Nicolas La sandale, tu ne peux pas sur du long attaquer l'articulaire. C'est mort. Tu vas faire deux bornes et t'écuilles. Donc tu vas travailler vraiment le musculaire et encore une fois le musculo-squelettique. Tes muscles vont se former dans le sens du corps humain à l'état animal. Et en fait, tu retrouves une physiologie qui est exceptionnelle. Moi, je ne reviendrai pas sur des chaussures. Bienvenue sur les frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié.
Loïc J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo, avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver. Avec mes invités, on ira naviguer sur toutes les mers du monde. On participera à des expéditions dans les régions polaires ou en Himalaya.
Nicolas On découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales. Le deuxième, c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ces invités exceptionnels.
Loïc On sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond.
Nicolas Cette semaine, j'accueille Nicolas Cassier pour parler de course à pied minimaliste et de préparation mentale. Ancien ambassadeur de marque qui fabrique des chaussures de course, Nico court aujourd'hui en sandales sur des distances allant jusqu'à 80 km Il trouve dans cette approche de la course une philosophie qui lui convient, plus de connexion avec la nature, de meilleures sensations mais aussi plus d'éthique Personnellement, l'approche minimaliste de la course me fascine pour plein de raisons D'abord parce que jusqu'en 1970, c'était le mode par défaut quand on courait des athlètes de tous niveaux jusqu'aux champions olympiques, courts et pieds nus ou avec des chaussures qu'on qualifierait aujourd'hui de minimalistes. Allez jeter un oeil par exemple au parcours de ABB Bikila ou Zola Budd. Ensuite, parce qu'aucune étude scientifique, et j'insiste là-dessus, aucune étude scientifique ne prouve que l'utilisation de chaussures pour courir est bénéfique en matière de performance ou de prévention des blessures. Aucune. Et si vous ne me croyez pas, je vous mets le lien vers un article sur le sujet publié par un chercheur de Harvard. Enfin, parce que je ne peux m'empêcher de penser que le corps humain est une machine aussi exceptionnelle que complexe et optimisée à tout point de vue Ça me semble donc légitime de se demander si la chaussure de Run, invention qui a en gros 50 ans, est vraiment plus adaptée que nos pieds qui sont eux le fruit de millénaires d'évolutions Bref, cet échange avec Nicolas a été juste passionnant et je ne peux que vous inviter à l'écouter et surtout à vous faire votre propre opinion sur le sujet Excellente écoute à vous les frappés Salut Nico ! Salut Loïc ! Très très content que tu débarques sur le podcast sur les frappés depuis le temps qu'on échange sur les réseaux récemment pour notre petit projet de test dont on va parler je suis très content que ça se concrétise, merci à toi de t'être libéré Merci à toi de m'avoir invité Je sens qu'on va parler de pas mal de choses autour du running puisque c'est un peu l'univers dans lequel tu t'inscris, mais pas que, préparation mentale aussi. Mais ce que je te propose, c'est peut-être de commencer par te présenter, nous expliquer qui est Nico et ce que tu fais aujourd'hui. Yes, écoute, je m'appelle Nicolas Cassier, j'ai 37 ans, je suis papa de deux enfants qui ont 3 à 8 ans, je suis marié, je suis heureux du lever au coucher, ça c'est hyper important, mais vraiment. côté pro comme tu l'as dit je suis préparateur mental et haute performance et c'est un job qui me passionne vraiment dans le sens où ça conjugue l'apprentissage et la recherche permanente et à la fois la transmission de tout ça et je me retrouve vraiment dans ces valeurs là je baigne dans le sport depuis que je sais marcher parce que j'ai retrouvé des photos je suis sur des skis à à peine trois ans donc j'ai voilà j'ai vraiment toujours été dans le sport et et des trois ans je me suis enfin je me suis j'ai été emmené au judo voilà j'essayais de battre mon père qui était déjà judoka troisième dan j'avais un peu ce côté ce côté compète sport défi on y va au quotidien ben tu l'as dit je cours minimaliste route et trail en sandales et je débute dans l'ultra cyclisme qui est un gros chantier. Hier, de nuit en VTT, je me suis explosé le tibia. C'est vraiment le débutant. Je suis ravi d'être à ton micro parce que j'écoute beaucoup tes podcasts et j'aime beaucoup les contenus. C'est assez impressionnant de passer après les têtes d'affiches qu'il y a eu quand même. et j'aime bien l'idée que tu pousses je m'étais noté tout commence par un pas et qu'on a en nous l'énergie pour faire de sa vie une aventure exceptionnelle et je rajouterais juste que je suis convaincu que l'aventure elle est en chacun de nous à l'intérieur et que c'est immatériel c'est un état d'esprit et c'est vers ça qu'il faut tendre encore merci pour ton invitation je suis super content de ce qu'on va pouvoir échanger de ce qu'on a déjà échangé et d'avoir tes premières impressions aussi puisque j'ai fait exprès de ne pas te demander pour laisser la surprise ce matin yes, yes, merci très belle intro Nico du coup pour aller droit au but le sujet dont on parle quand Nico évoque mes premières impressions ça a un rapport avec ta pratique du run route trail minimaliste puisque tu l'as dit tu cours en sandales alors peut-être qu'on va et donc voilà avant qu'on rentre dans le détail tu m'as très gentiment organisé du coup la livraison avant cet épisode d'une paire de sandales minimaliste et j'ai eu l'occasion de faire une micro sortie parce que j'ai suivi à la lettre les recommandations quelques centaines de mètres pour la première utilisation donc j'ai fait j'ai fait un kilomètre voilà c'est quelques centaines de mètres mais voilà on va en parler est-ce que peut-être avant que je te fasse mes retours est-ce que tu peux peut-être Est-ce que tu pourrais peut-être nous présenter Cette pratique Quand on parle de sandales, de quoi est-ce qu'il s'agit exactement Parce que ça n'a rien à voir avec Les sandales qu'on peut imaginer spontanément La plage l'été Les gros trucs bien épais Avec 30 lanières etc Mais qu'est-ce que c'est que ces produits dont on parle Alors effectivement on est très loin des tropéziennes Qu'on voit dans tous les mariages d'été La sandale Alors là je vais parler vraiment Pour Panta qui est la marque qui fabrique les sandales et dont je suis ambassadeur depuis plusieurs années. C'est une semelle, donc il y a une semelle de propreté côté pied, qui va être techniquement adaptée à ce pour quoi on va courir. Donc on a des semelles de propreté trail, route, et un petit peu, si je pouvais prendre le terme en vélo, mais gravel, c'est-à-dire du passe-partout. Et en dessous, on a une semelle d'accroche, ce qui va être dans tous les cas de la Vibram, donc ce qu'on retrouve sur toutes les chaussures haut de gamme de trail, de course, de rando etc. Et donc adapté également à la pratique avec très très peu de crantage sur des semelles route et on peut aller jusqu'à la méga grip, tu vois donc c'est des semelles qui accrochent vraiment très très fort et qu'on retrouve sur plutôt des chaussures d'alpinisme ou de trail assez engagées. Donc ça c'est vraiment une petite semelle qui va faire entre 4 et 10 mm d'épaisseur, voilà au total. et ça va être attaché au pied par une lanière sur laquelle on va avoir trois points d'ancrage. Le premier, il va être entre le gros orteil et le deuxième, je ne sais pas comment on l'appelle, on va dire l'index des orteils, je ne connais pas son nom particulier. Et cette lanière, elle va partir de là, elle va aller jusque sous la malléole externe, elle va passer dans la semelle, elle va revenir derrière le talon, s'accrocher sous la malléole interne et revenir sur le coup de pied pour finir par un serrage. L'avantage avec les Panta, c'est que les trois points d'ancrage seront toujours les mêmes, mais on a trois setups différents pour s'adapter aussi à la morphologie de chacun et avoir du confort, puisqu'il y a des personnes qui vont vouloir vraiment avoir la sangle en diagonale sur le coup de pied, d'autres très droite et d'autres un peu l'entre deux du coup on a cette souplesse là qui est hyper intéressante aussi
Loïc yes ouais
Nicolas et du coup tu l'as dit très fin finalement ça n'a donc rien à voir avec les tropéziennes ou avec des sandales à semelles vraiment épaisse c'est super fin moi l'impression que ça m'a donné pourtant j'ai grandi en Nouvelle-Calédonie donc j'avais plutôt l'habitude des tongs que des chaussures fermées mais je trouve qu'à l'inverse en fait là la différence c'est que tu as vraiment la sensation d'être pieds nus mais tu es protégé c'est à dire que tu as cette semelle d'accroche vibrante qui en fait est là à l'inverse d'une tongue tu n'as pas le sentiment d'avoir le pied qui part ça fait corps exactement et c'est assez particulier comme sensation c'est même très différent des Five Fingers, j'avais eu l'occasion de courir en Five Fingers plutôt sur de la route quand je vivais encore en Suisse et c'est très englobant en final tu vois même si ça reste une chaussure tu n'as pas la sensation c'est tout bête mais du vent dans le pied des cailloux ça reste un truc qui englobe donc en tout cas je mettrais des liens si il y en a qui veulent aller voir mais on parle vraiment d'une pratique de run minimaliste avec très très très peu d'amortis, enfin franchement pas d'amortis il n'y en a pas pas d'amortis pas de protection donc l'intérêt tu dirais que c'est quoi l'intérêt ça t'amène à une foulée qui est beaucoup plus économe en énergie qui est beaucoup plus l'intérêt il y en a plein comme quand on a commencé à parler je t'ai dit ça a changé ma vie donc on peut aller très très loin dans l'intérêt que ça peut apporter après je pense que c'est très intéressant pour tout coureur et je pense même encore plus pour un débutant de comprendre la biomécanique de la course en fait parce qu'aujourd'hui on se dit beaucoup de gens qui se mettent à courir c'est autour aller 30 35 ans enfin je fais une généralité mais dans les shops c'est un peu comme ça que ça se passe à 30 35 ans tu as ton boulot tout commence à se poser tu as les enfants pas beaucoup de marge de manoeuvre tu commences tu te mets à courir et en fait tu as déjà des petits tu as un peu mal au dos tu as un peu mal au genou tasse des petits des petites tensions est en fait tu vas chercher la chaussure en disant moi je voudrais une chaussure qui me permettent de pas avoir mal au genou de pas avoir mal au dos d'avoir un bon amorti et dans l'inconscient collectif à cette espèce d'état d'esprit de dire il faut de la mort i pour pour pas se faire mal pour être smooth pour tout ça est en fait on annule complètement le côté corps humain et le côté bas homo sapiens sapiens se fait pour courir et avec une mécanique et une ossature qui est parfaite pour la course à pied à la fois courte et longue distance et surtout longue distance qu'en fait la la sandale effectivement tu as aucun amorti mais le vrai amorti en fait c'est une cheville déverrouillée c'est un genou c'est une hanche et une attaque plutôt médiopier avant pied très très légère donc tu vas avoir un phénomène de redressement c'est à dire que tu vas courir beaucoup plus droit avec une amplitude beaucoup plus faible et une cadence plus élevée, avec une oscillation verticale qui, comme en chaussures, va dépendre de ton état de fatigue. Techniquement, tu vas être beaucoup plus droit, un petit peu comme quand tu as, alors ça c'est un peu spécifique, mais quand tu regardes les études de l'évolution de l'être humain avec les débuts de la course à pied, en fait il y a une posture qui est assez drôle, c'est qu'il courait les paumes vers le haut, et les coudes à 120-130 degrés. Et quand tu te mets dans cette position-là, obligatoirement, tu es droit. Et si en plus, tu n'as pas de chaussures avec 2, 3, 4, 5 et plus de centimètres d'amorti, tu as une attaque médiopierie hyper naturelle et ta cheville fait vraiment ressort. Et après, tu as tout un côté sensation, capteur sensitif, etc. Peut-être qu'on en reparlera plus tard, mais tu te remets droit. A l'inverse, si tu essaies de courir pieds nus tout de suite comme tu cours avec tes chaussures, tu prends rendez-vous chez le dentiste parce que tu as toutes les dents qui vont descendre. C'est un peu l'idée. Physiologiquement, ça te remet dans l'axe direct. C'est incroyable comme truc, mais comme si là, tu prends quelqu'un qui est habitué à courir depuis 10 ans en amateur, tu lui enlèves les chaussures, tu le mets sur une pelouse, tu le mets à courir, tu analyses la foulée, elle est super différente. Oui, complètement. de toute façon tu le sens tout de suite parce que moi quand j'ai commencé la course à pied j'étais dans cette croyance il faut de l'amorti en plus je suis un gabarit lourd
Loïc donc j'étais parti sur une marque que je ne vais pas citer mais très très épaisse
Nicolas j'ai couru avec aussi pendant longtemps et en fait je ne m'en étais absolument pas rendu compte parce que je ne m'étais jamais renseigné je n'avais pas été accompagné par un spécialiste mais je plantais le talon et comme je ne sentais rien ça m'a déclenché un TFL après Saint-Élion je crois là j'ai commencé à m'enseigner sur le sujet j'ai découvert un peu tous les revers de la médaille en gros des amortis énormes qui font que tu n'as plus du tout une foulée naturelle parce que tu ne sens plus rien en fait et j'ai complètement switché je suis passé sur du 0 drop pas forcément minimaliste tout de suite mais du 0 drop et avec une foulée beaucoup plus médio pointe comme tu dis et en fait ce qui est intéressant c'est que là quand j'ai essayé les pantas, donc les sandales, sur un terrain pour le coup méditerranéen donc vraiment dans la philosophie de la marque puisqu'ils mettent beaucoup en avant l'histoire grecque des sandales voilà j'ai fait quelques tests en trottinant en essayant d'avoir une foulée autre que médio avant pied franchement c'est impossible la sandale te rappelle tout de suite à l'évidence de ne pas courir sur le carlon c'est impossible C'est impossible Mais ça c'est intéressant parce que ça veut dire quelque part T'as immédiatement les mauvais gestes Ou les mauvaises habitudes Qui sont entre guillemets pointés du doigt Par la sandale parce qu'en fait Ça pardonne pas quoi C'est tout de suite Ce qui est hyper intéressant aussi c'est qu'en fait Tu vois Il y a quelques années J'ai fait des ultras Et notamment avec des chaussures avec beaucoup d'amortis Même si c'était du zéro drop Parce que j'ai été ambassadeur avant pour Altra et en zéro drop et j'ai pu tester quasiment toutes les paires. Et en fait, je me disais, ok, là je pars sur, je vais prendre l'exemple de la CCC parce que d'un point de vue séquel, c'est une des courses qui m'en a laissé le plus. Et je m'étais dit, je prends un gros amorti dès le départ parce qu'il me faut vraiment un fauteuil puisque c'est 100 bornes, 6000 D+, ça va être costaud. Et en fait, les genoux explosés vraiment d'un point de vue articulaire, les hanches, les genoux, les chevilles, j'étais rincé à la fin. Et d'un point de vue musculaire, pas comme si de rien, mais j'avais pas l'impression d'avoir utilisé mes muscles en fait. Et à l'inverse, tu vois, quand tu commences à courir en sandales, tu te rends compte que la biomécanique du corps, elle est ultra bien faite parce que autant tout ce qui est articulaire, ligamentaire, etc., ça a assez peu de flexibilité. Par contre, le muscle, tu peux lui mettre des charges énormes. tu vas bien manger, tu vas bien boire, tu vas te reposer, trois jours après les muscles sont en bonne santé. Et la sandale, il y a vraiment ce côté là aussi, c'est à dire que la sandale, tu peux pas sur du long attaquer l'articulaire, c'est mort, tu vas faire deux bornes et t'es cuit. Donc tu vas travailler vraiment le musculaire et encore une fois le musculo-squelettique, tu vas te former, tes muscles vont se former dans le sens du corps humain à l'état animal. et en fait tu retrouves une physiologie qui est exceptionnelle et sur la marche sur la course c'est incroyable ce que tu peux développer et la différence entre récupérer d'un ultra en sandales et récupérer d'un ultra en chaussures moi je ne reviendrai pas sur des chaussures ah ouais carrément c'est ça qui est super intéressant c'est que tu as une pratique qui va bien plus loin que juste la sortie du dimanche en sandales pour l'expérience, c'est que tu fais un paquet de trails et des ultras avec cette approche minimaliste. Après, ultra, là, avec Dossard, ça n'a pas dépassé les 80 km, mais ça commence déjà à faire des belles distances quand tu as les pieds à l'air. Ouais, c'est clair. Ça me fait penser par rapport à ce que tu dis, à la biomécanique. Après, je fais attention parce que moi, je ne suis pas du tout un expert sur le sujet et j'ai cru comprendre qu'il n'y a pas vraiment en fait il n'y a aucune étude j'ai lu plusieurs fois et tu me dis si je me trompe mais qu'il n'y a aucune étude qui prouve que d'un point de vue performance d'un point de vue biomécanique il y a un avantage à courir avec des chaussures avec amorti etc les chaussures en gros ce que Nike a inventé dans les années 20-30 mais est-ce qu'il y a des études scientifiques qui prouvent que finalement un retour à quelque chose de beaucoup plus minimaliste c'est bénéfique dans la durée alors des études honnêtement j'en sais rien par contre il y a une chose qui est sûre c'est qu'il y a un vrai enfin il y a un vrai engouement il y a peu de gens qui sont sensibilisés au minimalisme mais vraiment pratiquer correctement pas le minimalisme marketing j'ai envie de dire le minimalisme pourquoi je le fais c'est vraiment toujours la base pourquoi je le fais c'est ce que je vais développer et en fait tu vois là actuellement je coach des athlètes qui sont jeunes mais qui sont extrêmement performants en athlée, et comme j'ai un parc test de sandales, et qu'on en a parlé, je vais leur faire faire, enfin je vais leur faire faire, ils vont le faire, mais je vais aller sur des grosses séances d'entraînement, et tu vois le petit jog de récup, ils vont pas le faire en chaussures, je vais leur mettre une paire de sandales au pied, et on va travailler à la fois sur la sensation, à la fois sur ce que ça développe aussi mentalement, parce que moi j'ai aucun apport, enfin je suis pas préparateur physique, je suis uniquement un préparateur mental et travailler sur la sensation, sur le recalibrage, parce que comme tu le disais tout à l'heure, dès que tu les mets, tu switches. C'est-à-dire que tu as tout ton corps qui est vulnérable, tu retrouves un peu ce côté proie, ce côté vraiment animal, de juste ce qu'on est, un animal tout simple dans la nature, parce qu'aujourd'hui on a des bagnoles, on a des fusils, c'est bon c'est fait on est les rois de la terre mais une fois que tu te retrouves pieds nus de nuit dans une forêt et que tu entends trois chouettes t'as 99% de la population qui est pas bien tu vois donc t'as vraiment quand tu te mets comme ça justement dans cette condition de proie de sensibilité et même émotionnellement c'est très fort ton corps il se rééquilibre comme il doit comme il doit être ou comme il est en tout cas vraiment très profondément ancré au fond de nous et ça c'est vraiment intéressant donc des études qu'il prouve je pense pas maintenant quand tu regardes les gars qui s'entraînent sur les hauts plateaux en Ethiopie au Kenya je parle pas des stars qui ont quand même des bons équipements même si des fois je trouve que c'est encore pas assez pour certains de ces coureurs là mais quand tu regardes les enfants qui vont à l'école tu vois les mecs qui vont en stage au Kenya ils ont à faire un footing à 15 à l'heure et que tu as les gamins qui les dépassent pieds nus ou tu vois sur le bord de la route avec le uniforme et le cartable et là tu te dis ben en fait la biomécanique nous on est dans nos pays soi-disant développé avec des super chaussures des super amortis mais voilà il n'y a pas d'études encore une fois mais mais le corps humain il a enfin il a des milliers d'années d'évolution le caoutchouc il a il a 100 ans quoi tu vois que c'est clair l'étude sera intéressante et elle montrera que finalement c'est comme en fait tant que t'es pas sur l'ultra performance et l'ultra haut niveau bah on se rendra compte que bien évidemment c'est sûr que pieds nus t'es mieux après forcément quand tu vois le marathon de paris ou des grosses compétitions c'est comme un peu en vélo c'est à dire que quand tu as des semelles carbone qui te redonnent de l'énergie qui te font voler forcément tu as une différence de résultat mais sur la cause sur la personne je pense que c'est bien mieux d'être à plat il y a plein d'exemples intéressants forcément tu l'as lu Born to Run j'ai lu un peu que celui-là sur l'approche minimaliste de la course, mais ce que tu dirais que c'est vraiment le livre d'intro par lequel il faut commencer, ça s'intéresse à ce sujet. Ouais, c'est même le livre d'intro quand tu commences à courir, parce que on est trop vite, on est trop vite envoyé dans le, on est trop vite dans le marketing. Aujourd'hui, tu veux faire un truc, t'ouvres Insta, tu tapes hashtag ce que j'ai envie de faire, ou envie d'être, ou envie de quoi, tu regardes les trucs, tu fais ah lui il est stylé, ah lui il est stylé, Et là, c'est que de l'image, c'est que du marketing. Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Tu vas dans un magasin et tu n'as pas encore demandé ce qui va être bon pour toi, que tu sais déjà qu'il y a des trucs, même si c'est bon, tu ne vas pas les prendre parce que ça ne te correspond pas, parce que c'est un... Tu vois, on vit dans un monde où c'est un peu comme ça. Et Born to Run, ce que j'aime beaucoup, c'est que quand ils décrivent Caballo Blanco, Caballo Blanco, il a des vieilles sandales pourries. Et on parle de sandales de rando des années 80. voilà et il vit avec deux bidons de bidon de plastoc dans une petite cabane au fin fond d'un des barrancas la des canyons du mexique et il court et il mange de la farine de maïs des galettes de maïs et ce qu'ils trouvent et ça va et quand après tu découvres le peuple le peuple les tarahoumar là tu fais ah ouais ah ouais les gars leurs chaussures c'est un morceau de pneus avec une lanière de cuir qui se transmettent de génération en génération et ils cours sans borne par jour et ils sont en pleine forme ouais ouais c'est étudie bomba là du coup je repars à zéro et avec toute l'explication que tu as dans le bouquin je pense que c'est un tout coureur doit lire born tour à
Loïc clairement chasse et d'accord je mettrais le lien moi ça m'avait vraiment marqué et c'est pas de la
Nicolas fiction les tarahumara j'avais échange j'ai eu plusieurs invités qui ont fait le un ultra organisé avec le tarahumara la uel passera je crois qu'il y allait maria je crois qu'elle y allait aussi je mettrai les liens de ces épisodes mais il ya un français qui organise un ultra avec le tarahumara et en fait quand tu regardes je sais pas si c'est le seul mais quand tu regardes les les différences de temps effectivement tu as les meilleurs ultra trailer parmi les meilleurs ultra trailer au monde qui vont là bas et qui appellera man se font fumer en fait par des gens pour en sandales et en jupe enfin un espèce de bagnes très très particulier très tradit et ah oui c'est clair c'est leur terrain ils font tout en courant il aïe ils apprennent pas à marcher ils apprennent à courir ils sont dans les montagnes ils ont une hygiène de vie de fou parce qu'ils ont pas ils ont pas le mcdo au coin de la rue et la course en fait c'est le divertissement c'est à dire que ils boivent des cafés tu vois mais mais eux qu'au lieu de faire une partie de scrabble ou de pétanque ils vont courir et ils ont un jeu où en fait il court avec une espèce de balle qui font descendre dans les chemins et c'est c'est un peu comme un foot sauf qu'il n'y a pas de but en fait c'est de garder la balle le plus longtemps possible et que ce soit en montée ou en descente et c'est comme ça et même les femmes et à chaque fois que qu'il ya même je sais plus comment elle s'appelle mais ils en ont fait venir sur les sur la c'était trans grand canaria la nana elle arrive elle est en méduse avec une robe traditionnelle et elle finit dans le top 10 femmes quoi et là tu fais ah et là il ya des photos où tu la vois les vraiment costume traditionnel elle a des méduses au pied et un sac salomon tu avec les bidons. Je crois que les genoux dans le gif l'avaient republiée, cette photo. Elle doit être trouvable sur leur page Insta. Et la fille, elle cartonne tout le monde. Parce que courir, c'est normal. Et pour finir avec Born to Run, il me semble aussi, si je me trompe, qu'il y a un exemple avec des équipes d'athlétisme aux US, où ils font le test de leur donner des chaussures méga usées versus des chaussures complètement neuves, un peu tech, etc. pour l'époque. Et en fait, ils se rendent compte qu'il y a absolument... L'impact n'est pas du tout celui qu'on pense. C'est-à-dire qu'il n'y a pas une meilleure performance avec des chaussures plus avancées. Au contraire, même pour eux. En fait, je pense que ça, c'est le marketing qui a rattrapé le mythe. Ça fait un peu penser au développement du skate dans les années 70 où tu as des mecs qui créaient des teams par-ci, par-là en se disant « J'ai trouvé des mecs qui sont super forts dans le domaine, le domaine n'est pas encore trop développé, on va faire du pognon. Et c'était un peu ça l'idée, ils sont allés chercher des coureurs, ils ont essayé de les adapter, de leur filer effectivement des pompes, pour se dire je vais les emmener sur des courses, je vais être leur agent, et on va prendre un max de sous. Et en fait, les gars, déjà ils n'étaient pas dans cet état d'esprit-là, et en plus, plus tu leur mettais du matériel, moins ils étaient performants. c'est passionnant comme sujet franchement, vraiment si il y en a qui n'ont pas lu qui nous écoutent, allez lire Born to Run, si vous avez un minimum d'intérêt pour la course à pied en général vous ne serez vraiment pas déçu c'est un voyage il est marquant ce livre ce qui est intéressant c'est que ce n'est pas trop une approche études scientifiques un peu lourde à lire il se dit très bien, il y a un petit peu de fiction dedans du côté des personnages et puis les personnages pour en citer deux mais t'as Jen Shelton qui est une extraterrestre de l'outdoor Scott Jurek qui est un des meilleurs coureurs d'ultra de tous les temps et avec des états d'esprit très humbles, très simples on va pas là-bas pour faire la compète avec eux ou contre eux, on va là-bas pour découvrir pour vivre un truc, d'ailleurs ils sont malades ils ont des problèmes de flotte, on va pas spoiler mais ils sont vraiment allés là-bas dans un esprit de partage, pas de conquête et ça te donne encore plus au bouquin je trouve ouais, complètement on est en train de parler là tu vois de Born to Run comme peut-être porte d'entrée vers le minimalisme toi ça a été quoi ton trigger le fait que tu te mettes à cette pratique en fait c'est assez je pense que c'est un chemin qui vient pas forcément que du running j'ai eu une vie de sportif au niveau jeune avec une grosse blessure qui m'a fait arrêter ma carrière et très très jeune Handball
Loïc et
Nicolas cette blessure elle est arrivée juste au moment où tu passes quasiment pro je signais un contrat je commençais à vraiment monter dans le truc et grosse blessure et en fait j'avais toujours été passionné mes parents m'ont emmené en montagne j'ai une hypersensibilité au bout du nez parce qu'ils m'ont emmené en montagne et malgré la crème j'ai cramé, du coup dès que je prends le soleil j'ai le nez rouge tu vois ils m'ont toujours emmené en montagne jusqu'à l'adolescence, j'avais plus envie j'avais pas envie, je disais la montagne non, et puis j'ai commencé à découvrir ce que c'était la montagne et puis du fait du boulot de mon père il y avait des séjours en fait à la montagne et du coup là j'étais pas dans le cadre familial j'étais dans un cadre séjour et je suis parti faire de l'escalade, du canyoning je suis parti faire de l'alpinisme l'école de glace, le tour du Mont Blanc et je suis tombé amoureux de la nature en fait du voyage de l'aventure et je me projetais dans les bouquins de Sylvain Tesson dans les bouquins d'Alexandra Davinel et j'étais là je vais partir faire le tour du monde j'avais des atlas, je traçais des lignes partout et je me disais faut que je parte mais les il faut ça marche pas et puis t'as la vie qui avance et puis tu trouves un boulot et puis à un moment tu vas avoir ton appart comme un des mortels aussi et en fait je créais mon identité d'aventurier en achetant tout le matériel mais pas forcément en l'utilisant comme il faudrait je faisais un boulot où je gagnais plutôt bien ma vie et en fait j'avais tout j'en ai revendu mais des tonnes et à un moment j'ai fait du vélo je fais beaucoup de vélo je suis parti, j'ai traversé, j'ai fait une grande traversée de Paris jusqu'à la Méditerranée, je suis remonté en vélo tout en autonomie avec les grosses sacoches et tout, un peu à l'ancienne, et là ça a mis un point de départ en fait à une espèce de pratique, plus dans la découverte que dans la perf, c'est à dire que j'ai switché complètement, avant je vivais pour la compète, et maintenant pour moi la compète c'est, Bref, partez les gars, on fait un petit trail et on part comme des gamins et je m'en fous. Il y a zéro pression, je m'éclate et c'est le principal. Mais voilà, il y avait ce contexte-là. Et puis en fait, en revenant de ce voyage, j'en prépare un deuxième. J'avais écrit un petit bouquin que j'ai vendu pour payer un deuxième voyage, ce qui finalement s'est fait un peu différemment parce que j'ai rencontré ma femme. C'est une histoire, je pense qu'il y a un bouquin à écrire peut-être. mais à ce moment là je réfléchis je me disais quand même le vélo d'un point de vue animal enfin je suis très dans l'animalité c'est peut-être bizarre mais je suis très dans l'animalité et le vélo il me limite c'est à dire que si je dois traverser une rivière et qu'il n'y a pas de pont je pourrais pas traverser le vélo tu vois et je me disais ok qu'est ce comment il faudrait que je sois et là je me suis dit bah enfin faut que je sois vulgairement à poil quoi faut que j'ai rien faut que j'ai juste moi et mes vêtements et du coup j'ai dit ok ben qu'est ce qui qu'est ce qui peut m'amener là dessus et c'est là que j'ai commencé à courir donc comme tout le monde j'ai commencé à regarder et tout et dès le début vraiment dès le début que j'ai commencé à me mettre à courir vraiment régulièrement et où j'avais une paire de running et dès que je commence à me renseigner je vois je vois il un truc sur des dégâts qui courent en minimaliste tu vois à à l'époque c'était en... C'est Merrell qui faisait les trail gloves, c'était les premières, et je me dis, c'est ça que je veux, je veux courir comme ça, comme un animal quoi. Je vais dans une boutique de running à Paris, où elle y était, et le gars je lui dis, bah moi je débute, je veux faire du trail, il me dit non, non, tu prends pas ça, c'est pas pour les débutants, je pense que c'est le pire conseil qu'il ait pu donner, mais parce que du coup, j'aurais commencé comme ça, et j'aurais développé ça, tu vois, du coup il m'a mis sur une autre paire, j'ai commencé à courir, alors tendinite, des petits bobos, des petits machins, comme tout le monde, parce qu'on veut aller trop vite, on veut forcer trop vite. Et de fil en aiguille, par le réseau, etc., je suis devenu ambassadeur pour Altra, j'ai rencontré plein de monde, c'est une aventure de dingue. Et de nouveau, un gros switch dans ma tête, où je me dis, ok, là c'est super cool, matériellement, j'ai ma veste machin, j'ai mes chaussures super top, elles sont mortes, j'en ai déjà deux autres qui m'attendent, deux autres paires, enfin, et là je me dis ok matériellement c'est top maintenant ces pompes là pourquoi je cours ? Pour être dans la nature pour profiter de la nature, pour partager avec les gens et là il y a un truc qui ne colle pas tu vois dans le sens où ok donc je vais profiter de la nature avec des pompes qui ont déjà fait le tour du monde, qui ont été fabriquées par des gens qui ne les mettront jamais et qui finiront à la poubelle peut-être même pas utiliser comme il faudrait ou user autant qu'elles pourraient parce que j'en ai déjà d'autres paires qui m'attendent et que je rentre dans un truc qui n'est pas qui n'est pas moi et puis côté je développais toujours ce truc de l'aventure de l'aventure faut que je parte faut que je parte faut que je parte et encore une fois comme les il faut ça marche pas j'ai dit ok je reviens aux bases à l'origine je voulais être minimaliste donc j'avais déjà eu quelques paires de sandales notamment de la marque luna qui a été créée après born to run et là je me remets dans les recherches et touche tombe sur panta et là il ya un flash je les contacte mais direct j'avais pas acheté la première paire je leur avais déjà fait un mail et tout et je prends une paire de trail je les mets je vais courir et la waouh tu vois la vierge enfin le truc incroyable et je me dis c'est ça que c'est ça c'est ça là je suis à ma place là je suis dans ce que je te disais en intro et là je il ya un truc qui se passe en mode d'un mais cette aventure que je cherche à l'autre bout de la terre ou elle elle est là en fait elle est à l'intérieur elle est partout je peux vivre l'aventure en sortant de ma maison alors que depuis 5 à 10 ans j'avais tout le temps envie de déménager j'avais tout le temps envie de partir habiter dans le sud dans là où il y avait des montagnes en fait non là je mets mes sandales je passe la porte et l'aventure déjà je suis en train de mettre mes sandales l'aventuré elle commence et du coup ça a créé un truc de dingue et j'échange j'échange et puis je deviens ambassadeur panta ce qui est top c'est que les semelles vibram elles sont fabriquées en italie les sangles elles sont européennes et les sandales elles sont fabriquées à moins de 900 bornes de chez moi donc là j'ai pu cette ce sentiment de me dire bon ben les pompes je saurais jamais comment elles sont fabriquées ni par qui ni comment ni ce que ça comme impact écologique etc et en plus le transport enfin voilà donc là c'est vraiment c'est du local avec un une éthique et un état d'esprit vraiment tourné autour de l'environnement du bien-être et du lien social et est pareil au niveau des vêtements et touche je commence à dire c'est bon un short c'est un short un t-shirt c'est un t-shirt et en fait j'en suis venu comme ça et ça c'était il y a ça doit faire 3 ans que je suis ambassadeur Panta et ça doit faire vraiment 4 ans que je cours uniquement en sandales les chaussures je les ai remises franchement si je les ai remises 3 fois c'est grand max c'est grand max, elles sont au fond du placard j'en ai donné, il doit me rester deux paires et celle pour aller au bilo mais c'est tout excellent tu parlais de durabilité, juste avant que j'oublie ça me fait penser à quelque chose je sais pas si tu dois commencer à avoir assez de recul sur la durabilité des semaines mais j'ai vu une marque qui garantissait 5000 miles de durée de vie pour que les gens se rendent compte ça fait 8000 bornes 8000 kilomètres c'est impossible déjà si tu arrives à avoir une paire de runs qui vont jusqu'à 800 km déjà 800 tu vois franchement c'est beau mais 8000 c'est quoi pour toi en fait tu l'as remarqué ça déjà que la durée de vie est beaucoup plus importante en fait alors par rapport à la garantie des 8000 c'est purement marketing c'est comme de dire je garantis ma voiture à 1 million de km de toute façon on sait très bien que 95% des clients vont la garder 100 000 donc tu vois l'argument on peut le mettre de côté mais au delà de ça les sandales c'est une question qu'on me pose très souvent parce que effectivement ça dure combien de temps bah en fait ça dure le temps que tu décides ou que ton pied passe à travers la semelle mais il n'y a pas d'amorti n'y a pas de mèche et tu peux changer la sangle si elle pète et moi j'ai des paires là qu'ont plus de 1500 bornes la sangle elle est abîmée elle n'a pas pété et la semaine elle n'est pas je suis pas passé au travers donc garantir 8000 bornes la semaine elle doit être vraiment très rigide ou très compacte mais après une perte sandales honnêtement quand je reprends des chaussures que je pouvais avoir des chaussures assez technique très légère de trail tu fais 500 bornes le mèche il est explosé et voilà et c'est fait pour c'est un outil c'est un consommable ultra léger ultra performant qui dédié aux très hauts niveaux mais qui est qu'un impact écologique terrible car enfin c'est très du c'est vraiment de l'éphémère la la sandale il n'y a pas de question d'amorti il n'y a pas de déformation de la semelle il n'y a pas de et à stas sandal de trail par exemple si tu vas mais moi je suis pas encore arrivé un mais si tu uses tout le tout le crampon vibram après tu peux faire de la route avec un c'est tu vois c'est il n'y a pas il n'y a aucune limite il n'y a aucune limite franchement il ya il ya des gars qui courent en pantas des femmes qui courent en pantas je connais personne qui est allé au bout d'une paire quand je dis au bout c'est vraiment la semelle qui se troue quoi après temps en temps tu as j'ai vu une fois un tu vois le point d'ancrage il est au niveau niveau du gros orteil. Et une fois un ancrage qui a pété, c'était un défaut. C'est arrivé une fois. Et après, sinon, j'ai jamais eu de retour sur quelqu'un qui va au bout. Parce qu'en fait, 80% de ce que tu as au pied, c'est ton pied, en fait. Donc, tu vois ce que je dis. Ouais, et tu n'as pas... En fait, une fois que ton pied est fait, tu vois, tu n'as pas le problème de silice qui va dans le mèche, qui frotte, et si tu ne les passes pas 20 minutes au Karcher après chaque sortie, t'as ce problème de déchirage de mèche de déchirement du mèche t'as pas un lacet un peu fragile, t'as pas un caoutchouc finalement qui est pas durable c'est toi qui le décide en fait et tu peux y aller franchement c'est incroyable ouais tu vois par rapport à ce que tu t'expliquais sur le peu de durabilité des chaussures un peu classiques etc pour la PTL donc un peu plus de 300 bord de 26 mm de dénivelé, comme je suis un peu lourd, j'avais cherché une chaussure la plus robuste possible. À la fin de la PTL, je l'ai jetée. Chaussons arrachés, semelles défoncées. Après, sur une compète comme ça, de toute façon, ta paire de chaussures ne fait que la course parce que déjà en montagne et avec l'engagement de la PTL dans les rochers et tout, il n'y a plus rien à la fin. Il n'y a plus rien. La semelle, elle est découlée. Et encore, j'avais deux paires. Et encore, j'avais deux paires. J'ai alterné au milieu. la paire que j'ai porté le plus elle est quand même flinguée c'est sûr en plus tu le disais t'as un gabarit qui est costaud mine de rien t'as quand même de la charge avec tout le matos obligatoire que t'as sur le dos et en plus t'es sur des terrains la chaussure de trail elle est faite pour je sais pas quelle marque c'était mais beaucoup de chaussures de trail elles sont pensées pour des sentiers américains donc dans la montagne nickel mais balayé et là t'es dans les rochers, t'es dans des lapias t'es sur des lames de rasoir tout le temps, donc forcément les pompes elles tiennent pas ouais yes super intéressant, alors ça fait plusieurs fois que tu parles, tu cites Panta je précise que l'épisode n'est pas sponsorisé par Panta, mais je trouve que la philosophie est vraiment intéressante, du coup est-ce que tu pourrais peut-être nous en dire un peu plus sur ce qui toi t'as marqué quand t'as découvert cette marque parce que tu disais t'avais eu d'autres sandales avant etc, mais qu'est-ce qui fait que t'as accroché tout de suite et comment est-ce qu'il se positionne dans l'univers du running minimaliste ? Alors au niveau, je vais le faire dans ce sens là, qu'est-ce qui fait que j'ai accroché le local ? Vraiment le local c'est trop bien, je trouve ça génial. La façon dont on a abordé les choses c'est que tout de suite on a échangé, tout de suite ça a répondu et il y a un lien qui s'est fait au niveau des idées, Après, on est tous différents, mais là, on matchait bien. Et au niveau de la marque, j'adore l'identité de la marque. C'est-à-dire que moi, je ne sais pas, j'ai été baptisé comme beaucoup de gens parce que ça faisait plaisir à mamie. Mais tu vois, en termes de spiritualité, j'ai grandi dans le 94. Donc, j'ai des potes de toute origine. J'ai été en centre de loisirs, j'avais des animateurs de toute origine. et dès qu'il y avait un truc, pas spirituel mais un truc un peu organique par exemple il y avait un animateur qui faisait de la musique africaine et moi ça me parlait de fou ses percussions et tout ça me parlait et je passais énormément de temps avec lui et après je suis devenu animateur, éducateur et il n'y a pas un soir où pendant le ramadan je mangeais chez moi, j'étais tout le temps invité, j'étais toujours baigné dans des cultures différentes et en fait je pense que, ça peut paraître bizarre mais j'ai développé ma propre spiritualité tu vois à côté je joue du DJ Ridu depuis 20 ans, c'est un instrument aussi que j'ai découvert je sais pas si tu connais mais c'est un instrument vraiment très tribal aborigène, c'est un des plus vieux instruments avant du monde où on travaille beaucoup sur la respiration et tout et en fait tout ça je me suis construit dans un espèce de mélasse un peu spirituelle à ma sauce et je me suis toujours dit tu vois je crois pas trop en Dieu ou des choses comme ça mais à la fois je me suis toujours dit qu'il y avait une énergie autour de moi et l'identité de Panta je la trouve trop bien parce qu'il y a ce côté pan qui est moitié chèvre moitié humain et qui est toujours là dans les sous-bois dans les montagnes et tout et qui est là pour te protéger je crois que c'est Saint Christophe le saint qui fait ça aussi le saint des voyageurs mais je préfère quand même un mec moitié chèvre qui joue de la flûte en PAN juste pour préciser c'est une déité grecque je pense c'est un dérivé de Dionysos c'est ce côté festif dans la nature sans les orgies de Dionysos c'est une créature divine, moitié homme, moitié chèvre qui joue de la flûte d'où la flûte de Pan et qui protège les gens qui passent qui aurait protégé Philippides quand il a couru de Sparte à Marathon pour prévenir de l'invasion et ce côté qui est une divinité comme ça un peu je trouve ça génial et de définir sa marque je me dis quand même je les ai découverts en 2019-2020 tu te dis les gars ils lancent toute une image, toute une histoire sur un truc, pendant que d'autres sont sur le carbone, sur... Tu vois, et tu te dis, mais... En fait, je m'y suis retrouvé parce que tu vois, quand je coach des gens, notamment dans le sport et surtout dans le running, je leur dis, pour moi, dans le running, il y a deux familles. Sans scinder les deux, mais t'as les ingénieurs et les poètes. Tu vois ? Un peu très généralisé. et moi je me suis toujours mis du côté des poètes et quand t'as une légende comme ça tu dis l'état d'esprit l'idée, le mouvement du coup j'ai accroché j'ai accroché direct j'ai dit waouh je me sens super bien et on fait que de développer là j'organise un week-end avec des ambassadeurs il y a Roald le créateur qui va venir et c'est vraiment c'est un truc autour du feu on va faire des bains froids c'est vraiment très proche de la nature très proche des gens et pas d'artifice pas besoin de louer un énorme chalet dans une station huppée et d'avoir un jacuzzi et un mec qui vient faire le traiteur on vient, on boit des bières autour du feu et on discute, on va courir c'est simple franchement c'est simple, c'est ce dont on a besoin aujourd'hui, en tout cas c'est moi comme ça que je le ressens et après tu m'as dit comment je me suis identifié Et la deuxième partie de ta question ? Comment est-ce qu'ils se différencient ? Là, tu as parlé de l'image de marque, mais d'un point de vue produit, est-ce qu'il y a quelque chose de différent qu'ils font ? J'ai l'impression que le système de lanière est un peu particulier aussi, non ? Oui, ça, c'est... En fait, le système de base, là, comme tu les as reçus et comme on les reçoit quand on les achète, c'est leur montage. Il n'y a personne d'autre qui le fait comme ça. Le fait qu'on puisse faire trois montages différents de par la longueur de la sangle et le positionnement des ancrages, il n'y a qu'eux qui le font. Et après, vraiment, moi, ce que j'aime beaucoup, c'est que, encore une fois, là, on est dans un côté entrepreneurial, marché et tout, mais plusieurs fois, ils ont été abordés pour distribuer un magasin. Et ce n'est pas quelque chose qu'ils veulent. Tu vois, ils veulent garder leur identité, ils veulent garder le coût, parce que tu prends tu fais la différence à une paire de une paire de luna qui fabriquait à seattle aux états unis dans des ateliers de la même manière mais de l'autre côté de l'atlantique c'est 120 dollars la paire plus les frais de port plus la douane et après tu as quelques paires qui sont vendues autour de pareil à peu près là on est autour des 100 120 euros en magasin en france mais mais panta a décidé de dire maintenant nous nos sandales elles sont sous les 100 euros et une paire c'est autour de 80 euros par rapport à la fabrication par rapport à la qualité on reste vraiment dans des normes hyper compacte enfin je veux dire tout le monde peut pas forcément se l'offrir mais par rapport au marché en termes de positionnement on fait difficilement mieux et ils veulent vraiment garder ça pour que ce soit accessible et pour garder vraiment leur identité propre ils veulent pas que ça puisse être vendu dans un magasin et que ça devienne un produit au milieu des autres et à ce côté un peu exclu et à la fois identité forte je pense est très très important pour eux et c'est ce qui fait leur développement en fait ouais excellent voilà
Loïc encore un je mettrai les liens c'est avec moi j'ai bien accroché aussi sur le l'image de la
Nicolas marque je trouve ça assez génial ça me parle ça me parle pas mal tu vois ce côté d'it grecque ça fait un peu quelque part on reprend quelque chose qui a marché pendant des centaines d'années la sandale tu vois avec lequel les gens se débrouillent des milliers même des milliers ouais on l'adapte on l'adapte on met un petit peu d'innovation avec des semelles voilà on court pas sur du cuir c'est des semelles Vibram comme tu le disais qui est juste sur la plupart des très bonnes chaussures quelle que soit la pratique et et on fait un produit voilà simple abordable local pour ceux qui sont en Europe c'est vrai que c'est assez je trouve ça assez sympa comme positionnement la pratique donc tu disais que toi ça n'a pas été genre un trigger où tu t'es dit d'un coup un peu comme moi blessure j'arrête les méga épais et je passe à l'ultra fin ça a été plutôt quelque chose de progressif et de global mais dans ta dans ta progression tu vois en termes de distance etc de type de course sur lesquels tu t'alignes en sandales comment est-ce que ça s'est passé est-ce que tu as vraiment respecter cette notion de j'y vais progressivement ou assez rapidement tu as voulu voilà tu as voulu faire ce que tu faisais habituellement en chaussures mais en sandales alors le j'y vais progressivement chez moi il est quand j'ai une idée tu sais c'est un peu la lubie bon je pense que c'est très masculin aussi ce genre de truc tu sais où j'ai vu un truc moi je me mets à fond je prends tout ce que je peux je passe des heures dessus fin ça c'est maintenant je me suis calmé mais ma femme disait ah ça y est une nouvelle lubie et j'en rigole maintenant mais en fait quand j'ai commencé avec Panta vraiment à courir régulièrement en sandales ça devait être en début d'année et avec Romain c'est comme mon frère on est pas frère de sang mais on est frère d'âme de conneries, de tout. Et on s'était dit, on va s'inscrire à l'ultra vilain. L'ultra vilain, c'est un 80 km sur... Je crois que c'est l'estuaire de la Vilaine qui se jette dans l'Atlantique, au-dessus de la Baule. Je crois que c'est ça géographiquement. Et un super ultra avec pas mal de dénivelés, avec des passages d'énormes ponts et tout. Enfin, un truc assez technique. Et ça, c'était en octobre. et secrètement j'avais fait un peu ma bat cave et j'avais dit je vais y aller en sandales et ce 80 km là ça va être mon premier trail vraiment costaud en sandales et donc je me suis entraîné toute l'année avec plus ou moins de progressivité mais là je saurais pas te dire combien de séances en pompe combien de séances en sandales mais beaucoup plus en sandales qu'en chaussures parce que j'étais vraiment déterminé à faire cette course comme ça et donc au mois d'octobre j'arrive là-bas ses parents n'habitent pas loin et on pose les valises et en fait la veille de cette course il y a eu une énorme tempête il y avait des arbres partout tout était cassé, il pleuvait des cordes et là tu vois je me dis ça fait 9 mois que je me prépare à courir en sandales et là le terrain il est pas du tout prêt pour me et finalement le matin on arrive vers 4h30 au départ 4h, 4h30 j'avais mis mes sandales sans chaussettes il faisait super froid et je me dis waouh je vais mettre une paire de chaussettes tu sais les chaussettes à orteil là et je pars avec et je dis à ses parents qui faisaient l'assistant je leur dis on garde une paire de chaussures en refill au cas où parce qu'avec la tempête qu'il y a eu en plus c'était la saison des châtaignes il y avait des bocs de châtaignes mais absolument partout et je dis ouais bon et en fait 1 km, 5 km, 10 km 20 km, 30, 40, 60 on arrive au dernier ravito qui doit être à 65 et je dis c'est bon ça va le faire et on a dû finir en 11h mais sous la tempête frigorifiée et ça s'est fait en sandales et de là je crois que j'ai jamais remis mes chaussures quasiment énorme ok mais du coup tu dirais quelqu'un qui s'y met très soudainement c'est quoi qu'il faut prendre en compte est-ce qu'il y a des points sur lesquels tu t'alerterais quand même les gens où il faut être vigilant moi je cours beaucoup sur terrain pierreux est-ce qu'il y a des choses particulières en fait ce qu'il faut prendre en compte c'est que la sandale t'as tout un complexe musculo-squelettique et t'as tout un complexe mental et je pense que si tu débutes honnêtement si tu débutes tu peux partir sur du minimaliste parce que de toute façon tu vas pas mettre de charge au début tu vas pas aller faire des trucs ultra intense et du coup tu vas pouvoir développer des qualités physiques et développer des qualités mentales quand je dis qualité mentale c'est vraiment un rapport à au toucher de sol à la visualisation du terrain tu vois à tout ça à tous les réflexes de comme on dit tout le temps tu tapes jamais de cailloux tu t'es jamais explosé le gros orteil tu as jamais des pin t'as jamais de cailloux qui se mettent sous la semelle et tout et ça c'est tout un je pense c'est tout un complexe global et finalement on n'est pas du tout gêné avec ça après quelqu'un qui court depuis des années et qui s'entraîne qu'un planning d'entraînement etc je dirais ben ton jog de récup fait le en sandales t'as beaucoup tu as quand même pas mal d'athlètes sur piste tu vois qu'ils font leur jog de récup pieds nus dans la pelouse ben décale ça en sandales sur un chemin et voit un peu ce que ça peut apporter et après faire des séances tu vois sur des séances d'affûtage ou sur des séances où tu vas vraiment travailler techniquement ta foulée pas forcément en vitesse mais techniquement je sais pas tu peux te faire une première séance basique tu fais un 8 x 30 30 en sandales et tu vas voir que tu as foulé waouh tu fais 8 x 30 30 sandales 8 x 30 30 chaussures tu vas faire oh là c'est quoi c'est tu vas remettre les chaussures tu vas avoir l'impression de courir sur des malabars quoi et ça c'est intéressant après c'est comme tout quelqu'un qui a jamais bu d'alcool si tu lui fais boire une bouteille de vin cul sec ça va faire tout drôle au même titre quelqu'un qui court avec des chaussures très amorti qui vont mettre qui va mettre des sandales pour aller courir un semi il va finir il va finir mais il va pas forcément être bien et ça va lui faire tout drôle donc je pense que le maître mot c'est vraiment la sensation après comme je te l'ai dit c'est de commencer déjà par un marché tu Tu vois, de commencer par marcher beaucoup pieds nus, enlever les chaussons, enlever tout ça. Dès qu'on peut, on est pieds nus ou en chaussettes, mais marcher pieds nus. Après, faire des balades avec ses sandales pour bien sentir la semelle, bien sentir le terrain. Développer aussi tous ces capteurs qu'on a sous les pieds et on en a autant, voire plus que dans les mains. Et ça, c'est un truc incroyable aussi quand tu es comme ça. Et puis après, se lancer. Et puis après, une fois que tu te sens prêt, tu y vas. Et c'est bon. Après, il faut être très honnête avec soi-même. Mais la progressivité et honnêteté envers soi. C'est le maître mot, je pense. Est-ce que tu as vu une évolution morphologique de tes pieds ? Oui. Très simplement, je vais le comparer par rapport à Altra. Parce que du coup, quand j'ai commencé à mettre les sandales, je mettais du 44 en Altra. Aujourd'hui, la dernière paire que j'ai eue, c'est du 45. en fait le pied il s'est creusé il s'est musclé enfin je pensais pas que tu vois tu pouvais buddy builder un pied mais vraiment il ya 700 je te jure c'est incroyable en fait tu j'ai une copine qui est podologue et j'allais la voir de temps en temps et à chaque fois il me disait mais non mais nico tes pieds c'est bien et tout c'est nickel tu en prends soin moi je me fais des pédicures voilà mes pieds c'est mes bijoux et je suis allé l'avoir trois quatre fois pendant ma transition et à la fin du roi c'est quoi ce pied alors il n'est pas énorme je peux des pieds d'éléphant tu vois mais mais le pied il est musclé il est sain il est costaud il sait il s'est un peu creusé il s'est élargi les orteils ils ont vraiment tu vois j'ai pas forcé il y en a beaucoup qui mettent des trucs tu sais un travail les orteils et tout moi j'ai pas mis de choses comme ça je laisse faire un peu la nature mais je vois que aujourd'hui je peux écarter mes orteils comme j'écarte les doigts de ma main tu vois et quand tu poses le pied en écartant tes orteils qui fait waouh les gars me mettaient pas sur les poteaux de Koh-Lanta parce que tu vas s'accrocher de Gecko non mais tu as une préhension ta fin il ya un vrai truc le pied c'est extraordinaire et en termes de développement de sensations de tout ça ouais il ya un sur les sensations c'est énorme parce que tu ressens autant de choses qu'avec les mains vraiment voir plus sur la solidité sur la flexibilité de la peau ce que c'est quand même en contact même si tu as les sandales c'est en contact avec le froid la terre l'eau et tout et tu te rends compte que des fois tu es sur des endroits où tu as du sable qui passe tu as de la terre tu as des petits cailloux et même des fois je vois je vais me balader pieds est nu et je me dis c'est fou parce que la peau j'ai pas de corne tu vois il y a pas de corne et une peau qui est un peu plus dure mais j'ai pas de corne et en fait tu marches sur des trucs même des fois tu testes tu dis mais waouh ça ça perce pas ça rentre pas tu vois je suis pas sado mais je me dis c'est incroyable la force du truc quoi et tu dis là c'est intéressant ça je pensais tu vois avec la pratique que t'as si tu cours quasiment plus en chaussure je pensais que t'aurais une bonne couche de corne quand même Franchement non J'en ai un tout petit peu qui se développe au niveau externe du talon Et sur la face interne du gros orteil Mais je la ponce au max Parce que Je pense que c'est trop dangereux d'avoir de la corne Parce qu'après ça fait un bloc Tu vois qui va venir faire un Enfin t'as la flexibilité de la peau au dessus La corne en dessous Et le fait que la corne soit bloquée Mais que ça bouge au dessus Je pense que ça va créer des échauffements terribles Après tu développes des ampoules sous la corne Je veux même pas savoir mais mais non j'ai pas de corne j'ai vraiment j'ai pas de corne mais puis j'ai pas des pieds de bébé mais mais presque quoi ils sont tout doux et à la fois hyper solide et là tu dis on a on a cassé enfin on a cassé non on s'est installé dans le confort depuis depuis deux trois siècles mais il ya des dizaines de milliers d'années d'évolution et c'est ce corps il est enfin c'est trop dommage de pas le laisser s'exprimer pas de le en fait ne pas être capable de connaître les limites de notre corps humain c'est peut-être bizarre ce que je dis mais mais de se dire ok les gars il ya il ya vingt mille ans ils vivaient dans des grottes il faisait plus froid qu'aujourd'hui et il n'avait pas les nanopuff pata le laveste cortex la chape cas et duvet valandré moins 30 confort quoi il avait un feu de bois de peau de rennes et il dormait tout ce collet et à la fois ils étaient dehors ils allaient à la chasse ils allaient se laver dans l'eau gelée et ça on l'a on l'a un peu oublié la sandale c'est un pas c'est un début pas vers ça et quand on commence à redévelopper certaines choses en plus de tout ce qu'on a développé à côté aussi je trouve c'est extraordinaire le champ des possibles en fait qui s'ouvre aux personnes qui veulent veulent découvrir ça en tout cas. Oui, complètement d'accord. Et tu sais, même plus proche, je ne sais pas si tu l'as lu, l'Odyssée de l'Endurance, ça te parle, c'est le récit d'aventure de Shackleton. Donc, immense, immense explorateur. On en parlait dans l'épisode avec Mike Horn, tu vois, il racontait que c'était un peu, c'est ce genre de récit qui lui l'ont amené à faire de l'aventure. Et en fait, Shackleton, c'était 1900, c'est tout début de la première guerre mondiale donc 1914 c'est les premières explorations arctiques c'est ça et en fait quand tu vois le récit je l'ai lu avant la PTL justement parce que je voulais m'imprégner d'une histoire vraie qui me fasse un peu redescendre sur terre quand ça allait être dur sur la PTL pour me dire c'est juste un trail on se calme et c'est fou c'est exactement ce que tu dis les mecs ils ont passé des mois à dériver en détresse sur la banquise après que leur bateau en bois écoulé, ils mangeaient que du phoque parce qu'il n'y avait rien d'autre, ils avaient des habits enfin en gros une veste pendant un an et demi par des conditions extrêmes au pôle sud enfin pfff tu te dis mais personne n'est mort ils étaient 27-28 ils sont tous rentrés à la maison alors il y en a plus ou moins abîmés mais ils sont tous rentrés à la maison et aujourd'hui ouais toi tu vois tu fais un 80 km en sandales mais je pense que 99,9% des gens enfin moi tu me fais faire d'un kilomètre sur un sentier je pense que j'ai des pieds en sang et je peux pas m'en remettre tu vois pieds nus donc je pense qu'en fait on est on est installé dans ce complexe là je pense réellement qu'on est beaucoup plus solide que ce qu'on pense et c'est vérifiable et je suis sûr enfin ce sera peut-être pas vérifié parce que parce que nike et compagnie ont pas envie que les gens sachent ça et fasse ça mais honnêtement tu vois tout même je prends mes parents ils ont plus de 60 ans ils sont à la retraite c'est des des purs produits pas du marketing mais tu vas dans le sens où ils ont toujours randonnée en chaussures tu vois chaussures il fallait des chaussures montantes parce qu'il fallait que ça tienne la cheville et il ya deux ans on part à ossois en vacances je veux bien faire une petite pub pour reçoit parce que c'est la station familiale de rêve et je parle l'été surtout l'été avec des 3000 accessibles à pied fin de quoi courir jusqu'à plus soif de quoi fin trop bien des super petits restos enfin vraiment l'endroit idyllique pour passer des vacances sportives et cette année là je prends le parc test avec moi et je leur dis là vous êtes avec nous il ya s'il n'y a pas moyen vous allez marcher en sandales et on part faire une une balade, je crois que c'était au moment où tu peux louer des ânes, on met les enfants sur les ânes, et je crois que c'est ce jour-là que je leur ai fait essayer les sandales pour la première fois. Un peu dubitatif, tu vois. Déjà, ils étaient passés de la grosse chaussure à la chaussure basse. Donc, il y avait une évolution. Et là, ils ont mis les sandales, et mon père, qui est judoka, tu vois, tu te dis, mais un judoka, le gars, il a des pieds, il peut y avoir 200 km devant, il ne bouge pas, tu vois. Et ma mère, qui fait du qigong, du yoga, qui fait beaucoup beaucoup de choses comme ça dans l'équilibré tout et c'était un peu pour eux peut-être une mise en danger tu vois de se dire attend on va aller sur un sentier même si c'est un truc bateau où les ânes passent et où il ya des cailloux il ya tout ça ils ont fini la balade on en a discuté discuté discuté discuté et je sais pas quelques quelques semaines quelques mois après ils avaient acheté leur père et ils repartent en vacances et ils font des randos et ils sont en sandales quoi comme quoi tu vois une fois que tu as passé le le truc du nom mais à sandales qu'est ce que c'est que ce truc alors soit c'est un truc de hippie soit c'est un truc dangereux soit c'est ceci soit c'est cela mais une fois que tu as passé ce cas play que tu dis mais moi en fait je m'en fous je veux juste marché en sandales laissez-moi être qui j'ai envie d'être avec mes sandales aux pieds et quand les gens ils arrivent à s'affranchir de tout ça et qu'ils vont se balader comme ça et et qui redécouvrent des sensations et qui se rendent compte qu'ils n'ont pas besoin de faire une rando de 30 km pour être satisfait. Parce qu'en fait, souvent on se dit, toujours plus, toujours plus, toujours plus. Mais en fait, on peut faire différemment, plus skiffer, plus lentement et vraiment avoir des sensations. J'ai vraiment profité de l'endroit sans avoir été à l'autre bout du truc avec des mises en danger et tout. et tous les gens franchement dans mon entourage énormément de gens, pas tous mais énormément de gens à qui j'ai fait tester les sandales en ont au pied et de avril à septembre dès qu'ils peuvent ils les ont au pied donc c'est comme quoi il y a un truc à l'intérieur et moi je ne suis pas vendeur je ne suis pas commissionné, je n'ai aucun intérêt à vendre des sandales pour Panta c'est juste que en fait l'idée de dire aux gens va voir et regarde tout ce que ça peut t'apporter tu le prends, tu le prends, tu le prends pas, tu le prends pas moi je m'en fous, mais une fois que tu auras testé tu verras que tu vas redécouvrir des choses et c'est incroyable ce que ça permet, il y a même des gens tu vois, de secteur bancaire ou autre, qui ont testé les sandales quand on a acheté, et notamment deux amis qui me disent mais c'est trop bien, je vais faire toutes mes vacances avec et tout alors qu'avant jamais de la vie, tu leur aurais dit sandales un truc et finalement je suis trop bien, ça tient au pied on peut tout faire avec, ça accroche dans les rochers c'est fou c'est vrai que l'accroche j'étais un peu dubitatif sur ça et c'est la raison pour laquelle quand je suis allé tester j'ai pris un terrain, je ne les ai pas testés sur une piste forestière DFC j'étais en fond de combe avec une remontée bien raide des dalles de rochers des épines de pin un peu partout de la terre meuble je voulais voir justement en montée et en descente ce que ça donnait mais tu me l'avais dit avant que ça accrochait enfin voilà c'est des semelles Vibram en plus le modèle que j'ai reçu c'est vraiment des gros il y a un gros grip ça bouge pas et j'avais un doute aussi par rapport au pied parce que forcément il n'y a pas de lacet donc tu as juste une lanière pour tenir le pied tu vois donc je me disais attends comment ça va se passer et en fait ouais c'est assez étonnant mais ça bouge pas quoi t'as pas la semelle scotchée à la plante du pied mais t'as suffisamment de marge de manoeuvre pour sans que ce soit gênant en fait alors et je vais rajouter en fait parce que je m'en suis rendu compte tu vois je parlais d'eau soit tout à l'heure il ya là on y est allé trois quatre fois l'été et il ya un sommet qui s'appelle le râteau d'eau soit c'est un sommet un peu au dessus des 3000 qui est là bas qu alors le col du râteau est accessible en rando il ya un un bon gros dénive, mais ça va. Et après, le râteau, tu montes vraiment, c'est alpin. Tu es sur des rochers, tu es sur des cailloux, tu ne peux pas emmener des enfants ou des gens qui n'ont pas trop le pied montagnard. Et en fait, la première fois que je l'ai fait, je l'ai fait avec des chaussures, justement. Et sur les dalles et tout, souvent, on partait très très très très tôt le matin, et tu arrives sur les dalles, elles sont peut-être un peu humides, il fait froid, il ne fait pas encore totalement jour, tu n'as pas le pas assuré. vraiment ta tête à le pied tu dis ça peut glisser parce qu'en fait quand tu es dans une chaussure tu fais confiance à la semelle parce que tu n'as aucune sensation de ce qui se passe en dessous quand j'y suis retourné deux ans après en sandales j'ai dit je vais remonter au râteau c'est trop beau je vais faire tous les sommets possibles en sandales autour et en sandales j'étais un lapin parce qu'en fait le pied qui s'est musclé mais surtout en fait la souplesse fait que ton pied travaille vraiment C'est-à-dire que quand tu vas coller le pied sur ta dalle ou sur ton rocher, tu as la préhension des orteils. Et plus on est habitué à courir comme ça, plus on est habitué à se déplacer comme ça, plus c'est prégnant. Mais la préhension des orteils sur le rocher, c'est incroyable. Et en fait, la semelle apporte un plus, mais ce qui colle vraiment finalement, c'est le travail de ton pied. tu vas le voir au fur et à mesure et tu vas halluciner de ce que tu peux escalader fin alors sans que ce soit de la varap mais tu vois quand tu as un passage un peu alpin en rocher tu vas voir tu mets une chaussure la chaussure tu peux juste dire bah c'est bon j'ai des bons crampons j'ai confiance ça va tenir la sandale tu colles le pied et c'est tes orteils qui vont vraiment faire le travail et ça change tout c'est comme si tu escaladais un mur avec une main en bois tu vois tu disais bah c'est bon elle est solide elle va ou une ventouse la ventouse va tenir sur l'autre main tata main qui est nature qui est naturel en termes de préhension sur une prise entre la ventouse et la main je suis sûr que en tout cas du point de vue de mes forces du point de vue psychologique du point de vue de tout ce que je peux avoir à l'intérieur de moi la main lâchera en dernier c'est le même principe entre sandales et chaussures en fait et cette sensation que tu as eu c'est vraiment alors pour l'instant peut-être que tu l'as tu t'en es pas rendu compte mais c'est vraiment parce que c'est le travail de ton pied qui fait que ça accroche qui a juste une semelle finalement assez rigide qui colle ouais bah c'est sûr que la semelle est beaucoup plus souple la sandale tu la roule sur elle-même à bas et par rapport à aspérité du terrain et ses terres âges j'imagine que ça colle beaucoup plus au terrain versus sur ma grosse paire de chaussures c'est une paire de main de l'eux bien rigide le truc, tu poses ça sur une pointe c'est une planche, ça reste un bon point mais ok super intéressant dernier sujet peut-être sur les sandales, tu parlais de peut-être que le gros sujet c'est s'affranchir des croyances qu'il peut y avoir autour de la sandale, j'ai quand même l'impression que c'est un peu un gros frein, c'est le frein social en fait moi typiquement quand je les ai mis je me suis dit bon, genre je rigolais avec ma femme je me suis dit bon là tu vas voir qu'au moment où je mets mes sandales je vais avoir l'air, tu vois je vais marcher un peu comme sur des aiseaux au début je vais être pas trop sûr je vais croiser une classe verte de 40 enfants qui vont me regarder en mode et ça a failli arriver mais ouais tu dirais que apparemment tu l'as fait essayer à beaucoup de gens autour de toi ce frein social c'est peut-être le principal ou le plus compliqué à surpasser alors là dessus peut-être que ça vient aussi de mon côté prep mental et de mes aventures et de mon indépendance personnelle mais je me suis jamais soucié de ça après tu le subis quand même de temps en temps mais mais plutôt rarement tu vois les seuls endroits où vraiment j'ai eu des des trucs à retenir ben je parlais du râteau d'ossoie ce jour là je fais une sortie de fin je passe à devait faire un peu plus de 30 bornes ça faisait petit 4000 de dénivelé donc une sortie vraiment costaud tu vois et dans la descente je me dis là j'ai 1200 mètres de négatif mais je les tarte vraiment je les tarde je vais à fond je descends comme une pierre j'arrive en bas et je mange et en fait dans la dent dans la montée je croise personne parce qu'il fait encore nuit et dans la descente le jour commence à se lever et moi je suis à la frontale et j'arrive d'école où tous les gens commencent à arriver tu vois je les vois super loin en dessous et je commence à descendre à fond et les gens s'écartent à la descende à aller tout bon je discute pas je je cours, je cours, je cours. Et à un moment, il y a un mec qui se met à moitié en travers et qui me dit « Tu te rends pas compte, t'es fou ! Tu vas te casser le pied et tout, machin ! » Et je lui dis « Bonjour Jean-Jacques, qu'est-ce qui se passe en fait ? Pourquoi tu me cries dessus ? » Il me dit « Mais t'es en sandales, on fait pas de la montagne en sandales et tout ! » Et à ce moment-là, le gars, moi j'étais hyper pisse, j'étais dans ma sortie et tout, et je lui dis « Ok, tu passes combien de temps en montagne par an ? » « Tu passes combien de temps sur les sentiers par an ? » « Bah, 5, 6 jours, 7 jours par an je dis mais moi tous les jours, toute l'année je suis dehors, toute l'année je suis en sandales, je suis pieds nus donc laisse moi faire mon truc me juge pas, amuse toi je m'amuse et terminez et je pense que c'est retombé je suis reparti en courant à fond et ce jour là j'ai eu ça c'était un peu plus virulent mais pas tant et après sinon sur les courses alors sur les ultras ce qui est assez drôle c'est que quand t'arrives sur des courses forcément avant le départ oh tu cours avec ça mais attends tu vas pas faire ça t'as vu le terrain et tout mais tu connais mais t'es sûr qu'on peut faire ça comme ça bah ouais écoute ça devrait le faire je m'inscris pas à une course je viens pas en sandales je suis pas fou et je pense que même un fou s'il est pas expérimenté il va pas venir faire ça comme ça ou alors vraiment il y a un problème mais après pendant les courses t'as souvent la course forcément tu te retrouves dans un groupe de niveau finalement avec des gars et des femmes qui s'entraînent autant que toi voire plus que toi pour avoir le niveau dans lequel tu te trouves dans cette espèce de petit espace temps dans la course et à la fois tu te fais doubler et les gars en te doublant respect, sandales et tout et à la fois comment tu fais c'est pas possible d'être en sandales ici et tout et des fois aussi vraiment des gens c'est cool et ça va bah ouais ça va super et ça sur les ultra c'est vraiment comme ça donc c'est très smooth après sur les petites courses tu vois là j'en ai fait une il y a un mois et sur les petites courses moi j'y vais pour faire la course sur les petites courses c'est vraiment fun tu vois jusqu'à 30 bornes en trail là c'était 20 bornes avec 800 des plus donc une course qui allait être assez technique parce que dans le nord il n'y a pas beaucoup de massifs donc c'est vraiment des pif-paf, mais hyper raides, très techniques, et au départ, je me mets avec mes potes qui, la semaine d'après, vous allez championnat de France de trail court à la Cité de Pierre, donc des gars qui sont solides, tu vois, on est sur la lisse au départ, et il y a 2-3 mecs de club qui sont derrière, qui se foutent de ma gueule, qui se disent, ah de toute façon on va lui marcher dessus, ouais, de toute façon il va faire 100 mètres, et puis c'est fini, il se la raconte, ouais, machin, et en fait, le départ est donné, on court, moi je fais ma course, et ces gars-là, je les vois jamais. Et à la fin, j'arrive. Je vais boire un coup. Ils arrivent et puis, ouais, t'as fait la course comme ça, tout le long et tout. Je dis, bah ouais, je viens de finir. Et vous, ça s'est bien passé ? Non, mais attends, tu rigoles. T'as abandonné. Les gars, on s'en fout. On a couru. On s'est éclaté. C'est tout. Donc après, je suis pas un grand athlète. J'ai fait le choix de courir en sandales, donc forcément moins vite. Dans les descentes, tu vas beaucoup moins vite. Tu peux pas... Tu vois, sur route, en descente, cet été, j'ai fait une course. j'étais dans les 10 premiers mais dès que ça a commencé à descendre fort je perds 10-15 places parce qu'au delà de 16-17 à l'heure en descente en sandales les pieds ça devient dangereux moi j'ai pas envie de me blesser mais après, souvent c'est des réactions soit des compétiteurs un peu frustrés de se dire moi je m'entraîne toute l'année et j'arrive au même niveau ou moins bien alors que je suis en chaussures que je mange, que je bois, que je truque, que bidule que tout ça c'est finalement assez rare et de plus en plus rare soit c'est des gens qui sont juste waouh enfin c'est super cool et si tu t'arrêtes et que tu parles avec ces gens là tu peux être sûr que si tu avais le part est ce qui testerait et deux semaines après ils en auraient au pied quoi parce que je dise mais si c'est possible pourquoi moi je peux le vivre aussi ça a l'air génial ce qu'il est en train de vivre ce mec en sandales il a il a les pieds dans dans la neige dans la glace dans l'herbe et tout mais ça doit être incroyable et c'est beaucoup plus souvent comme ça que qu'avec de l'animosité franchement c'est un mais tu surprends les gens quand ils devaient arriver surtout en montagne ou ou sur les nevets et des fois tu montes à 2005 au delà de 2005 presque 3000 tu as des traversées de nevets et t'as les randonneurs bon qu'on les gros sac tu vois et tu as des trailers et à et toi tu es en train de redescendre ce que tu es parti dans la nuit et eux ils sont en train de monter et là ils te voient descendre tu as tes bâtons tu es sur le nevets en train de glisser et où il doit arriver ils font un m'été des montées comme ça ouais c'était trop bien les gars et là c'est drôle mais c'est jamais enfin une fois je te dis un peu d'animosité sinon c'est toujours de la surprise et de la curiosité ok ok ok moi je vois ça me rappelle en suisse quand j'avais commencé à courir avec les failles en five fingers c'était assez rigolo parce qu'il y avait souvent des gens qui se retournaient tu vois je courais plutôt environnement urbain donc là où j'habitais à Basel et les gens se retournaient déjà en Five Fingers tu vas voir tu vas être surpris de la normalité au début tu dis je vais passer pour un extraterrestre et finalement t'es dans ton truc il y a des réactions c'est sûr il y a des réactions tout le temps mais c'est pas disproportionné
Loïc ok
Nicolas on aura fait un bon gros focus sur les sandales. Ce que je te propose, c'est peut-être qu'on passe à la partie préparation mentale. Yes. Puisque tu disais, tu es préparateur mental. J'imagine qu'avec ta pratique du trail et du long notamment, il y a des choses que tu mets en pratique toi-même. Là encore, peut-être qu'on peut commencer par le commencement. Qu'est-ce qui fait à un moment donné que tu t'es dit que tu voudrais accompagner des gens sur ce sujet en particulier ? Alors, on va remonter loin du coup mais en fait tu vois il ya eu cette rupture du sport jeune dont je parlais tout à l'heure et à ce moment là je me souciais de rien enfin je veux dire quand tu fais du sport comme ça tu es presque fin là je venais de signer un contrat du coup que j'ai jamais mis en place mais mais tu pars pour être logé nourri blanchi habillé limite il ya quelqu'un qui téléphone pour te réveiller le matin enfin c'est fin c'est assez dingue comme comme truc et encore c'est pas du foot tu vois mais tu as ce côté où tu es ultra chouchouté où tout le monde est fier de toi où tout le monde est content et il se dit ah la fière fin waouh et quand ça s'arrête je reçois un courrier où on me propose de faire une formation d'arbitrage tu vois je me dis merde non en fait là tout de suite j'ai pas envie d'être arbitre et du coup tu es en pleine construction de toi même tu as plein de trucs qui te passent dans la tête tu as choisi tes cours en fonction de ça pour te dire ben voilà je vais pas dans la facilité mais je vais dans un dans un cursus qui me permet d'être clairement focus sur le sport et parce que je suis un peu attentif et que je fais attention et qu'en cours je bosse je m'en sors très bien mais du coup je me retrouve dans un cursus finalement commercial qui est sympa mais avec certaines valeurs où je me retrouve vraiment pas du tout et ce côté sport qui vient de se terminer donc à côté bon je continue de faire du sport, je passe quand même un brevet d'état d'éducateur sportif, je suis quand même animateur et éducateur pendant tous mes temps libres, mes congés, etc. Et quand je commence à faire mes formations justement de brevet d'état, d'animateur, donc BAFA, BAFD, tout ça, tu vois, je regardais les formateurs et je me disais, il y a un truc. J'adore le fait de passer des messages, le fait d'étudier un truc et de le transmettre, enfin il y a un truc qui se passe, et je fais mon bonhomme de chemin, je devais animateur, directeur de structure de loisirs, ce métier là malheureusement il ne se pérennise pas, parce qu'à un moment je vais devenir propriétaire, je vais acheter mon appartement, je vais avancer, et ce n'est pas possible, c'est des CDD renouvelés, renouvelés, renouvelés, renouvelés, et la projection est difficile, donc un jour je vais taper à la porte d'une agence immobilière, et vraiment tapé à la porte avec un CV, une lettre de motive en me disant ma mère connaissait plus ou moins la dame qui avait créé cette agence parce qu'elle avait travaillé dans l'animation avec et tout et elle me dit va la voir, demande lui ce qu'il faut faire pour devenir agent immobilier et puis tu verras bien et là j'ai quoi ? Je dois avoir 22-23 ans je vais taper à la porte, je leur dis écoutez moi je ne connais rien à l'immobilier mais je sais de quoi je suis capable, je suis un bosseur et ça m'intéresse j'ai vendu la maison de mes parents en faisant les visites et tout donc qu'est-ce qu'il faut faire, où est-ce qu'il faut se documenter qu'est-ce qu'il faut apprendre, où est-ce que je peux trouver des sources et tout et alors ils me disent bon là il n'y a pas de boulot tout de suite, au premier entretien ils me disent j'ai pas de poste à te proposer par contre tu peux aller à cette librairie là dans Paris donc je sors de l'agence, il doit être je sais pas à 14h, je vais à Paris je vais à la librairie, je prends les bouquins je bosse, je bosse, je bosse boss et peut-être quoi trois quatre jours après le patron me rappelle et me dit écoute j'ai un poste à ce niveau là si tu veux commencer on commence le début de mois prochain tu essaies et on y va et du coup j'arrive avec une envie mais immense tu vois de bosser de faire mon truc c'était sur le côté location je bosse je bosse je bosse je bosse et à côté je vais en formation et à chaque fois que je vais en formation je vais être de l'autre côté de la table je vais être de l'autre côté de la table, je vais être de l'autre côté de la table, j'avais vraiment, tu vois l'aspect pédagogique que j'avais développé sur toute ma partie d'avant, et voilà, donc il se passe ça, après les projets familiaux se mettent en place, on achète l'appart, tout commence à se développer, et puis on part en province, en province, du coup je suis obligé de changer de boîte, je me retrouve à un moment avec plus rien, je cherche les offres d'emploi, je postule dans une banque, je rentre dans une banque, je vais en formation quasiment deux mois à Paris, et là je dis mais il faut que je sois de l'autre côté de la table, c'est pas possible, enfin je suis fait pour être de l'autre côté de la table, et après ça se confirme avec mes collègues etc, parce que je fais un peu référent, on vient me demander des trucs et tout, et puis il y a le trail qui devient de plus en plus prégnant, il y a l'ultra-endurance, il y a ce côté voyage intérieur, toute ma spiritualité sur justement les aborigènes d'Australie avec le didgeridoo, la course minimaliste, tout cet espèce de complexe que je suis venu chercher, un peu nature et tout, qui se développe, qui se développe, qui se développe. Et vraiment, quand je dis les sandales ont changé ma vie, c'est qu'elles m'ont permis de mettre un accélérateur énorme sur qui je suis, qui j'ai envie d'être et qui je veux devenir. Et en fait, je cherche, je me dis, allez, c'est bon, là, maintenant, je m'affranchis, je développe mon truc, c'est maintenant. et là je me lance, ça devait être 2019, je commence vraiment les formations, j'achète tous les bouquins que je peux, j'ai étudié toutes les théories de préparateur mental français de Claude Target, je suis désolé monsieur Target, mais franchement j'ai pas fini, c'était impossible à terminer, mais tout le reste je m'inscris à des formations, je me forme, je me forme, je me forme, là j'ai investi énormément d'argent dans la formation et là actuellement je travaille avec l'académie de la haute performance, donc je continue encore d'étudier, de chercher, de tout ça et puis à un moment la boîte se crée je commence à avoir des contacts finalement je fais jouer mon réseau parce que je vais former dans l'agence immobilière avec qui j'avais travaillé et puis au travail je teste 2-3 petites, vraiment des bribes sur quelques collègues et là je me dis ah ouais, la puissance du truc et puis plus ça va, plus je me passionne et puis en fait là c'est un truc, tu me dis demain tu signes un club où demain tu vas bosser tu vois là j'ai une comédienne de l'opéra l'opéra urbain de Molière prochaine comédie musicale de Novatia qui va bientôt tourner j'ai un explorateur qui vient de finir la traversée de l'Islande d'Est en Ouest en hiver en vélo ça d'ailleurs je te donnerai son nom parce que je pense que ça te fera un super épisode vraiment tu m'as dit c'est en hiver vélo j'ai tous mes voyants qui sont allumés d'un coup je savais j'ai un club d'athlètes local qui m'a confié des athlètes de très haut niveau aussi tu vois qu'ils finissent le 10 km on est sur 30 minutes le 5 km on est sur 14-30 le 800 m on vise un peu en dessous des 1,50 j'ai des athlètes et puis à la fois j'ai aussi des projets en entreprise j'adorerais alors je sais que t'as un réseau de fous avec ça mais c'est peut-être qu'ils m'aideront mais j'adorerais un jour travailler pour des forces militaires tu vois là j'ai peut-être un contact au niveau de la police mais ça c'est des métiers, j'adorerais les approcher par là et après j'ai des suivis, des gens qui créent leurs entreprises j'ai même des jeunes, ma première cliente c'est ma fille qui fait de l'équitation, qui a 8 ans et hier soir, tu vois le soir plutôt que de lui raconter une histoire, elle me dit non ce soir papa je voudrais que tu me fasses un peu de préparation mentale pour mon concours dans 10 jours, je dis bah ok on y va tu vois et ça va ouais de 6 à plus de 80 ans, je me suis occupé d'une dame qui était malade et qui voulait se sentir bien avec ses enfants parce qu'elle va être emportée par la maladie et elle voulait bien le vivre et elle a vu des psychiatres et ça ne marchait pas et de bouche à oreille, on a discuté, on a travaillé ensemble et elle s'est complètement détendue elle va super bien elle est en fin de vie quand même par rapport à sa maladie mais ça touche vraiment tout le monde et le côté recherche, apprentissage, transmission c'est une de mes valeurs les plus hautes avec la famille et le sport aventure donc je suis vraiment dans mon élément là Génial, comment tu présenterais la préparation mentale de manière synthétique à quelqu'un qui ne connait pas forcément cet univers ? En fait pour faire vraiment très simple quand on parle de performance souvent on assimile tout à la performance aujourd'hui la performance c'est un mot génial je vais partir de là, la définition que je donne de la performance c'est de donner le meilleur de soi même que tu sois débutant ou Kylian Mbappé la performance c'est la tienne à partir de là souvent on dit que la performance se construit autour de quatre piliers technique tactique physique mentale classique et ça on répartit c'est à dire que ces quatre curseurs on les met où on veut et à la fois la technique tu la développe pas sans le mental la tactique tu la développe pas sans le mental le physique tu je ne le développe pas sans le mental. Donc le mental, il est quand même plutôt important dans la balance. Et du coup, le mental, je dirais que c'est l'énergie de l'être, de la pensée, qui va diffuser un petit peu comme une onde électrique dans le corps via la moelle épinière à tous les membres pour pouvoir bouger. Après, il y a la préparation mentale classique, c'est une boîte à idées. C'est vraiment un établi qu'on peut transporter avec soi, dans lequel on va ouvrir des tiroirs sur la confiance en soi, sur la motivation, sur la concentration, sur l'estime de soi, sur des exercices de respiration, des routines, des ancrages, que sais-je encore. Enfin, plein de techniques vraiment dédiées à une situation. Et à la fois, tu as la partie aussi préparation mentale, et c'est ce que j'adore et que je travaille actuellement avec l'Académie de la Haute Performance, où là, on travaille sur l'identité. En fait, un outil, je dirais que l'outil c'est le pansement, l'identité c'est la source. Et à partir du moment où tu vas travailler sur la source, sur l'être, sur certains blocages qu'il peut y avoir et que tu as déverrouillé ça, à partir de ce moment-là, tu peux aller mettre en place des outils pour différentes situations. et voilà la préparation mentale c'est ça c'est de partir dans sa thématique dans son boulot dans son sport, dans son projet personnel avec un état d'esprit qui soit les plus disponibles possibles et les plus focus possibles sur cette tâche que tu vas faire je ne sais pas si ça convient comme définition mais en tout cas c'est comme ça super clair c'est intéressant ce que tu partages sur l'approche par l'identité ça me fait un peu penser à je ne sais plus où est-ce que j'avais lu cet exemple je ne crois pas que ce soit dans la bible de la préparation mentale puisque tu parlais de méthode Targé mais c'était peut-être Atomic Habits ou quelque chose comme ça un livre tu vois aussi sur le sujet de comment mettre en place des habitudes qui durent dans le temps c'était l'exemple de J'arrête la cigarette ouais il disait en fait il ya deux manières de le dire tu vois une soirée on propose une cigarette soit tu dis non j'essaie d'arrêter la cigarette donc là tu parles plutôt de l'habitude que tu es en train d'essayer de mettre en place ou alors tu dis non je suis pas fumeur en fait et là tu touches à l'identité c'est exactement ça et ça alors le travail sur l'identité les américains ont 40 ans d'avance sur nous mais mais c'est exactement ça en fait c'est d'incarner qui j'ai envie d'être de manière à le devenir c'est c'est pas plus compliqué que ça après on reste ce que j'explique toujours c'est que faut rester dans le respect des autres dans le respect de soi même dans ce qu'on pourrait appeler la bienséance mais si demain j'ai envie d'être un champion dès aujourd'hui faut que j'ai l'attitude d'un champion et l'attitude d'un champion c'est pas j'ai gagné à médaille des jo tu vois l'attitude d'un champion c'est ok je me couche à telle heure je mange à telle heure je quand je me lève le matin je suis frais dispo déterminé ok j'ai mes routines boum je fais ma séance de muscu je fais mon truc là à partir du moment où j'incarne cette idée que je suis un champion je vais pouvoir devenir ce champion là mais tant que tant que je ne suis pas c'est je dois où il faut ça ça n'existe pas en fait ça ne fin ça n'a pas de sens il faut vraiment un carnet ça et c'est la base je pense que c'est vraiment la base du travail et effectivement quand tu dis non j'essaye d'arrêter déjà il ya j'essaye t'étais mal barré d'arrêter c'est négatif le cerveau il a du mal je fume pas là c'est autre chose c'est vrai que l'exemple est très très très très bon pour imager ce qu'on vient de dire. Pour faire le parallèle avec le trail et peut-être même l'ultra, alors tu t'expliquais qu'il y a un peu deux niveaux, j'ai l'impression, dans ce que tu partageais sur la préparation mentale. On va dire le niveau pansement, la boîte à outils. Et moi, c'est vrai que c'est plutôt, quand j'ai passé ma certification de préparateur mental, c'était plutôt ça. en gros on nous présentait ce qu'il y avait dans une énorme boîte à outils on nous faisait le lien avec certaines situations où ça pouvait être pertinent mais on n'avait pas trop touché à cette notion d'identité mais en tout cas cette boîte à outils je pense quand même dans certaines situations c'est peut-être ce qui est vraiment approprié notamment dans des situations où tu as besoin de te remobiliser rapidement comme un ultra où tu te prends un énorme mur à un moment donné toi dans ta pratique comment est-ce que tu utilises la préparation mentale Alors la première chose, vraiment, moi ce qui, une des choses qui a fait que j'ai avancé assez vite dans ce domaine là, c'est mes capacités respiratoires par rapport justement au didgeridoo, par rapport à la façon dont je travaillais ma respiration au quotidien, sans me dire que ça allait être un jour un des éléments de mon boulot. Mais il y a vraiment la respiration La conscience de sa respiration Le travail de la respiration Tout ce qu'on peut faire Après comment Je le mets en place En course Ou à l'effort C'est très C'est assez compliqué Parce qu'en fait Encore une fois j'incarne vraiment ce que j'ai envie d'être Tu vois Là je vais faire un 500 km en VTT, c'est un off, c'est perso, mais je vais me donner moins de 3 jours, c'est la première fois que je fais un défi comme ça, j'ai acheté le VTT il n'y a pas longtemps, d'occasion, et hier, je faisais ma première grosse sortie, tu vois, avec une partie de nuit, vraiment en sentier, et en fait, je pars, super content, super prêt, j'ai fait tout mon petit setup, je suis trop content, je teste le poids, je teste les sacoches, je teste les trucs, et au bout de 10 bornes, avec la tempête qu'il y a eu ces derniers jours, en fait il y a des arbres dans tous les sens, et je passe par-dessus un arbre, je ne vois pas celui qui est derrière, je plante et je m'explose la jambe, le tibia sur une souche, et ça me lance une douleur de taré dans tout le tibia, et à ce moment-là, il y a 2-3 solutions, soit j'ai mal, je pleure, je descends, j'arrête, soit soit ok pourquoi je suis là qu'est ce que je fais là quel est le but de cette sortie c'est de tester des choses ok bon je tapote ça a pas l'air trop abîmé ça a pas l'air trop saigné en tout cas à travers le cuissard il n'y a pas de traces je me dis bon ben continue on est là pour tester on teste et est toujours tu vois franchement hier il devait pas pleuvoir il a plu tout le long il ne devait pas y avoir du vent du sud il devait y avoir un vent du nord qui devait me pousser vers le sud j'ai eu du vent du sud qui me poussait enfin tu vois des conditions vraiment pourries de la pluie tout gris et tout pas beau des chemins défoncés des arbres en travers enfin un peu plus de 80 bornes c'était vraiment pas facile et surtout pour une première sortie vtt après des années sans aller sur les sentiers en vélo que sur la route et en fait mais à chaque moment où c'était dur je me dis ah trop bien je vais apprendre à passer mon vélo par dessus l'arbre oh trop bien des cailloux et puis aussi des moments où je me dis en toute conscience tu vois il ya des chemins il ya quelques années je faisais du vtt un peu plus poussé un peu plus enduro sans aller dans l'extrême technique je suis pas un grand technicien mais il y avait des endroits avec des rochers je passais on n'en parle plus et est là plus sur la retenue parce que bon parce qu'il ya de la maturité parce qu'il ya eu des opérations aussi parce qu'il ya eu de la casse mais aussi parce qu'il ya les enfants parce que je suis dans l'idée d'un voyage au long cours en solitaire et que dans ces conditions là s'il ya un doute il n'y a pas de doute en fait si ya un le fait de voir passer l'obstacle je descends j'évalue je porte mon vélo et à la fin de la sortie le mec qui me dit ouais tu es pas passé là techniquement tu es mauvais je dis ouais mais regarde j'ai fait toute ma sortie j'ai fait mon voyage je suis en bonne santé je suis bien et j'ai kiffé et ouais je me suis vraiment affranchi de des autres mais alors ça c'est un truc ça bon vraiment un affranchissement total des autres et dans l'effort je pense que quand même développer une bonne alors ça c'est personnel mais j'ai développé une capacité à me à me réjouir des difficultés honnêtement aujourd'hui je vais pas faire yoann mette est de saufsain 512 mais le cas tu rencontres un mec tu as jamais fait de sport le gars il te dirait je vais aller courir la ptl faute peut-être qu'il va neiger il va pleuvoir il ya 26000 mètres de dénivelé il ya 300 bornes le guide regarde il fait pourquoi tu fais ça j'ai envie de me tester j'ai envie de savoir jusqu'où mon corps peut aller j'ai envie de vivre dans la nature j'ai envie de tout ça machin ouais mais tu vas être défoncé tu vas voir mal tu vas prendre des risques tu vas ouais c'est trop bien c'est ça en fait l'état d'esprit c'est tu as et quand quand je pars sur des sur des challenges comme ça j'y vais pas pour être premier j'y vais pour être moi même et moi même c'est un mec qui part à l'aventure en solo et qui teste des trucs et qui qui vit qui vit son rêve donc en fait si c'est dur après je me connais assez physiquement pour dire bon ben tu vois hier enfin enfin autour des du 60e je roulais quand même bien j'avais quand même une moyenne qui était correct très correct vu le terrain et je me dis ok il me reste 20 25 bornes ben on est sur une phase de test donc on va on va descendre un peu les vitesses et on va pousser un peu sur les cuisses parce que parce que c'est de l'entraînement et cette difficulté je les cherchais on m'a pas mis un fusil sur l'épaule en me disant tu y vas et de façon si tu cours pas tu te fais tirer comme un lapin tu vois Donc j'ai vraiment fait la paix avec la difficulté, avec les grosses épreuves. Et vraiment un truc que je fais systématiquement avant un défi, c'est que souvent, et à 95%, en France en tout cas, on manage un projet par son résultat. Tu vois, être finisher. Enfin, je dois finir, il faut que je finisse. Mais en fait, les « je dois », ils ne tiennent pas compte de toi. mais je suis finisher je suis déterminé à aller jusqu'au bout là on est sur quelque chose tu vois on a switché complètement l'état d'esprit est vraiment au début de chaque défi le défi je le remets à sa place c'est à dire que le défi je le vois comme comme mon maître absolu au départ je me dis là je vais faire un 500 km en vtt j'ai jamais fait ça je l'aventure et ça paraît énorme et en fait le défi je vais le regarder dans les yeux je vais lui dire tu sais 500 km c'est 500 fois un kilomètre et c'est tout donc reste tranquille je vais venir chercher mon gars et ça va bien se passer donc c'est vraiment revenir à cet état là et après bien évidemment quand tu travailles sur la paire fait où il ya plein de choses mais mais l'idée c'est de se dire pourquoi je le fais si je le fais parce que parce que ça m'anime parce que c'est mon plaisir ce que je vais rencontrer des situations difficiles desquelles je vais je vais apprendre à m'extraire il n'y a même pas de question de résistance tu vois ça devient un chemin et oui je parlais de la ccc où j'ai souffert la descente de la flégeère je crois que j'ai jamais souffert autant des genoux mais vraiment j'avais c'était terrible je me mettais en marche arrière je me remettais en marche avant enfin tu as déjà dû vivre des trucs comme ça je pense que je n'ai pas encore écouté sur ultra toll mais j'ai hâte parce que je veux savoir ce qui s'est passé dans cette course mais c'est ça tu as des moments où le Graal finalement le Graal c'est juste un pied devant l'autre et si je dois le faire en marche arrière, je vais le faire en marche arrière mais je vais aller le chercher et je pense que le mental aujourd'hui en tout cas dans notre société il est juste là, juste de remettre les choses à leur place et en entreprise c'est hyper prégnant. Tu arrives le 1er janvier c'est la fête, le 2 janvier on te dit tu as tant de trucs à faire, tu as tant de trucs à faire, tu as ça de résultat, tu as ça de résultat, tu as ça de résultat et les gens tout de suite ils se se mettent en opposition, mais ne me dicte pas ce que j'ai à faire. Moi, j'ai des choses à apporter à l'entreprise, j'ai un caractère, j'ai une éducation, j'ai une façon de travailler, je ne suis pas là pour venir me tourner les pouces, j'ai une identité propre et je vais développer ça dans mon travail. Et c'est le développement de ma personnalité dans mon travail qui va faire que ce résultat-là, sans que tu m'en parles, je vais le dépasser. Et souvent, en fait, on a un vrai problème en France avec ça, c'est qu'on manage le résultat, on manage la réussite, plutôt que de manager l'être de la personne qui va être et qui va faire qu'on va réussir à cette chose là donc vraiment encore une fois tu vois hier c'était le marathon de Paris et ben le marathon de Paris c'est 42 fois 1 km c'est 2 fois 1 SMI c'est 4 fois 11 bornes enfin 10 bornes et on remet les choses dans leur contexte et si je me suis inscrit c'est que j'ai envie de vivre le truc si j'ai envie de vivre le truc ben ouais va y avoir sûrement de la souffrance va y avoir des moments difficiles peut-être que je vais être malade peut-être que tout ça ok, est-ce que j'ai envie de vivre cette expérience pourquoi je la vis, j'ai toutes mes raisons je les mets, si à un moment j'ai un doute je vais regarder mes 20, 30, 40, 50 raisons s'il faut, bon bah ok j'y vais, et puis si à un moment il y a un truc qui fait que j'y vais pas mais j'en ai rien à foutre du mec qui va me dire ouais tu t'es inscrit, t'y vas pas aller déjà je me suis inscrit, parce que tu t'es déjà inscrit à un marathon, enfin sans aller dans l'extrême mais voilà, c'est un peu ça l'idée ok, j'ai l'impression d'entendre finalement être au clair sur ces motivations profonde, tu vois, ces vraies motivations perso plutôt que en fait ça me fait un peu penser à un échange que j'ai eu avec une fille qui s'appelle Caroline Prigent la fameuse, ouais ouais on s'est rencontré l'année dernière et on a beaucoup échangé donc ouais ouais on discute souvent ok, donc qui fait l'ultra-cyclisme et qui est en train de faire une transition sur l'ultra-trail je sais pas encore peut-être que son épisode sera déjà sorti avant le tien, dans tous les cas je mettrai un lien c'est trop marrant c'est une source ouais ouais ouais carrément et puis on parlait justement elle nous racontait une course qu'elle a fait dans l'Atlas au Maroc où il y avait pas où le mental était pas là en fait alors que tout le reste c'était un format qu'elle avait déjà fait des distances qu'elle avait déjà fait une logistique qu'elle avait l'habitude de gérer voilà elle était dans son élément son élément étant l'ultra et à partir du moment où le mental n'était pas là l'envie n'était pas là elle a trouvé des problèmes auxquels elle avait déjà des réponses qui étaient je dois arrêter tu te convainc c'est ça et c'est assez facile c'est très facile d'autant plus que le corps si tu lui laisses le choix de passer devant ton cerveau je l'ai suivi sur l'Atlas Mountain Race et c'est sûr que c'était extrêmement dur et même de l'avoir comme ça sachant tout ce qu'elle a fait ce qu'elle est capable de faire parce que c'est une machine et je la mets dans la catégorie des poètes un petit peu ingénieurs mais très poètes parce que déjà elle écrit extrêmement bien mais au delà de ça je l'ai vu en fait je voyais ses stories, je voyais ce qui se passait je voyais les conditions aussi par les autres participants et c'est vrai que le corps à ce moment là si le doute commence à s'installer en plus le froid ils ont eu de la neige ils ont eu du froid vraiment intense ils ont été mouillés c'est une course qui fait partie des plus exigeantes en termes de c'est pas du gravel mais c'est plutôt du VTT et en fait c'est sûr que là quand le doute commence à arriver et que c'est une course qui est tellement longue que t'es obligé à des moments là pour le coup tu peux pas te dire je dors pas c'est pas possible et quand tu commences à dormir avec ton esprit ton inconscient qui veut dormir ton conscient qui sait pas trop et que toi t'es défoncé, t'as froid t'as faim et t'as pas la sécurité de la suite c'est compliqué c'est vraiment très compliqué mais encore une fois je pense que cette aventure là elle va avoir beaucoup plus d'effets positifs pour elle qu'elle n'en a eu de négatifs ça c'est une certitude parce qu'elle a découvert énormément de choses dans cette aventure. Tu vois, on ne l'a pas débriefé plus que ça. En tout cas, on n'en a pas discuté. Mais en tout cas, moi, je reste convaincu que cette aventure et cet échec, ça va être beaucoup plus formateur que si elle avait terminé. Super, j'ai fini et tout. Ça s'est super bien passé. Je pense qu'il y aura beaucoup plus d'effets positifs que des effets négatifs à ça. Et c'est ce qu'il faut retenir, en fait. Après, souvent, les gens me disent, ouais, les bateaux, la phrase de Mandelas, soit je gagne, soit j'apprends, mais elle n'est pas bateau du tout. En fait, c'est... Tu vois, ma fille, aujourd'hui, hier soir, la première chose que je lui demande. Je lui dis, c'est quoi ton concours ? Quand on parlait de son concours, elle me dit, j'ai un peu peur de perdre. Je lui dis, c'est quoi perdre ? Apprendre. Je dis, bon, tu vois, c'est... Alors, elle n'a pas... C'est pas une championne du mental et tout, il y a du chemin, mais déjà, quand tu commences à rentrer ça, tu te dis c'est le bon chemin c'est la bonne voie et c'est pas du tout un échec d'avoir en plus la façon dont elle l'a fait elle y est pas allée en avion elle a suivi son éthique jusqu'au bout elle a pris des trains, elle a pris un bateau elle a fait des liaisons en vélo elle a fait ça vraiment dans son éthique elle a fait la course comme elle voulait la faire en défendant des marques et des valeurs qui étaient les siennes c'est énorme c'est énorme et le gars qui vient ou la nana qui vient et qui lui dit non mais de toute façon t'as pas fini mais en fait allez on s'inscrit l'année prochaine si tu veux et on la fait en bio tu prendras une petite leçon c'est énorme ce qu'elle fait
Loïc yes
Nicolas excellent il va y avoir un épisode avec Caroline du coup tu le sais en exclusivité yes écoute Nico c'était déjà bientôt deux heures c'était passionnant en fait ça me fait halluciner parce que j'ai pas du tout vu le temps passer c'est un peu le dénominateur commun à quasiment tous mes épisodes quand il y a un bon flow tu vois je regarde l'heure je me dis oh punaise ça fait quasiment deux heures mais alors en tout cas passionnant tu vois cet échange sur ton approche sur comment est-ce que t'en es arrivé à cette pratique plutôt minimaliste de la course la préparation mentale comment est-ce que toi alors on a parlé vraiment de plein de choses mais s'il y avait peut-être un message que tu voudrais partager pour conclure un petit peu cet échange, ce serait lequel ? Un message pour conclure, c'est que quand on a bien défini les pourquoi, les comment, ils arrivent. Le comment se définit dans le pourquoi. Si on a bien défini le pourquoi, le comment découle. Génial. Trop bien. Écoute, merci beaucoup Nico. Encore une fois, vraiment passionnant. Je mettrai, si les gens veulent te fiver, te contacter donc t'as deux comptes sur Insta c'est Nico et Capdru ouais c'est ça, Capdru c'est le côté pro et Nico Dédru c'est mon côté à moi, bon après des fois ça se recoupe un peu, je suis pas un grand un grand champion des réseaux sociaux mais ouais, Capdru c'est A-P-D-R-U-S ou Nico N-I-K-O underscore D underscore Dru la fameuse parfait, génial merci beaucoup Nico, bonne continuation et peut-être un séjour sur une course en sandales du coup Eh bien, écoute, avec grand, grand, grand plaisir. Et si je descends dans le sud, un de ces quatre, je viendrai courir avec toi. Carrément, carrément. Je ne t'ai pas ça obligé. Merci, Niko. Merci à toi pour l'invitation. Merci beaucoup. Merci d'avoir écouté l'épisode dans son intégralité. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que ce que j'en ai eu à l'enregistrer. Si vous avez des feedbacks, vous pouvez me contacter sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Je fais mon maximum pour que vous viviez de super expériences audio avec mes invités. Chaque épisode demande beaucoup de temps et d'énergie. Si vous appréciez mon travail, la meilleure façon de me soutenir, c'est de partager cet épisode à au moins 3 personnes qui aiment se dépasser. Si vous écoutez le podcast sur Apple Podcast ou Spotify, prenez quelques secondes de votre temps maintenant pour m'y laisser une note 5 étoiles et un commentaire. Merci beaucoup pour votre fidélité, à la semaine prochaine pour un nouvel invité. Sous-titrage ST' 501 Merci.
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