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Saison 2 Bonus Vélo #Ironman #natation #vélo

10 décembre 2022

Récit d'un combat contre soi-même aux championnats du monde d'IronMan à Hawaï avec Yannick Matejicek

Durée · 1h07 · Transcription disponible

Yannick

Le récit

Yannick est triathlète et a récemment participé aux championnats du monde d'IronMan à Hawaï 🌺

Il nous parlait de sa préparation pour cette échéance exceptionnelle sur un précédent épisode, diffusé en août 2022.

Cette fois-ci, il nous raconte sa course et comment il est venu à bout de ces 3,8km de natation 🏊‍♂️ 180km de vélo 🚴‍♂️ et 42,2km de course à pied 🏃‍♂️

C'est juste génial d'avoir son récit de ce défi monstrueux seulement quelques semaines après qu'il ait franchi la ligne d'arrivée, sachant que Yannick se classe 4e de son groupe d'âge, 6e amateur toutes catégories d'âge, et 44e mondial au classement général qui comprend aussi les pro 🤩

Une sacrée performance 🏆 !

Ce que je retiens : ne pas se laisser affecter par les imprévus et son environnement.

L'essentiel c'est de se concentrer sur son propre engagement, sur sa détermination. C'est ce qu'a fait Yannick, et c'est ce qui lui permet sans doute aujourd'hui de parler avec émotion, fierté et humilité de cette magnifique épreuve dont il est venu à bout à la force de son mental.

L'aventure ne s'arrête pas là puisque Yannick retourne à Hawaï en 2023, cette fois-ci en tant que Pro 😎

🔎 Pour tout savoir sur les Championnats du Monde IronMan qui se déroulent à Hawaï, c'est par ici.

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #82 - Yannick Matejicek - Triathlète, Championnats du Monde IronMan à Hawaï - Le pouvoir de la discipline

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Transcription

Lire la transcription intégrale

Yannick Qu'est-ce que tu as fait pour toi ? Franchement, je n'ai pas de regrets. Forcément, la cerise aurait été que, on ne va pas se le cacher, quand on a de l'ambition, c'est d'être champion du monde amateur. J'aurais voulu forcément faire ça, mais après, comme dit, je n'ai pas de regrets parce que j'ai tout donné.

Loïc donner. Bienvenue sur Les Frappés, le podcast qui vous fait découvrir chaque semaine un parcours authentique et inspirant. Je suis Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui coach et cofondateur de Papyrus, la solution qui permet aux entreprises d'engager et de développer leurs talents. Pour en savoir plus, c'est sur papirus.app, P-A-P-I-R-U-S .app. Ma mission avec le podcast, c'est de vous aider à prendre conscience que l'impossible est possible, de vous autoriser à rêver, de passer à l'action et de vous donner les moyens de repousser vos limites. Pour celles et ceux qui suivent le podcast régulièrement, vous l'aurez remarqué, c'est le deuxième épisode de la semaine. Cet épisode, c'est un peu un bonus que j'ai voulu vous offrir avec un invité que j'ai déjà reçu sur le podcast en août dernier. Cet invité, c'est Yannick Matejisek de l'épisode 82. Yannick est triathlète le jour et policier la nuit. C'est la réalité de beaucoup d'amateurs qui sont aux portes du sport professionnel. Et en octobre dernier, il participait au championnat du monde Ironman à Hawaï. Cet épisode bonus, c'était donc l'occasion d'échanger avec lui sur sa course et j'ai souhaité que vous puissiez écouter son témoignage dans la foulée. Et quelle épreuve ! Yannick a bouclé les 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,2 km de course à pied en 8h45. Il termine 6e amateur, 44e au classement général mondial. Bref, un résultat exceptionnel. Voici ce que je retiens de ce nouvel échange avec lui. On a beau avoir la meilleure préparation possible, on ne maîtrise pas le résultat de ses actions. Yannick nous en parle très bien. Il a failli perdre sa montre à deux reprises pendant la course, il a dû gérer des ventrées changeants à Hawaï, il a eu des gros coups de mou. Bref, un certain nombre d'imprévus sur lesquels il avait finalement assez peu de contrôle. En revanche, ce sur quoi il s'est concentré, c'est son engagement total, sa détermination. Entendre Yannick nous raconter avec émotion qu'il a franchi cette ligne d'arrivée légendaire en ayant tout donné, c'est juste incroyable. Et honnêtement, c'est tout ce que je vous souhaite à vous les auditeurs. projet, j'espère que cette conversation vous inspirera et qu'elle vous encouragera à ne pas vous concentrer uniquement sur les résultats. Faites en sorte de donner le meilleur de vous-même. Mieux vaut échouer sans regret que gagner sans effort. Merci Yannick, excellente écoute à vous les frappés. Et bien, bienvenue Yannick, à nouveau.

Yannick Merci Loïc, pour ton invitation de nouveau.

Loïc Très très content te recevoir pour qu'on fasse le débrief d'une énorme épreuve dont on avait parlé au moment de ton premier épisode qui était sorti le 16 août qui était l'épisode qui était l'épisode 82 s'il y en a qui veulent aller voir Yannick, d'ailleurs on dit Matéjisek c'est ça Matéjisek c'est vrai que habituellement je n'utilise pas trop le nom de famille de mes invités mais allez regarder Yannick Matéjisek on va y arriver, épisode 82 sorti en août triathlète et au moment où on l'avait enregistré tu t'as prêté, tu étais en fin de préparation pour une dinguerie absolue, les championnats du monde Ironman à Hawaï qui ont eu lieu tout début octobre si je me souviens bien

Yannick c'est ça, exactement

Loïc et puis du coup tu vas nous en dire un petit peu plus puisque c'est principalement de ça dont on va parler donc je ne vais pas reprendre tout ce qu'on s'était dit sur l'épisode d'avant, franchement allez l'écouter c'était super intéressant, on avait super bien échangé, 1h30 ça avait duré en revanche ce dont je me rappelle c'est que tu avais évoqué plusieurs contraintes sur ta fin de préparation, la première c'était la contrainte météo puisque si je me souviens bien à Hawaï en octobre en fait il fait encore super chaud et surtout méga humide toi tu t'entraînes dans le sud de la France donc il fait chaud mais pas forcément humide, donc peut-être qu'on peut commencer par ça comment est-ce que tu as géré la fin de ta prépa spécifiquement sur ce point ?

Yannick Alors du coup, c'est vrai que d'être dans le sud de la France, c'était un tout petit avantage dû à la chaleur, comme on disait. On a eu des moments où il a même fait 40, 45 degrés. Je me souviens, une session de 5 heures de vélo sous 45 degrés, c'était un truc de fou, je me souviens. Il y a des moments où je revenais avec des barres à la tête parce que je portais 5, 6 heures, tu sais, faire du vélo, puis j'enchaînais à pied. Je rentrais, j'étais vraiment, on va dire, fatigué, tu vois. mais comme tu dis c'est un show sec si tu veux et pour préparer en fait cette humidité l'idéal forcément c'est d'aller dans un peu dans des hot rooms, je ne sais pas trop comment ils appellent mais voilà il y a des trucs qui sont prévus dans les crêpes et compagnie quand on a accès à tout ça, ça c'est le top mais nous ce qu'on a calé, alors tu as les on va dire pas les anciennes méthodes mais tu as ceux qui vont faire du home trainer par exemple dans la salle de bain où derrière, il y a eu certaines méthodes comme ça avec des pros qui l'ont fait où tu t'enfermes, tu ne t'aères pas et là, tu vas transpirer tout seul et ça va monter tout seul avec de la bonne humidité. Et moi, ce que je faisais, c'est qu'à la fin de mes grosses séances, je me mettais dans un bain chaud à 38-40 degrés carrément. Du coup, je restais au début, il fallait monter un peu en temps. Tu commences 20 minutes et puis après derrière, tu en fais 25, 30, jusqu'à 40. Et moi, j'étais même monté jusqu'à 45, 50 minutes carrément dans le bain chaud. Alors que déjà, quand il fait chaud à l'extérieur et que ton corps, il est chaud, ce n'est pas très agréable. Si tu veux, tu ne passes pas un bon moment. Tu ne te dis pas, je passe un super moment dans mon bain. Donc là, ce n'est pas trop le cas. Je me mettais une bouteille d'où à côté, un petit coca aussi frais. Et voilà, je buvais. et puis après, tu restes et ça te chauffe. Et même, si tu veux, quand tu sors et que tu prends ta douche et que tu transpires encore, tu es encore en sudation, limite, il faudra que tu sortes nu, tu t'attends un petit moment et que ça passe. Et après, 15 minutes après, c'est bon, tu peux bien te sécher correctement. On va dire que ça n'a pas trop mal marché si tu veux. On peut toujours plus optimiser évidemment les choses, mais en tout cas moi j'ai ressenti que ça n'avait pas trop mal marché

Loïc ok je me rappelle on avait parlé de ce point je t'avais dit que je t'enverrais je ne sais pas si tu te souviens de ça mais on avait un humidificateur pour la chambre de ma fille je t'avais dit que je te l'enverrais pour que tu puisses t'en serrer dans ta salle de bain mais bon c'était peut-être un peu trop archaïque comme méthode

Yannick non mais franchement les méthodes parfois même les anciennes ça marche bien après derrière c'est toute question de contraintes aussi de la salle de bain, si elle n'est pas assez grande, tu as tout ce genre de choses parce que le home trainer, maintenant, il faut que tu aies des branchements, etc. Et là, on avait mis en place ce protocole avec mon coach et franchement, en tout cas, quand j'étais sur place, ça n'a pas trop mal marché. Je n'ai pas plus que les autres, je pense, souffrir de la chaleur si tu veux, tu vois.

Loïc Oui, oui, ok. Ok, ok. Bon, voilà, comme ça, on aura bouclé la boucle sur ce point de la préparation à l'humidité, hyper intéressant. Ce que je te propose, c'est que tu nous fasses un petit peu le compte-rendu de comment ça s'est passé. Alors avant qu'on parle de la course, parce que ça fait partie aussi de la course, il y a eu une énorme phase, je pense, de logistique. Si je me souviens bien de tes stories, tu as eu des galères avec le vélo qui arrivaient cassés. Donc comment est-ce que ça s'est fait ? Tu es parti combien de temps à l'avance ? Comment tu as abordé cette phase de pré-course ?

Yannick Alors, j'ai fait le minimum syndical. En gros, c'est une semaine à l'avance. C'est le minimum quand tu changes d'un gros fuseau horaire, plus justement des conditions vraiment particulières. C'est vraiment le minimum. L'idéal, tout le monde le dit, les pros qui sont WTCS ou autres, ou même certains pros qui étaient là-bas déjà sur place ces deux semaines. Ça, c'est vraiment, je te parle de l'idéal. Après, c'est toutes les questions de vacances, de congés, d'argent aussi, etc. Parce que ça coûte assez cher. Donc, on est allé une semaine à l'avance. et forcément, c'est plusieurs correspondances avec différentes prises d'avions, etc. Et là, j'avoue que c'est le moment où tu flippes, tu n'es jamais tranquille déjà quand tu ne récupères pas ton vélo encore. Donc déjà, tu penses plus à ça que tes habits ou autre. Tu penses plus à ton vélo. Et donc là, tout se passe bien niveau vélo, valise. C'est à peu près nickel. Je regarde ma valise, je ne vois pas trop de trucs défoncés. j'ai juste vu que quand tu passes aux Etats-Unis ils te coupent ils m'avaient coupé mon cadenas ils avaient ouvert ma valise à vélo et ils avaient carrément fouillé dedans et j'avoue que ça

Loïc tu avais une valise rigide

Yannick elle était plus semi-rigide je ne vais pas leur faire de la pub mais elle est assez connue cette marque mais c'était une semi-rigide, beaucoup de triathlètes l'utilisent parce qu'en fait tu n'as pas besoin d'enlever tes prolongateurs de vent

Loïc D'accord.

Yannick Et j'ai pris ça qui m'allait très bien. Mais si tu veux, j'ai fait exprès de grave la renforcer. J'avais même mis en place un système que j'avais fait en story. Moi, je n'avais pas refait les explications. Après, si ça intéresse, les gens n'hésitent pas à me contacter. Mais les tubes de PVC, si tu veux, que j'avais calculé, qui partaient de l'arrière de ma valise, qui passaient derrière les hauts bancs, devant le dérailleur arrière, et jusqu'à mon pédalier. et pareil pour le devant, pour protéger si tu veux les prolongateurs pour pas qu'il y ait de pression sur les prolongateurs et que ça fasse d'abord sur le PVC avant donc j'avais fait des trucs comme ça mais en fait vu qu'ils ouvraient les valises si tu veux, et forcément j'avais mis du papier bulle et compagnie et papier mousse et ils ouvraient les valises et en fait ils te dérangeaient tout, ils s'en foutent complet pour être poli et derrière forcément tous les trucs que j'avais mis en place en fait ils tenaient plus là où il fallait que ça soit et donc je reçois mon vélo, donc je le défais le soir même et là je vois que mon dérailleur arrière il est pété et là tu arrives, tu fais putain c'est pas possible, tu vois vraiment il faut que ça m'arrive à moi

Loïc donc le dérailleur lui-même, pas la patte de dérailleur

Yannick ah non, la patte de dérailleur serait trop facile tu vois, là c'est vraiment le dérailleur où il fallait tout changer le truc, il n'y a pas rien qui marchait donc forcément donc heureusement c'était pas le week-end donc je suis allé le lendemain j'ai de la chance que mes parents soient là, moi j'allais m'entraîner pour nager etc avec les potes avec qui je suis venu et mes parents ont fait à la queue le seul magasin de vélo qui est recommandé là-bas sur l'île, il s'appelle Bikeworks et il y avait 10 mois, donc il ouvrait à 9h et déjà je leur ai dit, on nous a conseillé il y allait un minimum à l'avance environ 15-20 minutes à l'avance et il y avait déjà 15 personnes devant pour te situer donc bref, ils ont fait ils ont super bien fait le taf, je leur remercie de fou parce qu'au moins derrière ça me permet de penser un peu à autre chose et de te dire que ça, ça va être fait et toi tu continues ce que tu as à faire donc ils l'emmènent et là, dans ma malchance j'ai eu un peu de chance, c'est que il restait en stock un derrière, présent, sinon ils devaient avoir la commande jusqu'à un jour avant la course donc j'aurais reçu sinon mon dérailleur un jour avant la course heureusement il y avait en stock et après ils allaient faire le montage et compagnie et ce que par contre forcément les prix ça a été 1000$ donc là en gros ils se gavent dessus et quand évidemment la queue de tous les gens, il y a beaucoup de personnes qui se retrouvent avec des choses pétées des choses pires que moi même donc voilà c'est la petite galère donc on leur a laissé je crois genre un jour ou deux, le temps quand même qu'il fasse le taf. Donc après, entre-temps, j'ai nagé, j'ai couru et même j'avais mon pote qui fait à peu près la même taille sur une petite micro-sortie de une heure et il m'avait prêté son vélo. Je n'avais pas déréglé ses cotes. J'ai pris le bike, je me suis mis dessus, j'ai fait tourner les jambes pendant une heure le lendemain et après derrière, on va dire que j'ai pu gérer correctement je l'ai récupéré le vélo donc là c'était nickel, bon voilà ça a fait mal un peu aux fesses la facture tu vois mais bon, derrière après j'ai fait forcément la demande de remboursement auprès d'Air France et ça a été fait, donc ça c'est ce genre de truc, il ne faut pas hésiter, ça met du temps c'est un peu relou parce qu'ils demandent des factures ils demandent forcément tes numéros de vol, tes numéros de réservation, des photos et compagnie, mais ça, il faut le faire parce que derrière, de toute façon, ils remboursent à peu près. Ils ont remboursé je crois de mémoire 890 dollars, un truc comme ça. Donc, de ma poche, ça sortait le 110 dollars. Donc, au final, ça va. Ça va, c'est pas trop mal fait. Et après, pour la petite histoire du retour, le retour pas de dérailleur pété ou coquette, mais le cadre rayé. Mais genre bien correctement. Et là, c'est toujours en cours, tu vois, là c'était mon père qui avait fait qui avait ouvert ce cas là et j'attends de voir où ça en est là tu vois on est toujours au mois de décembre tu vois et là j'ai pas de retour faut que je le relance d'ailleurs faut pas lâcher en fait faut pas lâcher au bout d'un moment de toute façon à partir du moment où t'as les factures et t'as les photos etc ben voilà c'est c'est normal qu'ils doivent payer quoi au bout d'un moment les mecs te balances les valises ou ils te les ouvrent ils font n'importe quoi bon voilà c'est vrai que niveau voyage pur comme ça c'était pas un super souvenir disons que oui

Loïc quand il va pour une échéance sportive comme ça avec les enjeux etc qui vont avec je pense que c'est pas forcément super agréable de voir que t'as une charge mentale supplémentaire sur ton derrière pété ou le vélo un peu abîmé donc ouais pas cool mais bon on croise les doigts pour qu'avec la raille

Yannick tu gères, tu fais au mieux de toute façon j'ai été énervé sur le coup mais ce qu'il faut se dire avec le recul de toute façon le fait il est là, au bout d'un moment gère il faut gérer tu prends des décisions et après ça n'a rien de plus te mettre comme tu dis de charge trop, tu en as forcément il ne faut pas en mettre de trop pour ne pas te fatiguer et t'enlever de l'énergie inutile inutile quoi

Loïc voilà comment tu as géré la partie alimentation parce que je pense que ça doit être aussi assez différent les produits auxquels tu as accès à Hawaï donc ça s'est passé comment pour toi ?

Yannick Alors moi je suis resté sur ce que j'avais travaillé et ce qui était prévu c'est donc à la sortie de l'eau sur toute la partie vélo je prenais 90 grammes de glucides par heure et après d'ailleurs sur la partie marathon je montais à 120 grammes et je l'avais travaillé et j'arrivais à ingérer donc pas tout s'y arrive il y en a qui ont des troubles gastriques etc et en plus avec la chaleur l'imperméabilité de l'estomac et compagnie, ça change un peu toutes les donnes donc j'ai pas trop mal géré dessus, moi la seule erreur que j'ai faite et je pense que je la ferai différemment si je retourne là-bas, c'est que j'ai beaucoup trop bu à trop tous les ravitaux donc niveau lucide j'étais bien mais en fait sur les 5-7 derniers kilomètres j'ai eu un point de côté ou en tout cas il était là et il était à deux doigts d'être présent j'ai dû me tenir la trifonction et me l'attirer pendant cette borne parce qu'en fait j'avais le ventre gonflé parce qu'en fait au bout d'un moment dans l'effort si tu veux le corps il n'arrive plus à tout gérer et à digérer à t'envoyer des sucres à récupérer l'eau pareil à tout faire tout ce qui se passe dans ton corps et là je pense que j'avais peur un peu de me déshydrater suite à la chaleur et à l'humidité parce qu'on transfère beaucoup et en fait je pense que je buvais beaucoup trop tout le temps et à la fin en fait j'avais le ventre vraiment gonflé et ça m'a fait vraiment un point de côté et j'ai vraiment eu j'ai galéré à terminer c'est vraiment con et je pense que là sur ce coup tu vois je boirais moins moins moins quantité plus étalée tu vois ok ma petite erreur le petit tips qu'il faut faire attention, il faut boire, ça c'est clair, régulièrement. J'ai pris des flasques de 250 ml, mais en fait, au final, je pense de boire, par exemple, deux fois 250 entre deux ravitaux, c'est suffisant, plutôt que d'en boire une entre chaque ravitaux, parce que derrière, j'ai même vu des mecs qui buvaient beaucoup moins que moi. Et en fait, au final, j'ai voulu trop tamponner et je pense que je l'ai payé sur la fin, sur ce genre de truc. Mais bon, voilà, on apprend. C'est comme ça. C'est clair.

Loïc Attends, ne nous en dis pas trop sur la course. On va y arriver. Mais avant ça, peut-être. En fait, ma question, c'était plus pour l'alimentation. C'est-à-dire quand tu es arrivé sur place pour tes repas hors course, tu vois. Est-ce que là, ça a été un sujet ou pas du tout ? Tu trouves absolument tout ce que tu avais en tête comme aliment ?

Yannick C'est vrai, tu trouves pas mal. Donc, on avait pris quand même des petites choses au cas où, vraiment au cas où. on avait pris un paquet de pâtes, des sachets lyophilisés au cas où, ce genre de choses, on avait mis en soute, tu vois. Mais en fait, au final, on n'a même pas eu besoin de les utiliser parce que voilà, on a trouvé du fromage blanc, ce qu'on prend le matin, des bananes, tu vois, pommes et compagnie, les pâtes, la baïana, etc. Bon, ça coûte plus cher, ça s'éclaire et net. Mais bon, après, voilà, c'est comme ça. Pour manger, tu veux manger européen, ben voilà, tu dois faire importer, donc forcément, tu payes. Donc, mais après, On s'en est quand même bien sorti. Moi, je n'ai pas ressenti. J'ai mangé ce que je devais manger et ce qu'on avait envie de manger là-dessus. Donc, pas de souci pour ça. Il y a peut-être juste la viande où là, par contre, c'était un peu plus compliqué. Et là, on tablait plus sur du jambon. D'accord. C'est beaucoup de choses.

Loïc Ok. Super. Comment ça s'est passé, tes premiers entraînements de chacune des disciplines ? t'es Hawaï, t'es la mec du triathlon au moment où tu te retrouves devant le plan d'eau par exemple pour la première fois est-ce qu'il y a eu quelque chose qui s'est passé ?

Yannick déjà franchement rien que l'eau au niveau du comment dire du paysage au niveau voilà beauté et tout ce qui se passe même sous l'eau mais t'hallucines, en fait c'est simple la première natation tu passes ton temps en plus à regarder et à faire oh, oh, oh, pinaise, regarde, t'as vu ça, nalala, tu vois, ce genre de choses plutôt que de nager, tu vois, vraiment, vraiment, véridique, et tu t'hallucines vraiment parce que, voilà, tu vois des tortues, tu vois différents poissons, mais t'es dans le monde des nemo, tu vois, c'est différents poissons de plein de couleurs, des raymentas, on a pu en voir aussi, j'ai pas eu la chance, certains camarades l'ont vu, mais de voir des dauphins, donc ça, c'est vraiment un coup de chance, tu vois, ça, c'est vraiment un gros coup de chance pour les dauphins mais voilà c'est vraiment un truc au niveau des coraux au niveau des poissons c'est hallucinant franchement c'est magnifique et puis tu peux voir en plus sous l'eau jusqu'à je ne sais pas combien de mètres sous l'eau, l'eau est hyper claire, tu vois tu n'as pas de pollution à ce niveau là, et là-dessus ils font vachement gaffe aussi sur ça forcément de ne pas polluer l'eau, par exemple ils t'interdisent normalement si les gens ont bien respecté de mettre de la crème solaire en allant dans l'eau parce que ça la pollue sauf si tu prends la crème solaire moins agressive sur certains trucs franchement c'était magnifique sur ça sur la partie vélo après derrière forcément la Queen K ce qu'on appelle c'est un peu une sorte d'autoroute tu as des beaux paysages sur les côtés quand tu es le long de la côte. Mais après, l'autoroute, je t'avoue, là-dessus, il faut dire ce qu'il y a, il n'y a rien d'exceptionnel. C'est une grande ligne droite, c'est ça ? Oui, oui.

Loïc Tu vois, au bout, tu fais demi-tour et tu repars.

Yannick Exactement. Donc, en gros, là, il n'y a rien d'exceptionnel. En plus, quand tu es hors compétition, forcément, tu as les gros voitures américaines. Là, tu te dis juste, regarde ce putain de 4x4, regarde le machin. Là, tu es bien dans le monde américain. Là, tu le vois sur les trucs, sur les voitures. et après sur la partie course à pied, on a couru le long aussi, donc ça permet aussi de voir si c'est des petites routes le long de la côte, etc. Tu étais vraiment immergé dans la Polynésie, parce que c'est ça, les habitants d'Hawaï, c'est ça, c'est des Polynésiens à la base, et franchement, c'est vraiment des paysans, ça fait vraiment des super souvenirs et voilà de l'avoir fait je suis hyper content

Loïc tu m'étonnes, j'ai hâte que tu m'envoies les photos que je vais pouvoir utiliser pour l'épisode ouais ouais carrément ok est-ce que tu peux nous décrire un peu l'ambiance c'est à dire que les paysages, bon je pense que n'importe qui qui a déjà vu une photo d'Hawaii peut s'imaginer que c'est juste magnifique moi j'ai grandi en Nouvelle-Calédonie donc j'ai l'impression que c'est un peu pareil tu vois eux, sable blanc les palmiers au cristalline mais côté ambiance du fait de cet événement, ça ressemble à quoi quand tu arrives là-bas ?

Yannick Déjà, sincèrement tu sais que là tu vis triathlon, vraiment même rien qu'une semaine avant, pendant toute la semaine tu vis sport, déjà tu sors tu vois des sportifs, tu vois des cyclistes, tu vois des mecs qui nagent, c'est un truc de fou et en fait vers le départ et encore franchement c'est pas à un point de départ seul, tu es vraiment sur plusieurs kilomètres, tu as des tentes de partout, tu as des banderoles de partout, de toutes les marques, des personnes qui viennent un peu installer leur stand et tout, c'est un truc de fou. Et là-bas aussi, tu croises, forcément, tu vas voir sur une course juste au départ, tu vas peut-être voir Blumenfeld, Frodeno et compagnie, là-bas, tu croises toutes les personnes connues et même de l'époque, ils sont à la retraite encore maintenant, qui viennent sur cet événement. Donc, à un moment, tu peux aller boire un café ou manger quelque chose et tu vas être à la table à côté de grands noms, tu vois. Et tu vis très long, tu es à côté de tes idoles, tu vois. Et franchement, c'est top. Et même la... Si tu veux, la ville, donc les habitants de là-bas aussi, ils le savent que c'est un événement exceptionnel. Et ils ont l'habitude, ça fait depuis X années donc même eux aussi ils sont dans cette ambiance là et après en plus ils rajoutent des choses qui rendent encore ça plus exceptionnel si tu veux tu as un peu des pots d'arrivée où derrière ils font des spectacles, pareil pour la fin après Hawaï après la course ensuite aussi ils vont ce qu'ils appellent un défilé des nations donc là pareil tu te mets derrière ton drapeau et derrière, tu avances et voilà, c'est la fête. Franchement, il faut le voir quand même pour le croire. C'est un truc de fou.

Loïc Donc voilà, faites en sorte de gagner votre ticket pour les championnats du monde à Hawaï pour avoir une idée de ce que c'est.

Yannick Franchement, c'est génial.

Loïc Excellent. On arrive du coup à la course. Est-ce que tu peux nous rappeler comment ça se passe ? Le départ, je crois qu'il y a eu des petites spécificités cette année. sur la natation ? Il y a eu des changements de dernière minute si j'ai bien compris ou pas du tout ?

Yannick Non,

Loïc on n'est pas toujours là.

Yannick Après, on part, en fait, les pros partent ensemble et après, derrière, nous, ce qui a changé juste cette année, c'est le départ des femmes et des hommes. C'était sur deux jours différents. C'est juste ça qui a changé. Après, derrière, tu pars forcément entre groupes d'âge. Donc, au début, il y a les pros qui partaient. Après, de mémoire, je crois que c'était les 35-39. après c'était les 30-34 c'est-à-dire moi après je trouve que c'était les 25-29 et compagnie bref ils ont fait un peu leur petit truc au niveau des départs par groupe d'âge mais c'est vrai que nous par exemple la course était le alors j'ai pas envie de dire de bêtises c'était le samedi et les femmes c'était le jeudi et ça c'est vraiment un peu dommage parce que voilà ils ont un peu dissocié alors après ça ça ne change rien à ce qu'elle nous a permis tu vois par exemple moi jeudi on est allé voir le départ, après derrière tu restes un peu, donc forcément pas toute la course sinon tu te tu te ruines ta course qui va arriver le samedi forcément à rester debout, mais voilà, tu vas quand même un peu voir, ça te permet d'être un peu spectateur de la course, mais c'est vrai que là ils ont vraiment dissocié hommes et femmes

Loïc Ok, ok j'arrive pas à savoir si c'est une enfin si je trouve ça cool ou pas parce que d'un côté je me dis je sais pas, qu'est-ce que t'en penses

Yannick Après, d'ailleurs, tu te dis d'un côté, de toute façon, les résultats sont, comment dire, tu as un résultat homme, tu as un résultat femme pour les championnats du monde, à défaut du overall normal. Mais c'est vrai qu'après, derrière, si les femmes, elles partent, par exemple, derrière toi ou devant toi, tu vas les doubler et ainsi de suite. parfois ça peut faire un peu plus de bouchons un peu plus de personnes à doubler c'est vrai que voilà ça peut se valoir pourquoi pas partir tous ensemble aussi et après le fait que ça soit d'un jour à un autre c'est pas non plus une mauvaise chose non plus mais ça a été la grosse différence en tout cas c'est parce qu'en fait aussi on a un certain on était énormément d'athlètes cette année et bon Ironman étant une entreprise privée et qui veut se faire quand même un certain nombre de chiffres, forcément, la qualif, ils ont dû ouvrir certainement plus de slots. Et derrière, tu as beaucoup plus de monde qui arrive. Et je pense qu'ils n'étaient pas en capacité, l'organisation, de mettre sur une journée complète. Donc après, voilà. En fait, c'est juste que l'avantage, c'est que ce n'est pas comparable à l'avantage. en fait la journée du jeudi n'est pas comparable à celle du samedi parce que tu as toujours des conditions qui vont différer un peu, notamment le vent là-bas qui est une condition chaleur et humidité c'est sensiblement pareil, mais le vent c'est un truc de fou comment ça peut changer d'une journée à l'autre et même sur plusieurs minutes dans la journée il y a un moment où tu vas avoir de face, sur une même ligne droite de face, de côté, de dos il est vachement tournant si tu veux

Loïc d'accord

Yannick donc après les temps ne seront pas comparable entre les hommes et les femmes. Mais vu qu'il y a des classements de toute façon différés, je me dis voilà, ça doit se valoir. Après, j'ai pas pu se réfléchir à la question.

Loïc Je savais pas du tout qu'ils faisaient ça ou qu'ils avaient fait ça cette année. Je me demandais ce qu'il y avait derrière comme motivation. Ok. Du coup, le jour J, donc pour toi, le samedi, ça a commencé à quelle heure ? Le réveil sonne, il est ?

Yannick Je crois que je l'ai mis, il devait être, je crois, 4 heures du mat, parce que 5, 6, 7, c'est ça, 4 heures du matin. Parce que je crois que moi, je partais aux alentours de 7 heures, un truc comme ça. Les pros, je crois qu'ils partaient à 6 heures 40. Alors, je n'ai plus, je t'avoue, les heures en tête exactes. Mais grosso modo, c'est ça, 4 heures du matin. Après, je m'étais recalé exprès, tu sais, moi, vu que je travaille en décalé. Souvent, j'ai plus l'habitude de me coucher à 2 heures du mat et me réveiller 9, 10 heures. alors que là, j'ai fait exprès aussi, quand je suis allé là-bas, de me caler sur des horaires, on va dire, normales, de vrais sportifs, c'est-à-dire à 21h30, 22h max, on se couchait. Et après, derrière, le matin, on essayait de se lever entre 6 et 7h. Comme ça, au moins, derrière, le 4h du matin, il piquait moins, si tu veux. Ça pique dans tous les cas. Mais de toute façon, ce qu'on dit toujours, tu ne vas jamais vraiment bien dormir pour la plupart des gens je pense, la veille de course tu as trop de choses qui te font gamberger donc tu ne dormiras jamais bien moi je n'ai pas très bien dormi tu penses à plein de choses tu repenses à ta course, tu repenses à tes transitions à ton matériel et tout ça et forcément au fait que tu aimerais qu'il n'y ait pas de soucis pendant la course et après derrière par contre le sommeil le plus important ça reste l'avant-veille donc à partir du moment où tu fais une bonne nuit l'avant veille et qu'après la veille de course tu fais une moins bonne nuit ça ne va pas nuire à ta performance si tu veux parce que tu n'es pas là à accumuler de la fatigue sur plusieurs jours donc là-dessus il n'y a pas de soucis

Loïc ok donc réveille à 4h ça pique quand même même si tu t'étais recalé c'était quoi l'intérêt de te réveiller 3h et quelques avant le départ c'était pour t'alimenter ?

Yannick ouais c'est ça généralement, moi ce que je fais, l'idéal c'est de manger 3 heures avant c'est vraiment l'idéal pour la digestion, comme ça au moins t'arrives, t'as quand même bien digéré t'as pu aller aux toilettes et compagnie, tout le système digestif aussi s'est bien réveillé et comme ça après t'arrives, ton corps a commencé aussi à assimiler des choses donc au final t'es paré tu te sentiras pas lourd dans ton montre, tu vois, si tu manges une heure avant ou autre donc c'est des choses qui sont importantes forcément pour la performance

Loïc donc le réveil sonne, tu t'alimentes j'imagine que tu commences à une sorte d'échauffement tu te rapproches de la ligne d'arrivée de la ligne de départ pour encore l'arrivée il se passe quoi dans ta tête au moment où ça y est tu vois, tu es à quelques minutes du départ tu es derrière la ligne et t'attends que... C'est toujours un coup de canon qu'ils mettent pour lancer le départ ?

Yannick Oui, ils le mettent pour les pros. Après, ils mettent un... Je ne sais plus si c'est des pistolets ou si c'est un son style... Enfin bref. Mais toujours coup de canon pour les pros au début. Après, ils ne tirent pas à chaque vague, si tu veux. Mais bon, tu as le fameux coup de canon, ça c'est clair. Et puis après, au bord de la ligne, tu regardes tes plus. Mais en tout cas, c'est mon cas. Forcément, ils ne sont pas au plus du repos. Là, ce qu'on est en train de parler. tu as toujours un peu l'adrénaline, le stress mais c'est bien, c'est bon signe tu es dans ta course tu attends, tu attends et après une fois que c'est parti, c'est la guerre mais là, c'est vraiment plus la guerre que les autres courses c'est vrai ? tu as vu une différence ? le truc c'est que déjà tu es nombreux tu es vraiment nombreux et plus que les autres courses déjà et ensuite après derrière en fait si tu veux la densité vu qu'en fait, au championnat du monde, la densité est énorme. Le niveau, en fait, il est énorme. Tout le monde, la plupart des gens ont un très bon niveau, tu vois, ou un excellent niveau et forcément, tu vas nager, tu auras toujours quelqu'un à côté de toi et derrière, si tu ralentis, tu vas toujours te faire doubler. Donc justement, si derrière, tu as un petit coup de mou, là, tu vas voir du monde passé. donc c'est vraiment un truc de fou que tu es constamment toujours avec des gens jusqu'à moi c'est à partir de la fin du vélo ou là forcément tu as on va dire pas le niveau qui rentre en compte parce qu'on a tous un bon niveau mais voilà après derrière c'est là où ceux qui sont les plus forts commencent à se démarquer ok

Loïc ça doit être quelque chose de te retrouver tu l'avais en tête ça le fait que tu allais te retrouver c'est peut-être une question un peu stupide mais est-ce que tu avais anticipé justement cette réalité que tu allais te retrouver avec des gens tout le temps autour de toi parce que le niveau est hyper élevé en fait

Yannick je savais qu'il y allait y avoir du monde ça c'est clair que c'était la course de l'année et après derrière de toute façon il ne faut pas ce que je dis à chaque fois aux gens avec qui j'échange et tout ça peu importe le niveau que tu as il ne faut juste pas se dénigrer par rapport aux autres avoir confiance en soi c'est clair il y aura toujours des plus forts que toi et tu en auras toujours des moins bons et c'est pas parce que voilà il ne faut pas regarder les autres il faut se regarder soi-même là il faut être dans sa bulle et tout ça il faut dire ah il y a lui lui il est peut-être il est bien bien plus fort et tout machin là si tu commences à faire ça tu perds déjà de l'énergie mentale et tout ça donc voilà il faut il faut se concentrer sur soi-même tu sais qu'il y a du monde tu sais qu'il faut faire sa course à partir du moment où ta course est bien faite il ne faut pas que tu aies de regrets et puis la place après ça restera du bonus il faut être content de soi et surtout avoir confiance en ses capacités et en sa préparation aussi tenter qu'elle s'est à peu près bien passé

Loïc ok donc natation la bataille, tu as eu peur de perdre tes lunettes ou pas forcément ?

Yannick par deux fois j'ai failli perdre ma montre alors du coup ça m'a bloqué un peu dans mon rythme je te parlais de tu te fais doubler j'étais au début dans un bon mood en fait ça force des coups si tu veux tu te mets des coups pas volontaire mais en fait tu nages toujours, tu as des gens à gauche, à droite devant toi, derrière toi tu te fais toucher les pieds, tu touches les pieds des gens tu touches de bras en bras etc et parfois les mains elles se tapent dessus si tu veux et derrière moi ma montre pourtant que j'avais très bien attachée elle a failli partir elle est retenue par deux trucs tu vois je ne sais pas comment ça s'appelle tu la fermes et après tu la rentres dans quelque chose et là en fait c'était enlevé et là il restait juste plus que le cran et là il suffisait que je la perde dans l'océan c'était mort donc je me suis arrêté une première fois je me suis mis en brasse, j'ai essayé de la faire en apnée en même temps de brasser des pieds première fois j'ai dû perdre une minute le temps de la mettre je galérais je repars et tout, je me remets dedans etc, ce genre de truc il ne faut pas aussi se laisser entre guillemets se laisser abattre ou faut pas que ça te sorte de ta course voilà tu dis si tu perds un peu de temps c'est comme ça voilà et après ça s'est repassé deuxième fois je me dis putain donc là pareil de nouveau rembrasse j'avais pas trop mal remonté je me refais doubler donc après j'essayais de le remettre cette fois-ci mieux correctement pour plus que ça parte et après derrière j'ai refait j'ai continué et malgré tu vois ces petits ces petits soucis tu vois j'ai réussi à faire un temps pas dégueu à mon niveau en tout cas j'étais assez content et après du coup ben voilà la partie s'enchaîne avec la partie vélo puis course à pipe

Loïc t'as mis combien de temps du coup pour les 3,8

Yannick ouais c'est 3,8 je crois que j'ai mis si je dis pas de bêtises soit un tout petit peu moins de 58 minutes soit 58 tu vois wow et et sans combi c'est là où j'étais content parce que aussi moi il m'est arrivé un petit problème 4 semaines avant c'est que j'ai chuté connement à vélo je ne sais pas si tu avais vu sur les stories et je n'ai pas pu nager pendant 2 semaines donc forcément tu as ça aussi qui rentre en compte j'ai eu des points de suture à 2 doigts et en plus j'étais vraiment bien marqué j'ai encore des marques et d'ailleurs tu te dis je ne peux pas nager tu tables, tu prends des décisions pareil, tu fais ce que tu peux donc j'ai fait la muscule d'où les vidéos que j'avais sorties la petite muscule avec les plaquettes et tout ça pour essayer de remplacer et du coup tu arrives là-bas tu te dis bon comment ça va se passer et en fait au final en sortant je t'avoue que j'étais content de ma nat parce que déjà sans combi en fait j'ai fait quasi le temps similaire à Vitoria tu vois pour te dire alors que j'étais sans combi et j'ai pas pu nager pendant au moins deux semaines ça m'a fait un petit peu couper alors est-ce que dans mon malheur j'ai pu bien récupérer ou autre, j'en sais rien mais au final, assez content après comme dit mon coach pour des non-nageurs comme moi, le fait de ne pas nager, de toute façon entre guillemets, je dis bien entre guillemets t'es nul, t'es nul c'est pas deux semaines qui vont te défoncer ta prépa et au final, voilà au moins je l'ai vu, que même sans nager sans nager depuis deux semaines tu vois, au final ça a été quoi alors qu'il y en a et là tu vois il ne faut vraiment pas se faire de nos cerveaux et tout ça c'est vraiment ce genre de choses auxquelles j'appuie pour les gens il faut essayer de prendre un peu de recul sur tout ça et ne pas trop brasser de noir prendre toujours un peu de positif et avancer en fait

Loïc c'est un super point mais c'est vrai que alors je n'ai pas du tout fait de triathlon à ton niveau mais je me souviens de les phases où quand je préparais cet Ironman à Zurich les phases où parfois je m'entraînais moins en fait c'est très facile de tomber dans le piège de croire que parce que tu t'es entraîné 10 minutes de moins ou t'as raté un entraînement que c'est la fin du monde tu vois et moi j'avais trouvé ça assez difficile de pas voilà de pas tomber dans cette spirale de entraînement entraînement entraînement et te laisser affecter en fait mentalement par un truc comme tu dis tu vois c'est pas parce que tu nages pas 2 semaines après une grosse période de prépa que tu vas perdre 15% de ton niveau tu vois

Yannick c'est ça mais c'est normal en fait cette façon de penser elle est normale je pense qu'elle l'est pour tous il y en a ils le partagent plus ou moins mais par exemple c'est la même histoire que le poids tu vois chez le sportif le poids c'est vraiment c'est un sujet mais vraiment un gros sujet tu vois la personne parfois elle va prendre un kilo elle va se mettre des charges mentales dans la tête c'est un truc de fou mais après il faut toujours un peu se raccrocher à un peu des vérités et des faits tu vois moi quand je regarde Blumenfeld mais Blumenfeld ou Sanders c'est des mecs qui font des tu vois ils font genre 1m75 je dis n'importe quoi 78 et genre 70 ou 75 kilos 75 kilos tu vois limite même poids même taille je te grossis le truc mais voilà tu n'es pas obligé de faire 1m80 pour 60 kilos tu vois ce que je veux dire donc en fait il faut que tu sois juste à ton poids idéal qui correspond à toi ton corps à toi et ta morphologie et moi par exemple je sais que moi tu vois je suis 1m78 vite, je fais 72 kilos. Et derrière, il y en a qui disent, mais tu pourrais être un peu plus léger et tout, machin. Et ça, ce genre de truc, on le voit. Et en le discutant avec le coach, il dit, mais en fait, ton poids idéal, c'est peut-être ça. Parce que derrière, si derrière, tu descends pas plus avec autant d'heures d'entraînement et parce qu'aussi, il faut manger le nombre de caloriques que tu as dépensé, grosso modo. Il ne faut pas être en déficit calorique. Et bien, ça veut dire qu'en fait, ton corps, il en a besoin tout simplement. D'ailleurs, tu n'as pas de gras. Tu sors, tu as tous tes abdos, tu as tes cuisses normales, tout est normal. Tu vas aller le chercher où après ? Et puis en plus, le pire, c'est que si tu es en sous-poids et la perte de puissance, elle est énorme. Là, par exemple, tu vas peut-être devoir développer 0,2 watts pour monter un col aussi vite que si tu faisais peut-être 500 grammes de moins, si t'en t'es et que c'est bien. Mais par contre, si tu veux aller chercher ton 69 kg et que derrière, ton corps, il n'accepte pas et qu'il tombe plus dans le mauvais côté, là, par contre, tu vas perdre 5 minutes. Tu vois ? Pour un kilo au moins. Et une fatigue de plus et tout ça. Mais il y a des études qui le disent. Je te le vulgarise, grosso modo, mais c'est ça qu'il faut aussi comprendre. Il ne faut pas se faire trop de fixettes sur ce genre de choses. mais c'est dur parce que moi aussi je m'en fais, là c'est facile de le prendre comme ça mais voilà, c'est pour dire on s'en fait tous il faut juste essayer un peu de se cadrer ou forcément aller chercher des conseils auprès des gens et derrière les gens te rassurent tu as besoin aussi d'avoir un peu des points de vue extérieurs en fait si tu veux et ça c'est important

Loïc complètement ok, donc tu sors de l'eau en moins d'une heure 3,8 kilomètres deux petites frayeurs avec la montre mais finalement qui ne se concrétisent pas en malheur pas non plus en malheur comment ça se passe pour la suite la transition et le départ du vélo et le vélo

Yannick la transition elle se passe bien la transition est assez longue mais bon ça se passe bien après derrière la partie vélo au début justement vu qu'il y a une grosse ansité elle était beaucoup en pack ça draft forcément tu n'es pas très content mais bon moi je me suis mis dans ma course je me suis mis à mes watts et après derrière je montais de pack en pack j'ai fait un vélo assez agressif, assez poussif j'ai même un peu dépassé les watts que j'étais censé faire en tout cas en début de course, normalement je suis plus censé rester aux alentours de 250 à 270 watts et j'ai des pics à plus de 300 watts sur certains moments où justement, en fait, c'est là où je faisais les efforts entre guillemets pour me remonter les packs. Donc après, je faisais ma course. Dès que j'arrivais dans un pack, par exemple, derrière un pack, je restais à mes 12 mètres. Là, j'attendais une minute, par exemple. Là, je faisais redescendre les watts. Je me récupérais vite fait, tout ça. Je buvais un coup et après, derrière, je faisais ma petite remontée. Tac, tu remontes le pack et après, c'est là où je faisais un peu mon effort pour aller chercher le pack que tu vois devant toi, tu vois, qui a plusieurs centaines de mètres, un kilomètre ou quoi. Et après, voilà, j'ai passé mon vélo, en fait, à faire ça, jusqu'au, grosso modo, 95e, là, à Ouïe, c'est la commune ou la ville qui s'appelle là-bas où tu fais le demi-tour. Et derrière, en fait, on était plus que trois. Donc, on avait remonté quasi la totalité, j'ai bien dit quasi la totalité des packs, pas tous. Et après, derrière, là, on était en mode bien, une bonne dynamique de course et tout ça après j'ai eu un petit coup de moins bien aux alentours du 140 150ème j'ai un peu payé le vélo poussif du début que j'ai fait où j'ai laissé partir les personnes avec qui j'étais qui eux à un moment je voyais si je voulais rester dans leur pack donc tu vois, c'est évidemment réglementaire il fallait que je sois à 300 watts et là, ce n'était pas possible. Je me disais, là, par contre, ça va être chaud. Donc, je l'ai laissé partir et en plus, ça met un peu le vent et tout ça. Ce retour sur la fin du retour, c'était un petit peu compliqué. Pareil, tu accusais un peu le coup, mais je ne m'en sors pas trop mal. Je t'empoigne pas mal. Je fais les 180 km en 4h36. Après, ça fait 39,5 de moyenne, je crois.

Loïc Oh, la machine de guerre. OK.

Yannick et après du coup on arrive à la deuxième transition la deuxième transition se passe très bien et après d'ailleurs on arrive sur la course à pied donc là j'ai bien pris mon temps forcément de prendre une ceinture ceinture de course à pied où là dedans j'ai ma nutrition je mets deux flasques et après d'ailleurs une casquette aussi ça c'est le genre de truc que je ne mets jamais par exemple mais là sincèrement je pense que c'est très important bandeau ou casquette c'est indispensable parce que quand tu vas pouvoir te mettre de l'eau sur la tête ça absorbe un peu le frais entre guillemets et que ce soit le bandeau ou la casquette ça je pense que c'est une bonne chose de refroidir la tête après pareil il te file à la transition tu le prends ou tu le prends pas mais moi je l'avais pris une serviette et en fait que j'avais accroché sur le haut de ma trifonction je l'avais rentré carrément et en fait il te file parfois des glaçons et moi je le mettais sur l'arrière de ma nuque et comme ça ça restait et des moments où j'avais entre guillemets un peu chaud ce que je faisais c'est que je tirais juste un petit peu ma trifonction et j'avais un glaçon qui tombait dans mon dos et ça me faisait du bien ça me faisait du frais et après donc je pars je pars donc les premiers 10 km si tu veux sont relativement rapides alors là je suis parti à un bon rythme pas effréné mais un rythme où j'aurais voulu le tenir tu vois je suis parti en 3,50 au kilo j'ai fait un bon premier 10 kills, tu avais les Français qui en plus... Ce qui est bien aussi, la petite aparté, c'est que le club français, je parle de manière générale, là-bas, tu ressens vraiment de l'entrée, des encouragements et tout. Tu encourages par nation, tu encourages tout le monde, évidemment, toujours. Mais c'est toujours le cas et c'est ce que j'aime beaucoup dans le triathlon. Mais là, tu ressens vraiment un coup de main français, tu vois. C'est un patriote, tu vois. Ça, c'est cool. et donc ceux qui savaient que je passais et qu'on était français, ils me disaient t'es bien, là tu cours bien et tout, là t'es le plus rapide ça te motive, ça te motive et tout et après, poum, tu te tapes là t'arrives, t'as un pétard forcément pour rejoindre la Queen K et là, bon, ça te calme ça te calme direct donc là, forcément tu diminues l'allure et en fait, tout le long de la Queen K pour rejoindre Energy Lab Energy Lab, c'est le point qui fait un peu peur, je crois que c'est aux alentours du 25e jusqu'au 30e kilomètre. En fait, tu as une bonne descente et après, tu remontes. Et là, tu as une belle montée. C'est d'ailleurs là-bas que j'ai explosé. Mais après, en fait, pour revenir à avant, tu es sur la Queen K, tu es en faux plat montant avec vent de face. Et là, franchement, j'avais un bon rythme aussi encore. J'arrivais encore à tenir le coup. J'ai remonté, si tu veux, les camarades que j'avais laissés partir à vélo et je les ai tous rattrapés. Et là, en fait, je voyais, pour te dire le premier amateur je ne l'avais pas long en ligne de mire je remonte sur leur pied parce que là tu vois j'étais plus en 4, 4, 0, 5 au kilo sur cette partie là et dans Energy Lab là j'ai explosé j'ai explosé avec le début du point de côté la montée, tout machin j'avais été encore aussi poussif agressif j'avais fait ce que j'avais envie de faire et du coup j'ai dû relaisser partir à nouveau ceux qui étaient devant les 2-3 devant et au final après d'ailleurs j'ai fini je t'avoue là c'était en mode sauf qui peut mode survie j'étais en mode tu fermes à moitié les yeux tu dis pourvu que ça arrive tu peux plus dire bonjour à tes potes que tu croises au sens inverse parce que tu étais trop en PLS. Je te jure, c'était ouf. Même en plus, là, du coup, tu as fait le côté partie un peu montante. La partie descendante, tu vas te dire, c'est cool, je ne vais pouvoir couvrir plus vite. Autant dire non, j'étais en 4.35. Donc, au contraire, j'étais même moins rapide sur la partie descendante tellement je n'en pouvais plus. Et après, forcément, là, tu es en mode, pourvu que je ne me fasse pas rattraper derrière, l'autre devant, tu le vois, mais tu cours sensiblement à la même vitesse. Je pense que tout le monde est relativement mort. Donc, au final, personne ne m'a rattrapé. j'ai rattrapé en fait si j'ai même commencé un peu à rattraper sur la fin la personne qui était devant moi mais bon après derrière je prenais peut-être une ou deux secondes par kilomètre tout au plus j'ai fini à 30 secondes de lui tu vois de la personne qui était juste devant moi donc c'est rien sur 8h45 de course c'est rien mais voilà il a été plus fort ce jour-là ils ont été plus forts ce jour-là j'ai tout donné voilà j'ai bien galéré j'ai limite Tu es quand j'ai passé la ligne, tu vois, mais c'était le feu, tu passes. En fait, tu as plein d'émotions qui arrivent aussi. Tu as limite un peu envie de pleurer, tu vois, mais en mode de joie, tu vois. Mais ça ne vient pas. Tu es soufflé, tu n'en peux plus, tu as envie de te coucher limite sur le tapis que tu passes, tu vois. C'est un truc de fou, quoi. Tu es content d'avoir passé la ligne. franchement j'ai vraiment fini vraiment au bout de ce que je pouvais faire

Loïc c'est génial d'entendre ça parce que quel que soit le résultat c'est que des fois tu ne maîtrises pas le résultat tu vois il t'arrive un truc la galère avec la montre tu crèves il fait 50 degrés il y a tellement de choses que tu ne maîtrises pas mais par contre ce sur quoi tu as le contrôle c'est est-ce que tu es allé à fond est-ce que tu as mis full gaz ou en tout cas est-ce que tu as fait la course que tu voulais faire et là ce que tu expliques c'est beau à entendre parce que j'ai l'impression que tu as réalisé ce que tu t'étais imaginé et je n'ai pas du tout l'impression qu'il y ait le moindre regret

Yannick non, franchement je n'ai pas de regret forcément la cerise aurait été que je vois, on ne va pas se le cacher quand on a de l'ambition c'est d'être champion du monde amateur j'aurais voulu forcément faire ça mais en plus on se tient en 4 minutes on se tient en 4 minutes entre le premier amateur et moi donc c'est rien, comme tu dis c'est rien mais après comme dit je n'ai pas de regrets parce que j'ai tout donné même s'il y a eu des petites coups ce n'est pas des raisons à pouvoir se dire j'ai perdu la course là non j'aurais pu faire mieux, ça c'est clair j'ai appris la montre peut-être que je l'attacherais mieux je rajouterais peut-être un chouchou ou peu importe ce genre de truc, j'y réfléchirais peut-être que comme je te dis, la boisson même s'il fait super chaud la prochaine fois j'étalerai donc ça m'évitera peut-être un point de côté à la fin et peut-être de finir plus vite Mais ça, c'est… En tout cas, sur la course à l'instant T, j'ai tout fait comme je voulais faire et comme j'ai cru que c'était bien. Là, après, des trucs, forcément, tu vas faire un débrief avec ton coach, avec toi-même, tu réfléchis tout ça. Les choses sont améliorables. Donc, je les améliorerai pour le futur. Après, il y aura peut-être d'autres choses à améliorer encore plus tard. Mais ouais, comment je te le raconte ? C'est clair. En fait, je n'ai rien laissé au hasard, si tu veux, sur le jour J de la course. Comme tu as dit, j'ai été poussif et agressif sur chaque truc. parce qu'en fait, je ne voulais pas être dans une zone de confort où derrière, je me contente de ce que j'ai, de la place que j'ai, peu importe. En plus, je ne la savais même pas. Je savais que j'étais dans le top 10. Mais voilà, tu peux dire que je suis bien dans le top 10. Mais non, moi, je voulais aller chercher la première place par rapport aux amateurs. Et derrière, j'essaye. Si ça passe, c'est parfait. Écoute, si ça ne passe pas, au moins, j'ai essayé. Et pas de regrets. Et c'est ce que j'ai fait. j'ai essayé puisque j'ai tout donné

Loïc et donc classement final ?

Yannick donc classement final donc par rapport à mon groupe d'âge qui était le groupe d'âge le plus dense donc je fais 4ème par rapport au mondiaux amateur tout compris donc l'overall donc je suis 6ème amateur mondial et par rapport aux pros je suis 44ème 44ème avec les pros

Loïc c'est méga solide c'est énorme franchement bravo merci bravo C'est génial. Tu parlais d'émotion. J'imagine que ça a dû être quelque chose quand même sur la ligne d'arrivée. Il t'a fallu, une fois que ça a été fait, tu as eu besoin d'un moment pour digérer ? Comment est-ce que tu l'as célébré ce passage de ligne ?

Yannick Là, déjà, je t'avoue, je l'ai passé. Je t'enverrai les photos. Tu verras que j'ai la tête qui regarde en l'air, qui regarde en bas. selon les prises en mode c'est vraiment typiquement comme ça comme ça fatigué où tu es vraiment puisé après tu as des personnes qui viennent un peu t'aider parce qu'en fait tu as quand même beaucoup de personnes qui n'arrivent même pas à passer la ligne ou qui finissent en rampant pour de vrai tellement en fait il y en a ils finissent vraiment au bout d'eux-mêmes c'est un truc de malade et donc en fait tu as toujours des volunteers, ce qu'ils appellent c'est donc les bénévoles qui t'attendent au cas où pour te récupérer et tout, donc moi ils m'ont aidé un peu si tu veux, bras dessus bras dessous jusqu'à la partie où tu peux manger et après derrière, donc j'ai croisé des français, des potes que je connais et du coup forcément tu parles de ta course, tu voilà, tu manges, tu es content derrière, après voilà, tu te félicites pour ceux que ceux que tu connais bien, tu te prends dans les bras voilà j'ai eu la chance d'échanger avec Arnaud Guillaume qui est un pro très athlète que j'aime beaucoup très humble, qui lui en plus le pauvre a pas trop réussi sa course voilà, mais bon bref tu peux, voilà, tu discutes avec tout le monde, tu partages en fait ce qui s'est passé, tout le monde est content d'avoir terminé, tu te félicites tous en fait, en fait t'es là, tu te félicites tous, parce qu'en fait au final ça reste une course un peu contre soi-même tu vois, tu as la course contre les autres mais de faire des courses comme ça, c'est contre toi-même moi je n'aurais jamais un regard un regard dénigrant auprès de peu importe l'athlète, peu importe le groupe d'âge, peu importe qu'il soit amateur ou champion du monde, j'aurais le même parce qu'en fait tu y mets autant de ferveur d'émotion tu donnes tout ce que tu peux en fait au final si tu veux la finalité elle reste la même en soi, en dehors de la place et de la performance, si t'enlèves tout ça et il y en a même je me souviens, on a fini de manger au resto le soir avec mes parents avec mes amis et tout ma femme, et derrière tu vois encore des gens à 23h qui couraient tu vois, et eux, j'ai du respect pour eux, parce que 23h waouh, les peaux moi j'ai eu le temps de me doucher, de me poser un peu, de manger plusieurs fois de boire des coups, de rigoler pour eux j'ai autant de respect

Loïc c'est un super point j'en parlais il n'y a pas longtemps son épisode sortira après le tien les gens font la connexion à un moment donné qui s'appelle Fred qui est chef dans un restaurant gastronomique et qui s'est mis au trail puis au triathlon il a pris le départ de l'Ironman de Nice en 2019 tu étais en 2019

Yannick moi j'étais au championnat du monde en 2019 à Nice en 73 mais pas l'aeronman complet

Loïc donc c'est l'année où il avait fait les méga chaleurs, ils avaient mis les portiques pour rafraîchir les coureurs sur la prom pour le marathon, bref donc il était là et en fait il m'expliquait qu'il a pas passé il a été arrêté à cause des barrières horaires mais donc je me disais arrêter sur les barrières horaires ça veut dire que ça faisait 14 ou 15 heures qu'il était sur l'épreuve comme tu disais j'ai énormément de respect pour les gens parce que c'est pas forcément, c'est pas parce que t'es plus lent que c'est plus facile, tu vois je pense que chacun se bat avec ses armes et voilà toi tu t'es battu avec tes armes t'as tout donné et tu l'as fait en 8h45 ce qui est un délire mais absolu mais t'as d'autres personnes pour qui c'était peut-être l'objectif d'une vie qui ont sacrifié des années du temps de vie de famille du budget etc pour espérer le finir en 12, 13 ou 14 heures et qu'ils se sont autant donnés

Yannick c'est ça c'est exactement la même chose le dépassement

Loïc chacun à son niveau écoute tu parlais de combat contre soi-même je regarde l'heure parce que je sais que tu es un impératif on se rapproche de la fin qu'est-ce que tu dirais que tu as appris sur ces championnats du monde sur toi-même

Yannick que peu importe je dirais peu importe la course déjà en fait chaque course est différente déjà, ça c'est clair et net et comment dire si tu veux je réfléchis comment l'expliquer parce que notamment en plus à Hawaï qui est particulier tu vois, tu sais que c'est les championnats du monde et tout t'as beau avoir peu importe le niveau que t'as, si tu veux sur ça, tu peux à tout moment avoir des défaillances c'est ça que je veux dire c'est au niveau même si tu sais que tu as fait une belle préparation si tu sais que tu t'es bien préparé tu as fait des sacrifices moi j'ai fait des sacrifices personnels j'ai mis beaucoup d'argent ça coûte quand même là-bas aussi ça coûte tu vois j'ai pas les sponsors comme d'autres et tout ça et t'arrives et même si tout s'est bien passé etc ben en fait d'un tout au tout tu peux totalement foirer ta course et c'est un peu c'était Patrick, je crois que c'était Patrick Lange ou Sébastien qui l'avait dit c'est grosso modo avant d'arriver sur cette île ils disent que c'était quelqu'un et en fait cette île te rappelle que t'es personne c'est pas exactement comme ça, c'est un des deux je l'avais ressorti au podcast French Triathlon et exactement déjà cette citation elle m'a marqué et ça, c'est totalement vrai. Parce qu'en gros, tous ceux qui ont le melon et tout ça, ces gens-là, je ne me raccroche pas du tout à eux. Il faut savoir être humble et ça, justement, dans chaque course, tu peux justement être très fort et avoir une défaillance. Mais il faut garder son humilité parce que de toute manière, c'est ça. Là-bas, en fonction des conditions, de ce qui peut arriver, et crevaison voilà des troubles gastriques ou quoi ou peu importe ou une chute ou autre ben en fait tu peux en fait tout perdre du tout moi pour l'instant j'avoue que je touche du bois j'ai réussi la plupart des courses à mon niveau évidemment avec mes armes sur lesquelles je me suis aligné mais on peut toujours faire mieux mais derrière il faut toujours garder cette humilité de savoir d'où tu viens, les pieds sur terre, est-ce que tu peux faire ou pas ? Je dis ça de manière générale, cette course me l'a plus fait ressentir, forcément, parce que les conditions sont particulières, tu es auprès de, comme tu dis, une densité de fou et tout, mais je pense qu'il faut avoir cette manière de penser-là, pas forcément cette manière de penser-là, mais moi, je reste sur cette ligne-là. Très bien. je ne sais pas si j'ai pu répondre à ta question j'ai un peu fraudé j'ai essayé de partager le ressenti

Loïc sur ça c'est très clair sur le post-course est-ce que tu as le sentiment d'avoir déjà récupéré ou pas encore

Yannick oui j'ai mis du temps c'est un truc de fou parce que le décalage horaire il t'éclate complet il faut dire ce qu'il y a et après forcément quand j'ai terminé là je me suis vraiment lâché au niveau alimentation et tout on a dit on boit de l'alcool parce que forcément ça on avait enlevé tu vois on prend des gâteaux apéro on se fait des maxis apéro on prend des bons desserts on prend la bouffe du coin justement ceux de l'île donc franchement les pancakes américains, mais t'hallucine tu vois ton assiette l'assiette normale et en fait t'en avais deux et en plus de ton assiette que t'as commandé genre t'arrives t'es là tu fais ah ouais d'accord et toi tu te dis ça va peut-être pas me suffire parce que parfois t'imagines les paquets qui font juste un tiers de l'assiette même pas c'est le petit rond c'est le style blinis tu vois non c'est de la taille de l'assiette tu vois et derrière ils te mettent le truc t'es là tu fais mais ouais ok mais franchement c'est un régal c'est une crêpe mais Pécerpane Keiko exactement c'était grave fait plaisir tout ça donc forcément après le corps il assimile bien toutes ces merdes il te le fait comprendre forcément tu récupères donc moi j'avais pris une semaine de coupure totale parce que moi en fait j'avais pris deux semaines de vac mais j'avais forcément privilégié de venir qu'une seule semaine avant ok mais derrière rester une semaine après pour pouvoir visiter etc et donc après là j'avais quasi rien fait franchement en quasi-repo total. Et après, forcément, en revenant avec la fatigue du voyage, en plus, j'ai repris le boulot la semaine d'après dans la foulée quand je suis revenu. Je crois que j'ai juste eu un jour et après, j'ai repris le surlendemain. Donc après, il fallait le temps de se recaler, plus le boulot, plus après reprendre. J'ai mis un petit temps. J'ai dû mettre deux, trois semaines pour que le corps se réadapte un petit peu et il reprenne un rythme pour repartir, tu sais, sur la prépa marathon en fin d'année j'aurais pas voulu te demander

Loïc parce que t'as l'impression que c'est rapide comme récupération ou pas forcément

Yannick là je t'avoue que je trouve que c'était pas très rapide il y a des moments je disais au coach mais sérieux mais subir ça c'est long quoi au bout d'un moment je pense que c'est long

Loïc tu me fais me sentir mal là je crois que j'ai toujours pas récupéré ma PTL qui était genre en août, tu vois. Ah, mais bon. Mais bon, franchement, c'est super impressionnant. La prochaine étape, c'est quoi maintenant que tu as fait ça,

Yannick maintenant que tu as fait le championnat du monde à Hawaï ? Alors là, déjà, pour l'année prochaine, je passe en catégorie pro au vu des résultats que j'ai fait. Bravo. Merci. Donc là, je vais partir cette fois-ci à la première ligne avec les autres professionnels. Donc pour le moment, toujours avec les contraintes que tu connais, qu'on avait évoqué et tout ça toujours dans la recherche de personnes qui veulent m'accompagner dans le projet de pouvoir me professionnaliser dans le triathlon pour le futur et partager tout ça avec moi et donc après je vais essayer tout ça pour le moment de cette manière en continuant un peu mes sacrifices parce que j'ai envie de pousser en fait le curseur au maximum d'essayer de chercher la performance, de pouvoir un peu ce que c'est aussi quand tu pars avec les pros et tout ça et après quand tu pars

Loïc en tant que pro du coup avec les pros, tu seras pro

Yannick voilà c'est ça, donc du coup je vais faire ma saison comme ça et puis après on va voir ce que ça va donner, je pense que je vais prendre ça c'est même sûr, je le dis je vais prendre quelques petites fessées parce que la natation étant donné que c'est pas trop mon point fort ça nage très fort et tout ça après voilà je ferai ma course j'acquérirai de l'expérience ça me fera des bons souvenirs aussi et puis derrière il faudra apprendre de tout ça et puis comme ça je pourrai à nouveau le partager ce genre de choses donc on verra ce que ça donnera parce que je sais que les gens se posent un peu la question comment on fait pour avoir un peu cette double vie donc moi c'est ce genre de choses de pouvoir partager tout ça c'est des choses que je me régale de faire donc voilà

Loïc excellent écoute Yannick un grand merci c'était top d'avoir ce débrief de tes championnats du monde à Hawaï bravo encore une fois pour ta performance franchement mais tellement remarquable surtout quand on sait encore une fois allez écouter le premier épisode si vous ne l'avez pas fait mais quand on sait les conditions dans lesquelles tu t'entraînes dans le sens où tu as un job normal que tu travailles en plus de nuit que tu n'as pas particulièrement de sponsors qui t'aident financièrement, franchement c'est remarquable ce que tu as réussi à faire, hyper inspirant donc bravo pour ça et merci pour ton temps et puis je te dis, écoute il y aura un épisode 3 pour le débrief des championnats du monde mais version pro cette fois

Yannick Allez avec grand plaisir Loïc c'est toujours un plaisir d'être avec toi et continue ce que tu fais et d'autant diversifier aussi ta chaîne c'est vraiment top franchement je me régale je suis content de te connaître et d'être passé là-dedans et je vais continuer à écouter tes autres podcasts c'est vraiment super intéressant

Loïc génial merci beaucoup Yannick ça me fait super plaisir merci beaucoup très bonne fin de journée à toi du coup et à bientôt à toi aussi allez à très bientôt Loïc ciao

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

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