Romain Le maître rombo, c'est vraiment se réinventer constamment. Une fois que tu as construit quelque chose, tu as atteint ton but. Il faut toujours développer. Si tu veux avancer, si tu veux performer, il faut casser cette routine et en recréer une autre pour avoir une adaptation et faire en sorte que tu es voulu constamment. Dans les pires situations, il y a les meilleures opportunités.
Invité 1 Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo, avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver. Avec mes invités, on ira naviguer sur toutes les mers du monde. On participera à des expéditions dans les régions polaires ou en Himalaya. On découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau. Et on partira en mission avec des membres des forces spéciales. Le deuxième, c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ces invités exceptionnels. On sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement. Et je suis convaincu qu'une petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur terre, alors autant les vivre à fond. Prendre la décision à 18 ans de s'engager dans l'armée et y consacrer 11 ans de sa vie. Vivre des aventures à travers le monde, évoluer dans le milieu confidentiel et extrêmement exigeant des forces spéciales. Voilà le choix qu'a fait mon invité de la semaine, Romain Courcier. Romain est aujourd'hui coach et préparateur mental spécialisé en sport de combat. Et le message que je retiens de cet échange avec lui, s'adapter, c'est gagner, quel que soit l'univers dans lequel on évolue. Romain vit à l'étranger dans un pays qui n'a pas la chance d'avoir la même qualité d'accès à Internet que nous en France. Mes excuses par avance pour la qualité parfois inégale de l'enregistrement. Excellente écoute à vous les frapper.
Romain Et bien écoute, bienvenue Romain sur le podcast. Bonjour Louis, comment vas-tu ?
Invité 1 En super forme. Très très très content de pouvoir t'accueillir pour parler un petit peu de ce qui se passe derrière le micro. pour que les gens en apprennent un petit peu plus sur le backstage. Je crois que c'est la troisième ou quatrième fois qu'on prévoit cette interview. On a eu des problèmes techniques, etc. Mais bon voilà, entre un podcast sur la résilience et un ancien des forces spéciales, on allait quand même finir par y arriver le faire enregistrement.
Romain C'est sûr, c'est sûr. La persévérance, la persévérance, il faut toujours.
Invité 1 C'est ça, c'est ça. Écoute Romain, ce que je te propose pour commencer cet échange, c'est peut-être que tu te présentes, que tu nous expliques dans les grandes lignes, puisque toujours avec les forces spéciales, il y a plein de choses qu'on ne peut pas dire. Mais dans les grandes lignes, quel a été ton parcours au sein de l'institution ? Et puis, on va commencer par ça. Je pense que ça sera déjà pas mal.
Romain Écoute Loïc, moi j'ai 34 ans, je suis rentré très très jeune dans l'institution. Donc j'ai commencé ma carrière dans un régiment de la conventionnelle dans les parachutistes. Je me suis engagé à 18 ans, notamment au 3ème PMA à Carcassonne. Et j'ai fait une carrière d'environ 5 ans où j'ai gravé un petit peu les échelons, petit à petit. Donc j'ai fini très bien placé, pour ne pas dire majeur de promotion à quasiment tous mes stages, qui m'ont permis d'être remarquable et de pouvoir justement avoir de très très bonnes notations et partir sur un recrutement transverse direction les forces spéciales 1ère Pays de l'Ont. A savoir que c'était déjà mon premier choix lorsque je voulais m'engager, mais à l'époque à laquelle je voulais m'engager, il n'y avait plus de passerelle directe pour pouvoir intégrer les forces spéciales depuis le civil. Donc c'est obligé de passer par l'institution et par une unité conventionnelle ou une unité d'élite. Donc j'ai fait à peu près un parcours de 11 années au total, dont 6 dans les forces spéciales. Et puis voilà, aujourd'hui je suis reconverti dans le sport depuis ma sortie. Donc j'ai quitté en 2019 et aujourd'hui je suis entraîneur en sport de combat, spécialisé plus dans le kick et dans le moué, dont je travaille à l'étranger.
Invité 1 Excellent, excellent. Donc tu disais un engagement très jeune. C'était quoi initialement, tu vois ? Qu'est-ce qui t'a poussé un jour à franchir les portes d'un centre de recrutement à un âge où finalement il y a beaucoup de jeunes qui pensent à autre chose que servir la France et risquer sa peau pour d'autres ?
Romain C'est sûr que les motivations quand on est jeune, on se cherche un petit peu à cet âge-là. On ne sait pas trop ce qu'on veut faire, on a un petit peu les fesses entre deux chaises. On sort un petit peu de l'école, de l'ycée. Les conseillers d'orientation, à l'époque, ce n'était pas très efficace. En plus, on rentre dans une phase de l'adolescence préadultère, dans le sens où on se cherche un petit peu, on est un petit peu rebelles à cet âge-là. Et puis non, j'avais envie de faire quelque chose de différent, quelque chose qui sorte un petit peu de l'ordinaire. Et moi, j'avais toujours… Je suis enfant de… Je suis fils d'expatrié, donc je suis né à l'étranger, j'ai grandi à l'étranger, donc c'est vrai que j'avais toujours cette soif et cette envie de voyager. Et toujours, que ce soit dans le cadre de mes activités ou personnels, j'étais plus attiré par l'Afrique, parce que tout simplement, je venais d'Afrique. Tout simplement. Et puis, c'est vrai qu'en ayant grandi à l'étranger, en Afrique particulièrement, j'ai toujours eu l'habitude de côtoyer des militaires, d'avoir une présence militaire. Et c'est vrai qu'inconditionnellement, je pense que ça a dû jouer aussi. J'avais envie de partir, de voyager, d'être indépendant au bord du pays. Et puis, tout simplement, j'avais tout simplement soif d'adrénaline aussi. Et puis, je sais que ce secteur d'activité, ce métier, m'aurait offert tout ce à quoi j'aspirais à cette époque-là. Donc, c'est vrai que je me cherchais un petit peu. C'est un milieu qui est très cloisonné, donc j'avais du mal un petit peu à m'informer. Je m'étais orienté vers un centre d'information de recrutement de l'armée. Mais ce qui avait fait pencher un petit peu la balance, c'est qu'il y avait une campagne de recrutement qui était venue dans mon lycée à l'époque, la Légion étrangère. Je ne savais rien du tout de la Légion étrangère. Et je ne connaissais rien du tout entre les différentes armées. Donc, armée de l'air, armée de terre, marine. Moi, le centre de recrutement qui était le plus proche de chez moi, c'était le CIRFA de Place de Verdun, qui était… J'habitais à La Rochelle à l'époque. Et quand je descendais du bus en revenant du lycée, juste dedans mon arène bus, il y avait un CIRFA. Donc, en fait, j'ai pointé directement là-bas. Et c'est comme ça que ça a démarré. Mais ma motivation première, c'était ça. J'avais un petit peu soif d'adrénaline. J'avais envie de voyager. Et puis, j'avais envie d'être indépendant. Et en fait, tous les voyants étaient ouverts en suivant cette voie-là. Mais c'est vrai qu'au début, il n'y avait pas de notion de patriotisme. C'est un milieu qui était assez fermé. Donc, aujourd'hui, il y a beaucoup plus d'informations et de communications par rapport à ce secteur d'activité. On en voit beaucoup sur le réseau. Il y a des reportages qui sont faits, notamment sur différentes chaînes de télévision, etc. Donc, il y a un peu plus de communication qu'il y avait à l'époque.
Invité 1 Ok. C'est vrai que c'est un peu le message commun. Je commence à avoir pas mal d'anciens, d'efforts spéciales sur le podcast. Ta génération, à peu près. Enfin, forcément, des gens qui n'y sont plus. Je crois que j'ai eu que Matt. Matt, oui. C'est un commando marine. Il y a peut-être quelques semaines avant qu'il arrête. Mais je crois que c'est le seul que j'ai eu qui était encore en activité. Encore active. Oui. Mais globalement, c'est le feedback un peu de tout le monde. C'est-à-dire, finalement, c'est fou, mais ça a été un peu un concours de circonstances. Il n'y avait pas beaucoup d'infos à l'époque. C'était les tout débuts d'internet. Et forcément, ce n'est pas le genre de choses qu'on trouvait sur Internet.
Romain Quand tu regardes un petit peu le premier bouquin qu'on a écrit avec Teddy, Force spéciale et l'unité d'élite, tu regardes un petit peu tous les types de profils se rejoignent. On vient de différents types d'unités d'élite. On a à peu près tous le bel type de profil. Et dans la phase de recrutement, quand tu arrives à une phase d'analyse, dans laquelle il y a une étude de profil qui est faite. Et puis, en fait, si tu veux, ils recherchent un certain type de profil et tu corresponds au profil ou tu ne corresponds pas au profil. Et nous, c'est vrai qu'on s'est amusé à retranscrire ça à travers des écrits. Mais c'est vrai que tu regardes, on correspond tous à peu près au même type de profil. C'est dingue.
Invité 1 Toi qui es passé par… Je ne sais pas à quel point il y a des différences entre les commandos marines, le premier RPIMA, toutes les unités d'efforts spéciales. Mais tu dirais que tu l'as vraiment retrouvé, tu le ressens au sein des unités d'efforts spéciales, le fait qu'il y a un profil un peu commun à tout le monde, notamment le côté aventure.
Romain Complètement, complètement. Pas seulement le côté aventure, mais c'est vrai qu'on a tous des caractères, on a tous des profils très atypiques. Dans le sens où on est vraiment très caractériel et on a tous ce petit truc en plus. Donc, il y en a qui vont être obsessionnels dans le sens où… En fait, tu es toujours à la recherche du petit plus. Donc, chacun va le caractériser de manière totalement différente, mais on est toujours à la recherche de ce petit souci d'étail, le petit plus qui va faire la différence. Donc, il y en a qui vont se concentrer sur la partie matérielle, il y en a qui vont s'intéresser vraiment à la linguistique, il y en a qui vont s'intéresser à l'armement. Il y a vraiment ce petit plus qui fait qu'on sort un petit peu de ce panier du commun des mortels dans lequel on te met lorsque tu arrives dans l'armée conventionnelle. Donc, on te dit que tu es obligé de rentrer dans un moule, alors que là, justement, tu es obligé de sortir ce moule-là et vraiment de te qualifier, vraiment de te associer, de te démarquer. Et chaque personne qui se démarque forme un groupe. Donc, c'est vraiment très particulier parce que c'est un monde qui est très fermé, c'est un monde qui est très… C'est une faute au lion, un petit peu, je caractériserai ça comme une petite faute au lion où tu n'as que des caractères forts, tu n'as que des grands bonhommes et chacun de son côté est pris individuellement pour former un même groupe. C'est ça qui est très bien.
Invité 1 Justement, par rapport à ce que tu évoques, tu vois, ce côté fausse au lion, j'allais te le demander, comment ça se passe quand tu n'as que des caractères forts et que tu dois forcément fonctionner en groupe ?
Romain La discipline et surtout la notion de professionnalisme. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de… Il y a une hiérarchie que tu dois respecter, bien entendu, mais le professionnalisme l'emporte toujours. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de… La fonction l'emporte toujours sur le grade. C'est-à-dire que tu es amené à avoir certaines compétences, tu passes constamment des qualifications. Donc, tu es constamment en formation. De toute façon, si tu n'es pas en mission, tu es à l'instruction. Si tu n'es pas à l'instruction, quand je te dis à l'instruction, c'est en formation. Donc, si tu n'es pas à l'instruction ou en formation, tu es en exercice. Si tu n'es pas en exercice, c'est en mission, etc. Donc, tu es en perpétuelle activité. Et le fait d'être vraiment sensibilisé sur la notion de professionnalisme, c'est qu'il n'y a pas… La fonction l'emporte sur le grade. C'est-à-dire que tu as des qualifications, tu peux t'amener à plus qualifier dans un domaine en particulier que quelqu'un qui a un grade supérieur du grade. Donc, c'est là où lui, il va se reposer sur tes compétences, sur tes qualités pour justement lui aussi se former et faire en sorte à ce que la machine fonctionne. Donc, ce qui permet de faire fonctionner un groupe, c'est que tout le monde sait ce qu'il a à faire et voire même à certaines notions sur le travail de son subordonné comme de son supérieur. Pourquoi ? Parce qu'on a tous amené à être remplacé envers d'autres. Vont le retard, on en met jamais. Mais ce que je vais te dire, c'est que demain, si sur une action, si mon chef de groupe tombe, bien normalement, je suis pensé savoir quel est son travail. Donc, un minimum. C'est pour te donner une idée de manière de voir.
Invité 1 Super intéressant. Alors là, on est tout de suite rentré dans le détail, tu vois, des caractères, du profil, etc. C'est toi qui m'as chauffé. Je sais, je sais. Mais peut-être pour revenir un tout petit peu en arrière, tu expliquais que tu es rentré dans l'armée conventionnelle troisième RPIMA, donc à Carcassonne, c'est ça ?
Romain Oui, c'est ça, Carcassonne.
Invité 1 Carcassonne. Avant de bifurquer, après quatre ans, donc si j'ai bien écouté au premier RPIMA, donc qui est l'univers des forces spéciales. Est-ce que tu peux peut-être… Alors, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui écoutent le podcast qui commencent à être un peu familiers de l'univers des forces spéciales puisque j'en ai reçu beaucoup. Mais est-ce que tu peux peut-être expliquer en quoi l'émission du premier RPIMA diffère de celle du troisième ? Parce que pour les non-initiés, on pourrait se dire…
Romain Alors, l'émission, je ne vais pas rentrer trop dans les détails parce que je suis quand même soumis un devoir de réserve, je dois t'en douter. Et puis, il faut faire hyper attention pour protéger, pour garder un petit peu le côté mystique de l'environnement. Et puis, de toute façon, on continue à cloisonner, même dans le civil, on n'est pas là pour raconter nos guerres, on n'est pas là pour tout raconter, parce qu'il faut protéger aussi les collègues qui sont encore engagés, etc. Mais au moins, apporter un petit peu de lumière sur quelque chose qui est encore dans l'ombre, oui, avec grand plaisir. Donc, ce qui diffère un petit peu des missions de l'armée conventionnelle de forces spéciales, donc les forces spéciales sont plus amenées sur des théâtres d'opérations qui sont un peu plus exigeants, des missions qui sont un peu plus à type chérangicale, qui sont un petit peu plus pointilleuses, qui demandent beaucoup de minutie, beaucoup d'attention et surtout beaucoup de précision. Donc, que ce soit des actions coup de poing, ou ça peut être de la libération d'otages, ça peut être du renseignement à fin d'action, ça peut être de la protection rapprochée, ça peut être des missions de réduction, de résistance isolée, mais plus typées, plus de type, on va aller chercher une target, donc une tête de réseau. Donc, voilà, ce sont des missions, alors que les régiments des forces conventionnelles vont plus faire ce qu'on appelle du outcordone, des missions ou de prépositionnement opérationnel, ou alors des missions de soutien, ou alors des missions de sécurisation de site. Donc, tout simplement apporter son soutien ou préparer le terrain, à faire en sorte à ce que des forces spéciales, puis derrière, manœuvrer librement et avec le moins de risques possible. Du risque, il y en a toujours, mais le but, c'est de réduire au maximum. Donc, c'est pour ça qu'on fait des études de site. Il y a beaucoup de renseignements, il y a beaucoup de préparation à votre mission. C'est 80% de la réussite. Si ce n'est pas 90%, 90% de la réussite, c'est la préparation. La préparation matérielle, la préparation du site, la préparation de tout. Bonsoir.
Invité 1 Super. Merci pour les explications. Et oui, sur la préparation, je te rejoins. C'est un peu… J'ai beaucoup de sportifs de haut niveau, des aventuriers, etc. sur le podcast, des gens qui parlent dans des environnements engagés et qui parlent aussi forcément de cette notion de préparation, à quel point c'est important. Et dans l'univers des FS, je disais il n'y a pas très longtemps, je crois que c'est un livre d'un ancien du service action, enfin, ce n'est pas je crois, c'est un livre d'un ancien du service action des GSE, et qui parlait de… La mission, je crois, c'est celle où il y a eu une tentative de libération de Axel…
Loïc Oui.
Invité 1 Tu vois, un gars du service action qui avait été capturé, je crois que c'était en Somalie, et ils expliquaient qu'ils avaient reconstruit, en fait, et que la mission s'était faite très vite, mais même si elle s'était faite très vite, ils avaient reconstruit à l'identique échelle 1.1,
Romain la maison. La maison, le site, et tu fais des répétitions, ce qu'on appelle du drill, donc tu drilles, chacun sait ce qu'il a à faire, chacun sait où il doit aller, chacun sait ce qu'il doit dire, etc. Donc, on fait des répétitions, ce qu'on appelle du drill, on répète les actions, on s'entraîne, on s'entraîne, jusqu'au dernier moment, jusqu'à H-1, c'est-à-dire jusqu'à une heure avant de monter dans la machine et d'être déployé, on fait des répétitions, chacun sait ce qu'il a à faire. Il faut vraiment que ce soit millimétré, pour vraiment tout anticiper. Les cas non conformes, comme on évoquait au début, les cas non conformes, il y en aura toujours, il y en aura toujours, étudier tout ce qui pourrait se passer, tout ce qui pourrait arriver dans la vie, c'est-à-dire que demain, je prends un exemple, là on est sur le cadre professionnel des forces spéciales, mais ça peut être pareil dans ta vie tout le jour, si demain tu pars en vacances, que tu as prévu tout, c'est-à-dire qu'avant de partir en vacances, est-ce que j'ai prévu mon passeport, est-ce que j'ai prévu mon itinéraire, s'il y a une annulation, qu'est-ce que je vais faire, s'il y a du retard au niveau des trains, qu'est-ce que je vais faire. Du coup, tu prévois tout ce qui pourrait t'arriver de suspicieux ou de mal, et si tu as prévu des solutions par rapport à ça, forcément, tu pourras partir en vacances. Tu pourras quand même partir en vacances. C'est un exemple succinct, mais c'est valable pour tout. Il faut que tu te prépares, et il faut que tu te prépares au pire, au pire qu'il puisse t'arriver.
Invité 1 Pour pouvoir réagir. Parce que du coup, l'idée des drills, c'est d'ancrer des mouvements, c'est physique, c'est mental, c'est les deux ?
Romain C'est tout, c'est physique, mental, psychologique aussi. C'est vraiment pour te mettre dans le cadre de l'action, en fait, ce qui fait que tu pourras réfléchir plus facilement à l'imprévu, puisque tout le reste est prévu. C'est-à-dire que tu te mets vraiment dans une bulle dans laquelle tu vas tout préparer, tu vas tout millimétrer, tu vas tout ancrer. C'est créer, comme tu as justement dit, c'est créer des ancrages. Après, une fois que ces ancrages sont faits, tu vas pouvoir te concentrer sur une autre partie. Tu vas pouvoir justement permettre de pouvoir aller un petit peu plus loin, penser un petit peu plus vite, réactionner beaucoup plus vite, etc.
Invité 1 Ce qui est hyper intéressant, c'est que quand tu le décris, tu expliquais juste avant qu'en fait, si tu n'es pas en mission, tu es en instruction, si tu n'es pas en instruction, tu es en exercice, si tu n'es pas… Donc, il y a vraiment cette notion, c'est très clair, d'apprentissage permanent. Et en même temps, il faut que tu sois capable, tu vois, d'avoir un certain nombre d'automatismes. Donc, intellectuellement, ça doit être… comment ça se passe du coup ?
Romain Intellectuellement, c'est épuisant, parce que du coup, ton cerveau, il fonctionne tout le temps. Ton cerveau, il fonctionne tout le temps, parce que tu es toujours à la recherche de performance, tu vois, on veut faire la corrélation avec le sport, tu es toujours à la recherche de ce petit plus, en fait, qui va faire la différence et qui va te permettre de pouvoir repousser les limites. Et les limites, on en parlera plus tard dans le podcast, mais c'est vrai qu'on apprend vraiment à se connaître personnellement, physiquement, mentalement, psychologiquement, pour pouvoir justement jouer borderline avec ces limites. Parce que les limites, à partir du moment où tu as vu que tu peux les dépasser, peu importe dans le domaine quelconque, en fait, ça devait une petite drogue derrière, parce que ça devait un petit peu, parce que du coup, comme tu as appris à dépasser un peu ces limites-là, tu dis, on ne l'en fait pas de compte, elles sont hautes. Et quand tu arrives constamment à les repousser, du coup, ça devient un jeu. Ça devient un jeu et tu es à la recherche toujours du petit plus, toujours à la recherche de ce qui va faire la différence. Oui, jusqu'où je joue. Je prends ça pour un jeu. Je prends ça pour un jeu. Tu fais ça sur le côté intellectuel, intellectuel, psychologiquement, physiquement, tu fais ça partout. Tu fais ça vraiment partout. C'est ça qui devient amusant. C'est ça qui devient amusant. C'est ce qui apporte ce petit piquant, c'est ce petit stimuli que tu trouves dans l'intérêt de pouvoir rester, parce qu'en fait, c'est un monde qui est très fermé, mais c'est un monde qui est très difficile. Quand je t'ai fait la comparaison de la fausse au lion, ça veut bien dire ce que ça veut bien dire. Le plus dur, ce n'est pas de rentrer, c'est d'y rester. Parce que psychologiquement, ça tire sur la coine et mentalement, physiquement, ça tire partout. Ça tire vraiment partout. Et le plus dur, c'est de rester. C'est de trouver un intérêt à ce que tu fais, à ce que tu fais quotidiennement parlant. C'est-à-dire, moi, à un moment donné, j'ai quitté ma carrière. J'ai abandonné ma carrière. Pourquoi ? Parce que j'avais fait le tour de ce que j'avais envie de voir. Il n'y avait plus rien qui me stimulait. Il n'y a plus rien qui me faisait envie. En fait, j'avais fait le tour de mes objectifs. Quand j'ai fait le tour de mes objectifs, pour moi, j'étais obligé de m'en fixer d'autres. Parce que je sais très bien que je n'allais pas forcément m'épanouir, continuer à m'épanouir dans ce que je faisais. Je n'avais pas envie de mettre du mauvais esprit. Je n'avais pas envie de mettre de la mauvaise volonté dans ce que je faisais. C'est pour ça que je suis parti dans un sport.
Invité 1 Ok. Est-ce que tu penses que c'est possible de durer dans ce milieu aussi exigeant si tu n'as pas la motivation ? Si tu as perdu ? Bien sûr.
Romain Tu peux durer, mais après, il va falloir te réinventer. Quand j'entends par te réinventer, il va falloir refixer des objectifs. Dans la recherche, dans la motivation, tu vas forcément avoir un objectif principal. Dans cet objectif principal, tu vas te fixer des objectifs pour y arriver. Tu vas fixer des paliers. Voir même, tu vas t'en mettre beaucoup. Tu vas t'en mettre plusieurs. Tu vas aborder plusieurs chemins pour justement arriver à Rome. D'accord ? Mais une fois que tu es arrivé au sommet de la montagne, qu'est-ce qu'il faut faire ? Soit tu descends et tu la rentres, soit tu fais un tour d'horizon et puis tu regardes le moment suivant et tu te dis « Ah, mais il n'est plus haut. Je vais aller là-bas parce que c'est plus haut. Je vais me remettre un autre challenge. » Et en fait, arrivé à un moment donné quand tu as fait le tour de la planète et que tu as monté l'Everest, tu as monté le mont le plus haut de la planète, tu ne fais pas. Il faut fortement que tu te réinventes et tu te remettes. Tu te dis « Écoute, c'est bon, moi, j'ai fait le tour des grimpettes. » « Ah, c'est bon, la grimpette, je vais arrêter, je vais faire autre chose. Peut-être, je vais faire du split. » Du coup, tu changes de secteur. C'est des métaphores que je te fais mais ça veut dire ce que ça veut dire. Quand tu as fait le tour, tu as fait le tour.
Invité 1 Ok. Ok. Super intéressant.
Romain Après, tu as des personnes qui vont rester qui vont faire le choix de part derrière tout simplement parce qu'il y a quand même des choses qui sont attractives. les femmes, on la retraite, il y a des personnes. Et tu as des personnes qui ont ni plus ni moins aussi, ce n'est pas la peur de l'inconnu, c'est la peur de la peur d'arrêter. C'est vrai que c'est une grosse... La reconversion, c'est quelque chose qui n'est pas facile. Quand tu construis quelque chose pendant un certain nombre d'allèges et qu'il faut qu'on dise que tu abandonnes ce que tu as construit pour reconstruire autre chose dans un secteur d'activité complètement différent, dans un univers complètement différent, c'est quelque chose quand même qui fait... Pas qui fait peur mais que tout militaire a pris en la sortie, c'est un sujet que tout militaire de carrière...
Invité 1 Ça, c'est un point en tant que civil, 100% civil, que je n'avais pas forcément en tête mais que je commence à réaliser un peu les enjeux à force de parler avec des militaires reconvertis. C'est vrai que c'est quelque chose qu'on a du mal à imaginer quand on n'a pas... Comme toi, finalement, tu t'es construit en fait, ce que tu expliquais, tu t'es engagé très jeune, tu t'es construit dans l'armée, tes repères sont là-dedans et en fait, c'est un univers... Ce n'est pas un univers séparé du monde normal mais c'est quand même... Il y a énormément de codes même en étant dans l'AFS, tu es quand même dans l'institution et devoir sortir de ça.
Romain Tu es dans une bulle et devoir sortir de cette bulle-là pour utiliser les qualités, les qualifications que tu as et les adapter dans un nouvel univers, c'est quelque chose qui est beaucoup plus difficile que changer de secteur d'activité dans le civil. Tu as déjà les codes de communication, tu sais un petit peu comment fonctionne le système. Quand je parle du système d'emploi, système salarial, système entrepreneurial, tout ça, tu sais un peu comment ça fonctionne. Donc, les codes, tu les as. Tu as juste à les retranscrire et à les adapter. Alors, quand tu es dans l'armée, tu es obligé de trouver quels vont être tes points clés, quels vont être tes points forts et en faire des points clés qui vont pouvoir te servir dans un nouveau domaine environnement où tu vas devoir réapprendre. Donc, tu réapprends tout, tu réapprends à parler, tu réapprends à marcher, tu réapprends à l'école, tu réapprends tout. Tu réapprends vraiment tout. Donc, c'est là où défense mobilité, l'organisme de reconversion de l'armée aide beaucoup. Mais le plus gros du travail, c'est le plus de fait. Et c'est pour ça que moi, j'ai fait le choix de pouvoir partir plus tôt puisque tu as beaucoup plus de faculté à rebondir à 30 ans que tu vas à 40 ans, etc. Donc, j'avais pensé à tout ça. C'est ce que je dis où la jeune génération aujourd'hui qui s'engage, il y a toujours un avant, un pendant et un après. Et tout se prépare. L'entrée se prépare, dedans, continuer à se préparer et la sortie, on part aussi.
Invité 1 Oui, effectivement. Et je pense que c'est comme dans plein de choses, tu vois, notamment le sport de haut niveau, quand tu ne prépares pas ta sortie ou mal, elle est forcément compliquée. Tu donnais l'exemple des vacances un peu plus tôt, je te rejoins 100% en fait. Toi, tu vas peut-être, explique-nous peut-être comment tu l'as préparée, cette sortie. Est-ce que ça a été quelques semaines, quelques mois de travail ? Est-ce que tu as vraiment
Romain ça a été des années de travail ? Je l'ai préparé de la sortie pendant deux ans, c'est-à-dire que je me suis sorti, j'ai passé des formations de diplomate, donc je me suis mis quasiment au CNED en cours du soir. Je suis passé un bac pro en marketing international, un peu en export, parce que j'avais peut-être envie de travailler sur l'étranger, donc je me suis dit tiens, je vais me qualifier, comme ça, je vais mettre plusieurs cordes à mon arc. Ensuite, après, j'ai passé une formation, une certification professionnelle en préparation mondiale pour la performance professionnelle et pour les sportifs compétiteurs. Pareil, il y a un organisme de formation. Et après, en fait, j'ai préparé pendant deux ans de la sortie, où est-ce que j'allais aller ? J'ai passé une formation en portabilité. J'ai fait plusieurs types de formation que je me suis payé moi et j'ai utilisé la défense mobilité pour me former sur ce qui me risait. à la fin, quoi ? Au début, je n'étais pas trop sûr d'aller dans le sport. J'avais déjà cette idée-là. Mais j'ai été pour reprendre un métier que j'avais mis de côté. Avant d'en faire un armé, je tenais la restauration. Je voulais reprendre un restaurant et un bar. Et en fait, finalement, je me suis rendu compte que j'avais laissé cette vocation-là depuis très longtemps et je n'étais plus fait pour ce monde-là. Forcément, qui tient un restaurant et un bar, ça demande un peu de sociabilité chose qui n'est pas trop la qualité d'un opérateur des forces spéciales qui est de cloisonner toute sa vie et d'esquiver un petit peu le coma. C'était pas dans mon élément, j'étais pas dans mon univers. Du coup, je me suis replongé dans le sport. Là, j'ai passé une formation de diplomate pour le grouvé d'État. Et puis, après, je me suis... J'ai continué pareil, à former. Donc là, aujourd'hui, même pour te dire qu'en l'année dernière, je continue encore à me former parce qu'en l'année dernière, j'ai passé des diplômes aux États-Unis encore pour pouvoir juste me permettre de placer dans l'entraînement sportif, notamment dans les sports de combat, donc à l'étranger. J'ai pensé que j'ai passé des formations à Miami pour justement avoir les diplômes pour pouvoir enseigner à l'étranger parce que tu es constamment à la recherche du petit plus, du petit plus, tu te formes, tu t'instruis, tu te formes. Et l'apprentissage, j'ai oublié déjà ça. Je reviens sur ce que tu disais sur la préparation, mais par rapport à des vacances et tout, mais c'est exactement pareil avec le sport. Tu te préparais ta sortie des starting-ups parce que si ta sortie elle est courrie, forcément, la course derrière, ça va être une catastrophe. Le résultat, c'est une catastrophe. Donc, il faut bien préparer sa sortie. Une fois que la sortie se passe relativement bien, normalement, ça dure après. Ce sont des termes très intéressés qu'on retrouve au sprint. pour dérouler sa course. Ça veut dire qu'il faut amener la foudre, etc. Tu peux le permettre de pouvoir t'installer.
Invité 1 Intéressant. Je ne savais pas qu'il y avait un enjeu particulier. Forcément, je me doutais que le départ était important.
Romain Si tu fasses ton départ, tu fasses ta course.
Invité 1 Ok.
Romain Et là, c'est pareil pour tout secteur d'activité. Et là, c'est pareil pour tout secteur d'activité. Si tu fasses ton départ, c'est-à-dire demain, tu veux changer de métier, si tu abandonnes tout, je te donne un exemple tout bête. Demain, tu es employé dans une boîte. Tu fasses ta sortie et tu prends la tête avec tout le monde. Je peux te dire que ta reconversion derrière, c'est un peu compliqué. Pour retrouver du travail derrière, ça va être un peu compliqué parce que ton patron suffit qu'il y a un peu le bras long, il va te mettre des bâtons en arrière. Donc, il faut gérer sa sortie.
Invité 1 C'est clair. En parlant de sortie, intéressant, je ne sais plus où j'ai vu ça il n'y a pas très longtemps qu'Alex FrenchSS, donc, il me semble que sa reconversion, ça a été lui aussi un bar, si je ne me trompe pas.
Romain Oui, en fait, si tu veux, on était... C'est un truc du premier Pays-Bas ? Avec Alex, on est très prêts et on était dans la même unité, on était dans la même compagnie, etc. C'est même lui qui m'a fait passer sur Instagram, etc. Et en fait, on est les deux seuls de la boutique à avoir demandé un congé de reconversion pour création en refus d'entreprise et secteur restauration. Ok. Les chiens ne font pas des chats. Mais en tout cas, oui, c'est vrai qu'il était parti sur cette reconversion au départ et puis après, il a basculé chez Ubisoft et après, il a fait pas mal de choses et il a monté Chiron. Il n'y a pas... Il avait déjà cette idée en tête depuis très, très longtemps et puis, comme tu vois, toute réussite mérite de la préparation, il a travaillé dans l'ombre et il a préparé son futur. Et puis, comme quoi, aujourd'hui, ça lui a fait parce qu'il a bien préparé.
Invité 1 Yes. J'espère qu'un jour, il pourra venir nous parler de sa préparation à lui. Donc, t'expliquer que tu t'es formé en préparation mentale aussi, ça m'amène à une question. On parlait des drills tout à l'heure pour ancrer des automatismes, pour... Quand t'expliquer que force spéciale, c'est être à la recherche constante du petit plus, etc. Moi, spontanément, je pense à l'aspect physique. Il y a l'aspect mental,
Romain il y a beaucoup d'aspect mental et si tu veux, on ne parle pas seulement de motivation, de détermination, il faut apprendre à se connaître. C'est-à-dire que moi, j'ai passé cette formation-là tout simplement pour apprendre parce que chaque personne est différente, chaque profil est différent et il faut apprendre à connaître la personne psychologiquement, mentalement parlant et aussi pas que physiquement parlant. Il y a pas mal de coachs, il y a pas mal de préparateurs physiques d'entraîneurs qui peuvent vraiment s'intéresser à la partie performance, mais pour performer, il faut s'intéresser à ce qui se passe dans la tête du bonhomme et ça, ça va tout, ça va sur l'aspect psychologique comme l'aspect mental. Donc moi, j'apprends tous les clients que j'ai, j'apprends à les connaître individuellement par tous les athlètes que j'ai aujourd'hui, que ce soit amateurs ou professionnels puisque je gère ici une équipe professionnelle de 10 combattants, que ce soit dans différentes disciplines. En plus de ça, j'ai dû me réinventer au niveau des us et coutumes parce que je travaille dans un pays qui n'est pas de mien, dans une langue qui n'est pas la bien et la façon de penser n'est pas la même. Et donc du coup, je suis obligé de m'intéresser à tout ça. Tu es obligé à t'intéresser à la vie d'une athlète, tu es obligé de m'intéresser à la vie de mes clients pour savoir qui ils sont pour pouvoir gérer au mieux leur préparation pour pouvoir justement voir ce qui serait le plus adapté puisqu'on est obligé de s'adapter en permanence et pour voir ce qui est le plus adaptable en corrélation avec leur profit. C'est vraiment encore une fois on est sur le type de profit.
Invité 1 Oui, intéressant cette notion d'adaptabilité. Je crois que les commandos ils ont un adage pour ça, s'adapter, c'est gagner ou un truc comme ça. Exactement. Je ne sais pas si c'est que les commandos mais bon, c'est surtout les commandos du GOS.
Loïc Voilà.
Invité 1 Mais donc, cette notion de mental pour faire le lien entre ce que tu fais aujourd'hui, ta formation et les FS, c'est quelque chose sur lequel vous travaillez à l'époque quand tu étais dans les FS, la visualisation, je ne sais pas, par exemple, les techniques de relaxation. On n'avait pas
Romain à l'époque, on n'avait pas autant de notions d'importance sur le top, les techniques d'optimisation du personnel, on n'avait pas vraiment de sensibilité, on n'était pas sensibilisé sur cette notion-là. OK. Sur ce secteur-là, donc ça s'est fait. C'était des ancrages qui se font fait petit à petit au fil du temps dans la formation et dans le formatage, en fait, ce qu'on appelait le formatage à l'époque, c'est qu'on te détruisait, on te brisait pour justement te reconstruire selon l'image de la France qui avait du bon militaire ou du bon grenadier de le t-shirt qu'on disait à l'époque. Mais non, tu es vraiment formaté, tu es vraiment à l'instruction en permanence de A à Z. Tu es vraiment pris en compte de A à Z et des fois même sans même t'en rendre compte, on t'inculque pas seulement à l'instruction, ça continue après dans les compagnies qu'on va, on t'inculque vraiment des valeurs et ça, je pense que c'est la plus belle des armes, c'est les valeurs. C'est ce qu'il va te construire autour de ces valeurs. Et si les valeurs sont communes, forcément, tout le monde mange sa mission et c'est ça que je veux.
Invité 1 Excellent. Tu évoquais un peu plus tôt le livre que vous avez tous co-écrit, 14 ans de mémoire sur la direction, l'impulsion, je ne sais pas, de Teddy Palassi que j'ai reçu sur le podcast, ça va être l'épisode 47 de mémoire.
Romain C'était il y a longtemps. Oui,
Invité 1 ça commence à dater, Teddy, ça commence à dater. J'avais eu Teddy et puis ensuite pour la sortie du livre, je ne me rappelle plus, je mettrai les liens en description mais j'avais eu Teddy, Scoob, Guillaume. Oui, j'avais eu Scoob et bref, super intéressant et donc j'ai forcément lu votre livre et donc ta partie et il y avait une petite anecdote que j'ai trouvée fascinante que tu partageais, c'est que tu as découvert, tu me dis si je me trompe, à force de rencontrer des frappés, des fois je mélange des parcours mais ce que j'ai retenu de ton parcours à toi c'est que tu as découvert qu'en fait, tu as rejoint le premier Pima et ton père y était aussi avant, c'est ça ? Non,
Romain c'était mon beau-père, j'ai découvert, j'ai découvert, moi j'ai grandi un petit peu à l'écart, un petit peu éloigné de ma famille donc ce qui fait que j'ai appris un petit peu à découvrir mon histoire très tard et lorsque je me suis engagé au premier, un jour j'ai mon beau-père le mari de ma mère qui m'envoie un message qui me dit ouais tu passes le bonjour alors tu joues au hotel moi j'avais un souvenir quand j'avais été militaire forcément à cette génération à l'époque des applis etc. il y en a forcément rien qui a passé sur mais je ne connaissais pas trop je ne savais pas trop de souvenirs qui me racontaient des histoires etc. je n'étais pas si proche que ça et quand il m'a dit ça je me dis comment tu le connais il me dit moi j'étais à baguette etc. et c'est à ce moment là où j'ai eu des flashbacks où je voyais des photos dans la maison où il était en uniforme avec son équipe le béret qui était accroché sur son bureau sur un cadre sur son bureau avec les médailles etc. et ce flashback là en fait je dis c'est pas horreur il dit si si moi j'étais à la CIS machin je ne sais pas quoi tout il était dans une compagnie à instruction comme quoi le subconscient comme quoi ton cerveau il est vraiment formaté vraiment programmé en fonction de quoi t'entends de ce qu'on te conseille de ce qu'on te je suis sûr que et aujourd'hui moi je crois en ça je crois beaucoup au subconscient au conscient je crois beaucoup au subconscient c'est à dire que tout est programmé c'est à dire que peut-être une petite graine un petit qui t'a mis dans la tête il y a 10 ans ça va mettre le temps mais ça va évidemment ça va germer ça va germer ça va prendre et ça allait être ma question tu vois
Invité 1 est-ce que quel est l'impact tu penses de ce parcours que tu avais peut-être un peu mis de côté oublié ou pas complètement conscientisé mais quel a été l'impact de ce parcours sur tes choix à toi de rejoindre de rejoindre l'armée après le premier time
Romain ouais mais je pense que ça a beaucoup influé c'est sûr parce que imagine toi tu mets le cours des circonstances moi j'étais en Afrique je vivais à l'étranger donc soit de voyage j'ai toujours été en présence militaire j'étais familier j'étais vraiment familier aux situations un petit peu aux situations fortes parce que c'est vrai que j'ai vécu dans un pays où il y avait une grosse présence militaire une grosse pression pression politique il y a eu quand même des coups d'état etc il y a eu des zones de guerre auxquelles j'ai assisté quand j'étais gamin quand tu racontes ton livre c'est fort j'ai vécu j'ai vécu des moments très forts très très jeunes mais du coup tu vois que tout ça de bout à bout forcément on dit que le hasard fait bien les choses mais on peut te dire aussi qu'il n'y a pas de hasard donc tu vois on est capable de te dire les deux et en fait finalement tout est bien c'est ça qui est marrant c'est ça qui est marrant
Invité 1 et alors cet univers militaire dans lequel tu as baigné très très jeune comme tu le disais qui a été où tu as passé 11 ans forcément il t'a apporté un certain nombre de choses j'imagine en termes d'émotions d'expérience que tu vivais aujourd'hui enfin tu dirais déjà même si tu as préparé ta transition pendant deux ans comment est-ce qu'elle s'est passée dans la réalité au-delà du plan
Romain en fait si tu veux moi ce que je pense que je manquais je manquais de discipline parce que c'est vrai je commençais je terminais jamais ce que je commençais c'est-à-dire j'étais tellement même dans l'armée non pas forcément non non après dans l'armée qui m'a permis d'être discipliné c'est vrai que avant quand j'étais plus jeune j'étais vraiment indiscipliné parce que je commençais quelque chose je ne le finissais pas j'avais tellement envie de tout faire j'étais tellement éparpillé que je ne savais pas où donner de la tête et en fait l'armée m'a appris à me discipliner puisque je cherchais certaines formes d'autorité après je l'ai devenu de l'auto-autorité c'est-à-dire que je me suis auto-discipliné à travers j'avais besoin d'être cadré en fait et si tu veux je te donne l'exemple que j'avais donné lors du dernier podcast aussi à Nicolas sur Fortitude moi j'avais horreur de l'autorité j'étais j'étais un j'étais un rené j'avais horreur de l'autorité ce qui a beaucoup amusé aussi ma famille et mes parents quand je me suis en gâche je faisais même des paris entre eux entre eux c'est juste une petite crise là il y en a qui nous fait ça t'inquiète pas dans deux semaines il y a rentré à la maison entre l'autorité et toi on me dit de te ranger ta chambre tu pètes les ponts tu vas partir à l'armée il me disait foutre et là du coup et la preuve j'ai fait mon ordre mais en fait si tu veux j'ai changé ma façon de voir les choses c'est à dire que je t'avais le contrôle c'est moi qui ai fait toi d'aller là-bas donc quand t'as quelqu'un qui te dit ouais maintenant on va te donner des ordres je me dis en fait moi si tu veux que tu vas te donner un ordre déjà dans ma façon de penser je me suis dit mais c'est pas un ordre un ordre on t'oblige j'ai fait quelque chose moi j'ai obligé à faire quelque chose j'ai toujours fait les choses comme je pensais bien les perles et comme j'avais envie de les faire j'ai toujours fait mes choix en fonction de ce que j'avais envie de faire et ça c'est la belle des valeurs qu'on m'a inculqué depuis que je suis gamin c'est la liberté ça s'appelle la liberté être libre de faire ses choix ses propre choix c'est à dire que même dans l'armée t'es libre jusqu'au dernier moment t'as le choix d'appuyer sur la détente tu vois ce que je veux dire le choix est que t'appartiens après je prends ta responsabilité d'assumer ses propres choix donc c'est pas un ordre qu'on te donne cette directive tout simplement c'est toi qui as fait le choix on te force pas on te force pas la main on t'oblige pas à quelque chose c'est toi qui as fait le choix d'être là donc plutôt que de voir ça comme un ordre je vois ça comme une directive on me donne une consigne tu vois et quand tu as cette façon de penser là forcément les données tu les traites beaucoup plus aisément elles sont beaucoup plus douces et du coup tu mets beaucoup plus d'entrains et beaucoup plus de dynamisme dans ce que tu fais c'est comme ça que j'ai vu des choses et après j'ai complètement changé ma façon de penser dans tous les secteurs dans tous les domaines et ça m'a permis d'aller beaucoup plus loin
Invité 1 ok super clair très intéressant cette notion de mindset d'état d'esprit sur finalement comment tu vois les choses je suis en train de lire un livre en ce moment c'est exactement ça finalement c'est le mental qui conditionne notre réalité tu vois ce que je veux dire et ça me fait penser à ce que tu disais un peu plus tôt sur cette recherche de limites quand j'avais discuté avec Teddy qui avait été encore une fois on parle de Teddy qui avait été le premier FS que j'ai reçu sur le podcast la phrase que j'ai retenue de lui tu vois c'était le physique a ses limites le mental n'en a pas et il racontait les histoires où il s'est retrouvé à s'endormir avec une narine dans l'eau la moitié du visage dans l'eau il dormait quand même
Romain mais on est conditionné et ce métier là tu es vraiment en dehors de ta zone de confort constamment ce que tu as raconté Teddy moi ça m'arrivait pas sur une frageur on devait valider moi je me rappelle c'était au tout début de ma carrière c'était même pas c'était même pas on était dans la montagne noire le deuxième jour de marche on marchait à environ 30 à 31 km par nuit avec le sac à 40 kg sur le dos etc etc et à un moment donné je me suis réveillé en pleine nuit en bas de la montagne la gueule pour parler du gamin enfadé comme ça à la part et mon collègue qui en revient il me dit ça va je lui dis ouais ouais il me dit on est ouf ça je suis complètement insinuité si on est ouf là on est là et tout je me dis attends mais on est parti déjà il me dit attends mais ça va toi et en fait ça faisait déjà 15 km qu'on marchait je m'étais endormi je m'étais endormi dans le milieu de la nuit on dormit en marchant et puis je pense que j'ai dû je lui traîner des pieds et trémucher sur une pierre et ça m'a fait dévaler la pente et quand je me suis réveillé j'avais plus j'étais je reprenais mes esprits et il me dit ça va il y a peut-être 10 bornes que je suis en train de dormir en marchant
Loïc et là
Romain quand tu prends conscience et quand tu prends notion et que tu prends conscience de ça tu te dis attends mais c'est fort moi on me l'avait raconté mais il faut le vivre pour le voir on pourra te raconter plein de choses mais à partir du moment où tu le vis là tu te dis c'est pas possible c'est pas possible donc quand tu vis des expériences comme ça tu te dis finalement la limite il n'y a pas de limite il n'y a pas de limite la limite elle est ni plus ni moins là où toi tu as décidé de la finir au départ voilà tout simplement tout simplement
Invité 1 comment est-ce que tu le transmets tu disais que tu as une équipe de 10 combattants comment est-ce que tu vois tous ces apprentissages sur le mental les limites etc tout ce que tu as vécu pendant 10-11 ans dans l'armée comment tu leur transmets à eux je ne sais pas si il y en a qui viennent du monde militaire mais si ce n'est pas le cas
Romain j'ai un militaire j'ai un marin un marin dominicain de l'armée dominicaine et j'ai un membre de la police nationale mais il faudra qu'eux ils ont quelque chose en plus même à l'autre du monde et pour les autres
Invité 1 du coup tu vois cette notion de la limite elle est là où tu la fixes
Romain après c'est plus comme je t'ai dit c'est pour ça que j'apprends à connaître individuellement les personnes parce que du coup c'est plus dans le côté personnel que tu vas chercher tu vas chercher tu as les personnes est-ce que la motivation est-ce qu'elle est plutôt intrinsèque est-ce qu'elle est plutôt extrinsèque si elle est intrinsèque du coup tu vas un petit peu appuyer dessus si elle est extrinsèque tu vas essayer de fouiner un petit peu apprendre à connaître ton personnage pour savoir un petit peu sur quel caractère tu vas pouvoir appuyer à faire sortir un petit peu la bête qui est au fond de lui et c'est plein de petites techniques je ne peux pas trop t'en parler comme ça subitement c'est plus c'est plus dans le quotidien que je les accompagne j'apprends à les connaître et après on apprend à connaître une personne mais tu vas pouvoir te permettre de pouvoir mettre des choses en place plus facilement qu'avec une personne que tu ne connais pas donc tu vas plus t'adapter à la personne que si tu ne connais pas une personne tu vas mettre quelque chose en place qui vient d'un canva mais qui ne sera pas forcément adapté qui sera inadapté à la personne et du coup ça va avoir un effet contre-productif que productif ça va être vraiment plus antagoniste que productif donc ok vraiment une approche individualisée mais en tout cas tu as une bonne dans laquelle tu peux piocher exactement c'est comme les préparations physiques qu'on fait que je mets en place pour les jeunes qui veulent s'engager pour le métier des armes donc à travers Force Special Coaching une association qui est en place avec les équipales assis dans laquelle on forme les jeunes plus moi je fais de l'instruction de la préparation physique à distance préparation physique préparation mentale et surtout de suivi de l'accompagnement à distance c'est à dire que les jeunes on les accompagne jusqu'à ce qu'ils mettent un pied en mobilité je ne parle pas dans la nature comme ça avec un programme inadapté etc on les accompagne et c'est vrai que moi des fois j'accompagne des personnes pendant un an pendant deux ans je les ai tous les jours enfin pas tous les jours je les ai toutes les semaines au téléphone on fait des points régulièrement je m'intéresse à ce qui se passe un petit peu dans leur vie etc pour justement apprendre à les connaître et en apprenant à les connaître la préparation elle est vraiment plus personnalisée que généralisée et puis c'est ça qui fait la différence c'est vraiment ça qui fait la différence
Invité 1 tu dirais que c'est possible aujourd'hui d'arriver bien mieux préparé mentalement physiquement etc aux épreuves de sélection des forces spéciales qu'à l'époque où toi tu t'es engagé parce qu'il y a plus d'infos parce qu'il y a des initiatives comme forces spéciales coaching
Romain oui bien sûr forcément qu'on a un peu révolutionné le système parce que forcément les conflits évoluent la performance évolue le degré d'exigence aussi évolue donc forcément et le niveau évolue et la performance tout évolue tout évolue donc forcément il faut pour optimiser le rendement il faut forcément avoir une préparation adaptée et puis c'est vrai que même moi qui suis entraîneur si j'ai besoin de m'entraîner je fais à peine un entraîneur même si j'ai la notion de connaissance sur tout type de protocole je fais appel à un entraîneur tout simplement pour me décharger pour avoir l'esprit complètement guidé tout simplement pour me laisser l'idée pour me laisser et puis tout simplement pour avoir une autre rapproche parce que forcément la pédagogie et les méthodes et les pédagogies de ces personnes là ne sont peut-être pas les miennes moi forcément je connais mes limites je vais jouer border je vais rester borderline avec les limites je vais les dépasser mais je vais rester borderline alors que si je me laisse si je m'abandonne et je me laisse complètement guider je vais vraiment dépasser ces limites là tu vois ce que je veux dire il y a quelqu'un qui va me pousser donc cette approche là c'est vrai que forcément on a fait évoluer le système parce que du coup on permet aux jeunes de pouvoir se concentrer sur la partie physique donc on les met vraiment dans des conditions les meilleures conditions possibles pour qu'ils puissent aborder leurs tests et surtout qu'ils soient à chance égales donc c'est à dire qu'on ne voit pas je ne vais pas favoriser l'un plus que l'autre forcément si je prépare 200 mecs et qu'il y a 4 pour 20 places les 200 ne vont pas rentrer mais ils vont tous partir avec les mêmes chances de départ après c'est la sélection naturelle qui va faire son travail et après il y a d'autres parties dans les tests que nous on ne peut pas maîtriser c'est la partie des tests psychotechniques la partie intellect la partie d'études de profil ça c'est une chose qu'on ne peut pas maîtriser mais si déjà les jeunes arrivent avec un même niveau physique c'est à dire le niveau pré-requis donc forcément le niveau pré-requis l'année suivante il va augmenter il va augmenter après les bonhommes vont évoluer ils vont être beaucoup plus performants donc si le bonhomme est plus performant forcément il va pouvoir se concentrer plus sur la partie technique technico-tactique etc. donc forcément on fait évoluer chez Milbig à notre manière à notre sauce pourquoi ? parce qu'on a étudié un petit peu durant toutes ces années on était dans l'institution les défauts qu'il y avait à l'instruction c'est des fois on avait des jeunes qui passaient à travers la maille du filet et qui arrivaient qui n'étaient pas préparés donc on était obligé de perdre du temps parce qu'on était obligé de reformer les mecs physiquement on était obligé de s'adapter on était obligé de trop s'adapter donc du coup le niveau n'était pas le niveau qui était prérequis à la base et il y avait du coup une mauvaise balance donc il y avait un déséquilibre au niveau de la balance parce que tu te retrouvais des fois dans un même groupe avec une unité avec trois groupes de force différents parce que tu as des mecs qui n'avaient pas forcément le même niveau forcément tu as toujours des mecs qui n'ont pas forcément le même niveau mais il y avait une différence qui était vraiment incohérente qui était vraiment vraiment très accentuée donc du coup nous on a mis en place cette solution là pour que tout le monde arrive avec le niveau le niveau etc par rapport à ce que
Invité 1 tu expliquais les différences de niveau dans les unités sans rentrer dans le détail parce que tu as été assez clair là dessus je ne suis pas là pour parler de tes guerres mais tu peux avoir des unités c'est à dire tu peux avoir des gens du premier PMA qui font la même mission pas l'exercice la même mission pour de vrai avec des commandos marines avec du service action des GSE tu peux avoir ce genre de mix c'est à ça que tu faisais référence quand tu disais il y avait des différences de niveau
Romain non non c'est pas sur à quoi je fais les différences les différences de niveau je te parlais surtout l'instruction
Invité 1 ah l'instruction ok d'accord c'est vraiment l'instruction
Romain t'as les rend les différences de niveau non si on se retrouve différentes unités sur la même mission c'est que généralement on a tous les mêmes qualités on a tous les mêmes qualités on est tous aptes à pouvoir exercer la même mission ok on est tous plus ou moins au même niveau parce que c'est vrai que quand tu dois accéder à une certaine mission forcément tu dois répondre à certaines qualifications tu dois avoir certaines qualités et généralement on fait appel à des personnes qui ont le même type de profil et qui ont les mêmes qualités non non c'est surtout à la surpour à l'instruction quand on formait les mecs on voyait qu'il y avait des différences de niveau il y avait des personnes et ça c'était un défaut qu'il y avait dans la phase de recopie d'accord ok aujourd'hui c'est beaucoup plus strict et c'est beaucoup beaucoup filtré dans le sens où il y a beaucoup de demandes pour peu de place et les prérequis sont c'est moins accessible que ça l'était avant en tout ce qu'on était là l'institution s'est rendu compte par elle-même aussi au moment moi à l'époque on faisait on a fait le stage on a commencé à 80 et si je me trompe et on avait fini je crois à 22 22 t'as dit à 22 on avait fini à 22 à 22 et le stage et après le stage c'était fini à 8 ouais ouais donc 10% quoi donc c'est énorme ouais ok donc t'imagines la perte et puis forcément tout ça c'est un coût
Invité 1 et oui
Romain forcément c'est un coût c'est perte de temps pour les instructeurs c'est perte de temps pour les jeunes aussi c'est perte perte d'argent et puis forcément c'est bon c'est le contribuable ouais
Invité 1 c'est clair donc ouais ma question m'est revenue ça y est c'est que donc tu parlais de force spécial coaching votre mission qui est de faire en sorte de préparer les jeunes physiquement mentalement à ces épreuves là du coup ça m'a fait faire le lien avec la préparation une fois que tu es en unité puisque par définition vous évoluez dans des environnements où c'est l'incertitude tout le temps tu sais pas où tu vas intervenir demain rarement vous avez rarement toutes les cartes en main toutes les infos en main sur le type d'intervention que vous faites du coup qui fait les contenus pour les drills pour les exercices pour les formations puisque finalement les seuls retours d'expérience qu'il y a c'est vous à chaque fois sur des missions qui sont plus uniques exactement
Romain parce qu'un groupe est composé forcément de membres plus anciens et plus jeunes donc il y a une vraie mixité par rapport à ça c'est à dire que tout le monde est fort en proposition tout le monde a une expérience donc il y a des personnes qui viennent d'autres unités qui ont fait des passerelles et il y a des personnes qui sont dans l'institution déjà depuis longtemps et chaque entité va avoir un certain nombre de connaissances et du coup les exercices les rétextes on s'appuie sur les rétextes de nos homologues on s'appuie sur les rétextes quand je te dis nos homologues c'est des homologues américains ça peut être les australiens ça peut être n'importe quelle type d'unité donc on va aussi se former à l'étranger donc on fait énormément d'échanges des rétextes comme ça et surtout après ça dépend du domaine ça dépend du domaine il y a des personnes qui sont spécialisées dans certains types de domaines qui vont nous faire passer certains stages certaines qualifications ou qui eux-mêmes vont mettre en place ces exercices donc après il y a des personnes qui sont moi à l'époque j'étais plus spécialisé dans le sport donc j'étais vraiment j'étais responsable de la partie sport de mon unité parce que j'étais vraiment au marché sport j'étais vraiment au marché sport j'avais quand même quelques notions j'avais déjà des connaissances au niveau protocole d'entraînement etc. et comme j'étais j'avais le niveau un petit peu au-dessus des autres j'étais auto-désigné mais voilà non mais après aujourd'hui c'est vrai que la partie sport de combat est gérée par la cellule des sports secteur sport de combat la partie préparation physique est gérée par pareil par le centre des sports mais si c'était ça de ta question dans chaque groupe il y a des spécialistes et c'est ces spécialistes-là qui sont les référents pour donner en place des exercices ok
Invité 1 super clair ok excellent punaise ben écoute très très clair dernière question je crois pour moi c'est plus par rapport du coup au futur à ce qui arrive pour toi s'il y a des choses en particulier qui arrivent mais j'aurais tendance à dire tu vois quand t'es dans un environnement encore une fois aussi intense exigeant où tu vis très certainement des émotions fortes tu parlais de voyage d'aventure etc comment est-ce qu'une fois que t'es dans la vie civile t'arrives à te recréer ce type d'expérience
Romain pour se réinventer constamment il faut le mettre en haut c'est vraiment se réinventer constamment c'est-à-dire que ça reste encore dans la cohérence de sortir de sa zone de confort c'est-à-dire une fois qu'elle a construit quelque chose ben t'as atteint ton but en fait et puis du coup il faut toujours développer le jour où t'as monté une entreprise si elle te permet d'en vivre si t'es bien dans ce que tu fais ouais mais si t'es plus stimulé à un moment donné tu vas rentrer dans une forme de routine et cette routine-là si tu veux avancer si tu veux performer ben il faut casser cette routine et en recréer une autre pour avoir une adaptation et pour faire en sorte que tu évolues constamment c'est-à-dire ben moi c'était c'est exactement ça j'ai commencé dans un sport quand j'étais en France et puis en fait si tu veux je ne me faisais plus là où j'étais il y a eu le Covid qui était arrivé donc en fait c'est dans une pire situation qu'il y a les meilleures opportunités j'ai saisi l'opportunité de pouvoir partir à l'étranger et du coup je ne suis pas resté dans ma zone de confort parce que je suis resté dans le même secteur d'activité mais tout en me réinventant en me reflisant aujourd'hui ici ben je m'étais raccroché au crochet d'une personne ici qui m'a inclus dans le sport de combat ici donc et puis de suite j'ai bien mené ma barre parce que j'ai monté ma propre salle de sport après de ma propre salle j'ai monté une académie de sport de combat donc j'ai eu même le pain de papa d'élève donc ça m'a fait grimper de mon académie de sport de combat j'ai recréé une plus grosse donc j'ai agrandi l'académie et ensuite je suis parté sur un remontant un training camp inspiré un petit peu de ce qui se faisait en Thaïlande ce qui se faisait dans deux parties du globe donc depuis qui en république je suis le plus proche des états-Unis donc je voulais ouvrir la porte du training en mode training camp j'ai des camps d'entraînement spécialisés dans les sports de combat pour ouvrir le marché américain donc c'est pour ça que j'ai monté un training camp il y a un an ça à peu près ici là donc il marche très bien je fais de la préparation physique spécifique et je fais de la préparation tactique et de niveau tactique pour deux lits ici de sport de combat donc voilà normalement le prochain stage que je vais mettre en place ce sera cette année donc ce sera un training camp qui sera ouvert aux athlètes professionnels au monde entier donc ça devait être fait l'année dernière mais j'ai rencontré des problèmes personnels qui sont pas plus habituels mais je vais réouvrir la porte cette année parce que là normalement j'ai que des athlètes qui viennent en vacances et qui découvrent un petit peu c'est comme un petit peu en Thaïlande les versions les versions caraïbes donc c'est j'ai pas mal de personnes qui sont de passage ici mais qui sont en vacances et qui cherchent des endroits où se maintenir en forme et maintenir leur capacité tout en voyageant donc c'est plus du hasard en fait j'aimerais vraiment construire ça donc je me suis rapproché je me suis associé avec un athlète un athlète italien donc Jordal Bendellucci qui m'a associé à mon ami plusieurs fois je me suis promis au monde notamment à Isca aussi qui a eu son titre mondial Isca il y a pas longtemps et sur lequel on va travailler en coopération il est coach aussi il est coach aussi à l'UFC donc il travaille avec une équipe de Will Martinez à Philadelphie donc en espérant que ça va ouvrir les portes sur le sport de haut niveau normalement on devrait organiser un petit training camp à la fin de l'année avec des sportifs de haut niveau notamment de l'autre de l'Université etc pas mal de belles choses en perspective pour cette année mais pour répondre à ta première question il faut toujours se réinventer moi je suis parti à l'étranger c'est pas forcément uniquement pour sortir de ma zone de confort pour m'enrichir pour m'enrichir culturellement parlant je vais y arriver et intellectuellement pas mal parce que je suis parti de ma zone de confort j'ai dû apprendre tout j'ai dû apprendre de la biologie l'arphologie l'anatomie j'ai dû tout apprendre dans une langue qui n'était pas la même etc c'est ça qui est stimulant parce que tu es toujours à la recherche du petit souci du détail à la différence et l'approche n'est plus la même c'est vrai que même mon approche ma façon de voir les choses ma façon de ranger sur le plan social c'est quand même différent oui et grandis j'ai évolué excellent
Invité 1 écoute Romain je pense que c'est ce que je retiendrai moi de notre échange c'est tu vois cette notion de constamment s'améliorer aller chercher le petit plus qui va faire la différence se challenger je me suis vraiment régalé un grand merci pour ça est-ce que toi il y aurait un alors tu en as déjà évoqué plusieurs là mais peut-être un message en particulier que tu voudrais faire passer peut-être tu vois s'il y a des gens qui écoutent qui sont des plus jeunes qui réfléchissent à s'engager ou pas forcément ou des militaires qui réfléchissent à comment se reconvertir quelque chose peut-être que tu voudrais leur laisser en guise de conclusion
Romain il faut être frappé il faut être complètement frappé pour aller vers ce genre d'exemple pour pouvoir continuer à rêver dans un monde qui est dans un monde qui est de plus en plus hostile mais tout en gardant la tête sur le zépaule tout en gardant la tête sur le zépaule et moi c'est le conseil que je donne il faut avoir ce petit brin de folie mais tout en tout en restant en contrôle tout en restant en contrôle
Invité 1 un grand grand merci Romain s'il y a des gens qui veulent échanger avec toi le plus simple c'est quoi c'est Instagram le site
Romain c'est soit ceux qui veulent vraiment vraiment optimiser leur performance et rechercher un petit peu quelque chose d'atypique pas seulement on ne forme pas seulement et on n'entraîne pas seulement et on n'entraîne pas seulement les personnes qui veulent aller vers le monde des fonctions spéciales des sportifs de haut niveau qui nous contactent aussi pour des préparations spécifiques notamment que ce soit en sport de combat que ce soit en tennis que ce soit en marathon de trail ou en X donc vous pouvez envoyer un mail directement sur la plateforme Force Special Coaching donc vous vous trouverez via le site internet tout simplement via aussi Instagram mais prioriser plus le site internet donc on va juste remplir un petit formulaire pour nous enverre un mail à tous sur la plateforme et je vous jeterai très très par la suite pour les collègues de traiter moi mon Instagram c'est performant tennis coaching mais pour les collègues directement il y a mon lien au téléphone à Whatsapp qui est au lieu directement à la plateforme et oui sinon j'ai le Facebook aussi du training camp qui arrive qui arrive précisément avec l'accent qui va bien
Invité 1 excellent tous les liens seront en description de l'épisode de toute façon merci une fois de plus Romain tout meilleur pour la suite avec grand plaisir comme d'habitude toujours un honneur et un régal d'échanger avec des anciens FS en particulier merci beaucoup une fois de plus pour ton temps on y sera arrivé on est allé au bout on est allé au bout on y arrive
Romain il faut persévérer quand il y a quelque chose il ne faut rien lâcher il ne faut rien lâcher ! allez merci beaucoup Romain allez bonne journée
Invité 1 merci d'avoir écouté cette conversation avec Romain dans son intégralité j'espère que son message sur l'importance de se réinventer vous aura parlé tout autant qu'à moi si vous avez des feedbacks vous pouvez me contacter via Instagram sur lesfrappés.podcast ou par email à hello lesfrappés.com je fais mon maximum pour vous proposer du contenu de qualité gratuit chaque semaine donc si vous ne l'avez pas encore fait j'apprécierais énormément que vous preniez quelques minutes de votre temps maintenant pour me laisser une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute de podcast pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui aiment les sujets d'aventure et de dépassement et en particulier l'univers de l'armée merci pour votre fidélité je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode absolument formidable qui va nous emmener au sommet de l'Everest à bientôt lesfrappés et à bientôt lesfrappés de l'Everest à bientôt lesfrappés à bientôt lesfrappés s'exexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexexex
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