Nicolas Le GR34, ouais physiquement c'était hyper dur. Vraiment avec ce record je pense que je ferais pas plus dur physiquement. C'est pour ça les gens rigolent à chaque fois quand t'avais dit que les 100 des marathons c'était facile mais vraiment physiquement c'était vraiment très dur. Et pourtant je me suis entraîné comme un athlète de haut niveau à plus de 200 grammes par semaine, des prépa spécifiques, beaucoup dénivelés. Donc j'avais vraiment bien préparé à ça mais c'est juste que t'as des étapes où les 42 premiers kilomètres tu peux te sentir hyper bien. Puis après en fait les autres tu les subis alors que tu te sentais hyper bien.
Loïc Vous écoutez les frappés le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tous niveaux, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entreprises,
Nicolas des militaire, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Cette semaine je reçois pour la deuxième fois sur le podcast Nicolas Vandenelsken. Nico réalise des défis sportifs hallucinants qu'il utilise pour sensibiliser les gens aux enjeux environnementaux notamment. En janvier 2022 il était venu nous parler de son tour de France en courant, 4 mois et 4600 km quand même. Depuis il a couru 110 marathons en 110 jours et il a récemment battu le record du GR34, le sentier de grande randonnée de plus de 2000 bornes et quasiment 30 000 mètres de dénivelé qui part du Mont-Saint-Michel et qui se termine à Saint-Nazaire en passant par les côtes bretonnes.
Loïc Il a avalé cette distance en seulement 25 jours. Un échange avec un homme passionnant qui se bouge pour faire parler de sujets critiques. Merci Nico, excellente écoute à vous les frappés.
Nicolas Bon bah trop cool, ça me fait super plaisir de te recevoir à nouveau Nico. Deux ans après, je ne sais pas si tu te rappelles mais c'était en fait plus ou moins à la même période qu'on avait fait le premier enregistrement. Ah ouais, c'était après tout le premier tour de France alors je pense que c'était ça. Ouais, c'était après ton... Ouais, à l'époque où on parlait encore de Green Nico Tour où tu avais fait ton premier gros défi mais tu n'avais pas encore... Je crois que tu ne m'avais même pas parlé du 110 marathon en 110 jours. Ouais non, je pense que c'est pas normal. Ouais, c'était pas encore d'actualité. Mais bon, il s'est passé plein de choses depuis donc trop hâte qu'on en parle. Carrément. Première question, c'est comment tu vas en ce début 2024 ? Bah écoute, je vais très bien. J'ai juste mal... Alors pour le coup, je me suis fait mal au dos mais sinon non non ça va. Justement peut-être parce que je ne cours pas assez en ce moment donc voilà. Ah ouais ça va. Quand est-ce que tu as fini le GR34 ? C'était fin de l'été c'est ça ? C'était le 25 juin. Ah ouais, c'est le début de l'été. Ah t'as fini au début de l'été ? Ah punaise, je n'avais pas noté ça. Ouais, c'était du 31 mai au 25 juin. Ah oui, 31 mai, ouais. Exact, exact. Ok, ok. Ok, ouais donc et depuis qu'est-ce qui s'est passé sportivement je veux dire ? Bah depuis je me suis pas mal reposé et puis non. Et puis non et après bah j'ai recouru un peu. Maintenant j'ai pris... En fait on avait beaucoup de sujets aussi avec l'association donc j'ai beaucoup bossé et un peu moins fait de sport. Mais là je reprends progressivement c'est juste qu'en effet bon là je me suis fait un peu mal mais... Mais non, non, il y a eu plein de... Enfin il y a eu plein de choses qui se sont enchaînées après pour l'assaut, pour aussi bah des conférences et tout ça donc... Donc ouais non j'ai pas eu trop le temps de m'ennuyer mais du coup j'ai eu un peu moins de temps de faire du sport. Après c'est... Je pense que j'en avais besoin parce qu'en fait entre les 110 marathons et le record du GR34 en fait j'avais fait... J'ai fait plus de 8000 kilomètres en 10 mois. Donc c'était beaucoup... Oh la vache ! Et donc... Et donc ouais donc là c'est la première fois où je... Enfin ça fait un moment que je m'étais pas autant entre guillemets reposé à faire moins de sport. Mais je pense que mon corps il en avait aussi besoin donc... Ouais. Bon on va parler de tout ça. Donc pour celles et ceux qui ont rejoint le podcast récemment, Nico avait déjà été invité. C'était en tout début 2022, l'épisode 63. Un épisode sorti le 25 janvier donc 2022. Et à l'époque tu venais de... Enfin tu venais... Tu t'avais couru... Tu avais fait le Tour de France en courant, 4600 bornes en 9 mois. Si j'ai pas mémoire c'était 4600. En 4 mois, en 4 mois ouais. Ah c'était 4 mois ? Pourquoi j'avais noté 9 mois ? Ok donc 4600 bornes en 4 mois. Tu avais fini vers la fin d'année 2021 si je me souviens bien. Ouais. Une petite extension autour de Paris si j'ai pas mémoire. Et depuis il s'est passé plein de choses. Donc ce premier gros défi... Bon je vais pas faire un résumé exhaustif de l'épisode. Allez l'écouter. Épisode 63, 25 janvier 2022. Donc à l'époque tu nous avais présenté l'association Green Nicotour qui a changé de nom depuis. Depuis c'était déjà un sacré défi puisque tu faisais à peu près un marathon tous les matins. L'après-midi tu faisais des présentations en école, notamment sur la fresque du climat. Tu faisais du ramassage de déchets donc c'était vraiment passionnant. Depuis s'est passé plein de choses. L'idée quand on s'est reparlé là il y a peu de temps c'était surtout de parler du tout dernier défi que tu as réalisé. En l'occurrence un record sur le GR34 en Bretagne. Mais entre ce que tu nous avais partagé sur le premier épisode en 2022 et ton défi du GR34, il y a eu autre chose. Donc je te laisse peut-être nous faire un espèce de fast forward, une petite mise à jour rapide de ce qui s'est passé en 2022 et début 2023. Oui carrément. En gros il y a beaucoup beaucoup de choses qui se sont passées en très peu de temps c'est vrai. Du coup encore merci, ça me fait trop plaisir en effet de revenir ici parce qu'en effet c'était l'un des premiers podcasts que j'avais fait à l'époque. Et donc c'était vraiment cool de raconter ce premier greening au tour. Donc oui il y a eu beaucoup beaucoup d'éléments. C'est drôle parce que tu as répondu un peu en quelque sorte à ça parce que tu as dit oui, ton premier tour de France c'était presque à un marathon par jour parce qu'en effet la moyenne c'était 38 km par jour. En fait c'était 127 jours, 122 étapes, j'avais juste pris 5 jours de repos. Et donc à l'époque quand je m'étais lanté sur ça, on a fait mes potes et tout le monde m'avait pris un peu pour un dingue. Et puis au final ça s'était très bien passé. On avait sensibilisé beaucoup de monde. Et puis en fait après ça en effet, l'association a continué à se développer. Donc en effet GreenNicotour en fait c'était un peu mon nom de scène. Ça l'est toujours d'ailleurs. C'est un peu mon blase, on va dire ça comme ça sur les réseaux, sur Instagram etc. Mais en fait c'est que l'asso on ne voulait pas. Et même avant de partir en fait sur le GreenNicotour, en réalité je ne voulais pas que ça soit trop étiqueté à mon prénom. Voilà dans GreenNicotour et Nicolas. Donc là, nous l'association, notre but c'est de réunir un maximum de personnes etc. Donc je voulais que ça soit de moins en moins personnifié. Et donc ouais, on a rapidement changé de nom. Enfin je pense que ça ne devait pas être très longtemps après le 25 janvier notre épisode puisque c'est devenu UniverSport. Et en réalité là en 2024, on rechange de nom puisqu'on fusionne avec une autre association. Et on devient beaucoup plus institutionnel puisqu'on devient l'Institut du sport durable. Voilà donc là c'est en train d'être fait pour qu'on ait encore plus d'impact. Et donc ouais c'est vrai que du coup après ça, donc l'association UniverSport s'est vraiment beaucoup développé. Parce que le premier Tour de France avait fait connaître des choses et puis on avait fait pas mal d'actions aussi en amont. Donc voilà, on a continué à faire beaucoup de sensibilisation dans les écoles, auprès des collectivités etc. Avec UniverSport du coup et puis à vraiment créer une communauté. Alors principalement dans la région de France dans laquelle je suis originaire mais aussi un peu partout en France. Parce que du coup le premier Tour de France avait permis ça. Et puis c'est vrai qu'après en éco-aventure à l'époque on n'en avait pas parlé parce que je ne l'avais peut-être pas encore en tête. Mais en fait j'ai pas mal de gens moi qui m'avaient dit après mon premier Tour de France. Mais écoute Nico tu as fait quasiment un marathon par jour. Est-ce que du coup en fait là ta prochaine éco-aventure ça ne serait pas de faire d'enchaîner des marathons ? Enfin en tout cas de pour ça tu étais à 38 km. En fait il y a souvent des gens qui m'ont dit c'est bête. La moyenne était 38 km. Des fois j'avais fait des plus grosses étapes mais m'ont dit en fait tu étais à 4 km de faire un marathon. Et en fait aussi je voulais que mon message soit un peu plus large. C'est à dire comme tu l'as dit en fait je faisais pas mal de ramassage de déchets de fresques du climat cuisse pendant mon premier Tour de France. Et en gros là mon but c'était vraiment d'axer le message sur le dérèglement climatique. Parce qu'en fait le premier message que les gens avaient gardé du premier Tour de France c'est que c'était un mec qui avait fait un Tour de France en courant en ramassant les déchets. Et du coup c'était déjà cool mais je trouvais que ça limitait un peu l'action. Et donc en fait on s'est rapidement posé sur ça avec l'association. Et donc est venue cette idée de faire 100 marathons en 100 jours pour le climat pour que le message soit très précis. Et puis vu que j'aime bien les défis toujours un peu dingues là l'idée c'était vraiment de faire aucune pause. Donc vraiment enchaîner un marathon tous les jours sans repos. Et donc voilà et en effet je suis parti à peu près sur la même période en fait. J'étais parti le 3 septembre pour rentrer le 21 décembre. Donc à peu près sur la même période que le premier Tour de France. Et donc l'idée c'était vraiment d'enchaîner des marathons. Donc au moins 42 km. Et puis l'après-midi vraiment de sensibiliser toujours dans les écoles auprès des collectivités. Et donc là vraiment ça a pris une autre envergure. Parce que l'association était beaucoup mieux staffée. Enfin voilà le premier Tour de France c'était un premier bon galo d'essai. Mais donc c'est vrai que du coup c'est 110 marathons. Et donc au final ça a été 110 d'ailleurs. Désolé je parle beaucoup mais parce qu'on était tenté de s'arrêter à 100 en fait. Et en fait en gros il y avait un record au Guinness Book qui était symboliquement à 106. Et donc c'est pour ça qu'au final j'en ai fait 110. J'en ai ajouté 10 à la fin. Puisque j'ai fini au Parlement européen à Bruxelles avec ces 10 là. Pour potentiellement en fait battre ce record du Guinness. En réalité en fait on l'a jamais homologué parce que c'est trop complexe le Guinness. Enfin on voulait pas trop trop se prendre la tête au final avec ça. Mais en tout cas voilà on avait dépassé ce record qui était au Guinness. Même s'il y a des gens qui ont fait plus que ça. Au final je crois qu'il y a quelqu'un qui a fait 300 marathons en 300 jours. Enfin il y a un Anglais qui avait fait ça d'ailleurs quasiment moins que moi. Mais voilà. Moi la perte physique je la voyais surtout sur le fait de faire un marathon le matin. Et l'après-midi d'avoir du jus pour passer 2h, 3h avec des enfants. Enfin voilà parce que vraiment l'idée de nous ce qu'on fait. Et notamment quand on intervient dans les écoles. C'est de faire bouger à la fois les gens pour leur corps et la planète. Donc moi j'intervient dans les écoles ou près des gens. C'était pas juste de raconter ce que je faisais. C'était surtout de les mettre en mouvement. Et notamment dans les écoles avec des jeux ludiques etc. Qu'on avait créé pour à la fois les mettre en mouvement. Pour le côté sport santé. Et leur apprendre des choses sur les enjeux environnementaux. Notamment des règlements climatiques en leur apprenant des choses. Et donc ouais ces 110 marathons. D'ailleurs beaucoup de gens retiennent ça. Et ont même du mal à retenir le record du GER34 que j'ai fait. Alors que physiquement c'était beaucoup plus dur au final. Alors c'est drôle aussi on va en parler. Mais il y a comment dire. Je pense qu'en fait ouais physiquement c'était facile en fait. Les 110 marathons comparés au record du GER34. Mais l'expérience c'était ouais. Donc bref tout ça pour dire que les 110 marathons. Donc c'était fou. C'était un départ du côté de Montargis. Les 80 premières étapes en fait avec un coeur. En fait ils traçaient un coeur sur la carte de France. Pour montrer justement cette notion de partage. C'est ce qu'on veut vraiment montrer à chaque fois. Donc on a dessiné un coeur sur la carte de France. En partant du côté de Montargis du centre. Et puis en descendant très bas en dessous de Perpignan. Et après en revenant de Montargis au bout de 80 étapes. Et puis après les 20 dernières pour faire les 100 marathons. Pour faire les 100 marathons. C'était un retour en fait. C'était un parcours qu'avait dessiné des écoles. Pour me faire entrer à Valenciennes vu que je suis originaire. Et après les 10 supplémentaires. Ça c'était un ajout un peu à la dernière minute. Pour faire encore plus parler ce record. Et c'est que voilà. Disons qu'en fait ces 110 marathons nous ont apporté. Et m'ont apporté encore plus de légitimité. Par rapport à tout ce qu'on défendait. Parce que j'ai été restitue par la ministre des sports. Pendant ce temps là. Quand je suis arrivé du côté de Saint-Denis. Enfin voilà. Du coup pour faire du lobbying. Pour faire de la pression aussi sur tous nos enjeux. Au-delà de faire de la sensibilisation. Bah ça nous aide beaucoup maintenant. Parce qu'on a rencontré beaucoup d'acteurs. Et puis encore une fois l'équipe était juste folle. Parce que ces défis là. Je pense que s'il n'y a pas tous les gens autour. Tous nos bénévoles etc. Ils ne sont pas possibles. Parce que la logistique est assez folle. De devoir trouver des écoles dans lesquelles intervenir. De logis chez l'habitant. Parce que ça c'est toujours un prisme aussi. Sur lequel on veut aller. D'aller chez l'habitant. Gérer la logistique vélo. Parce que comme le premier tour de France. Bah l'idée c'était. On avait un vélo cargo. Là on investit dans un vélo cargo. Qui permet d'être très visible. Et donc c'est un vélo un peu allongé. Sur tous les gens pouvaient se relayer. Donc il y avait plus de 48 personnes. Qui se sont relayées aussi sur ce vélo là. Pour transporter le matériel. Et puis voilà. Et en fait en effet. Suite à ça. Donc. Est venue rapidement en fait. L'idée de ce record aussi du GR34. Puisqu'on rentrera dans l'été après. Mais en fait c'est assez drôle. Puisqu'en novembre du coup 2022. Pendant les 110 marathons. En fait j'ai un ami breton. Alban. Qui vient courir sur une des étapes. Puisqu'il était en Bretagne. Et qui me dit. Bah écoute Nico. T'es bien gentil. Avec ton premier tour de France. Et tes 110 marathons. Mais en fait à chaque fois. Tu coupes la Bretagne. Parce qu'en gros.
Loïc Tu fais du Saint-Brieu-Vannes.
Nicolas Mais nous. On a un peu oublié là. Toute la côte bretonne. Et c'est vrai que. Quand tu fais un tour de France. Et d'autre la Bretagne. Ça te rejouite pas mal de bornes. Et en fait. Il me dit. Voilà. Il dit. En 2021. Il y a un trailer professionnel. Jérémy Dedoué. Qui a fait le record du GR34. C'est lui qui a fait la première trace. Etc. Et là. Il me sort un article d'actualité. Qui me dit. Qu'en effet. Il y a plus de 44 communes. En Bretagne. Qui sont menacées par la montée des eaux. Enfin. Comme beaucoup sur les littoraux. Et donc. Il me dit. Bah voilà. Est-ce qu'avec une éco-aventure. J'ai terminé ces 110 marathons. En 110 jours. Qui m'avait déjà donné. Très plus de là. Je suis un peu. J'allais dire un peu con. Mais bref. En tout cas. Vu que j'aime bien un peu ce genre de défi. Je me dis. Bon ok. Ça peut se réfléchir. Et donc. Ce qui a été incroyable. En effet. C'est qu'en 5 mois. En encore moins de temps. En fait. On a construit ce projet. Qui se nomme. Qui se nomme du coup. La rando raid. On a fait un jeu de mots. Par rapport. En fait. Le GR34. En Bretagne. De battre ce record. Pour mettre en avant. L'érosion des côtes. Donc moi. En 5 mois. Là. L'équipe était encore plus folle. Parce que. Des gens qui sont investis de dingue. Et donc. L'idée. En effet. C'était de partir. Le 31 mai. Pour essayer de battre ce record. De Jérémy. Qui était en. Qui était en. En un peu plus de 27 jours. Si je dis pas de bêtises. C'est ça. Et donc. De battre ce record. De traverser. Du Mont Saint-Michel. A Saint-Nazaire. C'est complètement différent. Parce que. Je me définis souvent. Comme un éco-aventurier. Mais là. Je suis peut-être plus devenu. Entre guillemets. Un éco-aventurier. Qui est devenu. Athlète de haut niveau. Parce que. Toute la préparation. Etc. Qui a été. Et ce record. A été. D'une intensité folle. Et disons que l'éco-aventure. C'est fait. Parce que. En fait. Moi. Pour faire ce record là. Je ne devais juste. Que courir. Parce que. Parce que. Ce que j'allais dire. 80 bornes par jour. C'est vrai que j'y parle un peu beaucoup. Mais voilà. L'historique. Comment résumer. Du coup. Quoi. On avait enregistré. Tout le fin 2021. Donc. Ouais. Bah. Bah. Trois ans. En fait. Donc. Génial. Mais tu ne l'as pas précisé. Mais le GR34. C'est quand même. Un sacré morceau. C'est plus de 2000 bornes. 28 000 mètres. De dénivelé positif. Donc. Contrairement. A ce que. En tout cas. A ce que moi. Je pensais. Il y a beaucoup de gens. Qui pensent. Que la Bretagne. C'est plein. Mais pas du tout. Et en effet. Non. C'était beaucoup rapproché. De Jeremy aussi. Qui a un trailer pro. Pour avoir ses conseils. Et qui lui. A vraiment un breton. Pure souche. Les marathons. Et tout ça. J'avais fait. J'avais fait. J'avais fait. Un peu dénivelé. Quand on était. Un peu plus du côté. De la montagne. Mais c'était pas du trail. Donc. Des fois. Il y a des chemins. Qui sont équivalents. À des sentiers. De haute montagne. C'est hyper cassant. Et puis. En plus. La Bretagne. Ce qui est hyper spécifique. C'est qu'en effet. En réalité. Bon. Je crois que c'est. Plus. 25 000. De déplus. Mais. Dans des montées. Des descentes. Tu as des escaliers. Il y a un endroit. Au tout début. Du GR 34. Ou. Je sais plus. C'est combien de marches. Je suis d'avoir vu. Je suis très. Mais c'était juste. Affolant. Et donc. Ouais. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Mais voilà. C'est aussi. Pour mettre en avant justement. Et c'était très palpable. L'érosion des côtes. Avec la montée des oeufs. Etc. Mais. Mais c'est quoi. Physiquement. C'était. C'était très très dur. Et j'ai. C'est la première fois. Où je me dis. Ok. Au bout de trois jours. J'arrête quoi. J'arrête. Mais. Mais. L'équipe a fait que. Je me suis dit. Non. En fait. Je ne peux pas arrêter. Mais. Parce qu'on avait une équipe de dingue. Qui a construit tout ça. Ce que j'ai là. Jérôme. Qui est déjà sur les 110 marathons. M'avait suivi sur tous les marathons. Pour tout filmer. Et donc là. Qui était là. Pour gérer. C'était un peu mon ange gardien. Jérôme. Puisqu'il était là au quotidien. Il gérait mon ravitaillement. Et il filmait tout. En drone. Etc. Donc en fait. Là. Qui sortira. Qui sortira logiquement. D'ici fin mars. Et. Et donc. Voilà. Il était là tout le temps. Donc. Dimitri. Qui a géré. Pascal. Qui ont géré. Les logements. Chez l'habitant. Charlie. Qui est intervenu. Dans. Des écoles. Tous les jours. Ou auprès. Des. Du grand public. Le week-end. Voilà. Et puis. Tous les autres bénévoles. Jérôme. Et c'est pour ça que j'ai hâte de voir le film aussi. Je lui ai dit. Bah écoute. De toute façon. Dans tous les cas. Si je m'arrête. Le projet continuera. Puisque. Dans tous les cas. On a des sensibilisations. Qui sont prévues tous les jours. Et enfin voilà. Dans tous les cas. On aura de l'impact. Et j'avais dit. Bah au pire. C'est pas grave. Tant pis. Tant pis. Tant pis. Tant pis. Tant pis. Tant pis. Tant pis. Tant pis. Tant pis. Tant pis. Tant pis. Là vraiment. Déjà les 110 marathons. Le premier tour de France. Les 110 marathons. C'était un esprit d'équipe. C'était encore plus. Encore plus palpable. Et d'un quoi. Tu dirais que ça a été quoi la différence du coup. Parce que j'ai écouté ton épisode sur In Nets We Trust. Que je recommande fortement d'ailleurs. C'est des anciens invités du podcast sur les frappés eux aussi. C'était super intéressant. Et. Et c'est vrai que c'est là que je t'ai entendu dire. Bah que pour la première fois. Pendant une de tes aventures. T'avais. T'avais. Considéré l'abandon. Non. Ça a été quoi ? C'était le. Le terrain. C'était le volume. Parce que bon bah voilà. 80 bandes par jour. Il faut quand même. Sur 25 jours. Il faut quand même se les manger. Ça a été la météo. Ça a été un mix de tout ça. T'arrives à dire exactement ce qui fait que. T'as un peu touché une limite j'ai l'impression. Bah je pense que c'était. C'était. Non. C'était la douleur. Parce qu'en fait au niveau météo. J'ai été chanceux de fou. Enfin. On était en Bretagne. Alors j'adore les Bretons. Et moi j'en ai raison. C'est pas moi qui viens de pleindre. Mais. Mais vraiment j'ai eu deux heures de pluie sur 25 jours. En fait. J'ai eu un vent idéal. Il a fait hyper beau. Il a pas fait trop chaud. Enfin vraiment. Sur ça j'ai vraiment pas à me plaindre. En fait non. C'était vraiment. En fait c'est juste que ouais. J'ai eu des douleurs. En fait j'ai jamais. On me dit souvent. Et c'est vrai. En fait j'ai pu enchaîner les 110 marathons. Ou enchaîner ça. Parce que j'ai des capacités de récupération. Mon ami qui sont plus hautes que certains. Et donc ça m'aide de faire ces défis là. C'est juste que là en fait. Au delà de la récupération. En fait j'ai vraiment eu des. Ouais des. Des pépins physiques. Qui m'ont fait dire que. En fait. Ouais c'était. Physiquement c'était vraiment très dur. Et pourtant je me suis entraîné comme un. Comme un athlète de haut niveau. A plus de 200 bornes par semaine. Des prépa spécifiques. Beaucoup dénivelé. Donc j'avais vraiment bien préparé ça. Mais c'est juste que. En fait le trail pour ça. C'est complètement différent. Et je pense que toi même tu le sais. C'est qu'en gros. T'as des étapes où. Les 42 premiers kilomètres. Tu peux te sentir hyper bien. Déjà rien que sur une course. De longue distance. Ça peut arriver. En fait tu te sens bien pendant 40 bornes. Et puis après en fait les autres. Tu les subis. Alors que tu te sentais hyper bien. Et donc là c'était. C'était ça qui était hyper dur. C'était de se dire qu'en fait. Tout allait bien. Et puis d'un coup. Il y avait un truc qui fait que. Ça n'allait pas. Donc. Donc ouais. Non je pense que c'était plutôt physiquement. Autant tout le projet. En fait c'était différent. Dans le sens où. Par exemple sur les marathons. Le matin je courais. Et puis en fait mon but. C'était d'aller voir les jeunes. Donc je savais que j'allais être reçu. Et qu'on allait passer du temps. Et en fait moi c'est ça qui me donnait de l'énergie. Là je savais très bien que j'allais pas. Enfin j'allais moins capter cette énergie là. Parce que justement je faisais pas d'intervention. Donc j'avais pas forcément. Voilà j'avais des jeunes qui. Qui m'encourageaient via les réseaux. Et on me faisait suivre des vidéos etc. Mais moi j'étais moins en contact des personnes. Après il y a des personnes qui pouvaient me suivre en direct. Parce que. Et puis j'avais des open runners qui permettaient à tout le monde. De venir. Donc en fait il y a plein de gens qui sont venus au fur et à mesure du parcours. Et ça c'était aussi ouf. Mais c'est vrai que. J'étais moins. J'étais moins dans le truc. Où voilà le matin je cours. L'après-midi je suis attendu. Et donc du coup ça me motive à. Arriver à une certaine heure etc. Et donc ouais c'est vrai que. Ouais ce qui a été dur c'est vraiment les pépins physiques. En fait au bout du troisième jour. En fait ce qui s'est passé c'est que j'ai eu une. En fait j'ai eu une grosse douleur en gros au niveau du muscle releveur. Et donc j'ai même un kiné d'ailleurs qu'on a trouvé à la dernière minute. Qui a essayé de me soigner un peu au bord de la plage etc. Et en fait ce jour-là. J'avais prévu de faire 90 bornes et que j'ai fait quand même. Et en gros pour les finir j'ai fini à une heure du matin. Parce qu'en fait on a fait un stop auprès du kiné de l'épéreté. Donc en fait c'est vrai que c'est hyper. Hyper différent. En fait moi j'ai toujours été très. Sur les éco aventures sur les 110 marathon. En fait je savais que j'avais une ville d'arrivée et une ville de départ. Enfin une ville de départ et une ville d'arrivée. Et donc c'est vrai que là sur record du GR34 on en avait parlé avec Jérémy. Jérémy quand il a fait le premier record. Il s'était mis quelques stops. Mais il s'était pas mis trop d'objectifs. Parce qu'en fait c'est vrai que ça peut être frustrant en fait. Quand t'arrives pas en fait à l'endroit où t'avais prévu. Sur des trucs où tu fais plus de 80 bornes. Et que t'as l'impression de perdre du temps. Bah du coup ça peut être frustrant. Et c'est vrai que moi d'un côté j'avais fixé ça. Je m'étais fixé quand même des étapes. Parce que vu qu'on dormait chez l'habitant etc. On s'était fixé des objectifs. Donc d'un côté ce qui était bien c'est que j'avais une première trace. J'avais les 27 jours en tête. Donc je savais que je devais faire mieux. Si je voulais battre le record. Et d'un autre côté j'aurais pu aussi me dire. Bah tu te fixes pas d'objectifs etc. Mais vu que logistiquement on avait construit les choses pour faire en sorte d'être reçu chez les gens etc. Bah voilà j'avais ces objectifs. Et ça ça m'a quand même aidé. Parce que je pense que tous les kilomètres que j'ai fait au départ. En faisant des étapes de 90 bornes, 85 bornes. Et des fois même en continuant alors que j'aurais pu finir un peu plus tôt. Et bah ça m'a permis de prendre pas mal d'avance. Et donc voilà. Donc non je dirais que c'est surtout physiquement où je me suis dit. En fait est-ce que tu vas être capable de tenir. De faire 84 bornes par jour en ayant des douleurs etc. Et en fait c'est juste que encore une fois ça a été. Cet co-aventure a juste été incroyable. Parce que le corps en fait est dingue. Et en fait par exemple bah là au bout de trois jours j'avais eu des douleurs. J'ai serré les dents pendant deux jours. Et après en fait le sixième jour on a vu un ostéo qui m'a sauvé la mise. Qui est un peu le premier en tout cas sur le GR34 au début à m'avoir sauvé. Je pense vraiment que si cet ostéo là je le voyais pas ce soir là etc. Le lendemain je repartais pas. Et en fait il m'a fait une séance d'une heure où en fait il m'a remis en place. Et ça a été juste incroyable le lendemain donc. Tu te rappelles de son prénom à tout hasard ? Si on lui fait une petite dédicace. J'ai pu son prénom c'est pas bien mais il est à l'Agnon. Voilà il est à l'Agnon en Bretagne. C'est l'un des meilleurs ostéos que j'ai vu c'est vrai de toute ma vie. J'en ai vu beaucoup d'ostéos parce que moi je crois beaucoup à l'ostéopathie. Et sur mes différentes écoivations de revue j'ai perdu son prénom. Mais donc ouais il m'a vraiment sauvé la vie. Et d'ailleurs c'est un peu grâce à encore une fois un travail d'équipe. Parce que je fais aussi une grosse dédicace. C'est Thibaut l'ostéo de l'Agnon c'est ça. Et je fais une grosse dédicace en fait aussi à Quentin. Parce qu'en fait Quentin c'est un ami que j'ai rencontré depuis plusieurs temps qui est ostéo aussi. Et en fait la réalité aussi de ça et je pense que je le ferai peut-être différemment c'est que là pour cette éco-aventure et pour le record du GER34 on m'avait dit est-ce que tu as une assistance médicale etc. Et en fait j'avais pas forcément d'assistance médicale à proprement parler. En fait on avait un partenariat avec l'association des ostéopathes de France que je salue. Sauf que voilà c'était hyper difficile pour eux et la personne qui gérait ça de faire en sorte que les ostéopathes de France c'est une association. En fait de faire en sorte qu'il y ait des ostéopathes qui soient disponibles pour moi en fait sur cette période là. Et ce qui fait qu'en fait on a marché un peu au fur et à mesure de l'eau. C'est à dire que en fait on essayait de trouver des solutions un peu à la dernière minute si vraiment ça allait pas trop. Et en fait Quentin lui c'est un ostéo qui est du côté d'Aren qui est un ami. Et en fait il voulait faire la première étape avec moi. Donc il a fait la première fois en fait qu'il a d'ailleurs fait autant de distance. Il a fait la première étape des 85 bandes. Et en fait il est ostéo et en fait tout le long de l'aventure il suivait tout. Et en fait dès qu'il voyait que ça n'allait pas il m'envoyait un message. Et il essayait de trouver des solutions en fait avec tout son réseau pour me trouver des alternatives et des solutions. Et donc ça a été aussi un peu mon assistance médicale qui n'était pas prévue en fait à distance. Et donc c'est vrai qu'il nous a trouvé des solutions des fois de dernière minute. Et l'équipe aussi a été dingue. Jérôme encore une fois le photographe et le filmeur, on ne dit pas comme ça mais en tout cas qui s'écoutait les vidéos et qui va faire le film. En fait appeler aussi des gens à la dernière minute et j'ai des ostéo qui m'ont reçu à 23h le soir. Donc en fait ça c'était dingue. En fait le collectif qui s'est créé autour du projet était juste... Enfin moi jamais j'aurais perçu qu'un ostéo puisse vouloir me recevoir à cette heure là. Et en fait Jérôme il croyait tellement aussi au projet qu'il dit bah en fait ce que tu es en train de faire c'est un truc de dingue. Donc en fait bien sûr qu'il y a des gens qui vont vouloir quand même se greffer et il avait raison en fait. Et donc ouais ça a été fou parce que tout ce personnel médical qui n'était pas prévu en fait m'a aidé à aller au bout. Donc disons que je pense que j'ai testé un peu les limites de mon mental en allant loin. Mais ça a été dingue. C'est génial ce que tu partages comme anecdote sur le pouvoir du collectif et quelque chose qui s'est mis en place de manière complètement spontanée. Enfin même si voilà Jérôme drivait la chose mais que finalement c'est les gens qui se sont manifestés au fil de l'aventure. Et je suis en train d'y avoir un super livre sur le sujet si ça t'intéresse d'ailleurs pour le développement de l'asso je t'enverrai. Ça s'appelle Superfans. C'est sur comment en gros les tips pour créer des communautés qui sont des communautés de Superfans. Donc des communautés méga engagées. En gros qui vont un peu plus loin que juste consommer ton contenu ou liker ton truc sur Insta. Et quand je t'entends mais c'était déjà le cas quand tu m'avais parlé du Tour de France parce que je me rappelle tu disais qu'il y a des gens qui étaient venus courir avec toi plusieurs jours d'affilée qui s'étaient relayés pour le vélo. Le vélo la chariote elle faisait 40 kilos donc c'était quand même un truc voilà fallait vouloir d'être là. Et ça m'avait déjà marqué tu vois ce que tu avais réussi à créer en termes de mouvement d'engouement autour de l'époque de Green Nick autour. Et là j'ai l'impression que ça va aller encore plus loin tu vois donc c'est juste génial. Et du coup je te pose la question qu'est ce qui fait tu d'après toi que les tu vois il y a des gens qui étaient prêts à t'ouvrir leur cabinet à 23h pour essayer de te rafistoler un peu. C'est le sens derrière la mission c'est ta com c'est tu vois la ténacité de Jérôme quand il sollicité des ostéos notamment ou c'est quoi tu penses qui a fait la différence. Bah je sais pas si il y a une recette magique mais c'est vrai que bah je pense qu'après moi je suis je parle beaucoup avec mon coeur aussi donc je pense que ça je le dis tout le temps en fait d'être hyper transparent et de dire les choses comme tu le penses. Je pense que ça fait aussi beaucoup de différence dans une société où à l'inverse des fois enfin justement la société je pense qu'actuellement a beaucoup beaucoup besoin de transparence et en fait jusqu'on arrête de se foutre un peu de nous. Et donc je pense que c'est peut-être ça qui a aidé parce qu'en fait je parle beaucoup avec mon coeur et d'ailleurs je vous invite aussi à regarder on a fait des vidéos récap un peu des 110 marathons et on avait notamment fait une vidéo à la suite des 81 marathons qui dessinaient le coeur. Et donc dans cette vidéo on parle souvent et nous on la passe maintenant beaucoup dans les interventions qu'on fait et même moi en fait ça me fait toujours un peu pleurer des fois de revoir cette vidéo mais en fait de... En fait de... Ouais de... Je pense que oui je parle avec mes mots, des fois peut-être que je réfléchis pas assez, je sais pas trop mais... Mais donc et après il y a le fait de vraiment vivre une éco-aventure, enfin une aventure collective dans le sens où moi ce que je dis tout le temps c'est que je cours, c'est peut-être en effet souvent moi qu'on voit sur les réseaux, sans qu'en fait derrière il y a des gens qui se sont investis et je pense qu'ils se sont investis parce que... Parce que peut-être qu'ils se sentent utiles, que c'est leur façon en fait de participer à des choses auxquelles ils croient. Parce que quand on parle d'environnement, d'écologie, moi j'ai souvent tendance aussi à dire qu'il faut le faire de façon positive. Donc j'essaie de le faire comme ça. Des fois je suis aussi triste parce que ça n'avance pas assez vite, enfin voilà, mais pour autant sur les réseaux, j'essaie vraiment de le faire de façon positive. Et donc je pense que c'est peut-être ça qui fait que j'arrive à emmener des gens, peut-être aussi que... Je pense aussi que le sport il fédère, donc voilà sur nos enjeux environnementaux et ça je le dis tout le temps, en fait si on créera juste des choses qui sont liées aux enjeux environnementaux, 75% des gens qui viennent sont déjà des gens convaincus. Donc là le fait de mélanger le sport en fait, ça met au moins en mouvement les gens. Moi je vais le souvenir, enfin encore une fois Quentin me l'a dit, enfin Quentin me disait mais en fait tu te rends pas compte de... Moi jamais j'aurais fait 80 bandes si t'avais pas été là. Parce qu'en gros, toi tu le faisais pendant je sais pas combien de jours, donc pourquoi moi je le ferais pas ? Et sur les 110 marathons c'était pareil, j'ai plein de gens en fait chez qui je suis passé qui m'ont dit bah en gros, toi tu fais un marathon par jour, bah moi je me suis remis au sport quoi, tu vois, je me suis un peu plus bougé. Donc bouge pour ton corps et la planète, c'est vraiment les notions qu'on a avec l'asso. Et donc ouais je pense que c'est tout ce mélange là qui fait que les gens ont voulu s'engager, puis que les gens aussi qui veulent s'engager sur les enjeux environnementaux, et bah ils se disent bon bah ok je peux peut-être passer à l'action comme ça en fait. Pour moi la mise en mouvement, la mise en mouvement de façon c'est... On dit souvent que l'inaction pour moi elle est là aussi, c'est que généralement, on se dit bon bah ok de toute façon c'est foutu, donc en fait quand on se dit ça, bon au final on se bouge pas plus, on fait rien. Et donc je trouve que pour ça le sport en tout cas ça a permis au moins de se mettre en action, et de se mettre en mouvement. Et donc c'est peut-être la force un peu des éco-aventures, et de comment je porte peut-être le sujet, je sais pas. J'essaie toujours de parler d'équipe et d'emmener le collectif, donc j'ai peut-être cette force-là peut-être de réunir, après voilà des fois peut-être moins, mais ouais je pense que ça fait partie un peu de moi de... De fédérer. Ouais de fédérer, et puis de pas mentir en fait, juste d'être moi-même et d'être transparent, et de dire les choses. Et ouais je pense que c'est un peu la force que j'ai, et puis la force au global de l'association aussi. Excellent. Alors ça fait plusieurs fois que tu utilises le terme d'éco-aventure, j'ai réécouté du coup fin de semaine dernière notre premier épisode, et je t'avais pas posé la question de comment, en fait c'est quoi la définition d'une éco-aventure, comment t'expliquerais ça à quelqu'un qui n'est pas trop familier du terme ? Là t'as raison, c'est une bonne question, surtout qu'en plus on peut se dire aussi, ok on ajoute encore le mot éco devant aventure, c'est bon, tout là avec vos mots éco. Donc voilà, en plus je dirais même, enfin on parle d'éco-aventure, je dirais des fois même que je peux être un, plus même maintenant un athlète militant entre guillemets, en tout cas avec ce qui a été fait, parce que justement en fait le, sur le terme éco-aventure c'est hyper important, parce que ça c'est peut-être un défaut que moi j'y ai apporté, en faisant ce que j'ai fait, c'est-à-dire qu'une éco-aventure c'est pas forcément un record, ou une performance sportive en fait. Moi je l'ai accolé à ça, donc c'est pour ça que maintenant je dis peut-être plutôt que je suis un athlète militant, parce que j'ai fait des performances sportives, qui ont permis d'en faire parler, en fait je me suis servi de, un peu de la société, et de cette notion d'aller toujours plus vite, alors que moi je dis tout le temps à tout le monde qu'il faut ralentir. Mais bref, avant de m'étaler, donc qu'est-ce que c'est une éco-aventure ? C'est surtout que oui, et en fait une éco-aventure c'est, en fait se déplacer déjà autrement, et en utilisant en fait son corps, moi je le dirais plutôt comme ça, c'est voilà, aller à l'aventure, mais en étant plus sobre, en faisant attention à son impact, c'est-à-dire que des aventuriers, il y en a partout dans le monde, il y en a partout qui vont à l'autre bout du monde, en prenant l'avion, en ne réfléchissant pas à leur impact, etc. Une éco-aventure c'est plutôt, ok je m'interroge sur l'impact que j'ai, j'essaie de faire le plus sobre possible, mon aventure, et aussi en même temps, il y a collé des interventions, ou à des rencontres, voilà pour aller à la rencontre de personnes, qui font des choses hyper inspirantes, ou pour à l'inverse essayer de sensibiliser, sur un sujet que je maîtrise plutôt bien, et le faire en fait en se déplaçant, en utilisant le sport, l'activité physique, mais pas forcément en se disant, qu'on va faire une performance sportive, c'est-à-dire que je peux prendre mon vélo, et faire un parcours, où je fais 20 à 40 km par jour, et où je vais à la rencontre de personnes, où je vais faire des sensibilisations, où je mets en avant ce qui est fait, je prends mon kayak, que je prends, enfin voilà, je prends un moyen de locomotion, qui permet d'utiliser mon corps, tout en sensibilisant, voilà, et donc ouais, une éco-aventure, je le définirais surtout pour ça, enfin surtout comme ça, et c'est de montrer aussi, qu'on peut voyager autrement, en fait à travers ça, faire une aventure, qui est plus responsable, voilà globalement, ce que je pourrais mettre derrière, le mot éco-aventure, après voilà, on peut y mêler une perfu sportive, et moi c'est ce que j'ai fait, parce que je savais que notamment, ça aurait des échos, et donc je me suis servi de ça, mais c'est pas forcément, c'est pas forcément une plateforme sportive, en tout cas à mon sens, voilà. D'accord, ok, ok, et tu as calculé, tu as calculé le bilan carbone, de cette aventure ou pas ? Alors on a, alors le record du GR34, il faudrait qu'on le fasse, je pense qu'on pourrait facilement voir les chiffres, mais le, le, les 110 marathons, on l'avait fait, et on avait, en fait on avait, on avait surtout mis en avant, le fait de tout faire à pied, ou avec un vélo, que ça permettait de, comment dire, ça nous avait permis, sur un trajet qu'on aurait fait en voiture, pour faire tout ce tour de France, etc., enfin ces 110 marathons, d'économiser plus de 2 tonnes de CO2, ce qui n'est pas rien, puisque 2 tonnes de CO2, c'est logiquement l'objectif qu'on doit avoir en France, par habitant, donc on essaye vraiment de calculer tout ça, là pour ça que le record du GR34, on doit le faire, on doit encore passer un peu de temps dessus, parce que c'est vrai que tu as toujours, en effet, la question de te dire, et à juste titre, est-ce que ça vaut vraiment le coup de la faire, et est-ce que ça va avoir un réel impact, et ça c'est des vraies questions qu'on se pose, parce que, en effet, quand tu crées un événement, quand tu crées quelque chose, dans tous les cas, tu t'amènes quelque chose en plus, qui n'était pas là, donc c'est comment grâce à ça, tu arrives à emmener du monde, ça c'est vraiment, nous l'impact, qu'on veut mesurer, et qu'on veut faire, et c'est pour ça qu'au final, cet impact, de toute façon, il n'est pas totalement terminé, parce que, en fait, pour moi, on n'est qu'à la, par exemple, sur le record du GF34, on n'est qu'à la moitié du parcours, puisqu'en fait, là, on va sortir le film, et pour moi, le film, il va être tout aussi important, que ce qui a été fait, parce qu'il va pouvoir, notamment, nous permettre d'aller montrer, aux collectivités publiques, etc., ce qu'on a vu, d'emmener les gens avec nous, on veut vraiment servir de film, justement, en ne parlant, dans le titre, jamais, d'enjeux environnementaux, on veut juste mettre en avant, l'histoire du record, et des paysages, et après, dedans, faire un peu comme le cheval de Troie, et dire aux gens, en fait, voilà, maintenant, vous êtes devant le film, et vous allez avoir des infos, sur les enjeux environnementaux, mais sans pour autant, l'annoncer vraiment au départ, parce qu'en fait, le prisme, c'est de se dire, qu'il y a des gens, qui vont venir, qui vont venir pour le record, pour se dire, ok, on va voir des paysages, on va voir un mec, qui a fait un record, mais sans pour autant se dire, bah, ouais, dedans, il va y avoir, l'érosion des couettes, qui va être mise en avant, etc., donc ça, ça va être notre gros travail, pour essayer toujours, d'essayer de convaincre aussi, des gens qui ne sont pas forcément convaincus, par ces sujets-là, et de leur montrer, bah, par des images, et par une éco-aventure folle, que, en fait, il y a ça qui est factuel, et qu'on doit avancer, sur ces sujets-là. C'est une bonne stratégie, surtout si tu, enfin, je repense aux chiffres que tu partageais, que globalement, 75% des gens, qui soutiennent, tu vois, l'aventure, ou qui gravitent autour de, de, de l'univers sport, bah, c'est des gens qui sont déjà convaincus, donc si tu n'as pas l'approche, dans la communication avec le film, si tu n'as pas l'approche environnement, bah, c'est peut-être une super manière, d'aller chercher un autre public, comme tu disais, qui est peut-être moins sensible, ou moins informé sur le sujet, et finalement, de le convertir comme ça. C'est ça, c'est, c'est tous nos enjeux aussi, et je trouve que le sport, mais comme la culture d'ailleurs, et le film en fait partie, voilà, en fait, moi je crois beaucoup aux nouveaux récits, je pense qu'à ce moment-là, on n'en parlait pas autant, en tout cas, c'est sûr que, dans le premier épisode, je ne parlais pas autant de ça, mais la notion de temps, la notion de nouveaux récits, pour moi, elles sont essentielles, et donc le but aussi, c'est de montrer qu'on, qu'on peut faire différemment, et donc ouais, les nouveaux récits, bah, des aventures différemment, et donc ouais, je crois beaucoup en ça, et je crois beaucoup en la force aussi, de Jérôme, pour faire passer ces messages-là, donc ouais, et puis en fait, tu as vraiment un autre regard aussi, avec tout ça, parce que typiquement, si sur les 110 marathons, on vient de sortir une exposition photo, et en fait, moi, quand je vois des photos, quand je vois le film, en fait, je vis la chose totalement différemment, parce que Jérôme utilise beaucoup le drone aussi, et en fait, je vois des choses que je n'ai pas vues, moi, en courant, tout ce qu'il y a autour, etc., tu te rends pas compte, et typiquement, même l'érosion des côtes, là, sur le record du GR34, je vais beaucoup plus me rendre compte avec son film, que moi, juste avec mes propres yeux, parce qu'en effet, quand tu vois le bord des côtes, etc., tu le vois encore mieux en drone, donc ouais, non, on est, en tout cas, sur ce record du GR34, pour moi, on est qu'à la moitié du parcours, ça va être encore incroyable, donc ouais. Génial. Alors, tu parlais un peu plus tôt de quatre moments complicagérés, en tout cas, de quatre blessures, donc tu as évoqué la première, douleur au releveur, ça a été quoi, les trois suivantes ? Eh bien, les trois suivantes, après, il ne faut pas trop vous spoiler, vous retomberez aussi, je ne vais pas faire le film, non, je vais quand même les aborder, non, j'ai eu, ouais, j'ai eu le muscler releveur, après, j'ai eu la cuisse à gauche, qui m'a pas mal titillé, pas mal de temps, qui m'a même fait prendre des anti-inflammatoires, le truc, je me suis toujours refusé de prendre, c'était la première fois de ma vie que je prenais ça, j'ai eu un anti-caché, donc voilà, donc après, c'était pas, je me suis beaucoup renseigné, je ne voulais pas que, moi, j'avais beaucoup, j'ai beaucoup d'a priori par rapport à tous les produits transformés, etc., donc voilà, j'étais bien renseigné sur le fait que ce n'était pas du tout, comment dire, un produit d'opont, ou quoi que ce soit, enfin voilà, donc c'est juste que ça cachait la douleur à un moment donné, donc moi, j'ai la cuisse à gauche, et après, et après, j'ai eu quoi ? Après, j'ai eu, après, j'ai eu des cloques, au bout du 15e jour, où là, là, c'est une infirmière libérale, pour le coup, qui m'a sauvé un peu le pied, parce qu'en fait, je n'ai jamais eu aussi mal au pied droit, pendant 50 bornes, où tu cours, et tu as l'impression de, ça me brûlait en dessous du pied, enfin, je n'ai jamais autant mort. Ah, c'était au niveau de la plante du pied ? Bah, c'était, non, c'était plutôt à l'avant du pied, en dessous, quoi, donc du coup, quand tu cours 80 bornes, autant dire que tu le sens, quoi, donc, donc ouais, en fait, c'était des cloques que j'avais mal soignées deux jours avant, et du coup, ça dégénérait, et ça, et donc ouais, là, j'ai vraiment morflé sur cette étape-là, comme jamais, voilà, d'ailleurs, il y a ma copine qui était, que je revoyais au bout de 15 jours, qui était venue là, sur cette étape-là, et voilà, et même sa présence, c'était déjà hyper fort, mais, mais même sa présence, j'avais trop mal, et donc, ouais, non, c'est une infirmière libérale, pareil, avec son papa, enfin, pareil, destin incroyable, je crois beaucoup à toutes les connexions maintenant, et des choses qui viennent s'accumuler, comme ça, c'est le destin qui fait bien les choses, mais voilà, une infirmière libérale, qui me soigne à 22h le soir, et puis au final, il y a son père qui est là en visite, et en fait, son père, avant, il était sur des chemins, au bord d'un GR en France, où en fait, il avait l'habitude de soigner des cloques, enfin bref, donc en fait, il avait toutes les astuces, et donc ouais, elle s'est occupée de mon pied, on a mis des portements sur tout ça, parce que c'était vraiment, c'était pas vraiment jojo à voir, et donc, voilà, le fait qu'on ait réparé tout ça, ça m'a permis par la suite d'aller jusqu'au bout, et puis après, une dernière douleur à la fin, au niveau de la cuisse droite, et en réalité, cette douleur-là, elle s'est avérée un peu plus forte, j'ai pu terminer avec, mais en gros, je pensais que justement, comme les autres douleurs, c'était quelque chose qui allait partir, sauf qu'en réalité, en fait, après le record, on s'est rendu compte que, après un passage de vérification chez l'ostéo, il m'a quand même dit, bah vas-y, va faire une radio, et je m'étais quand même fait une petite déchirure, au niveau de la cuisse, et donc voilà, c'était pas, enfin, je devais juste me reposer 4 à 6 semaines, donc pour moi qui enchaîne beaucoup, c'était un peu dur, surtout qu'en fait, là j'étais peut-être un peu bête, mais en fait, derrière, on avait une autre éco-aventure, qui était sur le tour de France cycliste en vélo, donc l'idée, c'était d'enchaîner moi sur un vélo, après une semaine de repos, partir 3 semaines pour un vélo, parce que je me disais que le vélo, ça allait être bon pour la récup, justement, mais bon, en tout cas, voilà, tout ça pour dire que la déchirureure a fait que, l'ostéome a dit, bon, maintenant t'arrêtes, t'arrêtes un peu tes bêtises, tu t'arrêtes au moins pendant 4 à 6 semaines, et donc là, voilà, je veux vraiment arrêter totalement, et puis voilà, mais c'est vrai que, enfin voilà, en y repensant, en fait, ce qui est hyper, hyper fou sur tout ça, c'est que, en fait là, il n'y a pas longtemps, on a fêté la fin des 110 marathons, 110 jours, et en fait, vu qu'il y a eu ce record du GR34 entre les deux, moi, en fait, les 110 marathons sont du jour, j'ai l'impression que ça fait, il y a deux ans, en fait, alors que non, pas du tout, il y a deux ans, c'était le premier tour de France, et donc en fait, tout est allé tellement vite, qu'en effet, c'était fou, et en effet, l'enchaînement des kilomètres, plus de 8000 kilomètres, là, en 10 mois, c'était, avec toute la prépa et tout, ben en fait, ouais, c'était peut-être un peu beaucoup, après, après, pour autant, je m'en sors, je m'en sors vraiment bien, et je ne suis pas, enfin, voilà, je n'ai pas de gros bobos, et donc ça, c'est aussi une chance que j'ai, après, encore une fois, je ne conseille à personne de se lancer sur ça, sans le gros papa, et puis, voilà, et je sais très bien aussi que, je sais très bien aussi que, potentiellement, mais ça, c'est comme les sportifs de haut niveau, peut-être qu'en effet, dans 5 ou 10 ans, et ben, j'aurai plus de douleurs, ou plus de problèmes que quelqu'un qui n'a pas fait autant de sport, mais ça, je pense que quand tu fais du sport de haut niveau, de toute façon, tu le sais à un moment donné, tu sais que, que tu engages quand même ton corps, tu essaies de faire, de le, de minimiser les, les impacts au maximum, mais voilà, moi, je le fais parce que, je dis souvent que, je fais subir à mon corps ce que, ce qu'on fait subir à la planète, c'est un peu, c'est un peu ma phrase phare pendant les 110 marathons, mais, mais en gros, voilà, disons que moi, ma façon d'être activiste, d'être militant, c'est de mettre un peu toute ma haine, et, et tout ça, je pense, dans mes jambes, et dans, et dans les records que je fais, donc, je pense que c'est ça aussi qui me pousse à faire ça, quoi. C'était quoi, je suppose, tu me dis si je me trompe, mais je suppose qu'un enjeu majeur, c'était la récup, parce que tu le disais, ça te faisait quand même des journées, enfin, forcément, quand tu fais 80, 90 bornes, c'était quoi d'ailleurs les journées, je crois que tu le précisais dans Inners with Trust, l'épisode, mais tu te réveillais assez tôt, vers 6h, non, c'est pas ça, et tu finissais relativement tard aussi. Ouais, moi, je fais un peu un lefto, donc en effet, le truc de slow-to, c'est pas trop un problème, en effet, je me levais vers 6h, et généralement, je partais vers 7h, et après, je faisais toujours une pause, une pause déj, alors, la moins longue possible non plus, pour pas trop galérer, mais à peu près une demi-heure, c'était entre une demi-heure et une heure, voilà, vers 14h, ou 15h, ou 16h, des fois, ça s'est un peu décalé dans le temps, et oui, et le soir, en fait, le soir, disons que, ouais, des fois, je terminais vraiment très tard, après, je dirais que la moyenne, c'était 21h, mais ça, quand même, je passais pas mal de temps à courir, ça, c'est vrai, et après, voilà, le soir, on était reçus chez l'habitant, donc, voilà, ce qui était peut-être vraiment frustrant, et heureusement, du coup, il y avait Charlie, et Jérôme, etc., mais c'est pour ça que les gens, en fait, ils m'hébergeaient, je les remercie encore, enfin, toutes les personnes en Bretagne qui m'ont hébergé, qui ont été incroyables à nous nourrir, etc., alors que, moi, en réalité, je passais très peu de temps avec eux, parce qu'en fait, moi, je rentrais, j'étais cramé, je devais prendre une bonne douche, et puis après, manger, dormir, et pour repartir le lendemain, donc, c'est vrai que, voilà, j'ai peut-être un peu moins passé de, autant sur les 110 marathons, c'était déjà hyper intense, mais j'avais quand même plus de temps à passer avec les gens qui nous ont accueillis, autant là, bon, c'est vrai que c'était, enfin, voilà, heureusement qu'il y avait Charlie qui est incroyable, et Jérôme aussi pour être avec les gens qui nous hébergeaient, parce que, moi, je n'avais pas trop de vues pour être trop dans l'échange, et même si, quand c'est comme ça, les gens, en fait, à chaque fois, ils te posent souvent les mêmes questions, ils s'intéressent, et donc, c'est trop gentil, mais c'est vrai que, là, ouais, c'était intense, et donc, donc, ouais, donc, je pense que, voilà, sur ça, et puis la pire journée, c'est celle où on a terminé, très tôt d'ailleurs, au début du GR, je crois que c'était au bout du troisième jour, comme je te l'ai dit, on a fini à une heure du matin, je crois mes seules, parce que dans ma tête, je voulais absolument finir cette étape, que je m'étais mis dans la tête, et en plus, la maison était au bord du GR, donc, voilà, c'était un de mes objectifs, en fait, pour ne pas trop galérer le lendemain, parce que globalement, on essayait d'être à chaque fois, en fait, au bord du GR, les gens qui nous hébergeaient, des fois, étaient à un kilomètre, donc, voilà, le lendemain, il fallait quand même, il fallait quand même se rebouger un peu, avant d'être sur la trace, mais, mais globalement, c'était ça la journée, donc, donc, ouais, des bonnes journées, à passer du temps sur les chemins, à admirer aussi les paysages qui étaient fous, à échanger avec les gens, enfin, voilà, avoir aussi Alban, souvent à mes côtés, encore une fois, je remercie Alban, Pascal aussi, Pascal aussi, enfin, voilà, et puis, ouais, toutes les personnes que j'ai rencontrées, donc, donc, ouais, disons que, j'ai passé une bonne partie de mon temps, je passais plus de temps à courir qu'à dormir, ça c'est sûr, tu m'étonnes, tu m'étonnes, mais, du coup, la question que j'allais te poser, c'est, je suppose que l'enjeu majeur, mais bon, tu as déjà un peu répondu, c'est forcément la récup, très certainement aussi, l'alimentation, l'hydratation, etc., mais, mais, c'était quoi, on va dire, les points de vigilance, tu vois, est-ce que, à un moment donné, tu tombes dans une routine, quand tu, tu pars comme ça, sur 20, 25 jours, où tu arrivais, c'était automatique, tu vois, j'enlève les chaussures, massage de pied, douche, est-ce qu'il y avait des points que tu devais absolument ne pas manquer pour optimiser ta phase de récup, qui était finalement quand même assez courte par rapport à la durée de la phase d'effort en journée ? Ouais, en fait, c'est vrai que moi, je dormais 5 heures par nuit, donc en fait, c'est très peu, après ça, c'est ma force, en fait, disons que, moi, je pense que, par exemple, si j'ai fait ce record-là, si j'ai battu ce record-là, c'est parce que, en effet, j'ai dormi très peu, enfin, je pouvais récupérer très vite, là où Jérémy, je pense, par exemple, l'ancien recordman, voilà, nous, on l'a fait en 25 jours, s'il ne dit pas de bêtises, c'est ça, 25 jours, donc, on l'a quand même battu de 12 jours, ce record, mais en fait, ce n'est pas parce que, physiquement, j'allais plus vite que lui, c'est surtout parce que, comment dire, mes temps de récup étaient plus courts, et d'ailleurs, je pense que, les prochains qui veulent battre ce record, voilà, ils iront aussi sur ça, parce que, par exemple, je sais que le prochain qui veut le faire, qui est quand même Eric Claverie, qui est Eric Cogni dans le monde du trail, je crois que lui, il veut se lancer sur 100 en 2025, voilà, lui, je pense que ce qu'il s'est déjà dit, c'est que, pour battre le record, en fait, enfin, tu vois, vraiment, faire comme il a souvent fait sur ses aventures, où il dort au bord du sentier, où il repart au bout de 3 heures de nuit, etc., enfin, voilà, et donc, moi, ma routine, c'était plutôt, dormir 5 heures par nuit, ce qui n'était pas énorme, et en effet, en rentrant, c'est tout de suite, les chaussures, ça te fait, en fait, généralement, en gros, j'avais Jérôme, qui était là pour suivre l'aventure, qui lui, était pour filmer, etc., qui me suivait avec un van électrique, voilà, parce que là, pour ça, pour le coup, pour les 110 marathons, il avait tout suivi avec un vélo plus une remorque, bon, là, c'est vrai que pour gérer tout le ravitaillement, etc., on avait fait quand même cette concession-là, d'avoir quand même un véhicule, voilà, qu'on a pris en local, enfin, voilà, on se pose toujours la question de l'impact, et donc, on avait fait un partenariat avec un loueur de vannes électriques local, voilà, qui, justement, qui mettait en avant la mobilité douce dans la Bretagne, etc., et bref, et donc, et donc, Jérôme, en fait, généralement, il m'attendait à la fin de la trace, et donc, bah, dès qu'il arrivait, moi, mon rituel, c'était de, en effet, retirer tout de suite mes baskets, parce que, bah, quand, voilà, je faisais souvent un changement aussi entre les deux, ça, je pense que, bon, sur de la longue distance, je conseille à tout le monde, mais, de changer au bout de 40 bornes, à peu près, des deux chaussures, et puis, donc, le soir, beaucoup de jambes en l'air, dès que j'arrivais, parce que ça, c'est un répète que je fais souvent, de mettre les jambes en l'air, et puis, en effet, mettre mes claquettes, là, pour que ça fasse du bien, et après, la douche, et puis, le rituel, donc, après, généralement, après, c'était manger, et puis, le rituel qu'on a eu, qu'on a vite pris aussi, qui n'était pas du tout prévu au départ, c'était que Charlie, en fait, prenne le temps aussi de me masser, parce qu'en effet, vu qu'on ne voyait pas, forcément, un kiné systématiquement, ou un mousto systématiquement, en gros, Charlie s'est rapidement dévoué, et encore une fois, je le remercie, pour prendre du temps, le soir, en fait, avant que je me couche, pour passer du temps, pour me masser, donc, ça, c'était généralement, après, donc, après le repas et la douche, et donc, voilà, avant de dormir, il prenait le temps, et même s'il était 23h du soir, ou minuit, il prenait le temps de me masser, notamment aux cuisses, ou mollets, pour m'aider à récupérer, et donc, voilà, après, je vois, je dirais que c'est ça, à peu près 5h, puisque, je devais peut-être m'endormir, vers 23h, ou minuit, et puis, et puis, après, je me relevais, me réveillais vers 5h, 5h, ou 6h, et après, ça repartait, donc, ouais, c'était ça, et puis, après, la routine, donc, moi, j'avais mon camelback, ou, ma pareille, encore une fois, je mets souvent le fait qu'on n'a pas forcément besoin de produits transformés pour évoluer, donc, moi, c'est vrai que dans mon camelback, j'ai toujours fait ça sur mes éco-aventures, c'était juste de l'eau, du sirop, et donc, ça, c'est aussi une routine qu'on avait instaurée avec Jérôme, c'est-à-dire que, en fait, c'est Jérôme aussi qui a installé, finalement, très bien la routine, parce que Jérôme est très cadré, moi, je suis un peu à l'arrache, souvent, et Jérôme, c'est un peu, je l'appelle souvent, Tetris man, puisqu'il range tout au cordeau, etc., et donc, ça, parce que, notamment, il y a la partie image, où je trouve que pour avoir de l'impact, etc., Jérôme, il raconte tellement bien ça, avec ses images, que c'est hyper fort, et puis, même en termes de routine, etc., il organise tout le temps bien ça, donc, alors, je pense qu'il prend beaucoup de ma charge mentale, parce que, moi, je ne me fais jamais, en fait, moi, je m'inquiète jamais, je ne suis pas stressé dans la vie, et donc, Jérôme, je pense, prend beaucoup de cette charge-là aussi, mais, et donc, ouais, et donc, cette routine-là, par exemple, le camelback, je l'ai remplissé le matin, mais après, là, j'ai ton mes gourdes, etc., c'est Jérôme qui le faisait, et donc, voilà, dans mes gourdes, c'était du sirop ou du miel et du sel, ce que tu perds en courant, et puis après, en termes d'alimentation, je ne suis pas quelqu'un qui m'alimente beaucoup en courant, là, il fallait quand même que je prenne un minimum de choses, parce que, en effet, quand tu fais 84 bandes par jour de moyenne, il faut, donc, on avait...
Loïc Tu étais à combien de calories, pardon, je te coupe, mais tu étais à combien de calories par jour, tu sais, à peu près ?
Nicolas Ouais, on était à plus de 7000 calories perdues, j'ai perdu 10 kilos, j'ai perdu 10 kilos, quand même, sur ce GR34, c'est là, et pourtant, j'ai beaucoup mangé, mais ouais, j'ai perdu 10 kilos, donc, bon, après, j'étais affûté, j'étais bien affûté, du coup, à la fin, comme jamais, parce que, pour le coup, quand tu pars en éco-aventure, je fais toujours exprès de ne pas être tout le temps dans un point de forme, parce que je sais que je vais perdre beaucoup de poids, bon, là, en partant, j'étais quand même déjà dans un point de forme, parce que, en m'étant entraîné comme ça, même en mangeant beaucoup, tu peux pas non plus trop prendre de gras, mais, mais ouais, et donc, et donc, beaucoup de, donc ouais, de produits, donc, en fait, on avait un partenariat avec les déshydratés bretons, qui fait des, justement, donc, qui fait des fruits, notamment en Bretagne, qui sont déshydratés, donc, qui, qui, qui, traditionnellement, sont hyper intéressants, il fait aussi de la pâte de fruits, donc, bah, voilà, c'était local, et en plus, voilà, zéro déchet, etc., donc, tout ce qu'on promouvoit, et après, beaucoup de, beaucoup de féculents, moi, je suis végétarien, en plus, donc, encore une fois, preuve que, en gros, on peut, on peut faire, et encore une fois, je dis pas qu'il faut être tous végétariens, pas du tout, mais, en tout cas, moi, sans prendre de compléments, mais, en ayant d'autres rapports de protéines, et ce qu'on a ajouté aussi, en termes de routine, c'était, en gros, on avait le repas du midi, mais aussi, généralement, vu que je finissais vers 21h, on se faisait aussi, je fais généralement aussi un petit rituel de, de petits repas aussi, vers 18h, 19h, en fait, où je reprenais aussi un peu de salé, un peu de lentilles, ou des fois des kounyaman, ça, c'est l'anecdote aussi, parce que, du coup, Jérôme y rigolait, mais, parce que je conseille encore une fois à personne de prendre des kounyaman, quand tu es en train de faire de la course à pied, tu es en train de faire 80 bandes, tellement c'est calorique, mais pour le coup, moi, c'était un peu mon réconfort de prendre ça, à un moment donné, je crois que j'ai fait ça, il avait commencé à m'en amener un, au début, et puis, je pense que je l'ai fait à peu près jusqu'au 18ème, parce qu'après, en vrai, mon corps, après, je ne supportais plus trop le kounyaman, mais, mais, mais voilà, et donc, et donc, ouais, la routine après, donc, c'était, donc, voilà, pour revenir à la nuit, après les 5 heures de nuit, puis, le matin, tu redémarres, tu déjeunes bien, et puis, et puis, après la routine que je me suis instaurée au fur et à mesure, notamment après le passage chez le premier ostéo au Thibaut, c'était aussi d'un peu plus m'échauffer, parce que, moi, j'ai souvent été un peu, vu que je ne pars pas très vite, et que le but c'est de durer dans le temps, je ne me suis jamais énormément échauffé auparavant, parce que, parce que je ne ressentais pas le besoin, parce qu'en fait, mon corps échauffait naturellement, en démarrant au petit trou, entre guillemets, mais là, c'est vrai qu'après le passage chez l'ostéo, j'instaurai aussi un peu d'échauffement, avant de partir sur le chemin, et puis, voilà, donc, sur le point des calories, pardon, juste parce que c'est tellement hallucinant, donc, 25 jours à 7000 calories jour, ça fait 175 000 calories, donc, ouais, tu m'étonnes que tu aies perdu, tu m'étonnes que tu aies perdu 10 kilos, non, je n'avais pas fait le calcul, c'est vrai, mais en plus, ça fait beaucoup de calories pour 25 jours, et je le retiendrai à ce chiffre, non, mais ouais, et c'est vrai que ça a été, bah ouais, tu, ouais, tu te dépenses beaucoup, et puis, et puis, et puis, ouais, et donc, donc, c'est, je pense que sur ce type de projet, ne pas perdre de poids, c'est quasiment mission impossible, parce que, t'as beau beaucoup manger, à un moment donné, tu sais que tu vas, enfin, voilà, tu te dépenses tellement que, ça ne me paraît pas trop possible de ne pas perdre de poids, et d'ailleurs, c'était assez drôle, parce que, bah, justement, sur le premier tour de France, j'avais perdu du poids, j'avais perdu 7 kilos, je crois, et sur les 110 marathons, fort un peu de ma première expérience, j'avais été, j'avais été plus vigilant quand même à mieux m'alimenter, et, et en réalité, j'avais, j'avais pas perdu tant de poids que ça, et j'avais même réussi, en fait, mon corps s'était tellement habitué pendant les 110 marathons, qu'à la fin, j'avais réussi à reprendre du poids, en faisant un marathon par jour, et donc, ça, c'était drôle de voir comment le corps avait réagi, mais là, oui, c'est clair que, que, que sur le GR34, mais voilà, après, c'était, ça, c'était pas, j'étais un peu creusé à la fin, quoi, mais, c'était pas, c'était pas trop non plus, et puis j'ai un gabarit, moi, qui fait que, enfin, voilà, moi, je fais 1m90, enfin, moi, à la base, je suis un courant, et tu me vois, tu te dis, ok, moi, j'ai plus le physique d'un handballeur, quoi, d'ailleurs, je le raconte souvent, dans le podcast, InnoSuit We Trust, moi, je raconte un peu mon passif, et je pense que, d'ailleurs, ça m'aide beaucoup maintenant sur les perfs que je fais, d'anciens obèses, après, anorexie, il y a toujours un rapport particulier à l'alimentation, et je pense qu'avoir fait souffrir comme ça mon corps avant, d'ailleurs, ça m'aide beaucoup, je conseille à personne de faire ça, mais, en tout cas, ça m'a beaucoup aidé, là, maintenant, mais, donc, moi, à la base, j'ai un physique, je fais 1m90, mon poids de forme, c'est 88 kilos, enfin, voilà, je suis quelqu'un d'assez trapu, d'assez grand, et donc, c'est vrai que là, au départ, j'ai perdu du poids, mais bon, c'est pas, c'était, c'est pas problématique, quoi. Ouais, ouais. Bon, après, le premier, c'est fini sur les calories, mais, 175 000 calories, ça fait 1850 pommes, donc, c'est comme si tu t'étais frappé, enfin, d'après le chat GPT, en tout cas, 74 pommes par jour, pendant 25 jours, c'est ce qu'il t'aurait fallu, a priori, en moyenne, pour, pour, pour, ingurgiter, 175 000, calories, voilà. Ok, c'est mal, on fait beaucoup de flic. Punaise. Alors, je t'avais déjà posé la question, quand tu étais venu nous parler, de ton tour de France, et évidemment, je pense que c'est très difficile d'y répondre, quand on vit une aventure, aussi longue et aussi intense, mais, si toi, tu devais sélectionner, peut-être, une ou deux anecdotes, qui t'ont vraiment marqué, et qui représentent, peut-être, ce que tu étais allé chercher, sur cette aventure, sur cette éco-aventure, tu, tu nous parlerais desquelles ? Ce n'est pas simple, en effet. Je pense que, qu'est-ce qui, qu'est-ce qui, qu'est-ce qui, je pense que, mine de rien, il y a quand même l'arrivée, parce que, parce que l'arrivée, l'arrivée, après, après 25 jours hyper intense, où tu as du monde qui t'attend, et, et où tu arrives, en fait, à atteindre, je ne sais plus si on avait déjà parlé, mais j'en parle souvent aussi, d'atteindre un peu le but que tu t'es fixé, de faire de la, comment dire, je fais beaucoup de, de vision, mince, j'ai perdu le terme de ça, mais, de visualisation, je fais pas mal de visualisation, naturellement, et donc, d'imaginer cet arrivée, et d'y arriver, ben voilà, c'était, c'était hyper fort, donc, de quoi, et puis, encore une fois, avec tout le collectif, avec toute l'équipe, et, et se dire que, voilà, ça y est, on, on l'avait fait, donc ça, c'était, c'était hyper fort, de rien, si de se rendre compte, c'était, c'était du côté de Plairin, là, si je dis pas de bêtises, au tout début de l'équaventure, aussi de, justement, on parle d'environnement, ben, de ce côté-là, il y avait eu tout le problème des algues vertes, et donc voilà, là quand t'es dedans tu sens en fait, tu peux pas faire semblant de pas y être, donc ça c'était aussi c'était aussi hyper hyper impactant de voir en fait comment quand t'es sur le terrain, tu vois les choses et l'odeur et puis la perception des choses, donc voilà ça aussi c'était assez fort et après aussi la rencontre avec Jérémy aussi en fait je pensais pas que voilà Jérémy il est venu je l'ai vu deux fois sur deux étapes et donc ouais en fait il suivait un peu tout à distance sans que je le sache vraiment et donc ouais c'était hyper fort de voir en fait l'ancien l'ancien recordman au final qui pour moi le sera toujours parce qu'en fait les recordman du G34 en réalité les traces elles changent un peu au fur et à mesure justement avec l'érosion des codes donc c'est lui qui a ouvert un peu la voie enfin un peu, il a ouvert la voie et donc le fait de l'avoir vu il était là et puis il était là avec sa petite fille avec sa femme et donc le fait d'avoir sa petite fille aussi qu'on voit dans le film d'ailleurs qu'il a fait sur le record du G34 c'était fort parce que c'était fort pour moi de les voir m'encourager alors que bon entre guillemets c'est un nordiste qui vient sur les terres bretonnes pour essayer de mettre un record tu vois donc vraiment dans l'aspect communauté trail qui s'entraide c'était aussi hyper impactant et puis après peut-être un dernier moment aussi je me souviens d'un moment aussi particulier sur l'île Thudy en Bretagne pareil où en fait il y a une école en fait j'avais dormi chez le directeur de l'école la veille Charlie était intervenu avant le matin et donc de voir les gamins en fait venir sur le parcours et m'encourager et en plus à l'aller au retour parce que l'île c'est une île donc du coup tu peux faire l'aller-retour et donc ouais de voir ces jeunes là t'encourager avoir été sensibilisé par Charlie etc qui est un peu aussi de notre ADN c'était hyper fort et puis moi ça me fait penser aussi ça me fait vibrer par rapport à la génération qui arrive justement enfin voilà tout ce qui aussi nous on lutte pour ça c'est à dire que tout ce qu'on est en train de mettre en place c'est pour essayer de ne pas laisser un monde trop crade aux enfants et donc c'est vrai que là ça m'a pris beaucoup trip de les voir eux, de se bouger donc ouais c'était un peu quatre moments forts au-delà des quatre moments où il y a eu les blessures qui restent aussi des moments forts parce qu'en fait on a combattu ça et on a été au-delà donc voilà voilà comme ça je te dirais ça
Loïc excellent alors tu l'as évoqué rapidement c'est vrai qu'on en avait un tout petit peu parlé
Nicolas enfin tu l'avais évoqué aussi plus que en réalité on n'avait pas vraiment j'avais pas vraiment creusé ou rebondi mais le fait d'avoir été obèse puis anorexique le fait que ce soit pour toi aujourd'hui en fait une force est-ce que tu comme tu l'as aussi évoqué sur l'épisode avec Inet Sweetrust est-ce que tu penses que c'est quelque chose que tu vas finalement inclure dans ton message parce que moi quand je voyais tu vois à l'époque Greeny Cotour aujourd'hui univers sport enfin tout ce que vous faites en fait c'est un message d'espoir que vous portez sur un sujet qui est le sujet de l'écologie, de l'environnement et le fait de se bouger pour la planète mais il y a aussi la santé et en fait ce que je trouve incroyable dans ton parcours c'est ça, c'est cette résilience d'ancienne obèse, d'ancienne anorexique qui aujourd'hui est capable de péter un record en 25 jours sur un GR en ayant un gabarit tu l'as dit qui n'est pas forcément la norme enfin moi je suis encore un peu plus trapu que toi mais ce n'est pas forcément des gabarits comme les nôtres qu'on voit casser des records sur des trades enfin sur des ultras donc est-ce que ça tu penses que tu vas en parler de plus en plus et peut-être rentrer dans le détail et le partager même tu vois dans les écoles etc au même titre que ce que tu fais avec les fresques du climat aujourd'hui par exemple moi je pense que je vais essayer de plus l'incorporer en fait en réalité dans les écoles j'en ai toujours parlé parce qu'en fait quand je parle de jeunes en fait c'est juste que c'est vrai que sur les réseaux j'en parle très peu c'est ce que je dis souvent d'ailleurs j'ai fait un post sur ça sur LinkedIn justement en partageant l'épisode de Neswtet parce que je pense que c'est la première fois que je me découvrais un peu sur ça sur ce sujet là en tout cas en public alors que moi c'est un sujet c'est vrai que dans les écoles j'en parle régulièrement parce que je sais aussi le harcèlement scolaire à mon époque déjà il y en avait mais là avec les réseaux et tout c'est x10 je pense maintenant malheureusement et donc ouais c'est juste que c'est un sujet que j'aimerais ouais mettre en avant différemment et puis en fait parce que pour moi tout est lié en fait dès le départ avec Universport on a toujours parlé de sport santé planète et c'est vrai qu'au final on était plus sur le sport planète et peut-être moins communiqué sur le sport santé alors qu'en effet généralement ce que je dis tout le temps d'ailleurs c'est si tu fais attention à ton corps tu fais attention à la planète et tu fais attention aux autres en fait tous ces enjeux là ils sont liés pour moi on fait plus non plus attention aux enjeux environnementaux parce qu'on regarde plus ce qui se passe autour de nous on perd des liens sociaux et donc ouais le côté par rapport au corps ouais j'aimerais qu'on arrive encore plus à le mettre en avant bah notamment aussi parce que bah là le sport notamment en 2024 et ça doit continuer par la suite évidemment là c'est la grande cause nationale notamment avec les JO qui arrivent et donc voilà en termes de sédentarité c'est assez effrayant en 40 ans les jeunes ils ont perdu 25% des capacités cardiovasculaires les chiffres sont vraiment terrifiants et donc ouais c'est un truc que j'aimerais plus soulever pour montrer qu'en effet déjà c'est capable de on est capable de se relever de ça de faire d'autres choses et en effet de après de faire des perfs aussi de faire des perfs de haut niveau et puis en fait juste de bah déjà rien que de remettre en activité en fait je pense que ça c'était aussi c'est aussi l'idée de façon avec l'association c'est que déjà rien que le fait de se bouger et puis en fait tout est lié encore une fois quand on sait en termes d'environnement que 50% des trajets en voiture ils font moins de 5 km et bah déjà rien que sur ce chiffre là si les gens étaient plus incités à faire du vélo à venir en marchant etc sans forcément devoir courir mais déjà juste le fait de se bouger de voilà de prendre un vélo etc bah en fait déjà là ça ferait une différence à la fois pour notre bien-être et à la fois pour la planète quoi et en fait pour moi les deux sont extrêmement liés il y a plein de choses autour de ça donc pareil pour l'alimentation en fait si on réapprend à cuisiner du coup à faire plus attention et bah généralement on prend plus de produits locaux de produits de saison et du coup à la fois tu fais aussi attention à ta santé parce que tu manges mieux et tu fais encore une fois attention à la planète puisque tu manges des produits qui sont plus locaux etc donc ouais l'aspect et l'aspect sport santé c'est quelque chose sur lequel on va essayer d'encore plus s'accentuer pour que le message aussi passe à ce niveau là parce que en fait ça sert à un vrai c'est vrai que généralement je me suis rendu compte aussi au fur et à mesure que sur l'aspect sport enfin sur l'aspect santé il y avait peut-être enfin les gens peut-être étaient plus généralement quand tu fais des quand tu lances des cagnottes ou des dons pour des projets sanitaires ou qui touchent à la santé à des cancers etc j'ai l'impression quand même que les gens ont plus tendance à s'investir dedans que sur les sujets environnementaux par exemple enfin après c'est peut-être un peu mais je pense quand même et donc voilà l'idée c'est de se dire en fait en fait les deux les deux sont extrêmement liés moi je pense que le jour on aura enfin la réussite que j'aurai et peut-être aussi que la sauvera je pense c'est de réussir à faire comprendre qu'en fait les deux sont les deux sont intimement liés en fait et qu'en gros on doit s'inquiéter autant des deux parce qu'en fait en faisant attention à l'un tu peux faire attention à l'autre et vice versa donc ouais donc non non t'as raison et c'est un j'espère de plus en plus trouver le prisme pour l'aborder encore plus et puis pour montrer à tout le monde à quel point c'est important de se bouger parce qu'en effet on passe trop de temps sur nos ordis sur le téléphone et je suis le premier concerné et en fait juste prenons du temps et voilà et prenons du temps aussi prenons du temps la notion de temps pour moi c'est essentiel dans notre société actuelle où on nous dit toujours d'aller plus vite et tu vois c'est toujours antinomique ce que je raconte parce que parce que moi j'ai fait des records et donc du coup je rentre dans ce moule où je dis il faut aller plus vite parce que je fais un record mais d'un côté de ça le message que je dis aux gens c'est qu'il est urgent de ralentir et donc c'est juste que je profite un peu de cette société qui dit que voilà on doit avoir des chaussures carbone pour aller plus vite etc. alors qu'en réalité nos indices et nos performances devraient plus être liés à ça on devrait être liés à la durabilité à la durabilité des actions qu'on fait à la durabilité de nos produits à la durabilité du fait que ça ça sera prévalé donc je pense que ouais ça c'est dans la notion des nouveaux récits je vais vraiment lutter contre ça ça c'est sûr nouveaux récits ça fait plusieurs fois que tu l'évoques c'est quoi en fait l'idée derrière ce terme ? l'idée vraiment vers les nouveaux récits et d'ailleurs je vous invite aussi on parlait de la fresque du climat il y a la fresque des nouveaux récits aussi qui existe et je vous invite aussi à la faire en fait c'est vraiment en plus on parle de nouveau mais au final des fois c'est pas tout le temps nouveau d'ailleurs comment dire quand on parle d'environnement des fois on revient juste en fait à des choses que faisaient nos grands-parents et moi je crois beaucoup au lien intergénérationnel en fait c'est juste que oui nos grands-parents après ils ont grandi dans la société de consommation et donc ils ont pris des habitudes etc. mais en réalité eux ils ont fait aussi avant des choses sur lesquelles on revient donc disons que les nouveaux récits c'est plutôt ouais c'est un peu un changement aussi d'habitude mais c'est écrire en fait une histoire un peu différente de celle qu'on nous écrit qu'on nous écrit tous les jours en fait juste ne pas croire qu'en fait on est heureux parce qu'en fait on va toujours plus vite parce qu'on consomme toujours plus mais juste de se dire bah en fait peut-être qu'on est heureux parce que en fait on est plus en communauté on vit plus avec les gens on achète peut-être moins qu'on s'en a peu moins mais en tout cas on vit d'autres expériences donc en fait les nouveaux récits c'est des nouvelles histoires qu'on doit construire ensemble pour faire en sorte qu'en effet le monde sur lequel on est soit beaucoup plus durable dans le temps et pas juste sur du court terme et donc voilà construire ensemble quelque chose qui est désirable parce que en fait en gros sur nos différents enjeux on a toujours l'impression qu'on fait des concessions et qu'on est moins heureux en faisant ces concessions-là alors que c'est pas c'est pas c'est pas c'est pas vrai tu quand tu prends plus le temps de voyager parce que tu prends les trains etc bah en fait c'est juste que ta notion de temps elle est différente et tu savores les moments peut-être autrement donc c'est juste essayer de débrancher un peu notre cerveau et de le brancher sur un autre mood où tu profites différemment mais c'est pas vrai parce qu'on s'est habitué à plein de choses donc voilà ok donc il y a une fresque des nouveaux récits tu disais ouais ouais il y a une fresque des nouveaux récits qui existe et je vous invite je vous invite à la faire ok
Loïc bah écoute
Nicolas on nous aide à sortir justement dans cette fresque aussi à un moment donné où justement tu dois écrire des nouveaux récits et donc et donc c'est intéressant parce qu'on se rend compte et en tout cas c'est les fresqueurs qui me disaient ça des nouveaux récits que en fait il y a des gens aussi qui arrivent plus trop en fait à à construire ces nouveaux récits en tout cas être imaginatifs enfin voilà et donc de quoi c'est intéressant génial génial
Loïc bah écoute j'irai regarder ça m'a l'air super intéressant fresque des nouveaux récits et qu'est-ce que
Nicolas attends je couperai là je me suis perdu dans mes trucs 1h13 tac ok bah écoute j'irai j'irai regarder ça mettre les liens s'il y en a j'imagine qu'il y a des trucs en ligne ouais ouais il y a un site il y a un site il y a un site ok bah écoute le site est en description de l'épisode au moment où vous l'écoutez merci Nico en tout cas j'ai appris je connaissais pas tu vois j'en avais je t'avais déjà entendu en parler dans le podcast avec Inet Suri et With Trust mais je connaissais pas donc maintenant c'est chose faite qu'est-ce que alors avant qu'on passe à la suite et qu'on clôture avec les nouvelles aventures de Nico en 2024 moi j'ai quand même une grosse question on en avait un petit peu parlé aussi sur le premier épisode à la fin de ton tour de France sur le post-aventure en fait forcément la phase de préparation et je me rappelle ça y est je me rappelle pourquoi je t'ai dit neuf mois de défi parce qu'en fait non j'ai mal lu la description de l'épisode que j'avais fait c'est que ça t'avait pris neuf mois à préparer ce qui était quand même colossal et quatre mois à réaliser mais bon bref on avait parlé de l'avant défi donc la grosse phase de préparation on avait parlé du défi en tant que tel ce qu'on vient de faire là aussi comment tu gères le post-défi notamment pour tout ce qui est restitution communication j'imagine que tu arrives bon bah voilà tu t'es fait 2000 2000 2000 2000 2000 combien 2000 100 bornes en 25 jours tu dois être bien bien bien cramé il te reste quand même encore de l'énergie pour pour arriver à notamment à communiquer derrière et surtout à on va dire à retomber les pieds sur terre en douceur ouais c'est je pense que moi mon gros problème alors des fois c'est un avantage sur ça mais c'est que j'ai du mal à débrancher donc là en fait ce qui a été hyper intéressant dans la descente de de cette rande de raid aussi c'est qu'on on a pris le temps on a pris quelques jours en fait pour revenir un peu à Kibron avec Jérôme notamment voilà on s'est reposé un peu on s'est rejet un peu voilà les grandes lignes de l'éco-aventure tout en sachant que voilà c'est aussi un gros but de construire un film qui ait du sens et puis comment dire là ce qui est sûr c'est que comparé aux autres aventures j'ai continué je me suis vraiment arrêté de courir notamment parce que j'avais aussi cette blessure mais disons que après le Tour de France et puis après les 110 marathons j'ai eu beaucoup de mal à m'arrêter de courir on m'a même forcé à vraiment m'arrêter donc là physiquement je me suis vraiment arrêté net et donc ça c'était un peu un peu dur quand même de s'arrêter mais à la fois c'est quand même la première fois que je me dis ok ouais c'est cool c'est cool vraiment de s'arrêter parce que j'avais quand même tellement été au bout de moi-même physiquement que là j'étais content de ne plus courir tous les jours autant etc donc en fait ouais je pense que peut-être ma force en effet c'est de vite repartir parce que tu vois typiquement j'allais enchaîner rapidement sur le mobility tour et en fait en réalité après le record du GR34 ce que j'ai fait c'est que j'ai enchaîné sur le mobility tour parce que même si je ne le faisais pas en vélo en fait je les ai suivis en stop donc donc après j'ai vite enchaîné en allant sur ce projet d'éco-aventure sur le Tour de France du mobility tour qui suivait le Tour de France et donc moi je l'ai fait en stop donc c'était aussi une autre façon de découvrir des liens sociaux etc et de bien passer ça et donc non non après oui on avait un gros travail avec l'équipe ben voilà qui a participé sur toute la ronde de raid en termes de restitution etc donc disons qu'on ne l'a pas fait tout de suite je pense que la personne avec qui j'étais plus en relation sur ça c'était Jérôme vu qu'il y avait cet enchaînement en fait de mobility tour je suis passé aussi j'ai peut-être switché rapidement en mode Tour de France et c'est peut-être un peu ce qui permet d'aller vers autre chose mais ça que je ne suis pas du genre après à me poser pendant une semaine à dormir pour me reposer j'ai plutôt enchaîné comme ça et après voilà on a peut-être plus pris le temps en mois d'août de vite se remettre dedans et en effet en termes de communication d'être voilà il y a eu les entre-deux en termes de médias où il y a eu des relais médias etc mais c'est vrai que je pense que pour le coup le bilan de la rando raid ça c'est vrai on ne l'a pas si bien fait que ça en réalité puisqu'on n'a pas fait trop d'articles bilans et tout comme j'avais pu le faire disons que là en fait la rando raid on l'a tellement fait vivre au jour le jour aux gens sur les réseaux puisqu'en fait ce n'était pas forcément moi mais en gros il y a quelqu'un qui était sur ma page et qui racontait un peu ça on racontait aussi voilà ce qu'on voyait en termes d'environnement pour sensibiliser en même temps sur ce qu'on voyait sur le territoire breton et donc voilà tous les jours il y avait des actualités donc je pense qu'en fait voilà c'est juste un peu peut-être le bilan global qu'on n'avait pas trop fait mais par contre là il y a un vrai gros gros boulot justement depuis sur voilà depuis août etc à commencer à bien retravailler sur le film et on a fait une grosse session je ne sais plus quand mais en gros je crois que c'était au mois de septembre ou octobre ou avec Jérôme en fait on s'est reposé ça c'était hyper intéressant pour moi parce qu'en fait on s'est reposé jour par jour sur comment ça avait été si ça avait été vécu écrire les choses donc ouais et donc c'est vrai que là il y a une vraie priorité sur comment on fait pérenniser le projet donc donc ouais mais disons qu'en gros moi je pense que mon échappatoire quand c'est comme ça c'est de c'est de repartir il y a tellement d'activités avec l'association que je suis allé vers d'autres choses mais pour autant en fait ce qui est drôle c'est que du coup je revis le truc du coup par période là dernièrement Jérôme m'a dit est-ce que tu pourrais pas j'ai changé beaucoup par vocaux par exemple avec ma copine pendant cette période là pendant la rando raid ou aussi avec des amis et donc en fait on a voulu reprendre des bouts de ça aussi pour le film et donc réécouter tout ça ça m'a remis dedans et ça me refait penser à des choses et donc c'est hyper intéressant cette façon là de revoir le projet mais bref donc ouais je dirais que la réadaptation je pense que je me réadapte assez facilement donc la réadaptation s'est faite assez vite par rapport à tous les enjeux globaux qu'on a avec l'association je sais pas je pense que il y a une vraie nécessité pour moi aussi des fois réussir à prendre le temps je parle encore une fois je dis tout le temps aux gens qu'il faut prendre le temps et je suis le premier concerné et donc de quoi de réussir à couper donc là je sais que j'ai vraiment réussi à couper moi vraiment en fait en septembre en fait ma phase où j'ai vraiment mis un gros stop c'était c'était fin septembre où je m'étais pris des congés où je suis parti à Marseille chez des amis où j'ai été à Chamonix pour voir pas mal de choses et puis en fait en rentrant j'ai fait un jeûne d'une semaine aussi ça c'est un truc que j'aime bien faire ok et donc j'aime bien faire un peu un reboot de mon corps je l'avais fait aussi ça c'était le deuxième que je faisais mais une fois par an je connaissais pas au départ et donc là le faire de faire un reboot et là ce qui est bien c'est que vraiment plus cette année au mois de septembre j'ai vraiment rien fait c'est à dire que le premier jeûne que j'ai fait bon bah comme un bébête je continue à travailler etc alors qu'en réalité quand tu fais un jeûne du haut l'idée c'est vraiment de même de pas travailler de tout déconnecter pour écouter vraiment ton corps etc et donc c'était plutôt cette phase là après en septembre fin septembre que j'ai fait ça et puis voilà t'es suivi pour le jeûne ou tu le fais d'un point de vue clinique tu vois médical je suis curieux parce que c'est un truc que j'ai déjà fait des jeûnes mais jamais de 7 jours de 3 jours tu vois jeûne total donc juste de l'eau mais le sujet m'intéresse bien donc tu l'organises comment ? je me l'organise tout seul mais après voilà vraiment en faisant attention à tout ça c'est à dire que en fait encore une fois des fois je suis peut-être un peu barré et le premier jeûne que j'ai fait en fait j'ai écouté beaucoup de conseils et je l'avais enfin voilà ça s'est hyper bien passé mais je ne l'avais pas hyper bien fait parce que je n'avais pas fait une bonne descente et une bonne remontée là pour le coup le deuxième je me suis vraiment encore plus renseigné donc je l'ai fait tout seul après voilà après ça aussi par exemple après le record du GR34 ce que j'ai fait aussi parce que je ne l'avais pas forcément fait après les 110 marathons et là les gens et notamment mon entourage m'incitait vraiment à le faire j'ai fait aussi des bilans j'ai été voir le médecin nutritionniste d'ailleurs que j'avais été voir après le en fait avant mon tout premier tour de France j'avais fait des tests etc avec un médecin nutritionniste qui est médecin de l'équipe de France d'Aviron etc donc là bon voilà pour c'était fin juillet j'avais pris un rendez-vous avec lui justement pour refaire tous des tests etc et en fait lui m'a dit vous allez très bien tout va bien et limite maintenant votre coeur c'est encore mieux alors que mon coeur était déjà très bas puisque j'ai toujours travaillé ça donc voilà sur ça lui m'avait conforté sur le sujet et après en termes de nutrition le jeûne je l'avais travaillé j'avais fait une descente et après j'ai fait une remontée progressive et j'ai vraiment j'avais écouté mon corps etc donc donc il y a pas mal de encore une fois il y a du bon et du mauvais à prendre aussi sur les articles que t'as mais moi je m'étais aussi beaucoup renseigné sur des personnes qui avaient déjà fait un jeûne et voilà en fait tout comme quand tu fais des exercices physiques en fait c'est vrai que la digestion c'est c'est un peu ton cerveau aussi enfin c'est fou quand tu regardes des infos sur ça l'énergie que ça te prend aussi la digestion et on mange trop de façon règle générale c'est assez dingue donc non pour être pour se recentrer aussi sur soi et écouter son corps c'est aussi hyper intéressant donc donc ouais ça c'était c'était fin septembre et c'était c'était vraiment intéressant et puis et puis voilà et là là ouais ce qui va être le enfin voilà je m'étais quand même arrêté pas mal de faire du sport et donc là je le prends plus passivement donc c'est c'est c'est plus c'est ouais c'est peut-être un peu plus chiant d'avoir arrêté autant j'aurais aimé peut-être plus en repas mais voilà j'aurais dû faire aussi m'adapter faire plus de vélo faire plus de natation et j'ai pas pris le temps de le faire j'aurais dû mais voilà pour autant là j'ai vu c'est un learning pour la phase de récup de la prochaine aventure c'est ça qui va être d'ailleurs ouais la prochaine aventure ouais on l'oriente plutôt au mois d'août en fait entre entre les JO et les Jeux Paralympiques pour faire on aimait bien l'idée c'est de faire un Paris Paris-Chiamoni Paris-Mère de Glace voilà en allant là plutôt cette fois-ci comment dire à la rencontre en fait des initiatives c'est à dire que là pendant les deux dernières éco-aventures on a été beaucoup sensibilisés alors la dernière c'est pas moi c'était plutôt Charlie mais on a été plutôt sur l'aspect sensibilisé on va vous apporter de la donnée etc là l'idée de la prochaine c'est surtout d'aller rencontrer des gens sur le parcours pour montrer c'est quoi le sport en 2050 comment c'est possible comment on peut faire autrement et donc voilà l'idée c'est de faire 15 jours on va faire à peu près 50 km par jour en partant du marathon pour tous et puis voilà en finissant en finissant sur la première course de l'UTMB qui fait 145 km donc c'est un peu le défi dans le défi ça c'est d'enchaîner 15 jours à 50 km et après de faire une course à plus de 10 000 de dénouvelés positifs et puis voilà et finir sur la mer de glace aussi parce que parce qu'en fait je pense qu'il en reste ouais c'est ça tu peux pas prendre pire que là que je pense en tout cas en termes de dernière qu'elle est là-bas donc voilà là ça va vraiment être tourné sur ça montrer les solutions et puis finir en fait partir d'un gros événement mondial à réarriver sur un autre événement mondial voilà où il y a des grosses polémiques et où en fait on veut aussi réussir pendant l'événement à faire passer par exemple le film du GR34 pour essayer justement d'aller plus loin sur cette communauté trail qui des fois de plus en plus peut-être consomme abondamment enfin voilà donc on est en train de construire ce projet là mais voilà en tout cas c'est orienté au mois d'août je pense que je ferai pas je ferai plus entre guillemets pire que ce que j'ai fait là ces deux dernières années notamment le record du GR34 mais voilà pour moi les grosses échéances il y a cette éco-aventure là mais il y a vraiment une grosse échéance sur le fait aussi de réussir à ce qu'on sorte cette film sur le record du GR34 enfin voilà il y a plein de choses qui vont permettre aussi de raconter ça maintenant on vient de sortir l'exposition photo on a fait une exposition photo sur les 110 marathons il y a le film du record du GR34 qui va sortir fin mars et sur les 110 marathons en fait il y a aussi pas mal d'images qui ont été tournées et comment dire et en fait on avait bien aussi en faire un film c'est juste que là en fait il n'y avait que 5 mois entre les 110 marathons et le GR34 et du coup ce n'était pas possible pour Jérôme de s'atteler vraiment au film des 110 marathons donc voilà on se dit que d'ici fin 2024 aussi il y a un film aussi qui va sortir sur les 110 marathons donc voilà maintenant c'est comment on va réussir à pérenniser tout ça et à faire juste dans le temps et encore une fois avoir de l'impact génial génial bah écoute on se fera un épisode un deuxième épisode débrief si on suit la même la même timeline on se dit rendez-vous du coup en quoi 2027 mais en tout cas c'était génial de te recevoir à nouveau sur le podcast super inspirant de voir toutes les évolutions depuis fin 2021 un énorme bravo pour ce que tu as réalisé c'est complètement fou complètement frappé clairement et puis bah écoute très très bonne préparation pour le prochain défi si les gens veulent te suivre j'imagine c'est toujours Instagram et le site le site de l'assaut Universeport bah ça en fait sur Instagram c'est GreenNicotour voilà ça c'est mon place maintenant et puis non après bon sur le site je suis pas mal aussi c'est Nicolas Vandenelsken mais Vandenelsken c'est compliqué non et après ouais sur les sites et tout ça maintenant vous nous retrouverez sur vu qu'on change de nom en effet ah oui comment dire on fusionne avec une autre association et du coup même si vous voulez vous engager bénévolement etc autour du sport durable etc on aura des antennes un peu partout en France et donc du coup ça sera l'institut du sport durable maintenant donc c'est beaucoup plus institutionnel mais en tout cas c'est pour avoir encore plus d'impact faire du lobbying aussi un peu partout et donc voilà donc vous pourrez suivre aussi l'actualité en effet sur ils vont pas encore sortir mais d'ici la fin du mois l'institut du sport durable existera sur le site internet et après moi personnellement vous regardez Nicolas Vandenelsken GreenNicotour sur Instagram et voilà je vous répondrai aussi avec plaisir génial génial un grand grand merci Nico est-ce qu'il y a quelque chose que tu voudrais partager que potentiellement on n'a pas encore évoqué ou que tu voudrais souligner une fois de plus pour clôturer cet épisode ? bah non juste vous dire bah voilà bougez au moins 30 minutes par jour non et puis non non bougez à la fois pour votre corps pour la planète voilà on dit souvent vive l'espoir de la planète donc j'aime bien clôturer sur ça et puis voilà n'oubliez jamais la force aussi que vous avez et la force qu'il y a on peut avoir ensemble collectivement voilà parce que on peut emmener beaucoup de monde avec nous voilà n'hésitez pas à vous investir je vais te faire du plaisir dans ça yes emmener du monde je pense que c'est clairement l'exemple que tu donnes avec ce que tu as réalisé merci beaucoup Nico une fois de plus à une prochaine pour un nouvel épisode merci à toi et puis vu que tu cours pas mal au plaisir de te voir sur une éco-aventure yes merci Nico
Loïc merci d'avoir écouté cet échange jusqu'au bout pensez à partager l'épisode autour de vous c'est un excellent moyen de contribuer à rendre les projets de Nico
Nicolas encore plus visibles si vous appréciez les frappés et que vous voulez soutenir le podcast il y a plein de manières de le faire vous pouvez vous abonner et laisser une note ainsi qu'un commentaire sur la plateforme que vous utilisez en ce moment même pour m'écouter vous pouvez également rejoindre le groupe des tippers des auditrices et auditeurs qui soutiennent financièrement
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Nicolas à la semaine prochaine pour un nouvel épisode dans lequel on va partir en mer sur la mini transat la dernière des courses au large à la voile en solitaire et sans assistance nombreux nombreux nombreux Merci.
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