Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Vivre et transmettre sa passion de l'Outdoor avec Florian Olivier, team manager de CIMALP
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Florian est clairement un passionné d'outdoor !
Il cumule 2 métiers, celui de responsable de l'office de tourisme du Pilat et celui de responsable sponsoring et partenariats pour CIMALP.
Mais il est aussi accompagnateur en moyenne montagne, père de deux enfants et accessoirement un excellent traileur !
Ça fait beaucoup, et c'est forcément l'une des questions que j'ai posé à Florian : comment fait-il pour jongler entre toutes ces activités ?
On a également parler du mental en ultra, de transmission aux jeunes générations, de CIMALP, de dépassement, et de l'UTMB, dont Florian espère bien prendre le départ le 1er septembre 2023 !
Un épisode passionnant avec au micro du podcast un vrai passionné de pleine nature 🤩
🔎 Florian est le manager du team CIMALP. CIMALP conçoit des équipements de plein air avec passion et dans le respect de la nature, au service du confort et de la performance. Visitez leur site internet.
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode Bonus - Mon récit de la PTL by UTMB - Plus de 300km autour du Mont Blanc
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Vêtements Techniques pour les sports de Montagne.
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Mon mental et mon physique m'ont permis d'aller quand même très loin et d'aller explorer mes limites. Je pense que du moment où tu pars et tu te dis, on va voir la ligne arriver, c'est se tromper, c'est plutôt justement de découper ta course en étapes et de te dire, de bien visualiser ce qui t'attend. Pour tourner le TMB en moins de 30 heures, il faut quand même que tu cours un petit peu aussi, si tu veux le faire.
SPEAKER_00Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire des des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une fois petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Comment est-ce qu'on se prépare pour l'UTMB tout en travaillant au développement d'un office du tourisme et en sensibilisant les jeunes générations à la fragilité de l'environnement
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et bien c'est la question que j'ai posée entre autres à Florian Olivier, mon invité de la semaine, qui est responsable de l'office du tourisme du PILA, qui travaille avec les écoles de sa région en tant qu'accompagnateur en moyenne montagne et qui, accessoirement, prendra le départ de l'édition 2023 de l'UTMB. Bon, vous l'aurez compris on a affaire à un amoureux de montagne qui aime transmettre sa passion et qui va nous expliquer le fil rouge qui relie toutes ses expériences mais également comment il les mène de front. Mais ce n'est pas tout puisque Florian est également le team leader de l'équipe athlète de CIMALP qui sponsorise cet épisode. CIMALP c'est une marque française créée en 1964 par des amoureux de montagne pour des amoureux de montagne. Ils conçoivent des équipements de trail, d'alpinisme, de ski ou encore de randonnée donc c'est assez varié mais ça reste toujours dans l'univers de la montagne. Ils mettent l'accent sur la technicité afin la durabilité, l'innovation et l'accessibilité de leurs produits, ce qui est plutôt pas mal pour mon portefeuille. Personnellement, j'adore le matos outdoor, je réalise des tests pour plein de marques différentes depuis plus de 10 ans, donc je reconnais un produit de qualité quand j'en ai un entre les mains. Et dans le cas de Simal, j'ai eu l'occasion de partir en montagne avec plusieurs de leurs pièces emblématiques. Première couche, veste isolante, veste étanche, short pantalon et franchement, ça n'a été que des bonnes expériences. Les produits sont bien pensés, c'est robuste et en plus, c'est français. Un détail que j'adore, ce sont les pictogrammes qui présentent et caractéristiques techniques de chaque produit, isolant, étanche, anti-odeur, etc. Ce qui est super pratique quand vous commencez à avoir pas mal de vêtements outdoor dans votre placard et que vous vous y perdez. Simalp commercialise en direct sur Internet, ce qui leur permet d'offrir des tarifs très compétitifs. Donc foncez faire un tour sur leur site, simalp.fr, C-I-M-A-L-P.fr. Excellente écoute à vous les frapper
UNKNOWN!
SPEAKER_00Eh bien écoute, bienvenue Florian sur le
SPEAKER_01podcast. Salut, merci de
SPEAKER_00m'accueillir. Eh bien écoute, ravi, ravi pour la petite histoire. Voilà, ça fait partie de l'envers du décor du podcast. C'est la deuxième fois qu'on enregistre, il y a eu un pépin technique. Donc voilà, on espère tous les deux que ça va être un super enregistrement comme le premier, mais il n'y a pas de raison. En tout cas, moi Florian, je suis super content de te recevoir, de te re-recevoir du coup. Je suis très content de te recevoir. pour parler de plein de choses. On va parler évidemment de Seamalp, d'accompagnement en moyenne montagne, de trail, de vie de famille. Il y a vraiment beaucoup de casquettes avec lesquelles tu jongles que je trouve très intéressantes et le combo de tout ça encore plus. Donc, ce que je te propose, écoute, c'est peut-être de commencer par te présenter, nous expliquer qui est
SPEAKER_01Florian. Alors, moi aussi, deuxième fois donc deux fois plus de plaisir on va le prendre non mais c'est vrai j'avais adoré notre podcast donc j'espère que ça va être aussi bien il n'y a pas de raison alors si je me présente rapidement donc moi je suis Florian Olivier je alors au niveau de la présentation perso je suis marié j'ai deux enfants plutôt assez grands qui ont 13 et 15 ans je suis un passionné de nature et d'environnement depuis mon plus jeune âge puisque j'ai mis en place tout mon cursus d'études pour travailler dans l'environnement et après ben au niveau de... Mes professions, puisque tu as parlé de plein de casquettes, en fait, j'ai déjà deux métiers et deux employeurs. Donc, je suis responsable d'un office de tourisme sur un petit massif au sud de Lyon qui s'appelle le Massif du Pila. Et puis, ça fait maintenant un peu plus de dix ans que je collabore avec Simalp. J'ai aussi ce deuxième employeur pour lequel je m'occupe de tout ce qui est partenariat et sponsoring. Ça, c'est pour les casquettes professionnelles. Et puis, pour les casquettes personnelles au niveau de mon parcours sportif, j'arrive plutôt des sports co j'ai fait je pense quasiment tous les sportos qui existent et là où j'ai fait le plus de sportos c'est en volet j'ai fait 10 années de volet en national et puis depuis la fin de ma carrière à mes 30 ans je me suis orienté vers mes premières amours et plutôt les sports outdoor et notamment avec la pratique du trail et de l'ultra trail même si je fais tout un tas d'autres choses avec du VTT, du vélo de route de l'alpini, de la ronde un peu tout à tout
SPEAKER_00Excellent. Clairement, un amoureux d'outdoor. Par modestie, ce que tu ne précises pas, c'est que tu es quand même un pratiquant de trail d'un très bon niveau. Top 100 sur l'UTMB, top 100 sur la Diagonale des Fous, top 50 à la TDS. Excellent résultat sur le Grand Trail des Templiers, le mythique. Deuxième au Grand Duc de Chartreuse. Et actuellement, en pré UTMB 2023
UNKNOWN?
SPEAKER_01Exactement. Grande Ligue de Chartreuse, je conseille à tous nos auditeurs trailer d'aller s'y frotter. Magnifique course en Chartreuse, le parcours change chaque année, vous ne serez pas déçus. Et puis oui, UTMB, j'ai déjà fait quasiment toutes les courses d'UTMB, en tout cas toutes les grandes. J'avais commencé par l'UTMB 2017, la TDS 2018, la CCC 2019 en prépa de la Diag, j'avais fait l'enchaînement CCC et puis l'idée c'était de revenir sur l'UTMB cette année en 2023
SPEAKER_00Excellent. Je crois que ma première question de follow-up par rapport à ta présentation, c'est comment est-ce que tu arrives à jongler avec tout ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu l'as dit, deux employeurs, vide sportif, donc forcément, j'imagine qu'il y a des entraînements, tu vas nous en dire un petit peu plus, mais il faut les préparer, toutes ces épreuves. Papa, accompagnateur, comment est-ce que tu arrives
UNKNOWN?
SPEAKER_00À quoi ressemble une semaine classique, on va dire, pour
SPEAKER_01toi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, je te cache... non il n'y en a pas déjà c'est la première réponse deuxième réponse je ne te cache pas que j'ai une vie qui est assez structurée et souvent mes amis ou ma femme peuvent me le reprocher en me disant ouais machin t'es jamais là ou t'as jamais de temps pour moi enfin ma femme elle ne me dit pas ça j'essaie d'avoir du temps pour elle mais plutôt mes amis donc ouais c'est assez structuré l'entraînement je travaille avec un entraîneur entraîneur je pense qu'on en discutera mais à l'habitude de dire le sport c'est la chose la plus importante des choses secondaires donc voilà j'attache le plus d'importance à mon travail à ma famille et puis après le sport vient par dessus mais mine de rien c'est en gros le travail de 8h30 jusqu'à 17h, 17h30 et l'entraînement soit le matin soit entre midi et deux parce que j'ai la chance de travailler sur un massif de montagne d'avoir une douche au travail donc entre midi et deux pour optimiser le temps ou alors en fin de journée tu vois par exemple hier fin de journée 17h30 et 2h20 de crape à huit en montagne
SPEAKER_00Alors, forcément, mes questions vont être un peu biaisées parce qu'on avait déjà échangé. J'étais reparti de notre premier échange avec plein de bons conseils, en tout cas, plein de sujets sur lesquels elle est creusée un peu. Tu m'avais parlé lors du premier enregistrement de l'approche de ton coach qui est finalement… Alors, attends, tu avais utilisé un terme qui était mieux s'entraîner pour mieux s'entraîner, il me semble.
SPEAKER_01Une espèce de punchline un peu comme ça. Alors, mieux s'entraîner pour mieux s'entraîner, ça ne marche pas. mais oui je vais te parler de mon coach alors beaucoup là aussi je pense que beaucoup de nos auditeurs le connaissent ou alors si vous le connaissez pas n'hésitez pas à aller faire un petit tour sur ses réseaux sociaux il est pas mal présent sur les réseaux sociaux donc mon coach s'appelle Sébastien Cornet donc c'est un entraîneur diplômé si vous choisissez de travailler avec un entraîneur c'est toujours mieux de choisir un entraîneur diplômé n'hésitez pas à aller voir s'il a une carte pro ça peut toujours servir je veux dire qu'il a été formé et qu'il a eu libre d'enseigner contre rémunération. Donc, ça, c'est un petit aparté. Et donc, Seb a l'initiative de ce qu'on appelle l'école de trail en France. Donc, il forme des éducateurs sportifs à l'école de trail et à sa méthode, qu'il a appelée la méthode Seb Cornet, pour être original. Et son leitmotiv, c'est tout simplement moins courir pour mieux courir. Donc, l'idée, c'est d'optimiser l'entraînement. pas dire que je ne cours pas, bien loin de moi l'idée de dire que je ne cours pas du tout. Par contre, quand je m'entraînais seul, j'avais plutôt tendance à faire beaucoup de volume en course à pied, alors que là, d'une part, j'ai moins de temps pour passer beaucoup de temps dehors, et d'autre part, ça me permet d'optimiser mon entraînement. Je vieillis aussi, donc j'essaie de m'éloigner un petit peu des blessures, même si elles me rattrapent parfois. Donc avec une préparation différente de ce que j'avais pu connaître à la base de beaucoup plus de mobilité, de renforcement musculaire. On fait beaucoup de séances de force, que ce soit à vélo, etc. On fait beaucoup d'entraînements croisés, vélo, ski, VTT. Donc voilà, ça fait quatre ans que je me challenge avec lui et avec des préparations qui ont été vraiment intéressantes. Et j'ai l'impression d'une optimisation de mes performances et de mes résultats. Super.
SPEAKER_00Super intéressant ce sujet de l'approche de l'entraînement, puisque parce qu'il y a un épisode qui sortira après le tien, qui est avec une des ambassadrices de CIMALP, Marilyn Nakash, la vainqueur de l'édition 2023 du Marathon des Sables, vainqueur féminine. Et elle expliquait qu'elle, son souci, c'est la difficulté à gérer le repos. Elle veut toujours en faire un peu plus, s'entraîner, s'entraîner, s'entraîner. Donc, c'est intéressant de voir finalement, tu vois, des écoles un peu
SPEAKER_01différentes. Après, Marilyn, je la connais bien, puisque c'est l'une de mes mais oui après il faut faire attention de ne pas tomber à l'inverse dans ce qu'on appelle la bicorexie on a tout je pense quand on fait l'ultra endurance pendant cette bicorexie qui est de se dire j'en ai pas fait assez j'ai pas assez de volume etc après voilà je pense qu'il faut savoir raison garder il y a aussi l'autre chose c'est d'avoir du temps pour le faire puisque Marie-Lyne elle a quand même dédié son organisation personnelle autour sa pratique sportive et elle peut s'entraîner beaucoup parce qu'elle se repose beaucoup moi à l'inverse j'ai quand même peu de temps de repos dans une semaine donc l'idée c'est d'éviter de trop charger l'organisme pour éviter de l'épuiser quoi
SPEAKER_00Là, pour ouvrir une toute petite parenthèse sur ta prépa UTMB, au moment où on enregistre, on est le 2 août, donc un mois moins un jour avant le départ de l'UTMB. Tu es dans quelle phase du coup de ton programme d'entraînement pour cette course en
SPEAKER_01particulier
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors là, c'est les derniers blocs de charge puisqu'on va se retrouver à… à peu près 25 jours de l'événement. Donc, un gros bloc de charge la semaine dernière avec notamment 80 et 5000 à pied l'week-end dernier. Cette semaine, ça va tourner à peu près. Ouais, c'est pareil. J'ai fait une grosse sortie hier, un peu de muscu ce soir et à nouveau un gros bloc vendredi, samedi, dimanche. Et puis après, petit à petit, la charge va diminuer pour arriver avec la fraîcheur sur l'événement.
SPEAKER_00ok excellent et un objectif en particulier pour toi cette année
UNKNOWN?
SPEAKER_01alors moi j'ai toujours l'habitude de jamais me fixer d'objectif de résultat en tout cas de place je pars jamais au départ d'une course en me disant je vais finir dans les 50 premiers c'est tellement dépendant du plateau et des athlètes qui sont sur place que moi l'objectif c'est souvent un objectif de temps et de me dire soit j'ai sous-performé parce que je suis loin de mon objectif, soit j'ai performé et j'étais vraiment dans ma fourchette, soit j'ai surperformé parce que j'ai dépassé les objectifs de temps que je m'étais fixé. Ça permet de ne pas être déçu et d'avoir des repères en course, de se dire où est-ce que j'en suis de mon avancée par rapport à mes objectifs
SPEAKER_00initiaux. Ok, excellent. Tu disais que tu as fait quasiment toutes les courses de l'UTMB. en tout cas les grandes, les mythiques, CCC, TDS, etc. Qu'est-ce que tu trouves, toi, personnellement sur ce type d'épreuve
UNKNOWN?
SPEAKER_00On a bien compris que tu es un amoureux d'outdoor, d'environnement, de contact avec la nature, mais d'un point de vue sportif, qu'est-ce que ça t'apporte personnellement,
SPEAKER_01l'ultra-trade
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, moi, j'ai toujours fait, depuis tout petit, du sport à travers le prisme de la performance après je comprends tous les gens qui n'ont rien à fiche de la performance moi voilà j'ai toujours vécu le sport à travers le côté perf et dans la course à pied un des seuls moyens je pense de se challenger au niveau de la performance c'est de s'accrocher un dossard et d'aller voir ce qu'on a dans le ventre c'est ce que je te disais juste avant moi l'idée c'est pas de voir si je suis meilleur que celui qui est à côté de moi sur la ligne de départ mais c'est voir jusqu'où moi je suis capable d'aller. Après, qu'est-ce que je trouve de chouette dans ces épreuves
UNKNOWN?
SPEAKER_01Eh bien, c'est d'une part de bénéficier d'une organisation rodée et d'un autre côté de découvrir des massifs. Moi, ma pratique sportive dans le trail ou dans l'ultra-trail, ma manière de programmer une saison, ça va être de me dire dans quel coin je ne suis pas allé, et que j'ai envie de découvrir par exemple cette année c'est la première année où je suis allé courir par exemple dans les Pyrénées dans les Pyrénées espagnoles j'étais jamais allé là-bas donc voilà chaque année mes dossards me permettent d'aller découvrir des nouvelles montagnes et là par exemple j'ai découvert un magnifique coin de montagne que je ne connaissais pas du tout après par rapport à l'UTMB pour répondre à ta question l'UTMB c'est un événement qui parfois peut être décrié pour pour son côté business ou pour son empreinte carbone, enfin voilà, on lit tout et son contraire sur les réseaux sociaux, les partisans, les opposants. Moi, pour avoir fait beaucoup d'épreuves en France et à l'étranger, que ce soit en Suisse, la Diagne, etc., ce qu'on retrouve sur l'UTMB, Je ne l'ai jamais trouvé ailleurs. La famille Poletti et l'ensemble de l'organisation UTMB a su créer un événement en une dizaine d'années qui n'est à nul autre pareil. En gros, c'est le tour de France du trail. L'émulation populaire, la médiatisation de cet événement, c'est quelque chose que je n'ai jamais vu ailleurs. Après, je n'ai pas fait toutes les courses. Et ça, on peut aimer ou on peut détester. Je comprends ceux qui détestent. Mais moi, je trouve ça chouette de pouvoir prendre le départ d'une course où il y a quasiment tout l'élite mondiale. Et quand tu pars, tu as l'impression d'être dans un village d'étapes du Tour. Le départ à Chamonix le vendredi soir, c'est juste mythique. Tu te dis une bêtise, mais tu as peut-être 50 000, 60 000 personnes. c'est quelque chose
SPEAKER_00ça donne envie de le faire moi je peux te dire que pour le départ de la PTL il y avait du monde mais pas 50-60 000 personnes le lundi matin
SPEAKER_01je ne te parle pas juste de la place c'est en gros sur les 10 premiers kilomètres tu pars de Chamonix il y a beaucoup de monde à Chamonix dans les rues de Chamonix et après tu arrives au Zouche les premiers villages c'est pareil il y a énormément de monde avant de t'enfoncer dans la nuit de passer Notre-Dame-la-Garde il ne faut pas Notre-Dame-la-Garde c'est n'importe quoi ça y est j'ai mangé le nom de vraiment t'enfoncer dans la nuit là ça devient ou là t'es un peu plus solitaire et en gros les 3-4 premières heures de course tu croises quand même beaucoup de monde sur le parcours Notre-Dame-des-Gorges voilà ça y est j'ai trouvé Notre-Dame-des-Gorges Notre-Dame-de-la-Garde tu
SPEAKER_00vois j'étais à Marseille ouais bah voilà ok ok ok bah écoute ça donne envie d'aller peut-être pas participer tout de suite mais à minimum à voir un départ un départ du TMB t'es pas le premier à me parler de cette ambiance très spéciale que j'ai que j'ai jamais eu la chance de vivre donc ça donne envie d'aller faire un tour d'aller regarder ce qui se
SPEAKER_01passe ouais c'est franchement c'est quand t'es sur la ligne participant ou non l'année dernière par exemple j'étais sur la ligne de départ mais de l'autre côté du côté de la barrière des spectateurs mais même quand t'es spectateur franchement tu sens l'émotion de ce truc
SPEAKER_00là waouh ah là là excellent excellent alors tu disais que c'est plutôt cet aspect recherche de performance qui fait que t'apprécies enfin en tout cas t'as accroché avec ce type de pratique une fois que t'as arrêté le volet c'est ce qui explique aussi tu penses au fait que t'as alors je sais pas si c'est toujours le cas depuis qu'on a enregistré mais je suis quasiment sûr que oui t'as encore jamais abandonné sur une course on est d'accord
SPEAKER_01alors malheureusement aïe aïe aïe 12 ans de pratique il aura fallu attendre 12 ans pour rendre un dossard puisque je te parlais tout à l'heure de la course sur laquelle j'étais présent qui était la course de Val d'Aran qui était un major du circuit TMB qui avait lieu début juillet et pour la première fois j'ai dû rendre un dossard
SPEAKER_00alors qu'est-ce qui s'est passé là
UNKNOWN?
SPEAKER_00comment est-ce qu'on peut expliquer que cette course est arrivée à bout de tes capacités alors que ça faisait 12 ans que que tu tenais et que tu arrivais à chaque fois à aller jusqu'à la ligne
SPEAKER_01d'arrivée
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui. Alors, c'est vrai que ce n'est pas de gaieté de cœur et ça a été particulièrement difficile moralement de rendre un dossard sauf que j'avais la perspective de cet UTMB qui arrivait moi la course de Val d'Aran j'étais engagé sur le parcours de 110 km et ça fait près de 10 mois maintenant ça fait même plus que ça chaque fin de saison j'ai on va dire des délicatesses avec mes tendons d'Achille ça doit être la vieillerie qui fait ça mais chaque fin de saison j'ai une petite douleur cette année c'est de sont revenus comme d'habitude au mois d'octobre sauf que cette fois elles ont duré un peu plus longtemps que prévu et elles n'ont même pas disparu donc voilà je travaille là-dessus que ce soit avec mon environnement médical ou avec mon coach pour essayer de trouver la solution et se soigner mais voilà les douleurs n'ont jamais disparu j'ai fait une course de 80 km début juin chez moi qui s'est plutôt bien terminée je termine 4ème avec un classement un temps qui était ce que je te disais tout à l'heure au-delà de mes espérances je termine avec un temps un peu plus rapide que ce que j'avais prévu et donc Val d'Aran arrivait un mois après je me dis ça va le faire sans problème je partais avec sensiblement les mêmes douleurs qu'un mois plus tôt sauf qu'au fur et à mesure de la course ces douleurs se sont accentuées et l'idée ça a été de se dire qu'est-ce que je fais est-ce que je continue sachant que j'aurais pu poursuivre et finir en ayant mal mais le risque c'était de se dire ben voilà je finis ma course mais j'hypothèque le TMB l'idée était de dire ben j'arrête la course donc j'ai arrêté j'avais fait 48 et 3000 je me dis j'arrête et puis et puis l'idée c'est de pouvoir espérer être présent sur la ligne de départ du tableau. Voilà le choix. Malheureusement, j'aurais aimé pouvoir te dire« Non, je n'ai toujours pas abandonné en deux ans de pratique.» Eh bien, ça y est, la malédiction est rompue, mais ce n'est pas ça. Mais oui, j'ai été contraint de
SPEAKER_00rendre ça. Un choix tactique.
UNKNOWNOk.
SPEAKER_00Très bien. T'expliquer qu'une des motivations pour toi à prendre le départ de plusieurs courses, c'est de découvrir de nouveaux massifs. Le PILA, du coup, est-ce que le PILA a sa propre course pour permettre à d'autres personnes qui ont la même approche que toi de venir découvrir la région pour laquelle tu
SPEAKER_01oeuvres
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, oui, il y a plein de courses sur mon massif, mais sans aucun doute, la plus belle, c'est celle dont j'ai été directeur de course pendant 4 ans. Alors, ce n'est pas par chauvinisme que je dis ça, mais souvent, les athlètes qui y participent le disque. On a une des plus belles courses de la région sur laquelle on se trouve. C'est une course qui s'appelle le Pila Trail avec... Maintenant, il y a 5 formats de course plus les courses enfants. On commence à 9 km pour aller jusqu'à 125 km. La course que j'ai faite début juin, c'est celle-ci. J'ai été directeur de course depuis la trail jusqu'à l'année Covid. J'ai rendu mon tablier l'année Covid parce qu'à force de mettre des casquettes, la tête n'est plus assez solide pour pouvoir les enfiler. J'ai préféré rendre mon tablier de directeur de course mais continuer à leur apporter mon soutien dans l'organisation. Cette année, c'est la première année où j'ai pu mettre un dossard sur la course dont j'ai été le directeur et c'est une course magnifique qui fait passer par tous les environnements de mon massif ça reste un petit massif puisque le Pila c'est un parc naturel régional qui comporte 49 communes mais qui a des ambiances vraiment très variées on peut partir des bords du Rhône où on a un climat quasi méditerranéen et monter sur nos sommets qui sont à l'entente 1400 mètres d'altitude où on va trouver des landes subalpines ou des pelots subalpines. et des panoramas à couper le souffle puisque de nos sommets on voit quasiment un quart de la France ah oui c'est quand même chouette excellent je pense qu'il y a peu de coins je pense qu'il y a peu de coins en France ou même à l'étranger où tu peux voir aussi loin bah
SPEAKER_00ouais c'est clair un quart de la France ok je ne savais pas du tout
SPEAKER_01ça je t'invite à y venir quand tu veux je ferai le guide voilà
SPEAKER_00super une de tes autres casquettes du coup que tu as rapidement évoqué en présentation c'est Simalp où tu t'occupes donc des partenariats sponsoring ça inclut du coup l'équipe ambassadeur ou c'est quelque chose c'est une initiative en plus de ta grosse mission on va dire pour
SPEAKER_01Simalp alors non ça fait partie de mes attributions de gérer groupe athlète pour faire un peu d'histoire en fait si tu veux moi j'ai commencé à collaborer avec Simalp en 2012 parce qu'on est rentré en contact avec le directeur Lionel le courant est très bien passé et puis petit à petit il m'a demandé de faire de plus en plus de choses pour la marque sans en être sans en être salarié euh et puis en 2014 il lance sa première gamme de produits trail il me dit ouais Flo est-ce que tu connaîtrais quelqu'un qui veut être ambassadeur de la marque sur la partie trail oui je connais plein de gens mais je connais avant tout moi je cours et je veux bien être ambassadeur de la marque il me dit ah bah oui j'y avais pas pensé donc je deviens ambassadeur de la marque et en 2016 je lui dis si tu veux continuer à percer dans le marché du trail qui était un marché en plein essor je lui dis il va falloir créer un groupe athlète donc on crée un groupe athlètes en 2016 à l'époque on était très peu connu dans le marché du trail donc on recrute surtout des athlètes on va dire régionaux mais qui nous ont permis de continuer à faire connaître la marque et puis petit à petit de monter en gamme donc mois d'année en année l'objectif ça a été d'aller recruter des profils qui correspondaient aux valeurs de la marque et qui étaient des profils de plus en plus performants pour arriver à l'équipe qu'on a aujourd'hui aujourd'hui j'ai 11 athlètes trailer qui font partie pour certains des meilleurs performeurs français on a par exemple Rémi Brassac qui a fini 5ème des récents championnats de France qui là le week-end dernier était sur la 6000D il finit 3ème à 7 secondes de Baptiste Chassagne qui était champion de France Marie-Lyne tu l'as évoqué qui est vainqueur du dernier marathon des Sables enfin voilà on a des profils très très performants sur la partie trail il faut savoir que en manège moi je m'occupe d'athlètes qui sont présents dans d'autres disciplines de la marque, comme l'alpinisme, le parapente, on a des aventuriers, on a des mûcheurs, on a un eyeliner. Et donc, l'idée, c'est de mettre en musique un peu l'ensemble de ces athlètes et les aider du mieux qu'on peut dans le cadre de leur pratique sportive. Voilà.
SPEAKER_00génial oui alors du coup il y a une série d'épisodes donc il va y avoir 4 épisodes en tout incluant le tien avec des ambassadeurs donc de Simalp et effectivement donc il y a 2 trailer je fais un petit peu de teasing et un alors Thierry comment qualifier Thierry un aventurier de l'extrême je sais même pas on parle de Lady Tarot dans l'épisode donc je sais même pas comment qualifier ce qu'il fait de l'ultra ultra trail X XXL j'en sais rien mais voilà donc des profils assez variés t'évoquais les valeurs de la marque du coup j'ai une double question pour toi est-ce que tu pourrais nous faire peut-être un petit récap une présentation de l'histoire de Simalp puisque tu vois je ne savais pas que le trail était arrivé chez Simalp en 2014 je pensais que c'était un peu plus ancien que ça donc que faisait la marque initialement et les valeurs comment comment tu expliques piquerait tu vois comment est-ce que tu présentes ces valeurs peut-être à un sportif ou à un sportif que tu approches
SPEAKER_01tu vas voir c'est assez simple puisque ça fait partie de mon travail de tous les jours j'ai passé mon après-midi au téléphone à parler de partenariat donc ça va être parfait qui est Simalp alors Simalp souvent on entend parler de nous de manière assez récente mais c'est une marque ancienne qui est née en 64 qui va fêter ses 60 ans l'an prochain qui a été créée par un passionné de montagne et qui ne trouvait pas les vêtements qui lui convenaient pour sa pratique, il s'est dit, vu que je ne les trouve pas, je vais les faire. Donc ça, ça se passe en 64. Ensuite, la marque va avoir différentes phases de croissance et de déclin pour, dans les années 80, être reprise par le papa de notre directeur actuel, qui avait un groupe textile et qui rachète la marque Simap, qui est revendue principalement dans les réseaux de distribution. Et à cette époque-là, la marque est présente avec, on va dire, trois grands univers, la randonnée, la et le voyage. Donc ça, c'est des gammes qu'on a toujours. À la fin des années 90-2000, le secteur textile et textile outdoor est un peu en crise. Et donc, Simal ne fonctionne pas très bien. Et donc, l'idée est de... de mettre fin à l'aventure Simalp parce qu'elle ne vit plus très bien. Sauf qu'à cette époque-là, Yonel, qui est notre directeur actuel et ingénieur de formation, dit à son père, non, Simalp, c'est l'histoire de notre famille. Moi, j'ai connu ça depuis que je suis tout petit. Yonel avait commencé à créer ses premières entreprises avec des associés et il dit à son papa, garde encore la marque et moi, je vais la reprendre. sans aucune expérience dans le textile etc et donc ça ça arrive en 2008 Lionel reprend la marque en 2008 donc jeune patron dynamique avec une obsession et une idée en tête de se dire et ben moi la marque je ne vais plus la vendre comme elle était vendue je ne vais plus la vendre dans sa réseau de distribution mais je vais la vendre en ligne et donc ça c'est un vrai pari puisque 2008 ça nous ramène à l'origine de la vente en ligne maintenant tout le monde a l'habitude d'acheter ses trucs sur internet mais à l'époque 2008 c'est vraiment le début donc Lionel il fait ce pari là et qui va permettre en fait différentes choses mais notamment de rester sur ce qui fait notre part c'est-à-dire le rapport qualité-prix l'idée nous c'est de proposer des produits très techniques mais à prix compétitif et ça c'est toujours le cas c'est ce qui nous anime de faire ça et donc les débuts sont un peu difficiles mais assez rapidement la mayonnaise prend et donc Simalp poursuit sa croissance pour arriver à 2023 où maintenant et bien Moi, je te dis, j'ai commencé à collaborer en 2012. Il y a cinq personnes dans l'entreprise et actuellement, on est un peu plus de 30. la croissance en une dizaine d'années donc ça c'était sur la partie Simalp et l'histoire de Simalp si je te partage les valeurs je te parlais de valeurs tout à l'heure pour moi il y en aurait plein d'autres mais on va donner trois piliers fondateurs de la marque le premier la valeur famille je te parlais de cette transmission de père en fils de l'entreprise mais aussi au sein des collaborateurs nous on reste une petite équipe à taille humaine et donc il y a vraiment cet esprit de famille on parle souvent de la famille de la Simal Family, autant au niveau des collaborateurs, mais du groupe athlète. Donc cet esprit de famille est important. Ensuite, la deuxième valeur qui est importante, c'est la valeur montagne. On est une marque de montagne, on reste une marque de montagne, on restera une marque de montagne. Donc voilà, on est tous des passionnés et des pratiquants de montagne. nous souvent dans les bureaux ça parle montagne par exemple ce soir il y a une sortie vélo qui est prévue entre les collaborateurs et puis la dernière valeur qui découle de cette deuxième c'est l'éco-responsabilité alors maintenant c'est vrai que c'est à la mode de parler d'éco-responsabilité dans toutes les entreprises mais nous c'est quelque chose qui nous anime depuis assez longtemps on travaille dans un secteur de l'industrie qui est un des plus polluants de l'industrie c'est deuxième ou troisième industrie la plus polluante au monde, le textile, et c'est de se dire comment dans notre activité de tous les jours, depuis la production jusqu'à la consommation finale et la livraison chez le client, comment on peut réduire notre impact et notre empreinte sur notre environnement et notamment l'environnement montagnard qui est quand même bien chahuté par tous les changements qu'impose notre société actuellement
SPEAKER_00à l'environnement. Sur ce dernier point, est-ce que tu as des exemples que je trouve très intéressant je ne savais pas que l'industrie textile était autant en mauvaise posture on va dire faisait autant figure de mauvais élèves donc je serais curieux de savoir qu'est-ce que vous avez réussi à mettre en place pour diminuer cet
SPEAKER_01impact alors je ne vais pas faire un listing exhaustif mais je peux prendre quelques exemples précis on peut parler notamment du sourcing de nos vêtements ça fait plusieurs années maintenant Donc, on met en place des références qui sont biosourcées avec des tissus qui sont soit 100% recyclés, soit à base de fibres végétales. On a développé pour les livraisons auprès de nos clients une pochette qu'on appelle la pochette infinie qui est 100% recyclée, 100% recyclable et qu'on met à disposition des autres opérateurs du marché. Ça veut dire que nous, on les utilise, mais si d'autres marchands de l'Internet veulent utiliser nos pochettes, ils peuvent le faire. j'aurais mille idées à te donner mais voilà c'est un exemple basique de choses qui sont mises en place au niveau de la production nous ça fait plus de 15 ans qu'on travaille avec des usines qui sont des usines je peux te parler des usines qui sont en Chine et sur ces usines là par exemple l'idée ça a été d'accompagner les usines dans l'amélioration des conditions de travail de leurs ouvriers avec un salaire qui est quasiment 30% plus important que les entreprises qui sont sur le secteur la rénovation des entreprises le fait de proposer un repas bio à ses salariés ça fait plus de 10 ans qu'on n'utilise plus les PFC dans nos vêtements membranés il y en a beaucoup il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup
SPEAKER_00super ça m'amène du coup ça fait une super transition par rapport à la notion tu vois de en tout cas de sensibilisation à la fragilité de l'environnement de réduction de l'impact j'ai envie de dire un peu d'éveil des consciences ça fait une chouette transition avec une de tes autres activités qui est celle d'accompagnateur en moyenne montagne donc est-ce que tu pourrais peut-être nous expliquer un qui décidément ça aurait été l'épisode des questions multiples mais tu vois ce qui t'a attiré comment est-ce que tu t'es retrouvé un jour à te dire je vais devenir accompagnateur en montagne et ce à quoi ça ressemble aujourd'hui notamment lors du premier enregistrement tu m'avais un petit peu parlé de ce que tu faisais avec les écoles vis-à-vis de la sensibilisation sur les sujets environnementaux
SPEAKER_01alors qu'est-ce qui m'a amené à devenir accompagnateur en montagne en fait comme je te le disais moi depuis tout petit je voulais travailler dans l'environnement je voulais même moi à la base être gestionnaire d'espace naturel donc j'ai mis en place toute ma formation pour faire ça sauf qu'une fois que j'ai été diplômé avec des diplômes qui permettent de faire ça moi je me suis rendu compte qu'il y avait une inadéquation entre le marché du travail pour ces postes là et moi les diplômes que j'avais donc je me suis mis à faire de l'éducation à l'environnement ça veut dire sensibiliser les jeunes ou les moins jeunes à notre environnement et à en prendre conscience et à le préserver et puis naturellement au revoir avec un petit peu plus d'expérience et au sein de mon entreprise, donc l'office de tourisme du Pila, je me suis dit, pour continuer à développer cette activité-là, il serait intéressant de passer des diplômes qui permettent de le faire. Et donc, à l'époque, le brevet d'accompagnateur en montagne me permettait, moi, me semblait être le diplôme le plus intéressant pour le faire. Il me permettait de valoriser ça au sein de mon entreprise et moi, de monter en compétence. Donc, j'ai passé ce brevet d'État en 2008.
UNKNOWNEt
SPEAKER_01Avec la réforme des brevets d'État, ce brevet d'État devient un diplôme d'État. Donc, nous, on nous permettait d'avoir une passerelle pour aller du brevet d'État au diplôme d'État. Donc, j'ai fait ça en 2016, je crois. Et le diplôme d'État permet notamment d'apporter une corde de plus à l'arc de la compagnie d'État en montagne, notamment sur les questions d'entraînement en montagne. Et on revient à la boucle du trail qui me permet, moi, potentiellement, si à terme je veux faire l'entraînement, de pouvoir le faire. Donc ça, c'est pour la partie diplôme. Pour la partie sensibilisation, c'est vrai que c'est des choses qui me paraissent extrêmement importantes. Notre jeunesse d'aujourd'hui, elle semble beaucoup plus consciente que nous de la nécessité et de l'urgence à préserver notre environnement et ses richesses. Par contre, souvent, il faut les veiller, notamment les... les jeunes urbains ou citadins qui ont pour beaucoup pas la chance de d'aller en extérieur et souvent la seule opportunité qu'ils ont de le faire c'est avec le cadre scolaire donc nous on reçoit dans la structure qui m'emploie on reçoit beaucoup d'écoles en montagne et l'objectif c'est d'emmener ces clientèles alors qu'elles soient urbaines ou moins mais en montagne et leur parler de l'importance de la préservation de notre environnement des espèces qui vivent en montagne etc et puis au delà de ça moi je suis quelqu'un de passionné j'ai J'adore transmettre mes passions et parler des sujets qui me passionnent. Et donc, ça me paraissait tout simplement naturel de pouvoir le faire dans le cadre de mon métier. Il y a un dicton qui dit fais de tes passions ton travail et tu n'auras plus à jamais travaillé un jour de ta vie. Pour le moment, je ne suis pas trop malheureux puisque j'ai un cadre de bureau qui est plutôt sympa et je parle de mes passions tous les jours ou quasiment. Excellent.
SPEAKER_00C'est intéressant ce que tu dis sur ta perception que les générations actuelles sont peut-être plus sensibles à toutes ces questions environnementales que par le passé.
SPEAKER_01Je ne sais pas si le bon mot est sensible, mais en tout cas, sont plus informés et plus conscients. On a l'habitude de dire que les générations depuis les années 90, c'est les générations du développement durable. Les gamins à l'école, tous les ils entendent parler de développement durable ils savent qu'il faut éteindre la lumière qu'il faut fermer les robinets qu'il faut pas jeter ses déchets dehors par contre ils le savent c'est pas pour ça qu'ils le font donc voilà nous en tout cas moi dans mes activités de tous les jours l'idée c'est de se dire comment je peux éveiller les consciences et de se dire bah ouais on t'a appris ça à l'école mais au delà de l'apprendre il faut l'appliquer quoi il faut l'appliquer et je te cache pas que c'est pas facile tous les jours l'éducation c'est l'art de la répétition et bien c'est un peu ça moi j'aime bien pour finir d'illustrer ça ça paraît bateau toutes les expressions que j'emploie moi j'aime bien la philosophie du colibri quand je regarderai un peu plus tard dans mon rétro c'est de se dire moi j'ai fait ma part je sais pas si tu connais cette histoire du colibri voilà c'est ça j'ai fait ma part j'aurais l'impression d'avoir fait ma part
SPEAKER_00C'est une excellente approche. Eh bien, punaise, ça en fait des choses. Pour revenir peut-être sur les valeurs de Simalp, et là, je parle plus aux Florian... team manager ou team leader, je ne sais jamais quel est le bon terme, mais comment est-ce que
SPEAKER_01toi, tu as... Nous, on dit team manager, mais
SPEAKER_00après... Team manager,
SPEAKER_01ok, team manager. C'est parce qu'il faut coller une étiquette, les étiquettes, elles ne me plaisent pas trop. Moi, tu vois... Dans le groupe Athlète, il y en a qui m'appellent chef, il y en a qui m'appellent flot. En
SPEAKER_00tout cas, le fer de lance de cette équipe d'ambassadeurs, de représentants CIMALP. Mais comment est-ce que tu t'assures justement du fit entre les valeurs de la marque, l'histoire de la marque et les personnes que vous approchez
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, dans le recrutement d'athlètes, quand on était à l'initiative de ce groupe Athlète en 2016, on a fait un démarchage un peu tous azimuts puisqu'on a communiqué sur les réseaux sociaux. Maintenant, avec la notoriété qu'on a acquise, on n'a plus besoin de le faire. Moi, c'est soit des athlètes qui vont me démarcher, soit à l'inverse, moi, des athlètes que je suis et je me dis, ben ouais, ça pourrait matcher. Une fois que ça, c'est dit, c'est dire, ben... soit un athlète m'a contacté ou à l'inverse moi je le contacte l'idée ça va être vite soit de se rencontrer soit d'avoir un échange pour savoir d'une part quels sont les atomes de chacun et d'autre part savoir si on a des atomes crochus un peu comme dans une relation amoureuse c'est de se dire est-ce qu'on est fait pour vivre ensemble pour le moment depuis 2016 il n'y a pas eu trop de ruptures donc ça veut dire que les castings étaient souvent les bons. C'est arrivé une ou deux fois, mais au-delà de ça, je passe quand même généralement beaucoup de temps à discuter avec l'athlète avant... avant de se dire on travaille ensemble. Mais voilà, en tout cas, moi, je suis très fier du groupe athlète qu'on a su bâtir. Je suis très fier des valeurs sportives, mais également d'hommes. Moi, j'aime bien les valeurs d'hommes. Alors, avec un grand H, parce qu'on a aussi plein de femmes, mais les valeurs d'hommes que véhiculent nos athlètes sont vraiment des beaux athlètes. Et moi, je suis super fier d'être, au-delà du team manager, mais d'être leur grand frère et de les avoir régulièrement au téléphone, par message, etc. Enfin, voilà, c'est pas galvaudé de dire tout à l'heure quand je te parlais de Timal Family j'essaie d'être proche avec chacun de mes athlètes et le retour que j'ai de leur part semble montrer qu'ils sont plutôt bien chez nous
SPEAKER_00en tout cas c'est l'impression que j'ai eu aussi le son de cloche que j'ai eu en échangeant avec trois d'entre eux encore une fois Alexia, Marilyn et Thierry dont vous allez bientôt entendre parler sur d'autres épisodes mais ça allait être une de mes questions justement cette notion de Simal Family toi ta stratégie ou en tout cas la stratégie de l'entreprise pour maintenir ce lien entre les différents athlètes c'est laquelle est-ce que vous organisez des stages alors tu parlais du rail et visiblement plutôt pour les collaborateurs ce soir mais les athlètes entre eux comment est-ce que vous faites en sorte qu'il y ait un lien qu'il y ait un peu plus loin que on est tous sur la même page Team Simalp sur internet
SPEAKER_01alors après je ne pense pas révolutionner ce qui est fait dans les équipes mais en gros on a Un outil qui nous permet d'être en contact quotidiennement ou quasi quotidiennement. Franchement, ce n'est pas souvent que mon téléphone ne sonne pas la journée. Donc, on a un groupe WhatsApp où l'ensemble des athlètes français sont présents. Puisqu'après, on a aussi des athlètes étrangers, mais ça deviendrait plus compliqué. Donc, l'ensemble des athlètes français sont présents dans ce groupe WhatsApp et on échange sur tout un tas de choses. Donc, ça permet d'être en contact régulier puisque géographiquement, tous les athlètes sont un peu éloignés les uns des autres. Après, au-delà de ça, on va pouvoir se croiser sur des courses. Ça, ça arrive régulièrement qu'on soit au départ d'une même course. ça c'est un autre mode pour créer de la cohésion après il y a des athlètes qui sont quand même proches les uns des autres qui vont pouvoir s'entraîner de temps en temps ensemble donc qui permettent d'avoir des petits sous-groupes d'entraînement et après moi au moins deux fois par an une fois minimum mais j'essaie que ce soit deux fois c'est d'avoir un regroupement et un regroupement pas uniquement d'athlètes mais également avec l'entreprise alors les envergures de ces deux groupes permettent qu'on puisse encore l'imaginer puisque par exemple sur le dernier regroupement qui a eu lieu au mois de mars dernier sur le plateau du Vercors on était 38 et je ne te casse pas qu'en termes d'organisation ça commence à être un peu chaud mais ça permet de faire se croiser à la fois le monde de l'entreprise et le monde des athlètes et ça veut dire que tout le monde met un visage sur l'autre quand moi c'est quelqu'un de l'entrepôt qui m'envoie mon colis je sais qui m'a envoyé mon colis les filles qui sont au market je sais qui c'est donc voilà ça on essaie de le faire et après l'idée c'est de mettre un peu de liant au milieu de tout ça et j'ai l'impression que le liant c'est moi d'un pierre angulaire qui permet de faire se côtoyer l'ensemble des mondes et de garder cette image family entre guillemets au
SPEAKER_00sein de ces deux groupes bah écoute merci pour les infos parce que c'est la première fois que j'ai la chance d'échanger avec entre autres je pense que tout le monde aura bien compris que t'es un vrai couteau suisse mais entre autres avec un team manager donc très intéressant de voir comment tout ça s'articule et toi la vision que t'en as et où tu veux emmener cette Simalpe family tu parlais de prendre le départ de course ensemble je sais pas si Thierry t'en a parlé mais il refait Lydie Tarod l'année prochaine 1600 et il compte le faire avec toi justement pour cet aspect
SPEAKER_01liant il va falloir que je me prépare sérieusement parce que je pense avoir un mental solide
SPEAKER_00mais Thierry il a un mental en titane je pense si il y en a qui ne connaissent pas Lydie Tarod gardez les oreilles grandes ouvertes il y a l'épisode avec Thierry Corbarieux qui arrive bientôt et je vous garantis que niveau frappé c'est du
SPEAKER_01plus plus plus Thierry il est Oui, physiquement, il est hyper solide, mais c'est surtout mentalement qu'il est hyper solide. Et après Thierry, je te parlais de valeur. Thierry, c'est un gars qui a le cœur sur la main. Il est juste tellement gentil, tellement incroyable, tellement… tu vois Thierry il est rentré chez nous l'an passé et il est rentré on avait commencé à discuter il y a 3 ans il était parti sur l'île d'Itarod il m'avait contacté via des connaissances en commun en me disant ouais je cherche une veste pour partir sur une course en Alaska machin donc voilà on lui avait fait la veste et puis au final il nous a rejoint 2 ans plus tard parce que moi j'aimais l'homme avant d'aimer l'athlète et le sportif quoi
SPEAKER_00Excellent. C'est vrai que l'homme m'a marqué, moi aussi, je ne le connais évidemment pas aussi bien que toi, mais l'heure et demie, les deux heures, je ne sais plus, pendant lesquelles on a échangé, c'était claque sur claque par rapport à ce qu'il m'a raconté. Donc absolument passionnant, j'ai hâte de le mettre en ligne. Tu évoquais le mental, c'est peut-être le sujet, je pense, qui va venir conclure l'épisode, qui m'intéresse énormément. Là, tu te prépares pour l'UTMB, mais tu es un habitué des formes assez long comment est-ce que tu gères cette partie mentale puisque tu nous as déjà un petit peu expliqué sur la partie on va dire physique cette approche du faire moins mais mieux en tout cas sur la course à pied le mental comment est-ce que tu le travailles et on va commencer par ça pour arrêter avec les questions doubles comment est-ce que tu le
SPEAKER_01travailles alors je pense pas le travailler particulièrement parce que maintenant dans le sport de haut niveau on l'entend que ce soit dans le sport individuel ou dans le sport collectif on parle de plus en plus de préparateur mental et je pense qu'il y a vraiment des clés je sais pas t'as eu l'occasion de travailler avec un préparateur mental de ton côté
SPEAKER_00et bah écoute je le suis ouais ouais je le suis enfin je suis moi-même préparateur mental depuis depuis depuis depuis 3-4 ans 3 ans non qu'est-ce que je raconte 2 ans et demi 2 ans et demi donc mais à l'époque quand je faisais du sport de haut niveau en judo c'était pas du tout quelque chose qui était répandu c'était pas encore démocratisé non Non, il y avait toujours cette croyance un petit peu préparateur mental égal psy, égal tu ne vas pas bien.
SPEAKER_01Maintenant, ça se démocratise de plus en plus. Moi, j'ai eu l'occasion d'échanger avec des préparateurs mentaux sur des choses que je faisais, mais sans en avoir conscience. En fait, mine de rien, quand on s'entraîne physiquement, on s'entraîne aussi mentalement. Après, je pense qu'il y a aussi plein d'autres mécaniques à mettre en place. j'emploie encore des dictons je vais faire vieux con mais on a l'habitude de dire entraînement difficile course facile alors l'entraînement difficile il est aussi bien physique que mental quand tu t'infliges une séance dure physiquement là moi j'en ai connu une samedi où j'étais vraiment dans le mal et bien mine de rien j'avais laissé ma voiture à un endroit et pour rentrer chez moi il fallait quand même que je retourne à ma voiture et donc là tu travailles ton mental de coquillette ou de chips comme tu veux de te dire tu t'es mis dans une galère c'est quand même que tu t'en sortes donc c'est ça qui fait avancer en compétition c'est pareil j'ai des lettres motifs des routines soit des routines mentales de te dire sur l'imagerie mentale dans une phase difficile essayer de voir plutôt le positif que le négatif mais aussi des petites phrases et des petits gimmicks qui me disent quand t'es dans le dur je crois que je te l'avais dit lors du premier podcast mais en gros si toi t'en chies il y en a qui en chient plus que toi c'est de se dire c'est dur pour toi mais c'est dur pour tous les autres ça aussi souvent ça me permet d'avancer d'aller un peu plus loin en disant et puis mine de rien quand t'es sur une course et que c'est dur c'est quand même toi qui t'es mis dans la galère en disant ouais j'ai trop envie de faire cette course après j'ai jamais eu l'occasion de me préparer mentalement mais je trouve que c'est un aspect surtout dans l'ultra endurance qui est parfois négligé et pourtant qui est indispensable pour moi la performance et surtout le fait de passer une ligne d'arrivée sur des épreuves d'ultra endurance c'est quasiment autant mentalement que physiquement que ça se joue on disait tout à l'heure que j'avais jamais rendu de dossard jusqu'à il y a 15 jours là depuis On se parle. Mais qu'est-ce qui m'a permis d'atteindre cet objectif
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est bien souvent mon mental. On a fait nombre de courses bien difficiles. L'idée de passer la ligne, c'est ta tronche qui te fait avancer. Tes jambes, elles te font avancer, mais c'est surtout ta tronche qui te dit à tes jambes d'avancer.
SPEAKER_00Et ça, c'est super intéressant de t'entendre dire que finalement... sans avoir jamais vraiment fait en tout cas sans avoir jamais vraiment été accompagné évidemment tu mets des mécanismes en place et c'est l'expérience qui parle quand tu as fait plus de 10 ans de trail d'ultra comme toi évidemment qu'il y a des choses qui marchent que tu es capable de déployer en course mais est-ce qu'il y a des schémas un peu classiques on va dire sur les courses un peu longues quand tu commences à sentir que tu arrives dans le mal est-ce qu'il y a des choses que tu fais quasi systématiquement qui marchent pour toi comme la visualisation ou te répéter des choses positives ou je sais pas est-ce que tu as ce type de mécanisme tu vois où tu suis presque des étapes je fais d'abord ça puis ça puis ça et ça ira mieux
SPEAKER_01alors j'ai pas de schématique ou en tout cas j'y ai jamais réfléchi après l'idée sur les courses longues c'était jamais de voir la ligne d'arrivée enfin je pense que du moment où tu parles et tu te dis on va voir la ligne arriver c'est se tromper c'est plutôt justement de découper ta course en étapes de bien visualiser ce qui t'attend après quand tu t'engages sur des courses longues tu sais qu'il va y avoir je pense qu'un athlète qui s'engage sur une course longue en disant ça va être trop bien pendant mes 10, 15, 20 heures de course il se trompe moi en tout cas ça m'est jamais arrivé et il va y avoir des moments difficiles et ces moments difficiles il faut être en capacité de les gérer et de passer et c'est vrai que souvent les moments où tu es dans le dur c'est d'emmener ta tête ailleurs là moi j'avais fait une course début mai j'ai fait une course avec Marie Dorin qui est dans le groupe athlète aussi donc Marie Dorin athlète internationale multimédaillée mondiale et olympique et qui court un petit peu et donc on a fait une course en duo sur deux jours un 15 km le samedi et un 40 km le dimanche sauf que Marie elle court des courses courtes pour son plaisir mais aller faire 40 km le lendemain d'un 15 ça lui paraissait compliqué et elle me dit bah ouais je le fais quand même parce que d'une part j'ai envie de voir si j'en suis capable mais voilà le jour où on a été en course c'était pas trompé ça a été difficile et donc l'idée ça a été de jouer un peu le rôle de coach coach mental et préparateur mental et d'emmener son mental ailleurs. Après, je ne courais pas non plus avec Tintin et Lulu, je courais avec Marie Dorin. L'idée, ça a été d'emmener son esprit ailleurs parce qu'à partir du 20e kilomètre, elle m'a dit, Flo, ça va être compliqué de finir. On a parlé de tout un tas de choses. Je l'ai emmené ailleurs mentalement et elle a fini la course dans le dur, voire même dans le très dur parce que parce que ça a été... Je crois qu'elle a même eu du mal à monter sur le podium. Ah ouais
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ah bah oui, podium quand même, alors. Ouais, podium quand même. C'est pas rigolant, quoi. C'est pas rigolant qu'elle passe sur un podium. Mais donc, voilà, sur mes courses, c'est un peu ça aussi, c'est de te dire, quand t'es dans le mal, emmène ton esprit là où il est bien, et puis ça te permettra de passer ce moment qui est compliqué, quoi, parce que, non, il faut pas se le cacher, c'est compliqué, mais il faut continuer à avancer surtout si tu veux voir la ligne d'arrivée et si tu veux tenir tes objectifs peu importe ton objectif si ton objectif c'est juste de finir il faudra quand même avancer mais en tout cas on revient sur ce que je disais tout à l'heure je pense que la préparation mentale c'est un aspect qui est négligé mais qui est ô combien important
SPEAKER_00on en a un peu parlé j'aime bien poser la question aux sportifs aventuriers etc... sportives, sur le podcast. On en a forcément parlé avec Thierry, quand tu vois ce qu'il fait, c'est évident, avec Marilyn aussi, Alexia aussi. Alexia qui fait énormément de capris, je crois, à temps de mémoire, 58 dossards l'an dernier, donc sur des formats assez courts. Je lui ai demandé d'ailleurs, parce que Marie m'avait dit, Marie de chez Simalp m'avait dit, je crois que c'est 60, 65, tu m'avais dit une cinquantaine, donc je lui ai posé la question, on en a un peu parlé, c'était 58 en 2022, 58 dossards, donc plusieurs courses par week-end. Et je vais justement poser cette question. Est-ce que sur des formats courts, il y a aussi ces phases un peu yo-yo de ça ne va pas, ça va bien, ça va mieux, ça va moins bien ou est-ce que finalement c'est trop court
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et elle m'avait dit que non, elle passe aussi par ces phases-là même si en
SPEAKER_01termes de... Alors sur une course courte, moi je fais des formats courts. Je vais en gros de 10 à 200 kilomètres. Et pour moi, sur une course courte, ça va... en fait c'est moins prégnant c'est une course courte c'est soit c'est un jour avec soit c'est un jour sans donc le mental il joue et en fait c'est soit au départ de ta course t'es bien soit au départ de ta course t'es pas bien et en fait c'est pas pendant la course où tu vas te connaître un trou d'air ou alors ça peut arriver mais en gros c'est tellement court que tu vas te mettre chiffon et puis ça va passer alors que tu vois dès que tu passes sur des formats maratrail où tu commences à être à 3-4 heures de course là vraiment tu peux connaître un moment vrai down où tu te dis il faut que je trouve la ressource pour que ça
SPEAKER_00revienne
SPEAKER_01ouais
SPEAKER_00Et justement, qu'est-ce que tu as appris ces 10-12 ans de pratique de trail, en tout cas d'épreuve, sur tes capacités, j'ai plus envie de dire mentales, capacités de résilience, puisqu'on est sur le podcast de la résilience. Est-ce qu'il y a des enseignements qui te semblent assez évidents avec toute cette expérience que tu as engrangée au fil des épreuves
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, moi, je pense que du moment où on s'inscrit dans de l'ultra-endurance, qu'elle soit à pied, à vélo, en natation, je pense que les gens qui s'engagent sur ce type d'épreuve sportive ou de challenge sportif, tu n'as pas forcément besoin d'avoir un dossard pour faire ça. Il y a des gens qui font de la grande itinérance, etc. Et pour moi, je pense que les gens qui s'inscrivent sur ce type d'effort ils cherchent quelque chose ils cherchent des réponses et c'est un peu mon cas c'est de se dire ben voilà c'est quand même de l'introspection de se dire jusqu'où je suis capable d'aller jusqu'où mon corps peut m'amener jusqu'où mon mental peut m'amener et moi ce que j'ai appris sur ces dix années de course c'est que mon corps il peut beaucoup j'essaye d'en prendre soin on n'a qu'un corps j'essaye d'en prendre soin mais j'arrivais de sports c'est ce qu'on a dit au début des sports collectifs et des sports très peu endurants puisque le volet à l'époque l'équipe avait fait un classement des VMA des sports par VMA et je crois que le volet c'était pas très loin de la pétanque donc tu vois au niveau VMA c'était pas top et voilà de me dire ouais dix ans plus tard j'ai quand même fait ouais mon mental et mon physique m'ont permis d'aller quand même très loin et d'aller voir d'aller explorer mes limites sans les atteindre mais le but n'est pas forcément d'atteindre ces limites moi j'aime pas trop ça de se dire je vais toucher mes limites mais plutôt de les explorer de se dire jusqu'où je suis capable d'aller, moi j'ai pas forcément envie d'aller vers ce que fait Thierry par exemple parce que c'est pas quelque chose qui m'anime je comprends les gens qui font ça et qui vont voir plus loin que les distances que je fais mais moi j'ai encore envie d'avoir cette sensation de courir, toi même sur un UTMB où tu te dis je fais 170 km, tu marches beaucoup mais il y a encore beaucoup de portions où tu cours, là l'objectif de cette année c'est quand même d'essayer de le tourner le TMB en moins de 30 heures, il faut quand même que tu cours un petit peu si tu veux le faire. Je suis très content d'avoir pu faire ça et d'aller découvrir les courses qui qui me faisait briller les yeux quand j'ai commencé à courir. Tu vois, quand j'ai commencé à courir en 2012, quelque chose comme ça, je m'étais dit, avant 2022, j'aurais fait la diag. Donc, oui, j'ai pu le faire. Donc, c'est chouette. Les rêves sont faits pour être atteints.
SPEAKER_00Exactement. Exactement, oui. 100% d'accord avec toi. Et en parlant de rêve, écoute, ça m'amène à une question, peut-être conclusion que je ne... n'aurais jamais posé je pense avant mais depuis que je suis papa au final j'y réfléchis régulièrement en parlant de rêve est-ce que d'ailleurs je t'ai pas demandé mais quel âge ont tes enfants si c'est pas indiscret c'était ok pour le
SPEAKER_01partage je crois que je l'avais dit au début sur la présentation mais ils ont 13 et 15
SPEAKER_00ah 13 et 15 ok c'est
SPEAKER_01pour ça ça me permet de retrouver du temps tu vois on parlait de temps tout à l'heure quand tes enfants grandissent ah d'autres
SPEAKER_00m'emmerdent mais ça te permet au moins de retrouver du temps est-ce qu'il y a la dimension rêve du coup est-ce que quand ils te voient partir sur une diagonale des épreuves tu vois de 100 150 200 kilomètres est-ce que cette notion de transmission par le sport de donner envie etc est-ce que dans la relation papa-enfant est-ce que toi tu le vis ou est-ce que ça les intéresse pas plus que
SPEAKER_01ça alors moi mes enfants je les incite pas du tout à faire la même chose que moi ni personne de mon entourage moi j'incite personne à faire ce que je fais chacun trouve le plaisir là où il est mais il faut qu'on ait la notion de plaisir par contre moi ce que j'aime beaucoup essayer d'inculquer à mes enfants c'est les valeurs du sport et de faire du sport moi il est indispensable qu'ils fassent du sport donc pour le moment ils sont passionnés de foot et c'est très bien comme ça et moi je les suis et je les encourage à 200% dans leur pratique sportive footballistique mais Mais voilà, moi, il est important qu'ils fassent du sport. Après, ils me suivent sur les courses, ou en tout cas sur beaucoup de courses. J'ai conscience que ce soit un engagement fort pour eux aussi, pour ma chère étante, parce que quand tu t'engages, toi, à aller te faire ton petit plaisir de courir 20 ou 25 heures ou 30 heures en montagne, eux, ils se galèrent à te suivre pendant 20, 25 heures ou 30 heures, à te faire ton assistance et tout ça, et à essayer de te relever quand tu es dans le mal, on parle tout à l'heure d'être dans le mal, avoir un environnement familial sur les courses d'ultra-endurance, c'est un sacré atout, n'empêche. Et donc, oui, ils sont venus sur toutes les grandes courses dont on a parlé, ils sont venus à la Diag, ils sont venus à l'UTMB, les courses d'UTMB, ils sont venus en Suisse, ils étaient là dans les Pyrénées. Par contre, oui, quand je les vois me regarder, je me dis, ils ont des petites étoiles dans les yeux, mais ce n'est pas du tout mon objectif. Moi, mon objectif, c'est que je ne fais pas du sport pour que mes enfants soient fiers de moi, moi je fais du sport pour moi et après moi je les encourage eux à faire du sport et je les supporte dans ce qu'ils font c'est deux choses complètement distinctes je pense que c'est comme le sportif de haut niveau, enfin toi tu vois t'étais judoka, te dire moi mon fils je veux pas qu'il dise je fais du judo pour faire plaisir à papa tu vois le truc complètement, ok
SPEAKER_00et bah écoute Florian un immense merci pour cet échange, tout s'est bien passé donc vraiment un grand grand merci, désolé qu'on On a dû le refaire, mais c'était un plaisir malgré le premier de rééchanger. J'ai eu l'impression
SPEAKER_01que... Je ne sais pas si c'était aussi
SPEAKER_00bien. C'était différent. Moi, je me suis régalé. Je n'avais même pas à renoter les questions que je t'avais posées. J'ai eu une approche. Je me suis dit qu'on fait comme s'il n'y avait rien eu. En tout cas, un grand merci. C'était génial de rééchanger avec toi. Et puis, excellente fin de prépa pour
SPEAKER_01l'UTMB. Je te remercie beaucoup, Luc. Et puis, pour moi aussi c'était un grand plaisir même si c'était la deuxième fois c'est toujours mieux la deuxième fois yes merci beaucoup Florent bon écoute j'espère que les auditeurs prendront autant de plaisir qu'on a eu nous à discuter et puis à très bientôt à bientôt à bientôt Florent
SPEAKER_00Merci d'avoir écouté cette conversation avec Florian jusqu'au bout. Envoyez-moi vos feedbacks sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Cet épisode, comme tous les autres, est diffusé gratuitement. Tout ce que je vous demande, c'est de remercier Florian et tous les autres frappés qui, chaque semaine, viennent partager leur parcours sur le podcast en laissant une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute maintenant. Pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui sont intéressées par le trail et le matos outdoor. Merci pour votre fidélité Et je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode avec Alexia, une mordue de trail qui en 2022 a pris le départ de 58 courses.