le sport, tu ne peux pas être à 200% en entraînement, H24, 7 jours par semaine, 15 heures par jour. Le repos doit faire partie, les coupures doivent faire partie de la prépa. Donc, ça visiblement, j'ai l'impression que c'est ce que vous avez mis en place assez naturellement, c'est ça ?

Alexandre Au début, pas vraiment, c'est-à-dire que au début, tout début, c'était vraiment pour le plaisir, donc on y passait du temps par-ci par-là, c'était vraiment un loisir entre guillemets et alors, on a toujours gardé le côté sport parce que voilà, ça c'était déjà impossible à enlever et encore, il y a des périodes où on a réduit un peu mais il y a quand même une période assez pas mal saine mais en gros, le moment, on s'est dit bon, on lance la boîte, il faut qu'on en rentre, donc nous, on a, bon, la petite histoire entre guillemets, on a quand même eu la chance d'être alternant ce qui donne des droits au chômage, donc en fait, on a créé la boîte, on a fini notre école d'ingénieurs, on a créé la boîte et on avait deux ans de chômage, donc c'est du chômage alternant, c'est très très faible mais ça paye le loyer et voilà, les pâtes et un tacos dans le mois, donc, on aura peut-être plus qu'un tacos quand même, donc ouais, c'est, on avait cette sécurité entre guillemets du chômage pendant deux ans mais on avait quand même cette pression de se dire bon, dans deux ans, il faut qu'on en vive alors bien sûr, au pire, on aurait fait autre chose, on a retrouvé un travail, ça reste pas, voilà, c'est pas la fin du monde non plus mais bon, quand on était dans le truc, c'était ça et donc, on a beaucoup bossé et c'est vrai qu'il y avait un côté, un moment où il faut bosser toujours plus, toujours plus, toujours plus mais parce qu'on se disait, on avait cette deadline-là dans deux ans, il faut qu'on en vive et c'est vrai que même nous, on est tombé un peu à des moments dans le côté, dès que je travaille pas, je culpabilise, par exemple, le sport, on a toujours fait du sport, par exemple, je faisais du sport le samedi matin, tu rentres, l'après-midi, plutôt que de te reposer, d'être tranquille, etc., tu dis, attends, là, j'ai rien à faire de l'après-midi, je culpabilise de pas bosser donc je vais aller bosser et ça, c'est ça, on l'a fait beaucoup, beaucoup de temps et je pense pas mal d'entrepreneurs vont peut-être se retrouver là-dedans et c'est vrai que en fait, même par la force des choses, on a dû faire des fois des pauses ou des moments où on travaillait moins parce qu'on était vraiment cuit, on n'a jamais fait de vrai burn-out, mais vraiment des phases, on était vraiment dans le creux de la vague, quoi, et c'est vrai que ça, même moi, enfin moi, j'y croyais presque pas trop, entre guillemets, par exemple, des gens qui me disaient, ouais, je suis en burn-out, etc., je me disais, ouais, c'est bizarre, tu travailles beaucoup, c'est bon, prends deux jours, et puis c'est bon, et en fait, il y a des fois, tu te mets dans des états où tu dis, ah ouais, en fait, je comprends ce qu'ils veulent dire, vraiment, je le vois et je me dis, je comprends que si tu rebosses comme ça encore un mois à fond, en fait, je comprends que tu as besoin de six mois derrière pour te remettre. Donc, heureusement, il y a toujours eu le sport et on n'a jamais eu vraiment le côté, le vrai burn-out, etc., et on a toujours été deux aussi pour se remonter, des fois, l'autre, il était un peu dans le creux, on se remotivait, on se disait, bon là, on va prendre trois jours ou on va faire autre chose. Et aujourd'hui, maintenant que, on a un petit peu cette maturité-là, entre guillemets, où maintenant, on ne publie pas dès qu'on a du temps libre et on sait que, en fait, même si on ne conscientise pas toujours, de ne pas bosser le week-end, en fait, tu seras probablement plus efficace la semaine où le lundi matin, tu auras plus envie que si tu as bossé, voilà, en mode, putain, il faut que je bosse dès que j'ai un moment de temps libre. Donc, au tout début, on le faisait naturellement et c'est vrai qu'à force de l'entreprise grossie, on se fait un peu bouffer par toutes les sollicitations qu'il peut y avoir, les notifs, le, il faut gérer tel projet, tel projet, tel projet, tel projet. et c'est assez, de plus en plus dur de le faire, mais en fait, de se bloquer des périodes où, par exemple, tel jour, tu vas travailler trois heures à fond sur tel sujet, bloquer tous les notifs, bloquer tout, de faire que ça et le monde extérieur n'existe plus pendant trois heures et tu bosses sur ton sujet. En fait, des fois, trois heures de ça, ça te fait deux jours si tu faisais d'autres choses en même temps et tu vivotais sur tes sujets. Et ce n'est pas toujours facile à faire parce que tu as toujours des urgences à gérer, mais on se rend compte de plus en plus que... Et en fait, c'est quelque chose que tu fais naturellement au début du projet parce qu'au début du projet, il n'y avait que le produit à faire. Il n'y a pas d'histoire de client, il n'y a pas d'histoire de support, d'entreprise, de compta, de juridique, de quoi que ce soit. Juste, tu codes et tu avances sur ton truc. Et c'est bête, mais en fait, des fois, il faut essayer de retrouver ça même si nous, on ne peut pas le faire. Forcément, ce n'est pas toujours facile. Mais moi, je me suis un peu perdu, je crois, mais c'est important de... Et je suis comme toi convaincu que travailler 14 heures par jour, ce n'est clairement pas un objectif. Et même nous, ça n'a jamais été 14 heures par jour, on va se le cacher. mais il y a des périodes où on quand même... En tout cas, il faut avoir de la chance aussi, mais il y a quand même des périodes où ça augmente des chances de réussite de beaucoup bosser. Et je suis quand même convaincu qu'il faut que ça soit temporaire et pas à la norme de bosser tout le temps, tout le temps, tout le temps pendant des années, des années et des années.

Loïc Oui, non, c'est clair. C'est clair. Mais je te pose la question parce que tu vois, il y a quand même... Enfin, tu as quand même des entrepreneurs clairement à succès. Je crois que c'est Elon Musk qui disait... Il a toujours une approche très mateuse. j'avais vu un extrait de vidéo où il expliquait que si en gros, tu travailles une heure de plus par jour que ton concurrent, en fait, sur un an, tu gagnes, je ne sais plus combien ça faisait de jours de taf, tu vois. C'est vrai si tu es efficace. Oui, exactement.

Alexandre Si tu es pas efficace, au final, et que tu fais tout à 80% parce que tu n'es pas à fond dans le truc et que tu es un peu blasé, entre guillemets. Voilà, je pense que lui, ce n'est pas du tout le cas et donc quand il bosse, il bosse. Enfin, effectivement, ça marche, mais c'est aussi que pas tout le monde peut faire ça et puis, enfin, nous, nos lieux, c'est une grosse partie de notre vie mais à côté, il y a le sport, il y a quand même les amis, il y a quand même, ben voilà, on a une vie de famille, entre guillemets, enfin voilà, on a tous les deux une copine avec François, mon associé. Enfin, voilà, ça reste aussi très important et bien sûr, il y a des moments où on bosse beaucoup mais même pendant les périodes de nos lieux, des fois, on disait à nos potes, ben voilà, on ne peut pas trop se voir parce qu'on bosse beaucoup, plus on avance, plus on se dit, ok, cette période-là, c'était comme ça pour lancer la boîte et c'est très bien qu'on ait fait ça mais maintenant, il faut qu'on prenne le temps le plus possible de, enfin voilà, on n'a qu'une vie mais de voir nos potes, de continuer à faire du sport, enfin, ce qui est marrant aussi, c'est qu'au tout début de nos lieux, quand on s'est dit, ok, on va créer un projet et au tout début, de se dire, on va créer la boîte, on s'était dit, on va créer une boîte comme ça, on pourra bosser un peu mais on pourra surtout bosser comme on veut et il fait beau tel jour, on va rouler, on va s'entraîner, on va faire du trail et il ne fait pas beau le samedi, bah ouais, là je vais bosser parce qu'en fait, la veille, je suis allé sortir de s'enlever ses contraintes de week-end, pas week-end, en fait, parce qu'on fait ce qu'on veut et on l'a fait un peu mais c'est vrai que dans les faits, dans les faits, tu te fais te rattraper par, tu ne fais pas tant que ça d'aller au travail quand il fait beau. On se force à le faire mais pas assez même.

Loïc Je crois que c'est chez Patagonia, je ne sais pas si c'est toujours le cas mais il me semble que, alors at Quarters, ils avaient la météo marine, ils ont des écrans dans le hall d'accueil avec la météo marine, je n'ai pas lu le livre du fondateur mais c'est un copain de chez Apple qui l'avait lu qui m'en avait parlé et en fait, quand les conditions sont optimales, ils ont apparemment une espèce de système d'alerte où les gens peuvent du coup arrêter de taffer et aller surfer parce qu'ils sont juste au bord de l'eau. Je trouvais ça assez ouf. Une idée pour Nolio quand vous aurez Voight Quarters avec 200 personnes, dès que les conditions sont optimales, tout le monde sort les vélos, c'est parti.

Alexandre Oui, je pense que c'est vraiment une bonne chose mais dans les faits, c'est vrai que quand tu te lances, c'est quand même, c'est vrai que tu te fais, c'est difficile d'avoir cette sérénité-là. Il y en a qui arrivent à avoir parce que franchement, c'est beau mais parce que c'est vrai que la contrainte économique de se dire bon, il faut quand même aller rouler 3 heures quand tu te dis ma boîte est en train de couler ou il faut que je trouve mes salaires à la fin du mois. Techniquement, il faudrait que tu fasses ça pour être plus efficace derrière. Dans les faits, ça va être quand même compliqué.

Loïc Oui, je suis assez d'accord. Je suis assez d'accord. Et du coup, tu vois, par rapport à cette notion de, enfin, cette échéance que vous aviez de 2 ans avant de pouvoir vous payer, comment ça s'est passé ?

Alexandre Alors nous, du coup, on a eu la chance et puis voilà, le fait qu'on a pas mal bossé, qu'on savait qu'en fait, on pouvait se payer au bout d'un peu plus d'un an. Donc payer un SMIC, quoi, mais on pouvait se payer. Et ce qui nous a permis, du coup, la deuxième année d'être un peu plus serein et de tout réinvestir pour tout ce qu'on génère en plus. Pour commencer à avoir des recrutés, des stagiaires, des alternants, faire des finances, payer des prestations sur certains sujets, par exemple, notamment de design, etc., où on était moins expert. Ce qui fait qu'en fait, au bout d'un an, on savait que ça allait passer, en tout cas, pour nous, se payer au SMIC et donc de développer la boîte. Et après, du coup, au bout des deux ans, enfin voilà, au bout des deux ans, on a pu se payer. Donc voilà, on a eu un an, un peu un an, un an et quelques mois où on avait le doute et puis après, du coup, on savait que c'était pas forcément, on roulait pas sur l'or, mais on savait qu'on pouvait au moins se payer et que la boîte continuait et qu'on pouvait continuer à développer le projet.

Loïc Oui, excellent. Et donc, Nolio, aujourd'hui, est-ce que tu peux nous partager un peu des chiffres qui illustrent où est-ce que vous en êtes, le chemin parcouru ?

Alexandre Oui, du coup, aujourd'hui, sur Nolio, on a un peu moins, quasiment 60 000 personnes en tout sur la plateforme. Ah oui ? Donc, alors, d'inscrit, bien sûr, il n'y a pas tout le monde qui est actif. Actif, c'est entre 20 et 25 000 personnes. Un peu plus de 1 000 coachs, du coup, qu'il utilise, principalement dans les sports d'endurance qui sont cyclisme, triathlon et running trail.

Loïc OK.

Alexandre Et dans tous les pays francophones, notamment France, bien sûr, Belgique, Suisse, Québec, un petit peu Luxembourg. Voilà, quand même principalement francophones pour le moment. Voilà, et du coup, on travaille, ça aussi, c'est une fierté pour nous, on travaille de plus en plus avec les fédérations. Il y a la fédération d'avirons qui prépare Paris 9 et 24 avec Nolio, une grande partie de la fédération de cyclisme. Et là, voilà, on est en train de plus en plus se rapprocher aussi de la fédération d'athlétisme sur la partie performance. Donc ça aussi pour nous, en tant qu'athlète, c'est une grande fierté de se dire qu'on contribue aussi à des sports et de participer, de voir des champions olympiques utiliser la plateforme. C'est nous, c'est une plateforme grand public, mais c'est vrai que c'est une fierté énorme d'avoir des champions olympiques. Et quand un athlète nous dit merci, ça m'a aidé dans ma performance, vraiment, voilà, je ne vais pas dire que j'ai eu de la médaille grâce à vous, ce serait totalement faux et voilà, de dire ça, mais on a contribué à notre échelle, entre guillemets, on a noté notre pire édifice pour aider les athlètes et les coachs à mieux performer.

Loïc Génial. Et c'est quoi à peu près la proportion dans les utilisateurs entre les athlètes individuels et les clubs et coach ?

Alexandre En gros, là, c'est à peu près moite-moite, c'est-à-dire qu'il y a à peu près moitié de sportifs avec coach. Quand je dis avec coach, c'est avec coach ou dans un club avec un coach. En gros, dans Noleo, c'est à peu près la même chose. Même si Noleo peut être utilisé pour des clubs pour gérer plus des groupes, loisirs que pour des entraîneurs pour la partie perf. Donc, dans l'utilisation, ce n'est pas vraiment la même chose. Ils sont quand même plus proches entre eux qu'un sportif qui l'utilise sans entraîneur. Donc, en gros, c'est ça, 50% avec un entraîneur ou dans un club sur Noleo et 50% sans.

Loïc OK.

Alexandre Sachant, du coup, là, il y a peut-être que ça sera déjà probablement d'ailleurs sorti sur Noleo quand on sortira ce podcast. Quand tu sortiras ce podcast, c'est qu'en gros, sur Noleo, actuellement, un sportif sans entraîneur, on ne lui propose pas grand-chose dans le sens qu'on lui propose surtout de soit ramener son entraîneur sur la plateforme s'il en a déjà un, soit de suivre ses entraînements avec tout un tas d'outils d'analyse qu'on a développés et qui sont cools, mais il n'y a pas une plus-value incroyable, par exemple, par rapport à utiliser Strava. Si ce n'est qu'il y avait une partie pour se faire son propre coaching, on va de la version coach pour soi-même, je vais me préparer tout seul à mon prochain marathon, je peux me faire mon plan sur Noleo, etc. Ça, clairement, tu ne peux pas le faire sur Strava. Mais bon, ce n'est quand même pas la majorité des gens qui se font eux-mêmes leur plan ou qui sont à situation pour se faire d'entraînement pour construire leur séance, etc. Et en gros, la brique qu'on sort d'ici normalement une ou deux semaines, c'est que sur Noleo, il y aura vraiment un espace où les coachs qui veulent apparaître seront listés et tu pourras trouver des plans d'entraînement faits par les coachs. Donc, en fait, ce que je disais un petit peu au début dans la présentation de Noleo, parce que c'est vrai que c'est maintenant le message qu'on veut transmettre, c'est sur Noleo aussi, même si tu es sportif sans entraîneur, tu peux venir et on va t'aider à atteindre ton prochain objectif, soit avec un plan d'entraînement de qualité, soit directement te mettre en relation avec un coach.

Loïc Excellent. Génial. Ah, c'est pas mal ça. C'est vraiment simple.

Alexandre C'est ça parce que de plus en plus dans leur tête, les sportifs identifient Noleo entraînement ou en tout cas Noleo préparation et on a là depuis plusieurs mois des dizaines de messages par semaine de sportifs qui nous disent je prépare la Saint-Élion, je m'entraîne trois fois par semaine, etc. Qu'est-ce que vous proposez ? Et actuellement, on leur propose pas grand-chose parce qu'en fait, nous, on n'a pas vocation, on n'est pas une plateforme. On ne fait pas du coaching chez Noleo. Les coachs utilisent notre plateforme et donc en fait, on leur répondait on n'a rien de spécifique ou alors on te recommande tel coach parce qu'on les connaît bien mais c'était manuel, écrit. Et en fait, du coup, il y a vraiment ce besoin-là. On voit des gens qui cherchent à se faire accompagner sur leur préparation et ce qui est normal. C'est aussi pour ça qu'il y a de plus en plus d'apps sur cet aspect-là. Mais nous, ce qu'on veut apporter et on veut se différencier par rapport à pas mal d'apps aussi, c'est d'avoir toujours le côté humain. C'est-à-dire que tu as beaucoup d'apps d'intelligence artificielle, etc. Et qui, quand on débute, je pense qu'ils sont vraiment bien pour se faire accompagner plutôt que d'avoir un plan PDF dans Running Magazine. Même si, c'est toujours mieux que rien. En tout cas, c'est plus ludique. Mais nous, on veut apporter le côté, même si tu achètes un plan bateau, entre guillemets, même si nos plans ne sont jamais bateaux faits par un entraîneur sur Noyo, tu as toujours l'option d'aller discuter avec l'entraîneur qui a fait le plan. Et potentiellement, s'il a des places, d'aller plus loin et de dire, je t'ai acheté ton plan d'entraînement 40 euros, mais en fait, au bout de deux semaines, je suis perdu. Est-ce que tu peux me prendre en coaching ou je veux que tu sois au petit soin et que tu me fasses mon plan et que tu me refasses de A à Z avec mes contraintes ? Donc, en fait, d'avoir ce panel de services, tu peux prendre un plan un petit peu bateau entre guillemets chez Noyo, mais tu peux surtout, si tu veux aller plus loin, discuter avec le coach, voire le prendre en coaching individualisé. Chose que sur une plateforme d'intelligence artificielle, par exemple, tu peux pas. Pour aller plus loin, peut-être ta version premium, premium, mais tu n'auras jamais de contact avec un vrai coach. Et nous, on croit vraiment au vrai coach dans le sens du côté humain, en fait, tout simplement. Et l'objectif, c'est de fournir de plus en plus d'outils au coach pour que les tâches entre guillemets rébarbatives soient simplifiées, mais que le côté relation humaine, le côté psychologique aussi, je suis, voilà, moi, j'ai un coach aussi parce que quand j'ai pas envie, si je me fais moi-même mon plan d'entraînement, en fait, ce soir, je vais au bar, machin, j'ai une contrainte, je vais bâcher ma séance. Alors que si j'ai mon coach, il va falloir que tu justifie que j'ai bâché ma séance. Et là, c'est pas la même. Je vais me débrouiller pour la faire parce que j'ai pas envie de lui dire « Ah non, désolé, j'ai pas fait ma séance. » Donc, il y a aussi ce côté, heureusement, qu'on ne prend pas un coach juste pour ça parce que sinon, ce serait un peu dommage. Mais voilà, il y a aussi ce côté motivationnel et puis même d'échanges, de conseils, de mise en confiance, avoir la course, etc. des choses qui ne pourront jamais remplacer une app seule sans avoir ce côté coach.

Loïc Sachant qu'on a pas mal évoqué le triathlon, le cyclisme, l'athlée, etc. Mais en fait, il y a énormément de sports qui sont dispo, qui sont en tout cas listés sur nos lios. Je vois qu'il y a même le judo. En fait, on est vraiment

Alexandre une plateforme multisport. De par essence, mon associé vient du ski de fond. Donc, c'est un peu un sport pas réservé à certaines personnes. Mais voilà, on ne peut pas faire partout. Il n'y a pas tant de monde qui en fait ça. Moi, je viens de l'athlée. Ce ne sont pas des sports qui sont très éloignés, mais il y a quand même des grosses différences. Et donc, on s'est dit tout de suite, en fait, nous, on ne peut pas faire la plateforme du vélo ou la plateforme de la course à pied. On peut faire quelque chose de multisport et bien sûr, les spécificités par sport, les intégrer. Quelqu'un qui va faire une analyse d'une séance de course à pied sur Noyo versus une analyse de séance de vélo, il y aura des choses différentes qui sont liées à un du sport. Mais on s'est dit, en fait, un carnet d'entraînement, enfin, voilà, une plateforme d'entraînement, il y a quand même une grosse base commune. Qu'est-ce que j'ai fait comme entraînement ? Comment je me suis senti ? Oui. La relation avec mon coach, l'intégration des données connectées, etc. Donc, aujourd'hui, on a quand même, bien sûr, un gros ADN endurance et on gardera ça. Mais en fait, on se rend compte qu'il y a des utilisateurs comme Judo, tu l'as mentionné, ou même dans un club, on a plusieurs clubs d'escrime. En fait, ils utilisent Noyo juste pour, je transmets les entraînements à mes athlètes et je regarde ce qu'ils ont fait et j'échange avec eux et je débriefe. Et effectivement, on n'a pas d'outil d'analyse spécifique des séances d'escrime, mais en fait, eux, dans leurs besoins, ils n'ont pas besoin de ça, ils ont juste besoin d'un outil qui fonctionne bien sur transmettre ce qu'il faut faire, regarder ce que la set a fait, que ce soit accessible sur mobile, que s'il y a des données de sommeil, etc., prises sur la Garmin ou autre, que ce soit remonté sur la plateforme. Mais en fait, bien sûr, ce n'est pas la majorité, mais ça convient très bien à leurs besoins et nous, on a volonté de garder ce côté multi-sport où du coup, en fait, puis même, on voit de plus en plus dans les sports, particulièrement le trail ou le running, de plus en plus de sports croisés, de plus en plus en trail, on va faire aussi beaucoup de vélos, on va faire du volume, des étirements, du PPG, du crossfit, des exercices de respiration, etc. En fait, pas tous les sports, mais de plus en plus de sports s'ouvrent aussi à ne pas faire que du vélo ou encore le vélo. C'est quand même un sport où il faut beaucoup rouler et il ne faut beaucoup faire que du vélo. C'est-à-dire quand on fait du vélo en compétition, faire de la course à pied à côté, ça ne va pas être très efficace. Ce n'est pas un très bon exemple mais…

Loïc Non, mais tu vois, j'ai changé sur ce sujet avec une invitée qui est judocate et qui est judocate, qui est médaille olympique à Londres de l'équipe belge. et en fait, elle expliquait qu'elle a… Bon, pour différentes raisons, tu vois, elle s'est un peu éloignée de sa fédée et elle en est arrivée à faire des entraînements dans des disciplines qui n'ont juste rien à voir avec le judo, type, tu vois, du kitesurf, je ne sais plus exactement dans quel sport elle s'était lancée mais elle expliquait que ça lui apporte énormément parce que ça sollicite des groupes musculaires qu'elle ne sollicite pas forcément en judo et puis ça développe plein de choses, tu vois, sur l'équilibre, certains mouvements, certains gestes qui lui permettent de gagner en amplitude sur des prises de judo donc je suis assez d'accord avec toi et bon, même s'il y a des disciplines, je pense la natation typiquement, tu vois, il faut compter les carreaux, compter les carreaux, compter les carreaux mais t'en as ou ça peut faire du bien de faire autre chose, quoi.

Alexandre Faire du vélo, ça va être difficilement transposable pour faire des matières qui ont.

Loïc Ouais, c'est clair. Mais, ok, hyper intéressant. On se dirige doucement vers la fin, du coup, je serais curieux peut-être de te poser quelques questions, on va revenir un peu sur toi et sur tes apprentissages de cette expérience entrepreneuriale. Tu disais aujourd'hui, voilà, tu viens d'avoir 27 ans, qu'est-ce que tu dirais que ça t'a apporté cette expérience Nolio si tôt dans ta vie finalement ?

Alexandre Ouais, en vrai, plein de choses au-delà du côté humain, d'avoir une aventure comme ça, humaine avec mon pote et qui est devenu mon associé à la base puis maintenant, il y a une équipe, voilà, c'est super, vraiment super cool. Il y a aussi un côté maturité où nous, c'est bête, mais nous, on est développeurs donc de base, t'es vachement dans ta technique, dans ton coin. Ça nous a quand même beaucoup ouverts sur beaucoup d'autres choses, d'autres aspects qui sont intéressants et même dans le, quand on parlait du démarchage, etc., ça même en termes de, on va être dans les clichés, pas tous les geeks sont introvertis mais quand même un peu et donc du coup, voilà, naturellement, on ne va pas être trop dans le, et du coup, d'avoir, de s'être forcé un petit peu à faire ses appels, à sortir de sa zone de confort. En fait, au-delà de ça, même faire des appels maintenant pour d'autres choses, etc., c'est beaucoup plus facile, bon, c'est des choses très spécifiques mais après, on a rencontré aussi plein de gens super dans les incubateurs, enfin, surtout des bénévoles en gros qui, qui venaient partager leur expérience d'autres entreprises ou de ce qu'ils faisaient dans leur, dans l'entreprise et, non, c'est surtout le, ouais, je pense, au-delà du, du fait que, je pense qu'en plusieurs, en des années d'entrepreneuriat, tu apprends beaucoup, beaucoup plus de choses que, si par exemple, nous, la voie classique, ça aurait été d'être, d'être ingénieur dans une boîte, ce qui aurait été, voilà, potentiellement aussi très intéressant, plus sur la partie technique mais là, il y a eu la partie technique et puis tous les autres sujets autour qui sont hyper passionnants, la compréhension du milieu de l'entreprise mais vraiment dans le sens milieu de l'entreprise de A à Z, quoi, savoir combien ça te coûte d'un salarié, voilà, d'avoir ce côté management aussi où, du coup, il faut gérer des personnes à notre échelle, sachant qu'on est six, c'est une toute petite boîte, ça n'a rien à voir avec une boîte où il faudrait faire du management pour 50 personnes mais déjà à ce niveau-là. Le côté recrutement aussi, quelque chose qu'on n'aurait jamais fait, d'être de l'autre côté, on a toujours été du côté des recrutés et là, on est du côté des recruteurs donc c'est aussi, même si ce n'est pas ce sujet qui nous intéresse le plus, c'est quand même un sujet qui est hyper important et intéressant de comprendre un peu les rouages, quoi. Donc, ouais, pour résumer, c'est vraiment tout ce que ça nous apporte de manière pluridisciplinaire. Plus, le côté technique aussi, pour nous, ça a été aussi très intéressant parce qu'en fait, faire un, on gère tout de A à Z donc, par exemple, si tu vas dans une entreprise, le côté technique, tu es contrainte par la stack technique de l'entreprise, très souvent. Là, on est à la main sur tout donc on peut tout optimiser, faire nos, puis il y a aussi, entre guillemets, une pression dans le sens où, aujourd'hui, maintenant, on ne peut plus se permettre de faire n'importe quoi si Noleo, et ça nous a déjà arrivé, mais si Noleo, par exemple, là, s'arrête pour quelques heures parce que notre serveur, il est cassé, on va recevoir, je ne sais pas combien d'appels et de SMS de coach qui me dit, là, je ne peux plus bosser, etc. Bon bref, ça du coup, ça fait que techniquement, tu ne peux pas te dire, je fais mon truc pour ma boîte et puis au pire, quelqu'un va réparer mon erreur. Et puis, le côté humain, franchement, c'est assez fou aussi de tous les gens qu'on rencontre, c'est assez incroyable. Et puis, de manière générale, c'est vrai qu'au niveau maturité, je pense que je serais vraiment moins mature si je n'avais pas fait cette expérience-là et si j'étais allé, en fait, dans une boîte, si on est employé, je pense qu'on va plus être dans une routine que nous, on a très peu. Donc, en fait, ça va être un peu plus, c'est naturel, mais forcément, on va probablement moins apprendre et moins sortir de sa zone de confort. Donc, c'est vraiment, puis là, on continue, on est au début parce qu'il y a encore plein de choses à faire, mais c'est vrai que, je ne sais pas toi, ton avis de création d'entreprise, mais je trouve que c'est vraiment, oui, sur plein d'aspects, c'est très enrichissant.

Loïc Oui, je suis assez d'accord avec toi sur le côté le fait d'engranger de l'expérience très rapidement et finalement et de sortir de sa zone de confort. C'est vrai que, oui, moi, je le vois, même si ça a démarré qu'il y a un an, Papyrus, je pense qu'une des raisons pour lesquelles je le vois vraiment, ce côté, le fait d'être hors de ma zone de confort, c'est que je viens d'une boîte, j'ai passé 7 ans chez Apple qui est une boîte où tout est absolument normé, contrôlé au millimètre et finalement, où la prise de décision, elle se fait très, très, très, très haut et globalement, tu as 90% de la boîte qui ne fait qu'appliquer des décisions prises à Cupertino aux Etats-Unis et du coup, le fait d'être, finalement, quand tu es entrepreneur, tu décides de tout, c'est toi qui décides de quand tu payes tes fournisseurs, quand tu lances, je ne sais pas, quand tu mets en ligne une offre, le temps que tu vas passer sur du démarchage, un truc tout bête, mais la structure de ta boîte, le capital, tu décides absolument de tout et c'est à la fois hyper intéressant et gratifiant, mais de l'autre côté, tu as quand même une prise de risque qui est quotidienne, nous, on n'est pas encore au point où on peut se payer tout à fait correctement, donc la pression dont tu parlais, que vous aviez au début, nous, on est en plein dedans, donc je suis assez d'accord avec toi, c'est très, très riche, mais c'est un peu comme un trade, il y a des hauts, des bas, il ne faut pas perdre de vue la ligne d'arrivée, je pense, et ce pourquoi tu t'es lancé sur la course, mais ouais, très, très riche.

Alexandre Après, dans tous les cas, c'est sûr aussi que ce n'est pas facile d'en reprendre pour tout le monde et c'est plus facile, nous, on l'a fait en sortie d'école, c'était vraiment facile le faire si, quand tu as deux enfants, après, et voilà, et par exemple, je ne sais pas, une personne d'un entourage, tu dois te couper d'une personne d'un entourage pour X raisons, parce qu'elle ne va pas bien, etc. Ouais, tout le monde, enfin, il y a aussi, je comprends aussi, tout le monde ne peut pas entreprendre, c'est pas, et toi, probablement que c'est plus dur aussi, et surtout, après, nous, on a toujours été étudiants, plus alternants, ils ne gagnent pas des milliers dénets, non plus, passer d'un statut très confortable de salarié où tu as quand même un salaire qui est assez aisé, je pense, etc., à, entre guillemets, rien, en tout cas, repartir de zéro. Ça aussi, je me dis que ça doit être beaucoup plus dur, même si on ne l'a pas vécu, que comme nous. Bon, on n'avait rien à perdre, tu dis l'alternance, tu gagnais, tu gagnais pas grand-chose, bon, je vais, voilà, je n'arrête pas un job où je suis, entre guillemets, bien payé, où c'est quand même intéressant, etc., pour repartir de zéro.

Loïc Non, en tout cas, écoute, je pense que chaque situation, tu vois, est différente, avec des enjeux qui sont différents, mais je trouve hyper intéressant de voir comment vous avez réussi à partir d'un projet, quelque part, que vous faisiez un peu pour vous, tu vois, parce qu'il y avait cette envie de créer quelque chose de mieux que ce que vous aviez, c'est-à-dire les fameux fichiers Excel customisés, et de voir aujourd'hui que c'est déjà une boîte quand même vachement implantée, parce que si vous avez plusieurs fédés qui vous utilisent, enfin, c'est quand même, comme tu disais, c'est hyper gratifiant, un sacré signe de reconnaissance, et puis, et puis, tu parlais, tu vois, du fait que l'aventure n'en est qu'à ses débuts, c'est quoi, du coup, les grandes prochaines étapes pour Noleo ?

Alexandre Du coup, comme je t'ai mentionné, là, une des grosses étapes, quand même, c'est qu'aujourd'hui, de mieux servir, en tout cas, de proposer une offre un peu plus, de proposer une offre un peu plus grand public via tout ce qu'on a mentionné sur préparer son objectif avec Noleo. Ça, c'est quand même un gros cap pour nous, et après, la deuxième partie qui va être quand même assez importante, je pense, c'est le côté, de tester cette offre-là et voir à quel point c'est utile pour les sportifs, et après, ça va être le côté aussi qui n'est pas vraiment pour tout de suite, je pense qu'il est plutôt sur un, deux, trois ans, mais le côté de l'internationalisation, voir à quel point on sait qu'on sert très bien les coachs, les sportifs en France, en tout cas, dans les pays francophones, aussi parce qu'on a eu de chance, cette opportunité-là que les apps en France, en tout cas développées par la boîte française, l'offre, honnêtement, était quand même de moins bonne qualité que des applis qu'il peut y avoir américaines qui existaient déjà, et donc de voir à quel point là, maintenant, on va pouvoir se confronter à des apps qui sont plus rodées, qui ont 10-15 ans, voir avec notre valeur ajoutée si ça intéresse, parce que faire resculer un coach, un fichier Excel à Dolio, on sait qu'on va les faire gagner du temps, je ne vais pas dire que c'est facile, mais voilà, il y a peut-être toujours cette résistance au changement, mais on a des arguments, de faire resculer d'une app qui souvent, il y a quand même des apps qui sont déjà très bien aussi sur le marché, qui sont rodées, de construire une valeur ajoutée là-dessus, ça, ça va être aussi un gros challenge pour nous, de voir à quel point on peut apporter des choses aussi à ces coachs-là, qui utilisent déjà une app qui fonctionne bien, voir ce qu'on peut encore améliorer et les servir, peut-être que ça ne sera pas le cas, mais en tout cas, ça sera un beau challenge, je pense, qui va arriver sur les prochaines années aussi.

Loïc Top, internationalisation, excellent, cool, écoute, on arrive au bout, ce serait quoi le mot de la fin que tu aurais envie de partager toi ?

Alexandre Déjà, merci pour l'invitation, c'est toujours cool de partager, moi j'écoutais beaucoup de podcasts quand on se lançait, enfin j'en écoute toujours beaucoup, mais c'est vrai que petit à petit, c'est plein de petites choses qui nous ont permis de gratter des infos et de se conforter ou de comprendre des choses, donc si moi je peux partager un peu ce qu'on a appris, c'est toujours avec plaisir parce que je sais que ça m'a été bien utile, donc si ça peut être utile à des gens, c'est cool, et ouais, si j'avais un conseil et si quelqu'un voulait se lancer, c'est vraiment de se lancer le plus tôt possible et de ne pas hésiter à se lancer en parallèle de son job ou de ses études et puis retarder entre guillemets le plus possible la création de la boîte, c'est-à-dire tester le plus possible le projet le plus loin possible sans risque puisque du coup si on le fait sur notre temps libre à côté de notre job ou à côté de nos études et de se lancer quand on est un peu plus sûr ou en tout cas de gagner ce temps-là parce que nous on a gagné un an et demi quand on était encore en école ce qui fait qu'on a vraiment gagné même si on n'était pas à temps plein on n'a pas vraiment gagné un an et demi on a peut-être gagné 10-12 mois en fait de maturation de voilà j'avance sur le projet etc sans avoir cette pression de je crée la boîte donc je crée une boîte il y a des charges qui tombent tous les mois il faut se payer etc donc vraiment pour se lancer le plus tôt possible et très vite aussi ce qu'on voit c'est évident enfin on le redit encore pas assez mais d'aller voir tout de suite ses clients potentiels en tout cas et voir et leur filer quelque chose dans les mains et voir si c'est utile pour eux ou pas

Loïc top excellent bah écoute un grand grand merci Alexandre c'était juste

Alexandre merci à toi pour l'invitation

Loïc avec grand plaisir passionnant de voir comment vous avez mis tout ça en place et comment vous avez amené Nolio là où la boîte en est aujourd'hui donc pour celles et ceux qui veulent aller voir Nolio c'est Nolio.io www.nolio.io il y a des offres il y a une offre gratuite et l'offre pour les athlètes l'offre premium qui est à 6 euros par mois il y a 14 jours offerts donc n'hésitez pas ce n'est pas un épisode sponsorisé mais voilà n'hésitez pas à aller voir ça a l'air vraiment pas mal

Alexandre honnêtement on propose une offre sportive qui est vraiment gratuite qui est très complète où il y a vraiment plein de choses sur l'analyse etc et la partie payante en fait c'est ce que je mentionnais tout à l'heure c'est l'offre coaching pour soi-même donc elle ne sert pas forcément pour tout le monde et déjà si on veut tester l'offre gratuite c'est vraiment plutôt très complet

Loïc super écoute merci beaucoup Alexandre tout le meilleur pour la suite et puis écoute on va suivre avec attention le développement de Nolio

Alexandre merci et puis bon courage pour toi aussi avec Papyrus

Loïc merci beaucoup salut Alexandre

Alexandre salut merci merci merci

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

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