Les Frappés Les Frappés
Saison 3 EP·120 Trail #préparation mentale #entrepreneuriat #vélo

27 juin 2023

Sport minimaliste et alimentation cétogène : tout remettre en question avec Olivier Maria

Durée · 1h35 · Transcription disponible

Olivier

Le récit

Olivier est athlète cétogène et adepte de minimalisme, notamment en course à pied.

Avaler entre 60gr et 80gr de glucide à l’heure, se gaver de pâtes la veille d’une course, boire une bière à l’arrivée pour la récup’, avoir des chaussures qui amortissent bien… le monde de la course à pied est plein d’idées reçues.

Mais sont-elles toutes pertinentes et scientifiquement fondées ?

C’est ce dont on discute dans cet épisode avec Olivier Maria. 

Olivier est ce qu’on appelle un athlète céto-adapté, c’est à dire qu’en gros il ne consomme que très peu de glucides (sucre, féculents). Il a apprit à son corps à puiser dans ses réserves de lipides, c’est à dire de gras.

Dans cet échange Olivier partage 1 chiffre hallucinant qui m’a clairement fait remettre en question mes croyances sur la nutrition pendant l’effort : nos réserves de glucides représentent environ 2500 calories. Nos réserves de lipides ? Entre 90 et 150 000 calories ! Fascinant non ?

Ah et j’oubliais… Olivier est aussi minimaliste et court en sandales. Mais ne vous y trompez pas, c’est un lièvre ! Il court le semi en 1h20 et le marathon en 02h58.

Alors, prêt à remettre en question tout ce qu’on vous a toujours dit sur la course à pied ? Excellente écoute à vous les frappés.

🔎 Les deux livres de Christopher McDougall dont nous avons parlé sont Born to Run et Tous des héros. Olivier vient de sortir son propre livre, Performer en mode cétogène.

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode #96 - Alexandre Boucheix - Le phénoménal « Casquette verte » qui a couru 10200km en 2022 - S'affranchir des dogmes et emprunter son propre chemin
👉 Épisode #111 - Caroline Prigent - Cycliste ultra-distance & co-fondatrice de la Poco Loco - Vivre à en crever
👉 Épisode #112 - Nicolas Cassier - Préparateur mental et coureur minimaliste - Revenir à l'essentiel pour laisser le corps exprimer son plein potentiel

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Transcription

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Olivier Par habitude, je ne m'en rends plus compte que je mange cétogène ou en glucides. C'est une habitude dans l'assiette que j'ai depuis 6 ans maintenant. En mode, quand je me fais à manger, je mets des légumes, de la viande ou des œufs pour les protéines. J'arrose d'huile d'olive ou un peu de beurre pour les matières grasses. Et en fait, quand ça devient une habitude dans l'assiette, tu ne t'en rends même plus compte que tu manges un peu différemment. Par contre, c'est vrai qu'au début, il faut apprendre plein de choses. Apprendre à compter les macronutriments, avoir des listes de courses pour ne pas faire n'importe quoi et tout.

Loïc Bienvenue sur les frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver. Avec mes invités, on ira naviguer sur toutes les mers du monde. On participera à des expéditions dans les régions polaires ou en Himalaya. On découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales. Le deuxième, c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ces invités exceptionnels. On sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur terre, alors autant les vivre à fond. Avaler entre 60 et 80 grammes de glucides à l'heure, se gaver de pâte la veille d'une course, boire une bière à l'arrivée pour la récup, avoir des chaussures qui amortisent bien, le monde de la course à pied est plein d'idées reçues. Mais est-ce qu'elles sont toutes pertinentes et scientifiquement fondées ? C'est ce dont on discute dans cet épisode avec Olivier Maria. Olivier est ce qu'on appelle un athlète céto-adapté. C'est-à-dire qu'en gros, il ne consomme que très peu de glucides, donc les sucres, les féculents. Il a appris à son corps à puiser dans ses réserves de lipides, c'est-à-dire de gras. Dans cet échange, Olivier partage un chiffre hallucinant qui m'a clairement fait remettre en question mes croyances sur la nutrition à l'effort. Nos réserves de glucides représentent environ 2500 calories. Nos réserves de lipides, vous le savez, entre 90 000 et 150 000 calories. C'est super intriguant, non ? Ah et j'oubliais, Olivier est aussi minimaliste et court en sandales. Mais ne vous y trompez pas, c'est un lièvre. Il court le semi en 1h20 et le marathon en 2h58. Alors, est-ce que vous êtes prêts à remettre en question tout ce qu'on vous a toujours appris sur la course à pied ? Excellente écoute à vous les frappés. Salut Olivier ! Salut Loïc ! Ravi de t'accueillir sur le podcast. Très très content que tu aies pu te libérer finalement aussi rapidement après mon message. Merci beaucoup pour ça. Franchement, je suis impatient. Je suis sûr qu'on va parler de plein de sujets différents. En tout cas, il y en a plein qui m'ont intéressé dans ton parcours. Pas mal sur lesquels je suis un novice complet. Donc, j'ai beaucoup de questions pour toi, je te préviens tout de suite.

Olivier Je suis là pour y répondre.

Loïc Yes ! Mais voilà, en tout cas, très très content de t'accueillir sur le podcast. Écoute, ce que je te propose, c'est peut-être de commencer par exercices pas faciles dans ton cas, je pense, vu le nombre de casquettes. Mais de commencer par te présenter.

Olivier Eh bien écoute Loïc, merci tout d'abord pour l'invitation. C'est hyper cool d'échanger avec toi sur ton podcast. En quelques mots, moi je m'appelle Olivier Maria. Actuellement, j'habite à Lille, j'ai 30 ans. Dans la vraie vie, comme j'aime le dire, je suis designer graphique. Et à côté de ça, j'ai une activité sportive plus ou moins addictive. Enfin, je ne sais pas comment dire. Je suis un peu passionné de sport et donc que ce soit au niveau de la course à pied, du vélo. Et puis également, une de mes deuxièmes activités qui est devenue un peu une activité professionnelle, c'est que je conseille les sportifs qui souhaitent se lancer dans le régime cétogène. Mais je crois que tu m'as aussi un peu invité pour parler de ça, entre autres. Donc voilà dans les grandes lignes.

Loïc Excellent, excellent. Et ouais, tu as carrément raison. Je ne sais plus si c'est via le régime cétogène ou la course minimaliste que je me suis dit qu'il fallait absolument que je te contacte. Je pense que tu as enchaîné Summit Paris et Marathon de Paris.

Olivier C'est ça. Alors, j'ai enchaîné les deux à deux semaines d'intervalle et c'était il y a à peu près un mois, il me semble. Je pense que le marathon de Paris, c'était il y a un petit mois et le semi un peu avant.

Loïc Et donc, si je ne me trompe pas, tu as fait le marathon en mode minimaliste, c'est-à-dire avec des sandales, mais le semi, tu étais pieds nus.

Olivier Alors, ouais, ça, c'est marrant que tu me parles de ça. Ouais, en fait, ce qui s'est passé, c'est que le semi marathon de Lille, je suis parti en sandales et en fait, j'ai des sandales qui étaient un peu capricieuses à l'époque de la marque Monk, M-O-N-K. C'est une marque polonaise. Et en fait, c'est des sandales où à partir du moment où il pleut, où elles sont mouillées, j'ai le pied qui glisse dans la sandale et non pas la sandale qui glisse sur le sol. Et en fait, je suis parti en sandales assez confiant parce que l'idée, c'était aussi de les tester pour faire le marathon de Paris deux semaines plus tard en sandales également. Sauf que la météo a annoncé des nuages, mais je me suis dit, allez, ça passe, c'est que des nuages, sauf qu'à Lille, le temps est souvent assez capricieux. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que je suis parti en sandales. Au bout de cinq kilomètres, il s'est mis à pleuvoir, mais vraiment assez violemment. Et là, en fait, j'ai les pieds trempés. Et en fait, c'est une course où j'avais des potes qui m'ont fait un peu les meneurs d'allure. Donc, au bout de cinq, six kilomètres avec les pieds vraiment trempés, je sentais que ce n'était plus du tout possible de tenir leur allure parce qu'on était avec un objectif d'à peu près 1h20 au semi. Donc, tu vois, c'est des allures quand même assez rapides, genre 3,45, 3,50. Et en fait, je voyais que je n'arrivais plus du tout à les tenir parce qu'à chaque pas, tu vois, c'était le pied qui glisse de 3 centimètres et qui fait qu'il doit mettre une énergie folle là-dedans. Et du coup, je me suis dit, en fait, soit je continue. Il restait quoi ? 16 kilomètres à faire. Je me suis dit, soit je continue en galérant avec le pied qui glisse dans la chaussure, soit je les enlève. Et en fait, je me suis dit, je n'ai pas trop le choix. Je les enlève et donc, j'ai perdu 20 secondes en m'arrêtant au bord de la route, en retirant les sandales. Quand j'ai relevé les yeux en repartant, j'ai vu mon groupe qui n'était finalement pas si loin. Donc, en 2, 3 kilomètres, j'ai réussi à me remettre un peu dans la roue, sauf que j'étais pieds nus avec les chaussures à la main. Mais en fait, c'était à l'île.

Loïc T'as gardé les chaussures à la main ?

Olivier Non, mais en fait, au début, j'ai gardé les chaussures à la main parce que je n'avais pas trop quoi en faire. Du coup, j'allais dire que je n'allais pas les lancer sur le bord de la route. Mais si, parce qu'en fait, le semi de Lille, il passait presque devant chez moi. Donc, j'ai attendu d'être le plus proche de chez moi possible pour les poser au bord de la route. Et je les ai récupérés à la fin de la course. Mais en fait, anecdote assez marrante parce que moi, je n'avais pas vraiment anticipé de courir pieds nus. Mais j'ai quand même une expérience de la course à pied minimaliste, pieds nus, en sandales. Donc, j'étais vraiment OK avec ça. Et finalement, je me suis aperçu que c'était hyper cool de faire les 15 derniers kilobytes du semi pieds nus. J'ai battu mon record en 1.20.48 ou 1.49. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que moi, j'ai pas... En fait, il y avait ma copine sur le bord de la route qui prenait des photos vu que c'était dans ma ville. Donc, c'était hyper cool de sa part d'avoir des belles photos de moi au courant. C'est assez rare d'avoir des photos de soi. Et du coup, j'ai posté le soir même une photo sur mon compte Insta en disant « Coucou, j'ai fait le semi de Lille, j'ai battu mon record » et la photo était pionie. Donc, c'était assez drôle. Et le soir même, je pense, enfin quelques heures plus tard, il y a Runx, des gros comptes Insta et Facebook. Tu vois, je ne sais pas, il y a des pages qui ont des centaines de milliers de fans qui m'ont dit « Coucou, est-ce qu'on peut faire une publication sur toi ? » Et en fait, ils ont fait une publication. Moi, j'ai répondu oui, mais en me disant « OK, ce n'est pas une page que je suis particulièrement parce qu'ils font beaucoup de pubs pour des chaussures, c'est un peu leur gagne-peinte. » Mais j'ai dit « OK », et en fait, ils font beaucoup de publications sur des records insolites, genre le mec qui court en échasse, genre le mec qui court en crocs et tout. Donc, j'ai dit « OK », pas tout de suite, c'était assez marrant, sans trop savoir ce qui allait se passer par la suite. Et en fait, ils ont dû faire une publication assez tard le soir. Je pense que je dormais et le lendemain, mon réveil, mon téléphone ne faisait que sonner parce que des potes m'envoyaient des messages privés genre « T'as vu, t'es sur Runx ? T'as vu, t'es sur Runx ? » Genre le poste avait été fait genre deux heures avant et il y avait déjà des milliers de likes, des centaines de commentaires. Je recevais plein de messages. Ce n'est pas des millions non plus, mais tu vois, je me suis un peu… Ça fait un peu bizarre, tu vois, d'avoir sa tête, je me suis une question. Et aujourd'hui, je ne sais pas s'il y avait genre 3 ou 4 000 commentaires, genre 10 000 likes. Tu vois, ça m'a complètement… J'ai été vraiment pris de court et… Donc, ça fait vraiment bizarre d'avoir sa tête avec autant de visibilité comme ça. Et tu sais, tu défiles les commentaires, il y en a des centaines et des centaines. Tu vois pas le bout, des gens qui disaient un peu n'importe quoi. Donc, du coup, ça a été un peu… Ça a été un peu bizarre, tu vois, de voir sa tête un peu affichée dans l'espace public comme ça, de façon si brutale. Donc, voilà, j'essaie de répondre aux gens. Mais après, si ça m'a permis de rendre la course un peu minimaliste, pieds-nus, un peu visible, c'est cool. Et parce que je pense qu'il faut être curieux. C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui disaient « Ah, mais c'est n'importe quoi, il va se blesser, tout ça ». Donc, du coup, j'ai fait une vidéo sur YouTube pour expliquer un peu ma démarche, pour dire qu'il faut pas courir un semi-marathon à fond pieds-nus du jour au lendemain. Il faut vraiment y aller progressivement. Et donc, voilà, ça s'est passé il y a quelques mois. Et puis, deux semaines plus tard, j'ai fait le marathon Paris. Là, je l'ai fait en sandales avec les mêmes sandales, mais sauf que j'ai réussi à terminer la course en sandales. Donc, voilà, sur 42 kilomètres, j'ai fait mon record aussi en 2,58. Je crois donc que c'était hyper cool de passer sous les trois heures. Je me suis cassé les dents plein de fois sur cette fameuse barrière des trois heures. Je pensais vraiment que ça allait être difficile, mais cette année, j'avais les jambes. J'ai fait 2,58, c'est hyper cool en sandales. Donc, c'est cool aussi de montrer aux gens qu'on peut courir en sandales. Donc, voilà, en ce moment, je fais pas mal de vidéos sur YouTube parce que je trouve ça assez marrant de faire des récits de course, de montrer un peu à tout le monde comment courir en sandales et tout, parce que finalement, c'est pas très répandu. Il y a beaucoup de gens qui ont des questions là-dessus. Et donc, voilà, pour les dernières courses auxquelles j'ai participé. Excellent.

Loïc Alors, tu disais qu'il y a beaucoup de gens qui ont des questions, mais tu l'évoques aussi dans les commentaires des gens qui racontaient un peu n'importe quoi. Je trouve que ce qui est intéressant justement, et c'est pour ça que je voulais absolument te recevoir sur le podcast, c'est que tu as une vraie expertise sur le sujet. Tu le disais, c'est pas un défi que tu as fait comme ça avec des potes après une soirée trop arrosée en mode je vais courir le marathon pieds nus. C'est une démarche qui s'inscrit dans, j'imagine, tu vas nous en parler, mais des convictions qui sont fortement ancrées, une volonté de mener ta pratique différemment. Est-ce que tu peux peut-être nous amener, du coup, nous faire un petit peu la genèse de tout ça ? Comment est-ce que ça s'est mis en place ? Et alors, peut-être même avant ça, pardon, est-ce qu'il y a un lien entre ta pratique minimaliste de la course à pied et le régime cétogène ? Peut-être qu'on va commencer par ça, oui.

Olivier Alors oui, il y a des liens. Je pense que les liens les plus grands, c'est le fait de se dire, j'ai une pratique sportive, et puis finalement, il y a une genre de façon de faire qui est la plus acceptée par le grand public, et puis si on fait un pas de côté, on s'aperçoit qu'il y a d'autres façons de faire alternatives, donc qui marchent ou qui ne marchent pas, mais je pense que le principal, c'est qu'il faut tester ces pratiques, bien se renseigner, et en fait, le régime cétogène, c'est une pratique alternative, parce que c'est une pratique où on dit qu'il ne faut plus trop manger de sucre et de glucides, donc il faut essayer d'éviter les passes à partie avant de courir ou de pédaler, donc ce qui n'est pas forcément commun. Et la course minimaliste, c'est un peu la même chose, c'est se dire, le consensus quand on va acheter une paire de chaussures, c'est de dire, il faut des chaussures un petit peu grosses qui absorbent un petit peu les chocs, qui protègent un petit peu la cheville, et la course à pied minimaliste, en fait, ça va pas forcément à l'encontre de ça, parce que la pratique classique peut fonctionner pour la plupart des personnes, mais le principe de la course à pied minimaliste, c'est de dire, en fait, nous, en tant qu'espèce humaine, on a pratiqué la course à pied depuis des milliers d'années, je sais pas, en tant qu'animal bipède qui courait pour se nourrir, pour se déplacer, etc. Et en fait, la course à pied minimaliste, enfin, le principe, c'est de dire, il n'y a pas forcément de raison d'utiliser des chaussures très grosses, très lourdes, qui ont des capacités, qui ont des technologies qui sont censées nous protéger des blessures, des semelles assez épaisses, des drops, des technologies qui sont censées nous protéger, enfin, nous rendre la chaussure, comme on dit, au niveau de la proprioception, tu vois, de la supination, etc. Et en fait, voilà, ce qu'on dit, c'est qu'on est capable en tant qu'espèce, parce qu'on a tous les atouts au niveau des os, des muscles, des tendons, etc., pour courir de façon plus naturelle, avec moins d'amortis et moins de protection par des chaussures. Par contre, si ça fait 20 ans qu'on court avec des chaussures qui pèsent 400 grammes et qui ont des grosses semelles, eh bien, il faut vraiment y aller de façon très, très progressive, faire une transition qui peut durer plusieurs mois, plusieurs années, mais à la suite de cette transition, on peut trouver du plaisir dans une autre façon de courir, qui est donc soit pieds nus, soit avec des chaussures minimalistes, soit avec des sandales qui est un type de chaussures minimalistes. Et en fait, moi, j'ai découvert ça, et puis au fur et à mesure de ma transition, je me suis aperçu que finalement, c'était assez cool de redécouvrir une autre façon de courir, avec moins d'amortis, etc. Mais en fait, le truc de se dire, on a un corps qui est fait pour courir pieds nus, qui est fait pour courir sans forcément d'amortis, eh bien, en fait, c'est hyper plaisant parce qu'on redécouvre une autre façon de courir. Au début, on a les mollets qui sont vraiment en feu parce qu'on n'a plus du tout l'habitude. Mais au fur et à mesure, en fait, cette façon de courir, elle est hyper agréable. Et moi, je ne suis pas du tout un prosélite qui va dire qu'il faut courir 100% pieds nus. Il ne faut surtout pas courir avec des chaussures parce que, tu vois, au fil des dernières années, je mixe en fonction de mes envies, en fonction de la météo. C'est forcément plus simple de courir en sandales l'été parce qu'on a moins froid aux pieds. Donc, voilà, je mixe un peu entre chaussures plutôt classiques, mais à tendance minimaliste, c'est-à-dire globalement des chaussures assez légères plutôt axées compétition, tu vois, genre des chaussures avec le moins de drop, le moins de semelles possible. Je mixe avec des sandales, je mixe avec des chaussures minimalistes qui ne sont pas des sandales qui recouvrent tout le pied mais qui ont des semelles vraiment extrêmement fines. Donc, voilà, ça, c'est le principe de la chaussure minimaliste et j'adore ça en ce moment et voilà.

Loïc Excellent, excellent. Et donc, t'expliquez que, voilà, t'as eu une, comment dire, une arrivée dans l'univers de la course à pied minimaliste qui était progressive visiblement. Est-ce que, à l'origine de tout ça, il y a eu un déclic, ça a été une lecture ? Par curiosité, comment est-ce que t'as plongé là-dedans, entre guillemets ?

Olivier Ouais, ouais, bah alors, je vais pas du tout être original parce que s'il y a des gens qui sont un peu là-dedans, ils vont se dire, bah moi aussi j'ai fait la même chose mais il y a un livre… Born to run. Born to run, exactement, un livre qui est un peu le pamphlet de la course minimaliste, mais, bah en fait, voilà, exactement, c'est Christopher McDougall qui a écrit ça il y a, alors je sais pas trop, de quand date la traduction française, peut-être il y a une petite dizaine d'années. Mais voilà, en fait, c'est un livre qui est vraiment super parce qu'en fait, c'est un, un, un, un mec qui est plutôt journaliste, je pense, mais qui dans ses livres a une approche qui est vraiment où il nous plonge en immersion vers sa découverte à lui. Donc en fait, lui, c'était vraiment le truc de se dire, bah, moi je me blessais en course à pied un peu tout le temps, j'ai découvert la course à pied minimaliste en allant découvrir les peuples au Mexique, les Tara Umaras notamment, qui eux ont fait de la course à pied minimaliste leur mode de vie parce que, parce qu'ils ont toujours couru comme ça. Et en fait, le livre, il est vachement prenant parce que c'est pas tant un livre scientifique ou de journaliste, mais c'est vraiment le livre de quelqu'un qui nous raconte une histoire, il va au Mexique, il découvre des récits de personnes qui ont, qui ont, qui ont eux aussi épousé le principe de la course à pied minimaliste, qui ont organisé des courses. Et en fait, dans ce livre, il y a pas mal de, il y a les meilleurs coureurs au monde, il y a genre Kylian Jornet, Scott Jurek, ou des coureurs un peu comme ça qui font des, alors je sais plus forcément parce que ça fait longtemps que j'ai lu le livre, mais il me semble qu'il y a une compétition où il compare les Tara Umaras qui courent absolument pas pour la compétition, mais juste pour le plaisir, aux athlètes les plus expérimentés en termes d'ultra-trail et tout. Et en fait, il s'aperçoit que les Tara Umaras ont vraiment le même niveau que les meilleurs ultra-trailers du monde, alors qu'eux, ils courent juste pour le plaisir ou parce que c'est leur mode de vie. Et donc voilà, le Born to Run, c'est vraiment le pamphlet qui te donne trop envie de tenter la course à pied minimaliste. Et donc moi, je lisais ça comme ça un peu par curiosité, je sais pas trop comment je suis tombé dessus. Et puis je me suis dit bah écoute, ouais, ça a l'air cool. Et en fait, par chance, moi, ça faisait pas si longtemps que je courais. Parce qu'en fait, le principe, comme je te disais avant, c'est que si tu cours depuis 20 ans en grosses chaussures, bah la transition est compliquée. Par contre, si tu cours depuis peu de temps, enfin plus tu cours depuis peu avec des grosses chaussures, plus la transition vers la course à pied minimaliste est facile. Et donc à partir de là, moi, j'ai pas acheté des chaussures minimalistes tout de suite, mais j'ai commencé à acheter des chaussures normales, genre de grandes marques connues, mais plutôt à tendance minimaliste, ça veut dire pas de drop, les chaussures les plus légères, la semelle la plus fine possible. Et donc j'ai commencé ma transition comme ça. Déjà, je pense que le truc le plus important que j'ai appris dans ce livre, c'est d'essayer d'avoir une foulée plus naturelle en essayant d'atterrir, d'avoir une foulée qu'on appelle avant pied, c'est-à-dire que t'atterris plutôt sur l'avant ou sur le milieu du pied, mais pas avec une attaque talon, qui déjà te fait avoir une foulée plus naturelle. Donc ça, c'est vraiment, avant de se dire bah minimaliste tout pas, c'est vraiment de se dire, je vais essayer d'avoir une foulée plus naturelle, plutôt avant pied, donc avec une cadence de course qui soit plus élevée, en se disant bah en fait, quand je cours, j'essaye de courir sur des oeufs, et j'essaye de faire le moins de bruit possible quand je cours. Et en fait, rien qu'avec ça, en se disant bah j'augmente ma cadence, j'augmente ma cadence et j'essaie d'avoir la foulée la plus légère en faisant le moins de bruit possible. Déjà, t'es dans une démarche assez vertueuse et puis tu t'apprends déjà à avoir une foulée qui soit plus protectrice pour ton corps. Donc moi, j'ai commencé comme ça en me disant bah je vais acheter des chaussures plus légères, je vais courir comme ça, et puis au fur et à mesure, c'était il y a quoi, il y a 7-8 ans je pense, j'ai découvert un peu la chaussure minimaliste et après j'ai mis un peu mon nez dedans et tu t'aperçois qu'il y a des marques de chaussures qui sont vraiment axées chaussures minimalistes. T'as les Five Fingers qui sont très connues que moi j'ai jamais essayé. T'as d'autres marques qui font des chaussures qui ressemblent plutôt à des petits chaussons, tu glisses ton pied dedans et en fait c'est fait. Tu parcouris comme ça. Il y a des sandales qui sont un peu un principe, on va en parler un peu hors antenne, des marques de sandales. Donc en fait, il y a plein d'alternatives, il y a plein de marques qui proposent des produits. Et voilà, donc moi je navigue un peu entre plein de pratiques minimalistes, plutôt à tendance minimaliste, en sandales, pieds de nus ou pas, mais il y a plein d'alternatives en fait.

Loïc Yes, yes. Bon, s'il y en a qui ne connaissent pas du coup qui nous écoutent, vraiment, allez lire Born to Run, même si ce n'est pas des mordus passionnés absolus de course à pieds, c'est quand même effectivement, je suis assez d'accord avec toi, très bien écrit. Et c'est vrai que ça interpelle. Et forcément, on en arrive à se poser la question de... Parce que je ne sais plus à quel point il le détaille dans le livre, mais après avoir reçu, on en parlait juste avant de commencer, Nicolas Cassier, c'est d'ailleurs au moment où on enregistre l'épisode du jour, qui court en sandales. Ouais, j'ai pas envie d'épisode. Ouais, tu me diras ce que tu en penses. Vraiment. Mais on a aussi échangé sur Born to Run, et du coup après l'épisode, j'étais un peu allé me renseigner, pour le coup, d'un point de vue science, pour partir à la recherche de ce qu'il y a des études, etc., qui montrent que Koa Pianu, finalement, ce n'est pas bon d'un point de vue physiologique. Et non seulement il n'y en a pas, mais il n'y en a surtout pas d'études qui prouvent que courir avec des chaussures telles qu'on les connaît aujourd'hui, qui ont en gros 50 ans, tu n'as aucune étude qui montre que, un, tu es plus performant, et deux, alors peut-être pas pour les chaussures avec les lames carbone, mais que globalement, tu n'es pas nécessairement plus performant, et que ce n'est pas bénéfique pour la santé non plus. Donc, quand tu commences à creuser, en fait, tu te rends compte que même d'un point de vue scientifique, et je remettrai le lien d'une synthèse d'études d'Harvard que j'ai trouvée sur le sujet, qui est juste, enfin, franchement, c'est ouf. Là, tu te dis, en fait, c'est dingue, on a cette croyance dont tu parlais, tu vois, c'est ce dogme de, il faut courir comme ça avec cet équipement, mais en réalité, ça a 40-50 ans, le truc, parce qu'avant, les gens, ils couraient en ce qu'on appelle aujourd'hui minimaliste, en fait.

Olivier C'est clair, tu t'aperçois qu'en fait, les grandes marques de chaussures, pour ne pas les nommer qu'on connaît tous, et bien, en fait, on regarde les marathons il y a 50 ans, enfin, ouais, les courses à pieds il y a 50 ans, les chaussures étaient beaucoup plus fines, il y avait moins de, il y avait aucune technologie d'amorti, etc. Et en fait, toi, tu cites une étude à Harvard, je suis hyper curieux, parce que je ne sais pas si je la connais, mais il faut vraiment aller voir du côté de la clinique du coureur, donc je ne sais pas si vous en avez parlé dans le précédent podcast, mais en fait, c'est un groupe de kinésithérapeutes, il me semble, qui sont menés par Blaise Dubois, qui est un kiné qui habite au Québec, et qui sont basés sur la, enfin, qui basent leur travail sur la prévention des blessures en course à pieds, et comme tu dis, ils sont hyper clairs là-dessus, c'est qu'il n'y a aucune étude qui montre qu'on se blesse moins grâce aux grosses chaussures, et en fait, eux, ils ont des recommandations qui sont hyper intéressantes, qui disent, par exemple, que si ça fait 20 ans qu'on court avec des grosses chaussures et qu'on ne s'est jamais blessé, il n'y a aucune raison de changer, il dit que si on débute la course à pieds, il faut débuter en minimaliste, ou le plus minimaliste possible, parce que ça nous permet de prendre, dès le début, de bonnes habitudes, parce que le problème, c'est que les mauvaises habitudes, tu les prends, et après, c'est dur de s'en défaire, et en fait, le truc, c'est que si tu as des grosses chaussures hyper amortissantes, ça va te permettre d'avoir une attaque talon hyper prononcée, parce que tu ne le ressens pas trop, tu as l'impression que la chaussure est amortie, mais pour autant, ton corps, il mange quand même, et si tu cours en minimaliste, tu ne peux pas avoir une attaque de blaise, parce que ton corps va tout faire pour amortir. Donc en fait, ces études, elles sont hyper intéressantes, et Blaise Dubois et son équipe sont assez claires là-dessus aussi, c'est assez intéressant, et c'est pour ça qu'il faut être hyper mesuré, même quand on milite pour la chaussure minimaliste, il dit que passer d'une chaussure classique amortissante à des chaussures minimalistes, si on fait n'importe quoi, si on ne respecte pas une période de transition, ou par exemple, moi je dis souvent qu'on peut courir au début quand on commence en minimaliste, genre trois fois deux minutes dans l'herbe par semaine, après une sortie par semaine, après deux sorties par semaine, etc., mais vraiment très progressivement, la clinique du courant, ils disent clairement que passer d'une chaussure classique à une chaussure minimaliste, c'est un facteur de stress supplémentaire pour l'organisme, et ça peut être un facteur de blessure, donc il faut vraiment être très mesuré quand on a envie de commencer en minimaliste, c'est qu'il faut opérer une transition progressive, mais par contre, clairement, comme je te disais, le fait de courir plutôt en mode naturel, en fait ça te permet d'adopter une bonne pratique en course à vie, parce que tu n'as plus cette chaussure qui va te permettre d'avoir une mauvaise pratique, mais qui t'amortit pour ne pas forcément sentir l'ombre de choc, quand tu cours pieds nu, tu fais le test, tu enlèves tes chaussures et tu cours pieds nu, directement ton corps va lui-même prendre la bonne cadence, la bonne façon de courir pour se protéger lui-même des chocs, et le corps humain est hyper perfectionné là-dessus, c'est une super machine qui a tous les atouts pour avoir une course à pied protectrice.

Loïc Yes. Sujet franchement vraiment passionnant, je t'enverrai cet article, je ne sais pas s'il a été traduit, je t'enverrai le compte-rendu de l'étude, et c'est hyper intéressant, je te laisse regarder, mais notamment j'ai découvert qu'il y a eu des records du monde sur des distances marathon, ou plus courtes que marathon, jusque dans les années 90, des records du monde qui ont été battus pieds nus.

Olivier Ah ouais, fou.

Loïc Et je crois même aux JO, ils évoquent un athlète, ABB Bikila, je crois que c'est...

Olivier Ouais, ouais, ouais, bah lui c'est un... Ouais, ouais, il a gagné le marathon des JO pieds nus, donc c'est un peu une légende, ouais, vraiment.

Loïc Et Zola Budd, je ne sais pas si tu connais, moi je découvert son nom.

Olivier Je ne connais pas, après je suis... Ok, ouais.

Loïc Qui a couru pieds nus, je crois que c'était en 92, un truc comme ça. Trouvant. Donc ouais, vraiment passionnant. Ok, on parlait des critiques en tout début de l'épisode, on ne va pas trop se concentrer sur l'énergie négative, mais par curiosité, c'est quoi le top des objections que tu entends quand tu dis que tu fais une pratique minimaliste de la course à pied ?

Olivier Le plus commun, c'est n'importe quoi, tu vas te blesser, parce qu'il faut amortir et tout, et ces critiques, je les entends, et elles sont parfaitement fondées, parce que c'est vrai que c'est assez étonnant de voir quelqu'un arriver pieds nus. Et tu vois, moi je trouve que, ce que je dis assez souvent, c'est que le plus dur quand tu cours pieds nus, ce n'est pas forcément de se mettre à courir pieds nus, mais c'est vraiment accepter le regard des autres. Et tu vois, moi j'ai eu vachement de mal avec ça, notamment quand je courais en club. Au début, je n'osais pas forcément débarquer avec mes sandales, et j'ai mis pas mal de temps avant de me dire, bon ben écoute, le regard des autres, tu t'en fiches, et tu pars de chez toi en sandales, tu vas au club en sandales, et puis ils vont réagir trop bizarrement, ils vont te dire, c'est n'importe quoi. Surtout que mon premier coach, c'était un vendeur de chaussures, donc tu penses bien que quand il m'a vite débarqué, il m'a dit, c'est une blague, qu'est-ce que tu fais là ? Donc maintenant, tu vois, on en rigole avec mes coéquipiers d'entraînement, avec mon nouveau coach et tout, parce que tout le monde est assez bienveillant. Et en fait, le plus dur, c'est vraiment d'accepter le regard des autres, de se dire, ah ben tu vas, tu t'en fiches, au contraire, ça va attiser la curiosité, et puis les gens vont se dire, ah ben finalement, lui il court en sandales, et puis tu vois, en course, quand tu doubles un peu les jambes, ils se disent, ah ben il court pas si mal non plus en sandales, et voilà, le principal, c'est d'accepter la critique, parce qu'elle est parfaitement fondée, voilà, si des gens disent, on va se blesser à cause des chaussures minimalistes, il faut accepter ça, mais ouais, c'est ce qui revient le plus souvent, et puis moi j'aime bien le fait de se dire, ah ben ça attise la curiosité, les gens ils voient passer, c'est marrant parce que souvent, quand tu doubles des jambes, t'entends qu'ils s'arrêtent de parler d'un coup, parce qu'ils voient passer, et puis quand tu es 10 mètres plus loin, ils reparlent, ils disent, ah t'as vu le gars, il était en sandales et tout, donc assez drôle, je pense que le principal c'est d'être ouvert d'esprit.

Loïc Ouais, yes. Ouais, bah écoute, je te disais que pour l'épisode avec Nicolas, du coup j'ai eu la chance de pouvoir tester des sandales, donc de la marque Panta, trop bien. Panta Sandale, et je lui ai posé la question, tu vois, socialement, est-ce que le plus gros frein, c'est pas un frein social, quand tu te mets dans la pratique, et moi je sais qu'en toute honnêteté, tu vois, avant de les essayer pour la première fois, j'ai quand même réfléchi, où j'allais aller pour les tester, tu vois. Oui, oui, si je cours en ville avec ça, non, je vais plutôt essayer de tester sur trail, où il n'y a pas grand monde. Ouais, c'est clair. C'est rigolo. Ok, donc première critique, le facteur blessure, t'as pas de gens qui te disent, ah mais t'es moins efficace, t'as moins d'amorti, donc tu perds l'énergie, ce genre de sujet.

Olivier En fait, tu vois, ça, moi d'un point de vue de la performance pure, il y a quelques mois, je me suis, je me suis dit, enfin, je me suis dit, ça fait un peu chier, entre guillemets, désolé pour le gros mot, mais de tenter de faire la meilleure performance possible en marathon, de tenter les moins de 3 heures, tu vois, c'est quand même une belle barrière et tout. Et en fait, ça m'a beaucoup travaillé dans la tête, je me suis dit, mais en fait, pourquoi pas acheter des chaiseurs carbone, si ça te fait gagner 5 minutes sur ton record, bah écoute, autant j'achète des chaiseurs en carbone, je fais 5 minutes de mieux, mon record, il sera plus impressionnant, et puis tout le monde dira, ah ouais, il a un record super impressionnant. Je me suis dit, mais peut-être que le fait de faire mon marathon en sandales, ça va être un frein à la performance, et finalement, je vais faire une mauvaise performance à cause de mes sandales et tout, tu vois. Et puis, j'ai pas mal cogité là-dessus, et puis dernièrement, je me suis dit, bah en fait, ça ne m'intéresse plus trop ce discours, moi, j'ai envie d'avoir une performance, ou un temps sur marathon, qui est vraiment le reflet de mes performances à moi, pas qu'ils viennent d'un élément extérieur, et du coup, je vais faire le marathon en sandales, et puis peut-être que tu vois, au niveau que j'avais lors du marathon de Paris, il y a un mois, à niveau égal, j'aurais peut-être fait 3 minutes de mieux en chaiseurs en carbone, bah en fait, j'en sais rien, et puis moi, je préfère avoir un record, et je me dis, c'est mon propre niveau, parce que mes sandales, elles ne m'ont pas forcément aidé, tu n'as pas de correction, quoi. Je n'ai pas forcément de correction, et puis tu vois, on parlait de la clinique du coureur, de Blaise Dubois, et tout, il a, chez un podcast concurrent que j'adore, qui s'appelle Runwise, donc je ne sais pas si je dois faire de la pub ou pas, c'est surtout une chaîne YouTube à la base, hyper intéressante, mais il y a un podcast avec Blaise Dubois, notamment, qui dure, je ne sais pas, genre 3 heures, donc c'est passionnant et tout, et en fait, je l'ai écouté après le marathon, donc finalement, ça ne m'a pas trop influé, mais c'était hyper intéressant, où il expliquait que Blaise Dubois, il parlait de la notion de performance, grâce au carbone, et en fait, il remet vachement en cause, la notion de performance, parce qu'il dit, les études Nike, qui appuient le truc, c'est qu'elles te disent, que tu vas gagner 4% de performance, mais en fait, elles disent que, c'est absolument faux, parce que dans l'étude, il y a des gens, qui ont eu 4% de performance de plus, mais il y a des gens, qui ont été testés, mais qui ont eu 1% de performance en moins, donc ils sont allés moins vite, grâce aux chaussures en carbone, donc en fait, quand tu prends l'ensemble des personnes testées, ce n'est pas si évident, globalement, ça fait gagner des performances, mais il y a des gens, à qui ça fait perdre en performance, et il parlait notamment, du biais psychologique, où en fait, c'est hyper intéressant, mais il disait, si tu as investi 300 euros, dans une paire de chaussures, tu vois, 300 euros, je veux dire, tu ne sors pas 300 euros comme ça, pour une paire de chaussures, et en fait, il expliquait qu'à chaussures égales, si tu les avais gratuites, ou si tu avais sorti 300 euros, ce qui est un investissement colossal, et bien en fait, quand tu les as payé à 300 euros, mentalement, tu as tout le truc de dire, j'ai investi, et du coup, il y a pas mal de facteurs, un peu, je ne sais plus comment on dit,

Loïc placebo,

Olivier le facteur placebo, exactement, qui font que, peut-être que l'effet placebo joue, parce que tu dis, j'ai acheté la même chaussure, que Kip Choge, j'ai mis 300 euros, lui, il a fait 1h59 avec ses chaussures, moi, je vais battre mon record, donc c'est un biais qui peut avoir lieu, et en fait, dans toutes les études de Blaise Dubois, il explique, en fait, il peignait toutes les chaussures en noir, pour pas qu'il y ait ce facteur placebo, il expliquait que maintenant, c'est plus compliqué, parce que, les chaussures en carbone, elles ont une forme très caractéristique, dont tu sais quelle chaussure c'est, mais voilà, en gros, l'effet placebo, il peut avoir lieu, mais moi, je me soucie plus de ça, je me dis, après, pour être franc avec toi, je serais hyper curieux de, tester une performance maximale, avec chaussures en carbone, pour voir, si c'est mieux, si je cours plus vite ou pas, mais bon, je me dis, ma performance, elle appartient à moi, elle appartient pas à une paire de chaussures, qui m'a fait gagner 3 minutes, et je charrie pas mal de potes, et je leur dis, toi, t'as fait 256 avec des chaussures en carbone, donc, en fait, je n'en sais rien, mais tu peux prendre du plaisir en courant, chaussures en carbone ou pas, moi, j'ai aucun mal à, voilà, il n'y a aucun souci, si des personnes ont envie de courir avec des chaussures en carbone, moi, j'ai aucun souci là-dessus, mais, mais voilà.

Loïc Ok, bah écoute, je t'enverrai une autre étude, et après, promis, j'arrête de faire référence à des études, mais celle-là aussi d'Harvard, et la conclusion de celle-ci, c'était qu'en fait, des chaussures minimalistes, t'as une, alors, ils font pas le lien directement avec la performance, mais t'as, d'un point de vue économie d'énergie, t'as une amélioration de, alors, je crois que c'était 2.4 à 3.3%, donc, en gros, t'as un point de marge, par rapport à des chaussures classiques, justement, parce que comme t'as une foulée beaucoup plus naturelle, et que tu peux pas atterrir avec le talon comme un gros bourrin, en fait, t'as un maximum d'énergie qui t'est restituée à chaque foulée, donc, pareil, hyper intéressant. Ok, ok, ok, bah écoute, passionnant, donc, aujourd'hui, tu disais que t'as une approche mixte, finalement, voilà, selon le type d'épreuve, la période de l'année, etc., tu cours uniquement sur route, ou tu as aussi cette pratique minimaliste sur trail ? Alors,

Olivier ça,

Loïc gros sujet,

Olivier gros sujet, c'est un peu ma réflexion, alors moi, en fait, en niveau course à pied, j'ai commencé la course à pied quand j'étais à Grenoble, je devais avoir 22 ans, un truc comme ça, et j'ai débuté sur route, parce que c'est le plus facile, et en fait, rapidement, je me suis, j'ai découvert par des potes qu'en fait, on pouvait aussi courir en sentier, donc ça s'appelle le trail, etc., tu vois, bon, c'est très connu maintenant, mais je ne savais pas forcément que ça existait, et en fait, ils m'ont emmené faire du trail, j'avais découvert ça à Grenoble, et clairement, quand j'ai découvert le trail, j'ai complètement arrêté la route, parce que, en fait, c'était vraiment, le trail, c'est vraiment trop trop bien, quoi, tu as beaucoup plus cette notion de liberté, de paysage, de découverte, et tout, qui est hyper cool, sauf que, j'ai découvert le trail, et un an plus tard, je déménageais à Lille, et là, grosse déprime, tu vois, tu te dis, du coup, juste avant d'éménager, j'ai fait le plus possible trail, mais jamais, enfin, pas du tout à un gros niveau, je n'ai pas vraiment fait de compète, j'ai fait deux trails de 20 kilomètres, en gros, tu vois, et j'ai atterri à Grenoble, et donc, je me suis arrivé à Grenoble, je me suis dit, il faut faire le deuil du trail, parce que c'est plus compliqué, tu n'as pas de montagne et tout, donc là, j'ai vraiment fait que la route, ce qui m'a permis d'essayer plutôt de chasser les chronos en route, etc., et là, en fait, surtout, par le vélo longue distance, je ne sais pas si tu voudrais qu'on en parle un petit peu, mais en gros, j'ai découvert, ces dernières années, j'ai fait beaucoup de vélos longue distance, sur route, plutôt sur route, et là, je découvre un peu le vélo longue distance en gravel, c'est marrant, parce qu'il y a le lien entre gravel et route, c'est vraiment les mêmes liens, les mêmes parallèles qu'entre course à pieds route et course à pieds trail, et en fait, ouais, là, là, même si je n'arrive pas à m'entraîner à l'île, enfin, même si je ne peux pas m'entraîner en montagne à l'île, qu'il faut que je retourne dans les Alpes, ce qui est un peu compliqué, mais ce que je vais essayer de faire, je me suis pris de passion par les efforts longs, voire très longs, à vélo, notamment en faisant des courses, tu vois, genre la RAF, c'est la Race Cross France, 2500 ou 2600 km, donc, j'adore les efforts longs à vélo, et puis cette année, je me suis dit, bah, pourquoi pas se remettre sur trail, enfin, pourquoi pas refaire des trails, même si j'habite, c'est un peu compliqué pour s'entraîner, mais un peu, de façon, de façon un peu tête baissée, il y avait, notamment quand j'étais à Grenoble, c'était les premiers UT4M, donc l'ultra, l'ultra tour des quatre massifs autour de Grenoble, donc sur 170 km, et cette année, bah, j'annonce mon retour sur trail, mais sans, en toutes les étapes, sans me dire, bah, je vais commencer par 20, après 40, après 50, 30 km, et puis, depuis 4 ans, je vais faire un ultra trail, je me suis inscrit sur le UT4M, 170 km direct, parce que je me dis, tu vois, en vélo, j'avais un peu cette philosophie de me dire, bah, on s'inscrit, et puis on réfléchit ensuite, et je me suis dit, bah, écoute, j'ai fait des efforts longs à vélo, je sais ce que c'est de faire une compétition qui dure genre une semaine sans interruption, du coup, bah, écoute, je vais pas passer 5 ans d'entraînement avant de faire l'UT4M, qui me fait rêver, et puis moi, je me dis, tu vois, quand je regarde une course, quand on pense, par exemple, à l'UTMB ou à l'UT4M, ou à, je sais pas quelle course, bah, en fait, l'UT4M, le nom, c'est l'ultra tour des quatre massifs, et en fait, il n'y en a qu'un d'UT4M, c'est le plus gros, c'est le 170, donc moi, j'ai des potes qui m'ont dit, bah, fais plutôt le challenge qui consiste à faire 40 km par jour pendant 4 jours, bah, au bout d'un moment, je me dis, bah, autant faire tout d'un coup, ça prend moins de temps, donc, ouais, bah, j'ai eu des pulsions à me dire, bah, j'ai trop envie de retourner en trail, j'adore la longue distance, parce que les efforts longs, c'est vraiment ce qui me passionne, il y a un truc que tu dois connaître, parce que toi, je sais que t'as fait des, t'as fait la PTL, tout ça, donc, et un truc de se dire, bah, ça dure tellement longtemps qu'on a vraiment le temps de, le temps de, de, de découvrir plein de sentiments différents, tu vois, au début, t'es en forme, après, tu dois accepter le fait que tu sois vraiment épuisé, au bout d'un moment, t'as de l'énergie qui revient, c'est, c'est long, t'as des jours, des nuits, donc, j'adore ça à vélo, je me dis, allez, on se lance en, on se lance en, en trail, mais, je, je stresse vachement, parce que, je me dis, sans m'entraîner au dénivelé, ça va être hyper dur, mais, mais voilà, j'ai, j'ai tout mon travail, j'ai aucune pression mentale, je mettrai deux jours, s'il faut mettre deux jours, donc, voilà.

Loïc Yes, et donc, en minimaliste, tu vas le faire ? Non, bah,

Olivier alors, ça, c'est la grosse réflexion du jour, parce que, j'ai envie de le faire en sandales, parce que, tu vois, je me, là, en fait, là, dans le Nord, j'ai fait un 60, non, je te dis des bêtises, parce que, j'ai fait un 62 kilomètres, mais pas en sandales, en chaussures de trail normal, parce qu'il y avait beaucoup de boue, mais, un trail de 62 dans le Nord, c'est vraiment très plat, tu vois, il n'y a pas de montagne, pas de dénivelé et tout, j'avais fait un genre de, un 59, il me semble, l'année dernière, en sandales, mais parce que, c'était très sec, donc, ça s'est hyper bien passé, j'ai, alors, l'UT4M, j'aimerais bien le faire en sandales, mais, en fait, ça dépend vraiment, si c'est très boueux, si c'est très boueux, ça me semble compliqué, là, tu parlais de pantas, moi, je teste aussi en ce moment, des pantas, mais vraiment route, je vais essayer d'avoir des modèles trail, mais je ne m'en rends encore pas trop compte, parce que j'ai fait une petite sortie trail, de 15 bornes, à Chambéry, il y avait pas mal de boue, mais c'était avec mes pantas de route, tu vois, mais je sentais quand même que, quand le pied avance dans la sandale, tu as un petit point de friction, entre les doigts de pied, donc, c'est comme, c'est comme quand je cours sur route, je ne me mets pas du tout la pression, ce n'est pas un objectif en soi de courir en sandale, je le ferai si je le sens, et si j'ai le temps de faire des, pas mal d'entraînements, parce que si tu ne t'entraînes pas avec, ça ne vaut pas du tout le coup, je pense que, enfin, ce qui est hyper agréable en sandale, c'est que tu n'as pas les pieds qui, qui, enfin, qui, j'allais dire, qui infusent dans les chaussures, c'est un peu, je ne sais pas comment on dit, mais tu n'as pas trop les pieds qui, qui chauffent dans la chaussure, et du coup, ce qu'ils font, tu as des cloques, et des, et les pieds qui, enfin, des, les pieds qui ont un peu du mal, ça, c'est un avantage avec les sandales, c'est que tu as les pieds à l'air libre, donc, qui, qui ne se réchauffent pas, et tu as moins d'ampoules, tu as moins de fissures sous la semelle et tout, pardon,

Loïc je te coupe, mais j'ai une question par rapport à ça, parce que j'ai remarqué, du coup, ce que je te disais, que je testais des sandales, donc, ce que j'ai fait, comme je suis en train de faire, je suis en train de faire, un certain nombre de randos, pour faire,

Olivier oui, bien sûr,

Loïc la liste de course, d'accompagnateurs moyenne montagne, donc, tu vois, c'est des randos avec des parcours imposés, machin, en tout cas certaines, donc, ce que je fais, c'est que je pars avec les sandales dans le sac, et puis, pour certaines, je finis, tu vois, les randos, les 5, 10 à 1 kilomètre, avec les sandales, et j'enlève les chaussures de trail, et plusieurs fois, surtout sur les randos, vraiment, avec pas mal de dénivelé, tu vois, 1500, 1600, fin de la rando, en fait, j'ai du mal à mettre les sandales, parce que j'ai les pieds qui ont gonflé, tu vois, dans les chaussures, justement, qui pour le coup, c'est infusé, tu vois, et je me suis posé la question, du coup, spontanément, je me suis dit, bah en fait, les pieds, c'est des muscles, tu vois, beaucoup de muscles, donc, c'est comme quand tu vas à la salle de sport, tu fais 3 sets de 30 répétitions, sur, je ne sais pas, un mouvement avec les biceps, tu as les biceps qui gonflent, donc, tu fais ça, mais je me, du coup, toi qui as l'expérience, est-ce que quand tu es en sandales, le fait que tu es beaucoup moins de, finalement, le pied ne soit pas contraint dans le chausson, est-ce que tu as aussi ce mécanisme de gonflement, par exemple, à la fin du marathon, est-ce que tu avais les pieds vraiment gonflés dans tes sandales, ou tu as moins ce phénomène ?

Olivier Bah, écoute, alors, pour être audience avec toi, j'en sais rien, et je pense que si j'en sais rien, c'est que ce n'est pas quelque chose qui m'a choqué, quand je suis terminé, et, ouais, clairement, en effet, quand on court, on marche avec des chaussures, en rando, par exemple, c'est hyper important d'avoir des chaussures qui sont un peu plus larges, que quand tu débutes, parce que tu anticipes le fait que ton pied va gonfler, et tu vois, dans les chaussures, un des critères de chaussures minimalistes, c'est le fait d'avoir une, en anglais, on dit toe box, enfin, une large, un espace large, au niveau de l'avant du pied, qui permet à tes doigts de pied, de pouvoir, avoir assez d'espace à droite et à gauche, pour avoir une meilleure proprioception, donc, ouais, je pense que, en sandales, en effet, tu as moins les pieds qui gonflent et tout, mais par contre, ouais, toi, tu parles, enfin, toi, tu parles de rando, et moi, ça fait longtemps que, déjà, je fais des randos, à minima, en chaussures de trail, parce que je trouve qu'on est beaucoup plus à l'aise en chaussures de trail, assez fines, qu'en gros, qu'en énorme chaussure de rando, tu vois, bon, après, ça dépend, j'ai eu des discussions avec des médecins, enfin, avec des potes et tout, mais la chaussure de rando qui protège la cheville, ça peut avoir un intérêt quand tu es dans un gros pierrier, et que tu as des chaussures, et que tu as des cailloux de 5 kilos qui tombent sur la cheville, ouais, là, ok, tu ne te casses pas la cheville, mais globalement, moi, ce que j'ai constaté sur des randos, sur des GR assez classiques, qu'avec des chaussures de trail, déjà, des chaussures de trail un peu minimalistes, tu es bien plus à l'aise, parce que, parce que ton pied bouge un peu plus, et moi, ouais, ben là, les dernières randos que j'ai fait, j'ai pas mal fait en sandales et tout, et en fait, comme tu dis, c'est hyper intéressant d'avoir une approche un peu mixte, où, ben, tu as des chaussures de trail et les sandales dans le sac, ou inversement, dès que le sentier devient un peu plus facile, hop, tu passes en sandales, et en fait, ouais, des fois, ça fait vachement de bien d'être en sandales, et puis, et puis, tu vois, il y a un truc marrant, c'est que, le premier truc que tu fais, tu es hyper soulagé de le faire, c'est d'enlever tes chaussures. C'est clair. En fait, ton pied, il respire pas, et tu es tellement content d'enlever ton pied, de te mettre en tong quand tu arrives au refuge. ouais, courir en sandales, ou enfin, faire de la rando en sandales et tout, c'est vachement mieux là-dessus. Par contre, tu vois, je me suis aperçu, et que, ouais, clairement, quand tu es en sandales, que tu fais du trail vraiment vénère, et que tu dois descendre des descentes assez techniques, tu as quand même le risque de mettre un coup de pied dans une racine, ou dans un énorme caillou, et là, bah, là, je sais pas trop comment ça se passe, tu vois, sur un ultra, ou tu cours de nuit et tout, donc c'est pour ça que je suis, je suis, pour l'instant, je sais pas si je suis capable de le faire en sandales, et il faudra que je teste, là, j'ai prévu, pour en prépa de ce trail, de faire genre des, des week-ends, avec des genres de, une journée en trail, genre de 40 ou 50 kilomètres, pour tester ça sur du plus long, mais oui, il y a clairement le risque, moi, j'ai trop peur de me mettre un coup de pied dans un caillou, et c'est fini, tu vois, enfin, donc, voilà, si je m'entraîne suffisamment en sandales, et que je sens que c'est, que je suis capable de le faire, je le ferai, par contre, j'ai rien à prouver à courir en sandales, ou courir en chaussures de trail, si je dois courir en chaussures de trail, je le ferai, mais clairement, des chaussures de trail, axés minimalistes, genre pas de drop, semelle assez légère et tout, il y a pas mal de marques en fond, c'est quand même, je préfère,

Loïc ouais, yes, ok, ok, ok, oh là là, en tout cas, ça, ça donne vraiment envie, tu vois, de creuser le sujet, et d'en apprendre un peu plus, et en matière de creuser justement, et de partager des connaissances, toi, t'as décidé d'aller plus loin, que de juste faire des podcasts, ou de vivre ta pratique, puisque t'as un site qui est quand même bien fourni, alors, pour le coup, plutôt sur la partie cétogène, il me semble, oui, exactement, plutôt là, donc, ce que je te propose, c'est qu'on transitionne là-dessus, comment est-ce que tu expliquerais de manière simple, ce qu'est un régime cétogène, à quelqu'un qui, on a vaguement entendu parler, mais qui, voilà, qui serait pas capable de l'expliquer lui-même ?

Olivier Ben, trop cool, super exercice, je vais résumer en une phrase, parce que plus c'est rapide, plus c'est dur, mais en même temps, c'est mieux pour les auditeurs, en gros, pour faire hyper simple, le corps humain, il a deux sources d'énergie, c'est les sucres, donc, tout ce qui est glucides ou sucres rapides, qui sont stockés de façon assez petite, parce qu'on a des réserves de sucre, qui sont en gros de 2000 calories, et il a un deuxième réservoir d'énergie, qui sont les matières grasses, et là, qui sont stockés de façon immense dans le corps, parce que, en gros, on a tous en nous 10 ou 20% de matières grasses, ce qui représente des réserves de 50, 100, 150 000 calories, donc, en gros, la différence entre ces deux réservoirs d'énergie, c'est la taille, et, en fait, si tu apprends à brûler des matières grasses pendant l'effort, théoriquement, tu peux courir ou faire du vélo des jours entiers, sans avoir trop besoin de t'alimenter, parce que ta glycémie va rester stable, parce que tu ne vas pas taper dans ton stock de sucre, donc, en fait, le régime sotégène, c'est vraiment ça, c'est, c'est, tu adaptes ton alimentation, en ayant une alimentation pour un glucide, donc, tu limites au maximum, à la fois les féculents, et à la fois les sucres rapides, donc, tout ce qui est jus, soda, pâtisserie, etc., et si tu manges moins de sucre, et moins de féculents, ben, ton, ton corps, il va se dire, oula, mais là, tu viens de me priver de ma source d'énergie favorite, parce qu'en fait, tu manges du sucre, tu brûles du sucre, parce que c'est le schéma le plus simple métaboliquement parlant, et à partir du moment où tu réduis ton, dans, ta consommation de sucre et du glucide dans ton alimentation, dans ton alimentation, ton corps apprend à, accède à ce réservoir de matières grasses, qui sont donc son, sa deuxième source d'énergie, et là, tu débloques des réserves d'énergie qui sont quasiment illimitées, comme je te disais, tu peux courir des heures et des heures, théoriquement, sans t'alimenter, et donc, voilà, ça, c'est le principe du régime cétogène, c'est apprendre à brûler des matières grasses pendant l'effort, laisser ses stocks de glucides au repos, pour avoir besoin de, très peu s'alimenter pendant l'effort, d'avoir une énergie beaucoup plus stable, avoir moins ce truc de, pic de glycémie que, tous les sportifs connaissent, genre, tu débutes ta course, tu es euphorique, tu as plein d'énergie, au bout d'une heure, tu sens que tu as, tu as, tu as glycémie au plus bas, parce que tu as des vertiges et tout, donc, tu manges un gel énergétique, ta glycémie, elle remonte en flèche, d'un coup, tu as eu un pic d'énergie, comme quand tu as commencé, une heure plus tard, tu as ta glycémie qui a encore chuté, donc tu remanges une banane, j'ai l'énergie de six, ça remonce, et en fait, pendant tout ton ultra trail ou quoi, tu as ta glycémie qui fait lieu comme ça, et en fait, grâce au régime cétogène, en apprenant à brûler plus de graisse pendant l'effort, tu as une glycémie qui est plus stable, et là, tu as moins ce truc de devoir t'alimenter, pour éviter la fringale, etc., et ça, c'est pour résumer le régime cétogène en deux minutes, je ne sais pas combien j'ai mis de temps. Ok,

Loïc ok, super clair, et donc ça, même question pour la course à pied minimaliste, comment est-ce que tu es tombé dans le sujet, qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, tu t'es dit, il y a quelque chose à faire de ce côté-là ? Eh bien,

Olivier en fait, il y a le même gourou que pour la course à pied minimaliste, donc en fait, j'ai découvert ça, alors là, vraiment par hasard, parce que je ne savais pas que ce livre parlait de ça, mais Christopher McDougall, il a écrit Born to Run, mais il a écrit aussi d'autres livres, et je ne sais pas si tu l'as lu, mais il a aussi écrit Tous des héros, aux éditions Guérin, Paul Sen, également, et c'est marrant parce que tu avais invité Caroline Prigent, dans le dernier podcast, et je lui ai envoyé MP, parce qu'elle parlait vachement de, qu'elle s'intéressait au principe de mouvement naturel, etc., et en fait, je lui ai dit, il faut que tu lises Tous des héros de Christopher McDougall, parce que dans ce livre, il parle vachement de personnes qui ont découvert des principes de mouvement naturel, dans leur pratique du sport ou de la course à pied, donc moins aller à la salle de sport, mais plutôt faire de l'entretien physique, grâce au poids du corps, grâce à des mouvements de saut naturel, etc., et donc, comme Bantouran, livre passionnant d'un mec qui te plonge dans une histoire, où là, il est en Crète, enfin, sur l'île de Crète, il parle de résistants pendant la seconde guerre mondiale, etc., qui gambadent sur des montagnes hors sentier, pour amener des... qui sont messagers pendant la seconde guerre mondiale, et qui sont capables de courir des jours et des jours, avec une énergie complètement folle, grâce au mouvement naturel, et notamment, à un moment donné dans le livre, il explique que ces fameux messagers pendant la seconde guerre mondiale, ils ont découvert le principe de l'énergie infinie, donc j'ai vraiment lu ce terme dans ce livre, ils disaient en... ils ont découvert ce principe, et grâce à ça, ils se nourrissent uniquement pendant plusieurs jours de bouillons d'ortie avec zéro calorie, et ils ont une énergie infinie, ils sont joyeux dans leur pratique sportive, parce qu'ils ont plus besoin de s'alimenter, et de pallier, comme je te disais, ces hypoglycines, mes répétitions et tout, et tu vois, moi je lis ça, je lis, tu vois, je lis le terme de énergie infinie et tout, alors qu'à l'époque, je faisais deux heures à vélo, et puis je me tapais des fringales, comme tous les sportifs, comme on a tous connu, et je me disais, bah, c'est quand même fou ce truc, que ça a l'air vraiment trop bien, et en fait, dans ce livre, il parlait pas du tout de, il écrit pas du tout le terme de ce régime cétogène et tout, donc moi je me suis, moi je lisais ça, je me suis dit, oh ça a l'air trop bien, et en fait, ouais, ça fait un peu gourou, mais le mec, il m'a un peu motivé à tenter la course à pied minimaliste, et là, ouais, j'étais à une période de ma vie à 6-7 ans, 6-7 ans, ouais, où j'étais un peu ouvert aux expérimentations, et je me suis dit, bah, ça a l'air trop cool son truc de courir en montagne pendant des jours, avec une énergie infinie, écoute, je sais pas comment ça s'appelle et tout, mais je vais tenter, et en fait, j'ai découvert vraiment de façon hasardeuse, et sans trop savoir où j'allais atterrir, que ça s'appelait le régime cétogène ou le régime low carb et tout, et donc j'ai commencé l'aventure comme ça, mais en faisant un peu n'importe quoi, parce qu'en fait, il n'y avait aucun écrit en français sur ce sujet, tu vois, donc j'étais un peu sur les blogs américains, un peu obscur, et tout, et j'ai commencé comme ça, et donc c'était il y a 6 ou 7 ans, ouais.

Loïc Waouh,

Olivier ok. Mais le livre, il faut le lire, c'est fou,

Loïc je savais pas qu'il en avait fait d'autres que Born to Run. Alors,

Olivier attends, juste une anecdote, mais c'est que le troisième, il dit qu'il court avec un âne, donc j'espère que, je l'ai pas encore lu, j'espère que je vais pas le lire, parce que si je commence à courir avec un âne, là, ça va vraiment partir en live. Voilà,

Loïc UT4M avec un âne. Ouais, c'est clair, mais... Voilà. Ok. Ok, bah écoute, je vais aller regarder ça. Et donc, concrètement, aujourd'hui, le fait de suivre un régime cétogène, est-ce que c'est, juste pour comprendre, est-ce que c'est un mode de vie, c'est-à-dire que c'est complètement intégré à ton alimentation du quotidien, ou est-ce que c'est une manière pour toi de préparer certains événements que tu fais de manière, tu vois, enfin, un régime que du coup t'adoptes sporadiquement ?

Olivier Ouais, bah alors, en fait, moi, j'ai commencé ce régime parce que dans les trucs qui étaient vendus un peu partout, c'était amélioration des performances sportives. Et tu vois, moi, j'étais dans un mode course à pied à fond, je voyais que le chrono, j'y avais rien autour, donc je me suis dit, oh, amélioration des performances sportives, je peux faire tous les sacrifices, si c'est pour gagner 2, 1 minute ou 10 kilomètres, je le ferai. Donc, j'ai commencé vraiment en mode performance, performance et tout, et maintenant, j'ai vraiment changé de point de vue, et ça m'a fait ouvert sur ce changement de point de vue où je suis plutôt en mode, maintenant, je ne sépare plus la nutrition sportive et la nutrition du quotidien, parce qu'avant, tu vois, quand j'avais une alimentation plus classique basée sur les glucides et tout, j'étais plutôt, en fait, le truc, c'est que tu manges tous les jours un peu, enfin, tu manges un peu classique tous les jours, mais tu adaptes, tu as une alimentation autour des séances en te disant, ok, avant ma séance, je mange des glucides, du coup, il faut que j'ai un repas différent avant mes séances qu'après, que si je n'ai pas de séance. Là, je suis dans un mode où le régime cétogène, c'est un, par habitude, je ne me rends plus vraiment compte que je mange cétogène ou pour un glucide, parce que j'ai, c'est une habitude dans l'assiette que j'ai depuis, depuis, ouais, six ans maintenant, en mode, quand je me fais un, quand je me fais à manger, je mets des légumes, de la viande ou des œufs pour les protéines ou du poisson, je mets, j'arrose du l'olive ou un peu de beurre pour les matières grasses et en fait, quand ça devient une habitude dans l'assiette, en fait, tu ne t'en rends même plus compte que tu manges un peu différemment. Par contre, c'est vrai qu'au début, quand tu commences, il faut apprendre plein de choses, apprendre à compter les macronutriments, avoir des listes de courses pour ne pas faire n'importe quoi et tout. Mais, ouais, je ne sais plus trop ce que était ta question de base, mais ouais, maintenant, c'est vraiment inscrit dans mon quotidien. on va dire qu'en six, sept ans, j'ai des phases qui sont vraiment strictes parce que je le vis bien comme ça. J'ai des phases qui sont un peu plus souples parce que, voilà, il faut vivre aussi, on vit en société, donc je suis OK là-dessus d'avoir des... de moins me prendre la tête, de ne pas culpabiliser en me disant j'ai mangé une part de gâteau, des pâtisseries ou quoi, ou tu vois, t'es invité. Il faut bien être conscient que c'est un régime assez contraignant au quotidien, donc si tu tolères aussi bien les glucides et que tu as des fenêtres un peu plus cool, il ne faut pas trop se prendre la tête là-dessus, mais... Donc, voilà, mais ouais, voilà, maintenant, c'est un... en fait, je ne sépare plus du tout la nutrition autour des séances et la nutrition pendant parce que c'est assez intéressant en cétogène parce que tu te dis... Tu as une approche de la nutrition qui dit, il n'y a qu'une seule nutrition qui vaille, c'est celle de la vie de tous les jours et en fait, c'est un peu absurde de se dire, OK, autour des séances, on va manger différemment, non, en tant qu'être humain, il n'y a pas de raison qu'on mange différemment autour des séances qu'après... Et ça, c'est hyper intéressant en cétogène, c'est que je suis prêt à aller courir que je sois à jeun ou que j'ai mangé, que j'ai mangé des glucides ou pas. En fait, ça, c'est hyper cool, c'est une liberté d'esprit qui est hyper cool, c'est que quel que soit ton alimentation, ton repas juste avant la séance, en fait, c'est tout le temps prêt parce que ton corps, il va brûler des matières grasses, donc tu n'as pas besoin de cette recharge glucidique qui fait que tu vas devoir te lever à 4 heures du mat ou à 5 heures avant une course et tout, non, tu pars à jeun, ton énergie, elle est dispo, elle est déjà en toi, c'est tes matières grasses et puis zou, quoi.

Loïc Ok, donc pas de distinction entre le régime sportif, c'est vraiment intégré à ta vie de tous les jours, ça me fait penser, tu vois, en même temps, j'essaie de retrouver son nom, mais à ce que tu disais finalement en intro que tu essaies de... En fait, tu as une approche qui va un peu à l'encontre des dogmes de ce qu'on veut nous faire croire qui est la seule façon de s'alimenter avant une course, de se chausser pour courir, etc. Comment est-ce qu'elle s'appelle ? Ça me fait penser à un livre que j'ai lu il n'y a pas longtemps. Ah voilà, Glucose Goddess, je ne sais pas si tu connais cette femme, Jessie Inchospé, qui est française, je t'enverrai la règle, qui est française, mais qui est en fait, en fait, son taf, c'est de faire de la vulgarisation scientifique pour des laboratoires de recherche et je crois uniquement américaine. En tout cas, elle est basée aux US et elle a publié un livre, je ne sais plus comment il s'appelle, mais bon, je t'enverrai tout ça. Glucose Révolution ? Oui, exactement, Glucose Révolution, exactement ça et c'est passionnant justement parce qu'en fait, elle vient faire la synthèse des conclusions des plus grandes recherches de ces dernières années sur la glycémie et elle partage des choses, enfin moi qui m'ont bluffé et je me dis, mais comment ça se fait que des trucs aussi simples on n'apprenne pas ça, limite à l'école, tu vois, elle explique que par exemple à assiette équivalente, c'est-à-dire exactement les mêmes aliments dans ton assiette, selon l'ordre dans lequel tu manges tes aliments, l'impact sur ta glycémie est genre énormissime, tu as des différences dans les pics de glycémie de 75%. Ah ouais, ouais, par exemple, tu commences par manger la salade qui en fait, c'est tout bête, mais on a un tube digestif, donc la première chose qui est digérée, c'est la salade, et bien si tu enchaînes avec des glucides, en fait ton pic de glycémie il va être bien moins important que si tu commences par les pommes de terre, tu vois.

Olivier Ouais, ouais,

Loïc carrément,

Olivier trop bien.

Loïc C'est juste, enfin j'ai lu ça, je me suis dit, waouh, incroyable.

Olivier Ouais.

Loïc Donc, est-ce qu'il va, effectivement, tu vois, elle évoque aussi l'exemple dans les croyances les plus fortes du plat de pâte avant une course, c'est une connerie, tu vois, alors qu'elle n'est pas sportive ou voilà. Ouais, ouais. Après, c'est pas fort,

Olivier c'est pas fort, c'est pas une... Enfin une connerie,

Loïc c'est quand on te dit qu'il faut absolument faire ça. Ouais, ouais,

Olivier mais en fait, il faut être conscient que dans les exemples que tu cites, c'est que le principe, c'est que plus tu vas manger des aliments à un texte glycémique ou à charge glycémique haute, plus tu risques d'avoir une hypoglycémie réactionnelle parce que sans rentrer dans les grandes dignes, en gros, ta glycémie, il faut qu'elle soit stable, ton corps, il a besoin d'une glycémie stable sauf que quand tu manges beaucoup de sucre très rapide, ton pancréas sécrète de l'insuline qui est l'hormone qui va faire baisser ton insuline pour la faire revenir à un niveau bas, enfin un niveau, un bon niveau et en fait, si tu manges le risque de la pasta partie ou des gels énergétiques avec un index glycémique trop haut, c'est qu'en fait, tu risques tu risques l'hypoglycémie réactionnelle parce que ton insuline va faire chuter ta glycémie à un niveau plus bas qu'elle devrait être donc voilà et dans l'exemple que tu cites, je crois qu'elle parle de ça mais tu vois, il y a pas mal d'exemples d'alimentation traditionnelle entre guillemets où par exemple en Asie ou au Japon par exemple, on met du vinaigre de riz dans le riz et en fait, c'est des astuces qu'on a depuis des centaines d'années qui, sans le savoir, enfin on a pas fait ça forcément pour ça mais qui permettent d'abaisser le pic de glycémie donc comme tu dis exactement, grâce à la salade et tu vois, donc la salade, tu mets du vinaigre de cid, ça améliore la chose et tout donc ouais, hyper intéressant et puis comme ce dont tu parles, il y a plein d'astuces genre pas manger des glucides trop rapides tout seul ou en fait, si tu manges avec des matières grasses ou des protéines, ça te fait mieux gérer la glycémie et tout donc ouais, le régime cétogène c'est une alternative qui est vraiment radicale et qu'il faut avoir un vrai engagement là-dedans si on veut se lancer sinon ça marche pas par contre, il y a d'autres alternatives et moi je suis tout à fait ok avec les gens qui mangent des glucides et du sucre parce qu'il y a beaucoup de gens qui les tolèrent très bien par contre, quand tu manges des glucides et du sucre tu peux mettre en place comme tu dis le coup de la salade et tout des stratégies qui te permettent de moins voir ce pic de glycémie et clairement de privilégier des aliments entiers à index glycémique bas plutôt que des sodas et des gels énergétiques à tout va parce que c'est ça le pire quoi.

Loïc L'impact sur ta performance du coup puisque c'était même si c'est plus qu'aujourd'hui c'était comme tu disais la motivation

Olivier alors ça je vais être franc avec toi je pense pas que ça ait eu un impact sur ma performance d'ailleurs les études sont relativement claires qu'il y a globalement on ne constate pas forcément d'amélioration de la performance parce que je pense que j'ai amélioré mes performances depuis que j'ai commencé le régime cytogène mais en même temps c'était en genre 6 ou 7 ans de sport donc on peut se dire que quelle que soit l'alimentation si tu t'entraînes un peu sérieusement pendant 6 ou 7 ans forcément tu vas améliorer tes performances donc voilà je pense que j'ai amélioré mes performances grâce à l'entraînement par contre clairement le régime cytogène ça apporte vraiment un confort au quotidien de pouvoir s'entraîner plus moi je constate que je peux faire des plus grosses semaines sans finir sans finir mes séances écroulées sur le canapé avec la glycémie qui est à zéro en mode donne moi un paquet de Kellogg's et là je vais le défoncer à la fin de ma séance tu vois je finis mes séances même si c'est des séances très intenses hors du fractionné assez intense sur piste et tout je finis ma séance je suis plus trop je suis plus trop je suis plus affamé en manque de sucre donc je mange je peux manger des repas pauvres en glucides et tout donc je pense que ça a permis d'améliorer mes performances surtout d'un point de vue du confort que ça t'apporte dans ta pratique sportive de plus forcément avoir besoin de calculer ses repas d'avoir ces pics de glycémie de finir ces séances complètement rincées et tout donc ça ouais au niveau de la récup il y a quelques études qui laissent à penser qu'il y a une petite amélioration de la récupération avec moins de radicaux libres ou moins de trucs dans ton corps qui te crament un peu donc il y a des études qui pourraient suggérer qu'il peut y avoir une petite amélioration au niveau de la récup et tout mais voilà moi je suis clair là-dessus c'est pas le régime cétogène qui m'a fait améliorer mes performances sportives mais tu vois par exemple en ultra trail je me dis sur l'UTMB c'est cool parce que je vais moins être dépendant du sucre pour courir pendant 40 heures ce qui fait que j'ai moins de risques de problèmes digestifs parce qu'on sait qu'en ultra un tiers des abandons c'est les problèmes digestifs donc voilà il faut plutôt le voir comme un outil qui te permet d'avoir un meilleur confort dans ta pratique sportive mais pas comme un outil qui va te faire améliorer tes performances

Loïc ok c'est un bénéfice indirect en fait ouais exactement

Olivier ok

Loïc et oui parce que ça c'est un autre élément qui m'a vraiment marqué c'est que tu me dis si je dis des bêtises mais il me semble que tu as fait le marathon sans boire sans manger

Olivier c'est ça ? non pas sans boire j'ai fait le marathon de Paris à jeun sans manger ça veut dire que je suis parti à jeun et j'ai rien mangé pendant le marathon par contre j'ai bu à ma soif à tous les ravitaux d'accord ok et en fait ouais bah ça en fait ce qu'on dit en régime césogène c'est que si t'es bien séto-adapté c'est le terme pour dire que t'es adapté ton corps est capable de brûler des matières grasses on dit que si t'es séto-adapté tu dois être tu peux être capable de faire 3 heures courir 3 heures sans manger par contre moi dans la dans la dans ce que j'ai constaté c'est que possiblement je savais pas possiblement je pouvais avoir faim et en fait moi j'avais annoncé tu vois c'est comme les chaussures moi j'ai rien à prouver à ce niveau là et j'avais annoncé avant de faire le marathon publiquement que si j'avais faim au ravitaillement et si j'avais besoin de ravitaillement parce que t'as des ravitaillants tous les 5 km si j'avais si je sentais que ma glycémie blessait que j'avais faim j'aurais mangé à tous les ravitaillants j'aurais mangé du sucré même si je prône qu'il faut pas manger de sucré mais j'aurais mangé des un quart de banane ou une orange ou un tuque ou je sais pas quoi donc j'aurais mangé si j'avais besoin de manger mais par contre le fait c'est qu'en fait j'ai couru les 40 bornes et à chaque ravitaillants je me suis dit est-ce que t'as faim non tu continues et ça tous les ravitaillants par contre j'ai beaucoup bu parce que je me suis aperçu quand même qu'au niveau des crampes et des sensations moi j'ai besoin de boire voilà donc voilà en fait j'ai fini le marathon à jeun enfin j'ai fini le marathon sans manger parce que j'ai pas eu besoin par contre je fais vachement gaffe parce que tu vois j'ai pas mal de visibilité sur mes réseaux donc je sais que mon message porte un petit peu je suis hyper conscient que c'est un message qui peut être hyper dangereux de dire à tout le monde il faut faire les marathons à jeun il faut pas manger pendant le ravitaillant parce que ça peut être hyper dangereux tu vois si t'es pas si tu n'es pas en mode régime cétogène donc si t'as une alimentation classique que t'entends qu'une personne a couru un marathon à jeun et que tu dis bah super je vais partir de chez moi je vais courir 40 km sans rien manger je suis vraiment radical là-dessus il faut pas faire n'importe quoi ça peut être hyper dangereux donc ne faites pas ça chez vous entre guillemets moi je l'ai fait parce que ça s'est passé comme ça mais voilà comme je le disais j'aurais mangé si j'en avais besoin je l'ai fait parce que j'ai 6 ans de régime cétogène derrière moi qui m'ont permis d'avoir expérimenté à l'entraînement le fait d'avoir des entraînements plutôt à jeun plutôt sans trop s'alimenter mais voilà clairement si il y a un message à faire passer c'est que tu vois ça me gêne d'avoir ce genre de discours parce que je suis conscient que ça peut mener à des troubles du comportement alimentaire des trucs comme ça tu vois moi l'année dernière je suis passé sur le podcast Ultra Tall que je sais pas si tu connais et en fait Arnaud il a titré le podcast entre guillemets j'ai parcouru 250 kilomètres sans rien avaler et donc c'était le titre du podcast parce que j'ai dit cette phrase comme ça et maintenant je suis plus du tout en phase avec le fait de titrer un podcast comme ça parce que tu vois un sportif qui connait rien qui lit ça et bien ça peut être hyper dangereux c'est pas du tout le message que j'ai envie de porter de dire à tout le monde il faut faire 250 kilomètres de vélo sans rien avaler non clairement c'est pas le message que j'ai envie de porter par contre moi c'est ma pratique et je sais que je suis capable de le faire donc je le fais de temps en temps mais j'ai pas envie de porter ce message parce que ça va être hyper dangereux

Loïc ok ok c'est vraiment intéressant tu vois parce que les deux sujets finalement sur lesquels t'as t'as modifié la façon où tu tu vis ta pratique que ce soit l'approche minimaliste dans la course à pied et l'alimentation j'ai l'impression que c'est un peu deux sujets sur lesquels c'est assez facile justement de suivre des tendances tu vois ou des voix de gens qui de voix qui portent un peu alors qu'il y en a d'autres par exemple la gestion du sommeil tu vois moi spontanément tu parles de régime cédigène avant qu'on discute tu vois je suis allé lire des rapports et tout je me dis punaise c'est quand même vachement intéressant il a réussi à faire ça éviter les pics du cédic c'est intéressant tu vois je me suis posé la question est-ce que je teste est-ce que je m'y mets sur un mois pour voir alors que le sommeil par exemple qui est un élément genre méga important en ultra j'ai discuté avec Steven Le Yarrick je pense que tu connais que j'ai reçu sur les frappés et on a fait en fait sur toute la PTL on a commencé on a commencé quasiment en même temps et on s'est retrouvé on s'est croisé etc et lui il a une approche il a une stratégie du sommeil qui est assez particulière enfin qui est la sienne en tout cas il dort très peu même quand il fait de l'ultra à vélo et en fait demain je me lance sur un nouvel ultra trail ou un ultra vélo ça ne me viendrait même pas à l'idée d'essayer de dupliquer l'approche de Steven je me dis non non j'ai crevé moi je dois dormir alors que sur l'alimentation ou la course à pied minimaliste j'ai l'impression que c'est je ne sais pas pourquoi on s'écoute peut-être moins j'en sais rien ou c'est beaucoup plus difficile de se rendre compte enfin j'en sais rien je ne sais pas c'est ta lecture aussi du fait que sur ces deux sujets les gens on était plus influençable je ne sais pas mais c'est la réflexion que je me suis fait tout à l'heure en préparant en lisant les rapports sur le site

Olivier tu vois moi ce que j'aime bien montrer aux gens par ce que je passe sur les réseaux c'est que j'aime bien montrer qu'il peut y avoir des stratégies alternatives sur l'alimentation en fait moi ce qui me gêne vachement dans la nutrition sportive en ce moment c'est que on ne sait pas qu'il y a une alternative on se dit en fait ce qui est intéressant en ultra c'est qu'il y a des gens qui peuvent passer 7 jours sur le vélo à manger que des gels énergétiques matin midi et soir et en fait ça va hyper bien se passer parce qu'ils tolèrent hyper bien le sucre par contre ce que j'ai constaté avec les années c'est qu'il y a des gens qui tolèrent très mal les glucides qui ont une quasi une intolérance tu vois et ces gens là malheureusement ils digèrent mal le sucre ou ils doivent ils ont des troubles enfin j'allais dire ils doivent vomir c'est un peu moche et tout mais en fait voilà il y a des gens qui tolèrent vraiment mal mais ça me gêne vachement que ces personnes ils ne connaissent pas forcément les alternatives et en fait je trouve ça intéressant de montrer aux gens qu'il y a des alternatives que en gros si tu as des hypoglycémies à répétition en fait c'est pas une fatalité c'est peut-être que tu tolères moins les glucides et que tu peux avoir une approche un petit peu plus faible en glucides sans être dans le cétogène strict mais tu peux chercher des alternatives si tu as envie de te lancer dans un changement d'alimentation donc voilà moi mon propos c'est de dire il y a des alternatives qui changent moi je suis un peu le cobaye c'est pour ça que j'aime bien montrer que j'ai fait un marathon à jeun et puis montrer que c'est possible parce que tu vois tu vas voir quelqu'un qui ne connait pas grand chose il va dire c'est pas possible parce que scientifiquement on a besoin de 80 grammes de glucides par heure sinon tu vas tomber dans les pommes et tu vas faire une hypoglycémie bah non moi j'ai fait des marathons comme ça j'ai fait la race au cross France avec un capteur super sapiens de glycémie au bras pour montrer que ma glycémie était stable en roulant 18h par jour et tout donc voilà moi j'aime bien montrer qu'il y a des alternatives pour essayer de montrer aux gens qu'on peut faire différemment par contre tu parlais du sommeil bah là c'est un sujet différent où il faut faire gaffe moi je suis assez gêné sur tout ce qu'on dit sur l'ultra et le sommeil il faut faire attention parce que ça peut être vraiment très dangereux que ce soit à pied ou en courant je sais pas ce que t'en penses mais ça peut être dangereux en montagne par exemple

Loïc ouais non carrément puis ce qui peut être dangereux c'est que parfois tu te enfin ouais c'est à dire que ça te fait rentrer tellement dans une autre dimension tu vois le manque de sommeil on touche vraiment bon tu me diras l'alimentation aussi mais pour moi le manque de sommeil c'est le cerveau tu vois c'est tout de suite le fait de pas mettre ton cerveau au repos je trouve ça bien plus dangereux que de risquer l'hypoglycémie selon le cadre ouais c'est clair

Olivier c'est clair et toi tu fais comment du coup pendant la PTL tu dors t'as dormi ou

Loïc ah ouais ouais bah nous alors on a pas beaucoup dormi pour voir la petite parenthèse parce que les barrières horaires bon nous on courait pas on était ouais ok on s'est regroupé à 3 équipes ok ouais au bout de quelques jours parce que c'était vraiment dur et donc on était 7 on a pas couru ok ouais comme beaucoup de gens donc on est arrivé le dimanche et du coup quand tu cours pas ben les barrières étant ce qu'elles sont il faut couper quelque part donc tu coupes sur le sommeil

Olivier ok ouais

Loïc j'avais regardé à la fin moi j'ai dormi enfin dormi ouais j'étais en position horizontale dans un duvet pendant 5h30 à peu près entre le lundi et le dimanche waouh

Olivier ah ouais pendant 7 jours 6 jours mais en fait c'est pareil

Loïc tu vois ce sera peut-être un sujet qu'il faudrait t'explorer et que tu te mettes à faire des vidéos un blog etc comme sur le reste ouais ouais

Olivier c'est prévu ouais

Loïc tu vois ben tu te rends compte en fait que le sommeil le plus réparateur c'est moi j'avais cette croyance tu vois que pour être bien en fait il faut dormir 2h tu vois je me dirais ah non mais là il faudrait qu'on se pose qu'on dorme 2h et en fait les meilleurs moments de récupération que j'ai eu d'un point de vue du sommeil c'était moins de 10 minutes à chaque fois

Olivier ok en micro-sièze ouais

Loïc dans l'herbe en pleine nuit il faisait froid humide et tout t'avanges par terre tu dors au moins de 5 minutes tu te réveilles t'as l'impression que tu viens de faire une nuit et là franchement c'est fascinant parce que tu te dis mais c'est incroyable le cerveau tu vois c'est pareil j'ai l'impression qu'il y a peu de on connait relativement peu le sujet et c'est ça je te rejoins assez sur ce que tu disais par rapport à l'ultra c'est que ça te fait passer par tellement de phases en fait différentes que t'apprends énormément en fait

Olivier c'est clair et puis le sommeil il y a vachement le truc aussi que j'ai constaté en vélo c'est que en fonction des heures de la journée tu vois moi je sais qu'en vélo avec l'expérience avant le lever du soleil je suis un zombie j'arrive pas parce que c'est hyper dur tu vois genre à 4-5h du mat c'est les pires heures et en fait même si tu dors pas je sais pas si t'as constaté ça aussi mais je crois que le soleil il crée des endorphines chez toi enfin je sais pas il relâche des hormones ou quoi mais même si c'est dur avant le lever du soleil si j'ai pas dormi je sais qu'après à 11h du mat j'ai un regain d'énergie sans avoir dormi donc il y a des trucs comme ça mais tu vois moi en ultra vélo il y a le truc qui est vendu si tu fais du ultra faut pas dormir mais en fait c'est une stratégie qui est tellement dangereuse surtout encore à pied bon sauf si t'es en montagne mais à pied globalement tu vas pas tomber de bien haut si tu tombes sauf si t'es en montagne bon là ça peut être ultra dangereux mais à vélo bah en fait si tu tombes en fait les gens tombent en descente de col parce que t'es encore moins attentif si tu tombes en descente de col à 40 kmh enfin si tu fermes les yeux un quart de seconde à 40 kmh en descente de col t'ouvres les yeux t'es dans le fossé et moi sur toutes mes courses j'ai vu j'ai vu de préaule tellement tellement d'accidents que qu'il faut faire ultra gaffe tu vois moi sur la RAF l'année dernière j'ai pas fait le fou avec le manque de sommeil même si j'ai pris quelques risques parce que les deux premières nuits j'ai très peu dormi mais par exemple je faisais des siestes en haut des cols parce que tu vois tu montes bon bah t'es un peu fatigué t'as les yeux qui se font un peu sur le vélo en monter c'est pas grave mais je savais que si je faisais une sieste comme tu dis en haut du col de 10 minutes et bah en fait ça me faisait je me réveillais au bout de 10 minutes et ouais t'es beaucoup plus attentif et ça te fait un regard d'énergie mais le sommeil bah je sais qu'il y a beaucoup d'études enfin il y a des études qui se sont menées en ce moment en ultra il y a beaucoup de il y a beaucoup de recherches qui sont faites notamment sur les grands navigateurs et tout donc c'est passionnant ouais le sommeil c'est passionnant mais moi je pars du principe qu'en tant qu'amateur comme nous qui n'ont pas grand chose à gagner en faisant des courses bah il y a même un intérêt d'un point de vue de la performance à plus dormir et à être plus réveillé sur le vélo quoi surtout surtout n'essaie de pas prendre de risques l'ultra c'est pas de pas dormir enfin si tu dors la nuit en ultra c'est pas grave ouais c'est clair c'est clair

Loïc alors tu t'évoquais la RAF donc toi t'as mis combien de temps pour la boucler ?

Olivier alors en fait je l'ai fait deux années de suite la RAF c'est la première année c'était 2500 km la deuxième année c'était plus dans les 2600 la première année j'ai mis 7 jours 17h et la deuxième année j'ai mis 7 jours 3h avec les kilomètres en plus mais avec l'expérience qui m'ont fait gagner un peu de temps mais tu vois en gros c'est du je sais plus du 360 370 km par 24h et le gagnant alors je sais pas si t'as si t'as si t'as des auditeurs ou si t'as interviewé un peu des gens qui sont là dedans mais c'est des courses qui se gagnent en un peu plus de 5 jours pour faire 2600 tu vois pour faire la traversée de la France donc ça va très vite quoi

Loïc yes ouais non ça va super vite et donc typiquement sur cette course en étant comment tu dis c'est quoi le terme quand tu es cétogène ready c'est toi adapté c'est toi adapté voilà quand tu es cétogène adapté concrètement c'est comment tu prépares tes repas t'arrives à t'alimenter aussi tu trouves des trucs en boulangerie typiquement alors

Olivier en boulangerie non en fait du coup il faut pas perdre d'esprit que sur ce genre de course l'alimentation c'est un point crucial mais c'est un peu compliqué parce que tu manges vraiment ce que tu trouves tu peux traverser des tu peux passer 3h sans trouver de commerce ou alors juste avant la tombée de la nuit avant que les commerce ferment tu tombes sur une boulangerie alors que t'as pas envie de manger un sandwich mais t'as pas le choix donc il faut quand même garder un côté un peu souple quelle que soit son alimentation en se disant on mange ce qu'on trouve on mange ce dont on a envie parce que tu manges aussi pour te faire plaisir mentalement du coup moi sur ce genre de course mon principe c'est de d'essayer d'être cétogène ou low carb le plus longtemps possible et donc ce qui veut dire je mange des oléagineux donc tout ce qui est amandes noix cacahuètes etc je mange du fromage je mange tout ce qui est jambon saucisson voilà ça on va dire que c'est la base de mon alimentation plutôt pour en glucides et en fait à côté au dessus de ça je suis comme je te disais je suis conscient qu'on mange pas l'alimentation idéale parce qu'on est pas dans un labo on mange ce qu'on trouve à portée de main à l'heure où on passe devant le commerce etc et donc en fait à côté de ça je me fais plaisir à manger si je passe devant une boulangerie tu vois t'as rien mangé de la nuit tu passes devant une boulangerie à 7h du mat avec la bonne odeur de moiserie donc en plus de ça je mange quelques croissants si j'ai envie ou ou un sandwich avec du pain et tout mais en fait ce qui est assez intéressant c'est que si t'as une base d'alimentation qui est pauvre en glucides ça te permet d'avoir un besoin en sucre et en glucides et en féculents qui est beaucoup plus faible que le sportif de base enfin tu vois le sportif qui a besoin comme je te disais de 80 grammes de glucides par heure d'effort et ben moi si je suis en cétogène strict la plupart du temps et que je me dis aujourd'hui je mange des glucides comme j'ai testé en trail notamment ben en fait mon besoin en sucre il est beaucoup plus faible que le sportif normal et en gros j'ai besoin de 10 grammes de sucre par heure d'effort donc en gros mon alimentation en ultra c'est ça c'est au maximum j'essaye de manger oléagineux fromage pour être pauvre en glucides si par contre je me prive pas forcément d'un truc un peu plus sucré un peu plus glucidique mais globalement je si je calcule je sais que je peux rouler 20h à vélo par jour en mangeant que 100 grammes de glucides qui est beaucoup beaucoup moins qu'un sportif classique et ce qui fait que ma glycémie même si j'ai mangé du sucre ça fait beaucoup moins de pique et j'ai une glycémie plus stable qu'un sportif plus en mode glucide

Loïc ok ok et du coup ton taux ta glycémie elle est à combien en temps normal ?

Olivier ouais je sais pas si toi tu connais ou tes auditeurs connaissent mais ce qui est intéressant quand j'ai fait les courses avec Super Sapiens et tout c'est que j'ai constaté qu'en fait en mode cétogène la glycémie elle est plus basse enfin la glycémie entre guillemets normale elle est plus basse qu'une glycémie normale quand tu manges des glucides je me rappelle plus de de l'échelle enfin du nom du truc mais ma glycémie elle a à peu près 100 je sais plus si c'est en en mini mol par gramme

Loïc c'est des mini gramme par décilitre ouais alors ça doit être un truc

Olivier comme ça donc si des gens connaissent ça je sais que normalement les sportifs enfin les gens normaux la glycémie elle est plutôt aux alentours de 140 il me semble et moi elle est aux alentours de 100 ce qui fait c'est marrant parce que quand tu mets le Super Sapiens au poignet enfin à l'avant-bras il te dit que t'es dans une valeur de glycémie qui est pas en mode prêt pour le sport mais qui est en mode ok pour la récup donc moi c'était ma glycémie elle est autour de 100 donc en fait pendant la RAF tu vois j'avais dit que je ferais un article sur mon site internet je l'ai pas encore fait mais je vais le publier dans pas longtemps avec vraiment les screenshots de la glycémie pour montrer à tout le monde sans me cacher pour montrer comment c'est mais ouais ma glycémie elle me montait pas trop quand je mangeais un peu plus de sucre elle était plutôt autour de 140 150 mais elle était jamais à des valeurs extrêmes et des fois c'est marrant parce que je je pédalais avec une glycémie qui était genre à 80 qui est quand même très bas mais j'étais en mode bah ok pour moi ça va tu vois et il y a un truc qui est vachement intéressant en cétogène c'est que ça exploite aussi la capacité la capacité du corps à créer du glucose enfin c'est à dire un résidu de sucre à partir de matières grasses et c'est ce qu'on appelle la néoglucogénèse donc en fait quand t'as le super sapien sur l'avant-bras des fois t'as la glycémie à 80 tu manges un repas zéro glucides donc genre légumes et protéines et au bout d'une heure tu vois ta glycémie qui monte même si t'as pas mangé de sucre tu vois c'est hyper bizarre mais c'est ce genre de truc où il faut être vachement ouvert d'esprit et t'apprends et facultés du corps humain à créer du glucose à partir de matières grasses donc pour faire remonter ta glycémie sans manger de sucre donc c'est trop bizarre mais c'est assez passionnant

Loïc énorme énorme et donc sur la RAF du coup sachant que t'es en mode c'est tôt autant que possible mais pas uniquement du fait des contraintes ou plutôt pas pas nécessairement sur la RAF mais sur une épreuve longue ou peut-être où t'arrives plus à rester sur un régime c'est tôt tu arrives à estimer la perte de poids en tout cas la perte de matières grasses en termes de masse

Olivier alors ça j'en sais pas grand chose je pense que c'est assez compliqué à faire parce que si tu pèses si tu pèses et que tu perds du poids si tu pèses avant et après tu perds du poids mais je pense que tu perds beaucoup d'eau donc ça je sais pas s'il y a des études qui ont été faites là-dessus mais ouais c'est une super question et il faudrait que je creuse alors je pense que pour faire un protocole il faudrait savoir combien tu perds d'eau en fonction de la température pour essayer de boire autant que tu compenses et après perdre du poids mais en fait il y a un truc hyper intéressant c'est que quand tu brûles des matières grasses tu brûles des lipides et en fait un gramme de lipides c'est 9 calories alors que un gramme de protéines ou de glucides c'est 4 calories donc en fait à poids égal ce qui a un intérêt quand tu fais la PTL quand tu fais un ultra trail ou quand tu fais tout simplement une rando l'intérêt aussi de manger pas mal de matières grasses c'est qu'à poids égal t'as beaucoup plus de calories tu vois si tu prends un kilo de fromage de comté ou quoi t'as beaucoup plus de calories qu'en 1 kilo de pain ou de gel énergétique en fait c'est beaucoup plus dense nutritionnellement parlant donc ça c'est un autre intérêt du régime cytogène quand tu pars en itinérance genre rando sur un GR pendant 5 jours et tout t'as pas envie de trop surcharger ton poids au delà de tous les intérêts que j'ai listés ça a un super intérêt d'être hyper dense

Loïc ok super intéressant waouh ça en fait des sujets j'ai le cerveau qui fume ah bah ouais bon désolé non non mais c'est super intéressant tu vois moi je suis vraiment friand c'est pour ça encore une fois que je suis super content que tu sois venu nous parler de tout ça je suis assez friand on en avait un petit peu parlé avec Alexandre Boucher casquette verte justement de cette approche tu vois différente de la course à pied alors j'ai pas souvenir que ce soit d'un point de vue nutritionnel à part la bière mais je crois que c'était plutôt dans le mode d'entraînement ouais bah lui

Olivier il a dû s'en prendre plein la tête avec zéro jour de récup ouais c'est ça

Loïc ouais mais bon finalement tu vois ça marche et je crois pas qu'il y a eu de blessures importantes toi est-ce qu'aujourd'hui est-ce que t'as des suivis médicaux enfin est-ce que tu fais des bilans quand même régulièrement pour voir si t'es en carence de quelque chose ou c'est absolument pas un sujet c'est pas du tout nécessaire et est-ce que t'as eu des blessures que tu pourrais imputer à soit l'approche minimaliste soit le régime c'est tôt

Olivier ouais ouais bah alors d'un point de vue des prises de sang tout ça je l'ai fait au début mais après je l'avais pas fait enfin je l'ai fait au bout de quelques mois ou quelques années je sais plus mais j'avais pas fait de prise de sang avant pour dire bah ok mes taux de machin ils ont évolué mais mais j'avais des prises de sang qui étaient très bonnes malgré le fait de pas avoir de de pas manger de glucides de manger plus de matière grasse donc voilà ça après moi je suis pas je suis pas médecin donc je vais pas dire je vais pas annoncer que tu vas avoir une amélioration et tout donc je prends vraiment des pincettes là dessus je suis pas médecin donc je fais aucun suivi médical là dessus donc au niveau du régime cétogène voilà et au niveau de la course minimaliste alors bah moi je me suis blessé en j'ai eu quelques blessures en course à pied ces dernières années bon ça fait deux ans deux trois ans que je me suis pas blessé mais j'ai eu quelques blessures genre les trucs classiques genre essuie-glace périostite les trucs un peu classiques mais c'est marrant parce que j'en ai eu avec la course minimaliste j'en ai eu 100 courses minimalistes et tout mais en fait avec le reclus je m'aperçois que je m'étais blessé à chaque fois quand j'augmentais ma charge d'entraînement et en fait globalement ce que les études montrent la clinique couronne montre et tout c'est que on se blesse quand on change un facteur dans l'entraînement et un des plus gros facteurs c'est la charge d'entraînement ou alors ou alors aussi la le fait de faire plus de fractionnés d'un coup tu vois si tu cours 50 km par semaine mais que tu cours 50 avec 4 fractionnés par semaine bah là t'as un risque de blessure et tout donc en fait pour pas se blesser globalement il faut respecter la capacité que le corps a à encaisser une certaine charge d'entraînement tu peux pas passer de 50 à 100 km par semaine tu peux pas doubler ton charge d'entraînement du jour au lendemain ce que j'ai fait et ça a pas marché je me suis blessé donc maintenant je connais mon je sais ce que mon corps est capable d'encaisser en termes de kilométrage hebdo ce qui m'a vachement servi au marathon de Paris et grâce au fait de pouvoir mixer course à pied et vélo ça me permet de faire des semaines avec énormément de volume genre du je peux faire du 20 à 30 heures de volume par semaine grâce au vélo au max tu vois j'ai un travail comme tout le monde donc je peux pas courir je peux pas faire 20 à 30 heures de sport par semaine mais grâce au vélo j'ai des semaines toutes les semaines qui sont entre 8 mes petites semaines on va dire et 15 heures et puis je peux faire des pics à 30 heures mais en fait le vélo je me suis aperçu que ça permettait de me rajouter du volume sans stress mécanique ce qui fait qu'en gros je peux faire des semaines à 80 km de course à pied et plein de vélos genre 300 km de vélo et ça te fait des semaines à 30 heures sans te blesser contrairement à quand j'ai préparé des marathons de façon débile où du jour au lendemain je me suis dit ok je fais 100 km par semaine non mais tu vois j'avais préparé genre Valence en Espagne en 2019 j'ai eu une fracture de fatigue parce que j'ai fait du 100 km par semaine donc ok j'avais un super niveau parce que tu fais du 100 km par semaine d'un super niveau mais je me suis blessé parce que c'était trop c'était trop et maintenant je ne mets plus la pression dès que j'ai une petite gêne je ralentis vachement le truc et j'ai le vélo pour compenser donc vraiment minimaliste ou pas pour ne pas se blesser il faut vraiment écouter son corps et ne pas en faire trop

Loïc yes très bon message

Olivier ok

Loïc et bien Olivier on a parlé d'un paquet de sujets peut-être pour pour conclure toi donc tu as parlé du T4M tout à l'heure mais est-ce que tu as des grands projets comme ça ou en tout cas peut-être de nouveaux sujets que tu veux creuser on a évoqué un peu le sommeil mais est-ce que tu as des challenges à venir sur lesquels tu penses t'attaquer bientôt

Olivier comme je te disais moi là je suis assez passionné par les efforts longs ou très longs que ce soit à pied ou en vélo à vélo j'ai un peu expérimenté ça comme je te disais mais à pied du coup c'est un projet je suis déjà inscrit donc ouais j'ai envie de découvrir la longue ou très longue distance à pied voir ce que ça fait ça me passionne vachement tu vois Caro Prigent dans l'épisode que j'ai écouté il n'y a pas longtemps disait qu'elle avait aussi envie de se lancer dans le trail après faire du vélo parce qu'il y a un truc assez passionnant dans le truc d'avoir un mouvement plus naturel parce qu'on courir c'est naturel et puis dans un environnement plus naturel hors sentier enfin hors bitume et tout donc ouais ce qui me passionne c'est de savoir qu'est-ce que ça fait de courir genre enfin de faire une épreuve à pied qui va durer 40-48 heures après pourquoi pas des efforts encore plus longs tu vois la PTL que t'as faite ou le tort des géants ou des trucs comme ça en fait j'adore parce que ça c'est des trucs sur le papier de faire 300 km ça paraît fou ça paraît trop dur ou démesuré et moi j'ai un petit défaut c'est que dès que le truc me paraît trop dur ou trop démesuré je me dis ah bah c'est ça qui est assez excitant tu vois tu dis j'adore le j'adore les distances courses parce que tu fais les distances courses pour le chrono mais les distances longues où tu le fais uniquement parce que tu sais pas si tu vas arriver au bout ça c'est une sacrée source de motivation pour moi tu vois tout en étant hyper modeste parce que tu tu fais c'est il faut s'entraîner c'est pas c'est pas n'importe quoi moi je sais que ce genre de des preuves ça va être c'est ultra dur donc il faut vraiment s'entraîner pour et tout mais ouais j'ai envie de savoir ce que c'est mes limites en termes de distance en termes d'heures passées tu vois les des trucs hyper longs comme ça après je me dis de le faire avec une organisation genre en s'inscrivant à un trail ou sans organisation genre se dire bah je vais faire tel GR un peu en mode autonomie tu vois je regardais des trucs sur la Via Alpina genre je sais pas combien c'est de milliers de kilomètres ou combien de après c'est des trucs c'est des défis faut mettre un mois pour les faire donc ça dépend toujours du temps qu'on a accordé est-ce que j'aurai la chance un jour d'avoir un mois pour faire des défis sans autres contraintes extérieures tu vois mais ouais tu vois le corps humain c'est une machine qui est incroyable donc j'ai envie de savoir jusqu'où on peut aller comme ça des efforts longs hors sentier à vélo à pied quand tu mets le nez sur la longue distance ce qu'on appelle ultra entre guillemets je t'aperçois qu'il y a tellement de choses à faire que c'est infini donc j'ai envie d'explorer là-dedans vélo route vélo par route course à pied route par route et tout donc il y a trop de choses à faire ouais

Loïc non c'est clair c'est clair excellent écoute un grand merci Olivier si t'avais un message de conclusion par rapport à tous les sujets sur lesquels on a échangé peut-être pour des gens qui pensent qui jusqu'à présent se disaient mince il n'y a qu'une seule façon on me dit qu'il faut faire comme ça ça ne marche pas pour moi mais je ne suis pas forcément au courant des autres approches des alternatives qu'est-ce que tu aurais peut-être leur dire à ces gens-là

Olivier ce que j'allais leur dire c'est vraiment d'être curieux d'être ouvert d'esprit et quand vous lisez quelque chose qui paraît un peu bizarre il faut se dire pourquoi pas après il faut faire attention parce que je suis conscient que c'est la porte ouverte à un peu toutes les dérives et on entend beaucoup de bêtises notamment sur internet avec des gens qui promessent mon zémer réveil en vendant des régimes mirak et tout donc restez très curieux bien se renseigner avant de faire tout changement allez voir un médecin allez voir des professionnels de santé avant tout changement parce que il ne faut pas faire n'importe quoi non plus il faut vraiment chérir son corps parce que c'est une super machine mais on ne fait pas n'importe quoi avec donc voilà être curieux accepter le regard des autres parce que quand vous allez courir pieds nu avec vos potes d'entraînement vous allez passer pour un uluberlu mais ça peut être drôle aussi et voilà quoi après se lancer s'inscrire à des ultras même si on a l'impression de ne pas être préparé parce que c'est le meilleur moyen de se mettre un pied à l'étrier et puis de se lancer dans une aventure une démarche d'entraînement qui peut mener vers des vers des vers des défis vers la découverte de soi et puis voilà quoi pas attendre se lancer combatte ses peurs et puis et puis zou yes

Loïc excellent excellent merci beaucoup Olivier c'était génial franchement passionnant j'ai plein de petites notes de sujet à les creuser de mon côté donc merci merci beaucoup trop cool si y'en a qui veulent aller consulter ce que tu ce que tu écris donc ton site c'est lowcarbfriendship.com je mettrai le lien

Olivier lowcarbfriendship.com exactement mon site c'est lowcarbfriendship.com et sur tous les réseaux c'est lowcarbfriendship donc insta facebook youtube strava etc je sais pas si y'en a des autres ah ouais youtube c'est lowcarbfriendship ouais youtube en ce moment je fais pas mal de vidéos j'en ferai à l'avenir donc c'est un média que j'aime bien aussi faire des vidéos trop bien génial

Loïc merci beaucoup olivier bonne prépa pour l'UT4M du coup et puis peut-être à une prochaine sur un trail en mode seto adapté et ben carrément

Olivier avec grand plaisir Loïc plaisir pour échanger quelques kilomètres et puis merci beaucoup pour l'invitation c'était hyper cool avec plaisir salut ciao bonne journée à plus

Loïc merci d'avoir écouté cette conversation avec Olivier dans son intégralité j'espère que vous l'avez trouvé aussi passionnante que moi si vous avez des feedbacks vous pouvez me contacter via instagram sur lesfrappés.podcast ou par email à hello arrobas lesfrappés.com je fais mon maximum pour vous proposer du contenu de qualité chaque semaine entièrement gratuitement donc si vous ne l'avez pas encore fait j'apprécierais énormément que vous preniez quelques minutes de votre temps maintenant pour me laisser une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute de podcast pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui aiment les sujets d'aventure et de dépassement merci pour votre fidélité je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode avec une femme extraordinaire qui est à la fois avocate mère de trois enfants et ultra trailuse à bientôt lesfrappés et la fois à bientôt lesfrappés à bientôt lesfrappés à bientôt lesfrappés et sans sans Sous-titres par Juanfrance

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