Céline Je m'entraînais le matin avant d'aller au boulot. On commençait de 6h à 8h. Je prenais le métro à 4h50. Je revenais, je prenais ma douche. À 9h, je prenais mon taf. Déjà, j'avais l'impression que je voulais que la journée s'arrête. Et donc, je dirais que c'est ça qui a commencé à me faire me dire que c'est possible de faire les deux et j'augmentais mon niveau, etc. Mais à quel prix ? Au prix que je suis sur les rotules.
Loïc Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver. Avec mes invités, on ira naviguer sur toutes les mers du monde. On participera à des expéditions dans les régions polaires ou en Himalaya. On découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales. Le deuxième, c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ces invités exceptionnels. On sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur terre alors autant les vivre à fond. Cette semaine, j'ai le plaisir de recevoir Céline Collette, sportive de haut niveau en Beachvolley et ex Google et Amazon. Franchement, quand on voit son parcours, on se dit que c'est le sans faute absolue. Classe préparatoire, Sciences Po, puis un an dans l'une des meilleures écoles de commerce au monde, l'ESSEC. Son diplôme en poche, elle commence un parcours professionnel de 12 ans à l'étranger, d'abord en start-up, puis donc chez Google pendant près de 7 ans, d'abord à Singapour, puis aux Etats-Unis et enfin en Espagne. Et pourtant, elle a fini par s'y résigner. Une petite voix en elle lui répétait que le sport, ça pourrait être plus dans sa vie. Plus que des entraînements très tôt le matin avant d'aller travailler, plus qu'un hobby extra professionnel. Et si sa pratique du Beachvolley devenait son activité principale ? Et bien c'est l'expérience qu'elle a décidé de s'offrir à la manière de celles et ceux qui partent en années sabbatiques autour du monde. Céline, elle, s'offre une période de break pour devenir la meilleure joueuse de Beachvolley qu'elle puisse être. Elle considère qu'on n'a qu'une vie et elle compte bien faire de la sienne l'aventure la plus riche possible. Excellente écoute à vous les frappés. Salut Céline, bienvenue sur le podcast.
Céline Salut, merci de m'accueillir.
Loïc Je suis ravi, on avait échangé il y a quelques mois déjà. Ton parcours est super intéressant. Bon, les agendas de ton côté, de mon côté ont fait qu'on a dû décaler de quelques mois. Mais là, ça y est, on y est enfin, l'enregistrement. Donc, vraiment ravi de t'accueillir. Ce que je te propose pour commencer, c'est peut-être tout simplement de nous expliquer dans les grandes lignes ton parcours avant qu'on rentre un peu plus dans le détail des différentes phases que j'ai trouvées moi super intéressantes.
Céline Ok, trop cool, je vais essayer de te raconter rapidement. Et puis comme tu dis, je pense qu'on aura l'occasion de développer plus. Mais donc, je m'appelle Céline, j'ai 34 ans. Je viens du nord de la France, de Lille plus précisément. Donc, rien ne me prédestinait à jouer au beach volley. J'ai d'ailleurs commencé avec du volley en salle. Enfin, on en parlera un peu plus plus tard. J'ai beaucoup voyagé, surtout au début de ma vie, on va dire, plutôt pour des vacances, etc. Et ensuite, j'ai vraiment fait le choix de vivre à l'étranger, de travailler à l'étranger. J'adore l'environnement international. Donc, ça a un gros poids, on va dire, dans mon expérience. Donc, j'ai bougé dans différents endroits. J'ai toujours fait beaucoup de sport à côté. Ça a toujours été quelque chose de très important dans ma vie. Mais donc, un peu à jongler entre le travail et le volley au départ et le beach volley par la suite. Et là, il y a quelques mois, j'ai décidé de m'y consacrer en fait complètement au beach volley. Donc, je pourrais te raconter un peu plus cette transition et ce que je fais maintenant. Mais voilà, en quelques minutes, je me présenterai comme ça.
Loïc Excellent. Le volley puis le beach volley, tu dirais que c'est quoi qui fait que tu as accroché et que c'est devenu aujourd'hui depuis quelques mois la discipline à laquelle tu te consacres à 100% ?
Céline Oui, alors le volley, j'ai commencé par le volley en salle. Donc, comme on a dit un peu en commençant aussi parce qu'à Lille, il n'y avait pas vraiment de beach volley. De toute manière, il n'y avait pas vraiment beaucoup de beach volley il y a 15 ans. Quand j'ai commencé 15-20 ans, ce n'était pas un sport non plus qu'on commençait quand on était jeunes. Mais donc, j'ai commencé par le volley en salle. C'était chouette parce que c'était un club. Donc, ça permettait de rencontrer beaucoup de gens. Dans mon équipe, en fait, le volley en salle, ça se joue à 6 contre 6. Donc, déjà, dans ton équipe, en général, tu as 10-12 joueuses. Tu rencontres plein de gens dans le club également. Donc, pour moi, c'était super de commencer par le volley parce que ça m'a ouvert. Déjà, j'ai rencontré beaucoup de personnes et ça m'a aussi ouvert à un autre monde en dehors de mon lycée, on va dire, et de ma vie de tous les jours. Et ensuite, le beach volley, en fait, j'ai déménagé. Et j'ai bougé à Singapour pour mes études. Mes études après, j'avais fait 5 années à Sciences Po et j'ai fait une année à l'ESSEC qui était à Singapour. Donc, je te raconterai peut-être plus. Et à Singapour, en fait, c'est l'été toute l'année. Il fait, c'est exactement sur l'équateur. Donc, il fait 30 degrés vraiment toute l'année. Il n'y a pas d'été, il n'y a pas d'hiver. Il y a juste une saison des pluies et une saison sèche. Et aussi, il n'y a pas beaucoup de volley de manière générale en indoor. Et donc, vraiment, tu vois, trouver 6 joueuses, c'est compliqué, quoi. Trouver 6 contre 6, etc. Alors que le beach volley se joue uniquement à 2. Donc, voilà, ça permettait juste d'avoir 4 personnes, d'aller sur la plage et de pouvoir jouer facilement. Donc, je dirais que c'est là que j'ai vraiment commencé et tout de suite accroché avec le beach qui, comme son nom l'indique, en plus, permet d'être dans des endroits. Enfin, tu es toujours dehors, tu es toujours sur la plage, forcément. Et voilà, je suis rencontrée des gens différents. C'était une autre ambiance, on va dire. Mais je suis contente d'avoir fait les deux. Mais au jour d'aujourd'hui, je ne voudrais pas repartir en indoor non plus. Ça reste deux sports différents.
Loïc Ok. Justement, les différences en termes de skills pour une joueuse, tu dirais, c'est quoi ? Est-ce que c'est le cardio ? Parce qu'en étant sur un terrain quasiment de la même taille à deux ou le 6, je suppose que tu cours beaucoup plus. En plus, dans du sable. Mais est-ce qu'il y a autre chose que ça ?
Céline Oui. Donc, clairement, c'est plus physique, c'est sûr. C'est différent. Ça reste la même base technique, entre guillemets, souvent d'ailleurs de ma génération. On va dire, les gens ont commencé avec du volet en salle et ils passent au beach volley. Donc, ça reste des gestes qui ressemblent un peu. Mais comme tu disais, le terrain fait à peu près la même taille, mais c'est que c'est du sable et t'es que deux. Donc, comme tu peux l'imaginer, tu cours un peu dans tous les sens. Aussi, c'est plus stratégique. C'est pour ça d'ailleurs que souvent, les joueurs de beach volley peuvent être un peu plus âgés que les joueurs de indoor. Donc, juste pour t'expliquer, en gros, en indoor, t'as le même terrain, t'es 6 contre 6. Donc, il n'y a pas beaucoup de place pour que le ballon tombe, en gros. Donc, il faut taper le plus fort possible. Qu'au beach, t'es que deux contre deux. Donc là, tu peux être plus stratégique. Il y a toujours une place sur le terrain où le ballon peut tomber, entre guillemets. Donc, ça devient plus un jeu un peu plus comme le tennis. C'est plus essayer de trouver les endroits où tu peux, sans taper de toutes tes forces, mettre le ballon.
Loïc Du coup, créer du mouvement pour amener tes adversaires, j'imagine, à un endroit du terrain.
Céline Oui, c'est beaucoup de stratégies. Et une des choses qui fait beaucoup partie du bisoulet, c'est aussi de jouer avec les conditions. Donc, ça arrive souvent qu'il y ait beaucoup de vent parce que t'es sur la plage, forcément. Et donc, savoir jouer avec le vent. Si le vent, il vient d'un certain côté, il y a des endroits qui vont être plus compliqués techniquement à aller chercher. Donc, du coup, c'est vraiment savoir jouer avec ça. Des fois, il fait hyper chaud ou t'as le soleil dans les yeux. T'as toutes ces conditions qui changent. En indoor, tu vas dans ta salle de sport, entre guillemets. Et bon, ça change un peu, mais c'est pas non plus le filet le même. Tout est pareil. Donc, ça change moins. Le bisoulet, il faut être un peu plus flexible, on va dire, et beaucoup plus stratégique que le volet qui induit beaucoup plus de force. En fait, taper le plus fort possible, entre guillemets, pour mettre le point.
Loïc C'est regroupé sur la même fédération ? Alors, on rentre un peu dans un détail, mais par curiosité, c'est le même type d'organisation qui chapeaute tout ça ?
Céline Non, il y a deux. Enfin, je pense que tout est sous la fédération française de volet, mais il y a une section beach volet. Par exemple, sur le site, si tu veux faire des compétitions, en gros, ça reste un site fédération française de volet, mais t'as une section beach volet où tu vas, en France en tout cas, où tu vas trouver les tournois. Ça doit dépendre un peu des pays, selon si c'est un sport qui est… Je suis allée m'entraîner quelques mois au Brésil, qui était une super expérience, par exemple. Et au Brésil, le beach volet, c'est vraiment un sport à part entière. Donc là, ça doit être un peu différent. Mais en France, je pense, en tout cas, pas me tromper, que c'est chapeauté par la fédération française de volet.
Loïc Ok. Ok. Bon, comme ça, c'est plus clair pour moi. Merci beaucoup, parce que je n'étais pas forcément au fait, tu vois, des nuances entre le volet et le beach volet.
Céline Non, c'est sûr, et c'est une discipline plus différente des autres épisodes que j'ai pu écouter aussi. Donc, j'espère que les gens, peut-être, pourront apprendre quelque chose de nouveau. Yes, bah écoute, franchement, j'en suis sûr.
Loïc J'en suis sûr, c'est certain. Si on repart un petit peu en arrière, donc tu disais que tu as commencé, enfin, tu as pas mal voyagé, notamment avec tes études, où tu es passé par d'abord Sciences Po et ensuite l'ESSEC. L'ESSEC, c'était quoi du coup ? C'était un double diplôme, c'était…
Céline Un Master SP, c'était une année. Donc, c'était après avoir validé un Master. Donc, tu fais une année. Moi, je voulais… En fait, après Sciences Po, c'est des super études, mais tu n'es pas hyper spécialisé. Et vers la fin, je me disais vraiment que c'était plus la partie business internationale qui m'intéressait. En fait, quand je suis rentrée à Sciences Po, je me disais, soit je voudrais faire une carrière dans les ambassades, tout ce qui est administration. L'étranger, c'était sûr, mais c'était… Soit c'est dans les ambassades ou dans les… Voilà, dans tout ce monde-là. Soit dans des entreprises, aider des entreprises qui veulent se développer à l'international, etc. Donc, j'étais un peu entre les deux. Et on va dire, au fur et à mesure de mon parcours, je me suis dit, en fait, c'était plus… Ce qui me tentait plus, c'était la partie business. Mais donc, du coup, dans ma tête, je me disais, je vais être en compétition contre des gens qui sortent d'école de commerce.
Loïc Ah oui.
Céline Et donc, du coup, ça faisait sens pour moi de rajouter un peu cette année en plus pour pouvoir avoir une espèce de double diplôme, on va dire, et avoir fait une année d'école de commerce. Mais donc, ça, c'est une année en plus, en fait. Donc, au final, j'ai fait six ans, mais je n'ai pas fait toutes les études à l'ESSEC.
Loïc Ouais. OK. Et cette évidence pour toi que ta carrière allait être à l'étranger, ça vient d'où, tu penses ? Tu l'expliques comment ?
Céline Ouais, je pense que ça vient du fait que j'ai voyagé avec mes parents quand j'étais plus jeune. Pour moi, comme je le vois, c'est qu'on est cinq dans ma famille, j'ai deux grandes sœurs et donc mes parents. Et je pense que vraiment, ce qu'ils ont voulu nous donner, c'est des moments ensemble. Plus que d'avoir une immense maison de vacances ou... Enfin, je ne sais pas. En vrai, je n'en ai même pas vraiment spécialement parlé avec eux. Mais pour moi, en tout cas, c'est ce que j'en retire de moi à mon âge. C'est qu'on s'est créé une espèce de boîte à souvenirs géante. Et on a fait plein de voyages super chouettes. D'abord avec mes deux sœurs, donc à cinq. Puis, quand mes deux grandes sœurs étaient plus grandes et machin, on commençait à plus venir avec nous. Moi, toute seule avec mes parents. Mais donc, depuis assez petite, pas forcément toujours à l'autre bout du monde, mais on a fait pas mal de voyages et c'est devenu quelque chose... Je ne sais pas, que j'aimais bien le fait que ça soit nouveau. Et je pense que c'est le fait d'être différente aussi. Quand je suis à l'étranger, je suis la petite française à l'étranger. D'ailleurs, en général, je ne reste jamais avec les Français. Je n'aime pas spécialement être dans une communauté française quand je suis à l'étranger. mais je pense que c'est différent et tu apprends tellement des autres tout le temps. Parce que rien que d'avoir grandi au Pakistan, en France et en Colombie, rien que d'essayer de discuter ou de résoudre un problème, ça devient passionnant parce que tu viens d'horizons complètement différents. Donc, je pense que ça a commencé avec les voyages et d'être exposé beaucoup et jeune à la différence. et j'ai tout de suite accroché. Je trouvais ça trop bien de t'apprendre tout le temps, même pour des trucs tout simples.
Loïc Et ça, est-ce que... Comment est-ce que tu penses que ça t'a influencé pour tes études supérieures, notamment pour l'ESSEC ? Et je te demande parce que tu sais souvent... Enfin, je ne sais pas si toi, c'est ce que tu entendais à Sciences Po, mais moi, j'ai aussi fait une école de commerce. Et quand j'en parle avec des copains qui n'en ont pas fait, en fait, la vision, la croyance, c'est que c'est un moule à dupliquer des gens, tu vois, que beaucoup d'étudiants là-dedans qui viennent de bonnes familles, qui sont juste intéressés par le business, le business, le business. Et pour avoir fait un petit peu de voyage et de sport aussi avant de rentrer en école, c'est vrai que moi, je voyais vraiment que c'était des expériences qui m'avaient permis de développer un œil un peu différent par rapport à des jeunes de mon âge qui n'avaient pas forcément vécu ça. Et ça a été, je pense, une super force pour moi après, même dans le monde pro. Mais je m'en suis rendu compte déjà dès l'école. Est-ce que toi, ça a été le cas aussi ? Est-ce que tu voyais que cet attrait pour l'étranger, c'était peut-être la patte, tu vois, Céline, un petit peu différente du reste de ta promo, par exemple ?
Céline Oui, c'est intéressant. Déjà, quand j'avais appliqué pour ce programme et d'aller en école de commerce, un peu comme peut-être ce que tu racontais, j'avais l'impression de me dire, je vais être dans ce moule d'école de commerce. Je n'avais même pas forcément envie d'y aller. Et en fait, ce qui était assez drôle, c'est que dans le master, en tout cas, que j'ai fait, c'était pratiquement 90 % d'ingénieurs, au final, parce que tout le monde avait une formation initiale et venait faire un an en plus. Et du coup, en fait, c'est comme si j'avais fait une école d'ingé, parce que ce n'était pas du tout l'ambiance que je m'étais imaginée de l'école de commerce. Et on était tous à Singapour, on était une petite promo. Et donc, du coup, on a tout de suite voyagé ensemble, etc. Par contre, dans ce que tu as dit, moi, ce que je suis vraiment d'accord, c'est que le sport, ça m'a vraiment ouvert. Je pense que l'international, les deux, mais je dirais le sport, ça m'a complètement ouvert par rapport aux autres, même au lycée, je dirais, parce que j'étais dans un milieu plutôt, enfin, voilà, un bon lycée, etc. Il n'y avait pas spécialement de problème. Et en fait, le volet, enfin, le sport, pour moi, ça ramenait des gens avec une passion ensemble, mais qui venaient de tout horizon. Et donc, du coup, par exemple, dans mon équipe, je me souviens encore très jeune, j'avais une fille de 16 ans qui était tombée enceinte. J'en avais une qui bossait au supermarché du coin. Enfin, ce n'est pas ce que j'entendais dans mon milieu de l'école et du lycée, etc. Et je pense que ça m'a aussi vachement ouvert à d'autres, enfin, je ne sais pas, c'était vraiment, genre, on venait tous pour s'entraîner, mais après, on venait d'horizons complètement différents. Alors que, par exemple, au lycée, comme tu disais, comme l'école de commerce, ça ramène un peu les gens du même, tu vois, du même horizon. Le sport, encore plus que l'international, je dirais, m'a ouvert très, très jeune à, en fait, il faut apprécier ce qu'on a, c'est trop cool, d'être toujours positive. Je pense que ça m'a ouvert les yeux aussi sur autre chose que juste que je voyais un peu à l'école et dans le milieu où j'ai grandi.
Loïc Super intéressant. Et du coup, avec du recul maintenant, ce choix de parcours, Sciences Po ESSEC, est-ce que tu le referais ? Est-ce que ça, finalement, c'était la bonne chose à faire pour toi à l'époque ?
Céline Ouais, j'ai jamais vraiment regretté ou voulu faire différemment. J'avais fait un an de prépa pour rentrer à Sciences Po. Ensuite, ça va dorer l'année à l'étranger pour moi. D'ailleurs, c'est un peu ce qu'il y a... J'avais voyagé, ça, c'est vrai que je ne l'ai pas mentionné. J'avais déjà beaucoup voyagé avec mes parents, mais j'ai aussi fait une année. Donc, pendant le parcours Sciences Po, tu as un an obligé. À l'étranger, ce qui est trop bien. Et donc, du coup, je suis partie une année en Californie. Et là, bah si, c'était vraiment ma première expérience seule, pour le coup. Je ne sais pas, j'étais plus avec ma famille, etc. Seule à l'étranger. Et là, j'ai vraiment aussi adoré où je ne sais pas, je veux avoir une vingtaine de copains, plein de copains tout le temps, mais de tous les pays du monde. C'était l'Erasmus, mais comme ce n'était pas en Europe, on n'appelait pas ça Erasmus, mais c'était pareil. Et ouais, ça, j'ai adoré. Et à partir de là, je me suis vraiment dit encore plus. Je pense que c'était une évidence pour moi et que je voulais évoluer. Et en plus, je pense aussi que l'étranger, en fait, j'ai un peu réfléchi et je passe pas mal de temps à écrire et réfléchir, mais je pense qu'en fait, ça fait que tout est plus compliqué. Et moi, je remarque que je retire pas mal de fierté quand c'est compliqué, en gros. Et donc, du coup, le fait d'être à l'étranger, tu dois quand même tout faire dans une autre langue. C'est pas la culture dans laquelle t'as grandi. T'es loin, t'es seul. Il y a plein de trucs qui font que franchement, on voit toujours le truc « Ah, t'étais en Californie, t'étais à Singapour. » Génial ! Ce qui est vrai et j'en suis trop contente de ces choix-là. Mais c'est aussi dur, plus dur, je pense, beaucoup de fois que d'être là où on a grandi avec sa famille à côté. Bref, ça peut être de deux côtés. Mais je pense que ça m'a rajouté aussi comme si j'avais besoin. C'est pas forcément une bonne chose. Mais comme si j'avais besoin de toujours me rajouter des challenges un peu plus pour pouvoir, à la fin, être fière de moi mais me dire « Waouh, j'ai réussi dans un autre pays, dans une autre langue avec des gens qui ne sont pas du tout comme moi, etc. » Et du coup, ça rajoute un peu de piquant. Mais des fois, c'est épuisant. C'est vraiment bien.
Loïc Du coup, comment est-ce que tu t'es mis en place ? Alors là, du coup, on est toujours à l'époque Sciences Po ESSEC. C'est une évidence pour toi après Singapour, tous les voyages que tu as faits avec tes parents que l'étranger, c'est ce qu'ils t'appellent. Donc, tes premiers jobs, en tout cas, le lancement de ta carrière, comment est-ce que tu t'organises et à quoi est-ce que ça ressemble notamment par rapport à cet aspect étranger ?
Céline Oui, du coup, j'étais sur place entre guillemets à Singapour parce que mon dernier truc scolaire, du coup, c'était à Singapour et du coup, ça me permettait de pouvoir trouver un stage, peut-être même un premier boulot là-bas parce que le visa le permettait un peu comme dans beaucoup de pays quand tu fais tes études, tu fais un peu d'études, tu peux rester aussi pour... Donc, j'ai fait un stage. D'ailleurs, c'était un stage pour une entreprise française justement qui s'implantait en Asie, qui s'appelait The Case, qui était montée par les frères qui avaient fait Pixmania, bref. Mais du coup, c'était déjà projet un peu entrepreneurial et c'était rigolo parce que c'était moi ce qui m'attirait vraiment. C'était une petite boîte, pareil, dans l'action et je ne me voyais pas du tout aller faire un stage dans un cabinet de consulting. J'ai d'ailleurs jamais compris comment on peut commencer par du consulting. Maintenant, je comprends un peu mais à l'époque, je me disais mais je ne connais rien, comment je vais donner des conseils. Moi-même, je n'ai jamais rien vécu dans la vie du travail, etc. J'ai appris que ça te donne une super méthode, etc. Après, mais pour moi, à l'époque, c'était, je ne sais pas, j'avais vraiment envie de ce truc entrepreneurial donc j'ai fait ce stage qui a été quand même assez dur parce que j'étais toute seule là-bas, les fondateurs n'étaient pas là-bas et c'était dans du retail donc on avait des magasins physiques où je devais tout le temps sur l'équilibre avec une culture chinoise, etc. Donc, c'était quand même, je ne dirais pas le plus simple mais bon, j'ai commencé comme ça mais qui était assez drôle parce que dans l'ESSEC, dans l'école de commerce, je me souviens que ma directrice de master avait dit quand même, vous avez fait l'ESSEC et moi, je partais vraiment pour la petite boîte, pas du tout organisée, etc. Et ce qui est drôle quand on connaît mon parcours après parce qu'après, j'ai bossé pour deux des plus grosses boîtes.
Loïc Bah ouais, c'est ce que je regarde, j'ai LinkedIn sous les yeux et je dis bon.
Céline Et du coup, c'était un peu les boîtes qui faisaient rêver tous les étudiants d'école de commerce mais alors moi, pas du tout. Je me souviens qu'il y avait quelqu'un de chez Google d'ailleurs qui était venu faire une conférence où j'y étais allée mais tout le monde écoutait comme si c'était le rêve et c'était pas du tout, à ce moment-là, c'était pas du tout moi ce qui m'attirait. Je voulais la petite boîte, j'ai toujours voulu monter ma boîte. Bref, c'était l'entrepreneur. Donc, j'ai commencé un peu avec cette expérience et du coup, qui a été hyper quand même difficile parce que je bossais énormément les week-ends, etc. Et donc, j'ai enchaîné sur un VIE qui est un peu un contrat d'expat, international, dans une boîte d'assurance. Donc, ça m'a donné, là, c'était plus calme, on va dire, c'était un boulot plus normal en termes d'horaire et ça me permettait aussi de continuer à avoir une vie sur le côté dont le sport qui était important que j'avais un peu complètement mis de côté à ce moment-là. Et voilà. Et ensuite, j'ai enchaîné Amazon et Google, deux grosses boîtes que vous connaissez sûrement mais assez drôles quand même quand on connaît ma personnalité et je n'avais pas spécialement envie d'y rentrer mais au final, c'est des boîtes qui ont justement, toutes les équipes sont des gens de partout dans le monde, c'est hyper international, c'est beaucoup de jeunes et donc au final, ça regroupait quand même tout ce qui m'avait fait vibrer un peu jusque-là et etc.
Loïc Et donc, c'est ça qui a fait le switch entre entrepreneuriat versus pour le coup énorme boîte ?
Céline Ouais, je me suis dit à ce moment-là, je me souviens à peu près me dire qu'en fait, c'est plus simple de passer d'une grosse boîte à une petite. Quand j'ai commencé à essayer de passer des petites aux grandes, ça ne marchait pas du tout. Enfin, c'était alors que je me suis dit bon en fait, si j'arrive à avoir une grande, je pourrais aller dans n'importe quelle petite. C'est un peu con mais en tout cas, c'est comme ça que je me suis dit et un peu concours de circonstances d'ailleurs, via le volet, une fille avec qui je vais au volet, Marion d'ailleurs, si elle m'écoute, bref, je ne la remercierai jamais assez mais qui m'a dit je connais quelqu'un qui vient installer Amazon à Singapour. Ça n'existait pas. Et tu devrais peut-être le contacter parce que je te vois bien en sales, etc. Ils cherchent des gens justement pour monter le truc sur le terrain. Bref, du coup, j'ai fait les entretiens et ça a marché. Mais du coup, ça m'a aussi montré la force du réseau qui est un des trucs que je pense est primordial parce que c'était le réseau via le volet donc rien à voir avec le travail mais c'est ça qui m'a fait rentrer chez Amazon grâce à elle. Enfin, grâce à elle, j'ai passé les cinq entretiens, etc. Mais le premier push, ça a été via elle. Je pense que je n'aurais jamais moi-même cru que je pouvais aller dans ce genre d'entité. Et ce qui a fait la différence, c'est qu'Amazon venait s'installer en Asie et donc mon expérience en magasin, d'avoir monté une chaîne de magasins en gros en Asie toute seule, en fait, mon histoire, elle a été... Je pense aussi dans la vie, c'est toujours comment on raconte les histoires et mon stage qui était un peu franchement épuisant et où je l'ai transformé en un super atout pour dire en fait, moi, je suis dans le magasin, je sais comment ça marche. Donc, si je dois convaincre des gens qui sont dans le retail de vendre leurs produits sur Amazon, il n'y a pas de problème. Je sais leur challenge, je sais comment ça marche, etc. Et du coup, ça a marché. Je ne croyais pas quand ils m'ont dit que c'était bon. Je m'en souviens encore au téléphone de dire non. ça a commencé comme ça pour moi dans les grosses boîtes on va dire.
Loïc Génial. Donc, Amazon, quasiment deux ans si j'en crois ton profil LinkedIn. Oui. Et ensuite, Google. Alors, je suis très content aussi qu'on fasse cette interview parce que chaque fois que j'ai des conversations sur des podcasts ou des gens que je rencontre, etc. où je mentionne que je suis passé par Apple, j'ai droit à un flot de questions et à chaque fois, je me dis mais en vrai, c'est des questions qui sont intéressantes mais je n'ai pas nécessairement eu l'occasion pour le moment de les poser à travers le podcast. Tu vois, parce que je n'ai pas tous les jours des invités qui ont passé six ans chez Google. En gros,
Céline tu veux être défolé sur moi. Voilà,
Loïc donc là, j'ai une liste, on en a pour deux heures. Non, je rigole. Mais non, mais en tout cas, enfin, moi, je suis curieux de savoir un peu déjà en termes de culture, tu vois, à quoi ça ressemblait à l'intérieur puisque Google, tu vas nous en parler là mais très brièvement sur ton profil LinkedIn que je mettrai en description de l'épisode. Il y en a qui veulent aller voir tout de suite pendant qu'ils nous écoutent. Tu as passé quasiment sept ans et tu as eu quand même des postes, je vois un poste head-off. Donc, il y en a qui nous écoutent, head-off, c'est en gros poste de direction en charge de, directrice en l'occurrence des opérations pour l'Europe. Donc, un gros truc. Donc, je suis certain qu'il y a plein de choses très intéressantes que tu peux nous raconter mais peut-être qu'on peut commencer par la culture. Toi, quand tu as débarqué chez Google après les entretiens, tu pourrais peut-être nous expliquer comment ça se passe les entretiens aussi mais qu'est-ce que tu as découvert ? Est-ce que c'est vraiment la folie comme on a tendance à le penser vu de l'extérieur, un truc hyper bouillonnant, super innovant, une émulation de fou ou est-ce que finalement c'est une boîte comme les autres mais avec un petit truc en plus effectivement côté innovation ?
Céline Oui, déjà les entretiens c'était, j'en avais eu pareil. j'avais déjà postulé d'ailleurs au même moment qu'Amazon et j'avais eu Amazon j'avais pas eu Google et j'ai repassé Google une fois que j'avais fait deux ans chez Amazon et je suis rentrée chez Google après pareil un long process en plus chez Google ils prennent il y a toujours deux trois semaines entre chaque entretien donc au final des fois tu te retrouves avec des, ça fait des mois que tu es en train de passer tes entretiens et donc je l'ai eu la deuxième fois donc c'est aussi si quelqu'un nous écoute et a envie de rentrer dans ces grosses boîtes si on se prend une porte une fois et qu'on veut vraiment ça et bien il faut y retourner parce que ça peut passer les fois d'après ça peut être une autre équipe un autre moment et j'ai d'ailleurs été recrutée pour le même job donc je sais pas si c'était très intéressant pour moi mais bref deux ans après et je suis rentrée et une fois que tu es rentrée dans ces grosses boîtes là ce que je te disais la force du réseau c'est que au final mon conseil c'est souvent d'essayer d'y rentrer par la porte la plus facile selon ton profil etc. donc pas essayer de faire un jump de carrière de dingue parce que il y a tellement de gens qui essayent de rentrer dans ces boîtes là pour moi en tout cas si vraiment le but c'est d'y rentrer je conseille souvent je sais pas si on travaille dans les ressources humaines on essaye de rentrer dans le même poste et ensuite une fois qu'on est dedans là tout est possible entre guillemets parce que tu rencontres tout le monde tu peux parler avec tout le monde et là tu crées ton réseau à toi et ensuite tu peux changer et comme t'as dit j'ai pas mal changé parce qu'au final tu rencontres des gens où il y a des nouveaux projets je dirais le truc dur c'est d'y rentrer mais une fois qu'on est dedans ça va donc pas essayer de viser un jump de dingue en essayant de rentrer dans ce genre de boîte si c'est l'objectif mais juste d'y rentrer si possible et une fois qu'on est dedans voilà ensuite sur la culture ouais moi j'ai vraiment aimé surtout au début moi je suis arrivée donc j'étais à Singapour donc super international c'est un bureau assez neuf on était quand même il y avait 2000 personnes donc c'est pas un tout petit truc mais c'est pas les US avec quand j'ai bougé à New York on était 10 ou 15 000 je crois dans le bureau de New York donc il me fallait une demi-heure pour aller d'un côté à l'autre c'est pas du tout ce genre de truc là à Singapour c'était plus petit et ouais c'est super culture dans mon équipe parce que je racontais on était une quinzaine je pense et on était vraiment 15 nationalités différentes voire on rigolait des fois 17 parce que t'en avais toujours un ou deux qui avaient double nationalité etc donc non j'ai adoré le début pour moi c'était trop cool c'était c'était le cadre super international je bossais beaucoup avec des clients donc j'étais tout le temps en rendez-vous client en Asie en plus et toujours en face à face ça se fait pas du tout au téléphone moi j'aime bien rencontrer des gens leur parler c'était beaucoup d'entrepreneurs justement parce que en gros mon équipe on devait trouver des gens qui n'avaient jamais utilisé les solutions Google Ads bref il fallait trouver des entreprises qui n'avaient pas encore utilisé ça donc ça restait des plus petites entreprises bref j'ai vraiment adoré mes premières années ensuite j'ai bougé aux US avec Google et là je dirais que ça a changé parce que c'était une complètement différente culture parce que de toute façon la culture de travail aux US est différente de l'Asie donc je ne saurais pas te dire si c'était le changement de continent aussi enfin il y a eu un mix et le Covid bien sûr qui a fait que tous les avantages qu'on a à bosser dans ces grosses boîtes qui sont tu rencontres plein de gens trop sympas t'as la bouffe gratuite qui est incroyable à Singapour on avait les buffets tu peux plus aller dans un hôtel après ça parce que tu dis enfin bon bref vraiment ça c'est la vérité donc c'est quoi
Loïc en fait t'arrives t'as en permanence un buffet qui est dressé et tu te sers à volonté
Céline exactement et t'as je crois qu'il y a enfin je sais du coup je passais mon temps à faire visiter les bureaux parce que tout le monde veut visiter les bureaux de Google même tes clients au final personne n'est intéressé parce que tu vends tout ce qu'ils veulent c'est venir chez Google j'avais d'ailleurs trouvé un truc mes clients je les ramenais juste dans la réception il y avait des salles de bureaux et si je voyais que c'était un meeting un peu intéressant je les faisais visiter parce que sinon ça me prenait une heure de les faire visiter et tout le monde est intéressé que par ça et ouais si c'est vrai t'as des super buffets etc après aux US après c'est un bureau très neuf aussi t'as des trucs différents mais de manière générale oui et il y a de la bouffe partout oui genre je crois que c'est à plus de tous les 200 ou 300 mètres dans le bureau mais il est énorme le bureau t'as de la bouffe tout le temps partout t'as des cookies enfin vraiment c'est la catastrophe si tu veux faire attention à ce que tu manges je me souviens plus déjà mais tu prends 10 kilos je crois quand tu rejoins Google ah ouais d'accord voilà c'est pas forcément mais c'est vrai les buffets sont super donc voilà tout ça c'est vrai la culture c'est vrai et donc oui après en bougeant aux US la culture US elle est différente de travail donc on prend pas de pause le midi donc je mange toute seule tous les midis même si t'as des super buffets bah t'es tout seul ça c'est un peu enfin j'exagère un peu mais la culture est quand même différente c'est productivité productivité machin tu vas pas forcément boire un verre après le boulot avec tes gens du boulot parce que tout le monde a sa vie et rentre chez soi et a pas forcément envie de faire le côté social donc c'était un peu différent et oui donc avec le Covid bah on bosse de la maison et donc comme pour tout le monde mais encore plus je dirais pour ce genre d'entreprise où tu dirais la culture c'est vraiment ce qui te garde dans ces entreprises bah en fait avec le Covid elle est partie et voilà tu restes t'es chez toi et au final là tu fais plus que le job on s'est timé et t'as moins cette partie autour
Loïc et le management à la Google tu le synthétiserais comment ? ça ressemble à quoi ?
Céline bah pour moi je trouve qu'il n'y a rien de plus simple entre guillemets que d'être un manager chez Google parce que tu dois manager des gens ultra performants ultra motivés et en fait et qui sont qui n'ont pas confiance en eux enfin je sais pas tu vois c'est des performeurs mais qui vont toujours vouloir faire plus j'étais entourée que de gens comme ça et d'ailleurs c'est épuisant parce que tu te sens toujours nul parce que tout le monde parle 5 langues et ils performent en tout etc et donc du coup pour moi être manager de ces gens là bah c'est du pain béni quoi entre guillemets parce que t'as même pas besoin de leur dire de se dépasser parce que ils le font d'eux-mêmes j'ai l'impression qu'ils arrivent à recruter ces personnalités de performeurs en tout cas moi j'étais en vente donc en plus c'est vraiment c'est du chiffre etc mais j'ai l'impression que tu vois j'avais l'impression c'était un peu ils arrivent à recruter ce genre de personnes qui vont se donner à fond pour être successfull mais il n'y a pas besoin de leur demander de le faire ils le font d'eux-mêmes et moi la première et ils ont tout un système de promotion où tous les 6 mois tu peux être promu je ne sais pas si chez Apple t'avais la même chose t'es jugé par tes managers mais aussi par les gens avec qui tu travailles donc t'as vraiment tous les 6 mois t'as une revue de performance etc et donc c'est un peu la guerre pas la guerre mais à essayer d'avoir la promotion et qui va être promu et machin donc en fait les managers ils n'ont pas besoin de pousser beaucoup parce que tout le monde veut avoir la promotion et comme t'es tous les 6 mois t'es remis sur le grill et bien tout le monde est tout le monde est motivé quoi en gros
Loïc ok ouais ça semble coller l'image qu'on a de l'extérieur en tout cas vraiment cette idée d'émulation tu vois c'est le pour avoir vu quelques interviews quelques présentations sur le process de recrutement entre autres de Google c'est vraiment l'impression que ça m'avait donné parce que quand je vivais en Suisse il y a le alors je crois que c'est le siège je vais peut-être dire une bêtise mais c'est là il y a les équipes en intelligence artificielle de Google à Zurich
Céline ouais en Suisse c'est les ingénieurs pour l'Europe en fait tous les ingénieurs sont basés aux US ça reste une boîte très américaine et pour l'Europe ils sont tous basés à Zurich ok
Loïc donc il n'y a pas que l'intelligence artificielle alors à Zurich
Céline c'est en gros hub d'ingénieurs mais ça reste une boîte sûrement comme Apple où les ingénieurs sont le cerveau on va dire de la boîte voilà exactement donc moi je n'étais que en vente donc mon expérience est aussi sûrement complètement différente de si un jour tu as interviewé quelqu'un qui était en software engineer ou etc mais oui à Zurich c'est là où en tout cas il y a des ingénieurs
Loïc ouais ok et sur ton dernier post pour terminer peut-être sur Google donc Head Off concrètement tu faisais quoi tu avais quoi comme équipe c'était quoi les enjeux pour toi
Céline ouais alors en fait quand j'ai bougé j'avais déjà un peu en tête le projet de rentrer en Europe ça s'est venu après le Covid j'avais aussi déjà dans ma tête l'idée que je vous raconterais mais vraiment le truc de me dire bah pourquoi pas faire que du volet etc mais bon bref pour moi dans ma tête ça ça voulait dire je revenais en Europe et donc je voulais un peu tester de revenir en Europe parce que ça faisait 12 ans que je n'avais pas vécu en Europe pour moi j'avais un peu ce sentiment pour être honnête de me dire bah est-ce que c'est pas un échec mais un retour en arrière je sais pas j'avais un peu ce truc de est-ce que ça va quand même me plaire je savais que je voulais pas rentrer bosser en France ça c'était toujours ce truc c'est pas du tout j'adore la France et j'adore y être en vacances etc mais je pense que c'est ce sentiment encore une fois que je t'ai expliqué d'être dans un contexte où les gens sont différents de moi bref mais donc du coup je m'étais dit je fais un peu je regarde la carte ok où est-ce que je peux jouer au beach volet et que je peux avoir un job chez Google Barcelone en gros plus ou moins je vous la fais court mais je me dis il y a un petit bureau à Barcelone il y a que 40 personnes donc c'est tout petit et je sais que là je peux m'entraîner et je suis en Europe donc voilà j'arrivais à tout et en gros je regarde chez Google ce qui est super cool c'est que tu peux remplacer des gens pendant 6 mois souvent c'est des remplacements de maternité en gros quand quelqu'un part en congémat tu peux prendre leur job je sais pas si t'avais la même chose sur Apple mais tu peux prendre leur job pendant 6 mois mais du coup c'est trop cool parce que ça te fait un peu en espèce de stage ou au milieu de ton job et ça te permet de changer il y a plein de gens qui du coup tu vas faire 6 mois dans une équipe complètement différente de ce que tu fais donc c'est hyper intelligent aussi parce que ça te permet de tenter d'autres trucs et de voir d'autres choses et de t'ouvrir et donc du coup j'ai trouvé ce job là où là c'était plus des opérations donc un peu moins de la vente moi j'avais toujours fait de la vente mais bon au final ça ressemblait c'était juste faire de la vente mais en gros à Barcelone il y avait un partenaire qui était un espèce de call center on va dire qui faisait de la vente pour des plus petits clients mais donc avec beaucoup de personnes au téléphone et donc j'ai géré les opérations de Barcelone à Barcelone c'était un tout petit bureau de gens qui travaillent chez Google mais par contre il y a 2000 personnes qui font quand tu as un problème avec ton compte Google Ads t'appelles et au final tout arrive à Barcelone et c'est là que tout le support en gros est fait et c'était sur un autre produit de Google ça restait dans la partie publicité mais c'était un nouveau produit de Google le détail est moins important mais donc à la fin j'avais peut-être je ne sais pas dans mon équipe il y avait à peu près une centaine de personnes mais encore une fois je sais que dans ces boîtes là ils font un peu la différence entre est-ce que c'était 100 personnes qui travaillent chez Google pour moi c'est la même chose mais bon bref et donc du coup il y avait à peu près une centaine de personnes dans ces opérations là qui couvraient toute l'Europe et donc on faisait je m'occupais de gérer tous les problèmes les lancements des nouveaux produits et de gérer les équipes etc
Loïc ça devait être super intéressant comme poste
Céline pas mal de diversité
Loïc j'imagine dans ce que tu faisais au quotidien ouais
Céline tu résous des problèmes principalement et en plus c'était un produit un peu compliqué parce que c'était et c'était la première fois que je travaillais sur l'Europe alors que j'avais bossé en Asie et en l'Asie c'est un peu différent mais aux US mais là en gros on lançait un nouveau produit et chaque pays a sa réglementation différente et donc ça devenait un espèce de sac de nœud parce que en France tu peux faire ça tu peux machin mais par contre tu peux pas faire ça en Allemagne et là il faut avoir une autorisation différente bref je vous passe les détails mais donc du coup et comme c'était un nouveau produit je bossais avec les ingénieurs quand même qui étaient aux US qui eux développent le produit donc on pouvait donner des feedbacks aussi aux ingénieurs ce que j'avais jamais fait avant dans mes jobs en vente entre guillemets tu n'as pas accès à ces ingénieurs qui sont eux encore une fois le cerveau de l'entreprise et là comme c'est une petite boîte et un projet un peu plus enfin un nouveau produit on devait tout le temps leur donner des feedbacks sur les problèmes qu'avaient les clients ce qui se passait etc donc ça j'ai trouvé ça super chouette ça faisait plus petite boîte au sein d'une immense boîte
Loïc excellent et donc à quel moment est-ce que tu as commencé tu vois à former l'idée de peut-être faire du beach volley ton activité principale c'est arrivé quand
Céline je dirais quand j'étais encore en Asie je m'entraînais j'ai commencé à adorer le beach à m'entraîner beaucoup mais il n'y avait pas de compétition j'allais de temps en temps en Australie que c'est le plus près entre guillemets pour avoir c'est à 4 heures de vol quand même mais on est allé faire quelques week-ends mais sur les 7 ans que j'ai passé là-bas tu vois j'ai dû aller faire 3-4 fois des compétitions il y en avait une ou deux par an à Singapour mais bon basta il n'y avait pas grand chose et par contre quand j'ai bougé aux US c'est là que comme les US le sport c'est vraiment une institution etc je dirais que c'est là en passant quand j'ai déménagé à New York j'étais à New York en 2 ans d'abord et ensuite à Los Angeles mais j'étais d'abord à New York c'est là que ça fait toujours tiquer parce qu'on se dit il n'y a pas de visio aller à New York ici et donc c'est là que je dirais que j'ai commencé à jouer déjà plus et le niveau était beaucoup plus élevé c'était dur les filles elles sont toutes immenses c'est des boules de muscles c'est aussi un autre réseau de physique que ce qu'on a l'habitude de voir et là je dirais que j'ai commencé à vraiment à vraiment me dire quand je m'entraînais le matin en fait avant d'aller au boulot on commençait de 6h à 8h ensuite je prenais le métro je prenais le métro à 4h50 je me souviendrai toujours mes potes qui avaient des enfants ils me disaient mais pourquoi tu fais ça alors que t'as pas d'enfants bref mais donc je prenais le métro hyper tôt j'allais faire mes 2h d'entraînement et je revenais je prenais ma douche à 9h je commençais mon taf et je faisais mon taf pendant 8h voilà une journée normale mais sauf que moi genre à 11h quand on faisait des meetings moi j'étais déjà levée depuis 4h donc et je bois pas de café donc bref j'étais en déjà j'avais l'impression que je voulais que la journée elle s'arrête quoi et donc je dirais que c'est ça qui a commencé à me faire me dire c'est possible de faire les 2 et j'augmentais mon niveau etc mais j'avais cette frustration de me dire bah du coup au volet en fait je suis frustrée parce que je suis tout le temps fatiguée les filles avec qui je m'entraîne elles vont chez le kiné après ou elles vont faire une sieste moi j'enchaîne je cours et je vais faire mes meetings mais du coup au boulot je commençais à être dans une spirale où je me disais bah les autres ils progressent plus vite aussi parce que moi j'arrive pas je suis fatiguée bref un peu ce questionnement déjà de me dire c'est possible de faire les 2 mais à quel prix quoi au prix que je suis mais sur les rotules quoi et à 8h j'allais me coucher parce que si tu te lèves à 4h tu peux pas bref vraiment de me dire c'est possible mais je suis en train de griller toutes mes cartouches d'énergie et je pense que c'est arrivé jusqu'à un point où vraiment je me suis dit bah en fait je peux pas enfin il faut je me suis dit un peu tu vois peut-être que je pourrais me faire ce cadeau ou faire un choix un peu entre les 2 le choix de la raison aurait été de dire bah continue à pousser ta carrière etc mais j'avais ce truc de me dire bah en fait l'autre option elle va s'en aller cette porte là elle va se fermer juste par la force de l'âge et du temps qui passe alors que celle du boulot elle est pour moi en tout cas je m'en suis convaincue je peux y retourner quand je veux et celle là il n'y a pas la porte de l'âge et donc du coup ça s'est un peu commencé comme ça et elle me dit bah pourquoi j'ai toujours rêvé de pouvoir m'entraîner vraiment bien de faire la nutrition de me reposer c'est pas possible en fait quand tu fais vraiment les deux à fond bah c'est vraiment dur et je me disais en fait regarde autour de toi qui vraiment il n'y en a pas beaucoup des gens il y en a évidemment toujours mais souvent c'est au prix que bah t'en payes sur toi sur ta santé ou que t'es épuisé du coup tu vois j'avais plus de patience etc bref donc c'est venu un peu comme ça et ça a pris du temps je me suis pas souvent en gros tu démissionnes pas du jour au lendemain comme ça évidemment je dirais que ça a germé pendant au moins deux ans facilement et je pensais jamais que je le ferais et puis c'est vraiment ce truc en moi je me disais si je le fais pas je vais regretter quoi j'ai pas envie d'être la vieille version de moi dans quelques années je me disais quand même à me dire c'est con quoi pourquoi je l'ai pas fait alors que c'était possible et que maintenant je peux plus c'est un peu ce truc du regret moi je dirais c'est d'avoir formulé le truc comme ça qui m'a fait me dire mais en fait pourquoi je me fais faut y aller quoi c'est maintenant faut y aller faut sauter
Loïc c'est super intéressant parce que en fait c'est drôle et je retrouve un peu tu vois des réflexions que j'avais aussi et qu'il y a pas mal de gens que j'ai été avoués qui ont aussi fait des grosses transitions et finalement on revient toujours à cette notion de mais là il y a une opportunité en fait ce qui fait qu'à un moment donné ça bascule c'est à dire que je transitionne je démissionne et je me consacre à autre chose c'est cette envie c'est ce rapport au temps en fait comme tu l'as très bien dit tu vois c'est ne pas laisser passer quelque chose je le saisis et puis bon je fais confiance à la vie ma capacité à rebondir et peut-être plus tard je reviendrai à une activité pro on va dire plus classique mais j'ai vraiment l'impression que le fil rouge c'est ça tu vois cette idée de dire il y a une opportunité je la vois je l'identifie ça me fait un peu peur d'y aller mais en fait si je la saisis pas elle va disparaître
Céline ouais elle va disparaître je vais m'en vouloir et ouais je sais pas c'est vraiment ce truc de dire je me suis convaincue moi-même qu'en fait cette expérience déjà de la vivre ça sera une réussite quoi qu'il arrive parce que je m'enlèverai ce regret tu vois de me dire toute ma vie si ça tombe j'aurais été super une super joueuse alors que si ça tombe pas du tout ça sera une catastrophe et que je vais me rendre compte déjà je commence beaucoup à me rendre compte que déjà c'est pas j'avais idéalisé enfin tu t'idéalises aussi toujours non non mais je veux dire tu vois au moins je me dis de le vivre de toute façon c'est un c'est une réussite déjà il n'y a pas de doute parce que je m'enlève ce regret je suis quelqu'un qui a tendance à toujours regretter à me dire j'aurais pu faire mieux j'aurais dû faire comme ça blablabla donc au moins celui-là je me l'enlève quoi qu'il arrive rien que de le faire tu vois c'est vraiment de me convaincre comme ça et je pense le fait d'avoir déjà toi bossé avant tu te dis aussi que tu as un peu ce coussin de sécurité de dire si je veux revenir c'est possible et comme tu dis ça sera sûrement pas dans une de ces grosses boîtes ça sera sûrement différemment mais je sais pas j'avais pas la peur de me dire je retrouverai rien ce que j'ai réussi à me construire en me construisant une carrière professionnelle avant après c'est tout le débat entre tu vois je joue aujourd'hui contre des filles qui ont eu un ballon dans les mains depuis qu'elles ont 5 ans qui a 20 ans elles sont en centre de formation c'est un autre parcours complet mais je me suis aussi je me laisse dire aussi que j'ai d'autres forces et que tu vois j'ai rencontré beaucoup de joueuses professionnelles qui a 25 ans 26 ans elles ont un peu peur de qu'est-ce qui va arriver après elles ont pas forcément de elles sont toujours en galère pour les sous c'est compliqué enfin il y a d'autres en fait il y a d'autres problèmes aussi quand quand t'as commencé très jeune donc de toute façon je peux pas revenir en arrière et je me dis que j'essaie d'utiliser mes différences comme des forces aussi dans ce parcours là
Loïc ouais alors tu l'as mentionné l'aspect financier encore une fois pour avoir si je me remémore toutes les conversations que j'ai eu avec des gens qui ont fait des transitions c'est souvent l'aspect financier qui arrive en premier quand tu quittes une situation stable pour autre chose toi c'était un sujet aussi ou le fait que t'aies justement eu une longue carrière avant bah finalement c'est pas nécessairement ce qui te faisait le plus peur
Céline si ça fait peur surtout que le beach volley c'est vraiment il y a même pas une once de peut-être je vais gagner un peu de sous genre il y a rien si tu gagnes un tournoi du world tour qui est déjà genre mission on parle pas de bref tu gagnes 800 euros et tu le divises avec la personne à qui tu joues donc autant dire que tu vas pas c'est vraiment pas et ça a jamais été un truc de me dire peut-être que je peux me faire des sous tu vois là dessus par contre je sais pas pour moi comme je te disais je le vois vraiment comme je me suis rassurée je pense en me disant tu vois c'est un peu comme une année sabbatique il y a des gens qui prennent une année ou deux sabbatiques pour voyager et donc du coup moi ce que j'ai envie de faire avec ce temps c'est ça d'investir en moi d'en m'entraîner tu vois j'ai pas envie de faire le tour du monde j'ai envie d'être à un an enfin non je bouge tout le temps mais j'ai envie de m'entraîner et d'essayer de progresser etc et donc je me le suis tournée un peu comme une espèce d'année sabbatique qui à mon avis va durer plus longtemps mais je pense que ça aide s'il y a des gens qui sont dans ce moment de transition tu vois parce que si tu dis que c'est pour 15 ans et déjà de toute façon je vais pas faire du sport à haut niveau pendant 15 ans je me fais ça un an ou deux et moi dans l'idée c'est que je me dis aussi qu'en fait je me suis vraiment pour moi je rajoute des cordes à mon arc en fait c'est comme si c'était un peu un investissement je sais pas il y a des gens qui s'arrêtent pour faire un an de MBA tu vois et pour moi je me dis que en fait cette expérience elle va rajouter quelque chose si un jour je veux retourner même dans le monde du travail parce que pour moi les qualités de quelqu'un qui fait du sport à haut niveau c'est les mêmes qu'un performer dans une entreprise ou un entrepreneur qui s'en sort bien en fait c'est les mêmes bien d'accord et donc du coup pour moi c'est ça que je suis en train de vivre et si je dois pitcher des investisseurs après ou si je dois retourner dans une autre boîte et bien je vais leur montrer ce que j'ai fait et donc en fait je le vois comme je me rajoute tu vois toujours un peu challenge en plus comme je te racontais depuis que je suis petite mais je me rajoute des cordes à mon arc un peu je le vois comme ça et donc oui bien sûr je dois faire un peu plus attention à ce que je dépense c'est voilà mais je le vois un peu moi en tout cas comme un investissement en moi pour le futur et je pense que ça ça va m'ouvrir j'y crois ça va m'ouvrir d'autres portes et peut-être des jobs que je pensais même pas exister tout ce qui est toute la partie mentale je te racontais un peu avant l'épisode qui est vraiment ce que je découvre de dingue dans cette partie du sport de haut niveau j'aurais jamais pensé un jour tu vois essayer de comprendre mieux ces parties là je pense que ça juste ça m'ouvre j'apprends tellement sur moi et sur le reste que je pense pas que je peux perdre du temps ni de l'argent en fait je le vois comme un investissement pour plus tard
Loïc est-ce que l'investissement sur soi-même c'est pas le meilleur des investissements possible ?
Céline ça je sais pas je me pose la question dès que j'ai un entraînement tout pourri je me pose la question non par contre ce que je voulais dire aussi c'est que en vrai il y a cette pression clairement et tu vois je me rendais compte que les premiers matchs que j'ai commencé à faire tu vois après avoir démissionné j'avais quand même changé de vie j'avais repris toutes mes affaires de Los Angeles pour rentrer enfin tous ces changements et en fait je pense que je me mettais une pression je commençais un match en me disant je ne peux pas perdre genre je ne peux pas perdre c'est pas possible j'ai lâché mon boulot j'ai lâché ma situation confortable parce qu'évidemment tout le monde te ravache ça dans tes oreilles j'ai lâché mon visa américain pour vivre aux Etats-Unis enfin tu vois je mettais tout dans le panier et donc je commençais mon match en me disant en fait et je m'entraîne tous les jours donc je ne peux pas perdre c'est pas possible tu vois et en fait je perdais à chaque fois parce que tu ne peux pas passer tout ton temps enfin je sais que dans ton sport c'est un peu différent mais tu ne peux pas passer tout le match à me dire c'est pas possible je ne peux pas perdre j'ai tout lâché pour ça enfin bref et du coup c'est là aussi vraiment que je me suis rendu compte que du coup je me mettais une pression que je stressais et c'est aussi parce que je mettais tout ce changement de vie sur le volet alors qu'en fait il faut vraiment que j'arrive à séparer les deux j'ai fait ce changement de vie parce que comme je t'ai expliqué je ne voulais pas regretter et j'utilise mon temps et mon argent etc pour faire ce projet mais essayer en tout cas de les dissocier un peu parce que sinon tu commences un match avec 20 kilos sur les épaules et dans un sport où il faut avoir des réflexes et il faut être rapide tu ne peux pas tu es tout lent voilà je pense que ça rajoute quand même un peu cette pression
Loïc parce qu'en termes d'objectifs sur cette coupure que tu t'octroies et enfin moi je suis 100% d'accord avec toi je trouve que c'est absolument génial et super inspirant que tu aies osé te lancer quitter un job voilà tu disais une situation forcément très confortable financièrement un revenu stable etc pour te consacrer à une passion qui ne pourra pas te rémunérer puisque ça ça va être très clair mais que tu vois comme finalement un investissement en toi une opportunité de grandir est-ce que tu as est-ce que tu as quand même d'un point de vue attente vis-à-vis de toi-même est-ce que tu sais déjà où tu veux aller d'ici un an deux ans trois ans que ce soit en termes de résultats en termes d'amélioration de ton jeu en termes d'équilibre de vie est-ce qu'il y a des choses comme ça que tu as déjà clairement identifié que tu vises
Céline alors ouais en fait à la base mon projet c'était vraiment et ça l'est toujours mais de jouer des tournois internationaux donc au beach volley tu as trois niveaux différents pour les tournois internationaux et en gros tu as le tu as un peu comme je pense le tennis tu vois où tu as des différents tu as des tournois ATP mais différents tu as les grands chelems donc là tu as Nadal etc mais tu as aussi plein d'autres tournois de haut niveau qui sont en dessous bref et donc au beach volley c'est un peu pareil tu as trois catégories comme ça donc la plus haute catégorie c'est en gros les équipes qui vont au JO enfin qui essayent de se qualifier pour les JO etc mais moi mon but c'était de jouer les tournois qui s'appellent Futur donc les tournois internationaux donc représenter la France donc déjà ça a été discussion enfin de parler avec la fédération française parce que j'avais jamais joué en France donc de pouvoir prouver tous mes résultats donc ça a aussi fait partie de je l'oublie limite maintenant mais il a fallu aussi un peu pas se battre mais tu vois expliquer mon parcours d'où je venais et montrer mes résultats aux Etats-Unis mais que j'avais pas de résultats en France donc il y a eu cette partie là et ensuite j'ai fait j'ai commencé d'ailleurs j'ai été m'entraîner je pense que j'ai entraîné bref et j'ai fait des tournois internationaux que j'ai commencé donc avec une joueuse française donc en fait le challenge dans ce sport c'est vraiment et dans mon projet c'est de trouver la personne qui va être avec moi parce que c'est pas un sport individuel donc ce qu'on oublie dans tout ça c'est que c'est bien beau que moi je veuille m'investir à fond et mettre de l'argent et du temps et de l'énergie mais je dois convaincre quelqu'un de venir le faire avec moi et cette personne attention accroche-toi les critères la liste de critères de cette personne c'est pire qu'un couple en gros je t'explique en gros il faut que je trouve une française donc déjà ça réduit moi qui ai habité à l'étranger et qui ai zéro connexion en France il faut qu'elle soit française moi je joue en défense donc on est deux mais on a chacun un rôle sur le terrain donc il faut que je trouve quelqu'un une bloqueuse donc c'est celle qui est au filet de manière générale c'est une très grande quelqu'un qui est très grand et qui est au filet pendant que moi j'essaie de défendre les balles derrière il faut qu'elle ait l'envie il faut qu'elle ait un peu d'argent parce que comme on a expliqué tu gagnes pas d'argent mais il faut en dépenser pour y aller aller jouer un tournoi même si c'est en Europe ben à chaque fois ça a des coûts et ça bon bref tu vois je te fais la liste mais en finale c'est un challenge principal c'est ça c'est trouver la personne si elle m'entend non je rigole mais du coup j'ai déjà j'ai déjà fait j'ai commencé donc mais en fait à la base je voulais vraiment trouver une fille et faire tout ensemble et en fait je me rends compte que dans ce projet il va y avoir des partenaires différents et donc j'ai eu l'opportunité et la chance de jouer avec Déborah Giaoui qui avait joué en équipe de France pendant assez longtemps et qui a eu deux enfants maintenant et qui habitait aussi en Espagne donc je lui ai un peu expliqué mon projet etc et donc elle m'a dit moi ça m'intéresse plus de jouer au niveau et de je l'ai déjà fait maintenant j'ai mes enfants et tout mais un peu pour te lancer je suis d'accord de faire un ou deux tournois avec toi etc donc ça c'était une super expérience mais je savais que c'était juste pour un ou deux tournois mais donc j'ai eu l'opportunité on a joué à Madrid un tournoi du World Tour déjà et on a joué un autre tournoi international qui était en France et ensuite là j'en jouais à Mallorca avec une autre joueuse française que j'avais été rencontrée j'étais allée passer trois jours chez elle donc c'est des expériences à chaque fois je passe mon temps à tout noter mais je la connaissais pas et je suis allée chez elle pour s'entraîner pendant trois jours tu vois c'est bizarre t'es jugée sur le sport et tout enfin voilà c'est des expériences que voilà j'aurais jamais vécues sinon et donc là on va jouer un autre tournoi du World Tour ensemble qui a une étape à Mallorca justement dans un mois et voilà et donc en fait mon idée initiale de m'entraîner tous les jours avec la même joueuse et que ça soit une française et qu'on puisse jouer les tournois du World Tour pour l'instant c'est plutôt avoir des partenaires différentes et tu vois si il y a une fille qui me dit go on y va j'y vais quoi et en attendant je m'entraîne avec ma partenaire avec qui je joue le championnat national et là on s'entraîne tous les jours ensemble etc mais donc je suis un peu en gros entre si j'arrivais idéalement à trouver une joueuse française qui pouvait s'entraîner tous les jours avec moi ça c'est le graal l'idéal mais sinon j'ai appris à moins planifier et à être plus flexible et me dire si l'opportunité et dans ce sport ça arrive parce que quelqu'un peut se blesser il y a une fille qui est dispo ou alors tu sais pas elles se sont engueulées ça arrive aussi donc du coup il y a quelqu'un qui est dispo et donc en fait c'est aussi un challenge c'est un sport on me dit des fois c'est un sport individuel à deux parce que tu dois être techniquement et tes points ils sont individuels par exemple mais par contre t'es une équipe c'est un peu bizarre mais c'est en tout cas un des challenges que j'ai
Loïc ok ok ok super intéressant effectivement quand tu le dis ça paraît évident et tout bête mais oui en étant deux les challenges les enjeux bah ouais parce qu'au delà d'avoir quelqu'un qui comme tu disais qui est plutôt bloqueuse française à peu près du même niveau que toi etc il faut aussi j'imagine qu'elle ait les mêmes objectifs que toi c'est à dire que si elle elle est juste un niveau je sais pas le niveau 3 sur niveau 3 sur 3 mais que toi ton objectif c'est d'aller sur le niveau 2 ou d'être prête tu vois d'ici 6 mois alors qu'elle ça donne plutôt un an et demi ouais effectivement ça fait beaucoup de paramètres
Céline ça fait beaucoup de paramètres et aussi c'est con mais c'est important aussi je me rendais peut-être moins con mais en fait tu passes un temps ensemble qui est c'est vraiment comme une relation de couple parce que t'es deux et c'est aussi bien de s'entendre tu vois en dehors du terrain parce que tu vas perdre beaucoup plus de fois que tu vas gagner en statistique et et tu passes tu vois tu vas à un tournoi tu voyages tu nannas en fait tu passes énormément de temps en dehors du terrain donc en plus il faut que ça accroche un peu tu vois genre ça existe des équipes qui s'entendent pas du tout mais qui jouent bien ensemble et machin mais c'est quand même compliqué quoi donc il faut aussi trouver quelqu'un avec qui ouais enfin ça passe bien et t'as pas envie non plus d'être tout le temps enfin ouais c'est quand même c'est pas simple en plus de tout ça
Loïc et t'as des exemples d'équipes autour de toi qui ont réussi à qui fonctionnent très bien ensemble et tu vois qui ont réussi à ce qu'il y ait des matchs à trouver à se trouver des profils complémentaires etc
Céline bah alors du coup bah il y a des équipes il y a des équipes fédérales françaises il y en a deux en gros en France la France elle a deux équipes fédérales donc elles c'est leur métier elles sont payées par la fédération enfin je les connais pas du tout personnellement donc je ne sais pas comment ça se passe après c'est le monde un peu fédéral on va dire et après au bit-volet tu peux aussi être comme moi en projet sur le côté auto-financé donc t'es pas sous l'égide de la fédération la fédération doit c'est elle qui t'inscrit au tournoi donc pas n'importe qui peut s'inscrire la fédération doit quand même dire ok elle sait jouer au volet mais après c'est pas la fédération qui te finance mais non et moi en gros là en ce moment par contre donc j'ai une amie qui était que j'avais rencontrée à Los Angeles quand j'habitais à Los Angeles le seul problème elle a tous les critères sauf le français et en gros je me suis dit bah pour l'instant c'est top parce qu'on arrive à progresser ensemble elle est venue elle est venue à partir de juillet mais on a fait un petit bout de la saison ensemble donc on a fait plein de matchs ensemble on commence à mieux se connaître elle fait 1m92 donc elle est très grande et donc du coup non et vraiment on est amis à la base aussi enfin amis je ne la connaissais pas non plus tant que ça mais bon bref c'est cool parce qu'on partage aussi beaucoup de temps en dehors comme je te disais même là à Maillard qu'on s'entraîne pendant trois mois on vit ensemble tu vois c'est des trucs où on n'a plus forcément l'habitude etc mais bon bref donc je dirais que même l'exemple là que je vis en ce moment c'est pas facile non plus parce qu'il faut réussir à communiquer moi je sais que c'est un je pense que ça va cette expérience elle va aussi beaucoup m'apprendre sur moi mais la communication encore une fois comme je te disais c'est pareil pour un couple mais en fait tu dois réussir à savoir qu'est-ce qui tu vois dans un match si moi ça va et elle ça va pas trop qu'est-ce que je peux faire pour l'aider si les passes qu'elle me fait ça va pas comment je lui dis parce que sinon enfin tu vois je sais pas c'est difficile il faut réussir à être direct que je ne suis pas du tout mais en même temps pas trop enfin ouais je pense que je vais apprendre aussi beaucoup là-dessus sur la communication
Loïc si tu regardes les toutes meilleures équipes du circuit tu dirais c'est quoi qui fait leur différence parce qu'avant qu'on commence tu parlais un peu de ta découverte que tu t'attendais à ce que physiquement cette expérience elle soit extrêmement exigeante et bon je pense qu'elle l'est mais que tu n'avais peut-être pas forcément en tête l'aspect mental psychologique et du coup je me demande les toutes meilleures équipes est-ce que est-ce que c'est ça leur différence c'est ça qui explique leur niveau de performance c'est qu'elles sont très fortes à la fois physiquement et mentalement stratégiquement
Céline ouais moi en tout cas c'est vraiment la grosse découverte pour l'instant donc je suis encore un peu au début même si j'ai commencé en mars donc bref on va dire encore dans l'année 1 de ce projet mais pour moi c'est vraiment la grosse découverte c'est le poids du mental dans tout ça en fait et avant comme je bossais en même temps etc je faisais entre guillemets le strict minimum qui était d'aller à l'entraînement et à la muscu mais c'est tout quoi j'avais pas du tout le temps ni pris le temps ni rien fait d'autre et je dirais que là en ayant joué des compétitions beaucoup plus de compétitions et à beaucoup plus haut niveau c'est vraiment ce que je me suis rendu compte c'est comment je dirais le stress après des fois tu vois des équipes ça fait des années des années des années qu'elles jouent donc c'est aussi dur t'as ce truc de te comparer que moi j'avais j'ai vraiment ce truc tout le temps de me comparer à me dire qu'elles sont meilleures physiquement ils sont toujours tout mieux que moi mais ouais c'est vraiment la partie mentale je suis pas dans leur tête mais en tout cas je me rends compte que pour jouer à ce niveau il faut vraiment être fort dans la tête et réussir à être dans le moment présent ce qui pour moi est le truc le plus dur c'est que dans le sport tu peux pas te cacher là c'est un sport où t'es deux t'es deux sur le terrain donc en fait si t'arriveras à rien faire et ben tu peux pas te cacher derrière quelque chose ou quelqu'un il n'y a pas de changement de joueur il n'y a rien t'es là et tu dois gérer avec tous les éléments et le pire c'est ce qu'il y a dans ta tête donc ouais j'ai pas mal essayé de bosser là-dessus et encore je suis au tout début mais de pas déjà me dire dans ma tête que tout le monde est en train de se dire que je suis nulle de me concentrer sur le ballon de me concentrer sur les trucs que je peux contrôler moi c'est-à-dire bouger mon tu vois j'avais vraiment depuis le début j'ai eu pas mal de stress et c'est encore et ça me paralysait en fait le corps le fait d'être stressé et dans un sport comme je te disais où il y a beaucoup de réflexes ben je me rendais compte c'était compliqué et en fait tout vient de la tête si dans ta tête t'es pas t'es déjà par exemple en train de se dire je peux pas perdre ou tout le monde est en train de se dire que je suis nulle les deux exemples que je t'ai donné ben c'est juste pas possible mais pour pas le penser au moment où t'es sur le terrain et où ça va pas ben ça se travaille à mort et ça je me rendais pas compte je pensais que je sais pas je sais pas ce que je pensais je pensais rien je pense mais mais je me rends compte que c'est un c'est vraiment c'est vraiment dur d'être dans le moment présent d'être concentré toujours concentré on est dans un monde moi qui ai travaillé chez Google où ils créent des algorithmes pour qu'on se concentre pas et ben là on nous demande l'opposé tu vois qu'il faut il faut être juste concentré sur une chose et c'est tout et oublier tout le reste et en vrai c'est difficile ouais
Loïc euh ouais ouais je suis assez d'accord avec toi parce que la durée d'un d'une partie d'un match c'est quoi généralement
Céline en général donc c'est on me dit c'est en gros tu dois gagner deux sets pour gagner le match donc ça peut aller jusqu'à trois sets si ça fait un set chacun il y a un troisième set de 15 points les premiers sets c'est 21 donc le premier qui a 21 et si ça va au troisième set c'est 15 points en temps je dirais que ça peut varier entre je sais pas 45 40 minutes 45 minutes à une heure jusqu'à une heure et quart peut-être une heure et demie max euh il y a pas mal de pas pas mal de pause mais t'as non t'as que un temps mort d'ailleurs je dis pas mal mais non t'as un temps mort mais ouais on va dire souvent un match c'est 45 minutes une heure mais bon dans le sable
Loïc c'est quand même en termes de concentration tu vois pour rester focus je fais le parallèle avec le judo c'est le judo que je faisais mais c'est trois c'est cinq minutes un combat en fait un rando
Céline après tu vois c'est un enchaînement de balles donc en gros j'avais un coach qui disait ça chaque balle c'est un nouveau match tu vois pendant le ballon tu te comptes tu dois être concentré à fond et dès que le ballon il est par terre et bien là c'est là qu'il doit respirer tu vois souvent les joueurs de biseulé ils vont nettoyer leurs lunettes ils vont remettre la ligne et en fait t'essaies de te remettre dans ta bulle pour repartir c'est un autre ballon qui t'arrive dans la tête et donc du coup c'est toujours pareil on disait c'est laquelle la balle la plus importante au biseulé c'est la suivante parce que celle qui est avant tu peux plus rien faire donc ça sert à rien d'être dans ta tête à dire merde j'ai raté mon service c'était pas le moment machin ça il faut l'oublier il faut réussir à l'oublier et réussir à se concentrer sur le prochain ballon donc c'est un il y a beaucoup de parallèles avec la vie d'ailleurs que je fais souvent parce que dans la vie c'est pareil des fois ça sert à rien on peut plus rien changer de ce qu'on a fait mais comment on peut améliorer la prochaine ok j'ai raté mon service la prochaine fois je vais bien faire le geste technique bien monter mon bras pour pas penser au petit geste technique bref mais ouais c'est un jeu d'erreur donc c'est celui qui va faire le moins d'erreurs qu'il va gagner puis il faut accepter l'erreur et réussir à être dans ouais vraiment concentré pour que chaque opportunité tu la convertisse
Loïc est-ce que t'as déjà des outils mentaux tu vois des sortes de schémas que tu mets en place maintenant que t'as ça fait ça fait quoi
Céline ça fait
Loïc ça fait 6 mois que t'es ouais moi je m'étais
Céline j'étais allé m'entraîner un peu aussi on va dire ouais j'ai commencé en janvier pour que ça soit plus simple mais donc ça va faire 6-8 mois entre guillemets et ben oui je pense que il y a plein j'écris beaucoup je sais que ça ça m'aide je le faisais moins avant mais ça c'est c'est pas ouais je sais que j'écris beaucoup j'ai un petit carnet j'adore écrire mais j'ai un petit carnet où j'ai toutes mes notes pour le volet ça c'est plutôt tous les conseils qu'on me donne ou des sensations que j'ai ressenties etc et sinon j'ai aussi tout ce que je note sur ce qui se passe dans la vie ça ça m'a aidé j'ai contacté du coup Olivier je te disais qui avait fait le podcast aussi qui est préparateur mental on a juste fait une session ensemble là sur la visualisation mais moi j'ai jamais vraiment j'en ai déjà entendu parler évidemment tout ça mais j'ai jamais vraiment fait et je pense que oui plus j'en parle aussi avec des athlètes qui ont ça fait longtemps qui jouent de pouvoir refaire de voir toutes les options dans ta tête avant même de les avoir joué ou de refaire tes gestes techniques dans ta tête au final parce que sinon t'es épuisé physiquement si tu l'étais tout le temps donc non ça je pense que ça va pouvoir m'aider la méditation pareil en fait c'est tous des trucs je sais que ça existe mais j'ai jamais j'ai jamais vraiment j'essaye de plus en plus mais ça reste encore pour moi dur en fait je sais pas par où commencer je sais pas il faut il faut vraiment persister en fait c'est vraiment j'essaye maintenant de plus en plus de me dire en fait c'est de la muscu la muscu de mon cerveau ça fait maintenant que je fais beaucoup du bide je vais dire au moins 5-6 ans que je vais à la muscu 3 fois par semaine mais par contre je fais pas de muscu pour mon cerveau donc j'avais aussi bref d'en faire d'en faire comment de faire au moins quelques fois par semaine en fait c'est nécessaire donc j'essaye de le voir comme ça et donc du coup de me dire que ça fait partie du travail c'est d'entraîner mon cerveau
Loïc je pense que tu l'as très bien résumé l'analogie elle est excellente c'est de la muscu pour le cerveau clairement et la muscu
Céline j'y vais le matin et je fais mes petites répétitions tu vois et je me pose pas non plus 1000 questions justement et je le fais pas pour mon cerveau donc c'est c'est work in progress mais j'ai aussi j'ai pas mal j'avais bossé aussi avec un coach mental Rémi qui m'a beaucoup aidé au début justement c'était surtout sur la confiance en moi que j'ai toujours pas beaucoup mais qui est essentiel dans le sport et dans le sport de haut niveau donc il y a plein de trucs à travailler mais justement je trouve que c'est hyper intéressant et comme je te disais je m'étais tellement dit que la clé ça allait être de m'entraîner à outrance parce que j'avais l'impression que c'était ça quoi pour être fort il faut s'entraîner ça fait partie c'est vrai je m'entraîne quand même 3h par jour donc c'est pas rien mais le reste du temps il y a plein d'autres trucs que je peux faire sans épuiser mon corps qui peuvent vraiment m'aider dans ces moments où où j'arrive pas et de l'avoir vécu aussi je pense d'avoir été dans ces moments où tu es dans ta tête et tu peux rien faire il n'y a rien qui marche et tu j'ai joué des fois à des niveaux où c'était pas mon niveau mais de stress bref et du coup tu veux pas que ça se reproduise donc c'est hyper intéressant j'apprends j'apprends doucement mais je trouve ça chouette c'est un tout nouveau domaine pour moi
Loïc comme tu le disais si c'est l'opportunité d'apprendre de nouvelles choses de découvrir de nouvelles choses d'investir en toi effectivement la partie mentale c'est peut-être le meilleur cadre le sport de haut niveau pour s'essayer à de nouveaux exercices
Céline carrément et comme je te disais dans mon idée de toute façon pour moi la vie il y a plein de vies dans une vie entre guillemets mais c'est des choses qui feront que toujours dans ce que je te disais mais pour moi c'est des super atouts qu'on soit après dans le monde de l'entreprise ou entrepreneur ou ce sera forcément des forces que j'aurai travaillé donc voilà
Loïc c'est clair parce que comme tu le disais le enfin tu disais que le volet c'est c'est peut-être c'est une très bonne école de la vie par rapport à cette tu vois cette notion de on n'a pas contrôle sur ce qui vient de se passer donc on se concentre sur la suite ouais finalement moi j'ai envie de te dire c'est presque enfin le sport en général dès que tu le fais à un certain niveau comme toi je pense que tu as forcément des apprentissages qui sont exploitables dans d'autres domaines on va dire que juste le sport et tu parlais tout à l'heure d'entrepreneuriat je ne sais pas si demain tu dois effectivement pitcher comme tu disais à des investisseurs bah oui la capacité à tout de suite rebondir quand tu en as un qui sort son téléphone en plein milieu de ton pitch ou tu vois qui regarde en l'air bah je pense que ouais là ce sera typiquement le genre de situation où tu auras des skills développés dans le sport transposables dans le milieu corpo
Céline ouais ouais et des fois c'est ce que j'essaye de me dire aussi c'est que et comme peut-être beaucoup de gens qui font des transitions etc c'est que autant je me dis tout le temps peut-être que ça va me servir plus tard mais j'essaye aussi de plus en plus de me dire ok qu'est-ce que j'ai que je peux utiliser tu vois parce que quand on fait une transition comme ça ou qu'on change de boulot on n'a pas rien fait les dix dernières années tu vois et des fois je me retrouve encore une fois je te remets la situation moi j'ai 34 ans et j'arrive les filles elles ont 20 ans 25 ans physique elles ont fait tous les centres de formation blablabla et de plus en plus je me dis ok mais moi qu'est-ce que j'ai qu'est-ce que je peux utiliser tu vois et donc là dans l'idée c'est par exemple moi ça fait 10 ans que j'analyse des données pour chaque décision que je dois prendre etc donc j'essaye aussi de me dire tu vois je regarde beaucoup de matchs que je vis enfin je regarde des vidéos de gens qui jouent aussi et en regardant ok quels sont les points qui marquent et je m'en fais et je m'en fais et je m'en fais pour me dire en fait si il y a une fille qui sur ce coup-là elle marque 9 fois sur 10 qu'est-ce que je me fais chier en essayer d'en avoir en savoir tous les faire non j'exagère mais en gros c'est aussi savoir s'il y a des gens encore une fois qui écoutent et qui sont dans ce genre de reconversion on perd pas non plus tout ce qu'on a fait avant et peut-être que ben je vais perdre un match mais je vais avoir la capacité de me dire ok bah qu'est-ce que j'ai appris de ce match ok kata mes services ça allait pas du tout blablabla et d'avoir la capacité de rebondir que peut-être j'aurais pas eu ou que quelqu'un n'a pas 20 ans et etc donc c'est d'essayer d'utiliser aussi les forces qu'on a en nous parce qu'on les a développés dans un autre cadre complètement et voir comment on peut les adapter et vraiment je pense que les deux mondes ils sont plus je vis dans un monde à l'autre en fait c'est le même monde clairement et c'est les mêmes c'est vraiment les mêmes les mêmes choses qu'il faut savoir faire le réseau on parlait en entreprise bah là c'est pareil quand je te disais d'essayer de trouver une joueuse comment je fais pour essayer de trouver une joueuse française bah c'est que par du réseau etc enfin bref c'est vraiment la même chose donc des fois ça rassure aussi c'est pas non plus un changement à 360 degrés parce que on utilise les mêmes choses
Loïc tu repars pas de zéro et t'as forcément des compétences qui sont qui sont transferables c'est super intéressant est-ce que t'arrives déjà donc voilà ça fait 5 enfin 5 ans c'est ça 5-6 ans que tu fais du volet du volet
Céline volet en tout j'avais commencé à 15-16 ans donc ça fait pas souvent
Loïc et beach volley donc 5-6 ans
Céline je dirais que ça fait 5-6 ans
Loïc et donc là 6 mois depuis que c'est ton activité principale est-ce que t'arrives déjà est-ce que t'as suffisamment de recul est-ce qu'il y a suffisamment de temps qui s'est coulé depuis ta transition donc ta démission de chez Google pour que t'arrives déjà à dire ce que l'expérience t'a apporté humainement jusqu'à présent la manière peut-être dont tu as déjà donc tu t'es toi déjà vu grandir depuis janvier 2023 quand tu t'es lancée
Céline ouais bah déjà j'ai été dans plein de situations enfin j'ai voyagé j'ai rencontré tu vois j'ai essayé de trouver un endroit pour m'entraîner donc j'ai été rencontrer des coachs différents et du coup d'essayer de comprendre comment ils voient le truc vendre un peu mon projet aussi etc à d'autres personnes donc non je vois déjà c'est toujours dur de regarder un peu le chemin parcouru mais clairement même rien que d'avoir eu l'autorisation par la fédération d'avoir déjà fait deux tournois du World Tour maintenant de m'entraîner dans un centre de formation avec une super joueuse donc non il y a clairement du chemin parcouru sur le terrain je le ressens aussi il y a beaucoup de choses qui ont progressé après comme tu sais tous les jours tu vois t'as du mal des fois à vraiment te dire t'as vraiment progressé donc ça des fois c'est les autres aussi qui peuvent me le dire etc mais non je pense que en fait c'est vraiment j'ai l'impression d'avoir déjà je sais pas c'est un peu cette philosophie de vie mais je sais pas si elle est vraiment attribuée à ce changement de vie mais un peu c'est vraiment tout ce que je fais me dire que c'est que un apprentissage et je le faisais moins dans mon monde du travail je pense et dans là mon projet que je fais j'ai vraiment ce truc de me dire peut-être parce que je me suis dit que quoi qu'il se passe de le vivre ça serait une réussite mais c'est vraiment ce truc de me dire ok tu vois je sais pas j'ai perdu des matchs beaucoup trop tôt dans la compétition il y a eu des milliards de trucs qui se sont passés mais c'est vraiment comment qu'est-ce que j'apprends et j'avance tu vois alors j'ai pas j'ai l'impression qu'à chaque fois je me dis dans ma tête ok bah c'est pas une catastrophe c'est pas grave on avance qu'est-ce que j'ai appris on avance on avance on avance en tout cas je le faisais moins dans mon travail quand on est dans le comme peut-être c'est aussi un projet qui me plaît à fond et que je suis passionné et que je suis à fond dedans mais ouais et je pense que ça m'aide aussi dans tu vois à moins enfin c'est pas grave quoi on avance on avance on apprend et on et j'essaie de me rappeler la plupart du temps dès que j'ai un peu des moments de coup de mou ou de fuite négative c'est-à-dire qu'en fait j'apprends plein de trucs et que et voilà ça aide beaucoup je trouve qu'à chaque fois de me dire c'est pas grave j'ai perdu mais ok et d'ailleurs de plus en plus tu vois ces défaites je sais qu'on dit toujours qu'on apprend plus de nos défaites que nos victoires mais vraiment tu vois il y a des défaites qui ont fait tellement mal qu'il y a plein de matchs que je commence et avec ma coéquipière on rigole des fois et on se rappelle ce moment ça peut pas arriver quoi c'est pas possible et donc donc en fait en vrai c'est vrai que t'apprends aussi de tes défaites et ces moments-là ils font mal quoi quand t'as t'as voyagé tu t'es entraîné t'as payé pour ton truc et t'arrives et t'arrives pas du tout à jouer et c'est fini mais bon tu rentres les fois d'après on va dire aussi avec cette expérience et que tu veux pas que ça se reproduise ou tu veux que ça se reproduise et t'avances et voilà donc voilà je pense que je sais pas j'ai vraiment ce truc de me dire il y a pas il faut vivre ce truc à fond le pire truc ça serait que j'ai fait tout ça et que je kiffe pas et d'ailleurs ça m'arrive souvent mais c'est que j'essaie de me rappeler en fait le pire truc ça serait de me dire j'ai fait tout ça et en fait ça a été que dans la douleur et ça l'est beaucoup aussi là je dis que tout est cool etc mais évidemment il y a plein de moments de doute où c'est dur etc mais ce serait dommage de me gâcher le truc sans me rappeler qu'il faut aussi en profiter et que je suis là pour apprendre et que c'est pire on peut rien vraiment se passer de cata
Loïc ouais c'est clair tu connais la notion de growth mindset
Céline ouais il y a tout ce qui est autour du développement personnel
Loïc cette idée de dire en fait en fait quand tu t'expliquais cette notion d'apprentissage permanent qu'on apprend dans la défaite etc et que l'idée c'est d'observer j'avais un peu l'impression d'avoir un peu un oeil externe t'observer de l'extérieur et utiliser chaque opportunité de s'améliorer enfin chaque expérience comme une opportunité de s'améliorer en fait ça m'a vraiment fait penser à ce concept on l'utilisait beaucoup chez Apple growth mindset versus fixed mindset
Céline ouais
Loïc et pour en avoir déjà parlé avec des coachs préparateurs mentaux athlètes etc j'ai quand même l'impression que ça fait une grosse différence quand t'as cet état d'esprit c'est à dire que tu cherches vraiment à t'améliorer de manière permanente et pas à rester tu vois camper sur tes positions non mais c'est comme ça que je vais le faire et il faut absolument que je gagne etc carrément
Céline et je pense que c'est rigolo parce que c'est un peu une force en moi que je pensais pas avoir enfin il y a un des coachs on jouait du coup avec ma coéquipière donc je vous disais qu'il fait 1m92 enfin elle clairement elle a le profil de la voléeuse de haut niveau elle joue très bien etc et du coup il nous disait un peu nos points forts et il disait qu'elle elle attaque hyper fort par exemple moi je sais pas forcément mon point fort bref et moi il me disait qu'est-ce qu'il m'a dit je sais plus comment il me l'a tourné mais qu'en gros moi j'étais hyper motivée tu vois genre c'était un truc genre limite j'avais envie de pleurer quoi c'est horrible elle physiquement il y a tout qui va et tout et toi t'es hyper motivée genre c'est horrible mais en fait c'est pas du tout ça c'est pas comme ça qu'il voulait dire mais en vrai je me rends compte que ma en fait on a parlé un peu du mental etc je pense que il y a des moments où j'ai un mental j'ai l'impression que je stresse et que je perds mes moyens mais j'ai quand même un mental hyper fort mais dans la tu vois me remettre au travail travailler plus dur rien lâcher rien lâcher et je m'en rends compte il n'y a pas beaucoup de monde enfin tu vois je pensais que c'était un truc que tout le monde a et vraiment tu vois de toujours se mettre en question d'essayer de faire mieux toujours pousser pas lâcher pas lâcher pas lâcher et le nombre de fois où il y a des filles à l'entraînement qui s'arrêtent je dis pas que c'est pas bien et tout parce que je pense bref chacun son truc mais en tout cas moi je m'étais pas rendu compte que c'était cette mentalité de toujours vouloir faire mieux je le voyais plus comme une épine dans le pied tu vois parce que du coup t'es jamais content t'es jamais satisfait et tout mais en tout cas dans ce monde là et dans mon expérience ici j'ai l'impression que c'est un peu une de mes forces donc autant l'utiliser de rien vouloir lâcher il y a sûrement il y a beaucoup de gens qui sont plus jeunes plus talentueux etc mais qui ont cette envie et qui veulent rien lâcher enfin bah moins en fait et je m'en rendais pas content en tout cas
Loïc c'est un super apprenti ça ouais excellent bah écoute Céline on arrive on arrive au bout qu'est-ce que alors on a parlé vraiment de plein de choses donc d'habitude j'aime bien demander aux gens tu vois quel serait peut-être le message à mes invités quel serait le message qu'ils voudraient faire passer par rapport à tout ce sur qu'on a échangé mais là il y a eu vraiment beaucoup de choses donc peut-être qu'on peut j'ai souvent quand même des messages j'ai l'impression qu'il y a je sais pas si c'est depuis le Covid mais les gens se posent quand même beaucoup de questions tu sais la quête du sens qu'est-ce que je fais dans mon boulot est-ce que c'est vraiment ce pour quoi je suis fait est-ce que est-ce que est-ce que c'est là-dedans que je me sens épanoui etc et là je sais pas ce qu'il y a eu ces dernières semaines j'ai reçu pas mal de messages d'auditeurs d'auditrices qui me disaient qu'après avoir écouté un épisode ça leur avait mis un peu un coup de pied aux fesses et qu'ils s'étaient lancés dans des projets qu'ils avaient laissés de côté depuis longtemps alors que ce soit des transitions pro ou pas mais donc moi j'ai quand même vraiment l'impression qu'il y a un sujet autour de ça de la quête de sens est-ce que je suis au bon endroit globalement par rapport à toi ton parcours puisque tu t'es posé la question t'es arrivé à la réponse et puis t'as agi derrière donc ce qui est quand même ce qui est quand même le plus difficile de passer à l'action qu'est-ce que toi t'aimerais dire à ces personnes qui potentiellement s'interrogent aussi
Céline ouais ben pour moi je sais pas j'ai vraiment ce truc de me dire que on a qu'une vie et que en fait qu'on risque rien tant qu'on fait pas de mal à quelqu'un tant qu'on enfin et je pense que ça ça amène enfin c'est comme je te disais ça m'est pas arrivé du jour au lendemain et tout il faut réfléchir pour ce genre de projet surtout si c'est des changements mais ouais je sais pas c'est ce truc de dire ben je risque rien j'apprends et qu'est-ce qui peut m'arriver de pire si c'est des gens comme moi un peu angoissés tu vois de noter qu'est-ce qui est vraiment le truc qu'attaque enfin le worst case scénario qui arrive etc et tu te rends compte qu'au final voilà c'est pas forcément enfin je sais pas pour moi on a vraiment ce truc de une vie et pas avoir de regrets il y a pas d'autre chance à cette vie et que s'il y a vraiment pour moi c'est vraiment le fait que c'est resté en moi tu vois j'ai essayé de le camoufler j'ai essayé de me dire mais non non c'est pas grave c'est trop cool aussi d'avoir une super carrière et machin et ça l'a été à un moment et c'était ce que je voulais aussi donc je crache pas du tout dessus mais tu vois ça restait quand même en moi ce petit truc de me dire mais merde peut-être que si je m'étais entraînée plus et quand même et donc du coup je pense que pour moi ça a été ça c'est le truc il est pas parti et du coup de s'écouter aussi et si on a un seuil et tout le monde est pas obligé de l'avoir mais s'il y a vraiment ce petit truc qui reste en nous bah vraiment de se poser je sais qu'il y a des gens qui se diront oui mais moi c'est plus compliqué c'est toujours plus compliqué parce que si on écoute quelqu'un on dit oui mais moi c'est plus compliqué parce que machin et j'entendais ça toujours pour l'étranger et tout le monde me disait qu'il voulait habiter à l'étranger je leur disais pourquoi tu le fais pas oui mais moi je peux pas parce que j'ai ça j'ai ma famille et machin bah moi aussi ma famille elle est loin mais je fais le choix de me dire que je vais être heureuse et que ma famille ils veulent me voir heureux et que je vais passer d'autres moments avec eux enfin bref mais donc du coup je pense que je pense que c'est ça si c'est encore vraiment quelque chose qui tient à coeur bah de vraiment se poser et de se dire bah comment je peux le mettre en place aussi pas forcément on pense à ce genre de changement de vie c'est du jour au lendemain etc mais moi ça fait 20 ans que je vais voler pendant des années et des années je le fais sur le côté j'ai aussi plein de gens qui font ils veulent monter leur boîte mais pareil tu montes peut-être pas du jour au lendemain tu commences une heure par jour ou sur le côté de ta boîte t'essayes de faire tu veux être coach t'essayes de faire une heure ou deux avec des potes pour voir si ça veut marcher donc c'est aussi de tester avant de se lancer mais de manière générale pour moi quoi que ce soit dans n'importe quelle situation bah si c'est en nous et qu'on veut vraiment le tester bah faut y aller au pire moi je me dis le mieux limite qui pourrait m'arriver c'est que j'aime pas que tu vois que je me dise bah au final je suis fatiguée tout le temps c'est dur j'ai mal partout les filles elles sont pas sympas enfin j'en sais rien tu vois mais et bah du coup j'arrête tu vois j'ai pu le reste de ma vie à me dire t'as mon rêve c'était d'être une athlète de haut niveau et je l'ai pas fait et en fait ça va me monter toute ma vie tu vois et un des trucs qui peut se passer c'est aussi que j'aime pas et que je retourne dans ma vie ou que je fais autre chose je sais pas pour moi c'est faut foncer faut apprendre faut se connaître je sais que moi genre dans ma je sais pas j'ai l'impression que ma vie d'avant je réfléchissais moins à ce qui est important pour moi et de se poser les bonnes questions et de d'avancer chaque truc on apprend sur soi donc je sais pas moi j'ai envie de leur dire foncez et s'il y a des trucs qui vont vivre il faut vraiment y aller il y a qu'une vie et on peut toujours revenir en arrière on peut toujours changer c'est des galères mais on revient toujours et je sais pas pour moi s'il faut y aller faut pas avoir de regrets s'il y a une personne qui écoute et qui se lance avec ça ce serait trop cool mais j'ai pas mal ce retour de gens qui me disent ah mais c'est courageux et j'aimerais bien et machin et j'ai envie de leur dire mais qu'est-ce qui t'empêche dis-moi comme ça je vais te je vais te faire les questions réponses et au final on se rend compte que c'est souvent nous-mêmes on se met les limites nous-mêmes mais oui il y a des gens qui vont penser que ma décision c'est débile que j'ai pas de niveau que j'y arriverai jamais que ouais mais c'est pas grave j'y vais on y va on avance
Loïc on avance excellent un grand grand merci Céline je me suis régalé c'était vraiment passionnant alors déjà un évidemment d'en apprendre plus sur l'univers du beach volley puisque je je suis pas forcément au fait des subtilités du sport et puis surtout d'en apprendre un peu plus sur ton parcours et comment est-ce que cette transition s'est mise en place tes objectifs comment tu grandis bref franchement un parcours très très intéressant très inspirant et je suis sûr et certain que ça ça aura un impact très positif en tout cas sur la communauté des frappés donc merci à toi pour ton témoignage
Céline pas de soucis et s'il y en a qui veulent qui veulent me contacter etc avec grand plaisir pour discuter si besoin mais mais non merci beaucoup de m'avoir reçu et je suis une grande fan des frappés donc je m'adore toujours et je me dis toujours que mon parcours n'a rien de ceux que j'écoute à chaque fois mais mais si ça a pu inspirer quelqu'un ça serait trop chouette
Loïc génial un grand merci Céline à très bientôt
Céline bye
Loïc merci d'avoir écouté cette conversation avec Céline dans son intégralité faites moi signe celles et ceux qui ont posé leur démission dans la foulée et blague à part j'espère que ce que vous retenez c'est qu'il est essentiel d'oser qu'il n'y a pas de hasard tout se prépare et tout arrive en temps et en heure comme chaque semaine cet épisode vous est proposé gratuitement tout ce que je vous demande en retour c'est de m'aider à donner plus de visibilité à mes invités d'exception en laissant une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui aiment se dépasser ou en l'occurrence qui ont besoin d'un petit coup de pouce pour changer de job vous pouvez m'envoyer également vos feedbacks sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello lesfrappés.com je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode avec Julien Rabier photographe vidéaste outdoor mais aussi sportif amateur d'idées débiles comme il le dit si bien à bientôt Musique ...
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