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Repousser ses limites : Plongeon dans le monde des triathlons XXL avec Clémence Decoene

December 19, 2023 Clémence Decoene Season 3 Episode 144
Les Frappés
Repousser ses limites : Plongeon dans le monde des triathlons XXL avec Clémence Decoene
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Cette semaine j'échange avec Clémence Decoene, une passionnée de sports d'endurance qui a su repousser ses limites en devenant finisher de 3 triathlons XXL, chose qui lui paraissait impensable il y a quelques années.

Car voyez-vous, avant son 1er IronMan, Clémence avait un certains nombre de croyances :

❌ Les coachs c'est pour les sportives pro seulement
😨 La préparation d'un IronMan c'est beaucoup trop exigeant

Aujourd'hui, son approche est complètement différente. Elle pratique l'ultra long pour le fun, mais a pris un coach.

Et sa plus grande réalisation pendant la préparation de son IronMan : elle aime avoir un plan d'entrainement bien structuré 🤩. Chaque séance qu'elle valide, c'est un rendez-vous avec soi qu'elle peut cocher ✅, une promesse qu'elle tient vis-à-vis d'elle-même.

On parle également du lien entre pratique sportive et univers professionnel, puisque Clémence occupe un gros poste chez Popchef, une startup française dont la mission est d'être la cantine digitale des entreprises.

Enfin, la conviction de Clémence qui m'a marqué ? 👉🏼 Chacun de nous peut repousser ses propres limites et réaliser des objectifs initialement jugés impossibles ✨

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Clémence:

Je pense que le meilleur enseignement que j'ai eu, c'est que, comme je te l'ai disais, pour moi l'Iron Man, c'était quelque chose qui me semblait complètement impossible il y a encore trois ans. Et en fait, je me suis rendu compte que en mettant des micro objectifs, en me disant ok, cette semaine tu vas faire ça et t'en es capable, la semaine prochaine tu vas faire ça, t'en es capable. Et en fait, si tu veux quelque chose qui te semble impossible, si tu te mets des micro tâches, en fait pas, tu vas y arriver à ton objectif qui te semblait impossible.

Loïc:

Salut c'est Loïc. Bienvenue sur les frappés, le podcast de CELJSE qui se dépasse. Chaque semaine, je vous fais découvrir des invités extraordinaires, des femmes et des hommes qui ont osé se lancer et qui se sont donné les moyens d'atteindre leurs objectifs les plus fous. À travers leurs actes, ils nous montrent par l'exemple que tout est possible et qu'on a tous un potentiel exceptionnel. En réalité, un frappé qui s'ommeille en nous, eux se sont autorisés à le libérer. Attention une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous sur Apple Podcasts, spotify ou Deezer. Vous pouvez soutenir le podcast en devenant contributeur sur Tipeee, le lien est en description ce qui vous permettra d'écouter les épisodes en avant-première, de rejoindre les visuels mensuels des frappés ou encore d'accéder à du contenu exclusif. La clé de la confiance en soi, c'est de passer de ses rêves à l'action. C'est la phrase prononcé par mon invité de la semaine, clémence, qui m'a le plus marqué. Clémence est une vie qu'elle qualifie de classique. Elle a un job prenant, avec des équipes à gérer et, dans son équilibre de vie, elle a fait une place au sport, et au sport d'endurance plus particulièrement. Ce qui l'anime depuis plusieurs années, c'est le triathlon. Elle a commencé par un format M, puis un Alpha Iron Man, un Full Iron Man et, à l'été 2023, elle a enchaîné deux triathlons XXL, des légendes d'ailleurs dans la discipline, l'alpsman, l'ambra Man. Franchement, rien qu'd'y penser, j'en ai des courbatures On les change du coup sur sa préparation à des épreuves de cette envergure, ce qui elle y trouve, mais aussi sur l'incroyable capacité du cerveau à oublier la douleur pour ne retenir que bon moment. Allez, on part nager, rouler et courir avec Clémence. Excellentes écoutes à vous les fringues. Bienvenue, clémence, sur le podcast. Je suis super content de te recevoir. Merci à toi d'avoir invité Fréchement débarqué de la plane. En plus, j'adore cet endroit. Il faut que tu nous en parle. Il y avait de la neige.

Clémence:

Oui, il y avait vachement de neige et la station n'était pas encore ouverte.

Loïc:

Du coup, vous avez fait quoi Skyrando, c'est ça.

Clémence:

On a fait Skyrando pour les copains et moi, j'étais en split board. Donc, le split board, c'est l'équivalent du snowboard de randonnée, c'est un snow qui se coupe en deux. Donc, tu peux monter en ski et ensuite, une fois que tu arrives en haut de la montagne, tu recoupe, tu réassemble les deux parties et tu descends en snowboard.

Loïc:

Énorme. Donc tu as une pote, fork aussi.

Clémence:

Exactement, c'est exactement comme le même principe que le Skyrando.

Loïc:

Ok, ok, trop bien. Alors la plane station fermée. J'étais allé avec des très bons copains en 2021, entre les Covid, tu vois donc, il y avait, je crois qu'il y avait d'amé une piste, mais c'est tout. Et l'expérience, enfin, je ne sais pas ce que tu en penses, mais l'expérience des stations avec de la neige, mais personne le bonheur.

Clémence:

Exactement, c'est comme ça que j'étais couvert en réalité, le split board, parce que avant, je faisais un peu comme tout le monde, c'est à les stations qui sont ouvertes. Donc, tu vas quand tu peux, tu pourras les remonter, et le jour où tu découvres la montagne, vide, silencieuse et juste toi avec quelques points, c'est incroyable Trop bien, trop bien.

Loïc:

Eh bien, écoute, Clémence, on va parler de plein de choses super intéressantes. On va parler de sport. On va parler d'ailleurs, je n'ai pas vérifié avec toi en off, mais tu vas me dire tout de suite en live si c'est bon ou pas, si on peut en parler on va parler aussi d'univers start-up, de comment est-ce que tu maries les deux, et puis très certainement de plein d'autres choses. Parfait ce que je te propose, c'est peut-être pour lancer tout ça, de nous expliquer dans les grandes lignes qui tu es, qui est Clémence?

Clémence:

Du coup, je m'appelle Clémence, j'ai 30 ans, j'ai une vie qu'on pourrait qualifier d'assez ordinaire, je pense, parce que je travaille dans la même start-up, tu l'as dit, depuis 7 ans. J'aime sortir, j'aime boire des vins avec mes amis, assez classiques, et dans cette vie assez ordinaire, j'essaie de vivre le maximum de moments extraordinaires, que ce soit sur le plan sportif parce que je suis tombée dans le triathlon il y a 4-5 ans maintenant et je fais des triathlons longs, donc format Ironman ou que ce soit sur le plan aventure, parce que dès que j'ai des moments qui sont libres et que je ne suis pas avec mes copains ou que je ne suis pas en train de préparer un triathlon, j'aime bien prendre mon vélo. Et il y a les vues des aventures, que ce soit. Je fais le tour de Taïwan en soi-ditère à vélo. J'ai fait à travers les Alpes, d'Est en Ouest, du nord au sud, travers des Pyrénées, plein de petites aventures, ou à pieds, en rando, ou à vélo, pour découvrir des nouveaux paysages.

Loïc:

Trop bien Le sport. T'as eu quel rapport au sport plus jeune? est-ce que c'est quelque chose d'assez récent ou t'as un peu baigné dans une famille de sportifs? tu sais du sport jeune.

Clémence:

Alors, je faisais du sport jeune, mais alors je jurais que par les sports extrêmes. Pour moi, il n'y avait que ça qui existait. Et pourtant, j'habitais, j'ai grandi à Paris, donc je n'étais pas la plus de mes meilleurs servi en termes de sport extrême, mais pour moi, sport était égal à planche à voie, à snowboard, à wakeboard, tous ces sports de glisse dans les quels t'as des sensations, et je ne comprenais pas du tout. J'avais des copains qui couraient, mon frère courait, et je ne comprenais pas du tout. Pourquoi est-ce qu'il y avait cet engouement pour la course à pied? moi, je me disais mais en fait, tu t'en mouilles, tu t'embêtes, pourquoi est-ce que les gens font ça? Moi, à côté, j'avais l'impression de vivre des merveilles en planche à voie et ça me procurait des sensations extrêmes. Et en fait, c'est marrant parce que aujourd'hui, j'ai complètement changé et je me suis mis du coup sur des sports plus d'endurance et moins des sports extrêmes.

Loïc:

Super intéressant. Elle s'est fait comment t'as rencontre avec les sports d'endurance il y a un moment en particulier, dont tu te souviens.

Clémence:

Ouais, complètement, j'étais étudiante. Et puis, j'avais passé une mauvaise journée, et je me dis allez, j'avais des baskets, ce qui était des baskets sur le monde de tennis, multi-sport, je sais pas quoi. Et je me dis allez, je vais courir ce soir en bord de mer. Et puis, je cours, je cours, et en fait, je me suis dit ah bah, ça fait du bien à la tête de courir, ça fait penser à autre chose. Et puis, c'était la première fois vraiment que je courais, moi à part les trois fois 500 à l'école, mais ça compte pas vraiment. Et je me suis dit, ça procure, ouais, ça procure vachement plaisir, vachement une sensation de bien-être. Et en fait, je me retrouve à courir d'e-bournes. Et puis, le lendemain, je me suis dit ah, bah, allez, j'y retourne. J'avais évidemment des courbatures parce que j'étais pas du tout entraîné. Et puis, je cours 15 bournes. Je vois sur mon strava, et c'était hyper lent, vraiment très, très lent. Mais je vois sur mon strava, 15 bournes, et je me dis allez, si je poussais jusqu'à 21,. Ben, vraiment pas, pure challenge. Et puis, je pus jusqu'à 21, mais encore une fois, quasi, enfin, c'était de la course, mais quasiment à l'heure marche. Et puis, le soir, j'avais un diner avec des copains et je leur dis ok, je vais m'inscrire un marathon. Mes potes me disent mais attendez qu'on m'aide, m'enfoile. T'as jamais dit ça fait deux mois que tu cours, tu peux pas t'inscrire un marathon, alors que t'as couru deux fois dans ta vie. Et ça va te. C'est pas raisonnable pour ton corps, c'est pas ça. Et en fait, du coup, le fait que mes copains disent non, non, fais surtout pas ça. Forcément, je me suis inscrite parce que j'avais envie de leur retrouver que si, si, c'était très bien et que j'en étais capable, et donc, du coup, je me retrouve sur le marathon. Ça se fait super bien.

Loïc:

Donc là, c'était en quelle année?

Clémence:

Ça, ça devait être, ça devait être. Et bien, il y a sept ans maintenant, c'était il y a sept ans.

Loïc:

Donc, 23 ans, et c'était quel marathon.

Clémence:

Et c'était le marathon de Paris.

Loïc:

Ah, le marathon de Paris, le marathon.

Clémence:

Exactement le plus facile, enfin le plus évident, parce que j'habitais à Paris et du coup, je m'entraîne pas vraiment. Je fais la même erreur que tous ceux qui s'entraînent pour la première fois, c'est à dire que un mois avant coup de panique, ah mince, je me suis pas assez entraîné. J'ai couru une fois toutes les deux semaines, enfin, ou une fois par semaine, je sais plus, et bon, j'avais pas mis une grosse rigueur, et donc je me suis rentrée, je me fais les suglaces le classique exactement le classique, la même erreur. Donc, du coup, je fais deux semaines de pause avant le marathon, je cours une fois avant le marathon. Au final, le marathon, je cours hyper lentement, mais ça se passe super bien, j'adore ça. Je passe l'année d'arrivée, je me dis wow, c'était génial. J'ai envie de plus, j'ai envie de pousser mes limites plus loin et de voir où je peux aller en fait. Et donc, du coup, je me dis bon, j'ai deux choix. Soit je passe sur de l'ultra, enfin, en cours sa pied, soit je passe sur du triathlon. Et là, je me dis ça peut être marrant de faire du triathlon, ça va me faire voir d'autres sports. Et puis, je me suis dit le vélo, c'est, je pense que c'est un sport qui va me plaire, parce qu'il y a le côté découverte de nouveaux paysages, ou tu peux voir plein de choses. Et je me suis dit allez, go sur le triathlon. Et donc, là, un peu le même schéma qui se produit j'aime le triathlon qui arrive, je passe la ligne d'arrivée du triathlon, donc, c'est un triathlon M, un petit format. Je passe la ligne d'arrivée et il a fait super chaud. Du coup, le 10 km qui est la fin du, la dernière partie du triathlon, c'est un 10 km de cours, sa pied, sur le format M, et j'avais vraiment beaucoup, beaucoup souffert parce qu'il faisait plus de, je crois qu'il faisait quasiment 40 degrés. Donc, je passe la ligne d'arrivée, je me dis non plus jamais c'était dur, vraiment, j'en ai bavé. Et là, il se passe un phénomène assez marrant c'est que, trois jours après, je vous dis complètement cette douleur là, et je me dis ah, je re-retiens que le positif, que je pense que mon corps était plein d'un orphine, et je me dis ah, mais c'était génial, il faut que je fasse plus. Et donc, en fait, là, j'avais commencé à mettre le, sans le savoir, j'avais commencé à mettre le doigt dans l'engrenage, je me suis laissé prendre à mon propre piège et donc, du coup, une semaine après, je m'ai inscrit à un alph iron man. Et donc, vient, trois mois avant, le high alph iron man, où là, je me dis tu t'es pas assez entraîné, mais tu vas pas faire la bêtise de sur-entraînement, ce que tu vas faire, c'est que tu vas t'inscrire dans un club pour trois mois. Parce que, dans ma tête, c'était vraiment une espèce de casacoché. Tu vois, c'était ok. Je me lance un challenge, j'ai envie de finir un alph iron man une fois dans ma vie. Et puis, ensuite, il y a plein de sports qui me font envie. Il y a l'alpinisme, il y a l'escalade, il y a la voile, enfin, il y a plein de trucs que j'ai envie de faire. Donc, du coup, tu vas faire ce alph iron man, tu vas te mettre dans un club, et puis, dans trois mois, tu feras de l'alpi, ça sera très bien, et voilà, tu auras fait ton challenge. Et donc, du coup, je m'inscrite dans un club pour trois mois. En me disant trois mois, je tourne la page et ce qui se passe, c'est que je fais un stage d'entraînement pour préparer ce alph iron man. Ce stage d'entraînement, il a lieu dans le verdon et, en fait, quand je suis, quand je fais mon stage dans le verdon, donc déjà, j'y vais sans vélo, parce que j'avais même pas, j'avais un vélo, je crois que c'était un VTT. Donc, j'y vais sans vélo. Enfin, s'il me demande pardon, j'y vais avec le vélo de mon frère. Mon frère qui me fait, qui mesure 1m85, et qui avait un vélo between en alu, qui était un bon vélo, mais pas du tout à ma taille. J'y vais sans cuissard, j'y vais sans chaussures qui se clipent, cela, les chaussures automatiques. J'y vais vraiment en touristes, total vraiment, avant l'alph iron man, et, au final, je suis dans les gorges du verdon. Je suis là, je suis sur mon vélo, avec les copains que je mettais fait au club, et j'ai un immense déclic et je me dis mais en fait, c'est incroyable, tu es dans la nature, tu fais ton sport, tu te dépasses, il fait beau. Et en fait, là, pour la première fois, j'ai un peu cette sensation de plénitude, de bien-être, où je me dis mais en fait, j'adore ça, j'adore ce que je suis en train de vivre là, et, pour la première fois, j'envisage que le triathlon, ce ne sera pas forcément juste une case à cocher, mais peut-être que la lpille, je pourrais remettre ça un an plus tard. Et donc, là, ce qui se passe, c'est que je fais le alpha Iron Man, je lui fais des copains. Encore une fois, ça se passe super bien. J'avais fait celui d'EX, ça se passe super bien, j'adore. Je passe la ligne d'arrivée. C'était quand même un peu dur. Je passe la ligne d'arrivée et je mettais dit non, non, je ne mettrai jamais le doigt dans un Iron Man, parce que qui dit Iron Man, dix-là, c'est une prépa qui n'a rien à voir. C'est des objectifs qui sont, enfin, c'est un objectif qui est, c'est le double quand même. Et donc je me dis non, non, je n'irai pas jusque-là, je m'arrête au alpha. Bon, je passe la ligne d'arrivée, j'oublie encore une fois complètement la douleur. Donc, je n'ai rien appris de mon triathlon M. Je refais la même erreur Et une semaine après, je me dis ah, finalement, maintenant que j'ai fait un alpha, pourquoi je ferai pas un full, un vrai Iron Man? Et donc, du coup, je m'inscris à. Et puis, en plus, ce qui était trop bien, c'est que j'avais des copains de mon club qui faisait, qui s'étaient inscrits un Iron Man. On avait une vingtaine, ils avaient pris une grosse maison avec piscine. L'iron Man avait lu le samedi. Donc, on s'était dit OK, le dimanche, on fera la grosse fiesta autour de la piscine, ça va être trop bien. Donc, je me dis OK, je prends un doigt sarfo en Iron Man, et puis je le ferai avec ses copains.

Loïc:

C'était lequel?

Clémence:

du coup, aussi là Nice L'U6, c'était Non, alors c'était le French Man à Hortin, qui est l'Iron Man le plus plat de France.

Loïc:

OK.

Clémence:

Et en fait, il a été annulé à cause du Covid. Donc, annulé, annulé, reporté, annulé encore une fois. Et donc, en fin de Covid, il se posait la question de ce que j'y gardais celui-ci ou est-ce que j'en prenais un autre. Et au final, moi, je déteste le plat. Vraiment, c'est ma plus grosse hantise. Je m'ennuie sur le plat et je suis même pas forte et je prends pas trop de plaisir. Je m'étais vraiment inscrite pour être avec les copains, et donc, du coup, on sortit de confinement, je me dis bon, en fait, c'était pas le bon, je vais en refaire un autre. Et puis, le groupe, c'était un peu disloqué avec les confinements, et donc là, je me dis OK, je vais m'inscrire à l'Ironman Text. Et puis, c'est comme ça que je me retrouve à préparer mon premier Ironman Génial.

Loïc:

Au final, tu es allé super vite quand même, entre ce premier 10 km qui s'est transformé de lendemain en vain, qui s'est transformé en marathon, etc. Il s'est écoulé combien de temps entre ce premier run et l'Ironman.

Clémence:

En fait, ça a été retardé par le confinement parce qu'il y a eu deux ans un peu off, mais sinon, j'ai commencé mon premier run, mon tout premier, c'était effectivement il y a sept ans Et mon premier Ironman, c'était l'Ironman.

Loïc:

Donc il y a six ans. Ok, ok, moi je fais du long, beaucoup plus rapide. C'est ce que j'ai demandé Du coup, avec du recul, est-ce que ça te paraît être un rythme effréné, est-ce que tu as l'impression d'être allé vite, ou? finalement, ça c'était assez naturel Et si c'était à refaire, tu referais la même chose.

Clémence:

Ah non, c'était à refaire, je referais complètement la même chose. Non, j'aime bien me donner des challenges, j'ai besoin de ça. J'ai besoin de me donner des challenges. Plus c'est impossible et plus ça me fait rire, on t'aimera, et plus ça me motive pour aller m'entraîner. Et je pense que l'Ironman, c'était vraiment il y a encore trois, quatre ans, tu vois, quelque chose que je jugeais complètement impossible. Il fallait être complètement fou pour faire un truc pareil. Et je me tais dit ça serait génial que j'aie à faire un Ironman avant mes 40 ans. Au final, ça a été un peu plus rapide pour les vues, mais non, non, je refrais pareil. Je refrais pareil parce que, en fait, pour moi, tu vas trop vite si jamais, tu fais du mal à ton corps, si tu ne t'en s'en vas trop vite. Là, en l'occurrence, j'avais une prépa qui était hyper, carrée, minimétrée, et donc, du coup, je trouve que, à partir du moment où tu fais pas de mal à ton corps, tu t'en mieux, t'en mieux t'en profiter, aller vite.

Loïc:

Du coup, premier Ironman. donc tu le termines, Est-ce que est-ce que immédiatement?

Clémence:

tu te dis Le déclique là, du coup, c'est une personne qui va te mettre sur une application de tes séances. C'est pas lui qui va être là au quotidien avec toi pour faire tes séances. Par contre, il va te demander comment tu te sens et puis il va te mettre tes séances adaptées à ton objectif. Et donc, du coup, il m'avait offert ça, chose que je ne me serais jamais offerte à moi-même, parce que je me disais mais je n'ai pas du tout le niveau d'avoir un coach. Moi, je fais juste ça pour m'amuser, pour m'arrêter, mais bon voilà, je fais ça un peu dans mon coin Et, en fait, c'est le fait d'être coaché et c'est le fait d'avoir une vraie discipline, ce qui changeait avec les préparations que j'avais faites avant, où c'était un peu Bon, c'était un peu Comment dire. Ah, j'allais dire what the fuck? C'est pas le mot le plus politique, mais tu vois ce que je veux dire. C'est un peu dans tous les sens et c'était un peu à l'envie Ah, aujourd'hui j'ai envie de faire ça, demain j'aurais envie de faire ça, et puis voilà, et puis, là, en fait, pour la première fois, je me suis dit ok, là, c'est un challenge qui est quand même important. tu peux plus jouer juste comme ça sur ok, tu as envie de faire ça, tu n'as pas envie de faire ça. Donc, maintenant, il faut avoir une vraie discipline, il faut te mettre des vrais objectifs, et puis, chaque semaine, il faut savoir exactement ce que tu fais. Et donc, le coach était là pour me dire bah, cette semaine, tu vas faire ça, ça, ça, ça comme entraînement. Et en fait, je me suis rendu compte que j'ai pris un énorme kiff à suivre cette prépare. et en fait, c'est ça qui m'a fait rendre vraiment un peu accro et tombé dans l'ironman, c'est le fait d'avoir une prépare où, tous les jours, tu sais ce que tu dois faire, tu sais quel entraînement tu dois faire. En fait, à la fin de la journée, tu es super content de toi parce que, bah, parce que tu as réussi à faire ton entraînement, et du coup, cette espèce de promesse que tu t'étais faite à toi-même de dire ok, bah, lundi je fais ça mardi, je fais ça mercredi, je fais ça. En fait, tu la tiens, ça te promets là, et c'est quelque chose d'hyper satisfaisant. Et puis, à côté de ça, tu as, je suis en train de 6 jours sur 7. Tu fais du sport 6 jours sur 7, donc ton corps, il est blindé d'odorfine juste pendant toute la prépare et, en fait, tu as un bien-être, tu te sens super bien en permanence, que ce soit physiquement, mentalement, même physiquement. tu vois forcément ton corps, il change un peu, tu te sens, tu te tiens plus droit, tu as une meilleure position, tu as une meilleure posture, et tout ça, c'est des trucs qui font que tu te sens super bien. et je pense que c'est vraiment à partir du moment où j'ai découvert cette prépare et cette discipline, là, que je suis tombée à fond dans le triathlon et je me suis dit ah, ouais, ça m'apporte plein de choses, même en termes pro, en termes perso, et que c'est là, c'est à partir de ce moment-là où je suis devenu un peu accro au challenge et que je suis tombé vraiment dans l'iron man.

Loïc:

Ce qui est intéressant, parce que tu dis un peu plutôt que, initialement, c'est plutôt. C'est en fait, c'est cette préparation-là niveau d'intensité, la fréquence, etc. Qui te faisait plutôt peur et qui te faisait dire un iron man, jamais quoi.

Clémence:

Exactement, exactement. En fait, j'avais trop peur du côté discipline qui, pour moi, elle allait m'enfermer là où j'ai besoin de beaucoup de liberté. Et, en réalité, je m'en suis rendu compte que ça t'apporte beaucoup de choses et qu'en fait, ça t'enferme pas du tout, parce qu'à partir du moment où tu remplis ton contrat avec toi-même, tu te sens hyper libre de faire ce que tu veux, tu te sens hyper bien. Et ouais, en fait, je m'étais trompée complètement sur ce côté-là, je ne ferais pas iron man.

Loïc:

Pour te rendre compte un petit peu. Tu as souvenir d'une semaine type. Je ne te parle pas forcément des semaines. Tu vois des gros, gros blocs, parce que j'imagine que tu travailles en blocs, mais tu vois combien d'entraînement, dans combien de disciplines, combien d'heures à peu près en moyenne, tu t'entraînais.

Clémence:

Alors, en moyenne, c'est 15 heures par semaine, donc c'est entre 12 et 17 heures, et ensuite, c'est 3 entraînements vélos, donc 2 week-ends, généralement un samedi et un dimanche, avec minimum une sortie de longue, donc ça va être 4 heures, et 1 la semaine qui va être sur Home Trainer. donc, le Home Trainer, c'est le petit engin de torture sur lequel tu vas poser ton vélo et t'as un compteur de watt, et puis le but, ça va être de faire un peu comme du fractionné en cours à pied. Tu vois, ça va être d'atteindre un certain nombre de watts. pendant un certain temps, tu as des moments de repos et puis tu reprends. Ça, c'est pour le vélo, pour la natation, c'est le sport que j'aime le moins entre les trois. donc, je fais moins à ce qu'il y eut Et c'est le sport en général que le triatelette aime le moins. Donc cette natation, je faisais 2 séances par semaine et puis, à la fin, j'étais un petit peu fatiguée. donc, plutôt une séance par semaine. Et la course à pied, c'est pareil, c'est 3 séances par semaine globalement. Ok, donc tu avais une journée double entraînement en fait, oui, oui, oui, et parfois c'était un peu plus. Donc, j'avais, je pouvais avoir En fait, tous les samedis, c'était double entraînement, et plus généralement, j'avais une ou deux journées aussi en plus. C'était double entraînement. Donc, il devait y avoir encore plus d'entraînement que ce que je te dis là. Encore une fois, c'est le bien de mon cerveau qui ne se souvient que des trucs. Ah, c'était trop bien. Mais oui, non, il y avait plusieurs journées double entraînement. Donc, effectivement, il y avait un peu plus d'entraînement que ce que je t'avais dit Du coup merci.

Loïc:

c'est pas facile, puisqu'on a bien compris qu'il y a un cerveau qui fait bien le tri entre les souvenirs douloureux et les moments cool. Mais qu'est-ce qui? Qu'est-ce que ça a été quoi pour toi? le plus gros challenge de cette préparation, d'un point de vue général, pas uniquement sportif, mais voilà, pour le moment, on l'a simplement évoqué. Il y a quand même un poste avec pas mal de responsabilités dans une boîte qui a eu une croissance fulgurante. Donc, j'imagine qu'il y avait un petit peu de pression ou en tout cas des enjeux importants de ce côté-là. Comment t'as réussi à marier les deux et à tenir dans la durée sans t'épuiser?

Clémence:

C'est une très bonne question, parce qu'effectivement, comme je dis, ça représente 15 heures par semaine. J'ai des grosses journées aussi au goulot. C'est une question qu'on me pose souvent Et, en fait, ce que je dis généralement, c'est que tu vois, là, j'ai 30 ans, j'ai des amis qui commencent à être papa à maman. En fait, quand t'as un enfant, du jour en demain, tu passes de ben, tu sais pas, 0 heures vraiment pour toi. tu vas dédier, je sais pas, 20, 24 heures de ta semaine, même peut-être plus 30 heures, je sais pas 30, 40 heures, je me rends pas compte, j'ai pas fait le calcul à ton enfant. Et en fait, du coup, ce temps-là, on l'a tous. C'est juste qu'on en fait pas notre priorité. Et moi, quand je me suis mis dans l'ironman, j'ai décidé d'en faire ma priorité. Et, en fait, les gens qui sont papa, qui sont maman, ça ne veut pas dire qu'ils ont arrêté leur boulot. Tu vois, ils combinent les deux, mais ils font de leur enfant leur priorité. Et ben, moi, c'est un peu comme ça que je le vois aussi, c'est-à-dire que j'ai fait du sport ma priorité. Ça veut pas dire que j'ai fait un trait sur le boulot, pas du tout, je continue. mais les journées, elles n'ont pas changé. Ça veut pas dire que j'arrête de voir mes amis. Ça veut dire que je regarde la télé 0 minutes par semaine. Ça veut dire que je passe le moins de temps possible sur les réseaux sociaux, le moins de temps possible sur mon téléphone, et que, du coup, tout ce temps-là, je le mets à profit du sport. Et si ce que je t'ai dit c'est un peu faux, c'est vrai que je vois un peu moins mes amis. Je m'organise différemment en fait. Disons que s'il y a des soirées qui sont prévues comme ça, un peu à l'improviste du jour au lendemain, je pourrais pas toutes les faire. Ça demande un peu plus d'enregas dans la semaine.

Loïc:

Tu l'as mentionné tout à l'heure, les impacts positifs, super positifs, de cette prépa Iron Man d'un point de vue pro. Qu'est-ce que ça a changé pour toi? Qu'est-ce que ça t'a apporté?

Clémence:

Alors, je pense que le meilleur enseignement que j'ai eu, c'est que, comme je te le disais, pour moi, l'iron man, c'était quelque chose qui me semblait complètement impossible il y a encore trois ans Et, en fait, je me suis rendu compte que, en mettant des micro-objectifs, en me disant Ok, cette semaine, tu vas faire ça, tu vas être en écapable, la semaine prochaine, tu vas faire ça, tu vas être capable la semaine après, une fois que tu as fait ces deux semaines-là, tu vas faire ça, tu vas être en écapable. Et, en fait, si tu veux quelque chose qui te semble impossible, si tu te mets des micro-taches, un peu des micro-taches là, je parle plus en langage boulot, mais des micro-taches, des micro-objectifs, en fait, pas à pas, tu vas y arriver à ton objectif qui te semblait impossible. Et en fait, du coup, quand j'ai réalisé ça, c'est plein de petits verroues que je mettais, que j'avais dans ma tête, qui ont sauté d'un coup, où je me suis dit Mais en fait, il y a peu de choses qui sont impossibles dans la vie. Tant que tu mets beaucoup d'énergie, que tu passes beaucoup de temps, que tu te mets de la discipline et que tu en fais ta priorité, en fait, quasiment tout est possible. Et ça, ça a été donc du coup, quand tu réalises ça, en réalité, c'est assez fou. Tu vois le moment où tu dis ça, parce que du coup, tu prends un peu une certaine confiance en toi, où tu te dis En fait, je suis capable de faire plein de choses. Et parfois, c'est juste moi qui m'auto-persuade ou moi qui ne suis pas assez confiante, mais j'ai des capacités pour faire plein de choses, que ce soit sur le domaine sportif en l'occurrence là, un Iron Man ou que ce soit sur le domaine pro ou dans d'autres domaines de ma vie perso. Et donc, j'ai un peu eu ce déclic là de me dire Mais en fait, tout est possible, même des choses qui semblaient complètement inenvisageables. Et donc, dans ma vie pro, il y a eu ce premier truc là, ce premier déclic là. Et ensuite, je me rends compte que quand je manage mes équipes, je les manage un peu comme un coach sportif. Je manage ces équipes Et en fait, c'est marrant parce que, je m'en suis rendu compte assez récemment, c'était pas du tout voulu de base. Mais tu vois, la première chose que faire un coach sportif? j'ai l'impression qu'il essaie d'analyser qui il est en face de lui. Est-ce que c'est quelqu'un qui va vouloir être poussé? Est-ce que c'est quelqu'un sur qui il a besoin d'être un peu tapé au bâton, au contraire, hyper encouragé. Mais en fait, avec mes équipes, je fais exactement la même chose. La première chose, c'est que tu comprends comment la personne fonctionne. Est-ce qu'elle a besoin d'être micro-managée? Est-ce qu'elle a besoin, au contraire, de liberté? Est-ce qu'elle aime bien avoir des deadlines hyper serrées? Est-ce qu'au contraire, les deadlines hyper serrées, ça la fait stresser? et dans ce qu'elle a, pas du tout. Et en fait, du coup, la première chose, ça va être de comprendre qui t'en face de toi. Et la deuxième chose, moi, tous ces petits verroues que j'ai réussi à faire sauter avec l'iron man et qui me font comprendre que peut-être que je me mets des blocages, je fais la même chose avec mon équipe, donc mes équipes. Je leur dis, lorsque je recrute quelqu'un, je dis OK, dans un an, on va faire ça Et là, généralement, c'est impossible, comment on va y arriver? Et en fait, je leur dis Bah, regarde, on va passer par A, t'es d'accord, t'es capable de faire A. Ils me disent Bah, ouais, ok». Ok, une fois que t'es capable de faire A, tu serais capable de faire B. Bah, ouais, ok, Puis C, puis D, puis E, puis F, puis G». Et puis, regarde, après G, c'est H et H, c'est ce que je t'ai dit. Et en fait, du coup, c'est vraiment, j'ai l'impression que j'ai copié un peu, sans le vouloir, mais j'ai copié un peu l'espèce de discipline, l'espèce de plan que tu te mets en sport, de micro-otages, de micro-objectifs, qui font qu'à la fin t'arrives à un gros objectif qui, au début, te paraît c'est impossible. Et donc, moi, mon job, en tant que manager, ce que j'essaie de faire en tout cas, c'est de leur faire sauter leur petit véau et de leur faire sauter leur comment on appelle ça en psycho Des croyances limitantes. Exactement leur croyances limitantes Et de leur dire Mais si, regarde, tu vas être capable de le faire et, de toute façon, je suis là en backup et on est là, on va le faire ensemble. Ce truc-là, je suis ton parachute, je suis ton filet de secours et t'inquiète pas, ça va le faire Et on va y arriver, et les objectifs, on va les faire largement. Donc, je pense que c'est ça, ça m'a apporté dans ma vie pro.

Loïc:

Ton poste. Tu peux nous en dire plus? Ton poste est la boîte d'ailleurs, parce qu'on l'a pas encore évoqué.

Clémence:

Oui, complètement. Du coup, je travaille dans une startup, un scale-up comme tu l'as dit, qui s'appelle Pop Chef, un scale-up de la Food Tech, et dans cette entreprise-là, moi je m'occupe de la partie acquisition. donc, j'ai à la fois une équipe marketing et une équipe commerciale qui s'occupe de toute la phase avant-vente et donc de trouver un maximum de rendez-vous avec des prospects qui sont qualifiés. Voilà, mais c'est pas mon équipe qui s'occupe de faire signer les prospects, c'est une autre équipe.

Loïc:

Ok, ok. Et donc Pop Chef en une phrase. C'est quoi la mission de la boîte?

Clémence:

C'est la cantine du futur. Non, on installe les frigo connectés dans les entreprises et dans ces frigos-là, on va remplir tous les matins les frigos avec des petits plats qui sont frais, fait maison. Et l'objectif, c'est que les employés puissent se servir à tout moment de la journée, profiter d'un plat sans frais et pas très cher. Et donc, du coup, pour ouvrir le frigo, tu as juste besoin de ton téléphone, tu te sers le plat que tu veux à n'importe quel moment et puis, ensuite, quand tu fermes le frigo, on te fait payer exactement le plat que tu as pris, parce qu'on est capable d'identifier quel plat tu as pris.

Loïc:

Ok, super intéressant. Et donc ça, vos clients, c'est uniquement des entreprises où il y a aussi des espaces de co-working ou ce genre de choses.

Clémence:

Alors, c'est beaucoup d'entreprises et on travaille aussi avec des hôtels et on travaille avec des mairies, des commissariats ou des personnes qui ont des besoins H24 de restauration.

Loïc:

Oui, ok, intéressant. Et donc tu peux nous en dire plus sur la croissance de la boîte, puisque toi, tu es là, depuis Ça fait combien de temps que tu es chez Pop-F8? 7 ans, exactement 7 ans.

Clémence:

Moi, je suis arrivée quand on était 5 encore dans l'équipe, et maintenant on est Alors là. on a rebaissé, mais l'Ainanya, on était 140, si je ne dis pas de bêtises, 130-140. Et là, en fait, contexte économique qui touche toutes les startups de la même façon, qui fait qu'on a dû séparer d'une grosse partie de l'équipe et qu'on est autour de 100 maintenant. Mais voilà donc, j'ai vécu plein de phases différentes, de la phase de 5, où t'es pompier, t'es sur toute l'émission, hyper excitante, et puis, en plus, du coup, t'es les fondateurs, et tout le monde est hyper proche, hyper souder, c'est dans le même bateau. à la phase où on est 130, donc explosion de la boîte, tout va super bien. à la phase où, ah, il faudrait peut-être que on se restructure un petit peu et on est devenu plus peu, on a dû séparer d'une partie de l'équipe.

Loïc:

C'est quoi les parallèles que tu vois entre ce qui te fait kiffer dans l'univers startup et ce qui fait que tu continues de te lancer à fond dans les formats plutôt ultra en sport?

Clémence:

Moi, ce que j'adore, c'est le côté challenge. Le côté challenge, le côté dépassement de soi, et je pense que c'est le côté autonomique que tu retrouves en startup. Ou, en fait, en startup, tu gères un peu comme si c'était ta propre boîte quelque part, surtout que moi, j'étais vraiment là au tout début. Donc, pop Chef, c'est quelque part, c'est un peu aussi mon bébé, parce que je l'ai vu grandir, parce que la boîte m'a fait aussi beaucoup grandir. Je pense qu'à ce côté autonomie, ce côté liberté, ce côté, on va un peu casser les codes, on va aller plus loin, on va aller essayer de penser différemment.

Loïc:

Un peu en mode, les pirates, exactement.

Clémence:

Exactement, exactement ça.

Loïc:

Génial Si on en revient au sport. donc, tu termines ce premier triathlon, enfin, ce premier triathlon, ce premier Ironman. Donc, pour rappel, je pense que c'est un peu un rappel qui n'est pas nécessaire sur les frappés, mais c'est donc jamais 3,8 km de natation, 180 de vélo et un marathon, donc 42,2,. Ça, c'est un peu les formats du label Ironman quand tu es sur ces distances, on considère que c'est des triathlons XXL. Mais il y a une strate au-dessus de ça. C'est quand tu as assez distance, on vient rajouter un dénivelé de malade, notamment en vélo, et d'ailleurs, on course à pied Et c'est sur quoi tu as enchaîné après. Je ne sais pas si ça a été immédiat, mais j'ai l'Alpsman en tête que tu as terminé l'année dernière, cette année.

Clémence:

Cette année on vend cette année exactement.

Loïc:

Et l'Hambra Man, c'était quand.

Clémence:

Et l'Ambra Man, c'était en août. Alors celui-ci, il n'était pas prévu, l'ambra Man n'était pas prévu, des vagues. Je me suis fait remarquer que par les copains du club, qui étaient tous en scris sur l'Ambra Man, sauf que l'Ambra Man c'était le 15 août et que le 15 août, pour moi, c'est trop tard, parce que le 15 août, c'est la saison des apéros, et donc, je switch Et je passe apéros, vacances, etc. En temps normal, sauf que là, victime du ce qu'on appelle le FOMO fear, le 15 août. C'est un peu le nouveau syndrome de génération, donc, de me dire ah, mince, mais ils vont tous vivre ce moment exceptionnel sans moi. Et donc, du coup, je me suis fait embarquer par les copains et je me suis inscrite à l'Ambra Man. Mais à la base, il n'y avait que l'Alps Man qui était prévu au programme de cette année.

Loïc:

Ok, donc, t'as enchaîné les deux. Ok Donc, alps Man. On reprend les mêmes distances, simplement, pour le vélo, on rajoute 4000 mètres de dénivelé Pour la course à pied. Alors, c'est le paradoxe, en fait, les plus rapides ont le droit de faire plus de dénivelé Exactement. C'est quoi déjà le semenose? Il y a combien d'ascension?

Clémence:

Je crois que c'est 1200.

Loïc:

Oh, là, vache, mais sur 20 km, parce qu'en fait, les 20 premiers kilomètres, tout le monde court autour du lac, c'est ça.

Clémence:

Alors, c'est les 25 premiers. Tout le monde court autour du lac, exactement. En fait, le concept de l'Alps Man, c'est que tu as une cloche au 25e kilomètre de course à pied. Donc, après l'indation, après le vélo sur le parcours course à pied, tu as une énorme cloche. C'est la cloche qui fait rêver un peu tous les coureurs. C'est pour ça qu'il y a plein de gens qui s'inscrivent sur cette épreuve-là, l'objectif étant de passer au 25e kilomètre de course à pied avant 17h30. Si tu arrives à passer au 25e de course à pied avant 17h30, à ce moment-là, tu as le droit de sonner cette fameuse cloche Dans laquelle, en plus, tu passes à chaque fois. Tu sais, quand tu fais du tour autour de Sur tes 25 premiers kilomètres je crois que c'est 4 tours où tu passes 4 fois devant cette épreuve-là et tu vois des gens la sonner. Donc, l'objectif, c'est de la sonner. Une fois que tu la sonnes et que tu es passé avant 17h30, comme je disais, tu as le privilège de pouvoir d'ailleurs, c'est l'obligation de finir ta course en haut du Semnose, qui est la montagne la plus proche du lac, enfin, la montagne à côté d'Ancy d'ailleurs.

Loïc:

Excellent, sachant que pour celles et ceux qui arrivent avant 17h30 à la cloche, ça fait déjà le départ. Il y a 5h30 du matin sur le lac.

Clémence:

Voilà, c'est 5h00, je crois, sachant que tu pars d'un bateau. Ils ont repris le concept de Du Norseman, exactement, le Norseman course extrêmement mythique aussi en Norvège. Ils ont pris le même concept et donc, du coup, tu pars tôt le matin d'un bateau. Il fait nuit, tu vois, tu as des lumières dans les bouées pour pouvoir te repérer au début. Bon, après, le soleil se lève très vite, mais ça m'a moi assez magique d'ailleurs, quand tu vois juste les montagnes autour du lac d'Ancy se découper dans l'obscurité, et en fait, c'est un moment de plénitude, alors que tu la prépaires pendant 6 mois, et tu te dis wow, mais où est-ce que je suis? C'est incroyable, c'est au moment. Je suis juste dans un lac. Il est 5h00 du matin, 300 personnes autour de moi, 400 personnes, et en fait, on est juste en train de nager vers une bouée avec, tu vois juste la prochaine bouée qui a 20m de toit. Les autres, évidemment, tu ne les vois pas du tout, parce qu'il fait noir, et non, c'est très sympa.

Loïc:

Je me suis toujours posé la question quand tu vois les vidéos de l'Alpsman, ou les vidéos promo, ou les participants sautent à l'eau, tu vois, depuis le bateau, il fait nuit, comme tu l'as dit. D'ailleurs, c'était un peu la réflexion que j'avais avec le Nordman. Quand tu vois les vidéos, c'est la même chose. Il saute d'un bateau encore plus gros, donc Ouais, un ferry. T'as une sensation particulière du fait de Tu vois, c'est quand même pas pareil que de courir sur une plage où tu rentres dans l'eau, tu vois, enfin, je ne sais pas, j'ai l'impression que la notion d'engagement, c'est pas la même. Une fois que tu as sauté dans l'eau, tu ne remontes plus sur le bateau, en fait, c'est fini. Alors, est-ce que je m'en fais tout un plat et, au final, tu vois, quand tu l'as vécu, c'était un départ comme un autre. Ou est-ce que tu dirais que le lien qui est tranché d'un coup un peu net, avec ce saut dans l'eau depuis le bateau, il est particulier?

Clémence:

Oui, il est particulier. Après, sur l'Alsman, c'est des petits bateaux, sur le Nordman, c'est vraiment des énormes ferries où tu vois les gens, ils savent de 4 mètres de haut, enfin c'est vraiment impressionnant. T'as l'impression que c'est des commandos, tu sais.

Loïc:

Et puis l'eau, elle est genre à 8 degrés, je crois un truc comme ça.

Clémence:

Oui d'ailleurs, je ne sais pas si t'as vu, ils ont un Internet qui est absolument incroyable, le Nordman, ils sont trop forts. c'est-à-dire que si tu vas sur le Internet, ce qui a marqué c'est This is not for you Et en fait, ils expliquent ils sont incroyables et ils t'expliquent littéralement que ce n'est pas du tout fait pour toi, que ce n'est fait pour ceux qui ont énormément d'al, qui ne lâchent rien, qui a mis la douleur, qui a mis un souffrir, et ils t'expliquent littéralement sur leur page d'accueil ce n'est pas du tout fait, ce n'est pas une course qui est faite pour toi Et ça est absolument incroyable. en fait, ils savent exactement à qui ils s'adressent ils savent exactement comment ça ça va raisonner au frais du public qui cible. Et moi, j'étais la première à me dire non, honnêtement, le Nordman, c'est pas vraiment une course qui me fait envie parce que j'aime bien la douleur. Forcément, quand tu fais ce genre d'efforts, tu aimes bien la douleur. Mais là elle est dans une eau, je crois qu'elle s'est à 12 degrés à 4 heures du mat' ensuite elle est en Norvège. Donc, il fait vraiment froid sur le vélo, t'as froid, sur la course à pied, t'as froid. C'est des confessions qui sont difficiles. Au-delà du parcours qui lui-même est difficile, c'est surtout les conditions qui sont difficiles. Et quand j'ai lu ce truc là sur l'Instant Internet, je me suis dit ah, en fait, pourquoi pas le Nordman?

Loïc:

Ils sont un peu à la Patagonia. Vous n'avez pas besoin de cette veste.

Clémence:

Oui, exactement Excellent.

Loïc:

Donc, tu dirais sur l'Alpsman que le saut est peut-être moins impressionnant que sur Nordman, mais il y a quand même un truc spécial.

Clémence:

Oui, il y a quand même un truc spécial, tu te sens quand même comme un commando. Alors t'es pas du tout commando, mais tu te sens un peu investi d'une mission où tu te dis wow, ça y est en plus. Tu sais, tu l'as préparé, c'est un challenge que tu prépares depuis plusieurs mois. Donc, effectivement, tu te dis un peu ok, c'est parti. Non, non, c'est une sensation qui est hyper particulière et et il faut la vivre Comment tu.

Loïc:

à ce moment-là, tu vivais encore à Paris, quand t'étais en pleine prépa pour l'Alpsman, c'est-à-dire là il y a huit mois quoi.

Clémence:

Non, j'ai déménagé à Marseille, donc je vivais à Marseille.

Loïc:

Ok, parce que, et du coup, ma question, ça va être comment tu as adapté ta préparation pour prendre en compte le profil de la course, qui est quand même un profil ouais, ça reste du traitement XXL, mais là, c'est du XXL extrême. Je sais pas si le terme existe, mais le dénivelé, 4000 mètres sur un vélo, sur le vélo, plus le dénivelé encore sa pied, c'est quand même. Ça n'a rien à voir avec un triathlon plus ou moins plat, quoi.

Clémence:

C'est vrai, comment j'adaptais? et bien, en fait, c'est facile. mais sortie, c'était tout l'école du coin, tout l'école autour de Marseille, et je faisais jamais de plats. et dès qu'il y avait un col, une bosse, une petite colline, bah, j'apprenais Ok. Pour avoir le plus de dénivelé possible, et après moi, c'est quelque chose que j'aime beaucoup. Le dénivelé je préfère 1000 fois, comme vous le disiez avant, mais j'adore cet effort-là de t'es dans la montée. C'est difficile, mais à la fois tu fais souvent des beaux paysages quand tu montes et puis après tu as la récompense de la descente, où là, c'est le forêt, ça roule tout seul. Tu reposes tes jambes. J'aime beaucoup cet effort-là.

Loïc:

Et sur le chrono total. Est-ce que c'est quelque chose que tu as préparé aussi? parce que, forcément, quand on rajoute du dénivelé, bah voilà, on y passe un peu plus de temps. Ça, tu l'avais travaillé aussi. Tu vois, l'engagement sur une durée plus longue, la gestion des up and downs sur une course peut-être un peu plus exigeante.

Clémence:

Moi, je travaillais avec un coach qui m'a préparé, qui me faisait mes programmes d'entraînement. Non, on n'a pas tant travaillé. Alors, évidemment, tu as été ton volume horaire, par rapport à l'année dernière où j'ai fait l'iron man dex, et je crois que c'était 2000 de dénivelé Forcément, mon volume horaire chaque semaine était, je te dis non, mais en fait, oui, je faisais plus de volume. Donc, oui, on a pris en compte plus que de préparer en temps du volume, chaque semaine plus le jour de la course est capable d'endurer du volume et de la durée, et sur l'aspect mental.

Loïc:

Il y a des choses que tu as mises en place soit de manière empirique, soit avec ce coach ou des amis.

Clémence:

Pas du tout, et c'est un peu la prochaine étape En fait, pour moi. j'avais l'impression que le coaching mental, c'était vraiment fait pour les pros et ce n'est pas du tout fait pour moi, parce qu'encore une fois, moi, c'est vraiment une passion. Je le fais en amateurs, je fais ça parce que ça me fait marrer, parce que j'aime bien, et je fais ça avec des copains aussi. Donc, ça aide pas mal. Je me prépare avec des copains. Mais du coup, c'est vrai que je n'ai pas du tout, pour l'instant, soulevé la question du coaching mental. Après, ça peut paraître très prétentieux, mais les trois iron man que j'ai fait, quand j'ai passé la ligne de départ, je savais que j'irais au bout, parce que si tu te prépares tellement, tu as tellement une rigueur, une discipline et tu fais tellement de concessions que ça ne laisse plus trop de place au hasard ni à la chance. Enfin, si tu te prépares, c'est un process et c'est fait pour que, le jour J, tu puisses aller au bout. Donc, du coup, je savais que j'irais au bout. Évidemment, il y a eu des moments de hub, des moments de dinde, parce que ça je ne peux pas y couper. Mais non, je n'ai pas de coaching spécifique.

Loïc:

Il y a un moment de down en particulier qui t'a marqué sur un C3 Iron Man.

Clémence:

Complètement.

Loïc:

Complètement.

Clémence:

C'était sur l'alsman. Donc, du coup, moi, je pensais pas du tout sonner la cloche, je pensais que j'avais pas du tout le niveau. En final, j'arrive à sonner la cloche. Donc, je sonne la cloche, euphorie, je suis trop bien. Par contre, je n'arrivais pas à manger depuis 2 heures. Donc, je ne m'étais pas du tout alimentée depuis 2 heures. Et problème d'estomac aussi, l'estomac qui te dit tchao, tu m'as mis trop de sucre. Maintenant, je ne peux plus rien, je ne veux plus rien garder. Donc, j'avais ces 2 problèmes là, sachant que, d'ailleurs, il reste 22 bornes, non, pardon, 17 bornes, excuse-moi, il reste 17 bornes, dont le Seine-Nose, qui est 1 km vertical. Et là, je me suis dit ok, en fait, je n'arrivais plus à m'alimenter. Du coup, j'étais un peu dans les vaps. Tu vois, je t'en guai, j'arrivais plus trop à marcher. Mais je me souviens, j'avais une gourde dans ma main, une petite gourde, tu pouvais boire à ce moment-là? Oui, mais j'arrivais même plus à l'atténir. D'accord, ah ouais, en fait, j'avais trop d'énergie et donc, du coup, j'arrivais plus à tenir ma gourde. Et, en fait, sur le Seine-Nose, la particularité, c'est que tu as le droit d'avoir un ami qui t'accompagne, parce que la montée, les gens sont vraiment au bout de même, ça peut être dangereux, et donc, du coup, tu as le droit d'un accompagnateur, quelqu'un qui ne fait pas la course, qui va juste venir t'accompagner. Pour cette dernière partie, si jamais il y a un problème, elle pourra appeler les secours. Et donc, moi, je me vois et je me dis ok, en fait, j'ai pas mangé. Et en fait, quand tu ne manges pas, c'est comme tu as une voiture et que tu ne mets pas des sens dedans, la voiture s'arrête. Bah, là, c'est exactement pareil, le corps fonctionne de même façon. Donc, si tu ne manges pas, moi, je savais très bien, je savais que si je ne mangeais pas, je n'allais m'effondrer. Le problème, c'est que plus rien ne passait. Et en plus, sur la course t'envoie des gens qui n'arrivent pas à s'animenter, qui courent, en anglodroit, voir même à la fin, avec les bras au niveau des. Tu vois la tête au niveau des genoux et les bras au niveau des pieds Et tu vois que eux, généralement, ils nous ont une espérance de course de aller. 3 minutes après, ils s'effondrent, et puis, malheureusement, ils sont ramassés par le samu. Et ces gens là, tu sais très bien que, en fait, c'est parce qu'ils n'ont pas assez mangé, et donc, j'en avais vu plusieurs sur la course et je me dis, en fait, c'est exactement comme ça que je vais finir, là, je vais droit dans le truc et j'ai pas le choix. Et donc, j'arrive en bas de ce semenot, ce kilomètre vertical, et je me dis bon, de toute façon, je sais que je vais m'effondrer. Maintenant, j'ai pas du tout envie d'avoir donné. Maintenant, mes jambes vont super bien, j'ai aucune douleur aux jambes, enfin pas aucune. Mais tu vois être forcément t'allais jambes tendues, mais j'avais pas de douleur particulière aux jambes. C'était vraiment une fatigue générale du corps parce que j'arrivais pas à m'alimenter. Et donc, du coup, j'attaque, et puis je tangue. Je suis avec mon ami qui est un peu qui me prend par le coup pour me retenir, pour éviter que je tombe dans le ravin à chaque pas. Oh, fitness, moi, j'étais un peu en dehors de mon corps à ce moment là, comme un truc de flottement où je me voyais un peu de l'extérieur. Mon ami essayait de me poser des questions pour que je réponds pour que tu vois, comme tu fais avec les gens qui ne se sentent pas bien. Et je lui ai juste dit écoute, je suis incapable de parler là, du coup, désolé, on va passer je sais pas combien de temps ensemble Je vais pouvoir. Enfin, je te dirais rien, je ne répondrais pas à tes questions, parce que là, je sais, enfin, je suis au bout, en fait, j'en peux plus. Et ce qui me frustrait, c'est que mes gens balaient. Bien, c'était vraiment une histoire d'alimentation, et je me disais mais c'est trop bête, juste pour de l'alimentation, que je vais tomber et je vais m'évanouir, en tout cas m'arrêter. Et puis, du coup, on monte, on monte, on monte, bon, moi, ça va pas mieux, forcément. Et puis, à un moment, mon pote qui me dit bah là, tu vas voir le ravito, il est là, il est dans 200 mètres. Et, au fond de moi, je me dis mais de toute façon, le ravito, je peux pas manger, peu importe qu'il soit dans 200 mètres ou dans 5 km. J'ai toutes les barres du monde autour de ma taille, parce que, forcément, quand t'arrives là dedans, tu prends des barres, des compotes et tu portes tout ça autour de toi. Mais là, en fait, le ravito, c'est pas ce qui va me sauver Et, en fait, énorme coût de génie de la part de mon pote qui me dit bah, mange une chips. En fait, j'ai mangé une première chips et je me suis dit ah, ça passe. Et puis une deuxième chips Et du coup, ce qu'il a fait, c'est qu'il a pris. Il a demandé au ravito s'il pouvait prendre le paquet de chips. Ils ont dit oui, oui, bien sûr. Et du coup, il m'a fait ravito, chips sur toute la montée Énorme, tous les 10 mètres, il me donnait une chips et il me disait allez, mange, mange. Et en fait, c'est un peu lui qui m'a sauvé, parce que j'allais super mal. Et après, au bout d'un quart d'heure, dès que j'allais manger quelques chips, de nouveau, je pouvais courir. J'étais en pleine forme et j'étais trop bien. En fait, je pouvais courir dans le sem-nose, là où, 5 minutes avant, chaque pape me demandait un effort considérable Sauvé par les chips.

Loïc:

Incroyable.

Clémence:

Exactement. C'est maintenant dans chaque triathlon que je fais, je mets, tu sais, à l'oie, généralement un ravito perso à l'oie, où tu mets tes propres trucs, et donc je mets toujours mon paquet de chips.

Loïc:

En vrai, c'est pas mal. non, niveau nutrition, parce que tu as du sel, c'est gras, oui écoute, c'est un effet extraordinaire, c'est miraculeux Un effet sur moi. Incroyable. Et tu me dis alors là, tu l'as pas encore précisé parce que tu es trop humble pour ça, mais le chrono final, si j'ai bonne mémoire, tu as quand même fait une excellente perte.

Clémence:

Non, Honnêtement, je sais pas si on peut appeler ça une excellente perte. Pour être complètement honnête, c'était donc, j'ai passé avant le 17h30 au niveau de la cloche, donc ça, c'est plutôt une bonne perte. Je pensais pas du tout le faire et ensuite, je suis montée en marchand. Comme je dis, j'étais vraiment au bout à cause de l'alimentation. Donc, je suis montée en marchand au semnose. Donc, le chrono final n'est pas si fou que ça, mais quand même, j'ai fini en haut. Donc ça, c'est ça, c'est sympa, c'est cool. Une petite expression personnelle.

Loïc:

Mais alors attends, parce que je t'ai vu sur un podium.

Clémence:

Oui, oui, oui, effectivement, j'ai terminé.

Loïc:

Troisième de ma catégorie. Ah voilà, c'est ça. Ok, ouais, toi même.

Clémence:

Donc non, enfin, ouais, c'est trop bien, je suis trop contente, mais c'est parce qu'en réalité, je suis 3ème sur 3 des femmes qui ont réussi à monter, donc beaucoup plus dans ma catégorie. Les autres n'ont pas réussi à monter et donc, du coup, elles ont fini autour du lac. Mais je suis 3 sur 3 dans ma catégorie, donc c'est bien, mais bon.

Loïc:

Parce que le classement final, il fait la distinction entre les top finishers et les lake finishers.

Clémence:

Complètement, ouais complètement. Mais par contre, les lake finishers n'ont pas de podiums.

Loïc:

Ok, d'accord, et la question, c'est pour les connaisseurs du northman est-ce que tu as le même t-shirt que les lake finishers?

Clémence:

ou pas. C'est exactement le même principe que tu as le t-shirt noir quand tu arrives en haut et le t-shirt blanc quand tu es lake finishers.

Loïc:

La classe, la classe.

Clémence:

Donc j'ai mon t-shirt noir.

Loïc:

Trop bien. Oh là là, incroyable anecdote sur les chips, ça, je le garde avant. Il y a un truc avec les pommes de terre, parce que j'ai eu pas mal d'invités dans l'ultra-trail une championne du monde de course en montagne, pas mal d'athlètes vraiment de haut niveau, qui me porte les vertus des pommes de terre cuites dans l'eau salée en né, en guise de ravito. Donc, c'est un truc que j'ai pas encore fait, mais je l'évoque régulièrement parce que ça me fait marrer. Et là, tu vois, avec tes chips, je un petit indice de plus qu'il y a quelque chose à tester avec les pommes de terre. Génial. Donc, alpsman, ça, c'est dans la poche à l'arrivée, c'est quoi, qu'est-ce qui te passe par la tête? Tu vois, on est arrivé au point de plus, pouvoir correctement tenir sa goutte, c'est enfin. Voilà, je pense que, en terme d'énergie, c'était peut-être une expérience, peut-être la première fois que tu vivais, cette expérience d'être vidé complètement à ce point. Est-ce que tu dirais qu'il y a eu de la, est-ce que c'était finalement une phase douloureuse, ou j'ai l'impression que tu disais que, musculairement, en fait, tout allait bien. C'était vraiment juste l'énergie.

Clémence:

Ouais, exactement, musculairement, tout allait bien, mais genre, bah, c'est super bien. La preuve, c'est que j'avais, je pouvais courir après. Et, en fait, quand je passe l'arrivée, non, je suis super bien, mentalement, physiquement, je suis de nouveau super bien et je me dis wow, c'est fou ce dont le corps est capable. Maintenant, je me dis aussi qu'il faut que je bosse un peu plus la nutrition. Est-ce que c'est pas très sérieux de rien tester à l'entraînement et que je le sais en plus? mais non, non, en réalité, la sensation, elle est folle. Ton corps, il est bourré dans d'orphine. Tu te plantes, tu es trop heureuse, tu es trop heureuse. Tu es 6 mois que je préparais cette jalège. Là, en plus, je finis en haut. Je pensais pas du tout finir en haut, en haut du semenose. Donc non, incroyable. Et directement, encore une fois, mon corps, il a oublié mon, ma tête, elle a oublié cette période un peu difficile et maintenant, j'ai l'impression que c'était pas si difficile que ça. Bon, quand je me souviens effectivement de la gourde, je me dis que c'était vraiment, vraiment à bout.

Loïc:

Mais mon cerveau est tendance à à m'occulter tout ça mais du coup, dans l'instant, toute cette phase avec la gourde, ou tu pouvais plus t'alimenter, etc.

Clémence:

Dans quoi tu te réfugies mentalement. Un pied devant l'autre, tu pensais rien. J'ai la capacité de bouger mes jambes, j'ai pas mal aux jambes. Donc, un pied devant l'autre, et puis, à un moment, je tomberais. Et puis, à ce moment là, j'aurais pas le choix. Faudrait que j'arrête.

Loïc:

Mais tant que je suis pas tombé je continue.

Clémence:

C'est un peu ce que je me disais, et même ce que je me disais aussi. Je me suis dit comment je vais faire, parce que tu dois te faire secourir, je dois te faire secourir sur un trail. Je me disais mais comment ils vont venir me chercher avec un branquard sur ce truc qui, en fait, c'est censé des chemins rentaires, avec des pierres, avec des racines? et je me disais oh la, la, ok, ne pense pas à ça, c'est pas grave, tu verras le moment où tu tomberas. Bon, au final, j'ai eu de la chance ce moment n'est pas arrivé. J'imagine que c'est le PGHM, non, qui vient non, parce que dans la montée, on a vu quelqu'un pour le coup se faire secourir. Ils arrivent avec une espèce de branquard brotte ah, une joeelle ouais, exactement avec une joeelle, et donc du coup, ils montent où, ils descendent, comme ça d'accord.

Loïc:

Ok, en termes de récup, t'as fallu combien de temps pour physiquement, mentalement, nerveusement, nerveusement te sentir à nouveau opérationnel?

Clémence:

alors, c'est quelque chose que j'y explique pas. Mais j'avais les jambes tendues, mais j'avais pas de courbatures. Donc, le lendemain, j'ai fait un footing. Mais non, j'arrive pas à l'expliquer. Tu aurais demandé un scientifique, parce que sur les 3 Ironman que j'ai fait, les 3 fois, ça m'a fait la même chose. Ah, ouais, ouais, j'arrive pas à l'expliquer. Alors qu'il y a des entraînements où j'ai mal et il y a certains entraînements où ça me fait plus mal. J'ai plus de courbatures le lendemain de l'entraînement que ce que j'ai eu là le lendemain de l'ironman ok je n'arrive pas à l'expliquer. Je pense qu'il y a un gros volume, une grosse prépa. Ce que je me suis dit, c'est peut-être parce que je suis pas allée au bout de moi-même que j'avais encore de la réserve. Je sais pas. D'autre côté, là, le semaine, je suis allée loin. Je n'arrive pas à l'expliquer, je ne pourrais pas te dire mais non, j'ai fait des footings le lendemain. Alors des footings pas trop longs, pour pas non plus m'habiller, et pas trop rapide, mais dans les 3 cas, j'ai fait des footings le lendemain et la semaine d'après les 3 fois, je l'ai fait. En plus, la semaine d'après mes 3 ironman, j'ai fait les singlets du ventou. Donc, c'est le ventou par les 3 fesses encore une fois allure hyper cool. Pas du tout pour me mettre dans le rouge, ni rien. Mais non, j'arrive pas à expliquer. Peut-être que c'est juste le mental qui prend le dessus, je sais pas autant les courbatures.

Loïc:

Tu vois maintenant à la réflexion, moi, c'est un truc qui m'a surpris aussi. Au bout de la ptl, j'ai fait la ptl c'est un 300 burn et j'avais alors. C'était douloureux, on va dire les 12 premières heures, mais par contre, c'est un truc qui m'a fait halluciner. J'avais effectivement pas de courbature après, tu vois, on avait 25 000 mètres de dénivelé positif, mais par contre une fatigue nerveuse, musculaire. Moi, je suis allé faire un footing. Aussi, peu de temps après, et en fait immédiatement, je me suis rendu compte qu'au quotidien, je suis allé me mettre mes chaussettes, je sentais rien. Par contre, dès que j'ai remis le corps en mouvement sportivement, là, tout de suite à la fin d'un 10 km, j'ai eu l'impression de la refait 42, j'étais vraiment fatigué, mais toi, visiblement, c'était pas le cas non plus. Je me suis rendu compte très rapidement.

Clémence:

Encore une fois, c'était très lent. Ce que j'ai fait après, c'était très lent. Oui, je ne voulais pas dire que j'avais la condition avant Iron Man, mais en réalité, non, c'est passé.

Loïc:

Ok, j'ai un format à te proposer, parce que j'ai l'impression que sur l'Ultra, tu n'étais pas encore dans ta zone, tu n'as pas encore touché les limites. J'ai eu un invité et sans rigoler, je t'enverrai l'épisode. il faudrait que tu l'écoutes. Il n'y a pas de vélo, mais à quoi que si tu peux le faire à vélo? Il a fait une course qui s'appelle Lidi Tarrod, tu connais.

Clémence:

Non, je ne connais pas.

Loïc:

Alors c'est en Alaska. Il faut kiffer le froid, parce qu'il fait en moyenne moins 40 degrés et c'est 1 000 miles, donc 1600 bornes, et tu peux le faire en chien de traîneau. Historiquement, c'était d'ailleurs une course de chien de traîneau en fat bike, si tu peux le faire, oui, si tu peux le faire, chien de traîneau, ski pulka, fat bike. Donc vélo pulka à pied, pas en raquette ou en ski à pied, juste à pied. Donc, lui, il a fait à pied et il a mis 25 jours de mémoire pour et il l'a gagné. Donc, ça a été le plus rapide en 25 jours. Donc voilà, j'ai l'impression que un petit je récuveuille de voir, tu vois, un format comme ça. Si après coup, tu nous dis ça y est, j'ai trouvé les limites. Mais après l'alpsman, du coup, entre le moment où tu termines et le moment où tu t'inscrits à l'ambrahmane, il y a combien de temps en gros, Le lendemain, je me suis inscrite à l'ambrahmane. Mais non en l'endemain.

Clémence:

C'est sérieux. En fait, j'attendais, dans ma tête, j'étais déjà un peu convaincue, parce que j'avais trop envie de vivre cette course-là avec les copains. Je me suis dit faire un Ironman avec 20 copains, c'est incroyable. Enfin, tu vois, ça arrive pas tous les jours. Donc, dans ma tête, j'étais déjà un peu convaincue, je savais que, physiquement, ça devrait passer, parce que c'était un mois et demi après l'alsman. Donc, je me suis dit bon, même si je vais y aller à la cool, honnêtement, je vis que je m'entraîne pour l'alsman, ça devrait le faire. C'était plus mentalement où j'avais peur. Mais en fait, après, j'étais dans une état d'excitation et je me suis dit évidemment, et donc, le lendemain, je l'ai pris.

Loïc:

Et vous avez réussi à faire la majorité du parcours ensemble.

Clémence:

Non, déjà dès la natation. Enfin, tu ne sais pas vraiment. Mais par contre, ce qui était hyper sympa, c'est qu'il y avait beaucoup de supporters du club qui étaient venus, donc, du coup, les familles et les amis de tous les gens du club, je pense qu'ils ont été au moins 80, 80 au total. Déjà, tu vois tes copains sur la course, ça c'est trop sympa. Et après, tu as tout le monde qui est habillé au couleur du club, avec le maillot du club qui t'encourage, et je me souviens d'un moment hyper fort. Mais en fait, dans l'ombre, en main, tu as une côte qui est hyper difficile. Je crois que c'est 1 km, 5 à 12% ressenti, 25%, parce qu'elle est au 160e km. Donc, tu as les jambes en feu Et en fait, c'est vraiment la côte dont tout le monde parle, que tout le monde craint, parce qu'elle est après le col d'Olysoire. Déjà, elle fait pas mal de dénivelé. Et j'arrive dans cette côte-là et, en fait, y avait une trentaine de personnes du club qui étaient en bas de la côte. C'était incroyable, ils se mettaient derrière nous, donc derrière chaque personne du club qui montait et a crié, a crié Comme si tu étais moi. Je vais t'en reconnaître un peu. Tu vois Mbappé qui arrive vers les buts, en finale des coups du monde, dans le truc, le frori, et en fait, à ce moment-là, tu te rends compte que tu as les jambes, comme si tu avais enfin les jambes toutes neuves. Tu vois, et donc, du coup, tu montes. Tu montes la côte qui, normalement, j'avais repéré le parcours. C'est vraiment une côte qui est difficile. Là, t'as l'impression que ça monte tout seul, t'es emporté. Bon, tu le payes d'e-bandes plus loin, parce que t'es en compte. Peut-être C'était que mentalement, mais physiquement, elle a bien fait mal cette côte-là, mais non, et du coup, j'avais que tous ces moments-là, qui étaient moments hyper forts, et avec tous les copains du club, et de voir aussi chacun qui passait l'année d'arrivée, évidemment, je pense à une amie du club qui s'appelle Marie-Laure, qui était avant-dernière à passer la ligne d'arrivée On avait fait des stages ensemble. Elle s'était entraînée hyper dure et c'était un moment d'émotion pour tout le monde de l'avoir passé. Ça ne savait pas si elle allait y arriver. C'était un gros, gros, gros challenge et je me souviens le moment d'émotion pour tous les gens du club de l'avoir passé, cette ligne d'arrivée Récrac. Je crois que c'était une minute avant la fin de l'arrivée. C'était des moments assez incroyables, encore plus qu'en chulfa avec des amis, je trouve.

Loïc:

C'est intéressant parce qu'on parlait de ça justement avec Lauriane Placé hier, qui a terminé le premier reclassement général du Bikingman 2023. En fait, c'est ce qu'elle disait. elle disait le vélo, et je pense que ça s'applique un peu au triathlon, avec ce que tu viens de partager, c'est que c'est un sport solitaire, mais les plus beaux moments, c'est en des moments de partage. Mais mille fois complètement d'accord Et franchement, quand j'entends ton récit, d'ailleurs, la côte dont tu parles, c'est la photo dont tu as fait un poste sur ton profil, exactement.

Clémence:

C'est ça, je me suis dit tout de suite On voit l'émotion. Je t'ai rendue dans ce, dans une côte à 12%, sur un kilomètre, je fais la danseuse non-stop. Le truc, normalement ça n'arrive pas. C'est juste que là, j'étais portée par tout cet énergie de tous les gens autour de moi qui m'ont courageée. Trop bien, génial. Et oui je suis complètement d'accord avec toi sur le côté ami, ça me parle vachement parce que l'Alsman, je l'ai fait et préparé avec deux très, très bons amis, notamment des amis avec qui j'ai fait la traversée des pyrénées, et, en fait, tu te connais dans tes meilleurs moments, dans tes pires moments, dans des moments de stress, de ok. Là, ça ne va pas du tout mentalement, physiquement, et en fait, tu es forcément toi-même dans ces moments-là Et il y a un truc qui s'est créé entre nous. On prépare beaucoup de courses tous les trois Et il y a un truc qui a une relation qui nous lit, qui est hyper forte. On est fusionnel tous les trois, on se connaît par coeur, et c'est des vrais moments de partage, des vrais moments de complicité, de sollisité, que tu n'as pas forcément avec tes amis, aussi géniaux soit-il, au quotidien. Tu découvres encore sous une autre facette et je trouve que ça rend des amitiés encore plus belles, encore plus authentiques, et c'est ça aussi que j'aime beaucoup dans le sport.

Loïc:

Et je pense que c'est une véritable chance d'avoir aussi pu te constituer un groupe d'amis qui a les mêmes sens d'intérêt, avec qui tu peux partager ce genre de choses, parce qu'en fin, sur ce type de discipline, le challenge, c'est que ça prend énormément de temps. Donc, si tu n'as pas un cercle social autour de toi, tu comprends qui va dans finalement la même direction que toi. Je pense que ça peut être une vraie difficulté de pas avoir ces moments de partage avec des gens qui comprennent ce que tu fais et qui kiffent ce que tu fais.

Clémence:

Complètement d'accord.

Loïc:

Donc, enchaînement cet été Alpsman, Embramman, rien que ça. Du coup, la saison du triathlon, c'est plutôt. je pense que le premier, ça doit être Exem Provence dans la saison, c'est. mais Oui, exactement, c'est. mais Le dernier, le dernier, c'est quoi? Il n'y en a pas un Vichy, ou c'est l'Embramman le dernier.

Clémence:

Non, l'embramman, il est le 15 août. Tu dois en avoir. Je pense que c'est Vichy et t'as pris. Ah, je ne sais pas, je te le dis, ça, en fait.

Loïc:

En tout cas, je pense que ça doit être tout fin août, tout début septembre.

Clémence:

Je pense que c'est les tout derniers. On va avoir un encore en septembre.

Loïc:

Qu'est-ce que tu fais le reste de l'année quand tu ne t'entraînes pas six jours par semaine?

Clémence:

En fait, moi, j'adore cette période-là d'entraînement, j'adore cette discipline. Je suis devenue complètement accro, tu vois, à ce sentiment de satisfaction au quotidien, de je pousse mes limites, je vois mon corps évoluer, je vois mes limites repousser tous les jours, et je suis contente parce que, un peu, la promesse que je me fais à moi-même, elle est tenue, et du coup, ça, c'est un truc qui rend, en fait, c'est ça un peu, je crois, la clé de la Confluence en soi. C'est passé de ses rêves à l'action Et il y a un peu ce truc-là pendant six mois de l'année. Mais le revers de la médaille, c'est qu'il y a aussi des sacrifices. Il y a aussi des week-ends de ski où je dis bah non, moi je vais faire du vélo. Il y a des week-ends là, j'ai loupé deux anniversaires de 30 ans d'amis qui étaient la veille, le week-end avant l'enbrun man. Donc, il y a quand même des sacrifices. Et, en fait, ce que j'adopte maintenant comme rythme, c'est les six premiers mois de l'année, jusqu'en juin, je me fais mes courses, et ensuite, après juin, c'est saison des apéros, c'est saison des festivals, des voyages, de tout ce que j'ai pas eu le temps de faire, de week-end entre copains, de week-end alpi, de week-end ski de week-end, voile de week-end, de tous les sports, tous les endroits que j'ai envie de découvrir. J'adore découvrir nouveaux endroits, j'adore visiter de nouveaux lieux Et, en fait, du coup, je profite de ces six mois-là pour faire ça à fond. Et après, ce qui est marrant, c'est que j'ai quand même, ça me manque en fait, le côté discipline et le côté sport quotidien, et donc, j'en fais en sorte de pas me remettre dedans avant janvier, parce que, du coup, j'ai une dalle, il met mon kiosse et qui fait qu'en janvier, quand je referends, je suis trop heureuse de refrendre et que j'ai l'énergie pour. Et oui, j'ai trouvé un peu mon équilibre comme ça six mois sport et six mois plus aventure qu'opin fait.

Loïc:

Génial, génial, c'est super intéressant. Et puis, j'imagine que, en réalité, l'un nourri l'autre. tu vois, d'un point de vue entraînement mais aussi découverte, qui semble être un truc qui te drive quand même vachement, la découverte de nouvelles sensations, parce que quand tu pars faire de l'alpine, de la voile, etc. c'est un peu une sorte d'entraînement croisé. non, je ne sais pas si tu le vois comme ça, mais dans les faits, c'est un peu ça quand même.

Clémence:

Complètement oui, oui, complètement.

Loïc:

Et puis en étant en Marseille, ce qui est cool aussi, c'est que tu as quand même un terrain de jeu accessible outdoor toute l'année.

Clémence:

Oui, j'ai vanté ça aussi, que j'ai bougé à Marseille.

Loïc:

Génial, saison 2024,. du coup, est-ce que tu as déjà des échéances bouquées?

Clémence:

Alors, saison 2024, un projet qui n'a rien à voir. J'avais des projets de base, j'avais des projets sportifs Et, en réalité, là, ça va être plutôt un projet pro qui va driver mon année, parce que j'aimerais lancer une boîte Et donc, du coup, je suis consciente, pour un fait de prépa Ironman et des prépa Triathlon, que combiner les deux, c'est quand même un peu compliqué. Quand tu fais ce que une boîte n'a pas des horaires fixes, c'est vraiment, j'ai l'impression que c'est un engagement à 100%. Donc, je me suis dit que, plutôt que de faire du triathlon, l'année prochaine, j'allais vraiment me concentrer sur la course à pied et continuer évidemment le vélo et la natation, mais juste comme ça, pour le plaisir, sans entraînement autant régulier. Donc, du coup, gros objectif pro Et ensuite, en objectif sport, je m'en suis mis trois, c'est un temps sur un 10 km, un temps sur un marathon et un 100 km trail.

Loïc:

Oui, il y a quand même de beaux objectifs.

Clémence:

Il y a quand même des objectifs, parce que j'essaie que j'ai besoin de ça et que c'est partie de mon équilibre. Je me suis mis. Je suis plus capable de mettre 15, 17 heures par semaine. Et le D-Born, tu vises combien Le D-Born, je visse moins de 40 minutes, en fait, c'est bien. Ça reste par rapport à tous les gens qu'on écoute, toutes les nanas qui sont super fortes, qui arrivent à le faire en 35 minutes. J'en suis très, très loin si j'arrive à faire le moins de 40 minutes. Mais en réalité, ce qui va être intéressant, c'est que là, mon corps, il habite à des efforts longs, plutôt de 12-15 heures, et de base, je suis plutôt explosive. Mais là, je suis plus du tout explosive parce que j'ai trop travaillé l'endurance et j'arrive plus du tout même à faire des fractionnés. J'ai perdu complètement de ma rapidité et toute l'explosité que j'avais Et donc, du coup, je l'ai trouvé. C'est sympa de me remettre et d'essayer de voir si mon corps réagit ou si c'est dit non et je la switche en endurance.

Loïc:

Et le 100 km, tu as déjà une épreuve en particulier en tête.

Clémence:

J'ai regardé, je ne me suis pas encore inscrite. UT4M, ut-cam, mais peut-être un autre. Ce serait sympa de le faire avec des copains aussi. Donc, je vais envoyer un message à des copains qui sont assez chauffables, et puis on verra ensemble. Sinon, je te dis ça, mais en fait, j'ai aussi une épreuve sportive. Enfin, j'ai deux épreuves de vélo. Le marathon à des dolomites, c'est l'équivalent, en quelque sorte, de l'étape du tour, mais c'est dans les dolomites, en Italie, et oui, donc, j'aurais quand même quelques trucs à droite, à gauche. Mais c'est vraiment des vrais challenges qui vont rythmer mon année, comme un Ironman a pu le faire sur les deux années précédentes.

Loïc:

Ok, si tu cherches une suggestion pour un 100 km. moi, je me suis inscrite avec des copains de la PTA au GTC 100. Je ne sais pas si t'en as entendu parler, mais c'est organisé par le même organisateur que le Tor des géants.

Clémence:

Ok, bien, combien.

Loïc:

En fait, tu as un certain nombre de dossards du Tor des géants qui sont réservés au finicheur du GTC. Donc voilà le plan. C'est un peu ça. On ne pensait pas pouvoir être tous tirés au sort pour le Tor des géants. Donc, on fait le GTC 100. Génial. Et puis, une fois qu'on sera finitreur, parce qu'on va être finicheur, il y aura des places réservées autour des géants.

Clémence:

Combien.

Loïc:

Génial Et ta boîte. Alors attends, il y a un teasing de fou là. Tu peux déjà en parler un petit peu, en tout cas du secteur dans les grandes lignes, sans tout révéler.

Clémence:

C'est vraiment un projet qui est au stade Projet Ouais, voilà exactement Deux projets. Ça a de embryons. Pour l'instant, j'ai pas l'idée très claire du tout. Je ne sais même pas, je ne peux même pas te dire à quel moment je vais vraiment me lancer et quitter mon motin factuel. Ce n'est pas tout de suite, ce n'est pas du court terme, ce sera au courant 2024. Maintenant, si je te, il y a quelque chose que je constate et que tout le monde constate, c'est qu'en ce moment, avec IA, tu as plein de l'intelligence artificielle. Tu as plein de nouvelles applications, plein de nouvelles choses qui sont possibles, et je pense que ça tournera autour de ça. Ok Si possible, en impact terresseuse. Il y a plein de choses que je creuse en ce moment, mais pour l'instant, c'est au stade 0.

Loïc:

Ok, ok, ok. Donc, tu sais que tu vas te lancer, mais tu n'as pas forcément encore le format.

Clémence:

Exactement, exactement.

Loïc:

Et bien, écoute, c'est super intéressant. ça pourra faire l'objet d'un épisode follow-up. Il faut que tu nous auras Avec plaisir, tu vas t'auras créé la boîte.

Clémence:

Tu vas rester sur Marseille du coup? Ouais, bien sûr, je reste sur Marseille, comme tu l'as dit, le terrain de jeu exceptionnel, et puis, pour le qui a pris goût, c'est difficile de faire marche arrière.

Loïc:

C'est clair.

Clémence:

Donc, pour l'instant, je reste là, ouais.

Loïc:

Trop bien, trop bien. Et bien, clément, est-ce que tu aurais un message, peut-être de conclusion, à faire passer à Cels et Ceux? Moi, par rapport à ton histoire, ce que j'ai envie de te demander, c'est qu'est-ce que tu voudrais dire à Cels et Ceux qui, potentiellement, pensent qu'ils sont sportifs, mais qui pensent que des formats longs, c'est trop long pour eux, qu'ils y arriveraient pas, que ça prendrait trop de temps, bref, qui ont peut-être les peurs que tu pouvais avoir il y a encore quelques années.

Clémence:

La réponse à tout ça, c'est la discipline. En réalité, c'est la discipline, c'est le fait d'en faire une priorité, d'avoir une routine et de se mettre plein de micro-objectifs qui sont atteignables. Mais surtout, ce que je vais répondre, c'est que ce que je vis, moi, avec cette préparation à Ironman, en réalité n'importe qui peut le vivre. Avec un 5 km, un 10 km, t'as pas besoin de faire un Ironman pour être content, au quotidien, de tes micro-objectifs. En fait, ça dépend de aujourd'hui où t'en es. Mais si tu trouves que un 10 km, c'est un effort qui est important pour toi, qui va te demander de l'entraînement? c'est déjà super de faire un 10 km. Et une fois que tu auras réussi, peut-être, à faire soit un 5 km, soit un 10 km, tu te diras ok, je vais peut-être faire mon 10 km en moins d'une heure 30,. Et puis, après, en moins d'une heure, et puis en plus de 50 minutes. Et en fait, ce que moi je vis, je pense que chacun peut le vivre à son niveau, même avec des objectifs qui sont plus petits. Moi, oui, je fais des Ironman, mais il y a des gens qui font 10 fois mieux que moi, qui font 10 fois plus vite, qui s'entraînent 10 fois plus et pourtant, j'ai des sensations qui sont incroyables et j'adore ce que je fais Et, en fait, chacun peut le vivre à son niveau. Il y en a qui vivent au niveau, comme moi, exponentielle 10. Et bien, en fait, tu peux le vivre aussi en faisant un 5 km. Si, aujourd'hui, tu n'as jamais fait plus d'un km dans ta vie, faire un 5 km, c'est déjà un sacré challenge, c'est déjà un sacré défi, et il n'y a pas de petits objectifs, de gros objectifs Et, en fait, tout ce truc-là que j'ai raconté, tout ce qui, moi, me rend heureux au quotidien, tu peux le vivre en faisant des courses plus petites ou en y passant moins de temps, parce que tu n'as pas que ça à faire, parce que tu n'as pas envie d'en faire une priorité dans ta vie. Tu peux aussi ressentir tout ça. Tu peux avoir tout le monde où tu commences à courir 2 ans en temps même, une fois par semaine ou une fois tous les 2 semaines. C'est déjà mieux que rien. Et, en fait, tu vas ressentir au début ce truc dans d'Orphine, bien net dans ton corps, le fait d'aller en extérieur, de faire la lutte, de courir à côté de la Seine, à côté de la mer, à côté de la mer, à côté de la Marseille, en forêt ou peu importe. Là tu vas vivre plein de trucs. tu peux vivre. N'importe qui peut vivre plein de trucs super cool avec le sport, sans se mettre dans des extrêmes comme moi. Je peux l'être, même si, encore une fois, je connais des gens qui sont encore beaucoup plus extrêmes que moi. Mais voilà, ce serait un peu ça le message. C'est chacun peut vivre ça sans se mettre dans, sans y passer 15 heures par semaine sans se dire on va faire un Iron Man.

Loïc:

Oui, complètement d'accord. Mais là, ce qui est intéressant, c'est que, justement, j'ai des invités. J'ai une invité, alexia Koudré. Elle court, je crois qu'elle, en fait, elle doit en être à 60 doçards cette année. Elle, son kiff, c'est des courtes distances, elle fait des D-Bornes, mais elle s'éclate Alors que le schéma un peu enfin classique je ne sais pas si c'est un schéma classique, mais souvent c'est une espèce de montée en puissance dans les distances, etc. Elle, c'est du trail, en l'occurrence, mais elle dit que voilà son format, c'est des D-Bornes, elle s'éclate là-dedans et elle en fait un max. Je suis assez d'accord avec toi. Finalement, tu vois chacun son parcours. Le dépassement, c'est très personnel, comme tu l'as très bien dit, ça peut être un 5 km pour quelqu'un qui n'a jamais couru un 10 km pour quelqu'un qui revient d'une grosse blessure, ou, bref, chacun son histoire. Donc, super intéressant. en tout cas, c'était passionnant de découvrir un peu plus la tienne, de mieux comprendre comment tu, comment tu approches cette pratique du triathlon, du sport en général, de l'aventure, bref, finalement, un peu de la curiosité de la vie, j'ai l'impression, avec ce prochain entreprise qui arrive aussi. Donc, merci beaucoup, clémence et puis bah, écoute, qu'est-ce que je te souhaite bonne prépa pour tes petits objectifs de l'année prochaine et bonne réflexion pour le lancement de ton projet propres Génial. merci beaucoup merci, Loïc.

Clémence:

C'est un plaisir de discuter avec toi Avec grand plaisir. Merci, Clémence. Merci, salut.

Loïc:

Merci d'avoir écouté cet échange avec Clémence Jusqu'au bout. J'espère que ça vous aura donné envie de prendre le départ, vous aussi, d'une épreuve dans laquelle vous pourrez vous dépasser. Que ce soit l'Alpsman, l'ambrahmane ou le 5 km à côté de chez vous, il y a de fortes chances pour que, dans votre entourage, vous ayez quelqu'un que cet épisode intéresse également. Donc allez-y. Prenez votre smartphone maintenant, ouvrez votre application d'écoute de podcast, copiez le lien de l'épisode et envoyez-le. Ça prend quelques secondes et c'est une excellente manière de remercier Clémence pour tout ce qu'elle a bien voulu nous partager. Si vous voulez m'envoyer des suggestions d'invité ou des feedbacks, que vous pouvez le faire sur le compte Instagram du podcast lesfrappezpodcast, au Paris Mail, à Hello, à Robase, lesfrappezcom. C'était le dernier épisode de 2023,. Je vous souhaite d'excellente fête et je vous donne rendez-vous début janvier pour un épisode avec une légende de l'univers du voyage, alex Viséon.

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