Les Frappés Les Frappés
Saison 3 EP·140 Entrepreneuriat #entrepreneuriat

21 novembre 2023

Entreprendre à 23 ans et permettre aux gourmands de mieux manger avec Eugénie Girardeau (Max de Génie 🧁)

Durée · 1h25 · Transcription disponible

Eugénie

Le récit

Eugénie est la co-fondatrice de Max de Génie, une entreprise française dont la mission est de permettre à tous les grands gourmands de mieux manger 🧁

Eugénie s'est lancée dans l'entrepreneuriat avec son conjoint Maximeà la sortie de ses études à The London School of Economics, alors qu'elle n'avait que 23 ans 👩‍🎓

J’ai voulu comprendre ses motivations initiales et comment le fait d’avoir grandi dans une famille de meuniers (5e génération quand même 😯) l’a guidé vers ce choix.

Forcément on a parlé d’alimentation et de santé, mais aussi de la place du sport dans son équilibre de vie, ou encore de ses apprentissages en tant qu’entrepreneuse.

Excellente écoute à vous 👨‍🍳

🔎  Quelques sources (en anglais) sur le sujet du sucre :
- Sugar now or cocaine later?
- Intense sweetness surpasses cocaine reward

Vous pouvez suivre Eugénie ici ⬇️
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Transcription

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Loïc Salut, c'est Loïc. Bienvenue sur Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Chaque semaine, je vous fais découvrir des invités extraordinaires, des femmes et des hommes qui ont osé se lancer et qui se sont donné les moyens d'atteindre leurs objectifs les plus fous. À travers leurs actes, ils nous montrent par l'exemple que tout est possible et qu'on a tous un potentiel exceptionnel, un frappé qui sommeille en nous. Eux se sont autorisés, à le libérer. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous sur Apple Podcasts, Spotify ou Deezer. Vous pouvez soutenir le podcast en devenant contributeur sur Tipeee, le lien est en description, ce qui vous permettra d'écouter les épisodes en avant-première, de rejoindre les visuaux mensuels des Frappés ou encore d'accéder à du contenu exclusif. Cette semaine, je reçois Eugénie Girardeau, la cofondatrice de Max d'Eugénie, une entreprise française dont la mission est de permettre à tous les grands gourmands de mieux manger. Moi, ça me parle. Le génie a créé son entreprise avec son conjoint alors qu'il n'avait que 23 ans et j'ai voulu comprendre ses motivations à se lancer aussi jeune et comment le fait d'avoir grandi dans une famille de menier l'a guidé vers ce choix de l'entrepreneuriat. Forcément, on a échangé sur d'autres sujets, l'alimentation, la santé, mais aussi sur la place du sport dans son équilibre de vie ou encore ses apprentissages en tant qu'entrepreneuse. Allez, enfilez votre plus beau tablier, sortez la farine, allumez les fours. Excellent écoute à vous. Tu sais ce que je me suis dit ? La réflexion pour lancer la conversation, c'est qu'il fallait absolument que je me débrouille pour avoir plus souvent des invités qui créent des entreprises comme la tienne parce que ça me permet de découvrir des recettes de fou. Qu'est-ce que c'est que ce fondant au chocolat incroyable ?

Eugénie Je suis ravie que ça te plaît parce que ça fait partie de notre best-seller et tu m'avais dit que tu aimais le chocolat, donc je me suis dit dans tous les cas, c'est celui-là qui fera en tout cas les heureux quand vous le mangerez. Donc je suis ravie que tu aimes et ça nous fait très plaisir puisqu'on a développé nous-mêmes les recettes, donc c'est d'autant plus chouette quand justement on a des retours hyper positifs.

Loïc Bah écoute franchement, bravo ! En plus, la cerise sur le gâteau pour faire un jeu de mots avec la bouffe, c'est que quand je t'ai envoyé un message que je t'ai dit mais franchement il est super bon votre fondant au chocolat, que tu m'as dit que ça avait le même indice glycémique qu'une carotte, bon bah là je me suis déchêlé quoi, le fondant n'a pas fait long feu.

Eugénie C'est vrai que c'est le principe, normalement c'est assez riche en fibres et protéines, donc c'est vrai qu'il est quand même assez rassasiant, donc si tu me dis que t'en as mangé les trois quarts, chapeau, parce que c'est vrai qu'il est quand même rassasiant, mais le concept c'est quand même que tu peux te faire plaisir, bon alors ça reste évidemment du beurre et un petit peu de sucre, mais c'est bien meilleur qu'un fondant traditionnel, voilà.

Loïc Yes, bien meilleur, en tout cas au goût excellent et meilleur pour la santé, donc j'étais très content de pouvoir en abuser. Écoute Eugénie, ça nous fait une super intro, bienvenue sur le podcast, je suis très content de te recevoir pour qu'on parle, on va parler de plein de choses, d'entrepreneuriat, très certainement de sport, de tradition familiale peut-être un peu, en tout cas d'héritage familial, ça va être super intéressant, très très heureux que tu aies pu te libérer juste après un salon, le salon du Made in France qui avait lieu ce week-end, en tout cas au moment où on enregistre.

Eugénie Exactement, merci beaucoup, en tout cas moi aussi je suis ravie de pouvoir être là.

Loïc Eh bien ça, vraiment encore une fois merci, parce que je sais que la vie d'entrepreneuse c'est une vie trépidante et chargée. Merci aussi, il ne faut pas que j'oublie de le préciser, parce que c'est quand même grâce à lui que tout ça a lieu, merci à Sébastien du podcast Parlons de votre mental qui nous a gentiment mis en relation un podcast sur lequel tu es déjà passé, et j'ai écouté ton épisode, donc ça m'a permis de lister un certain nombre de questions que j'ai hâte de te poser.

Eugénie Moi j'ai hâte aussi.

Loïc Première question peut-être, on va le faire de manière peut-être chronologique, je serais curieux de savoir quels sont tes souvenirs d'enfance, sachant que tu as grandi dans une famille, si je ne me trompe pas, tu es la cinquième génération d'une famille de meuniers, c'est ça ?

Eugénie C'est ça, exactement, alors c'est un métier assez ancestral aujourd'hui, qu'on représente souvent avec l'âne qui tourne autour du moulin, mais ça a beaucoup changé, les moulins en grande partie sont aujourd'hui fournis avec de l'électricité, et plus avec les roues à eau ou les moulins à vent, donc moi j'ai beaucoup passé effectivement de temps dans le moulin, puisque mon papa était de garde pour faire tourner le moulin un week-end, il me semble un week-end sur deux ou un week-end sur trois, donc on allait souvent pique-niquer au moulin avec ma maman, avec les petites meules de pierre qui tournaient en même temps, donc c'est vrai que c'est des souvenirs pour moi qui sont assez forts, et même pendant les vacances, puisque ma grand-mère a été également meunière, donc elle a aussi tenu le moulin pendant pas mal de temps, suite au décès de mon grand-père, et donc on a passé beaucoup de temps, même pendant les vacances, dans ce moulin qui fait vraiment partie de ma vie et de mon histoire familiale.

Loïc C'est le moulin du Guay, c'est ça ?

Eugénie Alors c'est le... Non, c'est un moulin dans le sud de Nantes, ça s'appelle la Minotrisuire aujourd'hui, qui est un moulin en fait avec beaucoup de meules de pierre, donc des meules de pierre de silex, donc c'est encore un mode de fabrication assez ancestral, qui préserve encore plus la farine en fait, plutôt que sur des cylindres assez industriels qui vont chauffer le blé, et donc c'est situé dans la petite commune de Bousset, en Loire-Atlantique.

Loïc Ok, ok, ok. Et donc aujourd'hui, les moulins traditionnels comme celui que toi tu as connu enfant, enfin en tout cas le moulin de ta famille, il y en a encore beaucoup, comment est-ce que ça fonctionne ? Est-ce que c'est un système de coopérative ? Je te pose la question parce que moi là où je suis, là où j'ai grandi, c'est plutôt les moulins à huile, donc je vois un peu comment ça fonctionne, tu vois les moulins à huile aujourd'hui traditionnels, au moment de la récolte des olives, tout le monde arrive avec ses caisses, on met tout en commun, et puis selon ce que tu as apporté, tu récupères une certaine quantité d'huile d'olive. Mais est-ce qu'il y a des particuliers aujourd'hui encore qui utilisent des moulins traditionnels ?

Eugénie Alors je pense que oui, il y a toujours aujourd'hui des petits moulins qui fonctionnent soit à la force de l'eau ou éventuellement à la force du vent. C'était le cas également, il me semble, quand mon grand-père a racheté le moulin, il y avait beaucoup d'agriculteurs en fait qui venaient chacun amener leur blé pour pouvoir le faire moudre, mais aujourd'hui c'est plutôt, enfin il y a des plus ou moins gros moulins, il y a des très gros moulins industriels évidemment, puisqu'il faut pouvoir livrer aussi des grosses entreprises qui vont faire beaucoup de produits industriels avec de la farine, et également des plus petits moulins, notamment des moulins sur meules de pierre qui existent encore, il n'y en a plus beaucoup malheureusement. C'est un savoir qui aujourd'hui, je ne vais pas dire que c'est un savoir qui se perd, mais c'est malheureusement plus beaucoup d'actualité, il n'y a plus beaucoup d'écoles en fait pour apprendre à tailler des meules de pierre, ça reste assez ancestral, mais il y en a encore quelques-uns et puis je pense qu'il y a beaucoup de volonté aussi de la part des gens de pouvoir perpétuer en fait ce savoir-faire.

Loïc Pour faire un petit zoom du coup, avant qu'on parle de ton parcours général et de l'entreprise que tu as créée, petit zoom sur la farine par pure curiosité, c'est possible aujourd'hui de trouver en France de la farine entre guillemets fabriquée de manière traditionnelle en France, ou c'est forcément une approche industrielle ?

Eugénie C'est une très bonne question, alors c'est assez rigolo parce que c'est un milieu qui fascine beaucoup, le milieu d'Amenry, les gens connaissent évidemment le Meunier et la petite chanson du Meunier, Tu dors, et à côté de ça, c'est des choses qui sont, enfin c'est un lieu qui n'est pas très visité, donc les gens ont du mal un peu à comprendre comment ça fonctionne, et pour autant, il y en a encore beaucoup aujourd'hui des moulins, je pense que, je dirais que, alors je me trompe sûrement dans les chiffres, mais il doit peut-être y avoir encore mille moulins aujourd'hui en France, alors sur ces moulins, évidemment, il y a des gros industriels qui vont faire jusqu'à, enfin en tout cas un moulin peut faire jusqu'à, je dirais, 450-500 tonnes de farine par jour, donc une tonne de farine à peu près pour être représentatif, ça représente une palette de farine, donc ça fait beaucoup. Mais il y a aussi encore des gens qui, justement, alors soit par exemple des paysans Meuniers, qui vont faire leur blé et avoir un tout petit moulin en fait en interne pour faire leur farine, et dans ces cas-là, transformer en fait directement le grain. Donc oui, évidemment, la farine française, c'est évidemment possible, et heureusement, puisque c'est un savoir-faire quand même très français, le pain, c'est vraiment au cœur de notre alimentation en France, et il me semble que c'est même la baguette, c'est même inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, donc c'est heureusement qu'on a perpétué quand même dans ces moulins-là un savoir-faire.

Loïc Ça me fascine cette notion d'activité qui se transmet de génération en génération, cette notion de, je le disais en introduction, d'héritage familial, de baigner dans un environnement avec un savoir-faire qui perdure. À quel point tu dirais que ça… Enfin, je veux dire, est-ce que quand on grandit enfant, petite fille, est-ce que tu as des souvenirs de conversations avec tes parents, tes grands-parents, qui te parlaient déjà du moulin, que potentiellement ça allait être ton activité à toi ? Tu as des souvenirs par rapport à ça ?

Eugénie Oui, alors j'ai un souvenir qui est assez rigolo, quand on me demandait justement quand j'étais petite ce que je voulais faire plus tard. Je disais en fait à tout le monde que je voulais faire comme papa pour pouvoir me rouler dans la farine toute la journée. C'est assez étonnant comme description, contrairement aux autres enfants qui voulaient être pompiers ou médecins. Moi, je voulais pouvoir me rouler dans la farine toute la journée. Donc, c'est un petit souvenir en tout cas que j'ai de mon enfance que je pouvais communiquer en tout cas autour de moi. Et puis non, c'est surtout aussi une culture, je pense, une culture du bon pain, une culture des pâtisseries. J'ai passé un peu de temps aussi à l'étranger. Et le bon pain, ça m'a beaucoup manqué. C'est quelque chose qui est très ancré en fait aujourd'hui, je pense, chez moi. Et c'est vrai que je mesure la chance que j'ai de pouvoir, en tout cas, avoir mis un pied dans une industrie française qui est assez ancestrale et qu'il faut vraiment protéger et en tout cas perdurer.

Loïc Pourquoi tu penses que c'est important de la faire perdurer ?

Eugénie Parce que ça fait partie de notre histoire, je pense, en France. Ça fait partie de notre savoir-faire. Ça fait partie, voilà, on est fiers aujourd'hui en tant que Français de pouvoir présenter une baguette de tradition, des croissants. C'est connu de façon internationale. Et c'est un beau métier. C'est vraiment un métier qui est au cœur de notre alimentation. Et je pense que ça permet de nourrir les gens aussi avec une matière première de base, entre guillemets. Donc, on a un certain devoir aussi de pouvoir justement faire mieux manger, en tout cas les gens aujourd'hui, dans une société où beaucoup de nos aliments sont ultra transformés. Donc, je pense qu'il y a un devoir, en fait, de l'industrie agroalimentaire de base. Ce n'est pas du tout péjoratif, ce que je dis, mais sur ces ingrédients, en fait, au cœur de notre alimentation, de pouvoir justement implanter une alimentation vers le mieux manger.

Loïc En préparant l'échange, je suis tombé sur un article, je ne sais plus sur quel site c'était, mais dans lequel tu cites l'OMS et qui visiblement, dans un rapport récent, explique qu'on consomme quatre fois trop de sucre par rapport à la recommandation de l'OMS. Ça, c'est une stat globale ou c'est particulier à la France ?

Eugénie Alors, je pense qu'aujourd'hui, en moyenne, il me semble que pour la France, en tout cas, effectivement, on consommerait environ 100 grammes de sucre par personne et par jour. Je pense que c'est plus dans ce pays. Alors, je ne connais pas exactement les statistiques sur d'autres pays, mais en France, 100 grammes de sucre, alors quand j'en parle, les gens me disent « Mais non, en fait, pas moi, ce n'est pas possible, je ne consomme pas 100 grammes de sucre par jour ». On a fait les calculs sur une journée assez traditionnelle où quelqu'un pense éventuellement bien manger. Ça va très vite, c'est-à-dire que manger des carottes râpées, par exemple, industrielles au déjeuner, déjà dans ces carottes râpées, souvent, les industriels vont rajouter du sucre. Donc, c'est déjà 5 grammes de sucre, 6 grammes de sucre. Dans la charcuterie, il peut y avoir du sucre. Dans les sauces, dans les pâtes, il peut y avoir du sucre. Dans les céréales du petit-déjeuner, alors ça, ça commence à être de plus en plus connu, en tout cas des consommateurs, mais un enfant au petit-déjeuner peut déjà dépasser sa dose quotidienne. Ça peut être entre 20 et 25 grammes de sucre, déjà rien que dans un bol de céréales. Donc, aujourd'hui, on consomme rapidement 100 grammes de sucre par jour, même, je pense à un yaourt aux fruits, par exemple, je crois qu'on est déjà à presque 13 grammes de sucre. Donc, ça va très, très vite. Et aujourd'hui, l'Organisation mondiale de la santé recommande, justement, pour éviter des pathologies sur le long terme, comme l'obésité, le diabète de type 2, le surpoids et les maladies cardiovasculaires, de consommer uniquement 25 grammes, à peu près, de sucre par jour et par personne. Donc, 25 grammes, c'est effectivement 4 fois moins que la moyenne des Français aujourd'hui. Et ce qui est compliqué, c'est qu'aujourd'hui, les aliments sur le marché nous poussent fortement à consommer du sucre. Et ça, aujourd'hui, le sucre dans notre alimentation, c'est simple pour les aliments réels, parce que ça ne coûte pas très cher. C'est un produit qui va être un conservateur naturel. Donc, ça permet de conserver les produits plus longtemps. Et c'est aussi très addictif. Donc, en fait, quand on mange un produit sucré, on a envie d'y revenir. C'est le système de récompense. Donc, évidemment que les industriels de l'agroalimentaire ont tout intérêt à mettre du sucre dans leurs produits, puisque, voilà, on a envie d'y revenir. Et c'est assez dingue quand on regarde souvent la composition, même des produits salés. Ça peut être des chips, ça peut être de la charcuterie, ça peut être beaucoup de biscuits apéritifs. Enfin, c'est effrayant aujourd'hui. Et ce n'est pas contre notre volonté. Je pense que c'est... Voilà, on nous a longtemps dit que le gras était mauvais pour la santé. Donc, on a remplacé ce gras par du sucre. Et malheureusement, aujourd'hui, on en consomme beaucoup trop.

Loïc C'est vrai que quand tu commences à regarder dans le détail, je ne sais plus exactement ce qui a déclenché ça, mais j'ai commencé à faire un peu attention. J'achète très peu, globalement, de produits transformés, etc. Mais quand ça m'arrive, je regarde. C'est hallucinant, comme tu dis, le saucisson. Tu regardes, mais même... Non, mais là, je ne vais pas citer de région, mais pour être allé faire plusieurs fois un grand sentier de randonnée français qui se trouve sur une île, tu vois, je regardais du coup des saucissons, soi-disant traditionnels, machin, fait sur l'île, etc. Tu regardes les ingrédients. Bon, déjà, ils sont importés. Et dans les ingrédients, sirop de glucose, sucre, c'est abusé dans le pain. Dans le pain, pas le pain de mie. Bon, ça, le pain de mie, c'est évident, mais des baguettes, les carottes râpées transformées, comme tu dis, toutes les viandes vendues en sauce. Enfin, c'est complètement dingo. Il y en a absolument partout. Donc, si vous voulez faire attention, il y en a partout. C'est fou. Je crois que dans le maïs... Qu'est-ce que j'avais vu ?

Eugénie Oui, le maïs en boîte.

Loïc Oui, exactement. Maïs en boîte, boum, tu as du sucre. C'est dingue.

Eugénie Oui, c'est effrayant. Alors nous, quand on a regardé, quand on a vraiment commencé à regarder ça aussi, même dans la pâtée pour chat, on s'est rendu compte aujourd'hui, qu'ils en mettaient dans la pâtée pour chat. Mais non. Il est réel. Alors, je crois que c'est un chercheur de Bordeaux, justement, qui avait fait une étude sur des rats, qui avait testé l'impact du sucre et de la cocaïne sur les rats, et qui avait mis deux petites gourdes pour voir lequel était, entre guillemets, le plus addictif des deux. Et les rats revenaient même plus au sucre qu'à la cocaïne. Donc, c'est pour dire à quel point, en fait, le sucre est addictif aujourd'hui et déclenche justement ce système de récompense dans notre cerveau, puisque c'est presque plus addictif que de la cocaïne.

Loïc Ouais, j'avais vu aussi... Alors, je savais pas que c'était à Bordeaux, je pensais que c'était une étude américaine, mais bon, il y en a peut-être eu plusieurs, mais j'avais vu les conclusions de cette étude aussi. En tout cas, moi, celle que j'avais vue, j'essaierai de retrouver l'article, parce que c'était une vraie recherche scientifique, c'est fondé, etc. Moi, il y en avait une qui avait été faite aux États-Unis, et donc c'était bien la cocaïne, mais il y a aussi eu des études avec l'héroïne et la méthamphétamine, donc je crois que le pouvoir addictif de l'héroïne et de la méthamphétamine est bien supérieur à celui de la cocaïne, et en fait, malgré ça, les rats de ces études préféraient le sucre au point de... et préféraient même le sucre à l'eau, c'est-à-dire qu'ils étaient capables de se laisser mourir de soif, littéralement, pour continuer à consommer du sucre. C'est-à-dire qu'en fait, ils avaient le choix dans l'étude, soit ils allaient chercher du sucre, soit ils allaient chercher de l'eau, ils ne pouvaient pas faire les deux. Et quand tu lis ça, tu te dis, mais c'est incroyable du coup qu'on ait autant partout, et y compris... Enfin, y compris. Dans tous les cas, c'est un scandale, mais quand tu vois à quel point on en retrouve dans tous les aliments pour les enfants, c'est fou. Et au-delà des aliments, tu vois les pubs qu'il y a autour de ça. Globalement, tu vois, mange un pitch, ta vie va être pleine d'énergie. Ben non, c'est de la merde en fait, c'est plein de sucre. Surtout pas, ne file pas ça à tes enfants, tu vois. Donc, mais bon, je m'emporte. Mais c'est un sujet que je trouve complètement fou, tu vois. J'ai un peu l'impression que c'est... Tu sais, dans les années après-guerre, c'était la cigarette. Il y a un énorme lobby des cigarettiers. Tu vois, c'était cool, c'était le truc un peu viril. En gros, t'es sportif, il faut que tu fumes, t'es à la classe, il faut que tu fumes. J'ai un peu l'impression que c'est le combat, ça va être le combat dans quelques temps de nos générations, tu vois. On se dira, mais comment on a pu communiquer à ce point de manière aussi positive sur cette cochonnerie qu'est le sucre ?

Eugénie Ouais.

Loïc Transformer, je parle.

Eugénie Je pense que c'est encore une fois une question de lobby, mais peut-être qu'on viendra, et j'espère qu'on viendra dans quelques années à une taxe sur le sucre. Ça se fait déjà dans certains pays aujourd'hui. Ah oui ? Je pense que c'est dans les pays nordiques, et je crois qu'il y a... Même en Angleterre, ils viennent de l'implanter, il me semble, sur les sodas notamment. Et j'espère qu'on y viendra, puisque aujourd'hui, je crois qu'en France, aujourd'hui, il y a à peu près 5 millions de personnes diabétiques, dont à peu près 1 million qui ne le savent pas. Donc je crois qu'il y a 4 millions officiellement diagnostiqués, et ça coûte des...

Loïc De type 2 ?

Eugénie De type 2, exactement. Alors sur le diabète, il y a à peu près, généralement, 90% des gens qui sont diabétiques de type 2, et plutôt 10% des gens qui sont diabétiques de type 1. Donc encore une fois, attention à la différenciation, puisque le type 1 étant une maladie auto-immune qui n'est absolument pas liée justement à une surconsommation de sucre, et ça, il faut le rappeler, puisque malheureusement, beaucoup de gens diabétiques de type 1 sont confrontés à... Oui, c'est parce que tu es diabétique, parce que tu as mangé trop de sucre. Non, ce n'est pas vrai. Et pour le coup, le diabète de type 2, c'est aussi beaucoup de facteurs environnementaux, dont l'alimentation, la sédentarité. Il y a d'autres facteurs qui aujourd'hui rentrent en jeu, comme l'environnement, la pollution, le stress, etc. Mais voilà, là aujourd'hui, le diabète de type 2, ça représente des milliards pour la sécurité sociale tous les ans, et c'est un vrai problème de santé publique, puisque ça coûte très très cher à la sécurité sociale. Et alors je crois que la statistique, c'est même qu'il y a une personne qui meurt toutes les 6 secondes dans le monde à cause du diabète. Donc c'est même... C'est une épidémie mondiale aujourd'hui. Le diabète est une maladie qui tue énormément de gens aujourd'hui. Donc j'espère que ça viendra, puisque c'est un vrai problème de santé publique, et ça coûte très cher à notre société. Donc j'espère que cette taxation effectivement arrivera bientôt. Mais j'ai foi en pas mal de petites sociétés, justement, qui se lancent aujourd'hui et qui vont essayer de faire bouger un petit peu les lignes. Et voilà, je pense qu'à plusieurs, on y arrivera.

Loïc À quel moment du coup est-ce que... Tu vois, tout ce que tu viens d'évoquer, ces connaissances, cette... J'ai envie de dire, cette prise de conscience sur l'état un peu lamentable de notre alimentation globale, à quel moment est-ce que tu t'es rendu compte de ça ? Est-ce que déjà, dès ton enfance, du fait, tu vois, du milieu dans lequel t'as grandi, cette notion de bien manger était relativement ancrée ? Ou est-ce que c'est à la création de ta société que tu as un peu découvert le pot au rose, on va dire ?

Eugénie Oui, c'est une bonne question. Alors moi, j'ai eu beaucoup, beaucoup de chance, et je le dis parce que c'est malheureusement pas le cas dans toutes les familles aujourd'hui. J'ai eu des parents qui cuisinent beaucoup. Donc, on a eu beaucoup de chance avec mon frère. On n'a jamais mangé d'ingrédients, on va dire, ultra transformés, ce qui, je pense, a déjà pas mal joué dans notre enfance. Et le déclic, ça a été surtout il y a à peu près 5 ans, un peu plus même. Je me suis retrouvée à un déjeuner, en fait, avec mes grands-parents, mes cousins, et le Paris-Brest, je suis semi-bretonne, donc évidemment, le Paris-Brest, c'est une vraie histoire d'amour. On avait un Paris-Brest emboutable, et mon grand-père, qui faisait à l'époque déjà du diabète de type 2, regardait le Paris-Brest avec des grands yeux en se disant, je meurs d'envie d'y toucher, mais je sais que je vais faire exploser ma glycémie. Et j'ai trouvé ça assez frustrant puisque la pâtisserie, pour moi, ayant grandi quand même dans une famille de meuniers, pour moi, c'est vraiment un moment de partage. On mange rarement une pâtisserie seule, donc j'ai trouvé ça assez frustrant de ne pas avoir mon grand-père pouvoir se faire plaisir avec cette pâtisserie. Donc je me suis beaucoup intéressée justement à trouver des alternatives éventuellement plus... Enfin, avec un impact réduit sur la glycémie justement pour éventuellement pouvoir partager avec lui une pâtisserie. Et en fait, en creusant le sujet, justement, on s'est rendu compte que c'était effectivement un vrai sujet pour les personnes qui faisaient du diabète, mais pas que. En faisant aussi beaucoup de sports à côté, c'est vrai qu'on faisait attention à ce qu'on mettait dans notre assiette, mais on s'est rendu compte qu'en général, effectivement, on consommait trop de sucre et que l'impact, en fait, sur la glycémie concernait effectivement pas que les personnes qui faisaient du diabète, mais tout le monde, puisque c'est une régulation hormonale et que sur le long terme, justement, si on fait trop travailler notre pancréas, on pourra avoir du diabète de type 2. En gros, le déclic a été vraiment sur ce midi-là avec le Paris-Brest en bout de table.

Loïc Parce que c'est à ce Paris-Brest, du coup, que tu dirais que c'est ça qui t'a décidé, en tout cas, qui était la première pierre de Max de Génie, l'entreprise que t'as créée ?

Eugénie Oui, c'est ça. Alors, avec d'autres facteurs évidemment à côté, le fait qu'on souhaitait aussi mettre en valeur les farines du moulin familial et puis que nous, déjà, de base, avec Maxime, mon conjoint et associé, on cuisinait déjà plus sainement, entre guillemets, donc on avait déjà un pied dans la nutrition, mais oui, je pense que c'est ce fameux Paris-Brest, effectivement, qui a déclenché cette envie de pouvoir permettre à tous les grands gourmands de mieux manger.

Loïc J'adore le slogan. Ça me parle carrément.

Eugénie Généralement, ça parle à beaucoup de gens.

Loïc T'évoquais juste à l'instant le sport. Vous faisiez quoi comme sport déjà avec Maxime ?

Eugénie Alors, à l'époque, moi, j'ai fait beaucoup d'équitation et je faisais du rugby, ce qui est complètement assez atypique. J'ai fait longtemps du rugby à 7 puis à 15 et ensuite, en fait, on s'est mis, suite à pas mal de blessures, on ne va pas se mentir, sur le rugby, je ne suis pas un gros gabarit donc j'ai été malheureusement un petit peu blessée de partout et donc, suite au rugby, on s'est lancé dans le triathlon il y a à peu près 4 ans maintenant.

Loïc Ok, jusqu'à des formats Alpha Ironman, tu m'as dit.

Eugénie Format Alpha Ironman cette année et cette année, il faut le format Ironman si tout va bien.

Loïc Ah oui, c'est vrai. Nice, c'est ça ?

Eugénie Exactement.

Loïc génial. C'est quand déjà Nice ?

Eugénie Le 16 juin.

Loïc 16 juin, ok. Donc là, vous avez attaqué déjà la prépa j'imagine ?

Eugénie On a déjà attaqué la prépa après sur du volume pas trop intense pour le moment pour se préserver un petit peu mais la prépa est déjà lancée et on espère en tout cas pouvoir au moins le finir et dans les 100 potentiellement qu'on s'est fixé.

Loïc L'idée, c'est de finir ensemble tous les deux ?

Eugénie Non, non, pas du tout. Maxime roule beaucoup mieux que moi et court mieux que moi aussi donc il partira devant, il n'y a pas de soucis mais en tout cas, je le laisserai aller à son rythme. Je sais que c'est un peu compliqué sur des épreuves comme ça de pouvoir casser son rythme et d'attendre donc il n'y a pas de soucis sur la promenade des Anglais, je sais que le parcours se croise beaucoup donc on arrivera à se croiser j'espère sur la course à pied.

Loïc Et tu as quel objectif toi en termes de chrono ?

Eugénie Alors si tout se passe bien, j'aimerais bien le faire en moins de 11h30.

Loïc Ah ouais, quand même !

Eugénie Tout se passe bien après on verra, c'est le premier Ironman donc tout peut se passer, il peut faire une chaleur écrasante à Nice comme d'habitude donc on verra. On verra. Ok. En tout cas, on verra la plus.

Loïc Ouais. Du coup, entre le moment ou entre ce fameux Paris-Brest et tes souvenirs d'enfance que tu évoquais un peu plus tôt, quel a été ton parcours ? Notamment d'un point de vue formation, professionnel, etc.

Eugénie Ouais, alors moi je suis originaire du sud de Nantes donc au même endroit que le moulin. J'ai été au lycée à Nantes en internat puisque j'étais un petit peu loin dans ma campagne nantaise ce qui m'a permis aussi de bien grandir je pense à cet âge-là et ensuite je suis partie directement en Angleterre donc pendant deux ans pour faire mon bachelor en fait à l'université de Sussex j'ai pris donc j'ai fait deux ans j'ai pris un an de césure où je suis allée travailler aux US à New York et j'ai fini ma troisième année du coup à l'université de Sussex et ensuite j'ai fait un master à la London School of Economics à Londres en MSI voilà en management pendant un an génial

Loïc et cette pourquoi l'étranger pourquoi l'étranger et pourquoi l'Angleterre

Eugénie c'est encore une fois une très bonne question alors je pense que j'aurais besoin de grandir aussi peut-être en maturité alors l'internat m'avait déjà pas mal fait grandir de ce point de vue-là mais j'étais très timide j'avais besoin vraiment de m'épanouir je pense aussi dans un autre milieu je voulais pas spécialement faire de prépa ça m'intéressait pas spécialement pour une école de commerce et je voulais vraiment toucher à l'international puisque j'ai une maman qui a beaucoup travaillé aussi à l'international donc c'était un milieu qui me plaisait beaucoup et pourquoi l'Angleterre parce que c'était la possibilité de pas être trop le moi non plus de la France de pouvoir revenir de temps en temps et puis en même temps en parallèle de pouvoir apprendre l'anglais de façon façon fluente entre guillemets

Loïc ouais c'est vrai que c'est un autre sujet un autre sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire l'apprentissage des langues en France tu te rends compte quand tu mets un pied à l'étranger que tu crois que tu baragouines un peu l'anglais puis en fait pas du tout

Eugénie c'est compliqué et c'est vrai que ça sort de la zone de confort aussi je pense de pouvoir être complètement immergé aussi dans une culture différente et c'est vrai que moi ça m'a beaucoup appris à titre personnel et je ne regrette absolument pas et au contraire je le conseille beaucoup ça a été une super expérience pour moi à titre de développement personnel en tout cas

Loïc alors justement comment tu ferais la synthèse de ces trois expériences donc d'abord ton bachelor c'était quoi l'université de Sussex tu as dit

Eugénie dans la ville de Brighton dans le sud

Loïc à Brighton ok donc cette première expérience puis ensuite ton stage à New York alors tu ne l'as pas précisé mais si j'ai bien fait mon travail de recherche tu as déjà mis un pied à ce moment-là dans le milieu de l'agroalimentaire puisque tu travaillais pour les galets de Saint-Michel c'est ça ?

Eugénie c'est ça exactement que j'ai adoré c'était super donc oui sur les trois comment est-ce que je pourrais le résumer alors la première année d'université en Angleterre alors c'est assez surprenant c'est un petit peu comme la fac en France on n'a pas beaucoup de cours on a une quinzaine d'heures de cours mais ça demande beaucoup de travail personnel donc c'est vrai que ça c'est fait plutôt pour des élèves je pense qu'ils sont assez matures dans le mode de travail on n'a pas beaucoup de suivi enfin pas beaucoup de suivi non c'est pas vrai mais il faut pouvoir être enfin manager son temps entre guillemets aussi et faire le travail personnel à côté puisque quand on n'a que 15 heures de cours entre guillemets on a beaucoup de travail personnel à côté donc il faut être capable de pouvoir le faire donc ça a été une très bonne expérience avec une première année où là c'était plutôt une année d'adaptation je pense sur le côté culturel le côté langue le côté université en Angleterre qui était assez différent de ce qu'on avait pu avoir en France sur mon année de césure ça je malheureusement à l'époque c'était pas encore très enfin on n'en faisait pas beaucoup en France et j'ai trouvé que ça avait été extraordinaire pour moi au niveau justement développement personnel puisque j'ai beaucoup appris déjà dans un autre pays à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de chez moi et j'ai beaucoup appris pour la suite c'est à dire que j'ai beaucoup grandi en maturité c'était beaucoup plus concret pour moi de reprendre les cours en troisième année j'avais déjà vécu beaucoup de choses à titre professionnel et c'est vrai que ça a été une année très très riche et je trouve que c'est dommage aujourd'hui on ne le fait pas assez en tout cas à l'époque on ne le faisait pas assez en France c'est vrai que ça faisait prendre entre guillemets un an de retard mais à titre développement personnel moi j'ai trouvé ça super et sur la dernière année du coup sur ALSI ça a été bien sûr j'ai beaucoup travaillé ça a été très dense au niveau des cours enfin au niveau du niveau ça a été assez dense j'ai eu des professeurs absolument fabuleux qui ont été très inspirants et c'est alors je pense qu'aujourd'hui sur les cours dans des universités anglo-saxonnes un peu précise comme celle-ci c'est alors on n'y va peut-être pas pour les cours c'est un peu bizarre ce que je veux dire alors on apprend plein de choses super mais c'est vrai que LSI par exemple c'est assez c'est pas très concret entre guillemets c'est beaucoup de recherche c'est ça s'applique pas académique voilà c'est très académique par contre on apprend on apprend un mode de travail on apprend beaucoup de savoir-être on est encadré en fait par des professeurs qui sont très inspirants par des élèves qui viennent de partout j'avais des gens qui venaient je pense que dans ma classe sur une trentaine de personnes on devait être 17-18 nationalités donc ça c'est extraordinaire et c'est beaucoup d'ouverture d'esprit aussi et beaucoup de gens qui ont beaucoup d'ambition dans plein de domaines différents qui sont très intéressants donc c'est vrai que ça a été une année riche aussi de ce point de vue là au niveau personnel

Loïc et puis si je me trompe pas c'est quand même petit détail qui a sa méga importance c'est là que t'as rencontré Maxime il me semble non ?

Eugénie alors on s'est rencontré un peu avant justement à l'université Sussex à Brighton pendant la troisième année quand je suis revenue justement des Etats-Unis et on s'est rencontré effectivement là-bas et ce qui nous a aussi donné envie de nous lancer c'est que sur justement ces universités anglo-saxonnes il y a beaucoup d'extrascolaires entre guillemets et les anglo-saxons sont quand même assez entrepreneurs donc on avait notamment une association d'entrepreneurs d'entrepreneuriat avec la possibilité en fait de créer des projets des faux projets entre guillemets qu'on pouvait présenter à des jurys et si le projet était retenu en fait le projet pouvait être financé par certains investisseurs donc on a eu l'occasion en fait à deux reprises de travailler ensemble sur ce type de projet ce qui nous a permis de savoir en fait qu'on était capable de travailler ensemble et en plus qu'on avait un profil même très complémentaire donc c'est vrai qu'on s'est pas lancé non plus en ayant eu aucune expérience entre guillemets un peu entrepreneuriale auparavant on avait quand même fait deux projets on avait attesté en fait du fait qu'on pouvait travailler ensemble et qu'on avait des profils qui pouvaient se compléter

Loïc à quel moment dans ce parcours brillant à l'étranger à quel moment est-ce que t'as décidé de passer ton CAP boulanger en candidate libre

Eugénie alors déjà parcours brillant c'est gentil mais je pense que c'est accessible à tout le monde au contraire enfin voilà je pense que c'est un parcours qui à partir du moment où on travaille un petit peu qui est possible pour tout le monde et qui est très enrichissant et au niveau de quand est-ce que j'ai décidé de passer mon CAP alors j'ai eu l'occasion via le moulin de mon père en fait justement d'avoir des cours de CAP boulanger et je j'ai toujours été passionnée en fait par le pain je trouve que encore une fois c'est quelque chose qui a été enfin qui est au coeur de notre alimentation c'est le pain alors quand on creuse un petit peu en fait on se rend compte que c'est quelque chose de vivant notamment quand on va utiliser du levain par exemple pour le pain enfin du pain au levain c'est excellent pour la santé je trouve que c'est un petit peu dommage le pain a eu une mauvaise presse ces dernières années sur pas mal de sujets mais un bon pain avec du levain avec des bonnes farines c'est au contraire c'est très nutritif et c'est excellent pour la santé donc j'ai eu envie en fait de pouvoir comprendre justement le pain comment aujourd'hui la base de notre alimentation était faite et j'ai eu le plaisir de pouvoir passer mon CAP boulanger du coup en candidat libre donc avec pas mal d'élèves de 16 ans j'étais un peu la plus âgée c'était assez drôle justement et je l'ai fait avec mon papa qui est aujourd'hui 62 ans donc c'était d'autant plus sympa de pouvoir le passer à deux et de faire les cours justement tous les deux

Loïc super qu'est-ce que tu retiens peut-être d'un point de vue pour le coup savoir-faire ou connaissance technique est-ce qu'il y a des choses qui te servent aujourd'hui de ce CAP ?

Eugénie alors sur la pâtisserie pas tant que ça aujourd'hui mais sur un mode on va dire sur un mode d'organisation la boulangerie on se rend pas compte mais quand il faut pouvoir faire des pains au chocolat des croissants des baguettes des pains différents c'est beaucoup d'organisation quand les boulangers se lèvent et sont au fournil à 3 ou 4 heures du matin voilà il y a beaucoup d'organisation à avoir sur le temps de pétrissage le temps de repos c'est assez intéressant en fait de voir comment ils s'organisent aujourd'hui et c'est vrai que de ce point de vue-là j'ai retenu pas mal de choses

Loïc excellent excellent donc parcours à l'étranger tu rencontres Maxime juste avant de rentrer à la LSI d'ailleurs LSI petite parenthèse mais s'il y en a qui connaissent pas donc London School of Economics c'est tu me dis si je me trompe mais une des meilleures écoles de commerce c'est plutôt commerce d'ailleurs commerce finance LSI une des meilleures une des meilleures écoles en Europe et au monde donc réputation qui n'est plus à faire excellente excellente formation je crois que j'ai deux potes un c'est sûr peut-être un deuxième qui est passé par là aussi et j'en ai toujours entendu que de bons échos donc voilà allez vous renseigner si vous êtes dans cette phase de votre vie où vous avez à choisir la suite de vos études ça peut être ça peut être une voie très très enrichissante bref fin de la parenthèse donc voilà tu rencontres Maxime troisième année de ton bachelor à Sussex juste après être revenu de New York vous faites des projets entrepreneuriaux donc vous validez le fait que un vous êtes complémentaire deux vous êtes capable de travailler ensemble ce qui pour un couple on en parlera peut-être un peu plus tard mais est une chose peut-être importante à valider et là tu as et donc si je mets les choses dans le bon ordre c'est là que tu as l'espèce de moment révélation avec le Paris-Brest c'est ça ce déjeuner en famille

Eugénie oui quand on est rentré en fait en France on savait qu'on avait une idée entrepreneuriale et qu'on souhaitait éventuellement lancer potentiellement quelque chose et ensuite c'est là qui est arrivé le Paris-Brest effectivement ok

Loïc et donc à partir du moment où il y a ce Paris-Brest vous aviez la volonté de créer quelque chose ensemble mais comment est-ce que entre le Paris-Brest et tu vois aujourd'hui qu'est-ce qu'il y a eu comment est-ce que Max de Génie est né finalement

Eugénie alors c'est encore une fois une très bonne question alors pour le petit jeu de mots pour ceux qui n'auraient pas compris Max de Génie c'est effectivement la contraction de nos deux prénoms Maxime le Génie bon ça pour brièvement ça vient évidemment d'un apéro on est bon à l'apéro sur les jeux de mots et entre temps on a fait beaucoup de choses on a fait déjà il a fallu l'élaboration des produits donc ça ça a pris presque entre 8 et 10 mois donc le sourcing des fournisseurs on a quand même pas mal de pas mal de produits de matières premières un petit peu alternatives je pense par exemple à des farines d'amandes de lupins de cacahuètes par exemple qui sont assez alternatives faire les formulations on a pu s'épauler de pas mal de professionnels que ce soit des professionnels de santé ou des professionnels justement de la pâtisserie donc voilà de pouvoir fédérer aussi des gens autour de nous qui pourraient nous accompagner dans ce projet et ensuite mais déjà

Loïc pardon Génie je te coupe mais comment est-ce que vous en êtes arrivé à l'idée déjà de Max de Génie tu vois ça a été quoi le schéma les réflexions pour finalement déboucher sur on va créer une société qui se spécialise dans des préparations pâtisserie et salée à faible indice glycémique

Eugénie oui alors effectivement donc sur le sujet pourquoi des préparations et pourquoi un AGBA le premier sujet c'est que on s'est rendu compte d'un deuxième constat en fait qui était alors qui s'est pas révélé vrai pendant les différents confinements qu'on a pu avoir mais aujourd'hui on a perdu à peu près je crois que c'est 20% ou 25% du temps qu'on passait en cuisine en l'espace de 20 ans donc déjà les gens cuisinent de moins en moins ce qui aussi en tout cas a pour conséquence le fait qu'on va consommer des produits plus ultra transformés donc on s'est rendu compte que les gens avaient besoin d'une solution on va dire rapide pour pouvoir cuisiner à la maison sainement sans additif sans conservateur sans trop de sucre et donc le sujet de la préparation en fait est venu principalement en se disant voilà on va donner la possibilité aux gens de faire en 5 minutes top chrono des pâtisseries plus saines donc puisque effectivement dans un premier temps on s'est attaqué au sujet des pâtisseries et ensuite l'année dernière on a lancé fin d'année dernière du coup une gamme de préparations salées pour le coup pour arriver aussi au quotidien en fait dans le quotidien des gens donc ça ça a été le premier sujet sur pourquoi on a lancé des préparations et ensuite sur le côté indice glycémique bas c'est non seulement sur l'histoire personnelle de pouvoir apporter des solutions pour des personnes qui faisaient éventuellement du diabète alors aujourd'hui les gens qui font du diabète ça représente je pense à peu près 15 à 20% de nos clients donc c'est pas la majorité mais c'est de pouvoir aussi apporter des solutions plus saines pour tous les autres gourmands les sportifs les gens qui veulent manger moins sucré les enfants enfin voilà ça a été assez large donc le chemin jusqu'à ces préparations c'est fait principalement en faisant aussi évidemment des études de marché savoir un petit peu ce qui fonctionnait ce qui fonctionnait pas au niveau des marchés et voilà on est arrivé à Max de Génie

Loïc comment est-ce que tu imaginais Max de Génie du coup au moment de la création

Eugénie alors on a toujours eu un petit peu la même vision déjà nous notre mission générale c'est ce que j'ai dit tout à l'heure c'est de permettre à tous les grands gourmands de se faire plaisir cette année en l'espace de 5 minutes top chrono donc ça ça comprenait effectivement donc les préparations sucrées et on a toujours su depuis le début qu'un jour on viendrait aux préparations salées puisque le but c'est de pouvoir faire on va dire du matin au soir Max de Génie pour que vous puissiez vous faire plaisir avec des produits plus sains donc on a mis un peu de temps à sortir les préparations salées mais le but c'était enfin en tout cas on voyait ça au niveau de la gamme d'avoir une gamme sucrée et une gamme salée et ce qu'on espérait évidemment c'est que comme je pense toute entreprise c'est d'être référencée dans beaucoup de magasins en France pour pouvoir être disponible pour beaucoup de clients partout en France et évidemment j'espère un jour aussi être disponible à l'international sur pas mal de produits et je pense que il y a 4 ans on s'imaginait évidemment avoir conquis le coeur de beaucoup de clients sur nos préparations et aujourd'hui d'avoir aussi beaucoup de gens qui puissent être fédérés autour de nos préparations ce qui est le cas après ça prend je pense un petit peu plus de temps que ce qu'on avait espéré évidemment je pense que si on m'avait dit il y a 4 ans qu'est-ce que tu espères alors peut-être qu'il y a 4 ans j'aurais dit j'aurais adoré être déjà aux Etats-Unis dans 4 ans pouvoir inonder le marché américain ou inonder le marché anglais mais il y a des choses qui se sont passées on n'a pas pu prévoir les épisodes de confinement on n'aurait pas pu prévoir la guerre en Ukraine ni l'inflation donc on s'adapte en fait au fur et à mesure et je pense qu'il y a 4 ans j'aurais potentiellement pensé aussi que l'entrepreneuriat a été éventuellement plus un long fleuve tranquille et je pense que ces 4 dernières années m'ont prouvé qu'au contraire c'est plutôt un roller coaster donc donc voilà je pense que j'aurais pas imaginé toutes les aventures qu'on a pu vivre aujourd'hui mais je suis aujourd'hui très heureuse d'avoir pu vivre en tout cas toutes ces expériences et j'espère justement qu'on aura beaucoup de choses nouvelles et encore plus de défis et de challenges dans les prochaines années

Loïc écoute tu me fais une super transition quand tu parles de roller coaster mais juste avant ça juste pour donc pour je le disais en intro en rigolant mais moi j'ai eu la chance tu m'as envoyé un colis avec des produits Max de Ginny à tester et je dois avouer que la préparation en 5 minutes c'est testé et validé puisque j'ai pu faire le fondant au chocolat le moelleux à la châtaigne au châtaigne et les galettes VG à l'italienne et c'est vrai que systématiquement c'était moins de 5 minutes de préparation je trouvais le concept assez chouette j'avais une question sur justement le pourquoi tu as déjà répondu sur le pourquoi le choix de faire des préparations versus des plats finalisés c'est à dire que là en fait le concept allez regarder un Max de Ginny il y a des liens en description mais si vous voulez voir un petit peu ce qui se fait c'est sur maxdeugénie.com donc M-A-X D-E-G-E-N-I-E maxdeugénie.com et en fait le principe c'est que c'est un sachet dans lequel la préparation est déjà faite il n'y a plus qu'à rajouter en tout cas moi pour ce que j'ai testé c'était à chaque fois c'était quoi c'était des oeufs du beurre ou du lait et je crois que c'est à peu près tout oeufs, beurre, lait ouais c'est tout ce que j'ai eu à rajouter sur les trois que j'ai testé et donc on ajoute ça à la préparation de base qui est dans le sachet on met ça au four et il n'y a plus qu'à déguster ensuite donc voilà j'avais une question sur pourquoi ce choix tu vois de la préparation versus le plat déjà fait mais si j'ai bien compris c'est par rapport à ce constat de les gens ont moins le temps de cuisiner donc on veut faire quelque chose de rapide mais on veut pas on veut quand même qu'il y ait ce plaisir de cuisiner quelque chose de sain et que les gens soient un petit peu au fourneau c'est ça ?

Eugénie il y a effectivement alors le côté de la préparation qui soit facile et rapide à réaliser le fait effectivement on a beaucoup de gens qui aiment bien dire c'est moi qui l'ai fait donc c'est d'abord c'était un petit peu gratifiant quand même de se dire le gâté c'est moi qui l'ai fait c'est assez chouette et il y a un deuxième aspect c'est aussi l'aspect conservation aujourd'hui le fait d'avoir des préparations sèches entre guillemets ça ne nécessite pas l'ajout d'additifs pas de conservateurs pas de sucre en plus entre guillemets qui est aussi un conservateur naturel donc et puis c'est aussi un aspect un peu plus écologique on ne transporte pas notamment par exemple pour les galettes veggie il faut rajouter de l'eau chaude éventuellement des oeufs ou pas en version végétale donc c'est aussi le fait de pouvoir transporter entre guillemets des produits secs qu'il faut réhydrater chez soi mais bon l'eau on l'a à la maison les oeufs on l'a aussi et ça évite de transporter en fait de l'eau donc ça c'est aussi intéressant et le troisième sujet c'était pour s'adapter en fait aussi à beaucoup de régimes alimentaires aujourd'hui on vous propose en fait de de rajouter par exemple alors c'est soit du lait animal ou végétal donc les gens peuvent très bien mettre par exemple du lait d'amande du lait de soja dans les préparations ils peuvent aussi rajouter de l'huile à la place du beurre donc ça permet aussi de faire des préparations qui vont être sans lactose d'autres préparations qui peuvent être 100% végétales donc vegan on peut le faire en version classique comme en version on va dire adaptée en fait à son régime alimentaire donc c'est aussi ça permet d'être d'autant plus inclusif en fait dans nos préparations

Loïc je trouvais ça assez smart d'un point de vue business finalement tu vois la notion de sec c'est tout de suite à ça que j'ai pensé mais je m'étais dit que je te poserais quand même la question je suppose que pour les dates de péremption c'est pareil ça n'a rien à voir si tu as un produit enfin une base sèche une préparation sèche versus quelque chose qui est déjà cuit qui inclut de l'eau des oeufs etc ouais

Eugénie ouais ouais ok

Loïc super et puis pour l'eau un autre grand sujet dans lequel on pourrait s'enfoncer mais quand tu vois que 98% des shampoings des dentifrices en fait c'est de l'eau tu te dis mais est-ce que ça a vraiment du sens de faire venir des trucs d'Asie en fait 90% du machin c'est juste de l'eau

Eugénie ouais

Loïc mais bon bref c'est comme

Eugénie c'est un vrai sujet c'était une des questions qu'on s'était posé notamment pour nos préparations pour Galette de G dans un sachet de nos préparations on peut faire 8 galettes à peu près ça représente donc c'est un doy pack chez nous alors que sur 8 galettes de veggie aujourd'hui industrielle c'est beaucoup de plastique sur 2 galettes de veggie à emballer plus du carton généralement en termes d'impact carbone aujourd'hui c'est génial de pouvoir réduire son alimentation enfin réduire un petit peu la viande dans nos assiettes pour l'impact sur la planète mais quand derrière c'est sur-emballé dans du plastique et dans du carton c'est un peu dommage de faire tous ces efforts pour justement avoir autant d'emballage derrière

Loïc et dernière question sur le produit avant qu'on rebascule sur l'entrepreneuriat pourquoi le je me suis posé la question pourquoi le c'est à dire que là il y a une boîte en carton sur laquelle il y a des instructions etc enfin super claires les quelques pas de la recette à suivre en gros et dedans il y a un sachet avec la préparation un sachet en carton pourquoi pourquoi pas le choix de un sachet pour tout en fait un sachet qui contient la préparation et sur lequel il y a écrit les instructions et les infos sur l'indice glycémique etc oui

Eugénie alors on aurait pu on pourrait passer tout sur du doy pack aujourd'hui le sujet effectivement c'est que on a des questions notamment sur les paquets carrés et maxogéniques dans les petites boîtes c'est une question d'étanchéité principalement on ne pourrait pas avoir que l'emballage en carton puisque ça pour le produit ne pourrait potentiellement pas être très étanche et donc on aurait des questions de péremption en fait un peu plus rapide mais aujourd'hui oui on pourrait on n'est juste pas équipé pour en fait aujourd'hui tout ce qui est en doy pack c'est principalement manuel on est en train en cours d'investissement sur des machines justement un peu plus efficaces sur des doy packs mais pour l'instant en tout cas la grosse partie automatisée c'est principalement sur les petits sachets craft qu'on a dans les préparations et donc ça fait partie de en tout cas de nos différents challenges de l'année prochaine justement pour passer sur encore moins d'emballages on a déjà un emballage craft à l'intérieur qui est 100% recyclable aussi mais on aimerait encore plus réduire en tout cas effectivement ces emballages là

Loïc ok je te pose la question parce que c'est typiquement le genre de sujet quand t'es pas dans l'opérationnel ou que t'as pas une approche un peu un minimum entrepreneurial où tu te dis bon c'est juste un packaging mais en fait là on va en parler j'imagine qu'il y a énormément de sujets derrière par rapport à la législation la conservation de ce qu'il y a à l'intérieur les emballages qui craquent pendant le transport s'ils sont pas enfin bon bref j'imagine que c'est loin d'être un sujet et un choix anodin donc c'est pour ça que je te posais la question tu évoquais une aventure entrepreneuriale qui était plus un roller coaster qu'un long fleuve tranquille si justement enfin déjà peut-être qu'est-ce qu'on t'avait pas dit sur l'entrepreneuriat que t'as trouvé toi le plus difficile là tu l'as un peu évoqué mais si on rentrait un peu dans le détail

Eugénie waouh ça c'est c'est une grosse question qu'est-ce qu'on m'avait pas dit alors moi ce que j'ai trouvé ce que je trouve le plus le plus concret sur l'entrepreneuriat c'est de dire aujourd'hui que alors ça va faire un rapport un peu au sport toujours mais pour moi l'entrepreneuriat c'est un marathon c'est-à-dire que on a le temps d'une vie entre guillemets on passe par différentes étapes des étapes qui vont être enfin voilà ce fameux mur du 30 kilomètres les étapes où tout va bien et au contraire on est dans une euphorie de dingue pour moi je pensais que l'entrepreneuriat c'était toujours chouette et que on avait toujours la patate tout le temps non en fait il y a des hauts et des bas je pense qu'aujourd'hui si je devais donner un conseil à des futurs entrepreneurs c'est de savoir déjà que tout ne sera pas toujours rose mais ça je pense qu'on le sait déjà en se lançant quand même un plus dans l'entrepreneuriat on va vivre mille émotions dans une je pense dans une aventure entrepreneuriale évidemment il y a des hauts des bas beaucoup d'euphorie on tombe on se relève et je pense que c'est ce qui fait notre force aussi mais je pense que ce qui est très très important et moi je m'en suis rendue compte assez vite mais j'aurais bien aimé quand même qu'on me le dise c'est d'être bien entouré que ce soit par nos proches qui comprennent cette aventure entrepreneuriale qui peuvent justement être là quand on les appelle au fond du gouffre en disant là ça va pas du tout qu'est-ce que je fais et et et qui comprennent surtout puisque voilà l'entrepreneuriat c'est aussi beaucoup de sacrifices c'est des week-ends potentiellement en famille qu'on passera pas puisque on a des salons puisque on a un problème en production donc il faut pouvoir couvrir les besoins de la semaine en production et qui soit aussi assez encourageant dans ce sujet là et je pense que tout seul entre guillemets bon alors nous on a de la chance on est deux donc quand il y en a un qui est au fond du gouffre souvent le deuxième peut réussir à le tracter un peu plus vers les hauts mais je pense que c'est assez important effectivement de bien s'entourer avec avec des gens qui sont positifs et et et constructifs et qui nous font aussi prendre du recul sur ce sur le sujet puisque on est beaucoup dans l'opérationnel au début surtout et et sauf que toute la partie stratégique c'est beaucoup de prendre du recul aussi sur sur voilà la stratégie d'entreprise et ça je pense que quand on est dans l'opérationnel on a un peu de mal à se poser et à se dire on va le faire donc donc voilà c'est je pense entre guillemets les les choses qui pour moi sont les plus importantes quand on débute entre guillemets une aventure entrepreneuriale

Loïc donc le fait de bien s'entourer le fait d'accepter qu'il va y avoir des hauts et des bas et donc j'imagine d'avoir la la capacité à s'adapter en conséquence et puis et puis et puis et puis cette capacité à rester comment dire alors agile j'aime pas le terme agile parce qu'il est associé à plein de choses dans le monde corporate mais en tout cas cette capacité à faire du zoom in zoom out tu vas être très dans l'opérationnel mais à garder une vision assez claire sur la stratégie de développement de la boîte en gros c'est ça ok et vous avez été accompagné d'ailleurs vous avez fait je sais pas vous avez intégré un incubateur vous avez fait des levées

Eugénie oui alors au niveau des levées on est toujours resté à 100% à notre propre capital donc on n'a pas d'investisseurs au niveau du financement j'avoue que on a été pas mal aidé au début puisqu'on a participé à beaucoup de concours de start-up beaucoup de donc on a eu quelques fonds aussi au début et on a gagné un petit peu de sous aussi grâce à ces concours-là bon on n'avait pas beaucoup de frais au début aussi puisqu'on fabriquait nous-mêmes dans le moulin de mon père au début donc c'est vrai qu'au niveau de la fabrication on n'avait pas de loyer à payer c'était plutôt sympa et je me souviens plus de ta deuxième question je suis désolée

Loïc si vous aviez levé et si vous aviez été accompagnée par des invests ou incubateurs ou autre

Eugénie oui on a été accompagnée alors moi je recommande beaucoup dans chaque région le réseau entreprendre nous on a été accompagnée par le réseau entreprendre des Yvelines qui a été super puisqu'en fait ça nous a permis d'avoir un mentor qui nous a vraiment permis justement de prendre ce recul ça ça a été ça a été essentiel pour nous puisque une fois tous les mois une fois tous les deux mois on avait des sessions où on se posait justement sur le côté stratégique de l'entreprise et sinon on a été accompagnée par certains incubateurs aussi food pour le coup qui nous ont permis de rencontrer un écosystème de start-up qui a été très important pour nous puisque c'est des choses un peu bêtes mais on échangeait beaucoup de tips beaucoup de tuyaux sur par exemple les conditions générales de vente pour des distributeurs sur le RH plein de choses un petit peu puisque je pense qu'on vit un peu la même chose aussi dans ces environnements là et donc ça nous a permis quand même de créer un bel écosystème de start-up autour de nous et ça je pense que c'est assez important aussi de pouvoir être entouré par d'autres gens qui vivent un peu la même chose aussi et qui comprennent surtout

Loïc ouais complètement t'évoquer les moments les sacrifices qu'un projet entrepreneurial implique est-ce qu'il y a peut-être une anecdote en particulier qui t'a marqué pour illustrer un peu ce que tu disais

Eugénie on a eu beaucoup de sacrifices alors moi je trouve que ce qui a été le plus dur pour nous et je pense que si c'était à refaire je ne sais pas si je le ferais de la même façon alors peut-être que c'est aussi parce qu'on a évolué dans notre stade de vie c'est vrai que quand nous on a commencé il y a 4 ans et demi on n'avait pas le même stade de vie entre guillemets mais vous aviez quel âge

Loïc d'ailleurs pardon on avait

Eugénie alors là on a 28 ans tous les deux donc on avait 23 ans quand on a commencé le déjeunir donc c'était assez jeune et 23 ans c'est l'époque où on sort beaucoup avec les copains on part en vacances avec les copains et en fait on a fait un peu trop je pense qu'on a fait une croix un peu trop importante sur notre vie sociale je pense à ce moment-là donc on a eu un an où en fait on était quasiment 7 jours sur 7 à bosser comme des dingues la semaine à faire la production le week-end parce qu'on a commencé pendant un an on faisait toute notre production on faisait les allers-retours dans l'Essonne enfin voilà ça a été assez sport et je pense que c'est pas c'est pas tenable en fait c'est pour ça que je disais aussi beaucoup que c'est un marathon c'est-à-dire que il faut tenir sur la durée l'entrepreneuriat c'est sur la durée c'est pas un c'est pas un 10 km où on peut sprinter sur 10 bornes c'est long il faut s'accrocher et je pense que justement pouvoir prendre du recul à titre personnel aussi c'est vraiment important et c'est difficile de le faire quand on est vraiment aussi dans l'opérationnel et qu'on a différents stades de l'entreprise et je pense qu'aujourd'hui oui les plus durs disons que le roller coaster ça a été de se dire quand la boîte quand j'en sais rien il y a un référencement par exemple qui nous passe sous les doigts ou que l'acheteur alors nous on est beaucoup vendus en magasin mais que l'acheteur nous dit bon bah finalement le référencement ne sera pas fait en novembre ça sera fait en mai de l'année prochaine donc nous c'est 6 mois de référencement en moins ça c'est des gros coups pour le moral c'est dur parce que on s'était projeté par exemple d'être j'en sais rien dans plus de 200 magasins biocop par exemple avant la fin de l'année ça va être dur pour le chiffre d'affaires jusqu'à la fin de l'année et donc ça c'est des moments difficiles et quand on a en plus pas pris suffisamment de recul et pas soufflé suffisamment aussi de ce côté là le moral est et pas au top de sa forme c'est vrai que quand on a des nouvelles comme ça on a besoin de souffler un peu et potentiellement de prendre un peu plus de temps avec les copains et avec la famille aussi je pense que ça c'est un sujet qu'aujourd'hui s'ils étaient à refaire on essaierait pas de enfin en tout cas on se mettrait pas à 140 000% directement dedans puisque le but c'est de tenir justement sur la durée et de pouvoir prendre un peu plus de recul alors aujourd'hui évidemment on se permet de le faire beaucoup plus puisque l'entreprise est arrivée à un stade aussi où voilà elle fonctionne plus sans qu'on puisse travailler le week-end même s'il y a quelques exceptions parfois comme les salons ou choses comme ça mais voilà je pense que pour l'équilibre aussi pro-perso c'est important et c'est vrai que c'était enfin moi je pense un moment un peu compliqué mais c'est par exemple quand les copains disent bon bah allez on va partir tous ensemble en Grèce cet été bon et puis que nous on s'est potentiellement pas payés pendant deux ans la première année donc on dit bah non en fait moi j'ai pas le budget ça c'est vrai que c'est un peu plus compliqué à vivre

Loïc c'est chouette d'entendre des témoignages comme le tien parce que ça vient un peu casser l'image qu'on a je trouve tu vois de la start-up nation française où tout est beau tout est rose tout va vite pour être passé par là tu vois c'est même source de frustration des fois tu te connectes sur LinkedIn t'as l'impression que tout le monde lève 10 millions sur un powerpoint que tout va méga vite que tout le monde cite des deals tout de suite deux mois après que la boîte soit créée il y a 400 clients et toi t'es là dans ton coin à galérer ne serait-ce que pour avoir la bourse French Tech tu vois ou des trucs des trucs tout bêtes un article dans un journal local mais bon moi ça a été un peu je suis curieux de savoir ce que t'en penses mais ça a été un peu ma leçon de l'entrepreneuriat alors qu'il a duré mon expérience entrepreneuriale elle a duré bien moins bien moins longtemps que la tienne un peu moins de deux ans mais ça a été vraiment pour moi d'apprendre finalement apprendre à prendre du recul et et la réalisation qu'il y a énormément d'effets de com en fait qu'il y a aussi des boîtes qui se montent sur des effets de com tu vois

Eugénie alors je pense que alors si évidemment il y a certaines entreprises qui l'ont qui l'ont beaucoup fait et et qui ont levé beaucoup de fonds qui aujourd'hui ont des produits qui ne tournent absolument pas en magasin voilà c'est à dire que c'est des produits qui ne se vendent pas donc oui évidemment il y en a plein qui l'ont fait après là avec la période qu'on a vécu en début d'année il y a eu beaucoup d'écrémage il y a beaucoup d'entreprises qui ont fermé donc ça ça a été assez triste mais mais je pense qu'il y en a beaucoup qui faisaient effectivement beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux et qui finalement ne tournent pas beaucoup en tout cas dans l'agroalimentaire je je pense que c'est effectivement c'est ce que tu disais je pense qu'il faut il faut se méfier beaucoup parce que pour le moral c'est difficile pour certaines entreprises quand il y en a beaucoup qui qui vont clamer sur les réseaux sociaux leur référencement dans tel ou tel magasin qui font beaucoup de bruit on les voit partout on a l'impression qu'ils cartonnent attention parce que je pense que parfois sur certaines entreprises en tout cas nous on a pu le voir dans l'agroalimentaire c'est effectivement beaucoup de marketing il n'y a pas grand chose derrière donc il ne faut pas se décourager je pense que on l'a vu aussi aujourd'hui il y a beaucoup d'investisseurs qui recherchent la rentabilité et pas seulement de lever des fonds et de cramer de l'argent rapidement donc je pense qu'il faut faire il faut faire attention il faut faire la part des choses je pense que la com c'est évidemment essentiel pour plein de sujets mais quand on est quand on essaye de se comparer à d'autres entreprises je pense qu'effectivement il faut faire très attention il ne faut pas il ne faut pas être frustré justement puisqu'il faut pouvoir décider le vrai du faux de ce qui est communiqué sur les réseaux sociaux je te rejoins parfaitement là-dessus

Loïc mais je voulais te poser une question sur un moment moi de ma fenêtre qui me semble clé mais tu sais des fois ça m'est arrivé de poser des questions à des sportifs des champions olympiques leur dire alors le moment où tu reçois la médaille quand tu n'as pas vécu la remise d'une médaille olympique tu penses que en tout cas moi je pense j'ai toujours pensé que c'était un moment tu vois complètement fou qui change ta vie puis en fait bien souvent la réponse c'est bah non en fait tu vois ça a été plus le parcours que cet installant en particulier et dans le cas d'une boîte et notamment en Max de génie où vous fabriquiez des produits je me demandais si le moment où vous avez vendu justement cette première préparation ça a été quelque chose de particulier ou si au contraire ça s'est fait au fil de l'eau d'abord c'était un peu des amis des copains qui testaient etc et donc la première vraie préparation entre guillemets vendue à un parfait inconnu si ça vous avait marqué ou pas nécessairement

Eugénie alors je me souviens pas en toute honnêteté je me souviens pas quand on a vendu la première préparation donc je pense que ça m'a pas marqué plus que ça après quand on a reçu nos packagings quand on a reçu quand on les a fabriqués et qu'on avait le premier produit dans la main oui ça a été des moments assez forts je pense qu'aujourd'hui alors nous on a de la chance de faire du produit B2C donc du produit que les gens vont pouvoir retrouver en magasin la marque va être plus ou moins connue aussi donc ça c'est assez chouette mais je pense qu'aujourd'hui ce qui est le plus fort pour nous c'est de pouvoir avoir des retours clients ben voilà tu vois comme ce que t'as pu me faire même par SMS sur le fondant au chocolat ça c'est des choses qui pour nous sont super fortes le fait de pouvoir faire plaisir à des gens c'est très très fort et ça je pense que chaque retour est vraiment boostant enfin là on a encore fait un salon du coup le week-end dernier on a plein de clients qui viennent d'année en année pour ce salon là qui nous retrouvent qui adorent les produits qui viennent spécialement pour nous donc ça c'est pour le coup ça c'est très gratifiant et c'est magique c'est assez magique ouais

Loïc j'ai tellement de questions je surveille l'heure parce que j'imagine que t'es quand même pas mal busy mais écoute on va basculer sur le sport moi je serais curieux de savoir avec tu vois l'expérience entrepreneuriale que tu viens de nous décrire qui forcément qui est très prenante avec finalement assez peu de temps libre que ce soit pour toi ou pour tes proches comment est-ce que t'as réussi à intégrer le sport là-dedans puisque se lancer sur un Ironman ou même un Half c'est loin d'être anodin donc est-ce que c'est un équilibre que t'as réussi à trouver au fil de l'eau est-ce que c'était très clair pour toi dès le début que tu voulais garder le sport et peut-être d'autres choses dans ta semaine type on va dire

Eugénie je pense que ça s'est fait assez naturellement alors je pense que c'est à peu près c'est un peu pareil pour toi aussi vu tout le sport que tu fais à côté mais enfin nous ça a été comme on a toujours fait beaucoup de sport de notre côté ça fait partie de nos vies et on a besoin d'un peu de sport par jour pour pouvoir justement prendre ce recul avoir une heure off dans la journée où on débranche le cerveau on prend du recul on se repose un peu alors c'est beau dire de se dire qu'on se repose alors qu'on va faire une heure de course à pied mais mentalement en fait ça fait un vrai break on parle pas boulot pendant ce temps là c'est c'est un vrai équilibre aujourd'hui qu'on a aussi de ce point de vue là et puis je pense que quand on est entrepreneur c'est on est obligé d'aimer les challenges on aime franchir les lignes d'arrivée moi j'aime beaucoup faire le parallèle avec le sport puisque pour moi le sport c'est à peu près similaire au niveau de de de ce côté un petit peu fou des épreuves qu'on peut qu'on va pouvoir enfin auxquelles on va pouvoir s'inscrire enfin voilà faire un Ironman pour moi c'est un défi qui est dingue j'ai jamais couru une marathon j'ai jamais roulé 180 km de vélo mais à la fois je m'ai j'avais jamais lancé de boîte non plus j'avais jamais embauché de salariés aujourd'hui voilà c'est des nouvelles expériences aussi et je pense que il faut de la rigueur pour s'entraîner il faut de la rigueur pour être entrepreneur il faut avoir un sens de l'organisation aussi et j'aime bien faire le parallèle souvent de se dire en fait c'est à peu près la même organisation en fait pour s'organiser pour pour préparer un Ironman ou préparer son business au quotidien puisqu'il faut pouvoir gérer les mille sujets par jour bien planifier sa journée et puis dans tous les cas nous on intègre en fait nos entraînements au quotidien pour justement trouver cet équilibre et ça fait partie un petit peu de nos vies aujourd'hui et puis voilà un challenge de plus ou de moins de toute façon on n'en est plus là non mais je pense que c'est aussi de pouvoir de pouvoir avoir autre chose qui nous porte aussi à côté et encore une fois cet équilibre qu'on a réussi aujourd'hui à trouver

Loïc excellent excellent j'allais te demander ensuite quel parallèle tu vois entre sport entrepreneuriat entrepreneuriat et sport enfin comment l'un l'autre et vice versa mais tu y as répondu donc super intéressant en tout cas ce que je retiens tu me dis si tu veux autre chose mais c'est le parallèle que tu fais entre l'entrepreneuriat et le sport bon bah c'est assez évident sur l'adaptabilité etc mais moi j'étais curieux de en fait la relation inverse c'est à dire qu'est-ce que le sport t'apporte à toi en tant qu'entrepreneuse cofondatrice et ce que je retiens c'est finalement cette coupure mentale cette pause dans tes journées à 300 à l'heure où tu te finalement voilà tu débranches un peu le cerveau et ce qui te permet de revenir avec peut-être un peu plus de fraîcheur c'est comme ça que tu le résumerais ou tu vois autre chose

Eugénie oui alors je pense que c'est clairement le côté fraîcheur je pense que ça apporte d'autres choses ça va apporter aussi le côté pertinence le côté rigueur parce que c'est quand même exigeant sur le corps de pouvoir s'entraîner pour autant de distance faire des épreuves de 11-12 heures il faut quand même être assez pertinérant et un peu fou pour faire ce genre de choses donc je pense que c'est aussi ce pouvoir entre guillemets adapter son corps à faire des épreuves un peu dingues et je pense que c'est pas des peuples alors je l'ai pas encore vécu mais je pense que c'est pas une partie de plaisir sur les 11 heures 12 heures donc c'est de pouvoir aussi un petit peu adapter et subir un petit peu et puis se dire c'est pas grave en fait je vais y arriver je vais franchir cette ligne d'arrivée parce que je vais être persévérant et je pense que ça c'est aussi une qualité qu'on peut avoir dans le sport qui se retransmet dans l'entrepreneuriat de se dire en fait ce deal je vais l'avoir je vais aller jusqu'au bout je vais rien lâcher parce que voilà mon marathon c'est 42 km là j'en suis à 24 je vais aller jusqu'au bout je vais rien lâcher parce que j'ai cette force de persévérance et je pense que c'est un peu pareil quand on est entrepreneur on a besoin de s'accrocher aussi et puis évidemment la rigueur puisque aujourd'hui moi je suis pas quelqu'un de très rigoureuse dans ma vie je suis assez créative

Loïc ça c'est Maxime c'est ça ?

Eugénie exactement donc moi voilà ça me cadre aussi pas mal ça me permet de bien optimiser mes journées et c'est vrai que ça m'aide aussi de ce point de vue là un peu plus perso

Loïc tu dirais que ça a un impact aussi sur c'est une question que j'avais pour toi un peu plus tard mais sur ta finalement ton capital confiance le sport je veux dire le fait d'aller au bout d'un half tu vois d'un trail bientôt d'un Ironman

Eugénie oui évidemment ça c'est sûr parce qu'on se dit qu'on est capable de le faire et que si on a réussi une fois je vois pas pourquoi on serait pas capable de le faire deux fois après il y a quand même une différence c'est que le corps peut pas être toujours à son top niveau alors que dans l'entrepreneuriat c'est pareil il y a toujours des choses qui vont plus ou moins bien mais il y a certaines choses qui peuvent potentiellement dans une épreuve sportive ne pas nous faire arriver jusqu'au bout donc c'est vrai que ça peut à la fois aussi faire perdre un petit peu confiance sur certains sujets en se disant en fait j'ai perdu aussi cette fois-ci donc pourquoi j'y arriverai la prochaine fois mais encore une fois je pense que ça fait travailler cette persévérance et ce côté de rien lâcher et de recommencer quand on tombe parce que ça arrive aussi en entrepreneuriat on s'est pris pas mal de claques on s'est pris pas mal de portes fermées de certains distributeurs on a eu plein de choses qui ne sont pas passées comme prévu et pour autant c'est des épreuves qui nous ont fait grandir comme dans le sport on a analysé pourquoi ça n'a pas fonctionné est-ce que c'était la nutrition est-ce que c'était la fatigue du jour là en l'occurrence sur l'entrepreneuriat ça pouvait être voilà est-ce que la stratégie était adaptée à l'interlocuteur enfin donc je trouve qu'il y a pas mal de parallèles effectivement qui se font et ça permet de se remettre en question aussi alors de travailler le capital confiance oui mais aussi de se remettre en question quand il y a des choses qui ne fonctionnent pas forcément comme on l'avait souhaité

Loïc excellent point excellent point franchement à t'entendre raconter l'histoire de Max de génie de ton parcours global etc tu renvois l'image d'une femme qui est sûre d'elle qui a confiance qui sait où elle va du coup moi je me demande est-ce que ça a toujours été le cas est-ce que ça tu l'as travaillé et si tu l'as travaillé dans quelle mesure enfin si tu as travaillé si ça a évolué c'est-à-dire si tu n'étais pas nécessairement à ce point auparavant comment est-ce que est-ce que tu vois clairement toi une évolution tu vois de la génie 23 ans fraîchement diplômée de la LSI qui crée Max de génie et génie aujourd'hui

Eugénie oui évidemment j'ai appris je pense 15 fois plus peut-être en 15 ans d'études enfin je dis ça parce qu'en fait on avait peur de se lancer au début alors déjà sur le sujet de j'ai confiance en moi et je suis sûre de là où je vais c'est peut-être l'image que je donne après je sais où je vais je sais pas forcément comment je vais y aller mais je pense que c'est aussi la force d'un entrepreneur c'est de se dire j'ai un objectif je sais je sais potentiellement où est-ce que je veux aller après l'entrepreneuriat encore une fois c'est des hauts et des bas donc c'est pouvoir trouver les meilleures solutions pour y aller le plus rapidement et donc on sait pas toujours on n'a pas toujours cette confiance de se dire ça va se passer comme ça donc je pense que c'est plutôt la force qu'on va avoir de pouvoir s'adapter justement au parcours donc ouais je pense que là-dessus c'est un sujet après comment comment j'ai évolué depuis je pense que j'osais pas beaucoup au début et je pense qu'en fait cette aventure ça m'a permis de prendre conscience du fait que de toute façon si on n'ose pas y aller il va rien se passer donc on n'a rien à perdre autant oser autant y aller enfin voilà faut pas oser enfin il faut oser aller parler aux gens il faut oser aller rencontrer des gens qu'on ne connait pas dont on pourrait avoir potentiellement peur je pense que c'est aussi un sujet que j'ai beaucoup travaillé parce que j'étais quelqu'un de très très timide au début c'était même timide maladif enfin maladif dans le sens où je me souviens me dire étant plus jeune bon allez vas-y va parler à ces gens-là c'est pas facile mais vas-y force-toi d'y aller donc voilà j'étais vraiment quelqu'un de timide j'osais à peine aller chercher une baguette de pain à la boulangerie quand j'étais petite donc c'est pour dire mais je pense que et l'expérience en Angleterre parce que c'est des gens qui sont un petit peu plus ouverts d'esprit je pense sur plein de sujets et cette expérience entrepreneuriale ça m'a permis de réaliser que dans tous les cas il ne pourra pas se passer grand chose de grave enfin si je ne tente pas des choses entre guillemets il n'y a pas grand chose au contraire je pourrais peut-être louper une opportunité mais si je n'y vais pas ben voilà tant pis j'aurais loupé l'opportunité et puis et puis au pire j'aurais la honte de ma vie mais bon ça va passer et puis c'est pas grave donc oui j'ai évolué de ce point de vue là de pouvoir oser beaucoup plus que j'osais avant parce que parce que je pense qu'on en tire plus du positif que du négatif

Loïc super message est-ce qu'il y a une entreprise ou une entrepreneuse d'ailleurs en particulier ou un entrepreneur qui dans la mission et dans l'évolution t'inspire toi pour la suite pour la suite de Max de génie je veux dire

Eugénie ça c'est une excellente question je n'ai pas réfléchi à la question il y a beaucoup de gens que j'admire alors beaucoup de gens dans le sport que je trouve une force mentale extraordinaire ah vas-y

Loïc dis-nous dis-nous dis-nous dis-nous quelques noms là

Eugénie moi sur des ultra trails ou des enfin je trouve par exemple que Mathieu Blanchard je le trouve bluffant sur les courses voilà je suis assez admirative justement de l'ultra trail parce que je trouve que ça demande tellement de tellement de ressources physiques et mentales et je voilà je trouve ça assez fabuleux sur l'entrepreneuriat il y a plein de gens que je que je pourrais admirer après une personne c'est ou peut-être

Loïc une entreprise tu vois de manière générale

Eugénie alors moi j'ai une boîte que j'aime beaucoup alors bon je pense qu'il y a plein d'aspects évidemment à travailler sur le côté éco-responsable etc mais sur le côté innovation moi j'aime beaucoup Decathlon ok c'est assez étonnant mais bon ça se rapproche pas mal au sport quand t'as dit

Loïc innovation j'étais quasiment sûr que c'était Decathlon ouais

Eugénie je trouve brillant sur plein de sujets sur voilà j'aurais aimé en fait moi si j'avais pas je pense fonder ma exogénie je pense que c'est une boîte pour laquelle j'aurais aimé travailler parce que je trouve qu'ils sont brillants sur l'innovation sur ils sont malins en fait j'aime les gens malins et je trouve que je trouve que ouais Decathlon a réussi c'est une belle réussite en tout cas française après bon je pense qu'il y a des sujets sur la fabrication qui sont peut-être à retravailler mais sur cette entreprise là ouais j'aime bien Decathlon après il y a certaines entreprises dans l'agroalimentaire je pense aujourd'hui qui sont en train de faire pas mal d'efforts moi j'aime mais je trouve que pour une multinationale comme Danone par exemple quand ils avaient encore leur PDG Faber j'ai trouvé qu'ils faisaient beaucoup d'efforts sur la RSE ce qui n'est pas facile dans un paquebot comme Danone et voilà après je suis sûre que j'ai d'autres boîtes en tête mais là tout de suite maintenant je ne réfléchis pas suffisamment vite

Loïc Ok Super! Est-ce qu'il y aurait peut-être un dernier message que tu voudrais faire passer pour potentiellement de jeunes étudiantes à la LSE qui se demandent ce qu'elles vont faire ou plus généralement des auditeurs des auditrices qui cherchent par exemple à mieux manger ou un message qui n'a rien à voir avec ces deux sujets-là quelque chose qui synthétiserait un peu tout ce sur quoi on a échangé déjà

Eugénie Moi je alors plutôt sur l'entrepreneuriat peut-être en général encore une fois moi c'est alors on a eu effectivement des hauts et des bas c'est une entreprise enfin c'est une aventure qui n'est pas facile au quotidien il ne faut pas se leurrer après je pense que je ne veux pas noircir du tout le trait parce qu'au contraire l'entrepreneuriat pour moi c'est une aventure absolument fabuleuse qui est extrêmement enrichissante au quotidien qui m'a fait beaucoup grandir et je pense que c'est accessible à tout le monde à partir du moment où on y met un peu d'huile de coude et ça permet de faire alors que ce soit des entreprises enfin qui soient successfulls ou pas entre guillemets je pense que c'est des aventures qui qui font beaucoup mûrir font beaucoup grandir sur plein de sujets et et du coup j'ai juste une phrase c'est de ne pas avoir de regrets c'est à dire que si on on veut lancer quelque chose en fait je pense que tout le monde en est capable alors il y a plein de sujets pourquoi ça peut parfois pas marcher il y a des marchés qui sont plus ou moins porteurs il y a enfin il y a plein de sujets mais mais surtout jamais avoir de regrets et se dire qu'on n'en est pas capable parce que parce que je pense que tout le monde en est capable et et si ça marche pas c'est pas grave en tous les cas on apprend beaucoup on se relève et au contraire c'est une super école de la vie parce que parce que voilà on est son propre patron on voit plein de sujets super excitants passionnants et et voilà donc je pense que s'il y avait une chose éventuellement à dire c'est de si jamais vous avez envie de vous lancer lancez-vous parce que dans la vie il faut pas avoir de regrets et que et qu'avec un peu d'huile de coude et bah on peut faire de belles choses et et on peut essayer de changer un petit peu à notre petite échelle certains sujets dans le monde nous notre sujet c'est l'alimentation de demain et et on essaye de le faire avec des produits les plus responsables pour si enfin possible pour pour notre santé pour notre planète et je pense que justement avec pas mal d'alternatives et de petites entreprises qui se créeront on arrivera à à apporter un peu de positif aussi dans dans dans dans notre monde aquifel voilà

Loïc donc osez se lancer pour faire de belles choses et en l'occurrence vous faites de belles choses mais surtout de bonnes choses donc s'il y en a qui veulent goûter foncer sur Max de génie tester les recettes donc moi je vous dis le fondant au chocolat il est approuvé les frappés 300% il n'y a pas de problème en tout cas un immense merci génie c'était un plaisir de te recevoir de découvrir un petit peu ton parcours ton aventure entrepreneuriale je te souhaite tout le meilleur pour la suite de Max de génie il y a des grosses échéances qui arrivent d'ailleurs sur d'ici la fin de l'année ou l'année prochaine d'un point de vue je ne sais pas nouvelle recette oui alors

Eugénie on vient juste de lancer une nouvelle recette on vient de lancer une préparation pour cake marbré au chocolat donc pareil c'est gourmand on l'a lancé il y a 4 jours donc c'est assez récent et et sinon on a d'autres d'autres belles échéances aussi qui arrivent début d'année prochaine sur un élargissement de gamme et puis l'arrivée chez de nouveaux distributeurs donc pour nous c'est plutôt chouette vous faites des magasins en plus et puis ça vous permettra de retrouver éventuellement nos produits au plus proche de chez vous et ce sera justement pas trop long pour vous permettre de mieux manger

Loïc super bon le fondant reste dans la gamme

Eugénie le fondant reste dans la gamme évidemment parfait

Loïc un grand merci Eugénie bonne continuation pour la suite et puis tout le meilleur pour le développement de Max Eugénie

Eugénie en tout cas merci beaucoup Loïc c'était un plaisir de pouvoir être ici

Loïc merci Eugénie

Eugénie merci beaucoup

Loïc merci d'avoir écouté cet échange avec Eugénie jusqu'au bout je serais curieux de savoir combien parmi vous ont craqué et ont déjà commandé le fameux fondant au chocolat de Max Eugénie cet épisode vous a été proposé gratuitement la seule chose que je vous demande en retour c'est de le partager autour de vous prenez votre smartphone maintenant copiez le lien depuis votre plateforme d'écoute et envoyez-le ça prend littéralement quelques secondes mais c'est un excellent moyen de soutenir le podcast je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel invité je vais vous emmener voyager au coeur de la Patagonie en autostop pour un nouvel invité pour un nouvel invité Sous-titrage ST' 501

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