Les Frappés Les Frappés
Saison 5 Bonus Trail #PTL #Tor des Géants #Ironman

11 décembre 2025

Il tente le record du GR51 pour sensibiliser à la prévention du cancer - Adrien Cotteverte

Durée · 1h00 · Transcription disponible

Il tente le record du GR51 pour sensibil

Le récit

Pour Adrien, courir c’est s’offir un espace de rêve, c’est permettre à son esprit de  vagabonder librement tandis que le corps s'efface. 

Marqué par la perte brutale de ses parents, il a appris à transformer une douleur autrefois étouffée par l'excès en une énergie créatrice et durable. Refusant l'immobilisme d'une vie de spectateur, il porte aujourd'hui le projet « GR51 - Courir pour la vie », un défi mêlant hommage paternel et renaissance personnelle : En février 2026 de battre le record du GR51, un sentier de près de 450 kilomètres et 15 000m de dénivelés, qui part de Menton et qui se termine à Marseille... une belle balade en somme !

Dans cet épisode, on parle de la logistique du projet, de nettoyage de pieds et de ce qui s'annonce être un incroyable défi.

Excellente écoute !

🎙 Les autres épisodes du podcast à écouter :
👉 Vaincre son cancer testiculaire 🍒 et s'offrir l'IronMan de Nice comme récompense, avec Louis Pilat

👉 Mon abandon sur le Tor des Géants (350 km)

👉 Mon récit de la PTL : plus de 300km et 26 000m de dénivelé autour du Mont Blanc

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Transcription

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Loïc Hello, hello ! Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tous niveaux, des aventuriers professionnels, des voyages aux eaux longs cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Merveilleux, bienvenue Adrien sur le podcast. Je suis absolument ravi de te recevoir au micro défrappé. Quand tu m'as contacté, c'était assez évident dès le début qu'il y aurait sans doute plein de belles choses à se raconter. D'ailleurs, j'en profite, une petite parenthèse, si vous aussi, vous avez, si vous qui nous écoutez avez des projets, vous connaissez des gens qui ont des projets dans lesquels ils se lancent ou qui viennent de réaliser, n'hésitez pas à me contacter. Bienvenue encore Adrien sur le podcast.

Invité 1 Merci Loic, je suis très heureux d'être ici.

Loïc Donc, tu disais, on en parlait légèrement off, pour placer un peu le contexte, tu connais les frappés parce que tu t'es mis au trade et donc tu as fini par découvrir les épisodes du podcast, c'est ça ?

Invité 1 Oui, exactement, en explorant un petit peu tous les podcasts qui existent et qui traitent de la discipline. Je suis tombé sur le tien et j'ai bien accroché. Top.

Loïc Adrien, donc tu es du côté de Nice. Tu me disais un peu plus tôt que tu viens de te lancer dans le… enfin que tu viens, que tu as, en tout cas que tu t'es mis au trail il y a quelques temps. C'est quoi ton parcours de vie en général ? Qu'est-ce que tu fais ? Qui tu es ? D'où tu viens ? Et quel est ton rapport au sport en ce moment ?

Invité 1 Eh bien du coup, je m'appelle Adrien, j'ai 26 ans, je vis à Nice depuis deux ans, mais sinon je viens de la Mayenne dans les Pays de la Loire. Ah oui, ça change. Dans un endroit où c'est plutôt plat. Donc le trail n'existe pas là-bas. On va dire que c'est plutôt des crosses. Donc là, je suis installé à Nice depuis deux ans. J'ai toujours fait de la course à pied, mais c'est en arrivant à Nice et en ayant parcouru dans tous les sens la promenade des Anglais, où je me suis dit, mais en fait dans l'arrière-pays, il y a des trucs sympas à faire aussi. Donc là, j'ai commencé par une ou deux randos. J'ai commencé à courir un peu sur ces randos. J'ai vu des mecs courir dans ces montagnes et je me suis dit, mais c'est complètement fou comment ils font. Donc j'ai voulu faire pareil. Et puis progressivement, en fait, je me suis mis au trail. Trop bien.

Loïc Et donc, pour ceux qui connaissent un peu le coin de Nice, où est-ce que tu sors ?

Invité 1 Pour les niçois, vous allez connaître direct. J'habite juste en face du Mont Chauve. Là, je l'ai actuellement juste devant les yeux. Trop bien. Donc, c'est la montagne préférée, je pense, des trailers niçois qui sont à proximité, en tout cas. Excellent.

Loïc Donc, tu disais, tu as toujours couru. Tu as grandi dans une famille de sportifs. C'est quelque chose qui, toi, t'avais attiré. Tu t'y es mis tout seul. C'est quoi un peu le contexte et ton environnement ?

Invité 1 Pas forcément famille sportive, mais j'ai toujours fait du sport. J'ai commencé par de l'escalade. J'ai fait du tennis de table pendant sept ans. Et après, au collège, lycée, en fait, j'ai toujours surfé avec la section sport. Donc, on faisait athlétisme, on a fait du volet. Ce qui fait qu'à côté aussi, on faisait de l'UNSS. Et je ne sais plus pour mon collège comment ça s'appelait. Je crois que c'était Luxelle, un truc comme ça. Donc, à côté, il y avait les crosses. En athlée, ça nous est arrivé d'aller aux départementaux, puis après aux régions. Donc, j'ai toujours fait un peu de course à pied. Et pas mal de vélo aussi, parce que moi, j'habitais dans une campagne où mon premier voisin, il était à deux kilomètres. Pour aller au collège, du coup, j'y allais en vélo. Je rentrais le midi. Donc, je faisais en général 12 à 15 kilomètres par jour de vélo, cinq fois par semaine.

Loïc Ah ouais, ça, ça doit être pas mal pour la caisse, ça.

Invité 1 Ouais, franchement, ça entretient un truc au fur et à mesure. Et puis, avec mon père, du coup, j'avais souvent l'habitude d'être dehors parce qu'on faisait du bois ensemble. Donc, ça m'a construit une sorte de petite génétique physique plutôt intéressante. Des bonnes bases, on va dire.

Loïc Ouais. Et en trail, tu te regardes sur quel format là pour le moment ? Est-ce que c'est purement de l'entraînement en plaisir ou tu as déjà pris le départ d'une certaine épreuve ?

Invité 1 Je l'ai fait assez progressif quand même. En gros, quand je suis arrivé sur Nice, je faisais un petit peu de course à pied, mais bon, je suis arrivé avec un pote, on était plus en mode on va faire la fête quand même. On était en coloque. Et puis, progressivement, j'ai d'autres amis qui m'ont proposé de faire avec eux le semi-marathon de Rome. Ok. Donc, je me suis dit, il faut que je m'entraîne. Donc, je me suis entraîné pour ça. J'ai fait du plat, du coup, sur la prom. Et rapidement, je me suis dit, bon, c'est cool, mais en vrai, je m'ennuie un peu, quoi. Donc, c'est là que, progressivement, je me suis tourné vers les montagnes dans l'arrière-pays. J'ai fait le semi-marathon et, progressivement, je me suis dit, mais en fait, c'est du trail que j'ai envie de faire, surtout. Et donc, j'ai un ami, Valentin Piquet, pour le nommer, qui m'a proposé de faire son assistance sur l'UTMB de Nice. Ok. Et c'est là que j'ai vraiment découvert aussi l'ultra de l'intérieur. J'ai adoré l'ambiance, l'énergie qui se dégage. Je voyais les mecs, ils avaient fait je ne sais pas combien de kilomètres, ils étaient encore à peu près frais et tout. Je me questionnais, je me demandais comment c'était possible. Et donc, progressivement, je me suis inscrit à mon premier 17 kilomètres. J'ai adoré, mais j'ai trouvé ça trop rapide. J'en avais encore sous le pied à la fin du trail. Et je me suis dit, mais j'ai envie de faire un peu plus long. Donc, on s'est inscrit à notre premier 30 kilomètres, avec mon pote Val, du coup. Il a fini largement devant moi. Je l'ai complètement perdu, parce que j'ai complètement explosé à la moitié. Et c'est là que je me suis rendu compte qu'en fait, plus c'était long, plus j'adorais. C'était assez costaud en termes de dénivelé. C'était un 30 kilomètres, mais il y avait quasiment 3000 de D+. Je crois. Ah oui, ok. Donc, un petit peu de l'escalade. Mais c'était sympa. Et puis, progressivement, j'ai dit à Val, il me faut un objectif lointain pour m'entraîner au quotidien et savoir pourquoi je m'entraîne. Et là, du coup, on a pris un dossard pour le 100 kilomètres de l'Alsace Grand Est, by UTMB, que j'ai fait, du coup, en mai 2025, en début d'année. Ok. Donc, pour aller jusqu'à ce 100 kilomètres, je suis passé par des 50. J'ai fait 2 ou 3 50, et beaucoup d'entraînement, du coup, en off, où je me suis fait des sorties off. Et c'est là que je me suis rendu compte que je n'ai jamais été très rapide, mais en fait, j'étais plutôt à l'aise sur du très long. La capacité à encaisser les kilomètres et tout ça. Et c'est là, du coup, que je suis arrivé jusqu'à mon premier 100K en mai 2025. Excellent.

Loïc De la progressivité, c'est... J'ai envie de te dire que c'est... À titre perso, je pense que c'est le mieux, en vrai, quand tu découvres une discipline. Mais il y a une espèce de tendance sur le podcast où généralement... Enfin, c'est... La majorité des invités que je reçois, elle n'y est pas forcément, tu vois. C'est plutôt... Ah, j'ai découvert le trail, je me suis inscrit au Thor des Géants. Tu vois, tu vois, tu vois. Ah, d'accord. Ouais. Donc, c'est cool d'entendre un parcours de... Voilà, où il y a une montée en charge progressive.

Invité 1 Bah, franchement, la progressivité, je pense que c'est le meilleur conseil que je peux donner. Parce que même moi, quand je me suis entraîné pour juste mon semi de robe, je me suis blessé avec l'essuie-glace, le truc classique. Mais même encore, mon parcours pour arriver jusqu'au 100K, je le trouve un peu rapide. Et notamment de par mon projet, dont on va discuter ensemble. Mais j'ai quand même essayé de ne pas brûler certaines étapes. Ouais. Ton chrono, du coup, au semi de Rome, c'était quoi ? Au semi de Rome, je fais 1h34. Ok. Où j'étais plutôt en forme, en fait. Je n'ai pas voulu partir aussi vite que mon pote Valentin. Mais du coup, je me suis mis avec un autre ami, Maxime. Et au final, plutôt à l'aise, j'ai commencé à accélérer. Je suis resté sur une bonne cadence. Depuis, j'ai refait juste un semi-marathon, mais où j'ai payé des amis. Mais j'aimerais bien me réessayer la discipline pour voir comment j'ai progressé justement là-dessus.

Loïc Et ton 100 km, c'était quoi le dénivelé et ton chrono ?

Invité 1 Le 100 km, du coup, c'était un 116 à la base qu'ils ont raccourci en 112. Et du coup, il y avait 4300 mètres de dénivelé. Je crois que j'ai eu 4007 à la montre à la fin. Je ne sais pas pourquoi... C'est jamais raccord, cette fois-ci. Et du coup, j'ai mis 17 heures. Je partais pour mettre 15 heures. Et en fait, les 7 derniers kilomètres, mes chevilles, elles ont gonflé, elles ont triplé de volume. Je n'arrivais plus à poser le pied par terre. Alors que j'avais déjà 100 km sur la montre, je me suis dit, mais c'est magnifique. Je vais finir dans les 150 premiers, je pense. Donc, j'étais trop content. Et puis là, dégringolade, je finis 500. En gros, j'ai traîné comme un zombie pendant 7 kilomètres. Et ma copine qui faisait mon ravitaillement est venue me chercher sur le dernier kilomètre. Elle m'a, entre guillemets, porté avec ses épaules jusqu'à l'arrivée. Mais j'ai fini. Ouah !

Loïc Comme quoi, jusqu'à la fin, tout peut basculer encore.

Invité 1 C'est là que je me suis dit, en fait, tu as l'impression que tu vas y arriver jusqu'au bout. Et en fait, il peut tout arriver. C'est ce que j'aime beaucoup dans cette discipline aussi.

Loïc Ça reste quand même super rapide. 112 en 17 heures, franchement, costaud.

Invité 1 Ouais, j'ai bien cavalé quand même. Mais j'étais avec un ami qui, lui, fait 12e. OK. Donc déjà, au départ, j'essayais, bon, pas de le rattraper parce qu'on n'a pas du tout le même niveau. Mais au moins de ne pas faire trop d'écarts, histoire de ne pas arriver des heures et des heures après lui. Et donc, ça m'a maintenu un peu tout le long. Puis ma copine qui m'a fait le ravitaillement pendant 17 heures, je ne la remercierai jamais assez. On ne pense pas souvent à l'assistance, mais pour eux aussi, c'est un vrai ultra quand même. C'est clair. D'accompagner des gens pendant aussi longtemps. Et elle court, elle aussi ? Elle fait de la course à pied de base. Alors, pas du trail parce qu'elle a vécu à La Réunion et elle est un petit peu traumatisée du dénivelé positif. Ah, oui. Négatif. Mais elle fait de la course à pied sur du plat. Alors, actuellement, on attend un bébé. Donc, c'est un peu en...

Loïc Ah, félicitations. Merci.

Invité 1 On attend un bébé. Donc, c'est un peu en stand-by. Mais elle avait l'objectif marathon avec moi. Là, on a fait le marathon de Nice récemment. Et donc, quand bébé sera là, elle va le faire entraîner pour retrouver cet objectif.

Loïc Ça se fait avec une poussette, je crois. Il me semble que c'est à Paris où ils ont une espèce de sas. Ils ont un partenariat avec des marques de poussettes. Et tu peux faire le marathon avec une poussette fournie par la marque. Des poussettes, d'ailleurs, qui coûtent un bras. Je ne vais pas leur faire de pub là, mais... Ah, c'est possible. C'est assez rigolo, oui.

Invité 1 Bon, là, on a déjà acheté la poussette, alors... Ah, ben voilà. Bon. Mais par contre, oui, c'est inspirant. J'ai déjà vu des stories de casquette verte et tout ça qui courait avec son bébé dans la poussette. C'est marrant.

Loïc Oui, il serait capable de prendre le départ de l'UTMB en poussette. Il est capable de tout délire. C'est pour le délire, je pense. Oui. Hello, Alex, d'ailleurs. Je sais que tu écoutes le podcast. Hello, hello. Excellent. Donc, clairement, monter en charge progressive du trail, mais avec quand même déjà une solide expérience. Plus de 100 bornes, ça commence à faire du costaud. Là, on est... Donc, c'était 2025. Oui, en mai 2025. Mai 2025, yes. Quand tu m'as contacté, tu m'as... Alors, tu m'as parlé de deux choses, d'un projet qui arrive pour dans... Finalement, j'allais dire l'année prochaine. Oui, mais l'année prochaine, c'est pour dans trois mois, en fait. Oui. Enfin, en tout cas, le départ, mon enregistre est pour dans trois mois, février 2026. Et ce projet est lié à, malheureusement, un événement tragique qui a eu lieu dans ta famille, qui concerne ton papa. Est-ce que tu pourrais nous expliquer un petit peu toute la genèse du projet et le message que tu vas vouloir faire passer à travers ?

Invité 1 Oui. Mon papa est décédé en 2019 d'un glioblastome. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un cancer du cerveau qui est... C'est la forme de cancer du cerveau qui est la plus connue, mais aussi la plus agressive. Donc, c'est quelque chose qui a été très rapide à partir du moment où il l'a appris. Et de ce temps-là, en fait, j'ai toujours eu envie de lui rendre hommage et de supporter la ligue contre le cancer à travers un projet. Alors, ça n'a pas toujours été la course à pied dans mes idées parce qu'à la base, j'étais sportif, mais je n'étais pas à fond là-dedans. Donc, moi, j'ai toujours aimé la musique. Donc, l'idée de base, c'était de créer un festival de musique et de dégager des dons de ce festival pour la ligue contre le cancer. Et quand je me suis mis au trial, ça a commencé à germer dans ma tête et je me suis dit, mais en fait, non, j'ai envie de faire un projet sportif pour mon père. Et l'année dernière, du coup, je reparle encore de mon ami Valentin Piquet qui m'a, en fait, un peu bousculé dans l'ultra. Il a réalisé un projet qui était de traverser la France en courant de Menton jusqu'en Mayenne, à Château-Gontier, chez nous. Et il faisait ça pour le refuge de l'Arche. C'est un refuge animalier qui recueille les animaux issus de l'exploitation, les animaux blessés, etc. Donc, quand il a fait ce projet, en plus, moi, je... Non, c'était même pas l'année dernière, en plus, je dis des bêtises. C'était juste après mon ultra, mon 100K. Donc, ça faisait une semaine que je me remettais de mon 100K et lui, il se lançait dans sa traversée en courant. Donc, j'ai fait la première étape avec lui. C'était un peu compliqué, d'ailleurs, puisque je n'avais pas du tout bien récupéré encore. Mais du coup, son projet, il m'a transcendé. Et je me suis dit, mais ça y est, je sais ce que je veux faire. C'est vraiment un projet lié au trail. Donc, j'ai commencé à étudier un peu tout ce que je pouvais faire. Je suis tombé sur les GR et les FKT, notamment. Donc, c'est des records, pour ceux qui ne savent pas, donc avec assistance ou sans assistance. Et en étudiant un peu tous les records atteignables, on va dire, je suis tombé sur le record du GR 51. Donc, en plus, c'est à domicile. C'est de Menton à Marseille, 439 km et 15 000 m de dénivelé positif. Donc, le record actuel avec assistance, il est détenu par Benoît Hadet en 4 jours et 6 heures. Et il y a le record sans assistance qui est détenu par Sébastien Rechon, le maître de l'art. Qui est en 4 jours et 7 heures. Donc, juste 40, 45 minutes de plus, quoi. Incroyable. C'est impressionnant. Donc, quand j'ai étudié ça, je me suis dit, on va faire avec assistance parce que l'autre, il n'est pas atteignable. Et puis, c'est là que j'ai commencé à m'entraîner, à créer un plan autour de ça. J'ai fait des recherches également pour couvrir l'événement. Donc, j'ai démarché, je ne sais combien de vidéastes parce que je voulais absolument en faire un film autour. Rapidement, j'ai contacté la Ligue contre le cancer. Donc, on a donné un peu un cadre au projet. et puis, tout ça, ça prend forme jusqu'au 10 février où je prendrai le départ du coup de menton. Wow.

Loïc Peut-être pour revenir sur ce qui est arrivé à ton papa. Donc, moi, je ne connaissais pas du tout le glioblastome, c'est ça ?

Invité 1 Oui, exactement, c'est ça.

Loïc Comment ça, c'était quoi les symptômes ? Comment est-ce qu'il a découvert ça ? Je te pose la question parce que j'ai une amie aussi qui est décédée du cancer et ça a été absolument foudroyant. Et je pense que je l'ai vue deux, trois jours avant qu'elle soit diagnostiquée. Enfin, qu'il découvre par hasard son cancer qui était déjà un cancer généralisé, stade 4. Et en fait, elle avait des symptômes, tu vois, des douleurs dans le cou. Elle pensait que c'était articulaire, une cervicale déplacée. Donc, elle allait voir des ostéos. Ça ne donnait rien. Puis, elle a fini par faire une radio en pensant qu'elle avait quelque chose de déplacé. Et c'est à la radio qu'ils lui ont dit « Tenez, on vous rend les résultats. Comme ça, vous pourrez aller voir votre… » Vous pourrez retourner voir… Enfin, pardon. À la radio, ils se sont rendus compte du coup qu'elle avait des ganglions absolument partout. Et donc, ils ont fait des radios complémentaires sans lui dire parce que la personne qui a fait la radio était persuadée qu'elle était là pour un cancer. Et donc, à la fin de la radio, elle lui dit « Tenez, je vous ai fait des radios en plus. Comme ça, vous allez voir votre spécialiste et il pourra voir la progression dans le reste du corps des ganglions. » Et là, ma pote lui dit « Mais comment ça ? » Non, mais j'ai juste mal au cou de quoi vous me parlez. Donc, je trouve ça toujours hallucinant de voir que finalement, on peut avoir des symptômes qui paraissent… Tu as des maux de tête ou je ne sais pas, une sorte de kiss dans le cou. J'ai un invité, Louis Pila, qui a survécu à un cancer testiculaire. Pareil, c'était un ganglion dans le cou. Donc, des choses qui peuvent paraître toutes bêtes ou potentiellement, on peut se dire « Je verrai un spécialiste dans deux ou trois semaines. » Mais en fait, ça peut être sérieux. Donc, c'est pour ça que je te demande en fait, dans son cas, si tu te souviens, comment ça s'est présenté ?

Invité 1 Le sujet que tu étais en train d'aborder justement, pardon, on pourra, je pense, y revenir parce que c'est quelque chose avec la ligue que je veux mettre énormément en avant, c'est la prévention. Oui. Bien avant même de générer des dons pour les soins de support, pour les malades et tout ça, je veux avant tout faire de la prévention parce qu'en fait, on se dit toujours que c'est pour les autres et on ne se dit pas que ça peut nous arriver à nous. Exactement. Mais on se rend compte qu'en faisant de la prévention, il y en a plein qui détectent de partout. En fait, ça peut vraiment germer partout et donc il faut bien, il faut mieux prévenir que guérir, on va dire. Et du coup, pour ce qui est de mon père, moi j'ai un contexte familial qui est un peu compliqué quand même. En gros, quand j'avais deux ans, du coup, ma maman est décédée. Elle s'est ôtée la vie. Donc, j'ai démarré un peu la vie, on va dire, dans un cadre un peu particulier où j'étais proche de mon père mais sans l'aide vraiment. On travaillait beaucoup ensemble. Du coup, comme je t'ai dit, on faisait du bois ensemble. Mais, on va dire qu'à part ça, il n'y a pas grand-chose d'autre qui nous rassemblait. Donc, on va dire que toute mon enfance, je l'ai passée tranquillement mais sans être très, très proche de lui. Tu vivais avec lui quand même ? Oui, oui, on vivait ensemble, bien sûr. Mais, mais quand je suis arrivé dans mon adolescence, j'ai commencé à me poser des questions par rapport à ma maman et tout ça. Mais mon père, ce n'est pas quelqu'un qui parlait beaucoup. il ne m'apportait pas forcément les éléments de réponse que je voulais entendre. Je pense que pour lui, déjà, c'était compliqué aussi comme histoire à vivre. Donc, on n'en parlait pas beaucoup, ce qui fait que je me suis un peu détaché. Je me suis concentré sur mes amis, etc. et du coup, quand j'ai commencé à vivre ma vie de lycéen, j'étais parti vivre chez mes grands-parents. J'avais toujours le contact avec mon père mais c'était léger. Et ma belle-mère Valérie, que je salue quand elle écoutera ce podcast, un jour, elle m'appelle pour me prévenir que du coup, ils ont détecté un cancer à mon papa. Et là, ça m'a un peu foudroyé parce que je me suis dit Adrien, t'es un peu bête. Enfin, après, j'y ai à avoir réfléchi mais je me suis dit Adrien, t'es un peu bête. Maintenant que tu sais ça, t'as envie de passer des moments avec lui, t'as envie de tout rattraper mais est-ce que t'auras le temps ? Et donc, en fait, ça remet en question tous tes choix de vie, toute ta manière de penser et sauf que du coup, on est tombé sur un cancer qui ne pardonne pas, tout va très vite. Donc, ça m'a laissé trois ou quatre mois, je ne sais plus exactement, pour rattraper le temps mais en fait, on ne rattrape rien du tout sachant que vu que c'est un cancer du cerveau, en fait, ça détruit tout. Ça détruit tout sur son passage. Donc, après, il a perdu sa motricité, il ne me reconnaissait pas forcément et donc, après, du coup, quand ça a fini par l'emporter, je me suis énormément remis en question et je me suis dit j'ai envie de faire quelque chose pour la Ligue, j'ai envie d'aider les familles qui peuvent vivre la même chose, j'ai envie de montrer comment moi, je peux me relever, la manière dont j'ai envie de, je ne sais pas comment le dire, mais de montrer aux gens comment on peut se battre contre ça et donner mes conseils, en fait, même si je n'ai pas forcément de conseils à donner mais vu que j'ai vécu cette expérience, j'avais envie d'en parler et de sensibiliser les gens autour de ça, d'inspirer les gens, on va dire. Waouh !

Loïc tu ne m'avais pas partagé forcément le, enfin évidemment, quand tu m'avais contacté, tu m'avais parlé du projet et de, de l'objectif mais c'est, c'est, le contexte est quand même, enfin donne une autre dimension à ce dans quoi tu vas te lancer.

Invité 1 Oui, bien sûr.

Loïc Tu, tu as été fils unique ou tu avais des frères et soeurs ?

Invité 1 Non, du coup, ma belle-mère Valérie avec mon papa, ils ont eu Louise et Simon, que je considère vraiment comme mes frères et soeurs avec qui j'ai grandi et, et bien qui eux aussi, du coup, ont traversé cette épreuve et c'est, c'est aussi pour eux que, que je vais faire mon GR pour, ben déjà pour les remercier parce que, la façon dont ils se sont relevés face à ça, franchement, je trouve ça incroyable et, et donc c'est pour les remercier et aussi, ben transmettre un peu leur message à travers ma traversée.

Loïc Tu l'évoquais un peu plus tôt, un des objectifs que tu vas avoir, c'est de, du coup, de sensibiliser sur la prévention avec la vie contre le cancer. Typiquement, sur ce type de, de cancer, il y a des, il y a des signes avant-coureurs, il y a des, est-ce que génétiquement, on peut l'identifier, est-ce que c'est, c'est, tu vois, si tu l'as dans la famille, ça peut, ça peut se reproduire ?

Invité 1 Alors là, je ne maîtrise pas encore totalement le sujet,

Loïc tu es pas encore le spécialiste,

Invité 1 mais, mais j'ai, j'ai pris contact, justement, avec une personne qui n'est pas liée directement, en plus, avec la ligue pour qui je récupère des dons, mais qui m'a contacté pour me parler de sensibilisation et de prévention, et, et c'est un sujet qu'on va travailler ensemble pour que je puisse communiquer après dessus, après ma traversée, après le film et sa sortie, et, et à ce moment-là, je maîtriserais un peu mieux le sujet pour mieux en parler. Là, je n'ai pas envie de dire de bêtises, mais c'est vraiment quelque chose qu'on a envie de travailler et que j'ai envie d'explorer, enfin, d'exploiter pour en parler aux gens.

Loïc Yes. C'est tellement important les sujets de prévention et c'est, quand tout va bien, finalement, on se dit qu'on n'en a pas besoin, mais une fois que c'est là, enfin, tu vois, je repense à ma pote Johan, une fois que c'est là et qu'on te dit c'est un stat 4, tu dis, ah, ben, mince, peut-être, avec des si, on refait le monde, mais peut-être que s'il y avait eu, tu vois, du dépistage avant

Invité 1 ou qu'on l'avait identifié plus tôt. Exactement, c'est vraiment ce que j'ai envie de mettre en avant, de dire que ça peut arriver à n'importe qui, en fait, et qu'il ne faut pas croire que c'est que pour les autres. Et vraiment, plus tôt, c'est découvert, plus les médecins ont de pouvoir, en fait, pour combattre n'importe quelle forme de cancer. Même nous, les hommes, on ne se rend pas compte, mais on a pas mal de tests à faire à n'importe quel âge pour contrôler plein de choses. Complètement.

Loïc comment ça s'est passé ? Je suis curieux, la prise de contact avec la Ligue contre le cancer, la définition du projet, enfin, toute cette phase, tu vois, un peu amont. Comment est-ce que tu as mis en place la recherche de partenariat ? Est-ce qu'il y a eu du financement ?

Invité 1 Alors, tout ça, il y a plein d'étapes là-dedans. Il y a aussi 10 millions de mails que j'ai envoyées. Ouais. Mais en gros, le projet, il a germé dans ma tête. Donc, j'ai défini déjà la date. Donc, en février. 10 février, c'est mon anniversaire. Donc, je me fais ce cadeau. Voilà. J'ai aussi vu que Sébastien Rechon, quand il avait établi son record en 2022, il l'avait fait la semaine du 10 février. Donc, je me suis dit que c'était aussi faisable. Je voulais voir niveau météo et tout. Ouais. Ça ne monte pas très haut, donc il n'y aura pas forcément de neige, etc. Donc, je voulais d'abord voir si c'était faisable. Donc, après, je suis parti pour le 10 février. Je me suis dit que je commençais à chercher des partenaires. Donc, j'ai commencé à envoyer des mails aux grandes marques, etc. Bon, n'étant pas un fou des réseaux sociaux, je n'ai pas énormément de visibilité. sur ça, c'était un peu compliqué. Je n'ai pas forcément trouvé de partenaire matériel pour le moment. Après, je ne sais pas forcément ce que je recherche le plus non plus. Ce qu'en soit, je suis équipé et pour 4 jours, je n'ai pas besoin de gros besoins, on va dire. Récemment, par contre, j'ai trouvé un partenaire pour un van et ça, c'est une épine dans le pied en moins, on va dire. parce qu'un petit peu de confort pendant 4 jours avec un bon van, c'est plutôt cool. C'est clair. Et du coup, la suite, c'est que je voulais absolument faire un film, mais je voulais un film qui allait me suivre toute ma vie derrière, une belle trace de cette aventure. Donc, moi, je suis un grand fou de reportage, etc. j'ai regardé plein de vidéos YouTube sur le sujet, puis j'ai découvert aussi UpTrack dans la foulée, un média, on va dire, le Netflix du trail, des sports d'aventure. Donc, j'avais regardé déjà pas mal de films. Il y en a un qui m'a bien inspiré, c'est 13 sommets sur Théo Bordarel qui réalise la traversée de 13 sommets. Donc, j'avais contacté plusieurs vidéastes et j'ai fini par tomber sur le film Ultra Ariégeois qui a été réalisé par Léo Ouvry. Et j'ai adoré sa façon de présenter les choses, le côté émotionnel de son projet. Donc, je l'ai contacté et Léo, il a vraiment tout de suite kiffé le projet. Donc, on a commencé à en discuter ensemble et là, du coup, il y a un cadre qui se posait vraiment sur le projet avec le film. Donc, on a commencé à visualiser ensemble le film qu'on voulait réaliser. À ce stade, aujourd'hui, étant donné que je n'ai pas forcément trouvé de partenaire financier pour financer le film et toute la logistique, du coup, j'ai ouvert une cagnotte pour m'aider à financer le film. D'ailleurs, on est quasiment à la moitié alors que je l'ai ouvert il y a un mois. J'ai de très bons copains et une très bonne famille. finale qui m'entoure parce que c'est quasiment eux qui ont mis. Mais du coup, je me suis permis après derrière de contacter des médias pour donner un peu plus de visibilité à cette cagnotte. Et puis là, dernièrement, où est-ce qu'on en est ? C'est quoi le montant dont tu as besoin ? 4 800, c'est les frais pour le film en général avec tout ce qui est tournage, montage. Et du coup, moi, je me suis mis 5 500 sur la cagnotte histoire que pour le reste, ça couvre les frais de transport. Par exemple, je fais venir mon coach, Rémi, de Paris. Il va faire mon assistance. Je te salue à toi, Rémi, d'ailleurs. Je sais que tu as écouté le podcast. couvrir aussi les frais d'essence, péage, la nourriture pour l'assistance, etc. Donc, je me suis fixé 5 500, mais ma priorité principale, c'est les 4 800, surtout pour financer le film.

Loïc Ok. Et, ok, il y a le lien en description de l'épisode, donc celles et ceux qui nous écoutent, n'hésitez pas à aller cliquer et contribuer. Il y a une date de clôture pour la cagnotte ?

Invité 1 Pour l'instant, j'ai mis le 1er janvier parce que, bah, Léo, il m'adore et il adore le projet, mais à un moment donné, il aura peut-être d'autres projets qui lui seront proposés, donc, je vais essayer quand même de clôturer ça le plus tôt possible, mais bon, peut-être que je vais la faire courir un peu sur janvier, vu que c'est pour le 10 février, déjà, il est adorable de m'attendre, entre guillemets.

Loïc Ok, donc 4 800 et tu as, ok, donc ça, c'est pour la partie le film. Je suis curieux parce que je n'ai jamais vécu cette expérience, tu vois, de monter un film avec un vrai professionnel autour de quelque chose que je fais. Ça ressemble à quoi, les premiers échanges ? Vous parlez de trucs tout de suite très techniques, opérationnels ou Léo, il t'a posé des questions sur le message que tu voulais faire passer, l'ambiance que tu voulais ?

Invité 1 Ouais, c'est ça en fait, il m'a d'abord demandé la dimension que je voulais donner au film, quel aspect je voulais donner au film. Moi, je m'étais prêt un peu pour un petit réel où, tu sais, sur une feuille blanche, j'avais écrit le titre du film Courir pour la vie. Oui. Et puis, j'ai commencé à écrire un peu les passages, le cadre du film en fait, que je voulais. Donc, il a tout de suite trouvé ça sympa parce que, entre guillemets, je lui avais mâché un petit peu le début du travail et on s'est mis d'accord en fait, par rapport au film de lui que j'avais déjà vu. Moi, je voulais exactement la même dimension émotionnelle, surtout que c'est un projet avant tout humain. Même si je vais aller chercher un record, c'est pas l'objectif en soi. le record, c'est vraiment la dimension humaine derrière le projet. Et donc, ça a tout de suite matché en fait derrière. Après, il m'a posé deux, trois questions mais lui, c'était déjà bien clair dans sa tête. En fait, il veut mettre déjà à disposition des GoPros à chaque personne qui me paye, qui m'assiste pour capturer le moindre petit moment d'émotion sur ces 4-5 jours. Donc, on s'est vite bien entendu sur le sujet, on s'est compris.

Loïc Le projet, du coup, tu le disais, le record, c'est Bréchon à 4 heures, c'est ça ? 7 heures de plus que le... avec assistance ? 40 minutes. 40 minutes ? Ah oui, de la vache, oh là là, ok. Oui, j'avais 4 jours en tête, c'est pour ça, 4. Mais ok, c'est vraiment pas grand-chose. Mais en même temps, on parle d'un ovni, je l'ai vu en septembre sur le tord des glaciers. Oui, il a été monstrueux. C'est franchement hallucinant, c'est vraiment, vraiment, vraiment hallucinant.

Invité 1 Oui, c'est vraiment une machine. Je l'ai eu au téléphone, en fait, je l'ai contacté et il est vraiment très accessible parce qu'il m'a répondu direct, il m'a dit mais ton projet, il est trop cool. On s'est appelé, il m'a donné des conseils et franchement, c'était super sympa. Il m'a même dit que s'il était dispo, il viendrait faire un petit bout de chemin avec moi. Oh là là, génial ! Donc, c'est vraiment cool et Benoît Hadet qui a le record avec assistance, je l'ai contacté et il m'a donné des conseils, il m'a envoyé ses temps même. Il m'a dit t'inquiète, on va le descendre ce record. Il est prêt, du coup, à faire une partie parce que je passe par chez lui, en fait. OK. Et donc, il veut faire une partie par chez lui et il espère bien que si je bats son record, derrière, il retourne le chercher. Ça, franchement, c'est magnifique. Ça donne une autre dimension au projet, c'est trop cool.

Loïc C'est quoi, du coup, les conseils qu'ils t'ont donné tous les deux ?

Invité 1 Alors, Benoît, le premier conseil qu'il m'a donné, c'est tu veux faire avec ou sans assistance parce qu'il faut vraiment comprendre que Sébastien, c'est un ovni. Ouais. J'ai dit non, non, je ne vais pas me frotter à son record, je vais me frotter au tien. Donc, après, les conseils qu'ils m'ont donné, en gros, c'est vraiment de m'économiser parce que sur le premier ou sur le deuxième jour, évidemment, on va avoir de la patate. Tu as envie d'envoyer, tu as envie de prendre de l'avance, tu n'as pas forcément envie de dormir tout de suite, mais leur moindre petite économie, en fait, elle peut t'apporter plus tard. Donc, ils m'ont donné pas mal de conseils sur ça. Sébastien, il m'a donné des conseils sur le sommeil. Il m'a dit ne prévois pas forcément les moments où tu vas dormir, mais dès que tu veux dormir, en fait, c'est le moment où il faut le saisir le plus vite possible. comme ça, tu t'endors direct et tu maximises tes chances de te reposer. Sébastien, il m'a aussi donné des conseils sur la gestion des bobos parce que jusqu'ici, après, j'ai refait plusieurs sans-borne, même en off, mais sur sans-borne ou même 150, on n'a pas encore forcément d'ampoule, je veux dire, c'est gérable. On n'a pas de gros bobos qui sont durs à soigner, c'est plutôt gérable. On change de chaussette, on remet de la crème, anti-frottement, etc. Là, il m'a dit sur quatre jours, c'est sûr, tu vas avoir de gros bobos et il faut les prévoir, il faut prévoir comment les soigner. Donc, il m'a donné deux, trois conseils sur ça. Et puis, après, dans l'ensemble, il m'a dit, je ne sais pas quel niveau tu as, mais ce record, il est atteignable et même plus tard, pour ceux qui veulent, on pourra le descendre en quatre jours. Ils sont plutôt optimistes là-dessus.

Loïc Ok. Sachant que ça doit quand même se courir parce que 15 000 sur 439, c'est énorme les chiffres, mais le ratio fait que sur une telle distance, tu dois quand même avoir de bonnes sections où tu peux dérouler.

Invité 1 Oui, parce qu'en vrai, il y a 15 000 de D+, mais sur des parties quand même, il y a des endroits où c'est du bitume, c'est très roulant. Oui. Puisque du coup, vu que je suis à domicile, j'ai eu l'occasion de faire le repérage quasiment complet. Là, il me reste juste la partie de Draguignon jusqu'à Marseille que je fais ce week-end d'ailleurs.

Loïc Ok. Qui passe par où du coup ? Par curiosité ?

Invité 1 De Draguignon, en fait, là, je vais aller en train jusqu'aux arcs Draguignan. Oui. Et du coup, je me suis fait Nice les arcs Draguignan le week-end dernier. Donc là, je vais aller en train jusque là-bas et des arcs Draguignan, je vais aller jusqu'à Olioule où m'attend mon frère d'ailleurs, mon frère adoptif, Pablo, qui fera aussi mon assistance en février. Donc lui, il habite là-bas, donc il m'attend là-bas et on fera l'autre partie de Olioule jusqu'à Marseille.

Loïc Ok. Et tu passes par... Je n'ai pas le tracé en tête. Olioule-Marseille, tu passes par le littoral ou par l'arrière-pays ?

Invité 1 On n'est jamais très loin du bord de mer. C'est pour ça que le GR s'appelle le GR des balcons d'azur, entre guillemets, parce que tu as toujours une sorte de mini visuel sur la mer. Je ne saurais pas exactement décrire le tracé, mais pour te donner une image...

Loïc Ah oui, je l'ai, c'est bon. C'est bon, je l'ai trouvé. Parce que c'est mon terrain de jeu ici. Ok, Noël, donc tu passes... Tu ne passes pas sur le centre du littoral. Ah, tu passes par la cadrière d'azur. Incroyable.

Invité 1 Sur l'arrivée, sur Marseille, tu es un peu dans les... Oui, sur Marseille, tu es au bord de l'eau. Tu es vraiment au bord de l'eau. D'ailleurs, on m'a dit que c'était pas mal technique par là-bas.

Loïc Oui.

Invité 1 Ah ben là, tu vas avoir les calants que c'est technique. Oui. Sébastien m'a dit ça. Il m'a dit que la dernière partie, il fallait garder, de l'énergie sous la sommelle parce que c'était quand même vachement technique.

Loïc Oui. Tu vas voir, c'est de la caillasse. Il n'y a rien qui tient. C'est des espèces d'énormes gros graviers, la roche très blanche. Mais c'est magnifique. Ah, c'est très marrant ça. Tu passes par le village où j'ai grandi et exactement même devant la maison où j'ai grandi.

Invité 1 Fais-moi un ravito là-bas.

Loïc Ouais, voilà. Alors, je n'y suis plus. Ce n'est plus notre maison. Mais la cadrière d'Azur, tu vas passer dans le centre du village. Week-end prochain, on est en quoi ? Ah non, le restaurant sera fait. J'ai un pote qui est dans un restaurant pendant longtemps là-bas. Mais bon, bref. OK. Donc, GR51. Le tracé, il est vraiment chouette. Ouais, franchement,

Invité 1 il est super. Et puis, vu que moi, je suis à domicile, il y a quelques endroits où j'ai vraiment l'habitude de m'entraîner. Eh oui. Donc, c'est des parties que je connais très bien. Ça rajoute un truc aussi. C'est cool. Les gorges du Karami. Là aussi,

Loïc tu vas te régaler. C'est très joli. Oh là là. Franchement, la trace, alors je ne connais pas aussi bien le début. Enfin, je ne connais pas le début d'ailleurs du tout. Mais par contre, tout le reste, tout ce qui se rapproche l'arrière-pays-varois et les bouches du Rhône, tu passes par des endroits qui sont très, très chouettes.

Invité 1 C'est les endroits que je ne connais pas encore.

Loïc Eh bien voilà. Je vais découvrir. Tu vas te régaler, je pense. Carrément. Trop bien. Oui, et puis en février, ça devrait... Il avait eu quoi, Sébastien, comme météo ?

Invité 1 Sébastien, il était parti le premier jour sur une tempête un peu. OK. Il a vraiment eu des conditions météo qui n'étaient pas terribles. Sinon, je pense que son temps, il sera encore plus bas. Oui. Mais si je me souviens bien de sa première trace, il a fait 60 bornes sur sa première section ou 70 avant de s'autoriser un premier dodo parce qu'il était vraiment sous la tempête. Mais normalement, en février, en plus, j'estime que je vais avoir de la chance. Normalement, en février, il fait plutôt beau et il fait bon. Oui. Moi, je préfère justement quand il fait un petit froid sec que trop chaud et perdre trop en sel. Oui, c'est clair. C'est déshydraté moins facilement, on va dire. Je suis d'accord.

Loïc Excellent. Du coup, en termes de prépa, comment est-ce que tu t'es organisé ?

Invité 1 Déjà, la première chose, c'est que j'ai pris un coach direct. Le fameux Rémi, c'est ça ? Le fameux Rémi, oui, exactement. Rémi, c'est très marrant comment je l'ai rencontré. Jamais à l'époque quand je l'ai rencontré, j'aurais pensé qu'il finirait par être mon coach et surtout dans cette discipline. C'était en 2018 avec mon meilleur pote Armand. On avait été à Tomorrowland, un festival de musique en Belgique, le plus gros festival du monde, si je ne dis pas de bêtises. Et du coup, on dormait à l'hôtel de Tomorrowland dans le centre de Bruxelles et dans notre chambre d'hôtel, du coup, on partageait de la chambre avec d'autres festivaliers. Il y avait Rémi qui était venu en plus tout seul pour kiffer son festival. Donc, on allait bien accrocher, on allait discuter et on s'était suivi sur les réseaux sociaux. Je l'ai toujours... J'ai toujours regardé ce qu'il faisait au fur et à mesure des années et un jour, je vois qu'il se lance dans le trial. c'est là aussi que j'avais un petit oeil sur la discipline mais je me disais que ce n'est pas pour moi, c'est beaucoup trop dur. Je ne vois pas comment ils font et donc, je regardais un peu ce qu'ils faisaient, ces vidéos, ils faisaient des vidéos sur YouTube et je vois qu'à côté, du coup, ils faisaient du coaching pour de la course à pied classique, pour des suivis de pertes de poids, de la nutrition et progressivement, je vois qu'ils se met à faire du coaching trial aussi. Et quand j'ai commencé à mettre mon projet en place, c'est là que je me suis dit qu'il me fallait un coach, donc j'ai réfléchi aux deux, trois possibilités et mon pote Val, il était coaché par Antoine Clément qui est aussi une pointure dans le domaine des FKT. Et du coup, j'ai réfléchi, je me suis dit est-ce que je demande pour Antoine ou est-ce que je regarde d'ailleurs ? Et j'ai repensé à Rémi et je me suis dit mon projet, il a une dimension humaine et je me rappelle que j'avais bien accroché avec Rémi, donc je lui ai envoyé un message et il a tout de suite accroché au projet. On en a discuté et je me suis dit c'est lui et personne d'autre, c'est sûr. Donc, pour ceux qui veulent, d'ailleurs, vous pourrez retrouver Rémi sur ma page, j'en parle régulièrement. Il fait tout type de coaching pour tous les profils, donc n'hésitez pas à lui envoyer un message. C'est vraiment trop bien ce qu'il fait et sans lui, en vrai, je me serais déjà blessé.

Loïc Ah oui, tu crois ?

Invité 1 Ouais, le plan d'entraînement qui me sort et qui me réajuste toutes les semaines. Encore hier soir, on était au téléphone ensemble. Non, c'est super. J'étais très fatigué la semaine dernière parce que j'ai fait une grosse semaine de volume, j'étais à 180 km sur la semaine, mais bon, on avait un objectif de monter à 250 et fin de semaine, je commençais à avoir une mini douleur sous la cuisse à gauche parce que je n'avais pas bien récupéré de la séance de la veille. Il m'a dit stop, sommeil, il surveille vraiment tous les petits facteurs et tout et je ne pouvais pas rêver mieux franchement pour le plan d'entraînement.

Loïc Ok, donc j'imagine que dans ton plan d'entraînement, tu as eu des phases de grosse montée en charge, des phases de... Tu as fait quoi ? Tu as fait principalement du volume ou il y a eu aussi un peu de cardio ?

Invité 1 Déjà, c'est plutôt progressif pour la montée en charge. Donc là, on arrive tout juste sur les semaines à 250 km. 250 km. Jamais j'aurais pu imaginer ça avant. Oh là là ! C'est là où je me rends compte que le corps humain est fabuleux et capable de tout. parce que je progresse hyper rapidement mais tout en veillant à ne pas me blesser et c'est super. Mais du coup, on a commencé... Il y a toujours une séance de fractionné on va dire dans la semaine quand même pour faire un peu d'intensité. Ok. Parce que quand tu bosses l'intensité, ça bosse plein d'autres choses aussi. Donc évidemment, beaucoup de volume. Il y a toujours eu la séance classique, la sortie longue du dimanche. Alors celle-là, je la faisais bien avant parce que moi, ce que je kiffe dans ce sport, c'est d'aller explorer les montagnes. Surtout par ici, j'ai commencé à explorer tout l'arrière-pays, on va dire. Donc moi, c'est même plus... On va dire, c'est pas une corvée le dimanche, c'est plus un plaisir. J'attends que ça jusqu'à la fin de la semaine, c'est d'aller faire ma sortie longue le dimanche. Donc la semaine, elle se construit comme ça au début avec une séance d'intensité, une sortie longue, beaucoup, beaucoup d'endurance fondamentale pour faire du volume à basse intensité. Puis progressivement, du coup, on a monté, on a augmenté la charge, le volume. Pas mal de vélos aussi en entraînement croisé pour faire du volume tout en récupérant. Gravel ou route ? Plutôt route. J'ai acheté un petit vélo pourri à l'arrache, surtout pour rouler. Je roule sur la prom, je fais des allers-retours à Villeneuve-Loubet ou jusqu'à Cannes. Et puis ça me permet de faire du volume tout en récupérant un petit peu de la course à pied. Là, dernièrement, je me suis réinscrit à la salle pour pouvoir rouler un peu à la salle aussi. plutôt sympa. Puis à la salle, en plus, je peux regarder des films en même temps avec la sortie de Stranger Things. C'était plutôt cool. Mais du coup, de plus en plus de volume avec un petit peu de natation aussi le dimanche. Vu que ma copine, c'est pas mal aussi la natation pour le bébé. Du coup, on se fait notre petite sortie à la piscine le dimanche.

Loïc Ça vous fait des semaines bien actives quand même.

Invité 1 Oui, carrément. Surtout qu'il faut jongler à côté avec mon travail. plus les rendez-vous pour le bébé aussi. c'est toute une petite organisation, toute une petite gestion.

Loïc Parce que la naissance est prévue quand ? Pour avril. Ah oui, OK.

Invité 1 Ouais. Donc, c'est une vraie petite gestion au niveau de l'emploi du temps. Mais jusqu'ici, ça le fait.

Loïc c'est quoi toi ? Est-ce qu'il y a des sujets en particulier ? des sections, que ce soit des sections de la trace ou des sujets type gestion du sommeil ou de la durée que tu... pas qui te font peur, mais que tu appréhendes un peu ?

Invité 1 Une de mes plus grandes appréhensions, c'est tout bête, mais c'est de ne plus réussir à avancer. Parce que là, par exemple, je l'ai encore connu la semaine dernière. j'ai fait beaucoup de volume en course à pied toute la semaine. L'objectif était sur 2 250 km. J'ai fait 180. Sur le dernier, c'est vendredi, j'ai fait un 85 bornes. Je devais faire 103 jusqu'à la gare. J'arrivais plus à avancer, j'avais plus de jus. Donc, je n'ai pas forcé, de toute façon, mais ça fait toujours... Là, j'ai fait du stop et il y a un mec qui m'a déposé à la gare, mais je me dis le jour de la traversée, non, tu n'as rien, tu ne vas pas faire du stop. Mais c'est ce qui fait un peu peur, tu vois, c'est de ne plus réussir à avancer. Après, c'est différent. Je me suis installé dans un sort d'inconfort et c'est un peu un conseil que je peux donner. C'est que là, mes sorties longues, je l'ai fait tout seul, en fait, où je suis obligé de me débrouiller pour trouver de l'eau. Je suis obligé d'avancer parce que personne ne va venir me chercher au milieu de la montagne, de toute façon. Mes amis, ils habitent en Mayenne, donc à part ma copine, ici, il n'y a pas grand monde. Donc, personne ne va venir me chercher au milieu de la montagne.

Loïc Tu brûles tes propres navires.

Invité 1 Oui, voilà, c'est ça. Tu avances, tu te mets dans un sort un peu d'inconfort parce que tu es obligé de te débrouiller pour chaque truc. Mais je me dis que le jour de la traversée, du coup, je vais être facilité sur certaines choses. J'aurais mon suivi van, tous les 10 kilomètres, si je veux, je peux récupérer de l'eau, je vais avoir du coca, de la ceinture, des trucs que je n'ai pas sur mes off parce que je me débrouille pour trouver une boulangerie et tout ça, mais ce n'est pas le même confort. se mettre dans un sort d'inconfort à l'entraînement, c'est un conseil que je peux donner. On se retrouve vraiment facilité le jour des courses, etc.

Loïc Les invités que j'ai eus des anciens efforts spécial te diraient entraînement difficile, guerre facile.

Invité 1 Oui, c'est ça, exactement. C'est vraiment...

Loïc C'est l'approche.

Invité 1 C'est pile poil là.

Loïc Tu as quoi comme... C'est quoi ton gabarit et tu as quoi comme paire de chaussures ? Question très pointue, mais je suis en pleine recherche du sujet, tu vois, donc je suis curieux.

Invité 1 Gabarit classique, je fais 80 kilos. J'essaie de perdre 2-3 kilos, Rémi aimerait bien. Il faut que je sois un peu plus léger sur les courses. Mais en même temps, je brûle beaucoup de calories, donc je fais gaffe à quand même bien manger. Oui. Et en chaussures, là, je suis sur les Oka Mafat. OK. OK. On a fait une sortie avec mon club de trail. Je fais partie d'un petit club de trail qui grossit un petit peu sur Nice. Le TTC, pour ceux qui pourraient connaître, Tout terrain club. Dernièrement, on a fait un testing avec Oka, et du coup, c'était le testing des Mafat 5 et j'ai trop kiffé. J'étais sur Salomon avant et là, du coup, je suis sur les Mafat.

Loïc OK. Du coup, tu prévois plusieurs paires, j'imagine ?

Invité 1 Oui. À côté, je reste quand même chez Salomon. Il m'a dit, enfin, Sébastien m'a conseillé d'avoir quand même deux ou trois paires de chaussures et pas la même modèle, pas la même marque limite parce qu'il y a des chaussures qui peuvent faire mal à un endroit et d'autres, ça permet de faire le roulement des douleurs, on va dire.

Loïc Ouais. J'avais fait ça sur la PTL, j'avais une paire un peu rigide. La Sportiva qu'on m'avait recommandée parce que la semelle était, apparemment, c'était un peu le 4x4 de la chaussure de trail, tu vois, un peu rustique, solide, mais par contre, pas super, super confort et j'avais mis ça au début et au bout de trois jours, je crois, j'avais switché sur une paire de New Balance qui, pour le coup, c'était un nuage. Tu mettais tes pieds dedans, tu dis, ah ! Et j'avoue que le changement, ça avait été très, très, très agréable. Quand tu commences à avoir les pieds bien défoncé, le terrain compliqué, de passer sur une paire confort, c'était...

Invité 1 Ouais, sur du oscilon, c'est vraiment hyper important. Juste le petit changement de chaussette et même paire de chaussures, c'est clair. T'as l'impression de repartir tout neuf. Ouais. Avec un petit massage des jambes et ça y est, t'es reparti, quoi.

Loïc Ouais, c'est clair. Un truc, alors, c'est pas du tout mon conseil parce que je suis absolument pas un cèbre échon et t'as fait plus de longs que moi, mais un truc que beaucoup de gens sur la PTL de beaucoup de gens très expérimentés, tu vois, qui avaient fait 8, 9, 12 PTL, qui avaient fait la Spine Race, qui est une espèce de monstre de l'ultra qui a lieu en hiver, en Écosse, des gens vraiment, tu vois, qui s'étaient frottés à du rugueux, me disaient, c'est que pour éviter les ampoules, en fait, les ampoules, c'est la conséquence de frottement avec de la transpi et des corps du sable, de la poussière, etc. Et donc, on était tombés sur un gars en particulier, un anglais qui était, ouais, à sa neuvième, je crois, PTL. Lui, chaque fois qu'il s'arrêtait pour boire, manger, etc. Bon, alors là, dans ton cas, c'est peut-être un peu différent parce que t'as un chrono sur la PTL, c'est moins le cas. Chaque fois qu'il s'arrêtait pour qu'il s'asseyait, il a enlevé ses chaussures, il a enlevé ses chaussettes et il se nettoyait les pieds. Ouais, en vrai, c'est hyper logique. C'est simple, on était, dans le groupe, on était sept à faire la PTL ensemble. On avait tous des ampoules au quatrième jour et lui, il n'en avait pas. Et franchement, tu vois, on était déjà, je ne sais pas, on devait être à 200 kilomètres, un truc comme ça, peut-être un peu plus. Et ouais, il n'avait pas d'ampoules et il se lavait les pieds à chaque arrêt. Et du coup, bon, le torse, je me suis arrêté un peu tôt, mais j'avais ce plan en tête, tu vois, je m'étais dit, j'avais plusieurs paires de chaussettes de rechange et dès que possible, je nettoyais les pieds, je changeais les chaussettes et je reportais.

Invité 1 Ah, mais ça, c'est hyper important et ce petit tip, ceux-là, tu le retrouves même sous d'autres formes de frottement. Au fur et à mesure que tu avances, dans tous les cas, tu transpires, tu évacues du sel. Je sais que j'en ai encore payé les conséquences vendredi, j'ai oublié mes lingettes pour bébé. Et du coup, je commence à avoir des frottements entre les cuisses, à l'intérieur parce qu'il y a le sel. Dès que je passais à un petit point d'eau et tout, j'essayais de nettoyer mais au bout d'un moment, en fait, ça fait un frottement et c'est pareil pour les ampoules. Vu qu'on sue des pieds, au bout d'un moment, ça accélère forcément les frottements. son petit tip, c'est hyper important, changer de chaussettes, même de short ou de caleçon, partir sur quelque chose de sec, de propre et forcément, tu maximises tes chances. Complètement.

Loïc Excellent. La sortie du film, tu prévois ça pour quand ? Vous avez déjà un peu une date avec Léo ? En tout cas, tu sais combien de temps il lui faudra pour faire les montages, etc. ?

Invité 1 Écoute, sur ça, je ne sais pas trop mais quand il a fait le tournage de Ultra Riais et Joie, je crois que le film est sorti au bout d'un mois, un mois et demi. OK. Donc, il doit être bien efficace. Ouais, c'est rapide. OK. Donc là, si j'arrive, on va dire, le 14, 15 février, peut-être que ce sera pour mars ou avril. Ouais. Peut-être pour la naissance du bébé. Ah là là, il y aura le bébé plus le film, incroyable. Deux bébés.

Loïc Incroyable, ouais, c'est ça. Excellent. Excellent. Eh bien, écoute, passionnant comme projet. Vraiment, enfin, moi, perso, en tout cas, j'ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner. J'imagine que les gens qui te font l'assistance prendront en main tes réseaux aussi à ce moment-là pour communiquer en live.

Invité 1 Ouais. Du coup, j'ai mon frère Pablo qui sera avec moi sur l'assistance pour conduire le van. Ouais. J'ai deux, trois autres copains. Je vais avoir mon coach Rémy. Donc, tous, ils auront l'occasion de prendre des vidéos et faire le suivi sur mes réseaux. Je me suis même créé un compte TikTok pour ça.

Loïc Allez.

Invité 1 Bon, je ne sais pas comment on va l'alimenter, mais je m'essaye un peu pour donner de la visibilité. Trop bien. Et il y a Lou aussi, c'est une photographe professionnelle qui va nous accompagner normalement sur le projet qui fait partie de mon club de trail, du coup, le TTC. OK. Donc, on aura l'occasion d'avoir un bon suivi photo de qualité. Et puis, forcément, il y aura tous les copains du club de trail. Oui. Je pense à Alex, celui qui a créé le groupe, à Julien et tout ça. C'est des amis qui, je m'entends très bien dans le coin. Et puis, c'est des bêtes du trail. Donc, ils vont me faire du pacing. Trop bien. Ça va créer un beau petit événement. Ça va être cool. Génial.

Loïc Excellent. Écoute, un grand merci, Adrien, pour ce partage. Est-ce que toi, il y a un mot de la fin que tu voudrais partager ?

Invité 1 Qu'est-ce que je pourrais dire de plus ? J'ai l'impression qu'on a traité tous les sujets. J'espère juste, à travers ce projet, créer une forme d'inspiration pour chaque personne. Parce que c'est vraiment le message que je veux véhiculer. Que la transformation d'une douleur en énergie, c'est n'importe qui, qui vit même pas forcément une histoire dramatique comme un cancer. Et qu'à un moment difficile dans le travail, dans une relation amoureuse ou dans plein de domaines, faites du sport, trouvez même un projet pour vous donner une ligne droite. Franchement, moi, ça m'a aidé. Et je pense qu'après ce projet-là, il va falloir que j'en trouve un autre. Bon, j'ai mon projet bébé qui est le plus gros des ultras qui arrive. Donc, je serai à fond là-dessus. Mais plus tard, un projet, en fait, c'est vraiment une ligne directionnelle qui permet d'avancer. Et moi, dans mon cas, ça m'aide à me relever. Donc, c'est cool. Génial.

Loïc Écoute, un grand merci une fois de plus, Adrien. Magnifique projet. Ce que je te propose, c'est qu'on se prévoit le débrief une fois que ce sera fait pour que tu viennes nous raconter tes hallucinations, les moments où tu t'es paumé, enfin, tout ce qui fait la magie de ce genre d'épreuves, enfin, des preuves de défis aussi. Les bons souvenirs que tu vas pouvoir garder. Parce que quand ça se passe bien, on l'oublie après ou non. Il faut qu'il y ait un peu d'adversité. Et puis, comment ? C'est sûr, c'est sûr. Et puis, d'ici là, écoute, bonne fin de préparation.

Invité 1 Merci beaucoup, Doré.

Loïc et je te souhaite de t'éclater dans la réalisation de ce beau défi.

Invité 1 C'est le but principal.

Loïc Yes. Merci Adrien. Merci Loïc. Salut. Salut. onsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsons Sous-titrage Société Radio-Canada ...

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