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Saison 4 EP·160 Montagne #ski-alpinisme #voyage #vélo

16 avril 2024

Découvrir le Kirghizistan en ski de randonnée avec William Mader

Durée · 1h47 · Transcription disponible

William

Le récit

William Mader est un ancien skier professionnel.

Il est récemment parti en expédition hivernale pour se frotter aux pentes vierges des montagnes 🏔️ du Kirghizistan.

Son récit est une véritable invitation à la découverte de nouvelles cultures, à la transmission et à l’exploration.

Préparez-vous pour un voyage auditif 🎧 au cœur d’un pays aussi chaleureux que glacial.

En route pour le Kirghizistan 🇰🇬

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Transcription

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Loïc William Mader est un ancien skieur professionnel. Il est récemment parti en expédition hivernale pour se frotter au pente vierge des montagnes du Kirghizistan. Son récit est une véritable invitation à la découverte de nouvelles cultures, à la transmission et à l'exploration. Préparez-vous pour un voyage auditif au cœur d'un pays aussi chaleureux que glacial. En route pour le Kirghizistan.

William Je suis William Mader, je suis mi-osavoyard, mi-alsacien. Je suis originaire de Haute-Savoie, à côté du Grand-Bornan-Lac-Cusa dans la vallée et alsacien parce que malheureusement, quand j'ai eu 15 ans, je suis... Mon père est alsacien et on a eu l'occasion de retourner en Alsace. Donc, j'ai quitté le milieu de la montagne, mais sans vraiment quitter la montagne. Donc, voilà. Et pendant plusieurs années, j'étais sur le Freeride World Tour Qualifier. Donc, je faisais des compétitions de freeride à haut niveau pendant 5-6 ans à travers toute l'Europe. Et puis, j'ai arrêté depuis 5-6 ans parce que je me suis concentré sur ma carrière pro. Parce qu'à côté, je suis un petit juriste. Et en parallèle, maintenant, je vais découvrir les montagnes, faire pas mal de skis de rando, de l'Alpi. Et puis, je pars en expédition. J'essaye de faire des petits expés une fois par an, notamment avec un ami. Donc, voilà. Tu sais à peu près tout qui je suis. Et donc, cette année, j'ai été décidé de partir au Kyrgyzstan. Et donc, la question, c'est pourquoi ? Alors, le Kyrgyzstan, déjà, pour le situer, c'est compliqué. Il y a peu de monde qui se dit, mais où est ce pays ? Donc, c'est pas très loin de la Mongolie. Et j'ai décidé de partir parce qu'en fin d'année, j'ai vécu des trucs pas très cools. Et puis, mon body avec qui je pars en expé régulièrement, c'est casser le tibia. Je me suis retrouvé un petit peu tout seul en me disant, mince, en fait, William, tu vas pas rester à bader chez toi et à ne rien faire. Donc, j'ai commencé à réfléchir. Qu'est-ce que je pourrais faire ? Et donc, il y a eu deux grandes idées majeures. C'était d'aller en Alaska, faire du freeride avec des hélicos à l'américaine et descendre des énormes trucs. Et ou partir dans le Cachemire indien. Mais dans tous les cas, c'était avec des hélicos, etc. Et puis, ça ne me correspondait pas trop. Et puis, je suis tombé sur une pub à travers une agence de voyage que je connais qui est basée sur Annecy, qui proposait de partir au Kyrgyzstan à la découverte de ce pays, de ces belles montagnes. Puis, en creusant, tu tapes le Kyrgyzstan, tu regardes un petit peu les photos. Et tu te dis, bah, waouh, en fait, il y a des énormes trucs à aller chercher. Et là, c'était axé quand même vachement plus nature. Un vrai début de petite expédition au milieu de nulle part, dans un pays que pas grand monde connaisse. avec peu d'infrastructures. Et je me suis dit, bah ouais, c'est ce qu'il me faut finalement. Pourquoi pas se lancer dans l'aventure ? Donc, je les ai appelés pour leur parler de ma situation, aussi de mon niveau. Parce que j'avais un peu peur de ne pas trop correspondre à l'idée du voyage. Et puis, finalement, j'ai arrêté de me poser trop de questions. Et je me suis dit, feu, je pars, allez, ça me correspond bien. L'idée de faire de la rando en pleine nature dans ce pays, au milieu de nulle part. De prendre des chevaux, voilà, de commencer à vivre une vraie aventure. Et puis, de se déconnecter un peu. Je me suis dit, je me lance. Et donc, c'est comme ça que je me suis retrouvé au Terminal 1, à Charles de Gaulle. à partir pour le Kyrgyzstan, voilà, tout simplement. C'est un séjour qui se prépare longtemps à l'avance. Moi, je l'ai préparé déjà physiquement. Je l'ai préparé dès le mois de décembre, en partant skier tous les week-ends, en allant en refuge, en faisant beaucoup de randonnées. En moyenne, c'était clairement indiqué qu'on allait faire du mille de dénivelé, voire plus. Donc, l'idée était d'être en forme physique. Il y a le froid, parce que le Kyrgyzstan, en moyenne, les températures, c'est du moins 20 degrés. On a eu de la... Alors, ce n'est pas le cas maintenant, malheureusement, mais on a eu la chance, en janvier, d'avoir des conditions un peu extrêmes au niveau de température. Et tu vois, je suis allé sur le glacier d'Aletch, en Suisse, derrière Grindelwald. Tout un week-end, dormi en refuge non gardé. Et il faisait moins 20, moins 25. Et donc là, ça a été une première, déjà, une belle expédition, le temps d'un week-end, où ça a été dur physiquement, parce que c'était très long. Il faut monter tout le glacier. Et il est dur en termes de froid. Il faisait super froid, donc ton corps n'est pas habitué. Et puis, grâce à ça, en fait, en faisant ça un peu tous les week-ends, et puis en sortant aussi de mon confort, je suis arrivé au Kyrgyzstan assez préparé physiquement, en forme physique. J'avais les jambes. Et puis, j'étais prêt à surmonter le froid, sachant qu'en partant en France, il faisait déjà 10-15 degrés. Donc, il faisait super doux. Puis après, tu as la partie matérielle. Quand tu pars dans ce genre de pays, il faut tous tes vêtements techniques, anti-froid, tes combis, les skis. Tu dois choisir quel type de ski tu prends, large, pas très large. Il neige beaucoup au Kyrgyzstan, donc on est sur des belles... Enfin, il y a quand même en moyenne 50 cm de neige fraîche, donc il fallait plutôt des gros skis. Tu prends aussi ton équipement anti-avalanche, parce que c'est un pays... C'est une zone assez compliquée en matière d'avalanche, où là-bas, ça peut partir très vite. C'est assez instable. Et quand ça part, c'est toute la montagne qui part. Et du coup, il faut être très vigilant. Il faut... Nous, on appelle ça des coupes. Il faut, à chaque fois que tu prends une face ou une montagne, tu essayes d'analyser le manteau neigeux pour savoir s'il est stable ou instable, de manière à savoir plus ou moins où tu mets les pieds. Et puis, avoir ton équipement anti-avalanche, un sac à dos ABS, c'est important, parce qu'au moins, si tu es pris dans une avalanche, tu te laisses la possibilité de pouvoir déclencher ton ABS. C'est un gros coussin qui se remplit d'air et qui te permet d'être maintenu un petit peu à la surface. Donc, c'est une aide supplémentaire. Et l'anecdote, c'est que... Donc, je suis parti avec Turkish Airlines et Turkish Airlines, quelques semaines avant de partir, a décidé d'interdire... En fait, ton sac ABS est actionné par une petite bonbonne d'air que tu visse au système dans ton sac à dos et qui, au moment où tu le déclenches, remplit les coussins d'air. Et eux ont interdit de mettre la petite bonbonne dans les valises en soute. Et dix jours avant que je parte, il y a des Français qui sont partis. On a appris qu'ils ont mis les bonbonnes en soute. Ils ont quand même testé. Et en fait, Turkish Airlines a ouvert les valises, a retiré les bonbonnes avec un message. Ils ont juste mis un papier indiquant que c'est interdit au sein de la compagnie aérienne. Si vous voulez récupérer vos bonbonnes d'air, vous n'avez qu'un jour pour les récupérer. Sauf que les mecs, ils ont débarqué au Kyrgyzstan sans leurs bonbonnes. Et donc, du coup, leur sac à dos ABS, il ne sert à rien sans bonbonnes. Donc, pas très cool pour optimiser ta sécurité. Donc, en matière de logistique, il y a tout ça à penser. Je suis parti avec à peu près 60 kg de matériel. Tu vois, entre la housse des skis, tu as une valise avec tout ton matos dedans, plus ton sac à dos. Donc, ça en fait pas mal. Et tu dois tout penser. Tu dois penser, s'il y a de la glace, il te faut au moins un piolet, des crampons. En termes de nourriture, tu fais beaucoup de ski de rando. Donc, tout ce qui est bar énergisante, tu ne vas pas trop en trouver là-bas. Donc, il t'en faut. En gros, toutes tes petites habitudes que tu as ici en Europe, il faut y penser pour savoir est-ce que tu emmènes telle chose ou telle chose pour garder tes habitudes là-bas. Moi, par exemple, j'ai ramené énormément de bar, des trucs énergisants parce que je sais que je ne les trouverai pas là-bas et que j'ai envie de les avoir si je pars sur une grosse ascension et que j'ai besoin de force. Donc, j'ai amené, c'est très drôle, mais j'ai amené, enfin drôle ou pas, mais j'ai amené plein de pommes potes. Je n'allais pas trouver des pommes potes au Kyrgyzstan, mais les pommes potes, ça fait énormément de bien. Et du coup, j'ai pris des pommes potes ou des climbs, des grosses barres qui te tapissent l'estomac, ce qui permet de bien pas trop manger durant la journée ou quand tu n'as pas de sandwich, tu n'as rien, tu prends tes grosses barres climb et là, avec ça, tu n'as plus faim. Donc, voilà. Et après, tu as toute la logistique du séjour, c'est-à-dire vérifie tes itinéraires, où est-ce que tu vas. Comme je faisais 10 jours avec l'agence et puis 4-5 jours tout seul, il fallait que je sache, il fallait que je commence à m'organiser pour savoir à quel endroit je commence, à quel endroit je termine. et puis après, les 4 jours tout seul, comment je les passe, est-ce que je peux être accompagné ou pas. Il fallait que je contacte l'agence locale qui prenait en charge le voyage parce que c'est une agence française qui vendait le voyage mais le guide est russe et on avait un interprète francophone qui, lui, du coup, s'occupait de la gestion du voyage et je pense que l'agence d'Annecy a sous-traité la mise en place de ce voyage avec lui. Et donc, il fallait mettre en place tout ça pour être sûr que je parte avec tous les paramètres au vert à la fois que tout le matériel soit préparé et en bon état et clean et puis aussi un peu au niveau du séjour, qu'est-ce que tu vas faire, où est-ce que tu vas, est-ce que tu as besoin de choses ou non. Et au final, ce qui est très drôle, c'est que rien ne s'est passé véritablement comme prévu. finalement, on n'a pas commencé par la fin. Ce qu'on devait faire à la fin, on a commencé par le début et inversement. Et du coup, ce séjour a été un des mots clés, c'était l'adaptation totale. C'est-à-dire, tous les jours, on avait prévu un truc, mais finalement, on ne fait pas spécialement comme ce qu'on avait prévu. Et donc, il faut avoir cette capacité, il ne faut pas être trop rigide, quoi. Tu vois, il faut avoir cette capacité à être ouvert d'esprit en disant OK, ce n'est pas grave. Bon, tu vois, moi, je devais finir à gire galant finalement, j'ai fini dans une vallée, une des plus arides du séjour. Bon, au final, j'ai surkiffé et j'ai fait des choses avec des gens que je n'aurais peut-être pas fait si on avait suivi le schéma classique, quoi. Les pays qui finissent en ce temps, moi, ça m'évoque l'aventure, ça m'évoque les pays froids, les grandes montagnes, des pays très grands où tu mets des mois et des mois à tout visiter. Et surtout, un peu, tu vois, les anciens pays de l'ex-URSS méconnus, avec peu de touristes, peu d'infrastructures. Pour moi, c'est un peu des pays plutôt pauvres qui ne sont pas très, très, très développés et en même temps qui attirent beaucoup de montagnards, d'alpinistes et de skieurs. Donc, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai choisi ce pays et d'avoir cette... Pour moi, tu sais, le Kyrgyzstan, c'est sur la route de la soie. avec cette ancienne... Tu as certes une imprégnation russe, mais pour moi, c'était cette ancienne culture mongole que j'avais envie de découvrir et de voir si elle était toujours présente. Et donc, en arrivant sur place, avant d'arriver sur place, tu fais Paris-Istanbul, tu es obligé de faire une escale à Istanbul. et moi, à Istanbul, ça a été une première claque, c'est-à-dire, j'ai découvert que... Je n'ai jamais fait de transit à Istanbul et ils ont construit déjà un énorme hall sur deux étages hyper moderne avec tous les magasins de luxe de toute la terre, tous les produits d'alimentation que tu veux. Donc, déjà là, tu te fais waouh, c'est assez fou ce qu'ils ont mis en place et c'est un vrai carrefour pour tous les pays de l'Est. Donc, en fait, tu peux te poser deux minutes, enfin, même, tu peux te poser pendant des heures à juste regarder les gens et voir, en fait, ce melting pot de personnes qui viennent de tous les pays, des Indiens, des Pakistanais, des Russes. Enfin, c'est assez hallucinant et moi, ça a été une première belle claque, ça m'a marqué. J'étais perdu, là, au milieu de tout ça, j'avais les yeux grands ouverts et je regardais à droite, à gauche, je regardais les gens et je disais waouh, waouh, où est-ce que que j'ai atterri, quoi, c'est pas Istanbul, c'est ouf. Et puis après, tu fais Istanbul, Istanbul Bishkek, la capitale et tu reprends un autre choc dans le visage, c'est-à-dire, là, tu retrouves des gens qui partent en expédition, tu les reconnais avec leur sac Norface et autres marques de ski. Là, il y avait des Américains, des Espagnols que j'ai d'ailleurs retrouvés durant le séjour, plein de gens venant d'ailleurs qui vont dans le même pays que toi et c'est super cool parce que tu te dis en plus, t'es pas tout seul, plus des Russes et des Kirghiz. Et pour la petite anecdote, j'étais assis à côté d'un mec, c'était une armoire à glace, il avait deux bras, enfin, ses bras, il faisait deux à trois fois la taille de mes bras, pourtant, je suis pas non plus le plus maigrichon et le mec était posé sur son siège pendant, on a quoi, je crois qu'on a 5 heures de vol ou 6 heures de vol et en fait, tu sais, il avait les coudes sur le côté, moi, je voulais juste dormir et poser un petit peu mon coude, laisse tomber, il ne bougeait pas d'un poil, je voulais, du coup, j'utilisais la petite technique qu'on connaît tous où tu pousses un petit peu avec ton coude sur le côté pour qu'il bouge un peu, le mec ne bougeait pas et ça faisait vraiment cette image, tu sais, là, du Kirghiz russe, costaud, un peu le mec, tu sais, le boxeur qui s'entraîne dehors à soulever des pneus à moins 20 degrés, quoi, et là, déjà, j'avais un peu une première image, quoi, en me disant, ok, les types, là, les types au Kirghiz, ils sont costauds, ils ne rigolent pas, quoi, puis, après, quand tu arrives au Kirghiz, c'était très beau, c'est le matin et tu survoles, tu survoles un petit peu la plaine autour de la capitale et là, tout était blanc, donc j'avais un peu l'impression d'être en Sibérie, j'ai eu l'occasion et bien là, c'est exactement pareil, donc, avec le soleil, c'était très beau puis on arrive à l'aéroport et là, la porte s'ouvre et là, tu te prends un pic de température, le moins 20 qui arrive dans ta face, je peux te dire qui te réveille que tu es dormi ou que tu n'es pas dormi et là, tu arrives dans un aéroport style ex-URSS, carré, très austère avec une énorme hauteur sur plafond, tu te dis, tu te demandes d'ailleurs comment il chauffe tellement le bâtiment il est grand et là, tu rencontres les premiers kirghiz, bon, c'est essentiellement les gens de la douane, donc ce n'est pas le truc le plus fun mais c'est des mecs avec les énormes chapeaux russes, les énormes manteaux de fourrure, après, tu as l'impression que c'est le KGB qui t'attend et qui va te retenir pendant des heures à te poser plein de questions en russe alors que tu ne parles pas russe, quoi, mais voilà, mais sinon, ça s'est bien passé à l'arrivée, ils ont été très sympas parce qu'en fait, quand tu es français, tu n'as pas besoin de visa donc tu passes assez facilement et te demandes juste si tu es là, pourquoi tu es là et puis après, tu vas tranquillement récupérer ta valise alors quand tu es skieur, c'est toujours le moment le plus stressant parce que tu as fait un transit et quand tu pars en XP, tu attends que tes skis et ta valise arrivent à bon port donc c'est le moment où tu stresses un peu parce que tu te demandes s'il y a tout qui arrive et surtout si ça n'arrive pas, le problème, c'est que nous, on partait sur directement 6 heures de voiture pour rejoindre Caracol et la vallée de Girgalan et donc, il n'y a pas de magasin de ski sur la route, quoi, donc tu as intérêt que ton matériel arrive correctement mais tout est arrivé correctement et moi, j'ai testé avec mes petites bonbonnes d'air, pardon, en soute en cadenissant mes valises et ça n'a pas été ouvert donc j'ai en plus récupéré tout mon matériel anti-avalanche donc plutôt très content et puis après, comme je commençais le séjour avec le groupe, c'était retrouvaille du groupe pour le séjour, on ne s'était jamais rencontrés avant, on avait juste un groupe WhatsApp pour un petit peu échanger et préparer le séjour sachant que c'était que des Français mais qui venaient de tout horizon, il y en avait qui venaient d'Annecy, il y en avait qui venaient de Lyon, enfin voilà, un peu partout mais des passionnés de montagne et donc on se retrouve avec notre guide et interprète et puis à première rencontre donc on se présente sachant que tout le monde était parti seul à part deux amis, deux collègues de travail, deux médecins donc personne, les autres ne se connaissaient pas du tout. Il faut savoir qu'il y a quand même cinq heures de décalage horaire donc t'es un peu chaos quand t'arrives, on est parti sur six heures de route donc on n'a pas trop discuté mais tu fais les petites premières présentations, tout le monde est content d'être là donc il y a une good vibe tu vois donc c'est plutôt cool. Une fois qu'on a retrouvé toute l'équipe et puis notre guide et interprète et bien on monte dans un... Alors comment décrire ça ? C'est pas un 4x4, c'est un énorme 4x4 tu vois sur... il y avait six places à l'intérieur et on avait une autre voiture où là c'était un petit 4x4 et tu pouvais mettre encore des gens dedans. Tu mets tout le matos, tous les housses de ski etc. sur le toit où tu tiens le tout par des cordes donc déjà ce qu'on ne fait pas ici en France et puis tu fous tout le monde dedans donc effectivement c'est un gros 4x4 un peu à la soviétique monté tout terrain un peu customisé avec des énormes ressorts des énormes roues en gros t'es sûr que tu peux traverser des rivières avec ça il n'y a aucun problème et c'était notre guide donc notre guide russe qui conduisait le mec c'était Sébastien Loeb local je te jure je te raconterai plus tard mais on s'est retrouvé dans des endroits où il fallait passer des rivières gelées le mec il passait sous des trous le 4x4 il ne bougeait pas c'était un énorme truc c'est cool en réalité parce que les routes là-bas ne sont pas comme chez nous c'est plutôt comme les routes au Pakistan où c'est des routes c'est de la terre et quand t'as pas de trous t'es content et on part on part direct pas le temps on part sur 6h de route direction Caracol donc une autre ville c'est plutôt au nord-ouest du Kyrgyzstan pour rejoindre en fait la vallée de Girgalin une vallée qui est juste incroyable c'est pour le moment un de mes coups de coeur je vais souvent dire incroyable parce que c'est génial quand ça m'a vraiment marqué tu vois j'ai pas d'autres mots et donc on part sur 6h de route et là tu découvres déjà tu traverses la capitale c'est un choc un choc de culture tu vois des chevaux et des vaches au milieu de nulle part au milieu de la route il faut savoir qu'au Kyrgyzstan ils vivent comme en Mongolie donc c'est à dire l'été ils ont énormément de chevaux à l'état naturel ils ont des brebis des vaches et l'hiver comme il fait froid ça aussi c'est impressionnant soit ils les laissent en pleine montagne d'ailleurs tu te dis mais comment ils font pour survivre ou ils descendent le tout en bas dans les vallées et donc à Bichke dans la capitale tu vois c'est pas étonnant de retrouver des chevaux en état naturel vivre leur vie au milieu des ronds-points puis pareil au niveau des voitures tu vois c'est des voitures des années 60 des vieilles Mercedes et puis après t'as encore toute cette chaîne de montagne qui te poursuit donc tu fais 6h de route t'es un peu KO tu passes entre des moments où tu dors des moments où tu discutes puis des moments où en fait juste tu regardes le paysage et puis tu te laisses tu te laisses faire quoi tu commences à être déconnecté et puis attiré par ces hauteurs on traverse un des lacs c'est le deuxième lac le plus grand du monde le deuxième lac le plus grand du monde le lac de montagne qui est perché à 1700 mètres d'altitude grosso modo et il fait 180 kilomètres de long c'est impressionnant tu longes ce lac et donc t'as un lac à ta droite pour eux c'est la plus grande réserve d'eau du pays sans ce lac ils sont plus rien et donc c'est impressionnant de voir tu vois ce paysage aride toutes ces montagnes toutes autour et puis pouf un énorme lac que tu longes tout au long puis t'arrives tout doucement et les routes montent très haute enfin c'est très très haut donc ce qui fait que tu vois le lac est à 1600 mais à un moment donné on s'est arrêté sur une heure d'autoroute pour juste prendre un café etc. et t'étais à 2200 mètres d'altitude je crois que chez nous je crois pas que ça existe une heure d'autoroute à 2000 mètres d'altitude donc c'est ce trajet était très intéressant et puis tu vois tu vois un petit peu les maisons tu vois tiens là il y a des yourtes et puis tiens là c'est pure installation soviétique ils ont des dans ce pays ils ont des jeux olympiques on va dire nomades donc c'est pas les mêmes jeux que chez nous un des sports un des sports les plus connus c'est comme du polo sauf que tu tu retires la balle et à la place de la balle c'est une chèvre morte et donc le but du jeu c'est de choper la chèvre et puis l'équipe doit mettre la chèvre dans un but qui est un trou et bon tradition exige c'est que les gagnants à la fin mangent la chèvre ok dit comme ça c'est pas ouf ouf mais donc ils ont tout au long de cela qu'ils ont construit des installations ultra modernes pour accueillir ces jeux qui a lieu je crois tous les deux ans et là cette année c'est en Turquie c'était intéressant tu vois de voir tout ça et puis tu arrives à Caracol une grande ville mais il est pas joli du tout tu vois à la russe totale où les bâtiments sont pas beaux on est arrivé il faisait gris il fait froid et on était dans une guest house donc ça c'était très sympa parce que c'est ta première nuit t'as envie de te reposer parce que tu sais que le lendemain t'es direct dans le dur et là tu découvres donc on va se faire un gros repas un gros resto et là on découvre la nourriture qui existe qui est à la base de viande viande et très peu de légumes donc première découverte avec des grosses raviolis à la viande et puis en même temps tu te dis il fait froid il y a de la glace partout comment ils font pour tu vois garder des légumes ou d'autres produits et là tu comprends qu'en fait ils ont pas à part de la viande ils ont pas grand chose d'autre il y a énormément de pâtes de pain et ils mettent un petit peu de légumes dedans mais c'est limité à des pommes de terre des navets et des carottes voilà donc j'ai mangé ça pendant 15 jours donc ensuite on poursuit bonne nuit de sommeil on prépare tout le matériel et puis le lendemain on reprend la voiture et direction Girgalan et donc t'arrives au fin fond d'une vallée il y a un village 10 maisons on dormait chez l'habitant et de là c'était un peu notre camp de base pendant 5 jours où le matin tu prends tes skis et puis tu pars à l'ascension d'une des montagnes qui est autour et il faut savoir que Girgalan c'est assez connu il y a beaucoup de touristes je pense que ça soit l'été ou l'hiver qui vont là-bas pour découvrir cette magnifique vallée et cette vallée en fait elle se divise en 4 sous-vallées donc avec des montagnes qui montent à plus de 4000 mètres d'altitude dont un camp du yourte qui est à 3000 mètres donc tu vois les possibilités d'exploration sont incroyables en termes d'aventure t'es en plein dedans niveau sécurité t'as zéro c'est-à-dire si t'arrives un accident t'as pas de secours t'as pas d'hélicoptère qui vient te chercher sous 40 minutes et puis la ville la plus proche qui est Caracol qui est quand même à plus d'une heure et demie de route où la route n'est pas facile avec des trous partout et une vraie route de montagne donc quelle ambiance et en même temps il avait neigé juste avant de venir 40 cm donc c'était tout blanc partout de la neige fraîche et en bas juste derrière le village tu as des sapins donc c'était des petites collines avec plein de petits sapins puis tu montes ces collines et puis là t'as toutes les vallées qui s'ouvrent à toi avec que des montagnes qui vont à 4000 mètres d'altitude et puis là tu te dis bon bah voilà ça c'est mon terrain de jeu pendant 5 jours et on y va et donc premier on est arrivé on est arrivé à midi on a fait une petite rando tranquillou pour justement analyser toutes ces phases prendre connaissance un peu de la neige voir un peu le montant des jeux comment il est puis prendre connaissance du niveau du groupe c'est ça qui était important on avait un guide enfin un guide un assistant guide pour 8 personnes c'est énorme d'habitude en France tu n'auras jamais un groupe de 8 personnes avec un guide généralement il faut diviser en deux donc même pour le guide c'était pas évident de trouver la bonne face la bonne montagne pour emmener tout le monde en sécurité et puis on a découvert cet endroit tous ensemble et puis le soir on est retourné du coup dans la maison donc on est emmèchés l'habitant c'était un couple qui avait mis en place on va dire qui avait beaucoup de chambres qui avait une grande maison et donc on logeait dedans ils nous préparaient le dîner le petit déjeuner ils avaient deux enfants deux petits bouts de choux de deux ans très très très adorables et puis ils accueillaient tout au long de l'hiver des skieurs ils vivaient de ça donc ça permet également de voir tu vois la première c'était la première destination et donc du coup la première étape du séjour pardon et donc également de voir comment ils vivent l'hiver vu que c'est assez rude qu'est-ce qu'ils font comment ils vivent dans ce village et puis après il y a tout l'aspect sportif et puis petite particularité c'est que alors tu vois c'est essentiellement que des fermiers il y a une dizaine de maisons quelques yourtes et un camp Red Bull ça c'était improbable c'est un camp Red Bull mais c'est privé c'est des mecs en fait qui proposaient à la journée de prendre des motoneiges et des rattraques et d'emmener à 3000 3005 sur des zones des zones un peu réservées ils ont un peu comment on dit ils sont un peu organisés entre les guides pour laisser les zones pures ski de randonnée où ils ne vont pas nous déranger puis une zone où eux ils peuvent jouer dedans et emmener des gens qui ne veulent faire que du freeride alors ce n'est pas du tout écolo responsable parce que tu dépenses du pétrole quoi mais voilà c'était intéressant parce que nous on avait une personne dans notre groupe qui s'était fait une hernie discale ou un début d'hernie discale avant de venir il est quand même venu et il a essayé de la rando ça n'allait pas heureusement qu'il y avait ces excursions en motoneige et en rattraque parce que pendant 4 jours il a quand même pu profiter de la région en faisant des sorties avec eux sinon le pauvre il aurait été bloqué dans le village à rien faire pendant 4 jours voilà le début de notre séjour a commencé comme ça avec la découverte de ce village et de Girgalan et puis après il y a eu plein de choses la chance la chance qu'on a eue c'était de pouvoir loger chez l'habitant pendant ces quelques jours on m'avait prévenu que les Kirghiz ils sont très froids tu vois d'apparence en même temps c'est un pays froid mais ils sont énormément accueillants et c'est juste c'est fabuleux d'avoir cet état d'esprit c'est à dire quand ils t'accueillent chez eux le dîner c'est l'enfer parce que pour eux il faut que tu manges il faut un bon accueil c'est sur la table il faut que les plateaux soient garnis et que que tu sois au chaud et que tu manges bien et que tu sois content que tu rigoles et qu'il y ait une bonne ambiance et c'est vrai que pendant 5 jours tu vois on a eu on a eu cet accueil là tous les soirs tous les matins où en fait on a trop mangé on était même plus habitué à manger autant et c'est quand même de la nourriture un peu grasse etc parce que justement les personnes qui nous accueillaient avaient à coeur de préparer tout ça donc tu te poses un petit peu puis tu regardes comment il fonctionne et c'est là où tu as un choc de culture parce que en fait les femmes étaient du matin au soir au fourneau le matin elles préparaient le petit déjeuner une fois que le petit déjeuner était terminé elle rangeait un petit peu la maison elle s'occupait des enfants donc quand je dis les femmes c'est qu'en fait il y avait l'épouse du propriétaire et puis la maman du propriétaire c'était ces deux personnes là qui s'occupaient qui faisaient à manger tous les jours et moi ça m'a choqué parce que en fait la première fois tu te dis bon d'accord je comprends bien arrivé elle prépare un super repas d'accord mais en fait au bout de 2-3 jours tu te dis mais attends elles font ça tous les jours et puis quand on a passé on est passé chez d'autres personnes chez l'habitant c'est pareil et donc je ne comprenais pas trop au début je me dis mais attends son mari il fait quoi là en l'occurrence ils ne sont pas bergers ils ne sont pas fermiers ils accueillent juste des gens mais en fait c'est leur culture leur culture c'est vraiment les femmes sont en fourneau et elles font à manger et éventuellement le mari quand il a fini ses tâches ou s'il est fermier après avoir aidé après avoir donné à manger aux bêtes il peut un petit peu aider mais son mari je ne l'ai jamais vu au fourneau par contre quand il fallait mettre les gros sacs sur le camion là il était là et il nous a aidé donc c'était assez surprenant et puis il y a un côté énormément bienveillant il y avait plusieurs personnes qui au bout de quelques jours étaient tombées malades et en fait elles prenaient à coeur elles essayaient de lui donner des médicaments savoir si ça allait qu'est-ce qu'il voulait manger enfin donc c'est c'est ça moi ça m'a touché ça m'a touché en me disant mince par rapport à notre système chez nous en Europe et bien ils sont vachement reculés la place des femmes je pense que c'est un vrai débat et en même temps quand tu les regardes enfin elles ne sont pas malheureuses elles ne se plaignent pas et je pense qu'elles ont juste l'habitude que c'est leur culture c'est leur manière de fonctionner et ça leur convient c'est juste que nous comme on est tellement avancé la place des femmes est tellement importante on est tellement sur une vision aujourd'hui égalitaire que ça enfin moi ça m'a marqué tu vois de me dire mais attends mec enfin je sais pas à un moment donné aide-les même moi à un moment donné j'y suis allé parce que j'en avais marre de juste jouer au Uno et boire des bières et ça me faisait de la peine de les voir autant travailler de préparer à manger et personne ne les aidait donc ça c'était on va dire le premier premier choc culturel et puis moi le soir tu vois je restais un peu tard et puis je notais un petit peu dans un bouquin que d'ailleurs on m'avait offert pour que je note un petit peu ce que j'ai vécu durant la journée et puis en fait la maman du propriétaire restait aussi tard et c'était trop mignon parce qu'en fait quand il n'y avait personne elle prenait son téléphone portable et puis elle essayait d'apprendre l'anglais donc elle avait une application et elle faisait du pain le soir et à côté du coup du temps que le pain chauffe elle apprenait l'anglais puis elle essayait de parler et puis tu vois au bout de 2-3 jours elle est venue me voir et elle essayait de parler anglais donc il y avait encore une fois une barrière de la langue personne ne parlait anglais essentiellement que russe donc nous dans le groupe on a eu la chance d'avoir une personne qui parle russe et notre interprète donc la communication avec le reste du groupe clairement c'est zéro et du coup cette mamie pour le coup donc cette mamie elle voulait parler anglais donc je pense qu'elle avait peur de faire des erreurs de ne pas tester et moi j'ai trouvé ça adorable qu'elle vienne me voir le soir parce que j'étais aussi tout seul et qu'elle me pose des questions sur ma vie en anglais et que malgré les fautes malgré l'absence de mots etc on a réussi à échanger et puis je lui disais tu vois à la fin qu'il fallait qu'elle continue parce que c'est comme ça qu'elle va s'ouvrir au monde qu'elle va s'ouvrir à d'autres personnes et quand ton métier c'est d'accueillir les touristes je trouve ça hyper important de pouvoir parler anglais mais voilà encore un truc chez nous ça se pose pas la question on va à l'école on apprend plusieurs langues que ça soit l'espagnol l'anglais l'allemand eux non enfin ils à l'école ils apprennent le kirghiz et le russe donc les gens toute la partie la partie du monde l'autre partie du monde qui ne parle pas russe c'est même par exemple t'es espagnol tu parles que espagnol italien tu parles pas anglais tu parles pas allemand et tu parles pas russe mais en fait t'as pas de communication avec eux donc voilà ça c'était c'était des éléments qui m'ont qui m'ont un petit peu un petit peu marqué et puis au delà de ça tu vois dans ce village c'était très drôle les vaches se promènent dans la rue elles sont en liberté tu vois des femmes qui en plus de s'occuper de la maison et de la nourriture vont s'occuper des bêtes et en fait les hommes ont plus des tâches de réparer la maison de mettre en place les yourtes et je crois même que j'ai eu l'impression qu'en fait l'hiver il fait tellement froid que les hommes ne travaillent que quelques heures et puis le reste du temps ils restent au chaud voilà c'est une culture une culture qui est vraiment différente ils sont sur le principe les kirghiz une grande partie sont musulmans donc certains pourraient assimiler ça à la religion mais en fait pas du tout c'est vraiment leur manière de vivre et ça n'a rien à voir avec la religion d'ailleurs on s'est posé la question s'ils étaient vraiment musulmans parce qu'on les a jamais vus vraiment aller à la prière ou quoi que ce soit et puis c'est un pays qui est vraiment divisé par cette culture mongole russe et musulmane donc il y a un mix des trois et il n'y a pas une vraie imprégnation on va dire de style de vie qui est lié à la religion un autre aspect qui m'a marqué c'est que quand je suis parti au TIRGISTAN j'ai voulu amener avec moi des stylos des chaussettes des crayons des trucs pour les enfants parce que ne connaissant pas le pays mais sachant que c'est un pays quand même relativement pauvre je me suis dit ils n'ont pas enfin ils n'ont peut-être pas grand chose donc amène un peu des trucs avec toi pour leur donner et du coup dans la maison où on était donc il y avait deux petits enfants de trois ans et un soir j'avais perdu mon stylo pour écrire et je lui demande est-ce que vous avez un stylo et en fait pendant dix minutes elle a cherché un crayon et elles n'avaient pas de crayon donc on a retrouvé mon stylo et puis là je me suis dit waouh ok donc même chez eux là maintenant en fait les gamins s'ils veulent dessiner vu que t'arrives sur trois, quatre ans c'est le moment où les gamins dessinent bah là non en fait ils peuvent pas donc je leur ai donné ce que j'avais apporté et en fait les gamins ils sont devenus fous c'est-à-dire ils ont découvert des stylos des crayons des petits livres il y avait un j'avais amené un livre tu vois où tu pouvais reprendre des oursons en mode calque et tu pouvais dessiner et en fait ils ont passé pendant quatre heures sur excité à découvrir ce que je leur avais ramené donc moi ça m'avait vachement touché j'étais très content mais j'étais en même temps triste parce que tu te dis bah t'es voilà t'es au fin fond d'une vallée et puis en fait les enfants n'ont pas la même chance que nous on a en Europe d'avoir en fait tout à disposition et eux bah pour jouer tu vois le soir mais c'est pareil c'est ouf donc ils ont pas de stylos ils ont pas de bouquins mais par contre la maman a un iPhone donc pour occuper les gamins bah on leur mettait des dessins animés via la connexion et puis les gamins en mangeant ils regardaient le dessin animé et tu vois je comprenais pas je me dis mais la barrière elle est énorme achetez des bouquins cultivez vos enfants apprenez-les quelque chose au lieu de les mettre devant un écran et de regarder des dessins animés et partout où on allait effectivement il n'y avait pas cette culture qu'on pouvait avoir de bouquins de raconter des histoires aux enfants de les voir dessiner etc et donc c'est intéressant de le voir en même temps moi je trouve ça me rendait un peu triste et d'un autre côté tu vois j'ai presque envie de dire en fait à tous les touristes qui vont découvrir le Kyrgyzstan qu'un peu amener des choses avec vous des choses que vous avez à la maison qui ne sont pas que vous n'utilisez plus parce que eux en ont besoin et ça leur permet aussi de découvrir de nouvelles choses et d'ouvrir leur esprit voilà c'était c'était le moment le petit moment où j'étais content d'avoir trimballé avec moi des petits trucs pour les enfants et en même temps de te dire bah merde on n'a pas la même éducation et on ne grandit pas dans le même tu vois dans les mêmes structures c'est assez incroyable donc après cette première nuit à Gyrgalan donc tu vois on prend quand même on n'a même pas encore parlé d'aspect sportif mais tu prends quand même une vraie découverte du pays un choc de culture tu découvres énormément de choses en plus des gens du groupe du guide de l'interprète donc en l'espace de 2-3 jours tu as juste voyagé mais tu as vu plein de choses et tu as rencontré plein de monde et surtout ça t'a fait prendre conscience de certaines choses et tu t'ouvres aussi l'esprit sur d'autres choses et donc ça permet c'est une petite transition pour raconter le début de l'aventure donc le lendemain on est vraiment parti dans le dur on a visé en fait on y allait tranquille on a visé des sommets qui étaient plutôt accessibles on était sur du 3 300 3 400 mètres d'altitude on s'est fait du 1000 mètres de dénivelé en tout avec une partie où tu montes tu descends un petit peu tu pique-niques tu remontes tu t'analyses un petit peu encore les faces les possibilités puis tu redescends dans des grands vallons hyper enneigés ils faisaient super beau donc c'était chouette notre guide était toujours devant donc tu vois il faisait des coupes il analysait le manteau neigeux il rassurait aussi le groupe donc il était très professionnel là-dessus rien à dire donc c'était un moniteur qui s'appelle Misha c'était un moniteur russe qui est devenu guide international parce qu'au Kyrgyzstan c'est une information qui est importante c'est qu'il n'existe pas contrairement en France ou en Suisse des guides locaux c'est-à-dire des guides nationaux il n'y a pas de structure d'ailleurs il n'y a même pas non plus de secouristes de haute montagne ils n'ont pas mis en place de structure non plus ce qui est hallucinant parce qu'il faut savoir pour Kyrgyzstan il y a quand même deux sommets à plus de 7000 dont le pic Lénine qui est à 7600 et tu as énormément de personnes qui vont gravir ou chercher à gravir le pic Lénine notre guide par exemple pour vous donner vraiment son niveau donc au-delà du fait qu'il est déjà allé faire des gros sommets à plus de 8000 il a skié en hiver 6 fois le pic Lénine donc tu t'es dit le mec ok tu n'es pas avec un petit guide local tu es sur l'un des meilleurs sur la planète donc c'était hyper intéressant de bénéficier un petit peu de son expérience et puis nous on a beaucoup échangé parce que de par mon expérience de freeride et un petit peu de haute montagne on a pu beaucoup échanger on a beaucoup analysé ensemble les faces et c'était très intéressant et aussi réconfortant pour moi de voir qu'à chaque fois on avait un petit peu la même analyse donc moi ça me réconfortait en me disant ok je ne suis pas complètement débile dans mes choix et dans mon analyse quand tu le partages avec un mec qui a quoi je dirais entre 45 et 50 ans où il a vécu 10 fois plus de choses que toi et des situations 10 fois plus compliquées c'est toujours chouette de te réconforter en me disant ok pour le moment mes choix et mes analyses sont conformes avec un mec qui a plus de bagages que toi et finalement tu ne fais pas d'erreur et le soir donc vers 16h le groupe était un peu mort ce qui est un peu normal parce que tu as les jours de voyage dans la tête tu es un peu fatigué tu n'as pas très bien dormi on a quand même fait 1000 des plus dans la journée mais avec Micha on avait repéré des faces et je lui disais ça te dit on va les chercher il est que 16h le soleil se couche à 18h et il me dit ok donc en fait son assistant guide redescend le groupe et puis nous on part tous les deux et c'est vraiment à la mode russe c'est à dire ce guide est hallucinant c'est que en termes de rythme tu penses qu'il va mettre le mec il a la patate il va te mettre la montée il te la fait en une heure et il te lâche mais en fait pas du tout lui il y va progressivement il fait très peu de pauses et surtout il ne parle pas donc tu peux monter 8h avec lui pendant 8h à part te dire ça va pause skin off skin on voilà ça se limite à quelques mots donc tu as intérêt d'avoir un peu de musique parce que sinon tu te sens seul mais d'un côté c'est pas mal parce que tu sais durant tes montées bah là tu réfléchis sur toi même tu réfléchis à la vie tu réfléchis à plein de trucs différents bah parce qu'en fait le mec qui t'accompagne bah il parle pas donc tu te dis il me suis dit imagine tu vas faire un 7000 avec lui tu es dans la tente juste avec lui bah putain tu te sens seul quoi donc voilà pour le personnage mais sinon donc sinon c'était cool parce qu'on est partis tous les deux on s'est chopé on s'est chopé une belle face en plus à 3000 à 3000 mètres d'altitude on a commencé l'ascension à bon on a commencé un peu on était à 2008 mais tu vois on a commencé à 16h on a fini il était 18h et en fait prenez enfin une autre anecdote je me suis senti tellement nul parce que donc on était tous les deux hors du groupe je me dis le mec il va un peu me tester parce qu'il sait que bah j'ai un gros niveau et en fait il était fatigué de la journée on était dans la grosse poudreuse et quand tu fais tes traces dans la poudreuse bah c'est physique c'est lourd et à un moment donné je le voyais il restait à la moitié je les ai vu il était fatigué je lui dis écoute je prends le relais je passe devant il me dit ok je passe devant et 50 mètres avant le sommet j'ai mes en fait j'ai mes peaux qui ont un peu gelé et en marchant j'ai ma peau droite qui décolle totalement et du coup je me retrouve comme un teubé à ne plus pouvoir avancer parce que ma peau a pris la neige au niveau de la colle donc elle collait plus et j'étais là bah désolé Micha en fait là c'est mort pour moi c'est la journée est finie il faut que je descende parce que je peux plus monter donc je l'ai laissé je l'ai laissé monter mais je me suis senti vraiment nul parce que tu te dis bah merde j'ai pas assez c'est une mauvaise gestion de ma part sur le fait quand tu décolles recolle tes peaux il faut que tu fasses attention parce qu'il n'y ait pas de neige sur la colle il faut faire attention que ce soit pas humide etc et j'ai dû par la précipitation mettre un peu de neige en recollant mes peaux et comme il faisait à 17h il commençait à faire moins 20 bah il qui avait que de la poudre ça a dû s'infiltrer et voilà donc il m'a regardé en mode bon bah le petit jeune il est pas au top du top quand même mais c'est pas grave on est redescendu on a fait une belle descente premier coucher de soleil et puis après repos etc une bonne nuit de sommeil et le lendemain on repartait sur un gros gros sommet une belle ascension sur sur un autre côté de la vallée de Gérigalant et le matin il me dit William il y a une info importante il y a un français qui est parti qui est parti hier tout seul il a juste pris ses skis il a laissé ses affaires dans une il était dans une chambre d'hôte chez l'habitant une autre maison à côté et en fait c'est les propriétaires qui nous ont qui ont averti que le français il est pas revenu il y a ses affaires il n'y a pas ses skis il est techniquement porté disparu il me dit ça au petit déj à 8h ambiance tu vois avant de partir sur une ascension je me dis j'espère que le groupe c'est un peu une info que t'as pas envie de diffuser à tout le monde parce que moi j'avais peur que les gens du groupe commencent un petit peu à paniquer ou que du coup comme t'es au milieu de nulle part et que la notion de sécurité est hyper importante et qu'il y a des très belles choses un peu engagées à aller chercher j'avais peur que le groupe tu vois il n'ait pas du tout envie d'aller faire de l'engagement aujourd'hui et qu'on fasse sur de la petite promenade tranquille ce que je peux comprendre parce que t'es pas là non plus pour risquer ta vie et bon le petit déjeuner passe tout le monde se prépare finalement l'info est diffusée à tout le monde donc pas super cool et on commence notre rando et en fait je discute avec le guide et je lui dis en fait je me suis senti super mal de commencer ma randonnée en mode on a un objectif aujourd'hui on va choper ce sommet il fait grand bout on a pris notre pique-nique pas de soucis mais t'as un français qui est juste disparu et moi ça m'a rendu fou je suis allé voir le guide j'ai dit mais attends je comprends pas rien que dans le groupe on est à peu près 4 bons skieurs on a tous des compétences en recherche d'avalanche écoute Micha on fait 2 équipes on se divise en fait par secteur et puis on va essayer de rechercher l'équipe et on était pas le seul groupe dans le village il devait avoir il y avait je parlais des espagnols que j'ai rencontrés à l'aéroport ils étaient là aussi dans une autre maison qu'on avait croisé et le matin il y avait des hollandais avec leur guide qui partaient au camp de base de Yurt à 3000 mètres d'altitude plus le camp Red Bull avec les motoneiges et les rattraques moi je me suis dit mais attends tu prends t'as 3 guides de haute montagne 3 groupes tu prends 2-3 skieurs 2 bons skieurs tu divises en secteur tu vas voir les camps Red Bull tu leur dis écoutez aujourd'hui vous arrêtez vos excursions à la journée on part en motoneige et puis on va vite chercher enfin on va vite rejoindre les différentes ouvertures de vallées et puis on va voir si on trouve un truc et le mec me dit oui bah t'as raison tu peux y aller si tu veux mais moi je peux pas je prends en charge le groupe et puis surtout en fait le français quand il est parti il a donné aucune information ce qui est strictement débile autant beaucoup de personnes en écoutant ça vont dire oui alors déjà première débilité partir seul et deuxième débilité ne pas dire où tu vas et tout est relatif parce que tu connais pas le niveau de la personne c'est pas parce que tu pars seul que c'est totalement débile par contre si tu pars seul moi je le fais régulièrement tu donnes tes positions tu te dis où tu vas et tu restes en contact radio ou en contact avec quelqu'un pour être sûr qu'il se passe rien dans la journée et là en fait agir galant donc au niveau du village comme je disais tout à l'heure c'est que ça se divise dans 4, 5, 6 vallées de montagne derrière le village et ça s'ouvre en fait ça continue ça ne s'arrête pas donc le mec pouvait être partout et donc il n'y a aucun secours qui ont été mis en place parce qu'on ne savait pas par où commencer moi personnellement ça m'a rendu fou mais bon à moi tout seul je ne pouvais pas faire grand chose et le guide a pris la décision de dire on attend que les secours arrivent et on voit avec eux il était 9h le matin le mec était parti la veille les secours n'avaient toujours rien pris en main tu te dis moi je savais déjà que le français en fait à mon avis c'était mort pour lui on fait notre notre rando et puis en fait à arriver on va dire à la moitié de la rando tu as une grande partie du groupe qui en avait un peu marre le guide décide de partir sur une vallée on va dire à droite remonter puis redescendre jusqu'au village et moi je lui dis écoute il y a un sommet là qui m'intéresse j'ai envie d'y aller est-ce que ça te va on reste en contact radio tu as une visu de l'autre côté s'il m'arrive quelque chose il n'y a pas de raison on avait analysé le terrain il me dit ok donc ça c'était voilà une autre anecdote c'était trop cool c'est que j'ai pu il m'a fait confiance et je suis parti en solo on va dire 500 mètres de dé plus à faire en plus et pour arriver un sommet à 3600 mètres d'altitude donc assez cool d'avoir réussi tout ça en montant sur les crêtes donc très peu en termes de risque on n'est pas pris des masses et puis j'arrive en haut il était 16h30 17h j'étais toujours en contract radio constante avec le guide je voyais le groupe justement tu vois la partie droite juste derrière j'étais au sommet puis derrière t'as une autre vallée qui descend sur le village lui il avait une visite sur moi puis moi j'avais une visite continue sur le groupe et moi je suis au sommet puis eux descendent donc pas de soucis et arrivé au sommet je découvre du coup les hauteurs c'est sublime il fait beau et en face de moi je vois du coup c'est une des montes d'âne qui était au dessus du groupe je vois une belle face assez pentue puis tu dis ah tiens une avalanche puis tu sais je continue je regarde un peu plus puis là je vois une trace en fait au sommet au sommet de la montagne qui commence à descendre sur la partie droite et puis paf t'as une énorme cassure et là je vois la trace de ski sur le côté qui continue puis plus rien et je fais tout de suite un lien en fait avec le français qui a disparu la veille en me disant t'as y'a qu'une trace la avalanche elle est pas épais en termes de profondeur au Kyrgyzstan c'est pas énorme c'est à dire t'as je dirais 70 cm de neige mais elle était plutôt large donc en fait si ça part tu te retrouves pas dans 5 mètres de neige totalement ensevelie mais bon tu peux potentiellement te faire très mal je préviens le guide que je redescends il est 17h et en fait dans mon esprit je me tâte à me dire soit déjà t'es arrivé en haut il s'est rien passé tout est nickel là il faut t'assurer la descente en sécurité pour qu'il se passe rien pour toi tu kiffes parce qu'il y aura le coucher du soleil etc puis voilà t'arrives en bas tu vas boire un coup et il y a une partie de moi qui me dit mais en fait putain là du sommet je pouvais pas y aller il y avait barre rocheuse de l'autre côté je pouvais pas y aller mais je pouvais descendre tranquillement basculer à gauche et remonter en bas de la face pour aller voir s'il y a le français ou s'il y a quelqu'un et en fait je me dis il est 17h mon guide va s'inquiéter le groupe va s'inquiéter j'ai pas envie que les gens s'inquiètent pour moi déjà que je suis parti tout seul là-haut donc je décide de redescendre tranquillement je redescends je kiffe mon coucher de soleil j'arrive vers 17h45 en bas du village je m'arrête au camp en Red Bull parce qu'il y avait un bar donc je me dis j'ai pas fait tout ça quand même j'en ai un peu bavé donc je me pose un peu je bois un coup je discute avec les gens et je repars vers la maison et là je vois les secouristes qui arrivent incroyable il y a deux mecs dans une vieille Mercedes vieille Mercedes des années 60 ils s'arrêtent ils ouvrent la porte et ils disent ah c'est toi le français qui a disparu je dis ah non bah non j'ai pas disparu non non mais je suis bien français mais c'est pas moi et dans ma tête je me dis mais ils sont sérieux les types donc là il a disparu techniquement à la veille il était 18h30 les mecs ils sont toujours pas en tenue de recherche ils sont juste en train de tourner dans le village pour savoir où t'es et donc je retourne à la maison je vois Misha et là je lui montre en fait les vidéos que j'ai prises les vidéos de la face les photos on transmet tout à l'équipe de secours et je lui dis écoute Misha moi je suis prêt à repartir si tu m'accompagnes et on y va forcément bah non on a transmis à l'équipe de secours on va aller l'essayer prendre le relais ok très bien le lendemain nouvelle journée on était censé partir en fait sur une note de descendre faire une note de vallée et le soir on dormait de nouveau à Caracol pour repartir reprendre de la route retraverser le lac et aller dans un autre endroit et ça c'est un élément important de mon séjour et c'est là où tu te rends compte qu'il se passe énormément de choses dans un séjour même je pensais pas qu'il allait se passer autant de choses dans ce séjour là et que j'allais rencontrer autant de monde le matin en partant en chargeant la voiture il y a deux types que je connais pas qui chargent aussi et en fait qui nous accompagnent parce qu'ils vont aussi dormir à Caracol il s'agissait d'un moniteur de ski suisse qui s'appelle Tita Mathias qui vient du Tessin et Marlène un jeune kyrghiz et en fait Mathias était là via une association suisse qui viennent former les moniteurs kyrghiz une fois par an ils viennent pendant trois semaines ils les forment du côté de Bishkek parce qu'il y a une station de ski et puis grâce à cette formation suisse en fait ils peuvent potentiellement commencer à suivre la formation de guide international sur plus de trois ans trois quatre ans et donc Marlène était déjà moniteur de ski suisse pour les enfants il était là pour justement finir une accréditation supplémentaire qui lui permettrait de rentrer en tant que nous aspirant guide international et on parle de ce qui s'était passé on parle du fait que j'ai découvert un peu potentiellement le lieu de l'accident le fait qu'il y a toujours rien qui s'est passé et là t'as un 4x4 de la sécurité civile qui débarque avec six secouristes et là tu vois les types et là tu te dis oh là là bon en fait là clairement le temps qu'ils arrivent à le retrouver c'est enfin même si le type tu vois il était potentiellement vivant ou il s'est juste fait mal à la jambe etc le soir il fait moins 20 degrés ça fait déjà deux voire trois nuits qu'il est là dedans moi je voyais pas d'espoir et en fait tu vois les mecs comment ils sont équipés c'était tenu une tenue militaire des années 80 je suis même pas sûr qu'ils avaient une sonde tu vois et tu te dis waouh ok donc on est vraiment sur une structure où il y a rien qui est justement structuré il y a rien qui les mecs sont pas formés et en matière de rapidité on est pas bon si tu compares par rapport à la France ou la Suisse où les hélicos ils décollent et ils viennent te chercher le lendemain c'était un peu bizarre ce décor nous on part on laisse les secours prendre la relève je fais du coup je m'entends super bien avec Mathias et Marlène et on décide de faire tous les trois une ascension et le groupe eux font autre chose mais dans le même secteur et là c'est un peu une nouvelle amitié qui se met en place parce qu'on discute beaucoup on s'entend super bien avec Mathias on va un peu ski dans les mêmes endroits en Suisse et Marlène ils ont tous les deux 27-28 ans et Marlène l'apprenti guide Kyrgyz il a un bon niveau il est hyper gentil et il est super souriant et en fait on arrive à faire notre sommet encore une superbe journée on ride tu vois un vallon qu'il n'y avait pas de traces il n'y avait personne donc super cool et on retrouve le groupe et le guide et puis là on apprend qu'effectivement les secouristes ont trouvé le français en bas de l'avalanche que j'avais repéré et c'était un homme de 52 ans et voilà donc un peu triste tu vois tu commences ton séjour avec un peu une mauvaise nouvelle mais en même temps quand tu pars dans ce genre de pays ou même si tu vas au Pakistan ou dans un autre pays qui finit en an et avec des gros sommets tu sais que le risque de décès de gens enfin d'accidents et potentiels et que ça peut arriver donc il faut aussi réussir à passer outre et accepter aussi que le pays fonctionne comme ça et que à toi après c'est de ta propre sécurité aussi donc c'est à toi de faire attention et de te dire bon t'es pas là pour risquer ta vie et continue ton séjour profite et fais des belles choses mais en sécurité parce que voilà tu sais que s'il arrive quelque chose bah tu l'as vécu tu sais que il n'y a pas pas grand monde qui va venir te chercher dans la minute et puis à la fin en fait je discute beaucoup avec Marlène le jeune Kirghiz et puis je lui dis écoute Marlène j'ai prévu de passer 4-5 jours tout seul une fois que le groupe s'en va est-ce que ça t'intéresse enfin est-ce que t'es dispo ça t'intéresse de venir avec moi explorer un petit peu dans des endroits que personne que personne n'a ride et puis il me dit ouais pourquoi pas normalement je devrais être dispo je te redis et nous on poursuit notre route on poursuit notre route et on change progressivement en fait de vallée jusqu'à aller dans la vallée de Sous-Amir donc du nord-ouest on rebascule au niveau du lac on retraverse tout le lac et on rebascule sur le nord-est et dans une autre vallée et là durant il se passe 3 jours dans ce changement de vallée où on s'arrête à chaque fois sur des petites vallées il fait pas très beau donc on passe 2-3 jours de mauvais temps mais entre temps il se passe beaucoup de choses déjà première nuit en yurte donc tu découvres la vie en yurte qui est assez extraordinaire on pense que moi je me suis dit en yurte on va mourir de froid il fait moins 20 il n'y a pas de chauffage rien et en fait pas du tout comme tout le pays chauffe au charbon t'as un petit poêle et dedans tu mets du charbon et donc on est arrivé dans notre yurte il faisait 40 degrés il faisait tellement chaud qu'on a dû laisser ouvert la yurte pendant une heure pour que t'as un petit peu la chaleur qui s'évapore mais en fait elle ne s'évapore pas parce que le charbon est tellement fort que ça chauffe en continu jusqu'à qu'il n'y ait plus de charbon et là par contre ça caille vraiment mais tu vois on a mis un charbon à 22h il s'est éteint à 6h du matin donc le temps que ta yurte elle se refroidisse à 8h il faisait peut-être 15 degrés dans la yurte donc c'était une belle expérience je conseille c'est très chouette on a on a également fait premier alors c'est un c'est comme en Mongolie le cheval est imprégné pour eux la voiture à la limite c'est rien tout le monde se balade à cheval c'est assez incroyable les enfants ils ont 3-4 ans ils sont déjà sur des chevaux l'image du cheval est très marquée je pense que là-bas tu dois être un bon cavalier si tu es un bon cavalier tu es renommé réputé et donc les enfants dès le plus jeune âge ils savent monter les grandes parties des personnes ont des chevaux et puis grâce à ça ils peuvent aller chasser ils peuvent s'occuper des bêtes donc tu tu passes dans des villages où il y a plus de chevaux que de voitures donc c'est c'est assez et là on a dormi on a passé un col à 3000 mètres d'altitude et on a dormi chez l'habitant on devait être à 2800 mètres d'altitude et puis bah là on prend les chevaux et puis on va se balader dans cette nature et là c'est fabuleux j'avais je ne suis pas un grand cavalier mais tu vois j'avais déjà fait des petites balades à cheval en Espagne ou ailleurs ou au Maroc et là c'est pas pareil parce que t'es en pleine nature en plein hiver en plein milieu de la montagne dans un paysage fabuleux et puis t'as des chevaux qui sont hyper énergiques et là on part au galop et ça te ça te crée un sentiment tu te sens extrêmement vivant c'est assez c'est assez fabuleux et le cheval je trouve tu vois il est réconfortant c'est à dire j'aurais pu garder le cheval le reste de mon séjour et à la base c'était ce qu'on devait faire on devait prendre les chevaux 2-3 jours dormir en yurt et en fait tu fais des approches à cheval parce qu'au Kyrgyzstan t'as quand même beaucoup de grands plateaux et ensuite boum t'as ta montagne qui monte et bah soit tu fais ton grand plateau à ski de rando c'est ce qu'on a fait pendant les 5 derniers jours soit tu prends ton cheval et puis du coup tu fais ce plateau avec ton cheval et j'avoue c'est une aide c'est une aide qui est assez incroyable et une expérience incroyable parce que t'es en connexion avec ton cheval et puis bah vous avez sûrement déjà vu il y a eu pas mal de films de montagne justement il y en a qui sont j'en ai un en tête il était au Pakistan il avait son compagnon je crois que c'était un cheval ou un âne je sais plus un des deux il s'est passé plein de choses durant son aventure et à un moment donné son cheval je crois trébuche sur un caillou et malheureusement il décède et c'était une tristesse profonde parce que ça faisait 3-4 mois qu'il était avec lui et qu'il était partout et au delà de l'aide de l'aspect logistique ça devient presque un ami et donc moi je l'ai vraiment ressenti mais pas que moi je pense que tout le groupe on a tous ressenti cet aspect là et le respect le respect profond qui est accordé à ces chevaux dans ce genre de pays l'importance et son rôle crucial et ça c'était vraiment très chouette de le voir parce que on connait tous la Mongolie pour ce genre de choses les fameux itinéraires et les voyages qui sont proposés là-bas au Kyrgyzstan on l'a un peu moins mais en fait c'est exactement pareil et pareil sur les aigles en Mongolie ils utilisent beaucoup les aigles pour chasser etc au Kyrgyzstan c'est exactement pareil donc tu retrouves cette imprégnation et cette culture mongole au Kyrgyzstan et c'était ce que j'étais un peu venu chercher et voir donc j'étais très très heureux de le découvrir et je conseille vraiment à des personnes qui hésitent entre la Mongolie ou le Kyrgyzstan je dirais franchement choisissez le Kyrgyzstan parce que vous allez retrouver ce côté mongol les chevaux les yourtes les aigles mais bien plus encore ce que peut-être la Mongolie n'a pas et ça c'était vraiment cool de le découvrir on n'a pas fait finalement d'approche en montagne avec les chevaux on a juste fait une belle après-midi à cheval à découvrir comment ils vivent comment ils sont traités etc dormir chez l'habitant et c'était beaucoup plus rustique là t'es sur un haut plateau au milieu de rien et là tu vois comment les gens vivent aussi et tu vois l'exemple typique c'est déjà t'as une douche c'est incroyable et les toilettes c'est à l'ancienne c'est un trou creusé dehors ils ont construit un petit cabanon histoire d'avoir un peu une petite intimité et puis autour t'as les chevaux tu vois faut pas s'attendre à de l'hôtel 5 étoiles avec tu sais les toilettes japonaises qui te massent les fesses et le jet d'eau qui sort t'as pas de papier non plus donc c'était une autre partie des séjours très intéressante et donc par la suite on a repris la route et on a débarqué dans cette fameuse vallée de Sous-Amir où je suis resté deux jours avec le groupe et cinq jours tout seul avec Marlène qui m'a rejoint et la vallée de Sous-Amir donc tu vois en termes au niveau du séjour pour récapituler tu passes de la capitale la vallée de Girgalan qui est une bonne vallée freeride rando avec un peu de population etc tu retournes sur Caracol tu longes le lac tu dors en your tu fais du cheval tu découvres cette grosse vallée ah j'ai oublié aussi en passant par le lac on a découvert enfin découvert on nous a montré il y a un énorme désert c'est aussi en termes de paysage t'as des chocs brutales tu comprends pas tu passes de grosse vallée à 4000 mètres d'altitude à un lac à 1600 mètres et derrière t'as un énorme désert avec des énormes collines alors en hiver du coup tout est dur tout est gelé mais l'été c'est un peu pareil et il fait 40 degrés dans ce secteur c'est à la fin j'ai pas les mots mais c'est un peu lunaire tu te dis ouais je comprends enfin c'est marrant je comprends pas ce choc d'un coup alors que t'as pas fait non plus 1000 kilomètres tu vois c'est juste en l'espace de je sais pas je dirais 300 kilomètres t'as eu plein de paysages différents et donc c'est assez c'est assez impressionnant de voir que ce pays peuvent te proposer autant de choses et donc tu passes ce désert tu repasses une autre vallée et puis t'arrives t'arrives proche de Sous-Amir et j'oubliais juste avant on a eu une anecdote c'est qu'on allait skier juste après donc ce plateau avec les chevaux etc on s'est chopé une autre vallée en direction de la vallée de Sous-Amir et là on a essayé d'aller faire de la rando et pas de neige donc juste après le désert il y avait c'est pareil c'est incroyable il y avait 80 cm de neige fraîche deux jours avant et là t'es dans un secteur sec pas possible très peu de neige alors qu'on a quand même commencé notre rando à 3000 m d'altitude donc on était déjà super haut mais il n'avait pas neigé dans ce secteur là donc c'était compliqué de trouver de la neige mais par contre on a trouvé autre chose c'était une une fond de vallée je me suis dit il était incroyable pour faire de la rando avec des beaux ruisseaux il y avait il y avait justement des camps de chevaux qui étaient laissés à l'abandon l'hiver avec des sortes de cabanons pour dormir etc et nous la route était cabossée totalement gelée tu passes des sortes d'énormes trous gelés où tu passes la rivière parce que c'était en train de fondre donc là tu étais content d'avoir ce fameux 4x4 russe un peu tout terrain qui t'emmène partout et en fait notre ami qui s'était fait mal au dos n'avait pas voulu skier ce jour là donc avec l'autre 4x4 ils sont nous on a essayé de faire la rando et eux ils sont partis explorer le fond de la vallée et ils sont tombés sur un ancien centre je dirais spa balnéo russe laissé à l'abandon et en fait dans ce secteur là il y a beaucoup de sources d'eau chaude naturelles et là ce centre balnéo était construit sur une source d'eau chaude donc on est allé chercher au retour tout le groupe on est allé chercher cette source d'eau chaude et donc j'avoue c'était le petit moment plaisir du séjour où on arrive dans un petit centre balnéo laissé à l'abandon avec les fenêtres cassées construction tu vois encore un peu à la russe et puis en fait tu rentres dans les bâtiments c'est un peu comme dans les films un peu comme genre tu vois dans les vieux pays de l'ex-soviétique laissé à l'abandon où t'as plus de porte t'as plus de fenêtres mais t'as encore les gros murs t'as encore les inscriptions sur les murs en russe puis tu rentres dedans et là effectivement t'as un énorme trou avec une source de chauve naturelle qui après tombe dans la rivière et là on s'est fait plaisir on s'est pris on s'est pris deux trois bonnes heures à rester là à profiter de ces sources d'eau chaude à aller dans l'eau froide dans la rivière histoire de revitaliser un petit peu tout ça en plus quelques jours avant moi on m'avait prévenu j'ai pas mal d'amis qui ont fait des expéditions au Kyrgyzstan ils m'ont dit William tu vas voir tu vas beaucoup manger c'est pas mauvais mais tu vas tomber malade moi je me suis dit mais non t'as j'ai l'habitude puis je ramène toujours moi mes amis ils se foutent de ma gueule parce que je ramène toujours une énorme sacoche avec du Smecta du Doliprane enfin la totale pour pas tomber malade et bah je suis quand même tombé malade on est tous tombés malades au moins une fois je pense que c'était c'était un peu de manger tout le temps un petit peu la même nourriture qui est un petit peu grasse qui est trop condensée puis en termes de microbes potentiellement tu sais pas trop si la viande elle est bien entretenue si bon bref tu te poses de toute façon quand t'as faim après une journée à moins 15 dehors tu te poses pas trop la question quoi tu manges beaucoup mais voilà on était tous tombés un peu malades au moins une soirée et donc ce petit ce petit spa naturel tombait tombait à pic pour ensuite commencer la vallée de Sous-Amir et la vallée de Sous-Amir c'est pour moi la vallée une des plus arides que j'ai jamais vue tu vois elle est elle est perchée c'est un énorme plateau qui est perché sur un peu plus de 2000 2000 mètres d'altitude et puis t'as deux énormes cols qui permettent de relier le nord et le sud du Kyrgyzstan donc c'est un point de passage qui est hyper important hyper stratégique pour le pays il y avait beaucoup de camions du coup et de voitures qui passent mais c'est pareil c'est fou c'est là où tu te dis t'es un peu au Pakistan parce que pour rejoindre le col de Bishkek donc de la capitale tu il n'y a pas de route c'est pas goudronné c'est des routes de terre avec des trous partout et tu le montres le col il est à 3005 enfin c'est du coup c'est hyper harry t'es autour de pics de montagne extrêmes il n'y a pas de neige parce que je pense que c'est énormément soufflé et là tu passes entre les camions le code de la route n'existe plus tu pries pour pas tomber dans un trou parce que si tu pètes la voiture là-bas tu sais pas trop comment faire et puis une fois que tu bascules sur ce col tu redescends sur cet énorme plateau qui continue je dirais sur 30 km de long et après tu repasses un col et tu repasses de l'autre côté et nous on a gravité pendant 5 jours là-dedans parce que à droite et à gauche t'as que des montagnes et que des vallées et selon les guides c'est quasiment inexploité donc en fait c'est pas cartographié c'est la pure explo totale et ça c'était un peu ce que j'étais venu chercher durant ces jours c'était de faire des trucs que personne ne vient chercher ou du moins potentiellement il y a quelqu'un qui est venu chercher la même montagne que toi mais t'en sais rien parce que en fait c'est pas référencé et donc pendant 2 jours on était un petit peu avec le groupe ce qui a permis de faire un joli sommet aussi à 3008 donc on a commencé haut donc on a commencé je crois à 2008 un truc comme ça et là tu découvres un peu comme les premiers jours tu découvres une nouvelle vallée tu découvres des nouvelles montagnes il faisait beau la neige était préservée il y avait par contre beaucoup de vent ça soufflait il faisait très froid et puis du coup ça m'a permis de bien repérer un petit peu ce qu'on allait pouvoir faire et puis là je me suis rendu compte que les possibilités étaient énormes au fond de moi j'avais trop très très envie de retourner à Girgalan parce que j'avais beaucoup aimé le cadre le fait de dormir chez l'habitant la proximité puis le paysage qui était fabuleux là t'es dans un truc on dormait dans un motel d'autoroute il n'y a quasiment pas de village sur ce plateau il y a trois motels trois stations essence et je dormais dans un micro-cajibi de je sais pas quatre mètres carrés mais il y avait une douche et des toilettes tu vois et il faisait chaud moi ça me suffisait mais au bout de quinze jours j'avais envie un peu de chaleur humaine quoi et mais ça ça l'a fait et comment dire pendant deux jours on a fait ça et puis le groupe est parti et Marlène m'a rejoint il a pris un taxi depuis Bishkek il s'est tapé quatre heures de route il a débarqué une heure du matin et le lendemain on était parti sur sur trois quatre jours d'exploration et là le séjour a basculé sur une autre dimension parce que tu te retrouves seul avec quelqu'un que j'ai juste rencontré une journée tu sais pas si ça va bien se passer tu sais pas ce qu'on va faire tu sais pas tu sais que là clairement s'il se passe quelque chose bah il faut que c'est grâce à tes compétences que tu peux t'en sortir et donc donc c'est la vraie aventure et puis et puis bah du coup avec Marlène on s'est très très bien entendu il était là vraiment pour profiter d'être on va dire avec un bon skieur parce qu'il est voulant devenir guide il avait aussi envie de pousser un peu le niveau et au Kyrgyzstan bah à part les guides internationaux il n'y a pas non plus masse de de de niveau du moins les jeunes qui veulent devenir guide international il n'en a pas beaucoup c'est un style de vie qui est à l'opposé du style de vie Kyrgyz où tu leur demandes au niveau des hommes de trouver une femme de de s'installer et puis on va dire soit de vivre à la capitale soit de vivre en province et d'avoir bah tes chevaux ou de vivre du tourisme et lui choisissait plutôt une vie de de montagne et donc c'était c'était très intéressant de de voir qu'un jeune du Kyrgyzstan lui-même avait cette cette vision de dire je suis à l'opposé de tous mes amis de toutes les de toutes les personnes que je connaisse et que j'ai du mal bah du coup aussi à m'intégrer dans dans ce dans ce schéma linéaire vu que vu que j'en sors et que mon objectif et ce qui me fait plaisir c'est la montagne c'est d'emmener des gens avec moi et de faire découvrir mon pays et donc pour revenir sur l'aspect l'aspect sportif pendant on a eu une grosse journée de mauvais temps le jour où on a quitté le groupe et là c'était dur c'était pas évident et j'ai même moi tu vois j'ai eu un coup de un petit coup de bad parce que tu te retrouves dans une vallée tout seul hyper aride y'a rien et tu te dis merde il fait mauvais et en fait quand il fait mauvais bah t'as rien à faire et finalement avec Marlène on a quand même réussi à faire une petite ascension bon quand même à 3006 on est redescendu et puis là on a croisé même un groupe de Hollandais qui était avec leur guide russe et nous après on est allés repérer on a essayé de repérer des faces sauf que les nuages étaient bas et accrochés aux montagnes donc on voyait pas beaucoup et pour la petite histoire on sait donc on avait en fait la voiture la deuxième 4x4 Marlène connaissait l'assistant guide de Misha et c'était sa voiture et il nous a laissé sa voiture pour ces 5 jours heureusement parce que sinon on aurait pas pu se déplacer et en analysant on voulait faire un 4000 on prend la route et on regarde etc et en fait en faisant demi-tour il y a tellement de neige sur la route que Marlène engouffre la voiture sur le bas côté alors bon bah tu sors les pelles tu creuses tu essayes tu tapes la glace et en fait la roue patine de devant et impossible de sortir et c'est là où tu vois aussi tu vois un autre côté de Kyrgyzstan où tu te dis en fait même dans une vallée l'une des plus arides du pays bah il y a un peu de circulation et les gens bah ils ont toujours cette bienveillance en eux alors il y a eu un camion rempli de charbon qui s'arrête et il a hésité à s'arrêter quand même il nous a regardé en tenue de ski il nous a dit c'est quoi ces mecs et et les deux mecs donc du coup ils s'arrêtent ils descendent et c'était c'était un petit monsieur un peu un peu un peu gros et un autre monsieur hyper fin et cet autre monsieur hyper fin il a il avait des dents en or tu sais comme dans le film de James Bond je sais pas si tu vois dans le film je crois qu'il y a un des films de James Bond le méchant russe il a il a il a toutes les dents en or ou en métal quand il sourit bah lui c'était pareil il avait toutes les dents toutes les dents en or là du coup tu te dis bon ok ça pose le décor les mecs parlent pas anglais ils parlaient que russe heureusement Marlène Marlène parle russe et du coup ils nous ont sorti la corde ils nous ont aidé à à à retirer la voiture du fossé sauf que la corde elle casse elle était pas assez solide donc tu te dis bon bah merde et les mecs en fait ils s'arrêtent pas tu sais ils t'aurais pu dire bon bah la corde est cassée désolé on s'en va les mecs ils ont commencé à enlever leur chargement pour essayer de trouver une autre corde et essayer de nous tirer donc ça j'ai trouvé enfin moi ça m'a ça m'a touché parce qu'ils étaient vraiment pas obligés de le faire et et comment dire et en fait il y a un autre camion qui s'arrête qui avait une corde qui nous la file et grâce à ça on a pu sortir il s'est passé une heure mais simplement en fait ce qui était beau c'était cette entraide entre les gens ils étaient pas obligés de nous aider techniquement pour eux on était des touristes et pourtant ils ont pris le temps durant leur trajet de nous sortir de là et j'ai trouvé ça chouette ce côté cette entraide en fait entre eux et durant notre durant la pardon durant le notre notre route pour aller dans la vallée de Sous-Amir on a rencontré justement un camion qui avait dérapé qui était au bord de la route qui ne pouvait plus et on les avait aussi aidés on les avait aussi tirés pareil sur une autre voiture totalement cassée qui était engouffrée sur le côté on les a tirés et donc il y a ce côté je pense que comme tu es dans un environnement aride froid compliqué si tu arrives quelque chose tu sais que sur la route il y a cette mentalité de pouvoir de pouvoir aider les gens ce premier jour avec Marlène était un peu compliqué finalement la raison on prend le dessus tu t'arrêtes et puis tu rentres gentiment au motel sauf que c'est un motel de route donc tu es bloqué dans un petit truc sans rien et comment dire et là j'essaie de découvrir un petit peu parler aux gens de voir un peu comment ils vivent et c'est là où tu te rends compte que c'est dur parce que à côté du motel il y avait un endroit pour faire la prière une station essence et un truc pour éparer les pneus c'est tout et donc quand il fait moche tu te dis bon bah qu'est-ce que je peux aller visiter et bah finalement pas grand chose mais tu parles avec les gens les gens te demandent pourquoi tu es là et puis tu te rends compte qu'en fait ils ont le coeur sur la main et ils te proposent du thé et la journée est passée comme ça et le lendemain grand beau enfin grand beau le lendemain matin on s'est dit là on est dans le vif du sujet hier il faisait moche aujourd'hui il devrait faire beau on va faire un gros truc et en fait on part le matin à 8h et le brouillard et les nuages étaient encore bloqués sur toutes les chaînes de montagne donc on a passé on a fait 20 km quasiment toute la vallée pour repérer potentiellement une vallée ou une montagne allée chercher on voyait rien et on a fait ça de 8h à midi donc autant te dire que la frustration était assez énorme à tel point qu'on est retourné sur un décolle en se disant là-bas il fait beau etc on arrive le soleil commence à arriver on sort les skis et là bim nuage grosse neige c'est pas possible on va pas monter là-dedans donc on remet les skis dans la voiture on redescend et là je dis à Marlène écoute arrête-toi là j'avais repéré des faces là-bas il est midi si on veut faire un truc c'est maintenant ou jamais de toute façon ça va au niveau de la météo on savait que ça allait s'ouvrir on pose la voiture sur le bord de la route et effectivement on commence notre ascension et là le soleil commence à arriver les nuages commencent à partir et en fait on a eu de la chance parce qu'on avait une vallée devant nous qui s'ouvrait sur trois grandes montagnes et il n'y avait plus qu'à choisir une des deux montagnes et là on commence notre ascension enfin on commence notre ascension on commence à passer le plateau on a mis trois heures quand même à passer ce plateau pour arriver jusqu'en bas de la montagne on commence notre ascension et au milieu de l'ascension de la montagne il était 16 heures et là Marlène commence un petit peu à paniquer en se disant il est 16 heures on n'est toujours pas arrivé là-haut je ne sais pas si on va réussir je ne sais pas si on va y arriver et il faut savoir qu'au Kyrgyzstan ils ont peur de la montagne comment dire ils ont peur de la montagne ils ont peur des pentes raides dès que c'est des pentes de plus de 30 degrés ils n'ont pas l'habitude de les skier parce qu'ils ont peur des avalanches et comme ils ne sont pas formés pour bien apprécier le terrain ils veulent prendre le moindre risque possible et du coup Marlène qui est en plein apprentissage il avait ces appréhensions-là au début on commençait à monter sur les crêtes et puis il voyait en fait les pentes raides qui nous attendaient pour arriver sur le sommet et il disait mais on va il s'est dit on ne va pas passer par là ce n'est pas possible il est 4 heures de l'après-midi s'il arrive un truc il commençait à s'inquiéter en se disant parce qu'on donnait quand même des nouvelles à notre guide à Misha tous les soirs et il disait Misha va s'inquiéter il va lancer le secours etc. et on a dû vachement discuter en disant parce que c'est aussi le principe de la rando c'est que quand il n'y a personne qui t'attend qui fait grand beau et que tu es au milieu de rien et qu'en fait il n'y a aucun paramètre négatif prends ton temps quand tu arrives à un sommet l'idée c'est de ne pas y aller en mode bourrin il faut y arriver en une heure c'est tu y vas doucement tu analyses tu reprends des forces tu fais des petites pauses et puis on arrive quand on arrive et puis après tu analyses le retour c'est-à-dire combien de temps on va mettre pour descendre on a mis 7 heures pour monter et on a mis 20 minutes pour descendre mais après au pire tu es sur un plateau on a des frontales il y aura la lune il n'y a pas de risque et donc c'était un état d'esprit qu'il fallait lui transmettre et puis il a réussi à s'apaiser doucement et on est parti à l'ascension on est arrivé au sommet il était 5h30 et là j'ai vu une personne j'ai adoré partager ça parce que je fais aussi tout ça j'aime bien le faire avec des personnes pour partager solo c'est cool aussi mais c'est pas du tout pareil solo t'essayes de trouver un peu l'exploit sportif quand t'es accompagné tu fais beaucoup attention à l'autre personne l'idée c'est d'arriver à deux et de revenir à deux et surtout le voir le bonheur que ça peut te procurer et que ça peut procurer à l'autre personne et en arrivant au sommet j'ai vu le bonheur sur son visage et sur le mien aussi et ça m'a procuré beaucoup d'amour et de joie de l'avoir vécu avec lui de l'avoir fait ensemble et on est resté je crois 30 minutes là-haut à boire du thé à manger et juste en fait à kiffer le paysage et de se dire la chance qu'on a d'être là et Marlène me dit mais tu te rends pas compte de ce qu'on vient de faire parce que a priori lui qui connait un peu le domaine alpin du Kyrgyzstan et des guides il me dit mais personne n'est venu là même l'été quand on va à Lycée personne ne monte ces montagnes et on est peut-être les premiers à le faire et tu te dis ouais donc c'est un peu un sentiment tu vois de joie et de fierté de te dire la journée était mal partie de 8h à midi on savait pas quoi faire la météo voulait pas qu'on parte et finalement on a quand même réussi une ascension alors on a mis beaucoup de temps tu commences à on a commencé un peu avant midi il était un peu plus de 5h qu'on était là-haut on a failli redescendre avant et puis au final avec de la persévérance du calme de l'analyse et puis de la prise de temps parce que j'en reviens dessus c'est vraiment important de prendre ton temps quand t'es en montagne et je pense que tu te mets beaucoup on se met beaucoup sous pression quand t'as un timing j'ai un train à 18h j'ai un il faut que je sois là en fait dès lors que t'as un truc qui t'attend après tu te mets énormément de pression en montagne et un tu kiffes moins deux tu peux prendre des risques et trois en fait je pense que tu sors de cette mentalité de quand tu fais une ascension et que tu prends ton temps c'est là où t'es le plus sécure parce que tu te mets pas un autre truc derrière qui va te forcer en fait à aller plus vite ou te forcer à prendre d'autres décisions qui sont peut-être pas la bonne et donc on redescend tranquillement et effectivement on se tape un coucher de soleil magnifique c'était le plus beau que j'ai eu au Kyrgistan pour le moment la lune sort les étoiles sortent on finit à la frontale et en fait il faisait froid on était là pour le coup t'es content de rentrer dans ton motel au chaud et d'aller manger mais ça on a passé une journée une journée fabuleuse et donc en retournant au motel on rediscute de tout ça on discute notre journée et puis le lendemain on redécide de refaire la même sauf que le lendemain il faisait beau dès le matin donc là c'était un peu de l'expo pure c'est à dire on savait pas quoi faire vraiment on avait des idées mais le vent avait beaucoup soufflé la neige était beaucoup partie donc sur des phases qu'on avait envie de faire bah en fait on n'y est pas allé et on a mis à nouveau en partant à 8h on a mis 2h à choisir la vallée qu'on allait choper et on décide on se fixe sur une montagne et on décide d'y aller et je crois qu'on avait fait 1300 de D+, la veille on avait fait 13 km en tout donc le lendemain tu sens un peu dans les jambes ta journée et on part à 10h et c'est vrai que tu t'avoues que tous les deux on avait un plateau plus grand que la veille à traverser dont deux rivières et un pont suspendu alors là pour le coup en termes d'aventure on était pas mal mais tu sais le démarrage il est dur parce que tu te dis pourquoi pourquoi on va pourquoi se faire mal pourquoi on va chercher un truc au milieu de rien que personne n'a fait et en plus il faut qu'on traverse un plateau de au moins 5 km et là c'est là où je me suis dit les chevaux auraient été vraiment très intéressants ça aurait été très sympa mais l'aventure humaine aurait été différente et donc on part quand même tu traverses ce pont suspendu tu cherches des petits endroits glacés pour traverser la rivière et là tu vois le sommet et tu te dis il me reste encore au moins 4 km avant d'arriver au début de la face il faisait super chaud c'était en termes de température au Kyrgyzstan c'était assez particulier il faisait certes très froid mais la journée quand le soleil tapait en fait tu sentais beaucoup moins la fraîcheur tu ouvrais la bouche tu avais la fumée qui sortait mais tu étais capable de monter avec juste un pull tellement le soleil pouvait taper et donc la neige elle se transformait aussi un petit peu donc ça ne nous a pas aidé parfois elle était croûtée donc tu t'enfonces parfois c'était de la de la vraie de la vraie poudreuse parfois c'était extrêmement gelé donc c'était c'était assez changeant et là pour le coup on a pris notre temps et donc on a fait cette fois-ci 20 km en tout pareil 1300 des plus c'était un sommet à 3005 c'était un pic et on est allé chercher un joli couloir et là à nouveau Marlène était moi physiquement donc la veille j'étais en lead du début jusqu'à la fin donc c'est moi qui fais les traces etc et là physiquement après le plateau j'ai commencé à avoir un gros coup de fatigue et Marlène a pris le relais et c'était moi qui ai eu un coup de comment dire un coup de mou tu sais en mode un peu comme lui à la moitié et j'étais ouais je pense pas qu'on va y arriver il est 2h30 il nous reste encore 400 m à monter et en fait il m'a dit mais non t'inquiète pas je prends le relais je fais la trace ça m'a permis de me reposer il a mis l'énergie positive dedans et en fait on est arrivé au sommet et là grosse discussion il était on est arrivé à lentissime donc au premier sommet et on s'est dit il est 16h le sommet qu'on visait il est à 300 m là-haut on va mettre 1h30 à monter est-ce qu'on y va on y va pas et lui il commence à me dire je sais pas ça a l'air très pentu il reprend le raisonnement qu'il a eu la veille et du coup je reprends le raisonnement que j'ai eu la veille pour lui dire mais non t'inquiète pas on prend le temps 1h30 on devrait y arriver ça ne devrait pas poser de problème on a le temps il est au pire à 18h on a terminé et il dit ok t'as raison William allez on fonce et en fait on a torché le truc en 1h15 et on est arrivé là-haut je crois qu'il était 15h30 15h30-16h et donc on a eu le temps à nouveau de profiter et à nouveau de retrouver cette joie d'arriver au sommet cette joie de se dire potentiellement on est les premiers sur ce sommet là à le monter et à le descendre en hiver du moins et que tout s'est bien passé et qu'en plus on trouve de la neige fraîche donc c'était ouf et donc voilà ça s'est fait comme ça progressivement et puis on est redescendu on a repassé le plateau et pour la petite histoire après le pont suspendu il y avait donc il y avait une rivière il y avait un pont un pont de neige tout glacé lui il passe sans problème et au moment où moi je passe j'ai mon pied droit qui s'enfonce dans l'eau et là radicalement ma peau se gèle et donc je me retrouve sur les je sais pas il me restait 200 mètres je me retrouve à avancer avec juste la peau gauche et la peau droite en mode il faut que je lève le pied parce que ça enfin qu'elle est mouillée et gelée en fait elle colle elle glisse plus et donc voilà mais voilà deux très belles deux très belles ascensions a priori des premières ascensions donc on a le droit de nommer les sommets donc avec Marlène on a décidé de leur donner deux noms et là il faut que on vient de rentrer mais il faut que il faut qu'on diffuse un peu notre itinéraire ce qu'on a fait exactement le nom qu'on leur a donné et soit quelqu'un te dit bah en fait non les cocos désolé vous n'êtes pas les premiers ce qu'on a déjà fait soit personne se réveille et officiellement ça sera enfin potentiellement ces sommets là seront référencés avec le nom qu'on leur a donné et l'itinéraire l'itinéraire avec pour terminer donc on a fait ces deux ces deux belles ascensions avec plein de plein du coup d'images de souvenirs d'émotions dans nos têtes et puis bah le séjour allait se finir tranquillement et on on prend la route pour rentrer sur sur Bishkek et donc on repasse par par Sécoll et même le retour sur Bishkek en traversant Sécoll et en redescendant c'est c'est c'est c'est c'est la nuit tombe, du coup, t'es en noir total, à droite, t'as le ravin, les mecs essayent de doubler les camions, on te double aussi, enfin, c'est vraiment pas facile de conduire dans ce genre d'environnement. Nous, on a des routes de montagne parfois un peu compliquées, mais eux sont quand même sur un niveau au-dessus. J'imagine que dans d'autres pays, comme le Pakistan, c'est encore pire, mais c'était pas mal. Tu redescends vers la civilisation, donc t'as passé 5 jours dans une vallée à voir quasiment personne aride, sans population, et là, tu retrouves la population, les voitures, et surtout, en fait, on était quand même assez haut, en moyenne, à 3500 mètres d'altitude en moyenne pendant 5 jours, donc avec un air assez pur, tu redescends sur Bichkech, et moi, je sentais que je commençais à avoir la gorge qui gratte, même à tousser, et je demandais à la marraine, et on arrive sur Bichkech, et il y avait une brume, cette brume de pollution, et je lui dis, mais comment ça se fait qu'il y ait autant de pollution, en fait, à Bichkech ? Et ça s'explique par le fait qu'ils roulent tous avec des vieilles voitures qui polluent, et ils consomment tous du charbon, et la ville de Bichkech, en termes d'énergie, est fournie par du charbon, et plus les déchets qu'ils brûlent, et le tout forme un nuage de pollution, et Mathias, le moniteur suisse, quand il donnait des cours sur la station de ski à 20 km de Bichkech, me disait, le soir, il regardait sur Bichkech, depuis la montagne, il voyait un énorme nuage noir se former tout autour de la ville, et là, tu prends un coup, en disant, enfin, tu prends un coup parce que Marlène me dit, mais toi, tu habites à Paris, tu as sûrement de la pollution, ou même, tu vois, je pense à Chamonix qui ont souvent des pics de pollution dans la vallée, et tu te dis, nous, en fait, ça te montre aussi qu'on est vachement avancé dans cette conception d'écolo, responsable, et de moins pollué, et on a beau critiquer, dire qu'on n'avance pas assez ou des choses comme ça, bah, va dans ce genre de pays, va voir à Bichkech, et rentre, et là, tu comprends que, en fait, non, on a fait un travail énorme ces 20 dernières années, dans l'endroit où j'étais, ils enterraient leurs déchets dans des trous où ils mettaient le plastique, et enfin, il n'y a pas de poubelle jaune ou poubelle de verre, ça n'existe pas, ou alors, il faut, ils mettent tout de côté, ça crée des énormes tas de déchets, puis en fait, c'est un camion qui va redescendre le tout, et ils vont tout brûler, et donc, ils sont encore, on n'est pas non plus sur un pays arriéré, on n'est pas non plus sur l'Inde, bien que l'Inde a fait énormément de progrès, mais moi, ça m'a marqué de voir cette pollution, et de me dire, bah, typiquement, à Paris, je ne sais pas quand était le dernier pic de pollution, mais il date un peu, et on fait, du coup, on travaille quand même vachement sur ces évolutions-là, il y a, je trouve, moins de pollution en France, même si quand il y en a, on est les premiers à râler, et que dans ce genre de pays-là, la pollution, en fait, c'est tous les jours, et quand tu vis dans une pollution tous les jours et que tu vois à peine le soleil, franchement, c'est dur, quoi. Donc, voilà, retour marquant, et on s'est fait un petit resto pour fêter nos ascensions, et là, tu découvres une autre population, une population moderne qui s'habille, ben, comme des gens de la ville, élégants, les plats qu'on te propose, il y a de tout, il y a 36 000 bières, même, il y avait même des bières suisses et allemandes, et c'est là où tu te dis, ok, donc oui, effectivement, la capitale, tu as une belle université, tu as des monuments qui sont tous russes, mais, mais, tu sens un peu la modernité que tu ne retrouves pas dans le reste du pays, il y a une rupture qui est à nouveau assez marquée, et un style de vie également qui est marqué, parce que, à 22h, dans des vallées où il n'y a rien, tout le monde va se coucher, là-bas, à 22h, c'était la Saint-Valentin en plus, ils étaient tous au resto à boire des coups ou à regarder le match de la Champions League, donc, c'était assez drôle. voilà, voilà un peu la fin de mon séjour, et puis, j'ai dormi à nouveau chez l'habitant, donc, c'était hyper intéressant ce dernier soir où les gens te demandent d'où tu viens, qu'est-ce que tu as fait, surtout, ils veulent savoir si tu as aimé le pays, qu'est-ce que tu as retenu, et le lendemain, le lendemain, j'ai pris l'avion très tôt, très tôt le matin, et c'était pareil, c'était très mignon, c'était un papy russe qui m'a emmené, et, alors, il était au taquet de la life à 7h du mat, alors que moi, je dormais debout, et en fait, il me parlait, mais il ne me parlait pas en anglais, il me parlait en russe, sauf que je ne parle pas russe, et, et ben, franchement, c'était très drôle, parce qu'on a réussi à communiquer par des petits langages, bon, moi, je lui disais da, da, da, toutes les deux secondes, donc, c'était facile, mais il me demandait si j'étais venu pour du ski, si j'avais un bon niveau, si j'ai aimé le Kyrgyzstan, et on a réussi à se faire comprendre, et donc, du coup, le trajet jusqu'à l'aéroport a été sympa, et j'ai trouvé ça adorable que ce monsieur s'intéresse à moi, alors qu'on ne parle pas la même langue, qu'on réussisse à communiquer, et je trouve que c'est adorable, parce que t'as des, notamment, nos chauffeurs de taxi ou nos chauffeurs Uber, des fois, ils te disent à peine bonjour ou à peine merci, ils ne te calculent pas, là, lui, voilà, il s'est intéressé, ça m'a marqué, donc, donc, voilà, pour la petite histoire, et puis, retour en France, et en fait, je suis rentré jeudi soir, et vendredi soir, je suis reparti direct en montagne, parce que, il ne fallait pas rester sur quelque chose de négatif, il fallait continuer sur du positif, et on m'avait proposé d'aller dans le parc des écrins au niveau de la Meij, notamment, avec un des garçons qui était dans le groupe, qui habite du côté de Grenoble, et on est parti, du coup, ce week-end là-bas, et on a dormi en refuge, il faisait beau, on s'est fait un beau sommet, enfin, tout était nickel, mais je voulais juste finir par ça, c'était que, en fait, on n'a pas averti, on est passé au refuge pour déposer nos affaires, on n'a pas averti le refuge qu'on allait finir, enfin, finir tard dans la nuit, et mon pote, justement, était un peu en fatigue sur la remontée, donc on a mis plus de temps que prévu, et on est arrivé, au fait, en sommet à 18h, ils faisaient coucher de soleil magnifique, donc on a pris notre temps, puis après, on est redescendu au refuge, et le refuge a quand même prévenu le PGHM en disant, tiens, on n'avait pas de réseau, donc ils ont prévenu qu'ils n'avaient pas de nouvelles au cas où, et je reçois, au moment où j'arrive au sommet, je reçois un message vocal, et en fait, les PGHM m'appellent pour me dire si tout allait bien, et si tout va bien, que je leur passe un petit coup de fil, parce que sinon, là, ils allaient lancer l'hélicoptère pour faire une petite rotation de surveillance dans le secteur pour voir si rien n'arrivait, et ça nous a marqués, parce que si tu compares avec ce que je t'ai raconté au début du séjour, avec malheureusement ce qu'a vécu le français, et ils ont mis plus de 72 heures à aller les chercher, là, en France, juste en ayant du retard, les mecs sont capables de lancer un hélicoptère pour juste voir si tout va bien, ou imaginons, il serait arrivé quelque chose, potentiellement, intervenir sur place le soir même, et là, tu te dis, ok, on a une chance quand même incroyable en France ou même en Suisse avec la Régate ou Air Zermatt, d'avoir des gens formés, cette capacité de surveillance et de sécurité, de te dire, il peut t'arriver, si t'arrives quelque chose en montagne, enfin, c'est pas qu'on va venir systématiquement te chercher, ça dépend de plein de paramètres, mais on a un système de secours qui est juste exceptionnel, et le fait, tu vois, d'être parti au Kyrgyzstan dans un pays comme ça, et d'avoir découvert ce système-là, malheureusement, parce que si c'était rien passé, je l'aurais pas découvert, ben, je pense que tu, quand tu reviens en France, tu as encore, tu réalises dix fois plus de la chance que tu as, que ça soit là-dessus, ou quand je parlais de la pollution, ou de notre vie de tous les jours, en fait, même de la ville de Paris, tu vois, que je trouve, ben, je suis pas en montagne, mais je la trouve belle, nos montagnes, j'ai adoré retrouver nos montagnes, je les trouve exceptionnels, et tu te rends encore plus compte de la chance que tu as, et qu'il faut profiter encore plus de tous ces moments, de tout ce qui t'entoure, parce que quand tu vas dans des pays totalement différents, avec des cultures différentes, plus pauvres, moins développées, avec une culture totalement différente, ben, t'apprécies différemment les choses, et du coup, je trouve, on se rend pas assez compte de la chance qu'on a, et on apprécie pas assez tout ce qui nous entoure, donc voilà, c'était un peu, c'était un peu, je pense, mon message de fin, c'est s'ouvrir au monde, continuer à être ouvert d'esprit, et peut-être, on râle beaucoup, c'est bien de râler aussi, mais aller découvrir des pays qui sortent de l'ordinaire, qui vous sortent de votre confort, parce que du coup, quand tu reviens dans ton confort, t'es encore plus heureux d'y revenir, tu vois, tu prends pas de douche pendant 2-3 jours, je t'assure, tu reviens chez toi, tu prends une douche, c'est le kiff total, de dormir dans un lit chaud, douillet, grand, moi, pendant 2 jours, j'ai hyper mal dormi, j'ai pas pris de douche, ben, je peux me dire, hier, ma douche, il me fallait pas plus, il me fallait juste une bonne douche chaude, des choses simples de la vie, parfois, ça suffit, et j'ai partagé mon vol Bishkek Istanbul avec 2 Suisses, 2 biologistes, un couple, qui sont partis au Pakistan, en Inde, qui ont beaucoup voyagé, et qui, justement, avaient cette ouverture d'esprit de s'ouvrir au monde, de voir d'autres cultures, et il me disait, on est heureux de retrouver notre petite Suisse et notre petit chalet, et on va encore plus profiter, parce que, là, on s'est fait un trip, ça nous suffit, mais on s'est rendu compte que, enfin, ils le savaient déjà, que ce qu'ils avaient en Suisse, en fait, ça leur a procuré un bonheur fou et qu'ils avaient conscience de la chance qu'ils avaient. et j'ai trouvé ça très intéressant de rencontrer des gens qui ont un peu le même état d'esprit que toi, de te pousser à voyager, à sortir de ton confort, à aller un peu découvrir le monde, tout en étant posé, c'est-à-dire, tu sais que tu viens de France ou d'ailleurs, et que là où tu es basé, là où tu es installé, où tu es originaire, on a, tout ce qui nous entoure, en fait, c'est que du positif, c'est pas du négatif, et que parfois, on se prend peut-être beaucoup trop la tête pour pas grand-chose, alors qu'ailleurs, ils sont à des années-lumière de ce que tu as pris, de ta prise de tête, et que ta prise de tête, en fait, elle sert à rien du tout. Ce séjour, ça a permis, tu vois, un peu de se faire mal, c'est extraire beaucoup de choses, et en même temps, ça te soulage intérieurement, et d'un autre côté, tu pars à l'aventure, au milieu de rien, donc tu as ce sentiment de liberté, tu penses à, il y a des moments où tu penses à rien, tu fais le vide, il y a plusieurs personnes que tu as interviewées, que je connais, que je suis, et il y en a un, Steven Leyerik, que tu connais, qui dit souvent, la vie c'est faire, alors let's do this, du coup, tu vois, c'est exactement ça, c'est que si à un moment donné, dans la vie, tu as besoin d'aventure ou de découverte, il faut y aller, et moi j'avais besoin de ça, et du coup, c'est ce que ça m'a énormément apporté, et en fait, ce qui importe, c'est comment tu vas surmonter ses imprévus et ses surprises, comment tu les vis, et comment tu restes ouvert, et je pense que si tu prends tout ça, et que tu restes positif, et que tu suis toujours ta trajectoire, et bien, la vie est belle, et que, et du coup, tu vas, tu vas juste kiffer.

Loïc vous venez d'écouter un épisode défrappé, le podcast qui vous fait découvrir des femmes et des hommes qui osent. Je suis Loïc, et je vous donne rendez-vous chaque semaine sur votre plateforme d'écoute préférée pour rencontrer un nouvel invité. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. il nausea des changementsactus Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501

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