Les Frappés Les Frappés
Saison 4 EP·197 Mer #voile #transatlantique #voyage

14 janvier 2025

"J'ai tout quitté pour voyager en bateau, alors que j'ai le mal de mer" - Manu Gaud

Durée · 1h17 · Transcription disponible

"J'ai tout quitté pour voyager en bateau

Le récit

Partir pour un voyage de 9 mois sur un bateau en sachant qu’on a le mal de mer, c’est peu commun. C’est pourtant ce qu’a fait Emmanuelle, alias Manu, en embarquant à bord de Flash, un voilier de 12m conçu pour être rapide mais assez peu confortable.

Manu nous explique comment le projet est né, ses premières expériences à bord avant le vrai grand départ pour une transatlantique dantesque le 8 décembre 2023. Des rencontres avec des dauphins, en passant par de vraies galères techniques et finalement la découverte de lieux paradisiaques à l’eau turquoise à l’arrivée, ce récit est une vraie invitation à voyager.

Un récit qui va vous faire voyager et qui souligne une fois de plus l’importance d’oser affronter ses peurs pour vivre des expériences inoubliables.

Excellente écoute à vous !

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Transcription

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Invité 1 Les grenadines, c'est pour moi la définition du paradis sur Terre. Vraiment, l'eau, elle est transparente, mais pendant trois minutes autour de ton bateau, tu vois cinq tortues qui vont respirer. On va dans l'eau et là, on tombe nez à nez avec une raie immense. Mais quand je te dis immense, c'était un truc de malade. Pebi te dira que la raie faisait quatre mètres, cinq mètres de large. Moi, j'irais plus trois mètres. Mais trois mètres, déjà, c'est énorme.

Loïc Hello, hello ! Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tous niveaux, des aventuriers professionnels, des voyages aux eaux longs cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Partir pour un voyage de neuf mois sur un bateau en sachant qu'on a le mal de mer, c'est peu commun. C'est pourtant ce qu'a fait Emmanuel alias Manu en l'embarquant à bord de Flash, un voilier de 12 mètres conçu pour être rapide mais finalement assez peu confortable. Manu nous explique comment le projet est né, ses premières expériences à bord avant le vrai grand départ pour une transatlantique dantesque le 8 décembre 2023. Des rencontres avec les dauphins en passant par de vraies galères techniques et finalement la découverte de lieux paradisiaques à l'eau turquoise à l'arrivée. Ce récit est une véritable invitation à voyager. Un récit également qui souligne une fois de plus l'importance d'oser affronter ses peurs pour vivre des expériences inoubliables. Excellente écoute à vous. Et j'ai surtout bien rigolé en lisant le récap du doc en fait. J'ai tout quitté, travail Fabi Ami, sauf mon conjoint, pour acheter un voilier et traverser l'océan alors que j'avais mal de merde.

Invité 1 J'en ai besoin de lui, du conjoint parce que je le dirais mais sans lui, clairement, lui il est moniteur de voile. Je ne sais pas faire de la voile moi. Maintenant je sais mais avant je ne savais pas.

Loïc Ça c'est assez hallucinant quand même.

Invité 1 Oui.

Loïc Mais écoute, on peut peut-être commencer par ça du coup. Quand tu dis que tu as tout quitté, travail Fabi Ami, c'était quoi ta situation ? On était en quelle année ? Et c'était quoi ton parcours jusqu'à ce moment-là ?

Invité 1 Yes. Alors c'était fin septembre 2023 où en effet j'ai tout plaqué. Donc à la fois mon boulot que j'avais depuis huit ans, un beau CDI, où honnêtement il y a eu des hauts débats comme dans tout taf je pense, mais où là ça se passait vraiment très très bien. Malgré tout, j'ai tout quitté et j'ai décidé de partir en voilier avec mon conjoint. et à Lise, une amie qui tous les deux sont en fait moniteurs de voile. Et on a décidé de faire ce voyage-là ensemble, sachant qu'on avait quand même un handicap qui est que moi je suis sujette au mal de mer. Voilà. Et pas le petit mal de mer, c'est pas la petite migraine qui dure trois, quatre heures et qui passe. Non, non, c'est pas du tout ce niveau de mal de mer que j'avais me concernant. Et si je fais un peu une repasse sur mon parcours par rapport au mal de mer, c'est que je viens vraiment de loin par rapport à ça. Pourquoi ? Parce que j'ai été malade par exemple en surf. Bon, ça m'est arrivé qu'une seule fois, mais n'empêche, j'ai jamais entendu quelqu'un me dire qu'il avait déjà été malade en surf. Je savais pas que c'était possible. Et je suis la preuve vivante que oui, c'est possible. C'est arrivé il y a un moment, ça devait être en 2013. C'était sur l'île de Ré, je me souviens. Et ben voilà, mal de mer, j'ai même pas eu le temps d'aller sur la plage. Enfin bref, c'était assez rigolo. Et j'ai eu mal de mer en voilier bien sûr plein plein de fois parce que ça fait un peu plus de dix ans que je suis avec mon conjoint Pierre-Benoît. Je vais dire PB pendant le podcast plusieurs fois et ça veut dire Pierre-Benoît. Ok. Et du coup, lui, il est moniteur de voile depuis, je sais pas, depuis huit ans. Bon d'ailleurs, il l'est plus aujourd'hui, mais bon. Il l'a été pendant longtemps et forcément, on a fait pas mal de vacances sur des voiliers où j'ai été malade plusieurs fois. Je me souviens d'une semaine qui était avec sa famille, avec ses cousins germains. On était autour de Montpellier, nous on est situés à Montpellier. Et c'était une semaine où, pour te donner une idée, des fois, quand t'as le mal de mer, en fait, tu réagis différemment. Chacun réagit différemment, bien sûr, à ça. Mais moi, je sens que parfois, il faut que je me mette un peu dans ma bulle, ce qui est assez contradictoire avec la manue naturelle, entre guillemets, qui pour le coup, je suis un peu hyper active, je suis pas du tout du genre à me mettre dans ma bulle justement. Mais bon, quand j'ai le mal de mer, des fois, je ressens ce besoin-là, vraiment. Et pendant cette semaine que j'ai fait avec les cousins de mon conjoint, je me souviens, une fois, j'étais au niveau du mât, donc à peu près au milieu du bateau à l'extérieur. Et le fait juste qu'ils m'appellent, les autres membres de l'équipage étaient derrière moi. Le fait de m'appeler et juste moi, le fait de tourner de 90 degrés ma tête, je te jure, c'est pas une blague, je sens que ça m'a enclenché un vomi, voilà, pour tout dire. Donc pour te donner un peu une idée du niveau de mal de mer que j'avais en voiliers. Et je suis aussi la preuve vivante que le mal de mer ne passe pas tout le temps, parce que je l'ai toujours aujourd'hui, moins qu'avant, je pourrais en reparler, mais je l'ai quand même toujours. Je suis aussi sujette au mal des transports, le parapente. Ça paraît, j'ai une petite anecdote où j'étais à La Réunion, et j'ai fait un baptême de parapente et je me souviens très bien de... En fait, on devait atterrir sur la plage de Saint-Leu. On était en hauteur du coup et pour atterrir, on n'arrivait pas à descendre. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas les termes techniques ou quoi, mais on n'arrivait pas à descendre. Et ce que le moniteur m'a dit, c'est, écoute, là, on va devoir se pencher sur le côté. Et en fait, quand tu te penches sur le côté en parapente, ça fait que tu fais un espèce de tourbillon où tu vas très, très vite. Tu penses sur le côté et tu vas très, très vite, tu as l'impression d'être dans un manège et tu descends beaucoup plus rapidement. Et ça, on a dû le faire trois, quatre fois et moi, ça m'a tuée. Mais vraiment, je n'étais pas bien. Et je me souviens très bien du moniteur qui était tout gentil, qui essayait de me masser les épaules pour me déstresser. Mais je n'étais pas forcément stressée, c'est juste que je n'étais pas bien. Mais bon, il me disait, t'inquiète, tu n'es pas la première personne que je croise qui a le mal de l'air. Et je te rassure, dès que tu mets pieds à terre, ça passe tout de suite. Et bien, c'est faux. C'est faux parce que moi, la première chose que j'ai faite quand j'ai mis le pied à terre, c'est que j'ai couru aux toilettes. Et après, pendant 4-5 heures en voiture, enfin bref, le temps d'entrer chez moi, j'étais malade encore. Enfin bref.

Loïc Oui, donc c'est un vrai truc, le mal des transports. Le mal des transports, la chemère. OK, c'est ça. Intéressant quand on sait que dans la foulée, que tu es partie pour neuf mois en mer à ce moment-là.

Invité 1 Oui, j'avais vraiment envie de sortir de ma zone de confort, je crois. Et ça, c'est fait. Je pense qu'on peut dire que c'est fait.

Loïc Écoute, on va en parler. En tout cas, moi, je connais une autre personne. Je suis toujours assez impressionné par… Bon, là, on parle du mal de mer. Les gens qui se lancent dans un projet, un défi, peu importe, en sachant d'avance qu'il va y avoir une galère. Des fois, tu te lances dans un truc, tu ne te rends pas compte des défis qui vont se présenter. Et donc, tu peux te dire après coup, si j'avais su, je ne sais pas si j'aurais fait. Mais là, toi, tu savais qu'en penchant la tête sur le côté, ça te faisait vomir. Tu es quand même partie neuf mois sur un voilier. Mais je connais une autre personne qui fait ça, Sacha, la nièce. Je ne sais pas si tu avais écouté son épisode, mais c'est une scoopeuse qui a fait notamment… la mini-transat et plein d'autres choses. Mais on avait surtout parlé de la mini-transat et qu'il y a le mal de mer aussi. Ah, sympa. Oui. Et elle, elle avait fait un programme de… Alors, je ne vais pas dire… Je ne sais pas dire bêtises, mais je suis quasi sûr que c'était avec la Marine Nationale. Ils ont un centre, je ne sais plus dans quel point de la France, où en fait, ils peuvent simuler la houle, etc. et en fait, t'entraîner à résister au mal de mer. Et apparemment, ça fonctionnait pas mal. Sa première séance, elle disait qu'elle était sortie de là, elle était vraiment au fond du gouffre. Et après quelques séances, elle avait vu une vraie différence. Donc, si jamais tu repars cette fois-ci pour neuf mois autour du monde, mais en parapente, peut-être que tu pourrais appliquer, tu vois, candidater à ce centre de la Marine. Qui sait ?

Invité 1 Carrément. Moi, j'avais fait une petite préparation avant de partir. C'est que je suis allée voir un kiné pour faire ce qu'on appelle la kiné vestibulaire. En gros, tu vas voir un kiné et il te met un casque de réalité virtuelle sur les yeux. Et c'est des séances assez courtes de 15-20 minutes où en fait, il te simule comme si tu étais sur un bateau. Et lui, il peut gérer la hauteur des vagues.

Loïc Ah oui, d'accord. Ok, carrément.

Invité 1 Voilà. Et est-ce que ça m'a aidé ? Je ne sais pas. En tout cas, je l'ai fait et je me souviens très bien que je suis allée le matin avant d'aller au boulot. Donc, j'avais appris l'envie de vomir pendant toute la matinée. Mais en tout cas, ça ne m'a pas fait... À part quelques matinées où je ne suis pas très bien, ça ne m'a pas fait plus de mal que ça. Je pense que ça a dû m'aider. J'espère.

Loïc Donc, septembre 2023, tu étais dans une situation plutôt stable. Vous étiez déjà à Montpellier à ce moment-là.

Invité 1 Oui.

Loïc Ok.

Invité 1 Nous, on est à Montpellier. Il y a Annelise, pardon, qui est la troisième personne qui a fait le voyage avec nous. Elle, elle était à Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Loïc Ah, excellent. La Nouvelle-Zélande. Fabuleux. Ok. Comment le projet... Alors, comment est-ce que le projet est né ? Pourquoi le bateau ? Et toi, à ce moment... Enfin, quand tout ça a commencé à être discuté entre vous, toi, c'était quoi ta réaction ? Est-ce que tu étais plutôt hyper partante ? Tu disais que tu avais envie de te challenger, de sortir de ta zone de confort. Ou est-ce que tu appréhendais un peu quand même du fait du mal de mer ?

Invité 1 Alors, moi, j'ai beaucoup appréhendé. Je suis un peu une stressée de nature. Donc, j'ai eu pas mal d'appréhension. Mais en fait, ça faisait des années, je dirais au moins 5-6 ans, que tous les ans, je disais à mon chéri que je voulais partir en voyage. Pas forcément un tour du monde parce que j'avais pas envie de prendre trop l'avion par rapport à l'impact environnemental. Mais pourquoi pas prendre un avion pour aller en Asie et faire le tour de l'Asie en sac à dos. Enfin, tu vois, ce genre de délire, ça me serait bien allé. Et au final, je disais pendant 5-6 ans, j'y en parle tous les ans. et je vois que ça prend pas, ça l'intéresse pas. Enfin, voilà. Et j'en suis pas plus que ça, moi. Et une année, je me dis, ok, bah, vas-y, si tu veux, ce voyage-là, on le fait en voilier. Et là, j'ai vu des étoiles dans ses yeux. Et je me suis dit, putain, mais dans quelle merde tu t'es mise, la manue ? Et du coup, je me suis dit, peut-être que tu vas regretter ce que tu viens de dire, là. Mais écoute, on verra. Et ça a commencé comme ça. Et pour la petite anecdote aussi, ça a été pendant longtemps une sorte de private joke avec plusieurs copains. Anne-Lise qui a fait le voyage avec nous, mais pas que. Le fait de me parler du fait que je vais peut-être aller faire un voyage, un tour du monde en bateau, c'était souvent une private joke, mais parce que personne n'y croyait. Et du fait de mon mal de mer. Et en fait, au final, on l'a fait. Et je me souviens très bien aussi d'un jour où je disais à Anne-Lise que le tour du monde en bateau, je le ferais que quand elle deviendrait végétarienne. Et en fait, elle a tout gagné parce qu'elle n'est plus végétarienne. Et on est partis en voilier. Et en voilier, du coup, pourquoi le bateau ? Parce qu'Anise et Pébé, c'est leur dada, c'est leur passion, c'est leur boulot aujourd'hui. Enfin voilà. Donc, c'était un peu logique de faire ça en voilier pour eux. Donc voilà.

Loïc Excellent. Comment est-ce qu'on construit un projet de cette envergure ? Du coup, ça a été quoi toutes les phases par lesquelles vous êtes passées avant le départ ?

Invité 1 Alors, il y a eu pas mal de phases. On a cherché le bateau, je dirais à partir de fin 2022, début 2023. On a commencé à chercher le bateau qu'on a acheté au final en avril 2023. Ce qui est assez court, honnêtement, parce qu'on a croisé plein, plein de monde, imagine, pendant ce voyage-là. Et souvent, c'est les personnes qui achètent leur bateau un an, deux ans avant de faire le voyage. Mais c'est aussi parfois des personnes qui apprennent à faire du bateau avec le bateau qu'ils ont acheté. Et nous, on n'avait pas cette phase d'apprentissage nécessaire. Puisque Pierre-Benoît et Anise, ils gèrent à 200% le bateau. J'ai aucun souci. Enfin, on n'avait aucun souci par rapport à ça. Je leur fais totalement confiance.

Loïc Il y a peut-être le sujet aussi, pardon, je te coupe, mais de préparer le bateau aussi, non ? Pour avoir pas mal échangé avec des gens qui partent faire les tours du monde comme ça.

Invité 1 C'est ça. Il y a aussi cette phase-là. En fait, nous, on a acheté le bateau en avril 2023, mais on n'est pas du tout parti tout de suite. Déjà, par rapport à l'achat du bateau, on a pas mal hésité. P.B. Yalise, ils voulaient un bateau qui aille vite. Parce qu'ils aiment la vitesse, simplement. Et moi, je leur ai fait totalement confiance sur le choix du bateau. Vu que je ne suis pas du tout experte sur ce sujet-là, j'y suis allée les yeux fermés. Je leur ai dit, OK, je vous fais confiance, il n'y a pas de problème. À part des critères du type le prix, le reste, je vous fais confiance. Et au final, leur choix s'est porté vers Flash. Donc, c'est le nom du bateau. C'est un Apocalypse 13. Donc, ça, c'est le nom du modèle. C'est un bateau de 12,90 mètres de long. Ce qui commence à être pas mal pour un voilier. Il a 34 ans. Et il fait 3,15 mètres de largeur. Donc, 3,15 mètres de largeur pour un bateau de 12,90 mètres, c'est très fin. C'est un petit cigare Flash. Les bateaux qui font cette longueur-là, généralement, ils font 4 mètres de largeur. Pour te donner une idée. Et en fait, 3,15 à 4 mètres sur un bateau, ça change tout, vraiment. C'est un bateau qu'on appelle croisière régate Flash, qui n'est pas très confortable, mais qui va très vite. Pour son âge, c'est un vieux papy, mais il va vite. Et pour la petite anecdote, quand je dis qu'il n'est pas très confortable, moi, j'ai appris qu'on n'avait pas de douche sur Flash, après avoir signé le compromis de vente. Pour moi, c'était tellement logique dans ma tête que quand tu pars 9 mois en voyage, pour moi, il fallait une douche, oui, c'était le mini-bomb. Et en fait, bah non. Et on n'en a pas du tout parlé avec Pébé Annie. Moi, comme je le disais, c'est logique. Et en fait, c'est une petite anecdote. Bon, on s'est débrouillés avec une douche solaire, machin, aux Antilles. Il ne fait jamais froid. Alors, ça a été. Mais bon, ce n'est pas un bateau confortable. C'est ça le message que je veux faire passer. Et du coup, on l'a acheté en avril 2023. Et entre avril 2023 et fin septembre, parce que le départ s'est fait fin septembre au final, Pébé et Anise ont pas mal travaillé sur le bateau. Moi, j'ai travaillé, donc j'avais beaucoup moins de temps qu'eux et beaucoup moins de connaissances également. Donc, ils ont pas mal retapé le bateau. Anise, elle a rejoint Pierre-Benoît pour le faire en été. C'était en juillet 2023 qu'elle l'a rejoint, parce qu'elle a quand même dû faire un déménagement depuis la Nouvelle-Zélande. C'est pas rien. Et du coup, ils ont dû... Le bateau était en bon état. Concrètement, il était navigable. Il n'y avait pas de souci. Mais on a quand même rajouté pas mal de choses. On a changé la grande voile qui était un peu fatiguée. Enfin voilà, il y a pas mal de travaux qui ont été réalisés. Ils ont passé vraiment beaucoup, beaucoup de temps dessus. Et au final, le bateau était... Il voulait partir à la base Pébé et Anise début septembre. Sachant que moi, je les ai rejoints après, parce que je travaillais jusqu'à fin septembre. Au final, ils sont partis le 24 septembre de la Grande Motte, donc un port qui est à côté de Montpellier. Et quand ils sont partis, le bateau était navigable largement, parce que quand on l'a acheté, il était navigable. Par contre, c'était le bordel. Mais c'était assez fou, quoi. Il y avait des tonnes de... Enfin voilà, il y en avait partout, partout, partout. Et ce qu'ils m'ont dit par la suite, c'est qu'ils ont mis trois jours à tout ranger, vraiment, tellement il y avait de choses partout. Et moi, je me suis dit, les gars, mais attendez. Enfin, c'est bon, vous pouvez rester un jour de plus à terre et partir l'esprit tranquille, sans le bordel. Et en fait, vu qu'ils avaient déjà eu pas mal de retard sur la date à laquelle ils voulaient partir initialement, ils ne voulaient plus attendre. Ils en avaient marre d'attendre, ce que je peux aussi comprendre. Donc, ils sont partis avec un bateau en bordel, mais bon, qui fonctionnait, donc pas de souci. Et au final, moi, je les ai rejoints plus tôt que prévus. Je les ai rejoints début octobre. Ils étaient à Madère. Donc, en fait, ils ont quand même fait la nave à Madère sans moi. Et ensuite, moi, je les ai rejoints. J'ai pris un avion pour Madère. J'ai presque raté, pour la petite anecdote, mon train qui m'a amenée pour aller prendre mon avion ensuite. Et en fait, mon train a eu une heure de retard, donc c'est la seule fois. J'étais contente que la SNCF ait des soucis. Et voilà, Madère, je ne sais pas si tu connais, mais c'est une île, c'est magnifique. Vraiment, ça a été un de nos coups de cœur. On a fait plein de choses, plein d'activités outdoor, du type VTT de descente, des randos. La vie, elle ne coûte rien là-bas. Ça m'a beaucoup fait penser à la Réunion. OK. Avec plein, plein d'activités outdoor qui étaient possibles. Donc, vraiment très, très chouette. Et après Madère, ce qu'on a fait, c'est qu'on s'est rendu dans les Canaries. Donc, les Canaries, c'est un regroupement d'îles. Nous, on n'a fait entre guillemets que deux îles dans les Canaries. Il y en a bien plus en réalité. On est arrivé à La Palma. Et après, d'ailleurs, à La Palma, tu parlais de la Mini Transat tout à l'heure. Ce n'était pas hasard, mais on est arrivé à La Palma, juste avant d'entrer dans le port. On voit plein, plein de bateaux. Et en fait, on s'aperçoit que c'est le départ de la Mini Transat.

Loïc Ah, excellent.

Invité 1 Voilà, donc c'était vraiment pas du tout.

Loïc Attends, mais du coup, c'était quelle année, ça ?

Invité 1 C'était l'année dernière, donc en 2023.

Loïc Et bien donc, tu as vu le départ de Sacha. Sacha était dans la flotte. Oui, oui.

Invité 1 Ah, génial.

Loïc Excellent.

Invité 1 Trop bien. Et du coup, trop, trop chouette de voir, parce que c'est une course, tous les voileux connaissent cette course. C'est la transatance solitaire sur des tout petits bateaux de 6,50 m, sans assistance. Tu as un peu moins de 100 participants, si je ne dis pas de bêtises. Donc voilà, on était très contents de voir de voir ce départ. Et après avoir fait la Palma, on n'est pas resté très longtemps. On est allé directement à Ténérife, dans les Canaries. Et donc toujours les Canaries, oui. Et là, à Ténérife, on a des amis qui nous ont rejoints, dont un ami qui a fait ensuite la transat aller avec nous. Et ce qu'on a fait du coup à Ténérife, c'est qu'on a dû faire une belle réparation sur le bateau. Parce que oui, les réparations sur le bateau, tu ne les fais pas du tout qu'avant de partir. Tu les fais aussi pendant le voyage. Et en plus, on a laissé la pauvre. On a abandonné Anne-Lise avec Pébé à Ténérife parce qu'on a dû faire un aller-retour en métropole pour un mariage. Et c'est Anne-Lise qui a géré toute la réparation, qui a dû faire un trou dans la... Oui, oui, oui. Mais bon, c'était un mariage où Pébé était témoin et on était, je crois, six, avec les mariés inclus. Donc tu vois, quand tu n'es pas là, ça se voit quand même pas mal. Et puis, c'était prévu depuis un moment. Et voilà, du coup, on a abandonné Anne-Lise qui a dû faire... Elle a dû faire un gros trou dans la coque de Flash quand même pour faire cette réparation. Donc, ce n'était pas une réparation anodine. Mais elle a géré comme une chef. Voilà. Et ensuite, ce qu'on a fait, c'est qu'on a quitté... On a quitté les Canaries pour se rendre au Cap Vert. En fait, quand tu fais le voyage qu'on a fait, nous... C'est vrai que je ne l'ai même pas dit, mais on est allé aux Antilles, en fait. Quand tu fais ce voyage-là, c'est un voyage que beaucoup, beaucoup de voiliers font chaque année. On a croisé vraiment plein, plein de monde, bien plus que ce que je pensais. Et tu as souvent deux grands itinéraires qui sont adoptés. Soit les personnes partent de la métropole et traversent l'océan à partir des Canaries. Soit les personnes vont généralement aux Canaries, ensuite vont au Cap Vert et traversent depuis le Cap Vert, principalement depuis la ville de Mindelo. Et d'où on voulait voir le Cap Vert. Et du coup, on a fait le choix de partir jusqu'au Cap Vert. Donc, on a fait une navigation entre les Canaries et le Cap Vert qui a duré 5 jours, 5 ou 6 jours. Et à cette époque-là, moi, j'étais pas du tout sûre de faire encore la Transat Alé. J'avais énormément d'appréhension par rapport à cette traversée de l'Atlantique, liée directement à mon mal de mer. Et ce que je me suis dit, c'est que la navigation Canaries-Cap Vert, c'était ma navigation test. Et en fait, à la fin de cette navigation, je me suis dit, mais c'est mort. Mais jamais je fais la Transat. C'était beaucoup trop difficile. J'étais beaucoup malade pendant cette navigation. J'ai pas pris énormément de plaisir pendant la navigation. Du coup, je me suis dit, non, non, c'est pas possible. J'ai commencé, quand on est arrivés au Cap Vert, sur l'île de Palmera, j'ai commencé à regarder les billets d'avion. Pour partir rejoindre l'équipage directement aux Antilles. Mais si tu veux, au fond de moi, j'avais une petite voix qui me disait, non mais Manu, c'est trop dommage que tu fasses pas cette Transat. Tu auras peut-être l'occasion de le faire qu'une fois dans ta vie. Au pire, c'est 15 jours où tu prends beaucoup sur toi. Et après, ça ira bien. Tu vas surkiffer aux Antilles. Donc voilà, au final, j'ai pris la décision de faire cette Transat-là. Mais avant de te parler de la Transat, qui a été vraiment un moment phare pendant le voyage, je vais revenir sur cette fameuse nave entre les Canaries et le Cap Vert. Parce que ça a été une navigation où je te disais, j'ai beaucoup souffert par rapport au mal de mer. Mais c'est aussi une navigation qui a été très plaisante, dans le sens où on a vu nos premiers animaux marins. On a vu des globis. Et on a vu notamment...

Loïc Attends, pardon, des quoi ? Tu as dit des globis ?

Invité 1 Oui, des globicéphales.

Loïc Ah, des globicéphales, ok.

Invité 1 Ouais, pardon, ouais.

Loïc Je me disais, ok, ça sonne... Non, d'un petit poisson sympa, non, des globicéphales. Ok, d'accord.

Invité 1 Des globicéphales, oui, pardon. Et on a vu des dauphins. Et c'est ça l'anecdote que je voulais te donner. C'était vraiment une scène... On se serait cru dans un film parce qu'il y avait des dauphins à perte de vue. Mais vraiment, 360 autour du bateau. Je suis incapable de te dire combien de dauphins il y avait. Mais c'était une scène magique. Mais vraiment magique. Je pense que je ne l'oublierai jamais. Et j'étais absorbée. Je n'ai pas pris de vidéo parce que j'ai voulu vraiment profiter du début à la fin du spectacle. Mais c'était génial, vraiment.

Loïc C'est assez fascinant. Tu vois, les dauphins, je ne sais pas. Je n'ai jamais vraiment creusé le sujet. Mais là, tu m'y fais penser avec ton anecdote. Il y a cette fascination, tu vois, cet amour inconditionnel pour les dauphins qui, j'ai l'impression, est quasiment universel. Tout le monde est super content de voir un dauphin, tu vois. Alors que voir un poule, c'est peut-être quasiment aussi rare. Mais ça ne dégage pas le même sentiment, tu vois, de joie, de tout ce que tu veux. C'est vrai. C'est vrai qu'il y a un truc magique avec les dauphins. Pardon. J'en avais... Je partage aussi ma petite anecdote sur les dauphins. Mais à un moment, il y a peut-être un an et demi, avec une de mes soeurs, on a passé notre paddy dans la baie de la Ciota, dans le sud de la France. Et pareil, c'était en mars, mai, je ne sais plus, mai, je crois. Donc, il n'y avait pas grand monde sur l'eau. Et on a vu... Alors nous, pour le coup, on a pu les compter parce qu'ils n'étaient vraiment pas nombreux, mais il devait être peut-être une dizaine dans un endroit où habituellement, il n'y en a pas du tout. Et il y avait des petits. Et on était... Et même les monos de plongée qui, genre, qui doivent en voir hyper souvent et qui passent leur temps dans l'eau, etc., étaient comme des fous, tu vois. C'est marrant, cette fascination, en l'occurrence, pour les dauphins.

Invité 1 Oui, oui, oui. Ah, mais c'est trop bien. Moi, j'ai eu la chance aussi de nager avec des dauphins il y a quelques années à La Réunion. Et je me souviens, j'ai pleuré dans mon masque. Enfin, c'est une émotion qui est indescriptive, je pense. Et oui, oui, c'est sûr que ça... Il y a un espèce de consensus de tout le monde sur les dauphins où, oui, personne n'aime pas les... Enfin, je connais personne qui n'aime pas les dauphins, quoi. Clairement. C'est peut-être par rapport aux poulpes. Tu sais, si tu parlais du poulpe, le poulpe, il n'a pas ce... Il ne vient pas interagir avec les humains.

Loïc Alors que le dauphin, oui. Mais les deux sont extrêmement intelligents.

Invité 1 C'est vrai.

Loïc Ouais. Enfin, bon, ouais. On divague. Mais c'est vrai qu'ils sont intéressés à aller regarder des vidéos de ce que les poulpes sont capables de faire. C'est hallucinant. C'est extrêmement intelligent comme animal.

Invité 1 C'est clair. Et on en a croisé, d'ailleurs, pendant le voyage. Et c'est fou de... Enfin, pendant le... Quand on faisait du snorkeling. Et ce qui est fascinant avec les poulpes, je trouve, c'est la manière dont ils changent de couleur. Mmh. Super rapidement. Enfin, ça, c'est fou. Bref. Ce n'était pas le sujet à la base, mais c'est vrai que c'est très intéressant comme animal. Yes. Et du coup, si je reviens sur la navigation, donc, voilà, je voulais parler de ça, du fait qu'on a eu nos premiers animaux marins entre les Canaries et le Cap Vert. Et après, ensuite, quand on est arrivé au Cap Vert, on est arrivé sur l'île de Palmera, dans la ville de Sales, pour être plus précise. C'est une petite île qui n'est pas très touristique, mais on en garde un très bon souvenir, notamment parce que c'est là-bas qu'on a croisé nos premiers bateaux copains. Donc, c'est des bateaux avec qui on a sympathisé et qu'on a recroisé plusieurs fois pendant le voyage. Des fois, sans faire exprès, et des fois, on a fait exprès de se recroiser. Et en fait, tu as une facilité, je trouve, quand tu fais un voyage en bateau, de devenir pote avec d'autres bateaux parce que tu as plein de sujets en commun, etc. Et c'est assez fou les liens qu'on a pu avoir avec certains autres bateaux.

Loïc J'ai l'impression que c'est aussi une toute petite communauté, en fait. C'est assez facile de trouver des récits de tours du monde en bateau, de grands projets, de grands voyages en bateau. Mais en fait, il y a très, très peu de bateaux. Mon père m'a effilé, je les stade une fois. Je ne sais pas si c'est quelques milliers. J'ai un doute entre 1 600 et 4 000. Ça fait un gros écart, mais même 4 000, en soi, ce n'est pas énorme. Combien il y a de voyageurs, backpackers ou à vélo autour du monde ? Je pense que c'est bien plus que 4 000. C'est vrai que tu entends souvent des histoires genre « Ah ouais, mais on s'est recroisé en Nouvelle-Zélande après s'être rencontrés en Patagonie. » C'est complètement improbable. Mais non, mais c'est qu'en fait, il y a quand même, en termes de proportion, il n'y a pas tant de gens qui sont sur l'eau pour des voyages au long cours autour du monde.

Invité 1 C'est vrai, quand tu regardes les chiffres, mais au final, quand tu voyages, moi, j'ai trouvé qu'il y en avait bien plus que ce que je pensais. Notamment quand tu as des ambiances dans certains ports, comme Mindelo, qui est un port vraiment mythique et là où se fait la plupart des départs pour faire la transat, là-bas, il n'y avait que ça, des bateaux qui étaient dans le même mouble que nous, en pleine préparation, les derniers préparatifs, les courses, les dernières réparations peut-être à faire un peu sur le bateau. Et du coup, tu as une ambiance assez folle. J'ai adoré, adoré vraiment cette ambiance, surtout que Mindelo, c'est une ville qui est sur l'île, une autre île du Cap Vert qui est Sao Vicente. et c'est une ville que j'ai beaucoup aimée parce que c'est la ville de Césarien-Evora. Tu as plein de fresques, enfin de murs où tu vois des visages peints de Césarien-Evora. C'est une ville qui est très axée sur la musique. Donc, on a beaucoup, beaucoup aimé ça. Et l'engouement qu'on avait vraiment autour du départ de la transat avec tous ces bateaux qui se préparaient. on a recroisé des personnes qu'on avait rencontrées justement juste avant sur l'autre île du Cap Vert où on était, donc Palmera. Et il y avait tous les jours des cornes de brume qui faisaient du bruit parce que quand tu pars en transat, il y a plein de bateaux qui utilisent la corne de brume pour annoncer leur départ. Enfin voilà, donc c'était vraiment un engouement que j'ai vraiment adoré. Et donc nous, on est arrivés à Palmera, c'était mi-novembre. Non, c'était plus fin novembre. Et on a pris quelques jours pour finir les derniers préparatifs. Moi, j'ai un peu abandonné mes copains parce que j'avais d'autres choses que je voulais régler avant de partir du type faire les factures de mes derniers clients. Enfin voilà, des trucs un peu de paperasse. mais je m'en suis beaucoup voulue d'avoir abandonné mes copains qui bossaient à fond sur le bateau pendant les quelques jours avant la transat. Et au final, la transat, on l'a fait, on était quatre. Donc on était Pébé, mon conjoint, Alize et un autre copain, Thibaut, qui nous a rejoints un petit peu avant sur Ténérife. Et on est partis tous les quatre. J'en ai pas parlé, mais Thibaut est aussi très courageux parce que lui aussi a le mal de mer. Donc voilà, on était deux mal de mereux. Je sais pas comment on dit ça. Mais deux personnes sujettes au mal de mer qui partions pour une transat. Et lui aussi n'avait pas beaucoup d'expérience en navigation. Ok. Mais il est de très bonne composition, Thibaut. C'est notamment pour ça qu'on a accepté qu'il vienne sur le bateau. Si on ne l'aimait pas, clairement, on lui aurait pas dit « Viens faire une transat avec nous ». Et ce qu'on a fait, du coup, avec ce petit équipage, la A4, c'est qu'on a profité un peu du Cap Vert. On est allé sur l'île de San Antao qui est oufissime. Vraiment, cette île, j'ai adoré. C'est une île qui est très connue au Cap Vert pour tout ce qui est rando. C'est vraiment magnifique. Tu as des cirques de montagne assez fous. Vraiment, je recommande à 200%. Comment ça s'écrit ? Alors, si je ne dis pas de bêtises, c'est S-A-N et plus loin, A-N-T-A-O. San Antao. C'est vraiment trop, trop beau. On a beaucoup aimé. Ça m'a un peu fait penser à Mafate, à Salazie, à Sillaos, qui sont à La Réunion, si tu connais, je ne sais pas. Mais voilà. On a pris, du coup, ce bol d'air frais à San Antao et on a pris le large pour la Martinique. C'était le 8 décembre. Excellent. Et on avait prévu 14 jours de navigation. et on a mis, au final, 18 jours. OK. Donc, 4 jours de plus. Et si je te fais un peu le topo de cette transatlantique...

Loïc Alors, attends, attends, attends, attends. Oui, pardon. Avant la transatlantique. Moi, j'ai quand même des questions parce que là, donc 8 décembre, ça faisait déjà un, deux, trois, trois mois, c'est ça, que tu naviguais ?

Invité 1 Alors, le bateau est parti fin septembre. Alors, le bateau est parti

Loïc fin septembre, oui. Voilà.

Invité 1 Et moi, je les ai rejoints quasiment au même moment début octobre.

Loïc Donc, deux bons mois d'expérience entrecoupée, etc., de l'aller-retour en France pour le mariage. Mais, somme toute, c'était ta première expérience, vraiment, enfin, longue expérience sur un voilier. Qu'est-ce qui avait changé pour la Manu qui avait pris le départ avec le mal de mer sans rien connaître à la voile quelques mois plus tôt ? Et la Manu qui s'apprêtait, à un moment donné, à ce moment-là, à se lancer sur une Troyes Atlantiques qui est quand même pas, voilà, qui est quand même une expérience qui demande un peu de confiance en soi par rapport à toutes les choses, tu vois, liées à un projet de ce type-là.

Invité 1 Ouais. Au final, il n'y a pas eu d'énormes changements parce que, au final, on a navigué pendant ces quelques mois-là, mais on n'a pas eu énormément de jours de nav parce qu'on a passé pas mal de temps à profiter à terre aussi. La plus longue nave qu'on ait faite avant de faire la Transat, c'était la nave entre les Canaries et le Cap Vert qui a duré cinq ou six jours. Et sur les petites naves à la journée, je n'étais pas forcément malade systématiquement, tant mieux. Mais en soi, il n'y a pas eu énormément de changements. J'avais fait mes premiers quarts de nuit, c'est-à-dire que quand tu pars pour plusieurs jours de navigation au large, forcément, le bateau, il faut aussi le gérer la nuit. Et du coup, comment ça se passe ? Tu fais ce qu'on appelle des quarts, c'est-à-dire que tu te relais avec l'équipage pour qu'il y ait au moins une personne à chaque fois qui soit responsable du bateau et qui soit réveillée pour s'occuper du bateau. Donc, tu as certains équipages qui font des quarts à deux. C'est-à-dire qu'à chaque fois, c'est deux personnes en même temps qui s'occupent du bateau. Et nous, on avait fait le choix de faire des quarts en solo. Donc, la nuit, on était responsable du bateau pendant trois heures, si je n'ai pas de bêtises. Je crois que c'était des quarts de trois heures qu'on faisait, deux ou trois heures. et du coup, des fois, tu te retrouves à te réveiller à une heure du matin pour t'occuper du bateau jusqu'à quatre heures du matin. Après, ça n'a pas été stressant pour Thibaut et moi qui avions peu d'expérience en voile parce que les PBI et Anis qui, eux, ont beaucoup d'expérience et sont moniteurs de voile, nous ont toujours dit si vous avez le moindre doute, vous nous réveillez. Et moi, je les ai réveillés plusieurs fois, surtout au début et ils ne m'en ont jamais voulu. Et ça, c'était quand même très rassurant. Je savais que je ne partais pas avec n'importe qui. De toute façon, quand tu pars neuf mois en voyage sur un bateau, c'est une coloc plus, plus, plus. Donc, forcément, tu ne pars pas avec n'importe qui. Et voilà. Donc, ce qui a changé, c'est juste que j'ai décidé par rapport à la manu du tout début de voyage et juste avant la Trandade, c'est que j'avais pris la décision de me mettre un coup de pied aux fesses et de sortir de ma zone de confort et advienne que pourra. On verra comment ça se passera. De toute façon, au milieu de l'océan, qu'est-ce que tu veux faire quand tu as mal de mer ? Rien. Je suis patiente, quoi.

Loïc C'est clair.

Invité 1 Voilà. Donc, pour revenir à cette fameuse transat, je te disais, on est parti le 8 décembre, donc depuis Mindelo. Et on avait prévu 14 jours de navigation. Au final, on en a mis 18. Et au départ, on a eu une première nuit où on n'a pas eu énormément de vent parce qu'on était justement sous le vent de cette fameuse île de San Antao. Et ensuite, on a eu 4 ou 5 jours qui étaient assez houleux, mais qui étaient plutôt bien dans le sens où on a eu les alizés. Les alizés, tu sais, c'est des vents qui en gros te poussent quand tu viens de la métropole vers les Antilles, qui te poussent vers les Antilles. Ce qui est bien mieux que d'avoir du vent face à toi. Et donc au final, on a eu ces 4 ou 5 jours d'alizés. Donc pendant ces 4 ou 5 jours, on a été malades. Moi, sur les 18 jours de nave, j'ai été bien bien malade pendant 14 jours. Donc ça n'a pas été évident du tout. Ah bonheur. Ouais, voilà. T'imagines bien. Et après, on s'est aperçus après 4 ou 5 jours où on a eu ces fameuses alizés, on s'est aperçus que si on continuait sur la route directe, donc la route la plus courte qui nous permettait d'arriver en Martinique, il n'y avait plus de vent en face de nous. Donc on a dû faire cap au nord-ouest. Donc plutôt que faire quasi-ouest, on a dû pas mal monter. Il y a même un moment où je me souviens, j'étais complètement démoralisée parce que j'étais en car et on faisait cap au nord-est. Donc c'est-à-dire qu'on retournait vers la métropole. Ok. tellement on pouvait pas, enfin on pouvait pas faire autrement en fait. Et je me souviens pendant la Transat, il y a souvent eu des blagues où on disait ouais de toute façon là on va aller voir Céline en disant qu'en fait on allait vers le Canada voir Céline Dion quoi. Tellement on allait pas du tout du tout vers la bonne direction. Et là on a eu du coup quelques jours où ça a été vraiment les montagnes russes sur le bateau. franchement ceux qui aiment Space Mountain c'était Space Mountain plus plus plus sur le bateau. Et nous avec Pébé on avait eu la bonne idée de prendre la cabine à l'avant. C'était un bateau flash où t'avais trois cabines et nous on avait fait le choix de prendre la cabine avant parce que c'est là où il y avait le plus de rangements. Celle qui bouge le plus non c'est ça ? Voilà exactement. C'est aussi celle qui bouge le plus mais chose à laquelle moi j'avais pas du tout pensé quand on s'est réparti les cabines tu vois je sais pas et pourtant j'aurais pu j'aurais pu m'en douter tu vois. Et au final ça fait que pendant la majorité du temps de la transat j'ai passé mon temps non pas à dormir dans ma cabine mais au milieu du carré donc c'est le carré c'est on va dire le salon du bateau à l'intérieur qui est à peu près au milieu. Et j'ai passé un temps infini à essayer de dormir ou juste de m'allonger sur les banquettes. J'étais en PLS pendant pas mal d'heures et ce qui ce qui s'est passé du coup je disais c'était les montagnes russes et pour te donner un peu une idée plus précise moi quand j'allais des fois j'avais pas le choix d'aller dans la cabine avant même si je voulais j'étais incapable d'y dormir j'avais pas le choix simplement pour aller prendre des fringues enfin voilà des fois t'avais besoin d'y aller et juste le fait d'y aller et ben ça ça me donnait le mal de mer

Loïc ah ouais

Invité 1 j'étais obligée de courir aux toilettes parce que bien sûr j'avais pas le temps d'aller dehors pour vomir donc c'était dans les toilettes enfin bref

Loïc oh mais l'enfer

Invité 1 c'était compliqué ouais

Loïc en plus cabine avant tu dois avoir non seulement ça bouge mais je pense ça doit taper non ? ouais s'il y a un tout petit peu de vague tu dois avoir un vacarme assourdissant là dedans

Invité 1 ouais ouais du coup c'est pour ça que j'ai pas j'ai pas fait long feu dans la cabine avant après ça tape pas forcément dans toutes les conditions c'est à dire que selon le la direction d'où vient le vent par rapport au bateau t'as des moments où en effet ça va et bien sûr selon la mer aussi et l'état de la houle des fois ça va pas taper mais là il s'avère qu'on a eu quand même pas mal de moments où ça a tapé et on a eu aussi trois jours d'orage je pense que si tu demandes aux marins qu'elles ont eu leur plus grande peur en navigation il y en a plein qui vont te parler d'orage parce que c'est un risque énorme pour le bateau et puis pour l'équipage également on a pris beaucoup beaucoup d'orage du coup vraiment il y en avait 360 autour du bateau il y a des moments où on cherchait juste non plus à aller vers la Martinique mais on cherchait juste à fuir les orages vraiment on a eu énormément de grains donc c'est de la pluie démentielle la pluie elle arrivait à l'horizontale parfois c'était assez fou on a fait beaucoup de manœuvres alors que t'entends énormément de récits de transattalés où les gens ils se disent ah non on s'est emmerdés on n'a rien fait on n'a pas fait une seule manœuvre franchement à transattalés on s'est ennuyés c'est tout on ne refera plus parce qu'on s'est vraiment ennuyés nous on ne s'est pas du tout ennuyés clairement on a fait énormément de ce qu'on appelle des prises de riz des prises de riz c'est quand tu réduis la surface de ta voile tu le fais quand tu as beaucoup de vent et que ton bateau potentiellement ne peut plus être géré ou ça devient dangereux donc ça on a fait des prises de riz des lâcher de riz pour gérer la surface de la voile et on a pris deux dépressions on pensait en prendre une au final on en a pris deux manque de peau on a perdu un spy un spy c'est une voile du bateau sur une erreur toute bête ça c'est on s'en est beaucoup voulu enfin voilà on a perdu notre fameux spy on a eu il s'est arraché ? non pas du tout en fait pour donner un peu plus de détails là-dessus on avait un espèce de sac à spy donc c'est un gros gros sac dans lequel on rejet notre spy et ce qu'on a fait c'est que le spy c'est une voile que tu mets à l'avant du bateau et on avait mis ce sac à l'avant du bateau qu'on avait accroché avec des petits mousquetons et on avait mis le spy dedans c'était le début de la nuit si je n'ai pas de bêtises on s'était dit flemme de rentrer le spy dans le bateau on le fera on le fera dans quelques heures et au final le lendemain matin il n'y avait plus de spy voilà les mousquetons n'étaient pas tu sais c'est des petits mousquetons en plastique vraiment pourris enfin voilà nous on n'était plus très lucides on était tous crevés donc voilà on a fait l'erreur de laisser le spy à l'extérieur ce qu'on n'aurait pas dû faire mais voilà ça a été fait et ce qu'on a fait aussi pendant cette transat c'est qu'on a on s'est baigné ça c'est assez fou comme expérience avec plusieurs centaines de mètres sous tes pieds tu te baignes en plein océan c'était assez fou on a vu des ciels étoilés ça c'est un très bon souvenir que j'ai de la transat c'est que t'es au milieu de rien quoi donc

Loïc zéro pollution lumineuse

Invité 1 exactement tu vois vraiment tout et t'as des étoiles filantes en voiture voilà t'as aussi ce qu'on appelle le plancton luminescent ah oui c'est quand des petites lucioles qui apparaissent derrière le bateau ça c'est vraiment vraiment magnifique et ça pour le coup j'en garde des très très bons souvenirs et au final je te disais on s'est pas du tout ennuyé pendant cette transat parce que entre le mal de mer on a beaucoup lu on a écouté énormément de musique moi j'ai essayé de beaucoup dormir parce que ça te crève le mal de mer clairement on a fait beaucoup de bons petits plats ça ça joue clairement sur le moral également on a fait des battles de sudoku enfin voilà on s'est occupé comme on pouvait mais on s'est pas on s'est vraiment pas ennuyé moi j'ai testé plein plein de remèdes anti mal de mer pendant la transat mais pas que et je fais une petite parenthèse ça parlera à ceux qui ont le mal de mer ce qui marche le mieux pour moi c'est un médicament qui s'appelle le scopoderme et en fait c'est un patch que tu mets derrière ton oreille et c'est un médicament qui a beaucoup fait rire mon médecin quand j'en ai parlé parce que c'est un médicament qu'on utilise pour souvent pour les personnes âgées ok pour les handicapés pour qu'elles pour qu'elles sécrètent moins de salive ah ok voilà et ça c'est une chose que mon médecin quand j'en ai parlé ne savait pas du tout et je confirme que ça assèche clairement le corps c'est à dire que moi je sais pas combien de litres d'eau je buvais quand j'étais sous scopoderme mais je pense que j'étais à facile 5-6 litres ah ouais quand même ouais grand minimum à tel point que que Thibaut qui a fait la transat avec nous et qui est médecin il m'a dit à un moment non mais là tu bois trop en fait il faut qu'on va réduire ta dose de scopoderme mais on coupait les patchs pour que j'ai des demi doses ou des trois quarts de dose plutôt qu'une entière et il y a un autre effet secondaire que ça a eu sur moi qui était pas des plus plaisants c'était que ça ça me faisait avoir une vue trouble une vision trouble

Loïc ah ouais bah ça ça ne m'avait pas aidé pour le mal de mer du coup à l'inverse par contre non parce que vision trouble plus les mouvements

Invité 1 en fait au final t'as en effet ses effets secondaires donc le fait d'être très asséché de boire énormément de te réveiller en pleine nuit pour boire parce que t'es tout sec enfin bref donc les deux effets secondaires c'est ça l'assèchement et la vision trouble mais c'est tellement rien à côté de ce que peut te faire subir un gros mal de mer que moi j'étais j'étais ok pour pour ces ces symptômes là honnêtement ok enfin ses effets secondaires pardon donc voilà après j'ai testé d'autres petites choses du type mais j'y croyais pas du tout mais des de l'ail dans le nombril juste mettre un sparadrat dans le nombril on m'avait dit aussi mets toi un doliprane avec un sparadrat dans le nombril enfin à un moment moi j'étais tellement c'était pas pendant la transatalie c'était plus tard mais j'étais tellement tellement pas bien et que voilà j'ai testé ouais j'ai testé ces remèdes tout bêtes même si même si je croyais pas mais en même temps je prenais ce copoderme donc au final on sait pas si ça marche vraiment ou pas mais bon non ça ne marche pas clairement je pense que c'est plus en effet placebo pour ceux qui y croient qu'autre chose et pendant cette transat aussi on a eu un événement assez particulier c'est qu'on a on a débaumé donc le débaumage qu'est-ce que c'est je vais essayer de définir sans essayer de perdre le fil du truc mais en gros ta grande voile sur ton bateau elle est tenue elle est solidarisée avec ton bateau parce qu'elle est tenue par le mât donc une espèce de grosse tige souvent en alu qui est à peu près au milieu de ton bateau et qui est à la verticale et à l'horizontale à 45 degrés du mât t'as la fameuse bombe à laquelle est aussi attachée la grande voile et qui part du mât et qui va vers l'arrière du bateau et du coup nous on a la bombe qui s'est désolidarisée du mât en pleine navigation c'était la nuit c'était le quart en plus de Thibaut le pauvre qui n'était pas le plus expérimenté en navigation et je me souviens très bien on commence tous à aller se coucher on est tous au lit et Thibaut qui n'est pas du tout du genre à appeler à l'aide là il rentre dans le bateau il fait bon les gars là j'ai vraiment besoin d'aide en fait c'est juste qu'on était en train de débaumer moi j'étais en PLS à cause du mal de mer donc j'ai même pas aidé les copains pour cette histoire de débaumage mais on a eu énormément de chance parce qu'en fait toutes les petites pièces qui étaient tombées et qui avaient fait qu'on avait débaumé étaient restées sur le bateau donc au final

Loïc ça n'a pas été vraiment de la casse c'est plus que en gros elle s'est dévissée entre guillemets

Invité 1 c'est désolidarisé

Loïc ok

Invité 1 et on a pu tout remettre en 15-20 minutes l'équipe avait tout géré donc ça c'était trop bien et il y a eu une expérience assez folle qu'on a eu pendant la Transat qu'on a adoré c'est que à un moment on était presque arrivé en Martinique et en fait on se prend après avoir pris des jours et des jours de tempête on se prend de la pétole donc c'est-à-dire pas de vent du tout pendant plusieurs jours c'est assez rageant quand t'as qu'une seule envie c'est d'aller à terre et on avait pas assez de gasoil pour mettre le moteur et avancer du coup au moteur donc on a on a eu la chance à ce moment-là de croiser après quelques heures de navigation sans vent où on bougeait pas du tout on a croisé un bateau au loin donc le seul bateau qu'on a croisé pendant notre Transat et on se dit vas-y on appelle le bateau et on lui demande s'il peut nous dépanner un bidon de gasoil quoi et du coup on appelle à la VHF donc c'est à la radio qui permet de communiquer entre bateaux et c'est c'est bébé qui est qui est à la VHF et en fait le bateau nous dit ouais bah en fait non on va pas pouvoir vous dépanner parce que hier on a déjà donné deux ou trois bidons de gasoil à d'autres bateaux on était pas les seuls a priori à avoir fait cette demande donc ils nous disent non c'est pas possible et en fait de fil en aiguille ils nous disent qu'on peut éventuellement venir leur taxer du gasoil mais ce serait directement dans leur réservoir à eux qui est un réservoir principal qui est qui est solidaire du bateau qu'on peut pas enlever quoi et ils nous disent vous pouvez si vous avez une pompe venir et un récipient enfin un bidon venir prendre du gasoil et il s'avère aussi que on s'aperçoit que PB connaît une des personnes qui se trouve sur ce bateau donc c'est quand même un truc de malade tu dis c'est improbable ouais complètement fou vraiment complètement fou donc c'était

Loïc on revient un peu à ce que je disais tout à l'heure sur fait de croisés alors d'ailleurs j'ai regardé pour petit correctif c'est 10 000 voiliers en permanence dans le monde ok ok c'est deux fois plus mais quand même c'est pas c'est pas tant que ça

Invité 1 c'est beaucoup moins que les gens en backpacker par exemple on est d'accord

Loïc improbable ouais

Invité 1 c'était complètement fou et c'était très rigolo parce que tu vois ça fait je pense qu'on devait être à peu près notre 15e ou notre 16e jour de navigation ça fait 15-16 jours que t'as pas parlé à d'autres personnes que ton équipage et là tu te retrouves à parler à la base des inconnus on savait pas qu'il y avait quelqu'un que le bébé connaissait et c'est trop drôle parce que on a eu c'est un bateau où il y avait c'était une famille en fait un couple dont la femme qui était enceinte et leurs trois enfants et ils étaient accompagnés de deux autres personnes qui les aidaient avec les enfants et qui les aidaient aussi à gérer le bateau et en fait on se retrouve à avoir une petite fillette au bout de la VHF qui nous raconte son Noël parce que Noël c'était la veille et qui nous dit c'était génial il y a un renne qui est venu sur le bateau il y avait des traces de rennes sur le bateau voilà les parents ils ont fait bien les choses donc c'était très chouette et du coup ni une ni deux au final on a Pébé et Thibaut qui ont sauté à l'eau pour aller rejoindre ce bateau ils avaient un sac étrange dans lequel on avait mis des crêpes qu'on avait fait on avait mis une bouteille de vin des petits jeux pour les enfants etc et ils reviennent avec le bidon de gasoil et assez improbable mais ce qui s'est passé c'est que vraiment je te jure on n'a pas utilisé le bidon parce que le vent s'est levé jusqu'à ils sont entrés sur le bateau classique donc assez fou et ça a été assez rigolo parce que cette famille on les a recroisées après on a même passé le nouvel an avec eux et d'autres bateaux qui faisaient la même boucle que nous donc voilà c'était assez rigolo comme expérience et au final on est arrivé en Martinique le 28 décembre et le 28 décembre en fait on a récupéré la chérie de Thibaut qui nous a rejoint elle en avion et on a fait quelques je crois qu'on a dû faire deux ou trois jours en Martinique le temps de réparer quelques trucs sur le bateau de refaire des courses on s'est peut-être sûrement fait un petit resto même peut-être plusieurs parce que ça fait 10 jours qu'à la fin je mange des conserves clairement t'as plus de frais voilà et après on est allé après deux ou trois jours on est allé direction les Grenadines les Grenadines c'est pour moi la définition du paradis sur terre

Loïc c'est vrai

Invité 1 ouais vraiment c'est magnifique c'est à dire que c'est un regroupement de deal ça s'appelle Saint-Vincent et les Grenadines donc t'as une île qui s'appelle en effet Saint-Vincent t'en a une s'appelle Petit Saint-Vincent et t'en as plein d'autres à Sandy Island et Tobago Keys qui sont assez connus par les voileux et enfin voilà t'en as je dirais une petite dizaine et t'as l'impression d'être dans une piscine vraiment l'eau elle est transparente quand t'es au mouillage tu tu vois des tortues qui respirent mais dans un rayon de 20 mètres autour de ton bateau et tu regardes pendant 3 minutes autour de ton bateau tu vois 5 tortues qui vont respirer quoi enfin vraiment c'est assez fou et puis on a eu des expériences de snorkeling là-bas qui sont qui sont exceptionnelles on a premier snorkeling qu'on fait là-bas je m'en souviendrai très bien on va dans l'eau et là on tombe nez à nez avec une raye immense mais quand je te dis immense c'était un truc de malade Pebi il te dira ouais la raye elle faisait 4 mètres 5 mètres de large moi il est un peu marseillais moi je dirais plus 3 mètres mais tu vois 3 mètres déjà c'est énorme à tel point que je me souviens à un moment la raye elle s'est un peu retournée vers nous et on a eu tous un petit mouvement de recul en mode waouh non on va pas faire les malins là et enfin voilà c'était vraiment vraiment magnifique et donc après avoir profité des grenadines où c'est plein d'îles parfois c'est des îles où tu fais le tour en 10 minutes c'est assez c'est c'est les bruits de cailloux ils ont émergé

Loïc quoi

Invité 1 ouais c'est ça en tout cas

Loïc les photos là sont assez hallucinantes c'est quoi c'est américain ça n'a rien à voir euh je sais même pas 500 je pense je pense pas

Invité 1 que c'est américain

Loïc euh ah non j'ai l'impression que c'est indépendant

Invité 1 c'est fou c'est magnifique on a adoré d'ailleurs ils ont pris cher là parce qu'il y a un cyclone qui est passé cette année donc je pense que ça ne ressemble plus du tout à ce qu'on a vu nous mais c'était c'était vraiment vraiment magnifique notamment l'île de de Sandy Island c'est là où on a fait le nouvel an et c'est une île qui est tout en longueur c'est un espèce d'arc de cercle où là typiquement c'est tout plat tu fais le tour en allez en 10-15 000 grand max t'as des récifs tout autour donc le snorkeling je t'en parle même pas et c'est du sable blanc des cocotiers et des bernards l'hermite c'est tout ok c'est vraiment trop trop beau c'est c'est il parle anglais là-bas ? ouais ok ouais ouais sur les villes ou sur les îles où il y a des habitants typiquement Sandy Island il n'y en a pas mais ouais il parle anglais

Loïc et tu dirais que à la période de laquelle vous étiez là c'était touristique ou pas tant que ça

Invité 1 honnêtement ça a été parce que franchement

Loïc quand tu vois les photos c'est

Invité 1 en fait c'est accessible qu'en bateau

Loïc ah ok ça doit aider alors

Invité 1 ça trie beaucoup

Loïc ouais ouais c'est clair

Invité 1 voilà ça aide énormément je crois que t'as une île je me demande si c'est pas moustique t'as une île en tout cas qui est accessible en avion mais c'est c'est une île où on n'est pas allé et tu veux quand on s'est renseigné sur cette île on a lu dans les guides de voyage que c'était l'île où les milliardaires allaient pour fuir les millionnaires ok ouais donc si tu veux t'as pas beaucoup de monde qui y vont ok donc voilà c'était vraiment magnifique magnifique les grenadines on a fait je dirais à peu près deux semaines là-bas et ensuite on est reparti dans le nord donc oui je l'ai pas dit mais les grenadines c'était au sud de la Martinique on est reparti ensuite en Martinique pour déposer nos deux copains qui étaient avec nous qui eux il y en a qui bossent ils repartaient travailler et ensuite on est retourné dans le sud parce qu'on a vraiment beaucoup aimé dans le sud de la Martinique on est descendu jusqu'à jusqu'à Tobago de Tobago et Trinidad et même jusqu'à Grenade donc c'est deux îles que moi je connaissais pas honnêtement avant d'y aller qui étaient assez sympas et au final on a refait les canaries quand on est quand on est reparti vers la Martinique on a refait Tobago Keys donc qui qui est le coin je pense le plus connu des grenadines pardon je crois que j'ai dit les canaries justement mais c'était le grenadine pardon et enfin voilà c'était c'était juste juste vraiment fou et ensuite on a après les grenadines on est remonté vers une île qui s'appelle Sainte-Lucie qui est entre les grenadines et la Martinique et là-bas on a fait la rencontre avec des amis que que enfin je pense qu'on s'est fait pour pour pour j'espère jusqu'à la fin de nos jours parce que vraiment c'est personne géniale c'est les propriétaires d'un bateau qu'ils ont nommé Bonobo et c'est c'est enfin voilà c'est un couple de copains qu'on s'est fait là-bas et avec qui on a passé des soirées des soirées géniales je t'ai envoyé une vidéo avant le podcast on voit voilà on voit le fameux propriétaire de Bonobo qui s'appelle Xavier qui est dans toute sa splendeur en train de chanter faire la guitare enfin bref vraiment génial et pourquoi je parle d'eux parce que il n'y a pas que qu'on s'est fait comme copains mais je pense que s'il y a une chose que j'ai préférée pendant le voyage ça n'a pas été forcément les lieux qu'on a vus même si on a vu des choses complètement folles ça a été vraiment les rencontres les rencontres à la fois avec les locaux par exemple sur l'île de j'ai un trou de mémoire je retrouverai sur la Dominique pardon où là les locaux c'est vraiment des amours j'en reparlerai un petit peu juste après mais on a vraiment eu un coup de coeur pour le côté accueil là-bas mais ça a été surtout ce qu'on a préféré ça a été les rencontres avec les autres les autres copains bateau on les appelle et avec qui on a passé des moments vraiment géniaux et il y en a pas mal qui sont encore des amis aujourd'hui les fameux de Bonobo on les a revus deux fois depuis qu'on est revenus là on est revenus en août 2024 on est en décembre 2024 quand on se parle on les a revus deux fois on fait toujours de l'an avec eux enfin voilà c'est c'est c'est vraiment fou et je pense que ça c'est quelque chose qui est commun à tous les voyages j'ai l'impression que toutes les personnes qui font des longs voyages elles vont te dire ce qu'on a vraiment adoré bon c'est on a fait plein de lieux qu'on a vus mais c'est aussi les rencontres ça change vraiment tout et et on a vraiment adoré ce côté là et je te parlais tout à l'heure de la Dominique donc la Dominique c'est une île qui se trouve entre la Martinique et et la Guadeloupe et on a passé dix jours là-bas et la Dominique c'est le pays je sais même pas comment le décrire rapidement mais c'est un c'est un petit paradis sur terre où t'as pas énormément de touristes parce qu'on a lu dans beaucoup de beaucoup de guides c'était une île qui était réputée comme comme Crenios mais on est on n'est pas du genre à se fier à ce genre d'informations donc on est quand même allé et au final on regrette pas du tout du tout parce que t'as pas énormément de touristes donc ça c'est quelque chose qui nous a beaucoup plu et les locaux quand ils viennent te voir bon déjà ils sont très avenants et contrairement à ce qu'on a pu avoir dans certaines îles où t'as l'impression d'être un morceau de viande sur place enfin un porte-monnaie sur place là tu veux ils viennent te voir mais c'est pas pour te prendre de la thune c'est pas forcément pour te proposer un tour qui va te coûter je sais pas combien d'euros c'est vraiment juste pour te donner des conseils sur quoi faire et te dire ah oui cette rando là elle vaut peut-être plus le coup que celle que t'as prévu de faire aujourd'hui pour telle raison et ils sont géniaux enfin le nombre de personnes qu'on a croisées dans la rue et qui nous disaient c'est tous des rastas c'est tous des gros fumeurs de joint et le nombre de personnes qui nous ont arrêtées qui nous disaient oh I love your vibes tu vois vraiment t'as l'impression d'être en Jamaïque je sais pas c'était assez fou et et voilà enfin voilà le naturel et l'accueil des locaux était vraiment vraiment génial excellent il y a pas tant d'activités à faire là-bas j'ai trouvé enfin si t'en as mais c'est principalement des randos et beaucoup de cascades mais si t'es pas rando et si t'es pas trop cascade faut pas aller en Dominique mais mais les locaux vraiment on a adoré

Loïc excellent comme quoi on a adoré pas forcément se fier à ce qu'on entend mais on peut toujours avoir de bonnes surprises une fois sur place

Invité 1 exactement

Loïc excellent punaise attends mais là ça en fait quand même des expériences en fait c'est ça qui est incroyable c'est que quand tu vis quand tu t'autorises à vivre enfin et que tu je fais gaffe maintenant à ce que je dis parce que j'allais te dire quand tu t'autorises à vivre ce genre d'expérience mais bon chacun des contraintes et tout partient neuf mois autour du monde et voilà il peut y avoir aussi des contraintes difficiles à gérer à l'instant T mais bref quand tu te crées ce genre d'expérience c'était j'ai toujours l'impression que c'est à la fois hors du temps et en même temps ça va tellement vite tu vis tellement de choses que t'as un rapport au temps qui est un petit peu bizarre à la fois très accéléré et complètement dans l'instant je sais pas ce que t'en penses c'est quoi ton point de vue toi

Invité 1 ah bah je suis tout à fait en phase avec ça c'est à dire que sur le moment j'avais l'impression que ça allait assez lentement honnêtement sur certains certains moments mais ça veut pas dire que j'ai pas aimé loin de là et en fait maintenant quand j'y pense j'ai l'impression que ça a duré un mois et que c'était il y a 15 ans alors que qu'on est revenu en août et on est en décembre quoi donc ouais le rapport au temps est assez fou et en en bateau surtout c'est ce qu'on appelle du slow travel c'est à dire que tu prends t'as énormément de de temps où tu peux juste contempler l'eau enfin tous les temps que tu passes en navigation c'est c'est du temps où tu peux juste passer des heures à regarder juste l'horizon t'as des couchers de soleil et des des levées de de soleil moi je pense que mon moment préféré mon quart préféré par exemple c'était celui du lever du jour parce que les couleurs elles sont juste magnifiques et t'as un rapport au temps qui a rien à voir à la fois t'as énormément de temps pour tout ce qui est contemplation etc et à la fois j'ai l'impression et tu peux dire des fois tu dois t'ennuyer mais en fait moi je me suis pas du tout du tout ennuyée en tout cas en bateau pas du tout sur certaines îles des fois je trouvais le temps un petit peu long sur certaines où vraiment moi c'est arrivé une fois sur une île mais je pense que j'étais dans un mood où j'étais archi fatiguée pas dans le meilleur les meilleures conditions on va dire parce que parce qu'au final tu vois je te disais tout à l'heure quand on est revenu de la transat on a fait 2-3 jours en Martinique et on est tout de suite reparti dans les Grenadines c'est parce qu'on avait très très hâte d'aller voir les Grenadines et c'est aussi pour que pour que nos deux copains qui étaient avec nous sur cette période là et qui travaillaient qui avaient que deux semaines de vacances dans les Grenadines puissent aussi en profiter donc on s'est mis un peu sans qu'ils nous le demandent c'est pas du tout une demande de leur part mais je pense qu'inconsciemment on s'est dit non mais il faut qu'on profite pour eux alors que franchement avec du recul je pense que tu vois rester juste une semaine à rien faire après ta transat ça aurait pas été de trop tu vois surtout quand tu t'es tapé du mal de mer de l'espace comme on a pu en avoir Thibaut et moi avant de conclure parce que j'aurais pas le temps de faire le topo des 40-10 et des 11 pays qu'on a visité mais avant de passer à la conclusion je voulais quand même dire quelques petites choses notamment sur l'itinéraire et sur le retour je vous disais après la transat on est arrivé en Martinique et on a remonté en fait tout l'arc Antillais jusqu'à atteindre l'île de Saint-Martin on est passé par plein plein d'îles paradisiaques entre temps Barbouda Antigua la Guadeloupe les Saintes voilà plein plein d'îles paradisiaques et on a commencé à préparer le bateau une fois qu'on est arrivé à Saint-Martin donc on l'a préparé pour la transat retour et moi j'ai fait le choix de ne pas réaliser cette transat retour non pas parce que je pouvais plus supporter Pébé et Anise après des mois et des mois passer sur un bateau ensemble ça je reviendrai dessus mais c'est pas du tout la raison pour laquelle j'ai fait ce choix c'est surtout parce que vu que j'avais quand même pas mal souffert comme vous l'avez entendu pendant la transat allée je voulais surtout pas finir le voyage sur un souvenir négatif vraiment je voulais pas du tout de ça donc je me suis dit écoute tant pis tu prends l'avion et j'ai pris l'avion pour aller rejoindre ensuite l'équipage aux Açores et il s'avère que la transat retour elle s'est très bien passée mieux que l'allée ce qui est assez rare parce que la transat retour est réputée plus difficile que l'allée parce que tu n'as plus les alizés qui te poussent vers ta destination c'est plutôt le contraire mais voilà la transat a été plus sympa au retour plus rapide ce qui est aussi très rare donc super pour l'équipage et je voulais aussi préciser par rapport à la vie à bord que forcément il y a eu quelques petites tensions parfois entre nous trois mais je pense que c'est inévitable quand on part neuf mois sur un voilier avec autant de promiscuité et on s'était dit avant le voyage qu'on ferait des points assez réguliers pour partager un peu nos sentiments et nos ressentis chose qu'on n'a jamais fait et ça je le recommande tout de même vous faites ce que je dis pas ce que je fais mais avoir un petit temps dédié je ne sais pas moi par exemple tous les dimanches à l'heure de l'apéro dédié quelques minutes à ce que tout l'équipage dise un peu ce qu'il a aimé sur les derniers jours et ce qu'il n'a pas forcément aimé je pense que ça permet de crever certains abcès donc ça va on ne s'est pas pris le choix avec PBI et Anise on n'a pas eu trop de tension mais ça est arrivé de temps en temps et je pense que ça aurait peut-être été évité si on avait fait ça et donc voilà super expérience qu'on a adoré on a beaucoup rigolé on a eu peur pas de temps que ça je pense que moi j'ai eu peur qu'une seule fois c'était quand on était seul avec PBI parce qu'on a déposé l'équipage et on a fini le voyage à deux et on a déposé le reste de l'équipage à Gibraltar et on est allé jusqu'en Corse avec Pierre Benoit et sur la navigation entre Gibraltar et la Corse on a eu des conditions très très costauds on a eu 35 nœuds et ce qui s'est passé à un moment c'est qu'on était de nuit PBI était en car moi j'étais dans le bateau à la table à carte donc PBI était à la barre à l'extérieur et on s'est pris une énorme vague bon on avait des conditions de vent où je vous disais 35 nœuds c'est énorme on s'est pris une énorme vague tellement grosse qu'on a eu plusieurs matériels de sécurité qui étaient attachés à l'extérieur du bateau sur le pont qui ont été qui ont été arrachés sous la force de cette vague là et c'était du matos de sécu qu'on avait depuis le début du voyage et c'est fait pour ça c'est fait pour être à l'extérieur enfin bref on a le Bimini c'est à dire c'est un espèce de taux qui nous protège du soleil à l'extérieur qui a été arraché avec cette vague là et bon PBI il a été trempé jusqu'aux eaux bien sûr et à l'intérieur moi j'ai eu tous les équipés c'est à dire tous les tiroirs les rangements qu'on avait côté tribord donc droit du bateau qui se sont ouverts avec cette vague et qui se sont complètement déversés donc on a retrouvé du riz et des pattes plusieurs semaines après cet incident parce qu'il y en avait vraiment partout et moi à ce moment là j'ai eu peur pour PBI je savais qu'il n'était pas attaché à l'extérieur et je me suis dit putain ça se trouve je suis sur un bateau toute seule sans mon mec il fait nuit je sais pas comment je vais m'en sortir donc voilà ça c'était assez fou et c'est assez bizarre mais je me sens légitime aujourd'hui pour dire que si si les personnes ont un rêve il faut qu'elles foncent et qu'elles se donnent les moyens d'arriver à parvenir à faire ce rêve là et ça pourquoi je dis que c'est assez bizarre parce que moi c'était pas du tout un rêve de faire ce voyage en bateau vis-à-vis de mon mal de mer mais je sais pas pourquoi je me sens légitime pour le dire parce que je me dis en fait j'ai tellement aimé au final c'est-à-dire que pendant la transat j'ai pas j'ai honnêtement pris très peu de plaisir je vais pas le cacher mais tous les moments qu'on a pu vivre pendant le voyage hormis la transat toutes les rencontres qu'on a pu faire on a passé énormément de temps au final aussi à terre à visiter les îles parce que c'était l'objectif moi c'était une des conditions si on partait en bateau c'était de passer beaucoup de temps aussi à terre et enfin voilà je regrette pas du tout de l'avoir fait et je reviens de ce voyage avec une fierté immense alors que je suis pas du tout du tout du genre à me la péter vraiment moi je suis plutôt une petite nana qui a pas confiance en elle et là au final je reviens avec déjà une confiance en moi décuplée et et je suis vraiment super fière et je me dis putain mais les gars mais en fait il faut y aller si on a une idée en tête si on a une envie il faut s'écouter il faut arrêter de de faire diter nos choix par par nos peurs et la peur elle fait partie de la vie c'est humain il faut qu'elle soit là parce que sinon on ferait des choses complètement folles mais il faut voilà il faut pas qu'elle dite nos choix ou qu'elle nous freine nos ambitions nos ambitions et il y a une phrase que j'aime beaucoup qui est qui dit que le courage c'est d'être mort de peur mais de monter quand même en selle

Loïc hum ouais c'est beau ça j'ai beaucoup aimé

Invité 1 cette phrase c'est une phrase de John Wayne ok et je me suis pas mal reconnue là-dedans et et je me suis dit que ce serait sympa de le partager aux autres et voilà du coup au final ce que je retiens c'est que sortir de sa zone de confort c'est c'est dur hum mais mais tu ressors de là tellement fort après en fait que je pense enfin voilà moi en tout cas je le regrette pas du tout et je sais pas si tu tu peux le regretter en réalité de sortir de sa zone de confort après

Loïc c'est clair peut-être dans l'instant effectivement quand t'es en train de vomir pour la 326ème fois parce qu'il y a une petite vague et que il fallait que t'ailles chercher ta paire de chaussettes parce que tu te les gèles et que ça bougeait dans ta cabine à l'avant mais mais effectivement je suis assez d'accord avec toi c'est sans doute enfin après avoir tu vois échangé avec maintenant plus de 200 invités ça y est wow c'est un peu ce que j'entends à chaque fois ouais clairement que parfois ça fait mal mais qu'après coup si on s'est lancé pour les bonnes raisons finalement finalement le message systématiquement c'est que ça valait la peine c'est ça en tout cas écoute Manu un immense merci pour ce partage j'ai adoré vivre un peu cette transat à travers ton récit c'était juste passionnant merci à toi j'ai découvert du coup plein de choses notamment les grenadines alors je pense que j'avais déjà entendu parler c'est Saint-Vincent c'est ça qui fait partie de

Invité 1 Saint-Vincent et les grenadines c'est le nom du pays

Loïc c'est le nom du pays Saint-Vincent et les grenadines ok je pense que j'ai déjà vu des articles en anglais là dessus parce qu'il y a 2-3 noms d'autres îles là dont t'as parlé qui me disaient quelque chose notamment moutique

Invité 1 mais bref il y a aussi cariacou ouais

Loïc absolument magnifique donc merci encore une fois de plus et puis moi j'adore le message évidemment que t'as passé d'oser se lancer de pas se laisser bloquer par ses peurs donc vraiment merci beaucoup s'il y en a qui veulent à tout hasard échanger avec toi par exemple je sais pas pour préparer préparer un départ sur une transat ou autre c'est quoi le meilleur moyen de le faire

Invité 1 alors ils peuvent me contacter via notre compte Instagram on a fait un compte Instagram pour le voyage c'est Flash et les 3 mousquetaires voilà et on a aussi donc là dessus je serai assez réactive et après on a bon ça c'est pas forcément pour les personnes qui veulent nous contacter mais s'il y en a qui veulent voir des photos du voyage voir un petit peu l'itinéraire qu'on a fait avoir nos nos conseils sur les choses à visiter sur les différents îles etc ils peuvent aller sur notre blog de voyage on a fait un blog sur Polar Step qui s'appelle aussi Flash et les 3 mousquetaires donc si on tape Polar Step les 3 mousquetaires je dois aussi te donner le lien si tu veux

Loïc excellent

Invité 1 ils peuvent me contacter en effet pour les remèdes anti-mal de mer les conseils sur les îles faut vraiment pas du tout hésiter ça sera avec plaisir

Loïc trop bien Polar Step il y a des photos aussi non j'imagine c'est ça ah oui et puis on peut voir tout le trip je savais pas qu'ils avaient une fonction blog ouais ok génial et ben le lien est en description de l'épisode donc allez-y foncez merci beaucoup une fois de plus Emmanuel et puis merci à toi plein de beaux projets à venir

Invité 1 merci beaucoup Loïc ciao

Loïc merci d'avoir écouté cet échange avec Manu jusqu'au bout j'espère que ça vous aura donné envie de voyager pourquoi pas d'aller faire votre propre traversée de l'Atlantique en tout cas que ça vous aura inspiré à affronter vos propres peurs pour vivre des expériences inoubliables pensez à parler du podcast à un maximum de personnes autour de vous c'est une excellente manière de remercier tous ces invités qui viennent témoigner au micro des frappés je vous rappelle que si vous souhaitez participer financièrement à l'aventure des frappés vous pouvez le faire via la plateforme tipi tipee.com slash les-frappés un immense merci à toutes celles et ceux qui ont déjà franchi le pas et qui participent à l'aventure de cette manière merci à toutes et à tous pour votre fidélité je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode ciao les frappés onsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsons Sous-titrage ST' 501

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