Loïc Salut c'est Loïc, bienvenue sur Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Chaque semaine je vous fais découvrir des invités extraordinaires, des femmes et des hommes qui ont osé se lancer et qui se sont donné les moyens d'atteindre leurs objectifs les plus fous. A travers leurs actes ils nous montrent par l'exemple que tout est possible et qu'on a tous un potentiel exceptionnel, en réalité un frappé qui sommeille en nous. Eux se sont autorisés à le libérer. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Pour ne rater aucun épisode abonnez-vous sur Apple Podcasts, Spotify ou Deezer. Vous pouvez soutenir le podcast en devenant contributeur sur Tipeee, le lien est en description, ce qui vous permettra d'écouter les épisodes en avant-première, de rejoindre les visuels mensuels des Frappés ou encore d'accéder à du contenu exclusif. Dans cet épisode bonus, on échange avec Nicolas Lizimacchio sur nos expériences respectives de podcaster. Nicolas a créé Fortitude en 2021, un podcast dans lequel il reçoit des invités d'horizons variés qui surmontent l'adversité. Alors on s'est découvert beaucoup de points communs avec Nicolas. D'abord un certain nombre d'invités qui sont passés au micro de nos deux podcasts. Ensuite, et sans surprise du coup, des convictions personnelles fortes que l'on partage sur la valeur de l'engagement, sur le courage, sur l'incroyable capacité de l'homme avec un grand H à dépasser sa condition. Avocat de profession et passionné de philosophie antique, Nicolas mène brillamment des interviews profondes et bien souvent émouvantes qui ne laissent jamais indifférents. Et il est du coup pour moi une source d'inspiration et un exemple à suivre dans la manière de conduire ses interviews. Je vous recommande fortement d'aller jeter une oreille à son podcast Fortitude dont le lien est en description. Excellente écoute à vous. Eh bien écoute Nico, ravi qu'on puisse se faire ce crossover. D'ailleurs, j'ai noté le terme de crossover, mais est-ce que c'est vraiment ça qu'on appelle un crossover ? J'en sais rien.
Invité 1 Alors figure-toi qu'encore une fois, déformation professionnelle, avant de vous dire un mot, je vérifie toujours sa définition. Et oui, on est bien dans l'hypothèse d'un crossover.
Loïc Fabuleux, c'est l'avantage d'avoir un collègue podcaster qui est également avocat. Au moins, on sait qu'on est systématiquement dans la précision. Pas de place pour le doute.
Invité 1 Pas toujours faire confiance aux avocats.
Loïc En tout cas, super content qu'on puisse faire ce petit crossover entre les frappés et Fortitude. On a plein de similitudes dans notre histoire de podcast, dans les invités qu'on reçoit d'ailleurs. D'ailleurs, il faudrait que tu me dises comment tu fais pour systématiquement me piquer mes invités. On a vraiment plein de points communs sur les motivations qui nous ont amené à démarrer cette folle aventure du podcast. Ça va être génial de pouvoir échanger là-dessus. Ce que je te propose, c'est peut-être en guise de kick-off, c'est qu'on se fasse une sorte de mini-bio respective. Tu nous expliques ce qu'est Fortitude déjà pour commencer ?
Invité 1 Oui, bien sûr. Alors, déjà, merci pour l'invitation, pour effectivement avoir accepté faire ce crossover que je trouvais assez sympa, parce qu'on s'est rendu compte qu'il y avait quand même une consanguinité entre les frappés et Fortitude qui était inquiétante. Surtout qu'elle n'était pas du tout totalement involontaire, parce que j'explique quand même à ceux qui nous écoutent qu'on ne se connaît ni l'Eve ni d'Adam, on n'a aucun lien ami ou quoi que ce soit en commun, et qu'en fait, on faisait nos petits bonhommes de chemin parallèlement. Et puis un jour, on s'est rendu compte que quand même, effectivement, il y en a un des deux qui piquait les invités de l'autre. Et puis on s'est rapprochés par l'intermédiaire d'invités, et effectivement, on a découvert qu'on avait beaucoup de choses en commun, et c'était chouette, et donc du coup, très sympa cette idée de crossover. Donc qu'est-ce que Fortitude ? Alors Fortitude, c'est un podcast que j'ai lancé au début de l'année 2021, dont je peux résumer la thématique, qui est de donner la parole à des personnes aux profils extrêmement variés, qui ont un point commun, c'est qu'elles ont surmonté, ou qu'elles surmontent encore une adversité, qu'elles soient choisies ou qu'elles soient subies. Voilà le résumé. Donc il n'y a pas du tout de ligne éditoriale dans Fortitude, c'est-à-dire que ce n'est pas un podcast consacré au sport, ce n'est pas un podcast consacré à l'armée ou aux forces spéciales, même si parfois on peut avoir l'impression que c'est le cas compte tenu de la nature de pas mal de mes invités. Il n'y a pas de choix prédéterminé de profil, au contraire. Et d'ailleurs, même à l'origine, avant même de lancer Fortitude, j'avais une hésitation sur le nom du podcast, j'ai beaucoup hésité avec nuance au pluriel, l'idée étant de faire la démonstration avec les parcours de mes invités que c'est assez compliqué finalement de mettre les gens dans des cases parce que tout est en nuance. Et donc je ne me fixe aucune limite sur le profil des invités. En revanche, c'est vrai que leur point commun, c'est qu'ils font face à l'adversité. Et ça peut être soit une adversité subie, comme une maladie par exemple, ou une adversité choisie par une carrière, par des exploits sportifs ou autres.
Loïc Donc en fait, la ligne éditoriale, s'il y en avait une, ça serait quoi ? Ça serait le mindset finalement ? Le point commun, c'est ça ? C'est des gens qui ont une approche qui se ressemblent, que ce soit dans la manière dont ils réagissent face à un imprévu ou dans les choix qu'ils font ?
Invité 1 Alors, je ne dirais pas tout à fait ça parce que si je devais choisir mes invités par une approche qu'ils auraient en commun, c'est que déjà, avant même de faire l'épisode, je saurais quelle est leur approche. Or, c'est rarement le cas. Très souvent, je découvre le rapport qu'ont mes invités par rapport à l'adversité, par rapport à leur challenge, au cours de la conversation. Et d'ailleurs, je le souhaite le plus souvent possible parce que ça permet de donner une authenticité et une spontanéité à l'échange qui, je sais, est très apprécié des auditeurs et puis surtout que moi, je kiffe personnellement. Non, je dirais plutôt que, moi, parallèlement à ce que je fais, je suis passionné de philosophie, de philosophie antique notamment. Et il y a une démarche derrière l'animation du podcast qui essayait d'identifier, de construire, non pas une vérité absolue, mais peut-être une proposition de doctrine sur qu'est-ce qui fait que chacun d'entre nous, on peut être capable, ou parfois on ne l'est pas, ou on ne l'est plus, ou on l'est moins, de faire face à l'adversité. Quels sont les ressorts ? Est-ce que c'est psychologique ? Est-ce que c'est émotionnel ? Est-ce que c'est physique ? Est-ce que c'est tout ça ? Est-ce que c'est l'entourage, etc. Donc, il y a un peu une quête quand même dans l'animation du podcast, par la succession des invités. Et c'est vraiment ça qui crée la ligne éditoriale, c'est une quête d'essayer de comprendre ce qui fait que chacun d'entre nous, on est capable de se lever le matin pour faire face à l'adversité qu'on a subi ou qu'on a choisi.
Loïc Et pourquoi le podcast comme médium, pour partager ses parcours ? Pourquoi le podcast plutôt qu'un blog ou un autre livre, puisque tu en as déjà écrit ?
Invité 1 Alors, c'est une bonne question. Je pourrais y répondre de deux manières. La première, c'est que je suis historiquement assez passionné par les podcasts et j'écoute notamment depuis très longtemps des podcasts américains, parmi lesquels Joe Rogan notamment, qui beaucoup d'auditeurs connaissent, puisque c'est un des plus gros podcasteurs au monde. Et donc, j'ai toujours pris cette habitude d'écouter des podcasts et j'ai adoré le format, notamment parce qu'il offre une liberté dans la conversation qui est inégalée. Je vais même jusqu'à considérer, là, c'est mon côté un peu, je m'emballe, je vais même jusqu'à considérer que c'est une révolution qui ne dit pas son nom, le podcast. Un peu comme Gutenberg avec l'imprimerie. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand tu veux accéder à du contenu, on te donne du contenu qui est quand même très encadré. Par le temps, justement, par la ligne éditoriale, on vient de l'évoquer, par tout un certain nombre de contraintes ou de critères. Le podcast, il offre une liberté qui n'existe pas ailleurs. Déjà, une liberté d'accès, c'est-à-dire qu'un touriste comme moi qui, un matin, se réveille et qui décide de se lancer dans un podcast peut le faire. Il n'y a pas un éditeur qui va lui dire « Ah ben non, votre projet de podcast, il est nul, on ne va pas le faire. » Comme on peut avoir l'expérience quand on veut faire un livre, justement, pour reprendre ton exemple. Donc, il y a une liberté d'accès qui est dingue. Il y a une liberté de contenu puisque tu n'es pas limité par le temps, tu n'es pas limité par la publicité, en tout cas, quand tu commences. Donc, voilà, il y a vraiment cet aspect terre vierge qui rend le podcast, je trouve, extrêmement intéressant et qui permet à tout un chacun de se lancer. et ensuite, moi, j'ai bien évidemment un rapport à l'oralité qui est très, très prononcé, qui est très fort de par ma culture. Je suis méditerranéen, donc forcément, l'oralité, c'est quelque chose qui est très présent, de par mon métier, puisque je suis avocat plaidant. Donc, j'aime m'exprimer, j'aime prendre la parole. Et puis aussi, par rapport à l'aspect philosophique, puisqu'il faut quand même se souvenir que les philosophes dans l'Antiquité, qu'on appelait d'ailleurs les péripapéticiens, puisque c'était des... ils faisaient l'action de marcher en permanence pendant qu'ils parlaient, quand ils échangeaient sur leurs idées, quand ils réfléchissaient, ils le faisaient à l'oral. Et donc, tout ça a mis bout à bout. Désolé pour cette réponse de 25 minutes. Mais tout ça a mis bout à bout m'a fait choisir le médium du podcast.
Loïc Excellent. J'aime beaucoup cette image de terre vierge, finalement, où globalement, il n'y a pas encore... Je ne sais pas si c'est en structuration et que ça va arriver, tu vois, ces codes, les algorithmes, peut-être que demain, il y aura un peu à la YouTube, tu vois, des algorithmes qui te pousseront sur un format en particulier. C'est vrai que pour le moment, c'est super agréable, même s'il y a des conseils où on te dit, il ne faut pas dépasser les épisodes de 20 minutes, il faut machin, machin. Mais globalement, c'est vrai qu'aujourd'hui, on fait un peu ce qu'on veut avec le podcast. Et le fait que ce soit, finalement, que ce soit à l'oral, ça laisse la possibilité d'ouvrir des portes à droite, à gauche, de manière complètement spontanée. Et je pense que c'est ça qui fait un peu la magie de ces échanges.
Invité 1 Oui, et puis c'est vrai qu'en tant qu'auditeur, ce qui est formidable, moi, c'est comme ça que je le vivais. Il faut que je le vis encore d'ailleurs aujourd'hui puisque j'écoute encore beaucoup de podcasts, dont un podcast que je recommande vivement les frappés. Il faut absolument que je le découvre. mais c'est ce côté, tu as l'impression d'être à table avec les invités ou dans un salon à côté de la cheminée. Tu as l'impression de participer à une discussion et puis quand on choisit bien les podcasts, c'est des discussions qui sont justement libres, assez parfois intimistes. En tout cas, c'est ce qu'on essaye de faire, aussi bien toi que moi. Et ça, il y a quand même quelque chose d'extraordinaire, je trouve. Il y a une forme de magie dans cette proximité qu'on arrive à créer avec des gens qui sont soit à l'autre bout du monde, soit qu'on n'a aucune chance de rencontrer par ailleurs. C'est vrai. Mais alors du coup, pardon, Loïc, je ne vais pas te faire rendre la vie aussi facile quand même puisque c'est un crossover. Donc, l'exercice est réciproque bien évidemment puisque les auditeurs de Fortitude, certains vont te découvrir et inversement. Donc, je te renvoie cette très bonne question que tu viens de me poser. Pourquoi le podcast ? Alors, pardon, je recommence. Les Frappés, c'est quoi ?
Loïc Les Frappés, les Frappés, en fait, en synthèse, donc les Frappés, la punchline que j'ai trouvé récemment, que j'ai ajusté récemment, c'est que c'est le podcast de celles et ceux qui se dépassent, quels que soient leurs univers. Donc, il y a peut-être moins la notion de comment est-ce que tu fais face à l'adversité que ce que tu as expliqué par rapport à Fortitude, mais moi, pour le coup, je dirais que c'est plutôt un mindset ou en tout cas la capacité de mes invités à faire des choix qui m'intéressent. Donc, j'ai des gens, qu'est-ce que ça veut dire se dépasser dans n'importe quel univers ? J'ai des gens qui sont évidemment dans le sport, là, c'est quelque chose d'assez facile à imaginer, on se dépasse à travers le sport, donc des sportifs de niveau amateur jusqu'à champion olympique, mais j'ai aussi des aventuriers professionnels comme Mike Horn que j'ai reçu pour l'épisode 100, des femmes entrepreneuses, des femmes qui traversent l'Afrique à vélo en solitaire, des militaires, des forces spéciales, donc c'est assez varié, mais globalement, c'est des gens que moi, je trouve super inspirants par rapport aux parcours qui se sont forgés. Et ce qui m'intéresse, c'est du coup de comprendre, moi, je considère qu'on a tous en nous un potentiel exceptionnel, on a tous en nous un petit frappé, tu vois, qui attend qu'à être réveillé et ce que j'essaie de comprendre avec mes invités, c'est eux, comment est-ce qu'ils ont fait pour passer à l'action, en gros, pour oser faire ce premier pas qui est le plus difficile vers leurs objectifs, même quand ceux-ci paraissaient complètement fous aux yeux des autres et puis, quel a été leur chemin, tu vois, une fois qu'il y a eu le premier pas, c'est bien beau de se dire, voilà, je vais m'aligner, je vais faire partie de la sélection pour, je ne sais pas, les JO Paris 2024, une fois que tu t'es dit ça, c'est quoi les 5-10 ans de parcours que tu t'es, que tu as mis en place pour y arriver. Donc, voilà, en gros, les frappés, ça a démarré comme un petit side project en parallèle d'un job qui était assez prenant où j'avais un peu du mal à trouver de l'énergie et je me suis dit qu'en fait, le podcast, si tu vas voir, la démarche était assez égoïste en fait, le podcast, ce serait une super excuse pour moi pour contacter ces gens-là parce que je suis assez curieux donc quand je vois des histoires, des comptes rendus d'expédition ou un livre d'un aventurier ou une vidéo YouTube d'une entrepreneuse, je me dis, punaise, ça serait incroyable quand même de pouvoir échanger directement one-to-one avec cette personne et puis, en fait, je n'osais pas les contacter puisque il n'y avait vraiment aucune raison en fait, tu vois, qu'est-ce qu'il ferait qu'il me répondrait à moi ? et le podcast, c'était finalement l'excuse parfaite. Donc, voilà comment les frapper à commencer.
Invité 1 C'est marrant que tu as utilisé le terme égoïste. Forcément, quand on choisit le mot égoïste, on ressent une part un petit peu de culpabilité ou en tout cas, une démarche qui n'est pas totalement assumée mais moi, je tiens à me solidariser totalement de toi et de ta démarche. Bien sûr, c'est une démarche qui est, je ne sais pas si c'est forcément égoïste mais qui est une démarche très individuelle, qui est très personnelle. On va avant tout rechercher quelque chose pour soi quand on anime un podcast, quand on lance un podcast et surtout lorsqu'on lance un podcast comme toi et moi. C'est-à-dire qu'au départ, le prend pas mal mais nous sommes personnes. Nous ne sommes pas journalistes, nous ne sommes pas comédiens, nous ne sommes pas, on n'est pas dans le paysage, personne ne nous connaît, on existe aux yeux de personnes, du public, du grand public. Donc forcément, quand tu te lances, c'est une démarche qui est totalement individuelle et on va rechercher quelque chose pour soi. Et pourquoi je le souligne, ce n'est pas simplement pour te soulager de ton égoïsme, c'est aussi parce que par rapport à ceux qui nous écoutent, si jamais il y en a qui se posent la question, qui hésitent, qui ont l'envie mais qui n'osent pas, il faut le faire pour soi avant toute chose parce qu'effectivement, on peut avoir, et je suis quasiment sûr que c'est le cas, un retour sur investissement à titre totalement personnel dans un premier temps par rapport à ce qu'on vit et tu viens de l'expliquer, passer deux heures avec quelqu'un qu'on a choisi qui nous intéresse pour une raison ou pour une autre, c'est extrêmement précieux et surtout aujourd'hui où on a tous des vies à 200 à l'heure, on est happé par énormément de choses et il est vrai que le concept de la conversation où tu te poses avec quelqu'un sans interruption, puisque par définition, quand tu enregistres, tu ne peux pas avoir ton téléphone, tu ne peux pas regarder tes mails, tu ne peux rien faire de tout ça et d'être dédié à la personne avec qui tu échanges sur tel ou tel sujet, en fait, c'est un luxe que l'on s'offre et très souvent, on me pose la question, j'imagine que toi, c'est pareil, au fait, Nico, tu gagnes ta vie avec le podcast, c'est cool, etc. Je dis, non, je ne gagne pas ma vie, ce n'est pas demain que je vais la gagner, ça me coûte de l'argent pour l'instant et je pense que ça va m'en coûter pendant un moment, mais ce n'est pas le sujet. En fait, ma rémunération, ma rétribution, mon retour sur investissement, c'est les gens que je rencontre, c'est les conversations que j'ai avec eux et comment ça me fait évoluer et ça, c'est très important que ceux qui nous écoutent, ils l'aient à l'esprit et s'ils veulent se lancer, qu'ils se lancent. Et surtout,
Loïc ça, ça n'a pas de prix, ce que tu expliques, ces rencontres, cette émulation, en fait, qui naît, tu vois, de tous ces épisodes qu'on fait. Moi, j'ai un rythme un peu plus soutenu que le tien, du coup, c'est honnêtement,
Invité 1 beaucoup plus soutenu.
Loïc Plus soutenu. Mais avant, tu vois, typiquement professionnellement, avant que je décide de démissionner, enfin, disons plutôt que c'est à force d'échanger avec des invités complètement incroyables toutes les semaines que j'ai fini par me dire mais ce n'est pas possible. Je rencontre des gens qui osent se lancer, qui osent, tu vois, initier des ruptures dans leur vie, notamment professionnelle. Et moi, je suis là dans une situation qui ne me convient plus à un instant T et je ne fais rien. Donc, ce n'est pas possible. Je vais agir. Et ça, en fait, je ne l'aurais pas fait sans toutes ces rencontres. Et ce n'est qu'un exemple, tu vois, de ce que tu évoques, de l'enrichissement, en fait, personnel. Je ne te rejoins pas du tout pécunier pour le moment mais cet enrichissement personnel, en fait, il est priceless. Tu ne peux pas le monétiser, ça.
Invité 1 Et alors, du coup, peut-être que pour ceux qui nous écoutent et qui ne te connaissent pas, c'est important de dire en quelques mots quel est ton parcours et revenir un petit peu sur ta biographie pour que, voilà, on comprenne un peu le cheminement et puis surtout, moi, là où j'aimerais t'entendre, on a survolé l'idée et je pense qu'on n'y a pas répondu. En tout cas, moi, c'est sûr que non et toi, je suis à peu près sûr que non non plus. pourquoi ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui a fait qu'un matin, tu t'es levé et tu t'es dit je veux faire ça, je veux lancer les frappés, voilà ce dont je veux parler et voilà, c'est quoi le pourquoi derrière ta démarche mais avant ça, dis-nous en quelques mots ton parcours.
Loïc Oui, alors mon parcours, bon, assez classique, j'ai fait des études supérieures, une école de commerce après deux ans de classe prépa. Avant ça, par contre, j'avais été déjà sportif de haut niveau, en judo, donc je suis ceinture noire de judo et j'en ai fait sélection équipe de France, etc., assez jeune et j'ai grandi en Nouvelle-Calédonie. Alors, je précise le judo et la Nouvelle-Calédonie même si j'étais jeune parce que forcément, ça m'a forgé et ça a eu un impact après derrière sur certains de mes choix, travailler à l'étranger et par exemple, je pense lancer des frappés. Professionnellement, j'ai fait une carrière assez classique, j'ai commencé dans le conseil et ensuite, j'ai rejoint Apple où j'ai passé 8 ans, j'étais sur des postes de management plutôt direction commerciale en France et après en Suisse et une fois que j'ai arrêté le judo, j'ai mis pas mal de temps avant de me retrouver, on va dire, sportivement et là où je me suis retrouvé sportivement, ça a été des treks assez longs, assez engagés type le GR20 ou la Kongsleden en Suède et en fait, cette pratique m'a amené à faire des rencontres de gens parfaitement inconnus du grand public là pour le coup, des alpinistes ou des aventuriers et à force de croiser des gens comme ça qui avaient des histoires complètement fabuleuses à raconter que je trouvais super intéressantes mais qui pour le coup n'étaient pas du tout connus, je me suis dit en fait, c'est comme ça que le projet est né si tu veux, je me suis dit en fait, là, il y a des gens complètement dingues à faire connaître et je n'arrivais pas à trouver, je commençais à écouter un peu des podcasts américains moi aussi et je n'arrivais pas à trouver l'équivalent de ce que j'écoutais aux Etats-Unis, c'est-à-dire un podcast avec des invités qui viennent d'horizons assez variés, je n'arrivais pas à trouver l'équivalent en France, en France, en tout cas à l'époque, c'était un podcast, tu fais un podcast de sport et dans le sport, tu parles de vélo, rien d'autre ou tu fais un podcast dans le sport et en fait, dans le sport, tu ne parles que des athlètes d'équipes de France et pas des amateurs et du coup, c'est là que je me suis dit que j'allais créer les frappés, ça, c'était la première motivation. La deuxième, c'est ce que je te disais un peu plus tôt, à cette période-là, donc on est en 2020, professionnellement, j'étais arrivé un peu au bout d'un chemin, j'avais un job qui était assez prenant, grosse équipe, 80 personnes et j'avais du mal à trouver de l'énergie au quotidien et en fait, c'était presque un besoin, alors je force le trait là, mais presque un besoin vital de me mettre au contact de gens qui me donnent de l'énergie et du coup, là encore une fois, on revient à cette idée d'excuse du podcast qui était, c'était en fait l'alibi parfait pour rencontrer ces gens-là.
Invité 1 Ce que je trouve intéressant dans ce que tu viens d'expliquer, c'est cette espèce de flamme, cette espèce d'énergie vitale qui un jour pointe son nez, tu ne sais pas d'où ça vient, pourquoi, pourquoi à ce moment-là où finalement, est-ce qu'on ne pourrait pas parler un petit peu de quête de sens aussi, c'est-à-dire de dépasser ce qui nous anime classiquement, quotidiennement, à savoir le boulot pour gagner de l'argent, pour se nourrir, pour se loger, pour faire ci, pour faire ça, les relations plus classiques, la famille ou les amis et autres et peut-être de dépasser un peu ce quotidien, non pas que ce quotidien soit, il n'y a rien de péjoratif dans ce que je dis, mais il y a quand même cette, j'ai l'impression, cette espèce de force un petit peu intérieure que tu ne maîtrises pas, que tu dis, j'ai besoin d'aller un peu au-delà, j'ai besoin d'aller chercher autre chose ou peut-être aussi de donner autre chose. parce que, je ne sais pas, à quelle vitesse est-ce que tu as eu, toi, cette émotion, cette sensation de te dire, ok, avec mon podcast, je donne. C'est un bon point.
Loïc En fait, je pense que de manière, je pense que je me suis un peu trompé sur ce point dès le début, mais pour moi, j'associais vraiment à cette notion, tu vois, de je donne, j'ai entre guillemets un impact, j'ai associé en fait à un nombre d'écoutes, alors qu'en fait, voilà, ce n'est pas forcément la bonne démarche, je pense, parce que si déjà, tu vois, tu crées du contenu et que c'est utile ou intéressant, ne serait-ce que pour une personne, bon, très bien, c'est génial en fait, si tout le monde pouvait faire ça tous les jours, tu vois, donner, offrir quelque chose qui a de la valeur à quelqu'un d'autre, je ne parle pas de valeur financière, ce serait, on vivrait dans un monde fabuleux, mais voilà, donc j'ai associé, je pense, une notion de volume et c'est que récemment où j'ai commencé à me dire, ah tiens, peut-être que les frappés, voilà, peut-être que là, on commence à avoir un peu d'impact parce qu'on est passé, on a passé X dizaines de milliers d'écoutes par mois, mais voilà, là, je pense que c'est plus une déformation, moi, tu vois, ancien sportif de niveau, recherche de la performance, donc du volume, etc., mais par contre, je rebondis sur ce que tu as dit avec cette notion de flamme, de passion et c'est clair, enfin, tu vas me dire ce que tu en penses, mais moi, ce que je trouve fabuleux, en fait, dans ces échanges, c'est quand tu discutes avec quelqu'un qui a la flamme en lui, qui a cette passion et qui est capable de l'exprimer, c'est incroyable et j'ai eu des échanges, pas enregistrés, mais j'ai eu des échanges avec des gens qui étaient des experts dans leur sujet, mais qui n'avaient pas nécessairement la passion ou la flamme, tu vois, et en fait, ça change tout, c'est incroyable en termes d'émotion, ce que tu peux ressentir en tant qu'hôte et du coup, j'imagine, en tant qu'auditeur, auditrice, c'est pareil, quand tu as quelqu'un face à toi qui l'a, cette flamme, finalement, quel que soit le sujet, le message est fascinant et moi, je me suis retrouvé et après, promis, j'arrête de parler et tu vas pouvoir répondre à ma question que j'ai déjà posée il y a 5 minutes sur ce que tu en penses, mais tu vois, je me suis déjà retrouvé à interviewer un chef de resto gastronomique ou une naturopathe qui me disait finalement à peu près la même chose ou en tout cas qui exprimait des émotions, des convictions qui étaient assez similaires à celles d'un ancien opérateur des forces spéciales que tu connais, Cyril Chabou, dans l'occurrence, c'est lui que j'ai en tête, qui a perdu ses deux jambes après l'explosion d'un drone piégé quelque part au Moyen-Orient. et ça, je trouve ça fascinant finalement de te rendre compte que la passion t'amène à, quelle que soit ta passion, quel que soit l'univers dans lequel elle s'exprime, finalement, ça t'amène ou ça illustre, je ne sais pas, des convictions qui se ressemblent même si tu viens d'un univers complètement différent du gars des forces spéciales.
Invité 1 Alors, il y a effectivement beaucoup de choses sur lesquelles je voudrais rebondir. par rapport à ce que tu viens de partager. D'abord, quand tu répondais à ma question par rapport au... quand est-ce que tu as eu la sensation et l'émotion de donner et tu as, de manière très honnête et transparente, partagé cette idée de volume au départ et autre. C'est un point qui est extrêmement important à plus d'un titre. Pourquoi ? parce que c'est souvent ce qui va dissuader complètement, les gens de faire quoi que ce soit. C'est la perspective de l'idée que l'on se fait du succès potentiel de l'entreprise dans laquelle on veut se lancer. Et en ce qui me concerne, par rapport à mes expériences personnelles, je suis à peu près sûr d'une chose, c'est que si on réfléchit avec cette idée de résultat en termes de volume, de portée, on se prive potentiellement de 70 ou 80% de l'énergie vitale dont on va avoir besoin pour effectivement faire le premier pas et les pas qui suivent. Et si je prends l'exemple sans vouloir me faire de l'autopromotion bien évidemment, mais bien évidemment un petit peu quand même, j'ai effectivement publié deux livres et surtout par le premier qui était vraiment une démarche totalement pas anticipée et autre parce que je suis passionné d'antiquité, je lis beaucoup et puis au gré de mes lectures, j'ai rencontré pas mal de mots ou d'expressions qu'on utilise encore aujourd'hui dans la langue française. Je me suis dit tiens, c'est marrant, ça vient de là, l'épée de Davoclès, ah tiens, ça vient de là, toucher le pactole. Je me suis dit est-ce que quelqu'un a écrit un livre pour réunir et tous ces mots et ces expressions a expliqué l'origine ? Ça n'existait pas et je me suis lancé là-dedans, mais non pas dans l'entreprise d'écrire un livre pour qu'il soit publié, je l'ai d'abord fait pour moi et ensuite, une fois que j'ai terminé ce boulot qui m'a pris un certain nombre d'années pour plein de raisons, je me suis dit maintenant que c'est fait, je vais l'envoyer aux éditeurs puis on verra bien ce que ça donne. Pourquoi je donne cet exemple ? Parce que le deuxième livre c'est un peu la même chose, je l'ai écrit pour mes enfants dans un premier temps, c'était quelque chose, un travail que je faisais pour mes enfants, une transmission, un héritage que je voulais leur laisser par rapport à ce que j'avais retenu de mes lectures et de mes découvertes en matière de philosophie. C'est très important d'avoir une impulsion qui soit une impulsion, justement, ça revient à ce qu'on disait tout à l'heure par rapport au podcast, qui soit personnelle. On recherche quelque chose de personnel dans sa construction personnelle ou alors pour donner à son entourage proche et ensuite, en fonction que l'entreprise évolue, elle peut se transformer et éventuellement toucher le plus grand nombre. Et donc ça, c'est très important de l'avoir à l'esprit, je trouve, pour éviter les obstacles psychologiques qui seront, attends, aujourd'hui, si tu veux lancer un podcast, vu l'offre qu'il y a, comment tu veux percer ? Tu as toutes les raisons de ne pas te lancer. C'est clair. Donc ça, c'est la première chose. La deuxième chose, je pense que tu seras d'accord avec moi, c'est que moi, je ne l'ai pas du tout fait pour atteindre des audiences, pour en faire ma vie, etc. C'est un hobby, c'est quelque chose que je fais à côté et heureusement, parce que sinon, je serais déprimé parce que c'est quand même très difficile de percer. mais il suffit que je reçoive un message en réponse à une newsletter ou sur Instagram ou sur LinkedIn ou quoi que ce soit et j'en ai reçu de quelqu'un qui me dise merci, cet épisode m'a mis un coup de pied aux fesses ou cet épisode, etc. Une personne et ça y est, le résultat, il est atteint. L'objectif, il est atteint. Et c'est un aspect, pardon parce que du coup, c'est le problème quand tu reçois Fortitude, c'est que tu es toujours un peu obligé de parler de philo, mais je suis très convaincu d'une chose, c'est que surtout en ce moment, dans la période dans laquelle on vit, on parle beaucoup de l'état du monde, il faut changer de monde, etc. On change le monde quand déjà, on met sa propre maison en ordre. On change le monde par ses petites actions personnelles et individuelles. Et donc, vraiment, il faut se dire qu'à chacun d'entre nous, ceux qui nous écoutent, ceux qui animent des podcasts, ceux qui veulent écrire des livres, ceux qui veulent lancer des blogs, j'en sais rien, si vous touchez à une personne, vous contribuez à changer le monde. Et alors, ça peut paraître présomptueux de dire ça, de présenter les choses comme ça, mais quand on parle de sens, de quête de sens, et on l'a tous, cette quête de sens, et on devrait tous l'avoir, même si on n'en a pas conscience, et bien quand on touche une personne, le fait de dire est-ce que j'ai fait 200 000 écoutes, 500 000 écoutes, 10 000 écoutes ou 200 écoutes, ça devient un peu secondaire.
Loïc Oui. Très bon point. Tu vois, on aurait dû échanger, en fait, au moment où, en tout cas, moi, j'ai lancé le podcast, ça m'aurait enlevé certaines barrières. Je pense que j'aurais encore plus apprécié l'expérience.
Invité 1 Oui, et puis surtout, je veux dire, c'est raisonné comme ça, dans le monde dans lequel on vit aujourd'hui, où l'offre de contenu est telle et tout tend vers la captation de l'attention de chaque individu, c'est très compliqué. Et donc, c'est très compliqué de lutter, c'est très compliqué de percer, surtout qu'en plus, on est quand même sur des thématiques, toi comme moi, qui sont des thématiques, je ne veux pas dire sérieuses, mais qui sont des thématiques profondes. Là, on ne parle pas de choses triviales. On parle de dépassement de soi, on parle d'épreuves, on parle d'échecs, on parle de réussite, on parle de changement de vie. Bon, c'est sûr que c'est plus difficile, entre guillemets, à vendre que si tu veux parler, je ne sais pas, de violence, de sexe, tu n'as qu'à voir le succès sur les comptes Instagram. Bon, c'est sûr que c'est plus facile de faire 100 000 abonnés si tu es une jolie fille qui te montre en string sur la plage que quand tu veux parler de force morale, de philosophie antique. Non, mais tu vois, donc c'est vrai que si on raisonne comme ça, potentiellement, on est bloqué, on n'y arrive pas. En tout cas, c'est ma conviction. Complètement.
Loïc D'un sujet, d'un échange assez high level à quelque chose de beaucoup plus concret, comment est-ce que tu t'organises, toi, pour l'animation de ton podcast ? C'est-à-dire, comment tu choisis tes invités ? À quelle fréquence est-ce que tu le fais ? Comment tu t'occupes ? Est-ce que tu travailles seul encore ou est-ce que tu as des gens qui t'aident pour le montage, la musique, etc.
Invité 1 Alors, aujourd'hui, je travaille toujours seul. Au niveau du choix des invités, alors bien évidemment, au début, quand tu commences, tu reçois les invités que tu peux recevoir. Donc, des gens que tu connais. Donc, des potes, des gens de l'entourage, etc. Et puis, c'est comme ça que tu commences. Et ensuite, moi, j'ai un peu la même démarche que dans mon activité professionnelle où j'ai la chance de ne pas avoir besoin d'aller chercher les clients. Aujourd'hui, les clients, ce sont soit des clients historiques que je connais depuis longtemps, soit des gens auprès desquels je suis recommandé. Et aujourd'hui, au niveau des invités, c'est vrai que c'est comme ça que ça se passe. C'est-à-dire que j'ai soit des proches ou des anciens invités qui me proposent des personnes à interviewer, soit, et là, c'est un phénomène un peu plus récent que je me plais à croire que c'est lié au succès de Fortitude, en tout cas, par rapport au contenu que j'offre, des gens qui viennent spontanément vers moi parce qu'ils souhaiteraient intervenir sur Fortitude. Donc, ça, c'est vraiment les deux principaux flux. Et ensuite, le troisième flux, c'est que dans ma vie quotidienne, quand je lis la presse, quand j'écoute des podcasts, quand j'essaye de, surtout, j'écoute le tien et du coup, j'essaie de te piquer tes invités, mais ça me donne des idées. Et ensuite, et c'est ça qui est absolument formidable et on en avait déjà parlé tous les deux une fois précédente, c'est que les réseaux sociaux offrent cet accès absolument hallucinant à des gens qu'on ne connaît absolument pas. On n'a pas d'amis en commun, de relations en commun. Qu'est-ce que tu fais ? Tu prends ton ordre, tu envoies un message sur LinkedIn ou sur Instagram et potentiellement, tu peux toucher des gens dont le profil t'intéresse et s'ils sont séduits par le concept, etc., ils acceptent ton invitation. Ça, c'est pareil, c'est un peu plus récent parce que je pense que c'est une démarche que tu peux t'autoriser à faire que quand le podcast a une certaine ancienneté, une certaine crédibilité, notamment par rapport aux invités passés. Mais ça, maintenant, aujourd'hui, je ne m'interdis pas. Alors, je n'ai pas toujours du succès. Il y en a qui ne me répondent pas ou alors il y en a qui me répondent en me disant qu'ils n'ont pas le temps. Mais tu vois, l'exemple le plus flagrant pour moi, c'est Ephraim Matos qui est donc cet ancien Navy Seals que j'ai reçu à l'épisode 30 qui est un Américain par définition. En fait, je l'ai entendu sur un podcast en rentrant de vacances cet été et je lui ai écrit sur Instagram. Et on a, tout nous sépare. Et par cette simple lettre que je lui ai écrite, il m'a répondu. Il a des dizaines de milliers de followers. Il est extrêmement sollicité par les médias. Il ne va pas savoir pourquoi il a accepté de me répondre à moi et surtout d'aller participer à un podcast d'un Frenchie qui se trouve à 4000 kilomètres. Et voilà. Et ça, c'est quand même, on parle beaucoup des réseaux sociaux souvent de manière négative. Il faut quand même rendre à César ce qui est à César. Aujourd'hui, c'est quand même un outil qui rend le monde très, très petit. Donc voilà. Désolé pour cette réponse un peu longue. Mais voilà aujourd'hui comment je vais chercher mes invités. Et ensuite, techniquement, je fais tout, tout seul. donc l'enregistrement, le montage aussi parce que je considère que vu les sujets que je traite, vu la conversation que j'ai avec mes invités, le lien que je crée avec eux, je ne peux pas déléguer à quelqu'un qui par définition n'a pas participé à la conversation la responsabilité de dire ce passage-là, je le retire, je ne le retire pas. Pour moi, ce n'est pas possible. Voilà. Et ensuite, en termes de post-prod, etc., je pense que tu le sais bien. Aujourd'hui, il y a tellement d'outils d'intelligence artificielle, de logiciels et autres qui nous permettent de retraiter le son. C'est vrai que ce n'est pas la même chose que quand tu lançais une émission de radio il y a 25 ans. Tu n'es pas obligé d'avoir l'ingé son, tu n'es pas obligé d'avoir un studio absolument parfait. Bien sûr qu'à terme, j'aimerais bien l'avoir, tout ça, parce qu'on peut toujours mieux faire. Mais aujourd'hui, moi, je travaille comme ça de manière totalement artisanale.
Loïc Petite parenthèse, j'en profite du coup puisque tu es un expert sur le sujet. Rendre à César ce qui est à César, ça vient d'où ?
Invité 1 Alors, tu viens de me poser une colle. Merci beaucoup pour me mettre comme ça, me faire passer pour un idiot auprès du plus grand nombre. Écoute, je ne sais pas. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que c'est une expression qui... Non, j'allais dire, ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas antique comme expression. D'accord. C'est plutôt une expression contemporaine. Mais quand je dis ça, en fait, je ne suis même pas totalement sûr. Donc, je dois admettre mon ignorance. Merci, Loïc, pour ce piège. Je ne vais pas te rater d'ici la fin de notre entretien.
Loïc Aïe, bon. Ok, ben écoute, en tout cas, j'ai regardé. Je suis déjà regardé pendant que tu parlais de toucher le pactole. Super intéressant. J'ai lu ton deuxième livre, mais pas le premier. Et là, tu sais quoi, tu m'as... Il y a eu suffisamment de teasing pour que l'aille... On peut le trouver d'ailleurs en lit.
Invité 1 Oui, il est sorti chez Larousse et il est toujours disponible sur Amazon. Et le titre,
Loïc c'est ?
Invité 1 Alors, c'est le petit dictionnaire des mots et expressions héritées de l'Antiquité.
Loïc Ok, génial.
Invité 1 Je dis souvent que c'est un très bon livre à avoir dans les toilettes. Parce que... Pourquoi ? Parce que, en fait, voilà, tu as à peu près une page par mots ou par expression et en fait, tu apprends très vite et tu réalises beaucoup de choses très vite. Sauf, bien évidemment, il manque une page. Maintenant, il faut bien comprendre. C'est prendre à César ce qui est à César.
Loïc Je le ferai dans la deuxième édition. Yes.
Invité 1 Et toi alors, comment tu choisis tes invités, mon cher Loïc ?
Loïc Écoute, là encore, on a pas mal de... Il y a pas mal de points communs entre Fortitude et Les Frappés. Pour moi, ça a été à peu près même chez Mac, toi. C'est-à-dire qu'au début, forcément, j'avais, on va dire, certains invités stars en tête mais qui étaient... que je considérais à l'époque complètement inatteignables. Le meilleur exemple, c'est sans doute Mike Horn. Donc, au moment où j'ai lancé le podcast, voilà, j'ai contacté beaucoup de gens. Je m'attendais... D'ailleurs, ça, c'est un peu une leçon. Je serais curieux d'avoir ton point de vue là-dessus, mais moi, j'avais un peu cette croyance qu'il faudrait que je contacte 100 personnes pour avoir 10 réponses potentiellement intéressées et que ça débouche sur deux épisodes. C'était un peu le schéma, tu vois, dans lequel je m'étais... je m'étais mis par défaut et en fait, j'ai contacté, je pense, une vingtaine de personnes avant de démarrer officiellement le podcast puisque je voulais avoir un buffer d'épisodes et en fait, j'ai vite eu un problème, c'est que les 20 personnes, tout le monde m'a dit oui. Donc, ça a été un peu la première leçon, tu vois, c'est que globalement, il faut oser demander parce que finalement, les gens aiment bien partager leur parcours et que ça fait... je pense que on a tous un peu en nous une petite part d'ego qui est sollicite, enfin, voilà, à qui ça fait du bien de recevoir un message du type est-ce que ça te dirait de raconter ton histoire sur un podcast ? Donc, au début, voilà, j'ai contacté beaucoup de gens et puis maintenant, je suis un peu dans la même position que toi, il y a de plus en plus de personnes qui me contactent directement pour me proposer un épisode, pour me proposer d'être invité sur les frappés et puis, un certain nombre d'anciens invités et je pense là forcément à une invitée qu'on a eue en commun, Enora, qui me suggère régulièrement des profils incroyables et en plus, c'est très souvent des profils de femmes et ça, je suis friand puisque je ne l'ai pas précisé tout à l'heure mais j'ai, depuis le lancement, une parité parfaite dans mes invités donc j'alterne une semaine, un homme, une semaine, une femme depuis septembre 2020 et écoute, la nature humaine y est sans doute pour quelque chose, j'ai souvent du mal, il y a des périodes où j'ai beaucoup de mal à trouver des femmes qui sont partantes pour partager leur histoire sur un podcast et à l'inverse, j'ai beaucoup d'hommes qui me contactent directement, je ne vais pas tomber dans les schémas un peu, tu vois, noir ou blanc sur les tempéraments hommes-femmes mais j'ai quand même souvent plus de mal à trouver des femmes qui sont partantes pour venir raconter leurs histoires au micro défrappée donc quand Enora m'envoie quelques suggestions je suis toujours super content donc voilà un petit peu comment ça a évolué finalement, j'ai l'impression que c'est un peu le même schéma que ce que tu connais avec Fortitude au début beaucoup de prises de contact et puis maintenant une posture qui est un peu plus plus agréable dans le sens où je peux choisir les invités que j'ai envie de rencontrer
Invité 1 c'est marrant ce que tu dis sur les femmes parce qu'on a deux approches totalement différentes ok au risque de te déplaire et de déplaire à des gens qui nous écoutent c'est-à-dire que l'approche de la parité comment dire structurée anticipée c'est pas mon approche
Loïc ok
Invité 1 c'est pas mon approche parce que toute la philosophie de Fortitude c'est de recevoir des gens encore une fois par rapport à ce qu'ils ont vécu ou ce qu'ils vivent et pas par rapport à leur carte d'identité quelle qu'elle soit et leurs critères visibles et ce qui est très étonnant c'est que j'ai pas regardé en détail mais je pense que moi aujourd'hui j'ai 30 épisodes donc beaucoup moins que toi je sors le 31ème vendredi je crois que je suis à une parité quasi parfaite sans avoir cherché une parité et voire même d'ailleurs mon épouse qui me disait de temps en temps dis donc tu ne reçois pas que des femmes j'entends votre chose c'est quoi c'est quoi cet embrouille et en fait c'est le hasard à aucun moment en ce qui me concerne je choisis un invité où je vais me dire tiens les deux derniers c'était des hommes donc il faut que je fasse passer une femme non c'est vraiment c'est vraiment ma philosophie mon état d'esprit moi je veux que les femmes que je reçoive s'expriment et inspirent parce qu'elles ont fait ce qu'elles sont plus que parce qu'elles sont uniquement des femmes et après c'est très perso il n'y a pas du tout de jugement de valeur par rapport à ça mais c'est intéressant de voir effectivement les deux approches différentes qu'on a par rapport à ça et puis finalement un résultat qui est relativement le même après quand j'atteindrai tes 100 épisodes on en reparlera mais en tout cas aujourd'hui je crois que je suis à peu près une parité parfaite de manière totalement involontaire et toi du coup comment tu travailles toujours tout seul sur le montage etc
Loïc j'ai la même approche que toi je considère que c'est moi qui ai mené l'échange donc je fais le montage moi-même enfin je fais tout moi-même il n'y a rien comme toi c'est encore complètement artisanal je m'équipe à droite à gauche de certains outils on va dire un peu plus spécifiques dédiés spécifiquement au podcast comme par exemple le site qu'on utilise là pour enregistrer mais sinon tout est artisanal et fait enfin j'allais dire dans mon garage j'ai pas de garage mais ça pourrait être ça
Invité 1 et notamment sur la promo les comment dire les posts que tu publies sur les réseaux sociaux etc tu utilises Photoshop tu fais tout ça tout seul comment
Loïc tout est fait j'utilise Canva pour mais bon pour les covers des épisodes donc c'est très léger les invités m'envoient une photo je mets la photo au bon format je mets par dessus le logo défrappé leur nom et puis basta en fait donc voilà c'est assez simple et sur LinkedIn je communique principalement sur Instagram et LinkedIn et non il n'y a rien de enfin c'est surtout du texte du coup il n'y a pas il faudrait que je le fasse c'est un peu ce que j'entends partout quand je pose des questions sur comment développer un média comme un podcast le conseil qui revient systématiquement c'est de passer à la vidéo donc faire des shorts des réels et je t'avoue que ce n'est pas un truc qui moi m'énergise énormément donc pour le moment je freine un peu pour aller sur ce terrain là mais ça va finir par arriver je pense
Invité 1 ouais écoute je commence à me poser des questions sur le fait si on n'a pas la même mère parce que c'est vrai qu'on a quand même vachement de points communs non mais c'est vrai que j'entends la même chose j'ai le même retour alors attention la vidéo pas forcément pour le podcast la vidéo pour la promo c'est ça dont tu parles
Loïc les deux en fait les deux ouais ouais en fait c'est vrai que quand tu regardes un Joe Organ par exemple bon bah les épisodes sont aussi en vidéo donc et en fait une fois que tu as la vidéo il y a tellement de contenus que tu peux qui peuvent en découler tu peux faire des extraits tu peux faire tu vois il y a vraiment plein de choses qui peuvent être qui peuvent être utilisées à partir de la vidéo l'audio c'est vrai que c'est tout de suite un peu plus limitant pour en tout cas d'un point de vue promo tu vois ouais effectivement donc ouais après moi
Invité 1 là dessus c'est un choix c'est à dire qu'au début j'ai eu l'ambition totalement déraisonnable d'enregistrer les épisodes en vidéo d'ailleurs mon premier épisode avec Polo Hanid c'est quand je le regarde j'ai l'impression de regarder des photos de moi jeune dans les années 80 où tu te vois avec des fringues trop grandes et une coiffure complètement de loser et tu te dis mais comment je pouvais ressembler à ça bah en fait bon c'était à l'époque c'était comme ça mais là c'est la même chose quand je regarde cet épisode vidéo je me dis mais mon dieu comment c'était possible bref donc j'avais cette ambition alors déjà il faut savoir d'un point de vue technique ça augmente le nombre de contraintes de manière extrêmement significative donc quand on parlait tout à l'heure d'inspirer les gens d'inciter les gens à se lancer etc il faut être humble et limiter au maximum les contraintes techniques et donc nécessairement les aléas qui peuvent en découler ensuite surtout surtout je me suis aperçu d'une chose c'est que la nature des échanges que j'ai avec mes invités qui encore une fois on va quand même sur des thématiques qui sont profondes parfois sérieuses souvent sérieuses il y a l'image transforme un peu l'échange transforme un peu l'exercice on n'est pas tout à fait le même en tout cas on ne s'exprime pas tout à fait de la même manière lorsqu'on est regardé voire même lorsqu'on se regarde soi-même ou qu'on regarde son interlocuteur c'est pas toujours conscient mais c'est vrai que d'ailleurs c'est pas étonnant que les psys quand tu vas chez le psy ils te placent en général pas face à eux ça peut arriver mais la plupart du temps tu n'es pas face au psy pourquoi ? parce que moi je me souviens je vais te raconter une histoire personnelle une anecdote personnelle mais moi j'ai fait une psychanalyse avec un psychologue pendant plusieurs années et au début elle me recevait face à elle on était assis face à face sur deux chaises et au bout de la deuxième ou troisième séance elle m'invite à m'installer sur le fameux canapé qui était donc derrière elle je lui dis vous savez je n'ai pas besoin moi je suis très à l'aise j'assume ce que je vous raconte je peux m'ouvrir je n'ai pas besoin moi Nicolas je n'ai pas besoin d'aller sur le divan que tout le monde utilise depuis des centaines d'années mais c'est pas grave et là elle m'explique elle me dit mais attendez ce n'est pas une histoire est-ce que vous êtes à l'aise de m'exprimer etc c'est que j'ai bien vu ce que vous faites vous contrôlez totalement l'échange vous analysez mes réactions vous analysez mon regard et vous êtes dans le contrôle donc vous allez bien passer sur le divan et en fait cette anecdote révèle une chose qu'on partage tous c'est que bien évidemment et d'ailleurs si on faisait l'exercice tous les deux là maintenant parce que je confirme à tout le monde qu'on ne se voit pas on est purement en audio je vais dire une chose la manière dont tu vas réagir cette chose par ton faciès par ton regard par tel ou tel ritus ou quoi que ce soit va avoir un impact considérable sur moi et donc sur la suite de notre échange et c'est en fait une chose que j'ai réalisé c'est que on bascule vachement plus vite dans une forme d'intimité de confort de tranquillité et de sincérité de spontanéité qui en tout cas pour moi est absolument essentiel dans le cadre de fortitude et après sur la partie promo je suis d'accord avec toi les rares fois où j'ai fait des shorts des petites vidéos pour faire un update sur un format ou quoi que ce soit c'est sûr que ça a beaucoup plus de portée que la photo que tu postes sur Instagram voilà maintenant c'est toujours pareil qu'est-ce qu'on souhaite comment on veut faire les choses qu'est-ce qu'on veut atteindre comme objectif ça c'est voilà c'est une vraie question
Loïc en parlant d'objectif d'ailleurs c'est quoi ton approche pour chacun de tes épisodes est-ce que t'as une structure assez précise en amont avec tu vois des questions déjà écrites ou est-ce que c'est plutôt t'as un fil rouge en tête et tu t'ajustes selon ce que selon ce que donne l'échange comment tu comment tu t'organises par rapport à ça
Invité 1 alors je prépare l'entretien en travaillant sur la biographie de mon invité soit c'est un invité qui a écrit un livre ou plusieurs ou voilà donc en général ça facilite le travail parce que tu lis le bouquin tu du coup forcément tu recueilles énormément d'informations ou alors tu vas sur internet tu vas sur LinkedIn tu regardes s'il y a du voilà tu travailles la bio pour ensuite établir non pas un fil rouge mais plusieurs étapes plusieurs points un peu saillants dans l'échange que tu veux aborder l'idée étant d'éviter de se retrouver à un moment à sec de toujours avoir de quoi rebondir mais c'est vraiment que quelques points d'étape donc en général tu as la présentation de l'invité le parcours en général je dis toujours il y a toujours une ou deux vies avant la vie qui vraiment nous amène à échanger tu vois ça peut être l'enfance ça peut être une première carrière etc puis ensuite tu rentres dans le vif du sujet et là je vais effectivement isoler peut-être un ou deux trucs qui moi vraiment m'intéressent rattacher peut-être des références des parallèles que je souhaiterais faire avec des auteurs avec des penseurs et autres mais ça s'arrête à ça pourquoi ? parce que je tiens absolument à la spontanéité de l'échange et surtout à nous laisser la liberté d'aller là où notre conversation nous mène sans justement avoir de contraintes éditoriales ou quoi que ce soit et c'est une chose que j'ai apprise dans mon métier par rapport à l'exercice de la plaidoirie c'est-à-dire que très souvent on s'imagine la plaidoirie comme quelque chose que tu prépares où finalement tout le texte de la plaidoirie est écrit tu sais exactement ce que tu vas dire comment tu vas le dire etc et en fait non seulement c'est rarissime que ça se passe comme ça mais surtout ça ne devrait pas se passer comme ça parce que si tu prépares à la lettre prête ta plaidoirie tu peux être à peu près sûr que l'audience ne va pas se dérouler comme tu y attendais et du coup tu te retrouves en difficulté parce que tu ne peux pas improviser tu ne peux pas rebondir tu ne peux pas t'adapter et en fait les meilleures plaidoiries sont celles où tu arrives où tu connais bien évidemment parfaitement ton dossier tu connais tous les éléments factuels juridiques etc tu connais les messages ce que j'appelle les messages force c'est à dire les messages dont tu te dis en avance que tu ne quittes pas la salle d'audience sans qu'ils aient été passés mais tu ne t'imposes pas de contraintes sur quand et comment tu vas les passer dans l'exercice du podcast pour moi c'est la même chose c'est à dire qu'il faut se laisser énormément de liberté pour que du coup la conversation soit riche soit spontanée et voilà
Loïc et cette phase de préparation elle te prend combien de temps par épisode généralement ? c'est très variable
Invité 1 très variable déjà encore une fois s'il y a un bouquin il faut le lire ouais donc forcément ça prend plus de temps que s'il n'y en a pas ensuite ça dépend aussi du profil c'est vrai que moi je connais assez bien l'univers militaire je connais assez bien les unités je connais assez bien les opérations extérieures de la France etc donc quand je reçois un militaire ça va aller plus vite en termes de prépa que quand je vais recevoir quelqu'un qui fait partie d'un univers qui m'est totalement étranger donc je ne pourrais pas te donner de réponse c'est vraiment très variable
Loïc ok
Invité 1 et toi ?
Loïc je me cherche encore sur ce sujet de la préparation les premiers épisodes je pense justement parce que j'avais ce besoin d'être un peu dans le contrôle tu vois je me lançais dans un truc que je ne connaissais absolument pas interviewer des gens c'était par ailleurs pas vraiment mon je faisais du management mais tu as une relation hiérarchique donc c'est assez différent du coup j'étais dans la surpréparation avec des questions très précises etc et comme tu l'as dit très bien forcément ça ne se passait ça ne se passait jamais comme je l'avais planifié et ça s'en ressentait je pense en termes de spontanéité d'authenticité bref c'était pas terrible donc j'ai arrêté tout ça et là je dirais que j'alterne entre finalement je prends l'excuse s'il y a assez peu de contenu produit par l'invité ou écrit sur l'invité je prends cette excuse pour être en mode full spontanéité tu vois j'ai plein d'invités qui n'ont pas écrit de livre qui ont il n'y a pas d'article les concernant sur internet il n'y a pas de vidéo youtube qui détaillent leur parcours ou ce qu'ils font et donc là c'est un peu l'impro l'impro total j'ai un fil rouge enfin un fil rouge j'ai généralement une ou deux grandes thématiques on va dire l'essence ce que je souhaite donner à l'épisode est-ce que je veux un épisode où on parle plutôt d'émotions ou un épisode qui fasse ressortir tu vois l'envergure du défi dans lequel l'invité s'est lancé un truc complètement fou faire une course en Alaska par moins 40 degrés pendant 28 jours s'entend tu vois voilà il y a un peu on va dire l'essence que j'ai envie que j'ai envie de mettre en avant l'essence de l'échange mais c'est tout et après il y a d'autres invités où forcément bon voilà il faut creuser je pense à Enora par exemple bon voilà le sujet est tellement déjà insérieux donc Enora Cham s'il y en a qui ne connaissent pas cette femme incroyable vous pouvez aller écouter ses épisodes sur Fortitude sur Les Frappés c'est une officier de l'armée française de l'armée de l'air qui a écrit un livre dans lequel elle raconte une mission qu'elle a effectuée pour l'ONU en Syrie en tant qu'observatrice et c'était juste avant enfin elle a vu la guerre civile s'installer en Syrie et donc elle a écrit un livre des années plus tard pour raconter ce qu'elle a vécu et donc voilà le sujet est quand même assez sensible délicat donc là il faut clairement le préparer en profondeur mais donc voilà tout ça pour dire une longue réponse pour dire que je me cherche encore j'ai pas vraiment de process bien en place que j'applique à chacun de mes invités en tout cas pour la phase de préparation
Invité 1 après je pense que on peut se rassurer mutuellement en se disant que vu la philosophie de nos podcasts vu les démarches qui sont les nôtres vu notre état d'esprit bien sûr qu'on prépare bien sûr qu'on doit préparer puis c'est même un devoir une responsabilité vis-à-vis de nos invités parce qu'on leur prend du temps ils nous donnent du temps donc on peut pas faire les choses n'importe comment mais on peut se rassurer sur le fait que vu leur parcours vu ce qu'ils ont à raconter il y a nécessairement un échange intéressant riche qui en ressort et c'est d'ailleurs l'essence même de l'échange humain dont on finalement on se fait un peu les porte-parole avec nos podcasts c'est-à-dire que quand t'as deux personnes qui sont de manière sincère et authentique intéressées à échanger et à converser c'est jamais chiant en fait
Loïc c'est clair
Invité 1 alors justement je voudrais rentrer un petit peu plus dans dans le fond et qu'on partage nos expériences est-ce que tu pourrais identifier un ou deux épisodes qui t'auraient le plus ému
Loïc bon spontanément j'ai celui de Cyril Chaboun qui me vient en tête donc Cyril je l'évoquais un peu plus tôt qu'on a reçu tous les deux donc il y a un épisode disponible sur Fortitude et un sur les frappés qui est un ancien opérateur du CPA10 donc commando parachutiste de l'air numéro 10 c'est l'une des unités des forces spéciales et en mission saute sur un drone piégé qui perd immédiatement l'une de ses deux jambes et qui suite à des complications donc il est rapatrié en France il est plongé dans le coma il reste un long moment et en fait il a des complications pendant son coma et ces complications débouchent sur l'amputation de sa deuxième jambe et en fait le récit de cet homme qui qui qui doit faire face à cette situation qui ce qui l'animait dans la vie c'était c'était un métier finalement très physique très engagé et du jour au lendemain tout s'arrête je vais pas voilà je vais pas tout partager ici mais au même moment d'un point de vue perso c'est à dire au moment où il se réveille de son coma il apprend une nouvelle voilà un changement de situation familiale et ils doivent prendre une décision avec sa femme enfin cet épisode il est vraiment incroyable de résilience de détermination de capacité à rebondir c'est une fois que j'ai eu en fait je me suis retrouvé plusieurs fois pendant l'échange à plus savoir quoi dire j'étais notamment la l'anecdote enfin quand il raconte l'explosion du drone et ses premières réactions où le gars se médicalise lui-même sort un garrot il t'explique tout ça avec une voix parfaitement posée comme s'il était allé finalement je sais pas faire les courses à vélo tu vois et c'était c'était particulièrement émouvant et extrêmement inspirant d'avoir un témoignage comme le sien je pense que c'est celui qui me vient tout de suite en tête et après peut-être un deuxième sur le plan de l'émotion c'est je dirais sans doute celui avec Julia Virac que tu as reçu aussi ok
Invité 1 bien bon je précise quand même que à chaque fois c'est un hasard c'est vrai
Loïc c'est vrai c'est vrai il y a même on en parlera peut-être un peu mais il y a même une invitée Oriane je crois que tu l'as invitée oui j'ai enregistré je savais pas t'as enregistré
Invité 1 j'ai enregistré au moment où t'as sorti l'épisode c'est ça mais c'est pas vrai il a mis un micro chez moi c'est pas possible
Loïc mais voilà Julia qui est guide de haute montagne l'une des rares femmes en France à être guide de haute montagne et qui fait également de la course au large donc le mariage mer et montagne et qui raconte dans l'épisode en tout cas quand je l'ai reçu son ascension de El Capitan aux Etats-Unis qui est un peu une face mythique qu'elle a fait en solitaire et je crois qu'elle a passé de mémoire 12 ou 13 jours dans cette face seule et forcément c'était un challenge extrêmement difficile et il y a beaucoup d'émotions quand elle en parle je pense que c'était aussi moi ce que j'en ai retenu c'est que c'était aussi un peu pas un rite de passage mais une étape importante dans sa vie il y a quelque chose qui a cranté avec cette expérience là et la façon dont elle en parle c'était assez émouvant aussi donc je dirais c'est de la Cyril Chaboun ancien FS et Julia Vira guide de haute montagne qui nous parle d'El Capitan et maintenant que je t'ai piqué deux de tes invités ça t'en reste plus que 28 du coup pour ta sélection que toi mais du coup
Invité 1 je ne vais pas dire leur nom comme ça tu ne vas pas pouvoir me les piquer en ce qui me concerne parce que je savais qu'on allait potentiellement évoquer effectivement nos expériences respectives par rapport à nos invités que ce soit en termes d'émotions de stress ou autre et j'y ai pas mal réfléchi parce que forcément ce n'est pas facile de faire entre guillemets un choix ou d'essayer d'identifier un échange ou un profil plus qu'un autre alors non pas il ne s'agit pas de faire de hiérarchie mais c'est vrai qu'en plus sur Fortitude la différence quand même qu'il y a par rapport au frappé c'est que on va on va assez loin dans le le sujet de l'émotion de l'âme de ce qui se passe à l'intérieur etc donc l'émotion est souvent présente mais les épisodes qui m'ont le plus ému il y en a plusieurs mais ils ont un point commun je l'ai réalisé en y réfléchissant c'est que ce sont des invités qui font face tu vois d'en parler ça m'émeut mais c'est des combats qui ne peuvent pas gagner et qu'ils mènent pourtant c'est à dire que ça n'enlève rien à ceux qui mènent des combats qui peuvent gagner je parle notamment à Julia quand elle se lance dans une ascension bien sûr qu'elle peut échouer mais elle peut y arriver ça n'enlève rien à sa prouesse ça n'enlève rien à sa résilience pas du tout de la même manière que Sam Goodchild qui se lance dans la transat Jacques Vabre ou les opérateurs FS qui sont qui sont largués en Syrie c'est pas ça il n'y a pas de hiérarchie mais malgré tout et notamment par rapport au sport que tu connais bien tu te lances dans quelque chose mais tu sais que tu peux y arriver tu veux y arriver tu sais que c'est possible et j'ai reçu des invités qui mènent avec la même hargne la même énergie la même résilience des combats qui ne pourront jamais gagner et là et je pense notamment à Camille de Peretti qui est une de mes premières invitées je crois que c'est l'épisode 4 et c'était d'autant plus émouvant que en fait Camille est une amie d'enfance on était à l'école ensemble et j'ai découvert énormément de choses sur sa vie lors de l'épisode donc c'était encore plus émouvant et donc Camille qui est une romancière à succès je pense qu'il y a beaucoup de nos auditeurs qui la connaissent qui l'ont peut-être lu elle écrit depuis longtemps maintenant je crois qu'elle a dû sortir 8 ou 9 ou 10 romans je ne sais plus d'ailleurs elle est extrêmement talentueuse et elle a elle accomplit une oeuvre qui est très originale puisque elle écrit un roman par genre c'est à dire que elle va faire un roman historique elle va faire un roman policier voilà et elle s'est elle s'est fixé cet objectif là d'écrire et de publier un roman par genre littéraire bref et donc Camille est absolument brillante elle est absolument rayonnante elle a un sourire un regard qui pétit etc mais à côté de ça elle est mère d'un enfant autiste atteint d'un trouble d'autisme sévère et elle partage bien évidemment cet aspect de leur vie je dis leur vie parce que c'est important de parler de deux de leurs autres enfants etc parce que pour le coup c'est un sujet qui touche tout le monde toute la famille et ce combat là qui est un combat quotidien elle le dit elle-même elle pourra jamais le gagner ce combat il n'y aura jamais de répit il n'y aura jamais de pause son fils qui s'appelle Auguste je le connais puisqu'ils ont fait quelque chose absolument formidable et très intelligent d'ailleurs ils ont depuis plusieurs années organisé ce qu'ils appellent un dimanche avec Auguste et en fait ils demandent à tous leurs proches de s'inscrire chaque année donc c'est des saisons pour venir chercher Auguste et lui faire passer une après-midi de telle sorte que Auguste se retrouve à faire des choses et surtout que la famille de Camille est un dimanche de répit et surtout ça permet de bien évidemment de partager un peu le fardeau mais aussi pour les familles qui reçoivent de partager un moment qui est très intense parce que l'autisme c'est une chose d'entendre parler de le voir à la télé de le lire ça en est une autre de le vivre et bref quand on passe une après-midi avec Auguste on prend la mesure de justement du fait qu'il n'y a aucun répit il n'y a pas une seule seconde de répit il n'y a pas un moment de liberté il n'y a pas un moment où tu souffles et où tu te dis ok et par définition il n'y a aucune perspective aucune et pourtant Camille son mari leurs autres enfants ils vivent chaque jour ils se lèvent tous les matins elle continue à écrire elle continue à former elle continue à enseigner elle continue à rire elle continue à rayonner etc et ça en termes d'émotion quand tu écoutes l'épisode d'écoute son témoignage ouais là je t'avoue que ça m'a laissé ça m'a laissé KO et pareil j'ai reçu Sébastien Joachim quelqu'un qui n'est pas connu du grand public on s'est rencontré par Instagram et Sébastien il a une maladie extrêmement rare qui lui a été diagnostiquée quand il était très jeune 5-6 ans qui fait qu'en fait il devient aveugle il est devenu aveugle progressivement et donc il l'a su assez tôt et il n'y a aucun moyen d'arrêter le processus et il l'a vécu et il vit encore aujourd'hui c'est à dire que la dernière fois qu'on s'est parlé parce que c'est une maladie qui évolue énormément il pouvait voir comme sur un oeil comme au travers d'une serrure en fait en fait c'est un peu le phénomène c'est à dire que le le champ visuel en fait se réduit se réduit se réduit se réduit se réduit se réduit il est passionné de sport il fait de la boxe taille etc il a une femme il a un enfant et et ça c'est pareil c'est à dire que quand t'entends quelqu'un qui qui est face à une telle fatalité il sait qu'il ne pourra pas gagner ce combat pareil il se lève il continue il continue à faire du sport il continue à faire plein de choses il y a cette fatalité là aussi c'est quelque chose qui m'a époustouflé et puis surtout quand on a enregistré cet épisode on a parlé de ce concept qui est la boîte de Pandore juste en deux mots je ne vais pas endormir tous tes auditeurs mais mais la boîte de Pandore l'histoire de la boîte de Pandore tout le monde la connaît à peu près mais en fait elle elle contenait tous les mots MAUX qui étaient susceptibles de frapper l'humanité bref Pandore qui était une femme et on sait tous que c'est à cause des femmes que les problèmes surviennent ouvre la boîte et tous les mots s'échappent et elle referme la boîte et il y a un mâle qui reste dans la boîte et d'ailleurs ça a été pendant très longtemps mal interprété ce mythe puisqu'on disait que le mal qui restait dans la jarre c'était l'espérance et en fait l'espérance n'est pas un mal la vraie signification etc je ne vais pas insister là dessus sur un aspect étymologique mais il n'y a pas vraiment de mot équivalent aujourd'hui mais c'est le fait de savoir qu'un malheur va t'arriver
Loïc ok
Invité 1 un peu comme connaître l'heure de sa mort ou le jour de sa mort et ce mal là il n'existe pas aujourd'hui puisqu'on ne sait pas par définition quand est-ce qu'un malheur va nous arriver et heureusement parce que tu te doutes bien que si je te dis tiens mon cher Loïc tu vas nous quitter le 13 janvier 2032 à telle heure c'est compliqué quand même ben Sébastien c'est ce qu'il vit d'une certaine manière il sait qu'il va finir aveugle il voit sa vue baisser chaque jour et il a ce souffle de vie il a cette miaque il a du sens et il avance quand même et ça moi ça m'a ça m'a voilà
Loïc écoute désolé pour cette réponse un peu longue non non pas du tout mais j'avais pas écouté ces deux épisodes en particulier sur Fortitude et je viens de me les je viens de me les flaguer de les télécharger pour pour aller écouter ces histoires écoute rien que de t'entendre en parler on sent l'émotion donc en tout cas c'est ouais ça et d'ailleurs
Invité 1 pardon parce que du coup je m'autorise à continuer parce que sinon on serait pas fidèles à notre philosophie c'est que tu parlais de Cyril Chaboun tout à l'heure et par rapport aux exemples qu'on vient de donner il y a un point sur lequel je voudrais insister auprès des des auditeurs qui est très important et on l'avait évoqué avec Cyril parce que Cyril m'expliquait lors de notre épisode que je l'interrogeais en fait sur les suites de son accident d'un point de vue justement personnel émotionnel psychologique comment ça avait impacté sa personnalité sa façon d'être parce que sans divulguer trop de détails c'est vrai que voilà il a été amputé il a fait la rééducation il a passé quasiment un an à l'hosto et ensuite il s'est mis en marche quoi sans mauvais jeu de mots il s'est mis en en action voilà il s'est lancé dans le sport etc etc il s'est pas figé et du coup il partageait le fait que il a développé une forme d'intolérance vis-à-vis des complaintes de son entourage quelle qu'elle soit avec une approche qui peut s'entendre bah en fait regarde moi j'ai plus de jambes je me plains pas et j'avance donc toi t'as mal à la tête tu vas pas me casser les bonbons je caricature mais c'est un peu l'idée et du coup on s'est arrêté sur cet aspect là parce que on le connait tous ce sujet de la compassion de l'empathie par rapport aux difficultés et quand je dis compassion empathie c'est aussi la compassion et l'empathie qu'on peut avoir vis-à-vis de soi-même et très souvent j'ai la remarque de me dire ah ouais c'est chouette ce que vous faites sur Fortitude parce que du coup on se rend compte que on devrait pas trop se plaindre et que il y a pire mais on sait très bien que ça fonctionne pas comme ça dans nos esprits aux uns et aux autres et que tous les parcours qu'on partage les expériences les challenges qu'on partage sur les frappés ou sur Fortitude c'est pas on est pas là pour montrer que regardez ce que les autres font et vous vous êtes pas capables ou regarde arrête de t'apitoyer sur ton sort tu vas me dire ce que t'en penses mais en tout cas moi c'est ma philosophie ce qui nous unit tous ce qu'on a tous en commun c'est les combats justement et quels qu'ils soient en fait il n'y a pas de forcément de gradation parce que bien sûr tu peux te dire mon problème il est rien par rapport à son problème mais il n'empêche que ça reste ton problème que tu vis pas avec son problème tu vis avec le tien et que ce que tu attends de toi-même et ce que les autres attendent de toi c'est que tu le dépasses et c'est très important de se dire attention ce que vous écoutez sur nos podcasts ça doit être inspirant ça doit ouvrir bien sûr une curiosité ça doit ouvrir le regard sur le monde sur les autres ça doit inspirer de la tolérance parce que quand vous rencontrez Camille de Peretti quand vous la voyez si vous tapez Camille de Peretti sur internet vous vous dites ok en fait cette femme elle a tout pour elle c'est une très belle femme elle est rayonnante elle est brillante elle écrit des livres etc mais en fait si on creuse regardez la réalité de ce qu'est son existance c'est de son combat chaque jour c'est ça le truc c'est qu'en fait il n'y a pas de jugement sur ce qu'on croit savoir ce qu'on croit avoir il n'y a pas de jugement sur les combats et ce qu'on essaye de véhiculer c'est battons-nous battez-vous dépassez-vous mais voilà on se juge pas les uns les autres et surtout on ne se juge pas soi-même par rapport à ses épreuves
Loïc je n'aurais pas dit mieux moi-même c'est vrai que c'est pour ça que je suis assez friand finalement d'avoir des invités qui viennent d'horizons assez variés et surtout qui qui pratiquent enfin qui se consacrent à une discipline avec des niveaux d'intensité variables c'est forcément toujours super inspirant d'écouter un épisode de Mike Horn d'un champion olympique d'une CEO d'une startup tu vois valorisé à plusieurs dizaines de millions d'euros mais je trouve que le gap entre la vitrine enfin en tout cas ce qu'on voit de ces parcours-là et sa réalité à soi dans le quotidien il est peut-être un peu important alors que quand tu vois par exemple moi je donne souvent l'exemple d'un épisode que j'ai fait avec une une femme avocate d'ailleurs qui s'est mis au trail et qui est en train de doucement se diriger vers de l'ultra trail et donc elle expliquait comment la quarantaine passée elle a osé partir courir dans la forêt derrière chez elle pour la première fois de nuit bon bah ça pour moi tu vois c'est juste génial parce que là finalement c'est un exemple de quelqu'un on va dire qui a qui a une vie peut-être plus proche de celle de la majorité des gens c'est à dire qui n'est pas qui n'est pas sportif de haut niveau qui n'est pas tu vois aventurière professionnelle reconnue mais qui à son niveau avec ce qu'elle peut faire trouve les ressources et les moyens de se dépasser et de faire des choses qu'elle n'a jamais fait alors qu'elle a plus de 40 ans et que et que potentiellement voilà quelqu'un qui fait de l'ultra trail depuis longtemps pourrait dire courir de nuit dans une forêt derrière chez soi soit et alors et pourtant pour cette femme ben voilà c'était déjà c'était son dépassement à elle et je trouve que le mariage entre ces deux types d'invités c'est super riche parce que ça te permet il y a à la fois la dose je rêve je suis inspiré et puis les messages très concrets où tu te dis ben en fait si cette femme là y arrive en gérant deux cabinets d'avocats trois enfants peut-être que moi j'ai voilà peut-être qu'il faudrait que je me mette un coup de pied aux fesses pour moi aller faire ma sortie de une heure le soir après le boulot je suis peut-être pas si fatigué que ça il n'y a peut-être pas tant d'excuses valables que ce que je me l'imagine
Invité 1 c'est vrai
Loïc est-ce qu'il y a un épisode là on a parlé de l'émotion mais est-ce qu'il y a un épisode tu vois que tu appréhendais particulièrement ou sur lequel tu pensais t'engager sur un terrain que tu maîtrisais assez peu tu vois finalement qui t'a un peu stressé avant qu'il ait lieu
Invité 1 oui bien sûr et notamment le dernier dont je parlais tout à l'heure avec Efraïm Matos parce que j'avais toutes les raisons du monde de stresser et d'ailleurs j'ai stressé comme un gamin de 8 ans c'est-à-dire que déjà pour la petite histoire je l'ai écouté sur un podcast qui pour moi a profondément impacté ma vie qui est le podcast de Joko Willink qui est lui-même un ancien Navy Seals et qui est devenu un personnage assez connu aux Etats-Unis pour plein de raisons et et c'est son podcast qui me donnait envie de faire la fortitude et c'est complètement idiot mais le fait de recevoir quelqu'un qu'il a lui-même reçu j'étais déjà dans l'angoisse un deux le profil du gars je laisserai les auditeurs le découvrir c'est quelqu'un qui en deux mots ancien Navy Seals il a raccroché les gants et il dédie sa vie à aller aider et sauver les populations civiles dans les zones de guerre et il n'a sans aucune contrepartie c'est pas un mercenaire il a monté une organisation non gouvernementale et dont l'objet c'est d'envoyer des vétérans dans les zones de guerre pour former les populations civiles aux soins à la communication etc. pour les rendre un maximum autonomes et les protéger et éventuellement les défendre déjà quand tu t'adresses à quelqu'un comme ça bonsoir en termes de profil c'est un peu impressionnant et puis surtout c'était mon premier épisode en anglais et cette personne qui allait partir en Birmanie repartir en Birmanie pendant plusieurs mois au milieu de la population Karen qui se fait exterminer par la jeunte militaire birmane a accepté de prendre deux heures de son temps alors qu'il était dans le Michigan pour parler sur Fortitude donc autant te dire que oui j'étais en stress j'ai fait quelques exercices de respiration avant de commencer et c'est un épisode qui m'a qui m'a beaucoup beaucoup oui qui m'a beaucoup stressé avant de le faire et même d'ailleurs ça se ressent totalement au début de l'échange où vraiment j'ai la voix qui j'ai du mal quoi c'est vraiment tu vois les premiers kilomètres du running tu vois où t'as tout qui te fait mal où tu te dis que t'es une armoire normande y'a plus rien qui tient debout et que tu dis pourquoi je suis en train de courir c'est vraiment exactement la même sensation
Loïc mais est-ce qu'à posteriori c'est pas un des épisodes dont t'es le plus fier du coup
Invité 1 alors Louis de toi à moi personne nous entend personne nous écoute oui oui mais à la fois je te dis ça comme ça sous le temps de la présenterie parce que je suis fier de tous les épisodes et je voudrais pas faire ombrage à mes autres invités honnêtement je suis fier de tous les épisodes pas fier en tant qu'accomplissement personnel fier de ce que j'ai pu partager de ce que mes invités ont partagé maintenant pour revenir à notre notion d'égoïsme et de démarche individuelle personnelle qu'on évoquait au début oui j'en suis fier parce que j'étais en Thaïlande à l'époque en vacances je me lève à 5h du matin pour faire mon sport aller à la salle de boxe après etc et j'écoute mon podcast et j'écoute Djoko Weaknik et c'est ce jour là que je me suis décidé à me lancer à faire un podcast et quelques années plus tard de recevoir un invité Djoko Weaknik bah ouais oui bah ouais je suis fier je suis fier et voilà c'est c'est un accomplissement vraiment qu'on peut définir comme personnel parce que voilà j'ai pas eu des millions d'écoutes j'en aurais peut-être pas mais je m'en fous complètement ce que j'ai retiré de ce voilà de ce cycle est inestimable
Loïc tu as des des invités de de l'envergure tu vas me laisser poser des questions Loïc tu crois pas que j'ai pas vu
Invité 1 ce que tu étais en train de faire ne crois pas qu'il va réussir à monopoliser le débat avec un avocat alors vas-y chante-toi à l'aise mais je vais je vais être rattrapé par la patrouille
Loïc si tu avais des invités tu vois de l'envergure de d'Ephraïm qui qui arrive justement ou en tout cas qui qui qui te ferait vivre une expérience podcastienne telle que celle que tu l'as vécue avec lui en particulier
Invité 1 tu veux dire des invités que j'ai pas encore reçu que j'aimerais avoir
Loïc pas encore reçu ouais ouais
Invité 1 t'aurais dû me prévenir que t'allais me poser la question parce que je peux potentiellement passer 10 minutes à y réfléchir tellement tellement il y a de profils mais je vais retour à l'envoyer Marc Aurel
Loïc c'est ta réponse ça ?
Invité 1 ouais ce qui me rendrait dingue c'est de pouvoir recevoir Marc Aurel tu vois lui faire sauter 2000 ans et lui recevoir Marc Aurel ouais euh non je plaisante enfin à moitié ceci dit mais ce sera peut-être un jour possible euh c'est le fait de pas savoir c'est le fait de pas pouvoir justement te répondre et te dire tiens il y a ce profil là ça serait dingue que je puisse le recevoir euh c'est cette personne qui peut être anonyme euh qui va quand je vais appuyer sur le bouton stop de l'enregistrement me faire ressentir euh voilà le le juste la richesse alors ça me paraît totalement hippie slash euh complètement béni oui oui ce que je veux dire mais la richesse de de de de l'humanité de notre humanité c'est c'est ces combats de l'ombre euh c'est ces profils qu'on connait pas dont je peux pas te donner le nom aujourd'hui qui sont là que je vais rencontrer sur qui je vais tomber et que je vais pouvoir partager alors c'est réponse un peu un peu à côté par rapport à ce que c'est l'objectif de ta question mais c'est vrai c'est sincère c'est vraiment ça bon maintenant mon cher Loïc l'épisode qui t'a plus stressé s'il te plaît
Loïc euh ah bah clairement moi c'était celui de Mycorn euh parce que pour le coup là c'était un peu tu sais des fois quand tu te lances dans un projet tu tu te tu te fixes un objectif qui paraît complètement dingue mais en te disant bon si j'arrive déjà à me rapprocher de 10% de ça ce sera incroyable bah moi c'était d'avoir un jour Mycorn euh voilà alors je suis pas euh je tu peux nous rappeler en deux mots
Invité 1 !
Loïc qui est Mycorn? bah Mycorn donc euh un aventurier euh aujourd'hui suisse euh qui doit avoir euh qui a une 60aine d'années je pense maintenant et qui a commencé à euh organiser monter réaliser des expéditions euh assez longues et assez euh ambitieuses on va dire quand il avait euh à peine la trentaine et donc il a fait euh notamment le tour euh du monde par l'équateur euh il a fait euh qu'est-ce qu'il a fait ? bon pôle nord pôle sud euh le tour du monde par le cercle euh arctique en deux hivers de mémoire donc voilà plein de plein d'aventures de ce type et donc dans son milieu il est euh bah il fait partie euh en tout cas dans l'univers francophone et je pense même euh global au final euh des figures de l'exploration et de l'aventure des temps modernes en gros et donc euh bah c'était je m'étais dit euh au moment où j'avais lancé le podcast l'objectif ultime euh ce serait ce serait d'avoir Mycorn et donc quand c'est devenu concret que ça allait se faire bah forcément il y avait pas mal pas mal de stress et quelqu'un qui est extrêmement habitué alors pas des pas pas nécessairement des podcasts d'ailleurs parce que je crois que j'étais le quatrième ou cinquième podcast qu'il faisait il est pas méga friand du du format euh par contre tout ce qui est conférences, livres, etc interview euh il est plus que rodé donc l'enjeu c'était bah comment arriver à lui faire dire des choses intéressantes qui sont par définition vu sa stature qui sont des choses qu'il a déjà dites mais comment comment lui faire dire tout ça de manière euh alors c'est un peu euh prénomptueux mais euh un peu smart intelligente pour amener sur des sujets évidemment qu'il a déjà traités mais d'une manière un peu différente et puis il y avait une contrainte de temps il y avait une contrainte de disponibilité euh il était il était en déplacement à ce moment là donc il y avait plein de questions sur la logistique est-ce qu'il aurait une bonne connexion internet on devait filmer l'interview ça a pas été possible parce qu'au moment où il se connecte je me retrouve sur la caméra avec 3 pixels à la place de Michael donc euh voilà on devait on devait avoir une heure puis finalement c'était 35 minutes donc euh voilà il y a eu beaucoup de stress en amont et euh et pendant et pendant l'échange je te cache pas que j'ai je pense que c'est l'épisode je serais bien incapable de te résumer ce qu'on s'est dit parce que j'étais en mode réflexion et mémorisation instantanée c'est-à-dire que j'écoutais ce qu'il me disait je posais mes questions mais j'oubliais
Invité 1 t'as osé le réécouter ?
Loïc je l'ai pas réécouté non je réécoute t'oses pas ? je je c'est une excellente question je réécoute jamais mes épisodes en fait si ce n'est dans le montage tu vois des bris par-ci par-là pour couper ce qu'il faut couper etc mais c'est très rare que je réécoute mes épisodes euh c'est une bonne question non je c'est pas volontaire je me suis pas dit habituellement je le fais là je vais pas le faire mais mais ouais en tout cas en termes de stress c'était c'était le max du max là
Invité 1 où est-ce que tu vois les frapper dans 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans c'est une c'est une excellente question
Loïc euh je pense qu'il y a encore 6 mois je t'aurais dit bah finalement que ça reste un hobby idéalement qui continue à avoir un impact et donc bah tu as bien compris peut-être que j'ai encore cette tendance malgré tout à associer impact à volume donc un podcast qui soit de plus en plus écouté euh aujourd'hui ma vision elle a un petit peu changé euh donc après avoir travaillé pendant 8 ans chez Apple j'ai démissionné pour créer une société avec un copain euh qu'on était associé on a développé un logiciel RH pendant 2 ans à peu près ça a bien fonctionné au début puis pour différentes raisons moins bien par la suite et donc on a pris la décision en avril là 2023 de l'arrêter et donc il y a une petite période de flottement et en fait au début d'été 2023 le les frappés à en tout cas à son petit niveau à passer un cap en termes des coûts de classement de classement etc euh des entreprises qui m'ont contacté pour qu'on travaille ensemble et donc là je me suis dit bah en fait c'est peut-être il n'y a pas de hasard si l'aventure entrepreneuriale avec mon associé s'est arrêtée là et qu'il se passe ce qui se passe avec le podcast au même moment et bah je vais le tenter je vais tenter d'en faire quelque chose de viable de le professionnaliser autant que je peux et donc ma vision pour les frappés dans 2 ans c'est que les frappés euh le podcast euh est pris de l'ampleur donc que ce soit en termes d'écoute de qualité des interviews donc là il va falloir là il y a du taf qualité des interviews ça dépend de moi donc il va falloir que je monte en compétence euh mais aussi que ça se décline pourquoi pas un livre euh qui fasse la synthèse tu vois des épisodes les plus marquants du podcast enfin ils le sont tous mais euh en tout cas une sélection de certains euh une newsletter euh bref que finalement euh euh j'aime bien cette image tu vois d'elle qui se déploie c'est-à-dire qu'on part d'un podcast qui qui j'espère continuera de de se développer mais qu'il y aura d'autres choses à côté et euh et l'objectif en fait c'est de de proposer du contenu plus seulement audio euh qui soit déclencheur de changements chez celles et ceux qui le consomment en gros
Invité 1 c'est c'est le plan
Loïc c'est le plan on va voir on va voir ce que ça donne fortitude d'ailleurs l'objectif c'est c'est quoi c'est est-ce que ça prendrait est-ce que ça ça prendrait de l'ampleur ça deviendrait ton activité principale ou l'amour des pleurs de Harry fera que ça restera un hobby
Invité 1 alors je vais être très honnête dans ma réponse je ne vois pas fortitude devenir mon activité principale
Loïc ok
Invité 1 pour plein de raisons mais j'aimerais dans un monde idéal mais en fait j'aimerais pas totalement pourquoi parce que je suis vraiment l'archétype du gars qui aime faire plein de choses différentes et donc voilà j'ai bientôt 44 ans aujourd'hui j'ai compris cet aspect de ma personnalité j'aime bien être multitâche alors c'est vrai que mon maître à penser qui est Sénèque disait quand on est partout on est nulle part et je pense que là dessus il disait une connerie ah non il disait pas une connerie mais il le disait dans une certaine mesure mais c'est vrai qu'aujourd'hui mon équilibre résulte de la multiplicité de mes activités et de mes voilà de mes centres d'intérêt et donc le schéma dans lequel je ne ferai plus que fortitude même s'il pourrait y avoir plein d'aspects hyper excitants et intéressants de vivre comme ça à terme je pense ne m'épanouirait pas et notamment parce que j'ai une personnalité assez combative j'aime beaucoup le combat j'aime d'une certaine manière en tout cas je suis à l'aise dans le conflit et ce qui explique le choix de mon métier ce qui explique aussi le choix des sports que je pratique depuis depuis toujours et fortitude c'est pas ça alors certes fortitude c'est l'adversité il y a un engagement il y a une opposition que ce soit vis-à-vis de soi-même vis-à-vis des autres etc mais je suis bien évidemment pas en conflit avec mes invités je suis pas en opposition avec eux je suis pas en opposition avec mon audience etc et donc je pense qu'il y a une partie de moi qui serait voilà qui qui serait pas satisfaite donc je ne me vois pas comme ça pour autant je vais pas faire l'hypocrite qui va dire ouais non t'inquiète c'est un hobby moi fortitude dans deux ans je m'en fous c'est pas les écoutes qui comptent bien sûr que ça compte quand tu fais quelque chose dans ta vie t'as envie que ça fonctionne t'as envie qu'il y ait du succès t'as envie qu'on parle de toi t'as envie que le plus grand nombre t'écoute on va pas se raconter n'importe quoi donc c'est vrai que j'aimerais d'ici deux ans avoir être un peu installé que fortitude soit une référence c'est plus une histoire de valeur du contenu finalement que de forcément de volume d'audience et autres même si c'est pas bien évidemment décorrélé mais que ça soit une référence et que voilà tu vois un jour dans la presse il y a un article qui parle de résilience qui parle de combat personnel et qui disent du coup sur cette thématique n'hésitez pas à écouter fortitude voilà mon objectif il est là j'aimerais que fortitude ce soit un point d'ancrage un point de référence pour des gens qui voilà qui mènent des combats et qui ont besoin de se reposer sur des partages d'expériences de valeurs voilà voilà où je voudrais que fortitude arrive d'ici un an deux ans trois ans
Loïc et ce serait quoi les étapes intermédiaires que tu vois pour en arriver là
Invité 1 un bel article dans le Figaro non mais je parle du Figaro parce que non mais parce que je fais pas de la pub pour le Figaro mais c'est vrai que moi je l'ai vu avec mon deuxième bouquin quand la presse parle de de ce que tu fais ça change tout et c'est vrai qu'aujourd'hui la communication autour de fortitude elle n'existe que par mon canal et donc je suis assez convaincu que ça passe par effectivement le fait qu'il y en ait d'autres qui parlent de toi maintenant c'est devenu un challenge extrêmement difficile à relever pourquoi parce que quand tu animes un podcast tu es le concurrent de tout le monde
Loïc ouais
Invité 1 et aujourd'hui le Figaro je reste sur le Figaro parce que je donnais cet exemple mais même si c'est un journal ils animent des podcasts c'est un journal ils ont besoin que les gens aillent consulter et lire le journal qu'ils lisent les heures vidéo alors s'ils parlent d'un autre podcast il se tient un peu une balle dans le pied et la réalité c'est ça aujourd'hui c'est qu'il y a une telle guerre qui est menée pour aller capter l'attention des uns et des autres que c'est pas simple de percer en termes de promotion et de communication sur ce qu'on fait je sais pas comment toi tu vois les choses mais alors après j'ai pas mis les moyens tu vois j'ai pas embauché un attaché de presse pour essayer d'avoir de la pub sur Fortitude ou de la presse sur Fortitude je l'ai pas fait ça je suis pas sûr que j'ai envie de le faire mais pour moi à mon petit niveau je pense que c'est indispensable pour percer bon alors
Loïc tu fais du contenu complètement inédit tu fais des épisodes de podcast tout en boxant avec tes invités comme ça t'allies le côté combatif avec le sujet de Fortitude ouais
Invité 1 il y a peut-être des trucs nouveaux à faire yes
Loïc excellent bah écoute Nicolas c'était super comme échange je sais pas si toi tu avais encore des points sur lesquels tu voulais qu'on échange
Invité 1 écoute bien sûr qu'il y en a plein mais je pense qu'on peut s'en garder un peu sous le coude pour l'épisode crossover qu'on se fera dans deux ans pour se dire alors Loïc tu te souviens de ce que tu me disais il y a deux ans où les frappés devaient atterrir non je pense que c'est pas mal de se donner rendez-vous parfait et de se garder un peu des trucs sous le coude pour en parler et je crois beaucoup à ça d'ailleurs sur un plan personnel par rapport aux objectifs qu'on peut se fixer quels qu'ils soient c'est d'avoir quelqu'un avec qui on rencontre et avec qui on prend rendez-vous tu vois pour dire bah t'en es où tu l'as fait t'as livré t'as fait ci t'as fait ça donc moi je te donne rendez-vous dans deux ans allons-y et on fera le point on fait ça en tout cas merci effectivement pour tout ce que t'as partagé c'était chouette j'espère que les auditeurs ont apprécié c'est vrai qu'il y avait des aspects un peu techniques de podcaster mais je pense que c'est aussi toujours intéressant pour ceux qui nous écoutent de savoir un peu comment ça se passe derrière en backstage et puis ce qui anime et je pense que tu devrais aller plus loin dans la démarche Loïc je t'ai gardé mon petit piège pour la fin je pense que tu devrais aller plus loin et que tu devrais faire un interview inversé ah
Loïc comme t'as fait ouais tu sais moi c'est
Invité 1 Emmanuel Aliwa que tu as reçu aussi qu'on a reçu tous les deux docteur en psychotraumatologie que j'avais reçu qui avait eu cette idée et cette impulsion et d'ailleurs c'est elle qui s'est livrée à l'exercice et on a fait un interview inversé dont j'avoue que j'ai été très surpris parce qu'il a bien marché alors que je considérais genre qu'est-ce que tu veux qui s'intéresse à ma vie etc et je pense que tu devrais tu devrais y réfléchir et si jamais Emmanuel n'est pas disponible ou tu ne sais pas qui pourrait se livrer avec ces exercices je serais ravi de te passer sur le grill pour que tes auditeurs voilà on connaisse encore davantage sur toi voilà tu devrais y réfléchir Loïc
Loïc bah écoute j'y réfléchis message entendu merci merci pour la proposition Nicolas mais ouais merci beaucoup c'était vraiment un plaisir cet échange ça faisait un moment qu'on en parlait je suis très content qu'on se soit organisé pour que ça ait lieu il y a plein de choses très intéressantes et je suis assez je partage ce que tu dis peut-être pour terminer sur cette notion de rendre compte ou en tout cas moi je vois vraiment un peu comme une émulation tu vois on joue un peu sur le même terrain il y a finalement plein d'aspects plein de similitudes entre les frappés et fortitude dans ce qui nous motive dans les invités dans ce qu'on va chercher avec chacun quand même sa petite spécificité et en fait je trouve que cette émulation elle est méga scène elle est hyper positive donc c'était top qu'on puisse qu'on puisse creuser un peu le sujet sur ce crossover et puis bah écoute sans rire rendez-vous pris je t'envoie l'invitation super on fait ça merci Nico
Invité 1 merci Loïc
Loïc merci d'avoir écouté cet échange entre Nicolas et moi-même jusqu'au bout j'espère que ça vous aura permis d'en apprendre un petit peu plus sur l'univers du podcast en général et sur le backstage des frappés en particulier dites-moi sur les réseaux ou par email si vous êtes intéressé par l'interview inversée que Nicolas me suggère en conclusion de notre échange à très vite pour un nouvel épisode et Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501
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