Max Comment est-ce que tu veux être dans 5, 10, 15 ans ? Et en fait, c'est pour ça qu'aujourd'hui, je repousse toutes les limites de ma bulle de confort pour qu'un jour, ma zone d'inconfort n'existe plus. La vision d'où est-ce que tu veux être dans 5, 10, 15 ans par rapport à toi ou à tes projets et la foi. Avoir tout le temps foi, croire en toi, croire en les gens, croire au projet, croire au processus. Même si c'est dur !
Loïc Hello, hello ! C'est Loic Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnels ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leurs projets et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les Frappés ! Bienvenue Max sur le podcast ! Merci à toi Loic ! Ravis de t'accueillir pour qu'on discute de plein de choses. Je pense qu'on va parler développement personnel, sport, entrepreneuriat très certainement, podcasting aussi puisque c'est clairement un peu ce sur quoi tu es en train de t'impliquer. Donc moi je suis très très content que tu sois là. Merci d'avoir pris le temps de venir nous expliquer ce que tu fais. Ecoute je te propose de tout simplement commencer par te présenter, nous dire qui tu es.
Max Merci à toi Loic pour ton invitation et comme les auditeurs pourront l'écouter et l'entendre, c'est la première fois qu'on va échanger toi et moi et je pense qu'on va se régaler tout simplement. Donc globalement et pour faire bref, Max Altenhoven, j'ai 26 ans aujourd'hui, j'habite dans la région toulousaine donc à Toulouse même et je travaille dans le sport professionnel à haut niveau, que ce soit en bas ou au rugby. Et je suis également dirigeant fondateur de No Minutes, ce qui pourra intéresser je pense la plupart de nos auditeurs également ce jour. Voilà brièvement. Après je ne veux pas commencer à te faire un monologue maintenant, on aura le temps de rentrer dans les délais.
Loïc Excellent donc double casquette, sport de haut niveau et entrepreneuriat comme on le disait. Du coup si on commence par le sport, quel a été ton parcours dans l'univers sportif jusqu'à présent ?
Max Alors mon parcours sportif il est, je ne veux pas dire atypique mais même plutôt classique. J'ai toujours été dans les sports collectifs hormis le fait que j'ai commencé par un sport individuel où mes parents m'ont inscrit à l'âge de 6 ans jusqu'à mes 11 ans au judo et ça a été vraiment une révélation pour moi parce que j'étais champion régional et champion départemental et j'ai arrêté la ceinture vert bleu, je suis monté très vite. J'ai adoré cette discipline alors que je ne la connaissais pas du tout, je n'en avais jamais entendu parler quand j'avais 6-7 ans. Et j'ai bifurqué vers le football dans lequel de mes 11 ans à mes 20 ans j'ai été en centre de formation, évoluant au niveau national, dans les réserves d'équipes professionnelles et je n'ai pas signé professionnel. Donc à mes 20 ans, enfin à mes 19 ans plutôt que mon bac dans la région bordelais, je suis arrivé dans la région toulousaine et j'ai stoppé le football pour mes activités de préparateur physique, de coach, de conférencier, d'entrepreneur, etc. Donc voilà un petit peu le background comme on dit.
Loïc Et donc aujourd'hui tu encadres sur le thème de la préparation physique des équipes, en l'occurrence de handball si je ne me trompe pas, handball féminine.
Max Oui exactement. Donc pas féminin, c'est pas féminin non. Masculin, donc que ce soit sur le Phoenix Toulouse Handball qui est l'équipe professionnelle de Toulouse en Star League, en Division 1, c'est ma 6e année aujourd'hui. Mon manager, enfin l'ancien manager du club, Philippe Gardan, m'a confié les rôles et les clés de cette mission là à mes 20 ans. J'ai évolué aussi dans le rugby professionnel, sur la fédération de rugby à 13, fédération de handball, sur des pôles et sur l'équipe professionnelle de Toulouse.
Loïc Qu'est-ce qui fait que tu as poursuit dans le sport en tant que, comment est-ce qu'on pourrait appeler ça, d'accompagnateur, en tout cas d'intervenant après ta carrière à toi ? Qu'est-ce qui fait que tu es resté dans cet univers là ?
Max C'est une bonne question. Juste pour resituer, je vis seul depuis mes 15 ans. Depuis que j'ai 15 ans, donc j'en ai 26 aujourd'hui, plus d'une dizaine d'années. Et le fait de me retrouver à 14, 15, 16 ans à vivre seul, à devenir indépendant, autonome, tu te poses énormément de questions sur ta propre pratique personnelle. Là, je ne m'éparpille pas, j'essaie de juste parler et de répondre à ta question. Et je me suis dit que j'ai toujours aimé la préparation physique, l'entraînement, la culture physique, le dépassement de soi, se retrancher dans ses limites. Et puis forcément, lorsque j'ai arrêté le football à haut niveau, ça m'a tout de suite interpellé, le fait de vouloir devenir préparateur physique professionnel. Les études de STAPS en arrivant à Toulouse ont confirmé ça. Et j'avais déjà beaucoup de demandes de partenariat, de coaching. Et j'ai tout de suite trouvé des clubs professionnels et des stages rapidement, dès les premiers mois, les premières années. Donc, c'est ça qui a fait que j'ai pu rester dans ce cursus.
Loïc Ok. C'est la norme de débuter dès 20 ans sur l'encadrement d'équipe, quand même a priori, d'un certain niveau ?
Max Non, du tout. Et c'est un bon point. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui, ça a joué positivement sur mon délopoint de compétence, ma montée en compétence, mon réseau professionnel et ma notoriété, on va dire, dans ce milieu-là, en France. Donc, voilà.
Loïc Ok. Et tu dirais que ça a été un avantage ou pas forcément le fait d'avoir été, toi, mes sportifs pour attaquer cette carrière de préparateur ?
Max Je t'avoue que j'ai pas trop de lien à tisser entre le fait d'avoir une carrière en tant que joueur et de passer sur une carrière en tant que… Tu sais, de passer de l'autre côté, de l'autre côté du mur. Oui. Si je peux t'en saisir, c'est plutôt de rester dans les sports collectifs. Donc, le leadership, l'esprit d'équipe, trouver sa place dans un groupe, la relation sociale aux autres joueurs, aux autres groupes. Enfin, voilà. Ça, je pense que c'est un atout, le fait d'avoir été dedans depuis très jeune. Mais après, c'est carrément un monde différent, quoi, le fait de passer de l'autre côté du mur et de la barrière. Ok.
Loïc C'est intéressant. Mais en tout cas, peut-être de façon générale, parce que j'imagine que… Voilà, tu l'as dit, 14-15 ans, tu t'es retrouvé à devoir être autonome. Le sport de haut niveau pourrait être aussi… Rester un peu moins longtemps que toi, mais ça implique aussi un âge où on n'est pas forcément encore super clair sur ce qu'on veut faire. C'est clair. De tout de suite se projeter sur plusieurs années, en fait. Exactement. C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu dis, bon, voilà, là, j'intègre… Alors moi, en judo, c'était… Je ne sais pas quels sont les termes dans le foot, mais en judo, tu vois, c'est ce qu'on appelle les groupes France. Ah, tu as également fait du judo, tu m'avais dit, c'est ça. Oui, j'ai fait du judo, oui. Ouais, donc à haut niveau aussi, un peu moins longtemps que toi, mais… Bref, tout ça pour dire, avant que je m'éparpille dans une question trop longue, comment… Les apprentissages que tu as dû faire très vite étant jeune, en quoi est-ce qu'ils t'ont été bénéfiques quand… Une fois que tu es arrivé à l'âge adulte et que tu t'es lancé en tant que préparateur ? Ouais. Et en quoi est-ce qu'ils te servent encore aujourd'hui ?
Max Les apprentissages, je dirais que ce n'est pas forcément qu'en tant que préparateur, mais j'ai plusieurs faits marquants, tu vois, ou des anecdotes clés. Le jour où j'ai eu… où j'ai fait le choix de partir à Bordeaux, prendre mon appartement tout seul, partir jouer là-bas, j'ai su intérieurement, j'avais 15 ans, j'ai su intérieurement que c'était un bon choix et l'un de mes meilleurs choix. Et quand je prends du recul aujourd'hui, je pense que c'est le meilleur choix de ma vie, le fait d'être parti chez moi aussitôt. Ok. Clairement, c'est ce qu'on appelle la loi de synchronicité ou l'effet cumulé ou autre chose, mais je pense que j'ai su relier les points dix ans après et me dire, si j'ai fait ce choix-là, le fait d'avoir pris le risque de partir, c'est ce qui fait que je peux être où j'en suis aujourd'hui. Je pense que si je n'étais pas parti, je serais peut-être pas chez papa-maman encore, mais ça aurait été tout un autre process, un autre chemin. Donc ça, ça m'a appris le fait d'écouter sa petite voix, sa voix intérieure, son intuition, qui est hyper importante. Et après, c'est de travailler sur son introspection, sur l'écoute de soi-même, clairement, son développement et sa croissance personnelle. Il y a énormément de choses. Et quand on se retrouve seul, on se pose énormément de questions existentielles. Et c'est des questions qui ne viennent pas, je pense, à un mec de 15, 17, 18 ans. Et j'ai su les apprivoiser, les développer et me les poser. Mais après, comment te dire ? Je ne sais pas. Je pense que vraiment, c'est un travail de solitude. Il faut aimer être seul, il faut apprendre à être seul. Il faut aimer le processus, il faut aimer les problèmes. Il faut aimer les étapes. Il faut aimer le processus, tout simplement, et avoir une vision.
Loïc Oui. Et toute cette démarche d'introspection, de commencer à te poser des questions à un âge où ce n'est pas forcément ce qu'on nous encourage à faire, c'est quelque chose que tu as fait de façon autonome, empirique, ou dans l'univers du foot, à ce niveau-là, à cet âge-là, c'est déjà des sujets où vous êtes accompagnés ? Eh bien, regarde, je vais te donner l'anecdote.
Max Franchement, pas du tout. C'est des souvenirs très vagues. Mais c'est des... Tu vois, j'avais 16-17 ans, j'étais à mon appartement. J'étais parti faire les courses dans la région bordelaise, un petit carrefour market, carrefour city. Et à cette époque-là, tu ne manges pas forcément ce qu'il faut tout le temps. Et j'avais acheté des panais de dinde. Il est tout bête, tu vois, des panais de dinde. Et quand je suis rentré chez moi, j'ai ouvert le truc en plastique, je me suis dit, mais merde, attends, c'est dans une boîte en plastique, c'est du panais, il n'y a rien naturel. Et puis, j'ai commencé à lire l'étiquette. Derrière, je n'avais jamais lu une étiquette de ma vie. Puis, j'ai commencé à voir les compositions. Il y avait plein de trucs et de composants étrangers. Et puis, je ne sais pas, j'ai eu un espèce de déclic. Je me suis posé à partir de là. J'ai commencé à me demander ce que je voulais vraiment manger. J'ai commencé à acheter mes premiers livres sur la nutrition. J'ai commencé à changer ma nutrition petit à petit, à changer de fréquentation de magasins. Puis après, ça a été pareil pour l'entraînement, puis pour la prépa physique, puis ensuite la psychologie, le dev perso. Enfin, tu vois, tout est venu de petits détails, de petits déclics qui font que si on relie les points, si je fais le lien entre tout ça, c'est des moments où j'étais seul, enfin seul, donc de manière introspective, où j'ai pu être dans un état de flow, où j'ai pu poser certaines questions. Donc voilà, c'est un peu étrange, si tu veux. C'est un peu étrange, mais c'est venu comme ça. Juste par des petits déclics.
Loïc C'est marrant, ouais, c'est cette notion de déclic qui commence à te faire... Tu vas lire l'indicate pour la première fois, te rendre compte que bon, c'est peut-être pas forcément l'idéal pour une alimentation sportive. Ouais, c'est clair. Et derrière, j'ai l'impression qu'il y a eu un espèce d'effet domino, où ce déclic, il est venu se déclencher dans d'autres univers.
Max C'est ça, tu sais, comme si tu... Pour essayer de l'imager, pour les auditeurs qui sont visuels, comme si t'es dans une pièce noire, tu tournes en rond, et boum, t'as une porte, et là, tu pousses cette porte, tu la passes, et là, il y a un nouvel éventail, il y a un nouveau champ visuel, il y a un nouvel horizon qui souffre, tu vois. Comme si tu ouvrais ton esprit et que plein d'autres choses venaient s'ouvrir à toi, tu vois. Et le champ des perspectives devient immense. Et voilà, et je pense que c'est parti de là. Et ce qui fait qu'aujourd'hui, avant, j'étais un mec un peu introverti ou figé ou assez rigide, et puis c'est ce qui fait que j'ai pu cultiver cette curiosité. La curiosité, je pense que la curiosité, c'est une arme redoutable.
Loïc Alors là, je suis 100% d'accord avec toi. Mais tu as parlé, peut-être juste avant ça, tu as parlé d'un élément, d'une notion que je trouve absolument fascinante et dont je suis personnellement convaincu, en termes de bénéfices, c'est l'effet cumulé. Je serais curieux de savoir si tu pouvais nous en dire un petit peu plus. Comment est-ce que toi, tu l'expliques, l'effet cumulé, et comment est-ce que tu l'as exploité ?
Max C'est quelque chose que j'adore et j'ai eu... Je pense que c'est une chance d'avoir lu le livre, l'effet cumulé. Je crois que c'est Darren Hardy qui le fait. Je ne suis plus très sûr. À l'âge de mes 18-19 ans, je suis tombé dessus dans une bibliothèque, alors que je n'allais jamais dans les bibliothèques à l'époque. Je suis tombé dessus là. Et l'effet cumulé, vraiment, c'est quelque chose qui fait à la fois peur, pour la plupart des gens, mais qui met en confiance. Tu vois, Gary Vaynerchou qui dit une phrase qui m'a marqué, parce que j'ai plein de citations chez moi. Il y en a une qui dit que les gens procrastinent pour dans 5-10 ans, mais que les gens sont confiants pour dans 5-10 ans, mais procrastinent maintenant. En gros, ils se disent dans 5-10-15 ans, j'aurai la belle voiture, la belle villa, le conjoint, la conjointe parfait. Et alors que tu les vois à l'instant T, ils sont sur Netflix en train d'être dans un fast-food, ou alors ils dorment 10 heures par jour. Et je pense que les actions que tu fais aujourd'hui, quelles qu'elles soient minimes, c'est comme la méthode des petits pas. C'est un effet cumulé. Ce que tu fais aujourd'hui, ça aura des répercussions sur 3 mois, 6 mois, 1 an, 5 ans, 10 ans. Et tout ça, c'est avec la force des habitudes tout simplement. Et ça, je trouve que c'est hyper puissant. Tu as un exemple également sur l'argent. Je crois que c'est Jim Rohn qui donnait cet exemple. Il disait, tu as le choix entre prendre 10 millions d'euros tout de suite, enfin 10 millions de dollars, ou alors de prendre 1 centime d'euros et le multiplier par 2 pendant 31 jours. Et la majorité des gens, ils vont prendre le 10 millions de dollars. Alors que si tu fais le test, tu prends 1 dollar, tu multiplies par 2 pendant 31 jours. Et bien, il faut que tu attendes le 27e ou 28e jour pour que tu dépasses ces 10 millions de dollars là et que tu finisses avec, je crois, une centaine de millions de dollars. C'est comme quoi, les 3, 4, 5 % de la population, il faut que les gens persévèrent, croient au processus et fassent toutes les démarches chaque jour de leur vie pour casser le plafond de verre. Et ça, c'est fascinant, franchement, c'est dingue.
Loïc L'exemple qui m'a marqué, moi, qu'il utilise dans son livre, Darren Hardy, je crois que ce n'est pas le seul d'ailleurs parce que je l'avais déjà lu dans d'autres livres de développement personnel, mais c'est l'exemple, tu sais, de l'avion dans la trajectoire change de 1 degré. Il dévierait de 2, 3 %. Un degré. Exactement. Et qui part, en gros, il utilise, bon, c'est un auteur américain, donc il prend un exemple américain, mais un avion qui décollerait de la côte ouest pour aller sur la côte est et qui dévierait de, je crois que c'est un degré au décollage, il arrive in fine peut-être 600 ou 800 km plus au sud ou au nord de sa destination. Exactement. Donc, voilà, c'est l'exemple qu'il utilise pour parler de l'effet cumulé. C'est justement les petits ajustements qui déclenchent à terme avec cet effet cumulé d'énormes changements.
Max C'est clair. Mais dans tout, franchement, dans tout, il faut juste… En fait, il y a le… je pense qu'il y a le processus de passer à l'action, d'agir, donc l'AMS, agir massivement stratégiquement, la persévérance, l'hyperfréquence, la répétition, former des bonnes habitudes, persévérer dans le temps et puis tu arrives à ce que tu veux. Enfin, il n'y a pas que ça, sinon ce serait super facile, mais je veux dire que c'est un enchaînement, c'est une espèce de blockchain, quoi. C'est tout est lié, quoi.
Loïc Et justement, comment est-ce que tu intègres ces principes, a priori qui sont plutôt, tu vois, des principes de développement personnel, de productivité, etc., dans ton approche de la préparation physique ?
Max Ah, hum… C'est une superbe question, très compliquée. Est-ce que tu as des exemples que je souhaite développer par hasard ?
Loïc Ben, par exemple, tu vois, justement, sur cette notion d'effet cumulé, c'est-à-dire, est-ce que dans la façon dont tu conçois des programmes d'entraînement, par exemple, est-ce que tu vas plutôt aller chercher, ben justement, un… Comment est-ce qu'on dit ? Un résultat, un out-toot sur la durée ? Oui. Ou pas forcément parce que ça ne s'applique pas, d'ailleurs, je ne sais pas.
Max Oui, non, mais si, si, tu as tout à fait raison. En fait, dans ce qu'on appelle la périodisation d'entraînement, la programmation, la planification, c'est trois termes différents, mais tu as des… ce qu'on appelle des effets cumulés, justement, des effets cumulés physiologiques, des effets différés, c'est-à-dire que ta méthode d'entraînement va avoir des effets différés dans le temps et dans le temps sur la physiologie, donc le profil athlétique de l'athlète, va avoir des effets différés dans le temps sur la progression, sur le profil de l'athlète, sur les différents paramètres d'entraînement, donc les volumes, les intensités, les charges, les vitesses, enfin voilà, il y a un peu tout ça. Mais oui, quand je fais un programme pour un client, un athlète, c'est des notions fondamentales. On part de ce point A, on va aller au point B, et quelles sont les étapes, quels sont les processus et les champs d'action qu'on met en place entre ce point A et ce point B. Oui, carrément, c'est indéniable.
Loïc Super intéressant. Tu sais, tu me fais penser à une notion avec laquelle j'échange beaucoup avec des athlètes, des sportifs de haut niveau sur le podcast, qui est la préparation mentale. Oui. Parce que c'est vrai que tu vois souvent le constat, c'est qu'en réalité, physiologiquement, physiquement, tu prends un athlète olympique dans une discipline, tu le compares à ses 10 compétiteurs de même niveau, physiologiquement, physiquement, tout le monde est pareil, quasiment, tu vois, à un certain stade. Par contre, là où il y a d'énormes différences qui se font, on en parlait avec Marie-Laure Brunet qui est double médaille olympique sur le podcast, par exemple, où elle expliquait qu'elle, en fait, elle a été, moi j'ai découvert ça quand on a échangé, elle était meilleure tireuse du circuit français pendant plusieurs années, tu vois, avec des scores absolument incroyables. Elle expliquait qu'en fait, empiriquement, elle s'était mise à se préparer mentalement. Et c'est quelque chose que j'entends assez souvent. Donc, je me demande du coup si toi maintenant, comme tu es quand même, voilà, particulièrement au courant de ce qui se fait en matière de, tu vois, de développement personnel, que tu le maîtrises pour toi-même, est-ce que c'est quelque chose que tu intègres ou est-ce que tu as des échanges avec les préparateurs mentaux ? Est-ce que vous discutez de ça avec les sportifs ?
Max Oui, alors tu as, le contexte francophone, il est particulier vis-à-vis de ça parce que la préparation mentale, ça fait penser à quelque chose de très cérébral, très spirituel, très ésotérique. Et on est encore très méfiant à l'égard de ça dans le monde francophone parce qu'on n'a pas révélé, enfin, on a révélé très peu de secrets sur le cerveau, sur les neurosciences et sur la préparation mentale en soi. Mais la préparation mentale, elle fait le lien entre plusieurs choses. Ça peut être la place d'un joueur dans un groupe, ça peut être sa gestion des émotions lors d'événements en match ou à l'entraînement, ça peut être sa gestion du stress, ça peut être son langage corporel, ça peut être sa visualisation de ses réussites ou de ses échecs, ça peut être sa respiration, il y a énormément de choses. Et en fait, nous au club, ce qu'on a mis pendant deux ans, de 2016 à 2018, c'était plusieurs petits groupes où on travaillait avec la sophrologie, avec la méditation, avec des travails sur la cohérence cardiaque, de la respiration, où on mettait des musiques de match, des musiques de supporters, de bruit de fond, etc. pour pouvoir se mettre dans l'ambiance et visualiser de la gestuelle, de la réussite, des plans tactiques, etc. Ça, le plus souvent, ce sont les joueurs étrangers qui y adhèrent, les joueurs étrangers qui y adhèrent plus que les français, mais même si ça tend à s'équilibrer, mais la préparation mentale, elle a une place qui est hors norme, sauf qu'elle est clairement sous-cotée, mais pas sous-cotée volontairement, sous-cotée involontairement, parce qu'il n'y a pas encore cet éveil culturel en franco-phonie. Mais au Canada, aux Etats-Unis, en Australie, où j'ai pu voyager et aller observer des staffs et des clubs, ils bossent tous là-bas sur la méditation, la sophrologie, la relaxation, du travail de respiration, du travail de visualisation, du travail sur les neurosciences, c'est énorme.
Loïc Et à quel point est-ce que tu penses que ça impacte la performance, la compétitivité des équipes françaises ?
Max Je vais te donner un exemple, un exemple tout simple. Notre premier match de championnat, on a joué en Star League la semaine dernière, on a fait une superbe intersaison, ça fait neuf semaines qu'on a repris, un vaincu dans les matchs à domicile, on est qualifié pour la Coupe d'Europe, et premier match de championnat chez nous, on était très confiants, on arrive et on perd chez nous contre Chambéry, et on n'a pas perdu tactiquement le match, on n'a pas perdu physiquement, on n'a pas perdu d'un terme en balistique, on l'a perdu simplement dans notre maîtrise des émotions face à des actes d'arbitrage, des faits d'arbitrage, où certains joueurs cadres n'ont pas su maîtriser leurs émotions face à ça, du coup les joueurs qui sont un peu moins connus, reconnus, qui ont une place un peu moins importante dans le groupe, n'ont pas su prendre le relais ou leur place de leader, et en fait c'est tout un process qui s'est mis en place pendant le match, on a perdu, on a commencé à faire des fautes bêtes, on a commencé à sortir du match, et tout ça c'était de la gestion d'émotions, de la gestion de contexte, de la gestion de temps fort temps faible, et tout ça c'est que de la psychologie, donc tu vois que la place à haut niveau, elle se joue sur les détails, et la psychologie et la préparation mentale, ça fait tout quoi.
Loïc Ouais. On l'a encore vu quoi. Ouais. Ouais. Et du coup, pour finir peut-être sur ce point-là, sur le podcast, tu vois, une des thématiques c'est la résilience, résilience, dépassement de soi, détermination. Donc là, typiquement, c'est juste un exemple parfait que tu nous donnes. Ouais. Comment est-ce que vous avez géré ça en équipe, et toi en tant qu'un des membres du staff, pour rebondir et tirer des leçons rapidement de, même si j'aime pas trop utiliser le terme, parce que c'est toujours une question de point de vue, mais de cet échec.
Max Ouais. Ben, c'est surtout, notre manager, il a eu quelque chose de très intéressant, c'est les gars, si nous on montre, si nous le staff, tout le staff on montre qu'on est fatigué, qu'on est dans un sale mood, qu'on fait la gueule, qu'on dégage de mauvaises vibes, de mauvaises émotions, les joueurs vont le ressentir direct, ça va les répercuter directement. Donc il nous a demandé surtout, et avant de vouloir mitrailler les joueurs, de vouloir les incendier, de vouloir parler à certains joueurs cadres, il est d'abord passé par nous, par notre attitude, par ce qu'on va dégager, par ce qu'on va proposer, d'arriver avec le sourire, la banane, de rester focus, de repousser le groupe vers l'avant, et comme quoi, c'est qu'un début de saison, il y a encore 30 matchs, plus ceux de la Coupe Europe qu'on va faire, si on est qualifié, il y a encore une quinzaine, une vingtaine de matchs, donc il n'y a pas le feu. Et ça passe déjà par nous en fait, et en gros, ce qu'il est voulu nous faire passer, c'est que ça passe vraiment l'état de résilience, par l'attitude et par les actions. Et en gros, l'état de résilience, pour moi, quand je pense au mot résilience, je pense à Maître Yoda ou à Maître Bouddha, tu vois, c'est quelqu'un qui est hyper calme, hyper calme et hyper fort, une force de la nature, mais qui maîtrise ses émotions, qui accueille tous les échecs, les douleurs et qui continue d'avancer, qui a une force surhumaine, tu vois. Et je pense que c'est ça quoi. J'aime bien l'image. Voilà, être résilient, comme Maître Yoda ou Bouddha.
Loïc Ouais. Super. Cool. Ok. Eh bien écoute, on a pas mal parlé de développement personnel, d'apprentissage, d'introspection. Tu disais que c'est quelque chose que toi tu as pratiqué à titre perso. Mais là, c'est aussi ce que tu es en train de développer comme business. Donc, je serais curieux de savoir si tu pouvais nous expliquer un petit peu sur quoi est-ce que, qu'est-ce qui occupe l'autre moitié de ton temps quand tu n'es pas préparateur physique ?
Max Quand je ne suis pas préparateur physique, eh bien c'est le travail sur nos minutes. C'est le travail qui est mon entreprise, on va dire, principale. il y a les clubs, les fédérations, les coachings particuliers. Et après, tout mon travail où je m'entraîne personnellement, où je peux faire des webinaires, des brainstorming et des conférences. Donc voilà, il y a tout ce panel là où mes semaines, mes 168 heures sont organisées de manière très concise. Donc voilà un peu comment j'organise tout. Après, si tu veux plus de détails, bien sûr, on peut en parler.
Loïc Eh bien écoute, je te propose qu'on échange peut-être sur nos minutes. Oui, carrément, avec plaisir. Du coup, nos minutes, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, c'est une, j'allais dire une. En tout cas, la façon dont tu la présentes, c'est la plateforme, la première plateforme pro de podcast francophone. Moi, quand j'ai découvert ça, du coup, ce qui m'a tout de suite marqué, c'était l'orientation très claire sur justement du développement personnel, devenir une meilleure version de soi-même en ayant accès à du contenu de qualité sur des sujets inspirants. Donc voilà, moi, c'est comme ça que j'avais un petit peu perçu. Mais comment est-ce que toi, tu pitches nos minutes ? Oui. Et peut-être même quelle est ta vision où est-ce que tu veux emmener cette entreprise ?
Max Très bonne question. Pour compléter ce que tu dis, juste vraiment, tu vois, l'idée que tu peux avoir à l'extérieur de nos minutes, c'est imaginer que c'est… Tu imagines ta propre personne, Loïc, tu sais, tu es dans la rue et à partir du moment où tu vas vouloir travailler sur ta propre personne, tu sais, comme si tu étais sur un buffet à volonté, que tu veux emmagasiner un maximum de bonnes connaissances, de bonnes compétences qui vont faire que tu vas être une meilleure personne. Un meilleur leader, une personne de plus en plus inspirante, en meilleure santé. Voilà. Et bien, en fait, on tend à nos minutes. Et nos minutes, ce qu'on veut vraiment, c'est comme tu l'as très bien dit juste avant, c'est être la bibliothèque audio de la connaissance sur la croissance et la progression personnelle. Et on a choisi le format podcast pour être, à ce jour, la première plateforme de podcast professionnel sur ces thématiques-là. Donc, les thématiques que sont sport et performance physique, parce que là, on était vraiment dans une niche où, à la base, ça s'appelait préparation physique et athlétique. Là, on va beaucoup plus s'élargir parce qu'on a énormément de demandes sur des podcasts de sport, etc. Et donc, ça va se renommer là à partir de la version 4.0 qui sort dans deux semaines. Ça va se renommer sport et performance physique. On a diététique et santé et on a croissance et leadership. Donc, ces trois grandes thématiques-là, elles regroupent chacune d'elles huit catégories. Et les huit catégories, on va prendre l'exemple de croissance et leadership, vu que toi, tu interviens énormément dans cette thématique-là. Croissance et leadership, on a donc des catégories comme leadership et management, éducation financière et investissement, introspection, spiritualité, psychologie humaine, histoire du sport. On a marketing, branding, enfin voilà. Tout ce qui touche en fait au growth, knowledge et skills qui vont permettre d'être une meilleure personne. Et donc, pour te répondre avec nos minutes, quel est le format, on va dire, quels sont nos outils ? C'est qu'on a développé un site qui est pour l'instant en version bêta, en version 1.0. Un site OnePage où il y a un accès entièrement dédié aux podcasters qu'on est en train de finaliser là pour la version 2.0, qui sera disponible fin septembre, début octobre. Et on a l'application mobile qui est une des mieux notées en France sur ces catégories-là, avec une moyenne de 4,95 sur Apple et 4,60 sur Android, parce qu'on a eu des petits problèmes sur Android. Donc voilà, en fait, on a un support web app, application mobile et site web. Voilà comment est-ce qu'on souhaite faire passer tout ça. Et sur un format uniquement audio podcast, puisque le podcast, vu que tu es très bien placé pour le savoir, c'est en vogue, ce n'est pas une mode, c'est plutôt un marché en transition, c'est une tendance et ça va vraiment prendre le pas et le monde d'assaut, on va dire, dans les prochaines années.
Loïc En tout cas, c'est vrai que c'est intéressant de voir comment il y a des acteurs comme nos minutes qui s'installent. Enfin, je dis des acteurs d'ailleurs, j'ai que nos minutes en tête, pour être honnête. Moi, dans la plein. Donc, je ne sais pas s'il y en a vraiment beaucoup d'autres, mais en tout cas, de voir comment la consommation de podcasts évolue en France. Oui. Parce que c'est vrai que Outre-Atlantique, c'est quand même il y a quelques années d'avance. C'est ça. Mais du coup, toi, quelle est ta vision de l'impact du podcast sur le développement personnel, pour en revenir à ça ?
Max Sur le développement personnel uniquement, tu veux dire, ou dans sa globalité ? Non, dans sa globalité. Tu prends le podcast dans sa globalité ? Oui, oui, oui. Dites-moi qu'à la base, moi, je ne connais rien du tout en audio, en podcast, en techno, en dev. Et il s'avère que quand je suis allé faire mon premier voyage au Canada en 2016, il y avait déjà du podcast là-bas. Les gens communiquaient énormément par notes vocales, par voice. Je voyais beaucoup de studios de publicité qui affichaient des micros de podcast, ce qu'on ne voyait pas en France, tu sais, avec les mecs qui avaient des casques audio, avec des micros de podcast un peu vintage. Il y avait ça sur des affiches géantes aux States, pareil. Et je n'avais jamais vu ça, tu vois, en France. Je suis revenu en France. J'ai fait comme si de rien n'était. Puis en 2018, j'y suis retourné. Ça avait encore pris de l'ampleur là-bas. Et je me suis dit, comment est-ce que je peux faire ? Comment est-ce que je peux rassembler toutes mes connaissances, mes voyages, mes compétences, tout ce que j'ai sur mon ordinateur, vouloir le transmettre à un maximum de monde en un minimum de temps ? Et je me suis dit, bon, la vidéo, il y a déjà YouTube. YouTube, c'est indétrônable et c'est que le début, quoi. Même si ça a été créé en 2004, je pense que les meilleures années de YouTube, elles sont encore devant elle. Il y a déjà d'autres supports. Mais je me suis dit, du podcast, de l'audio. Il y a Apple, mais Apple Podcasts a été créé, je crois, en 2006-2007. Mais ça fait que deux, trois ans qu'ils mettent l'accent dessus. Spotify a investi dans le podcast. Amazon a investi dans l'audio. Et donc là, en 2018, je me suis dit, il faut vraiment qu'on fasse ça sur l'audio. Ça a été ce déclic-là. Et le second déclic, ça a été que j'adore parler devant des gens, mais je déteste parler devant un portable ou une caméra tout seul. Et je me suis dit, il faut que je trouve une alternative à la vidéo. Et donc l'audio, c'est un formidable moyen de pouvoir, je pense, et là pour te répondre, le podcast, c'est un formidable moyen d'être connecté avec son interlocuteur, avec ses auditeurs de manière plus émotionnelle, plus individuelle, plus spécialisée, de se rapprocher de ses auditeurs beaucoup plus que la vidéo. On est plus sur une image de marque, sur du visuel, sur une espèce de branding visuel. Et ça, ça me plaît un peu moins. Alors que sur de l'audio, on peut faire vraiment passer un message clé. On peut laisser libre cours à l'auditeur, à son imagination, à son interprétation, à ce qu'il crée ou elle crée son propre monde. On peut faire passer des émotions plus facilement. Enfin, tu vois, je trouve que le format podcast, le format audio, en plus d'après les dernières études sociales et en psychologie humaine qui sortent, où les gens ne veulent plus apprendre devant un écran. Ils veulent apprendre en se baladant, en faisant leur sport, en faisant autre chose à l'espoir, en faisant leurs courses, tu vois, et sortir un peu des écrans numériques. Donc, je pense que le podcast a clairement le vent en poupe dans les années à venir. On aura clairement le vent en poupe.
Loïc Bon, bah tant mieux.
Max Moi, je peux être que content, tu vois. Puis toi aussi avec nos minutes. Exactement, tu vois. C'est cool. Mais en plus, il n'y a pas que nous, tu vois. Nous, on veut vraiment se démarquer, être une plateforme unique là-dessus. Mais après, tu auras toujours les mastodontes comme Spotify, Deezer, Apple Podcast et Amazon. Mais tu vois d'un côté, si ces quatre mastodontes-là, ils sont dans le podcast et qu'ils sont en train d'investir énormément sur l'audio, c'est que ce n'est pas pour rien.
Loïc Hum. Ouais. Alors, si on prend un petit peu de hauteur par rapport à nos minutes, c'est une aventure entrepreneuriale que tu as lancée quand, ça exactement ?
Max Alors, dans ma tête, ça a été lancé, je me rappelle encore, dans mon ancien appartement, face à mon petit bureau, essayer de trouver le logo, le nom, le pourquoi, la vision. C'était en 2017-2018. Et la toute première version bêta du site et de l'application sont sorties en octobre 2019. Donc, ça fait bientôt deux ans pile-poil. Et dans ma vision et dans tout ce qu'on avait prévu dans tout le business plan et avec les équipes, c'était de vouloir de commencer à commercialiser et monétiser au bout de deux ans. Et là, on est pile-poil dans les timings. On va commencer à monétiser et commercialiser au bout de deux ans. Et ces deux premières années, elles ont servi à créer ce qu'on appelle un MVP, un minimum viable product. Ce qu'on appelle un... Enfin, c'est plus que ça maintenant. C'est créer un service, une offre, une expérience utilisateur où on va chercher un POC technique, c'est-à-dire où on va chercher à chercher une communauté, à voir déjà si ce qu'on propose répond à un besoin fort, amène de la valeur. Est-ce qu'on arrive à créer une communauté, tu vois ? Et je ne voulais surtout pas monétiser ou créer un business. Je veux vraiment créer une marque, une identité, une marque, un... Comment on dit ça ? Un monde, quoi, tu vois ? Et pas forcément un business.
Loïc Un écosystème. Super. Donc, ouais, ça fait déjà deux ans que... En tout cas, la feuille de route a démarré. C'est ça. Mais une première conception, on va dire, au moins intellectuelle en 2017. Ouais. Du coup, moi, la question que je me pose, c'est comment... Parce que c'est deux... En termes de croyance, c'est quand même deux univers qui sont souvent opposés. Tu vois, la préparation physique ou la croyance, l'image un peu qui vient peut-être à l'esprit tout de suite. Tu vois, c'est plus les muscles dans une salle, on fait gonfler et puis voilà. Et l'entrepreneuriat qui est un petit peu à l'opposé. Ouais. On parlait avec Anthony Bourbon, justement, tu vois, toutes les croyances autour de la Startup Nation en France. Ouais, c'est ça. C'est super stylé d'avoir une startup. D'ailleurs, on ne dit pas une entreprise, tu vois, on dit une startup. Ouais. Et c'est vrai qu'en termes de croyance, en tout cas, les deux univers, ils sont quand même assez différents et assez opposés. Ouais. Tu veux savoir comment est-ce que tu te nourris de l'un dans l'autre ? C'est-à-dire, comment est-ce que ton travail de préparateur mental, de préparateur physique, il vient nourrir ton aventure entrepreneuriale et inversement ?
Max Déjà, pour continuer sur ce que tu dis, le terme préparation physique, ça fait beaucoup testostérone masculin et muscle. Oui, c'est vrai. C'est pour ça qu'on va le remodifier, l'ouvrir et l'élargir encore en sport et performance sportive, tu vois, et performance physique, dans le sens où la performance physique, elle se fait pas forcément que par la préparation physique, mais il y a l'entraînement et il y a toutes les activités sportives, il y a tous les sports collectifs, individuels, extrêmes, de nature et tout, tu vois. Et vu qu'on a énormément de podcasts déjà sur les sports extrêmes, de nature, collectifs, individuels, je pense qu'on va vraiment élargir tout ça et les sports et la performance sportive vont trouver leur place sur cette thématique-là. La diététique, la santé, ça reste la même chose, c'est hyper important. Et après, faire le lien avec la croissance et leadership, tu parlais de Startup Nation avec Anthony Bourbon, justement. Anthony Bourbon qui est un mec que j'adore, que je suis depuis des années, au tout début de feed, parce qu'on a clairement la même enfance avec la situation familiale, le fait de s'être retrouvé très tôt dehors, d'avoir dû se démerder seul et donc ça m'a fait tilt. Mais enfin, je m'éparpille un peu, mais pour faire le lien, en gros, Startup, ouais, je dirais que c'est un mot un peu trop galvanisé et mis en avant. Moi, je parlerais plutôt de projet, tu vois, No Minute, pour moi, c'est un projet et le fondateur ou le CEO ou ce que tu veux, comme on l'appelle, il doit incarner ce projet-là. Il doit l'idée by example, comme on dit. Il doit incarner son propre projet. S'il fait ça juste en tant que business, ça a très peu de chances que ça marche et moi, je ne veux vraiment pas que No Minute soit un business, même si on va monétiser, on a plein de stratégies de génération de revenus, mais que ce soit vraiment quelque chose à forte valeur ajoutée avec une réelle identité. Et en gros, comment je fais le lien entre les deux, je ne saurais pas forcément t'expliquer. Je pense que ça coule de source parce que l'un ne va pas sans l'autre. Je pense que si tu n'as pas d'énergie, tu n'as pas une santé physique optimale, tu ne peux pas être un leader et tu ne peux pas diriger, non pas diriger, tu ne peux pas leader tes équipes, tu ne peux pas apporter une vision, une mission claire, tu ne peux pas être crédible. Et je pense que l'image que tu renvoies, tant sur ta santé, ton énergie, ton enthousiasme, ton sourire, ta passion, ton engagement, tout ça, ça rentre dans la prépa physique. Tout ça, en fait, c'est une espèce d'entraînement physique quotidien, c'est une image quotidienne que tu renvoies, ta posture également, ta faim. Et tout ça, ça va se refléter bien sur ta croissance et sur ton leadership devant tes équipes, devant tes collaborateurs, avec tes clients, tes prestataires, tes partenaires. Je pense que tout vraiment t'est lié.
Loïc Je suis 100% d'accord avec toi. D'ailleurs, on le sent bien quand tu parles de tes projets, de ton parcours. Elle est là, la flamme. C'est vrai que c'est pour reprendre le parallèle avec Anthony. C'est aussi ce qui marque quand on échange avec ce gars. C'est qu'il a une détermination absolument hallucinante. Et d'ailleurs, très souvent, c'est ce qu'il dit lui, c'est ça qui a fait le succès du business.
Max Exactement. Tu vois, Anthony, il a énormément de gens qui le critiquent parce que les gens confondent arrogance et confiance, tu vois, ou confondent manque d'humilité et arrogance. Et en fait, Anthony, moi, quand je l'écoute, oui, il a une très grande estime et confiance. Et comme moi, tu vois, mais c'est parce que, comme il le dit, il vient de tout en bas. Il a tout traversé. Il part de zéro. Et si tu regardes bien, les grands entrepreneurs, les grandes histoires de ce monde, les grandes femmes, les grands hommes, ce que tu veux, c'est toutes des personnes qui ont vécu d'énormes difficultés, des drames qui se sont faits tout seuls, toutes seuls, qui ont la dalle, qui ont la fin. Et tu sais, il y a une phrase de, je crois que c'est Jim Rohn qui disait ça, qui dit, sans la fin, F-I-M, c'est la fin, F-I-N, tu vois. Et si tu n'as pas l'écrou, tu n'as pas la dalle, clairement, c'est compliqué de faire quelque chose. Et de même, tu as une citation, parce que je m'inspire énormément de ça, parce qu'elles sont vraies, qui dit, si tu en as marre de recommencer, arrête d'abandonner, tu vois. Donc, il faut vraiment aller au bout du projet nos minutes. S'il faut, on va devoir pivoter trois, quatre fois. Je vais devoir encore investir de l'argent jusqu'à me retrouver sur la paille. On va galérer, j'en suis sûr. Mais si je sais que je n'abandonne pas, mon projet, il ira là où on veut qu'il soit dans 3, 5, 10 ans, tu vois. Et c'est sûr, c'est sûr. Il suffit juste de ne pas abandonner. C'est super dur, mais juste de ne pas abandonner, de ne pas lâcher le bateau, de ne pas lâcher la corde. Et au bout d'un moment, tu arriveras à ce que tu veux, c'est sûr et certain, même si c'est super dur, quoi. J'adore le message. J'adore le message. Ça fait du bien entendu, tu vois, parce que... Ça fait un peu sauveur ou héros, tu vois. Ça fait un peu Marvel, tu vois. Mais en fait, c'est malheureusement la vraie vie.
Loïc Oui. Oui, clairement. Clairement. Et j'écoute un podcast américain, tu vois. Je l'écoutais juste avant qu'on échange. D'accord. Qui s'appelle Choose the Hard Way. OK. Et en gros, voilà. Donc, c'est aussi des interviews avec des personnes d'univers assez variés, des anciens prisonniers. C'est l'épisode que j'écoutais aujourd'hui, des forces spéciales américaines, etc. Mais qui ont réussi à rebondir, à se lancer dans des projets et qui ont réussi. Enfin, voilà. Réussi pour eux, parce que c'est très personnel la réussite. Mais c'est exactement le message du podcast. C'est en gros, il n'y a pas de raccourci. Oui. Il n'y a pas de carte spéciale qui te permet de gagner 10 ans. C'est bosse, bosse, bosse. N'oublie pas de te faire plaisir quand même. Oui. Mais voilà. Encore une fois, effet cumulé. Toute l'énergie et le temps que tu investis, à un moment donné, ça reviendra.
Max Exactement. Non, mais c'est ça. C'est un super point. Et il n'y a rien à rajouter de plus. Franchement, c'est ça. C'est ça. Mais ce podcast-là, j'avais déjà entendu parler. C'est un mastodonte là-bas, un peu comme Joe Reagan au State.
Loïc Oui. Oui. Super. Moi, la question qui me vient, c'est comment est-ce que tu arrives ? C'est-à-dire, on prend une semaine type. Comment est-ce que tu t'organises ? Parce que tu l'as dit, il y a 168 heures dans la semaine. J'imagine que tu dors quand même un petit peu. Tu gères pas mal d'activités de front. Je suis toujours que de savoir comment est-ce que les gens arrivent à jongler entre des différents projets aussi prenants.
Max Oui. Tu vois, sur l'optimisation du temps, la gestion du temps, ça, je ne sais pas si c'est une chance ou pas. Mais il y avait une phrase qui dit, et ça, c'est une phrase que j'ai mis vraiment du temps à comprendre quand on dit le temps, c'est de l'argent. Mais en fait, l'argent en soi, moi, je n'en ai rien à péter, clairement. Là, je commence à en gagner depuis quelques années comme il faut, bien gagner, etc. C'est un effet cumulé. Mais la ressource prioritaire, c'est le temps. En fait, comment est-ce que je vais organiser mon temps ? Et la première des choses que je me dis chaque semaine, dès que je suis devant mon agenda pour faire mes semaines ou mes mois, c'est, je ne commence pas par remplir toutes les tâches et les rendez-vous que j'ai à faire ou quoi, c'est à quel moment est-ce que je ne vais pas perdre de temps ? À quel moment est-ce que je ne vais pas devoir me distraire ? À quel moment est-ce que je ne vais pas devoir succomber aux appels des sirènes ? À prendre des pauses repas ? À finir un peu plus tôt ? À sortir en ville ? Ou des trucs comme ça. Et ça, je l'ai bien en tête. Et malheureusement, le fait d'être hyper strict, discipliné, rigide et rigoureux avec moi, ça me coûte des relations amicales. Ça m'a coûté toutes mes relations amoureuses. Ça me les coûte encore. Et j'essaie de trouver petit à petit un équilibre. Mais c'est vrai que dans ces 168 heures-là, pour te répondre, je fais mon agenda et mes semaines suivantes. Donc, le bilan de ma semaine en cours, je la fais chaque dimanche soir. Et je prépare la semaine d'après, chaque dimanche soir également à la suite. Et je divise mes journées en quatre parties, même en cinq parties. Une première partie qui est de 5 heures à 9 heures. Une autre de 9 heures à 13 heures. Une de 13 heures à 14 heures. Une de 14 heures à 19 heures. Et une de 19 heures à 22 heures. Donc, en fait, j'ai cinq parties. La première, si tu veux, c'est tout ce qui me concerne moi. De 5 à 9, c'est mes routines matinales, mon temps d'introspection pour moi, mon entraînement personnel. Voilà. Ça, c'est de 5 heures à 8 heures et demie, tu vois, grosso modo. De 9 heures à 13 heures, c'est où je suis dans un état de flot, où je suis un peu instoppable, dans le sens où je bosse sur les priorités de la journée. Que ce soit les entraînements, les programmes à faire, le projet no minute. Toutes les choses hyper importantes. 13 heures, 14 heures, c'est où je m'octroie un peu de temps pour écouter podcast, vidéos, répondre aux mails et prendre une pause pour manger, même si je ne mange quasiment jamais le midi. De 14 heures à 19 heures, c'est là où je fais tous les rendez-vous professionnels. Donc, les calls, les rendez-vous pro en réel, en physique, les visios. C'est toujours dans ces tranches-là. Et ensuite, 19 heures, 21 heures, c'est où je fais les tâches, ce qu'on appelle tertiaires, donc non urgentes, non importantes, ce qui est un peu comme le gravier, tu vois. Comme le sable. Tu as les tâches cailloux, manger le crapaud au début. Tu as les tâches secondaires qui sont importantes, mais que tu peux quand même déléguer, qui sont un peu les graviers. Tu as les tâches sable, qui sont le soir, qui sont vraiment les derniers trucs que tu peux déléguer ou que tu peux donner à tes collaborateurs ou que tu peux traiter en dernier, qui sont les moins importantes. Ça peut être les réseaux sociaux, répondre aux messages, poster sur les réseaux sociaux, faire des stories. Enfin, tu vois, ça peut être tout ça.
Loïc Ouais. OK. Super intéressant. Et ça, tu l'as mis en place. Il me semble que c'est… Où est-ce que j'avais lu ça ? C'est le problème quand tu commences à lire trop de livres.
Max Tu n'as pas encore le réflexe de faire des notes. Ouais, c'est ça. Ouais, exactement. C'est ça, mais je m'en suis servi, tu vois. Mais en fait, là, je l'ai derrière moi. Je me tourne là, mais je l'ai sur mon tableau. En fait, j'ai des moments, ce qu'on appelle… J'ai des jours de préparation. J'ai des jours de production. J'ai des jours de réflexion. J'ai des moments dans la journée qui sont de production, d'autres de réflexion, d'autres de transition. Enfin, tu vois, j'ai plein de trucs comme ça. Et comme tu as dit, avec la matrice de Zonawer, quoi, avec les tâches importantes, urgentes, importantes, non-urgentes, non-importantes, non-urgentes, et à déléguer.
Loïc Bon, moi, je trouve ça absolument génial et je suis convaincu que c'est hyper efficace et qu'au final, c'est nécessaire si on veut vraiment se lancer dans des projets et ça peut paraître un peu contre-intuitif, ce que je veux dire, mais prendre plaisir à faire ses projets. Et je dis contre-intuitif parce que souvent, il y a une période, en fait, pour tout te dire, et comme d'habitude, je vais faire une question un peu trop longue, mais ce n'est pas grave, où j'ai préparé… Je me suis mis au triathlon après le judo et donc il y a un moment donné où je préparais un semi-ironman puis un ironman. Énorme. Et donc, bon, ben voilà, c'est trois disciplines à préparer en même temps, donc c'est extrêmement prenant. Six entraînements par semaine, enfin, six jours d'entraînement par semaine, deux jours dans la semaine avec deux entraînements par jour avant le boulot, après le boulot. Bref, tout ça pour dire, ça nécessite, tu vois, d'avoir une organisation au cordeau. Et quand j'en parlais autour de moi, les gens me disaient, mais tu es complètement fou, c'est absolument pas tenable dans la durée, comment est-ce que tu peux prendre du plaisir à faire ça ? Et du coup, c'est quelque chose que j'ai perdu après avoir préparé cet Ironman. D'accord. Mais ça m'intéresse toujours de savoir comment est-ce que toi, tu arrives à faire tenir ça dans la durée et est-ce que c'est vraiment, au final, autant un effort que ce qu'on peut penser ?
Max Ok, ouais, je vois. Mais déjà, je voulais te faire un Ironman, marathon, triathlon, c'est dans mes listes de vie, c'est dans mes missions de vie. C'est quelque chose que je veux faire. Tu vois, comme apprendre à jouer aux échecs, jouer de plusieurs instruments, du piano, de la guitare, faire plusieurs sports extrêmes, et même Ironman, triathlon, les gens qui font ça, c'est un respect de dingue. C'est quelque chose que j'admire énormément et pourtant, je ne connais rien du tout dans ces disciplines, tu vois. Mais en gros, pour te répondre, là, et j'en suis sûr que c'est ça, c'est la vision et la foi. La vision et la foi. Moi, ce qui me maintient, d'être aussi dur, exigeant, de faire des trucs chiants que les autres n'aiment pas faire chaque jour. Moi, en fait, j'adore, en fait. J'adore. Tu vois, les gens, dès qu'ils disent, ouais, j'ai la flemme de faire ça, hop, moi, je le fais. Tu vois ce que je veux dire ? Ils détestent faire ça, hop, moi, je le fais. C'est que des trucs hyper chiants, tu vois, faire des montages, des réseaux sociaux, se lever tôt, aller s'entraîner, avoir toujours une bonne image de soi, être toujours enthousiaste, montrer l'exemple, lire, faire des conférences, des visios, entraîner, coacher, non, non, non. C'est des trucs, tu vois, qui peuvent être réberbatifs et hyper chiants. Mais des rendez-vous, apprendre sur la compta, les avocats, les trucs. Faire un podcast. Faire un podcast, exactement. C'est que des trucs qui te sortent de ta zone de confort, en fait. Et en fait, moi, je veux tellement que ma zone d'inconfort, elle soit large, que ça, en fait, ça devienne une zone de confort, que je me sens dans le confort plus tard partout, si tu veux, dans n'importe quelle situation. Tu vois ? Et en fait, c'est pour ça qu'aujourd'hui, je repousse toutes les limites de ma bulle de confort pour qu'un jour, ma zone d'inconfort, elle n'existe plus, si tu veux. Et je pense que, pour te répondre, c'est la vision, d'où est-ce que tu veux être dans 5, 10, 15 ans par rapport à toi ou à tes projets et la foi. Avoir tout le temps foi, croire en toi, croire en les gens, croire au projet, croire au processus. Même si c'est dur. Il y a des jours où j'ai envie de tout bâcler, je me dis, putain, mais en fait, ça ne va pas marcher. Et puis, il y a des jours où je me dis, pour prendre l'exemple de nos minutes, je me dis, mais mec, déjà, tu fais un truc positif. Juste le fait de vouloir transmettre de l'information, de l'éducation, de la compétence juste sur ces thèmes-là, c'est déjà positif. Tu apportes déjà une valeur ajoutée au monde alors que tu as des gens comme Monsanto qui fabrique des OGM, tu en as qui braquent des gens chaque jour, tu en as qui tuent des gens, tu en as qui sont des reseleurs, tu en as qui vendent de la drogue. Donc déjà, à partir de là, dès que tu arrives à te remettre à re-rentrer sur le droit chemin ou dans ton circuit, à ne pas dévier de ça, à ne pas dévier des rails, tu avances et tu ne peux pas en sortir. Tu vois ce que je veux dire ?
Loïc Oui, complètement. J'aime bien cette notion de devenir confortable dans l'inconfort. Je crois que c'est Mike Horn qui parlait de ça justement pour ses expéditions. C'est lui. Qui c'est qui en parlait ? Il me semble que c'est Mike Horn.
Max Oui, exactement, c'est ça. Tu vois, exactement. Et tu vois, en parlant de Mike Horn, j'adore ce genre de conférence de vidéo de lui. Il a une phrase, un moment où il dit dans la vie, on a trop d'options aujourd'hui, on a trop de choix. Un coup, tu vas là à droite, un coup, tu vas à gauche, oh, ça c'est mignon, je vais aller essayer, oh, ça ne marche pas, je vais faire autre chose, tu vois, et au final, tu zigzagues et tu n'avances pas. Et en fait, il dit dans la vie, il y a trop d'options. Il a dit, il faut choisir une chose ou deux choses et faire comme s'il n'y avait aucune autre solution, aucun autre choix. Il faut que ça marche et tu fonces là-dedans. Et tu vois, ça arrivera. Donc, je pense que c'est question de vision, de priorité et de foi.
Loïc Et tu nous en as parlé un tout petit peu, tu nous as dit que l'Iron Man était sur ta liste, mais par curiosité, tu te vois où dans 5 ans, dans 10 ans ?
Max Dans 5 ans, je me vois avoir entrepris un nouveau projet dans la suite, avoir toujours deux minutes, soit qui a été revendu, racheté ou alors où je suis toujours actionnaire majoritaire mais où ça a explosé, où ça a aidé des centaines de milliers de personnes et avoir développé un projet pour l'élimination du plastique dans le monde s'il n'est pas trop tard, si on n'a pas pris une vague sur la gueule d'ici là, mais voilà. participer vraiment au monde, vouloir changer le monde là-dessus, je me vois libre de mon temps, de mes choix, de mes décisions avec une famille, beaucoup de voyages, énormément aider les gens et donner de nombreux projets entrepreneuriaux, que ce soit, comme on l'a dit, avec nos minutes toujours, avec le projet pour le plastique, j'ai aussi d'autres projets sur le bien-être, le développement personnel qui vont pouvoir aider le monde, enfin voilà, j'ai énormément de choses là-dessus mais je me vois surtout en bonne santé, dynamique, avec un entourage excellent et à la tête de plusieurs projets et avec des équipes formidables. Génial,
Loïc génial, écoute, ça fait rêver en tout cas, c'est quoi l'action que tu vas mettre en place dès demain pour te rapprocher un peu de cette vision ?
Max Tu vois, c'est des trucs, je me le dis toujours, c'est dur, c'est chiant, c'est du petit 1%, c'est 1% chaque jour, c'est continuer à se lever tôt, c'est continuer à faire mes routines matinales, c'est continuer à m'entraîner personnellement pour mon énergie, ma forme physique, mon image, c'est continuer à être toujours enthousiaste et aller voir les gens avec la banane, c'est transmettre des bonnes infos, des bonnes vibrations, des bonnes ondes aux gens, c'est toujours donner. Là, je te dis ça parce que c'est la journée à peu près que j'ai demain, c'est entraîner, coacher, c'est essayer de prendre un peu plus de temps le dimanche soir ou le sable soir pour voir soit ma chérie, ma copine ou des amis, même si, je t'avoue que des soirées et des sorties par an, j'en fais peut-être trois maximum. Donc, c'est essayer le fait de chaque jour me rapprocher, de mettre des petites actions en place pour me rapprocher d'où je veux aller.
Loïc Ouais,
Max génial.
Loïc Écoute, je pense que ça a été assez clair pendant notre échange que tu vas chercher auprès de différentes personnes dans différents univers de l'inspiration. Tu dis que tu as beaucoup de citations, tu te sers beaucoup de citations. Moi, je serais curieux de savoir qu'est-ce que tu recommanderais à quelqu'un qui voudrait se mettre justement à, comment est-ce qu'on pourrait appeler ça ? En anglais, ils appelleraient ça de la productivité, tu vois, mais qui voudrait commencer à travailler justement sur ça, ses routines, qu'est-ce qu'ils peuvent mettre en place, comment gagner de la clarté sur ses objectifs de vie. Qu'est-ce que tu conseillerais comme livre ou comme ressource qui, toi, t'ont été utile ?
Max Ouais, j'ai énormément de mentors. Tu sais, au début, je pensais que le mot mentor, c'était forcément une personne physique que tu côtoyais dans la vraie vie, tu vois. et puis, il s'avère que des mentors dans la vraie vie, j'ai ma mère parce que même si on est loin, qu'on se voit deux, trois fois, mais qu'on se voit quatre fois par an, j'ai ma mère parce qu'avec l'enfance qu'on a eue, un père alcoolique qui est devenu de très aisé financièrement à SDF, qui nous a élevés seuls, enfin bref, tu vois un peu la même histoire qu'Anthony là-dessus, eh bien, j'ai ma mère en mentor, mais j'ai surtout des gens que tu connais et ça peut être des auteurs reconnus, des conférenciers, des entrepreneurs, des sportifs, des athlètes, des personnalités politiques et le truc que je conseillerais, c'est de se mettre à la lecture, bordel de se mettre à la lecture. Ouais, je te jure, je me vois encore mon tout premier livre que j'ai commencé à lire à mes 18 ans, c'était un livre sur certaines méthodes de musculation et d'entraînement, j'avais même pas 18 ans, j'avais 17 ans et je sais même pas pourquoi j'étais allé dans cette bibliothèque-là pour le prendre, pour le lire, mais je me vois encore me mettre sur l'espèce de petit salon de jardin de ma terrasse et ouvrir une page, tu vois, alors que c'est un truc anodin, tu vois, c'était il y a 10 ans même plus et c'est des trucs que je fais tous les jours mais je sais pas pourquoi je me rappelle de cette image-là, mais lire, avoir des mentors, chercher à s'inspirer des gens, ouais, la lecture, c'est fondamental, jetez votre télévision et lisez plus. Ouais, clairement.
Loïc Tu vois, je suis en plein déménagement et c'est ce qu'on a prévu de faire donc écoute. Ouais, ouais,
Max la télévision, ça fait, je sais pas, ouais, 5-6 ans que j'ai pas de télévision, j'ai un, comment ça s'appelle, un rétroprojecteur chez moi que je me sers des fois pour mettre des playlists, des clips de musique ou des, je sais pas si tu connais Clic TV, avec Mouloud Achaud, voilà, des émissions de lui par exemple parce que je trouve génial ce mec, ça peut être des documentaires, des trucs comme ça mais en soi, j'ai pas télé, j'ai pas Netflix, j'ai pas Uber, j'ai pas toutes ces conneries, je suis loin de tout ça mais c'est de, ouais, de jeter votre télévision et de commencer à lire. Ça déjà, ça va vous, ça va juste ouvrir notre esprit et développer toute notre créativité, notre intuition et notre, notre, notre leadership, ouais, c'est hyper important, je pense.
Loïc De tous les livres que t'as lus, celui qui t'a le plus marqué ou si tu devais en garder qu'un, ce serait lequel ?
Max Je dirais, je dirais, attends, j'en ai plusieurs, ouais, c'est celui-ci, je dirais Brian Tracy, tu connais ?
Loïc Non, ça me dit rien.
Max Brian Tracy, c'est un énorme conférencier auteur américain qui fait des conférences devant des millions de personnes, enfin cumulées, des millions de personnes cumulées qui étaient les habitudes des millionnaires. En gros, c'est un peu le même délire que Anthony Robbins, Stephen Harvey, Benjamin Graham, Robert Kiyosaki, tout ça, mais il a fait un livre et plusieurs livres, même Bob Proctor aussi. Bob Proctor, c'était Les Secrets de la Réussite. Il y a, allez, je t'en donne un autre. Comment ça s'appelle ? Je vais voir si je ne l'ai pas parce que j'ai mes livres à côté. Si je l'ai là. Je l'ai là. Ouais, c'est Jack Canfield, tu connais ? Non plus. Jack Canfield, tu verras, c'est lui qui a fait Bouillon de poulet pour l'âme qui est le livre le plus vendu au monde après la Bible, le plus leu au monde après la Bible. Je crois que c'est 500 millions d'exemplaires vendus et il a eu 165 refus des éditeurs avant qu'il soit publié. Ah ouais. Bref, Jack Canfield, Jack, J-A-C-K et Canfield, il est connu partout dans le monde. C-A-N-F-I-E-L-D, le succès selon Jack et dedans, je crois qu'il parle de plus de 75 ou 80 principes de réussite et de développement personnel. Ok. Et ce mec-là, c'est une mine d'or.
Loïc Génial. Écoute, ils sont ajoutés à ma liste. Je pense que si je commandais tous les livres que j'ai là-dessus, il faudrait quand même un livre avec une palette. Il y en a plein. Il y en a plein. Ouais, super. Génial. Écoute Max, on arrive à la fin. Si toi, il y a une dernière chose que tu aimerais partager, ce serait laquelle ?
Max Dernière chose que j'aimerais partager, ce serait, allez, il y en a deux, une qui va te concerner et une qui va concerner nos minutes, que les auditeurs qui écoutent ton podcast là prennent bien en compte que nos minutes, on veut vraiment aider un maximum de monde, on veut vraiment être la bibliothèque de la connaissance et il y a la version 4.0 qui sort dans deux semaines, même pas deux semaines, sur les stores. On verra, vous verrez qu'il y a d'énormes améliorations et fonctionnalités disponibles, tant sur le site web que sur l'app. Et après, pour toi, c'est que je trouve que ton podcast, et je ne suis pas le seul à ça, on est tous petits, tu vois, enfin, tous les podcasteurs, c'est difficile de se faire une place, tu vois, il y a des groupes podcasteurs en France et dans le monde, mais je trouve que ton podcast, ce soit tant sur les questions que tu poses, l'intro, comment tu amènes tout, ton logo, même ton design avec le bélier, avec la falaise, avec le fait d'être, que ça s'appelle les frappés, tu vois, je trouve que tu amènes ça vraiment très bien et il ne faut vraiment pas que tu lâches, que tu persévères et je pense que tu auras des invités de plus en plus inspirants, grands et reconnus, donc voilà,
Loïc je te féliciter pour ça. Eh bien, écoute, un grand, grand merci. On ne l'a pas précisé, mais l'épisode n'est pas sponsorisé par nos minutes, non, non, c'est clair, non, justement, on fera des partenariats plus tard avec l'affiliation mais pas maintenant. Oui, écoute, merci beaucoup Max, merci pour ton temps et pour tous ces partages, moi je repars, tu vois, j'ai pris mes petites notes, je ne le faisais pas avant dans les épisodes et je me suis rendu compte que je perdais plein de trucs avec les invités.
Max C'est clair.
Loïc Donc là, j'ai noté plein de choses sur tes routines, je vais aller explorer un petit peu cette idée de bloc dans la journée, je repars avec pas mal de citations, des titres de livres, donc je suis sûr pour les auditeurs, les auditrices, ce sera pareil et écoute, ils ne pourront pas te remercier en live mais moi je le fais pour tout le monde à l'avance. Merci une fois de plus pour ton temps, pour le créneau que tu as bien voulu libérer dans tes 168 heures et puis je te dis, écoute, moi je garde un oeil en tout cas sur l'évolution de nos minutes et puis on se dit à très bientôt je pense.
Max Ouais, énorme, tu as tout dit, merci à toi Louis en tout cas, c'était vraiment chouette, c'est vraiment top donc force à toi. Merci Max, salut. Ciao, ciao. Ciao.
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