Les Frappés Les Frappés
Saison 4 EP·172 Mer #jeux olympiques #haut niveau #beach-volley

02 juillet 2024

Faire confiance à la vie et devenir surfeuse de grosses vagues 🏄🏼‍♀️ avec Hermine Bonvallet

Durée · 1h40 · Transcription disponible

Hermine

Le récit

Mon invitée s’appelle Hermine Bonvallet et elle est surfeuse de Big Waves 🌊

Depuis décembre 2023, elle a décidé de donner plus de place à cette passion dévorante dans sa vie. Elle s’est installée à Nazaré, au Portugal 🇵🇹 l’un des spots les plus réputés au monde pour se frotter à des vagues monstrueuses, qui dépassent régulièrement les 20 mètres de haut.

Dans cet épisode, on parle de l’appel des vagues, d’une chute sur un récif à l’autre bout du monde, de l’aspect financier dans le sport et d’une blessure providentielle.

Excellente écoute à vous !

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Transcription

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Hermine Comment est-ce que tu as fait la vie ? J'étais là sur ma grosse vague, en train d'essayer de descendre. Je n'avais jamais été aussi vide de ma vie, je pense. Ça a été ma première grosse sensation. Ça a été un gros rush d'adrénaline. Je suis sortie de l'eau. J'ai hurlé. J'étais trop contente. Là, vraiment, ça faisait deux ou trois jours. J'étais un peu sur ma faim, à me dire « Ah, je suis à Nazaré pour être hyper loin devant, pour ne pas être trop pique, pour faire ci, ça, ça. » Et c'est vrai que là, du coup, je me suis dit « Ah ouais, ok, bah non, mais là, c'était bien. »

Loïc Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Mon invitée de la semaine s'appelle Hermine Bonvalet et elle est surfeuse de grosses vagues. Depuis décembre 2023, elle a décidé de donner plus de place dans sa vie à cette passion dévorante, comme elle dit. Installée à Nazaré au Portugal, elle est aujourd'hui dans l'un des spots les plus réputés au monde pour surfer ce type de vagues Des murs d'eau qui font régulièrement plus de 20 mètres de haut Dans cet épisode, on parle de l'appel des vagues, d'une chute sur un récif à l'autre bout du monde De l'aspect financier dans le sport et d'une blessure providentielle Excellente écoute à vous Juste avant ça, je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui soutiennent financièrement le podcast via Tipeee merci énormément chaque contribution compte et permet au podcast de maintenir son indépendance si vous aussi vous souhaitez les rejoindre rendez-vous sur tipeee tipeee autrement le lien est en description merci à vous très bien j'ai un peu fait des révisions je vais regarder Big Waves l'histoire des Big Waves etc c'est clair je suis tombé sur l'histoire de Sébastien Stettner, alors je ne sais pas comment ça se prononce, mais qui apparemment a un record à une vague de 26 mètres chez toi à Nazaré. Et je suis tombé sur un article, alors un truc complètement hallucinant, ça s'appelle, c'est sur un site plutôt de science, apparemment, là je te fais un petit quiz direct d'entrée au début de l'enregistrement, est-ce que tu connais la hauteur de la plus haute vague en tout cas de l'histoire récente la plus haute vague jamais mesurée

Hermine je crois qu'il y en a une qui a été 32 mètres mais en fait on parle de je sais pas trop si c'est la question ou pas mais on a une grosse émission qui est enregistrée qui est donc le but ultime de toute cette espèce de recherche dans le milieu du surf il parle de la 100 foot wave donc c'est ce qui équivaut en mètre probablement quelque chose comme 32-35 mais je n'ai pas la moindre idée de la plus grande vague jamais enregistrée vierge

Loïc alors écoute il faudra fact checker tout ça parce que ça me semble complètement hallucinant mais en fait c'est pas vraiment une vague enfin c'est une vague naturelle mais en fait c'est une vague qui apparemment a été provoquée par un glissement de terrain dans une baie en Alaska donc 90 millions de tonnes de roches qui sont tombées dans l'eau et en fait ça a généré une vague qui s'est écrasée de l'autre qui est venue s'éclater sur relief de l'autre côté de la baie et apparemment le haut de la vague a atteint 524 mètres voilà donc voilà je me suis dit que c'était assez rigolo un bon état de tsunami exactement c'est ça un tsunami quand tu vois j'ai vu la vidéo

Hermine c'est dingue

Loïc plus haut même que l'Empire State Building qui est à 380 mètres voilà donc quand tu vois la vidéo de Sébastien sur sa vague de 26 mètres il est minuscule mais 520 enfin laisse tomber je ne sais même pas si c'est surfable j'imagine que c'est genre du béton liquide

Hermine je pense que ça ne l'est pas

Loïc en tout cas Hermine après ce petit quiz d'intro je suis ravi de te recevoir sur le podcast bienvenue à toi en direct de Nazaré au Portugal

Hermine merci Loïc alors désolé de te décevoir mais aujourd'hui je suis à Osegore je suis pendant quelques jours après une grosse saison d'introduction que je ne m'attendais pas à vivre je suis rentrée pour peut-être deux semaines puisque c'est mon mois d'anniversaire, le mois d'avril donc je profite de mes amis et ma famille je me repose un peu puisque ma nouvelle vie à Nazaré est très mouvementée remplie de projets et j'avais besoin de faire un petit break pour entamer le printemps avant qu'on se lance dans la saison touristique que ce soit en France ou au Portugal

Loïc Fabuleux

Hermine Merci à toi de m'accueillir sur ton podcast que je trouve passionnant, inspirant, réconfortant souvent. Donc, je suis très contente de pouvoir partager aujourd'hui et profiter de ton expérience. Merci beaucoup.

Loïc Merci Hermine. Bon, ben voilà, intro ratée sur ta localisation en tout cas, mais à moitié ratée parce que tu vis, tu es installée quand même pour de vrai à Nazaré. Mais bref, merci en tout cas pour ce que tu viens de dire, ça me fait super plaisir de savoir que tu écoutes le podcast et je suis toujours friand de recevoir des auditeurs, des auditrices qui ont aussi des choses à raconter. Donc, très, très chouette. Ce que je te propose, je pense que les gens ont bien compris qu'on va parler de surf et de grosses vagues, mais je te propose quand même de nous expliquer un petit peu quel a été ton parcours et ce que tu fais aujourd'hui.

Hermine D'accord, avec plaisir. Alors, je me suis lancée dans le surf, donc ma première vague. Je l'ai prise en 2016 et depuis ce jour, en fait, je suis tombée dans un chaudron, tout simplement. Je n'ai jamais arrêté. C'était un gros changement de vie. Avant ça, je travaillais avec mes parents dans l'hôtellerie et ma formation scolaire, c'était la haute couture. Donc je suis à la base née dans une campagne au centre de la France et je n'avais pas du tout du tout dans mes ambitions de devenir surfeuse. C'est vraiment quelque chose qui m'est apparu comme un déclic aux alentours de 2013 où j'ai dû patienter encore quelques années pour pouvoir me rapprocher de mes ambitions. Et en 2016 donc je me suis finalement, grâce à toutes les bonnes conditions réunies, lancées pour la première fois sur mes premières vagues. Et ça s'est très, très bien passé. Donc, j'en suis ravie. Ça n'aurait pas pu être mieux. Et le temps m'a moi-même beaucoup surprise, puisque je me suis découverte non seulement une passion pour le surf, mais pour le surf de grosses vagues. Et en l'espace de ces huit dernières années, avec beaucoup de passion, beaucoup de rencontres, beaucoup de partage, je suis passée de débutante à surfeuse de grosse vague.

Loïc Énorme. Alors, grosse vague, juste pour qu'on définisse tout de suite le terme, c'est quoi les caractéristiques ?

Hermine Alors, jusqu'à il y a encore quelques mois avant mon arrivée à Nazaré, je me sécurisais, ne pas utiliser le terme grosse vague, mais je disais que j'étais une surfeuse de vagues un peu plus grosses. et je pense que jusqu'à même mes premières vagues à Nazaré, j'étais pas tout à fait satisfaite il m'a fallu quelques sessions pour pouvoir aujourd'hui te dire alors qu'est-ce qu'une grosse vague une grosse vague c'est une vague que tu que tu ne peux plus je pense mesurer la taille quand toi tu es dessus c'est à dire que tu peux pas toi en la surfant te dire ok cette vague fait 2 mètres ou 3 mètres, tu vois. Une vague à ta portée, tu sais qu'elle fait potentiellement un peu plus que ta taille ou deux fois ta taille. Et je pense qu'il n'y a pas de définition. Donc, c'est super intéressant d'écouter les définitions des surfers de grosses vagues sur ce qu'une grosse vague peut être. Je pense que ceux qui sont bien plus aguerris que moi dans leur milieu et qui sont surfers de grosses vagues depuis 20 ans te donneront des définitions très intéressantes. personnellement je pense que toute vague au delà de toute vague qui te pousse en fait à te surpasser est une grosse vague si on part d'une description générale j'aurais tendance à te dire celle qui nécessite le matériel requis pour pouvoir vraiment la surfer c'est à dire soit des planches beaucoup plus grandes qu'on appelle des guns quand tu vas surfer des vagues très connus comme je dirais Nazaré, Mavericks comme Jaws voilà t'as des vagues qui sont spécifiques et puis ensuite tu as le jet, tout ce qui est les vagues que tu surfes en Toine qui sont des grosses vagues t'as vraiment la catégorie t'as vraiment la catégorie où c'est des spots qui ne se réveillent que si les vagues sont assez grosses, si la houle est assez grosse comme par exemple Bellara c'est forcément une grosse vague après ça se discute si tout le monde ne la trouve pas qualitative mais littéralement cette vague ne casse pas si la houle ne fait pas tant de mètres c'est à dire qu'il n'y ait pas 6 mètres de houle 16 de période ou ce genre de choses donc tu sais qu'elle ne peut pas casser elle fera probablement pas moins de 6, 7, 8 mètres donc tu as vraiment des spots qui sont très spécifiques ils ne se réveillent que si c'est des très grosses houls comme je crois Jaws que c'est un petit peu la même chose, tu peux le surfer en gun si c'est petit, mais ça reste quand même une grosse vague. Et puis ensuite, tu as une autre catégorie, c'est les spots comme Osegore, Senios, qui peuvent passer de spots normal, comme en été, et accueillir l'hiver grâce à leur configuration marine, qui peuvent passer de vagues que tu surfes en longues bords, avec les tempêtes ou avec les grosses houles, qui peuvent devenir des spots de grosses vagues. Si je devais te dire ce qu'est une grosse vague, c'est une vague qui te force à te dépasser et qui te force à te remettre un peu en question sur qu'est-ce que je fais là ?

Loïc Parce que quand tu... Alors on va tout de suite dans le détail un peu technique, mais tu dirais qu'en termes de... Alors moi je suis pas surfeur, j'ai jamais surfé, jamais mis les pieds sur une planche de surf, paddle oui, mais bon c'est pas vraiment la même sensation que glisse j'imagine. Qu'est-ce qui change entre une vague classique on va dire et une grosse vague en termes de sensations, d'approche, de technique ?

Hermine Je pense que le côté de dépasse, je pense qu'il y a vraiment un paramètre qui est important, c'est une petite vague, tu ne te poses pas trop la question, c'est jamais très agréable de tomber, surtout que les petites vagues peuvent quand même être... Tu vois, je vais te faire une comparaison simple, je vais prendre un lieu lambda comme au Segor, puisque c'est du sable, tu n'as pas vraiment de peur sur une petite vague. Sur une grosse vague, j'aurais tendance à dire que ce qui va Le premier paramètre qui peut changer, ça peut être soit le temps sous l'eau, ça peut être soit la vision que tu as allongée sur ta planche quand tu la vois arriver. Je pense que la plus grosse différence, c'est vraiment la sensation dans ton cœur, dans ton corps, de ce que tu ressens quand tu la vois. Très sincèrement. La grosse différence, c'est le rush d'adrénaline que tu peux ressentir. pour moi chaque seconde sur la planche quand je suis sur du surf de grosse vague c'est mon ultra concentration et c'est ce que je recherche parce que je suis quelqu'un qui pense beaucoup donc c'est un moment où quand je me retrouve sur ma planche en surf de gros je suis dans le présent et ça c'est quelque chose que je pense que j'ai été chercher

Loïc excellent je rebondis sur ce que tu disais le temps sous l'eau alors je sais plus où est-ce que j'avais vu ça c'était peut-être un reportage sur Nazaré d'ailleurs est-ce que tu te prépares à faire de l'apnée active c'est-à-dire tu sais que si tu tombes potentiellement tu restes un bon moment dans les tourbillons sous l'eau et donc tu travailles cette capacité à attendre d'être repoussée comme un bouchon à la surface en retenant ton souffle

Hermine oui si seulement c'était comme un bouchon parfois c'est pas parfois il faut quand même mettre des brasses l'air de rien après on apprend beaucoup de techniques alors oui il y a beaucoup d'apnée j'en ai fait particulièrement beaucoup au début de mon apprentissage dans le surf de grosse vague aujourd'hui j'en fais un petit peu moins il faudrait sérieusement que je m'y remette avant la saison prochaine puisque j'ai vraiment l'intention de pousser davantage et de dépasser mes propres barrières ce que je ne pensais pas pouvoir atteindre. Donc il y a beaucoup d'apnée, mais il y a aussi beaucoup d'apnée dynamique, comme tu dis, où on te fait faire du maximum. Donc c'est un grand mélange de natation et d'apnée, où on t'apprend en technique de natation comment bien dépenser, bien doser ton oxygène, comment respirer si tu as la chance d'avoir 2-3 bras, ce que tu peux faire. On t'apprend à te calmer. donc c'est tout un travail d'apnée mais il faut vraiment être honnête c'est vraiment un travail et physique et de préparation mentale réunis dans ces quelques secondes où on t'apprend vraiment à gérer ce que tu vas devoir affronter et ce que tu vas visuellement devoir voir potentiellement si tu te retrouves au pire endroit

Loïc ça ressemble à quoi quand tu te retrouves au pire endroit sous l'eau sans pouvoir respirer

Hermine honnêtement j'ai pas affronté, aujourd'hui je pense que je me suis réveillée tous les matins avec cette vision pendant très longtemps, depuis que je suis arrivée à Nazaré, j'imagine vraiment ce scénario qui est le scénario que personne veut vivre et que je ne veux pas vivre et je sais que ça a été assez récurrent dans ma tête mais je pense que tout le monde l'a vécu, je pense que beaucoup en tout cas l'ont vécu à Nazaré donc ça ressemble potentiellement à être tombé peut-être au mauvais endroit ou alors avoir loupé la vague ou ce genre de choses et te retrouver en fait tout simplement en bas de la prochaine vague et puis voir cette espèce d'immense immense immense mur droit t'arriver dessus et la lèvre cassée juste devant toi ou quelques mètres après et te dire que t'es vraiment en bas d'un immense triangle et c'est ce que tu veux pas dire

Loïc je suppose que quand t'as une vague de plus de 20 mètres qui t'arrive sur la tête ça doit pas être la même sensation que quand t'es assis sur le sable à la plage et que ça vient te lécher les pieds

Hermine ça doit se couper un peu plus ça peut être un peu différent

Loïc ok à quel moment qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné tu t'es dit je vais tu disais tu viens d'un univers qui est pas vraiment celui du surf en termes de formation, la haute couture t'as grandi dans le centre de la France qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné t'as pris la décision de faire du surf ton quotidien et de te professionnaliser là-dedans

Hermine alors je pense que la vie m'a toujours donné la chance d'avoir une maman qui m'a encouragée à aller vers l'inconnu, à aller vers la nouveauté. J'ai des parents qui sont très penchés voyage, qui sont très ouverts d'esprit. J'avais l'impression que je n'étais pas forcément dans mon univers. Je pense qu'il y a des milieux qui sont plus ou moins sains. On ne peut pas dire que jusqu'à mes 18 ans, j'ai trouvé mon univers hyper sain, si je devais refaire mon adolescence, certainement je changerais deux trois trucs. Je pense que c'était pas tout à fait moi et souvent j'ai trouvé que le monde était quand même pas hyper sympa. Et quand j'ai découvert aux alentours de 2013 et que j'ai commencé à voyager seule pour effectuer un an de voyage à l'étranger, où j'ai fait plusieurs destinations. L'une d'elles était à Hawaï pour mes études. J'ai découvert à Hawaï un esprit, vraiment l'esprit surf, l'esprit Aloha Life. Et franchement, c'était tout l'inverse de ce que je connaissais dans le monde de la haute couture ou le milieu parisien puisque c'était là où je faisais mes études. Enfin voilà, il y a eu beaucoup, beaucoup de changements dans ma vie. Je me suis rendue compte que je n'étais pas obligée de vouloir vivre comme les gens me demandaient, avec les codes du paraître, de devoir montrer pour avoir des fréquentations, ce genre de choses. Donc en fait, j'ai été propulsée d'un milieu très différent à un milieu très naturel, et un milieu rempli de sport, de bienveillance, de nature, d'amour des autres, de partage. Et c'est vrai qu'à cette époque, c'est vraiment comme si j'avais dépassé une barrière. je ne pensais pas que c'était possible donc j'ai commencé par découvrir le lifestyle et puis après j'ai découvert un jour un spot qui m'a vraiment parlé et tout simplement j'ai compris que je pouvais juste être heureuse simplement avec des gens qui étaient bienveillants et je pense que ça a un peu bousculé ma vie et que j'ai commencé tout doucement à trouver ma place et à voir que je pouvais être beaucoup moins sans me poser 30 000 questions sur ce que les gens allaient penser, sur ce que moi je devais être, pourquoi est-ce que je collais pas avec les gens avant, etc. Donc c'était beaucoup plus agréable pour moi tout à coup.

Loïc Excellent. Et pourquoi Nazaré et pas... Parce que j'ai une liste apparemment des méga spots dans le monde. Donc il y en a à Hawaï, il y en a en Californie, il parle apparemment de Mexique, Tahiti, Fidji, en Irlande apparemment. Je sais pas comment ils font pour surfer en Irlande avec la température de l'eau, mais bon bref. et en France à Bélara. Pourquoi est-ce que tu as choisi Nazaré ?

Hermine Après toutes ces années, Nazaré, c'est un spot que j'ai longtemps refusé. On m'en a parlé il y a quelques temps. Je ne me sentais pas prête. Je pense que c'est quand même une très grosse barrière. C'est quelque chose que tout le monde... C'est un spot très adulé et c'est vraiment pour de très bonnes raisons. Entre le moment où j'ai découvert le surf et aujourd'hui, il s'est passé énormément, énormément de moments. Ça a été huit ans d'une vie accélérée qui, au niveau financier, au niveau mental, au niveau personnel, au niveau familial, professionnel, a eu énormément d'impact. Il a failli faire beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de sacrifices qui concernaient et moi et mes proches. Donc, j'ai surmonté pas mal d'étapes. Ça a été très compliqué mais merveilleux. Il ne faut pas que ça ait l'air d'être autrement que merveilleux. Ça a été vraiment merveilleux, mais pas facile. Ça a été beaucoup de coaching, beaucoup de développement, beaucoup de remise en question, des fois des peurs, des fois des doutes. Et Nazaré, ce n'est pas quelque chose où tu y vas en te disant « ça va, j'y vais et puis on verra bien ». J'ai une grosse passion pour le surf, mais j'ai aussi une très grosse passion pour le pilotage. et si j'ai décidé d'aller à Nazaré à la base juste pour reprendre la température parce que j'y suis déjà allée pas mal de fois mais pour aller voir donc c'était pas du tout ma première fois sur le sol de Nazaré mais j'y suis allée pour regarder les vagues j'y suis allée de très beaux jours depuis le bord et c'est vrai que c'était toujours un peu comme un goût amer de me dire j'aimerais quand même bien être de l'autre côté mais je ne me sentais pas du tout prête c'est dommage d'être sur la falaise et pas être dans l'eau mais il n'était pas question de demander à y aller je savais que ce n'était pas le moment et donc en décembre 2023 il y a quelques mois après mon retour de Tahiti j'ai décidé de de dire oui je suis partie avec un ami qui m'a dit allez j'y vais, franchement t'as rien à faire, j'ai déjà tout là-bas, t'as juste à venir avec moi et comme ça à tout moment tu me pilotes, ça peut être cool, on peut voir si tu pourras prendre des vagues et tout, on verra bien. Et en fait on est parti ensemble j'ai surfé mes premières vagues très très stressées et puis finalement je pense que j'avais pas besoin d'aller à Nazaré et pas en vie avant un certain temps parce que je savais que j'avais encore énormément de travail à fournir pour pouvoir me permettre d'envisager un jour d'aller là-bas. Les conditions sont bien plus difficiles qu'ailleurs. Techniquement, c'est quand même un spot qu'il ne faut pas prendre à la légère. Donc, j'ai attendu de me sentir prête. Et j'ai attendu aussi beaucoup d'encouragement de la part de Clément, qui était mon partenaire pour ce voyage. Donc, je me suis dit, après cinq ans, qu'il était grand temps d'aller voir comment ça se passe sur place. Pourquoi Nazaré maintenant pour le côté pur et dur ? Pourquoi ce spot ? Parce que je pense que c'est le spot le plus consistant de la planète. C'est-à-dire que je ne connais pas d'autres endroits actuellement, ou alors on ne l'a pas encore révélé, et ils ont bien raison, parce que sinon ça serait bondé de suite. C'est un endroit qui permet de s'entraîner au quotidien. la configuration marine nous offre des vagues entre moyenne c'est à dire 3, 4, 5 mètres à immense quasiment tous les jours pendant l'hiver donc les seules choses qui pourraient nous empêcher d'aller à l'eau pendant l'hiver c'est à dire que ce serait soit qu'il y a trop de vent soit qu'il n'y a pas du tout de vagues et finalement sur peut-être 30 jours de surf enfin 30 jours dans le mois on a quelque chose comme 20 jours de surf de grosses vagues, donc d'entraînement en jet ski ou avec les guns, parce que moi je fais beaucoup moins, mais du coup c'est quand même très très très rare un spot de gros comme Bellara va peut-être marcher potentiellement deux fois dans l'année si c'est une bonne année si c'est une bonne année, il peut marcher dix fois, mais je veux dire tu peux pas construire ta carrière progresser aussi bien et avoir la même force quand tu fais un truc répétitif je veux dire, je pense que tu sais très bien de quoi je parle, en judo, tu vas répéter, répéter, répéter, j'imagine, dis-toi que là, c'est un peu la même chose, pour pouvoir progresser, que ce soit sur une petite vague ou une grosse vague, il faut retravailler en permanence, en permanence, travailler tes appuis, travailler ta ligne, travailler ton mental, et des vagues, c'est quand même pas très gros, même une très très grosse vague, c'est peut-être, je ne sais pas, 10-15 secondes maximum, vraiment, ça va très très vite, donc t'es obligé d'en prendre beaucoup pour pouvoir retravailler tout ça donc voilà pourquoi Nazaré ensuite dans les vagues que tu m'as citées j'ai eu l'occasion pour la première fois en février pour la Saint-Valentin avec mon chéri qui est aussi mon partenaire de surf de grosse vague de partir à Jaws donc ça c'est le spot que tu as décrit qui est à Hawaï sur l'île de Maui donc on a été là-bas pour la première fois pour moi et ça a été une très belle expérience. Donc, j'ai découvert Joze. Je suis très contente de l'avoir fait. Je n'ai pas encore eu l'occasion de découvrir Mavericks. Mavericks, par contre, mon chéri et Clément, donc mon partenaire avec qui je suis arrivée à Nazaré cet hiver, sont allés à Mavericks pour surfer une grande houle attendue qui était, je pense, en janvier. Et ensuite, Tahiti. Alors, j'ai eu la chance de vivre à Tahiti pour quelques mois l'année dernière, donc de février à août. Donc, la vague de Théaupo, c'est la vague mythique de Tahiti que je n'ai pas surfée pendant les grosses houles. Elle a cassé le jour de mon anniversaire. Donc, quand Tahiti se réveille pour une grosse houle, on appelle ça un red code. Enfin, ils appellent ça un red code quand vraiment c'est de très grosses houles, genre des records et voilà elle a cassé l'année dernière le 30 avril donc c'était une grande chance d'avoir ce cadeau d'anniversaire de voir tout le monde surfer cette vague hyper ronde, hyper creuse sublimissime aussi terrifiante que magnifique le jour de mon anniversaire après Fidji ça c'est vraiment la destination de mes rêves et l'Irlande Je le redoute un peu plus, mais j'espère bien que ce sera sur ma liste des prochains temps.

Loïc Excellent. Tu évoquais un terme que je ne connais pas, du coup, pilotage dans l'univers du surf, ça correspond à quoi ?

Hermine Alors, les grosses vagues, il y a plusieurs solutions. Soit c'est des vagues qui sont creuses, donc cas échéant, tu as plus ou moins des boards ressemblantes à des shortboards, mais beaucoup plus longues, assez fines si c'est très creux. Après, tu as des grosses, grosses, grosses vagues que tu prends toujours à la rame, mais qui sont des planches qui font 10-11 pieds, ce qui correspond à plus qu'un longboard, plus qu'un truc qui fait 2-3 mètres, qui est très affûté, et ça, c'est pour ramer sur des très grosses vagues. et ensuite tu as la dernière possibilité c'est le surf de gros en jet ski qu'on appelle aussi le to-in donc du coup tu es lancé par un jet ski et derrière tu as une corde et derrière cette corde tu as le palonnier où tu te tiens avec ta planche et tu es jeté sur des vagues c'est ce que tu vois donc que les gens font 80% du temps à Nazaré

Loïc d'accord

Hermine enfin 80% du temps soyons clairs je n'ai pas de mathématiques derrière tout ça j'ai jeté un chiffre comme ça mais ça se trouve c'est beaucoup plus ou un peu moins je sais pas

Loïc la majorité du temps en tout cas super intéressant très clair sur le pourquoi Nazaré c'est sûr que j'imagine que si ça paraît évident que si on prend Bellara en France les bonnes années tu peux t'entraîner globalement 10 fois c'est assez simple de comprendre pourquoi partir à Nazaré et pas rester en France

Hermine en fait je pense que ça dépend des objectifs de chacun j'ai mon groupe de surf de grosse vague en France qui sont comme une famille qui m'ont vraiment aidé tout le temps depuis que j'ai commencé ce sport ils m'ont encouragé pour chaque session on s'est toujours tenu au courant on est environ 14-16 et c'est des gens qui sont très très heureux dans les Landes et dans le Pays Basque. Et leur vie ne leur permettrait peut-être pas de faire ce que je fais. Là, tu vois, de passer une saison entière à Nazaré ou peut-être que juste, ils n'en ont pas spécialement envie. Ils ont tous des métiers, d'autres choses avec eux. Donc, c'est très cool déjà quand les Estanios ou la Nora au Segor, voilà, tous ces spots marchent. Et quand Bellara arrive, du coup, ils sont prêts parce qu'ils ont quand même eu des très beaux hivers et qu'ils ont fait beaucoup de jets. donc ils sont en forme et voilà ils peuvent surfer à des grosses vagues et aller ailleurs de temps en temps pour faire des tripes ils ont peut-être pas l'envie ou le besoin de faire davantage ou ils ont déjà leur carrière de surfeur derrière eux ou voilà, il y a vraiment plein de choses qui font que tu peux très très bien être très très heureux avec le surf de grosses vagues français parce qu'il y a quand même beaucoup de très belles conditions j'en ai vraiment fait l'expérience pendant 5 ans moi c'est juste que je me sentais un peu stagnée puisque c'est vraiment une passion dévorante et je cherchais beaucoup plus enfin là je sentais stagnée donc Nazaré t'offre vraiment la possibilité et je l'ignorais avant d'arriver à Nazaré jusqu'à ces derniers temps j'étais un petit peu comme pas déprimée mais c'est un peu comme tu restes sur ta faim et je savais que je pouvais pousser plus je savais pas à quel point et en arrivant à Nazaré, j'ai juste découvert tous ces gens qui sont passionnés par le même sport que moi. Ce qui est assez rare à Haute-Segore et dans le Pays Basque et dans les Landes, vraiment, ce n'est pas aussi développé. Et finalement, je me suis retrouvée à Nazaré dans cette espèce de puits de connaissances sur ce milieu, sur les jet-skis, sur les conseils, la sécurité, les performances. et sans compter le fait que le spot soit constamment en marche. Donc, il y a vraiment toute cette espèce de nouveauté où j'ai réalisé ce que c'était de vivre dans un monde qui te correspondait bien, où tu te sentais à ta place. Et je pense que ça, c'est très, très difficile pour beaucoup de personnes qui veulent ou qui se trouvent dans leur sport. Donc, voilà, moi, je sais que ça m'a beaucoup, beaucoup aidée à me sentir mieux dans ma tête, dans ma vie, d'arriver à Nazaré de façon tout à fait inattendue. Je m'attendais à ce que ce soit un test. Je voulais vraiment juste mettre le pied dans l'eau, prendre la température. Et ça a été un déclic immédiat quand j'ai compris ce que ça signifiait.

Loïc Génial. T'évoquais un peu plus tôt les sacrifices et tout ce qu'il y a peut-être en coulisses derrière une vie qui a l'air trépidant tu vois partir surfer à Hawaï partir surfer à Tahiti c'est génial mais il y a des contreparties tu l'as évoqué beaucoup de sacrifices pour toi et tes proches donc on va en parler mais juste avant ça j'aimerais bien que tu nous parles de ta toute première big wave à Nazaré justement alors t'expliquais que t'étais déjà allé plusieurs fois avant de t'y installer mais là alors peut-être pas la première mais en tout cas celle qui t'a le plus marqué où tu t'es dit pour la première fois ok là là c'est du sérieux je suis en train de surfer un monstre et moi Hermine j'y suis je suis dessus

Hermine alors ça a été je pense que ça a été 3 ou 4 jours après notre arrivée avec Clem

Loïc donc là en décembre 2023 c'est ça ?

Hermine alors j'avais jamais surfé Nazaré avant j'avais déjà été à Nazaré j'avais déjà vu Nazaré avant mais je n'avais jamais été à l'eau à Nazaré avant décembre 2023 on arrivait le 8 je crois donc je pense que ma vraie première grosse vague je pourrais te transmettre la vidéo c'était on a surfé le matin on était plusieurs c'est une équipe qui s'appelle qui nous a fait surfer avec Clément c'était les contacts de Clément sur place donc on est arrivé ils nous ont accueilli, ils nous ont tout montré parce que tu peux pas arriver à Nazaré au port et mettre un jatalo comme ça ça marche pas du tout du tout du tout du tout comme ça t'as des barrières, t'as des gens tu as des autorisations à avoir tu as plusieurs jet skis il faut avoir une personne sur la falaise qui te parle dans un talkie walkie tu as quand même pas mal de réglages à avoir il faut envoyer un message à la police donc c'est vraiment pas anodin et je pense que c'est bien qu'ils le fassent comme ça donc on était entouré par cette équipe et cette journée là on était plusieurs on avait des jet skis qui attendaient au large pour pouvoir surfer on avait des gens qui étaient en démonstration il y avait pas mal de il y avait pas mal de monde avec nous et Clément devait me me jeter sur une vague je crois et je sais pas ce que en fait en gros j'ai pas pris la vague et je me suis retrouvée typiquement là où je te disais à l'endroit où il fallait pas être j'ai vraiment j'ai vraiment merdé mon truc je me suis retrouvée pile là où il fallait pas par chance par chance les gars ont assuré, les deux jets sont arrivés pour me récupérer vraiment au pic où j'allais me faire atomiser et au final ils sont arrivés tous les deux avec les jets je suis montée sur un des jets et puis on est reparti, on l'a évité de très très peu ce jour là, c'est Francisco qui est devenu mon partenaire avec le temps de cette équipe qui m'a récupérée et je me sentais pas trop de surfée, franchement j'étais là en mode ok bah là on va y aller très très très mollo. J'ai laissé les gens surfer, j'ai regardé, les vagues étaient de plus en plus jolies le matin, c'était canon. Franchement, c'était très très joli et il y avait le soleil qui était bien orienté, donc je voyais vraiment la forme de la vague, ça faisait vraiment comme un triangle, ça montait en pique comme une montagne et ça avait un peu la forme du C, tu sais, parce que ça voulait vraiment dire que c'était un peu creux. Et je voyais le soleil, en fait, dans la vague qui s'appétillait. C'était sublime, sublime, sublime. Et c'était parfait. C'était très lisse. C'était très beau. Et puis, je ne sais pas, les gars, arrête de surfer. Moi, je ne le sentais pas trop. Tu sais, dans les premiers jours, tu te contentes d'observer. C'est beaucoup de paramètres à prendre en compte. Donc, du coup, j'étais là en mode, bon, j'observe, j'observe, j'observe depuis le jet. Et puis, à un moment donné, ils disent, bon, on ne va pas tarder à y aller. bon t'es sûre tu vas pas prendre une vague et Clém me regarde en mode ouais allez c'est bon tu vas prendre une vague et franchement j'avais envie mais j'avais pas eu l'élan et là Clément m'a donné l'élan et en plus vraiment tu sais on se chambre donc sorti de ça j'avais vraiment pas envie d'entendre ah machin bon après on s'en fout je vais pas te mentir quand c'est comme ça tu prends pas trop trop attention de ce que les gens disent mais parfois ça peut te titiller et te booster un peu et là ça m'avait bien boosté. Donc, j'ai dit, vas-y, t'as raison, je vais à l'eau. Du coup, je suis sortie du jet, j'ai sauté dans l'eau et du coup, Lorenzo, qui est maintenant mon chéri, a attendu au pic et je lui ai dit, vraiment, une parfaite ! Et il a dit, oui, oui, t'inquiète, ça va être nickel, j'attends parfait, on va trouver une super vague et tout. Et en fait, il m'a jeté à contre, ce qu'on appelle un peu à contre-pique, ce qui veut dire qu'il te jette pile derrière le moment où la vague va commencer à casser en hauteur. Et du coup, comme ça, tu as vraiment le plus de vitesse possible pour arriver de l'autre côté. Sauf qu'à Nazaré, il y a un paramètre qui est un peu compliqué à gérer, c'est qu'il y a beaucoup de jets qui passent au milieu de ta vague. Donc du coup, il y avait un jet qui était en train de passer parce qu'il voulait filmer cette vague. Et du coup, quand j'ai commencé à descendre, descendre la vague, laisser le palonnier, le jet est parti, et que moi, j'ai commencé à m'élancer. Il y avait cette espèce d'immense marque, tu sais, comme quand un bateau est passé, ça fait des espèces de petites vaguelettes, du blanc, etc. Et du coup, ben voilà, j'étais là sur ma grosse vague, en train d'essayer de descendre, j'avais jamais été aussi vide de ma vie, je pense, et là, je traverse ce sillon de jet. Donc, ça va, ça se passe bien, j'arrive à me rattraper, à me remettre bien sur mes appuis, ça tapait, ça tapait, ça tapait. Et à un moment donné, je commence à voir d'un coin de l'œil au-dessus de moi, loin, que c'était quand même en train de friser. C'est ce qu'on appelle friser, c'est quand la vague fait vraiment comme si elle allait commencer à faire la mousse, le blanc, et qu'elle allait casser plus, tu vois, devant toi. Et donc là, je me dis, oh là, il faut que je sorte. Et naturellement, tu vois, quand t'es surfeur de petite vague, moyenne vague, quand tu veux sortir d'une vague, parce que tu ne veux pas te faire attraper, tu passes par en haut. Donc, tu remontes et tu t'en vas par le haut. Et là, en fait, j'ai fait cette erreur. J'avais beaucoup trop de vitesse, j'avais beaucoup, beaucoup trop de... beaucoup trop de... beaucoup trop peu de contrôle. Du coup, je me suis retrouvée à essayer de forcer, forcer sur ma planche. J'ai fait une erreur, ce qu'on appelle de rail, de car, comme on pourrait faire en snowboard. et j'ai dérapé je suis tombée en plein milieu de cette vague je crois que j'ai vu

Loïc cette vidéo là ce matin avant qu'on s'appelle ta planche était rose non c'est pas ça ?

Hermine ouais ouais ouais

Loïc je l'ai vu alors

Hermine donc de toute façon tu verras sur toutes mes vidéos j'ai la même planche c'est une planche que j'utilise très souvent et je pense que c'était vraiment une de mes premières grosses vagues ça a été ma première grosse sensation, ça a été un gros rush d'adrénaline je suis sortie de l'eau, j'ai hurlé j'étais trop contente, là vraiment ça faisait 2-3 jours, j'étais un peu sur ma faim à me dire, ah pfff je suis à Nazaré pour être hyper loin devant pour pas être au pic, pour faire si ça ça et c'est vrai que là du coup je me suis dit ah ouais ok, non mais là c'était bien et du coup genre je suis arrivée près des jets et tout le monde était en mode hyper hyper heureux pour moi, c'était trop trop cool Clément était là en mode ah ouais elle était grosse c'est cool c'est nos premiers jours quoi donc je pense que maintenant le temps est passé et je voudrais trop lui demander son avis sur ouais tu penses qu'elle était comment cette vague en vrai et tout parce que je pense qu'elle était peut-être qu'avec 3 ou 4 mois de Nazareth dans les jambes finalement elle était pas si fat mais c'était quand même une très jolie vague et la sensation était inoubliable et apparemment l'angle était très beau la vue était très belle donc en tout cas moi je sais que au niveau de de mon ressenti, c'était ma première grosse vague à Nazareth.

Loïc Excellent. Et donc, j'imagine que c'est peut-être une expérience qui t'a confortée aussi dans ton choix. Toutes les émotions que t'as vécues, le rush d'adrénaline, tu t'es dit quoi ? Tu t'es dit, ok, c'est bon, je suis au bon endroit, je continue là-dedans ?

Hermine En fait, je pense que moi, je suis très très dure envers moi-même. Je pense que t'as dû parler, avoir cette discussion mille et mille et maintes et maintes fois avec beaucoup de sportifs. il y a cette peur de ne pas être assez bon, ce sentiment d'imposteur, il y a beaucoup de choses qui s'en mêlent. Et très souvent, c'est les autres qui me font réaliser que c'est bien. Je suis très, très dure avec moi-même. J'ai très souvent l'impression de pouvoir faire mieux. J'ai très souvent l'impression de ne pas avoir tout donné. J'ai très souvent l'impression de ne pas être assez. et du coup, c'est vraiment très frustrant. Et sur des moments comme ça, tu vois, ma seule pensée, ça a été « Ah, j'ai fait une erreur, je suis tombée », même si c'était incroyable. Sur le moment, j'étais trop contente. Mais j'étais là en mode « Ouais, là, j'ai voulu m'échapper, je me suis trompée, j'aurais dû essayer de descendre au lieu de monter et tout et tout. » Et vraiment, je voyais les gens qui étaient en train de me regarder et qui étaient trop contents pour moi, qui étaient vraiment en mode « C'est ouf, quoi ! » Et Lorenzo, avec le temps, je voyais qu'il poussait, il poussait. et rien que qui me sentent capable de prendre ces vagues tu vois les gens me donnent beaucoup de leur élan, de leur croyance pour moi je pense que ça m'a ça me fait réaliser que ben voilà j'ai peut-être quand même plus ma place parce que moi-même je me laisserai tu vois la possibilité d'imaginer et finalement ben Nazaré c'est comme ça que j'y suis arrivée parce qu'il y a quelques temps en arrière je voulais pas du tout du tout du tout du tout y aller, vraiment pas et c'est vraiment les dires des uns et des autres qui ont commencé à me mettre des graines et ça a germé, ça a fleuri et puis voilà, j'ai fini au bout de deux ans par faire le déplacement mais ça, je pense que c'est quelque chose qui est hyper important et que j'ai vraiment envie c'est vraiment un échange toi, est-ce que tu as vraiment eu cette impression est-ce que tu as des athlètes qui te disent ça est-ce que dans ta carrière, tu as vécu ça cet espèce de sentiment de ne pas être assez et que c'est finalement les gens qui vont te permettre de te sécuriser ou de faire passer des nouvelles frontières des nouvelles étapes

Loïc ouais c'est un je pense c'est un vrai sujet alors moi j'ai pas eu une carrière au niveau très longue tu vois ça a duré 3 ans mais en équipe de France mais pour avoir échangé avec beaucoup de sportifs sportifs depuis en fait c'est vraiment intéressant parce que souvent il y a beaucoup de croyances autour du sport de haut niveau quel que soit l'univers le grand public, tu dis sportif ou sportif de haut niveau, c'est des gens bien dans leur peau, qui ont confiance en eux équilibré mode de vie sain, etc et puis en fait en tout cas sur la partie confiance en eux c'est vrai que c'est souvent pas forcément le cas en fait étonnamment, tu vois, c'est un peu tout le paradoxe et d'un autre côté est-ce que c'est pas des fois ça qui fait qu'il y a du résultat, de la performance ou en tout cas que les gens sont capables de faire des choses incroyables justement ce sentiment de presque de devoir prouver que, alors à soi-même, aux autres, je sais pas mais prouver qu'on est capable, moi je sais que c'était un, quand j'ai fait du quand j'ai commencé à faire du judo à haut niveau j'étais méga timide au collège même lycée et je me poussais moi-même à faire toujours plus à m'entraîner plus dur en gros c'était un peu no pain no gain c'était un peu l'approche et au final j'en sais rien j'ai pas eu des résultats de fou mais plusieurs podiums au championnat de France des sélections à l'international je sais pas si j'aurais pu faire tout ça sans cette espèce de drive cette flamme qui était en fait alimentée par un gros manque de confiance en soi et le besoin de me prouver que

Hermine je pense que c'est vrai je suis vraiment d'accord avec toi c'est là où je te rejoins je pense que si j'avais pas ça je progresserais pas autant je pense que beaucoup de gens qui n'ont pas ça ne progressent pas autant je pense qu'à l'inverse il y a des gens qui sont extrêmement confiants et ça leur permet de surmonter beaucoup, beaucoup de choses. Maintenant, c'est des gens que, pareil, en tout cas, de mon point de vue, ils ont l'air extrêmement confiants. Je ne les connais pas assez personnellement pour aller dans le plus profond. Donc, je ne sais pas si c'est vraiment une façon de se montrer ou pas. Mais effectivement, je pense qu'il y a beaucoup de gens comme toi, comme moi, comme d'autres athlètes ou sportifs. rien que d'utiliser le mot athlète c'est très dur parce que de mon point de vue je suis passée de surfeuse débutante à amatrice là je suis un peu propulsée dans autre chose et en fait j'ai pas trop l'occasion de me demander si j'en suis très heureuse, si ça me convient ça me convient pas, ce que je sais c'est que je ne peux pas dire non à des opportunités donc ça c'est vraiment mais qui suis-je pour refuser des immenses appels et des immenses aides de la vie c'est pas possible je ne pourrais pas me permettre j'aurais trop peur de regretter dans 20 ans ou dans 30 ans de me dire attends ah non mais tu sais j'ai eu l'opportunité de faire ça ah bah non je ne l'ai pas fait non mais pas du tout en fait qui peut faire un truc pareil donc je ne veux pas faire ça c'est pas mon but quand la vie me propose quelque chose bah juste je dis oui et tant que je peux le faire je le ferai mais c'est vrai que parfois du coup tu teurtes à ce genre de voilà, de petits paramètres qui font que, bah oui, tu peux manquer de confiance, bah oui, t'es pas forcément adolée de haut niveau, bah oui, c'est un peu compliqué, tu vois, mes premières blessures, comme je t'ai expliqué, c'est comme ça que j'ai rencontré Mathilde, que tu as interviewée pour le Javelot. Mathilde, on s'est rencontré au CERS, à ce moment-là, le CERS, c'était, pour moi, en tant que surfeuse amatrice plus, c'était très compliqué d'y avoir accès. Il faut faire partie des fédérations, il faut pouvoir y rentrer en urgence, il y avait plein de paramètres qui n'étaient pas aussi simples que ça. Donc, chaque étape, chaque étape, mes blessures, mes doutes, mes volontés de pousser, m'ont permis de réaliser plein de choses. Et franchement, la blessure, je me suis dit, attends, je ne peux pas expliquer aux gens, j'ai limite pas le droit d'y aller parce qu'ils considèrent que je ne suis pas, je ne sais pas, tu vois, investi ou dans un truc professionnel et tout et tout. Alors qu'en fait, si, je veux dire, ma vie entière depuis ces 8 dernières années ou depuis à cette époque-là, ces 5, 6 dernières années, n'ont été que orientées vers mon sport. Et c'est grâce à ces moments-là, même si la blessure était terrifiante, c'est grâce à ces moments-là que j'ai compris « Hermine, tu ne peux pas rester comme ça, tu ne peux pas continuer à dire que t'es amatrice, tu vois. Ça colle plus à ta vie, en fait. Donc, j'ai poussé, poussé, à cette époque-là. Ça m'a fait extrêmement bien de me retrouver au CERS, qui plus est, dans ce pôle-là du CERS. Blessé, c'est difficile, mais par contre, entouré d'autant de sportifs qui vivent la même chose que toi, qui sont contraints de stopper toute leur vie, leur passion, c'était beaucoup plus facile à gérer quand tu étais dans l'enceinte de ce centre que toute seule, chez moi. donc on se retrouve avec des gens qui vivent la même chose on se comprend, c'est très agréable on en chie ensemble, donc ça c'est aussi un autre paramètre on apprend énormément donc c'était vraiment une grande nouveauté dans ma vie et je pense que tout ça là tout ce qui arrive que ce soit aux sportifs de haut niveau ou aux sportifs qui sont avec le temps amenés à à faire des progrès auxquels eux-mêmes ne s'attendaient pas, c'est driver parce que la vie t'amène à des points. Et il y en a qui sont vraiment, certainement qui sont à se dire à 5 ans, ok, un jour, j'aurai une médaille d'or aux Jeux Olympiques de ta, ou de ça, ou de ça, tu vois. Et je pense qu'il y en a plein d'autres qui juste se découvrent ou se renouvellent ou se redécouvrent dans leur passion. Et moi, ça a vraiment été mon cas. je vivais pas une vie où j'étais très épanouie j'étais très heureuse mais j'étais pas moi et là je me suis découverte je me suis créé des bases, je suis devenue une femme grâce à mon sport grâce à quelque chose dans lequel pour une fois dans ma vie je me suis dit waouh je crois que je suis douée là dedans et d'être douée dans un domaine et de réussir à prendre confiance à se dire ok ça je peux en parler parce que vraiment j'aime ça parce que c'est quelque chose qui m'anime, c'est super agréable. Puis ensuite, cette volonté aussi, avec le temps de vouloir dire à tous ceux qui m'ont dit ces huit dernières années, il y a sept ans que je ne ferai jamais ça ou que je n'irai jamais surfé cette vague ou que c'était impossible ou qu'il ne fallait pas rêver ou que j'exagérais ou que je me sentais plus pétée. J'ai vraiment entendu de tout. Et ce qui est vraiment récurrent maintenant dans ma volonté de discuter, de faire des podcasts, d'aller communiquer sur mon parcours, c'est vraiment de dire aux gens n'attendez rien des autres, n'écoutez rien de ce qu'on va vous dire, prenez le bon, balayez le reste, entendez-le parce que parfois ça peut vous faire du bien aussi, une bonne claque, mais n'abandonnez surtout jamais, jamais, jamais, jamais, jamais. Si c'est quelque chose qui vous anime et qui vous empêche de faire quoi que ce soit d'autre dans votre vie, c'est que c'est probablement le chemin donc moi je sais que je ne pourrais pas envisager de vivre sans ça aujourd'hui ça ne veut pas dire que j'ai besoin de le faire 10 heures par jour tous les jours ça veut dire que peut-être au bout de 2 heures j'en ai marre j'ai envie de sortir de l'eau quand certains peuvent rester 8 heures mais ce qui est sûr c'est que je ne peux pas ne pas le faire c'est impossible ça me ronge quand je ne surf pas des grosses vagues je ne suis pas aussi heureuse je ne suis pas moi-même j'ai besoin de ça, j'ai besoin d'être sur ce jet ski j'ai besoin de piloter mon partenaire j'ai besoin de cette adrénaline et c'est vraiment quelque chose que malgré les doutes malgré les peurs, malgré les étapes malgré les sensations d'imposture de tout ce que tu veux à la fin quand je suis en train de vivre ma passion je la vis à 100% et la vie des autres je mens mais j'ai pas les mots ce serait un peu poli mais vraiment je m'en fous j'essaye juste de faire ce qui me rend heureuse et si au passage ça peut m'apporter quelque chose, tant mieux si au passage ça peut me permettre d'avancer dans ma vie, de sécuriser mon futur d'envisager de travailler avec le développement personnel d'aider d'autres jeunes à faire ce qu'ils ont envie de vivre à aller découvrir ce qu'il y a hors de chez eux et tout je le fais et c'est comme ça que j'ai toujours fonctionné donc j'ai juste laissé la vie me guider et elle m'a vraiment fait des beaux cadeaux jusqu'à là donc je suis très contente

Loïc excellent c'est quoi la blessure que tu as eu qui fait que tu t'es retrouvé à Cap le CERS c'est le centre européen de rééducation du sportif c'est à Cap Breton c'est là qu'on envoie tous les sportifs de niveau blessés pour leur convalescence donc il y a des équipes spécialisées et c'est un centre qui est méga réputé, je crois que c'est pas si t'es pas sportif, tu peux pas y aller non ? alors tout à fait

Hermine C'est un peu différent. Tu dois faire partie d'une fédération. Certaines parties de ce centre sont réservées aux sportifs de haut niveau. D'autres parties sont pour aussi les fonctions publiques à haut risque, gendarmes, pompiers, militaires. Et puis ensuite, tu as d'autres parties, d'autres ailes qui sont pour les sportifs de fédération, amateurs ou autres, qui ont tout simplement demandé l'accès après des grosses blessures ou des blessures à ce centre. Donc, il y en a plusieurs en France. Tu n'as quand même pas que le CERS. Il faut quand même relativiser un peu. Il y a aussi dans le Sud-Est. Il y en a d'autres. Ils sont tous très bien. Quand j'étais à celui de Cap-Breton, il y a des gens qui avaient fait un passage à celui du Sud-Est. Donc, il y en a plusieurs. Et aujourd'hui, heureusement, de plus en plus de... de centres non remboursés. Bien évidemment, la grande différence avec le CERS, c'est qu'ils prennent la sécurité sociale, prends en charge ton séjour. Ce qui est quand même une très grosse charge puisqu'ils ont du matériel qui est extrêmement qualitatif et qu'effectivement, si tu dois te mettre à payer un séjour au CERS, ça ne serait pas drôle. Mais tu peux le faire. Tu peux arriver au CERS et payer ton séjour et rentrer au CERS.

Loïc et donc là Mathilde tu mentionnais Mathilde tout à l'heure c'est Mathilde Andro qui a été l'invité récemment sur le podcast qui a été athlète olympique en lancée de Javelot qui est partie à Rio en 2016 si je ne dis pas de bêtises et qui travaille aujourd'hui en tant que kiné donc je ne sais pas tu l'avais croisé elle était quoi, elle était blessée ou elle était elle ou blessée

Hermine sa grosse blessure au tendon d'Achille je pense que quand je suis alors Mathilde elle a été absolument trop sympa, c'est vraiment une personne que je trouve de très bonne compagnie, qui est très gentille dans le partage dans la bienveillance, dans le bien-être voilà, d'où aussi sa reconversion et surtout sa SP avec aujourd'hui qui travaille avec je crois les personnes amputées c'est vraiment elle m'a beaucoup aidée, il y avait un appareil que j'avais peu l'habitude d'utiliser dans le centre qu'elle m'a donné de très bons conseils pour pouvoir être meilleure sur cet appareil sportif donc c'était vraiment sympa elle était très très très très aidante et franchement quand j'ai entendu voilà moi c'est le tadon d'Achille ça fait tant de temps ça fait ci ça fait ça je pense que je suis arrivée et moi j'étais en mode ah ouais ok bah te plains plus en fait parce que c'est ça ce qu'elle vit c'est pas drôle et non c'était une très belle rencontre donc c'était très agréable d'écouter votre podcast et effectivement ça a été un grand choc de se rendre compte qu'il y avait beaucoup de monde qui étaient blessés et qu'il y avait des très grosses blessures et je pense que je m'en suis beaucoup voulu avant d'arriver au CERS je suis de nature très très très heureuse et le donc ma blessure moi c'était une blessure au pied. Pendant une session de surf de grosse vague en jet ski, je me suis cassé le pied. J'ai fait de multiples fractures sur le pied droit. Mon pied est resté sur ma planche et mon avant, en gros, mes doigts de pied et l'avant du pied sont restés et tout mon corps a basculé par-dessus. Ça a fait une sacrée torsion. Ça a cassé le ligament du lisfranc. Ça a également ça a également cassé deux métatarses les cunéiformes donc j'ai eu six fractures une luxation du pouce plus une plus une le ligament a rompu donc c'était quand même extrêmement intense sur le coup de la blessure je me suis rendu compte que je m'étais fait mal mais je pensais que je m'étais tordu à un truc j'ai quand même marché j'ai attendu quelques jours ils se sont trompés donc ça a été une grosse blessure mais je m'étais pas rendue compte à quel point et c'est après deux semaines qu'on m'a dit non mais là il va falloir vous asseoir madame parce que vous en avez pas du tout pour deux mois vous en avez plutôt pour huit ou neuf et bien évidemment shooter à l'adrénaline mon premier calcul ça a été de compter sur mes doigts et de me rendre compte que j'allais flinguer mon début de saison d'hiver pour les grosses vagues donc forcément là grande pleure la totale toute une remise en question beaucoup de peur de perdre du temps beaucoup de peur des séquelles possibles pour ne plus pouvoir faire mon sport vraiment c'était terrifiant et puis je me suis vraiment demandé comment est-ce que tu peux être si triste c'est qu'un pied et c'est que quelques mois il y a des gens qui ont qui sont justement c'est quelque chose où je me suis toujours dit il y a des gens qui ont perdu des membres il y a des gens qui ont des problèmes de vie bien plus graves, qui ont des maladies qui sont vraiment au-delà du fait qu'ils se sont un peu fait mal à un pied pendant 2, 3, 4 mois, 5 mois, 6 mois. Donc, j'étais tellement dure envers moi-même, je ne me permettais pas d'être touchée par ma blessure. Je me demandais, mais pourquoi est-ce que tu es aussi faible de ne pas réussir à passer au-dessus et juste te dire que ça va durer quelques temps. Donc, je me mettais la pression comme ça à me dire mais remets-toi en fait, arrête de te flageoler. C'était très difficile. Et du coup, arrivé au CERS, tout à coup tout s'est calmé ça a été beaucoup plus simple et là effectivement je me suis dit déjà non seulement c'est qu'un court temps en plus je voyais des gens professionnels en plein milieu de leur carrière qui avaient le genou, c'était un an j'étais là en mode ok c'est un an avant la rééducation donc ça veut dire c'est un an et demi de vie et ils ont 17, 19, 20 ans c'était impressionnant ça fait relativiser le truc c'est que ça m'a fait relativiser et puis aussi même eux ils m'ont dit non mais attends c'est normal en fait c'est normal d'avoir peur c'est normal c'est nouveau la blessure c'est un phénomène qui est pas forcément bien expliqué tu sors de ta chire t'en sais rien tu sais pas comment faire c'est nouveau moi c'était ma première blessure première blessure à 25 ans franchement il y a des gens qui se sont habitués ils sont petits ils ont 7, 8, 9 ans ils se blessent tout le temps parce qu'ils font plein de sport plein de skate plein de trucs les parents sont là donc du coup, plus ou moins, tu apprends à gérer le truc, tu vois. Là, j'ai 25 ans, je suis toute seule, mes parents vivent à l'autre bout de la France, j'ai mon meilleur ami qui est là, et en fait, tu dois tout gérer, quoi. Donc, tu dois être en fauteuil... Moi, j'ai été en fauteuil roulant pendant un mois et demi, j'avais le droit au béquille, mais très, très peu. Donc, il fallait gérer le fait de gérer ta vie de femme, ta vie de femme seule, ta maison le fait que ton mental va pas bien qu'il faut t'occuper d'aller au kiné il faut tout assurer et puis t'as envie d'assurer donc c'est très très difficile à gérer ce genre de blessure ma deuxième grosse blessure ça a été l'année dernière à Tahiti je suis partie en urgence j'ai été rapatriée en France parce que je me suis cassée des vertèbres dans le dos donc j'ai une grosse blessure au dos j'ai eu très très très très très très très très peur ça a été beaucoup beaucoup de thérapie j'ai entendu tout mon dos craquer sous l'eau j'ai touché le récif mais j'ai tellement touché le récif que ça m'a bien bougé sur la jambe quand même j'ai eu de très grosses marques et j'ai tellement eu mal au dos que j'avais pas vu ma jambe je sentais pas la blessure à ma jambe tellement mon dos était contracté j'étais terrifiée donc par chance il y a quelqu'un qui est venu me récupérer, qui est dans mon monde de surf de grosse vague en plus. Donc, il a vraiment fait un bon travail. Il a été super. Je me suis demandé si ça allait aller, si j'allais pouvoir respirer, marcher, vivre. J'ai compris que là, de toute façon, j'étais en train de me faire traîner sur le récif encore. Donc, j'ai réussi à marcher. Donc là, j'étais déjà bien rassurée, mais je ne me suis allée pas bien du tout. Donc, j'avais très peur. J'ai essayé de me rallonger le plus vite possible. et puis du coup il est arrivé je suis montée sur l'arrière du jet ski c'est comme une planche de récupération et tu restes allongée sur cette planche je me suis hissée sur la planche allongée et je suis restée là et puis cette personne m'a dit non mais regarde tu sailles quand même pas mal à la jambe et j'ai regardé ma jambe j'avais un gros gros trou je sais pas 2-3 cm sur un bon gros centimètre et demi de profondeur, plus tout arraché jusqu'en bas du pied. Pas arraché, arraché, mais c'était très abrasif, comme une grosse brûlure qui était causée par le récif. Et en fait, mon dos, je sentais un mal du bas des fesses jusqu'à haut de la tête. Et avec le temps, j'ai compris que c'est juste mon dos qui s'est mis en sécurité. Donc, on m'a expliqué que quand tu casses quelque chose dans le dos ou que tu as un bruit de craquement et une blessure, ton dos se renforce, tous les muscles se surcontractent. Et c'est très douloureux, c'est extrêmement douloureux. sur cette blessure j'ai cassé des côtes et j'ai cassé des vertèbres plus un gros tassement des disques puisque mon corps s'est retourné avec la force de la vague qui a tapé sur mon dos j'ai fait le scorpion ce qui veut dire que mes pieds se sont rapprochés de ma tête mais par l'autre côté donc voilà ce qui s'est passé sous l'eau avec la force de la vague qui était pourtant pas très grosse c'était un petit jour donc c'était juste une grosse erreur technique mais en même temps ça peut arriver J'ai joué avec mes limites à Tahiti pendant très longtemps et mes amis sur place me l'ont dit plus d'une fois. Tahourei, qui est un local du spot, à de nombreuses reprises m'a dit « Ouf, là, t'as eu de la chance, si ça, ça. » Et je prenais un peu ça à la légère. Et en fait, non, non, il connaît très, très bien son spot. Il sait très, très bien de quoi il parle. Donc, j'ai juste effectivement beaucoup de foi et beaucoup de chance. Et j'ai eu une bonne étoile. Mais là, il fallait que je rentre en France apparemment. et puis la vie fait que je crois particulièrement que rien n'arrive par hasard je suis rentrée en France et je suis allée à Nazaré donc j'ai juste repris le cours de ma vie et j'ai affronté de nouvelles étapes donc je suis très contente

Loïc excellent j'allais te poser la question justement ton approche de la vie depuis qu'on échange j'ai l'impression que tu viens de le dire que tu considères que rien n'arrive par hasard et que finalement, moi, le message que je commence à entendre pas mal, c'est qu'il faut quelque part laisser la vie nous guider et faire confiance et que tout arrive à un moment donné pour une bonne raison.

Hermine Oui.

Loïc Mais voilà. Du coup, je te le disais un peu plus tôt, j'aimerais bien qu'on parle de l'envers du décor. Tu évoquais les sacrifices tout à l'heure. Comment, de quoi est-ce que tu vis aujourd'hui ? Le premier sacrifice, je pense, auquel la plupart des gens pensent tout de suite. Le premier challenge quand on change de vie comme toi, c'est l'aspect financier. Et après, peut-être l'aspect social parce que tu n'es plus en France, donc tu es loin de ta famille et tes amis d'enfance. Comment, mais on va commencer par l'aspect financier. C'est quoi la réalité de Hermine qui est surfeuse de Big Waves pro ?

Hermine Alors, quelle complication de vie. Alors, j'ai eu beaucoup, beaucoup de chance. Je pense qu'il faut quand même l'avouer, le dire. Je suis née dans une famille où on travaillait du tourisme. Donc, j'ai eu beaucoup de chance pour deux raisons. Un, pour l'aspect financier pur et dur. J'avais des parents qui, financièrement, étaient très confortables. Et deuxièmement, parce que j'ai appris un métier sans même le vouloir. Je suis née dans une famille d'hôteliers. Ce qui veut dire que travailler du matin au soir, du lundi au dimanche sans interruption, pendant des mois et des mois et des mois et des mois et des années et des années et des années. Ça a été ma vie, mon visuel en tant que petite fille. Donc, j'ai des parents qui ne se sont jamais arrêtés, ce qui n'était pas forcément facile, mais ce qui voulait dire que j'avais quand même un exemple du fait que le travail, c'est vraiment quelque chose qui est incessant. Ce qui n'est pas facile, mais ce qui, pour trouver du travail, est beaucoup plus simple pour moi. J'ai, pendant de longues années, cherché du travail en disant tout simplement, voilà, je suis fille d'hôtelier. Donc, j'ai cherché du travail dans l'hôtellerie à chaque fois. Et j'ai toujours dit, voilà, je suis fille d'hôtelier. Je travaille quand vous voulez, du lundi au dimanche, peu importe mes heures. Je m'en fous, je veux travailler. Et franchement, ça a été 90% des temps où j'ai été embauchée. Parce que les gens me font faire des tests dans l'hôtellerie. Et c'est vraiment une seconde nature. Je pense que toute personne qui a la chance de travailler dans la restauration, l'hôtellerie de famille se retrouve vraiment dans leur univers. Moi, on m'a appris à ce que nos clients soient juste heureux. Donc, j'ai vraiment eu cette notion-là très vite. Et c'est ce qui m'a toujours permis de trouver du travail, peu importe où j'allais, puisque des hôtels, il y en a partout, des restaurants, il y en a partout. et au final, au gré de mes envies de voyager, j'ai toujours pu me débrouiller pour trouver des petits déjeuners à faire dans un hôtel ou des ménages. Je me suis toujours débrouillée pour pouvoir avoir dans mon idéal quelques heures dans l'hôtellerie si jamais je voulais un travail fixe, mais pas trop. Donc ça, c'est vraiment la première partie, surtout ce qui est formation de vie. Donc, ce n'était pas mes études, mais c'était vraiment ma vie entière. Et ensuite, sur l'aspect purement financier, mes parents m'ont beaucoup, beaucoup aidée. J'ai travaillé avec eux toute mon enfance. Je pense que j'ai dû commencer à travailler autour de 8 ans à faire des petits-déj, à travailler dans leur domaine. Et ensuite, avec le temps, j'ai juste appris chaque aspect des métiers, comment gérer une épicerie, comment gérer une réception, comment gérer un office de tourisme, comment travailler en restauration, comment faire les logiciels de réservation, tout ça. Donc, j'ai eu beaucoup de chance, puisque au sein de leur entreprise, il y avait déjà beaucoup de corps de métier différents du tourisme que j'ai pu travailler. Et ensuite, j'avais une grosse passion pour les hébergements de luxe, pour aller pousser un peu comme pour la haute couture finalement, mais dans l'hôtellerie. Donc, tout ce qui était la conciergerie, etc. quand mes parents ont décidé de de vendre donc on était bien évidemment ils avaient eu la gentillesse à cette époque de m'avoir donné des parts dans leur société donc quand ils ont vendu on a pu tous se reconstruire une petite vie moi j'ai choisi d'investir dans l'immobilier autour de 20 ans ce qui était quand même déjà très jeune donc j'ai eu beaucoup de chance grâce à eux il faut être très honnête j'ai investi dans l'immobilier à Osegore j'ai loué, j'ai acheté, j'ai rénové donc ça, ça a été un gros travail j'ai été très très fière de moi, je pense que c'est ma deuxième plus grosse passion la rénovation donc je suis actuellement en train de faire ça à Nazaré donc ça c'est vraiment très cool et j'ai pu vivre grâce à ça de ma passion parce que tout simplement l'allocation m'a permis de créer, je créais des expériences je vendais pas seulement une nuit, je vendais j'ai toujours essayé de faire en sorte que mes clients soient heureux et de pouvoir leur dire, voilà, je viens me chercher à l'aéroport. Donc, je faisais vraiment au maximum pour que tout le monde soit très bien. Donc, j'ai travaillé comme ça. J'ai fait, on va dire, 10 % ou 15 % sur ce que les gens payaient pour aller en cours de surf parce que je leur envoyais des clients ou les massages ou les trucs. Donc, ça, ça a été une grande partie de mes revenus ces dernières années. Quand ça ne suffisait plus, je partais travailler sur ma petite île adorée Saint-Barthélemy aux Antilles.

Loïc Excellent.

Hermine Qui procure des revenus extrêmement qualitatifs très rapidement quand tu as l'habitude de travailler dans ces domaines et que tu as la connaissance sur place. Donc, ça fait quand même des chiffres qui arrivent très vite et très bien. Quand tu commences à être à court, que le voyange se met au orange, disons que moi, ça m'a beaucoup aidée. donc je partais pour me couper des grosses vagues, du froid, des entraînements intenses je partais généralement décembre, début janvier, mi-janvier et voilà, et en fait j'ai fait tout simplement comme ça j'ai fait un peu en débrouille et grâce aux investissements pendant les dernières années jusqu'au moment où j'ai bien compris que j'allais devoir revendre et investir en moi-même Et là, ça a été un moment crucial. J'ai investi un petit peu, j'ai mis quelques sous de côté dans d'autres entreprises. Et surtout, j'ai investi, j'ai donc choisi de mentalement vendre cet appartement, essayer d'en dépenser le moins possible, mais surtout d'investir dans ma carrière. donc dans moi-même, dans mes entraînements dans mes activités physiques, dans mes activités de préparation mentale dans l'après-blessure et là ça m'a coûté beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent donc si je te fais le topo de mes 5 dernières années de sportive c'est un puits sans fond, littéralement certains diront que c'est stupide c'était stupide, soyez au réaliste mais je ne regrette pas une seconde parce qu'aujourd'hui je commence à voir les fruits de tout ça tu vois et je pense que j'ai affronté un moment de vie que je ne m'attendais pas à vivre je suis vraiment littéralement tombée dans le rouge puisque puisqu'on est quand même dans un pays où on a beaucoup beaucoup de charges beaucoup beaucoup de taxes j'avais espéré pouvoir gérer mieux que ça mes finances ce qui n'a pas toujours été le cas. Je suis passée d'être très très très confortable à être un peu moins confortable, puis beaucoup beaucoup moins confortable. Et là, on va dire que ces 6-8 derniers mois, c'est carrément, ça a été un calvaire. Donc heureusement, dans mon entourage, j'ai eu des gens qui ont été ultra ultra ultra bienveillants, qui m'ont un peu rendu ce que moi j'avais fait et été pour beaucoup de gens pendant toute ma vie. et qui m'ont beaucoup aidée. Donc, heureusement, franchement, mon meilleur ami et mes deux meilleurs amis ont été ultra supportifs. Clément, s'il n'avait pas pris en charge notre voyage à Nazaré, typiquement, je ne serais pas arrivée à Nazaré cet hiver. Je n'avais pas les moyens. Donc, je suis passée vraiment de tout à rien. Et ça a été une grosse, grosse épreuve mentale de vivre tout ça sans moyens. Et de là du sentiment d'imposture, demander des sponsors, ça paraît irréaliste. Et avant de me rendre compte de ce que je pouvais espérer, envisager, etc., ça paraissait irréaliste. Et aujourd'hui, forcément, quand tout le monde m'a félicité à Nazaré, arrivait sur les pontons, les gens me serraient la main, me faisaient des câlins en mode ordre, mais c'est trop fort, bravo, et tout, et tout, dans ce monde, dans ce milieu du surf de gros, j'avais pas du tout réalisé que j'avais une place que j'avais potentiellement une place sur des compétitions que j'avais potentiellement une place auprès des partenaires que j'avais vraiment non seulement au-delà de mon message et au-delà de mon de mon ambition au-delà de mon histoire de cette progression rapide quelque chose à vendre mais aussi via mes mes compétences donc voilà je pense que comme beaucoup de sportifs ou les aides de l'état ou le sponsoring prend une place très importante ou alors de réussir grâce à son sport de vendre quelque chose autour de ça donc beaucoup de gens m'ont dit des tonnes de fois mais pourquoi tu fais pas prof de surf j'ai pas envie de le faire je pense que c'est pas du tout quelque chose qui me correspond je pense que j'ai ni la pédagogie ni l'amour de faire ça j'adore le faire avec des gens si c'est des amis leur dire ouais viens va à l'eau je te montre je t'explique mais franchement je pense pas que ce soit une de mes capacités donc j'ai choisi juste de faire autrement et aujourd'hui avec mon chéri on a des ambitions de monter des expériences autour de Nazaré autour des grosses vagues autour de notre association je travaille bien évidemment beaucoup toujours grâce à la location saisonnière grâce à l'hôtellerie grâce au tourisme et grâce aux expériences on fait pas mal de conférences on a beaucoup de choses comme ça aujourd'hui qui arrivent et qui font un peu la balance puisque je pense qu'il y a trois états dans une comment dire dans la vie financière d'un sportif t'as l'étape de ce que ça coûte et c'est vraiment un puits s'enfonce assez clair donc t'as vraiment le côté déficitaire t'as vraiment ensuite le côté où t'es on va dire, défrayé. Donc là, c'est vraiment la deuxième étape où tu commences à être défrayé, c'est-à-dire que la balance est à zéro. Quand tu sors de ce que te coûtent tes déplacements, de ce que te coûte ton matériel, de ce que te coûte ton soin, tes activités, ce que te coûte le côté du temps que tu dépenses dans ton sport, mais aussi de tous tes préparateurs physiques, mentaux, je ne sais pas, marketing, tout ce que tu veux. Parce que c'est vraiment être une entreprise, être un sportif, je pense que tu as déjà dû discuter de ça avec beaucoup une fois que tu sors de cette étape de mettre les comptes à zéro, après il s'agit de avoir de quoi construire une vie future donc tu arrives à dire je n'ai plus du tout de sous et je suis complètement dans l'incapacité de continuer mon sport si j'ai pas de sous, j'arrive à m'en sortir, en tout cas à la fin du mois je suis à zéro et ensuite la prochaine étape c'est juste d'avoir des gens qui te soutiennent, que ce soit via les sponsorings ou que ce soit via les partenaires financiers qui t'aident pour construire des projets de vie et qui t'aident à investir dans des entreprises, devenir ta propre entreprise, créer des produits dérivés, etc. Donc, je pense qu'il y a vraiment trois grosses étapes clés dans les financements de chacun d'entre nous. Longtemps, j'ai eu la chance de pouvoir être mon propre investisseur. Aujourd'hui, j'ai plus cette chance et je recrée cette chance, tu vois, grâce à cette volonté d'avoir poussé un peu plus loin et d'être sortie de ce sentiment d'imposteur, tout doucement, je retravaille à recréer mais tout simplement de quoi vivre et de quoi investir pour pouvoir créer l'avenir, partager ma passion, vivre avec ma passion et puis tout simplement me permettre d'avoir plus d'options pour être encore plus qualitative si je parle de la vie d'un surfeur de grosses vagues je parle même pas des meilleurs je te parle de quelqu'un à mon niveau qui envisage vraiment le max avec tout les diététiciennes, les coachings les déplacements etc, on est sûr il faut compter les jet skis, l'essence les frais de réparation, tout ça tout ça, on est sûr entre je pense 100 et 150 000 euros annuels.

Loïc Waouh. Ça fait un budget. Je regardais une vidéo ce matin de l'équipe de France de Freestyle. Je ne sais pas si tu connais un peu le milieu, mais moi j'ai découvert, globalement, le manque de moyens dans le sport français. Je pense que ça ne surprendra personne. Toutes les fédérations n'ont pas le budget de la fédération de foot ou de rugby. Mais là, j'ai régulièrement des invités sportifs de haut niveau, de disciplines assez différentes, mais clairement, le constat, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de budget. Mais là, j'avoue que l'équipe de France de freestyle, j'ai quand même halluciné. Donc, ils payent tout, en fait. Ils payent leur billet d'avion pour aller en compétition à l'étranger.

Hermine j'ai entendu ça

Loïc c'est abusé ils payent leurs hôtels ils payent leur bouffe ils payent leur forfait pour s'entraîner c'est assez dingo donc en fait je ne sais pas ce qui est pris en charge par la FED sachant qu'on a des champions du monde des champions des gens qui gagnent les XG

Hermine de freestyle dans quelle catégorie tu me disais ski BMX tu parles de quoi ?

Loïc ski freestyle en ski donc assez dingo et et il y avait Tesla 2 qui est juste une des meilleures mondiales dans la discipline qui expliquait qu'elle avait besoin de 30 000 euros par saison mais en étant vraiment ricrac, ricrac, ricrac

Hermine ah oui il en est bien sûr tu vois donc

Loïc donc ouais 150 000 si tu veux vraiment te constituer une équipe etc c'est intéressant que tu en parles merci d'ailleurs de le faire avec autant de transparence parce que comme ça les gens se rendront peut-être compte tu vois celles et ceux qui sont pas dans l'univers et encore tu vois des fois j'ai des gens qui viennent de l'univers de la voile mais laisse tomber les budgets quoi c'est un truc fou c'est du 200, 300, 400, 500 000 euros, c'est hallucinant

Hermine j'ai beaucoup de chance d'avoir pu partager ça cette semaine, écoute j'ai eu la chance de rencontrer quelqu'un qui est Justement, architecte naval qui est aussi un grand, grand passionné de sport, de bateau, de surf, qui est extrêmement gentil et qui est complètement accro à sa profession. Il fait des bateaux pour toutes les grandes frégates, pour les grandes courses de voiliers. on a pu discuter des différentes fondations qui soutiennent les courses effectivement les budgets sont c'est faramineux franchement je suis extrêmement impressionnée de pouvoir voir que heureusement c'est des sports qui peuvent continuer à exister parce que il y a tout simplement des passionnés des amateurs des sociétés qui soutiennent ça aujourd'hui le sponsoring pour ce genre d'événements sont nécessaires de toute façon ça leur procure je pense une grosse visibilité je pense sincèrement qu'au delà du sponsoring le partenariat puisque je vois vraiment moi dans ma vision j'ai aussi longtemps refusé quelques partenaires parce que je veux pas être vitrine je veux pas être une photo sur un réseau social ça c'est pas possible j'ai vraiment envie de m'impliquer j'ai vraiment envie de faire partie d'une famille j'ai vraiment envie de croire en ce que je vends donc j'ai vraiment mis beaucoup de temps avant de pouvoir le placer d'en parler dans mes dossiers de contouring de pouvoir dire ce que je vends ce que je propose et ce qui serait important d'être alignée avec mes valeurs donc je suis très contente d'avoir laissé beaucoup de temps couler avant d'être assez stable sur mes bases et mes appuis de sportifs pour pouvoir pas vendre tout et n'importe quoi donc je pense que c'est une de mes grosses forces aujourd'hui que les gens qui me qui me contactent savent vraiment que si je discute et qu'on part dans une possibilité de travailler ensemble c'est vraiment pour avancer ensemble c'est vraiment pour pour pouvoir créer quelque chose un projet commun on parle plus juste de sponsoring mais vraiment de partenariat et de créer des produits, de développer des gammes, de développer des émissions, de développer plein plein de choses ensemble. Et je pense qu'aujourd'hui, dans une carrière sportive, c'est ce qu'on disait, non seulement les budgets sont faramineux, mais en plus de ça, les attentes des sponsors sont immenses. Les attentes du public sont immenses. Comme tu dis, tout le monde pense qu'être athlète, c'est être parfait, avoir une vie parfaite, se lever le matin faire 55 minutes de stretching, 3 heures de jogging, d'être en train de faire du yoga pendant qu'on mange, c'est très grossier, mais il y a quand même vraiment une espèce d'attente du grand public pour la vie des sportifs qui est parfois très réaliste. Honnêtement, dans mon sport, je connais des gens qui fonctionnent vraiment comme ça. Si je te parle de mon chéri, littéralement, je pense que c'est une des personnes les plus saines que je connaisse.

Loïc C'est vrai.

Hermine Impressionnant, franchement. et j'ai une copine aussi qui est vraiment athlète de haut niveau dans le surf français Maud Lecar qui est très très forte et qui a vraiment une très bonne hygiène de vie mais qui a une bien meilleure balance qui arrive quand même à trouver son équilibre pour autant mon chéri il est vraiment dans l'extrême de la préparation physique dans l'extrême du faire attention à ce qu'il mange, à ce qu'il boit à ce qu'il fait etc donc on est très très différents des uns des autres mais je pense qu'il y a une grosse pression autour du sportif et je pense que la pression est vraiment de tous les côtés donc moi de mon point de vue, s'il y a un point financièrement qu'il est très difficile de ne pas dépenser c'est le côté thérapie, développement mental, coaching mise en place des objectifs réalignement sur toi-même, etc.

Loïc Toi là-dessus, tu as quelqu'un du coup, tu es accompagnée ?

Hermine Oui, moi j'ai plusieurs personnes sur ça. Je fonctionne de différentes façons en fonction de mes besoins. Ce qui est extraordinaire, c'est que très souvent, et c'est ce qui m'a beaucoup réconfortée dans les personnes qui m'accompagnent parce qu'ils se connaissent. Donc c'était très important pour moi qu'il y ait une triangulation. Ils sont très souvent d'accord et d'une façon très marrante. Donc ça veut vraiment dire qu'à certains moments de ma vie, j'ai besoin de régler certains points. Ils en arrivent sur les mêmes semaines à peu près à la même phrase ou à la même question. Donc, c'est vraiment la preuve que chacun va me parler de ça, mais on va y arriver pour des sujets totalement différents. Mon coach physique est aussi extrêmement bon en coaching mental. C'est une des personnes qui a développé le CERS, qui a aujourd'hui quitté le CERS, qui s'appelle Charlie Ducamp, qui est un préparateur physique et mental qui a 30 ans d'expérience et bien plus encore. Donc, il est extrêmement fort. Et très souvent, quand on fait, par exemple, un HIIT en sport, je vais faire, je ne sais pas, tu vois, un enchaînement. Et la façon dont je ne vais pas être contente de ne pas l'avoir réussi, il va me dire, tu vois, ça, retravaille-le comme ça, blablabla, on va discuter pendant que je fais ma séance. Et il va me sortir une phrase qui va complètement être en lien avec la conclusion de ce que ma coach mentale m'a dit, tu vois. Ou alors ma thérapeute pour les problèmes ou les besoins de régler tout ce qui était d'enfance, par exemple, tu vois. Donc, c'est très rigolo et franchement, je pense que ça prend une immense place. La gestion des objectifs, la remise en question, le fait que tout avance très, très vite. Moi, je suis quand même très spirituelle. J'ai vraiment ce besoin d'avoir une vie spirituelle d'avoir le besoin de communiquer, d'être dans le remerciement de la vie de la nature, puisque c'est aussi ce qui fait partie intégrante de mon sport. Donc forcément, j'écris beaucoup, je suis tout à fait en faveur d'essayer d'attirer de la loi de l'attraction, de demander à l'univers d'aller chercher ce que tu veux d'aller te remettre en question voilà donc je sais que très souvent plus tu mets tous ces processus en place parce que comme toi je pense sincèrement que la vie est bien faite et que tout ce qui arrive arrive pour de bonnes raisons et que je pense qu'au-delà de ça il faut quand même impulser un peu il faut quand même y aller et aller chercher un peu ce que tu dois ce que tu dois acquérir donc je pense sincèrement que sans ma blessure je serais peut-être pas revenue aussi vite je pense sincèrement que je suis très heureuse d'être revenue et aujourd'hui de savoir que voilà ça m'a permis d'être à Nazaré et quand je vois à quel point ma vie a basculé en l'espace de quelques mois d'une façon extrêmement positive je pense que je suis plus que satisfaite d'avoir malheureusement vécu ce moment traumatisant sans trop de séquelles bien évidemment par chance ou par destin, je ne sais pas. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça m'a ramenée sur la voie où j'avais envie de me trouver, bien plus qu'autre chose. Et ensuite, oui, je pense que j'ai quand même continué à attirer, à demander, à parler, à placer mes objectifs, ce qui est très difficile. C'est très dur de dire, voilà, quel est ton rêve ? Quel est ton objectif ? Est-ce que ça, c'est un rêve ? Est-ce que ça, c'est un objectif ? Très honnêtement, la plupart de mes rêves sont des objectifs plus ou moins lointains. C'est très rare que je me dise non, non, mais ça, c'est juste un rêve, tu vois. Donc, c'est vraiment... C'est qu'une histoire de temps, généralement, donc dans ma tête. Et je pense que pour toutes ces raisons, quand les choses arrivent très vite, tu vois, je ne m'attendais pas à rester à Nazaré. À la base, je suis venue pour une semaine. Donc, je suis passée de... Je reste une semaine à Nazaré. Ah, finalement, on va rester deux semaines, il y a encore des vagues. Finalement, on y est bien, on va rester ce mois-ci. puis Clément a pris la même décision que moi puis il a été invité à rejoindre un équipage à Nazaré puis moi de la même façon j'ai été invité à rejoindre mon équipage du coup les Red E-Ring que j'ai intégrés et qui sont maintenant mon comment on va dire mon écurie comme on dirait pour les sports automobiles et si tu veux ma vie s'est transformée en un mois j'ai pris la décision de tout plaquer en France de relaisser mes amis et ma vie que j'avais mis 8 ans à construire ici devoir retrouver des coachs sportifs devoir retrouver tout ça ou alors de prendre la décision d'alterner entre la France et le Portugal et en fait tout ça c'est des re-réglages que même si un mois avant t'as travaillé avec ta coach mentale et tu disais oui voilà mes objectifs mes objectifs c'était ta ta ta ta ta finalement ils sont tous arrivés beaucoup plus vite que prévu certains vont devoir attendre certains non etc. et en fait si tu fais pas ces re-réglages en permanence ton état mental il est complètement embué donc tu te dis ok bon bah de toute façon je vis autre chose ça sert à rien d'en parler maintenant on verra ça plus tard le truc c'est que le plus tard généralement il vient trop tard ou jamais et en fait tu dérègles des trucs en toi qui sont pas forcément cool de dérégler donc je pense qu'il est vraiment important de continuer à avoir des suivis que ce soit de coaching mental que ce soit de de replacement des objectifs parce que plus tu places en fait c'est juste c'est pas stagnant quoi donc plus tu impulses dans ta vie de la volonté de changement, plus ta vie elle change plus elle va vite et si tu veux pas perdre le fil et en gros vraiment passer en roue libre à un moment donné il faut trouver la solution pour retrouver de l'adhérence et je trouve que le coaching mental fait vraiment bien le travail

Loïc excellent excellent et du coup les prochains donc là tu parlais d'objectifs de réalignement c'est quoi un peu pour donner de la vision sur la suite ce sur quoi tu te concentres pour pour les mois les années à venir

Hermine alors mes projets à très long terme je n'en ai clairement pas je les place plutôt tous sur du moyen terme enfin pour ce que la plupart des gens appellent le long terme c'est 5 à 10 ans très honnêtement je trouve que c'est beaucoup trop lointain pour moi parce que tout ce que j'ai pensé faire dans ma vie s'est tellement transformé que j'ai arrêté de faire comme ça. Si il y a huit ans tu me disais que je serais surfeuse à Nazaré, j'aurais éclaté de rire. Jamais j'aurais pensé que c'était possible. Et pourtant, tu vois. Donc parfois ton cerveau, ça peut être ton meilleur pote comme pas du tout. Je pense qu'il est vraiment important de se dire qu'il faut vraiment pas se situer trop sur du trop trop. En tout cas pour moi, moi ça marche pas parce que ça change très très vite. pour du moyen terme ce que pour moi et du long terme c'est sur un ou deux ans ou trois ans peut-être maximum je sais que j'ai très très très envie de communiquer sur tout simplement le développement personnel je pense que c'est quelque chose qui est arrivé à la mode ces derniers temps et puis c'est très bien moi j'ai jamais arrêté la thérapie je pense que j'ai commencé mes premières thérapies jeunes et depuis bientôt 15 ou 14 ou 15 ans, je fais de la thérapie pour plein plein de raisons, juste parce que je trouve que c'est merveilleux de travailler sur soi et que ça m'a beaucoup beaucoup aidée à me libérer de beaucoup de dictates beaucoup de pensées, beaucoup de beaucoup de barrières, beaucoup de de volonté des autres donc j'ai vraiment envie de communiquer là-dessus je pense qu'il serait vraiment bénéfique de pouvoir parler de la vie sportive, parler des blessures parler de notre construction, tu vois, comme tu dis, d'un côté très transparent sur les finances. Je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup de lacunes étant donné que moi, c'était pas un rêve d'enfant. J'ai pu vraiment me rendre compte des blocages de certaines personnes dans certains milieux qui acceptaient tout et n'importe quoi juste parce qu'ils rêvaient avoir cette marque sur leur planche, voiture, peu importe, tu vois. Donc, je pense qu'il y a beaucoup de choses à revoir et à discuter de façon beaucoup plus ouverte et bienveillante entre sportifs, entouré de beaucoup de coaching, etc. Donc, je sais que ma plus grosse volonté, ce n'est pas au niveau surf, c'est très étonnant, je l'entends, mais ma plus grosse volonté, c'est vraiment de créer, de trouver le bon format pour pouvoir développer comme tu as pu faire toi grâce à ton podcast et grâce à tes invités. une façon de pouvoir parler de mon expérience, aider les jeunes générations, aider les autres à franchir certaines limites qui se sont mises ou que les autres leur ont mis. Donc ça, c'est vraiment mon plus gros projet de vie. C'est vraiment pouvoir parler aux autres et les aider à casser un peu les limites qui pensent être des limites, mais qui n'en sont pas tant que ça. j'ai plus qu'à trouver mes bons formats je t'avoue que c'est déjà bien entamé j'en parle pas trop trop parce que chaque chose en son temps mais c'est vraiment le plus gros projet de vie ensuite bien évidemment sur mon côté sportif sur le surf je pense qu'une de mes grandes envies c'est d'être ultra qualitatif dans mon pilotage des filles qui pilotent dans des grosses vagues il y en a peu qui pilotent de façon consistante et qui jettent leurs partenaires. Il y en a vraiment très, très peu. Ça se compte aujourd'hui sur le doigt d'une main à Nazaré. Je suis extrêmement honorée et contente de pouvoir me rendre compte que je suis tout doucement en train de les rejoindre. J'espère bien pouvoir devenir une des meilleures pilotes et donner à mon partenaire des records du monde au niveau des tailles, au niveau de ces vagues. Je pense que ça me ferait très plaisir, puisque c'est un sport de partage, le surf de grosses vagues. Il s'agit de prendre des très grosses vagues, mais il s'agit d'en donner. Donc ça, ça serait vraiment pour moi de participer à un record du monde, ça serait merveilleux. Ou du moins dans notre équipe. Et ensuite, bien évidemment, j'espère repousser mes limites. Mes propres objectifs, ça va être de participer à des compétitions internationales. Je pense que j'ai envie de le faire, comme je pense aussi que c'est bien de le faire. Je pense que ça sera rigolo et intéressant. C'est un très bon moyen de développer des nouvelles capacités, des nouvelles compétences, de repousser un peu aussi. Je n'ai jamais été très fan de la compétition. Finalement, je me suis rendue compte que peut-être que je l'étais plus que ce que je pensais. donc pourquoi pas essayer on travaille là dessus il y a beaucoup de compétitions de surf de gros internationales qui se préparent pour l'année prochaine et j'espère sincèrement être dans la plupart d'entre elles donc voilà puis après on verra bien sur les titres je suis très très peureuse je parle très très peu de ce que je rêve de faire ou pas puisque tout simplement parfois j'ai peur que ce soit trop donc j'ai peur qu'on dise toujours plus ou quoi donc je garde ça pour moi et j'espère pouvoir te donner des bonnes nouvelles et qu'on puisse un jour reparler de tout ça et puis que ça aille encore bien avancer, bien plus qu'aujourd'hui j'espère. Excellent

Loïc et bien écoute on va se noter ça, rendez-vous sera pris pour que tu viennes nous parler des titres, de comment tout ça a évolué en tout cas un immense merci Hermine c'était super intéressant d'en apprendre de plus sur ta discipline que je connaissais je te l'avais dit très peu enfin pas du tout en fait au delà de certaines images et vidéos donc c'était très très chouette et merci pour aussi pour ton honnêteté tout ce dont tu as parlé notamment sur le plan financier pour qu'on prenne un peu comment un parcours comme le tien est possible donc merci beaucoup

Hermine ouais merci bah écoute je serais vraiment ravie qui que ce soit quoi que ce soit c'est ce que je dis très souvent je suis ultra accessible et joignable mon parcours est très particulier j'en suis consciente que ce soit par ma façon de penser ou par l'aspect financier comme on a pu l'évoquer je suis toujours ravie de pouvoir aider donc voilà si tu reçois des questions n'hésite surtout pas à me les transmettre je serai ravie je réponds à tout le monde et je serai très contente de pouvoir bien évidemment continuer à écouter tes futurs podcasts et de découvrir quels seront tes prochains invités j'espère sincèrement avoir pu aider à répondre à certaines questions à aider d'autres personnes à se dire qu'ils ne sont pas tout seuls et puis tout simplement à participer à de beaux destins, à de grands avenirs ou à juste de se lancer dans des passions dépasser quelques limites

Loïc Merci beaucoup Hermine bon séjour en France, bon retour au Portugal très bientôt et puis je te dis à une prochaine du coup

Hermine et puis écoute, quand tu veux pour passer à Nazaré que tu puisses jouer à toi même cette vague avec plaisir de te recevoir là-bas et puis peut-être ton premier cours de surf aux alentours à côté, à Erissera au Peniche, si tu veux ça sera avec plaisir

Loïc écoute, ne fais pas tomber dans l'oreille d'un sourd je te tiens au cou

Hermine salut Hermine, ciao

Loïc merci d'avoir écouté cet échange avec Hermine jusqu'au bout, j'espère que vous en aurez appris un peu plus sur le surf de Big Waves et peut-être, pourquoi pas, que ça vous aura incité, que ça vous aura inspiré à vous lancer, vous aussi, dans vos propres projets et à faire confiance à la vie. Quoi qu'il en soit, si vous avez apprécié l'épisode, n'hésitez pas à le partager autour de vous. De manière générale, pour soutenir le podcast, c'est également un excellent moyen de le faire. Parlez des frappés à un maximum de personnes pour qu'encore plus de gens osent se lancer. Abonnez-vous, laissez une note ainsi qu'un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Et pour rappel, si vous souhaitez vous décider à soutenir financièrement les frappés, vous pouvez le faire via Tipeee, la plateforme de financement participatif dont le lien est en description. Autrement, c'est sur tipee.com slash les-frappés. Un grand merci pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode dans lequel on va partir voyager en auto-stop. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501

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