Les Frappés Les Frappés
Saison 1 EP·004 Entrepreneuriat #entrepreneuriat

20 octobre 2020

Yoann Lopez - Le Wagon, ex-CMO de comet, fondateur de Snowball

Durée · 1h00 · Transcription disponible

Yoann Lopez

Le récit

Yoann Lopez connait bien l'univers des start-up, puisqu'il a d'abord travaillé pour Withings, avant de rejoindre comet, l'une des figures de proue françaises du freelance IT.  En tant qu'ex-Chief Marketing Officer de cette dernière, il revient avec nous sur l'importance de la culture d'entreprise et les apprentissages qu'il tire de ses expériences. Il semblerait bien par exemple que la transparence, la bienveillance et le fun soient des facteurs clés de succès en entreprise. On adore ! Il revient également sur certains des challenges qu'il a pu rencontrer. Entre comment faire vivre une culture d'entreprise forte au fur et à mesure que la structure grossit ou encore apprendre à manager une équipe, Yoann nous partage son point de vue en toute simplicité.

Dans la seconde partie de l'interview, nous échangeons sur la nouvelle aventure entrepreneuriale de Yoann, Snowball, une newsletter, communauté et app qui vise à vulgariser les finances perso. Il nous explique comment le projet est né, quelle est sa mission, le business model qu'il a mis en place, et partage quelques info (🤫) sur la suite du projet.

En bref, une conversation super intéressante, notre première sur l'univers de l'entrepreneuriat sur le podcast. Et quelle première !

🔎 Dans cet épisode, nous avons parlé de Fiverr (lien de parrainage 👉🏼 ici), Shine, Mansa, malt, Substack, Wealthfront, Yomoni, Qonto et bien évidemment de comet.

Pour accéder au YOLO Report 2019 c'est par 👉🏼 ici.

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Transcription

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Yoann Comment est-ce que tu as fait un projet de plan ? C'est le fait de ne pas vouloir chercher la perfection quand on lance un projet. Moi, quand j'ai lancé Snowball, je l'ai fait un peu à l'arrache. C'est ce qui permet de voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas. Et du coup, ne pas attendre de se dire « ok, là c'est absolument parfait à 100% ».

Invité 1 Eh bien, bonjour Yoann, bienvenue sur le podcast.

Yoann Salut Loïc.

Invité 1 Très très content de t'avoir avec nous aujourd'hui pour parler comme d'habitude des thématiques qui nous intéressent, la résilience, la détermination. Mais cette fois-ci, d'un point de vue entrepreneurial, puisque tu as quelques expériences intéressantes dans le domaine. Donc, sans faire plus de teasing, est-ce que tu peux commencer par te présenter, nous expliquer ton parcours ?

Yoann Oui, carrément. Déjà, merci pour l'invitation, c'est très cool. C'est plaisir. Donc, moi, bon, assez classique. Je fais la fac, fac déco, ensuite enchaîné par un master en recherche en analyse économique du droit. Donc, c'est des trucs très… en général, tu te retrouves à bosser dans les institutions gouvernementales ou Union européenne, des trucs comme ça. Donc, sujet passionnant, mais voilà, moi, j'étais passionné vraiment de tout ce qui était nouvelles technologies, start-up, tout ça. Donc, en fait, je me suis dit, bon, ce n'était pas forcément mon truc. Donc, je décide de faire un autre master, du coup, pro en me disant que voilà, ça allait être potentiellement une bonne porte d'entrée en start-up. Et à l'époque, j'avais vraiment une start-up en vue que j'adorais vraiment parce que, étant grand fan d'Apple, je voyais souvent leurs produits. Enfin, fan d'Apple et en plus fan de tout ce qui est santé, tracking, etc. Et là, j'ai une boîte qui revenait souvent et que je ne savais pas être française à l'époque et qui, en fait, est WeThings, qui, pour ceux qui ne connaissent pas, qui fait des objets connectés dans l'univers de la santé et bien-être. Et donc, voilà, j'arrive à décrocher un stage là-bas et donc, je mets un premier pied dans l'entrepreneuriat. Alors, c'est cool parce que quand je suis arrivé chez eux, ils étaient une quarantaine, donc c'était vraiment assez petit, quoi. C'était une petite start-up, quoi. Aujourd'hui, ils doivent être, je ne sais plus, mais je pense qu'aujourd'hui, c'est dans les 200 autour de ça. Moi, quand je suis parti, on était 120 déjà. Donc, voilà, premier pas dans l'univers start-up, premier pied dedans, je veux dire, donc en marketing.

Invité 1 Et tu faisais quoi chez eux ?

Yoann Ouais, alors, j'ai fait mon stage en product, en assistant product manager. Ok. Où je bossais avec Alexis à l'époque, qui était donc le product manager de la balance connectée. Ouais. Donc, je bossais avec lui sur la balance. Et ensuite, bon, voilà, pas forcément de… il n'y avait pas de poste en produit, donc je voulais rester là-bas et il y avait un poste en marketing. Moi, je n'avais jamais fait de marketing, donc j'ai un peu appris sur le tas. Et voilà, donc là-bas, toute petite équipe marketing, donc j'ai fait un peu de tout, relations presse, événements, acquisitions, lancement de produits. Enfin, vraiment, ma totale, quoi. Bonne formation en marketing, du coup, que je n'aurais pas pu avoir en école, je pense. Et donc voilà, donc après, je passe trois ans à peu près là-bas. Je décide de partir pour aller faire le wagon. Donc, le wagon, ceux qui ne connaissent pas, c'est une formation en gros en développement web. En gros, tu apprends les bases des fondations de comment développer un site web de A à Z en deux mois. Donc, c'est vraiment des fondations, mais c'est des bonnes fondations. Donc moi, je n'ai pas fait ça pour devenir dev. J'ai fait ça plus pour, voilà, ma volonté de continuer à bosser en boîte tech et soit du coup en marketing, soit en produit. Souvent, aujourd'hui, le marketing se rapproche de plus en plus du produit. Donc, je me disais que ça pouvait être forcément une bonne corde à mon arc. Et donc, de fil en aiguille, je me retrouve à faire aussi la première session de Lyon, qui est une formation de The Family. Alors, qui logiquement existe pour aider les gens qui veulent bosser en startup à mieux comprendre un peu la philosophie et tout ça. Par exemple, quelqu'un qui a fait, je ne sais pas moi, dix ans de conseil va faire Lyon et du coup, il est un peu reformaté en mode startup. Moi, j'avais fait ça parce que j'étais déjà dans l'univers, donc j'ai fait ça plus pour le réseau. Et en fait, c'est là où je rencontre Charles, donc Charles qui est un des cofondateurs de Comet, qui à l'époque, lui, faisait aussi Lyon, mais un peu en mode sous-marin pour aller recruter des gens. Et du coup, moi, j'étais un peu en exploration, soit je voulais me lancer dans l'entrepreneuriat. Donc moi, j'avais deux sujets qui m'intéressaient vraiment. C'était le... Enfin, j'en avais trois même. Il y avait finance slash assurance, donc les deux qui sont souvent très liés l'un à l'autre. Et donc, tout ce qui était autour du futur du travail, toutes ces nouvelles plateformes de freelance qui se lançaient, tout ça. Et donc, j'ai rencontré beaucoup de gens. J'avais rencontré Jean-Charles qui lançait à peine à l'âne. Enfin, il n'y avait même pas de site internet encore. J'avais rencontré pas mal de gens à la CPR. Donc, c'est l'organisme gouvernemental qui s'occupe de l'accréditation, de la réglementation, des assurances. Bref, je passe tout ça. Mais voilà, je rencontre Charles et donc on discute pendant six mois. Lui, il venait vraiment... En gros, je l'ai rencontré en juin. Et en fait, il déposait les statuts de Comet en septembre. Donc, la boîte n'était même pas lancée quand je l'avais commis. Et donc, en janvier, voilà, il me contacte. Il me dit, tiens, on cherche quelqu'un en freelance. Donc, ça ne te dit pas. Et voilà, c'est un peu comme ça que je suis tombé dans l'aventure Comet. La boîte n'avait pas encore levée de fonds. Il commençait à générer des revenus. Moi, je les rejoins. Je tombe vraiment amoureux de l'équipe. Donc, voilà, à l'époque, il y avait les trois fondateurs. Charles, Valentin, Joseph et quelques employés. Donc, Mehdi qui était le tout premier employé. Corentin, le deuxième. Et moi qui les rejoins, du coup, en freelance en janvier. Et en full-time CDI en avril, je crois. Ah oui, ça allait vite. Ouais, ouais, ça allait super vite. Et donc, voilà. Donc, de fil en aiguille, voilà. Je m'occupe de l'acquisition plutôt B2B. Ensuite, je passe Head of B2B Marketing. Ensuite, Directeur Marketing, donc CMO. Ensuite, j'ai fait CMO et un peu Head of Community. Ensuite, la communauté s'est émancipée. Et donc, là, dernièrement, je faisais vraiment toute la partie. Enfin, je m'occupais plus de la partie branding et communication. Et voilà quoi. Parce qu'en fait, la boîte avait pris une stratégie plutôt où l'acquisition était plutôt drivée par les sales. Parce qu'on est, voilà, on travaille essentiellement avec des grands comptes. Donc, plutôt avec 40. Donc, moins besoin de faire, voilà, acquisition auprès de startups, tout ça. Donc, moins de canaux classiques, entre guillemets, de marketing. Donc, moi, je me suis vraiment focalisé sur plutôt la partie notoriété, branding, communication, tout ça. D'accord. Et donc, depuis peu, enfin, du coup, la boucle est bouclée. Là, en fait, je suis repassé freelance. Je suis repassé freelance pour me consacrer, du coup, des projets. Donc, on va en reparler après, je pense. Mais du coup, étant vraiment amoureux de cette équipe et de cette boîte, j'ai voulu garder un pied encore pendant quelques temps avec eux. Donc, je les accompagne encore sur toutes ces problématiques-là. Donc, voilà.

Invité 1 Top. Excellent. Sacré parcours. Est-ce que tu peux peut-être nous rappeler pour celles et ceux qui ne seraient pas familiers de Comet, la mission et le produit. Je ne sais pas s'il y a d'autres produits prévus à l'avenir, mais le produit principal aujourd'hui de Comet.

Yoann Alors, la vision de la boîte, elle est assez simple. Mais c'est de faire en sorte que les gens se sentent épanouis au travail. Donc, une mission assez complexe, sachant qu'on est tous un peu différents. mais ça partait du constat, enfin, Charles Valentin et Joseph, donc eux, c'étaient des potes de... Donc, les fondateurs, c'étaient des potes d'école d'ingé aéronautique. Ils se sont retrouvés, du coup, dans des cabinets de conseil, donc SS2I, boîte IT quoi, en tant qu'ingénieur d'affaires. Et bon, et Joseph, lui, était dans une boîte, une usine, enfin, ils étaient des process ou je ne sais pas trop. Et donc, le constat était que tous les trois n'étaient pas forcément hyper heureux au boulot. Donc, ils se sont dit, ben voilà, allez, on va créer un peu notre propre truc à nous. Et donc, à la fois créer des conditions de travail qui nous plaisent dans notre entreprise quoi, mais aussi essayer de créer des meilleures conditions pour le plus grand nombre quoi. Et du coup, ils ont lancé Comet qui est donc, aujourd'hui, c'est une plateforme qui met en relation des freelances, donc essentiellement dans la tech, donc tech-produit, la tech au sens large quoi, mais bon, il n'y a pas de marketing, tout ça. Donc, il met en relation ces freelances avec essentiellement des grands comptes, mais on bosse aussi avec des startups. C'est juste que le focus aujourd'hui, c'est vraiment grandes entreprises. Donc, pour vision, c'est de se dire qu'on aimerait bien que demain, ce soit aussi safe d'être freelance que d'être en CDI quoi. Tant d'un point de vue financier que d'un point de vue relation humaine, parce que du coup, quand tu es freelance, tu es un peu plus isolé. Donc, voilà, c'est essayer de construire un peu tout ça. Donc, aujourd'hui, on est un peu à l'étape zéro, donc qui est vraiment de fournir des revenus au freelance. Donc, comment tu fournir des revenus ? C'est à travers des missions, des projets. Et donc, c'est essayer de faire tout ça. Et à côté de ça, on essaye aussi beaucoup d'évangéliser sur des nouvelles méthodes de travail. Donc, méthodes que nous, on applique nous-mêmes en interne. Bah voilà, tu vois, le télétravail, même avant la crise actuelle, c'était quelque chose qu'on avait mis en place très, très tôt chez Comet. Voilà, tout ce côté, la volonté d'avoir une certaine bienveillance, sans forcément oublier la performance, évidemment, mais d'être quand même dans un environnement très bienveillant. Ouais, je me souviens, moi, tu vois, quand j'avais jamais managé de personne à l'époque et quand j'étais à un poste où j'allais manager, dès le début, on a fait des formations parce qu'on sait très bien qu'avoir un mauvais manager, le manager, c'est le pire des choses qui puisse arriver à un employé. Et du coup, on a mis en place plein de systèmes, transparence, etc., dans les process, dans les salaires. Et donc ça, on essaye de l'évangéliser à la fois chez nos clients, mais aussi sur un cercle beaucoup plus large.

Invité 1 Si tu regardes, c'est intéressant parce que c'est vrai que le marché du freelance, moi, je m'y suis intéressé pour être complètement transparent pour la création de ce podcast, parce que je n'ai absolument aucun talent créatif, visuel ou autre, donc j'ai dû faire appel à des gens dont c'est le métier. Si tu devais aujourd'hui faire un état des lieux, de l'état du freelance en France par rapport peut-être aux États-Unis, où j'imagine que c'est bien plus avancé, tu parlais d'étape zéro. Ouais.

Yoann Déjà, je pense que oui, les États-Unis sont plus avancés, je pense pour la simple et bonne raison qu'ils n'ont pas la sécurité liée à l'emploi qu'on a chez nous au travers du CDI. Donc forcément, bon, alors je caricature parce que ce n'est pas comme ça dans toutes les boîtes. Enfin, beaucoup de gens pensent que c'est comme ça dans toutes les boîtes, que tu peux te faire virer un peu du jour au lendemain. Bon, je pense que c'est beaucoup plus vrai qu'en France, ça c'est certain, mais bon, c'est à nuancer. Mais bon, tout cela pour dire que du coup, être freelance ou être employé aux États-Unis, en tout cas sur certains métiers, c'est quasiment la même chose. Sauf si tu bosses pour, je ne sais pas, Twitter ou Facebook, où tu as non seulement un salaire gigantesque, mais en plus toute une sécurité parce qu'il te paye ta mutuelle et tout ça qui coûte hyper cher. Mais sinon, sur d'autres boulots, bon, voilà. Donc, beaucoup plus des plateformes qui se sont développées là-bas, du coup, beaucoup plus rapidement. Bon, allez, Upwork, Fiverr, etc., qui cartonnent depuis beaucoup plus longtemps qu'en France. Et d'ailleurs, ils ne sont pas vraiment venus sur le marché français depuis parce qu'ils voient que ce n'est quand même pas le plus gros marché et que c'est compliqué. Mais par contre, voilà, depuis quelques années quand même, ça se développe beaucoup en France. On voit de plus en plus de services qui facilitent la vie des freelancers. Tu as, voilà, Shine qui permet d'ouvrir. Shine qui est une néobanque qui te permet de créer ton statut, ben voilà, en quelques clics directement depuis ton téléphone. Tu as de plus en plus de boîtes qui sont sur la sécurité financière. Donc, tu as Manza, je crois, qui te permet d'avoir des prêts beaucoup plus facilement parce que les banques sont quand même réticentes. Des plateformes comme Malte, Comet, qui facilitent la relation entre les freelancers et les entreprises. Donc, voilà, tout ça, ça se développe. Et je pense que là, en plus, avec de plus en plus de connaissances ou de gens dans mon entourage qui passent freelance depuis le confinement, crise, etc., c'est très grave parce que, voilà, les gens se rendent compte qu'ils ont réfléchi, qu'ils aimeraient bien être un peu maîtres de leur destinée, en tout cas, tout ce qui tourne autour du travail, quoi. Et donc, j'ai l'impression qu'il va y avoir un nouveau boost, là, sur toute cette forme d'indépendance. Alors, être freelance, ce n'est pas forcément, ben voilà, un peu comme toi, faire son podcast. Et si jamais tu arrives à le monétiser, ben c'est une forme d'indépendance et d'être freelance, quoi. Ce n'est pas forcément faire des missions pour des boîtes. Donc, voilà, je pense que c'est en train de bien se développer. Et donc, ouais, assez curieux de voir comment ça va se passer sur les prochaines années, quoi.

Invité 1 En tout cas, c'est cool de voir, quoi. Il y a déjà des services comme ce que Comet propose qui, clairement, ont un impact puisque je suis allé faire un tour sur le site et visiblement, c'est quasiment déjà la moitié des boîtes du CAC 40 qui utilisent les services de Comet.

Yoann Ouais, c'est ça, ouais. C'est carrément plus que ce que j'aurais cru. Ouais, ouais. Après, bon, c'est à nuancer. Donc, utiliser, ça ne veut pas dire, tu vois, aujourd'hui, nos plus grands concurrents, c'est les Capgemini, c'est les Altran, c'est une grosse, grosse boîte d'IT. Donc, on bosse avec, ouais, même plus maintenant, je pense que la moitié. Mais là, le plus dur, nous, c'est vraiment, une fois que tu es à l'intérieur, de se déployer parce que, du coup, ils ont toujours ces habitudes de bosser avec ces gros cabinets de conseil. Donc, ouais, c'est en train de changer petit à petit, mais bon, c'est pas évident, quoi.

Invité 1 Top. Alors, merci beaucoup déjà pour cet état des lieux sur le freelance en France. Si on revient sur ce que tu disais dans ton aventure entrepreneuriale, notamment avec Comet, tu as parlé de valeur, en fait, du fait que tu es tombé amoureux de cette équipe. Je serais curieux de savoir si tu peux nous en dire plus. Qu'est-ce que c'est exactement qui a créé la magie ?

Yoann Ouais, je pense que c'est... Il doit y avoir plusieurs choses, mais je pense que la première, c'était vraiment... Enfin, voilà, une véritable bienveillance de l'équipe, des gens avec qui je travaillais, quoi, à l'époque, et qui a continué, du coup, depuis que je suis arrivé. Et bienveillance qui se traduit par, ben voilà, tu vois, il n'y a pas de politique, pas de langue de bois, pas de... ben toi, t'es payé combien, hein ? Et ben ouais, enfin, du coup, cette volonté vraiment d'éviter un peu toutes ces discussions que tu peux avoir, ou toutes ces interactions politiques que tu peux avoir dans d'autres boîtes. Donc ça, ça... enfin, voilà, ça a beaucoup joué. Donc ouais, c'est vraiment la bienveillance, la transparence. Évidemment, le... enfin, les fondateurs, c'est un peu des... c'est vraiment des fêtards. Donc c'était... enfin, c'est vraiment fun de bosser là-bas. Alors, enfin, tout en étant sérieux, évidemment, mais bon, voilà, quoi, régulièrement, on se faisait des soirées et tout ça. Donc ça ajoute un côté... tu crées vraiment ce côté un peu famille, amis, qui était assez intéressant, quoi. Et qu'on a réussi à garder même en arrivant jusqu'à, voilà, 60-70 personnes. Ou voilà, c'est toujours la même chose. Tu connaissais vraiment tout le monde. Alors que dans certaines boîtes, tu commences à t'éloigner de certains. Et du coup, tu sais même pas qui sont les nouveaux, quoi. Donc ça, enfin, quelque chose qu'on n'a pas vécu, nous, et qui est assez fort, quoi.

Invité 1 Comment vous avez fait ça ? Parce que c'est vrai que... Je pense que l'ambiance startup, ça parle à peu près à tout le monde. Quand on est encore dans des configurations relativement réduites, voilà, du lancement, mais quand tu arrives à plus de 50 employés, comment tu fais pour que la culture continue de vivre ?

Yoann Déjà, nous, c'était beaucoup d'efforts sur le recrutement. Donc, on passait beaucoup de temps sur le fait de, voilà, de bien choisir. Bon, sans créer une armée de clones, c'était pas le but. Mais tout en étant, voilà, enfin, on a des gens qui viennent de partout en tant que, voilà, de background académique ou même culturel et tout ça. Mais là, du coup, l'effort, c'était plus sur est-ce que c'est quelqu'un qui va, voilà, qui va à la fois, lui, être à l'aise dans cet environnement, tu vois, qui est à la fois, bah, très rapide, mais aussi très transparent. Donc, tu vois, par exemple, des commerciaux qui pouvaient venir de boîtes où cette transparence était moins appliquée, bah, du coup, ça pouvait être problématique, tu vois, le fait de partager ses commissions, ses salaires, etc. Donc, tu vois, ça fonctionnait pas très bien. Donc, nous, ce qu'on faisait, c'est que les personnes qui venaient travailler chez nous, en gros, elles passaient deux journées avec nous, avec pour but de rencontrer tout le monde, quoi. En gros, c'était pas du travail dissimulé ou autre, c'était vraiment le fait juste de rencontrer le plus de gens possible, non seulement dans ton équipe, mais aussi dans les autres équipes.

Invité 1 Donc, ça, c'est dans la phase de recrutement ?

Yoann Ouais, ouais, ouais, c'est ça. Donc, en gros, dès que tous les feux sont au vert, à la fois manager, etc., fondateur, etc., et qu'on se disait, bon, celui-là, on aimerait bien le recruter, bah, il passait deux jours pour que l'équipe valide tout ça, quoi.

Invité 1 Et j'imagine pour que le candidat valide de son côté aussi ? Ouais, bien sûr, ouais.

Yoann Ouais, c'est exactement, c'est arrivé que, voilà, des candidats nous ont dit, bah non, mais en fait, j'ai l'impression que c'est trop le bordel, il y a trop de projets et tout ça, et donc c'est pas forcément là où je me sentirais le mieux, j'ai besoin d'un cadre un peu plus, enfin, ce qui est tout à fait compréhensible. Et, à contrario, nous aussi, c'est arrivé qu'on se dise, bah non, finalement, voilà, on pense que ça va pas le faire, et du coup, bah, tout ça faisait que, en fait, une personne qui arrivait chez nous, elle était quasiment, bah, déjà intégrée, quoi, parce qu'elle avait vu plein de gens, et ça fonctionnait souvent très bien en termes de rétention, parce que, du coup, tu sais exactement dans quoi tu mets les pieds, quoi. Ouais, ouais, intéressant.

Invité 1 Donc, vraiment, le recrutement, pour toi, c'est ce qui faisait la clé sur l'identification des bons profils.

Yoann Ouais, ouais, ouais, non, c'est ça, et après, oui, c'était, après, on avait un, Corentin, c'était notre, notre chief of staff, c'était un peu le, le liant de toute cette équipe, et c'est lui qui, qui mettait en place, tu vois, on faisait, on faisait un séminaire tous les trimestres, pour justement, voilà, tous se retrouver, on a des gens qui sont en télétravail complet, et on organisait une fois par mois, bah, le retour, en fait, il venait au QG à Paris, et voilà, on organisait ce que nous, on appelait, voilà, des journées de célébration, où on fêtait les anniversaires, les promotions, si on avait eu, des, voilà, des good news, tout ça, et donc, ouais, beaucoup de, voilà, de rituels et de, et de rencontres, en fait, voilà, dans la vraie vie, quoi, qui faisaient que, que l'équipe était vraiment très soudée, quoi, l'équipe est toujours très soudée.

Invité 1 Génial. Et sur ton poste de CMO, du coup, comment t'as géré, parce que là, on vient de parler d'évolution, enfin, culture d'entreprise et comment la maintenir, mais l'identité, l'identité même de Comet, t'as vu ça évoluer, toi, en tant que CMO, au fur et à mesure que la boîte grossissait, peut-être, tu vois, s'adresser à de nouveaux marchés, nouveaux clients ?

Yoann Ouais, ouais, mais en fait, ça, on l'a bien vu, parce qu'au début, on était plutôt, alors, sur les premières années, on était très, bah, on faisait beaucoup de focus sur le, sur la partie freelance, donc un côté presque plus B2C, quoi, parce que, bon, les freelance, c'est une sorte de mini-business, mais bon, c'est des personnes, quoi. Donc, voilà, avec, du coup, une image, un ton et même des, voilà, des projets en interne qui étaient très, très dirigés vers cette population de freelance. Et donc, du coup, et après, on s'est rendu compte qu'en fait, bah, si on faisait pas un focus plus fort sur le côté business, bah, en fait, ça servait à rien ce qu'on faisait, parce que créer une communauté, c'est cool, tout ça, mais bon, si on leur donne pas ce qu'ils attendent, c'est-à-dire des, bah, des missions, quoi, ça servait à rien, quoi. Et du coup, on a, après, on a fait un virement, donc, où on s'est dit, on va focaliser nos efforts sur des grands comptes, parce que c'est là qu'il y a le, voilà, le plus de volume d'affaires, plus de récurrence, tout ça. Et donc, on a changé, on a un peu modifié l'image de Comet pour faire quelque chose de plus, entre guillemets, de plus rassurant, de plus sérieux, sans forcément devenir un truc aseptisé, tu vois, on a vraiment conservé cet ADN de l'espace, etc., enfin, on peut toujours le voir quand on va sur le site aujourd'hui, mais un côté un peu plus sérieux, alors qu'avant, l'image a été un peu plus ludique, un peu plus jeu vidéo, un peu plus, ouais, enfin, beaucoup plus mythique, ouais, beaucoup plus geek, etc., ouais, en effet. Et du coup, ça, donc ça, on a fait évoluer, et je pense que l'évolution, c'est plutôt bien fait, voilà, on n'a pas sacrifié cette image qu'on voulait vraiment un peu se démarquer, quoi, des autres, et donc, ouais, donc il y a eu pas mal d'évolutions, après, il n'y a pas eu d'évolution de culture, parce que le fait de bosser pour des grands comptes, tout ça, bon, ça n'a pas du tout modifié en un terme notre culture, mais donc, c'était surtout, point de vue, l'image externe, ouais.

Invité 1 Et donc, toi, dans toute cette aventure, tu, donc, en fait, si j'ai bien compris, ça a été, on va dire, la première grosse aventure entrepreneuriale pour toi, t'avais touché ça du doigt auparavant avec WeThings, mais là, ça a été le premier poste en CDI, c'est ça, en startup ?

Yoann Non, parce que du coup, c'était en CDI aussi, chez WeThings, ouais, mais c'était en gros, c'était le premier poste où, bah, en gros, vu que je suis arrivé quelques mois après, bah, j'ai, enfin, tu fais partie de l'équipe fondatrice, quoi, donc, même si t'es pas cofondateur, bah, tu construis forcément, bah, voilà, certaines, une organisation d'entreprise, une façon de communiquer, une façon de, voilà, après, moi, quand j'ai créé l'équipe marketing, bah, voilà, tu pars de zéro aussi, donc, donc, c'était, c'était, donc, sans être fondateur, je pense que j'ai eu les meilleurs côtés des deux, c'est-à-dire que, ouais, j'ai pas eu la pression que tu peux avoir en étant cofondateur, mais j'ai eu le bon côté des choses où j'ai vraiment co-construit, quoi, l'entreprise au départ.

Invité 1 Donc, de cette première expérience de co-construction jusqu'à ton premier poste de manager et aujourd'hui de nouveaux projets dont on va pas tarder à parler, quels ont été les gros challenges pour toi ? T'avais pas forcément anticipé ?

Yoann Les gros challenges ? Moi, bah, ça a été ouf. Le gros challenge, et je pense que ça en reste un, c'est plus le côté, alors, pas management, mais le côté quand tu dois te séparer d'une personne pour X raisons, soit tu te rends compte qu'en fait, elle est pas au bon poste, ou, bah, il y a un truc qui va pas, quoi, et le fait de se séparer de quelqu'un, c'est toujours quelque chose de difficile, parce que, bah, vu, comme je te disais, que nous, on faisait des efforts sur le recrutement, donc, forcément, c'est des gens que t'appréciais énormément, et donc ça, c'est un truc que j'ai toujours assez mal vécu, et, enfin, à tort, parce que, du coup, tu vois, tu tardes à te séparer de certaines personnes, et du coup, c'est pas forcément bien pour eux non plus, parce qu'ils sont dans un, bah, à un moment, un endroit, tu vois, où, en fait, ils s'épanouissent pas du tout, quoi. Et donc ça, c'était vraiment, ouais, c'était un point assez difficile. Et sinon, bon, après, oui, enfin, apprendre le management, c'est quelque chose de compliqué, parce que, du coup, c'est vraiment, tu dois apprendre le côté humain, quoi, et du coup, ça, c'est très compliqué, parce que c'est pas scientifique, quoi, donc ça, ouais, ça a été aussi, bon, ça, c'est un truc que t'apprends sur le tas, en vrai, enfin, plus sur le tas qu'en théorie. Donc, ouais, on a eu des formations, tout ça, mais bon, tant que tu l'as pas pratiqué, tu te rends pas vraiment compte. Donc ça, ça a été quelque chose d'assez difficile et d'assez challengeant, quoi.

Invité 1 Ce serait quoi, les enseignements que tu retires de ces expériences terrain, du coup, de management ?

Yoann Qu'est-ce que je... C'est une même question. C'est un peu général. Mais qu'est-ce que je devrais... Le truc que je retiens, c'est... Bah, je pense que, oui, toujours ce... Bah, ce côté transparence et... Oui. Ce côté transparence est toujours hyper difficile, mais hyper... Hyper important, puisque, du coup, tu te... Tu évites des situations qui se gangrènent et qui, finalement, te pètent à la gueule plus tard, quoi. Oui. Et donc ça, ce côté transparence est vraiment très difficile à appliquer, mais en tout cas, une fois que tu y arrives et que ça devient un automatisme, c'est à... Bah, tu... Ouais, les relations... Bah, humaines entre manager et manager sont beaucoup plus simples. Et voilà, quoi. Donc, ce côté, je pense qu'est... Voilà, tu vois, éviter la langue de bois, éviter de laisser traîner des sujets, avoir peur de ne pas parler d'un truc qui te gêne, c'est... Voilà, c'est quelque chose de compliqué. Et... Mais qui est à la fois... Voilà, une fois que c'est sorti, bah, voilà, tout se déroule beaucoup plus facilement. Donc, ouais, je dirais ça, ouais.

Invité 1 Et sur ce point en particulier, je sais qu'on a déjà parlé de culture d'entreprise, mais si on va un peu plus dans le détail sur cette notion de transparence...

Yoann Ouais.

Invité 1 Parce que moi, c'est ce que j'ai pu observer. Tu vois, travaillant pour une boîte américaine, c'est... Aux US, c'est la culture du feedback, notamment. C'est... Voilà, c'est... C'est dans les mœurs, c'est... C'est dans leur ADN. Ce qui est moins le cas, j'ai l'impression, en Europe et en France. Ouais. Donc, en toi, en tant que manager, pour toi, comment est-ce que tu... T'emmenais tes équipes à aller vers encore plus de transparence, d'authenticité ?

Yoann Bah, déjà, nous, on faisait un truc cool que j'avais... Bah, du coup, ouais, c'était une idée que j'avais... Que j'avais pioché dans... Alors, là, c'était un fondateur américain d'une startup ou je ne sais plus, qui le faisait... Alors, il faisait que pour lui, mais nous, on l'avait généralisé à tout le monde. Il faisait... Il écrivait un... En gros, ce qu'il appelait son user guide. En gros, c'est son... Ouais, manuel d'utilisation, quoi. Comment... Ouais. Un peu comme quand tu achètes un produit, quoi. Comment ça marche ? Bah, du coup, en fait, là, nous, ce qu'on faisait, c'est qu'on écrivait, voilà, sur un Google Doc, peu importe, quoi, comment on fonctionne, tu vois. Par exemple, moi, je disais que je... Enfin, moi, tu vois, je suis pas du tout... Je suis beaucoup plus écrit que... Que... Que... Que oral. Donc, je disais, voilà, enfin, si vous avez un truc à m'expliquer, essayez de privilégier email, Slack, etc. Et si vraiment, voilà, il faut en parler, on en parle, quoi. Mais... Et d'autres personnes me disaient, bah, moi, je suis plutôt oral. Donc, bah, du coup, moi, je faisais des efforts pour... Sur cette partie-là. Certaines personnes disaient que... Elles avaient besoin d'être vraiment très cadrées et de... Et de... Voilà, de vraiment savoir. D'autres, elles avaient besoin de plus de liberté. Donc, en tant que manager, bah, ça te... Bah, ça te... Enfin, tu préembes plein de problèmes futurs, quoi, grâce à ça. Et donc, ça, ça fonctionnait super bien. Et ça pousse les gens aussi à... Tu vois, le fait de le faire à l'écrit, ça poussait les gens, du coup, à faire une sorte d'introspection et aussi d'avoir moins de... De difficultés à en parler qu'à l'oral. Parce que, du coup, bah, t'as la barrière de... Tu te caches derrière un peu cette feuille, quoi. Et du coup, t'as moins de mal à parler de certains sujets qui pourraient être un peu touchy. Donc, ça, ouais, ça, ça marchait super bien. Et ça, en vrai, ouais, on l'a généralisé vraiment à toute l'équipe. Pas que marketing. Après, on l'a fait, ouais, toutes les autres équipes, quoi.

Invité 1 C'est une super bonne idée, ouais. Chacun arrive avec sa notice, en fait.

Yoann Ouais, c'est ça, ouais. Du coup, les autres membres de l'équipe lisent ceux des autres. Et ça permet, voilà, de... Tu vois, certains... Le fait qu'ils avaient écrit que quand ils sont stressés, ils parlent pas trop, mais ça veut pas dire qu'ils t'en veulent, quoi. Bah, du coup, ça permettait de savoir, OK, bon, aujourd'hui, un tel est stressé. C'est pas qu'elle fait la gueule, c'est juste qu'elle est stressée. Donc, bah, c'est pas grave, quoi. Donc, ouais, non, c'était assez... Un très bon exercice et un très bon outil.

Invité 1 Ouais, c'est génial. T'as une grille de lecture pour toute l'équipe, en fait.

Yoann Ouais, c'est ça, ouais.

Invité 1 Et t'as parlé d'introspection. C'est... Alors, moi, personnellement, c'est quelque chose qui me parle beaucoup venant du sport haut niveau et de certains centres d'interrogé. Mais c'est vrai que dans des univers, notamment comme le conseil, ça peut être pas forcément le mindset par défaut. Ouais. Vous aviez quoi comme outil pour permettre à tous les employés de Comet d'aller un peu plus dans cette direction ?

Yoann Bah, déjà, ce qu'on avait fait au tout... Enfin, au tout début et pendant assez longtemps, on faisait... Bah, tous les employés pouvaient aller voir une... Alors, une sorte de coach. Ouais, on peut appeler ça une coach, ouais. Que t'allais voir et du coup, avec qui tu pouvais discuter de... Bah, de... De plein de sujets, quoi. Un peu de tout ce que tu veux. Elle avait fait beaucoup de... Enfin, elle avait fait des ressources humaines, quoi. Donc... Ouais. Et du coup, elle a switché sur plus de l'accompagnement de l'humain, quoi.

Invité 1 C'était une coach Comet ?

Yoann Bah, en fait, elle faisait plusieurs entreprises. Elle était pas en interne. Mais du coup, nous, tout le monde pouvait aller la voir un peu à la demande, quoi. Donc, elle était payée par Comet, quoi. Et du coup, ça, ça a permis pour beaucoup de personnes de... Bah, justement, un peu comme quand tu vas voir un psy ou quelqu'un, de faire ressortir certains sujets que t'avais pas forcément vu avant. Et du coup, de débloquer certaines situations, quoi. Donc ça, c'était assez pratique. Après, c'est pas... Le problème, c'est que c'est... C'est pas forcément... Enfin, comme on dit dans l'univers des startups, scalable, quoi. Si t'as 500 employés, tu peux pas forcément le faire pour tout le monde. Donc après, le faire pour certains managers, tout ça, c'est déjà bien parce que du coup, c'est des postes qui peuvent avoir un impact plus fort, tu vois, sur plus de personnes. Donc ça, c'était un... Ça a plutôt bien marché. Et sinon, c'était... Faire beaucoup de one-one. Enfin, on poussait les gens à faire des... Voilà, des meetings avec leur manager très régulièrement. Voilà. Essayer de débloquer un peu cette peur de parler parfois. Donc ça, c'était quelque chose qu'on poussait, quoi.

Invité 1 C'est intéressant ce que tu dis parce que c'est vrai qu'à passer un certain seuil d'employés, ça peut être compliqué de scale up ce genre de solution, comme tu dis. Mais inversement, c'est vrai que si tu le prends pas en main dès le début, surtout quand t'as une culture aussi forte que celle de comète en termes de transparence, d'authenticité. Enfin, le fait de le prendre en main dès le début, plutôt, c'est là où je pense que tu peux arriver à créer un espèce de cœur d'employés qui sont conscients des enjeux que ça peut représenter et qui, après, derrière, peuvent faire rayonner tout ça au fur et à mesure que ça peut être grossi.

Yoann Oui, exactement. C'est clair.

Invité 1 Eh bien, écoute, super pour la partie comète, très, très intéressant. Est-ce que tu peux nous dire sur quoi t'es impliqué du coup maintenant en tant que freelance ?

Yoann Là, c'est vraiment la partie… Je suis resté un peu sur les mêmes sujets. Les mêmes sujets, ok. Notoriété, communication, relations presse, réseaux sociaux, et aussi, voilà, tu vois, il va y avoir un peu du branding à faire autour de nouvelles offres qui vont arriver. Donc, ça va être des sujets que je vais prendre aussi, sûrement.

Invité 1 Dac. Top. Donc, la face publique un petit peu de comète. Oui, c'est ça. Génial. Et alors, aujourd'hui, enfin aujourd'hui, il y a quelques mois en tout cas, tu t'es lancé sur un nouveau projet que j'adore. Je suis un de tes abonnés d'ailleurs.

Yoann Trop connu.

Invité 1 Est-ce que tu peux nous le présenter ?

Yoann Oui, du coup, j'ai lancé, alors, je pense que j'ai ouvert les inscriptions en février dernier, mais les vraies premières éditions, c'était en mars. Donc, j'ai lancé une newsletter qui s'appelle Snowball et qui est donc une newsletter sur les finances perso slash investissement. En gros, l'idée, c'était, j'ai toujours été, comme je te disais tout à l'heure, passionné de finance. J'ai fait des études d'économie, donc j'ai traîné là-dedans pas mal et du coup, je me suis vite intéressé à tout ce sujet qui est très fort aux US, beaucoup moins en France, de personal finance. Donc, c'est vraiment tout ce qui touche à argent au point de vue individuel, quoi. Donc, que ce soit la gestion de ton budget jusqu'à comment tu investis, comment tu épargnes, etc. Et donc, du coup, j'ai toujours été un peu le bon pote à qui tu demandes un peu des conseils sur, voilà, je veux acheter des trucs en bourse, comment je fais, comment tu gères ton budget, etc. Et donc, vu que il y a de plus en plus de gens qui m'ont posé des questions autour de ça et en fait, ah oui, non, et en fait, le point de départ, le vrai point de départ, c'est qu'en fait, tous les mois de décembre ou janvier de l'année, je publie une sorte de rapport parce que je suis, c'est un peu pour ça que j'ai bossé chez Weifing aussi, je suis un peu un adepte de ce qu'on appelle le quantified self, donc c'est vraiment tout ce qui est sur la mesure de soi, donc j'adore mesurer plein de trucs, quand je fais du sport, quand je vais courir, le nombre de pas que j'ai fait en une année, le nombre de bières que j'ai vues en une année, le nombre de fois que je suis allé chez le coiffeur, enfin vraiment plein de trucs et du coup, pour la première fois, en fait, il y a pas mal de gens qui suivent ça chaque année, c'est marrant et du coup, j'ai créé un gros rapport sur Medium, c'est un article de blog et cette année, pour la première fois, j'avais ajouté la partie finance,

Loïc donc voilà,

Yoann j'avais expliqué combien j'avais dépensé en tout, en restaurant, mes investissements et du coup, il y a plein de gens qui m'ont fait des retours et du coup, je me suis dit, tiens, si ces gens-là me posent des questions, ça veut dire qu'il y a potentiellement beaucoup plus qui se posent d'autres questions, enfin les mêmes questions et du coup, je me suis dit, tiens, pourquoi pas lancer une newsletter autour de ce sujet qui me passionne et du coup, février, voilà, je lance tout ça et donc, je ferai un premier teaser sur LinkedIn et du coup, il y a 1000 personnes qui commentent pour pouvoir s'abonner donc je me dis, bon, il y a vraiment un truc et donc, je lance vraiment au mois de mars sans trop savoir où j'allais donc, j'écris les premières éditions ça fonctionne bien, voilà, des très bons retours, j'essaye en gros de, du coup, l'approche c'est plus d'essayer de dédramatiser un peu cet univers qui pour beaucoup est encore assez opaque, vague et un peu incompréhensible quoi, alors que c'est quand même super important et donc d'essayer d'en parler sous forme de, voilà, d'articles très pédagogiques qui est d'essayer d'éviter tous les jargons que tu peux avoir, de montrer un peu par l'exemple, voilà, d'expliquer vraiment moi comment j'ai fait pour justement montrer que, voilà, moi je ne suis pas trader ou je ne sais pas quoi mais, voilà, je n'ai pas de background en finance mais que, voilà, c'est un sujet que tu peux appréhender assez facilement. donc, voilà, ça a été un peu le genèse du sujet quoi et qui, voilà, marche plutôt bien depuis quelques mois et, voilà, un sujet qui me passionne et que j'ai envie d'emmener encore plus loin.

Invité 1 Et donc, aujourd'hui, tu as plus qu'une newsletter en fait, tu as aussi, enfin, déjà, tu as un système d'abonnement donc, si je me rappelle bien, il y a une, il y a une, une publicité, enfin, un envoi fréquent de newsletter pour toutes les personnes qui sont inscrites sur ta liste mais tu as aussi un système premium où ça permet, ça permet, en fait, là, c'est carrément l'accès à une communauté avec une partie dédiée sur ton site et puis, tu as une app aussi.

Yoann Ouais, en gros, c'est ça, donc, oui, en effet, donc, pour tout le monde gratuit, tu as deux éditions à peu près par mois pour ceux qui payent, tu as une édition par semaine plus, voilà, de temps en temps, je fais des guides un peu sur des, sur des side projects que j'ai lancés parce que c'est vrai que générer de l'argent, ça fait partie aussi de cet univers finance perso, quoi, donc, voilà, j'avais fait, j'avais lancé un petit business où je louais des, des, des voitures, enfin, des camions, du coup, sur Drivee à l'époque qui est maintenant le get around pour, voilà, générer un petit, un petit revenu supplémentaire, donc, j'ai fait un guide pour expliquer un peu vraiment comment j'ai fait, quoi, donc, ouais, régulièrement, je partage tout ça, je fais en sorte que tous mes investissements soient transparents et je les partage avec les gens et en effet, j'ai fait une petite application donc, qui a été développée avec des outils qu'on appelle no code, donc, en gros, c'est vraiment, il n'y a pas besoin de développer, d'être un développeur, ingénieur ou quoi que ce soit pour le développer, n'importe qui peut le faire. Ah,

Invité 1 c'est toi qui l'as fait ?

Yoann Ouais, du coup, c'est moi qui l'ai fait, en fait, c'est énorme. En fait, c'est tout bête, c'est un outil qui te permet de, en fait, derrière cette application, il y a juste une feuille Excel, quoi, en gros, un Google Sheet, en l'occurrence. Et l'idée, c'était de partager en temps réel un peu mes investissements avec la communauté de Snowball, quoi, et du coup, les gens peuvent accéder à mon portefeuille et voir son évolution en temps réel. Donc là, les gens ont pu voir que pendant la crise, il avait perdu 50% de sa valeur, après, c'est reparti, donc c'était un peu tout ça. Et je partage aussi parce que j'avais un petit système où, en gros, je dis, un peu comme quand tu rejoins une startup, tu sais, tu reçois, tu peux recevoir des parts de la startup, des actions de la startup. Je voulais faire un peu un même système où, en gros, je voulais que les gens qui rejoignent Snowball puissent bénéficier d'une partie des revenus de la newsletter sous forme de, un peu comme s'ils recevaient des actions Snowball, que j'ai appelé, du coup, les snowflakes pour rester dans l'univers de la neige, quoi. Et, en gros, les gens peuvent voir, du coup, en temps réel aussi à quoi correspondent ces snowflakes, quoi. Et du coup, par exemple, les tout premiers à cet inscrit, ils en ont reçu 600 parce que, du coup, je considérais que ces gens-là prenaient un peu plus de risques, tu vois, ils ne savaient pas trop marquois, ils se lanteraient. Et du coup, l'idée, c'est qu'à la fin de l'année, tu reçois un petit, une sorte de petit cashback, donc un petit remboursement qui est en gros, c'est assez simple. Là, je prends 20% des revenus, des revenus après impôts, quoi, après avoir déduit les impôts. Et à la fin de l'année, je redistribue tout ça aux gens via les snowflakes, quoi. Et donc ça, tu peux le voir aussi directement dans l'app. Il y a une partie aussi que je mets de côté pour les associations. Donc, tu peux voir aussi combien j'ai mis de côté en temps réel. Qui est important d'ailleurs.

Invité 1 Ce n'est pas 1 ou 2%. Tu mets... Tu peux me rappeler ? 20%,

Yoann c'est énorme. Donc, c'est 20% pour les inscrits et 20% pour les assos, quoi. Et X% pour les impôts, aussi. Ouais. C'est vrai. Donc, voilà.

Invité 1 Comment tu expliques le renouveau des newsletters ?

Yoann C'est une bonne question. Je pense que c'est un peu un cercle vertueux. C'est que il y a eu des outils qui, un peu comme Substack, moi, que j'utilise, qui te permet de très facilement créer ta newsletter, de créer une audience, de... Derrière, tu as une... En fait, c'est une sorte de mix entre un blog et une newsletter, si tu veux. Donc, qui facilite vraiment... Enfin, qui ont complètement cassé les barrières à l'entrée de se lancer dans une newsletter. Parce que, tu vois, MailChimp, à l'époque, bon, c'est cool, c'est assez simple et tout ça. mais, bon, voilà, il y avait des templates à utiliser. C'était pas forcément évident de mettre en place. Donc, voilà, donc Substack, il y a pas mal d'outils qui ont permis de créer ce renouveau. Mais je dirais que c'est surtout Substack, là, depuis 2-3 ans, qui le pousse, quoi. Et là, encore plus, pendant le... Du coup, plus il y avait de gens qui faisaient leur newsletter, plus il y en avait qui disaient, ah, bah tiens, moi aussi, je pourrais faire ma newsletter. Et du coup, après, forcément, ça crée un effet de réseau. Effet boule de neige. Effet boule de neige, exactement. D'ailleurs, oui, Snowball, c'est l'effet boule de neige. C'est qu'en finance, si tu mets de l'argent de côté, au bout de 20 ans, ça fait... Ça se démultiplie, quoi. Donc, voilà, ce renouveau, je pense que c'est un peu lié à ça. Et ouais, et en plus, pendant le confinement, je pense que plein de gens ont voulu se mettre à écrire sur des sujets qui les passionnent. Mais en fait, c'est tout le sujet de la passion d'économie aussi qui est très lié. C'est comment tu peux aussi potentiellement vivre de ta passion. Et le fait d'en parler, c'est un moyen aussi de potentiellement pouvoir en vivre un jour, quoi.

Invité 1 Et aujourd'hui, tu as combien d'abonnés ?

Yoann Aujourd'hui, j'ai... Alors, sur la totalité de la liste, il y a 3800 personnes. Et sur les gens qui payent, il y en a 710.

Invité 1 Ouais. Pour un produit lancé vraiment en mars, c'est sérieux quand même.

Yoann Ouais, ouais, c'est cool. Ouais, c'est allé assez vite. Donc ouais, on est assez contents du résultat et pas mal surpris, pas mal surpris aussi, mais bon, agréablement surpris du coup.

Invité 1 Génial. Si tu devais faire le parallèle entre tout ce que tu as appris dans tes aventures entrepreneuriales précédentes, notamment chez Comet, et ce que tu as mis en place avec Snowball, tu dirais que c'est quoi les apprentissages principaux qui t'ont permis de faire la différence ou de concrétiser un succès aussi rapidement en tout cas ?

Yoann Je pense que c'est le fait de se... Je pense que c'est le fait de vouloir se... faire un vrai effort sur comment tu... sur le fait de parler un peu avec ton audience, de créer une communauté, d'essayer de récupérer des feedbacks de cette communauté, de... Et toujours, ce côté aussi, je pense que... Enfin, ce côté bienveillant et transparent aussi fait vachement la différence parce que... Et du coup, c'est un peu ce que j'ai voulu faire dans... À la fois dans les articles, mais aussi quand je... Enfin, sur la construction de Snowball dans... En tant que... Enfin, que mini-business, quoi, pour l'instant. Tu vois, le fait de se dire, ben voilà, vous savez exactement combien je vais toucher d'argent, vous savez exactement pourquoi vous payez, vous savez exactement tout ça et le fait de... Voilà, toujours le fait de parler aux gens, tu vois, dès qu'il y a quelqu'un qui m'écrit un message, ben je réponds et ça me fait plaisir de répondre. Donc, je pense que ce côté transparent, bienveillant fait que naturellement, ben tu crées un lien plus fort avec tes clients ou tes auditeurs ou tes lecteurs, quoi. et ça, vraiment, je trouve que... Moi, je pense que ça fait vraiment la différence et le... Enfin, en gros, si t'es passionné par ton sujet, que tu es très bienveillant avec ta communauté et que tu fais des efforts un peu pour construire cette communauté, l'engager, tout ça, ben tu fais vraiment la différence par rapport à d'autres produits, quoi, ou d'autres services ou d'autres newsletters ou d'autres chaînes YouTube, enfin, peu importe, mais voilà, je dirais que c'est ça et ça, c'est un truc que j'avais appris vraiment chez Comet. Alors nous, tu vois, on l'a fait un peu à l'extrême au début qui a été un peu au détriment du business, du coup. Mais du coup, si tu arrives vraiment à concilier les deux, ben ça, oui, ça crée une vraie différence, quoi.

Invité 1 Donc, authenticité et accessibilité, le tout avec une bonne dose de transparence. Ouais. Ouais. C'est vrai. Ouais, non, clairement, et c'est vrai que, enfin, encore une fois, pour être utilisateur de ton app, le fait de voir exactement à quoi correspond, tu vois, à quoi correspondent les 20% pour les associations, ce qui part pour les impôts, ben je trouve ça cool parce que ça, de facto, en fait, ça crée une relation de confiance. En tout cas, moi, dans mon cas, en tant qu'utilisateur, tu vois, c'est ça que j'en ai retenu. C'est, ah ben, ok, je comprends le business model, je comprends la répartition du chiffre d'affaires et puis, ouais, c'est intéressant. Ouais. Ok, et sur la suite de Snowball, c'est quoi ta vision ?

Yoann Ben, moi, j'avais plusieurs, il y avait plusieurs solutions à l'époque quand j'ai vu que ça commençait à bien décoller. C'était, la première solution, c'était de se dire, j'ai envie de, j'ai envie de, voilà, de développer ce côté un peu média centré sur, sur les finances perso et de, du coup, de me focaliser sur ça et de, et de faire grossir. La deuxième solution, c'était de le garder un peu en side project, quoi, et de continuer comme ça et du coup, c'est cool, ça fait une, une source de revenus supplémentaires et c'est un sujet qui me plaît et la troisième solution, ouais, du coup, il y en a trois, il y en avait trois, c'était, ben, vraiment d'aller beaucoup plus loin, quoi, c'était de se dire, ok, j'ai créé une audience, j'ai créé une communauté, j'ai créé un, un, du contenu qui, qui semble plaire aux gens, qui semble être utile, qu'est-ce que je peux construire autour de ça et du coup, là, l'idée, c'est, c'est plutôt sur la troisième que je me, que je me, que je me dirige, c'est, ok, aujourd'hui, comment je peux, autour de cette communauté que j'ai créée, ben, ben, du coup, construire un vrai service, un vrai produit autour des finances perso et du coup, c'est ça que, c'est ça que je suis en train d'explorer aujourd'hui, tu vois, j'ai vraiment envie de, alors, ce côté vraiment, éducation financière, c'est un truc que je garderai, que je, enfin, je développerai plus tard parce que j'ai vraiment envie de, enfin, je suis persuadé que c'est vraiment la base et que sans ça, en fait, ben, les gens ne se mettront pas à investir davantage, à faire plus attention à leurs finances, donc ça, c'est un vrai pilier. Deuxième pilier, pour moi, c'est vraiment le côté conseil, ben, toi qui es sportif, je pense que tu en as conscience, mais les finances, c'est un peu comme le sport, en fait, tu n'as pas un impact direct et du coup, tu as du mal à t'y mettre et du coup, tu procrastines et tu te retrouves à 50 ans, 70 ans, à te dire, ah ouais, j'aurais peut-être dû faire plus de sport parce que là, j'ai mal au dos ou j'aurais peut-être dû mettre plus d'argent de côté parce que là, je suis un peu en galère, quoi. Et donc, ce côté conseil, coaching, en gros, je pense, c'est vrai, est très important parce que vu que tu n'as pas un effet direct, tu as besoin d'avoir quelqu'un qui est un peu derrière toi et qui te dit, ben, voilà, si tu fais ça, ben, voilà, ça va faire tel effet, donc, continue dans cette direction qui t'encourage un peu de ça. et le troisième gros pilier, c'est vraiment ce côté, ben, vraiment le côté produit, quoi, en fait, de casser les barrières à l'entrée qui sont très liées au, bon, à la fois qui sont produits en termes de, voilà, d'expérience utilisateur, vraiment, tu vois, aujourd'hui, je dis n'importe quoi, mais ouvrir un PEA, ce n'est pas si simple que ça. alors, certains produits chez qui, c'est plus simple, mais dans les banques classiques, c'est toujours un peu compliqué. quel produit tu choisis, du coup, tu n'as pas vraiment de conseils ou parfois, si tu vas voir ta banque, ils sont très biaisés parce qu'ils veulent te vendre leurs produits à eux. Donc, voilà, donc, il y a vraiment, c'est dans cette direction-là que j'ai envie d'aller, de se dire, ok, éducation, produits et conseils et essayer d'allier tout ça, voilà, dans un, de créer une boîte autour de ça, quoi, en vrai. Et voilà, quoi.

Invité 1 Il y a des boîtes qui existaient déjà, pas forcément en France que tu prends comme exemple sur ce secteur ?

Yoann Bah, dans ce que j'aimerais faire moi, il y en a, il y en a, enfin, pas vraiment parce que du coup, j'aimerais vraiment, tu vois, tu as des boîtes comme Wealthfront aux US qui est un, qui est en gros, un outil en ligne qui te permet de connecter ton compte bancaire et du coup, de mettre automatiquement de l'argent de côté régulièrement, mais qui n'a pas vraiment ce côté, tu vois, éducation, conseil, coaching, conseil, etc. Et tu n'as pas accès à tous les, tu n'as pas accès à tous les produits, par exemple, tu ne peux pas forcément imaginant, je dis n'importe quoi, mais tu vois, moi, tu as différents profils d'utilisateurs, tu as des profils un peu qui sont les, qu'on appelle ça un peu les prosumers, c'est ceux qui ont envie de pouvoir choisir, vraiment, de pouvoir choisir les actions qu'ils achètent ou tel produit ou les obligations ou les cryptos, etc. Et donc, tu vois, moi, je n'utiliserai personnellement, je n'utiliserai pas un produit comme ça parce que je ne peux pas vraiment, je n'ai pas assez d'impact sur les choix que ces gens prennent. Donc, tu as eux, tu as, tu n'as pas mal au UK qui sont, alors, tu as qui, tu as, je crois que c'est, je ne suis pas fini, non, mais souvent, c'est des produits qui sont orientés autour de ce qu'on appelle des robots advisors, en gros, c'est des robots qui vont faire des investissements, tu vois, qui vont essayer d'optimiser un peu tout ça. Il y a Iomony, il le fait en France, Nalo aussi, Nalo et Iomony qui sont, voilà, qui sont des services qui sont très cools et que j'utilise aussi, mais voilà, qui pour moi n'ont pas encore forcément craqué un peu tous les sujets. Donc, voilà, c'est un gros chantier, mais, mais, c'est bon.

Invité 1 Tu parlais de scaling, tu prévois de t'entourer bientôt ou ce n'est pas encore à l'ordre du jour ?

Yoann Oui, oui, c'est carrément, c'est, oui, alors, ce n'est pas forcément officialisé, mais là, je suis en train de réfléchir à tout ça, en tout cas, de faire la grosse partie d'exploration avec Anto qui est, en fait, c'était la première employée, elle, de Conto et c'était la VP Growth. Alors, Conto, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une néobanque pour les entreprises et les freelancers. Tu vois, par exemple, nous, chez Comet, on utilise Conto, ça facilite vraiment la vie, quoi, beaucoup plus que les banques traditionnelles et donc, on s'est rencontrés via Snowball, elle est tombée, elle avait en tête de créer un produit comme ça autour des finances perso aussi et moi, je voulais faire évoluer Snowball donc, naturellement, ça a bien cliqué tant d'un point de vue business, vision de ce qu'on a envie de faire que d'un point de vue humain, la boîte qu'on a envie de construire, la culture qu'on a envie d'avoir donc, voilà, là, on est en phase un peu exploration de tout ça et donc, oui, donc, forcément, à un moment donné, voilà, il faudra recruter des gens mais bon, c'est un peu pour plus tard, ça.

Invité 1 Ça marche. Petite question purement intéressée en tant qu'utilisateur, est-ce que tu as prévu de déployer un système de reward pour les, comment on appelle ça ? pour le parrainage ? Oui, pour le parrainage, j'avais le terme.

Yoann Oui, c'est prévu et en fait, c'est prévu mais j'attends juste que, en fait, ils sont en train de bosser sur, ils sont en train de tester des solutions de parrainage directement intégrées dans le produit. Ok. Donc, j'attends qu'ils sortent la feature parce que sinon, il faudrait que je fasse un truc moi-même de mon côté, c'est un peu chiant. Ok. Bon, ça arrive. Parfait. Oui, oui.

Invité 1 Super. Écoute, merci Johan pour tous ces partages, c'était vraiment super intéressant.

Yoann Avec plaisir.

Invité 1 On arrive déjà quasiment à la fin. J'ai une petite question moi qui me, alors c'est personnel mais puisque tu le publies, je me suis dit que j'allais te le demander. Oui. Tu disais que tu étais un peu data-driven, que tu aimes bien mesurer tout ce que tu fais et partager. ça serait quoi les deux chiffres que tu aurais envie de partager, les deux items que tu as mesurés en 2019, peut-être celui dont tu es le plus fier et celui

Yoann qui aimerait bien changer

Invité 1 pour 2020.

Yoann Oui, alors attends, parce que je ne les ai plus forcément exactement en tête, mais il y en a un qui est marrant. Il y en a un qui est marrant. Alors attends, j'ouvre mon article. Je pense que, ouais, celui de la bière est intéressant. Ce n'est pas celui dont je suis le plus fier. Alors attends, je vais regarder parce que c'est vrai que c'est le genre de truc en plus quand tu habites à Paris, souvent, et que tu as de la bière, ça peut aller assez vite. Voilà, donc j'ai bu. Alors attention, accroche-toi bien. 238 litres de bière.

Loïc Ah ouais.

Yoann Ok. Donc, ouais, ça fait pas mal. Ça fait un peu trop. Du coup, c'est cool parce que ça me permet de me rendre compte qu'il faut peut-être diminuer cette partie-là.

Invité 1 Attends, ça ne fait pas quasiment un litre par jour travaillé, ça ? Non,

Yoann par jour travaillé, peut-être, ouais. Ah ouais, attends, si tu enlèves 5 semaines,

Loïc ouais,

Yoann ça doit être peut-être ça. Ok, ok. Deux pintes, ça va vite.

Loïc Ouais, ouais.

Yoann Et du coup, un autre chiffre qui peut être marrant, attends, je cherche. Je peux te dire que j'ai passé un total de, alors celui-là, je peux, ouais, il est marrant aussi, mais de 225 heures sur mes emails. donc, donc, ça fait, voilà, et j'ai passé en tout 1564 heures en ligne, donc, sur n'importe quel, enfin, n'importe quel produit, quoi, ordinateur et autres. Tu utilises quoi

Invité 1 pour mesurer ça ?

Yoann Ça, c'est un truc qui s'appelle Rescue Time qui te permet de, voilà, de traquer un peu tout ça et un truc qui est un peu plus healthy que si je te dis combien j'ai couru, j'ai couru et marché l'équivalent de 3000 kilomètres. Donc, ça fait un Paris-Moscou, quoi, en gros, si tu devais visualiser. Donc, voilà, il y en a plein d'autres, mais bon, ça prendrait des heures si c'était ça.

Invité 1 On peut les trouver en ligne, ces rapports ?

Yoann Ouais, si tu tapes si tu vas sur Medium ou non, même, je pense que

Invité 1 je mettrai le lien en description.

Yoann Je te l'enverrai, ouais, si tu tapes YOLO Report sur Google, il y a moyen que tu le trouves aussi. Enfin, YOLO, du coup, c'est mon surnom parce que, ouais, Yohan Lopez et du coup, c'est resté comme ça.

Invité 1 Écoute, dernier, pour le mot de la fin, si tu avais un conseil à donner fort de tes expériences entrepreneuriales, voilà, des personnes qui souhaiteraient se lancer, peut-être notamment sur des projets de newsletter,

Yoann ce serait lequel ? Le conseil qui est un peu bateau, mais je pense que c'est un peu le plus utile, c'est le fait de ne pas vouloir chercher la perfection quand on lance un projet. Moi, quand j'ai lancé Snowball, ben voilà, je l'ai fait un peu à l'arrache et du coup, c'est ce qui te permet de voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et du coup, ne pas attendre de se dire, ok, bon, là, c'est absolument parfait à 100%. Après, ce n'est pas applicable à tout, tu vois, un médecin, par exemple, un chirurgien, il faut attendre que ce soit parfait pour pouvoir commencer à opérer et encore, même pas, parce que souvent, au début, tu fais juste une petite partie de l'opération et bon, bref, c'est un peu la même chose en fait aussi. Donc, ouais, non, c'est ne pas chercher la perfection quand tu lances quelque chose et voilà, quoi. Se lancer. Se lancer, tout simplement.

Invité 1 Super. Ben écoute, c'est ce qu'on retiendra. Un grand, grand merci pour ton temps, Johan.

Yoann Avec plaisir. Merci à toi. Sous-titrage ST' 501

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

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