Les Frappés Les Frappés
Saison 1 EP·024 Expédition #kitesurf #champion du monde #entrepreneuriat

23 mars 2021

Traverser l'Atlantique sur le bateau viking le plus rapide de l'Histoire (BÁTAR)

Durée · 1h29 · Transcription disponible

Traverser l'Atlantique sur le bateau vik

Le récit

BÁTAR. Derrière ce nom, qui signifie "bateau" en islandais 🇮🇸, se trouve un collectif de passionnés créé en 2011 qui se définissent comme "des esprits libres orienté vers l’action et l’efficacité qui utilisent l’ingénierie ‘pirate’ pour réaliser des projets hors normes et ambitieux.". Déjà, le descriptif et l’état d’esprit font rêver 🏴‍☠️  !

Les membres de BÁTAR fabriquent des drakkars en mariant avec brio traditions scandinaves et ingénierie de pointe. Après deux bateaux construits entre 2017 et 2019, ils ont décidé de mettre la barre carrément plus haut avec le projet ORKAN, qui sera tout simplement le drakkar le plus rapide du monde ! À son bord, il vont traverser rallier Toulouse, lieu de fabrication du bateau, à New York. Pour cela, ils auront jusqu'à 30 personnes à bord, sur 45 jours d'expéditions, ce qui représente un budget total de 2,5 millions d'euros.

Thomas Devineaux (aka Olaf) et Arnaud Huvelin (aka Bjorn) nous ont fait l'honneur de prendre le micro ensemble pour partager avec nous les détails de ce projet de malade, de la conception technique aux enjeux humains d'un tel défi, en passant par les valeurs de BÁTAR. Tous deux ingénieurs de formation et entrepreneurs par ailleurs, ils nous expliquent également en quoi cette aventure de groupe les nourrit au quotidien.

Motivation, inspiration ✨ et grain de folie garantis avec cet épisode !

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont:
Épisode #5 - Alex Caizergues - Recordman & Champion du Monde de Kitesurf, Directeur Sportif The Galion Project, CEO de Syroco

Toutes les infos sur BÁTAR, c'est par ici ⬇️
🌍 BÁTAR
👍 Facebook
💼 LinkedIn
📸 Instagram
🎥 YouTube

Vous pouvez suivre Arnaud et Thomas ici ⬇️
💼 LinkedIn - Arnaud
💼 LinkedIn - Thomas

Pour soutenir Les Frappés 👇🏼
❤️ Deviens Tipeur sur Tipeee
✅ Follow le podcast sur ta plateforme d'écoute
🙂 Parle du podcast autour de toi et partage cet épisode
⭐️ Laisse une note et un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify

Pour prolonger l'épisode 👇🏼
📖 Découvre le Journal des Frappés : les enseignements de mes invités, dossier par dossier
💌 Abonne-toi à la newsletter
📸 Suis-moi sur Instagram

Des suggestions ou envie de partager ton avis ? Envoie-moi un email.

Transcription

Lire la transcription intégrale

Loïc Comment faire ?

Invité 1 On lance un nouveau projet de Folie Furieuse qui est de construire le Drakkar le plus rapide du monde. C'est possible de lancer un projet avec beaucoup d'enjeux et de questionnements, d'incertitude au départ et que ça marche du premier coup, c'est possible.

Invité 2 Aujourd'hui on est que deux mais si on pouvait on serait 100 derrière ce micro quoi genre c'est ça le truc qui est fou.

Loïc Eh bien écoutez c'est parti ! Salut Arnaud, salut Thomas, bienvenue sur Les Frappés ! Salut Loïc ! Je suis ravi de vous accueillir. Alors on fait une première ce soir, on inaugure. C'est la première fois que j'ai deux invités en simultané pour nous parler de leur projet complètement fou, mais ça vous nous en direz plus. Donc écoutez, super content de vous avoir tous les deux. Merci beaucoup pour votre flexibilité et de nous consacrer un petit peu de votre temps pour nous expliquer ce que vous faites sur le projet Les Batards. Et sans plus de teasing, je vous laisse vous présenter et nous parler des Batards.

Invité 2 On fait une présentation comme au live, donc moi je suis avec Thomas Devino à ma gauche et qui est Olaf, qui est un des membres éminents des Batards, un des membres fondateurs.

Invité 1 Et moi je suis avec Arnaud Huvelin et qui est Bjorn, effectivement à ma droite et qui est un des membres qui a rejoint le collectif il y a maintenant quelques années et avec qui on lance un nouveau projet de Folue Furieuse qui est de construire le drakkar le plus rapide du monde. Point.

Loïc Waouh, la classe ! Alors là, pour la petite histoire, c'est comme ça qu'on est rentré en contact sur Instagram en l'occurrence.

Invité 2 Yes, c'est moi, ouais.

Loïc Par un petit message comme ça, on construit le drakkar le plus rapide du monde, ça vous dit d'échanger ? Waouh, alors qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc peut-être, parce que je me suis rendu compte, alors moi je suis un peu un fan de mythologie nordique et d'histoire en général, du Moyen-Âge, etc. Donc un drakkar, je vois absolument ce que c'est, mais est-ce que peut-être vous pourriez nous rappeler pour celles et ceux qui ne seraient pas forcément familiers du terme, ce qu'est un drakkar ? Et avant qu'on aille peut-être même plus loin, d'où vient votre nom en fait ?

Invité 2 Déjà, Thomas il va commencer à t'expliquer que drakkar ça n'existe pas, j'adore quand il explique ça.

Invité 1 Du coup, moi aussi je suis un passionné d'histoire et effectivement, en fait le mot drakkar c'est un mot qui n'existe uniquement en français, puisque c'est un mot qui a été inventé par le mouvement romantique, enfin par le romantisme au 19ème et 20ème siècle. Et en fait, en scandinave ou même en anglais, ils appellent ça des longships ou des longskips. Mais effectivement, le mot drakkar c'est un mot purement inventé par les français, mais qui est un mot qui a bien marché parce que tout le monde l'utilise aujourd'hui, mais ça n'existe que chez nous. Et donc, qu'est-ce que c'est un drakkar ? Donc c'est le bateau représentatif du peuple scandinave des vikings, donc à la fois objet de fantasme, objet militaire, objet de commerce, bijoux de technologie. Donc c'est un bateau en bois qui a plusieurs particularités. C'est un bateau à voile carré, c'est un bateau qui a un gouvernail latéral, donc il n'a pas un gouvernail dit des tembeaux inventés par les chinois, donc les gouvernails qu'on a maintenant sur tous nos bateaux à l'arrière. Et c'est un bateau à fond plat, ce qui fait que c'est un bateau un peu 4x4, il peut longer les côtes, remonter les fleuves, traverser les océans. Et ça a été en fait l'outil le plus performant entre l'an 800 et l'an 1000 et qui aura permis à une population petite en nombre de conquérir toute l'Europe et d'aller même jusqu'aux Etats-Unis.

Loïc Super. Super, oui, parce que c'est vrai que tant qu'on est sur le point de l'histoire, c'est maintenant avéré. C'est-à-dire que malheureusement, désolé, ce n'est pas Christophe Colomb qui a découvert les Etats-Unis d'Amérique.

Invité 2 C'est lui qui l'a colonisé vraiment, mais ce n'est pas lui qui l'a trouvé en premier.

Invité 1 Oui, c'est ça, ils ont trouvé, même ils sont allés plus loin que prévu, puisque en 2014, il y a eu une opération par l'université du Colorado qui nettoyait les berges du fleuve du Mississippi plutôt, Colorado c'est de l'autre côté, et qui a retrouvé des vestiges d'embarcations en bois qui n'étaient pas faites par les Indiens. Et donc, ils ont fait une datation de Carbon 14, ils se sont rendus compte que c'était bien un bateau de l'an 1000. Et en fait, ce qui est hyper rigolo, c'est que du coup, ils ont compris qu'il y avait la relation entre des légendes indiennes locales qui parlaient de diable aux cheveux rouges, et les Indiens n'étant pas roux, contrairement aux Vikings, du coup, il y a plein de choses qui se sont expliquées. Mais effectivement, comme tu l'as dit, il n'y a plus à polémiquer, c'est officiel, ils sont bien allés 500 ans avant Christophe Colomb. Et du coup, pour revenir à ta question de bâtard d'où ça vient, En fait, c'est bâtard, donc ça s'écrit B-A-T-A-R, avec le premier A avec un accent aigu. Ça veut dire Satponsbottor, et ça veut dire bateau en danois ou en norvégien. Et en fait, nous, on a gardé le double sens en français, sans le D, parce que du coup, les gens retiennent. Et à la base, on avait créé la compagnie du bâtard, qui est le nom de notre premier bateau qu'on a construit en 2016, et qui s'appelle le bâtard 1. Et puis aujourd'hui, on a le bâtard Fir, qui est notre deuxième bateau. Et là, on s'apprête à construire Bâtard Orcan, notre troisième bateau est de loin le plus fou.

Invité 2 Orcan qui veut dire ouragan. Et comme il le dit Thomas, ce nom, à chaque fois qu'on le donne à quelqu'un, il fait toujours sourire. Nous, on ne sourit plus maintenant, parce qu'on a l'habitude, et pour nous, c'est quelque chose d'assez sérieux. Mais il représente un peu aussi, on n'est pas des cancres, mais disons qu'on fait des choses de manière hors normes, mais toujours ambitieuses, réfléchies, mesurées. Et du coup, c'est pour ça que ça nous définit bien. C'est pour ça qu'on a gardé ce mot-là aussi. On trouvait qu'il était quand même représentatif de notre collectif, de nos valeurs, et de l'ambition qu'on voulait amener. C'est-à-dire qu'à première vue, tu souris. Quand tu vois le bateau, tu souris. Et puis quand tu vois ce qu'on fait, tu ne souris plus.

Loïc C'est clair. C'est intéressant ce que tu dis, parce que c'est un petit peu comme ça que ça s'est passé quand je vous ai découvert. Le nom est vachement accrocheur. Ça intrigue, tu vois. Tu te dis, attends, qu'est-ce que c'est ? D'où vient ce nom ? C'est quoi le projet ? Des bateaux de vikings ? Mais effectivement, quand on commence à découvrir un peu plus ce que vous avez déjà fait, puisque ce n'est pas juste un projet fou, c'est la suite d'aventures que vous avez déjà vécues. Oui, exactement. Donc, c'est vrai que ça impose vite le respect, en fait.

Invité 1 Oui. C'est vrai que ça fait dix ans maintenant qu'on fait ce que moi j'appelle des conneries, mais qu'on fait ces projets fous. Ça a démarré à quatre, dans un garage, en fait, en 2011. À ce moment-là, on était en prépa d'école d'ingé. Et en fait, on était une membre de copains, on aimait fabriquer des choses ensemble. Et on cherchait un projet, à la fois avec un défi technique, construire quelque chose ensemble, parce qu'on savait qu'on allait partir dans des écoles d'ingé partout en France. Et puis, avec un délire, on en a un peu parlé historique, parce qu'on était plusieurs à aimer l'histoire. On est juste passionnés, enfin, on aime ça, mais on n'est pas strict, entre guillemets, sur l'approche de l'histoire. Et donc, on a démarré ce délire entre potes de construire un bateau, pourquoi pas un dracar ? Et on a fait nos plans. En fait, il en a un petit peu parlé, Arnaud, mais en fait, notre ADN, c'est vraiment, on maîtrise toutes les étapes, de A à Z. On fait nos plans en faisant des recherches sur Internet. On va dans la forêt, on abat le chêne à la hache, on fabrique la machine pour transformer le tronc en planche, puis la machine pour transformer les planches en bateau. Et ce qui nous mène, du coup, entre 2011 et 2016, à construire notre premier bateau, qui fait 5,60 m par 1,50 m de large, en chaîne massif, et qu'on a mis à l'eau en 2016 à Toulouse.

Invité 2 Et aussi en Suède ?

Invité 1 Et effectivement, qu'on a amené en Scandinavie, sur notre expédition de 2017, on l'a amené au Danemark, en Suède et en Norvège, pour aller à la rencontre, en fait, de gens avec qui on discutait depuis 2013, notamment l'équipe de Rosekild au Danemark, et d'autres associations qui construisent des dracars aussi, de toute taille, un peu partout en Scandinavie.

Invité 2 Et moi, c'est à ce moment-là que j'ai rencontré, en 2016, c'est quand j'ai rencontré, du coup, les bâtards. J'ai souri, comme toi, au début. Et une des premières choses qui m'a fait rester, c'est le côté... C'est sympa d'avoir... Enfin, comment dire ? La convention, ou les dictates, les abacs, n'ont pas forcément toujours du bon. Nous, qui sommes... Moi aussi, je suis ingénieur. On vit dans un monde où... Et même surtout en France, où il y a des lois, il y a des règles. Un bateau, ça se construit comme ça. Une voiture, c'est comme ça. Un bâtiment, c'est comme ça. Et en fait, j'ai rencontré des gens qui sortaient un peu de ces règles. Pas qu'ils s'en foutaient. Ce n'est pas de l'insolence, mais c'est plus de l'ouverture d'esprit pour essayer, tu vois, de se dire, « Va, attends. Ok, peut-être qu'il y a un certain nombre d'années, les mecs, ils ont fixé ça. Mais regarde, on peut ouvrir les yeux, enlever les œillères, et on peut faire d'autres choses, des choses qui sont maîtrisées, qui paraissent toujours dingues à première vue. Et c'est ça, vraiment, qui m'a plu. Tout ce qu'on fait, ça paraît dingue. Quand j'ai dit à ma mère qu'on allait construire un raccord avec ma copine pour traverser l'Atlantique, elle m'a dit, « Quoi ? » Et en fait, quand on présente ça aux gens, à chaque fois, ils sont en mode, « Waouh, mais c'est ouf ! » Et ensuite, quand on leur explique notre track record, ce qu'on a fait, ils comprennent qu'on n'est pas en train de… Tu vois, genre, ce n'est pas une décision qu'on a prise en soirée à 5h du mat', c'est quelque chose qu'on a réfléchi. On a déjà fait plusieurs expéditions et on a rencontré d'autres personnes, on s'entoure. Et ça, c'est un truc, tu vois, qui nous rassemble aussi, c'est qu'on le fait, les choses, à plusieurs. Le deuxième dracar qu'on a construit, sur lequel moi, je suis arrivé, qui est le Batar Fir, donc c'est un bâtiment qui fait 12 mètres de long par 6 mètres… Par 6 mètres… 2,50 mètres. Par 2,50 mètres, 6 mètres, c'est le prochain. Par 2,50 mètres de large. Ce bâtiment-là, on ne peut pas le naviguer tout seul. C'est un bateau qui se navigue minimum du minimum à 4, 5 personnes. Ah oui. Et dans tout ce qu'on fait, nous, comme l'a dit Thomas au début, tu vois, c'est… Pour nous, l'aventure, c'est construire et partir en expédition et ça ne se fera jamais tout seul. C'est toujours une aventure collective.

Loïc C'est super intéressant parce que sur cette notion de… quelque part, le parcours de A à Z, tu vois, ça se fait en équipe. C'est vrai que spontanément, moi, j'avais plutôt en tête la traversée mais je n'avais pas forcément en tête toute la phase de construction des planches jusqu'à l'abattage, à la transformation des troncs en planche, etc. Donc, c'est… Oui, du coup, je comprends mieux parce que peut-être qu'on peut rentrer un peu dans le détail de cette tentative de traversée mais je suis sûr que ce sera plus qu'une tentative, ce sera… Le mec, il nous chauffe la tentative. Il ose nous le dire. De cette traversée transatlantique mais en termes d'échelle de temps, vous projetez du lancement du projet à la fin du projet. C'est quoi à peu près les délais que vous envisagez de façon réaliste ?

Invité 2 Alors, du coup, là, le projet, il est lancé. Il est parti officiellement. La construction va démarrer cet été. Donc, on va le construire à Toulouse. Il sera littéralement construit et mis à l'eau à Toulouse au bord du… Alors, je veux dire canal du Midi pour que tout le monde comprenne et dans un lieu pour l'instant qui est tenu secret à l'heure où on enregistre ce podcast qui ne sera peut-être plus dans quelques semaines. La construction, c'est… Il faut compter 18 mois à peu près. Donc, elle va s'achever début 2023. Quand on te parle de collectif, cette construction-là, ce chantier naval à Toulouse sera ouvert à tout le monde. N'importe qui à Toulouse ou en France qui se sent l'âme, qui a une passion et qui a envie de participer à ce projet pourra venir aider à la construction. Ce sera bien sûr soumis à des sélections. On a déjà ouvert sur notre site des premiers formulaires pour recruter les volontaires. Mais c'est un bateau, tu vois, déjà. Il n'y a pas que les huit personnes fondatrices des bâtards qui vont le construire. Il va y avoir, je pense, beaucoup de personnes qui vont venir aider à sa construction. Et une fois qu'on aura fini sa construction en 2023, là, on va avoir, du coup, une phase de préparation de l'équipage. Ce n'est pas… Je prends mon ticket pour bâtard transatlantique et je monte dans le bateau et j'ai ma cabine et je demande un peu plus de glaçant parce que mon mojito, il est chaud. Non, là, c'est… On va monter un équipage, il y aura 15 personnes, en fait. Sur le bateau, il y aura tout le temps 30 personnes. Et il y aura une quinzaine d'équipages qui sera fixe sur les un mois et demi de traversée et l'autre quinzaine qui sera tournante. Donc, sur les différentes escales qu'on va faire entre l'Islande, l'Irlande, les îles Ferroé, le Groenland et le Canada. Et du coup, toutes ces personnes qui vont faire la traversée, nous, il faut qu'on les forme. Et même avant ça, il faut qu'elles, elles se rendent compte de savoir si elles ont les capacités de le faire, on va dire. Parce que ça, c'est ce qu'on a appris au cours de nos différentes expéditions et traversées. C'est ce que les marins nous disaient qu'on n'avait pas forcément conscience avant d'être allé vraiment en mer. On ne connaît son comportement sur un bateau que lorsqu'on est sur un bateau. Et donc, du coup, il faut qu'on ait testé les gens avant parce qu'il n'y a pas de Uber au milieu de l'Atlantique.

Loïc Waouh ! Alors là, tu viens de me faire rêver en décrivant les différentes étapes du projet de A à Z. C'est juste fou. Moi, la première question que je me pose, déjà, peut-être que vous pouvez nous dire, c'est combien de personnes au total ? Parce qu'il y a les 15 fixes, mais avec les 15 qui sont organisées en rotation, il y aura combien de rotations en tout ? 45 ans, on va.

Invité 1 L'idée, c'est qu'en gros, comme l'a dit Arnaud, on a plusieurs escales. En gros, en termes de défis techniques, pour bien se représenter, ce qu'on va faire, c'est la traversée par l'Atlantique Nord. Donc, ce n'est pas la traversée, on va dire, tranquille, par le sud, avec les Açores et les Alizés qui te poussent. Elle est quand même sympa, cette traversée. Il ne faut pas la dénigrer, mais la d'autre est mieux. Mais non, l'Atlantique Nord, nous, on fait la traversée mythique, celle des Vikings, celle qui est plus dure, mais qui est plus belle aussi, sur un bateau ouvert. Donc, c'est ça aussi le défi, c'est qu'on est sur un bateau, le mot confort, je pense qu'on ne peut même pas l'utiliser, mais ce sera très spartiate. Et entre guillemets, le moindre faux pas peut être, pas fatal, mais peut être vraiment très handicapant, puisque le bateau est ouvert. si on a une grosse casse, on se retrouve au milieu de l'océan sans rien. Et donc, en fait, il y a un découpage, il y a un découpage de Bordeaux jusqu'à le nord de l'Écosse, où entre guillemets, ce sera une traversée un peu plus soft, parce que la partie plus dangereuse de la traversée, c'est vraiment du nord de l'Écosse jusqu'au Canada et jusqu'à New York, parce que c'est là qu'il y aura de la glace, c'est là qu'il y aura des icebergs, c'est là qu'on va récupérer aussi le plus de tempêtes. Et donc, au total, on a des escales qui vont varier, enfin, des durées de traversée maximales, le maximum, c'est entre l'Islande et le Groenland, le plus long, et ça va être entre 6 et 7 jours de navigation pure et dure. Mais après, on va avoir beaucoup de traversées de 2, 3, 4 jours, et c'est là où on va faire le plus tourner les personnes. Donc, effectivement, en partant de 15 personnes fixes et 15 personnes tournantes, on va pouvoir facilement faire voyager une cinquantaine, voire plus, soixantaine de personnes différentes, sans compter, en plus, tous les préparatifs qui se feront l'hiver et au printemps à Bordeaux pour tester le bateau en condition et là où plus de personnes encore pourront participer.

Invité 2 Je suis en train de calculer qu'on va risquer d'avoir tellement de monde qui vont vouloir faire l'expédition. Ah oui, ça, ça va être le plus frustrant. C'est clair.

Loïc Oui. Waouh. Alors, moi, je n'ai pas un background d'ingénieur, donc je pense que le défi d'un point de vue technique m'a déjà l'air, d'un an extérieur et pas du tout connaisseur, m'a déjà l'air bien costaud, mais sur le plan humain, moi, c'est là où j'ai plein de questions pour vous. C'est-à-dire déjà, comment vous allez gérer un chantier qui est ouvert à tous, même s'il y a un système de sélection ? Mais vous venez de le dire, le bateau, il est ouvert et s'il se passe quelque chose, ça peut être très compliqué en haute mer. En fait, comment est-ce que vous allez gérer cet aspect de volontaires qui vont, qui viennent, de connaissances techniques, d'être sûr que tout le monde a le même niveau d'exigence ?

Invité 2 Alors, en fait, déjà, on dit chantier ouvert, mais il ne faut pas s'imaginer, je n'ai pas de référence, mais la bibliothèque du coin où tout le monde rentre et sort à sa guise. toutes les personnes qu'on fera rentrer sur le chantier, on les aura validées avant, rencontrées, en tout cas, sur le site, elles peuvent postuler, il y a déjà un questionnaire pour faire un premier filtre, toutes les personnes qui voudront aussi venir participer au projet, nous, on a une équipe fixe, chaque fois que quelqu'un arrive, il sera briefé sur ce qu'il a à faire, il sera toujours guidé, c'est pas, c'est, le projet, on va quand même continuer à le maîtriser, comme tu dis, on a un bateau qui va traverser l'Atlantique à construire, c'est plus qu'on va avoir besoin de bras, il y a des gens qui vont venir participer à la construction, mais il n'y aura pas que ça, il y a des gens aussi qui pourront venir aider à faire à manger, à faire des événementiels, à faire des visites, enfin si tu veux, le projet, il va drainer beaucoup de choses, mais dans tous les cas, on a une core team de huit personnes, ingénieurs, docteurs, entrepreneurs, qui sont les bâtards, qui sera toujours là pour veiller et accompagner. Il faut s'imaginer plus un référent à chaque fois et des bénévoles qui sont avec ce référent.

Invité 1 Ouais, c'est ça, en fait, il y a beaucoup d'opérations qui vont demander ponctuellement et tout au long du chantier d'avoir beaucoup de mains et comme le défi, c'est le construire en un an et demi, ce qui a un temps assez court, en fait, on l'a déjà expérimenté sur le précédent bateau, le précédent bateau qui fait 12 mètres par 2,50 mètres. On venait d'un bateau qui faisait même pas 6 mètres par 1,50 mètres, donc on avait déjà un fois deux, on a quasiment le même niveau de, enfin le même gap entre les deux bateaux et sur ce, le premier, on l'a vraiment fait que nous dans notre coin, notre tambour, le deuxième, on l'a fait dans notre atelier aussi, on a fait toute la partie conception, plan, etc., fabrication, mais dès que tu as des opérations d'assemblage et notamment de ponçage, de fibrage, d'époxy, etc., il ne faut pas avoir une qualification en ingénierie navale pour pouvoir faire ça, mais effectivement, un bon brief et beaucoup de bras aident énormément à maintenir un calendrier et un timing sur le chantier. Tu vois, je rebondis sur ce

Invité 2 qu'il a dit Thomas, moi, c'est un des trucs qui me plaît beaucoup, qui fait partie de nos valeurs, il ne faut pas avoir de qualification pour venir poser une planche de bois, enfin, je veux dire, ça aussi, tu vois, ça fait partie des codes de l'ingénierie où on rencontrait des mecs au début qui nous disaient ouais, non, mais pour construire un bateau, il faut avoir construit un bateau. Tu es là, mais attends, c'est quoi ce délire là ? C'est ça, ok. Et du coup, nous, on a aussi envie un peu de, ça fait partie des choses qu'on a envie de casser, enfin, moi, personnellement, j'ai envie de les casser, quoi, tu n'as pas besoin d'avoir un diplôme d'ingénieur pour fabriquer un bateau, pour venir poser des planches, pour t'intéresser, en fait, aux choses et apprendre parce que, ok, c'est technique, ok, il y a des choses assez complexes, mais c'est à la portée de tout le monde, enfin, je veux dire, si jamais ça t'intéresse, tu peux très vite comprendre et c'est pour ça, en fait, qu'on veut faire un chantier participatif, on veut, nous, on veut casser un peu aussi ce, je ne sais pas comment, je ne sais pas le mot, mais cette sorte de cercle fermé où, en fait, si tu n'es pas ingénieur, tu n'as pas le droit d'entrer, ce carcan, ouais, ce carcan, ouais.

Invité 1 Non, et en plus, il y a plein, en fait, l'idée, c'est vraiment d'avoir un chantier, en fait, effectivement, Toulouse, ce n'est pas une ville connue pour sa proximité avec la mer et son chantier Laval et sa flotte, mais non, c'est mis en fait de l'aéro et aujourd'hui, on commence à avoir des bateaux qui volent plus qu'ils ne flottent, donc, on a Airbus qui maintenant construit aussi des bateaux pour la Coupe de l'América qui viennent des bateaux volants, donc, on se rejoint, donc, je pense, en fait, nous, localement, en fait, on a les gens avec des connaissances, etc., mais le plus important, c'est vraiment d'avoir des gens motivés parce que Arnaud l'a dit et c'est vrai que nous, au tout début, en étant jeunes et innocents, on a des gens qui sont ingénieurs navals, architectes navals, auprès de qui, en fait, on aurait vraiment aimé à avoir des conseils et à parvenir dire non, mais là, la Kia est trop grosse, ça n'a pas marché, ok, super, voilà, c'est vraiment ça, c'est une des caractéristiques de, je trouve, moi, de l'ingénierie ou de la mentalité française, c'est que si tu ne fais pas un truc selon les codes, ça ne peut pas marcher et c'est aussi pour ça qu'on a cet esprit plus scandinave parce que c'était la claque quand nous, on y est allé, enfin, on est des amours là, ce qu'on est la vie donc on y va quasiment tous les ans mais quand on est allé pour la première fois en 2013 qu'on a rencontré, donc à Roskilde, c'est une ville qui est à côté de Copenhague à 20 minutes en train et il y a au pied d'un fjord et en fait, depuis les années 50, ils ont repêché et ils restaurent en fait des draquards qui ont coulé autour de l'an 1000 et ils ont un musée où ils exposent ces bateaux restaurés et exposés, c'est un musée extraordinaire donc je encourage tous les gens qui écoutent ce podcast si ils ont l'opportunité d'aller au Danemark et d'aller à Copenhague bon déjà, vous allez adorer mais vraiment aller au Miseau de Roskilde c'est un musée vraiment génial à y aller en famille ou entre amis c'est vraiment magnifique et à côté, ils ont un chantier naval où ils reconstruisent avec les techniques de l'époque ces dracards et donc ils font l'archéologie expérimentale les vikings n'ayant jamais écrit de plan papier ou écrit tout court il faut tester en fait et voir si ce qu'on pense marche le tester en vrai et donc eux, ils reconstruisent à la hache donc pas de tronçonneuse pas de scie à les... la pure tradition voilà, des dracards pour voir si c'était possible qu'ils les aient bien faits comme ça et en même temps ils améliorent en permanence la connaissance et le plan parce qu'ils font un va-et-vient permanent entre l'archéologie et l'expérience et du coup quand nous on est allés les voir donc au fait on s'inspirait de leur travail depuis 2011 par internet parce qu'ils ont un très beau site web et nous on a enfin on est allés les voir donc en 2013 et quand on leur a dit ben voilà on est quatre jeunes Toulousains on fabrique un dracard dans notre garage le réflexe du mec qui sont quand même des sommités et les... parmi... enfin il y a deux écoles on va dire dans la fabrication et la navigation de dracard dans le monde c'est Roskilde et Tonsberg en Norvège donc c'est vraiment parmi les personnes les plus capées et donc c'est le responsable du chantier naval et lui ce qu'il a fait c'est qu'il a enlevé la barrière de sécurité il nous a fait une visite VIP de tout le site et ça a été ben écoutez si vous avez des questions n'hésitez pas voilà ma carte vous pouvez m'appeler je vais vous donner avec plaisir quoi et en fait on était dans un apport de bienveillance et pas du tout dans un truc donc moi je sais en fait ils sont pas du tout dans une attitude de sachant et ça c'est tellement génial et effectivement donc en fait ce qu'eux leur a plu c'est que du coup il y a beaucoup de gens qui veulent construire des bateaux beaucoup de gens qui démarrent à construire des bateaux mais il y a peu de gens qui les finissent et nous on a une culture qui pour moi hyper forte chez Batard et qui vraiment fait partie de la base c'est que nous on parle pas beaucoup et c'est pour ça qu'on est pas des spécialistes de la communication même si on fait des gros efforts depuis quelques semaines et quelques mois mais on fait les choses on fait les choses jusqu'au bout et c'est pour moi la vraie valeur en fait d'une personne c'est tu parles pas beaucoup mais tu fais les choses quoi et pas l'inverse et donc on a quand on est allé les revoir en 2017 avec notre bateau fini bah déjà ils étaient surpris qu'on ait fait l'effort ou du moins qu'on soit venu montrer notre bateau donc ça a un peu récompensé je sais pas moi l'attention qu'ils avaient mis en nous et d'ailleurs en 2018 quand on les rappelle pour dire voilà on veut faire un nouveau bateau beaucoup plus gros derrière il y a une vraie collaboration qui s'est enclenchée et qui aujourd'hui est toujours et même plus forte mais voilà ça ça fait vraiment c'est vraiment les choses qu'en fait que nous on a perçu de cette culture scandinave de gens qui peuvent paraître un petit peu froids en apparence mais en fait qui sont beaucoup plus chaleureux et sympa avec des latins un latin tu vas mettre beaucoup de temps il va t'inviter chez lui facilement pour manger oui mais par contre il va pas te filer tout de suite les clés de ses bagnoles on a fait des trucs nous en Scandinavie juste incroyables sur des gens qui ont une générosité énorme et qui te font confiance en fait hyper rapidement et ça c'est juste fou ils te filent littéralement

Invité 2 les clés de leur voiture

Invité 1 ouais c'est ça c'est ça c'est ça cet été on arrive à Tonsberg le mec on connaissait des gens de cette équipe mais lui on l'avait pas vu on a fait une demi journée de navigation avec lui il y avait des copains qui nous rejoignaient on avait passé de voiture et ça coûtait 40 balles le train par personne pour aller à Oslo et il arrive il me dit en fait on lui a même pas parlé il est venu nous voir il m'a dit tiens voilà les clés de ma BM le train c'est cher ici tu me la ramèneras demain quand vous repassez quoi on avait une heure de bagnole quoi voilà ça c'est ça c'est voilà et ça c'est pour moi c'est ça la culture scandinave quoi c'est ça qu'on veut transmettre dans ce chantinaval comme l'a dit Arnaud c'est ça

Invité 2 si tu veux il y a un truc qui nous tue vraiment c'est les mecs qui disent c'est pas possible juste parce que ils ont appris dans les livres et on leur a toujours dit que c'était pas possible et jamais ils ont remis ça en question tu vois et c'est vraiment ça qu'on retrouve dans la dans la culture scandinave et dans la culture des vikings il y a d'autres valeurs qu'il faudra qu'on parle par rapport aux vikings aussi des choses que nous on trouve extraordinaires aussi par rapport à la parité par rapport à beaucoup de choses par rapport à l'hygiène contrairement au Moyen-Âge et au peuple européen mais tu vois c'est vraiment ce nous avec Thomas dans nos vies aussi perso et tout le monde c'est bâtard c'est il n'y a pas de croyance en fait si jamais quelque chose est impossible ben juste on le teste et si on voit que c'est impossible ok c'est impossible mais tant qu'on l'a pas testé tant qu'on n'est pas sûr et qu'on n'a pas tout validé un peu comme les frères White tu vois qui ont fait le il n'y a pas longtemps j'en parlais avec quelqu'un il me disait ouais mais t'es sûr que c'est possible de traverser l'Atlantique je lui disais mais mec mais les frères White personne ne croyait qu'ils allaient réussir à voler et juste ils ont arrêté d'écouter les rageux et ils ont essayé et du coup c'est ça nous qu'on a envie de faire c'est qu'on a envie de véhiculer c'est de dire aux gens arrêtez de croire tout ce qu'on vous dit allez chercher vos réponses allez faire vos expériences

Loïc super en tout cas moi j'adore le message et je trouve que c'est génial que ce soit qu'il y ait des valeurs aussi fortes qui soient associées au projet c'est pas juste un projet de construction d'un drakar et une traversée de l'Atlantique c'est je trouve ça chouette que vous ayez des valeurs aussi fortes qui enfin j'allais dire qui gravitent autour du projet mais j'ai plus l'impression qu'ils sont vraiment au coeur en fait du projet c'est ça à travers le chantier participatif la mise en avant même de la culture scandinave parce qu'on en avait un peu parlé avant l'enregistrement mais il y a peut-être aussi là-dessus un certain nombre de croyances qu'on a sur cette époque et ce peuple que vous connaissez certainement mieux que moi peut-être qu'on peut en parler un peu d'ailleurs habituellement c'est vrai que quand on parle des vikings déjà je sais même pas si le terme viking existe vraiment est-ce que c'est pas comme les esquimaux c'est-à-dire que c'est un terme plus ou moins inventé mais qui ne correspond à rien

Invité 1 non je trouve que ça vient il y a des très bonnes vidéos qui ont été faites par des youtubeurs récemment en parallèle la sortie du jeu Valhalla Rising d'Ubisoft là qui sont attelés à pas mal à déconstruire un petit peu les stéréotypes mais non le mot viking existe et il vient de vik qui veut dire marchand si c'est pas de bêtises mais il faudrait vérifier

Invité 2 déjà il y a un truc sur les vikings qui est une vraie croyance qu'il faut qu'on tue les vikings sont pas morts en fait le peuple viking non mais le peuple viking je parle pas de nous le peuple viking il existe toujours ils sont au Danemark ils sont en Norvège en fait c'est un peuple qui a toujours su s'adapter toujours su évoluer avec son temps et qui on va dire les vikings tels qu'on les conçoit ont peut-être un peu disparu mais le peuple n'a pas disparu et moi il y a une histoire qui me fait qui m'éclate c'est on a retrouvé des traces d'un vieux journal anglais qui donc c'est dans du vieil anglais qui est traduit en gros qui explique que les vikings qui avaient envahi l'Angleterre sont déclarés comme non chastes pour deux raisons la première c'est qu'ils se laissent pousser les cheveux longs et la deuxième c'est qu'ils prennent au moins un bain par semaine et donc du coup comme ils ont les cheveux soyeux et qu'ils prennent soin d'eux ils rendent les femmes anglaises un chaste et donc ils ont été déclarés un chaste par l'église et en fait ça du coup c'est vrai que ça fait rire mais c'est quand même un peu le point de départ des valeurs et de ce qu'étaient les vikings en fait c'était pas des barbares c'était tout sauf des barbares ils étaient en avance ils avaient des ils étaient en avance de fous sur la parité sur l'intégration des femmes dans il y avait des femmes guerrières ça a été avéré même là nous à notre époque on est même pas aussi en avance que je suis sûr par rapport à ça technologiquement les bateaux vikings donc les drakars ils ont dominé les mers pendant pendant des pendant des peut-être pas des siècles mais pendant quand même pas mal de temps militairement comme il le disait Thomas ils étaient très peu ils ont réussi à mettre à genoux l'Angleterre la France beaucoup de pays la Normandie est quand même un territoire qu'on a cédé au peuple viking pour éviter de se faire envahir en faisant une alliance un mariage avec une une princesse française et un roi viking enfin du coup ils ont aussi voilà découvert l'Atlantique ça s'est avéré et nous c'est pour ça en fait que qu'on que ce que ça nous parle en fait parce qu'ils représentent des valeurs qu'on trouve saines en fait à la fois de partage d'intégration d'ingéniosité de parité et du coup c'est pour ça que je ne me souviens plus de la question du début mais voilà c'est un truc qu'on a envie de dire sur les viking

Invité 1 en plus c'est des valeurs qu'on retrouve totalement dans ton podcast qui sont détermination dépassement de soi et on a réussi à le caler

Invité 2 non mais c'est clair je trouve ça pardon tu vois même

Loïc non complètement mais d'ailleurs si on parce qu'il y a un sujet qui est intéressant tu as parlé Arnaud d'avancer technologie technologie technologique technologique ouais par rapport vous à la façon dont la traversée va se faire comment est-ce que comment est-ce que vous projetez pour le moment c'est-à-dire est-ce que vous aurez de l'équipement moderne quand même pour des raisons de sécurité ou pas forcément c'est-à-dire sur quoi est-ce que vous faites des concessions sur quoi est-ce que vous tenez à ce que ce soit comme ce soit fait comme à l'époque

Invité 1 alors on fait on fait pas de concessions sur la sécurité on prime à tout de suite non non en fait nous enfin en fait si tu veux nous on se considère comme il y a des gens qui sont fans de reconstitution qui en fait s'attachent à vraiment faire tout comme c'était à l'époque et si on trouve pas une preuve de telle couleur était utilisée à cette époque tu peux pas avoir on va dire ton foulard de couleur bleue voilà c'est ça et du coup nous on est pas du dans ce délire de de rester bloqué dans le temps au contraire c'est le philo de prendre et ce qu'ils aient à l'époque de prendre ce qui était mieux à leur disposition donc nous on fait un mix un bon mix entre modernité et tradition tradition par rapport au bateau donc on prend un bateau qui a 1000 ans on ne change pas la forme de ce bateau du coup son comportement dans les vagues on utilise une voile carré qui est fabriquée qui va être fabriquée d'ailleurs par une boîte en Norvège qui fabrique les voiles de tous les drakkars qui circulent actuellement et le bateau bien sûr parce qu'il n'y en a pas non plus énormément mais et donc la navigation sera traditionnelle c'est en fait du coup aussi l'unicité et la beauté de ce bateau et d'ailleurs j'encourage tous les gens qui ont des énormes croyances à démolir c'est la voile carré la voile carré selon beaucoup de gens c'est que pour faire du vent arrière et en fait pas du tout et c'est là qu'on compte que c'est vraiment un instrument de performance c'est que alors on ne peut pas remonter au vent bien sûr aussi bien qu'un bateau moderne mais on peut aller au moins jusqu'à du près avec ce bateau ce qui du coup déjà ouvre énormément le champ des possibles par rapport à la croyance voile carré c'est quoi du près Thomas pour ceux qui font pas le voile carré du coup c'est voilà donc quand vous avez le vent qui vient face à vous en fait il y a des noms pour définir l'angle entre votre voile et enfin entre la direction du vent et la direction là où vous voulez aller et plus on se rapproche du vent donc plus on devient on devient face au vent ou parallèle au vent ça s'appelle remonter au vent et donc en gros si je ne dis pas de bêtises nous on doit pouvoir former un angle de entre 60 et 45 degrés au moins 60 degrés avec le bateau par rapport au vent ce qui est du coup pas mal du tout pour un bateau à une seule voile et en plus carré et donc ouais donc du coup la navigation va rester traditionnelle mais par contre au niveau de la construction mais de la modernité les matériaux qu'on utilise on n'utilise pas le même chêne et le même assemblage avec des clous en faire forger avec les vikings on pourrait y revenir mais en fait sur nos activités parallèles avec Arnaud mais le bateau va être entièrement dessiné en 3D il va être entièrement usiné à la commande numérique on va on va protéger la coque donc l'assemblage on va dire caractéristique des dracarcs tu l'as lancé sur du technique pardon l'assemblage des planches entre elles l'assemblage des planches entre elles qui s'appelle une formation à clin à savoir qu'une planche se chevauche la planche la planche du enfin les planches s'enchaînent entre elles avec un chevauchement qui s'appelle le clin et qui est très caractéristique de ces bateaux de cette époque et de ce dracar donc ça on le garde mais par contre on va mettre des boulons en inox pas des clous en faire forger parce qu'on n'est pas forgeron et puis on veut des performances on va pas utiliser du chêne classique on va utiliser du contreplaqué de pin qui est effectivement aussi un matel qui est pas à la base destiné pour faire la navigation mais qui avec la façon dont nous le travail et comment on le prépare le rend ultra performant mécaniquement et puis après d'un point de vue aussi hydrodynamisme parce qu'on vient rajouter une épaisseur de fibre de verre d'époxy pour avoir un super coefficient de pénétration dans l'eau et après pour cette traversée on va y ajouter bien sûr des moteurs électriques pour la sécurité tous les équipements radar etc de sécurité de base pour la réglementation pour la réglementation ouais parce que du coup la réglementation en fait t'imposes si tu veux pouvoir rentrer dans un port canadien c'est la réglementation la plus dure sur notre traversée il faudrait répondre à une série de critères à savoir avoir deux types de propulsion donc en gros à bord du bateau on aura aussi un groupe électrogène qui pourra alimenter avec de l'énergie avec du pétrole qui pourra en fait aller recharger alimenter directement les moteurs électriques ça fait partie des prérequis et en plus on va avoir besoin d'un bateau suiveur pour nous escorter sur ce parcours et notamment du nord de l'Ecosse jusqu'à New York parce que on doit être capable en fait de récupérer vu que c'est un bateau ouvert si on a une grosse avarie au large de l'Islande et que le bateau se casse bon bah là le temps de survie dans l'eau à cette température là c'est 6 minutes quoi donc il faut avoir un bateau qui reste à 5 nautiques de ton bateau et qui peut à tout moment récupérer les 30 membres d'équipage quasiment instantanément donc non on va garder on va avoir de la modernité dans les instruments en fait de navigation qu'on utilise mais la navigation en elle-même et la forme du bateau reste traditionnelle donc nous on fait un bon mix entre modernité et tradition quoi

Invité 2 en fait ce qu'on fait c'est que nous le postulat qu'on fait c'est si jamais les vikings ils avaient continué aujourd'hui à fabriquer des bateaux en bois et qu'ils avaient voulu continuer à fabriquer des bateaux en bois ils auraient utilisé des matériaux modernes comme l'a dit Thomas tu vois le lamellé collé c'est pas du bois massif c'est une technologie où on fait des lames de bois qu'on colle entre elles et ça fait des planches c'est une technologie avec le pin qui a des caractéristiques géniales ils auraient utilisé des CNC des CNC c'est des commandes numériques machines à commandes numériques qui permettent de découper le bois à la forme que tu veux tu vois ils auraient utilisé des technologiques et des matériaux modernes et aussi donc nous on pense qu'ils auraient fait ça c'est pour ça donc en fait c'est un drakar mais du 21ème siècle quoi ouais et c'est aussi en utilisant du coup ces matériaux modernes et ces technologies modernes que l'on affirme que ça sera le drakar le plus rapide du monde en fait parce qu'on l'a déjà testé sur le FIR qui est déjà construit suivant ces méthodes là avec notre ingénierie toulousaine ingénierie pirate comme on l'appelle on a quand on est monté en 2020 en Norvège on va le dire gentiment on a éclaté tous les drakars qui faisaient notre taille en termes de vitesse quoi parce qu'en fait on a une légèreté au niveau des matériaux qu'on utilise qui nous donne cette vitesse et on utilise aussi pour étanchier le fil de bateau de l'époxy et donc du coup on a on va dire un glissement dans l'eau même si c'est peut-être pas le terme technique exact et du coup ce qui fait qu'en fait on est plus rapide à taille équivalente à voile équivalente on parle toujours de vitesse à la voile on sera le drakars le plus rapide du monde waouh la classe ça en fait record qu'on fera homologuer d'ailleurs je tiens à préciser parce que sinon ça sert à rien c'est ça c'est ce que j'ai demandé il y a un objectif

Loïc de record officiel ouais ouais c'est ça l'objectif à base

Invité 1 c'est d'aller chercher c'est d'aller chercher 18 nautiques enfin 18 nœuds pardon donc pour ceux qui veulent le faire en kilomètre heure vous multipliez par 1,8 et ce qui donne quasiment une trentaine de kilomètres de kilomètre heure ce qui est beaucoup sur l'eau pour donner une échelle de comparaison l'Hermione que tout le monde connait sa vitesse de pointe c'est 14 nœuds quoi donc nous on veut lui mettre 4 nœuds de plus dans la tronche sur un bateau conçu 700 ans plus tôt

Invité 2 pour faire un équivalent 18 nœuds c'est comme si t'allais quasiment à 130 sur l'autoroute c'est beaucoup sur l'eau en tout cas ça fait des sensations l'eau elle est pas plate

Loïc c'est chouette c'est super qu'on en parle sur les frappés parce que comme on a déjà eu pas mal de voileux et on a aussi Alex Kézerg qui a le record alors est-ce qu'il l'a toujours ? non il l'a plus mais il est en cours avec sa boîte de conception d'un prototype pour le battre le record de vitesse sur l'eau sur engin non motorisé je crois que c'était le premier à passer la barre des 100 kmh on est changé en kmh pour que ce soit plus simple et la prochaine tentative de record avec sa boîte Sirocco 150 kmh alors je sais pas ce qu'il pourrait de faire sur un bracard mais voilà

Invité 2 c'est ce qu'il a en tête attends tu as dit 150 kmh sur l'eau engin non motorisé donc à la voile

Loïc ouais exactement c'est un système en fait c'est ce qu'on disait un peu plus tôt les bateaux aujourd'hui ils volent parce qu'ils flottent en fait c'est un système de foil alors techniquement je peux pas trop vous expliquer mais c'est un système de foil amovible avec une voile de kite ! voilà et deux personnes dans l'engin je sais même pas si on peut appeler ça un bateau mais deux personnes dans l'engin le pilote du kite c'est un record

Invité 1 avec des voiles

Loïc ouais avec une voile c'est ça

Invité 1 ah mais c'était chouïen parce que 150 kmh c'est juste monstrueux 83 kmh c'est plus rapide que de la Formule 1 sur route c'est vraiment c'est vraiment juste

Invité 2 pour ça qu'on précise bien Drakkar le plus rapide du monde ouais

Loïc mais alors déjà un grand merci pour le point sur la technologie et votre approche je trouve ça chouette de voir que vous voilà vous c'est un espèce de mélange entre la tradition mais aussi la modernité puis aller challenger un petit peu ces croyances qu'on peut avoir en tout cas dans l'univers du nautisme en France donc c'est la conception donc je trouve ça chouette et peut-être que vous pouvez nous en dire plus sur le plan humain parce que je reviens à ça parce que je me pose quand même pas mal de questions les gens que vous allez emmener avec vous est-ce qu'il y aura nécessairement une expérience en mer requise vous pensez à ce stade du projet ou pas nécessairement

Invité 2 déjà tu as la réponse dans tout ce qu'on t'a dit en fait il n'y en aura pas besoin pour le recrutement et du coup on le répète n'importe qui peut venir participer à la construction et à l'expédition c'est ça le but de notre projet de ce qu'on défend par contre à partir de une fois que l'équipage sera décidé courant 2023 il va être formé ok c'est pas parce qu'on n'a pas d'expérience qu'on ne peut pas venir par contre pour venir il faut se former parce que la traversée elle va être elle va être costaud ça va être énormément de plaisir aussi il va y avoir des moments extraordinaires je pense qu'on va vivre des choses dont on n'imagine même pas encore mais c'est pas tant sur les conditions physiques c'est plus sur la préparation à comment est-ce que le bateau fonctionne à quoi sert-elle corde qu'est-ce que c'est mon poste qu'est-ce que je dois faire est-ce que je suis prêt à assumer de faire des cars est-ce que est-ce que je panique quand il commence à y avoir un peu de houle est-ce que je panique quand il commence à y avoir des problèmes parce que des problèmes il y en a tout le temps c'est ça un bateau c'est comme une entreprise tu vois t'as tout le temps un truc à gérer tu fais pas des tu sais quand il n'y a pas de bruit et quand c'est calme t'es là attends il y a un problème là il y a un truc qui va pas et après c'est pas c'est pas être sur le c'est pas non plus les gens vont pas être à cran tout le temps tu vois ça va quand même être une expérience agréable mais il ne serait-ce que ça reste quand même quelque chose d'hors normes et qui nécessite du coup de se former en avance mais c'est ce que nous on fera donc n'importe qui et on espère de toute façon il y en aura qui n'auront aucune expérience même moi tu vois personnellement je ne considère pas avoir une expérience énorme en termes de navigation et mais non mais pour nous c'est un prérequis qu'il ne faut pas justement il vaut mieux venir et avoir envie d'apprendre

Loïc super super alors si on peut faire un petit zoom sur un aspect je me pose la question depuis que j'ai découvert le projet le fait que ce soit un bateau ouvert comment vous gérez comment se passe la vie à bord sur la traversée la plus longue qui est de 6 ou 7 jours si je me souviens bien c'est ça c'est ça comment ça se passe il y a un coin qui est réservé plutôt pour le repos un coin pour les repas comment est-ce que c'est organisé physiquement à bord

Invité 1 en fait pour l'équipage va être découpé en 3 pour pouvoir réaliser des cars donc pour ceux qui ne savent pas les cars c'est l'enchaînement d'équipage pour pouvoir faire tourner le bateau H24 parce que le bateau ne dort pas la nuit en plein milieu de l'océan et il y a toujours du vent donc il faut le manœuvrer nous le dimensionnement se fait pour que en fait un car donc puisse donc ce sera entre 8 et 9 personnes puisse manipuler à lui seul en fait la voile la régler et prendre un cap donc ça c'est vraiment comment on dimensionne la taille de notre car et et du coup j'ai oublié la question merde en gros c'est pour répondre à ta question c'était quoi déjà le début ?

Invité 2 j'adore quand tu fais ça je suis parti je sais plus que c'était parti dans ton truc là en gros il y aura au milieu ah oui c'est vrai c'est vrai à une espèce de tente mais c'est pas donc il y aura en fait un campement comme une tente au milieu là où tu auras tous les cochages la partie un peu repos

Loïc donc autour du mât en fait c'est ça ? autour du mât c'est ça

Invité 2 exactement ouais il y aura aussi un coin pour faire à manger on va dire cuisine il y aura une grande cuisine aménagée c'est le rêve d'Arnaud ça

Invité 1 mais bon ça sera très spartiate la bouffe je suis désolé

Invité 2 c'est un peu le cuisinier de l'équipage et il y aura il y aura des toilettes par contre il n'y aura pas il n'y aura pas de bain il n'y aura pas de douche on se lavera à la lingette ou à l'eau de mer qui rince bien mais en fait ce sera spartiate mais ce sera finalement pas plus spartiate que de partir en rando en fait tu vois genre tu dors dans une tente tu te fais à manger avec un réchaud bon là un peu intégré parce qu'avec le bateau qui tangue mais tu vois ce sera ça quoi

Invité 1 mais c'est ce qui en fait aussi du coup à la fois le défi physique et mental qu'on va tester auprès des gens qui veulent participer parce qu'effectivement tu l'as dit un bateau ouvert voilà c'est pas tu te sens pas bien tu veux te reposer à l'intérieur ça c'est l'intérieur entre guillemets c'est une toile qui protège un tout petit peu c'est voilà ça va être on est sur un bateau de course et et quand tu vas te faire quand tu te fais embarquer par une tempête ou par du gros temps il n'y a pas moyen de s'échapper donc il faut si ça bastonne il faut l'encaisser et c'est ce qui en fait du coup aussi à la fois l'unicité aussi de ce projet là de cette transat là c'est que ouais c'est un bateau qui va être très exigeant mais derrière les personnes qui auront participé elles pourront avoir la fierté et le ressenti d'avoir participé à quelque chose d'unique parce qu'il n'y a pas 100 personnes sur terre qui ont fait ça et surtout par cette route mythique et celle du nord quoi donc après en gros quand tu as fait cette traversée là tu peux postuler à peu près sur n'importe quoi derrière ça devrait bien se passer et en arrivant à New York

Invité 2 on annexe la statue de la liberté nouveau territoire premier territoire bâtard

Loïc excellent ouais non mais c'est clair qu'un projet comme ça enfin moi je ne sais pas pourquoi je fais une fixelle sur le fait que le bateau soit ouvert et cette traversée en tout cas dans tu vois vraiment Écosse Écosse-Islande Groenland-Canada où je me dis mais les conditions ça peut être potentiellement ça peut être alors humainement extrêmement fort et juste génial comme expérience je pense que c'est difficile d'imaginer à quel point ça peut être intense mais aussi oui tu l'as dit tu vois la gestion mentale il faut vraiment être sûr que les gens sont capables d'encaisser et d'arriver à travailler à continuer à fonctionner en équipe en équipe exactement sous la pression

Invité 1 ouais c'est clair et c'est pour ça que là on est la période de thèse va être essentielle et encore une fois Arnaud l'avait dit en préambule on est bien accompagné cet été avec l'expédition on a fait un mois en Danemark Suède-Norvège en tout 21 jours en mer sans moteur thermique sans moteur sans moteur ouais sans moteur et du coup sur notre parcours donc on a fait une semaine en Danemark pour relier Coldinger-Rosskild et puis deux semaines sur les côtes norvégiennes et en allant à la rencontre de personnes à Stavanger à Bergen qui ont aussi des drakkars et du coup on a gagné le respect un peu de nos aînés de cette communauté qui s'appelle la Vikingship Family il existe bien une communauté de gens qui ont des drakkars en Europe et qui savent naviguer avec et du coup nous on a l'équipage le plus jeune donc c'est un petit peu jaloux par rapport à ça parce que nous la moyenne d'âge c'est 27-28 ans et du coup on a gagné le respect par rapport aux performances de nos bateaux mais aussi à notre capacité à conduire un équipage dans des bonnes conditions et du coup on a plusieurs aujourd'hui on a accès à cette communauté et qui vont nous former à skipper ces bateaux de 25 mètres et plus à Tonsberg et qui nous ont déjà donné une grosse partie de leur conseil donc de tous leur savoir-faire sur comment bien former un équipage sur une transat et c'est pour ça que quand on parlait des 15 permanents et des 15 tournants les 15 permanents ça va être des professionnels qui ont déjà fait des transats ce sera des gens qui seront formés enfin qui auront été formés et qui seront formés sur ce nouveau bateau mais qui auront déjà eu des expériences de mer importants comme des traversées de type transatlantique parce que c'est effectivement c'est essentiel d'avoir ce type de connaissances à bord pour avoir un noyau dur performant qui peut tenir le bateau par toutes les conditions parce qu'effectivement on avait eu un reportage comme ça on en rigolait de ce que nous on appelle l'ambiance peut devenir militaire mais effectivement je pense que tous les voiles le savent et puis toutes les personnes qui ont bossé en la marine mais sur un bateau qui se gère quand nous on a fait notre traversée on était en moyenne on était entre 8 et 10 quand t'as un bateau qui fait il y a même pas il y a moins d'un mètre qui dépasse de l'eau on va dire 80 cm que t'es dans des croûtes de 2 mètres et que ça t'abasse pendant 2 heures et que ça fait 10 heures que tu navigues et que t'es pas encore arrivé il faut pouvoir compter sur tous les membres d'équipage et que les ordres soient respectés et pas critiqués et fait avec le maximum de volonté pour aller au bout et ça c'est hyper important et c'est ce qu'on va voir en testant les gens sur la formation

Invité 2 et du coup c'est ça ce qu'il dit Thomas c'est que quand on va finir la construction du draquin et qu'on va le mettre à l'eau à Toulouse on va du coup prendre le canal du Midi jusqu'à Bordeaux et c'est arrivé à Bordeaux que là on va faire les phases de test les castings en fait on va prendre les gens et on va partir en mer pendant une semaine deux semaines et ça va être des crash test ça va être des crash test dans des conditions un peu moins un peu moins moins dures moins dures avec un peu de sécurité mais juste en restant dans l'estuaire à Bordeaux en allant un peu en mer mais déjà ça va nous aider à réveiller un peu des comportements nous voir aussi et puis ce qui est intéressant je trouve c'est que tu vois en fait tout le monde est le bienvenu et c'est une question de est-ce qu'ils supportent les conditions je trouve le bateau ça révèle en fait un truc que tu ne savais pas sur toi tu ne savais pas que tu en étais capable ou tu ne savais pas que tu n'en étais pas capable mais tu n'as pas vraiment le choix en fait tu vois c'est pas un truc que tu choisis c'est comme on a découvert le mal de mer sur l'expédition et en fait on a découvert la recette miracle au mal de mer c'est de s'abandonner chaque fois que quelqu'un a le mal de mer sur le bateau qu'est-ce qu'il faisait il s'allongeait au fond contre la coque contre le bois tu vois qui tape avec les vagues il s'allongeait et il décidait qu'il ne pouvait plus rien faire et que c'était au bateau de s'occuper de lui et au bout d'une demi-heure une heure il était réopérationnel il s'était un peu abandonné au bateau moi ça m'est déjà arrivé une ou deux fois une fois je crois sur la traversée et en fait c'est ça qui est intéressant c'est vraiment tu parles d'humain nous on est à fond là-dedans c'est vrai qu'on a parlé beaucoup de technique nous on est à fond dans l'apprentissage la découverte de soi la découverte des autres aussi l'empathie sur un bateau tu forces pas quelqu'un qui est pas bien ça sert à rien parce que c'est un danger du coup tu peux mettre en danger les autres quelqu'un qui est pas bien qui peut pas il s'arrête il s'allonge il se met dans un coin et justement c'est pas grave c'est pour ça qu'on a des cars c'est pour ça qu'on est plusieurs c'est pour ça que c'est un bateau collectif et donc c'est comme tu le dis ouais c'est pour nous aussi une aventure humaine dans la découverte de nous la découverte des autres et de ce qu'on va pouvoir accomplir quoi

Loïc excellent c'est super intéressant c'est encore une fois c'est quelque chose qui ressort beaucoup chaque fois que j'ai des invités du milieu de la voile cette notion de en mer tu peux pas vraiment te mentir en fait tu vois c'est ton poids exposé et point barre il n'y a pas d'échappatoire possible

Invité 2 comme le bateau qui n'a pas de cabine finalement tu peux pas te cacher sur le bateau

Loïc ouais exactement c'est ça t'es sur le pont et puis point barre voilà à la vue de tous et des éléments et je trouve ça super intéressant en tout cas d'un point de vue tu vois dépassement enfin c'est pas forcément du dépassement mais apprendre à se connaître c'est clair que c'est une expérience radicale je pense mais tu vois tu dis

Invité 2 t'es exposé mais t'es pas tout seul non plus

Loïc ouais exactement

Invité 2 quand on était dans la houle de 2 mètres là cet été dans le bâtard fire qui fait 12 mètres de haut avec à peine 80 cm hors de l'eau et qu'on était dans des vagues de 2 mètres et qu'on filait littéralement sur l'eau c'était c'était hallucinant mais en même temps on était bah on était 10 collés les uns contre les autres à tenir les cordes tu vois c'est tu tu vis une expérience avec toi même parce que forcément bah c'est vite des choses mais t'es pas tout seul en fait tu les soutenus par les autres et tu soutiens aussi les autres c'est ça qui est intéressant tu vois

Loïc excellent excellent excellent bah on a fait un un bon un bon balayage de l'ensemble du projet des valeurs qui qui sont au coeur de tout ça et en tout cas moi ça m'a clairement donné envie de garder un oeil sur les bâtards

Invité 2 on fera un podcast quand on arrive à New York si tu veux

Loïc carrément carrément après ouais si vous avez une borne wifi à bord on peut même le faire au beau milieu de la traversée au Groenland ça serait un truc de ouf ça on pourrait le faire

Invité 2 quand on s'arrêtera sur les escales si tu veux

Loïc ouais mais moi je serais curieux peut-être si vous si vous pouviez partager vos parcours individuellement parce que en termes d'investissement d'engagement c'est quand même enfin voilà c'est un vrai projet qui qui visiblement va demander beaucoup et j'imagine pas seulement des 8 fondateurs du collectif mais de toutes les personnes engagées donc comment est-ce que vous vous organisez pour pour pour que pour que tout ça tienne dans le temps puisque le les bâtards c'est une aventure de plusieurs années déjà donc vous avez des aménagements vous vous comment est-ce que vous gérez ça

Invité 1 bah déjà avec Arna on est entrepreneur tous les deux donc on a tous les deux

Invité 2 une boîte et des employés à gérer en plus aussi

Invité 1 donc là

Invité 2 à gérer enfin c'est mauvais terme que j'ai employé ouais

Invité 1 bah du coup si si je si je commence bah du coup ouais on est on est tous les deux entrepreneurs moi mon histoire d'entrepreneur et de la la boîte que dans laquelle enfin que je gère aujourd'hui elle s'appelle Louis et elle est en fait directement liée à cette histoire de Drakkar parce qu'en fait quand on a démarré donc en 2011 à faire notre notre premier Drakkar en tant qu'étudiant etc on avait pas d'argent on avait pas de pas de mécène pas de sponsor donc après avoir épuisé toutes les techniques de parrainage boursorama bancaire et ce genre de conneries que tu fais en BDE avoir voilà avoir acquitté ses parents voilà pour nous à l'époque à avoir réussi à avoir 50 euros c'était juste incroyable quoi et vraiment ça nous a appris à développer des projets dans la frugalité je dis souvent qu'on a en fait pendant ces 5 années entre 2011 et 2016 on a développé en fait une culture de fabrication de machines à low cost parce qu'on a fabriqué de propres outils qu'on pouvait pas acheter d'abord purement mécanique pour transformer le trou en planche puis électrique avec des scies à ruban puis on a rajouté une brique informatique en fabriquant notre première commande numérique en 2015 et et en fait en 2015 on a eu cette on s'est dit ok il nous faut encore un peu de sous pour finir le bateau et surtout pour le mettre à l'eau parce qu'on est aussi plusieurs à être passionnés de cinéma et de mise en scène et donc en fait pour nous le triptyque ou le trio gagnant c'est fabriquer un bateau le mettre à l'eau avec une mise en scène scénarisée en mode Puy du Fou encore une fois dans cette notion de partage parce qu'on fait pas aspect pour nous mais on le fait avec les autres avec le public et puis après l'expédition et et donc on s'est dit ok on a développé donc on est voilà pour rappeler on était tous donc on est tous ingés à ce moment là on était encore en école d'ingés et mais on a pas de parents de près ou de loin qui a le super atelier qui va bien qui vient du monde du bois on a vraiment voilà on vient pas du tout de ce monde là on avait du coup aucun a priori aucune oeillère comme l'a dit Arnaud et et donc on s'est dit ok on a développé on a développé des technos des compétences sur le travail du bois etc pourquoi on fabriquerait pas des meubles en bois pour pour financer en fait ce projet de bateau et et donc on a commencé en 2015 à fabriquer des meubles pour des espaces de co-working parce que 2015-2016 c'est un peu où le co-working a explosé en France ouais et donc on a voilà on a fait ça pour un puis deux puis trois à Toulouse et puis après on s'est rendu compte à la fois qu'il y avait une demande pour du pour du mobilier sympa design etc fabriqué localement en bois et puis de l'autre côté on avait aussi nous une on a on a découvert une appétence à la fois pour l'entrepreneuriat pour le design pour la fabrication et pour ce marché qu'on connaissait pas du tout qui est le marché du mobilier de bureau qui est un marché voilà qui il a un peu morfait avec le Covid mais il est en train de repartir mais qui fait 2 milliards en France 12 milliards en Europe et ouais c'est une industrie assez grosse qui est trustée par les mêmes boîtes depuis 40 ans qui sont sur un marché de rente qui n'ont pas dépoussiéré et du coup on s'est dit ouais il y a un truc à faire et donc on a en fait créé une boîte qui s'est créée officiellement en 2018 mais on a prototypé pas mal de choses entre 2016 et 2018 et aujourd'hui cette boîte s'appelle Louis c'est 17 personnes et on fabrique du mobilier de bureau qui est 100% personnalisable durable et fabriqué à Toulouse et notre objectif en fait c'est d'aider les entreprises à ramener leurs équipes au bureau et de leur donner envie de se lever le matin et de travailler ensemble parce que pour nous en fait on sort du pour nous en fait le design et le mobilier il n'est pas là juste pour faire joli ou pour donner envie il est là pour aider l'office manager l'ARH à mieux travailler à se reconnecter et aujourd'hui avec cette terre un peu on l'espère bientôt post-Covid on a eu en fait un catalyseur qui est venu en fait mettre un grand coup de pied en la fourmilière de changement un petit peu latent de flex office de télétravail de ne plus juste venir de 9h à 17h ne pas venir juste dans un bureau carré personnel où tu viens pour avoir à manger à la fin du mois mais beaucoup plus dans des boîtes donc un peu poussées par les startups mais pas que et aussi des ETI et des grands groupes qui ont pris ça aussi à coeur et qui font bouger les lignes et du coup on s'inscrit totalement dans ce mouvement d'apporter aussi notre pierre à l'édifice sur comment travailler mieux demain et ça passe par le mobilier ça passe par les la façon de travailler et en plus on s'engage aussi sur du coup une fabrication qui est locale et qui valorise les bonnes filières parce que c'est ce qui donne du sens parce qu'on est sur une industrie qui pollue et qui n'a pas bougé depuis 40 ans et donc voilà d'où vient ce projet fou de d'abord fabriquer un dracar puis maintenant une boîte puis deux puis bientôt un troisième dracar et ce qui fait que on utilise en fait l'usine et l'atelier de Louis pour utiliser les outils pour fabriquer ce bateau et c'est pour ça qu'on a accès à des super machines au départ financées par l'assaut puis après c'est la boîte qui a pris le relais mais qui nous permet du coup de continuer à faire de la R&D à tester plein de choses sur un produit hors normes qui est le dracar qui est le bateau et que nous après on réutilise sur nos assemblages en bois de meubles etc quoi

Loïc génial génial c'est vraiment fou parce qu'il y a plein de parallèles avec encore une fois l'histoire d'Alex Kayser qui même chose en fait son défi alors lui c'est vraiment spécifiquement le record de vitesse sur l'eau qu'il animait mais en fait il a créé sa boîte et sa boîte aujourd'hui à travers les recherches la recherche qu'ils font pour sur alors je n'ai pas les termes techniques mais en l'occurrence sur les foils et les voiles de kite ! il y a des vraies innovations qui arrivent dans le milieu du nautisme sur des designs de coques des nouveaux designs de foils des kite pour des portes containers etc c'est marrant de voir qu'il y a plein de parallèles entre vos deux histoires excellent

Invité 1 et voilà et du coup en fait en 2016 sur ma route j'ai croisé Arnaud qui était en fait un de mes clients au départ pour un écosystème qui s'appelle l'IoT Valley à Toulouse là où on a nos bureaux et nos entreprises respectives et donc de fil en aiguille il a d'abord il est passé de client à ami et puis partenaire dans l'aventure bâtard et puis depuis un petit moment maintenant il a lancé aussi sa propre aventure entrepreneuriale que je vais laisser décrire

Invité 2 moi je suis né à Toulouse un 16 juillet 1990 non en gros comme Thomas moi je fais une école d'ingé parce que je suis passionné de conception je découvre ça fin du lycée je crois et c'est ce que Katia Solidworks pour ceux qui connaissent c'est dessiné en fait en 3D des pièces le spatial et tout ça l'aéronautique quand t'es à Toulouse forcément ça attire un peu en fait du coup je me retrouve à faire une école d'ingé ma maman elle est super contente et je suis en alternance chez Airbus chez un sous-traitant une jolie boîte de SS2i et techniquement c'est génial tu vois j'ai dessiné des pièces de la 350 j'ai dessiné des bouts de satellite j'ai même un jour touché un satellite sur lequel j'avais bossé qui allait partir et je me suis fait défoncer parce qu'il fallait pas le toucher j'ai mon ADN dans l'espace enfin bref du coup du coup techniquement c'était génial et humainement c'était horrible enfin je fuyez si jamais vous avez un contrat dans une boîte d'SS2i enfin en tout cas si vous respectez un minimum si vous avez envie de vous découvrir ou de faire des choses intéressantes alors je suis un peu méchant il y en a qui ont changé mais en tout cas moi à l'époque le management était horrible j'ai vu des choses qui m'ont dégoûté et je me suis dit mais moi j'ai pas envie d'être ingénieur comme ça je comprends pas pourquoi est-ce que je dois être différent quand je vais au boulot je comprends pas pourquoi est-ce que le boulot ça doit être quelque chose de contraignant pourquoi est-ce que je pourrais pas prendre du plaisir quand je vais au taf pourquoi est-ce que ça pourrait pas avoir du sens pourquoi est-ce que quand moi je parle on m'écoute pas et quand je discute avec un mec qui est là depuis 20 ans chez Airbus et qui me dit wow tu sais changer des choses tu verras avec le temps t'arrêteras d'avoir des idées comme ça et je me dis mais attends c'est pas possible mec tu travailles dans la plus belle boîte d'Europe et t'as perdu toute ta passion et en fait il y a des gens chez Airbus qui sont passionnés mais c'était plus typique des boîtes de SS2i et du coup à la fin de mon école d'ingérent me propose le Saint Graal CDI et je dis non donc déjà tout le monde fait quoi pourquoi tu dis non je dis bah non déjà j'ai envie de voyager j'ai envie de me découvrir un petit peu parce que je me connais pas vraiment donc je pars vivre un an en Nouvelle-Zélande expérience extraordinaire ou bon ça pourrait être un podcast à part entière et en fait pendant la Nouvelle-Zélande je réfléchis à ma vie et je me dis ok voilà là tu vas rentrer en France t'as deux ans de chômage parce que j'avais fait de l'alternance donc en gros t'as la possibilité de pouvoir faire ce que tu veux sans qu'il y ait la contrainte de gagner de l'argent derrière donc si jamais tu veux tester un truc c'est maintenant et je commence à réfléchir j'avais déjà rencontré quelques entrepreneurs et j'avais compris deux trucs sur le fait de créer une boîte c'était que un j'allais pas gagner d'argent avant au moins un à deux ans ce que je me rends compte maintenant qui est vrai et deux j'ai neuf chances sur dix que ma boîte meurt et du coup quand tu fais les calculs quand t'es ingénieur tu te dis putain c'est un peu chaud quand même de se lancer dès le début et en fait il y a un autre truc qui m'a frappé et que je trouvais génial c'est qu'en sortant d'école d'ingé et bah tu sais rien t'as fait cinq ans d'études même plus et en fait on t'a rien appris on t'a appris à être un soldat obéissant qui remet pas en question les règles qui ne se connait même pas lui-même et en fait qui sait pas grand chose et en voyageant en Nouvelle-Zélande en rencontrant des choses des gens pardon je me suis rendu compte que je connaissais pas grand chose en fait et donc du coup je me suis dit ok je vais rentrer en France et le plan c'est ça j'ai le chômage donc j'ai pas besoin de travailler pour gagner de l'argent j'ai deux ans devant moi je vais rencontrer un entrepreneur comme Thomas à l'époque qui monte sa boîte et je vais lui dire ou une entrepreneuse et je vais lui dire écoute je travaille pour toi gratuitement 50 heures semaine je m'en fous je fais ce que tu veux par contre je veux tout apprendre je veux apprendre comment t'as monté la boîte comment on recrute comment on fait un business plan comment on vend les avocats le produit tout je veux que tu m'expliques tout parce que j'ai bien compris que j'y connaissais rien et que si jamais j'ai voulu avoir une chance de réussir il fallait que j'apprenne il fallait que je m'inspire des autres qui ont déjà fait avant moi et donc je rentre à Toulouse de Nouvelle-Zélande je commence à chercher cette personne et je la trouve pas pour plein de raisons la première c'est qu'en fait je connaissais pas beaucoup d'entrepreneurs et que ma proposition elle était un peu cheloue aussi et en fait un jour je tombe sur un écosystème à Toulouse qui s'appelle l'IoT Valley un truc qui est à 10 minutes de chez moi où il y a une vingtaine de startups qui est un écosystème qui a l'air hallucinant tu vois et dont j'avais jamais entendu parler je leur envoie mon CV et le mec me répond il me dit mais en fait qu'est-ce que tu veux faire et tout je dis mais moi j'aimerais bien travailler gratuitement je voudrais apprendre et tout il me dit ok mais tu veux pas qu'on t'embauche et qu'on te paye plutôt je dis ah bah si tu veux il me dit bah écoute nous on vient d'avoir un financement avec la région on a besoin d'un ingénieur qui s'occuperait de notre Fab Lab et qui aiderait les startups à industrialiser leurs produits il me dit écoute c'est tes compétences c'est ce que tu faisais chez Airbus et tu passerais ta journée avec des CEOs des CTO qui sont en train de démarrer leur boîte et toi tu les aiderais sur ta partie technique et tu pourrais en profiter pour apprendre plein de trucs je lui dis ah c'est payé combien il me dit pas cher je lui dis parfait et je crois que je gagnais genre à peine plus qu'au chômage mais j'en avais rien à foutre et tous mes potes et ma famille ils étaient là mais pourquoi tu fais ça je dis mais attendez c'est parfait je vais apprendre et du coup j'ai bossé chez eux pendant 3 ans celle où j'ai rencontré Thomas et celle où j'ai rencontré tous les entrepreneurs avec qui je pouvais discuter n'importe lesquels même qui n'étaient pas de notre écosystème sur Paris ou quoi je me démerdais je faisais un café je faisais une visio je faisais un resto je me faisais inviter souvent parce que c'était pas beaucoup d'argent et j'en profitais pour vraiment qu'ils me racontent leur histoire au début je pensais qu'il fallait qu'ils me racontent leur succès et petit à petit tu vois en ces 3 années ça a vraiment été un apprentissage personnel j'ai commencé à comprendre que des choses sur moi mes limitations des croyances que j'avais et j'ai commencé à comprendre que le plus intéressant c'est chez les gens c'était leurs échecs et du coup à chaque fois que je rencontrais un entrepreneur je lui demandais de me raconter les galères qu'il avait eues ce qui avait pas marché et pourquoi ça avait pas marché et qu'est-ce qui avait fait que sa boîte elle avait craché qu'est-ce qui avait fait que tu vois et à force de rencontrer des gens comme ça j'ai commencé à comprendre plein de choses en fait sur moi et sur l'entrepreneuriat et en fait la IoT Valley c'est un start-up studio aussi et moi donc du coup dans cet écosystème on aidait aussi des grandes entreprises à trouver des solutions à leurs problèmes et des solutions autour des objets connectés et en fait on visite un jour une usine d'un très gros fabricant de pièces aéronautiques aéronautiques et le mec nous dit ouais on a jamais les bonnes vis pour bosser dans nos paniers pour assembler nos pièces on est toujours obligé d'aller au magasin chercher les vis est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de commencer à faire un système qui pèse les vis et tout un truc hyper complexe donc moi je suis là ouais t'es sûr et je dis mais combien de fois ça arrive ton truc là ça arrive toutes les heures tous les jours et tout il me dit bah je sais pas je dis comment ça tu sais pas il me dit bah tu sais moi je retiens pas le nombre de fois que je vais au magasin ça arrive souvent on a nulle part où le noter je crois qu'hier ça a dû arriver 4 fois mais la semaine dernière je me souviens plus et là je me dis putain c'est fou attends genre les mecs ils notent ça nulle part mais c'est un problème qui l'a fait vraiment chier tu vois je vais discuter avec le chef d'équipe je lui dis Lévis là t'es au courant du truc et tout il me dit ouais putain ça arrive tout le temps je dis mais ça arrive combien de fois je dis bah je sais pas attends comment tu veux qu'on note cette information c'est quand même assez compliqué je remonte à son manager à son manager tac tac j'ai monté j'ai monté quasiment 6 ou 8 strats je me souviens plus jusqu'au directeur de l'usine c'est une grosse boîte le directeur de l'usine lui-même il est au courant il est au courant de ce problème c'est ouf genre il sait que ça arrive tout le temps ça parmi tant d'autres mais mais il sait pas combien personne dans l'usine sait combien et du coup moi qui viens de l'usine je comprends pourquoi en fait personne sait combien parce que si tu veux on fait un exercice assez simple la semaine dernière là t'as sorti ton téléphone combien de fois de ta poche je t'écoute ouais impossible de dire beaucoup et en fait c'est ça tu vois et c'est ça qui est fou c'est que les mecs c'est eux le coeur et la valeur de l'usine c'est les opérateurs tout leur strat de direction au dessus d'eux elle a qu'un seul objectif c'est les aider à qu'ils puissent bosser dans des bonnes conditions pour que l'usine tourne mais en fait c'est très compliqué de relever de l'information parce que t'as une cadence à tenir etc et du coup en fait on se rend compte que ça génère des frustrations que je trouve extraordinaires au niveau du management parce que les mecs qu'est-ce qu'il demande à son directeur ils lui disent franchement on a jamais les bonnes vices on a discuté avec le magasin embauche quelqu'un en magasin comme ça au moins comme ils sont pas assez au magasin il y aura plus de monde ils feront bien les paniers et nous on aura moins d'arrêt mais le directeur il dit ouais mais je veux bien embaucher quelqu'un en magasin mais ça coûte 50 000 euros par an s'il faut le problème il coûte pas aussi cher et là tu vois je t'ai posé les bases qui pourraient être le début d'une grève avec la CGT et en fait les revendications des deux côtés elles sont géniales d'un côté t'as des opérateurs qui sont frustrés parce que la direction elle agit pas alors qu'ils ont des vrais problèmes et de l'autre t'as une direction qui est frustrée aussi parce qu'elle peut pas agir parce qu'elle ne connait pas la profondeur du problème et elle est pas en train de gérer une kermesse elle est en train de gérer une entreprise et si jamais elle veut pas fermer son entreprise elle va prendre des décisions rationnelles tu vois tu peux pas dépenser l'argent n'importe comment et donc en fait il manquait ce combien à l'intérieur de ça et c'est comme ça qu'on a créé des clics avec la IoT Valley et en fait qu'est-ce qu'on fait nous on met des boutons poussoirs tout simplement un bouton c'est un problème et c'est les opérateurs qui écrivent la liste des boutons qu'ils installent eux-mêmes sur leur poste de travail c'est des boutons t'as juste à les coller et à chaque fois qu'ils ont un problème ils ont juste à cliquer sur un bouton ça appelle personne c'est pas une sonnette mais à la fin de la semaine qu'est-ce que ça fait c'est chez ce fabricant là le problème de vis ça leur faisait perdre par opérateur 160 000 euros par an et ils étaient 40 dans l'usine et donc tu vois en fait le directeur quand on lui a montré les données il a pris la décision dans la minute d'embaucher cette personne au magasin parce qu'en fait on lui avait donné la seule information qui lui manquait c'était le combien et eux chez eux ils nous racontaient ça faisait 3 ans 3 ans que les mecs gueulaient pour ça 3 ans qu'ils faisaient réunion sur réunion avec des chiffres que personne ne croit où en fait c'est celui qui gueule le plus fort mais c'est pas vraiment ça la bonne donnée et du coup aujourd'hui c'est ça qu'on fait avec des clics c'est un outil en fait pour le management c'est un outil pour le terrain c'est un outil de communication qui donne le combien qui donne la réalité terrain entre les opérateurs et les décideurs des usines

Loïc c'est chouette parce que comme souvent l'idée a l'air simple et on se demande pourquoi c'est pas arrivé avant en fait

Invité 2 moi je les connais toutes les raisons pourquoi c'est pas arrivé avant

Loïc super c'était vraiment hyper intéressant d'en découvrir un peu plus sur vos parcours à chacun et du coup peut-être pour finir là-dessus en tout cas du côté de mes questions c'est qu'est-ce que vos vies d'entrepreneurs vous apportent au sein des bâtards et inversement qu'est-ce que les bâtards vous apportent dans vos vies d'entrepreneurs

Invité 2 c'est pas la question à laquelle l'habitude de répondre ça c'est une très bonne question

Invité 1 il y en a une si je fais dans l'ordre le fait d'être entrepreneur moi personnellement je pense que j'ai créé ma boîte direct après après mes études en fait le premier CD que j'ai signé c'était en tant que recruteur jamais signé de contrat de travail à mon nom on va dire et donc j'ai toujours eu ce truc de créer des projets de faire des choses et donc en fait je savais pas comment ça s'appelait avant mais c'était un entrepreneur et donc ça c'est quelque chose qui m'anime de base et ça me sert aujourd'hui pour enfin du moins toute l'expérience qu'on a chez Louis puisque ben on a on a créé la boîte en 2018 on a intégré un accélérateur américain il s'appelle Techstars à Paris qui est un des deux meilleurs dans le monde on a levé défaut en 2019 donc on a aussi grandi en fait et acquis plein de nouvelles compétences enfin c'est la magie c'est le côté positif du job d'entrepreneur c'est que tu apprends en permanence et sur tous les niveaux et toute cette connaissance là en fait tous ces outils que j'apprends que je développe et que j'améliore je peux les utiliser directement pour bâtard que ce soit pour lever des fonds que ce soit pour avoir accès à du réseau à la technique donc c'est un en fait c'est un usage direct quoi puisqu'aujourd'hui c'est quasiment une deuxième boîte pour moi et après l'autre côté ce que bâtard m'apporte dans mon en tant qu'entrepreneur moi c'est pour moi c'est un équilibre parce que dans mon dans mon boulot de tous les jours de CEO je fais pas de je fais pas de technique j'en fais plus du tout c'est moi qui fabriquais les premières machines aujourd'hui je fais plus ça du tout et donc en fait ma semaine elle est simple du lundi au vendredi je suis entrepreneur je travaille chez Louis et le week-end je change de casquette et en fait on va faire charder que des bateaux et du coup ça me permet en fait de à la fois de replonger les mains dans de la technique dans des trucs très très cool qui peuvent être à la fois très poussés et qui sont pas un objectif de on va dire de rendement direct et je peux tester plein de choses en fait et c'est ça qui est génial donc ouais c'est le et ça c'est aussi ma soupape quoi ça me permet de de ouais de on va dire de purger avec ce projet fou qui a été démarré il y a 10 ans et et et et et d'y appliquer des méthodes aussi similaires sur la capacité exécutée effectivement le premier bateau tu vois on a mis 5 ans à le faire le deuxième on a construit en un an seulement alors qu'il est deux fois plus gros et et juste d'avoir ce plaisir de de faire quelque chose de le mettre le lancer et puis après de le mettre à l'eau c'est cool un exemple concret c'est ça permet aussi à ton équipe d'ingénieurs de leur dire bah voilà que c'est possible de lancer un projet ultra enfin avec beaucoup beaucoup de de d'enjeux et de questionnement ou d'incertitude au départ et que ça marche du premier coup c'est possible quand nous on a mis le bateau à l'eau pour la première fois on l'avait jamais testé avant on l'a testé sur un enfin on l'a mis à l'eau sur un lac c'était le jour de la mise à l'eau donc fallait que ça marche du premier coup et 99% des choses prévues ont marché du premier coup donc c'est possible en fait sur un truc aussi gros de réussir de faire de faire du 100% ou du 99% ce qui est assez rare habituellement donc ouais donc c'est plus moi je pense c'est ça c'est le enfin moi c'est l'équipe sur le fait de faire autre chose et de pouvoir se faire plaisir sur la technique et ouais et après bah voilà la notion de partage par exemple en fait tous les salariés de chez Louis ils ont participé à la mise à l'eau ils étaient donc en armure ils ont participé à ce projet énorme de faire de faire un show scénarisé de 40 minutes devant 2000 spectateurs et ça permet de partager en fait sur d'autres choses que que du travail entre guillemets de tous les jours même si ce qu'on fait tous les jours n'est pas enfin là on est une petite boîte ça bouge beaucoup mais mais ça permet de partager sur d'autres choses et c'est ça qui qui est le qui est le plus génial quoi

Invité 2 et moi moi les deux moi pour moi les deux les deux semelles genre il y a en fait quand je c'est plus en fait pour moi le coeur du truc c'est l'humain en fait quand quand je quand j'avais quand j'avais 24 ans et que et que je sortais d'école d'ingé j'étais un mâle blanc hétérosexuel européen donc aîné de sa famille donc avec une conception de réussir toujours tout seul et que en fait plus tu mets du travail et plus tu t'efforces et tout seul tu vas y arriver et cette déconstruction elle a été géniale au fur et à mesure des années quand j'ai commencé à grandir j'ai rencontré les Uti Valley et les bâtards en fait c'est tu fais rien tout seul et du coup que ce soit dans le projet des bâtards que ce soit dans des clics en fait je le vois et moi c'est ça qui m'anime c'est que en fait tu fais des trucs de ouf que quand tu les fais à plusieurs que quand t'impliques les gens que quand tu les laisses prendre la place qu'ils ont besoin de prendre un truc dans l'entrepreneuriat qui m'a aidé chez les bâtards c'est que dans ma boîte j'ai très vite compris en rencontrant plein de CEOs ils m'ont dit en fait tu vas pas recruter des gens tu vas pas ouvrir un poste et recruter des gens pour ce poste tu vas rencontrer des gens et tu vas leur créer un poste dans ta boîte et là ça peut paraître la même chose mais en fait c'est complètement différent parce que moi tu vois dans ma boîte je rencontre des gens et je me dis tiens ça serait bien qu'ils soient sur ce poste là et en fait on avance et on se rend compte qu'ils préfèrent plus faire ça et qu'ils sont meilleurs dans ça ou qu'ils kiffent ça et du coup je leur dis vas-y fais que ça c'est mieux parce qu'en fait j'ai pas besoin d'avoir des ressources j'ai besoin d'avoir une équipe j'ai besoin d'avoir des gens qui sont ultra motivés qui kiffent ce qu'ils font et qui s'épanouissent dans ce qu'ils font et ça du coup c'est un des trucs que j'amène aussi chez Bâtard quand j'ai rencontré le collectif c'était aussi moi de leur dire franchement écoutez-vous écoutez-vous mais écoutez-vous ce que vous vous avez envie de faire positionnez-vous déjà tu vois quand on a quand on a dit on va faire le drakkar le plus rapide du monde moi j'ai dit à tout le monde qui veut le faire genre c'est pas on va le faire c'est qui veut participer pleinement à ce projet est-ce que vous avez envie est-ce que c'est quelque chose qui vous passionne qui vous motive et c'est comme ça en fait que tu que tu accomplis des trucs de malade mental c'est quand tu laisses aux gens l'opportunité de s'écouter eux-mêmes ce qui est assez moi c'est ça qui me drive le plus c'est que on passe nos vies à écouter les autres même sans vraiment les écouter mais on s'écoute jamais nous et c'est que quand on commence à s'écouter nous et avec Thomas on l'expérimente au quotidien en tant qu'entrepreneur tu vois moi je me remets en question trois fois par semaine genre je suis jamais je passe ma semaine comme dit Thomas on passe notre semaine à prendre des décisions tout le temps mais on passe aussi notre semaine à dire ok c'était pas la bonne décision tu vois et à revenir sur nos décisions on passe et c'est ça qui est hyper important c'est c'est c'est le truc de l'aventure humaine genre moi au début je pensais qu'un entrepreneur il faisait une boîte tout seul qu'un capitaine de bateau il naviguait tout seul mais en fait non derrière avec lui pas pas derrière lui avec lui il y a toujours une équipe il y a toujours des gens qui qui se sont écoutés et qui ensemble réalisent des projets en norme aujourd'hui on est que deux mais si on pouvait on serait 100 derrière ce micro genre c'est ça le truc qui est fou

Loïc c'est un message super fort super c'est en tout cas très très inspirant très très inspirant d'entendre votre point de vue sur ce que vos expériences vous apportent que ce soit dans l'entrepreneuriat ou avec avec Bata et de ce que j'entends moi en tout cas j'ai l'impression que c'est pas deux choses séparées c'est à dire que les deux aventures se nourrissent l'une l'une et l'autre

Invité 1 absolument c'est clair génial

Loïc super on arrive c'était juste passionnant on arrive déjà déjà à la fin j'ai pas vu j'ai pas vu le temps passer peut-être pour faire un résumé alors pas non peut-être pas un résumé mais un une synthèse de la suite du projet comment est-ce que les gens peuvent continuer à vous suivre j'imagine que vous cherchez aussi des financements de quoi est-ce que vous avez besoin et comment est-ce qu'on peut comment est-ce qu'on peut s'impliquer dans le projet que ce soit en termes de bras ou financièrement ou autre

Invité 2 B-A-T-A-R point fr Bata point fr B-A-T-A-R point fr on cherche en fait il y a pour participer au projet il y a quoi vous pouvez soutenir via le Patreon donc c'est un système qui vous permet de donner à partir de 2 euros par mois même 2 euros c'est hyper important pour nous de nous donner un petit peu chaque mois pour aider à ce que le projet existe la deuxième c'est que vous pouvez déjà commencer à remplir le formulaire pour devenir Bata avec grand plaisir et participer à la construction ou peut-être à l'expédition et la troisième aussi soit vous êtes dans ce cas là vous êtes potentiellement un mécène ou une entreprise qui peut être sponsor du projet et du coup vous pouvez directement nous contacter je ne sais pas si tu mettras nos mails dans le podcast mais moi c'est bien sûr Bjorn BjorN at Batard .fr on serait ravis d'échanger avec vous parce qu'on a besoin de quand même un peu d'argent pour réaliser ce projet et si jamais vous écoutez ce podcast et que vous avez une connaissance que ça pourrait intéresser ou une entreprise on serait ravis d'être mis en relation comme on le disait c'est une aventure qu'on va faire à plusieurs le projet je ne sais pas si on en a parlé mais c'est quand même un budget

Invité 1 c'est ce que j'allais redire c'est ça en gros on n'a pas parlé de budget ni pour son compte on a parlé de la traversée des 1 mois et demi de traversée des 8500 km à parcourir mais avant de les parcourir il va nous falloir 2 millions et demi ah ouais en fait si on découpe le budget donc nous on est habitué à faire avec rien donc on a fait notre premier bateau avec avec 5000 même pas en tout sur 5 ans on a dépensé 5000 euros avec plus 5000 euros pour la mise à l'eau le deuxième projet c'était 80 000 euros sur 2 ans donc il y a un changement d'échelle qui est énorme là c'est pareil on change d'échelle puisque c'est 2 millions et demi sur 3 ans c'est en 2 fois c'est 1 million dédié à la construction du bateau à son équipement et à à son armement absolument et à aussi la préparation du chantier naval qui va l'opérer et du staff minimum qu'il nous faut pour les visites pour le rendre visitable et pour fabriquer ce bateau en temps et en heure et puis il y a 1 million et demi le budget le plus important qui est dédié rien qu'à l'expédition en fait ce qu'il faut savoir ce qui coûte cher c'est le bateau suiveur là 50% du budget de 5,5 millions c'est juste payer un bateau qui va nous escorter du nord de l'Ecosse jusqu'à New York payer 3 équipes 3 membres d'équipage qui vont opérer ce bateau les nourrir le fuel pendant un mois et demi et c'est ça qui coûte le plus cher du coup il y a aussi un appel si dans ce qui écoute le podcast il y a des personnes qui possèdent ou qui sont en lien avec la marine nationale ou d'autres petites entreprises qui ont l'habitude de ça un des éléments qui va le plus nous aider dans cette deuxième partie ce sera de financer ce bateau suiveur mais d'abord là pour cette année on a un budget de 200 000 euros on a déjà trouvé la moitié du budget et ce qu'a dit Arnaud est hyper important on a le premier outil qui est disponible sur le site c'est le Patreon donc il y a une cagnotte mensuelle ça c'est l'outil pour tout le monde

Invité 2 tout le monde genre ça commence à 2 euros par mois vous pouvez même mettre moins si vous voulez ça monte jusqu'à 100 euros voire 1000 euros par mois pour les plus fous mais c'est vraiment c'est vraiment un outil qui est vraiment fait pour tout le monde c'est l'outil de tous ceux qui veulent donner ne serait-ce qu'un grain de sable qui compte énormément

Invité 1 et en fait c'est vrai c'est vraiment un outil c'est une brique de base parce que cet outil il va nous servir à financer la communication donc on a un premier palier qui est de 1000 euros qui va nous servir à financer en fait une personne full time sur la com et cette personne là enfin et cette communication là qu'on vient d'amorcer va nous permettre d'aller chercher les sponsors et les plus gros mécènes donc pour arriver à ces 2 millions 5 à la fin mais en tout cas au premier million pour le bateau sur ce chantier naval et ouais donc là vraiment pour le faut pas se dire non mais là c'est pas avec 1000 euros par mois qu'ils vont y arriver enfin vous inquiétez pas c'est vraiment la première brique de base qui va nous aider à débloquer aujourd'hui on discute déjà avec pas mal de partenaires eux ce qui cherchent c'est la visibilité c'est la notoriété mais c'est aussi la communication en interne et du coup j'en parle aussi sur ton podcast parce qu'il y a pas mal de voileux nous on est à la recherche à la fois d'un comment s'appelle d'un parrain ou d'une marraine pour ce bateau pour cette expédition et puis d'entreprises qui ont l'habitude de sponsoriser des événements qui ont les mêmes valeurs que ton podcast est à la fois sur le déplacement de soi l'aventure la résilience qui sont les valeurs qui s'incarnent totalement dans notre projet donc voilà comme l'a dit Arnaud c'est super simple vous allez sur le site bataard.fr vous pouvez lui shooter un mail et on prendra un réel plaisir à vous recontacter à vous présenter le projet avec énormément d'énergie et à vous convaincre de le financer et de participer avec nous à cette aventure de faire le draquard le plus rapide du monde et de faire Toulouse New York en 2024

Invité 2 si vous en avez envie le projet il est assez sexy pour les gens mais ouais c'est important c'est ça qui nous anime dans ce projet aussi ça va de quelqu'un qui nous donne 2 euros on est super content à une entreprise qui va financer à plusieurs centaines de milliers d'euros sur 3 ans c'est un collectif super

Loïc super écoutez je pense que c'est clair du coup pour tout le monde je mettrai évidemment tout en description de l'épisode trop cool parce que effectivement

Invité 1 on a 2 trucs on a le site bataard.fr et puis on a que 2 outils on a 2 outils pour communiquer qui sont l'Instagram les bataards et surtout la chaîne Youtube qui s'appelle aujourd'hui bataard la compagnie on a pas encore réussi à la renommer et qui elle va vendre du rêve parce que du coup on a toutes les vidéos de la dernière expédition donc là là on ment pas c'est directement ce qu'on sait faire

Loïc génial génial j'incluirai tout ça super un très très très grand merci à tous les deux est-ce que vous avez peut-être un dernier message à partager ?

Invité 2 on fait un gros bisou à Lucie qui nous a mis en relation et qui nous a fait découvrir ton podcast merci Lucie

Loïc excellent super bah écoutez encore merci Thomas et Arnaud pour cette présentation du projet de vos parcours aussi merci à toi Loïc super intéressant au final de voir un peu les parallèles que vous faites entre vos activités d'entrepreneurs et le collectif bataard et bah merci merci de nous avoir fait rêver pendant un tout petit peu plus d'une heure et demie sur ce projet complètement fou qui arrive en tout cas moi je vais suivre ça avec beaucoup d'attention et je vous souhaite plein plein plein plein de succès

Invité 2 yes

Loïc merci beaucoup Loïc

Invité 2 rendez-vous en 2024 quand on aura fait la traversée

Invité 1 surtout dans rendez-vous dès cet été pour participer à la construction aussi du bateau on pose la quille cet hiver quoi donc

Invité 2 on pourrait venir faire une émission et interviewer ça c'est stylé

Invité 1 ah oui bien sûr je pense que ça sera l'occasion aussi d'avoir des formats de podcast un peu plus sympas quand on pourra un peu plus bouger avec ce Covid et d'enregistrer un épisode directement dans le bateau et dans le chantier naval quoi

Loïc bon on en parle on en parle tout de suite bonne soirée à tous les deux du coup encore merci bonne soirée merci Loïc merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Les Frappés jusqu'au bout j'espère qu'il vous aura intéressé même inspiré pour vos différents projets qu'ils soient pro ou perso je vous invite à nous faire parvenir vos commentaires vos feedbacks vos suggestions d'invités également directement par email à contact arrobase lesfrappés.com et enfin si vous souhaitez nous soutenir dans cette aventure n'hésitez pas à nous laisser une note sur les différentes plateformes d'écoute que vous utilisez ainsi qu'un commentaire et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode ciao ciao moi moi ! moi ! moi moi moi ! ! moi !

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

À écouter aussi · Expédition

Dans le même univers.

  • Hop'Adventure (Andy Chiarelli & Thierry Danzin)
  • Steve Farrugia
  • [English] Jillian Brown
  • Gilles Denis

Reste dans la boucle

Le podcast dans ta boîte mail.

À chaque nouvel épisode, l'histoire à écouter et deux-trois trucs qu'on ne met pas ailleurs. Désinscription en un clic.

S'abonner →