Loïc Dans cet épisode, j'interview Marion Sereno, 40 ans, maman d'une fille de 16 ans, assistante de formation et vivant près de Nice. Sur l'édition 2024 de l'AlpsMan Xtreme, elle avait le dossard numéro 59. Son compagnon Seb, qui a également participé à l'épreuve, l'a soutenu en fin de parcours. Sa préparation pour l'AlpsMan, elle ne s'est pas vraiment passée comme prévu. Suite à un accident à vélo, puis à une déchirure musculaire, elle n'a pu démarrer ses entraînements que mi-février. Dans son agenda de salarié et de mère de famille, elle a pourtant réussi à caser 14 heures d'entraînement hebdomadaire. Pour elle, l'AlpsMan, c'était une manière de se tester sur un format extrême. Elle ne visait pas un chrono, mais voulait simplement aller au bout. Avec une détermination qui force le respect, elle n'a rien lâché et terminera l'AlpsMan au mental, en 18 heures et deux minutes.
AlpsMan Alors, comment je vais aujourd'hui ? Plutôt pas mal. Un peu courbaturé, mais ça va. Dans l'ensemble, tout va bien. Petit point récap de la journée d'hier. La natation un petit peu chaotique. Pas mal de stress au départ. Natation saut du bateau dans la nuit, ce n'est pas habituel. Et après, donc, natation un peu chaotique. Le vélo, pas trop mal. Mais avec des conditions un peu particulières, avec la pluie. Après, pas mal de chaleur sur la dernière montée. Ça a piqué bien les jambes. Assez cassant. Montée, descente, montée, descente systématiquement. Et la course à pied, pas trop mal, vu l'entraînement à pied que j'ai eu sur ma prépa. Donc, plutôt bien. Et puis, le soutien de mon mari et de Julien, notre copain, super. Top. Chronos final, je termine en 18h02. On peut dire que je suis allée chercher cette médaille. On peut le dire clairement. Mais très, très contente et très fière d'avoir fini. Alors, la fin, je me suis accrochée. Alors, comment j'ai pu finir ? Parce que mentalement, en fait, j'ai vraiment essayé de rester focus sur la ligne d'arrivée. Il fallait que je finisse avant la fin, avant minuit. Donc, j'étais un peu large en ayant marché 8 km. Franchement, je me suis accrochée. Je suis restée vraiment focus sur la ligne d'arrivée. Il fallait que je finisse quoi qu'il arrive.
Invité 1 Alors, pour notre journée d'hier, on est partis ensemble jusqu'au top départ. Après, natation, c'est dur de se suivre parce qu'on n'est déjà pas très bon en natation. Donc, on part dans tous les sens. Et sur la partie vélo, je ne pensais pas qu'on allait se croiser vu la longueur de la boucle. Sur la course à pied, j'espérais, avant de sonner la cloche montée, croiser sur une boucle. Malheureusement, ça ne s'est pas fait. Et c'est pour ça qu'est arrivé, dès que je suis arrivé en haut, j'ai pris mes affaires. Je suis redescendu direct pour la voir sur la course à pied, en suivant sur le téléphone, dans le bus. Et voilà. J'avais peur. Elle a un très bon mental, mais vu la préparation, elle n'était pas sûre d'elle. Mais je l'ai vue passer avec le sourire. Ça fait que je savais qu'elle allait finir sa dernière boucle tranquille. Elle m'avait dit qu'elle n'allait pas marcher beaucoup, mais elle a fait ce qu'elle a pu et elle a fini largement dans ce qu'on avait prévu. Super.
Loïc Incroyable.
AlpsMan Alors, concernant la préparation, effectivement, ça n'a pas été vraiment optimal parce que j'ai démarré ma préparation mi-février, avec d'abord de la natation, après un peu de vélo et en dernier la course à pied. Je crois que la course à pied a démarré un peu tardivement suite à une chute à vélo. J'ai eu une déchirure au niveau de laine, donc j'ai dû avoir deux mois et demi d'arrêt. Et puis, la reprise a été compliquée, surtout à pied. On va dire que j'ai commencé à courir au mois de mi-mars, mi-mars, mi-avril. J'ai repris à courir comme si je partais de zéro. Et donc, ça a été franchement chaotique. Après ça, j'ai eu une genre de bronchite et une semaine avant la course, j'ai un problème à l'œil. La totale ! On peut dire que c'était vraiment des conditions particulières. Par rapport à ma situation, effectivement, je travaille à temps plein et j'ai effectivement une fille de 16 ans qui va bientôt avoir 17 ans. Donc, c'est un petit peu moins contraignant qu'un enfant plus jeune. Mais c'est vrai qu'il faut jongler avec tout ça, le travail, la maison, la petite. Il faut caser les entraînements avec ça. De façon optimale, on essaye en tout cas. Alors, si je me remémore la journée d'hier, ce qui a été le plus marquant, je pense que c'est vraiment... Je crois que c'est l'effort physique. Enfin, un mélange de l'effort physique et de la météo surtout. Le chrono, je voulais finir. Donc, même si je finissais dans les dix dernières minutes, c'est pas grave. Je voulais vraiment finir. Mais la météo, ça a été un peu... Je me suis dit que si vraiment on avait la pluie sur tout le long du parcours, ça allait être un peu compliqué. Surtout à vélo, parce que dans les descentes, j'ai un peu peur. En plus, j'ai eu un nouveau vélo que j'ai essayé début janvier, depuis début janvier, avec lequel je roule et avec des freins à disque que j'avais pas avant. Et le freinage est un peu différent. Donc, dans les descentes, c'était un peu... L'impact, en fait, j'ai ralenti, effectivement. J'ai pas mal ralenti dans les descentes. J'aurais peut-être pas gagné grand-chose, mais peut-être un petit peu quand même, quoi. Des précieuses minutes, on va dire. Au niveau nutrition, en fait, ma gestion... J'avais tout prévu, enfin, tout prévu, oui, sur le vélo, tout prévu. Et après, à pied, je me suis arrêtée à chaque ravito. En fait, je courais, je m'arrêtais au ravito, je mangeais un petit bout, je buvais, je marchais un petit peu. Et puis, après, je repartais en courant. Mais, ouais, j'ai bien géré l'alimentation. À aucun moment, j'ai eu faim ou je me suis sentie en carence. J'ai vraiment bien pu m'alimenter, quoi.
Invité 1 Alors, mes émotions, quand je les ai vus arriver, j'avais déjà les émotions dans le bus en train de redescendre, à voir les différents points tchèques de la course à pied, que je voyais que ça progressait petit à petit. Et donc, déjà, les larmes aux yeux, là. Et de l'avoir franchie à l'hide d'arrivée, ben, les larmes aux yeux, mais j'avais aucun doute, en fait. C'était, je vous dis à chaque fois, elle a des doutes. Mais à chaque fois, je prévois presque ses temps à chaque fois et ça passe. Donc, elle n'a aucun problème. J'étais fière et heureux pour elle. Elle est allée la chercher parce que la dernière course qu'elle a faite, elle a été malade et elle n'a pas pu la finir. Donc, elle avait des gros doutes sur ses capacités que je n'avais pas. Et ça lui a permis de voir ce qu'elle valait et de la force qu'elle avait.
AlpsMan Alors, mes émotions à l'arrivée, ben, très émues. Mais comme d'habitude, en fait, j'intériorise énormément. Donc, je crois que j'ai eu envie de pleurer quand je suis déjà arrivée à vélo. Et après, à pied, sur la course à pied, bon, voilà, il y avait beaucoup, beaucoup d'émotions qui se mélangeaient. Mais j'intériorise beaucoup. Donc, j'avais surtout le sourire. Et puis, sur les 500 derniers mètres, j'ai essayé de courir un petit peu, d'accélérer pour dire, allez, j'arrive. J'arrive, je suis contente d'arriver, quoi. Et c'est vrai que, par rapport aux filles, je crois qu'on n'était pas nombreuses. On devrait être 30 au départ et je crois qu'il y a peut-être... 26 à l'arrivée, je crois, quelque chose comme ça. Oui, il me semble, oui. Je vais être une dernière, des dernières femmes, mais pas des... pas dernières en tout. Parce qu'il y a quand même des hommes derrière. Donc, ça, c'est pas mal. Je suis contente. Moi, en ce qui me concerne, ce que je retiens de l'Orga, et c'est vraiment une super organisation, des bénévoles souriants, très gentils, très motivants. Enfin, vraiment, à chaque tour, on a été encouragés. J'ai vraiment adoré le parcours, adoré l'organisation, tout ce qu'il y avait autour. Et vraiment, je les remercie parce que je pense que ça a dû être une sacrée journée pour eux aussi. Et vraiment contente d'avoir des personnes aussi gentilles et bienveillantes pour nous encourager, quoi. Et nous soutenir sur toute la course.
Invité 1 Ouais, pour ma part, c'est la même chose. Super ambiance, super équipe, ces petits défis dans le défi de faire la cloche. C'est une course particulière, à part. C'est vraiment une aventure. Et super ambiance. Et pour la prépa, bon, la plupart des trucs qu'on faisait ensemble, donc c'est que du partage. Et c'est pas une contrainte de s'entraîner.
AlpsMan Ouais, mais je pense qu'il faut avoir quand même du mental, hein, aussi. Aussi, ouais. Si on s'entraîne pas suffisamment, je pense qu'il faut vraiment avoir du mental et s'accrocher. Voilà. Pour ma part, en tout cas, c'était hors de question de ne pas terminer, quel que soit le chrono, quoi. On n'est pas là pour... Enfin, j'étais pas là, en tout cas, pour pas finir, quoi.
Invité 1 Ce que je voudrais évoquer, c'est venez le faire. C'est exactement ce que j'allais dire. Venez profiter, que ce soit du half, du full ou de l'expérience, qui, je pense, est un truc pour découvrir le triathlon, qui est magnifique, quoi. Et une belle région, surtout.
AlpsMan Je confirme, franchement, venez, inscrivez-vous, c'est incroyable. C'est une course incroyable. Difficile, mais incroyable. C'est une course incroyable. C'est une course incroyable. C'est une course incroyable. C'est une course incroyable. C'est une course incroyable. C'est une course incroyable. C'est une course incroyable. C'est une course incroyable. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501
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