Les Frappés Les Frappés
Saison 4 EP·186 Entrepreneuriat #entrepreneuriat #course à pied

15 octobre 2024

Échange avec Lionel Marsanne, PDG de Cimalp

Durée · 1h14 · Transcription disponible

Lionel

Le récit

Cette semaine j’échange avec Lionel Marsanne, le PDG de CIMALP, un équipementier français bien connu des amoureux d’outdoor.

Dans cet épisode on parle d’aventures entrepreneuriales, des challenges que cela représente mais aussi de la manière dont Lionel et ses équipes ont réussi à mettre en place une stratégie gagnante pour leur marque.

Excellente écoute à vous 🤩

🔎 Pour découvrir les produits de la marque, qui fête en 2024 son 60e anniversaire, c'est par ici.

🎙 Les épisodes qui pourraient vous intéresser :
👉 Épisode #128 - Remporter une course de 1600km en 25 jours par -40° avec Thierry Corbarieu
👉 Épisode #127 - Courir 60 trails par an et toujours prendre autant de plaisir avec Alexia Coudray
👉 Épisode #126 - Vivre et transmettre sa passion de l'Outdoor avec Florian Olivier, team manager de CIMALP

Pour soutenir Les Frappés 👇🏼
❤️ Deviens Tipeur sur Tipeee
✅ Follow le podcast sur ta plateforme d'écoute
🙂 Parle du podcast autour de toi et partage cet épisode
⭐️ Laisse une note et un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify

Pour prolonger l'épisode 👇🏼
📖 Découvre le Journal des Frappés : les enseignements de mes invités, dossier par dossier
💌 Abonne-toi à la newsletter
📸 Suis-moi sur Instagram

Des suggestions ou envie de partager ton avis ? Envoie-moi un email.

Transcription

Lire la transcription intégrale

Loïc Hello, hello ! Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tous niveaux, des aventuriers professionnels, des voyages aux eaux longs cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Cette semaine, j'échange avec Lionel Marsanne, le PDG de Cimalp, un équipementier français bien connu des amoureux d'outdoor. Dans cet épisode, on parle d'aventures entrepreneuriales, des challenges que cela représente, mais aussi de la manière dont Lionel et ses équipes ont réussi à mettre en place une stratégie gagnante pour leurs marques. Excellente écoute à vous. Hello Lionel, bienvenue sur le podcast. Absolument ravi de te recevoir au micro défrappé. Bonjour à tous, merci de me recevoir. Avec grand, grand plaisir. On va... Un épisode un peu différent, en tout cas, de la série d'épisodes récents que j'ai eus où on a énormément parlé d'aventures et d'exploration. Là, on va parler très certainement de sport, d'outdoor en tout cas, ça c'est certain, mais aussi d'aventures entrepreneuriales, celle-ci, puisque c'est clairement ce qui marque ton parcours en tant que PDG de Cimalp pour aujourd'hui, mais tu n'en es pas à ton coup d'essai, loin de là. Donc, ce que je te propose, Lionel, c'est tout simplement de commencer par nous expliquer un peu dans les grandes lignes quel a été ton parcours, tes études et puis tes débuts dans la vie active jusqu'à ce que tu arrives à Cimalp. Ça fait beaucoup, mais dans les grandes lignes, ça a donné quoi ?

Lionel Super. Si on commence par les études, donc moi, j'ai une formation d'ingénieur, plutôt généraliste avec une spécialisation dans les télécoms. Donc, on est assez loin, que ce soit de la montagne ou du textile, mais c'est bien, c'est que la vie nous laisse souvent des surprises. Donc, suite à ces études, j'ai eu l'occasion de travailler pour une entreprise sur Paris, une entreprise allemande dans mon secteur d'activité. Et j'ai également cofondé une entreprise avec deux amis d'école, avec l'idée de faire du contrôle qualité pour des entreprises françaises en Asie.

Loïc OK. Dans le secteur des télécoms ou même pas forcément ?

Lionel Alors, pas du tout. Du contrôle qualité, donc en fait, le principe, c'est d'aller dans les usines et de vérifier, donc les clients sont les donneurs d'ordre et on va dans les usines vérifier que le produit correspond à ce qu'ils ont commandé et détaillé sur leur cahier des charges. Donc, de vérifier en quelque sorte la conformité. Et puis après, il y a d'autres, il y a d'autres, pour des produits plus techniques, ça peut être faire des tests en laboratoire, ce genre de procédure en fonction des besoins des clients. En fait, mon idée, c'était pour le coup, c'est moi qui avais ressenti ce besoin, c'est qu'il existe des grands groupes qui font ce métier, comme Bureau Veritas ou SGS, qui sont des entreprises de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Et du coup, c'est assez difficile pour une petite entreprise d'avoir accès à ce type de service. Et donc là, on est dans les années 2003-2005. De plus en plus d'entreprises ont des difficultés à produire en France et en Europe et se tournent vers la Chine. Mais lorsqu'ils vont en Chine, ils ont souvent des problèmes de conformité, de qualité. Et donc, l'idée, c'était d'aider justement les PME, les plus petites entreprises, à avoir un service un peu sur mesure. C'est comme ça que j'ai commencé ma vie entrepreneuriale.

Loïc Excellent. Donc là, vous étiez, tu disais trois, c'est ça ? Trois amis d'école ?

Lionel Oui, c'est ça. On a commencé à trois et on a commencé à faire ce travail-là. Ça n'a pas été facile tous les jours. À chaque fois, il faut trouver ce qu'on appelle le product market fit, le bon produit, la bonne façon de vendre ta prestation. Nous, on a galéré pendant à peu près trois ans jusqu'à trouver le bon type de client, le bon type de prestation. Et une fois que tout ça a été enclenché, là, ça s'est beaucoup mieux passé et on est rapidement passé à quelques dizaines. Puis moi, quand j'ai arrêté l'aventure, on était un peu plus d'une centaine. Ah oui, quand même. Donc, gros succès entrepreneurial. Alors, c'est un métier où il faut beaucoup de personnel. Donc, tu ne peux pas le comparer, par exemple, avec l'aventure Simalp aujourd'hui. Mais oui, c'était, on avait une implantation qui avait été faite en Inde, dans plusieurs autres pays. Donc, oui, c'était une très belle aventure.

Loïc Ok. Et donc, in fine, le business model, une fois que vous aviez trouvé ce PMF, c'était quoi ?

Lionel C'était plutôt, en fait, au final, on s'est retrouvé avec plutôt des grands groupes comme clients. Parce qu'en fait, les plus petites entreprises n'avaient pas de service qualité. Et du coup, ils nous faisaient travailler une première fois avec leurs fournisseurs, une fois, deux fois. Puis après, ils avaient l'impression de payer pour rien. Ce qui est, d'une certaine façon, est vrai. Parce qu'en fait, quand tu as quelqu'un qui a contrôlé ta marchandise et qu'elle est bonne, tu n'as payé pour rien. Sauf qu'il faut le voir dans un ensemble, mais c'est plutôt le cas quand tu as une entreprise un peu plus grande et que du coup, tu as un vrai service qualité autour. Et du coup, tu acceptes d'allouer une certaine partie de ton coût du produit qui va à la conformité et de faire des tests pour rien, juste pour t'assurer que tout va bien. C'est comme quand tu payes l'assurance. Si tu payes l'assurance de ta voiture et que tu n'as aucun accident, finalement, tu as payé pour rien.

Loïc Et donc, vos arguments, c'était quoi ? Vous vendiez le manque à gagner que les problèmes qualité pouvaient engendrer ou c'était quoi, en gros, la manière que vous aviez d'apprendre ?

Lionel L'argumentaire, tu veux dire ? Oui, commercial. Quand ça a bien marché ou au départ ?

Loïc Oui, quand ça a bien marché, oui.

Lionel En fait, quand tu t'adresses à des groupes qui sont beaucoup plus structurés, qui ont pour le coup des vraies équipes de qualité, la question pour eux ne se pose même pas. Ils ont besoin de faire un contrôle qualité de leurs produits avant qu'ils soient embarqués dans le bateau et acheminés vers leurs clients. Donc, en fait, c'est juste de te positionner face à d'autres entreprises. Et notamment, on avait souvent SGS en face de nous. Et là, pour le coup, on vendait plutôt une entreprise à taille humaine avec un relationnel beaucoup plus facile, des procédures plus modernes.

Loïc Voilà. OK, la réactivité, j'imagine. OK, super intéressant. OK. Toi, à ce moment-là, du coup, tu as quel âge quand l'aventure entrepreneuriale commence ?

Lionel Alors, j'ai fini mes études et ça démarre à peu près deux ans après. Donc, j'ai 24-25 ans. Wow. OK. C'est bien parce qu'en fait, tu es jeune, tu es fou. Tu ne te rends pas compte de tous les problèmes qu'il va falloir que tu gères. Donc, ça, c'est quand même une bonne chose parce que si tu en es trop conscient, je pense que tu ne fais pas grand-chose. C'est vrai dans tout, dans les projets, dans les aventuriers que tu reçois aussi, je pense que si l'ensemble savait tout ce qui les attendait au milieu de leur périple, il n'y n'en a pas beaucoup qui partiraient. Donc, il faut quand même être un minimum inconscient. Et puis, surtout, à cette époque-là, je n'avais pas, moi, de famille. Enfin, de famille. Je n'avais pas fondé de famille. Donc, c'est quand même plus facile quand tu n'as que ta bouche à nourrir.

Loïc Oui, clairement. Enfin, plus facile, oui. Ça fait des paramètres, un paramètre bien complexe à gérer en moins, j'imagine, le fait

Lionel qu'il n'y ait pas de famille. C'est-à-dire que moi, en tout cas, c'était ma vision. C'est que tu peux prendre des risques pour toi. Mais voilà, je me suis retrouvé. Moi, alors, j'avais 34 ans, je crois, quand j'étais papa. Quand tu as des enfants, tu ne peux plus prendre les mêmes risques, en fait. Tu as une responsabilité qui s'ajoute sur tes épaules et qui est quand même assez forte. Clairement. Donc, voilà. Donc, ça, ça a pris fin, en fait, pour moi, dans les années 2010-2011. On a, à cette époque-là, il y avait un peu plus d'une centaine de collaborateurs. Et on a été approchés par plusieurs entreprises assez importantes qui voulaient racheter. Moi et on avaient des intérêts qui n'étaient pas forcément alignés à cette époque-là. C'est toujours très bien entendu avec mes deux associés. Donc, je n'ai pas eu du tout de problème de ce côté-là. Mais on avait des intérêts qui n'étaient pas forcément les mêmes. Et en fait, ce qu'on a trouvé, c'est que la meilleure solution, c'est que moi, je sors. Donc, ils me rachètent les parts et qu'eux puissent après faire comme ils veulent. Et moi, j'avais ce projet. En fait, j'avais en même temps mon papa qui avait le souhait de partir à la retraite, de prendre sa retraite. Et une entreprise qui s'appelle Manufacture Dromoise de Confection, qui est l'entreprise aujourd'hui qui porte Simalp, qui était un peu en difficulté parce que modèle économique un peu vieillissant et difficulté des marques à trouver leur bon, leur cible. Et donc, moi, j'ai... Mon père a créé cette entreprise. Moi, j'avais 4-5 ans. Donc, j'ai grandi avec les discussions sur l'entreprise, avec beaucoup de temps passé à aider les personnes qui travaillaient. Ils me faisaient travailler quand j'étais plus petit, donner un coup de main. contre rémunération, il y a prescription. Donc, on peut le dire. Mais voilà, moi, je suis content parce que c'était l'occasion de comprendre aussi. J'étais en stage, je pense, à partir de 8-9 ans. Je commençais à donner la main et à me faire quelques sous. Donc, c'était cool. Et étant fils unique, je partageais beaucoup de discussions avec mes parents sur l'entreprise. Donc, je t'avoue que quand il m'a fait part de ce souhait d'arrêter l'aventure, j'ai considéré une chose que je n'avais pas forcément considérée dans mon existence, qui était de partir, de reprendre l'entreprise de mon papa. Voilà. J'y avais pas pensé parce que, tout simplement, pendant toute la période où j'ai grandi dans ma famille, le sujet, c'était plutôt que le textile était quand même un métier difficile avec une valeur ajoutée relative et qu'il fallait que je fasse des belles études pour pouvoir faire un métier plus « noble ». Donc, il n'y avait pas une volonté folle de mes parents de me voir reprendre l'entreprise qui a, en fait, je l'ai compris par la suite, changé quand ils m'ont vu commencer dans la vie active et quelque part réussir à mon tour en tant qu'entrepreneur et que ça pouvait être… Je pense que quand t'es parent, tu veux quand même le mieux pour tes enfants et ils se disaient que ce n'était vraiment pas le mieux de me transmettre l'entreprise. Et après ces quelques années où ils m'ont vu m'épanouir en tant qu'entrepreneur, ils se sont dit que peut-être ça pourrait m'intéresser. Excellent. Excellent.

Loïc Donc, année 2010, tu sors de cette première société que tu avais cofondée avec deux associés. Retour en France ?

Lionel Oui, j'ai à peine 30 ans.

Loïc À peine 30 ans, oui. Oh, pinaise.

Lionel Oui, on est… J'ai dit 2010, mais ça doit être plutôt 2009. Je vais juste avoir 30 ans et donc je décide de quitter. Moi, j'étais à Paris, j'étais installé à Paris. Je décide de quitter la vie parisienne que j'avoue, j'aimais quand même beaucoup. C'était vraiment chouette d'être jeune actif à Paris pour m'installer à Valence. J'avais quitté Valence parce que j'aimais bien la ville. J'aime bien la vie en ville. Voilà. Et du coup, ça a été quelque peu difficile. J'imagine.

PDG Le retour. OK.

Lionel Pareil, ça a été plus… Je me disais, Valence, il y avait le TGV, t'es à un peu plus de deux heures de Paris. Ça se fait sur un week-end, tu peux assez facilement revoir tes copains. Sauf qu'en fait, quand tu prends une aventure comme ça… T'as pas de week-end. Tu travailles de 7 jours sur 7 et t'as pas beaucoup d'opportunités de temps libre. Donc, ça a été un moment… J'ai passé… Je préfère être honnête avec tous les jeunes qui t'écoutent et qui peuvent se dire « Waouh, ça a l'air trop bien ». Mes cinq premières années ont été quand même vraiment très compliquées. avec beaucoup de travail et peu de résultats.

Loïc Ça, c'est important. Merci de le préciser et on va rentrer dans le détail. Mais je pense que c'est un peu comme dans tout, tu vois, dans le sport. Quand tu vois des images de l'arrivée de l'UTMB, tu te dis « Ah, c'est incroyable, fascinant. » Moi aussi, j'aimerais le faire. Mais tu vois où les JO récemment, puisque au moment d'enregistre, les JO viennent de se terminer. Mais on ne voit pas tous les sacrifices. Et clairement, on peut le dire, je pense à la souffrance, la douleur qu'il y a eu pour arriver, ceux qui arrivent à ces étapes-là. Et l'entrepreneuriat, ça en fait partie. Moi, je sors là de deux aventures entrepreneuriales d'affilée. Et je suis absolument rincé. Et ça fait écho à ce que tu disais tout à l'heure. Si j'avais su avant de me lancer qu'il y aurait eu tout ça, j'aurais peut-être réfléchi à deux fois. Mais bon, l'aventure était belle quand même.

Lionel Oui, c'est ça. Ce qui compte, c'est de ne pas regretter, d'arriver à passer les moments difficiles. Mais c'est vrai qu'il faut quand même être prêt à ce que ça ne soit pas forcément qu'une partie de plaisir. Clairement. Que ça puisse avoir des impacts sur ta vie de tous les jours. Donc, ce n'est pas un choix qu'il faut faire à la légère. Bref, pour en revenir au moment de ma reprise de l'entreprise. Alors, attends, peut-être juste avant.

Loïc Pardon, Lunette, juste avant. Donc, Manufacture Dromoise de Confection, ça, c'est la société qui avait fondé ton papa, c'est ça ? Et dont la marque la plus connue, Essimalp.

Lionel Alors, oui, c'est ça. La marque la plus connue, Essimalp, qui est une marque qui a été créée en 1964. Mais pas à part ton papa, c'est ça ? Qui fête un bel anniversaire cette année. Excellent. Donc, j'en profite pour dire qu'il y aura une super collection qui va sortir le 15 octobre. Je ne sais pas si le podcast sera déjà sorti. Il sera sorti. Super. Eh bien, voilà. Vous pourrez aller sur le site Jeter un œil. Et donc, c'est une marque que mon papa n'a pas fondée, mais qu'il a repris, lui, en 1991. OK. Et qui avait été fondée, donc, en 1964 par un alpiniste passionné et qui avait la volonté de créer une marque avec un ADN fort alpiniste, dans l'alpinisme. et qu'on s'efforce aujourd'hui de garder, de maintenir. OK. Sachant qu'il y a d'autres marques, par ailleurs, qui sont... Alors non, aujourd'hui, dans l'entreprise, il n'y a que Simalp. D'accord. On est tous réunis autour du projet Simalp. Mais oui, quand moi, j'ai repris l'entreprise, il y avait cinq marques. Ah oui. OK. Et Simalp était, on va dire, la deuxième marque la plus importante. Et donc, les autres marques étaient plus proches du secteur du sportswear. On n'était pas dans le vêtement technique, proprement dit. Mais moi, dès le début, en fait, venant plutôt d'un milieu technique, ce qui m'intéressait, c'est justement Simalp, avec le côté montagne. Voilà, je suis un amoureux des montagnes, même si je ne suis pas un grand alpiniste ou un aventurier de l'extrême. Et puis surtout, le côté technique. Et ce qui me plaît toujours et ce qui me fait toujours vibrer, c'est que ça reste des équipements qui vont être utilisés par des personnes qui vont être dans le dépassement d'eux-mêmes. Donc, tu as quelque part le devoir de leur fournir un équipement qui doit être à la hauteur de leur rêve. Donc, je trouve ça particulièrement… C'est une grande chance de travailler dans cet univers-là.

Loïc Clairement. Je pourrais te raconter une petite anecdote sur l'importance du matériel quand tu pars sur des trucs engagés. où je me suis retrouvé à 4 800 mètres à trois jours de marge du premier village avec une veste qu'on m'avait vendue comme étant étanche, à je ne sais plus, 20 000 schrabeurs, un truc comme ça, et qui en fait prenait l'eau au bout d'une heure. Donc, depuis, je ne porte plus cette marque. Et voilà. Donc, effectivement, je vois tout à fait ce que tu dis sur l'importance, finalement, la sorte de promesse implicite qu'on a, qu'on fait à des gens qui achètent du matos quand on le présente, qu'on est matos technique. Donc, ça me parle de quoi.

Lionel J'espère qu'à la fin du podcast, tu auras envie d'avoir une veste si bonne comme sur le dos.

Loïc Ah bah, figure-toi. Carrément. Et figure-toi que j'en ai plusieurs. Je me tourne, je regarde le placard qui est à moitié ouvert. J'en ai pas mal. J'ai la mèche, notamment. Allez, allons-y. On va faire un peu de placement de produit. La mèche que j'ai emmenée, tu vois, sur une XP en Norvège l'année dernière. Absolument fabuleuse. Mais je dois avouer que mon gros coup de cœur, c'est le short house, le short de trail. Ça faisait un moment que je galérais à trouver des shorts de trail.

Lionel Tu me fais plaisir parce que j'ai bien participé au développement. C'est vrai ?

Loïc Ah bah, écoute, franchement, bravo.

Lionel C'est parti des produits.

Loïc Bah, écoute, bravo. Il est tellement pratique. Je peux en mettre à mon actif. Bah, génial. Hyper pratique avec tous les rangements qu'il y a partout. Mon seul regret, c'est de ne pas l'avoir découvert avant parce que j'aurais bien aimé l'avoir sur la PTL où j'ai flingué deux shorts qui étaient trop fins et pas assez solides. Et celui-là, la host, ça fait un an et demi que j'utilise à fond et il ne bouge pas. Donc, félicitations.

Lionel On pourra peut-être, on abordera le sujet des différences de ce qu'on veut faire avec Simalt, mais c'est vrai que ça fait partie des points sur lesquels on ne dérogera pas. C'est de faire quand même des vêtements solides qui résistent parce qu'on se dit toujours que c'est facile de faire des vêtements plus légers. Par contre, la légèreté, elle a toujours un contrepartie sur la solidité. Clairement. Il faut quand même l'avoir en tête. On ne sait pas faire aujourd'hui des vêtements plus légers et plus résistants. On peut faire des choses performantes, des vêtements qui restent résistants tout en étant légers, mais forcément, plus le vêtement est léger, plus il va être fragile.

Loïc Oui, clairement. Écoute, on va rentrer dans les détails sur le positionnement de Simalt dans l'univers des marques outdoor. Donc, on en revient. Tu prends la décision, tu prends cette décision de reprendre la manufacture dromoise de confection dont la marque iconique est aujourd'hui Simalt, mais à l'époque, c'était seulement l'une des cinq marques de l'entreprise. Toi, quand tu arrives à ce moment-là, qu'est-ce que tu as comme conviction par rapport à ton succès entrepreneurial précédent et quelles sont les premières grosses surprises que tu découvres dans l'entreprise ou même dans l'univers du vêtement technique outdoor quand tu arrives ?

Lionel Alors, quand j'arrive, je suis encore assez jeune, j'ai à peine 30 ans, donc tu imagines à cet âge-là, avec une réussite quand même sympa à l'étranger, j'arrive avec plein de convictions. Deuxième grosse erreur. Donc, je me dis, il y a une super marque, Internet, c'est en train d'arriver, les ventes sur Internet, ça va révolutionner totalement le monde, la façon de consommer. Et en fait, cette marque Simalt, qui est quand même une marque avec une belle notoriété, il y a quand même beaucoup de gens d'amoureux de la montagne qui ne jurent que... Ça a vraiment été connu pour les pantalons, tout ce qui est bas, Simalt, c'était vraiment la force, dès le début, le premier article qui a été fait par Simalt, c'était ce qu'on appelle un knicker, donc pour ceux qui ne connaissent pas trop, c'était des pantalons en velours côtelé que portaient les premiers alpinistes pour faire leurs ascensions et qui s'arrêtaient en dessous du genou et ils portaient ça avec des grosses chaussettes en laine. Et donc, Simalt avait une belle notoriété, moi je me dis, voilà, une belle notoriété, les ventes sur Internet commencent à se développer sur la chaussure, notamment avec les sites Internet qui vendent des chaussures. Donc pour moi, les planètes sont hyper alignées, il y a un vrai créneau à prendre et surtout, le modèle Internet te permet de vendre moins cher, d'économiser en fait la marge du distributeur final, du revendeur. Ce qu'il faut savoir, c'est que le coût le plus important finalement quand on achète son produit, c'est celui de la boutique puisque une marge classique de distributeur, c'est à peu près 50% du produit. Ah oui. Donc ça veut dire que quand tu achètes une veste 200 euros dans un magasin, il y a 100 euros, bon, il y a quand même l'État qui va se prendre sa TVA, donc il ne faut quand même pas l'oublier, parce qu'il y a 20% qui va à l'État, mais ensuite, tu partages en gros la poire en deux, tu as 50% qui va au magasin et 50% qui va à la marque.

PDG D'accord.

Lionel Parce que le magasin, ça coûte cher, il y a des loyers, il y a du stock résiduel en fin de saison, il y a tout un tas de choses qui font, on le voit bien, les magasins ont plutôt tendance à, je veux dire, en ce moment, ce n'est quand même pas la folie dans les magasins, donc ils ont besoin de cette marge pour pouvoir vivre. Et le modèle Internet qui est en train d'arriver coche énormément de cases, si mal, je me dis, moi, on n'est pas obligé de faire des collections, parce que le modèle, moi, quand j'arrive, en fait, c'est, donc mon père a des commerciaux, qu'il paye à la commission, qui vont vendre dans les magasins, et donc les magasins revendent les produits, ce qui veut dire que tous les six mois, les commerciaux sont obligés de repasser dans les magasins pour leur présenter une fois la collection d'été, une fois la collection d'hiver, et donc tu es obligé de mettre des nouveautés, parce que le magasin, il aime bien avoir des nouveautés dans son magasin. Sauf qu'une veste pour faire une aventure, eh bien, il n'y a pas forcément de révolution dans les six mois qui sont arrivés, ni dans l'année. Donc en fait, il y a quelque part un besoin qui est exprimé par les commerçants d'avoir toujours de la nouveauté, mais qui a, qui crée un problème de fin de stock, et qui fait que, à la fin de ta saison, tu es obligé de liquider tes produits pour faire entrer les nouveaux, alors que potentiellement, une veste, si le coloris ne suit pas la mode, qu'elle soit rouge ou noire, tu peux potentiellement la vendre plusieurs années avant de la changer. Donc, pour moi, tout ça, c'est assez clair dans ma tête que le marché va évoluer dans cette direction-là, et que Simmel va être la première marque à avoir un réseau de ventes différents, et que ça va être magique, que tout le monde va s'arracher mes produits.

Loïc Donc là, l'idée, c'était 100% Internet.

Lionel Oui, c'était 100% Internet. Donc, le premier point, c'est que, il y a quand même quelques personnes qui travaillent sur d'autres marques dans l'entreprise, qui sont plus proches de la mode, et donc ça, ça va être très difficile pour moi, parce que, je suis un analytique, et donc la mode, ce n'est pas quelque chose qui me parle beaucoup. Du coup, c'est très difficile pour moi de gérer des personnes qui ont besoin d'avoir un chef d'entreprise qui affiche clairement la direction pour toutes les marques. Parce que, moi, je me dis, bon, voilà, Simmel, je sais bien, les autres marques, on va continuer, et puis on va voir si on peut faire au moins aussi bien. Sauf que, sauf que c'est un petit peu plus compliqué que ça, et que, et que, si mal, sur Internet, on commence par faire une ou deux ventes par jour.

PDG Ok.

Lionel Et que, ça, ça ne suffit pas à payer tes salaires à la fin du mois. Et puis, que les autres marques, donc il y en a une notamment, la plus importante, qui s'appelait Epicea, tu vois, on n'était pas quand même très très loin de la montagne, c'était une marque aussi de Haute-Savoie, à l'origine. Et, et donc, là, c'est beaucoup plus difficile pour moi. J'ai du mal à, en fait, à diriger les équipes de création. Et, c'est, ouais, c'est très compliqué pendant, pendant 3-4 ans, à peu près.

Loïc 3-4 ans pendant lesquels tu maintiens, du coup, les 5 mois.

Lionel Pendant lesquels, je maintiens un petit peu toutes les activités pour, bah, pour arriver à juste boucler et moi, ne pas avoir de salaire ou à peine. Donc, donc, on arrive, on arrive assez vite dans des, dans des moments qui sont un peu difficiles où tu te demandes est-ce que je travaillais le plus possible, donc, donc, j'ai pas de, j'ai pas de possibilité de, de travailler plus. Internet, petit à petit, donc, les ventes de Simab sur Internet évoluent, il y a une croissance assez forte, on augmente entre 50 et 100% par an, le chiffre, mais, malgré tout, ça suffit difficilement à, à, voilà, diriger l'entreprise hors de l'eau. Donc, c'est un moment un peu difficile parce que j'ai, moi, investi une partie de, de, de l'argent que j'avais pu gagner sur, sur ma vente de mes, de mes actions précédentes, sachant que, voilà, on était dans une époque un peu différente et on n'était pas sur des valorisations comme on peut l'être aujourd'hui où tu montes une startup et, et en, en deux ans et demi, elle vaut un milliard, quoi. C'est, c'était un monde totalement différent, mais vraiment, avec plusieurs zéros de, de différence. et, et donc, voilà, donc, en fait, que dire, hormis que, je fais le dos rond, je continue, j'ai la chance d'être, d'être soutenu par ma femme que je rencontre à l'époque, qui, par ma famille, mes parents, et, et tous me disent que je suis dans la, dans la bonne voie, qu'il faut que je continue et que ça va marcher. Donc, donc, je t'avoue que j'ai des moments quand même plus ou moins faciles et, et puis, bah voilà, petit à petit, Simalp, d'année en année, continue de grandir jusqu'en 2014 où là, je décide d'arrêter toutes les autres marques parce que Simalp, bah, arrive au, au point où tu peux dire, bah voilà, tous les salaires peuvent être, peuvent être payés avec Simalp et du coup, je lâche le reste.

Loïc Ok.

Lionel Et là, et là, honnêtement, voilà, tout va se simplifier parce que, bah, du coup, t'as une, t'as une stratégie qui est beaucoup plus claire. Bah, moi, j'ai gagné aussi en expérience. J'ai perdu en, en, en assurance d'avoir, d'avoir la science infuse, par contre. J'ai gagné en modestie, certainement. Et, et du coup, et du coup, bah là, les planètes commencent à s'éteindre, s'aligner et, et puis, bah là, ça va, ça va, ça va bien fonctionner. On va continuer de faire des belles croissances pour en arriver, voilà, aujourd'hui, à une entreprise qui est celle que, franchement, celle que j'aurais pu rêver.

Loïc Oh, waouh, ah oui.

Lionel Ouais, franchement, vraiment, on a, j'ai, c'est, c'est vraiment, je suis, je suis content, satisfait. Ça veut pas dire que j'ai pas envie de continuer l'aventure et d'aller, et de porter Simalp plus haut, mais, mais là, vraiment, je suis, je suis content et fier de ce que j'ai pu faire. Je trouve que l'ambiance, vraiment, moi, ce qui me, ce qui me satisfait le plus, c'est, voilà, c'est d'avoir vu, bah, les, les personnes que j'ai, que j'ai pu recruter chez Simalp se grandir à mes côtés et, aujourd'hui, voilà, porter au moins autant que moi l'entreprise et être, je pense, heureux dans leur travail, dans la mission qui leur est confiée. Et ça, je trouve que c'est vraiment une chance. Après, on peut faire tous les chiffres de la Terre. Pour moi, vraiment, la réalisation, c'est d'avoir une entreprise où les gens se sentent bien, où ils aient envie d'aller au travail. je ne dis pas que c'est un centre de loisirs de Simalp, ce n'est pas forcément tout à fait ça, mais je pense que c'est une entreprise dans laquelle il fait bon travailler.

Loïc Écoute, ça faisait partie de mes questions que j'avais prévu de te poser un peu plus tard, mais puisque tu l'évoques, c'était un point, cette fameuse, depuis que j'ai commencé à travailler un peu plus sérieusement du coup avec Simalp, que ce soit via le podcast ou même avec Marie, maintenant Victoria au marketing, Florian, j'ai régulièrement entendu parler de cette notion de Simalp family, de la famille Simalp. Et systématiquement, en tout cas, tous les gens avec lesquels j'ai pu échanger chez Simalp dégagent une énergie positive et une sympathie, un engouement incroyable. donc clairement, même sans être dans l'entreprise et en ayant des contacts assez peu fréquents avec la boîte, on sent qu'il y a quelque chose d'un point de vue humain qui est assez fort dans l'entreprise. Du coup, ça m'amène à une question parce que là, on est passé quand même assez rapidement sur les cinq ans de galère et de haut et de bas, mais de ce que je comprends avec pas mal de bas bien difficile. En fait, j'ai deux questions dans la question. Une question sur le produit, puisque 2014, quand tu décides de lâcher les quatre autres marques pour te concentrer sur Simalp, moi, je serais curieux de savoir est-ce que tu avais déjà fait un ajustement sur ce que tu évoquais très rapidement un peu plus tôt, la différenciation Simalp, est-ce que tu t'étais déjà dit là où on veut de différence et sur la durabilité, la robustesse des produits, etc. Et donc, première question au produit et deuxième question, c'est sur cette, parce que je pense que c'est intimement lié, je ne sais pas si tu peux faire l'un sans faire l'autre, sur cette culture d'entreprise qui a l'air d'être vraiment forte aujourd'hui et qui correspond à ce que tu voulais faire, mais à quel moment est-ce que tu as commencé à insuffler cette dynamique, le fait de recruter des gens qui avaient envie de grandir, qui avaient cette énergie qui est assez forte quand tu regardes la boîte de l'extérieur. Donc voilà, deux questions, une sur le produit plutôt et une sur la culture d'entreprise.

Lionel Alors, si je commence par la culture d'entreprise, je dirais que plutôt elle s'est créée parce que au départ, quand je reprends l'entreprise, c'est vraiment difficile et quand le, comment dire, quand ton activité est aussi difficile que ça ou chaque mois tu te poses la question de savoir si tu vas continuer le mois prochain, tu ne peux pas être dans des considérations de comment est-ce que je rends l'entreprise plus agréable à travailler, comment est-ce que je fais en sorte que les gens soient heureux, enfin, voilà, toutes ces considérations-là, tu peux les avoir quand tu as trouvé une certaine sérénité et que tu as défini ta stratégie de façon assez claire et du coup que tout le monde sait où il doit aller. donc cette notion vraiment de famille et c'est pour ça que je te disais que ce n'est pas aujourd'hui en fait ce qui quelque part me fait peur, c'est peut-être un petit peu fort mais en tout cas une de mes inquiétudes c'est d'accompagner ! la croissance aussi mal parce qu'on a la chance d'avoir, de faire des belles croissances en termes d'équipe je pense qu'on a on a une croissance de pas loin de 50% donc c'est-à-dire qu'on recrute sur une année cette année on va peut-être recruter un peu plus d'une dizaine quinzaine de personnes alors 50% c'est peut-être un petit peu fort mais plutôt 30% de notre on était une trentaine l'année dernière on doit être pas très loin d'une quarantaine cette année je crois qu'on est déjà un peu plus de 40% bref quand tu fais grandir une équipe on sait que il y a des points il y a des caps en fait et que forcément à des moments il y a des équipes dans l'équipe et donc la difficulté c'est comment est-ce que tu arrives à accompagner ça comment est-ce que tu t'entoures des bonnes personnes comment est-ce que tu mets suffisamment d'efforts aussi dans ton recrutement pour recruter les bonnes personnes parce que c'est avant tout des êtres humains et qu'on est tous différents avec des qualités des défauts et que c'est de plus en plus vrai dans les entreprises tu regardes ce qu'on appelle hard skills donc les compétences proprement dites mais aussi plutôt les soft skills comment la personne elle va pouvoir interagir avec les autres personnes est-ce qu'elle va bien s'intégrer dans le mood est-ce que est-ce que j'avais entendu quelqu'un qui disait moi je recrute des personnes qui sont des bosseurs qui sont intelligents et modestes et j'avais trouvé ça assez similaire j'avais pas forcément la façon de cette façon-là de le formuler mais je trouvais ça assez proche de ce qu'on fait donc voilà donc ça c'est une victoire qui n'est jamais gagnée qu'il faut toujours continuer et aujourd'hui qui m'occupe une grande partie du temps et voilà je me suis perdu sur la première question du coup à le produit du coup le produit quelle est ma vision et bien en fait c'est ce qui est assez chouette avec la marque Simalp c'est que moi j'ai jamais connu le fondateur de la marque et en fait j'ai par contre eu l'occasion de rencontrer sa fille de ce que j'ai pu comprendre la marque elle a toujours gardé le même cap et ça c'est je trouve ça hyper beau c'est un vrai côté romantique c'est que à l'origine le fondateur il voulait en faire une marque quand même qui reste accessible son but c'était pas de faire donc lui c'était son idée c'était qu'il n'existait pas de knickers extensible et donc il avait la volonté d'amener en fait de l'extensibilité dans le tissu pour que le tissu puisse accompagner les grandes enjambées dont tu as besoin en alpinisme et de faire des produits qui soient innovants mais qui restent accessibles et tout au long de sa vie la marque elle a toujours gardé ce même positionnement et aujourd'hui j'espère en tout cas quand je discute avec des clients des gens qui ne travaillent pas dans l'entreprise souvent une des choses qui ressort c'est vous avez un super rapport qualité prix donc des gens qui sont contents du prix qu'ils ont payé et de la qualité qu'ils ont eu en échange et ça je trouve que c'est vraiment une force et j'espère qu'on pourra la garder c'est un moment de ne pas se prendre j'ai une pensée notamment à Régis qui maintenant dirige le produit chez Simalp et qui m'a dit un jour c'est facile de faire des beaux produits et de les vendre cher c'est moins facile de faire des beaux produits que tu que l'on vend à prix juste et c'est extrêmement vrai en fait quelque part il suffit de prendre les meilleurs ingrédients et de les assembler ensemble pour faire le meilleur produit en revanche ils risquent de coûter assez cher par contre de trouver les ingrédients qui vont faire que tu ne dégrades pas la qualité mais que tu as un prix qui est inférieur à ce que tu peux trouver sur le marché c'est là la vraie promesse je trouve de la marque Simalp

Loïc clairement ça bon là l'épisode est enregistré dans le cadre d'un partenariat qui va durer un peu plus d'un mois mais pour celles et ceux qui l'écouteront après vous n'aurez pas eu l'annonce commerciale donc voilà je vous le dis mais malgré ça c'est vrai qu'en tant qu'utilisateur de la marque moi c'est clairement ce qui fait que j'en parle à chaque fois c'est autour de moi c'est que je suis promoteur c'est c'est cette promesse implicite de robustesse et c'est surtout le prix en fait du fait de la distribution en ligne c'est impossible à battre quand tu vois les prix de veste technique les vestes Gore-Tex troisième couche enfin pas nécessairement Gore-Tex d'ailleurs mais veste troisième couche chez Simalp en fait c'est compliqué de trouver l'équivalent ou moins cher ailleurs donc et ça c'est quand même un vrai argument quand tu vois que maintenant t'as des marques qu'on citera pas avec en logo des animaux fossilisés un vieil oiseau fossilisé qui te sortent des vestes à 1000 euros tu te dis mais wow ok quoi alors tout le monde a peut-être pas besoin d'une veste à 1000 euros ok mais quand même ça c'est vrai qu'avec Simalp le fait que ce soit abordable et que les produits durent dans le temps c'est quand même un énorme plus

Lionel et la vraie question c'est enfin en tout cas nous ce qui nous anime et ce qui voilà l'équipe produit on essaye pas de faire des produits pas chers enfin c'est pas ce qui nous anime au quotidien c'est justement quand tu parles de veste hardshell donc des vestes qui vont être portées en équipe énormément de guides on a plus de 1300 guides qui portent nos produits juste sur la France guides et accompagnateurs de montagne et ils portent nos produits pas uniquement parce qu'ils sont pas chers parce que pour le coup généralement les guides ils ont des réductions chez toutes les marques donc voilà s'ils font le choix c'est aussi parce que d'une certaine façon il n'y a pas un compromis oui comment dire important sur la qualité ou sur les performances et nous vraiment c'est ce qui c'est ce qui fait je pense que ces dernières années la marque a connu un bel essor c'est que on avait une présentation de la collection hiver qui est disponible là maintenant et en fait j'ai fait un pas de côté je me suis dit mais waouh le chemin parcouru là en quelques années encore il est juste fabuleux maintenant les produits quand je vois ces produits et que je vois les produits de concurrents de belles marques qui étaient des marques qui me faisaient rêver parce que moi je suis un amoureux du produit je suis un amoureux des marques je trouve ça je me dis en fait on a réussi sur le sujet de faire des produits qui pour moi sont à un niveau aujourd'hui équivalent voilà après chacun chacun jugera et libre évidemment de son opinion mais c'est vrai qu'en termes de en termes de produits forcément tu peux pas me dire je vais courir plus vite avec un short un t-shirt et même potentiellement des chaussures du leader mondial du trail face à nos produits quoi donc ça c'est c'est vraiment la fierté qu'on a aujourd'hui sur la marque

Loïc excellent au-delà de l'aspect pas de compromis sur la qualité et prix attractif qu'est-ce qui différencie Simalp pour toi des autres marques outdoor et tu vois notamment je pense au je pose la question mais je m'attends à une réponse en particulier je pense notamment au cycle de vie des produits et à l'impact l'impact environnemental

Lionel alors donc j'ai j'ai j'ai commencé par très compte par un autre biais c'est que on peut enfin des fois je fais attention à pas paraître comment dire trop j'ai perdu le j'ai perdu le mot très onctueux je pense que j'ai j'ai j'ai j'ai une faculté d'avoir une assez bonne vision de ce qui de ce qui va enfin de ce qui va se passer et ça m'a joué pas mal de tours c'est pour ça que je dis je dis ça je le dis pas du tout d'une façon présomptueuse c'est que bah justement en 2008 2010 quand pour moi je vois arriver internet et que tout le monde va acheter dans les boutiques je suis loin de me douter que en fait on en est qu'au début et que je vais devoir ramer pendant un certain temps avant que ça arrive de la même façon le côté environnemental ça a toujours été une question importante parce que le mur on le voit quand même arriver depuis un petit moment je veux dire j'ai pas dans les années 70 déjà 80 etc t'as un nombre important de scientifiques qui tiraient l'alarme mais bon visiblement c'est compliqué de l'entendre le côté environnemental on a passé une première étape je dirais assez importante dans le milieu de l'outdoor qui est déjà sur la façon de fabriquer les tissus et de les traiter parce qu'en fait sur un tissu une fois qu'on qu'on a tissé les étapes qui vont être les plus polluantes ça va être ça va être donc le tissu là majoritairement nous en tout cas chez nous c'est les tissus qui sont fabriqués à base de polyester ou de polyamide donc on est dans du pétrole voilà pour que les choses soient claires on est dans l'industrie de l'habillement c'est la deuxième plus polluante polluante au monde etc moi je suis pas trop du genre à faire passer un message où tout va bien on est green vous inquiétez pas une étape importante c'était déjà de réduire on a une technique de production qui a été développée par une entreprise suisse dans les années 90 qui s'appelle BlueSign et qui permet de réduire de plus de 90% on est plutôt à 95% toute la pollution qui va être rejetée dans les rivières notamment pollution aux métaux lourds notamment sur la partie sur la partie teinture des vêtements sur et tous les apprêts les traitements qui vont être faits derrière les traitements déperlants ce qu'on appelle déperlants les DWR c'est ça ?

PDG pardon ? c'est les DWR c'est ça ?

Lionel exactement voilà en anglais c'est durable water repellent et du coup en fait il y a un gros pas qui qui a été fait sur ce passage avec donc une façon de fabriquer conforme à à la norme BlueSign et donc ça moi j'ai été vraiment assez précurseur sur le fait de demander à nos fournisseurs de prendre cette cette norme de fabrication et globalement aujourd'hui quasiment toutes les marques d'outdoor utilisent des produits enfin des textiles en fait c'est ton tissu qui donc c'est le fabricant du tissu qui a cette cette norme ils ont quasiment tous cette norme BlueSign ou une norme équivalente qui fait que le le tissu déjà va beaucoup moins polluer ok ensuite on a aujourd'hui un enjeu sur l'aspect circulaire qui est pour moi encore une question une question avec une réponse à trouver sur la circularité sur le fait d'utiliser des tissus qui sont qui sont recyclés parce que de plus en plus de marques pour avoir pour répondre à une demande du marché pour aussi avoir une conscience enfin montrer qu'on s'engage dans la conscience souhaite avoir des produits avec du recyclé on en fait partie on a de plus en plus de produits à base de polyester recyclé en revanche il faut quand même voir le problème dans son ensemble on on ce polyester recyclé on ne sait le traiter qu'à partir principalement de bouteilles en plastique or les bouteilles en plastique on est en train de les faire disparaître

PDG ok

Lionel donc il y a ça veut dire qu'il faut aller plus loin dans la façon de recycler et aujourd'hui on a des difficultés à savoir recycler en fait un vêtement

Loïc ok

Lionel tout simplement parce que ton vêtement il va avoir un zip il va avoir des des boutons de compression etc et que aujourd'hui recycler des vêtements ça veut dire prendre le vêtement enlever tout ce qui n'est enfin séparer les matières et à ce moment là tu vas pouvoir recycler ton ton vêtement donc ça veut pas dire qu'il faut pas engager et qu'il faut pas continuer le travail d'aller plus loin et de rendre l'univers de la confection de vêtements plus propre mais il y a encore un gros travail à faire et voilà je veux pas sans avoir un discours moralisateur le fait que ton vêtement soit en matière recyclée est pour moi une étape transitoire aujourd'hui qu'il faut accepter mais pas une fin en soi parce que aujourd'hui on ne recycle pas des vêtements en vêtements ok

Loïc ce qui paraît fou quand même je savais pas du tout ça

Lionel ouais ça pose plus de problèmes dans la mode donc l'outdoor je dirais que est devenu entre donc nous on a commencé à avoir les premiers tissus de blue sign on était en 2012 2014 à partir de 2018 on avait déjà quasiment plus que des tissus blue sign dans notre gamme donc et ça vraiment c'est c'est c'est c'est un marqueur important parce que tu tu réduis de 95% la pollution donc c'est pas c'est pas juste neutre c'est en train d'arriver dans la mode on le voit de plus en plus dans des enseignes de fast fashion comme Zara ou H&M où ils ont le petit logo blue sign et donc ça c'est bon signe ça veut dire que l'industrie de la mode parce que l'outdoor est un tout petit élément de l'industrie de la mode et donc c'est en train d'arriver donc je pense que il y a un vrai il y a une vraie direction qui est en train de se prendre on le voit vraiment sur les salons professionnels avec toutes les marques aujourd'hui qui se battent sur l'innovation justement sur le fait qu'on va mieux recycler plus mais aujourd'hui pour moi nous on se voit pas comme la marque qui recycle le plus ou qui est la plus green possible aujourd'hui je pense qu'il y a toutes les marques d'outdoor qui sont conscientes ou alors faut vraiment pas aimer la nature mais on est conscient qu'il y a un énorme problème à gérer que la situation actuelle politique économique qu'on vit fait que on a quand même un gros sentiment qu'il n'y a pas grand chose qui se passe pour gérer ça et que malgré tout il faut qu'on essaye d'avancer donc en tout cas dans le milieu de l'outdoor aujourd'hui je trouve que c'est quand même bien bien avancé

Loïc ok donc là tu viens de nous parler de l'amont avec cette certification blue sign pour vos fournisseurs de l'après avec le recyclage de vêtements qui ça paraît dingue et pas encore vraiment faisable en tout cas à l'échelle recycler des vêtements pour en faire de nouveaux vêtements mais quand le produit je veux dire tant que le produit est en vie qu'est-ce que c'est quoi votre positionnement par rapport à la réparation en particulier c'est à ça que je pense chez Simalp

Lionel alors donc fort de tout ça le le sujet de d'avoir une empreinte écologique la plus faible possible après avoir fait des bilans des bilans carbone bien regarder tout ce qu'on pouvait faire et comment est-ce qu'on pouvait nous être acteurs aussi de de baisser nos émissions ! En fait concrètement ce qui ce qui se passe c'est que on ne maîtrise qu'une partie de ce que des émissions qui sont faites puisqu'on achète nous les tissus et et donc on les fait manufacturer et donc on a une maîtrise qui n'est que partielle là où on peut vraiment avoir un un impact c'est et ça faisait vraiment du sens avec l'ADN de Simalp c'est de se dire comment est-ce que je peux faire en sorte que mes produits durent le plus longtemps possible on en a parlé un petit peu tout à l'heure c'est par exemple dans le trail il y a une il y a une tendance sur des produits toujours plus toujours plus léger sans dire qu'on ne va pas aller dans cette tendance et qu'on et qu'on ne veut pas alléger les vêtements mais on fait toujours attention à se dire on va adapter notre composition il y a quelques techniques des fils qui sont plus résistants je pense aux fils de Cordura ou de Kevlar qui peuvent te permettre d'alléger ton tissu sans trop dégrader sa durabilité et donc c'est vraiment déjà de penser aux produits à la toute phase amont de la conception de dire comment j'évite qu'il y ait des points d'usure notamment la chaussure auquel je pense où il y a beaucoup de marques pourtant qui fonctionnent très très bien et qui continuent de très bien fonctionner où tout le monde te dit par contre ça ne tient pas dans le temps mais mais bon voilà c'est un autre c'est un autre sujet donc nous en fait les produits premièrement on fait en sorte qu'ils soient durables dans le temps et là on est en train de s'équiper pour pouvoir être à même donc on répare aujourd'hui tous les produits que nos clients ont endommagés on les répare gratuitement et ce à vie ça fait partie des gros engagements voilà on est peut-être un tout petit peu précurseur sur le marché mais je pense que c'est pareil ça va être des choses qui vont être qui vont devenir nécessaires en fait pour toutes les marques d'outdoor ça va être nécessaire de dire à tes clients les produits que je te vends je sais te les réparer et tu voilà tu fais un investissement en achetant ce produit mais tu pourras le garder dans le temps et on voit que les jeunes générations elles sont encore plus je suis pas hyper vieux je vais avoir 45 ans dans pas très longtemps ça me fait un peu mal de le dire mais mais c'est la vérité et et donc voilà quand on t'échange avec avec des des jeunes qui arrivent sur le sur le marché du travail tu tu ressens que ça fait partie des des considérations non négociables qu'ils peuvent avoir et c'est bien tant mieux il faut

Loïc je savais que vous faisiez de la réparation c'est pour ça que je t'ai posé la question parce que effectivement ça me paraît je suis pas tellement plus jeune que toi j'ai 34 ans mais donc je sais pas si je suis dans cette génération que tu décris non quand même pas parce que ça fait 10 ans que je t'en ai fait de travailler mais effectivement ça paraît enfin surtout quand tu pratiques l'outdoor que tu sais que ton équipement est exposé tu vois des environnements enfin voilà des terrains rugueux bref tu peux abîmer ton équipement plus tu t'en serres c'est normal donc ça paraît évident que la réparation c'est c'est c'est un plus offert par la marque qui est nécessaire en tout cas qui est vraiment différenciée aujourd'hui par contre je savais pas du tout et c'est pour ça que j'étais surpris je savais pas du tout que c'était à vie gratuit et sur tous vos produits

Lionel je vais peut-être me faire engueuler parce que je pense que la communication elle est prévue dans quelques semaines

Loïc ok parce que j'allais dire sur le site on le voit pas c'est tellement dommage

Lionel c'est ouais alors en fait on a décidé ça il y a quelques quelques mois mais en fait on le fait déjà c'est à dire que c'est déjà le cas tous les clients qui nous contactent pour nous dire j'ai fait un trou sur ma veste j'ai fait j'ai un accro etc s'ils sont réparables alors il peut y avoir des cas où c'est pas réparable mais dans la mesure du possible on te dit pas bah non ton produit il a deux ans et trois jours je te le répare plus on répare les produits voilà sans trop poser de questions et donc on demandera aux clients de nous envoyer les produits et nous on les répare et on te les renvoie gratuitement

Loïc ça pour créer des promoteurs ça fait plusieurs fois que j'utilise le terme de promoteur mais s'il y en a que ça intéresse allez regarder c'est quelque chose qu'on a utilisé beaucoup chez Apple promoteur détracteur passif en gros l'idée c'est qu'un client qui est super satisfait de son expérience ça devient un promoteur donc il parle de la marque autour de lui à l'inverse un détracteur c'est quelqu'un qui est particulièrement déçu qui n'a plus confiance à la marque et qui ne se gêne pas non plus pour en parler autour de lui donc l'objectif des marques c'est bien souvent de créer plus de promoteurs que de détracteurs et je te fais un petit partage par rapport à ça j'ai un super copain Tom que j'ai rencontré sur la PTL avec qui on a fait un ultra mi-juillet la première chose qu'il m'a dit quand je l'ai retrouvé dans la voiture il m'a amené à Courmayer c'est à punaise parce que je lui explique le partenariat avec Simal Paris il me dit ah bah écoute j'avais acheté une veste je suis tombé sur la prépa de l'ultra trail dans les Pyrénées je l'ai déchiré je crois que c'était au coude j'aurais renvoyé bah il me l'aurait parlé Grattos il me l'a renvoyé incroyable et il était mais bluffé tu vois donc voilà petit partage ça peut paraître donc voilà donc c'est déjà le cas

Lionel on va le mettre un petit peu plus en avant mais aujourd'hui on a une équipe qui bosse au SAV qui fait un super boulot qui fait en sorte que quand ils réparent le vêtement ils font attention à ce que s'ils peuvent mettre la bonne couleur sur l'accro pour pas que la personne elle soit trop déçue et que ça se voit trop ils prennent vraiment en considération comme si c'était leur vêtement donc j'en profite pour les féliciter pour les féliciter à nous

Loïc yes excellent ok bah merci pour ces deux réponses à ma double question sur le produit et la culture d'entreprise tu disais tu l'as dit plusieurs fois voilà la longue traversée du désert des cinq premières années est maintenant derrière vous ce qui veut j'imagine pas dire qu'il n'y a pas des challenges au quotidien mais de manière générale comment est-ce que tu dirais que ta vision de l'entrepreneuriat a évolué entre ta première expérience où ça a été un succès très rapide et sa deuxième expérience avec Simalp où il y a eu il y a eu un succès peut-être voilà il y a eu besoin de plus d'actions à mettre en place avant que le succès n'arrive

Lionel alors dans mon cas dans les deux cas on a eu quand même des traversées du désert au début parce que je ne l'étais pas bien exprimé mais dans le premier cas on a failli fermer au bout de deux ans donc ça n'a pas été je crois que j'en ai parlé de trouver le bon product market fit au départ ça n'a pas été simple et souvent c'est le cas moi j'aime bien accompagner des entrepreneurs il y a voilà s'il y en a qui écoutent vous pouvez penser au mentorat c'est un truc qui est génial moi qui m'a beaucoup apporté vous tapez institut du mentorat sur internet et vous verrez il y a différentes structures qui existent et la différence alors il y a forcément une différence quand même d'époque parce que comme je l'ai dit en 2005 quand on s'est lancé il n'y avait pas du tout ce côté start-up nation on a quand même une grande chance aujourd'hui d'avoir cet univers qui est hyper propice pour les jeunes et aujourd'hui quand tu es jeune et que tu veux entreprendre on trouve ça cool on ne dit pas que que tu es fou que tu n'y connais rien que tu es quelque part présomptueux parce que il faut d'abord que tu fasses ça moi je l'ai plutôt senti à l'époque comme fais d'abord tes preuves et puis on verra après quoi et donc je trouve que c'est c'est hyper hyper bien de pouvoir au contraire te dire voilà je me lance je sais que ça va être pas facile mais mais j'ai l'envie et je veux faire et de toute façon on est de plus en plus je trouve alors c'est un courant qui nous arrive plutôt des Etats-Unis mais de dire t'apprends encore plus dans l'échec et c'est souvent très vrai quand tu voilà quand t'as des échecs ou des difficultés c'est dur et je pense que dans le sport aussi c'est la même chose quand tu quand tu n'arrives pas à finir une course parce que t'as fait tel ou tel truc ça te marque au fer rouge c'est pas plaisant sur le moment mais par contre c'est une connerie que tu feras plus jamais dans ta vie c'est vrai donc je ne sais pas

Loïc si j'ai répondu à ta question si si clairement clairement du coup bon là tu nous as fait une petite une annonce peut-être un peu prématurée par rapport à la cove qui était prévue donc désolé c'est moi qui ai posé la question mais au-delà de la réparation à vie sur tous vos produits est-ce qu'il y a de grands milestones qui arrivent pour Simalp d'ici tu vois dans les 12 24 36 mois à venir

Lionel alors à titre pour l'entreprise on a un déménagement on a la chance d'avoir un magnifique bâtiment qui est juste à côté de là où on est actuellement donc on est à côté de Valence dans la Drôme si jamais des gens qui veulent qui veulent passer on a notre unique boutique qui est présent sur les lieux donc vous pouvez rencontrer venir avec grand plaisir vous serez normalement très bien reçu et donc on déménage à 500 mètres on a un magnifique bâtiment qui est je crois à 5 ou 6 fois plus grand ah oui ouais qui est vraiment qui est vraiment une super une super opportunité pour nous de grandir sereinement bah là on était vraiment en mode en mode bah on peut pas commander autant de produits qu'on voudrait parce qu'on a pas la place de les stocker donc l'hiver dernier on a on a dû on a dû bah commander pour que ça rentre dans l'entrepôt donc c'était un petit peu dommage donc voilà donc là l'entrepôt et enfin le les locaux sont en train d'être d'être livrés donc on sera dedans en 2025 donc ça c'est quand même un super un super truc et encore une façon d'avoir des employés encore plus heureux parce que voilà il va y avoir des conditions de vie dans le bâtiment qui vont être vraiment chouettes et puis et puis après pour la marque on continue de on continue de développer de nouveaux produits on a on a maintenant depuis 5 ans la chaussure qui est un un super un super comment dire relais de croissance pour l'entreprise où on essaye de la même façon d'être inventif donc on a des chaussures de trail où il y avait on pouvait changer les semelles pour changer son drop sur la partie rando on a on a aussi un système avec des semelles où tu peux avoir des semelles qui sont plus adaptées à l'été ou à l'hiver donc on essaye de voilà de de voir quels sont les marchés qui sont encore peu peu novateurs et d'apporter notre pierre à l'édifice

Loïc excellent excellent c'est vrai j'avais oublié ces semelles interchangeables sur ma paire de chaussures Simalp assez pratique assez pratique génial petite question pour finir sur la partie ambassadeur j'en avais pas mal discuté avec Florian que j'avais reçu à l'époque Florian Olivier allez écouter ça qui est le alors qui fait plein de choses chez Simalp si j'ai bien compris mais qui est aussi en charge de de créer et d'animer l'équipe d'ambassadeurs donc de sportifs qui représentent la marque je serais curieux de savoir comment est-ce que l'idée est née dans l'entreprise puisque lui ce qu'il nous avait partagé c'est que tu l'avais impulsé et quel est l'impact de cette équipe sur le business mais aussi sur l'image de l'entreprise aujourd'hui selon toi

Lionel ok alors effectivement enfin c'est un je dirais que c'est c'était un souhait commun avec avec Florian donc effectivement Florian c'est notre team manager donc c'est lui qui gère maintenant on a une trentaine d'athlètes donc c'est Florian on s'occupe de tous les partenariats et des athlètes c'est pour nous déjà c'est une façon de d'avoir des tests avec des des personnes qui sont quand même les plus pointues dans leur domaine donc pour l'équipe produit c'est quand même de leur en barre d'avoir d'avoir à la disposition une équipe d'athlètes qui est prête à te répondre parce que comme tu l'as dit on essaye vraiment de cultiver ce côté vraiment famille bienveillant entre aides et donc les athlètes qui qui viennent dans l'équipe si mal je pense que voilà on a chaque marque qui a certainement voilà ses avantages et ses inconvénients nous ce qui est indéniable c'est que c'est qu'il y a vraiment une bienveillance une vraiment un esprit un esprit de famille de camaraderie pardon qui voilà qui est chouette en tout cas à vivre et à partager on a beaucoup beaucoup progressé puisqu'on a commencé avec une team si je dis pas de bêtises de 5 athlètes plutôt sur le trail au début uniquement sur le trail aujourd'hui on a diversifié avec des profils qui vont qui vont toucher tous les sports qu'on est susceptible de nous la marque simale c'est tous les sports de montagne donc on va du trailer à l'alpiniste en passant par le parapentiste skieur de fond enfin vraiment vraiment tous les sports et qu'est-ce que ça apporte à la marque c'est difficile c'est pas mesurable donc donc c'est je peux pas te dire si si ça voilà si ça un retour sur investissement qui est qui est bon ou pas mais en tout cas notre sentiment c'est que chaque athlète contribue à nous faire connaître et puis d'une façon aussi il y a une certaine fierté enfin quand tu quand t'es client et que tu portes les vêtements que porte un athlète qui a été champion olympique ou qui a gagné un UTMB voilà enfin je trouve que c'est c'est quand même hyper valorisant donc ça a sans doute un impact quand même pour pour te dire bah oui voilà Simalp c'est pas c'est pas une marque de la peinte de trois semaines ils savent faire quand même des vêtements qui sont portés au plus haut niveau clairement

PDG clairement

Loïc excellent et bien écoute un immense merci Lionel pour tout ce que t'as partagé merci à toi c'était vraiment un peu d'échange c'était top d'en apprendre plus déjà évidemment sur ton parcours mais aussi sur Simalp sur votre positionnement sur ce qui arrive et sur la manière dont vous vous différenciez encore une fois c'est les 60 ans de la marque donc n'hésitez pas si vous écoutez cet épisode avant fin 2024 à aller sur le site www.simalp.fr et puis bah regardez vous verrez les produits sont très chouettes les tarifs on l'a dit sont intéressants et puis vous prenez pas trop de risques puisque réparation à vie donc voilà

Lionel merci énormément en tout cas Lionel allez bonne journée à tous merci encore

Loïc merci d'avoir écouté cet échange avec Lionel jusqu'au bout pensez à partager cet épisode à un maximum de personnes autour de vous et à parler du podcast parler des frappés parler des frappés à fond c'est la meilleure manière de remercier tous ces invités exceptionnels qui viennent témoigner au micro du podcast pour celles et ceux qui souhaiteraient soutenir financièrement le podcast et bien c'est possible à partir de 1 euro par mois sur tipeee tipeee.com slash les-frappés il n'y a pas de petite contribution chaque euro contribue à couvrir les frais de fonctionnement du podcast merci d'ailleurs énormément à toutes celles et ceux qui ont déjà décidé de le faire merci énormément à vous je vous remercie toutes et tous pour votre fidélité et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode dans lequel on va parler d'ultra trail et de performance onsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsonsons Sous-titrage ST' 501

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

À écouter aussi · Entrepreneuriat

Dans le même univers.

  • Maude
  • D'influenceur voyage à curieux professio
  • Eugénie
  • Charlotte

Reste dans la boucle

Le podcast dans ta boîte mail.

À chaque nouvel épisode, l'histoire à écouter et deux-trois trucs qu'on ne met pas ailleurs. Désinscription en un clic.

S'abonner →