Charlotte C'est vrai que l'expérience de sport de haut niveau m'a énormément fait évoluer, même sur ma façon d'être au quotidien, ma façon de m'accrocher, de persévérer, d'être concentrée. Donc je pense que le sport de haut niveau est vraiment l'école de la vie et puis ça permet vraiment en tant que personne humaine de beaucoup évoluer aussi. Donc ça m'a énormément, énormément apporté.
Loïc Bienvenue sur les frappés le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure je suis Loïc Blanchard entrepreneur coach et préparateur mental certifié j'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés récemment je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver. Avec mes invités, on ira naviguer sur toutes les mers du monde, on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en Himalaya, on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres, des forces spéciales. Le deuxième, c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ces invités exceptionnels. On sous-estime largement ce dont on est capable, physiquement ou mentalement, et je suis convaincu qu'une petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Salut les frappés, c'est La Reprise. J'espère que vous avez passé un excellent été, que vous n'êtes pas malade à l'inverse de moi, comme vous pouvez l'entendre. Après une courte semaine de pause, c'est reparti avec une invitée qui nous vient du triathlon. En effet, cette semaine, je reçois Charlotte Morel qui a été triathlète professionnelle pendant plus d'une décennie avec à son actif trois titres de championne de France ainsi que des podiums et des victoires sur des triathlons mythiques comme l'embrunman. Aujourd'hui, sortie du circuit professionnel, Charlotte n'en a pas pour autant perdu l'énergie et la détermination qui l'ont amenée si loin en triathlon. Elle est à la tête de deux entreprises qui s'inscrivent dans l'univers du sport, My Tribe Coaching et I Do Sport. La première est une structure qui accompagne les triathlètes amateurs dans leur quête de performance. La seconde est une app qui facilite la communication entre les clubs, les coachs et les athlètes. J'ai posé des questions à Charlotte sur ce qui fait qu'elle a accroché dans le triathlon à ses débuts, sa réalité du sport à haut niveau, son contrat avec l'armée mais aussi l'approche mentale ou comment elle a grandi en tant que personne au fil de ses expériences aussi riches qu'exigeantes. Excellente écoute à vous les frappés.
Charlotte Salut Loïc et puis salut à tous, je suis ravie d'être dans le podcast Les Frappés aujourd'hui. Moi je m'appelle Charlotte Morel, j'ai fait du triathlon à haut niveau de manière professionnelle pendant plus de 15 ans. Moi j'ai fait du sport depuis toute petite, en passant par la natation en compétition, les crosses et l'athlétisme en compétition également. et donc ça m'a amenée assez naturellement au triathlon et j'en ai fait pendant 15 ans de manière professionnelle d'abord sur court distance, la distance olympique et puis ensuite sur longue distance je fais plusieurs Ironman et plusieurs podiums à l'international etc et depuis quand même quelques années en parallèle j'ai toujours continué mes études avec le sport de haut niveau parce que ça faisait partie de mon équilibre un petit peu et depuis quelques années maintenant c'est vrai que j'ai depuis plus tôt après le Covid on a créé notre structure de coaching avec mon mari Fred Bello qui était ancien athlète professionnel athlète professionnel également pardon et on a créé My Tribe notre structure de coaching qui fait du suivi pour les athlètes amateurs quel que soit le niveau des stages d'entraînement du coaching à distance des vêtements pour le triathlon voilà plein de choses
Loïc excellent
Charlotte maintenant on a un autre projet aussi iDoSport, donc une application d'entraînement qui est à destination de tous les clubs et tous les coachs en France et même à l'étranger. C'est une petite et longue présentation à la fois. J'avoue que pour résumer un peu tout, mais c'est vrai que c'est jamais évident de se présenter.
Loïc Surtout quand tu as plusieurs casquettes comme toi, tu as eu des bifurcations, tu as exploré des chemins un peu différents.
Charlotte Exactement. Sinon, de manière basique, j'ai 34 ans et j'habite le sud de la France à Saint-Raphaël.
Loïc Au chaud.
Charlotte Au chaud. Pour l'entraînement, c'est pas mal. C'est vrai que l'été, c'est un peu chaud mais globalement, toute l'année, on est quand même privilégié pour pouvoir s'entraîner correctement.
Loïc Yes. Excellent. Merci pour cette présentation. Tu disais que tu as été sportive plus ou moins tout le temps dès très jeune. Qu'est-ce qui fait, selon toi, que c'est avec le triathlon qu'il y a eu le plus d'atomes crochus et que c'est devenu au-delà de ta discipline ton métier ?
Charlotte C'est vrai qu'avant tout c'est un sport passion, j'aime vraiment les trois sports la natation, le vélo et la course à pied, je crois que c'est aussi le goût que mes parents m'ont transmis, de la nature quand j'étais vraiment toute jeune je faisais beaucoup de VTT avec mon père de rando dans les montagnes l'été je pense que c'est tout simplement le goût de l'effort et du sport outdoor. Et même maintenant, au quotidien, même si je pratique moins la compétition, je continue à prendre vraiment du plaisir et ça fait vraiment partie de mon quotidien. C'est vraiment un besoin de passer du temps à l'extérieur, en nature, à faire du sport, à découvrir des paysages. Il y a eu l'aspect compétition, mais au-delà de la compétition qui m'a forcément plu, puisque pendant 15 ans, j'ai vraiment cherché à être la meilleure version de moi-même et puis la meilleure tout court, sur chaque cours, bien sûr. Mais il y a aussi cet aspect vraiment du sport nature que j'adore dans le triathlon.
Loïc Tout le monde fait du sport chez les Morels, du coup ?
Charlotte Oui, on est quand même bien actifs, c'est vrai. Ça joue peut-être aussi sur le goût qu'on a dès l'enfance. Je pense que quand même dans la transmission, on le voit chez beaucoup que les enfants ont été plutôt intenses. à l'extérieur etc quand tu deviens
Loïc j'ai plusieurs questions par rapport au triathlon j'ai plein de questions parce que comme tu l'as dit en intro il y a plein de sujets différents sur lesquels on va pouvoir échanger mais sur la partie triathlon j'ai deux questions en particulier la première c'est quand tu es devenu et tu me dis si je dis des bêtises parce que je suis allé chercher des infos sur ta page wikipedia et je ne sais pas à quel point elle est à jour et précise mais j'ai vu que tu es devenu pro en 2008 et qu'à ce moment là tu t'es engagé tu as signé un contrat avec l'armée alors c'est quelque chose que j'avais déjà un petit peu côtoyé dans le sport de haut niveau, moi je viens du judo donc il y a aussi beaucoup de judoka qui signent avec tu vois les douanes ou parfois le GIGN etc mais je suis pas super familier et je pense que la plupart des gens qui nous écoutent non plus de ce en quoi consistent en fait ces contrats entre l'armée, la police etc et les sportifs de haut niveau et les sportifs de haut niveau. Du coup, est-ce que tu peux nous expliquer exactement ce dont il s'agit ?
Charlotte Oui, bien sûr. Donc, c'est des CIP, c'est des contrats d'insertion professionnelle pour les athlètes de haut niveau. Donc, c'est les fédérations et l'État qui attribuent un certain nombre de postes, comme tu dis, à l'armée, dans la gendarmerie, à la police. Avant, il y avait la poste et la SNCF. Je ne suis plus sûre s'il y a encore beaucoup de postes détachés pour ces deux types d'entreprises. mais donc ça permet aux sportifs d'avoir un soutien moi du coup c'était par l'armée de représenter l'armée sur les grandes échéances internationales et aussi sur les courses de l'armée puisqu'il y a aussi les championnats du monde militaire, les jeux mondiaux militaires donc à plusieurs reprises j'ai vraiment couru pour l'armée française sur leurs courses et ça permet d'avoir un soutien et un peu un confort au quotidien dans l'entraînement de manière à pouvoir vivre du triathlon malgré le fait que ce soit un sport assez précaire et un petit sport finalement donc c'était un soutien qui pendant 12 ans m'a été d'une aide précieuse et au quotidien ça m'a permis d'être sereine dans mon entraînement pour pouvoir faire que ça sans me dire comment je vais payer mes courses à la fin du mois. C'est vrai que je suis très contente d'avoir eu la chance d'avoir été soutenue par l'armée. Je suis contente maintenant de voir aussi les jeunes être suivis, les jeunes qui ont du talent. Ça me fait plaisir quand j'en vois un qui rentre à l'armée. Je me dis, c'est chouette pour lui. Il a vraiment cette opportunité-là de se consacrer à 100% au triathlon. Ce qui n'est pas une chose facile quand même quand on le trie et on en vit bien. Mais ce n'est pas non plus... c'est un petit sport
Loïc j'ai fait une interview avec Benoît Bigot qui est le king français du fixi qui a expliqué que c'est un peu la triste réalité du sport en France, c'est pour ça que je voulais te poser cette question, je trouve ça absolument génial ce genre d'initiative avec l'armée, la police et autres c'est que malheureusement la réalité du sport au niveau en France bien souvent ce qui bloque c'est l'aspect financier j'ai eu des femmes qui ont dû annuler des transats au dernier moment parce qu'elles n'arrivent pas à boucler le budget qu'il leur faut donc impossible de finir le bateau et ça me fait toujours un gros pincement au cœur quand je vois ça je me dis punaise mais c'est quand même dingue on a des gens qui inspirent avec ce qu'ils font et qui sont en galère et qui parfois doivent faire des choix de reconversion ou vivre quasiment dans la précarité parce qu'il n'y a pas d'argent en France qui va dans le sport de haut niveau
Charlotte et même en fait c'est quelque chose qu'on ne se rend pas compte mais au niveau psychologique en fait la sérénité que ça apporte ça change tout parce que même le stress qu'on peut avoir au quotidien de devoir réussir à tout prix un événement une course sinon si on n'a pas la prime ça va être compliqué du coup c'est vrai que cette sérénité là elle change tout en fait elle change tout parce que dans l'entraînement on est meilleur le jour de la course on est meilleur donc c'est vraiment chouette
Loïc comment tu synthétiserais à quelqu'un qui connait pas trop le triathlon cette quinzaine d'années en tant que professionnel alors évidemment je me doute qu'il n'y a pas de journée type tu devais fonctionner peut-être par bloc puis t'es passé du cours au long donc il y a plein de choses qui ont changé mais globalement pour que les gens se rendent un petit peu compte de la réalité d'une triathlète professionnelle en France ça ressemblait à quoi en termes de charge d'entraînement tu vois notamment peut-être
Charlotte oui bien sûr en fait j'ai passé 10 ans au Krebs de Boulouris donc je m'entraînais au Krebs c'est une structure c'est un sport études au départ puis ensuite quand on arrête les études on fait plus que du sport mais on est vraiment encadré par les entraîneurs de la Fédération française de triathlon et donc notre rythme de vie tourne autour de l'entraînement donc j'ai fait 10 ans au Krebs en faisant du court distance donc il faut quand même nager vite courir vite donc c'est vrai qu'on nageait 6-7 fois par semaine donc quasiment tous les jours 1h30, 4000 à 5000 mètres on courait 5 fois par semaine et on roulait 3 à 4 fois et c'est vrai que ça faisait des volumes de 25h minimum à 35-37h sur les stages par semaine sauf sur les semaines de récup qui étaient un petit peu plus light ou de pré-compétition mais c'est vrai que c'était des gros volumes d'entraînement et après au Krebs on a la chance d'être encadré aussi au niveau du suivi médical, donc on avait les kinés qui étaient là pour améliorer notre récupération, le bain froid donc c'est vrai que voilà, notre quotidien tourne autour de ça, on fait que ça on mange triathlon on dort triathlon, on s'entraîne et pendant 10 ans ça a été vraiment que ça sur courte distance et ensuite moi je suis passée sur longue distance, donc c'est vrai que la charge le volume horaire était à peu près similaire mais juste l'orientation des disciplines a changé un petit peu, avec un peu moins de natation, parce qu'en plus, c'est une qualité. Donc, entre guillemets, je voulais juste maintenir mon niveau, mais je ne voulais pas forcément progresser. Donc, je nageais plus que 3-4 fois par semaine. Mais par contre, c'est vrai que la part du vélo a pris beaucoup plus d'ampleur, avec 6 séances par semaine et puis des sorties très longues. Donc, le volume restait le même, mais beaucoup plus de vélo, un peu moins de natation. et puis la course à pied, l'intensité des séances a changé aussi puisqu'on n'était pas sur les mêmes filières sur les compétitions, mais globalement, en termes de volume, ça restait à peu près pareil.
Loïc Et donc le cours, c'est distance olympique. Si je ne me trompe pas, c'est 1.5 de nage, 42 vélos, 10 de course. C'est ça ?
Charlotte Exactement, c'est ça, oui.
Loïc Quand tu dis que tu es passé au long, c'était tout de suite des formats type en brahman ou Ironman ?
Charlotte Non, j'ai fait quelques alfa Ironman avant. donc c'est 1.9 en natation 90 en vélo et un semi-marathon 21 km en course à pied et puis au bout de 1 ou 2 ans au bout de 2 ans que je faisais du half du coup j'ai décidé de me lancer sur mon premier Ironman et donc ça a été sur l'Embreman mon tout premier et c'était une superbe aventure
Loïc excellent mais sachant qu'avant ça tu avais déjà été championne de France longue distance c'est ça ?
Charlotte ouais ouais ouais trois fois ouais
Loïc trois fois en tout ouais ok et du coup la question fatidique, pourquoi ce changement ?
Charlotte Moi sur court distance j'ai fait quand même pas mal d'années, j'ai fait un peu plus de 10 ans, je pense que j'avais atteint mon meilleur niveau, j'avais fait des podiums sur coupe d'Europe et coupe du monde mais pour aller aux Jeux Olympiques il me manquait quand même quelque chose au niveau course à pied je manquais un petit peu de vitesse et sur le format court distance donc il y a du drafting sur la partie vélo où on a le droit d'utiliser l'abri entre les cyclistes et moi c'est vrai que j'avais un gros point fort vélo qui du coup n'était pas trop exploité du fait du drafting et c'est vrai que j'ai voulu tenter le long qui est un effort plus solitaire plus centré sur soi pour voir un peu ce que ça donnait notamment au niveau de mes qualités cyclistes et puis finalement en course à pied je me rendais compte que sur semi je courais pas beaucoup moins vite que sur un 10 000 mais j'arrivais à être plus résistante finalement et à tenir l'intensité sur le semi-marathon. Finalement, c'était une distance qui me convenait beaucoup mieux et qui convenait mieux à mes qualités.
Loïc Excellent. En termes de sensations ou d'émotions pendant la course, est-ce que tu retrouvais à peu près la même chose ou c'est là aussi très différent ?
Charlotte Ça n'a rien à voir, clairement. En fait, l'intensité d'un cours de distance, c'est comme un critérium en vélo ou un 5000 en course à pied. c'est vraiment dès que le coup de pistolet est donné c'est à fond du début à la fin faut jamais perdre d'attention une roue, les transitions faut qu'elles soient vraiment millimétrées à la seconde, c'est très très intense le cours de distance et donc c'était super vraiment, mais du coup quand j'ai découvert le long, c'était beaucoup plus tourné sur la régularité la gestion de course la gestion de ses propres sensations donc même si c'est toujours en essayant d'être la meilleure version de ce qu'on pouvait donner le jour J mais c'était beaucoup plus personnel et les parcours étaient aussi moi j'ai adoré faire plein de 73 à travers la France ou le monde et c'est vrai que du coup c'était sur 90 km de vélo il y avait des, je pense à des courses comme le Natureman c'est la première qui me vient en tête mais c'est vrai que c'est magnifique, il y a des paysages de fou autour du lac du Verdon on prend vraiment plaisir sur cette partie vélo chose que sur du court distance en fait on n'a même pas le temps de lever la tête une seconde pour regarder à droite ou à gauche mais voilà donc c'est vrai que c'est pas pareil même si on est à fond, même sur un Embraimman quoi voilà la partie cyclisme qui dure 180 km donc pour ma part un peu moins de 6h30 même si j'étais à fond de ce que je pouvais donner c'était une aventure c'était magnifique, c'est incroyable donc c'est vraiment complètement différent et voilà
Loïc Et du côté de la préparation, le fait que ce soit un effort beaucoup plus long qui demande de ce que tu dis, une maîtrise et peut-être plus de la gestion que de l'explosivité, est-ce que du coup la part du mental dans ta préparation et pendant les épreuves a évolué aussi par rapport au cours ?
Charlotte Ouais, c'est pas la même chose effectivement il faut vraiment encore une fois je me répète un petit peu mais être vraiment centré sur ses sensations, ses allures la gestion de l'alimentation aussi qui est primordiale sur longue distance surtout à partir de l'Ironman c'est comme sur les ultras en trail je veux dire la nutrition ça fait vraiment partie de la performance chose que sur le cours on prenait un gel à pied et puis en gros ça passait et donc il y a des aspects beaucoup plus mentaux aussi, ne pas lâcher quand ça devient dur rester concentré ne pas lâcher ses allures c'est aussi un moment où il faut rester centré et concentré sur ce qu'on fait parce qu'on a vite fait aussi de lâcher un peu si on pense à autre chose
Loïc et donc l'idée c'était sur un format type en brun où tu mets un peu plus de 10 heures donc un effort quand même assez long l'idée c'est quoi ? c'est de jamais vraiment se mettre dans le rouge de toujours en garder un peu sous le pied
Charlotte Sur Ironman, on est au maximum de sa vitesse qu'on peut tenir sur 10 heures. Ce n'est pas de l'endurance fondamentale, on est quand même bien au-dessus, mais c'est quand même de la gestion parce qu'on ne peut pas partir sur les premiers 40 km vélo sans réfléchir, parce que tout va bien en fait, on peut aller bien plus vite sur 40 km. Mais c'est vraiment de la gestion et justement, l'entraînement fait partie de cet apprentissage-là de se connaître connaître ses allures savoir les respecter et ouais c'est hyper intéressant en fait le longue distance c'est un peu une introspection sur soi et sur ses capacités en fait mais même l'entraînement au quotidien c'est cool aussi parce que les sorties vélo sont plus longues donc ça permet aussi de découvrir d'aller un petit peu plus loin de chez soi enfin c'est sûr qu'il faut plus de temps notamment sur des week-ends un peu chocs ponctuels mais il faut un peu plus de temps pour s'entraîner sur des longues distances mais ça permet aussi de découvrir des parcours un petit peu plus loin, un petit peu plus grand
Loïc ouais ouais je suis en plein dedans donc c'est super intéressant ce que tu fais parce que je suis en train de préparer l'Alpsman mais j'ai pas eu tout ton expérience donc j'avoue que là je découvre les grosses semaines, les sorties longues etc donc c'est pour ça que je te pose toutes tes questions, je suis assez friand de récupérer des tips etc mais ok super intéressant super intéressant donc en brun donc tes derniers championnés de France c'était 2017 après ça il y a eu en longue distance donc la fin de ta carrière de triathlète professionnelle ça a été quand du coup ?
Charlotte en fait ça n'a pas vraiment été un choix franc j'ai envie de dire donc en 2018 j'avais pas pu faire les frances tout simplement parce que j'étais à un mariage ce jour là donc c'était pas par malheureusement le choix avait été difficile à faire mais bon finalement je pense que les mariages c'est important aussi pour les personnes qu'on aime autour de soi donc j'avais fait ce choix là et puis 2019 ça a été une année où je me suis enfin 2018 pour le coup j'avais enchaîné donc j'avais pas fait les frances c'est vrai mais j'avais enchaîné plusieurs ironman en fait 4 exactement avec l'Afrique du Sud Nice en brun et Taïwan 4 Ironman en une année, c'était une année assez chargée où je visais la sélection pour Hawaï tout simplement en pro au championnat du monde Ironman et avant c'était un autre système que maintenant c'était un système de points par KPR un classement mondial et c'était les 50 premières qui étaient qualifiées et donc j'avais fini juste au-delà de la 50ème place donc j'avoue que j'avais été un peu à la fois lessivée et déçue de cette année 2018 parce que j'avais investi beaucoup de temps d'énergie sur ces courses et puis finalement ça n'avait pas abouti et donc j'ai entamé 2019 assez fatiguée un peu blessée avec une douleur un peu au fessier une douleur un peu sciatique que j'avais du mal à faire passer et finalement en 2019 je crois que j'ai fait quelques courses sur half mais pas des grosses courses pas des grosses courses et après donc en 2020 j'étais inscrite sur le à nouveau la Ironman d'Afrique du Sud début avril et puis donc c'est à ce moment là qu'est arrivé en même temps le Covid et donc c'est vrai que cette année là ça m'a été un petit peu fatal parce que l'Afrique du Sud à l'époque avait été reportée puis annulée puis ensuite je m'étais un peu projetée sur Nice pareil qui avait été reportée puis annulée et finalement en 2020 je crois que j'ai fait pareil en fin de saison un half mais pas grand chose et depuis je ne me suis jamais relancée vraiment sur la compétition en parallèle pendant le Covid on a eu plein d'idées de projets pour développer notre coaching et finalement c'est naturellement que nos projets professionnels ont grandi et ont pris petit à petit beaucoup plus de place que mon entraînement perso c'est aussi le moment où je suis sortie de l'armée et donc forcément on en parlait au début mais quand on a plus ce soutien là moi en plus je suis de nature assez anxieuse quand même et ben je me disais qu'est-ce que je vais faire de ma vie je peux pas rien faire je me voyais pas continuer le triathlon même de manière professionnelle sans avoir l'assurance de pouvoir gagner ma vie quand même au quotidien et donc c'est vrai que c'est aussi pour ça que j'ai mis beaucoup d'énergie dans mes projets pro parce que je voulais un petit peu assurer mon quotidien, ma reconversion, mon futur. Et en plus, au-delà de ça, c'est vrai que je n'avais pas l'impression de travailler forcément. Enfin, si, c'était du travail, mais tellement passionnant. Rencontrer des athlètes, leur transmettre notre expérience, nos connaissances, les emmener à réussir eux-mêmes leurs propres objectifs. Enfin, tout ça, c'était quelque chose d'assez naturel et et ça m'a beaucoup plu. Donc, finalement, ça a pris le relais un peu comme ça.
Loïc Ok. Transition un peu naturelle en douceur qui s'est faite au fil de l'eau, j'ai l'impression.
Charlotte Oui, c'est ça. Exactement.
Loïc Tu as mentionné quelque chose d'intéressant, le fait que tu sois de nature plutôt anxieuse. Alors, quand je vois ton palmarès, qui est quand même assez hallucinant, le fait que tu aies duré un bon moment à un niveau pro en triathlon, qui est un univers où il y a quand même pas mal de compétition. La question que j'ai envie de te poser, c'est comment tu gérais au quotidien cette anxiété naturelle, est-ce que tu avais des tips des routines, des choses que tu mettais en place pour éviter de te laisser déborder par des émotions, que ce soit à l'entraînement en épreuve etc
Charlotte ouais ouais carrément, moi en fait je suis au quotidien surtout à l'époque, même maintenant je suis de nature très organisée en fait tout était très cadré que ce soit sur mes heures d'entraînement mes heures de travail mes heures de repos, de récupération etc. Et c'est vrai que ça me permettait de contrôler un peu ce que je faisais.
Loïc L'approche ingénieur du triathlon, ce n'est pas un mythe alors.
Charlotte Oui, c'est vrai que on n'est pas tous comme ça. Fred, mon mari, a une approche complètement différente. Il est beaucoup plus zen dans le côté évasion, etc. Mais moi, ce n'est pas du tout mon truc. Et donc, c'est vrai que le fait de cadrer et de maîtriser un peu toute mon organisation quotidienne, ça me permettait de moins stresser tout simplement.
Loïc Et en quoi du coup ce tips, en tout cas cette best practice que tu as mis en place dans tes années de triathlon, en quoi est-ce que ça t'aide aujourd'hui pour vos deux projets du coup, c'est ça ? Aido et My Tribe.
Charlotte Exactement, ouais. Je pense qu'on a quand même, moi et puis Fred, on a retranscrit un peu notre tempérament de compétiteurs dans nos entreprises. C'est vrai qu'on a envie de donner le meilleur même dans notre entreprise, dans ce que l'on propose, que ce soit chez MyTry ou sur l'application iDoSport. C'est peut-être ce côté-là qu'on a retranscrit sur nos entreprises. Après, bien sûr, c'est aussi tout simplement la transmission de notre passion, du sport, de l'aventure, de la persévérance au quotidien, du dépassement de soi qu'on essaye d'inculquer un petit peu aux athlètes que l'on rencontre. C'est un peu ça, ouais.
Loïc Excellent. Le fait de travailler en couple, ça présente quoi comme challenge et comme aspect plus sympathique, on va dire ?
Charlotte Alors, comme challenge, je pense que c'est vraiment un challenge au quotidien,
Loïc mais nous, on a la chance
Charlotte d'être très complémentaires d'être bon chacun sur des aspects différents et du coup je pense qu'on est hyper complémentaires donc ça c'est cool mais du coup finalement on a chacun un peu nos missions et on se marche pas dessus et c'est ce qui fait aussi que c'est ce qui est important aussi c'est d'avoir un peu chacun ces trucs à gérer et même si on travaille ensemble au quotidien ça permet d'avoir un peu chacun ces domaines d'évasion indépendants et puis l'avantage c'est qu'on partage tout même ça, même notre passion pour le développement de nos projets et puis on a le même rythme de vie donc c'est quand même un sacré avantage nous qui aimons aussi la nature les voyages, on a cette liberté un petit peu d'organisation qui nous permet de travailler quand on veut et puis de se prendre des moments de poste quand on veut aussi donc c'est vrai que c'est génial
Loïc j'imagine que sur les centres d'intérêt ça aurait peut-être été compliqué d'être en couple avec quelqu'un qui ne fait pas de sport par exemple vu qu'on vit ton background
Charlotte j'avoue que c'est où que ce soit dans quel milieu que ce soit ouais c'est c'est quand même bien de partager des choses ensemble c'est évident
Loïc d'ailleurs à ce sujet j'ai vu que vous avez fait alors je ne sais pas si on a eu qu'un mais j'ai vu passer un article sur un swimrun que vous avez fait ensemble avec ton mari ça c'est pareil je suis complètement novice il y en a peut-être dans l'audience qui connaissent mais je n'ai jamais eu personne sur le podcast qui fait du swimrun donc je suis un peu curieux de savoir globalement les enjeux alors déjà le premier truc auquel je pensais tu vas me dire si c'est une illusion ou pas ou si je me trompe complètement moi l'impression que ça me donne vu de l'extérieur c'est que on est d'accord que t'étais en permanence reliée par une corde
Charlotte ouais alors je vais te raconter quand même notre première expérience mais ouais alors le swimrun c'est l'alternance tout simplement de partie natation et course à pied. Souvent, c'est sur des endroits côtiers, que ce soit au bord d'un lac, d'un océan, de la mer. C'est une discipline plutôt outdoor, un peu trail nature, très nature. Nous, ça nous a beaucoup plu. C'est vrai que depuis qu'on a arrêté le triathlon à haut niveau, on adore se retrouver dans ces sports d'aventure très très nature, on a déjà fait plein de trials, d'ultra trials en off, pas sur des compétitions et du coup on a testé le swimrun et c'est en plus deux disciplines que nous on adore donc c'est vraiment très agréable et en plus ce qui change du triathlon qui est quand même très individuel c'est que le swimrun c'est par équipe de deux donc on a vraiment cet aspect de partage d'entraide, de soutien donc c'est cool c'est un sport d'équipe finalement sur un sport d'endurance donc c'est vraiment très sympa
Loïc Est-ce que tu n'es pas en permanence en train de… Je veux dire, le fait que… En fait, moi, c'est vraiment physiquement cette corde. Je me dis, mais en fait, est-ce que tu n'es pas en permanence en train de… Au lieu d'être dans la course, tu vois, de checker la corde ce temps. Attends, il faut que j'accélère.
Charlotte Alors, pour le coup, la corde, c'est un outil qui est autorisé, mais qui n'est pas obligatoire. Ah, OK. Et donc, en fait, souvent, les gens plutôt aiment bien le mettre parce que celui qui est un peu plus un leader, il peut aider le deuxième à aller un petit peu plus vite. donc ça aide quand même, c'est une traction que ce soit en natation ou en course à pied mais c'est vrai qu'il y en a qui n'aiment pas parce que ça peut mettre un peu la pression, je pense que ça dépend de la façon dont tu as envie de le vivre si c'est un peu de gagner du temps et d'être tiré par celui qui est un peu plus fort ou si c'est partager une aventure t'es pas forcément obligé de mettre le lien entre les deux nous pour le coup on a pris le départ c'était vraiment pour le plaisir mais bon le coup de pistolet donné bien sûr on est parti à fond avant le départ je crois qu'on disait on y va tranquille on s'amuse et puis voilà nous voilà parti au sprint et nous on avait en fait on n'était pas très bien équipé sur le premier donc on n'avait pas de cordes finalement parce qu'on n'avait pas tout simplement on n'était pas équipé c'est quand même un élastique assez bien fait avec une ceinture qui permet justement d'amortir un peu les écarts entre les équipiers maintenant le swimrun se développe du coup il y a quand même pas mal d'outils qui sont faits et qui sont adaptés et du coup c'est vrai que moi j'ai eu l'impression de courir et nager après Fred pendant deux heures quoi donc il n'y avait rien et à la fin j'ai essayé de lui attraper son t-shirt pour qu'il me tire un petit peu et qu'il m'aide mais c'est vrai que du coup pour le coup nous notre premier on a gagné au scratch ensemble on a été à fond tout le monde et puis du coup on avait pas mis ce fameux lien mais je me suis dit le prochain c'est clair que je mets une corde parce que je ne refais pas deux fois ça
Loïc si tu n'as pas de lien, tu as une distance maximale à avoir entre les
Charlotte je crois qu'il y a des plans de contrôle où il y a des arbitres tout simplement et donc il faut être à deux, il faut être ensemble entre les points après c'est vrai je pense qu'on peut prendre l'écart qu'on veut mais ce n'est pas l'objectif non plus en général les équipes restent ensemble
Loïc et le premier que vous avez fait c'était lequel par curiosité ?
Charlotte Donc, c'était le swimrun de Biarritz.
Loïc Ah, OK.
Charlotte C'est par hasard. On était là-bas. Puis, on a vu ça. On s'est dit, allez, on se lance. C'était très, très beau sur l'océan. En passant sur... Ouais, c'était magnifique. C'était très, très beau.
Loïc Et il n'y en a pas vers chez toi ? Je crois qu'il y en a à Marseille, mais je...
Charlotte Ouais, il y a... Si, si, il y en a plein. Il y a vers Marseille. Il y a celui de Beaulieu. Il y en a à Cannes. Dans le sud-est, il y en a pas mal. c'est vrai qu'il y en a même un à Saint-Affel au Dramon qui est magnifique il y en a un sur le lac du Verdon aussi de swimrun il y en a sur le lac de Serponçon donc un peu plus dans les Alpes, vers Annecy dès qu'il y a des beaux endroits autour de l'eau de toute façon c'est quand même vraiment bien d'approprier pour un swimrun quoi
Loïc et les distances sont harmonisées déjà dans la discipline ? un peu comme en triathlon tu vois genre court, long, etc. il y a des distances qui reviennent
Charlotte et bien pas vraiment après je sais qu'il y a quand même un championnat du monde swimrun avec des manches de qualification et puis le championnat du monde c'est l'Otilot en Suède c'est ça ouais exact et du coup je pense que sur ces manches là il y a quand même des il y a effectivement des distances mais je saurais pas te dire mais c'est vrai que nous du coup on en a fait 2-3 comme ça avec Fred pour s'amuser mais ça nous a aussi donné envie de se dire tiens pourquoi pourquoi pas se relancer de manière professionnelle mais un petit défi sur un circuit swim run on aime beaucoup le trail aussi et c'est vrai que l'association de la natation et du trail c'était vraiment cool
Loïc yes et puis j'imagine que c'est toujours plus sympa même pour des triathlètes anciens triathlètes pro de nager dans un lac ou en mer que dans une piscine ouais ouais carrément ouais c'est tout ok excellent pour en revenir à la partie entrepreneuriale je suis sur le site de My Tribe et je vois qu'en haut il y a une bannière avec des gros noms de marques Oka, Garmin, Specialized c'est du coup des sponsors, c'est des boîtes qui vous accompagnent dans vos deux projets ?
Charlotte Oui exactement on a eu la chance tout au long de notre carrière d'être soutenus par des partenaires matériels en natation vélo, course à pied et donc Oka, Garmin, Specialized et même Compex, par exemple, pour l'électro-stimulation, c'est des marques qui sont fidèles à nous en tant qu'athlètes et à My Tribe depuis de nombreuses années et qui proposent des réductions pour tous nos membres de My Tribe. Donc, que ce soit coaching, stage ou au club My Tribe. Donc, c'est vrai que c'est des marques fidèles qui jouent le jeu et qui aussi prennent part au projet à notre projet de création de tribu et de transmission de valeur et de passion dans le triathlon auprès des amateurs.
Loïc Super intéressant. Du coup, ça me fait une espèce de rétro-pédalage pour revenir à ta partie de triathlète pro. Comment tu gères au fil des ans la relation avec tes sponsors ? Il y avait l'armée, je ne sais pas si on peut considérer que c'est un sponsor, c'est peut-être un peu différent, c'est un contrat, etc. Je pense que l'engagement étaient beaucoup plus longs que juste annuels mais ouais avec des marques, alors là on en a cité 3 mais il y en avait 3-4 mais il y en avait sans doute d'autres
Charlotte c'est vrai que nous on a été toujours, enfin moi pour le coup puis Fred aussi très à l'écoute des besoins que nous faisaient part les marques ce qu'ils voulaient qu'on fasse en contrepartie de leur soutien et donc on a toujours répondu présents sur leurs demandes que ce soit pour des événements, des représentations, des shootings photos, des mises en avant sur les réseaux, plein de choses. Et eux, en contrepartie, je pense qu'ils ont aussi apprécié notre fidélité, notre engagement, et tout simplement même nos retours un peu sur le matériel pour faire évoluer les produits. Et donc, c'est vrai que nous, là vraiment, moi j'ai aussi beaucoup construit comme une relation de confiance avec les marques avec lesquelles j'étais et donc c'était hyper agréable parce que même voilà on construit quelque chose avec humaine aussi avec les équipes les équipes commerciales qui sont derrière dans les boîtes et ouais ça va un petit peu au-delà du simple partenariat c'est vraiment un peu une équipe que tu sens derrière toi au quotidien et qui te donne aussi envie de réussir les compétitions tout simplement pour les remercier aussi de croire en notre projet
Loïc excellent
Charlotte donc ouais c'était tout ça
Loïc j'en profite pour une petite parenthèse merci à Open Runner à Louis d'Open Runner pour la mise en relation j'ai pas pensé au début mais c'est grâce c'est grâce à lui qu'on se parle aujourd'hui donc merci Louis et puis
Charlotte Open Runner tu vois juste pour rebondir là-dessus Louis c'est une application donc qui permet de faire des tracés pour le cyclisme la course à pied et que moi j'ai commencé à utiliser beaucoup en tant qu'athlète, mais que maintenant, je continue d'utiliser énormément. Donc, à la fois pour le tracé des parcours vélo sur les stages My Tribe, pour transmettre le GPX à tous les stagiaires. Donc, c'est quelque chose qui est très pratique d'avoir le GPX à disposition. Mais aussi, dans tout ce qui concerne nos aventures, en fait, qu'on a fait la traversée de la Corse par le GR20, le Tour du Mont Blanc, on a fait le Tour des Cirques à La Réunion en deux jours, On a fait plein d'aventures un peu ultra-trial. Cet été, là, on était beaucoup dans les Alpes italiennes. Et donc, on s'en sert énormément de cette appli. Et l'appli Open Render, elle est vraiment top. Enfin, moi, j'adore. Et j'avoue que c'est une chouette appli. Donc, c'est pour ça que j'aime bien en parler aussi.
Loïc Yes, je suis bien d'accord avec toi. Alors, il ne sponsorise pas l'épisode, mais je suis un utilisateur depuis 2012. Donc, je n'hésite pas à en parler aussi. Super appli. En plus, c'est français. C'est gratuit. Même dans la version gratuite, c'est déjà hyper utile la version payante n'est pas méga chère et puis tu as les fonds de cartes topo hygiène topo 25 ce qui est parfait pour la rando donc yes foncez voir foncez regarder un peu ce que fait OpenRunner si vous cherchez une solution de planification d'itinéraire très bien alors si on revient à I do my tribe donc my tribe ce que tu as expliqué c'est du coaching pour triathlète alors principalement amateurs vous accompagnez aussi des pros
Charlotte alors c'est quand même principalement je dirais 99% pour amateurs même si on a soutenu quelques pros à l'époque Tom Lecomte sur la partie natation qui voilà maintenant Fred soutient un petit peu Marjolaine Piré qui est sur toute la partie préparation physique en collaboration avec son entraîneur Yves Cordier donc on aide un petit peu les pros parce que aussi, voilà, ça fait partie de notre ADN. Donc, on a envie de transmettre aussi ce qu'on a vécu aux plus jeunes. C'est normal. Et au contraire, ça nous fait plaisir de voir que la relève est là. Mais c'est vrai que nous, notre cœur de métier, c'est quand même les amateurs. Principalement.
Loïc Mais amateurs, de quel niveau ? Parce qu'il y a plusieurs niveaux dans l'amateur.
Charlotte Alors, bien sûr. On entraîne de tous niveaux. Que ça aille du débutant, vraiment, qui est novice sur la discipline et d'ailleurs on suit aussi des athlètes en cyclisme et en course à pied donc que ce soit pour un triathlon un 10 km un semi ou un marathon mais on entraîne aussi des athlètes qui visent par exemple une qualification au championnat du monde H-Group sur Alpha Ironman ou Ironman bien sûr donc ça va d'un débutant à un amateur qui souhaite soit progresser soit un amateur qui souhaite se qualifier carrément sur un championnat
Loïc Génial Est-ce que tu dirais qu'il y a une philosophie My Tribe, quelque chose d'un peu une patte un peu différente dans le type d'accompagnement que vous proposez ?
Charlotte Je pense qu'on transmet quand même des valeurs et je pense qu'on a la chance peut-être qu'on attire aussi un peu les athlètes qui ont les mêmes valeurs que nous, je ne sais pas mais on est quand même dans l'échange, on est bienveillant après voilà, on n'est pas là pour assister les gens non plus dans leur quotidien, mais on est vraiment là on est à leur écoute et on est là pour essayer de les faire progresser et de donner la meilleure version d'eux-mêmes donc c'est vrai qu'on crée même des liens avec les athlètes et c'est vraiment agréable d'échanger avec eux puis moi, à chaque fois c'est un peu la représentation que je donne c'est que quand on voit quelqu'un réussir son objectif qui arrive sur la ligne avec les larmes aux yeux ou qui saute de joie parce qu'il a réussi, c'est clair que ce n'est pas comme nous quand on levait les bras, mais franchement, pas loin. C'est vraiment une satisfaction en soi d'arriver à amener un athlète à son objectif et d'avoir un remerciement en retour. Nous, ce qu'on transmet beaucoup, c'est la bienveillance, l'échange, le partage, toutes ces valeurs-là aussi qui transpirent un petit peu dans nos stages qu'on fait toute l'année.
Loïc Excellent. Et Aïdou Sport, alors, de quoi est-ce qu'il s'agit ? J'ai compris que c'était une app, mais est-ce qu'on peut rentrer dans le détail ?
Charlotte C'est une app, c'est un bon début. iDoSport, c'est une application de planification d'entraînement qui met en lien les clubs ou les coachs, ou même les événements, avec les athlètes. C'est vraiment une application qui permet de planifier, d'analyser, d'échanger entre le club, entre les coachs et les athlètes, et d'améliorer leur entraînement, d'améliorer leur suivi, de développer un petit peu l'analyse et de les amener à progresser tout simplement par la suite.
Loïc Génial. Et donc ça, c'est dispo sur Android, iOS ? Oui, bien sûr.
Charlotte Il y a toutes les connectivités des montres, Polar, Apple, Garmin, Sunto, Coros, Wow, montres et compteurs. Donc, c'est vrai que l'entraînement d'un athlète remonte directement sur l'application. Ça permet au coach d'analyser tout ça, que ce soit un coach individuel, un coach de club, et ça permet aussi de suivre des plans d'entraînement pour certains événements voilà
Loïc génial, et bien écoute j'irai checker ça avec plaisir ça m'a l'air pas mal du tout peut-être une question alors un peu plus on va prendre un peu de hauteur on arrive bientôt à la fin donc peut-être pour conclure cet échange on a discuté de plein de choses, d'entrepreneuriat de ta carrière de triathlète professionnelle ce à quoi ça correspond globalement ton quotidien ce que ça représentait la manière dont tu gères l'anxiété etc donc plein plein de sujets la question un peu tu vois qui me vient à la suite de tout ça c'est en gros comment est-ce que toi tu dirais que tu as grandi alors que ce soit à travers ces deux grandes phases de ta vie moi j'ai un peu l'impression que c'est ça d'un oeil extérieur il y a eu le sport à un très très haut niveau aujourd'hui il y a toujours le sport mais j'ai l'impression que l'entrepreneuriat a pris une place beaucoup plus importante qu'avant donc en quoi est-ce que la Charlotte d'aujourd'hui est différente de la Charlotte qui s'est alignée sur ses premiers championnats de France en 2015 ?
Charlotte Je pense qu'on grandit tous au quotidien et chaque expérience fait grandir. Il faut toujours en tirer les bons enseignements, qu'ils soient positifs ou négatifs d'ailleurs. Mais c'est vrai que l'expérience de sport de haut niveau m'a énormément fait évoluer, même sur ma façon d'être au quotidien, ma façon de m'accrocher, d'être de persévérer d'être concentré donc je pense que le sport de haut niveau et ça on l'a entendu des millions de fois c'est vraiment l'école de la vie et puis ça permet vraiment en tant que personne humaine de beaucoup évoluer aussi donc ça m'a énormément apporté et ça m'a énormément apporté aussi pour l'entrepreneuriat et la création de nos deux projets pro My Tribe et I Do après voilà c'est vrai que travailler, c'est encore autre chose et forcément, j'ai grandi grâce à ça aussi. Donc, ça m'a appris beaucoup de choses. Je ne saurais pas tout dire. Enfin, voilà, c'est un petit peu pareil, finalement. Être déterminée, savoir transmettre ses idées, la rigueur aussi, la rigueur au quotidien. Donc, ouais, je pense que c'était deux enfin ouais ces deux phases de ma vie tu l'as bien bien analysé bien vu et puis bien et puis je pense que les deux phases m'ont fait bien grandir de manière positive sur la globalité de ma vie je crois
Loïc est-ce que tu dirais qu'il y a un gros next step un gros milestone à venir alors que ce soit dans le développement de MyTribe Ido le swim run t'évoquais le fait que peut-être vous vous lanceriez sur un nouveau circuit est-ce qu'il y a des gros objectifs comme ça qui arrivent sur fin 2023 2024
Charlotte alors il y a plein de grosses nouveautés qui arrivent sur IGU effectivement il y a toujours des nouvelles idées qu'on crée pour My Tribe donc on est constamment en train d'avoir des nouvelles idées qu'on met en place donc c'est vrai que c'est en perpétuelle évolution en fait finalement c'est un peu nos petits bébés qu'on fait grandir et après côté perso c'est vrai que on parle quand même d'enfants j'ai dit un petit peu et c'est quelque chose qui viendra peut-être prochainement ou un peu plus tard mais c'est vrai qu'il y a aussi toute cette passion pour le sport outdoor la nature, les trails et le swimrun donc c'est quelque chose qu'on va continuer ça c'est certain donc ouais on va continuer à faire tous ces projets sport un peu off-road génial
Loïc il y a une raison particulière pour laquelle le trail vous le faites plutôt en off
Charlotte alors moi je commence à avoir envie de faire de la compétition sur trail j'avoue alors qu'avant au début pas trop mais c'est vrai qu'en fait on a fait des ultra trail qui sont référence comme l'UTMB par exemple mais sur 2 ou 3 jours à chaque fois et c'était des bonnes journées puisqu'on fait quand même plus de 50 km par jour pendant 2-3 jours là c'était pendant 3 jours pour l'UTMB on avait fait ça en Corse aussi et c'est vrai qu'on aime bien choisir comme ça un gros trail qu'on fait mais bon finalement dormir le soir dans un refuge et tout c'est quand même différent de le faire en une fois en pleine nuit pendant une compétition mais je pense que c'est à vivre aussi cette ambiance la nuit avec les lumières moi je vois de plus en plus de photos qui me donnent envie et j'aime bien donc je pense que j'y viendrai rapidement aussi
Loïc la gestion du sommeil c'est un truc que je n'avais pas trop en tête mais l'année dernière j'ai fait un gros ultra et l'expérience rien que pour l'expérience de découvrir les limites là pour le coup c'est vraiment physiologique jusqu'où tu peux aller sans dormir une fois que ça fait 48 heures que tu n'as pas fermé les yeux c'était vraiment super intéressant
Charlotte tu m'étonnes tu vois il y en a beaucoup qui ont peur d'un Ironman et moi j'ai plus peur d'un ultra trail que d'un Ironman parce que justement c'est exactement ce que tu dis sur l'Ironman il y en a ils mettent 15-16h pour le finir mais t'as pas cette gestion de pas dormir et ça ça change tout et je pense que si je me suis pas lancé sur ultra trail alors après je pourrais faire des compétitions sur le plus court mais c'est un peu cette peur là de me dire mais c'est vraiment un truc surhumain ça me fait vraiment beaucoup plus peur qu'un Ironman
Loïc c'est marrant parce que quand on voit tes chronos etc on se dit mais c'est tellement lunaire ce que t'as réalisé qu'au final un UTMB ou un autre ultra bon mais ouais je peux comprendre j'imagine je sais pas ce que t'en penses mais quand on connait pas on a peut-être plus tendance à être impressionné et là c'est ce que tu dis sur la partie gestion du sommeil puis après ça pour le coup c'est vraiment un truc qui peut pas vraiment travailler à l'entraînement quoi tu vas pas te lancer
Charlotte sortie nocturne et tout
Loïc bah ouais ouais mais bon mais t'as quand même la récupère à un moment donné ouais ouais ouais c'est clair mais bon ça viendra
Charlotte voilà voilà voilà merci
Loïc trop bien et bah écoute un grand merci Charlotte je me suis régalé c'était vraiment passionnant
Charlotte bah merci à toi Loïc c'est vraiment cool
Loïc je mettrai tous les liens du coup en description si il y a des gens qui veulent aller voir My Tribe aïe de vous pour vous suivre sur les réseaux c'est le mieux c'est quoi c'est ton Insta à titre perso si les gens veulent le voir
Charlotte ouais ouais tout à fait mon Insta, Facebook encore aussi mais ouais ouais Lolotte Morel
Loïc Lolotte Morel, yes, je mettrai tout ça un grand merci Charlotte très bonne fin de journée puis peut-être à une prochaine pour un débrief je sais pas d'un swimrun ou ton premier ultra trail en compète avec gestion du sommeil et compagnie
Charlotte ou débrief de ton premier Alpsman on peut faire ça ouais
Loïc merci Charlotte
Charlotte merci à toi, à bientôt
Loïc Merci d'avoir écouté cette conversation avec Charlotte dans son intégralité. J'espère que le récit de son parcours à haut niveau et de ses expériences entrepreneuriales vous a intéressé. Cet épisode, comme tous les autres, vous est proposé entièrement gratuitement. Tout ce que je vous demande en retour, c'est de m'aider à faire connaître mes invités exceptionnels en partageant cet épisode autour de vous, en parlant du podcast, en me laissant une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Si vous voulez m'envoyer des feedbacks ou des suggestions d'invités, vous pouvez le faire sur le compte Instagram du podcast lesfrappés pour un podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Un grand merci pour votre fidélité je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode glacial avec le trio d'enfer Arctic Fools, spécialiste de la réalisation de films d'aventure en milieu polaire. Sous-titrage ST' 501
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