Perrine Qu'est-ce que tu as de faire ? Disons que 1000 km à vélo, c'est quand même douloureux. Tu as des douleurs avec ton matériel, avec tout ça. Et là, tu commences à prendre la résidence, à être plus seule sur ton vélo la nuit et à faire un effort de 60 heures.
Loïc Hello, hello, c'est Loic Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnels ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés. Bienvenue Perrine sur le podcast.
Perrine Bonjour, merci de me recevoir.
Loïc Je suis ravi, ravi que tu puisses nous consacrer un petit peu de ton temps. Merci beaucoup d'ailleurs parce que je sais que tu es extrêmement occupée. Donc c'est génial que tu sois avec nous ce soir en direct d'ailleurs. Alors des Émirats, c'est ça ? Non, d'Arabie Saoudite. À chaque fois, je me trompe.
Perrine C'est moins prépare.
Loïc Oui, en direct d'Arabie Saoudite pour nous parler un petit peu de ton parcours, de ce que tu fais puisque tu nous en diras plus, mais tu gères plusieurs casquettes et puis il y a quand même sur un de ces univers dans lequel tu évolues, le sport il y a quand même des choses absolument incroyables que tu as fait sur ces dernières années, moi je suis vraiment curieux de savoir comment est-ce que tu en es arrivé à te lancer dans toutes ces disciplines complètement folles et comment est-ce que tu fais pour gérer les deux puisque tu n'es à moins que je me trompe, tu n'es pas sportive professionnel, tu as un métier à côté mais voilà j'en ai déjà un peu trop dit donc ce que je te propose c'est tout simplement de nous expliquer d'ailleurs je suis curieux de savoir comment est-ce que tu te présentes quand on fait des choses comme aussi folles que ce que tu fais, qu'est-ce que tu dis pour te présenter ?
Perrine Moi je m'appelle Thérine je suis française européenne je vis au Moyen-Orient depuis 6 ans j'y suis allée pour mon travail je suis avocat je travaille pour avocat d'entreprise maintenant avant j'étais avocat d'affaires dans mes cabinets d'affaires à Paris maintenant je suis tournée vers l'entreprise parce que pour plusieurs raisons ça me permet d'avoir plus de temps pour moi c'est différent de la vie en cabinet à Paris que j'avais en tout cas et je fais je dédie tout mon temps libre on va dire à ma pratique sportive pour des défis soit à pied soit à vélo soit en nageant aussi et plutôt tourner vers la longue distance voilà en général et l'aventure on va dire
Loïc oui tu nous en diras plus mais effectivement la notion d'aventure moi c'est quelque chose qui m'avait marqué quand j'avais découvert tes premiers exploits je crois d'ailleurs que c'est avec l'enduroman peut-être est-ce que ça a été la première grosse course que tu as faite ?
Perrine non pas vraiment en fait quand on va dire que moi j'ai commencé j'étais comme je disais en cabinet d'affaires, je travaillais énormément j'avais une vie pas du tout saine dans le sens où tu sais ce que c'est t'as 30 ans, t'es un gros poste tu travailles jour et nuit et le seul moment de divertissement c'est d'aller voir des coéquipements et il y a un moment où tu te dis et puis tout le reste c'est quand c'est que je suis en vacances et moi je partais quand même en vacances j'arrivais à partir et je partais, j'allais grimper des montagnes, j'allais plonger à éclairer en Papouasie, tu vois, et j'avais toujours vraiment ce côté-là de voyage et petit à petit, en fait, j'ai commencé à marcher, à grimper des montagnes et je me suis dit, bon déjà, je rentrais au bureau, j'étais défasée, moi, j'atterrissais à 6h de mat le lundi à Roissy, je prenais ma douche et j'allais au cabinet et j'étais complètement décalée, quoi, j'ai rentré d'Inde, j'ai rentré de Papouasie, j'ai rentré de Pintipoie, de partout, et je commençais à me poser des questions sur ma vie, puis bon, on a tous, je veux dire, si on commence tous le sport d'endurance et tout à 30 ans, c'est qu'on a tous aussi, je veux dire, je ne suis pas la seule, à se poser ces questions-là, et je me disais, ma vie, elle n'est pas saine, et puis je commençais à grimper des sommets beaucoup plus haut, à m'intéresser vraiment à la montagne, et à me dire, il faut que je sois fit, il faut que je me mette au sport, alors moi le sport j'ai connu ça quand j'étais enfant j'étais athlète de haut niveau en équitation donc si tu veux je m'étais dit je ne referais jamais du sport parce que moi pour faire un sport c'était pour gagner, j'étais en équipe de France donc je ne me voyais pas refaire un sport et puis il y avait des gens dans le cabinet qui se préparaient au marathon de Paris et j'ai dit bah tiens je suis allée les voir et j'ai trouvé ça fou je me suis dit mais attends ils ne sont pas très forts ils finissent le marathon et c'est incroyable je suis en admiration totale devant eux déjà parce qu'ils ont bossé comme des tarés pendant deux semaines pour ça donc déjà moi j'adore la rigueur donc en fait je me dis bah attends ils se préparent eux pour faire leur marathon comme ça ils se préparent autant que moi je m'entraînais en équipe de France moi j'aime beaucoup ça voilà ce rigueur d'arriver à quelque chose, de fixer un objectif et de bosser comme un taré pour l'avoir quel que soit ton objectif et j'ai trouvé ça vraiment incroyable et finalement, je n'ai trouvé pas mal de corrélations avec ce que je faisais quand j'étais plus jeune. Et j'ai dit, allez, je vais faire un marathon et puis j'ai fait un marathon, deux, trois. Et puis après, à ce moment-là, j'ai commencé à avoir une vie beaucoup plus saine et à m'inscrire à la salle et à rallonger les distances. Et à ce moment-là, j'ai complètement explosé. J'en avais marre d'être en cabinet d'affaires et j'ai dit, je vais partir. Bon, pendant six mois, je n'avais pas trop quoi faire. je me suis dit tiens je vais arrêter qu'est-ce que je vais faire de ma vie et puis je me suis dit bon bah essaye l'entreprise parce que déjà ça va être différent, j'ai vu une offre d'emploi chez Binsport donc ça serait projet du sport et j'ai postulé et je suis allée là-bas, j'ai adoré et en fait ils m'ont proposé un poste au Qatar donc j'ai dit aller j'en ai marre de Paris, j'en ai marre de là que j'ai tout le temps et en partant au Qatar j'ai rencontré, enfin à cette époque-là à Paris, j'avais des amis qui faisaient du triathlon et ils m'ont dit pars avec un vélo, tu vas avoir du temps là-bas tu ne connaîtras personne et en plus les horaires sont assez cools là-bas enfin cool tu commences à 7h du mat et tu finis à 15h donc ça fait vraiment du temps pour t'emprimer puis Doha c'est un endroit tu veux depuis Doha tu peux aller dans plein de pays dans le monde et ils m'ont dit mets-toi au triathlon tu vas adorer, alors moi je ne voulais pas faire de triathlon parce que je trouvais que le vélo les tenues étaient moches je faisais du vélo je faisais du vélo à Paris et puis je suis partie avec mon petit vélo au Qatar avec deux vallées et là ma pratique du sport elle est devenue complètement démesurée parce qu'en fait comme je suis partie sans famille enfin voilà seule et j'ai décidé de de tirer le plus davantage d'être au Qatar de mon rythme de vie, de travail qui me permettait de libérer beaucoup de temps pour m'entraîner. Là-bas, certes, ce n'est pas un cadre, il n'y a pas de montagne, tu fais du vélo sur de la route, c'est chiant, mais il y a beaucoup d'infrastructures pour faire du sport. Donc, en fait, je me suis dit « Vas-y, tu as toujours rêvé de te réentraîner comme un sport comme quand tu étais jeune, comme une athlète de haut niveau. Alors, à ton niveau, bien sûr. Vas-y, fais-le. » Et donc, je me suis mis à me dire, allez, là, on est en décembre. Je vais monter sur mon vélo pour la première fois avec des pédales automatiques. Et je vais faire un Ironman en juin à Nice. Et voilà. Et puis, tous mes copains avec qui on s'était lancés là-dessus, on devait faire le semi-Ironman de Dex. Ils m'ont dit, non, non, mais des folles, tu ne peux pas faire Nice. Tu ne vas pas y arriver. Tu n'as jamais fait le vélo de ta vie. Et puis, surtout, tu n'auras jamais monté un col. puisque au Qatar, je ne pouvais pas rentrer entre temps. Je commençais mon boulot. Et puis, je dis non, mais moi, ce week-end, je prends mon vélo. Je fais 180 kilomètres. J'avais déjà fait 30 une fois. Je fais 180 kilomètres. Si j'y arrive, je m'inscris. Je vais faire mon vélo sur l'autoroute toute seule. Chose que tout le monde ne fait pas ici. Il n'y a rien à voir. Et donc, j'ai fait mes 180 kilomètres en beaucoup de temps. je suis rentrée c'était vendredi matin j'ai dormi tout week-end je me suis réveillée juste à la veille de bosser et je me suis assis à l'Auronman de Nice et voilà et après ça j'ai pris un coach de vélo, j'ai fait un programme d'entraînement comme je le disais pour le marathon et Nice s'est très bien passé et puis donc là en juin je fais Nice L'été, j'ai fait deux extrêmes Ironman demi-distance, en semi-distance. En novembre, je suis sur l'Ironman, je suis le troisième de l'Ironman de Langkawi. La même année, l'année d'après, je pense que j'en ai fait six. Des fous, là. Donc, en fait, c'est parti dans tous les sens. J'ai beaucoup aimé l'Ironman parce que ça m'a permis de me rendre compte que voilà, tu as ce côté, c'est vrai. Même si tu n'aimes pas Iron Man, tu ne peux pas nier que ça te donne vraiment... Tu as vraiment l'impression que tu es capable de tout. Et puis surtout, tu es tellement fière de toi, de ta prépa, de tes sacrifices, parce que c'est vrai que tu t'entraînes beaucoup, parce qu'on passe comme beaucoup de gens, de l'envie au bureau. Après, tu as des gens qui ont une famille à gérer, etc. et qui arrivent quand même à mener à bien leurs Ironman leur entraînement Ironman chapeau quoi et forcément tu passes la ligne t'es fière de toi parce que au moment où tu passes la ligne tu te rappelles de tout ça de tout le moment où t'en as chié pour ta prépa où les gens ils disaient mais t'es délire ou tout ça tous les moments où t'as douté et voilà c'est une super fierté quoi donc moi je pense que la machine Ironman c'est une bonne chose après il y a un moment où j'en ai eu un peu marre forcément, puis j'ai eu ma qualif pour Kona un peu miraculeusement et je me suis dit, une fois que tu auras fait Kona si tu veux, si tu as Kona bon, ça j'en reviendrai dessus après mais si tu veux c'est facile d'arriver à un certain niveau et de progresser très vite, mais après il y a un plateau, et pour repongresser après derrière, là il faut avoir envie et puis moi j'en ai l'air de marre moi je me lasse assez vite, j'aime bien faire des nouveaux trucs donc voilà j'ai décidé un jour là j'arrête Ironman, j'en ai marre et en même temps je me posais des questions aussi et puis j'ai tapé sur internet et j'ai dit mais qu'est-ce qu'il y a de plus gros, qu'est-ce que c'est le plus gros des triathlons et j'ai tombé sur l'enduromane et là je me suis dit c'est chaud quand même je porte toujours dans les derniers flots en natation mais là il faut quand même se faire c'est la manche et puis en fait il se trouve que mon coach l'envoie un message il lui dit j'ai envie de faire l'enduromane il dit j'ai un copain qui l'a fait il est anglais mon coach et c'est très anglais l'enduromane et il dit la traversée de la banche en général c'est très anglais j'ai un copain qui l'a fait il détient encore de l'enduromane sans combinaison on va lui demander s'il pense que tu peux être prête parce qu'évidemment moi je ne veux pas me préparer pour dans 10 ans donc là on est genre en octobre et il lui dit non mais je veux te faire en juin donc là on appelle un coach spécialisé dans les traversées de la Manche on lui dit voilà Périne, elle est libre en natation est-ce que tu penses qu'on peut la préparer pour ça en juin et donc on détermine un programme toujours très rigoureux avec des étapes en disant par exemple en janvier pour que tu sois capable de faire 20 bornes en février pour que tu sois capable de faire 30 et donc là on bosse et tout et là si tu veux on parle de l'entraînement Ironman qui est difficile parce qu'on a nos vies pour certains les familles mais là vraiment mon coach il m'a dit si tu veux y arriver c'est à dire que tu vas pas prendre de vacances tu vas pas voir ta famille et tout pour que tu te débrouilles, pour qu'ils viennent à un moment sur une course ou quelque chose c'est fini en fait moi je vivais en plus dans un hôtel où il y avait toutes les infrastructures donc j'avais rien à faire En gros, si tu veux, j'ai sorti du boulot, je m'entraînais, mais je n'avais pas des papiers à faire. Tu sais, tous les trucs de la vie qui te prennent du temps. Je n'allais pas voir des gens, boire un café. Je n'allais pas chez le médecin. C'était prévu avant dans mon entraînement. Je n'allais pas amener ma voiture au garage. C'était dans mon programme d'entraînement. Tous ces trucs qui te prennent du temps dans la vie, tout était tellement organisé. C'est limite si en janvier, on n'avait pas le programme heure par heure de ma vie jusqu'en juin. Et voilà, on a tenu. ça s'est fait et de là si tu veux on avait inséré dedans des courses d'ultra distance à vélo pour que ça me fasse pour, parce que si tu veux t'entraîner sur du très long tout seul c'est dur quoi, donc on avait dit moi j'aime bien les courses parce que j'aime bien me rencontrer à des gens et puis ça me fait voyager aussi et donc j'ai dit on va faire des courses pour que ça me rende l'entraînement un peu ludique et donc j'ai découvert d'ultra distance comme ça, il y avait une course à Oman et donc au Mans, c'est juste à côté du Qatar et donc j'ai dit, on va faire cette course ultra-distance à vélo, donc 1000 bornes. Moi, je me dis, bon, voilà, 1000 bornes à vélo, ça va. En fait, c'est quand même... Disons que 1000 kilomètres à vélo, c'est quand même douloureux. Il y a des choses que, ça c'est dans tous les trucs ultra-distance, il faut quand même te rendre compte que tu as des douleurs avec ton matériel, avec ton cuisson, avec tes épaules parce que t'as jamais fait plus de 200 bornes et plein de choses et là tu commences à prendre la résilience à être tout seul sur ton vélo la nuit pendant des très longues périodes et à faire un effort de 60 heures donc moi j'en ai mis je sais plus comment j'en ai mis donc voilà, j'ai découvert une tradistance à vélo j'ai adoré alors j'ai été inscrite avec une copine qui a explosé quelques kilomètres au début, au milieu premier tiers et du coup j'ai fini toute seule et j'ai adoré je me suis dit je suis bonne à vélo en triathlon mais par exemple quand je fais des courses de vélo, j'en ai fait quelques-unes je ne sais pas rouler en groupe donc je me fais toujours sortir du groupe et des courses de cyclisme je n'ai jamais été forte là-dedans parce que les triathlètes, ils roulent tout seul. Et là, je me suis dit, attends, mais ça, c'est un truc pour moi. Il faut arriver à gérer le sommeil. Tu roules tout seul, il n'y a pas de drafting. Donc, j'ai mis ça un peu de côté. En me disant, je vais en refaire d'autres. J'en ai refait une d'ailleurs en Corse où j'étais deuxième, en notre biking bag, juste après, un mois après. Et voilà. Et puis, j'ai préparé mon enduro bag. Je suis allée nager dans des lacs gelés je partais le week-end à Manchester dans le lac gelé c'est marrant d'organiser tout ça tu vois, tu appelles des gens, tu te dis tu essaies de gérer un kayak, tu te suis parce que la natation en mon livre, c'est compliqué parce que tu ne prends pas des baskets et tu vas courir tu vas courir, c'est logistique c'est dangereux, tu ne peux pas rester vivant dans l'eau sauf si tu es courageux et tu restes au bord non, il faut avoir un bateau de dessus ou un kayak j'avais organisé ça j'étais tout le temps là c'est un tour d'un lac célèbre de 30 km en Angleterre donc ça c'était tout ça c'était dans ma prépa enduroman et puis l'enduroman arrive au mois de juin et comme tu m'en en as discuté déjà la première fois j'échoue à quelques kilomètres des côtes françaises et là le pilote me sort de l'eau et je ne comprends pas trop ce qui se passe et il m'explique qu'en gros il y avait une météo vraiment forie les courants avaient changé et qu'en gros je n'avais pas nagé assez suffisamment j'avais nagé trop lentement parce qu'on s'était fait ralentir par le vent pour que je puisse atteindre la côte et en gros je nageais d'envie et là si tu veux ton monde s'effondre parce qu'en fait si tu veux la natation c'est pas un Iron Man tu attends si tu bouges, si tu avances, tu finis toujours par franchir la ligne d'arrivée. Là, tu peux tourner les bras pendant des heures, tu n'y arriveras jamais, ce n'est pas la peine. C'est comme si on te disait, pour finir ton marathon, il faut que tu sois maximum à 10 km heure. Sinon, la ligne d'arrivée, elle se rend déjà à 9, la ligne d'arrivée, elle recule. Et si tu es à 8, jamais tu l'attends. Et donc, voilà. Et donc, à cause du vent et tout ça, bon, bref. Et ça, c'est dur. C'est dur à encaisser. heureusement j'ai un peu de j'ai fait beaucoup d'alpinisme et ça m'est arrivé de traverser le monde entier et d'arriver au pied d'un 7000 et d'être quasiment au sommet et qu'on me dise non on rentre et il reste 100 mètres et non on rentre parce que sinon tu vas mourir et donc je sais ce que c'est j'ai déjà vécu ces moments difficiles quand on passe aux éléments donc je pense que ça, ça m'a beaucoup aidée à accepter et puis après, je sais pas il y avait mon coach, il y avait ma meilleure amie mon papa m'attendait à caler et je pense que pour les gens qui m'avaient soutenue cette année je me devais de finir la course et j'ai fini la course ce qui était vraiment très bizarre parce que je suis arrivée sur les champs comme si j'avais réussi et ma famille, mes amis étaient trop contents pour moi parce qu'ils s'en foutent ils font pas de sport et que pour eux c'était pareil que j'avais réussi mais pour moi vous savez que j'avais complètement échoué et c'était très très bizarre et le lendemain j'étais vraiment dans un état merde putain j'ai fait tout ça pour rien et c'était vraiment très bizarre et en fait j'ai discuté le soir je me suis sur internet et je me rends compte que quand tu pars en bateau traverser la manche, il y a d'autres bateaux qui partent aussi et il y avait une fille, une américaine qui a aussi préparé à traverser de la Manche et elle a nagé en même temps que moi elle faisait juste la traversée et elle me dit Périne j'ai échoué le météo était merdue bon bref elle a eu d'autres problèmes et elle me dit moi je reste à Doubs je reste et je recommence j'attends jusqu'à ce qu'il y ait un bateau qui soit libre et que je réussisse et je lui dis mais moi je ne peux pas faire ça je ne peux pas faire ça je viens de me taper enfin toi tu ne t'es pas tapé 140 bornes à pied et 100 bornes à vélo et moi j'avais presque été plus à traverser elle me dit écoute on est en juin il y a des bateaux souvent en outre c'est des bonnes fenêtres il y a des bonnes conditions météo fais-le en outre parce que je lui dis moi je le referai pas dans un an je me retappe pas un an d'un près de moi elle va sacrifier tout dans ma vie elle me dit fais-le en outre et je lui dis mais t'as raison et là d'un coup tout s'est éclairé je lui dis mais évidemment je vais le faire en outre et je connaissais des gens qui avaient échoué ils avaient le dos, ils l'avaient refait l'année d'après pour moi c'était genre un an après c'est nous et j'arrivais pas à vivre en fait j'arrivais à me dire j'ai échoué je le referai pas mais j'arrivais pas à me dire toute ma vie je vais être avec cet échec là et pas avoir retenté enfin c'était bizarre et en fait là ça s'est éclairé donc j'ai appelé le Loria et là je me suis dit mais comment je vais faire pour mes vacances où je vais trouver mon argent qui va venir m'aider sur la course parce que tu as des gens qui t'aident pendant une semaine quand tu as deux personnes mais bon comment tu veux redemander à des gens de t'aider et puis et puis leur gars m'a dit mais ouais je vais te trouver un bateau et puis tu vas battre le record et tu vas y arriver et j'ai appelé mon coach je dis c'est bon on a un bateau et je lui dis par contre c'est la merde parce qu'il ne pouvait pas les traverser aussi il me dit t'inquiète on va y arriver et on a réussi et ça s'est fait. Et les conditions étaient encore pires la deuxième fois. Mais seulement, j'avais vraiment, je pense, le mental, je pense qu'il me manquait quelque chose. La première fois, j'avais peut-être un truc qui, au fond de moi, je me disais « je ne suis pas assez bonne majeuse ». Et la deuxième fois, je me disais « je ne suis pas assez bonne majeuse, mais je vais y arriver ». Et c'est ça qui était différent, je pense. Et puis, les conditions étaient mauvaises aussi, pires, mais il y avait l'expérience. Et l'expérience, c'est quelque chose de très important. une fois que tu as expérience ça a été donc voilà, l'enduroman j'ai fait et puis après j'ai franchi Aline et je me suis dit ouais ouais je l'ai fait et en fait c'était vraiment un truc d'ego et je me suis rendue compte que c'était un truc d'ego parce qu'en fait je prenais plus de plaisir à traverser un pays tout seul sur mon vélo que ouais je sais pas tu vois je me suis dit mais en fait t'avais besoin de prouver avec des gens je pense que tu l'as pas fait pour les bonnes raisons c'est ce que je me disais et là ce qui s'est passé c'est que j'ai enchaîné j'étais déjà qualifiée pour Kona mais je faisais plus du tout d'entraînement Ironman donc je suis allée à Kona mais genre j'avais pas prévu de refaire en du robot donc je suis arrivée à Kona j'étais cramée, j'étais morte donc j'étais Kona mais genre en mode je crois que mon maximum sur mon cardio c'était 120 tu vois
Loïc parce que c'était combien de temps après l'enduroman Kona ?
Perrine c'était un mois après mais entre temps moi j'étais allée me balader en Antiopie faire des ultradistances j'avais envie de profiter de la vie c'est de me lever le matin et d'aller faire ce que je voulais avec mon niveau pas d'avoir un programme d'entraînement mais en fait ton corps bon il va bien et puis en fait j'avais le contre-coup donc Kona j'étais cramée en rentrant de Kona je m'arrête chez Zanko à Tokyo faire la fête bref et là je m'arrête après à Taïwan en rentrant encore tu vois parce que c'était vraiment je faisais des stops sur trois semaines tout ça et donc une semaine après Kona j'étais au départ d'un ultra à vélo de 1200 km parce que c'était la finale de BikingMan tu sais j'en avais fait deux dans l'année donc c'était le troisième et il y avait voilà il y avait le championnat enfin si tu vois en gros si je me disais c'est la cour je voulais être championne bon bref et du coup je fais cette course à Taïwan mais là je suis vraiment morte morte donc la course se passe elle se finit je suis mis à première fille enfin la seule qui a réussi à finir d'ailleurs et puis voilà et puis là je me dis bon on va se proposer un peu et puis en fait qu'est-ce qui se passe donc là on est genre en fin de temps ouais débutant et là qu'est-ce qui se passe il y a UTMB qui fait une course au Mane aussi et qui est juste à côté de chez moi et là je me dis UTMB c'est génial, je ne connais pas ça je ne suis pas du trail je me dis c'est con parce que là c'est un peu tôt dans le calendrier on avait dit qu'on se proposait jusqu'à l'année prochaine je dis ouais mais bon c'est 130 km mais si tu le fais doucement il y a beaucoup de dénivelé mais si tu le fais doucement, un trail ça ne fait pas mal je vais marcher et bon je l'inscris sauf qu'en fait un trail c'est super dur et ça fait très mal et même si tu es à 4 km ça et donc Oman a été ma découverte du trail et c'était incroyable j'ai adoré cette course qui m'a été difficile et surtout j'ai vraiment beaucoup ri parce que j'ai été tellement loin de m'imaginer ce que c'était que le trail et le mal que ça pouvait se faire encore surtout quand t'es pas préparé du tout, du tout, du tout je pense que j'avais pas couru depuis et voilà donc là ça a été ma grande voilà et après j'ai enchaîné
Loïc wow punaise quel parcours moi je crois que la première question qui me vient c'est quand on voit l'intensité et puis surtout la fréquence à laquelle tu as enchaîné des épreuves pour le rappeler s'il y en a qui l'ont pas en tête quand tu nous parles de Kona Kona c'est les championnats du monde du label Ironman. Donc Ironman, c'est un triathlon, c'est une marque de triathlon. Pour rappel, c'est 3,8 kilomètres de nage, 180 de vélo, et un marathon, donc 42,2, le tout enchaîné quand même. Et donc Kona, c'est un peu, c'est le Graal pour les triathlètes. Mais quand je vois du coup, et puis l'enduroman, bon, tu ne nous l'as pas dit, tu ne nous l'as pas précisé, mais l'enduroman, si j'ai bonne mémoire, c'est quand même plus de 30 kilomètres. La Manche, c'est 30 kilomètres à nager.
Perrine Moi, j'ai nagé 60
Loïc avec les courants c'est ça parce que tu fais quasiment il y a des moments où tu fais du sur place
Perrine la course à pied c'est 130 et le vélo le véloservat c'est de 160
Loïc c'est bon
Perrine tu fais tout ça
Loïc c'est le rythme et puis surtout j'ai l'impression que c'est arrivé assez soudainement en fait tu vois il y a eu ce marathon de Paris et boum tout s'est déclenché
Perrine tout ça là ça a lieu en 2 ou 3 ans
Loïc c'est incroyable et la question que je me pose qu'est-ce qui remplissait ta vie avant ça ? entre le temps, l'énergie et les émotions que ça t'a sans doute apporté
Perrine qu'est-ce qu'il y avait avant ? j'étais plus dans mon travail ça c'est sûr je passais plus de temps avec mes amis et puis comme je te dis c'était mes voyages préparer mes voyages, organiser mes découvertes c'était quelque chose qui me prenait beaucoup de temps donc c'est vrai que j'ai remplacé on va dire les voyages par le sport mais qui du coup a plus rempli mes semaines les voyages c'était plus le week-end et les vacances et le sport j'avais beaucoup de courses j'avais beaucoup de vacances aussi au Qatar j'avais presque autant de vacances qu'en France donc ça c'était pas mal mais oui j'avais pas ses émotions tout ce que je vis dans le sport j'avais d'autres choses mes amis la famille c'est différent
Loïc ouais en tout cas moi j'avais je pense que la première fois que j'ai découvert un peu ton parcours c'était en écoutant un podcast justement où tu devais être je pense que t'étais juste après avec Arnaud sur Ultrato, juste après Landur Roman peut-être
Perrine oui oui oui et t'expliquer
Loïc tes semaines et je me revois encore je ne sais plus exactement ce que tu expliquais dans le détail mais je me revois encore monter dans l'ascenseur en sortant de chez moi en t'écoutant et me disant mais ce n'est pas vrai, comment elle fait ça ?
Perrine ce n'est plus le cas aujourd'hui mais bon quand même
Loïc parce que tu l'as fait pendant un moment et au moment où je t'écoutais j'étais en pleine préparation de mon premier Ironman et tu vois j'étais déjà en train de tirer la langue avec mes... Je ne sais pas, je pense que je n'étais même pas à 10 heures d'entraînement par semaine. Et je tirais la langue. Je me disais, punaise, c'est dur. Et là, je t'entends et tu nous dis que tu fais des semaines de 80 heures entre le boulot et le sport. Je ne sais pas. Qu'est-ce qui fait que ça a tenu in fine si tu dis que tu t'es rendu compte que c'était peut-être de l'ego une fois que tu as franchi la ligne. Mais avant ça, c'était quoi du coup qui te driveait ?
Perrine Moi, je suis assez tenace. Je veux dire, c'est un objectif je pense que j'aime autant la prépa que la course en elle-même j'adore tout organiser je suis un peu chiant
Loïc est-ce que tu es le genre de triathlète aussi qui analyse les datas qui récupère tout
Perrine je ne suis pas du tout data quand je faisais de l'Ironman j'étais obligée de l'être tout aller par training fix logiciel et mon coach les analysait alors là c'est là où on va en venir sur le est-ce qu'à un moment ton corps lâche pas je pense qu'après on va dire Oman, après tout ça, cette année 2018 qui était vraiment intense je pense qu'après ce moment là je ne pouvais plus suivre un programme d'entraînement, ça me saoulait et j'ai arrêté tout ce qui est Garmin et compagnie j'avais plus rien sur moi j'arrivais plus à m'entraîner avec ça et il y a Steven, mon compagnon qui me dit, Thérine, t'es cramée. Ton corps est mort. Parce qu'en fait, si tu veux, j'ai dit, mais non, t'as vu tout ce que j'ai enchaîné. Mais j'ai enchaîné tout ça parce que j'ai pas fait du sport depuis que j'ai... Il y a des gens qui font du sport aussi, les athlètes de haut niveau qui font du sport, qui sont cramés. Mais eux, ils font ça depuis qu'ils ont 20 ans et tout ça. Sauf que moi, j'ai fait tout ça en condensé. Et en fait, c'est un truc que tu veux pas t'accepter toi-même, c'est que t'es morte. En fait, ça veut pas dire que t'es cramé complet, ça ne veut pas dire qu'il faut arrêter le sport ou que t'es ajouté à la poubelle. Ça veut juste dire qu'il faut faire des choses différemment, faire ce dont t'as envie pendant un moment. Et si tu... Parce qu'il y a des gens, ils aiment s'entraîner avec des performances et tout ça. Moi aussi. Moi, je n'oppose pas, d'ailleurs, la performance c'est le plaisir parce que souvent il y a plein de gens qui disent je vais faire la course pour le plaisir ouais quand tu finis dernier t'as les boules je suis désolée tout le monde a envie de faire une course pour le plaisir mais personne n'a envie d'être dernier donc il y a un moment il faut être aussi honnête il ne faut pas l'opposer tu es content de faire ta course quand tu as réussi à faire le résultat que tu voulais par rapport à l'entraînement que tu avais fourni il y a des jours où tu vas à une course qui n'est pas du tout préparée tu sais très bien tu ne vas pas gagner, mais tu fais le résultat, tu fais ton chrono par rapport à ce que tu avais donné en entraînement, ben là tu es content moi je suis plutôt comme ça donc qu'est-ce que j'ai fait après tout ça ? je me suis dit plutôt que d'aller faire des courses pourquoi pas au final maintenant que j'avais fait ces trucs d'ultra distance et que je savais que je pouvais rouler toute seule dans n'importe quel pays avec mon vélo et pourquoi pas revenir à ce que j'aimais aller voyager dans des pays un peu improbables faire des trucs un peu originaux et bien pourquoi pas faire ça avec mon vélo en y rajoutant un peu une notion quand même de vitesse quand même et voilà et donc j'ai commencé à tracer des lignes alors tiens je vais faire je vais aller du Rwanda en Ouganda le plus possible avec mon vélo tiens avec Stéphane on va faire une trace de hiking, on va le faire avec nos vélo de gravel et on va voir ce que c'est que d'aller poser un vélo de gravel à 6 mètres dans 5 mètres.
Loïc Ça, c'était l'Himalaya, c'est ça ?
Perrine Voilà. Est-ce que pourquoi on ne va pas traverser d'autres idées ? On a toujours voulu aller au Tibet. Faire du vélo en haute altitude, ce qui est quelque chose de très, très, très difficile. Et donc, réunir un peu mes anciennes passions de la montagne et de voyage avec, finalement, le sport. et là mon coach me suivait plus j'avais dit je ne veux plus que tu me suives parce que je ne peux plus m'entraîner avec toi il m'a dit j'ai vu tes photos en longueur de nappe et je te revois sourire parce qu'on avait réussi à s'entraîner et il voyait bien et il me dit je te revois sourire c'est ça que je veux voir chez toi et voilà donc j'ai trouvé ce qui me plaisait à ce moment là après tout change comme je t'ai dit j'aime toujours en quiverme de Sars, j'ai envie de refaire du train à distance à vélo en course, même si je n'aime pas trop la mentalité et l'ambiance. J'aime beaucoup le train. Donc voilà, c'est un peu au gré des envies. Et puis aussi, c'est vrai, parce que le Covid, je ne suis plus le boulot et tout ça, donc comme tout le monde, je m'adapte aussi à ma situation et au contexte.
Loïc c'est super intéressant ce que tu dis sur cette espèce de shift que tu as fait pour quelque part renouer un peu avec ce qui alimentait ta flamme avant à travers les voyages, la découverte et pas forcément juste des épreuves très normées type Iron Man avec des chronos etc très organisées mais d'ailleurs c'est intéressant, c'est peut-être pas pour rien que vous êtes compagnon d'aventure et dans la vie mais c'est aussi ce que Steven nous racontait sur son épisode où lui il a eu le sentiment un peu à un moment donné d'exploser en vol avec le vélo et de se redécouvrir et de s'autoriser à avoir une pratique différente. Si je me souviens bien, le déclic, ça a été un séjour au Népal et puis après ce premier projet avec l'Himalaya. Donc, c'est vraiment intéressant de voir. Oui, j'imagine qu'il n'y a pas de hasard si vous vous entendez bien et que vous faites ça ensemble.
Perrine Oui, mais après, j'ai toujours là, maintenant, j'ai un plan d'entraînement il y a des périodes où ça revient par contre là je ne sais pas trop où je campe parce qu'à la fois j'ai envie de faire un marathon à moins de 3h et à la fois j'ai envie de faire préparer un trail vraiment bien et peut-être le Marathon des Sables et en même temps on a un projet ici de traverser la ravie donc il faut que je me pose parce que si tu veux que je ne me fasse pas mais l'envie en tout cas là elle est là et j'arrive à remettre une montre j'arrive à refaire des plans d'entraînement et ça revient donc tu vois c'est pas un genre je ne veux plus et puis voilà encore une fois moi je ne suis pas du tout pour reposer enfin en tout cas je pense que c'est pas un noir blanc et la performance et le plaisir et on a tous une définition différente je pense que du tout on ne peut pas discuter entre personnes parce que chacun voit les choses différemment et le définit différemment c'est donc là
Loïc oui puis tu parlais de cycle et d'envie qui est toujours là tu vois de prendre un dossard sur des courses tu viens quand même de faire l'UTMB et le Thor.
Perrine Moi, en fait, j'ai pris une claque. En fait, cette année, j'ai déménagé. Donc, en fait, en gros, je n'avais pas couru en montagne depuis le Kilimanjaro en décembre. Et en gros, après, j'ai déménagé. Je suis venu ici, c'est un peu compliqué, tout ça. et en début fin juillet je me suis remise à m'entraîner bien tu vois tapis ça à la fin ici là il fait 50 degrés donc j'arrivais à courir quand même ici dehors je me dis ça va suffire tu vois quand il est un B ça va c'est comme 160 kilomètres je me dis ça va suffire je me suis bien entraînée franchement je m'étais moins entraînée j'ai déjà été à des ultra beaucoup moins entraînée je me dis ça va aller et en fait si tu veux comme je n'avais pas fait une seule montée ou descente depuis un an j'ai eu des quadris qui ont lâché à mi-parcours j'ai été dans une douleur comme rarement je n'ai pas eu et c'est bizarre parce que ce n'est pas une course ce n'est pas difficile le TMD on l'avait fait l'année d'avant avec Steven et je ne sais pas et j'ai pris une claque et si tu veux j'avais tellement mal et tout le monde me disait arrête et avec Steven on se regardait en rigolant parce que Steven et moi on sait très bien que toute la douleur que j'allais avoir pendant les 4 heures, c'était génial parce que ça allait être dans le meilleur des blocs d'entraînement pour le top 10 jours après. Moi, je le sais parce que je connais mon corps. Je sais que c'est vraiment... Là, je me disais, tiens le coup, tiens le coup, tiens le coup. Il ne faut pas se blesser parce que sinon, là, c'est con. Il faut juste qu'on reste dans la douleur musculaire. Et là, ça va aller. C'est passé. Ça a été un peu limite parce que j'étais un petit débit de péristique, mais vraiment, limite, quoi. On était vraiment à un kilomètre, c'était fou, tu vois. Et puis, voilà, et c'était... Moi, je savais que j'avais récupéré... Je savais que c'était vraiment... Si j'avais pas fait du TNB, j'aurais jamais fini le temps. Jamais, jamais, jamais. Et tu vois, il y a des... Quand tu t'entraînes, il y a des choses, tu peux pas zapper, quoi. Tu peux pas zapper sur des courses comme ça. tu peux pas zapper les mômes je dis pas que tout le monde est tourné bien sûr qu'il y a la plupart qui sont parisiens et qui n'ont pas la montagne autour et qui font des TMB mais ils sont allés dans l'été pour rire ou ils sont allés à Poucault mais ça je le referai plus parce que c'est débile parce qu'en plus honnêtement j'avais des attentes à l'UTMB j'avais des attentes de chrono je me souviens à votre trait je pense que c'est la première fois où j'avais des attentes de chrono en trail, j'en ai toujours mais je me plante toujours parce que j'annonce un chrono mais je sais que je me plante énormément mais là honnêtement je pensais que ça allait aller donc j'étais un peu vexée j'étais vexée mais en même temps j'étais contente parce que je savais que l'auteur en fait bizarrement ça m'a mis une grosse claque et en même temps ça m'a mis un peu pour l'auteur et quant au tort tu vois c'est bizarre parce que l'année dernière j'ai fait la Swiss Fix qui est le même format en plus court mais bon l'année dernière j'étais coincée en France donc déjà j'étais toujours en train de courir dans la montagne, on avait fait avec Steven le GR20 en 4 jours on avait fait une semaine avant aussi, 10 jours avant on avait fait Butembe Roth donc déjà musculairement j'étais beaucoup plus préparée et en plus je ne sais pas je l'avais pris vraiment très cool en vivant la Swisspeak en dormant 4 heures par nuit d'arrêtant. Et puis là, ce qui se fait, tu as des conditions qui sont exceptionnelles. Tu vas dans un refuge, on te demande dans quel champ tu veux dormir et tu as ta petite couette, tu as ton petit repas qui est délicieux. Tu prends ta petite douche et limite, si tu n'as pas des petits chaussons, il y a le carré de chocolat sur ton lit, tu vois. Donc, c'est des conditions en train. Tu arrives au tort des géants, tu bouffes le même repas avant le 4 jours. Et encore, quand on t'enfile, parce que tu n'es pas italien, alors tu n'es pas sérieux en premier. Tu arrives à l'endroit pour dormir, tu leur dis « Bonjour, excusez-moi, est-ce que je peux dormir ? » Oui, dans deux heures. En fait, dans deux heures, je vais repartir. Je suis rentrée, en fait, c'est une course. Donc là, tu te retrouves à dormir par terre à moitié sous la flotte au milieu des gens qui te marchent dessus. Ce n'est pas du tout les mêmes conditions. Je ne sais pas pourquoi c'est si dur le tort. pourquoi c'est plus dur que la Swiss Picks alors que la Swiss Picks est plus technique je dirais que finalement le tord il y a des passages qui sont techniques au début mais après ça reste que du chemin je pense que les descentes du tord sont plus dures en fait le tord c'était pour te fracasser en deux et si tu veux le tord j'étais contente parce que j'ai fait la course au niveau que j'avais pour cette course là donc je suis restée premier quart avec des gens, j'étais avec des gens de nouveau, mais après j'étais contente aussi parce que les gens, tous les gens autour de moi la plupart n'étaient pas à leur premier, ou alors avec tous ces choix au premier, tu vois, donc j'étais contente d'arriver à finir pour la première fois, d'avoir finir dans un très bon temps c'est vrai, j'ai pas gagné, mais même si c'était beaucoup plus long que ce que j'aurais aimé faire c'était bien je suis contente de moi, j'ai donné ce que je pense que j'aurais pas pu pour un premier j'aurais pas pu faire beaucoup j'aurais aimé mais je pense qu'avec l'entraînement que j'avais et le Tor des Géants c'est donc 350 kilomètres et 30 000 de dénouvelés cette année c'est à dire qu'en fait tu es tout le temps il y a 26 montées et descentes tu es tout le temps en train de monter et de descendre si bien que quand la course s'arrête t'as un mal de terre c'est à dire que tu t'arrêtes j'étais au resto avec mes parents mais j'avais déjà eu ça à la suspic en fait si tu veux t'es tellement content en train de monter sur tes bâtons de descendre quand ça s'arrête il y a tout qui tourne pendant presque une journée entière t'as des vertiges comme ça et t'as tout qui tourne c'est un truc de fou un peu comme tu avais passé du temps sur un bateau donc sur ces courses là si tu veux une des grandes difficultés c'est la gestion du soleil et le sleep deprivation donc le manque de soleil les marins connaissent bien les athlètes du train du ronc connaissent bien et ça t'amène il y a une nuit le problème c'est que il ne faut pas en arriver au moment où tu tombes de sommeil il faut essayer d'anticiper on te dit qu'il faut dormir quand tu as sommeil le problème c'est que tu peux le faire à vélo tu te mets au bord de la route et tu dors à peu près quand tu es en train si t'es à 20 bornes en plein milieu d'encol où il fait froid tu peux pas t'arrêter parce que t'auras trop froid parce que tu vas te mettre en danger parce qu'il pleut donc il faut que t'ailles jusqu'à la prochaine base de vie mais parfois elle est dans 4h et 4h quand vraiment t'as un sommeil c'est horrible et en fait là t'as des moments il y a une nuit où j'étais je voyais c'était en début de l'année c'était le début de l'année mais je voyais qu'il y avait une vache qui était loin et d'un coup j'aurai eu lieu et je suis à côté de la vache je me suis transportée en fait je pense que j'ai dormi j'ai une autre lumière là-bas et je suis là-bas et après j'entends quelqu'un qui me dit pourquoi tu descends par là ? je lui dis je vais à la rivière pourquoi tu vas à la rivière ? c'est là où c'est dangereux c'est là où tu es attiré par des trucs donc là heureusement il y avait un autre athlète et là je me suis dit oh t'es en train de partir et finalement je suis arrivée avec genre 20 minutes de retard parce qu'en fait après un moment je me suis retrouvée à 6 pendant un moment et je sais pas ce qui s'est passé et en fait je suis arrivée qu'avec un minute de retard donc je pense que pendant ces moments là où je me suis transportée en fait je pense que je marchais en dormant, je dormais en marchant et voilà ok j'étais pas trop en retard tu vois même en étant arrêté et ça c'est bon il y a plein de gens qui après t'as aussi des hallucinations les rochers en fait ça c'est des hallucinations visuelles les rochers qui voient des choses je crois que c'est des gens j'ai un copain qui avait fait du TMB parce que tu peux aller suivre quelque chose et tomber tu vois alors ce qu'il y a de bien c'est que généralement la nuit les autres concurrents sont extrêmement bienveillants et qu'il y a des petits anges gardiens sur ta route qui sont des gens qui sont là qui voient que t'es pas lucide et qui restent derrière toi et qui sont là et ça c'est incroyable en ultra t'as plein de gens qui en règnent à foutre je veux pas dire que c'est le monde de nuit mais t'as des gens et il y a des scènes d'humanité qui sont tellement incroyables que ça à chaque frêle il y a une histoire je suis épatée parce que moi, je pense que la nuit, si, ça m'est arrivé de prendre soin de personnes aussi. On a sauvé les Japonaises une fois, mais je pense beaucoup moins que ce que les gens l'ont fait pour moi.
Loïc Ces phases d'hallucination, ça me fait souvent halluciner. C'est toujours hyper impressionnant, je trouve, d'autant plus que t'en es conscient ou consciente. J'ai un copain qui a fait l'UTMB il y a quelques années, Nat, qui disait qu'il voyait des casseroles dans les arbres et en fait il avait l'impression de reculer quand il marchait en avant donc au final il se mettait à reculer il marchait en arrière des trucs complètement dingues je pense que c'est difficile de s'imaginer ce que ça fait tant qu'on n'a pas vécu le manque de sommeil comme tu le décris
Perrine de la même manière un vélo moi j'ai un vélo Steven il pousse et ça ne me fait très peur moi à vélo j'essaie de m'arrêter parce que j'ai eu des hallucinations à vélo notamment en Corse où je voyais des animaux mais bon le problème c'est qu'après quand il y a vraiment un sanglier tu t'arrêtes pas alors que c'est vraiment un sanglier Steven lui il continue
Loïc même s'il arrive
Perrine Steven il pousse beaucoup quand même plus que moi moi à vélo je pousse moins à l'aise je pousse je me dis qu'on se met quand même trop en danger, et c'est vrai que je m'arrête, mais je me rappelle une fois, à Taïwan, à Taïwan, je suis en train de tomber de sommeil, et là, j'étais dans un col, non, en fait, j'avance, et sur la carte, il y avait marqué qu'il y avait un village à 20 km, donc je me suis dit, c'est bon. Et j'avance, et en fait, je vois sur mon Garmin que la carte, la map que j'avais est fausse, c'est un col, un col de 20 ans quand il est mort, j'arrive même plus à y aller, c'est genre une heure ou deux heures quoi, minimum et là j'envoie un message à mon coach et je lui dis c'est de la torture en fait et donc du coup le problème c'est que j'étais sur une route qui n'avait pas de bas côté ni à droite ni à gauche donc déjà c'est extrêmement dangereux donc en fait je pouvais m'arrêter nulle part parce que c'était et donc il n'y avait aucun moyen pour moi de m'arrêter et là je me dis pendant, je ne sais pas combien de kilomètres parce que je ne sais pas combien de temps cette route, elle va dormir elle va durer, je ne peux pas dormir donc j'ai poussé mon vélo parce que je n'arrive même plus à pédaler et j'ai envoyé des messages à mon coach je lui disais, je pense que cette fois je ne vais pas m'en sortir je lui disais, Ryan je pense que cette fois je ne vais pas m'en sortir parce que je tombe et je me rappelle je disais le truc, j'avais la tête qui tapait contre le vélo et je me disais, il faut que j'avance et je ne pouvais plus et là heureusement au bout de 10 km mais ça faisait déjà un moment j'ai vu un espèce de petit rond-point il y avait quand même des plots autour donc je me suis mis au milieu avec ma couverture de survie et là j'ai dormi une demi-heure et je suis partie c'est ce moment où tu me dis là je ne peux pas dormir mais c'est pareil entre elles parce que tu ne peux pas dormir en haut d'encol c'est trop dangereux il ne faut pas s'engager sur l'encol si tu as vraiment le moment où tu tombes du sommeil mais là c'est pas moi je te parle de tout entre 4 jours où t'es vraiment déjà sur la 3ème nuit c'est plus extrême que par exemple sur les 170 bornes où là t'es sur la 2ème nuit c'est là où t'as des dégâts d'hallucination c'est sur la 2ème nuit que ton ami a eu ou que moi j'ai déjà eu aussi à Oman etc c'est plus les hallucinations et tout mais tu vas pas normalement tomber sur la 2ème nuit c'est la 3ème nuit et puis avant moi je faisais cette erreur là pareil je continuais je continuais et puis après je dormais maintenant j'ai indifférents le sommeil je me force à dormir une heure et en plus je dormais assez facilement partout mais je m'impose pas que j'oublie de dormir sinon je sais que ça sert à rien et puis le temps que tu perds quand t'es mal comme ça au final tu ralentis tellement en avançant quand tu dors, il vaut mieux t'arrêter de dormir avant de partir tout ça c'est des erreurs que tu fais des erreurs en ultra t'en fais à chaque fois et j'en fais encore mais t'apprends et l'expérience c'est important
Loïc c'est clair sur la notion de sommeil parce que tu as utilisé le mot torture et clairement pour en avoir discuté notamment avec deux anciens commandos marines donc deux anciens d'efforts spéciales la notion du manque de sommeil en fait c'est quelque chose qui côtoie au quotidien notamment pendant leur stage de sélection qui dure 9 semaines et de mémoire je crois que Teddy nous disait qu'ils dormaient 4 heures par semaine tu vois et ça dure 9 semaines et ils ont des épreuves bon alors ils ont quand même les week-ends mais ils ont des épreuves systématiquement ils sont en permanence trempés en permanence, ils dorment dehors par terre, enfin c'est un truc de fou et c'est ce qu'il expliquait qu'en fait tu peux plus te cacher nulle part quand t'es complètement en manque de sommeil il y a tout qui ressort en fait et c'est là où ça devient hyper compliqué moi je serais peut-être que de savoir parce que là on a parlé de plein plein d'épreuves différentes et de tout ce que tu as mis en place au fil des années comment est-ce que tu as un peu réorienté ta pratique mais s'il y avait toi peut-être un apprentissage une chose que tu retires vraiment de cette espèce alors peut-être pas boulimie parce que c'est une notion un peu péjorative mais de toutes ces expériences que tu as engrangées très vite ce serait quoi ? un apprentissage sur toi évidemment parce que comme tu l'as dit plusieurs fois déjà chacun a une pratique différente
Perrine sur moi ça m'apprend que que j'en ai encore beaucoup à apprendre parce que j'ai l'impression que je me découvre à chaque fois de plus en plus je sais pas dans quel sens ça va évoluer je sais pas encore tu vois ça m'a apaisée quelque part aussi dans le sens où ça m'a apaisée mais en même temps si ça s'arrêtait je sais pas comment je voudrais ça en même temps sans sport je passerais bien il y a des gens qui disent moi je peux pas passer une semaine sans m'entraîner alors moi j'y arrive très bien je fais bien de choses mais j'y arrive très bien à pas m'entraîner pour une semaine mais sans projet tu vois, en me trouver en tête je ne sais pas comment je dirais sans ça, mais j'aurais autre chose dans ma vie je pense que oui, je serais comblée par autre chose oui, ça m'a beaucoup appris sur moi je me rends compte de ça m'aide aussi dans ma vie professionnelle aussi la résilience, etc ça m'aide aussi à relativiser les choses. Je suis quelqu'un de très stressé, donc je pense que je me retrouve dans des situations, parce que là, on parle de course, mais tu sais, quand on fait des trucs, des aventures avec Steven, c'est pas la même chose. Quand t'es rentré sur une course, t'es un problème. Tu téléphones, on vient de chercher. Quand t'es sur une aventure, ta vie qui est en jeu. Mais là, c'est autre chose. Et donc, moi, je suis quelqu'un de très stressé de nature, etc. Je suis quelqu'un de très peureux. J'ai peur de tout. Tout ce qui est nouveau, ça me fait peur. Mais par contre, la peur ne m'a jamais empêchée de quoi que ce soit. Au contraire, la peur, elle m'a toujours donné envie d'aller chercher de la... Par exemple, tu vois, ce week-end, on va dans le désert et j'ai peur de conduire dans les dunes. Et du coup, mes copains, ils se foutent de moi, ils me disent, mais Périne, tu n'es pas capable de conduire dans les dunes. J'ai trop peur, il y a plein de gens et tout. En plus, je vais passer pour une biote et tout. Ils disent, non, mais si tu veux, on conduit. mais non, c'est moi qui le fais. Donc, à la fois, j'ai envie d'y aller, d'apprendre un nouveau truc. Et voilà, donc c'est marrant parce que ça me permet de passer de plus de peur, etc. Mais ouais, j'ai l'impression de devenir une meilleure personne. Humainement aussi, tu rencontres des gens. Et je te dis, ces scènes-là que tu as en course ou que tu as quand... Moi, ici, c'est un pays qui est très particulier, la ma vie saoudite. c'est à la fois effrayant, je ne parle pas Ariadne, bien sûr, mais quand je pars un peu dans la pampa toute seule, là, j'ai peur de me laisser justifier. Une fille toute seule, ils n'ont jamais eu une fille toute seule. Donc, il y a tout le monde qui te suit, qui vient, qui revient, qui te prend une photo. Et à côté de ça, tu as des scènes d'humanité qui sont incroyables. C'est-à-dire que, je suis dans ma voiture, parfois, ou j'attends, ou je suis sur mon vélo et je suis un peu stressée, je me dis qu'est-ce qu'ils veulent et tout, et là en fait les gens ils arrivent, ils te donnent à manger, ils t'invitent dans leur salon extérieur pour que tu dormes là, ils ne parlent pas du tout anglais donc ils essaient de t'expliquer tant bien que mal et il y a des scènes de générosité et tout ça et je pense que je n'ai jamais été confrontée à autant de générosité et pourtant à la fois de stress, il y a des situations où tu ne sais pas si qui devraient être là. Ce n'est pas les émirats, ce n'est pas le Qatar. Ça n'a rien à voir. Mais c'est vraiment un pays qui est chouette et pour ça, en tout cas, pour ces moments de vie et toutes les aventures qu'on a vécues quand on était en milieu du lac Baïkal avec Stéphane et qu'on était coincés, on était vraiment dans la merde et on s'est retrouvés dans une gamme de pêcheurs. Et voilà, tous ces trucs-là, tu te dis, comment moi, je peux arriver à vivre des choses comme ça ? C'est incroyable. j'ai l'avis que je m'aurais vraiment rêvé d'avoir
Loïc c'est beau ça c'est beau et je pense qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui se le disent ou qui se créent les conditions pour que ça arrive
Perrine c'est du boulot
Loïc clairement et puis je pense que c'est ce que je retiendrai vraiment de cet échange quand on voit ton palmarès au delà du palmarès et de la performance vraiment je pense c'est plus cette notion de vivre sa vie pleinement tu vois parce que moi ces épreuves me parlent donc c'est clair que quand je vois tout ce que tu as mis en place moi ça me fait rêver tu vois pas forcément les chronos d'ailleurs j'en ai aucun en particulier en tête mais c'est plus voilà les expériences que tu as vécues mais d'un autre côté je pense que c'est aussi pour moi c'est hyper important de partager de faire découvrir on va dire la partie immergée de l'iceberg tes 80 tes semaines de 80 heures tu vois ces peurs que tu affrontes et qui sont là mais qui en même temps te drive et je pense que tu l'as très bien dit l'un ne va pas sans l'autre
Perrine là c'est vrai que par exemple sur l'Arabie tout le monde nous dit on va venir c'est le canon c'est trop beau mais je pense que les gens ils ne se rendent pas compte ici il n'y a pas d'hôtel là on est en train de essayer de mettre en place un projet avec Stéphane ici c'est compliqué tu te fais arrêter de parler tout le temps et voilà il y a une logistique dans les projets surtout les aventures, c'est pour ça que les gens font des courses parce que tout est organisé et tu n'as pas tout ce truc là et moi parfois moi aussi je suis contente de faire des courses pour ne pas avoir une affaire mais à la fois ça me plaît aussi de monter mon projet moi-même et du coup c'est bien aussi qu'on le partage tous les deux avec Steven maintenant parce qu'avant c'était plus solitaire même si voilà je m'ai une vie assez solitaire parce que je suis extra-triée mais j'ai un gros noyau d'habit en France etc et ma famille essaie de venir souvent sur les courses etc c'est vrai que voilà aujourd'hui c'est la vie que je mène maintenant après c'est vrai que on me dit tous des vies différentes peut-être que moi la mienne va s'orienter différemment dans quelques années parce que je vais voilà je sais pas une famille je m'en sais rien et peut-être que tout ça m'en paraîtra ne plus avoir trop de sens on est tous différents mais en tout cas aujourd'hui c'est l'équilibre qui me convient le mieux même si moi aussi ça me fêchait d'être en bureau toute la journée et en même temps ça me permet de vivre tout ça c'est l'équilibre qui me convient sinon j'aurais envie de faire comme Steven qui est son métier mais moi je ne peux pas vivre avec me dire comment je vais faire ce mois-ci on est tous différents donc aujourd'hui c'est un équilibre et c'est facile pour personne et ouais je suis contente d'en être arrivée là
Loïc alors peut-être pour finir sur une touche qui nous laissera rêveur ça serait quoi l'épreuve enfin s'il y en a une d'ailleurs je sais pas s'il y en a une mais ça serait quoi l'épreuve ou l'aventure idéale ou peut-être même quelque chose sur lequel tu es en train de travailler déjà avec Steven pour la suite
Perrine bah non je pense que l'aventure idéale je ne la connais pas encore parce que souvent je fais des trucs que l'année d'avant je savais même pas que ça existait mais en tout cas ça serait dans un pays que je peux découvrir au monde ou un endroit que je peux découvrir au monde et ouais à pied ou à vélo ou peut-être en nageant non il n'y a pas de d'aventure idéale en tête en fait chaque aventure m'amène à une autre après donc je ne sais vraiment pas d'une année sur l'autre, je suis dit là cette année c'est un peu intéressant ça c'est le gros truc que je veux faire parce qu'en fait en général quand j'ai envie de faire un truc je suis venu par le faire assez rapidement
Loïc Excellent, cool bah écoute, je serais curieux de voir comment chaque petite aventure tu vois quelle j'ai arrivé, je serais curieux de voir comment l'enchaînement va continuer à se faire parce que c'est vrai quand on voit les énormes nom des courses que tu as déjà coché
Perrine en tout cas sur l'année prochaine peut-être il y aura le Marathon des Sables et on va lancer un peu les secrets, on a envie avec Stephen de faire un travail tous les deux de très longue distance et vers Chamonix que je vous laisse excellent cool et à deux voilà pour l'année prochaine super
Loïc un immense merci Perrine je m'étais dit qu'on essaierait de rester dans les une heure comme ça, ça te laisse du temps pour préparer la sortie du week-end mais voilà en tout cas vraiment un immense merci, c'était juste dingue de t'entendre nous expliquer ce qu'il y a derrière le rideau tu vois Perrine Perrine Fache qu'on connait moi je connaissais à travers tes résultats mais je voyais pas bien tu vois ce qu'il y avait en termes d'organisation ce qui te drivait ce qui faisait que t'en étais arrivé à faire tout ça et ton histoire je trouve moi c'était un très beau moment de partage t'écouter les yeux grand ouvert dommage qu'on voit pas la vidéo vraiment un grand merci pour ton temps et écoute éclate toi bien ce week-end et je te souhaite prendre plein de plaisir pour la suite des aventures et puis on se donne rendez-vous pour l'année prochaine vers Chamonix pour regarder ce qui se passe
Perrine Avec plaisir. Merci beaucoup.
Loïc Merci Périne.
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