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Saison 2 EP·075 Parcours de vie #Ironman #Enduroman #Embrunman

10 mai 2022

Se sentir mieux et vivre plus avec Cyril Blanchard, 1er finisher français de l'Enduroman, coach, préparateur mental

Durée · 1h04 · Transcription disponible

Cyril

Le récit

Cyril est un athlète d'endurance, coach, préparateur mental et conférencier. Il a été le 1er français à terminer l'Enduroman, un triathlon au format démentiel entre Londres 🇬🇧  et Paris 🇫🇷

Dans cet épisode, Cyril nous explique avec beaucoup de sérénité et de sagesse le chemin qu'il a parcouru pour en arriver à sa quête actuelle : celle de se sentir mieux et de vivre plus. Ce chemin, qui a débuté avec d'abord la recherche de performance en entreprise, Cyril l'a poursuivi dans le sport. Il découvre le triathlon 🏊‍♂️  🚲 🏃‍♂️, boucle son premier Ironman et devient finisher de l'Embrunman, un nom mythique dans la discipline.

Et pourtant Cyril est aussi passé par des "creux de vagues", notamment sur le plan personnel, qui vont l'amener à prendre des décisions. Survient ensuite un soucis de santé, une péricardite pour nommer la bête 😰 qui va lui imposer un temps de pause et de redécouverte de sa personne, aussi bien psychologiquement que physiologiquement.

L'apogée sur le plan sportif, c'est sans doute pour Cyril l'Enduroman. 140 km de course à pied depuis Londres, une traversée de La Manche en 15 heures, puis un finish en vélo jusqu'à Paris. Avec un chrono sous la barre des 60 heures, il devient le 1er français finisher et bat au passage le record de l'épreuve 🥇  !

Entre quête de soi, recherche du bonheur, détermination et accomplissement personnel, nous avons eu un échange passionnant avec Cyril ! Un grand merci champion 🙏🏼  tout le meilleur pour tes prochains défis !

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #33 - Triathl'Aix Raid - Une fabuleuse aventure humaine en équipe
Épisode #46 - Lilian Dauzat - Entrepreneur & Aventurier - Maintenir la flamme de la curiosité pour continuer à grandir

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Transcription

Lire la transcription intégrale

Cyril On fait 140 km en courant le long du national qui n'est pas génial. Après, on a la traversée de la Manche à la nage qui se fait en vol d'oiseau sur 33 km. Avec les marées et les courants, on en fait à peu près 50, entre 40 et 45, 60. J'étais sur des courants élevés, donc j'en ai fait une soixantaine. Et une fois qu'on a fait ces 10, 12, 13 heures, 14 heures, 15 heures, 20 heures de nage pour certains, on finit par un peu moins de 300 km à vélo pour aller de Calais à Paris.

Loïc Hello, hello ! C'est Loic Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnels ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les Frappés ! Et bien bienvenue Cyril sur le podcast !

Cyril Merci Loic !

Loïc Je suis ravi qu'on puisse enfin faire cet épisode, on avait quand même échangé il y a quelques temps, je crois que c'était juste avant la naissance de ma fille, donc depuis voilà, bon, les choses, les journées se sont enchaînées et ont été bien remplies. Écoute, ce que je te propose, c'est peut-être tout simplement de commencer par nous expliquer qui est Cyril Blanchard.

Cyril Et bien déjà, je te félicite pour la naissance. Merci ! Et puis aussi pour être là aujourd'hui bien connecté avec moi et te remercie aussi pour partager auprès de ta communauté, eh bien les personnes qui ont un parcours de vie ou a priori ils ont des choses à partager. Donc moi, en ce qui me concerne, on porte le même nom tous les deux, je m'appelle Cyril Blanchard. Et aujourd'hui, fut un temps où on me reconnaissait pour être un dirigeant d'entreprise, fut un temps où on me reconnaissait pour être l'enduroman, le gars qui a fait cette épreuve entre Londres et Paris. Et puis aujourd'hui, c'est vrai que c'est marrant parce que quand je fais des épreuves de sport et qu'on m'interpelle, on me dit « Ah, salut Cyril, c'est toi qui as fait le podcast. Ah, salut Cyril, c'est toi qui anime telle rubrique sur le déplacement, sur le mental et tout. » Donc voilà, si on devait résumer ma carrière, c'est vrai que ça a été… Déjà quand j'étais gamin, j'aimais dépasser un peu les limites. Les miennes, j'étais globalement un peu discret dans les classes. Alors, je ne dépassais pas les limites pour me faire remarquer, mais c'était plus intérieur, je dépassais mes limites intérieures. Donc, je rêvais de tout, d'impossible. Et puis quand j'étais en pleine nature, je dépassais les collines, je dépassais les murs, les arbres, je grimpais partout. Donc, ça, c'était un petit peu mon ADN de dépassement. Et puis ça s'est traduit comme ça dans ma vie professionnelle, après un parcours commercial, école de co, assez classique. Mais j'ai bien aimé l'idée de pouvoir gravir les échelons, non pas pour être en haut, mais on m'avait dit, en tout cas, si tu veux être libre, soit t'hébergé, soit t'es en haut, t'as ta propre entreprise, t'es ton propre patron. Donc, ça m'a pas mal inspiré cette idée-là quand j'ai eu 18 ans. Et donc, je me suis mis en quête d'atteindre un peu le sommet des hiérarchies en entreprise, ce qui m'a amené à avoir des fonctions assez sympas dans le monde de la distribution, notamment chez D4, et puis après dans d'autres enseignes de la distribution. Voilà. Et puis, comme tu l'as dit, à un moment donné, il y a eu aussi des révélations dans ma vie, des moments un peu de... Alors, soit de grâce, où tout est juste magnifique, et puis à l'inverse aussi, il y a des moments de crasse, où là, c'est tout l'inverse. C'est la vie qui t'envoie des événements ou des circonstances un peu plus compliquées. Et bien, c'est peut-être plus dans ces moments de crasse que j'ai appris à découvrir des choses sur moi ou sur les gens, d'ailleurs, et à me dépasser et puis trouver des nouvelles ressources. Donc ça, ça s'est fait pas mal dans le sport, mais pas que aussi, avec des circonstances parfois pénibles, des accidents de route, des accidents de la vie, séparation, et voilà, tous ces genres de choses, ce n'est pas des choses agréables, mais c'est aussi là qu'on va chercher un peu sa quête intérieure pour pouvoir aller puiser un petit peu au fond de soi-même et trouver ce qu'il y a de mieux et puis vivre en harmonie avec ses aspirations personnelles et puis son environnement. Voilà, en quelques phrases.

Loïc Et présentation. Excellent. Donc, je te le disais en off, j'ai déjà eu la chance de voir une de tes vidéos TED, où tu partages quelques éléments sur ton parcours. Donc, je pense que j'ai à peu près la chronologie en tête, mais je l'ai trouvée hyper intéressante. et pour être tout à fait honnête, ça a fait écho un peu à certaines épreuves, en tout cas certaines phases de ma vie et notamment une par laquelle je suis en train de passer là, qui est après avoir eu des fonctions de leadership justement aussi dans la distribution, en l'occurrence chez Apple, un gros changement avec l'entrepreneuriat. Donc, bref, tout ça pour dire ton parcours m'a vraiment marqué parce que je m'y suis un peu identifié. Donc, je pense que ça serait intéressant peut-être pour les auditeurs, les auditrices, qu'on commence par, si j'ai bonne mémoire, cette phase qui va de tes 18 à 30 ans à peu près, où comme tu le disais, tu as été à fond focus sur plutôt la partie job. Et du coup, je serais curieux de savoir à quoi ça a ressemblé, qu'est-ce que tu y as trouvé ? Et puis, on parlera de la fin et de la transition que ça a déclenché après.

Cyril Ouais, ces années-là, c'est les plus belles années d'une vie, comme on dit, quand on a 20 ans. Et en fait, moi, j'avais à la fois le prisme de l'entrepreneuriat et puis le prisme aussi du sport, pour parler de développement personnel. Moi, c'était dans le sport. Et puis, au milieu de tout ça, il y a moi et la famille. Donc, d'un côté, j'ai fait quand même le choix de l'entrepreneuriat, même si j'étais très, très… j'avais beaucoup de temps et je considérais que le sport, c'était vraiment mon temps créatif, mon temps productif, mon temps plaisir, etc. Donc, j'y consacrais du temps. Je faisais du triathlon à ces années-là, ce que je fais toujours aujourd'hui d'ailleurs. Et donc, ça prenait, je ne sais pas, 10, 15 heures, 20 heures par semaine en fonction des objectifs que je me fixais. Et puis, il y en avait un qui me plaisait, c'était notamment le l'embraman. Donc, c'est une épreuve que j'ai faite en 2000. Donc, pour mes 26 ans, si je ne dis pas de bêtises, non. Alors, je ne sais plus exactement. Il faut que je reprenne mes notes et mon livre. J'écris tout ça. Mais en tout cas, je fais mon embraman en 2000. Et à côté de ça, j'ai une vie professionnelle qui est assez sympa. Je suis chez Descartes. J'ai franchi pas mal de cap dans cette activité professionnelle. Et puis, même jusqu'à être patron de belles structures. Et finalement, entre l'embraman d'à côté, des cadres bien réussis. Et puis, ma vie familiale où je suis papa de deux enfants. Globalement, tout est à peu près en équilibre. Tout est à l'air assez harmonieux. Et des belles réussites. Et puis, je le fais assez naturellement. Les gens me disent beaucoup à cette époque-là. Mais comment tu fais entre la charge de travail que tu as ? Pas mal de déplacements. Parce que je prenais beaucoup la voiture. Comme les magasins qui n'étaient pas toujours à côté de chez moi. Comme on bougeait beaucoup. Et donc, entre tous ces moments de professionnel. Le sport à côté. Les entraînements. Et puis, d'être papa avec tout ce que ça incombe. Comme responsabilité et de temps pour s'occuper des enfants. Et tout. Et donc, c'était une période de ma vie où j'ai appris à m'organiser finalement. J'ai appris à m'organiser. On a un ami en commun, toi et moi, qui s'appelle Cédric. Et je dois dire que Cédric n'est pas étranger à ce rythme de vie dans lequel je me suis mis. Parce que quand j'étais avec Cédric en école de co. Donc, on allait faire nos cours. Après les cours, on allait travailler chez D4. Moi, c'était chez GoSport. Après, on allait s'entraîner au Racing Club de France. Et puis après, il fallait rentrer à la maison. Alors, quand je dis rentrer à la maison, c'était une heure et demie de transport en commun. Le soir et le matin. Et c'était mon moment aussi où je faisais mon dev perso. Parce que je lisais des bouquins. J'adorais lire. Donc, dans le RERD. Voilà, je passais mon temps. Et le métro, je passais mon temps à bouquiner. Et faire du développement personnel. Ou m'évader. Voilà. Donc, finalement, j'ai appris à m'organiser, à me structurer. Et avoir une gestion assez fine de mon temps de travail et de mon temps tout court. Donc, c'est une période de ma vie qui était très riche. Et peut-être un peu trop d'ailleurs. Parce qu'à un moment donné, je me suis dit. Maintenant que j'ai presque tout fait. J'ai l'impression que je vais m'ennuyer. Maintenant que je me suis pas mal réalisé. Donc, c'est un peu sur la fin de mes 20 années. Ou début de ma trentaine en tout cas. Comme tu vas peut-être plus toi de t'y reconnaître. Et je pense que dans mon parcours, j'essaie d'exprimer les choses assez sincèrement. Parce que finalement, je me rends compte qu'on est tous un peu pareils. Qu'on traverse des périodes de crise, des périodes de doute. Et c'est dans ces périodes-là aussi, comme je disais tout à l'heure. On se rend compte qu'on n'est pas seul. Parce que des fois, on est dans le doute. On est même dans le creux de la vague. Et on a l'impression d'être tout seul dans cette situation. Alors que non. Tout le monde traverse ces périodes-là. Et ça fait partie de la vie.

Loïc Oui. Tu parlais de l'embraman. Tu as évoqué un peu plus tôt en intro l'enduroman. L'enduroman de mémoire, tu l'as fait après le creux de la vague ? Ah oui, bien plus tard.

Cyril C'est ça. Non, ça a 40 ans.

Loïc Ok, ok, ok. Bon, du coup, on en parlera un peu plus tard. Mais sur la partie gestion de front de plusieurs projets, avec une vie professionnelle avec beaucoup de déplacements, des responsabilités, donc très certainement extrêmement prenantes en temps et en énergie, plus le triathlon, plus ta vie de famille. Maintenant que tu as du recul par rapport à cette période, tu dirais que c'est quoi qui t'a permis d'être, alors je ne sais pas si on peut dire successful ? Oui, si, enfin, comment tu le définirais toi ? Est-ce que toi, ça te semblait normal ? Est-ce que c'était un objectif justement de mener tout ça de front ? Et quels outils ? Tu as parlé d'organisation, mais est-ce qu'il y avait autre chose qui t'a permis de réaliser tout ça en simultané ?

Cyril Oui, alors les outils, je suis assez fan d'outils, de productivité, donc à l'époque, il n'y avait pas les smartphones. Ça commence à arriver, donc j'étais plutôt sur les choses qui arrivaient. C'était, je ne sais plus, les téléphones avec des touches qui étaient bien fichues, et j'ai oublié le nom, bref. Donc, j'ai toujours été en tout cas assez curieux de tout ça, de la technologie, à l'époque, les ordinateurs, les premiers, et puis après Mac, etc. Enfin voilà, toujours trouver des outils, des ressources, maintenant des applications, on va dire, pour pouvoir me permettre de gagner du temps, d'optimiser mon temps. Et tous les temps morts, comme un peu l'exemple du train, en fait, les temps morts les occupaient à des choses qui pouvaient m'amener de la créativité, l'imagination, m'autoriser aussi à faire travailler ce qu'on pourrait appeler le cerveau droit, celui qui s'évade. Donc, pas être toujours seulement en prise. Donc, il y a un temps pour tout. Et j'ai toujours été quelqu'un qui dort bien aussi. Et ça, je pense que c'est fondamental. Même si on dort peu, au moins de bien dormir, le sommeil bien fait, bien maîtrisé, c'est quelque chose que j'ai fait intuitivement, de façon empirique, de pouvoir comprendre ça pour pouvoir passer des bonnes journées, et des bonnes journées, des journées productives. Donc voilà, cet équilibre éveil-sommeil, je pense que je l'ai plutôt mis naturellement dans ma vie. Mais pour répondre à ton autre question sur le côté successful, je crois que c'est le truc qui fait, moi personnellement, qui fait le plus peur. Des fois, on a peur de se planter, des fois, on a peur de ne pas avoir assez d'argent, la peur de ne plus exister aux yeux des autres, etc. On peut avoir plein de peur. Moi, il y en a une qui m'a fait pas mal perdre les pédales, c'est la peur de la réussite. En fait, c'est une fois que tu as réussi. Donc, quand j'ai fait mon Embraimane, par exemple, j'ai eu après cette petite période, mais période quand même assez significative, dans une vie d'un sportif, où c'est un peu le burn-out, c'est qu'est-ce que je vais faire maintenant ? J'ai réussi, j'ai eu ma médaille d'heure, j'ai atteint mon Graal. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire maintenant ? Il y a un peu cette période, en plus, comme il y a beaucoup d'entraînements, on est très focus sur un objectif sportif, quand on y est, il y a tout qui s'agrège, c'est l'instant de grâce, puis après, c'est l'instant de chute. Et qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Pourquoi je vais exister ? Qu'est-ce que le sens je vais donner à ma vie ? Qu'est-ce qui va faire que mon entourage va apprécier ce que je fais ? Va me suivre aussi ? Voilà, donc ça, c'était des périodes un peu compliquées pour moi, par exemple, après l'emprime, où là, clairement, j'ai fait ma petite dépression, ou une dépression tout court. Et pourtant, tu le disais tout à l'heure, moi, j'étais à peu près dans un bel équilibre de vie, très sécure au niveau financier, il y avait quasiment tout. Mais voilà, le tout, en fait, comme on peut aussi le constater parfois pour des personnes qui ont réussi, ça peut être aussi des périodes compliquées parce que le succès, on voit que ce n'est pas ça qui rend heureux. Donc, c'est aussi que je me mets dans une période, que je me suis mis, en tout cas, cette première fois de ma vie, je pense, dans une période de réflexion, de prise de recul, et puis d'introspection pour un peu se réinventer et puis voir ce qui m'anime vraiment parce que finalement, de faire l'embranmane à l'époque, ouais, c'était une belle réalisation personnelle, d'avoir une belle réussite au niveau professionnel, c'est bien aussi, mais ce n'est pas forcément, est-ce que c'est vraiment ce que je veux ? Je l'avais plutôt fait par rapport à des rencontres, des personnes qui m'avaient mis, en gros, une sorte de truc dans mon cerveau qui me dit, tiens, il faut que tu fasses ça, et moi, je le fais parce que, en gros, ils m'ont convaincu de ça. Mais OK, je l'ai fait, et en fait, je me rends compte à un moment donné que finalement, c'est quoi la prochaine étape si moi, vraiment, j'ai envie de me réaliser, si vraiment, je veux être heureux. Et pour être tout à fait honnête et sincère, c'est un peu délicat, mais comme j'en parle dans mon talk, t'as dit, dont tu parlais tout à l'heure, c'est vrai que c'est une période de ma vie où je, malheureusement, enfin, malheureusement, en tout cas, tu fais des enfants, ce n'est pas pour quitter la personne avec laquelle tu l'as fait, mais moi, je veux dire, voilà, on décide d'arrêter notre mariage avec ma première épouse, parce qu'à force de l'entendre me dire, tu n'es pas heureux, tu n'es pas heureux, tu n'es pas heureux, je me dis, peut-être qu'elle a raison, finalement, je ne suis pas heureux et mon équilibre de vie, ce n'est peut-être pas celui que je croyais. Donc, c'est un peu douloureux, mais c'est des choix et je pense que là aussi, une fois de plus, la vie s'est faite de choix. Alors, certains diront que c'est courageux de faire des choix, d'autres diront, ben oui, mais c'est destructeur. Mais bon, je ne sais pas où est la part de vrai, je pense que chacun a ses propres choix à faire, peu importe ce que diront les gens autour de soi et son développement personnel, parfois, ben oui, ce n'est pas toujours aller dans les codes de la société, ce n'est pas toujours aller dans les codes de la doxa un petit peu, ce qui est communément à faire ou ne pas faire et du coup, tu prends des décisions qui ne sont pas toujours les plus acceptables ou les plus tolérables ou que sais-je. Bon, après, mais c'est la vie, c'est ainsi et je pense qu'on a tous ces prises de décisions à faire qui vont nous amener, sans doute derrière en tout cas, à nous réaliser ou pas.

Loïc Complètement. Tu vois, ça me fait penser, je t'ai dit un peu plus tôt que ton parcours, quand j'ai découvert sur ce TED, en tout cas, m'a beaucoup parlé par rapport à ça au fait que parfois, la vie, c'est peut-être aussi prendre des décisions qui vont à l'encontre, tu vois, de ce qu'on veut nous faire croire, de ce qu'on essaie de nous faire voir comme le chemin unique. Moi, quand j'ai démissionné de chez Apple, j'ai eu beaucoup de réactions autour de moi, de gens qui me disaient mais tu es complètement fou, quoi. Financièrement, je travaillais en Suisse, donc tout allait très bien. Apple, bon, Apple, généralement, c'est soit on aime, soit on déteste, mais globalement, autour de moi, les gens étaient plutôt dans la partie fan, donc il y avait beaucoup d'incompréhension, tu vois, d'autant plus qu'au moment où j'ai démissionné, on savait déjà qu'il y a un bébé qui est arrivé, qu'on rentrait en France, que du coup, moi, je n'aurais pas de chômage, enfin, voilà, il y a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de réactions, d'incompréhension et presque d'inquiétude, tu vois, autour de moi, en disant, mais tu es sûr que tu réalises ce que tu es en train de faire là ? Moi, je ne l'aurais pas fait comme ça, c'était souvent ça, tu vois, moi, je ne l'aurais pas fait comme ça. Donc, ouais, je suis complètement, complètement d'accord avec toi, je pense que le vrai enjeu, c'est d'arriver à se poser les bonnes questions sur qu'est-ce qui nous rendrait heureux et à prendre les décisions, ouais, peut-être qui s'imposent, même si ce n'est pas, ce n'est pas les décisions qui sont communément considérées comme étant s'il y a à prendre.

Cyril Oui, oui, mais il y a d'ailleurs, enfin, j'aime bien faire aussi comme toi, interviewer des personnes qui m'inspirent ou qui ont des méthodes, des techniques, etc., ou des récits de vie qui sont intéressants et pas plus tard que la semaine dernière, j'étais avec une personne connue dans le monde de l'athlétisme qui s'appelle Ayodele et Ayodele, elle a fait les Jeux Olympiques à plusieurs reprises et là, elle a eu aussi ces périodes de créés ou ces périodes de questionnements, de doutes où elle a pris des décisions qui n'étaient pas celles communément, qui étaient celles à prendre a priori et elle me dit, un jour, j'ai appris à vivre en valeur absolue et vivre en valeur absolue, c'est répondre à toi, c'est se regarder dans le miroir, être sincère avec soi-même et prendre ses décisions indépendamment de l'environnement, du reste, etc. Et pour ça, il y a quelques clés, donc est-ce que c'est les décisions qu'on prend ou est-ce qu'être heureux, ça répond à des valeurs, est-ce qu'être heureux, ça répond à ce que ça fait sens pour soi par rapport à des décisions, on va prendre des choix qu'on va faire et par rapport à ça, d'avoir une structuration, un plan d'action qui va être cohérent et objectif sans avoir le regard des autres qui pourra nous influencer trop. Évidemment, il faut écouter, mais il ne faut pas que ça vienne trop non plus nous amener à prendre des décisions qui n'iront pas dans le sens de ce qu'on a envie de faire tout simplement. Donc, être heureux, c'est peut-être une quête très compliquée, très complexe, en plus que le bonheur, ce n'est pas quelque chose de figé. On a différentes phases de vie, le bonheur de quelqu'un de 20 ans, ce n'est pas le même quand on en a 30 ou 40 ou 50. Donc, c'est ça qui fait que c'est compliqué que dans notre vie, je pense quelque part, on a aussi ces crises, ces périodes de crise, ces périodes de doute parce qu'il faut se remettre en question, il faut se réinventer et c'est comme ça, c'est compliqué. On aimerait que ce soit plus peut-être un fleuve tranquille, mais je pense que si c'était comme ça, on s'ennuierait et ce ne serait plus la vie en fait.

Loïc C'est clair. C'est clair. Ok, donc tu disais qu'après cet embran, il y a peut-être une première phase, pour la première fois en tout cas, de profondes réflexions et avec un choix pas évident mais qui te semblait être peut-être une clé en tout cas vers le bonheur. Qu'est-ce que ça a donné une fois que ce choix et cette décision a été prise ?

Cyril Alors en fait, quand on fait des choix, quand on a ce genre de prise de décision et je pense qu'on est tous pareil, il y a une période d'adaptation et elle est assez longue d'ailleurs. On a une période où on sait ce qu'on a fait, on prend la décision et puis après, on se rend compte que finalement, la décision qu'on a prise, on n'avait pas toutes les informations. On n'avait pas… On est très optimiste, c'est génial, mais on est un optimiste qui n'est pas très informé. Et puis un coup, on commence à avoir toutes les informations, on voit les bases de données, là on se rend compte que c'est plus compliqué que prévu et on est dans une période un peu de pessimisme et c'est normal. Alors soit on va en arrière et finalement, j'étais bien chez Apple et peut-être qu'ils vont me reprendre. Et puis, c'est ce que font quand même beaucoup de gens, les réflexes qu'on a. Peut-être on se réveille un matin et on se dit mais en fait, j'ai été con d'avoir fait ça. Moi, le premier. Donc, quand je prends mes décisions, j'ai été con d'avoir divorcé, d'avoir fait… C'est très compliqué, c'est beaucoup plus dur. Je rends malheureux des gens, des personnes autour de moi, etc. Je suis dans l'incompréhension, eux aussi d'ailleurs. Mais donc, il y a deux options. C'est soit effectivement, on fait machine arrière et on revient un petit peu sur ses décisions et c'est ce que font certaines personnes. Moi, ce n'est pas mon genre en tout cas. Quand je prends une décision, je reviens un peu en arrière, j'avance. Et en général, après, ce qui se passe, c'est que… Alors, la vie n'est pas cool parce qu'en plus de ça, quand on est dans cette période un peu complexe, il y a plein de choses qui arrivent et souvent, ça vient nous mettre encore plus le doute et ces choses-là, ça va être un accident, ça va être la perte de quelqu'un, ça va être des choses qui sont assez lourdes et la vie m'a montré qu'au travers de moi et d'autres personnes, plein de gens qui j'ai questionné, en fait, quand ils prennent des décisions derrière, c'est un vrai parcours du combattant. C'est vraiment… La vie, elle est dure, elle nous teste. Mais voilà, si tu te ressources bien, tu gères ton énergie et tu gères aussi… Tu t'entoures de personnes qui sont plutôt bienveillantes, après cette période de tempête ou la période de néant, il y a le meilleur qui arrive derrière. Et c'est ça qu'il faut se dire, c'est qu'il ne faut pas lâcher, entre guillemets, il faut être un petit peu persistant, persévérant, je ne sais pas quel est le terme, le objectif le plus approprié. Mais il faut se dire qu'au bout du tunnel, il y a la lumière et là, en général, c'est pour du mieux derrière. Ça, c'est certain. Donc, moi, mon mieux, ça a été après la rencontre avec une personne qui s'appelle Laurence et qui m'a suivi dans mes aventures et qui m'a donné de l'espoir par rapport à ces projets que j'avais ou ces visions ou ces désirs. Et finalement, la vie a pu se refaire par rapport à de nouveaux équilibres avec de nouvelles personnes et toujours en préservant aussi le passé. Parce que le passé fait partie de notre présent, mais ce n'est pas celui qui doit non plus nous noyer ou nous faire toujours rester dans ce passé et ne pas aller vers notre avenir. Donc, voilà, considérer qu'on a un passé avec des gens qui sont bienveillants et qui sont là pour nous et vice-versa, on est là pour elles et pour eux. Et puis, après, on a la migration qui peut se faire vers cette nouvelle aspiration et ces nouveaux projets.

Loïc Oui, complètement. dans ton tête, il y a un fil rouge que tu suis que j'ai trouvé particulièrement intéressant qui est celui de la connexion avec ton corps. Donc là, tu viens de nous expliquer que tu vois, voilà, 26 ans, enfin, en tout cas, autour de tes 30 ans, il faudra qu'on vérifie dans ton livre, mais tu boucles l'embranman. Donc, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, c'est un peu des légendes du triathlon, en tout cas en France, qui a lieu vers Embrun tous les étés, qui est particulièrement difficile. C'est quoi ? C'est surtout le dénivelé sur la partie vélo, il me semble, qui fait que c'est un gros, gros challenge.

Cyril Oui, oui, alors c'est vrai que pour certains, aujourd'hui, on pourrait dire l'embranman, ça fait partie de ses mythes, de ses légendes, mais il y en a d'autres qui ont été rattrapés par d'autres, parce qu'on est dans une période où depuis quelques années, on aime bien le plus, toujours faire plus, toujours plus dur. Alors chacun peut apprécier ou ne pas apprécier d'ailleurs, mais en tout cas, l'embranman reste en tout cas le triathlon le plus dur parce qu'à l'époque, quand ça a été créé, il y a plus de 30 ans maintenant, il y avait la nage de 4 km, mais surtout après le vélo avec le col de l'Isoire, les 180 km, et puis si ça s'arrêtait au col de l'Isoire, non, il y a plein d'autres difficultés et puis on termine après avec le marathon dans une, voilà, c'est un peu la fournaise par moments, cette période de l'année. Donc voilà, c'est ce qui fait que cette épreuve quand elle a été créée, le triathlon le plus dur au monde et voilà, dans l'esprit collectif, oui, ça a marqué et il y a beaucoup de triathlètes quand ils se disent je vais faire un Ironman, non, je vais faire, alors soit je vais faire un Ironman pour le label IM ou soit je vais faire un Brahman parce que c'est la légende quoi.

Loïc Oui, oui, excellent. Donc tu vois, je me doute que pour terminer un Brahman, évidemment que, tu en parlais, tu as dû réussir à trouver un équilibre entre vie familiale, ton job et les entraînements. Spontanément, on pourrait penser que, voilà, tu étais quelqu'un de, enfin tu l'es toujours, mais d'équilibré qui pratique une activité physique très régulière donc plutôt quelqu'un qui est à l'abri, on va dire, de pépins de santé. Tu vois, c'est un peu spontanément ce qu'on pourrait se dire et pour autant, dans ton TED, tu évoques une galère qui t'est arrivée qui a un peu tout chamboulé donc est-ce que, est-ce que tu pourrais peut-être nous en dire un petit peu plus ?

Cyril Oui, je confirme assez bien à mes 26 ans puisque je suis en 1974 donc à 26 ans on est en 2000 et je fais l'embraman c'est bien ça et derrière en fait je fais mon, comme je disais tout à l'heure, mon burnout donc là c'est un petit peu ma tête qui est en plein questionnement et je suis en plein doute qu'est-ce que je veux et j'intellectualise vachement les choses quoi donc je suis hyper câblé dans ma tête mais trop d'ailleurs et mon cerveau il ne pète pas un fusible mais tu vois il y a des connexions qui ne se font plus et c'est la perte de repères donc voilà, il faut se réinventer et bon, c'est là qu'il y a des décisions qui arrivent derrière parce que bon, voilà, je crois qu'il y a entre le moment où il y a ça et puis le moment où il y a la prise de sillon de changer de vie et tout il se passe quand même quelques années mais après derrière bon voilà, nouvel équilibre de vie la trentaine là cette fois-ci j'essaie d'être un peu plus vigilant sur le mental et puis le fait que mon corps aussi à un moment donné il a été un peu mis à l'épreuve parce que quand j'ai fait mon burnout j'étais fatigué quoi je n'avais plus trop d'énergie c'est un peu le corps qui lâche par moment tu n'as pas envie de te saquer du lit comme on dit dans le nord où j'étais et donc voilà c'était une période un peu complexe mais bon, j'ai retrouvé mes équilibres une femme qui m'aime et qui m'apprécie pour ce que je suis avec mes projets et voilà et puis je repars là-dessus mais oui, pour répondre à l'événement qui marque ma vie là pour le coup c'est 36 ou 37 ans un peu plus tard et là avec le sport à nouveau toujours les Ironman l'UTMB c'était en 2007 mon UTMB et en 2011 en fait donc on est quand même plus tard après ce qui se passe c'est que je fais pas un arrêt cardiaque je crois que c'est un arrêt cardiaque parce que j'ai tous les symptômes en fait de me réveiller en pleine nuit avec un bras un peu paralysé les taux au niveau du diaphragme j'arrive plus à respirer etc mais bon je me retrouve aux urgences et là on me dit effectivement vous faites un infarctus mais bon donc c'était pas un infarctus en fait c'était une péricardite voilà donc je me retrouve donc une structure spécialisée à Évecmont dans le 78 et là on me dit non non ça va soyez rassurés à échelle de 1 à 10 combien vous êtes j'étais 1 enfin moi j'avais super mal vraiment je suis un dur au mal quand même après tous les effroits que je fais je peux dire que là j'avais vraiment mal et donc voilà tous les tests ils me font une coronographie et puis là on me dit non non il n'y a pas d'infarctus mais par contre vous n'allez pas être bien pendant un certain temps et donc la péricardite c'est une inflammation du péricard donc du coeur avec une poche d'eau on n'arrive plus à bien respirer le moindre effort en fait on n'a pas de force donc je n'ai pas fait de sport ou quasiment pas pendant les 6 mois qui ont suivi cet événement là parce que c'était vraiment pire qu'une fracture des fractures dans ma vie j'en ai plein mais une fracture ça serait guéri assez vite là pour le coup le coeur la pompe elle marche plus bien on est fatigué on est essoufflé et donc quand je me remets à faire du vélo au bout de quelques mois avec les copains je les vois partir dans la montée moi je suis complètement scotché à ce moment là de ma vie je me dis mais plus jamais je vais pouvoir faire de sport c'est impossible donc là c'est une alerte cardiaque c'est pas la tête c'est pas le corps c'est le coeur qui lâche en tout cas c'est mon interprétation c'est comme ça que je le vois pourquoi ? parce que je pense que premièrement si on prend un peu les épisodes que j'évoquais la tête en fait on a l'impression que c'est le mental qui fait tout que grâce au mental on fait plein de choses mais oui sans doute sauf qu'à un moment donné c'est le corps qui dit stop parce que comme je l'ai appris moi depuis sur la préparation mentale en sophrologie ou avec des personnes qui m'ont accompagné dans mes épreuves on va en parler de l'enduroman sans doute après d'ailleurs mais on m'a très vite fait comprendre et la preuve dans le travers de mon parcours c'est que le corps il est plus fort que le mental c'est le corps qui va dire stop donc quand on fait de la préparation mentale certes il faut travailler le câblage cérébral et tout mais c'est apprendre à écouter son corps surtout apprendre à identifier tous les signaux les signaux forts évidemment les signaux faibles et pour pouvoir amener la machine plus loin mais en respectant justement tout cet aspect physiologique entre la connexion de la tête et du corps et c'est un aller-retour entre les deux très voilà qu'il faut mettre en oeuvre et puis alors pour le coup là cet épisode de ma vie c'est pas le corps c'est pas la tête c'est le coeur donc si on va trop loin et pourtant moi j'ai pas de problématique voilà ni génétique ni cardiovasculaire et bah si on va trop loin bah à un moment donné il y a il y a d'autres parties du corps qui peuvent dire stop quoi donc on a beau se sentir bien il faut être toujours un peu vigilant sur ce qu'on veut si ce qu'on veut on le fait bien en harmonie avec un corps qui est bien qui est bien entraîné et puis aussi être en adéquation avec ses aspirations personnelles fondamentalement ce qu'on fait ce qu'on aime être bien entouré et puis d'écouter de s'écouter souffler de s'écouter respirer j'ai découvert à 40 ans que je savais même pas respirer bon alors j'ai réappris à 40 ans à respirer avec l'abdomen non pas avec les poumons enfin voilà tout un tas de processus extrêmement basiques extrêmement simples j'ai réappris à respirer j'ai réappris à marcher aussi parce que marcher c'était compliqué et là quand tu rapprends tout ça tu dis mais en fait je savais pas respirer avant je savais pas marcher avant je marchais de façon automatique mais sans me rendre compte de toute la mécanique corporelle parce que c'était des automatismes qu'on a des postures qu'on a qui sont le fruit parfois de mauvais apprentissages ou d'accidents et du coup on est complètement déséquilibré sans s'en rendre compte on respire pas de façon harmonieuse pas donc structurée ou pas régulière en tout cas c'est saccadé on coupe son souffle on s'en rend même pas compte ça c'est souvent lié au stress ou lié à pas mal de choses donc je réapprends ça puis je réapprends à marcher les postures bien me tenir plus avoir mal au dos mais oui c'est bête je m'avais jamais appris ça voilà donc il y a tout un tas de processus pour réapprendre à écouter son corps et à mieux vivre au quotidien et ça c'est ce que j'apprends à faire aux gens parce que c'est vrai quand les gens autour de moi me disent Cyril j'arrive plus à dormir Cyril j'arrive plus à j'arrive plus à contrôler mes émotions je suis en stress total en fait il y a un réapprentissage de tout ça à faire alors bon tant que ça tient globalement on change pas les habitudes mais un jour la machine a dit stop et là on est obligé de regarder tout ça

Loïc quand tu t'évoques tout ce que t'as appris après cette pardon cet accident je sais pas si on pourrait dire on pourrait le cacher d'accident mais j'ai l'impression quand même que ça a presque été une chance au final que cet événement se produise par rapport à tout ce que ça a déclenché comme réapprentissage derrière

Cyril on est mal foutu en fait l'être humain il est très mal foutu c'est qu'il faut qu'il y ait malheureusement des événements comme ça pour qu'on repense le changement voilà et donc souvent tant que ça tient c'est le fameux truc c'est mieux de changer le pansement parce qu'on a un bobo on a un accident allez c'est pas grave on répare on colmate on fait un petit peu de trucs de bricolage tu vois mais malheureusement ça va amplifier les problématiques et puis à un moment donné il y a un truc qui va vraiment péter et là il faut reprendre les choses et il faut penser le changement et c'est ce qui m'arrive à ce moment là c'est qu'il faut que je repense différemment il faut que je revoie un petit peu les choses et finalement ce qui est compliqué c'est pour nous être pauvre être humain c'est que il faut être confronté à ça on n'a plus le choix donc on n'a plus le choix finalement pour mettre en place des choses et moi je pense souvent et même presque tout le temps dans ces circonstances à Philippe Croison parce que c'est un pote à moi et Philippe quand il raconte qu'il n'a plus de bras il n'a plus de jambes et c'est de ce jour là en fait c'est pas en 1995 quand il a fallu lui tomber dessus qu'il a dit quelle chance non mais quelques années après quand il se met à croire en ses rêves à traverser la manche à nage à faire le Paris Dakar et à écrire des livres à se mettre à rêver d'aller dans la capsule SpaceX avec Elon Musk etc en fait il dit je vis je survis mais en deux mots je suis j'ai une vie de fou alors que j'étais en mode survie mais c'est à dire je suis mort j'avais mes membres mais j'étais mort donc moi je pense souvent à lui parce que quand je m'écoute quand j'écoute les gens finalement la vie sert à se résumer à des choix et tant qu'on n'a pas le courage d'assumer ses choix il ne se passera pas grand chose mais on est en mode voilà je vis tranquillou et certains disent j'entends même des gens comme Johan Spuck qui disent avant d'avoir cette révélation de faire du sport de quoi j'étais mort je fumais je picolais j'étais mort et depuis que j'ai eu ce choc en tout cas ce déclic aujourd'hui c'est un super athlète et puis il dit là je vis vraiment je ne dis pas qu'on décide de vivre ou de mourir mais simplement que des fois l'être humain c'est vrai qu'il va la faciliter c'est notre cerveau il est un peu cool notre cerveau il va toujours la faciliter il va imagine face à toi tu as deux chemins tu as un chemin tu as un chemin facile et tu sais que ça va être l'emmerdement total et tu as un chemin complitier et tu sais que ça va être top génial évidemment si je te dis ça comme ça tu te dis je vais prendre le chemin complitier et ça va être top génial sauf que notre cerveau lui spontanément chaque matin quand il se réveille ce n'est pas le chemin qu'il prend il prend l'autre notre cerveau il est comme ça il va toujours à la facilité et on n'en est pas conscient

Loïc c'est passionnant c'est passionnant et tu vois pour celles et ceux qui connaissent Johan je pense qu'ils sont complètement d'accord avec toi je ne sais plus exactement parce que j'ai découvert son enfin je l'ai découvert il y a quelques années déjà je ne sais plus s'il y a eu un élément déclencheur qui fait qu'il s'est mis à la course mais son histoire d'ancien gros gros fumeur de mémoire aujourd'hui qui fait partie des meilleurs trailers au monde ça reflète un peu ça tu vois et Philippe Croisan je ne savais pas que tu le connaissais effectivement je trouve que c'est une super expression tu vois de dire qu'il survit depuis son accident qui était en 95 c'est ça 95

Cyril et à traverser la manche à la nage quand même elle est en 2010 ou 11 donc il se passe quand même un sacré temps et là c'est un enseignement aussi qu'on peut partager ensemble c'est la capacité de l'être humain à être patient moi je suis un impatient j'apprends la patience mais je pense que j'ai encore de nombreuses années d'apprentissage mais évidemment si tu vois si on prend un petit peu l'image des deux chemins un chemin facile un chemin compliqué et si tu dis je vais prendre le chemin compliqué parce que ça va être génial ouais mais si on dit que ça va durer 10 ans ah je ne sais pas pour le coup 10 ans ça va être un petit peu long quand même et Philippe Croisan il n'avait pas le choix en fait quand je dis à faire des choix c'est que nous toi comme moi on a cette chance de pouvoir faire des choix et il y a des gens dans la vie ils se réveillent un matin ils n'ont plus le choix parce qu'ils perdent un bras parce qu'ils ont une maladie cardiovasculaire parce qu'ils découvrent qu'il y a une maladie génétique en eux ils chopent la maladie de Lyme etc enfin tu vois des trucs comme ça et de ce jour là tu n'as plus le choix donc comme tu n'as plus le choix le chemin compliqué tu es obligé de le prendre et tu sais qu'il y aura un meilleur derrière mais ça va être long et tu aimerais bien que ce soit demain sauf que ce sera même pas après-demain après-après-demain après-après-demain et c'est ça qui est fatiguant d'où le côté persévérant résilient ténacité il y a aussi le mot de ténacité d'être ténace parce que ça demande beaucoup d'énergie et de ressources mais c'est à la fin ouais c'est une belle réalisation qui nous attend

Loïc ouais alors toi au moment où tu il t'arrive cet accident le péricardite c'est ça ?

Cyril ouais une péricardite ouais ouais

Loïc péricardite ouais j'ai un bah justement je te disais qu'on fait la PTL cet été avec deux anciens invités et j'ai eu le Covid récemment donc on devait faire un entraînement ensemble je vous une petite parenthèse et donc je demande à mes deux coéquipiers Xavier et Brice s'ils sont ok pour que je vienne même si a priori j'étais quand même bien malade etc je savais pas que j'avais le Covid et Xavier qui est kiné me dit non non non surtout pas il y a des risques de péricardite et donc c'est là où en fait je connais j'en avais jamais entendu parler ce qui est quand même fou parce que ouais enfin moi je suis plutôt de l'école tu vois où avec mon club où les copains quand on était malade c'était en traiter le mal par le mal tu vois donc t'as un rhume tu vas courir ça débloque tout et en fait j'ai découvert que ça peut être potentiellement hyper dangereux quoi et que ça peut déclencher ça peut amener une péricardite mais bon bref ! donc quand t'as cette péricardite qui toque à la porte toi pour le coup ta réaction enfin à quel moment est-ce que tu t'es dit je prends le chemin difficile et ça va ressembler à un enduroman

Cyril c'est ça en fait là j'ai pas le choix c'est tu sais que chaque matin tu te réveilles tu dois prendre tu dois prêter une grande attention à ta respiration tu dois prêter une grande attention à chaque geste et t'as pas le choix donc en fait ton cerveau en fait il faut le il faut le il faut le le réentraîner voilà je cherchais le terme pourtant c'est évident il faut réentraîner ton cerveau à cette nouvelle mécanique à ces nouveaux gestes etc et c'est compliqué mais c'est génial comme tu disais dans cet événement malheureux derrière on sent qu'il va y avoir des choses nouvelles ou des belles choses bah oui effectivement parce que tu réapprends des choses simples et en faisant ce réapprentissage et de bah après ces nouveaux automatismes que tu es en train d'enclencher bah sont plus naturels sont plus harmonieux pour toi comme tu es plus équilibré tu es plus aligné tu respires mieux ton corps est plus voilà tes postures sont plus sont plus harmonieuses pour toi bah qu'est-ce qui se passe c'est plus harmonieux pour les autres et ça se ressent donc du coup vis-à-vis de mon environnement vis-à-vis des autres etc bah il y a une connexion qui se fait un peu différemment et puis par rapport à l'univers alors si on veut croire un petit peu à l'univers ou ce genre de choses mais en tout cas être unis avec soi c'est pour être mieux mieux unis vers les autres unis vers les autres et donc moi par rapport à ça il y a des nouvelles connexions des nouvelles rencontres et des opportunités qui se mettent en oeuvre donc notamment bah dans le monde du travail je rencontre des gens qui sont géniaux je me mets aussi une nouvelle discipline sur le développement personnel d'aller rencontrer des personnes de lire de nouveaux bouquins et pour le coup bah je comme par par un heureux hasard mais il n'y a pas de hasard dans la vie il n'y a que des rencontres et bah en fait ces gens que je rencontre je me connecte avec elles et pour le coup il y a des liens qui se mettent en place et puis un jour en fait je veux m'inscrire sur une épreuve pour mes 40 ans je veux m'inscrire sur le Northman donc là on parlait de mythes avec l'embraman à nouveau je vais aller je vais chez maquette mythologique je vais m'inscrire au Northman parce qu'il y avait ce super tout le monde en parle encore aujourd'hui comme quoi Canal Plus ils font des reportages qui sont absolument géniaux donc intérieur sport et je vois le Northman et là ça me fait vibrer comme tout un tas de personnes sauf que moi bah je suis comme tout le monde j'ai un temps de retard sur ce coup là en tout cas et bah je ne suis pas pris sur l'épreuve parce que j'ai pas été voilà il y avait un tirage au sort et je n'ai pas été pris donc je suis très énervé vraiment je suis vraiment ah j'ai la haine la rage donc je m'inscris sur le Swissman qui fait partie du même du même circuit et là pareil je ne suis pas pris non plus je lui dis bon je ne vais pas faire le Scotlandman le Scotlandman ou je ne sais plus en Écosse parce que ça m'intéresse

Loïc Sethman

Cyril Sethman exactement je lui dis ça va vous foutez de moi là donc bah tant pis pour vous je vais faire autre chose et je suis allé faire l'Altriman donc je ne vais pas refaire l'Altriman mais très très déçu pas de faire l'Altriman mais de ne pas avoir fait ces épreuves là et quand je fais l'Altriman pour mes 40 ans je vois passer un email un copain de mon club qui envoie un email tu connais l'Enduroman moi j'avais jamais entendu parler et puis bah voilà la petite graine a été posée dans mon cerveau je vois le truc c'est quoi ce truc de fou n'importe quoi je fais next c'est débile je suis un gros con quand tu vois des choses nouvelles je suis quand même beaucoup de gens non c'est nouveau c'est nul c'est n'importe quoi qu'est-ce qu'ils sont en train de faire le plus le plus mais quand même et puis finalement comme je n'ai pas fait l'épreuve dont je rêvais j'étais énervé et tout quelques mois passent et je revois cette fois-ci un mail d'Enduroman parce que j'ai dû m'inscrire à leur newsletter ou je ne sais pas quoi et je vois l'explication de l'épreuve je dis bon allez une épreuve qui part de Londres à Paris ça c'est génial parce que c'est un triathlon qui ne tourne pas en rond il y a vraiment une sorte de périple d'une vraie aventure on part d'un endroit pour arriver à un autre en plus le côté symbolique départ de Marble Arch à Londres on peut arriver à l'arc de Triomphe triomphant à Paris il y a tout ça commence à me parler ça vibre en moi et ça résonne vraiment en moi et puis je me dis je ne suis pas trop mauvais nageur ça va moi mon sport de base c'est la natation ce n'est pas la course à pied ni le vélo et la manche à la nage tout le monde a peur moi aussi le premier mais je me dis peut-être que finalement avec toutes ces années d'expérimentation dans les bassins dans les lacs et dans les mers finalement c'est peut-être à m'apporter et puis voilà et là ça câble un peu comme un Philippe Croissant quand il se dit tiens je vais faire la tracée de la manche à la nage parce qu'à la télé j'ai vu une jeune femme faire ça et puis après un an ou deux ans après il se dit tiens en fait je vais le faire donc ça germe en moi et puis je me dis finalement et j'appuie sur le bouton et là c'est là que tout s'enclenche parce que j'appuie sur le bouton ces fameux déclics et en même temps il y avait ces rencontres il y avait ces nouvelles cette nouvelle alchimie autour de moi et bien en fait la connexion se fait entre le déclic et mes rencontres parce qu'en fait du moment où j'appuie sur le bouton pour m'inscrire j'en discute avec les gens qui m'inspirent et qui ne sont pas forcément dans le monde du sport un spécialiste du sommeil Philippe Croissant spécialiste du mental de la nutrition etc et finalement de fil en aiguille je me rends compte que je suis en train de monter une équipe en discutant avec ces gens là et parce que tous me disent Cyril si tu fais ton truc ton truc de fou ton machin tu peux compter sur moi je vais t'aider et là il y a double phénomène le premier c'est de se dire il y a des gens qui ont confiance en moi qui croient en moi qui vont m'aider qui vont m'accompagner et puis en plus qui vont me permettre de le faire sans trop me prendre la tête sur un budget et puis mais ce côté aussi qui suis-je moi pour être aidé par des gens pour avoir une équipe tu vois qui se monte comme ça alors que c'est hyper égoïste quoi c'est mon projet à moi je suis tout seul à faire ça ils sont tous là pour moi y compris ma femme y compris des amis etc et j'ai vraiment un sentiment de leur prendre tout leur temps tout leur attention pour un truc qui ne les concerne pas et mais en fait finalement entre les personnes qui m'aident et qui ont vraiment envie et puis ce que je dis là finalement ça fait quelque chose de très cohérent parce que là on dit Cyril ce que tu vas vivre on ne le vivra pas deux fois dans notre vie ah ouais ça me motive encore plus ça me retient un petit peu le côté imposteur tu vois du gars de l'égoïste qui acquiert tout le monde pour sa cause personnelle parce que ça me dépasse à un moment donné c'est pas ma cause personnelle même si je veux être le premier français à finir cette épreuve mais mon coach mental il me dit bon t'as les compétences pour le faire mais t'as pas besoin de moi et là il fait un truc il fait un point d'ancrage un coup de PNL là le coach et il me dit en gros si on le fait ensemble tu bats le record du monde poum voilà donc en gros et puis voilà il y a toute une alchimie à ce moment là et un contexte qui fait que ça y est là aussi il y a un truc qui se passe dans ma tête et voilà donc toute l'équipe se crée comme ça et donc moi mon défi c'est d'être le premier français à faire cette épreuve parce que je trouve ça sympa de dire que je vais battre le record d'un Australien quoi et voilà donc j'ai pas celui qui a les meilleures dispositions je suis pas j'ai pas une superbe de Max elle doit être autour de 55 c'est une catastrophe mais voilà entre ça l'expérience que j'ai acquise toutes ces années et puis et puis l'envie l'envie l'envie vraiment d'avoir un truc d'avoir dans ma vie un truc qui est assez exceptionnel ou un truc assez délirant assez fou en fait c'est ce qui fait sens pour moi et l'épreuve se fait donc c'était en 2016 et voilà tout était prêt au démarrage quand le chrono se lance avec l'arbitre anglais je sais pas pourquoi tout le monde me dit autour de moi ou a posteriori tout le monde me dit on savait que t'allais le finir c'était évident quoi tout était aligné quoi tout était écrit

Loïc et donc tu le fais est-ce que tu peux peut-être déjà nous rappeler les distances je sais pas si c'est si le parcours est le même tous les ans ou pas

Cyril c'est pas le plus beau parcours du monde mais bon entre Londres et Paris il n'y a pas que des belles routes il n'y a pas que des belles mers non flux mais bon on fait entre 140 km en courant le long d'une nationale qui n'est pas géniale mais bon voilà on part de Londres et on arrive au bord de mer à Douvres en passant par Folkestone et puis là une fois qu'on a fait les 140 km alors le chrono ne s'arrête pas c'est un chrono qui se met en route au mont du départ et qui s'arrête à l'arrivée donc chacun gère sa vitesse et gère ses arrêts comme il le souhaite sachant qu'on a une semaine pour le faire maxi et mini le plus vite possible et après on a la traversée de la Manche à la nage donc qui se fait en vol d'oiseau sur 33 km mais avec les marées et les courants on en fait à peu près 50 entre 40 et 45 voire 60 moi j'étais sur des courants élevés donc j'en ai fait une soixantaine ça perd c'est plus dur mais ça fait dériver un peu plus donc ça rallonge la distance pas forcément le temps parce qu'on nage plus vite comme on est avec les courants mais on va moins en ligne droite et une fois qu'on a fait ces 10, 12, 13h, 14h, 15h 20h de nage pour certains moi je l'ai fait en 15h un peu moins de 15h je voulais le faire en 12 bon je l'ai fait en 15h et à la fin on finit par un peu moins de 300 km à vélo pour aller de Calais à Paris et tout ça en s'arrêtant le moins possible

Loïc quel monstre d'épreuve hallucinant mais tu disais la Manche souvent ça fait peur aux gens enfin très clairement la deuxième personne je te parlais de Xavier le kiné avec qui je fais la PTL la deuxième personne c'est Brice qui a fait l'enduroman aussi et qui a mis je crois pour la traversée de la Manche avec les courants il nous disait 24h et rien que d'imaginer ça 24h dans l'eau dans ta combi avec tes lunettes sur les yeux

Cyril je le connais Brice c'est un mec qui est étonnant comme c'est pas possible moi quand je l'ai vu s'entraîner pour l'enduroman vu sa nage vu la vitesse à laquelle il allait j'avais vraiment des doutes et en plus quand on discute avec lui c'est un gars qui est d'une discrétion qui est simple qui est on ne le croit pas on ne le croit pas on ne croit pas possible qu'il fasse ça et il l'a fait comme tu dis en plus en 24h moi il a toute mon admiration et mon respect à Brice c'est vraiment quelqu'un qui est il est d'une humilité en plus impressionnante et voilà mais il est extrêmement résilient et il n'a pas de doute en tout cas si il est bourré de doute en plus ça qui est terrible je me rappelle de lui quand j'étais en stage avec lui il posait plein de questions et tu sentais qu'il y avait un doute incroyable mais en fait c'est ce doute alors comme et à côté de lui il y avait un autre un de ses collègues qui lui a l'aversé avec aucun doute et lui pour le coup il n'y a pas d'équation avoir des doutes ou ne pas avoir de doutes mais il n'a pas réussi à faire ce projet Brice il a réussi il s'est consolidé à force de doutes de doutes de doutes de questions de questions de questions de questions il a toutes les réponses à ces questions donc voilà son cerveau maintenant il est rassuré c'est bon je vais y arriver et il l'a fait incroyable

Loïc en tout cas cette partie traversée de la manche assez dingue l'épreuve en général est complètement folle mais alors la manche parce qu'il y a vraiment autant tu peux dire bon sur les triathlons entre guillemets classiques tu vois même même Ironman la distance est longue mais tu maîtrises quand même un certain nombre de paramètres t'as accès aussi la nage est souvent en bassin enfin en bassin c'est pas de l'eau à part en Nice mais je crois que enfin peut-être que je me trompe d'ailleurs mais spontanément tu vois moi tous les triathlons que j'ai fait c'était en lac donc tu peux dire bon conditions météo c'est vrai que

Cyril les gens m'ont posé des questions que je trouve étonnantes moi mais comment t'as pas peur de la profondeur

Loïc ouais c'est vrai que c'est un truc

Cyril on a génie sur un bramain on fait aussi t'as pas peur des poissons des requins des machins parce que bon il y a des requins mais ils sont pas méchants dans la manche il n'y a qu'une race et elle est pas méchante t'as pas peur des pieuvres des méduses etc. qui vont te piquer aussi un peu l'eau froide ça s'y aussi beaucoup parce qu'elle est à 14 degrés les bateaux les bateaux qui circulent les tankers c'est le couloir le plus fréquenté dans le monde la manche et donc on voit ces gros tankers qui passent là mais t'as pas peur de te prendre un bateau non bon non je pense que l'organisation c'est ce qu'elle fait quand même le bateau de pilotage on le suit on est à côté et on sait ce qu'il fait le pilote voilà bref en tout cas il y a un moment donné comme tu dis oui il y a une partie on doit se rassurer on doit être en confiance parce que c'est des problématiques liées à sa propre performance à soi mais il y a aussi des choses qui sont liées à l'extérieur l'environnement extérieur il faut être plutôt en lâcher prise par rapport à ces événements là pour pouvoir s'adapter en toutes circonstances à des événements qui sont prévus mais qui viennent pas de soi qui sont liés à des choses extérieures et puis certains qui sont même pas prévus parce qu'il y a des choses que tu prévois pas et là c'est le genre de choses qui va altérer ton état de concentration qui va altérer ton état du coup d'énergie et qui souvent fait que les gens soient abandonnés en course soient perte complètement leur niveau d'énergie et du coup de se mettre à être pas bien mentalement physiologiquement parce que il y a ces paramètres là qui viennent affecter la performance

Loïc oh là là en tout cas en parlant de performance et de gestion de certains paramètres ça me fait penser je suis sur la page Wikipédia là aussi de l'Anduroman j'ai un autre invité du podcast Lilian qui m'a offert pour Noël un livre qui s'appelle alors je vais peut-être dire des bêtises mais je crois que c'est endurance les mécanismes incroyables du cerveau la flexibilité du cerveau quelque chose comme ça c'est sur justement le parallèle le lien entre le mental et les performances pour le coup dans le sport et il parlait d'un phénomène que j'ai l'impression de voir là sur l'Anduroman qui est le phénomène de la barrière du plafond de verre en fait et que typiquement alors c'est des miles donc je ne sais plus à quoi ça correspond ça doit être peut-être le 1000 mètres enfin je ne sais plus trop mais pendant des décennies on pensait que l'homme ne pouvait pas courir en dessous enfin au-dessus d'une certaine vitesse sur cette distance et en fait à partir du moment où un coureur a cassé cette limite dans les 4-5 ans qui ont suivi ils étaient quasiment 80 à l'avoir suivi et là ce que je vois sur l'Anduroman c'est que tu as été le premier français à le finir et depuis avant ça c'était que des anglophones et quasiment que des britanniques et depuis que depuis que tu l'as fini d'ailleurs sur ton année enfin tu as été recordman en 59 heures 56 minutes quand même il faut préciser depuis il n'y a plus un britannique sur le podium et c'est que des français quasiment tous les ans que ce soit chez les hommes ou chez les femmes donc c'est quand même assez fou

Cyril il y a un truc qui m'interpelle lorsque tu dis par rapport aux barrières le plafond de verre souvent il y a ce que l'on croit savoir ce que les autres croient nous dire d'ailleurs quand on est en vrai la terre elle est plate d'ailleurs je te rappelle la terre est plate les paroles elle est plate la terre et tout le monde croyait ça ce dogme parce que c'était comme ça c'était dit et c'était acquis un jour il y en a qui dit je vais regarder je vais observer un petit peu et je pense qu'il y a des trucs bizarres qui me font dire que c'est pas plat quand je regarde la mer au loin ça s'arrête ça m'a l'air un peu arrondi quand même cette histoire dans le monde de la performance oui on sait qu'on peut péter encore plein de barrières alors parce qu'on connait un certain nombre de choses sur le corps comment il est fait sur le cerveau pas encore tout et moi l'anecdote que je vais te partager c'est d'ailleurs je l'ai écrite dans le livre pas que l'anecdote j'ai écrit un bouquin parce que Laurence m'avait dit à l'arrivée t'as fait un truc quand même qui est pas mal pour remercier les gens qui t'ont aidé et pour aider ceux qui vont le faire demain écris donc j'ai écrit le bouquin il a été édité en 2017 donc peu de temps après en juin 2017 et c'est vrai que le bouquin a été lu par ceux qui voilà qui ont voulu faire l'enduroman alors le but c'est pas que ce soit une bible mais que je raconte l'histoire pourquoi j'ai fait ça parce qu'il faut être fou pour faire ce genre de truc il faut être fou pour aussi dire à l'anglais l'organisateur Edgar et toi non je crois pas à ce que tu me dis je vais quand même faire un ma sauce parce que l'anecdote c'est ça c'est qu'en fait Edgar il me dit lui t'appelles quand tu fais l'enduroman quelques jours avant tu passes ça passe ou ça casse chacun se démerde sauf que moi c'était une semaine compliquée il y avait des avaries etc la fenêtre pour traverser la manche était très très serrée bref donc on attendait et il m'appelle donc j'étais sur ma semaine qui va du dimanche au dimanche pour pouvoir faire l'épreuve il m'appelle le samedi en me disant c'est compliqué on n'est pas sûr que ça se fasse coup de stress ok et puis après le dimanche lundi pas de nouvelles puis il me dit bon bah mardi soir 23h30 c'est bon tu vas pouvoir partir parce que c'est a priori je crois que tu veux nager le mercredi ou jeudi j'ai dit oui oui je veux combien de temps tu veux entre le moment où tu pars et ça lui pose la question à tous les athlètes tous les qui vont faire l'épreuve tous les challengers à quelle heure tu veux partir de Marble Arche pour pouvoir faire le début du bateau qui est prévu à telle heure parce que lui c'est ça la seule chose qu'il a c'est l'heure de départ du bateau parce que c'est le pilote qui décide donc tu lui dis en gros moi je vais partir si on part mercredi à 23h30 et bien moi je lui dis je veux qu'on démarre de Londres le mardi à 23h30 il me dit 24h avant oui oui 24h avant il me dit mais ça c'est jamais fait ça je lui dis non mais c'est pas grave on va faire comme ça il me dit explique moi ta stratégie je dis en gros je vais nager pendant alors qu'est-ce que j'avais dit 24h j'avais dit je vais nager non je vais courir pardon pourquoi nager c'est après je vais courir en 18h les 140km et je vais récupérer pendant 6h elle me dit c'est pas possible ça je dis si si Edgier t'inquiète ça va aller au pire je le fais en 20h la course à pied et je vais récupérer en 4h et on part elle me dit c'est encore moins possible elle me dit c'est pas possible parce que l'Australien et puis tous ceux qui l'ont fait avant il leur faut au moins 10h de récupération donc si tu veux courir en 20h tu pars 30h avant si tu veux courir en 18h tu pars 28h avant mais pas 24h et il me l'interdisait j'ai négocié donc tu rentres en négociation en anglais j'ai fait un décrit et tout et il me dit bon écoute à la fin fais ce que tu veux nous on aurait bien aimé qu'un français le termine enfin quoi

Loïc ah ouais d'accord

Cyril c'était ça le contexte donc on arrive le mardi avec mon équipe à midi à Folkestone non à Douvres et donc on le récupère pour l'amener à Londres avec nous et puis après descendre pour démarrer et puis il nous voit arriver avec notre camping-car il nous voit arriver avec une équipe bien sympathique bien rigolote et il se fout de nous je le vois dans ce soir qui ne nous prend pas au sérieux déjà parce que je fais un choix qui est complètement fou et en plus de ça parce que l'équipe elle est un peu bien franchouillarde encore des français qui viennent avec un camping-car c'est pas des professionnels alors nous on n'est pas des professionnels mais on fait les choses sérieusement on se prend pas au sérieux pour tout mais en tout cas moi j'étais très sérieux dans mon approche et à la fin de la course à pied il était hyper sceptique mais il a vu quand même qu'il y avait une équipe qui était bien solide avec moi qui avait de la stratégie pendant que je courais je faisais des pauses régulières pour pouvoir me régénérer récupérer tout au long du parcours pour justement ne pas avoir une grosse récupération une fois que j'ai fini de courir c'était ça la stratégie plutôt que d'avoir 10 heures de récupération après la course à pied pour dager je m'étais dit je vais fractionner ma récupération alors évidemment avec une bonne nutrition des bonnes siestes flash des petits massages de pied pour bien se régénérer et donc je capitalisais sur mon énergie pour arriver le plus frais possible avoir un effort sans effort pendant que je courais c'est un non-sens mais c'est ce que j'essayais de faire en tout cas trouver du confort dans la difficulté et d'arriver face à la manche pour nager pendant 10-15 heures en tout cas le plus frais possible et on l'a fait voilà donc c'était pas possible même aux idées de gare l'organisateur mais on l'a fait et tu vois comme quoi les plafonds de verre effectivement si on y croit un on a envie on y croit vraiment on en est convaincu deux on a mis des stratégies en place tout est clair et cohérent etc qu'on est hyper sérieux dans sa préparation qu'on s'est entraîné pour ça etc qu'on a tout testé en mode dégradé avant d'être le jour J et qu'en plus on est entouré d'une équipe qui a confiance en toi qui est en toi et qui t'a donné tous les clés pour réussir je pense qu'il n'y a pas grand chose qui puisse t'arrêter à part la météo à part des avaries mais même ça je m'étais mis moi au niveau mental dans ma préparation mentale je m'étais mis la liste de tout ce que je maîtrisais la liste des imprévus comment je réagis à chaque fois s'il y a un tel tel tel imprévu plutôt que de perdre mon énergie gaspiller mon temps gaspiller mes émotions etc objectivement qu'est-ce qu'on fait à côté qu'est-ce qu'on remplace moi mon niveau ou l'équipe et puis quels sont les deux trois points qui feront que je ne pourrais pas le faire et c'était la météo ou c'était je sais j'avais mis deux paramètres et je dis c'est comme ça et j'accepte j'accepte le fait que ça peut ne pas se faire que ce sera reporté voilà mais c'était pas le plan B en fait il n'y a qu'un plan A le plan A c'est fini tu vas le faire tu vas le plier de machin et le plan B c'est pas non il n'y a qu'un truc qui n'est pas lié à moi c'est pas lié à mes choix lié à ma préparation qui fera que je ne le ferai pas mais voilà du coup c'est ce qu'on s'était dit avec le coach tu es condamné à réussir

Loïc ouais c'est un super outil cette espèce cette sorte de grille des éléments que tu peux influencer et que tu dois simplement accepter comme par exemple une avarie tu vois tu peux ni contrôler ni influencer le fait qu'il y a une avarie sur le bateau de l'organisation ou qu'il n'y a plus aucun pilote dispo pour faire la traversée super outil que j'utilise pas mal aussi avec mes clients donc intéressant de voir que tu l'as mis en place pour ton Enduroman et alors je regarde l'heure parce qu'on a une petite contrainte horaire donc complètement incroyable du coup ce récit ce récit sur ton plafond de verre le plafond de verre que tu as fait sauter à l'époque quand tu arrives triomphant du coup pour le coup à l'arc l'arc de triomphe en France qu'est-ce qui se passe dans ta tête est-ce que est-ce que justement le fait que pour toi il n'y avait pas de plan B ça a peut-être diminué tu vois l'euphorie ou la joie de franchir la ligne d'arrivée ou est-ce que tu avais aussi préparé la façon dont tu allais le faire et comment est-ce que tu allais te sentir et que du coup tout s'est déroulé tu vois comme dans le plan

Cyril alors tout s'est pas déroulé comme dans le plan même si j'avais vraiment fait de gros là aussi il y a une grosse préparation mentale sur la visualisation visualiser toutes les preuves de l'intérieur ça c'est ce que j'apprends aussi à personne que l'accompagne il y a visualiser à l'intérieur visualiser à l'intérieur visualiser à l'extérieur se mettre en mode voilà spectateur de son propre épreuve et en fait ça en fait on construit au niveau du cerveau des circuits qu'il faut qu'après intérieurement oui globalement les choses se font telles que tu les as imaginées le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginaire donc on peut se mettre à imaginer dans tous les sens une histoire et globalement le corps il reçoit ces informations là parce que tu les visualises ça ne se fait pas comme ça dans le clouement de doigts il faut le répéter répéter répéter répéter répéter c'est comme les gammes à l'entraînement il faut le faire vraiment beaucoup donc c'est pour ça qu'il y a des gens qui ne croient pas ou qui ne le font pas parce que c'est trop c'est trop chronophage trop gourmand trop énergivore et la plupart des gens ne font pas de la préparation mentale parce qu'ils n'y croient pas vraiment et que c'est trop de temps moi je l'ai fait et j'ai vu que ça marche donc maintenant aujourd'hui j'ai des personnels verts pour que ça marche pour eux aussi mais tout évidemment ce n'est pas forcément prévu comme c'est passé comme c'était prévu par contre là aussi j'ai une anecdote qui est extrêmement savoureuse c'est en fait s'il y avait une image que moi j'avais imaginé vraiment et qui me faisait vibrer dans ma préparation c'était de m'imaginer comme un athlète sur son podium aux Jeux Olympiques avec le drapeau bleu blanc rouge l'arc de triomphe j'imaginais tout ça tu vois à peu près et je l'imaginais tellement à peu près que ça devenait vraiment une diapositive un diaporama de ça qu'une photo devant un écran devant moi tout le temps quand je m'entraînais avec des exercices en plus d'associations par rapport à cette image là des purs exercices de PNL et je n'avais pas prévu qu'il y ait un photographe à l'arrivée je n'avais pas prévu qu'il y ait des journalistes je n'avais pas prévu qu'il y ait du mandat à l'arrivée parce qu'en général une arrivée dans du Romain on ne sait pas quand ils arrivent il n'y a personne tu arrives à la fin tu vois Marine Lele arriver Lionel Jourdan qui a le record aujourd'hui qui arrive il y a trois pèlerins qui sont trucs quand tu dis le triomphe ouais c'est un triomphe solitaire en fait parce que si tu as les gens qui t'ont accompagné et ça c'est chouette mais à part ça tu n'as personne et moi j'ai eu cette chance dans l'imprévu tu vois qu'il y a eu plein de choses qui se réalisent parce que je suis arrivé un vendredi midi France 3 était là il y avait des journalistes du Parisien parce que c'était un horaire qui leur convenait visiblement et que j'ai traîné un peu pour arriver sur Paris parce qu'à la fin il y a des bouchons et tout donc ça leur a laissé du temps pour venir et en fait il y avait un truc que je n'avais pas prévu parmi tout ça c'est Christophe un gars qui est de mon club en fait je ne savais même pas que son métier c'était photographe donc je n'avais même pas mis dans l'équipe mais l'idée lui a appris de venir me suivre sur la fin du parcours donc depuis sur quelques points de passage et à l'arrivée j'ai des photos comme je n'aurais jamais imaginé d'avoir des photos comme ça des photos dans tous les sens on se serre dans les bras avec l'équipe c'est plein d'émotions tu vois il capte un moment où je suis avec Laurence où Laurence prend dans les bras et c'est cette photo que j'ai mise sur la couverture de livre tellement je la trouve belle cette photo qu'il a prise mais il y a une photo parmi toutes celles qu'il a prise c'est Cyril Blanchard avec son vélo au-dessus des épaules en train de lever son vélo avec un drapeau bleu bleu en rouge derrière l'arc de triomphe derrière et cette photo-là c'était celle que j'avais imaginée pendant toute ma préparation je dis mais waouh et quand je l'ai vue cette photo et là ceux qui disent ouais la visualisation ça marche pas l'imaginaire la puissance de l'imaginaire et puis tous les trucs de développement personnel qu'on entend avec tous les bouquins de Napoléon Hill les bouquins plus contemporains maintenant avec je sais pas des trucs sur les neurosciences ouais mais c'est des bullshit ok ceux qui disent ça 95% restez dans vos croyances moi je préfère avoir des croyances limitantes pour le coup moi je préfère avoir justement des choses qui me paraissent complètement folles parce que j'ai la preuve au travers de mon parcours que ça marche après c'est un coup de bol ouais ok ça marche c'est un coup de bol si tu veux c'est la loi du miracle c'est le hasard c'est tout ce qu'on veut ça marche allez-y 95% croyez ce que vous voulez moi j'ai mes convictions aujourd'hui et les neurosciences me prouvent aujourd'hui que tout ce qu'on a fait ensemble en termes de préparation mentale la visualisation la PN les points d'ancrage etc voilà le cerveau c'est de la folie douce les connexions entre le cerveau et le corps elles sont véritablement là donc on a pour le coup une possibilité incroyable de se réaliser dans la vie si vraiment on y croit on le veut et comme je l'ai dit tout à l'heure parfois on est impatient et parfois on a des doutes et ces doutes et cette impatience font que retour à la case départ et on va pas bout de ses rêves et c'est dommage

Loïc waouh oh là là quel récit quel parcours franchement un immense merci Cyril on arrive on arrive déjà au bout mais mais vraiment ouais c'était juste passionnant cette parenthèse notamment sur le sur l'enduroman que je trouve complètement incroyable ce que t'as mis en place le poids du enfin l'impact du mental la façon dont tu t'es préparé cette anecdote sur la visualisation et ton arrivée qui il faudra que tu me l'envoies cette photo si je peux l'utiliser pour l'épisode franchement il faudra que tu me l'envoies parce que là ça vend du rêve magnifique magnifique là j'ai la chance de l'avoir sur la vidéo incroyable oh là là écoute vraiment merci merci beaucoup c'était passionnant de d'en apprendre un petit peu plus sur ton parcours et tout ce que t'as vécu et les changements que t'as déclenché la résilience dans ta faite preuve et ce que t'as réalisé après après ces galères que t'as pu rencontrer donc vraiment merci si on veut suivre la suite de tes aventures ou pourquoi pas entrer en contact avec toi pour par exemple du coaching le plus simple c'est quoi c'est ton site internet

Cyril oui c'est assez simple en fait si on tape mes sites internet on voit mes réseaux sociaux et mon numéro de téléphone il est un petit peu partout donc moi j'ai pris un jour le parti de mettre mon numéro de téléphone partout pour voir et en fait voilà c'est miraculeux il n'y a personne qui t'appelle c'est bizarre on voit des choses des fois qui sont juste sous notre nez on ne se dit il ne répondra pas et tout donc toi tu es là tu as le plaisir de pouvoir animer ce podcast avec des gens tu dis tiens finalement si je les ai invités tu te rends compte que les gens globalement sont toujours très ouverts et la nature humaine fait que les gens si on doit se connecter les choses se font et c'est simple si on ne se connecte pas c'est que ce n'était pas le moment donc voilà après le temps le temps fait beaucoup des choses et voilà donc merci à toi en tout cas Loïc pour ce moment passé ensemble et comme dit souvent mon ami Philippe Croison tout est possible voilà donc ça ne se fait pas comme ça mais il y a des techniques pour ça et évidemment si je peux les partager dans le bouquin sur le site internet sur les réseaux sociaux ou que certains me demandent il y a des programmes de formation spécifiques pour ça aussi excellent

Loïc un grand merci Cyril et très bonne continuation à toi

Cyril merci Loïc et puis on on on on on on on on on on ! ! Marche

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

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