Invité 1 Là, on est vraiment sur une partie très dangereuse, très exposée. On est à 3002. Il y a des éclairs, il pleut, il y a des éboulements, il y a des cordes, des échelles. Moi, en fait, je suis en mode guerrière et c'est hyper traumatisant. En fait, là, ça dure quatre ou cinq heures jusqu'au refuge après. Mais là, on est là, mais on se dit « mais putain, qu'est-ce qui va nous arriver en fait ? »
Invité 2 Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo, avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver. Avec mes invités, on ira naviguer sur toutes les mers du monde. On participera à des expéditions dans les régions polaires ou en Himalaya. On découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales. Le deuxième, c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ces invités exceptionnels. On sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Attention, épisode hors normes en approche. Vous connaissez certainement Périne Fage, une athlète d'ultra-endurance qui a un sacré palmarès et que j'avais déjà accueilli sur les frappés en novembre 2021, c'était l'épisode 55. Si son nom ne vous dit rien, je vous invite vraiment à aller écouter son histoire. Cette fois-ci, on parle d'une épreuve en particulier dans laquelle elle s'est lancée à la fin de l'été 2023, le Thor des Glaciers. Le Thor des Glaciers, c'est un monstre dans l'univers de l'Ultra Trail. Avec ses 450 km et 32 000 m de dénivelé à réaliser en 190 heures, c'est pour les 200 coureurs triés sur le volet qui en prennent le départ, un véritable combat. La première fois qu'elle a vu des participants au Thor des Glaciers avec leur sac sur le dos, prêt à partir en montagne dans la nuit pour plusieurs jours, Perrine en a eu des larmes aux yeux. Elle s'est dit que jamais elle ne se lancerait sur un format pareil et pourtant, elle a fini par le faire. Je ne vous dévoile pas tout, mais pas mal de choses ne se sont pas passées comme elle l'avait imaginé. Le Thor des Glaciers s'est arrêté pour Perrine au kilomètre 396. En l'écoutant, seulement quelques jours après la course, me raconter ce qu'elle a vécu, j'ai eu le sentiment qu'une partie d'elle était restée là-bas. Son témoignage je le trouve fascinant parce que c'est la preuve que même avec une grande expérience de ultra on peut toujours apprendre et s'améliorer Excellente écoute à vous les frappés et merci beaucoup Perrine pour cet échange Perrine bienvenue sur le podcast
Invité 1 Merci Loïc de me recevoir à nouveau
Invité 2 A nouveau c'est vrai, bienvenue à nouveau donc si on a qui l'avait pas écouté on avait déjà fait un épisode avec Perrine il y a un moment, alors je mettrai le lien en description, qui était l'épisode on va dire un peu classique défrappé où tu nous avais parlé de ton parcours toutes les folies que tu fais à l'époque je crois que tu avais fait l'enduroman était fait je sais pas si on savait déjà qu'on allait se retrouver sur la même édition de la PGL, je pense pas
Invité 1 non c'est ce que j'allais dire entre temps on s'est un petit peu croisé dans la montagne
Invité 2 c'est clair mais voilà si il y a un mec qui veut découvrir ton parcours en général s'il y a encore des gens qui ne te connaissent pas dans l'univers de l'Ultra allez écouter cet épisode et là on va parler on va faire un focus sur j'allais dire une course je sais pas si c'est une course une aventure une expérience un peu folle que t'as vécu récemment qui est le Thor des glaciers qui avait l'air d'être quelque chose d'assez d'assez intense extrême donc je te propose qu'on rentre directement dans le vif du sujet est-ce que tu pourrais déjà en quelques mots nous expliquer ce que c'était que le Tor des glaciers, puisque c'est une course un petit peu particulière quand même.
Invité 1 Alors le Tor des glaciers, moi je ne savais même pas que ça existait et quand je suis allée à Courmayer pour prendre le départ du Tor des Géants, je suis allée dîner deux jours avant le départ et j'ai vu des gens partir à la guerre à 20h, le soir il faisait froid et on m'a expliqué qu'ils partaient faire 450 bornes sans assistance, sans invito, sans balisage et je les ai vus partir j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps je trouvais ça hyper émouvant je me rappelle il y avait l'élicat papy etc je pense que c'était la deuxième édition énormément d'émotions et je m'étais dit jamais je ne ferais ça et puis le lendemain j'ai fait le tort des glaciers enfin deux jours après et quand j'ai fini le tort des glaciers on m'a dit ah bah c'est génial t'as mis moins de 130 heures donc du coup t'es éligible à prendre part au Tor des glaciers. J'ai dit, ouais, ouais, super, merci, non merci. Et puis, les choses ont fait que l'année d'après, je me suis lancée sur la PTL en équipe. Et forcément, c'est un peu la suite logique parce que la PTL, c'est un peu le même style de course que le Tor des glaciers, sauf qu'on est en équipe. Même style de course, j'entends par là, on est hors sentier. il n'y a pas de balisage on est sur du trait technique du alpin des marches d'approche et ce n'est pas vraiment une course on se ravitaille dans les rivières pour l'eau et dans les refuges pour la nourriture on a quand même notre assistance qui vient à certains points donc voilà pour moi la PTL fait 290 km au lieu de 460 pour le Thor des glaciers. Donc, je me suis lancée l'année d'après le Thor des géants sur la PTL. C'est une aventure que j'ai trouvée très difficile parce qu'on était trois et que je trouve que gérer à trois, je ne sais pas, je pense que toi aussi, tu ne sais pas toi qui vas me contredire, mais que gérer un tel effort à trois, c'est difficile. C'est difficile de gérer le sommeil, c'est difficile de gérer les égos, c'est difficile de gérer les difficultés. Mais à côté de ça, on se sent quand même beaucoup plus en sécurité que quand on est tout seul en hallucination accroché à une falaise avec des éclairs au-dessus de la tête. Donc, c'est vrai que quelque part, la PTL, oui, c'est dur d'être à trois, c'est très dur, mais de ne pas être seul, c'est quand même pas mal aussi. Voilà, la PTL était une très, très belle expérience. On en a partagé un petit bout ensemble. C'était très technique, la PTL. Moi, j'ai trouvé ça quand même technique. ce qui était bien aussi sur la PTL c'est qu'il y avait des passages où on avait la possibilité de s'accrocher on ne s'est pas toujours accrochée mais moi les derniers jours personnellement sur le mont Bué je me suis accrochée tout simplement parce que je manquais de lucidité et que étant moi-même qui ai quand même pratiqué beaucoup l'alpinisme, je suis quand même beaucoup plus prudente que mes compagnons qui ne l'ont pas pratiqué et donc quand je n'ai pas dormi et que je ne suis pas bien et que j'ai la possibilité de m'accrocher je m'accroche on part avec un casque et un baudrier sur la PTL j'ai beaucoup mis le casque sur la PTL et le baudrier, ouais je m'en suis servi je me suis accroché plusieurs fois en Italie, c'est une autre discussion le matériel obligatoire c'est zéro, vous partez avec ce que vous voulez et donc on ne part avec rien la seule chose que j'ai pris moi c'est les crampons parce que comme il n'y avait pas de matériel obligatoire je savais que j'aurais besoin des crampons sur un passage au tout début et que j'allais m'en débarrasser rapidement si j'avais dû me les traîner tout le long je pense que je les aurais même pas pris c'était bête mais bon voilà c'est vrai que ça pousse aussi à prendre moins d'affaires et je sais pas si c'est bien mais en même temps on est supposé quand on fait ce genre de course être capable de prendre nos décisions nous-mêmes et il faut responsabiliser les gens aussi voilà
Invité 2 ok donc tu disais 2021 tu as fait le tordé géant qui est la course classique que tu as fait en moins de 120 heures c'est ça ?
Invité 1 je crois que c'est moins de 130 pour être qualifiée pour les glaciers ok d'accord
Invité 2 donc si tu fais en moins de 130 heures le tordé géant c'est un quoi ? c'est un 300 ? je ne l'ai plus en tête c'est 300 quelque chose ?
Invité 1 350
Invité 2 donc c'est déjà un énorme monstre
Invité 1 j'appelle ça 330 mais il fait 350
Invité 2 les petits 20 de surprise pour la fin ok donc tu fais ça en moins de 130 heures du coup ça te qualifie pour le tort des glaciers une info que je suis pas sûr d'avoir en tête clairement le tort des glaciers du coup ça a lieu tous les ans ou c'est une édition qui balance de temps en temps
Invité 1 ça a lieu tous les ans mais c'est plus une nouvelle course je crois qu'il y a eu 4 éditions peut-être que c'était la 5ème ok
Invité 2 et donc tu as un dossard donc là en 2021 tu sais que tu as un dossat pour le Thor des glaciers après avoir fini le Thor des géants en moins de 130 heures l'année suivante donc 2022 on se retrouve tous les deux sur la PTL entre autres choses parce que je me rappelle que tu es allé faire une traversée de la Manche juste avant la PTL enfin voilà tu as eu plein de choses mais entre autres la PTL et donc là tu t'es décidé 2023 à partir sur le Thor des glaciers qui n'est pas un 350 mais un 450 c'est ça ?
Invité 1 450 ouais un bon 450 parce que par exemple moi à ma montre j'ai fini à 396 et j'étais au kilomètre 350 ah ouais d'accord ok et ma montre marche très bien je ne vais pas tracer au beau endroit
Invité 2 et donc le format de la course c'est que tu es pour le coup à l'inverse de la PTL que tu évoquais, tu es en solo c'est ça du début à la fin il y a du hors sentier aussi comme un peu la PTL
Invité 1 il y a du hors sentier on va dire pour moi la navigation était beaucoup plus facile que sur la PTL je pense parce qu'on est sur des sentiers connus la Altevia 1 et Altevia 2 il y a très peu de hors sentier honnêtement et les grosses difficultés c'est les gros pierriers où il y a eu des effondrements et donc il n'y a pas du tout de balisage et donc il faut savoir tracer comme une marche à poche, comme un guide de montagne. C'est important de bien tracer. Et si tu es tout seul, tu galères. Si c'est la nuit, tu galères. Et il faut trouver un bon compagnon pour tracer avec toi si toi, tu n'es pas un bon traceur. Donc moi, je suis quand même normalement une bonne traceuse qui m'a permis d'avoir des gens qui restaient un peu avec moi parce qu'ils savaient que j'allais bien tracer. Mais après, c'est vrai que je n'étais pas forcément la plus rapide. J'ai eu du mal à rentrer dans ma course. je ne sais pas comment tu veux qu'on commence à parler de la course, mais moi, j'ai fait un début de course où j'étais un peu à côté de mes plombs. Donc, pour revenir sur la genèse de la course, je savais que ça allait être dur. Je suis partie faire… Donc, comme pour la PTL, j'avais quand même pas mal souffert parce que je ne m'étais absolument pas préparée pour la PTL puisque je n'avais fait que nager. J'avais zéro entraînement de course à pied sur la PTL. j'avais pour objectif de réussir mon tord des glaciers pas réussir j'entends de le finir parce que je savais très bien de quoi il s'agissait t'as beau entendre les gens qui te disent ah mais c'est pareil 300, 450 et tout non, moi je en fait tu sais c'est marrant ça me rappelle mon premier trail où comme j'en avais jamais fait je pensais que c'était facile et donc je me suis lancée sur un 160 et j'étais là ah bah c'est bon on va le boucler en 20h évidemment on a mis 42h c'était un chantier pas possible et en fait tu sais c'est vraiment cette phrase de « t'es tellement nul que tu ne sais pas que t'es nul ». En fait, il faut quand même savoir, il faut vraiment avoir un minimum de connaissances pour savoir que c'est dur. Et en fait, quand tu as zéro connaissance, tu ne sais pas. Et tu penses qu'en 300 et en 450, c'est pareil. Et en fait, ce n'est pas du tout pareil, ce n'est pas possible. Il y a des choses effectivement qui sont pareilles, mais ce n'est pas pareil. Donc, moi, je savais que ça allait être difficile. Je me suis quand même, cette année, plutôt préparée au tort des glaciers. j'ai fait des courses de 100 km j'en ai fait plusieurs, genre 4 ou 5 je suis partie faire une reconnaissance au mois d'août donc là j'ai vu le chantier que c'était j'ai fait les deux tiers de la course on va dire mais j'ai quand même coupé quelques trucs et puis je sais pas il faisait moins chaud, c'était un peu différent et puis j'ai fait un peu des stages en altitude au Kyrgyzstan j'ai fait le Mont Blanc one shot le lendemain des 90 du Mont Blanc enfin ouais j'étais prêt honnêtement pour moi qui suis jamais préparée et qui arrive toujours à l'arrache sur les trails honnêtement j'étais préparée donc bon du coup j'ai vraiment zéro excuse mais ouais ouais je me sentais prête tu vois je me sentais prête parce que je connaissais le parcours parce que j'avais mon matériel qui était prêt ouais ouais pour moi pour moi j'y allais pour finir tu vois en sachant que ça allait être dur mais vraiment j'y allais pour finir donc c'est comme ça que j'ai abordé la course
Invité 2 ok qu'est-ce qui fait que justement cette course là tu avais décidé de l'aborder différemment de d'habitude et d'arriver prête de faire le max en amont
Invité 1 parce que pour moi je savais que c'était un cran au-dessus que comme j'étais toute seule qu'il n'y aurait personne pour me tenir la main que j'ai vu les difficultés que j'ai pu rencontrer dans la PTL d'hallucination où tu es complètement en perdition au milieu d'un col en pleine nuit et là je me suis dit mais si tu es toute seule comment tu vas faire tu vois il y a un moment et il faut se responsabiliser aussi et tu ne peux pas être en perdition sur un col et tu ne peux plus marcher parce qu'on ne va pas te chercher avec l'hélico en pleine nuit tu vois et puis j'avais envie de faire une bonne course j'avais dit allez cette année je ne suis pas trop comme ça normalement de tout mettre sur un objectif mais là ouais j'avais une année un peu difficile personnellement et professionnellement donc j'ai dit allez j'avais vraiment tout misé sur cette course
Invité 2 tu peux nous rappeler le dénivelé donc 450 bornes pour combien dénivelé ?
Invité 1 32 au moins 32 ouais
Invité 2 ok ouais donc énorme chance
Invité 1 mais encore une fois peut-être plus facile en termes de navigue que sur la PTL donc ça quand même tu vois ça aide parce que la navigation ça prend du temps tu sais comment c'est regarder ta montre quand t'as un doute tu t'arrêtes tu sors le téléphone tu sors le GPS est-ce que vraiment je suis au bon endroit tu te trompes 2-3 fois t'as envie de faire de perdre une ou deux donc voilà parce que moi c'est une course alors et puis d'autre chose c'est que ça par contre j'avais pas du tout regardé c'est que les cut-off time n'ont rien à voir avec la PTL c'est-à-dire que moi je finis on m'a dit on m'a empêché de continuer en me disant t'es hors cut-off enfin t'arriveras jamais au prochain truc t'es plus ou moins hors cut-off je suis à 2,7 de moyenne sur ma partie alors que sur la PTL on finit à 1,8 un truc comme ça donc tu vois bon là tout le monde va rigoler en me disant 2,5 t'es 1,8 alors j'espère qu'il y a des gens qui font ces distances quand même qui nous écoutent parce que sinon ils vont se dire mais qu'est-ce que c'est ces gens qui marchent à 1 km
Invité 2 pour rappel sur la PTL on était peut-être à 1,8 mais non à combien oui 2,7 mais non on était à 1,8 sur la PTL c'est à ce que tu disais sachant qu'on a mis plus ou moins vous avez dû mettre quoi 145 heures vous sur la PTL votre équipe 146 un truc comme ça nous on était à 148 et vous êtes arrivé peut-être une heure ou deux avant nous ah ouais il me semble ou peut-être une heure je crois mais bon bref pour faire 1,8 de moyenne sur la PTL pour info entre le lundi et le dimanche on a dormi à peu près 5h 5h30 tous en cumulé donc c'est pas rapide en termes de rythme mais en fait c'était vraiment le max qu'on pouvait faire donc voilà pour bien que les gens se rendent compte on faisait pas des barbecues
Invité 1 attends mais moi sur le tord j'ai couru mais j'ai énormément couru j'ai couru toutes les descentes donc j'arrive même pas à me dire comment c'est possible en fait si tu veux tu perds tellement de temps dans les parties de grinte quoi tu vois qu'au final je sais pas, bon il y a un truc où il y a peut-être des gouffres spatio-temporelles la nuit, des trucs qui se passent je suis pas du traqueur moi j'essaie d'avancer et puis c'est vrai que souvent le matin, à chaque fois que quelqu'un me voit le matin il m'est arrivé plein de trucs incroyables la nuit peut-être j'ai été aspiré tu vois c'est peut-être ces 40 kilomètres je les ai fait la nuit quelque part, je suis allée dans une autre forêt, il faudrait que j'étudie vraiment le traqueur
Invité 2 par rapport à ce que tu disais sur les raisons pour lesquelles tu voulais vraiment arriver préparé t'as parlé des hallucinations sur la PTL alors on le disait en tout début c'est la première fois qu'on rééchange du coup de vive voix depuis août 2022 et je me souviens effectivement qu'il y avait un des refuges alors je sais plus lequel où vous étiez arrivés tous les trois et tu nous avais dit que t'avais eu des grosses hallucinations de nuit mais on n'en avait pas plus parlé que ça parce que chacun était dans sa course en bref tu pourrais nous raconter un petit peu ce que ça a été parce que j'ai l'impression que ça t'a marqué
Invité 1 sur la PTL ou sur le temps
Invité 2 sur la PTL sur la PTL
Invité 1 ben non mais la PTL écoute alors si on parle des dernières c'est celle que j'ai en tête c'est vraiment les dernières à un moment où on s'est complètement perdus mais je pense que toi tu parlais d'autres mais en tout cas moi celle dont je me rappelle très bien c'est qu'à un moment on était complètement perdus et les garçons savaient qu'en gros ils avaient déjà reconnu cette partie et ils savaient qu'ils n'avaient pas pris le bon chemin et en fait on faisait une boucle Et on revenait à chaque fois. Et en fait, il savait que s'il ne rentrait pas par le bon chemin, on ne pouvait jamais sortir par le bon endroit. Moi, je n'étais pas du tout intéressée par la navigation sur la PTL. Je ne m'en suis absolument pas occupée. Je n'ai absolument pas regardé la montre. C'était Jo qui gérait tout avec Steven. Et donc, si tu veux, je me laissais complètement porter. Et je laissais aussi mon cerveau, parce que parfois, tu luttes contre les hallucinations pour te concentrer. Là, on n'était pas sur un passage spécialement technique, même si je me rappelle qu'on était accrochés dans des arbres. mais toujours est-il qu'à un moment je me suis allongée par terre et je leur ai demandé si on était dans un jeu télé et si on n'allait jamais on allait rester coincé toute notre vie dans cette boucle en fait et j'ai parlé avec une voix de bébé et en plus je me souviens très bien en fait j'étais consciente au moment où je le disais je me suis dit ah mais c'est bien est-ce qu'il y a des gens qui nous voilà j'étais vraiment dans un jeu télé où je pensais que les gens nous regardaient et que toute notre vie on allait rester c'était trop mancho on allait rester dans cette douleur
Invité 2 il y avait des gens qui me regardaient
Invité 1 et j'en étais tout à fait consciente et Jonathan il était stressé et tout c'est bon laisse tomber j'avais pas du tout envie de contrôler mon esprit j'étais très calme on va rester là toute notre vie donc ouais c'était assez fou donc
Invité 2 j'imagine que ce genre d'expérience quand tu sais que tu pars solo t'as pas nécessairement envie que ça t'arrive à 3h du mat le cinquième jour au passage d'un col
Invité 1 et pourtant j'en ai eu je reviendrai dessus tout à l'heure mais je voulais vraiment pas les avoir donc en fait je prends le départ de ce d'or des glaciers plutôt pas sereine en me disant là je pars sur un gros truc mais je vais aller au bout c'était vraiment l'objectif je pense que je suis partie à un bon rythme je fais toujours ça, je pars trop vite toujours au début parce que je sais que mentalement j'ai pas le courage de me retrouver au fond et de me remonter moi je suis plutôt très je suis pas négative bref je pars toujours trop vite mais je le sais et là en fait il fait une chaleur pas possible alors moi il faut savoir que je vis au Moyen-Orient que j'ai tous les moyens possibles inimaginable pour m'entraîner à la chaleur. Mais comme il fait trop chaud, je ne vais jamais dehors et je ne m'entraîne pas assez dehors. Et donc, évidemment, je n'ai pas du tout supporté la chaleur. On a été beaucoup, les deux premiers jours, à vomir, à être malade. Et moi, en fait, dès le début, alors il y en a, c'est à cause de l'eau. Moi, ce n'est pas l'excuse de l'eau. Honnêtement, j'ai vomi parce que j'ai pris un coup de chaud, parce que j'avais une gourde filtrante. Je sais que j'ai fait attention à où je prenais mon eau. Donc, je ne peux pas dire que c'est l'excuse de « j'ai bu une eau qui n'était pas bonne, je pense que j'ai pris un coup de chaud, je n'étais pas assez entraînée à la chaleur, mais ça, c'est ma faute et je peux te dire que ça, c'est la dernière fois que je le fais. » Et je suis partie trop vite, j'ai pris un coup de chaud et en fait, au kilomètre 150, première nuit de 120, je crois, la première nuit, tu pars de nuit et la deuxième nuit, je me couche pour me coucher et carrément, j'étais en train de vomir dans le lit au refuge je me suis réveillée en me vomissant dessus et après ça a été ça pendant deux jours à ne pas pouvoir m'alimenter et là sa première erreur je pense que j'aurais dû me protéger plus du soleil j'aurais dû m'entraîner plus au soleil et première erreur c'est d'en faire tout un drame genre j'étais focus sur le fait que je ne gardais aucun aliment mais là où j'ai eu tort vraiment c'est que en fait c'est pas grave de ne pas manger que tu peux boire et je pouvais boire ça m'était déjà arrivé en Thaïlande en février mais en février en Thaïlande je ne pouvais pas boire si tu ne peux pas boire tu ne peux pas continuer mais là je pouvais boire et à un moment je t'ai gueulé j'ai perdu pas mal de temps je n'arrivais pas à dormir parce que je me remissais en m'allongeant et là j'appelle mon père qui me dit mais Périne est-ce que tu bois ? je lui dis oui il est médecin il me dit mais ce n'est pas grave boire ne prend que du liquide fais comme quand tu traverses la manche tu ne prends que du liquide et là en fait j'ai chargé toutes mes gourdes mortelles pendant deux jours, pendant une journée et effectivement la force elle est revenue petit à petit donc ça j'aurais dû dès le début au lieu d'en faire toute une histoire de mentaliser le truc de stresser à la lame à courser les foutus parce que je vomis, d'être over dramatique en fait j'aurais dû dès le début à réagir comme une athlète qui a de l'expérience que j'ai quand même un minimum et de remplir mes gourdes de poudre et voilà. Donc ça, je l'ai pas mal rectifié. Donc j'arrive au refuge de Sela où là, j'avais passé des grosses difficultés mais vraiment, ces deux gros cols, là tu t'enchaînes en fait un passage hyper dangereux où là, en fait, j'ai voulu attendre des Italiens pour pas le passer toute seule mais en fait, les mecs, ils étaient tellement lents sur la Via Ferrata, dans la descente qu'au final, je suis restée avec eux pour la safety le mec il donnait un cours de via ferrata j'étais là donc je les ai attendus sauf que du coup la nuit elle tombait en fait d'attendre ces gens au final ça m'avait perdu 2 ou 3 heures alors j'aurais dû descendre à mon rythme que le passage avait été sécurisé par rapport à la reconnaissance où vraiment j'avais failli me tuer à la reco mais bon voilà après je suis arrivée au refuge de Seiya là j'ai vu Julien Chaurier qui est arrivé du tort des géants était sur la course j'ai réussi à dormir donc là c'était cool j'ai même commencé à réussir à manger donc là j'étais un peu repartie allez c'est bon et le matin là je dors une heure et demie ma première heure et demie mais j'avais fait péter une nuit de sommeil donc là je dors une heure et demie deux heures je sais plus je pars en courant à fond sur Cogne en me disant c'est bon là c'est facile j'ai remangé j'ai pris de l'énergie et là évidemment en courant je m'emmène les pinceaux c'était sur un balcon là je me fracasse l'arcade contre un rocher heureusement qu'il y avait ce rocher parce que sinon j'aurais dévalé de 100 mètres donc bon je m'allonge sur le dos il y avait un mec qui était pas loin derrière parce que j'avais parlé avec lui et avant de me lever j'ai senti le sang qui coulait dans mon cou et j'ai dit mais qu'est-ce que j'ai pourquoi ça saigne et tout il dit non c'est rien c'est juste l'arcade ça saigne beaucoup mais c'est rien donc hop je repars et heureusement il y avait le premier gros ravito à Cogne plus les médecins donc j'arrive à Cogne là j'ai pas trop perdu de temps parce qu'en fait au final je suis tombée j'ai continué puis c'était de la route après jusqu'à Cogne donc là j'arrive à Cogne on me soigne et puis ça va bien je repars et tout donc là ça va pas trop mal mais bon quand même
Invité 2 est-ce qu'à ce moment là quand il te voit débarquer parce que j'avoue que l'image que moi j'ai vue sur le réseau elle est quand même vachement impressionnante l'arcade ça saigne beaucoup c'est comment l'assistance médicale est-ce qu'il te check il te demande si tu veux arrêter
Invité 1 est-ce que vous avez perdu connaissance bon bah honnêtement oui j'ai dit que non j'avais pas vraiment perdu connaissance mais bon je m'en souviens pas j'ai bien eu 2-3 secondes d'absence mais bon est-ce que c'est vraiment perdre connaissance non donc là tout de suite j'ai dit non non pas du tout et en fait j'ai fait très attention que personne me voit j'ai vu juste tout de suite un seul médecin et là j'ai continué j'ai vraiment fait en sorte que ça s'arrête pas là quoi tu vois franchement donc là ça allait pas mal on me soigne et tout et je repars je repars plutôt pas mal en fait au final je me dis allez c'est bon c'est pas grave c'est rien mais quand même en fait après je me rends compte que ça fait un peu mal tu vois bon top top quoi et puis bah là je continue alors après qu'est-ce qui se passe là bah là je fais une journée un peu ouais une journée où j'avance tranquille et tout qui se passe quoi une journée un peu où j'avance pas très vite mais quand même j'avance ça va et fin de journée là j'arrive à un refuge ah oui c'était une partie que j'avais pas reconnue mais ça se passe plutôt pas mal j'arrive à remanger des oeufs et tout donc la protéine et tout, donc ça va mieux, ça y est c'est parti et puis là fin de journée, je revois encore mon équipe qui était là là pareil je revends, je dors un peu et là je pars sur un col de merde et je le savais et là je je pars avec des Italiens avec eux et puis en gros ils me dropent dans la montée, c'est con alors qu'on était ensemble ils vont un peu plus vite que moi mais pas trop et puis je ne les vois plus leur lumière et tout je dis bon je ne vais pas assez vite pourtant je montais bien quand même et puis là je me perds je me perds pendant des heures c'était un gros férié je me perds et puis je ne sais pas trop ce qui s'est passé je montais mais je ne sais pas trop et en fait j'arrive en haut du col et je les vois là-haut les Italiens je me dis mais qu'est-ce qu'ils foutent là en fait eux ils s'étaient perdus aussi alors qu'en fait si on était restés tous les trois on ne se serait pas perdus parce qu'en fait ce qu'il faut la nuit c'est rester ensemble tu vois et c'est là où je te dis j'étais pas du tout dans ma course parce qu'en fait quand t'es sur une course comme ça il faut rester ensemble, surtout la nuit et il faut pas se dire effectivement faut pas faire comme moi où je suis restée avec des gens qui avançaient pas qui savaient pas descendre une échelle et tu perds trois heures, souvent c'est ça le problème c'est que souvent quand on est sur des parties difficiles on attend les gens et parfois on perd 2-3 heures sur les parties très techniques mais bon est-ce qu'au final d'être ensemble et d'unir ses forces pour tracer c'est pas mieux aussi en fait c'est une course au début que j'ai trouvé quand même assez compétitive et d'ailleurs je l'avais vu sur la reco où personne ne voulait me parler les gens que je croisais, il n'y avait pas trop de fraternité j'avais été un peu choqué d'ailleurs mais bon attends ça je te dis ça mais ça c'est les 2 premiers jours, 3 premiers jours après ça les choses ont changé après quand t'es vraiment dans la merde il y a un peu plus d'humanité et puis donc là tu vois je retrouve ces italiens Anna enfin une fille en plus c'est vrai que les filles entre nous on sait pas vraiment il y a un truc et donc je les vois et puis au final je continue je pars je pars sans eux parce que je me rends compte là du coup je regarde l'heure et là je me dis putain mais il y a le cut-off mais moi si tu veux je ne regarde pas le cut-off dans ma tête j'avance donc je ne suis pas au cut-off il n'y a aucune raison que je sois au cut-off je suis peut-être perdue deux heures là j'ai peut-être perdu deux trois heures de sommeil au pire j'ai cinq heures mais c'est impossible que j'ai un problème de cut-off et là je me rends compte que c'est la merde et là je les largue je leur dis salut les gars moi là ça ne va pas passer donc là gros gros stress mais vraiment gros gros stress donc là je pars comme une folle je suis en larmes dans la descente, j'envoie un message à mon équipe j'avais passé bon là j'étais vraiment en stretch, j'arrive au du dernier col à un refuge où là les mecs ils sont pas à boire, pas à manger ils me disent laissez moi acheter quelque chose ils dormaient, ils voulaient même pas me filer un truc, bref ça m'énerve trop donc là je suis vraiment à super piste off, je vais pas te plomb je suis vraiment pas bien mais j'avance et puis j'arrive à Donas là, je sais plus qu'on s'appelle, alors là c'est sordide parce qu'en fait tu descends à, je sais pas, t'es à 2005 et là la vie d'Aunas elle est à 300, donc là tu te choppes une descente de 2000 mètres et en plus tu sais que tu descends à 300 et qu'il fait 40 degrés donc là tu descends à 300, là t'as le moral à zéro, tu sais pas si tu vas passer le cut-off bon là ça m'a plombé je te le dis je suis arrivée dans tous mes états donc j'arrive 20 minutes avant le cut-off je prends une douche il y avait pas deux douces il y avait une douche pour tout il y avait le temps des géants aussi il y avait une douche pour 2000 personnes donc là je me suis dans la salle de bain des filles à poil en train de me rasser tu vois avec le lavabo devant tout le monde je suis rien à foutre tu vois vraiment le truc énervé c'est pas une course que je porte énormément dans mon coeur j'aime beaucoup le concept du temps des glaciaires après l'organisation de temps je suis pas hyper fan mais bon donc du coup tout va bien là je mange une pizza ça va mieux je rends mon sac parce qu'en fait il faut que tu sortes du ravito tu sais le cut-off il est à la sortie du ravito et pas à l'entrée donc je suis arrivée 20 minutes avant j'ai sorti mon sac et après par contre tu fais ce que tu veux après on savait que ce cut-off là était dur mais qu'après ça allait mieux et donc là
Invité 2 là on est à quel jour du coup ? je ne sais plus
Invité 1 là je ferme et là je dis donc là c'est en plein après-midi C'est midi, plein de cagnards. Et là, tu sais que tu es à 300 et qu'il faut que tu montes à 2005. Même plus. Je crois que les crêtes, c'est des crêtes en haut. Je crois qu'elles sont à 3000. Et là, je dis, il faut que je dorme. Donc là, mon équipe, plus quelqu'un d'autre qui était venu, non, il ne faut pas que tu dormes, il faut que tu repartes. Tu es trop short sur le cut-off. Et là, j'ai fait une erreur. C'est-à-dire que je n'ai pas écouté. J'ai écouté. Alors qu'en fait, Joël m'écoutait moi. Et ça, ce n'est pas normal aussi. il faut écouter toi il ne faut pas écouter ce que te racontent les gens qui sont stressés qui ont eu peur parce que tu n'as pas raté le cutoff parce qu'en fait si tu dis j'ai vraiment besoin de dormir là c'est que tu en as vraiment besoin et que là tu vas te choper une montée de 3000 mètres de 2005 de dénivelé positif de 2007 de dénivelé positif et que si tu n'as pas dormi tes deux heures tu vas les perdre de toute façon parce que ça se perd en deux secondes ouais
Invité 2 tu te rappelles de morger sur la PTL le départ la première base vie morgé, c'était pareil, on était arrivés midi plein de cagnards vous mangez à l'ombre, je me rappelle, t'avais des pizzas etc et on était repartis je sais plus si vous étiez partis avant nous mais c'était pareil, il y avait énormément dénivelé
Invité 1 figure-toi que ça ressemble énormément, t'as des vignes aussi et tout et que même quand je suis arrivée là j'ai dit ah mais putain c'est tout de la PTL parce que ça ressemble énormément
Invité 2 ok j'imagine bien le départ en plus tu repars, t'es un peu fatigué, t'as dormi le temps de te relancer si t'es en plein canard
Invité 1 ils m'ont même pas laissé dormir donc j'ai pas dormi donc dans la montée j'ai essayé de dormir mais impossible parce que plein canard par terre et tout alors j'aurais très bien pu dormir au ravito sur les lit de camp parce que j'avais rendu mon sac donc là j'ai fait il faut s'écouter soi il faut pas écouter ce que te racontent les autres tu le sais toi t'es pas débile les cut-off je les suis toute seule que j'allais être dans la merde et j'ai réussi toute seule à m'en sortir donc il faut s'écouter soi il faut pas écouter ce que te racontent les gens même si c'est ton équipe, ils te veulent du bien, il faut savoir qu'ils sont stressés pour toi, ils te veulent que du bien, mais il y a des gens aussi qui étaient là, qui me disaient, ah, mais nous, tu ne veux pas dormir et tout, non, il faut, et d'ailleurs, si ça a jamais été juré dans le truc, c'est de tous les jours, il faut que j'ai au moins une heure ou deux de sommeil, parce que c'est ce que j'avais fait sur ma première course de 200 miles, la Swisspeak, ça s'était extrêmement bien passé, et bien là, je n'ai pas respecté mon protocole, donc si tu ne respectes pas ton protocole, et bien voilà. Bon, bref, je monte, et là j'arrive quasiment plus ou moins tout en haut et là en fait on va et en fait t'as un split entre le Tor des Géants et le tord des glaciers pour rejoindre le refuge de Koda donc le Tor des Géants va direct au refuge de Koda et le tord des glaciers monte sur un autre col et là tu te chopes les crêtes de Koda alors moi pour moi les crêtes de Koda tout le monde en avait fait toute une histoire à la reco moi j'étais là c'est hyper facile les crêtes de Koda c'est pas des crêtes non plus hyper dangereuse. À la reco, moi, ça s'était super bien placé. Je me dis, franchement, pourquoi tout le monde en fait toute une histoire ? Ah ben, écoute, de la nuit, c'est pas pareil, quoi. Alors, déjà, j'arrive aux crêtes de coda de nuit. Donc là, il y avait des éclairs, mais qui étaient loin. Donc, ça va. Ils menaçaient pas... Déjà, j'étais pas non plus sur les crêtes avec les éclairs sur ma tête. Mais là, quand même, je me dis, putain, tu commences à manquer de lucidité, puisqu'effectivement, j'avais pas dormi dans la montée. tu vas peut-être attendre un concurrent donc là j'attends un peu et là il y a Marco Marco qui arrive, encore un Italien et Marco je lui dis Marco on passe les crêtes ensemble on va à Coda ensemble, il me dit ok pas de problème donc là on part avec Marco on cherche un peu on trouve notre chemin je suis avec Marco, je lui parle et d'un coup, je suis en train de parler à Marco et d'un coup là je suis sous un rocher mais pas sous un rocher comme une cabane là je suis en train de parler à une figurine c'est Luca Papi en Barbie c'est comme Ken Luca Papi mais qui a des cheveux donc c'est Barbie je lui parle en italien j'ai mes habits qui sont tout déchirés j'ai mon téléphone au fond des rochers qui est allumé donc je pense que j'ai fait tomber mon téléphone que j'ai voulu aller le chercher que j'ai eu une hallucination et que d'un coup c'était dans une scène et la seconde d'après, tu es dans une autre scène. Je ne sais pas ce qui s'est passé entre les deux. Là, j'étais sous ces rochers, en train de parler en italien à Luca Papi Barbie. Je ne sais pas ce que je lui disais. Je ramasse mon téléphone, je vois que mes habits sont déchirés, j'ai un peu de sang sur le genou, mais rien de... Je suis négratigneux. Je me dis, merde, qu'est-ce qui se passe ? Je laisse Luca Papi. Je me rends compte que c'est un rocher, que ce n'est pas Luca Papi. Enfin, une petite pierre. je sors de ma cabane comme ça et là je m'enrosse sur les crêtes de Coda je vois les villages des deux côtés mais je ne sais plus dans quel sens je suis en fait je ne sais plus dans quel sens je suis et surtout je ne vois plus Marco donc là j'appelle Marco Marco Marco j'avance dans un sens je ne suis pas dans le bon sens je réavance dans l'autre donc avec mon téléphone et le GPS et j'avance dans le bon sens mais je ne trouve plus mon chemin et puis là je vois la lumière de Marco et là je dis Marco ça ne va pas je suis plus lucide et tout il me dit moi non plus je dis ah merde on est pas lucide et je lui dis Marco est-ce qu'il faut qu'on fasse et qu'on se parle et on se concentre donc je me mettais des gifs sur les joues et tout je voyais le refuge de Koda au loin je savais qu'on en avait pour une heure maxi et donc là avec Marco on se concentre pour pas lâcher parce qu'en fait si ton cerveau tu le lâches une seconde bah d'un coup c'est fini quoi donc là je me concentre à mort je parle à Marco j'étais sur Koda je commence à avoir les lumières sur le côté des géants qui est arrivé, il me dit là, on est sauvés. Les éclairs qui commencent à arriver à fond, mais pareil, ils sont un peu loin, donc ça va. Donc, j'arrive à Coda, je me dis, c'est bon, je vais sauver. Je ne vais pas dormir à Balma, qui était le refuge d'après. Je vais dormir à Coda parce que là, je suis incapable d'aller à Balma. J'arrive à Coda, la course, ils me disent, j'ai quand même failli mourir, honnêtement. Là, l'organe me dit, non, pour dormir, c'est dans trois heures. Et là, je dis, très bien, je m'allonge sur la table et je dors et puis en fait il y a quand même une règle c'est que c'est priorité autour des glaciers autour des géants donc ils me laissent
Invité 2 pourquoi ils t'ont dit pour dormir c'est dans 3h ?
Invité 1 il n'y a pas de place pour dormir donc j'ai m'en fouté moi je dis bah écoutez de toute façon j'ai failli mourir donc là je dors sur la table vous me démerdez donc là ils me laissent un lit quand même je dors bien 2h franchement là je dors bien 2h et là je repars c'est bon je suis nickel je mange et tout je pars nickel j'ouvre la porte putain de déluge mais un truc de malade et là je dis non non qui part avec moi je me dis je m'en fous c'est de la pluie et je sais que on va pas être exposé sur cette partie et en plus j'ai mon refuge préféré le refuge d'après c'est le refuge de Barma c'est mon refuge préféré de tout l'univers donc j'étais trop excitée d'aller là-bas et je m'en foutais qui est l'orage et là je dis qui vient avec moi donc là les mecs des géants ils étaient au bout du rouleau ils disaient non non pas moi pas moi j'attends et là je vois Anna qui avait réussi à passer le cut-off avec celle qui m'avait laissée dans le refuge de Fricola il m'a dit on s'en fout on y va toutes les deux donc on y va toutes les deux, on embarque un mec qui avait fait la Swiss Peaks qui était sur les géants et on part tous les trois c'était la fin du monde la fin du monde mais bon on était bien, on était contents on descendait, on arrive à Barma j'arrive à Barma, ils m'attendaient c'était un refuge, j'avais fait la roco ils sont très sympas, on se tombe tous dans les bras ils me voient ma gueule, la fille elle pleurait à moitié là je regarde ma tête c'est vrai que là mon cocar était vraiment devenu dégueulasse là je mange trop bien parce qu'on mange trop bien à Barma vraiment là je me refais de santé je suis neuve c'est cool je repars c'est bien, nickel donc là on part de Barma et puis là je continue la course continue plutôt pas mal et j'arrive à cet endroit là Grouba que j'aime pas trop une descente qui était facile à la recours mais qui en fait avec tout ce qui était tombé était horrible donc là j'ai perdu énormément de temps aussi j'arrive à ce refuge là que j'aime pas du tout Grouba, pareil on repart sur des crêtes et là je rattrape en gros mon retard tu vois j'arrive au cut-off 3h avant à Grissonner donc j'arrive 3h avant au cut-off à Grissonner tranquille gréçonner ça se passe pareil en refuge une base de vie où ton assistance elle n'a pas le droit de rentrer donc là je suis vraiment énervée parce que plus ça va tu vois commencer plus ça va plus t'es un bébé t'es incapable de faire quoi que ce soit moi j'ai des problèmes de main dans mes mains je peux pas les fermer je peux pas tu vois c'est vraiment pénible parce que j'entends des glaciers, des géants tu peux pas avoir ton assistance dans les bases de vie alors que c'était en énorme gymnase c'est un peu énervant tout ça mais bon donc là je suis quand même plutôt en forme et je repars en me disant je vais pas dormir agressionné je vais monter au refuge d'après qui est le refuge de Siten qui est super pour dormir et j'ai que deux heures de montée en gros donc je monte là j'embarque tout le monde derrière moi les mecs ils hallucinent parce que je rattrape là vraiment je remonte bien je rattrape un groupe qui était bien tu vois donc je retrouve avec ce groupe je trace ma route jusqu'à Siten il m'appelle il me dit non tu t'es trompée je dis non non c'est là et tout j'arrive bien une heure avant au refuge de Siten là je mange genre un schnitzel je prends vraiment la dalle elle revient en fait c'est comme ça qu'il faut manger sur ses courses il faut bouffer tout ce que tu peux tout ce qui passe mais c'est là où t'es fort quand t'arrives à manger tout ce qui passe donc là je mange bien je me mets au lit le refuge de ouf tu vois sauf que là je me mets au lit genre le petit lit avec même les toilettes dans la chambre et tout là je me mets au lit la nana me dit je voulais que je vous réveille. Non, non, c'est bon, pas besoin. T'inquiète. Mon réveil, ça suffit. Et là, putain, au lieu de dormir deux heures, je dors quatre heures. Enfin non, je vais dormir une heure et demie et je dors quatre heures et demie. Là, je me dis quel jour on est, c'est genre dans ma tête. Je me dis, en fait, on est déjà samedi, ça y est, la course, elle est finie. Et puis, donc, catastrophe. Catastrophe. Là, je vois que tous ceux qui étaient derrière, ils étaient déjà repartis. Et je dis, bon, écoute, c'est pas grave, tu fonces, tu fonces. J'étais toujours dans les temps. Donc là, je fonce comme il tarait. Là, j'arrive à rattraper un groupe qui était quand même pas trop loin derrière. Donc en fait, au final, j'ai vite rattrapé mon temps. Je suis montée comme une ouf. Là, on arrive vraiment sur les marges d'approche des 4 000. On est à 3 000, mais il y a tous les 4 000 autour et tout. Donc là, je fais des trop belles traces. Il y a tout le monde qui me suit. On est vraiment sur des pierriers. Je me régale parce que comme j'avais bien mangé, j'avais bien dormi, j'étais en forme. donc là j'avance bien tac là je rejoins un mec qui courait et je lui dis mais qui s'appelle qui était italien qui s'appelle Mauricio et on se retrouve tous les deux ils parlaient pas anglais ils parlaient pas français donc impossible de communiquer et donc avec Mauricio ben là on va passer ensemble les dernières 24 heures et avec Mauricio on court tu vois on court on avance on court il m'attend pour tracer parce qu'il sait que je trace mieux que lui donc dès qu'il y a des passages techniques il m'attend je passe devant dès qu'il y a du plat ou des descentes je le suis parce qu'il court donc c'est lui qui me tire et du coup on fonctionne super bien tous les deux on s'arrête on est super intime, je pisse devant lui etc c'est vraiment c'est dans un état pas possible j'ai dit Mauricio c'est chaud là tu crois qu'on va le faire c'est bon on va le faire c'est sûr on le fait on arrive à Cervigna l'endroit que j'adore à côté du Cervin c'est là où j'ai fait toutes mes années d'alpinisme donc on arrive au refuge ou à l'hôtel là-bas et là on mange bien avec Mauricio je dis Mauricio on part tout de suite là et en fait le goal c'est d'aller à Peruca c'est le dernier au refuge à 3000 et en fait on te dit que quand t'es à Peruca ça y est la course elle est gagnée si t'es à Peruca avant minuit la course elle est gagnée donc là on part sur Peruca je commence à avoir un gros coup de pompe j'ai la dalle, j'ai rien à bouffer là il me file des trucs à la fin j'avais tellement de daft dans la bouche je pouvais plus rien manger qui piquait et tout ça là il me file de la viande parce que c'est un mec qui habite dans les abros il me file de la viande séchée j'aime pas trop la viande moi en plus de la viande séchée au poivre je mange ça comme l'homme de Cro-Magnon je me tourne par terre, je le ramasse je le bouffe avec du sable vraiment j'aurais mangé de l'herbe tellement j'avais faim mais c'est bien ça veut dire que ça va mieux donc là pareil j'arrive à Perruca je suis attendue aussi parce que j'avais fait la reco il m'avait dit tous les gens qui font la reco réussissent et qui arrivent à Perruca je suis attendue, il y a le chien les gardiens du refuge on se tombe dans les bras, les pleurs c'est génial tu vas le faire tout va bien on est short mais on va le faire donc on est short mais on va le faire et tout et puis quand même on nous avait annoncé un peu avant qu'il y avait le mont gelé qui est un mont qui est difficile qu'on n'allait pas faire et que du coup on avait un parcours de repli mais que le parcours de repli faisait 10 km de plus et autant de dénivelé quasiment mais moins technique et là je me dis mais non mais moi pour moi le mont gelé il n'est pas technique si tu traces bien il n'est pas technique donc là c'est chaud parce que ça veut dire qu'on nous rajoute 3 heures quoi tu vois donc là je crois on s'en rend compte qu'on est vraiment short sur les cut-off donc je dis à Mauricio et il y avait deux autres Italiens qu'on avait rejoint les gars on part à 11h donc je fous la pression à tout le monde et tout et à 11h on part du refuge voilà on s'embrasse tous on sait que c'est gagné enfin on pense que c'est gagné quoi tu vois et là voilà re-catastrophe en fait re-déluge et là c'est et là en fait c'est moins rigolo parce que c'est pas le déluge là on est vraiment sur une partie très dangereuse très très exposée on est à 3002 il y a des éclairs il pleut il y a des éboulements il y a des cordes, des échelles et moi en fait je suis en mode guerrière c'est à dire que je dis rien en plus comme avec Mauricio on ne peut pas se parler on se dit rien genre on avance, il me dit ça va j'ai dit oui oui j'arrête pas de tousser et c'est hyper traumatisant en fait là ça dure 4 ou 5 heures jusqu'au refuge après mais là on est là mais on se dit mais putain qu'est-ce qui va nous arriver en fait je le dis ça mais non on se dit rien on pense juste à mettre un pied devant l'autre et à pas tomber, on tombe on se relève, on déchire les fringues il y a des mecs qui sortent en fait les Italiens et il y en a qui sont un peu tricheurs et qui ont des gens qui les aident donc il y a des gens qui sortent de nulle part qui aident le groupe devant et puis nous on est là on descend avec mon ratio et c'est vraiment chaud franchement c'est chaud mais en même temps moi je dis rien je me dis de toute façon il faut survivre et il faut aller à parier et après ça ira parce qu'après parier c'est un peu de la route et après par contre je ne sais pas si ça va passer avec le variant alors que normalement tu te rappelles sur la PTL nous quand on avait un variant c'était la teuf ça voulait dire qu'on avait gagné 2-3 heures alors que là en fait le variant en gros ça nous rajoutait 2-3 heures c'est le cas d'empoisonner ouais j'en sais rien en fait c'est ce que les gens nous ont dit donc là j'arrive j'arrive à prarier donc là si tu vois on peut même plus parler c'est à dire que là en gros tu vois
Loïc on se dit
Invité 1 là c'est vraiment de choses qu'on a vécues. On est choqués. En fait, on est choqués. Et puis là, je vois des gens-là qui me disent, Péril, c'est terminé. Et je dis, mais comment ça se termine ? Non, on continue, quoi. Non, non, on ne va pas le faire à temps. Je dis, mais si, si, si. Et là, en fait, il n'y a pas de raison. Donc sinon, j'aurais communiqué avec mon équipe. Donc là, il y a juste un mec du tour des glaciers qui me dit, non, non, mais tu ne vas pas le faire. Même si tu pars maintenant. Alors, c'était le déluge dehors. Mais je dis, mais c'est le déluge, mais c'est au bord d'un lac là tu n'y risques rien tu vois on vient de faire un truc on a failli mourir là on va passer on va faire six bornes au bord d'une route enfin tu viens de gravelle et là Mauricio il me dit j'abandonne les deux mecs devant nous il y en a un qui abandonne et l'autre qui me dit je pars tout seul je ne pars pas avec toi là je l'imécie carrément et ouais mais en fait lui après il a pris la route il a pris un autre chemin je pense qu'il a je ne sais pas s'il s'est fait sortir ou pas mais il allait déjà en tête de ne pas passer par là où il fallait passer. Donc moi, j'attends un petit peu. Je suis vraiment frigorifiée, machin. Je dis à Mauricio, mais non, mais viens, on repart. Il va, il me dit, je ne peux plus. Et l'autre gars, carrément, il va se coucher. Mais moi, je n'avais pas sommeil. Enfin, personne n'avait sommeil, en fait. Mais juste, je pense qu'ils avaient été tellement choqués par ce qu'on venait de vivre et qu'ils pensaient qu'on n'allait pas le faire jusqu'à Champillon. Et moi, je suis là et le mec, il n'arrête pas de me dire mais non les autres ils ont mis tant de temps donc on fait des calculs sauf que ton cerveau il ne réfléchit plus donc c'est sûr je dis mais moi je m'en fiche je ne veux pas le faire je veux quand même essayer donc je sors là c'est vraiment le déluge j'essaie d'avoir du réseau pour appeler mon équipe il n'y a pas de réseau et là en fait j'abandonne j'ai l'impression que c'est la seule option et à la fois j'abandonne et à la fois je n'ai pas l'impression d'abandonner je me dis mais il va se passer quelque chose en fait je pense que je te dis j'abandonne c'est que j'ai pas le courage de partir seule et en même temps tout le monde me dit que si je pars ça passera pas et je me dis mais c'est pas possible et je suis en état de choc je suis en état de choc et j'ai des ampoules de ouf et tout mais je me dis mais non c'est pas possible et c'est très calme en fait il est très silencieux il y a personne on est vraiment que nous et il me fout dans un lit et puis quelques heures après il vient de me réveiller mais je dormais même pas et c'est fini quoi et là j'arrive même pas à comprendre que ce soit fini je suis encore sous le choc et là il me réveille quelques heures après il me dit bon bah maintenant il va falloir qu'on marche du bornes genre là du coup tu t'es arrêtée pendant 3 heures un truc comme ça 4 heures et là de toute façon personne va venir te chercher donc ils font que tu marches donc là entre temps tes ampoules elles sont infectées tu t'es arrêtée plus de 2 heures donc ton corps il n'est plus du tout en état t'es en état de choc de ce qui s'est passé cette nuit t'es en état de choc parce que la course elle est finie t'as encore la tête dans cette montagne en fait et voilà et c'est fini et en fait là je suis vraiment en état de choc et je laisse un message à mon équipe et là on part il fait jour il ne pleut presque plus et pendant deux heures on marche on marche et voilà c'est fini puis il y a mon équipe qui est venue me récupérer et voilà et c'est fou quoi parce que et là en fait j'ai pas pu trop parler pendant plusieurs jours quoi je sais pas pourquoi en fait qu'est-ce qui m'a je crois que je me disais en fait je n'ai pas l'impression de m'être sentie coupable comme quand quand j'ai abandonné la dernière traverse de la manche où là c'est moi qui ai dit stop je veux plus vivre ce calvaire là j'ai pas l'impression d'avoir dit stop je publie ce calvaire parce que pour moi c'était pas un calvaire mais j'arrive pas à comprendre pourquoi j'ai pas continué à marcher je crois que je le saurais jamais je crois que le choc il est surtout du fait que ça s'arrête et je pense que je l'aurais eu même à la fin de la course même si j'avais fini la course j'aurais eu un choc psychologique aussi parce que il se passe tellement de choses pendant tous ces jours pendant 7 jours que je pense que finalement le choc que j'ai eu de l'abondance est aussi un choc de la fin de cette semaine. Tu vois ce que je veux dire ? Et qu'en fait, au final, je ne vis pas vraiment ça comme un échec. Je ne sais pas comment expliquer. J'ai beaucoup réfléchi, mais je ne sais pas trop.
Invité 2 Sur cette nuit que tu décris, qui avait l'air apocalyptique, tu arriverais à mettre... Qu'est-ce que c'était exactement le choc qui vient d'où ? Est-ce que c'était les éléments, le fait de te sentir exposé, donc vulnérable ? Tu vois, c'est dangereux, on peut y rester. C'était quoi le rythme, le cut-off arrivé ?
Invité 1 Non, je pense que c'était juste... Là, tu n'es plus dans la course. Tu es dans un endroit où tu n'aurais pas été. Et tu essaies de passer le plus discrètement possible. Parce que moi, j'ai déjà eu des histoires en montagne. J'ai déjà été dans une avalanche. J'ai déjà failli mourir. Et je sais que j'évite en général les situations d'exposition. mais en même temps ça peut toujours arriver mais quand ça arrivait j'avais pas peur tu vois je me disais juste reste concentrée passe discrètement et ça va aller tu vois mais c'était quand même assez chaud c'était quand même assez violent mais ce que je me disais j'étais très concentrée c'est là où je suis fière de moi c'est que parfois et souvent et notamment quand on est en équipe où il y a d'autres gens je me repose dessus et là en fait il y avait Mauricio avec moi mais comme on n'échangeait pas, il n'y avait pas de connexion. Donc du coup, c'était un peu comme si j'étais tout seule et j'étais très contente de moi parce que vraiment, j'ai très bien réagi et j'ai fait ce qu'il fallait faire. Et je n'ai pas perdu d'énergie à stresser. Souvent, j'ai une grosse perdition d'énergie à surréfléchir, à stresser, à anticiper 50 000 scénarios. Alors qu'en fait, la seule chose qu'il faut faire dans ces cas-là, c'est surtout pas surtout être concentré sur ce que tu fais et garder tout ton énergie pour poser ton pied au bon endroit et avancer le plus vite possible parce que quand t'es dans une situation de danger il faut en partir le plus vite possible et voilà mais en faisant attention
Invité 2 c'est fascinant comme récit parce que j'imagine pour toi c'est encore tout frais là on enregistre l'épisode va être diffusé rapidement mais c'était quoi il y a deux semaines même pas deux semaines le retour
Loïc ouais
Invité 2 donc c'est vraiment super frais. Ce que je trouve fascinant, c'est d'entendre le récit de quelqu'un qui est quand même méga expérimenté sur l'ultra, tu le disais, tu as fait de l'alpi, ce n'est pas du tout la première cousse de ce format-là que tu fais. Et pour autant, ce qui est fascinant, c'est de voir qu'il y a encore des zones où tu n'as pas forcément la réponse. Tu le disais, tu ne sais pas encore et peut-être que tu ne sauras jamais pourquoi tu as arrêté. Et en fait, je trouve que ça humanise vachement la performance, c'est-à-dire que ça fait prendre conscience que même à ton niveau, il y a encore peut-être des éléments où il n'y a pas de réponse évidente en tout cas pas tout de suite donc ça rajoute un peu de magie aussi au truc je trouve
Invité 1 il y a un mec qui m'a dit pour réussir cette course un mec qui a fini là il faut vraiment te faire confiance à 200% et je pense qu'il a raison et que par exemple le moment où j'ai laissé les gens me dire ne pas dormir par exemple ça c'était une erreur le moment où j'ai laissé mon cerveau me dire ah là là t'as pas mangé tu vas pas y arriver ça c'était une erreur et c'est pas une raison, c'est plein de petites raisons et ça c'est des choses, la prochaine fois ça sera fixé c'est à dire que la prochaine fois je me ferai confiance je dormirai, la prochaine fois bon ça ça remarque de ne pas dormir souvent je fais l'erreur mais bon, par contre de savoir que si tu peux boire et pas manger c'est pas un problème voilà, c'est petit à petit des choses que tu règles et je pense que c'est pas qu'une chose, c'est comme quand il y a un accident c'est jamais une raison c'est toujours plein de raisons là c'est plein de raisons j'ai vu des gens tu vois j'ai vu des gens dans cette course abandonnés je te jure il y avait un mec on était on était en haut d'une marge d'approche il avait découpé toutes ses chaussures parce qu'en fait tout le dessus de ses chaussures il les avait découpées parce que c'était intenable c'est le pied avait tellement gonflé que c'était la douleur était intenable dans sa chaussure et je lui ai dit mais comment tu vas descendre on était en haut je ne sais pas mais je ne peux plus Donc, il a abandonné là. Il y avait les Japonais, ils avaient du tape, mais de partout, sur tout leur corps. Et moi, je trouve ça incroyable. Je trouve ça, en fait... Tu vois, pour moi, cette course, c'est tous les gens qui ont fini et qui ont abandonné. Alors, d'habitude, je me dis, ah, c'est à tous les finishers. Mais là, non. Parce que, à part ceux qui ont abandonné des troubles d'une heure, tu vois, mais bon, il n'y en a pas beaucoup, mais tous ceux qui ont... Tu vois, genre, il y a... Il y a... Il y a une athlète française qui te... que le combat. Oui, et tous, tu vois, une athlète française qui devait sans doute gagner, qui, elle, elle avançait un maximum alors qu'elle savait que la course avait été finie et elle vomissait, elle vomissait, elle continuait. Je crois que vraiment tout le monde est allé au bout de lui-même sur cette course et c'est ça qui est beau, franchement, je ne pense pas qu'il y ait des gens qui ont abandonné parce qu'ils étaient un peu fatigués ou parce qu'ils ont dit « Oh, je ne vais pas gagner » ou alors « Ah, bah tiens, tu sais, je suis la sixième femme debout un truc comme ça il y en a 4 qui ont fini la 5ème qui était une nana qui aurait dû gagner en même temps personne n'aurait dû elle s'est fracassée la tête et la jambe sur un des derniers juste un peu avant moi l'année dernière Marina je crois qu'elle a eu non elle fait 2ème là Marina elle est tombée sur le dernier col du Barasson elle avait 10h d'avance elle s'est fait l'étroyer et il restait 30km c'est une course tant que tu ne l'as pas fini tout peut t'arriver il y a beaucoup d'accidents beaucoup de chutes voilà donc je ne sais pas si c'est parce que moi peut-être que s'il ne m'était pas arrivé tout ce qui m'est arrivé j'ai vrai que je n'ai pas eu de cul du début à la fin mais en même temps est-ce que c'est une histoire de chance ou c'est une histoire d'expérience tu ne tombes pas si j'étais plus expérimentée en descente peut-être que je ne serais pas tombée si je m'étais entraînée à la chaleur peut-être que je n'aurais pas eu ce coup de chaud est-ce que c'est un manque d'entraînement tu vois je ne sais rien mais en tout cas ce qui est sûr c'est que ça m'a fait beaucoup grandir et que et que voilà moi je raconte un truc épique mais je ne pense pas qu'il y ait une seule personne qui te raconte en disant ouais j'ai fait le tort des glaciers bon ça va ça s'est très mal passé ce serait cool peut-être que l'an prochain si je le fais je finis je te dirai ouais ça va ça a été
Invité 2 t'évoquais au début le fait la première rencontre en tout cas la première fois que t'as vu des gens partir pour le tour des glaciers que c'était vachement émouvant je suppose qu'à ce moment là t'imaginais plein de choses sur ce que la course ce qui devait potentiellement vivre dans la course est-ce que ce que t'as vécu toi tu dirais que c'est à la hauteur en termes tu vois de j'aime bien cette image un peu de guerrier parce que j'imagine que dans ce que tu racontes pour moi c'est un peu ça tu vois t'es un peu allé au combat en montagne est-ce que c'est ça que t'as vécu est-ce que c'était à la hauteur de ce que t'imaginais
Invité 1 ouais ouais moi c'est ça que j'ai vécu bon après est-ce que je l'ai vécu parce qu'il m'est arrivé des trucs une chute machin mais oui c'était à la hauteur de ce que j'imaginais mais même quand j'avais fait la recro qui était un truc assez doux au final puisqu'il faisait chaud mais pas trop chaud que le soir je mangeais en refuge j'ai quand même trouver ça assez dur et assez engagé j'ai failli faire un truc j'ai failli faire une très grave chute sur un passage j'ai eu des moments très stressés à être toute seule sur la reco parce que je faisais quand même je partais des refuges de nuit pour essayer de faire une petite partie de nuit donc je me disais j'avais oublié de prendre mon GPS mon satellite, je me disais il n'y a pas beaucoup de réseaux sur la course je me disais putain quand même là je pars sur une reco c'est engagé je suis toute seule, personne ne sait où je suis donc oui oui oui ça reste un truc engagé mais la PTL aussi c'était engagé il y avait peut-être plus de normes de sécurité tu vois ce que je veux dire j'ai eu moins l'impression sur la PTL de faire la guerre mais en même temps on a quand même fait des passages assez techniques on en pense
Invité 2 effectivement mais encore une fois comme tu disais on était en équipe je ne sais pas si tu te rappelles mais on est partis à 3 dans la première nuit on s'est retrouvés à 2 et ensuite dès le mercredi on s'est regroupés à 3 équipes donc on était 7 et effectivement ça n'a plus rien à voir parce que sur la navigation quand le gars qui fait la nav pour toi il a des hallucinations tu sais que t'as au moins 2 ou 3 autres personnes qui peuvent prendre le relais quand t'es solo même si t'as un peu moins de nav c'est plus facile t'es quand même solo moi je pense
Invité 1 pour la refaire il faut que je sois encore plus forte que j'aille plus vite aussi en montée je pense pour pouvoir être sûre de rester accroché parce qu'en fait les premiers jours ça va vite quand même tu vois ça va beaucoup plus vite que sur la PTN et je pense qu'il faut que je reste dans des pieds tout le temps la nuit et ça c'est quelque chose que sur les géants et sur le Swiss Picks j'ai toujours été dans des pieds mais bon après il y avait le balisage mais je suis jamais j'ai jamais fait des nuits seule et là j'ai fait trois nuits seule il faut 24 je crois il faut jamais faire des nuits seule et ça c'est vraiment une connerie de base ce que j'ai fait quitte à rester ralentir et je pense qu'au début j'étais trop vite par rapport à mon niveau donc je rattrapais en descente ce que je perdais en montée j'ai essayé de m'accrocher à la tête et en fait c'était pas forcément là où je devais être, j'en sais rien tu vois mais en tout cas ce qui est sûr c'est que sur ces courses il faut pas être seul la nuit parce que tu perds trop de temps c'est trop dangereux en plus donc il faut pas être seul la nuit c'est pas possible
Invité 2 j'ai eu un invité Rémi Camus qui fait de l'aventure qui a une approche des expéditions, des courses etc que je trouve intéressante, il dit qu'il y a toujours la phase de préparation, la phase d'exécution et la phase de digestion, de restitution qui est hyper importante toi généralement, t'as l'expérience dans l'ultra, mais une course comme ça une fois que tu l'as vécu, il te faut combien de temps pour l'assimiler on va dire
Invité 1 je sais pas trop honnêtement bah là quand même il y a eu quelques jours où j'étais dans un mutisme absolu après j'ai eu besoin de j'ai eu le boulot donc j'ai été dans le boulot pendant plusieurs jours et après j'ai eu besoin de je suis partie à mon moment j'ai fait un aller-retour en urgence en France parce que je voulais être avec ma famille c'est comme j'habite pas en France donc ça a été quand même assez violent donc ça c'était quand même plus sur on va dire sur le coup de l'émotion donc là je suis quand même dans la phase de digestion maintenant je ne sais pas combien de temps ça va me prendre mais je ne pense pas que je l'ai encore digérée
Invité 2 parce que tu as déjà d'autres courses d'autres défis qui arrivent là dans le calendrier
Invité 1 sur cette fin d'année je t'avoue que là depuis hier je commence à réfléchir qu'est-ce que je fais etc puis le boulot là il faut absolument que je pose une semaine avant la fin de l'année donc voilà normalement j'avais prévu de faire un marathon à Valence je voulais en mettre un peu de la vitesse et tout ça mais je sais pas si c'est ça que j'ai envie de faire donc voilà mais j'arrive pas trop là à me projeter tu vois et après je me suis dit bah bah allez tu vas partir une semaine à Bali et puis en fait après j'ai dit non mais qu'est-ce que j'aille foutre à Bali ou alors je prends mon vélo et je grimpe enfin tu vois je suis allée partir en vacances dans un transat donc là je me dis on ne prend qu'une décision sur le coup de l'émotion non je ne sais pas j'ai envie de refaire le temps des glaciers c'est sûr je vais la refaire, est-ce que je la refais l'an prochain ou dans deux ans, je ne sais pas je suis sûr que je vais la refaire c'est évident
Invité 2 c'est beau deux semaines après l'arrivée avec ce que tu as vécu de te dire j'y retourne
Invité 1 je le savais que j'y retournerais ça je l'ai toujours dit et en fait ce qui est marrant c'est que pendant la course à un moment j'ai dit putain il faut vraiment que je la finisse parce que je la referai pas et puis quand j'allais mieux après ça c'est quand je pouvais pas manger et quand j'allais mieux je me suis dit c'est quand même bien on est bien c'est beau c'est beau, c'est chouette on se régale j'ai eu des bons moments dans la course il y aura donc
Invité 2 un deuxième épisode pour toi sur cette course
Loïc ouais
Invité 2 excellent écoute Périne, est-ce qu'il y a autre chose que tu voudrais partager, ajouter par rapport à ce que tu avais
Invité 1 tu te lances sur quelque chose après la pétail, t'as pas eu envie de remettre ça
Invité 2 ben moi la PTL alors déjà j'ai pas du tout ton expérience de l'Ultra donc la PTL c'était vraiment la découverte pour moi je sais pas si j'ai commencé j'ai peut-être pas eu une approche très intelligente en commençant l'Ultra avec la PTL mais ça m'a quand même mis ça m'a quand même mis KO pour un bon moment et écoute là je discutais avec Tom un des gars justement de la PTL pour moi j'aimerais bien quand même tenter le Tor des Géants en tout cas tenter le tirage au sort parce que le format de ces courses là je trouve ça chouette finalement je n'ai pas un profil je ne suis pas rapide j'aime bien être dans une bulle pendant un bon moment et je trouve que c'est le format un peu idéal c'est quand même dur tu joues avec certaines limites donc ouais le tort des gens j'aimerais bien aller voir ce que ça donne mais bon il faut être tiré au sort
Invité 1 il y a la Swisspeak sinon ouais
Invité 2 ou la Swisspeak cette année il y a une petite expé en Norvège pour le podcast mais pas de folie sportive normalement l'Alpsman l'année prochaine et puis après on verra
Invité 1 c'est bien moi il y a la Swiss Weeks qui a lancé un format 660 qui m'a écrit au début j'avais dit ouais pourquoi pas mais là je me dis on va essayer de finir le 450 déjà après c'est vrai que le problème c'est que quand tu fais des courses comme ça tu peux en faire qu'une j'aime pas refaire le même truc en général j'aime bien me lancer sur d'autres choses donc c'est pour ça que je te dis peut-être pas cette année mais voilà donc non non c'est une belle aventure j'ai trouvé que ça manquait au début j'ai trouvé que ça manquait d'humanité mais peut-être que c'est moi aussi qui n'ai pas réussi à joindre les groupes et tout et en fait au final ce que j'ai vécu avec ce mec là sur les derniers 24 heures même si on ne s'est pas parlé et tout c'était genre vraiment hyper fort il m'a écrit en italien je me dis c'est fou parce qu'en fait sans se dire un mot on s'est juste serré dans les bras et tout était dit tout était fait c'était hyper beau et c'est un souvenir ce mec je l'oublierai jamais c'est vraiment ce qu'on a vécu tous les deux c'est incroyable et ça c'est vraiment super fort donc après t'es là c'est sûr tu retournes au bureau t'as la gueule défoncée t'as tout le monde qui est là « Ah, mais si t'es arrivé, t'as payé pour ça, gna gna gna », et toi, t'es là, mais c'est tellement fort ce que j'ai vécu, c'est tellement beau, c'est tellement… Enfin, ce que j'ai vécu, tu peux pas l'acheter, quoi, tu vois. Donc, c'est magnifique, même si ça coûte cher aussi. Mais ça vaut dix fois tes vacances dans un resort, je sais pas où, tu vois. c'est incroyable donc c'est vrai que c'est un peu dur la redescente parce que t'as vraiment l'attachement à la montagne tu vis tout là-dedans même si après je trouve quand même sur le Thor des Glaciers t'as 2 ou 3 passages dans des villes et ça c'est un peu dommage alors que sur la Swisspeak t'es vraiment déconnecté tu te débuts à la fin tu passes rarement par des villages donc c'est ça qui est beau avec la Swisspeak avec le Thor c'est hyper agressif d'ailleurs tu retombes dans une ville et tu te sens agressé après t'as un grand ancien Bernard mais ça moi je suis pas riche que là mais c'est un peu agressif mais sur ces courses là voilà t'as vraiment une attache à la montagne tu vois je l'ai dit dans mon poste t'es arraché quand tu finis et je te dis je ne sais pas si le traumatisme je l'ai eu parce que j'ai abandonné ou si je l'ai eu parce que c'était fini tu vois je pense que j'aurais eu le même en étant finisseur ouais
Invité 2 ouais plus je rencontre des gens qui font des choses comme toi plus j'ai vraiment l'impression qu'en fait ce que tu trouves dans ces formats, tu peux pas trouver ça ailleurs tu parles de rencontres humaines de richesses, de partage etc j'ai vraiment du mal à voir dans quel contexte, bon professionnel c'est quasi, c'est évident mais même ailleurs tu vois dans la vie de tous les jours dans quel contexte tu pourrais vivre des choses aussi fortes qui finalement soudent les gens de manière méga durable c'est à dire que c'est Marco c'est ça tu disais Marco ou Maurizio ? Maurizio Maurizio Maurizio j'imagine tu le recroises dans 10 ans sur une course il sera toujours pareil tu vois donc c'est quand même fabuleux ce que tu as créé là
Invité 1 ouais non c'est c'est sûr on a failli mourir ensemble c'était incroyable non non et non ils sont forts franchement ils sont forts la trace elle est belle c'est non c'est un bel événement je te dis je ne suis pas fan de l'orgator en général mais c'est des beaux événements c'est
Loïc tu dis vraiment
Invité 1 et même le tord des gérants c'est chouette aussi je veux dire c'est une aventure incroyable donc donc je te souhaite d'être tirée au star
Invité 2 au croiser le doigt merci et bien écoute Perrine c'était génial de refaire un épisode avec toi d'avoir ton feedback quasiment à chaud on va dire à tiède après ta course franchement passionnant, émouvant, méga inspirant. Merci beaucoup pour ce que tu as voulu partager. Est-ce qu'il y aurait peut-être un message toi de, tu vois, quelque chose qu'on n'a pas forcément évoqué que tu voudrais dire par rapport à cette course, à ce que tu as vécu et ce que tu en retiens là ?
Invité 1 Non, mais je pense que la différence entre ces courses, enfin sur cette course en tout cas, c'est que c'est fou c'est que tu n'as vraiment jusqu'à la fin aucune certitude et que tout peut t'arriver quoi. Et c'est aussi pour ça qu'il ne faut jamais rien lâcher. Et ça, c'est par contre dans tous les ultras. C'est-à-dire, à un moment où tu es le plus au fond du fond, tu ne sais pas si une heure après, ça ne va pas aller mieux. Et sur celle-ci, c'est encore plus vrai dans le sens où tu as le risque de chute. Là, il faut vraiment être concentré jusqu'au bout. Il y a quelqu'un qui me demandait tout à l'heure, à quoi tu penses pendant tout ça ? Je me disais, mais tu ne penses à rien, tu es trop concentré. Et c'est ça aussi, quand ça s'arrête, je pense qu'il y a quelque part ton cerveau il y a un moment je crois que j'ai dû réussir à écouter un podcast ou deux dans des passages faciles mais sinon j'en suis incapable c'était tellement de concentration où être focus ça c'est ça aussi ton cerveau il est vraiment concentré sur où tu mets les pieds et ça c'est fatiguant t'as une fatigue intellectuelle qui est assez importante
Invité 2 ouais punaise tu sais quoi ça fait quand même envie avec tout ce que tu racontes je sais pas si j'ai un problème mais ça fait quand même envie non mais tu vois de vivre quelque chose comme ça c'est fascinant de t'entendre raconter cette expérience c'est incroyable bref je mettrai les liens en description s'il y en a qui veulent aller se renseigner, voir ton profil, regarder un peu tes stories t'as prévu de le documenter d'ailleurs il y a un film quelque chose qui va sortir
Invité 1 je crois que les garçons, enfin Valentin en fait c'était la première fois que j'étais, on avait été suivi sur la course sur la PTL mais là j'avais envie d'avoir quelqu'un qui fournissait du contenu. C'était la première fois, moi aussi, que je m'exprimais. Je pense que c'est la première fois qu'on m'a entendu parler sur les réseaux sociaux. J'étais un peu stressée de ça aussi parce que je trouve que c'est hyper difficile de parler pendant la course parce qu'en fait, tous les jours, ils venaient, tous les 24 heures, à peu près, les garçons, ils venaient faire des photos et surtout poser des questions. Et en fait, quand j'ai vu les images, donc 24 c'est un 2-3 jours après parce que j'ai mis du temps à y regarder j'ai trouvé que c'était c'était pas mal parce que c'était assez fidèle à qui j'étais à comment ça s'était passé et je ne me disais pas trop le premier jour je me disais ah là là qu'est-ce que je vais dire est-ce que ça va intéresser les gens est-ce que et puis en fait après je ne me suis rapidement plus du tout posé la question et j'ai juste dit les choses qui me sortaient et je pense que Valentin aussi posait les bonnes questions bon et en fait c'est pas mal quoi donc je ne sais pas si ça vaut le coup de regarder mais en tout cas peut-être qu'il y aura un documentaire de quelques je ne sais pas 10-15 minutes je pense on ne va pas faire trop long non plus je ne sais pas si c'est très intéressant mais en tout cas je suis contente d'avoir ces souvenirs on les a sur mes réseaux sociaux de ces petites vidéos qui sont assez fidèles à ce qui s'est passé en fait il s'est passé pas mal de choses donc tous les jours il y avait un nouveau truc donc c'était un peu comme une série télé ouais
Invité 2 et ça ça va être diffusé tu sais déjà t'as déjà une date
Invité 1 bah non il m'a dit fin d'année parce qu'il bosse sur pas mal de projets en même temps mais voilà je le transmettrai sur mes réseaux sociaux voilà
Invité 2 génial super bah écoute merci encore Périne c'était passionnant merci à toi bonne récup bonne digestion de cette course et puis bah peut-être j'espère à une prochaine sur un autre ultra
Invité 1 ouais on est sûr il y en aura d'autres
Invité 2 Merci d'avoir écouté cet épisode spécial avec Perrine jusqu'au bout. Je serais curieux de savoir si ça a donné envie à certains, certaines d'entre vous de se lancer sur une prochaine édition du Thor des glaciers. Comme d'habitude, cet épisode vous est proposé gratuitement. Alors, vous le savez maintenant si vous écoutez le podcast depuis un moment, tout ce que je vous demande en retour, c'est de m'aider à donner encore plus de visibilité à mes invités exceptionnels. Pour ça, c'est super simple, ça prend quelques secondes, il suffit de laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute et un commentaire si vous l'écoutez sur Apple Podcast. Si vous voulez m'envoyer des suggestions d'invités, vous pouvez le faire via le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Merci pour votre fidélité et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501
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