Les Frappés

De Los Angeles À Miami: 43 jours de traversée à vélo cargo avec Benoit Bigot

Loïc Blanchard Season 5 Episode 227

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Benoit revient sur le podcast plus de 4 ans après son premier épisode, pour nous parler une nouvelle fois de ses aventures à vélo. 

Des aventures qu'il aime concocter de manière... différente, et c'est le moins qu'on puisse dire. Lui qui a pendant des années largement contribué à prouver que le Fixie (vélo à pignon fixe) a toute sa place dans l'ultra cyclisme compétitif, s'intéresse depuis quelques temps à une nouvelle pratique, le vélo cargo.

Récemment, c'est aux commandes d'un vélo cargo chargé à 35 kilos qu'il a par exemple traversé les États-Unis, de Los Angeles à Miami, en 43 jours et plus de 5300 kilomètres.

Dans cet épisode, on parle de son expérience de l'hospitalité américaine, de routes désertiques sur des centaines de kilomètres, ou encore d'une arrestation sur un terrain militaire.

Excellente écoute à vous !

🎙 Les autres épisodes qui pourraient vous plaire :
👉 Épisode #56 - Le fixie 🚲 comme philosophie de vie avec Benoit Bigot (@fixed_everywhere)

👉 Traversée de l’Afrique de l’Ouest à vélo : Désert, Hospitalité et Aventure, avec Émilie Poudroux

👉 Stéven Le Hyaric : 4 400 km à vélo de la Canada au Mexique sur la mythique Tour Divide

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Speaker 2:

Quand je te dis fracture du mental, je pense que c'est le terme. J'ai mis une semaine à m'en remettre. C'est-à-dire que l'année dernière, c'est simple, j'ai fait bornes. Donc voilà, je suis parti aux Etats-Unis avec 1500 bornes dans les jambes. Je pense que ma peur, elle était là. Elle était vraiment ici. C'est que je n'avais pas le niveau. Et là, c'est la première fois en fait que je suis arrivé sur un truc où je n'étais pas prêt physiquement et mentalement.

Speaker:

Hello, hello, vous écoutez les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des professionnels, des voyageuses au long cours, des ou encore des militaires. Sous-titrage Société Radio-Canada Eh bien, écoute, Benoît, pour la deuxième fois au micro des Frappés. Je suis super content de te recevoir. Plus de quatre ans après ton premier passage sur le podcast. Vraiment, vraiment ravi, Benoît, que tu reviennes pour nous tes dernières aventures et, en l'occurrence, une énorme que tu viens de faire aux US. Donc, bienvenue à nouveau, Benoît.

Speaker 2:

Merci à toi, Loïc, de me recevoir. Ça, c'est toujours cool.

Speaker:

ça passe ça passe s'il y en a qui n'avaient pas qui n'avaient pas eu l'occasion à l'époque d'écouter l'épisode de lien est en description on avait parlé de plein de choses à de tes débuts dans enfin tes débuts tes nombreuses années dans les bassins compter les carreaux en natation ton passage vers le monde du vélo du triathlon puis ton arrivée sur on va dire une c'est quoi le terme que tu avais dit à l'époque, d'esprit du cyclisme, en tout cas une approche du cyclisme un peu différente, puisqu'on avait beaucoup parlé de Fixie, de Fix. Oui, exactement. Je me rappelle, d'ailleurs, c'est marrant parce que je parle de toi et de ton épisode qui ne m'avait pas mal marqué sur anecdotes, mais je me rappelle en l'occurrence, si j'ai mémoire, c'était ta première participation à ta première Cross France 300 km, où tu avais pris le départ en Fixie, et que tu avais partagée à ce moment-là, c'est que c'est sur la de départ, il y avait pas mal de commentaires des gens à côté de toi qui, en gros, te disaient qu'est-ce que tu fais là, de guignol en fixie et des gens que tu as doublés sur du Ventoux et à qui tu as fait fermer le bec puisque tu as

Speaker 2:

fait. Ouais, exactement. À la base, c'était un défi qu'on m'avait lancé et puis, au

Speaker:

fixe, quoi. Voilà. Yes, avec plein d'autres choses derrière je me rappelle on aussi parlé de tes courses d'ultra sur des biking man notamment t'expliquais que t'étais parti enfin globalement que tu sur ces courses assez peu équipées et que tu dormais quasiment avec rien sur le bas côté de la route t'avais enchaîné avec je crois que c'était un autre biking man où t'avais roulé par

Speaker 2:

degrés ouais ouais alors c'était pas un biking man ça c'était une autre organisation mais entre Madrid et Barcelone, l'organisation Pedalma. Magnifique organisation au passage. C'était un 700 kilomètres qui rallie Madrid à Barcelone en par un grand désert. Ce week-end-là, ils avaient eu des records de On avait eu un record de canicule. J'avais eu, je crois, un peu plus de 50 degrés au compteur. 48 degrés. C'était... ouais ça a été une belle belle course et j'en garde un super bon souvenir et j'ai toujours dit que j'y retournerai et malheureusement on peut pas être partout on peut pas tout

Speaker:

ouais bah tu vois c'est marrant parce qu'il y a vraiment des des partages comme ça qui marquent j'ai souvenir d'une story t'avais partagé je sais pas si tu t'en rappelles où tu roulais du coup sur cette course tu roulais il devait être 10h 11h du mat t'as le maillot ouvert et euh Et on t'entend dire, tu ton compteur. Enfin, je ne sais plus si tu avais la température sur le

Speaker 2:

degrés. Oui, je me souviens très bien. on roule capot ouvert. Exactement, c'est exactement les termes que j'avais Capot ouvert. C'était assez énorme. Oui, c'était sauf qui peut cette course. C'était vraiment, c'était une première fois que je roulais. Pourtant, j'adore le show. Mais là, c'était vraiment extrême. Et je me souviendrai aussi toujours, je m'étais arrêté au de la route là il y avait un champ où ils étaient en train et j'étais au milieu du champ en train d'attendre les jets

Speaker:

incroyable c'est des bons souvenirs ça voilà donc en tout cas une pratique passionnée et franchement pour quelqu'un qui fait un tout petit peu de vélo comme moi qui est méga intéressante parce que tu vois ça fait réfléchir à une pratique un peu du vélo le fixie encore une fois je parle souvent de ton épisode quand j'explique ce que c'est que les frappés tu vois c'est pratique enfin ça interpelle un gars qui se présente et un 300 bornes en fixie j'ai déjà vu plein de fois des des posts sur ton compte où tu vas rouler au Mont Ventoux qui neige qui pleuve qui vente voilà t'es là-haut ce que je trouve méga intéressant et pour introduire du coup peut-être cet il n'y a pas longtemps ta pratique a encore un peu évolué et passé sur un nouveau type de vélo les vélos cargo tu sais et encore une fois je suis pas dans le milieu comme toi mais moi j'avais jamais vu mais je suis un peu tu vois ultra talk j'ai eu plusieurs fois enfin voilà j'ai jamais vu de pratiquants enfin qui mêlent l'ultra cyclisme et les vélos cargo je sais si t'es en train de créer un truc ou si ça existe déjà c'est

Speaker 2:

ouais ouais non c'est marrant que tu rebondisses un peu là parce que alors j'ai pas tourné la page du pignon de fixe, J'ai ralenti. Je ne vais pas te mentir. J'en parlerai peut-être un peu plus tard par la suite. Le fixie, je suis... Je suis très content d'avoir pu... Je ne vais pas dire il n'y a que moi, mais je pense que en grande majeure partie le mec qui a un peu ramené le fixie

Speaker:

France.

Speaker 2:

Paris. Oui, carrément. Je ne dis pas que j'ai banalisé le fait de rouler, d'aller Parce qu'avant, c'était que des mecs qui se déplaçaient, des coursiers, ou alors des mecs pour se déplacer en ville, pour aller au BAHU ou au taf voilà et voilà ces dernières années moi j'ai vraiment mis l'accent sur sur rouler tous les avec sur faire mes sorties mes entraînements voilà banal et en fait j'ai remis beaucoup de gens ou alors j'ai découvrir aussi à beaucoup de personnes qui restaient avec leur pignon fixe en ville et voilà qui sont mis à rouler qui sont mis à aller et bah à vadrouiller à droite à gauche à faire des sorties de 50 60 100 bornes et puis bah 200 bornes et puis bah voilà moi j'ai aussi une petite communauté à j'ai un peu ouvert des portes fait un peu rêver également des gens tout simplement maintenant je sors je fais 50 km

Speaker:

mais du coup tu disais tu vois typiquement moi je te cache pas quand on avait enregistré à l'époque j'habitais encore en Suisse dans une ville qui est méga plate qui est balle et j'avais mon

Speaker 1:

taf mais j'avoue que ça me serait jamais venu à l'idée et je faisais déjà un peu de triathlon etc mais jamais je me

Speaker:

tu vois typiquement ton partage c'est vrai que moi ça un peu fait réfléchir et même depuis que je suis à j'ai rencontré des gars qui ont des ateliers de vélo, etc. sur X. Et je me dis, j'avoue que c'est tentant quand même. Je n'ai pas encore passé le cap, mais c'est vrai que ton c'est exactement ce que tu dis. En tout cas, ça m'a fait réfléchir sur ma pratique du vélo et me dire qu'il n'y a pas qu'une façon de le faire. Peut-être qu'un jour, j'irai sur le fixie pour tester un

Speaker 2:

comme tu fais toi. Oui, bien sûr. Sans rentrer dans l'abus, mais tu vois, je suis rentré d'une d'une belle aventure. Moi, j'habite maintenant au départ des Gorges de la Nesque. Vraiment, quand je te dis au départ, c'est le départ. J'habite à 200 mètres du début des Gorges. Et voilà, hier, j'ai fait un aller-retour. Donc, 17 bandes de faux plat montant, 17 bandes de descente. Purée, quel kiff de rouler ce vélo. Alors, j'ai pas mal ralenti suite à pas mal de ma vie, que ce soit personnel et professionnel. Donc, voilà, j'ai mis un peu... j'ai d'autres voilà on va dire que comme t'as dit j'ai un peu j'ai un nouveau une nouvelle pratique alors si on peut ça une pratique parce que ça reste toujours du vélo avec un vélo encore atypique mais voilà j'ai aussi un état d'esprit

Speaker:

changé ouais les gorges de la Nesque s'il y en a qui ça parle pas qui sont pas du sud c'est c'est globalement au pied du ouais voilà très très beau coin pour aller rouler Benoît, ce m'a poussé à te contacter pour qu'on échange, c'est que je le disais en intro vite fait, tu reviens d'une énorme aventure de plus de 40 jours, 42 jours exactement. 43 même. 43 jours aux Etats-Unis. Et tu as décidé, j'espère que je n'ai pas raté un truc en l'épisode, mais si tu m'as compris, c'était un rêve d'enfant de faire cette traversée ouest-est aux US.

Speaker 2:

Ouais. Simplement, alors voilà, j'ai déjà eu des invités qui ont tu vois, la Race Cross America, où c'est 12-13 jours, je ce genre de choses. C'est ça, c'est ça, ouais. Toi, t'as une approche, vu la durée, j'imagine, un peu

Speaker:

l'exploration, donc tu vas nous parler de ça. Mais, comme on l'a déjà dit plusieurs fois, tu l'as fait un peu différemment, tu l'as fait à vélo-cargo. Ouais. Alors déjà, ma première question, c'est, alors, un, pourquoi Parce que j'avais déjà vu que t'étais passé sur le vélo-cargo avant de partir faire ce truc aux US. Comment tu es arrivé là-dessus? Et est-ce que c'est des vélos cargo fixi ou pas du tout?

Speaker 2:

Non, non, alors pas du tout. Bien sûr, c'est possible. Tout est possible. D'ailleurs, à chaque fois, j'ai plein de messages. Ouais, passe-le en fixi, passe-le en fixi. Bon, voilà. Non, alors pourquoi? Ben ouais, ça fait maintenant... 2-3 3 années que je roule avec les vélos cargo donc le premier que j'avais acheté était un Bullit j'ai été aller chercher à Lyon à Font-l'Abise voilà petite petite bise à cette belle au passage d'ailleurs j'étais monté en pignon fixe à Lyon 250 bornes et j'étais redescendu en cargo avec le fixie le plateau devant incroyable voilà mais ouais voilà pas découvert parce que c'est des vélos que moi je connais depuis très longtemps mais que j'avais jamais roulé et ben faut jamais que je fasse trop comme tout le monde donc j'aime bien un peu me démarquer aussi voilà c'est pas pour se vanter ou pour frimer ou quoi que ce soit enfin entre guillemets plus trop grand chose à prouver donc voilà c'est plus un que j'aime beaucoup esthétiquement qui est voilà ça a de gueule c'est c'est C'est assez sympa et c'est surtout très Voilà, en fait, le gros point, il est là. Mon vélo cargo est super confort. J'ai fait un montage, donc je me suis fait plaisir, bien Je mets toujours des belles pièces. Voilà, il faut que ça reste de la belle mécanique, bien Mais voilà, je trouve le vélo cargo aussi très pratique. Donc là, pour partir aux États-Unis, j'avais fait en fait simplement un sac que je viens mettre sur le plateau devant. Donc voilà, où j'avais au final pas grand-chose. parce que je suis parti relativement light quand même et tout ce qui est habits que ce soit pour la pluie que ce pour la neige que ce soit pour le très chaud le très froid ce qui était bivouac j'avais mis un petit rack derrière avec deux sacoches donc c'était quand même vraiment pratique en fait c'est le côté surtout pratique je suis pas là à 4-5 sacoches je sais plus où j'ai mis non non soit j'ai mon sac devant ou j'ai pas grand chose et puis derrière en fait c'est juste mes affaires de bivouac sur le rack donc Au c'est très rapide à savoir où je mets mes choses. C'est plus pour ça. Une fois de plus, l'esthétique de ce vélo que j'aime

Speaker:

finalement.

Speaker 2:

Exactement. Honnêtement, j'aurais pris un vélo route classique enfin je dis classique c'est un vélo route on va dire j'aurais mis mes sacoches dessus de devant de derrière voilà j'en aurais moins chié sur beaucoup de parties parce que voilà le vélo ça reste un vélo avec une petite roue devant 20 pouces donc ça reste beaucoup plus lourd qu'un vélo classique enfin moi j'ai un vélo cargo à vide c'est 19 kilos et ouais donc un vélo allez on prend une randonneuse allez à 13 kg mais ça fait déjà 6-7 kg de moins quand même donc bon voilà pas que je me tire une balle dans le pied une fois de plus et puis une fois de plus j'ai quand même aussi un peu changé d'état d'esprit donc voilà aller vite c'est une chose

Speaker:

ouais alors justement c'était quoi c'était quoi ce projet d'enfant que t'avais en tête avec les Etats-Unis en

Speaker 2:

ouais ça fait ça fait Vraiment, vraiment, vraiment des que j'y pense à ce voyage. Après, c'est toujours pareil. Un voyage, il faut du temps. Il faut de l'argent, évidemment. Il faut des moyens quand même pour partir. Ce n'est pas aussi simple que ça. Sur rêve, c'était… ouais quelque chose qui alors je l'ai vraiment très très très très longtemps on va dire une puis ben voilà il y a une quinzaine d'années moi j'avais ans donc c'est vraiment pas simple j'étais dans une autre de ma vie où j'étais sportif de haut niveau donc c'est pas le moment de faire ça et on va dire qu'avec les années l'expérience de mes courses en ultra à distance voilà quoi j'ai fait quasiment 5 ans de course d'ultra d'ultra à vélo et d'autant plus qu'en pignon fixe J'ai eu d'y aller. Ça s'est fait du jour au lendemain, clairement. C'est simple, je suis parti le 11 janvier. J'ai pris l'avion de Marseille. J'ai pris mes billets. On était aux alentours du 17 décembre à peu près. 17-20 décembre. Ça s'est fait trois semaines avant. Ça me cogitait parce que j'avais fini de bosser. Moi, je bosse en saisonnier. On y reviendra on y reviendra après j'étais en train de en rond et plus ou moins j'avais cette idée parce que je que j'avais du temps et que j'avais de l'argent cette donc que en fait je pouvais partir il n'y a pas grand qui me freinait mais je pense que j'avais un peu peur un peu peur de partir parce que mine de rien on est sur sur un gros voyage sur une grosse aventure sur on parle des Etats-Unis reste maintenant que j'y suis allé je vais je vais voilà je vais Je n'ai plus le même discours, mais c'est un pays énorme. C'est tellement long, tellement grand, tellement tout en

Speaker:

dire. Et du coup, ce que tu avais en tête, c'était déjà à la base de faire cette traversée. La symbolique pour toi, elle était aussi là-dedans, de faire côte ouest, côte est?

Speaker 2:

Oui, carrément. Après, ce n'est pas mon trajet de rêve, on va dire, avec avec tout ce qui est Yosemite, voilà, tous les parcs Ça, c'est vraiment mon tracé de rêve avec tout ce qui est et tout et vraiment des paysages incroyables, la route 66, de vallée, voilà, etc., etc. Le truc qu'il y a, c'est qu'à cette période, c'est un peu c'est un peu qui tout double, c'est soit tu as des plutôt correctes, donc ce n'est pas non plus des gros soit tu peux prendre très très cher très rapidement, pluie, froid, neige, verglas. Donc voilà, je J'ai joué un peu la carte de la sagesse et je suis resté vraiment plus au sud. On a sauvé les meubles et c'était parfait.

Speaker:

Comment tu as fait pour le vélo? Tu l'as emmené avec toi? Tu as trouvé un partenaire sur place?

Speaker 2:

Non, du tout. Je ne me suis pas embêté. Un carton, j'ai démonté tout le vélo. Au final, c'est guère plus long qu'un vélo classique. En fait, ce que je fais, c'est qu'en démontant mes deux roues et mon rack à l'avant en fait il rentre dans un carton de vélo normal j'ai juste à faire une petite prolongation trentaine de centimètres devant voilà parce que j'ai mon et ma fourche qui sortent et qui sont un peu plus longs mais voilà ça n'empêche pas de voyager avec d'ailleurs j'avais fait

Speaker:

voilà ça pose pas de soucis ok et par curiosité donc tu disais devant t'as une roue de 20 pouces c'est quoi le reste de

Speaker 2:

comme groupe? là dessus il est monté quand même avec des pièces très propres donc j'ai un ensemble Thomson devant pour la et le guidon j'ai une tige de sel de chez Deda en carbone j'ai un groupe AXS SRAM monoplateau dessus donc voilà c'est un beau vélo et puis voilà ma roue de 20 pouces c'est une de BMX Race donc voilà c'est une belle roue devant j'ai un moyeu dynamo de chez Son et puis derrière j'ai une roue Duke avec un beau moyeu Chris King enfin voilà c'est vraiment un beau montage comme je fais à chaque fois je me fais dans le matériel je suis dans le milieu donc j'ai le gros d'avoir des pièces pas chères voire même des pièces qui me

Speaker:

cool ouais t'as raison autant se faire plaisir surtout pour projet comme ça et dernière petite question du coup un poil tu parlais de confort t'as fait le choix d'avoir quoi comme?

Speaker 2:

bah là du coup c'est un cintre plat un cintre plat en et très important alors déjà c'est de partir avec des neuves parce que voilà pas des poignées qui sont rincées que tu peux très rapidement avoir mal aux mains les journées et j'ai également fait le choix de mettre parce que voilà on a des lignes droites là-bas alors à perte de vue notamment une qui me restera gravé à vie quand j'ai la route le soir et que et que je vois à un moment donné une ligne droite j'ai dit mais attends là il y a un truc c'est possible il me l'a calculé en mode vol d'oiseau non non en fait j'avais un désert de 215 km exactement on était au jour et là je vois ça je fais oh putain t'as eu 215 bornes de ligne droite 213 km exactement les deux derniers je dans la ville donc il y avait un peu de virage mais ouais Incroyable, incroyable. On y reviendra peut-être plus tard, mais au final, les lignes droites, ce n'est pas ce qui m'a dérangé le plus, très

Speaker:

ok donc un vélo bien équipé donc au final t'es parti avec quoi un peu avant de prendre le départ tu disais qu'il y peut-être un peu de peur qui te retenait avant que finalement tu prennes tes billets au dernier moment c'était quoi t'as de la taille du pays etc c'était quoi c'était la logistique

Speaker 2:

que la logistique c'est jamais compliqué quand tu pars parce que tu pars avec tout alors en arrivant il y a eu un petit et tout parce que mon vélo est arrivé donc moi je suis le 11 janvier j'avais prévu de commencer l'aventure le 12 truc qu'il y a eu c'est qu'en arrivant le 11 janvier à midi que mon vélo est arrivé donc déjà ça a commencé mal parce du coup il manquait tout mon sac avec tous mes affaires mes habits et compagnie et compagnie et là on parle de un peu galère alors normalement ça n'arrive pas mais là exemple moi mon carton de vélo donc j'avais démonté mes j'avais démonté mon dérailleur j'avais démonté ma chaîne etc sauf que là tu vois par exemple j'étais à 12 km de que j'avais réservé et du coup tu sors de l'avion tu montes ton vélo tu mets ton sac dessus tu vas à l'hôtel 12 bornes il n'y a rien de compliqué sauf que là du coup tous tes plans changent parce que j'ouvre mon carton et je fais mais mais je suis con putain mes pédales elles sont dans mon sac mon dérailleur il est dans mon sac ma chaîne elle est dans sac et au final je peux juste mettre les roues et mon rack et puis voilà après je fais de la trottinette donc tu vois tu commences la journée tu t'atterris à Los Angeles un qui fait 4 fois celui de Paris tu sais pas où il faut aller il faut aller faire les papiers bon alors j'ai de la chance je parle anglais donc voilà ça facilite les choses mais le mec tu lui expliques tu lui dis ouais mais attendez ça quand parce que c'est pas la première fois que je voyage j'ai déjà eu le cas Moi, c'était un vélo qui n'était pas il est arrivé quatre jours après. En fait, ça peut vite avoir des complications. Le gars me dit, non, non, non, demain, tu viens à 17h, ton sac sera là. Le lendemain, à 14h, je suis allé à l'aéroport, j'ai tenté coup et finalement, mon sac était déjà arrivé. J'ai perdu un jour, on va dire. Non, après… Ce qui me faisait peur, je pense, c'est la de l'aventure. C'est la durée de l'aventure et d'être loin. Alors, pas loin de tout le monde parce que... Que tu fasses une aventure en Espagne, en Allemagne, au final, il n'y a personne qui est là pour t'aider. C'est vraiment la durée de l'aventure, je pense. La durée de l'aventure et la grandeur des États-Unis.

Speaker:

Parce qu'avant même de te lancer, tu disais 43 jours. Tu avais tablé sur quoi? Parce que tu es quelqu'un qui roule quand même énormément. Je pense que s'il avait fallu plier le truc en 15 jours, tu pu.

Speaker 2:

Je ne suis pas parti seul. je suis parti avec un ami donc Henri 62 ans donc voilà pas jeune c'est un mec qui roule voilà qui fait entre 12 et 15 à l'année donc voilà j'avais déjà rouloté un petit peu lui alors c'est sûr on n'a pas du tout le même niveau mais c'est un mec qui a déjà un peu voyagé etc etc moi j'avais sur je devais partir seul donc moi j'avais tablé sur un mois un mois ça faisait des jours ça faisait des journées à 160 c'est des choses que j'ai déjà fait quand j'avais fait un déjà en cargo aussi exactement voilà c'est quelque chose était largement faisable là du coup quand il s'est greffé moi j'ai revu directement la chose à la baisse un peu parce que je savais que pour lui ça passerait pas c'était déjà un peu tu vois ça commençait déjà à faire long là même les jours et tout il y a eu des jours un peu compliqué, il y a eu des jours avec beaucoup de vent, on faisait aussi de là où on se trouvait, on est aux Etats-Unis, il y a des pendant 500 bornes, il n'y a absolument rien, donc il essayer de trouver un petit motel, ou une petite ville, petite connerie, des gens qui t'accueillent, c'est jamais donc il y a eu des jours où on a dû pousser un peu, pas mais mais voilà il fallait pousser et puis il y a eu un peu plus cool voilà on a fait quelques jours aux alentours des 100 km alors bien sûr ça reste tout de même 100 km en vélo chargé faut pas l'oublier mais tout ça moi je l'avais calculé je l'avais vraiment tout préparé parce que on a pris nos retour également directement donc voilà on savait le 26 février donc moi j'avais tablé pour arriver deux avant à Miami voilà pour arriver le 24 pour arriver le mardi 24 Et puis, ça l'a fait facilement et ça nous a permis même les derniers six jours de clairement… lâcher du lest on s'est trouvé des warm showers tous les soirs on était invité chez des gens on roulait 3h tous les jours on faisait entre 70 90 bornes maximum non voilà ça a permis de voilà et mon a vraiment apprécié ça il y a eu des jours on a enchaîné 4-5 jours à 150-160 vent dans la gueule bon il m'a maudit le soir il me maudissait mais voilà je lui disais Henri tu sais il avancer je lui dis ouais il me dit c'est bon on a 2 jours tu sais Henri l'avance on l'a pris et on a mis des jours et des jours à prendre 2 jours d'avance à faire 10 bornes de par là 10 bornes de plus par là le truc c'est que tu peux tu peux très très vite la perdre tu peux tomber tu peux avoir un gros pépin mécanique tu peux tomber malade tu peux voilà il peut avoir tu peux être bloqué pour des intempéries ça a été le cas avant El Paso à cause de la vague de froid voilà il peut vraiment voilà on peut perdre rapidement 1, 3 jours et du coup après c'est pas la même parce que tout en avance que t'as perdu malheureusement il va falloir

Speaker:

journées donc voilà excellent ok et du coup c'était la

Speaker 2:

enfin pour vous deux c'était la première fois qu'on et ça sera pas la dernière forcément j'annonce direct vais retourner tourner parce que j'ai kiffé et que j'ai kiffé, que ce soit les décors, que ce soit les gens, l'état d'esprit des gens, la gentillesse des gens, le respect des C'est franchement un super pays que j'ai vraiment

Speaker:

Excellent. alors justement du coup si c'était ta première fois c'est quoi un peu les qu'est-ce qui te qu'est-ce qui te faisait rêver dans les Etats-Unis en particulier et une fois que enfin que t'es revenu qu'est-ce qui bon là tu viens de le dire il y a beaucoup de choses qui t'ont visiblement marqué tu vois est-ce que ce qui t'a marqué c'est ce que tu t'attendais à

Speaker 2:

ouais au final tu sais c'est alors on a fait pas mal de shower donc bon au passage je vais expliquer ce que qu'il y a peut-être pas mal de gens qui connaissent pas donc Wormshore c'est une application tout simplement pour les qui voyagent voilà qui permet de se faire entre guillemets gratuitement voilà et les gens vous vous donnent un toit vous invitent chez eux alors ils vous font pas forcément à manger voilà mais ça voilà vous discutez l'application elle est intuitive vous voilà vous mettez le nombre de personnes que vous êtes tu as l'adresse exacte des gens tu tu peux voir à combien de kilomètres tu es de deux exactement. Ils vont te dire, vous pouvez dormir dans un lit. Chez moi, je peux vous loger, mais il faut la tente ou je mets dans le garage, etc. Vous pouvez prendre une douche, vous avez le droit de laver vos affaires, etc. Franchement, c'est une appli qui est super bien. Pour revenir à la gentillesse des gens, je raconterai après qui a été incroyable sur la gentillesse des moi, à chaque fois, on a été invité le soir et on allait dans des restaurants. On parle de 20 dollars, on parle d'un burger, d'une bière, 20 dollars plus mon pote Henri, 20 dollars, c'est 40 dollars. Les gens, ils ne nous connaissent pas. Ça fait deux heures qu'on est chez eux, ils nous ouvrent leur maison, on arrive, il y a à manger, il y a à boire, à l'aise, faites comme chez vous. Vous avez le choix, il y a un grand lit, soit vous prenez le grand lit, soit il y a deux chambres, vous faites comme voulez. Enfin, voilà, incroyable. Donc, ça, c'était le petit point Warmshower. C'était pour expliquer. Et au final, c'est ce que je discutais avec les gens le soir parce qu'ils me demandaient qu'est-ce qui te plaît? Est-ce que tu es surpris de quelque chose? Et au final, tu sais, maintenant, avec la télé, avec les américaines et compagnie et compagnie, en fait, il n'y a rien qui m'a choqué. Tu vois, il n'y a rien qui m'a surpris. En fait, c'était comme si j'étais déjà allé parce que tout est comme tu vois dans les films, dans les séries. Tu vois, il y a tout qui est pareil. Et au final, tu connais. Tu vois, tu connais tout par cœur parce que maintenant, La série que tu regardes, elle est tournée aux États-Unis. Le moindre film que tu regardes, c'est fait aux États-Unis. Et voilà, au final, tu arrives là-bas. Le premier jour, c'est marrant, mais… tu vas dans les de service, tu sais tout comment ça fonctionne, voilà, tu vas choper ton gobelet de 1,5 litres, tu vas au distributeur à tu fais cuire ton dog, enfin, t'es un vrai américain déjà, vois, t'as tellement... Et au final, tu vois, il n'y a rien qui m'a surpris, tu vois, et je n'ai pas été choqué ou... Et ça, j'ai trouvé ça vachement déroutant parce que tu vois, la plupart du temps, je vais dans des pays, tu c'est pour découvrir plein de choses et tout, mais au t'arrives là-bas et... un américain en fait tu vois tu connais déjà tout tu sais

Speaker:

c'était quoi la réaction des gens quand tu leur expliquais le

Speaker 2:

et qu'ils te voyaient faire ça à vélo cargo alors la des gens chez qui on allait parce qu'on était sur une relativement fréquentée on va dire et c'est des gens qui sur la route de ce chemin que les gens empruntent quand ils font la traversée ils ont pas été forcément trop étonné les gens chez qui on allait les warm showers voilà après ils toujours un peu surpris par le vélo parce que beaucoup de n'en avaient jamais vu après moi j'ai un pote à moi qui est américain et en fait son vélo cargo c'est sa maison voilà il a rien d'autre que ça lui et il passe sa vie sur les routes et d'ailleurs j'ai eu la chance de le croiser deux jours El Paso d'ailleurs j'ai fait une petite dédicace à Eric alias True Marmelade sur Instagram. C'est un gars qui... qui vit sur son vélo cargo, qui sillonne les routes qui fait les poubelles. Alors, il n'est pas du tout un manque d'argent. C'est quelqu'un qui vit à travers les réseaux sociaux, dans le monde du vélo et compagnie et compagnie, qui fait de qui fait de la vidéo. C'est quelqu'un qui n'est pas du tout à plaindre. Mais il fait les poubelles et je le kiffe parce qu'en il veut dénoncer beaucoup de choses. Tu vois, comme on a dans les grandes surfaces, tu vois tous les produits qui sont en date limite et compagnie qui sont c'est des tonnes et des tonnes et des tonnes et tu vois je me souviendrai toujours parce qu'on s'est croisé avant El Paso et ce gars je l'ai jamais vu on se connait que sur les réseaux depuis six ans on se connait et tu vois on croisé en plein milieu d'une ligne droite avant El Paso un déluge il pleuvait et tu vois on s'est pris une demi-heure sous la flotte mais il tombait des trompes d'eau et tout tu vois on a passé un moment fort et intense et il m'avait tu sais quoi tu vas à ce warm shower tu vas voir c'est trop bien c'est atypique et tout donc du coup j'avais envoyé un à cette femme là qui avait le warm shower elle m'avait le truc et tu vois quand je suis arrivé là bas donc j'avais scolaire un ancien bus scolaire magnifique et ce gars là m'avait laissé un cadeau c'était que des confiseries des voilà il m'avait laissé un paquet il m'a dit voilà pour toi bonne route route bonne fin d'aventure et tu vois une fois plus pour parler de la gentillesse des gens tu vois c'est c'est incroyable et voilà donc t'as des gens des warm shower qui avaient déjà vu ce type de vélo cargo parce que Eric en fait il a sillonné les Etats-Unis et il connait énormément warm shower et en fait j'ai fait beaucoup de warm shower où il était passé donc les gens tu vois il y en a qui sont pas surpris et qui disent oh mais j'en ai déjà vu un et tout et je dis ah ouais c'est Eric c'est ce gars là tu sais tu tu montes la photo et tu dis et les gens ils sont là ils sont sur le cul parce que ils l'ont vu une fois et toi tu leur dis ouais c'est mon pote on s'est vu il y a 15 jours à El Paso en fait là tu te dis putain le monde il est petit il est petit en fait et ouais c'est incroyable c'est incroyable

Speaker:

c'était quoi les parce que j'imagine que d'un point de vue paysage peut-être même culturel d'ailleurs t'as dû voir des quand même le pays tu le disais il est monstrueux ouais c'est globalement plus grand que l'Europe enfin c'est l'Europe quoi tu devais découper un peu le trip sur ces 43 jours ça a été

Speaker 2:

sections? les grandes sections ça a été je suis parti de Los Angeles le point de départ Los Angeles, Santa Monica et j'ai fait arrivée à Miami j'ai essayé de rester le plus au sud la frontière mexicaine c'était vraiment un choix pour un peu de la montagne pour avoir aussi des conditions aussi meilleures et si je dois découper le trajet Je découpe en trois parties et je fais un Los Angeles El Paso où là, as quatre états. Tu as Californie, Arizona, Nouveau-Mexique et début du pour El Paso. Et là, on est vraiment dans la partie que j'ai kiffée. la partie désertique la partie alors attention il y a des villes je dis désertique mais voilà t'as Phoenix t'as Tucson voilà t'as de la grande ville quand même mais on est pour dans la partie désertique, les grands espaces à les couchers de soleil, les levées de soleil, les montagnes, les lignes droites. Alors les lignes droites, il y en a eu tout le long, mais tu les vois encore plus quand tu as vraiment des grandes tout autour de toi en fait. Donc ça, c'est vraiment la partie que j'ai kiffé parce que ce qui est désertique, tu es vraiment seul en fait. Moi, on a fait des quatre 5 jours sans voir personne et ça moi j'adore j'apprécie tu vois j'apprécie le t'es en train de ta map le soir tu vois et là tu te dis ouais donc là là là là nous on est dans une petite ville demain il y a un ici ok donc là on s'arrête ici absolument parce que en fait il y a 470 bornes et ben il y a rien donc tu vois je prenais vraiment j'ai une application où t'arrives à vraiment savoir les stations service la moindre petite épicerie alors des fois ils te mettaient allez petite épicerie ici tu vois moi dans l'expérience et dans le doute que ce ou qu'elle est fermée définitivement ben voilà en fait de partir pour ces 470 bornes c'est à dire à peu près 3 voire 4 et ben tu t'arrêtes et tu fais les recharges surtout en eau parce que quand on est parti de Californie il faisait une chaleur monumentale on a eu entre 30 et 35 tous les jours donc ouais moi je vois pas forcément beaucoup mais Par contre, une fois que j'ai fini de rouler, je me bois un lit de 5, la nuit, je vais avoir soif, etc. Et ça, c'est vrai que c'est des choses qu'il faut prévoir. Et ça, c'était aussi mon rôle tous les soirs de mapper, de savoir où aller, de jongler. Parce que j'avais fait une trace, on va dire bête et mais de Los Angeles à Miami. Mais tous les soirs, tous les soirs, tous les soirs, tous les soirs, je remappais. Pourquoi? Tout simplement pour choper du warm shower, pour éviter des motels moi de base j'avais prévu de faire beaucoup de voilà parce que c'est quelque chose que j'adore j'adore le j'adore être dans la nature et tout et tout bon voilà je parti avec Henri donc un peu plus âgé qui a un petit peu plus besoin de confort on va dire et c'est compréhensible aussi en plus il a eu des graves problèmes de dos il y a années il a eu une grosse opération et tout donc bon en tente on dort pas forcément pareil que dans un vrai lit donc on a fait quand même beaucoup plus de motel et warm de bivouac même si on en a fait quand même pas mal mais voilà tous les soirs c'était mapper prendre la route que j'avais ou moins tracée voir s'il y avait un warm shower s'il fallait faire un détour retracer etc etc donc voilà et ça dans cette partie ça avait été compliqué parce que voilà c'est une désertique donc un peu plus et un peu moins peuplée on va mais voilà on va dire que moi ça a été ma partie number one

Speaker:

partie c'est marrant parce que tu dis ça tu parles de euh Bon, on est sur un... Les Frappés, c'est un podcast 100% audio, mais s'il y a qui ont l'occasion, pendant qu'ils écoutent, de regarder un Maps, c'est assez hallucinant. Je n'avais jamais fait gaffe parce que tu fais un zoom sur Texas, tu as un quadrillage de routes importantes à peu près Par contre, le Nouveau-Mexique, il n'y a rien.

Speaker 2:

Il n'y a rien. Il y a deux routes au Nouveau-Mexique. Il y a deux routes et tu te débrouilles. Et bien que, voilà, toi, tu le vois sur Google, tu vois, là, tu es en train de me parler du Texas. Donc, on va y venir. Là, deuxième partie du voyage bête et méchant, le Texas. Ah ouais, ok. Ouais, le Texas, c'est un... Tu vois, c'était... Alors... quand on a commencé le voyage, c'est vrai que je pars un je m'étale un petit peu, mais j'ai tellement de souvenirs, plein d'idées qui me viennent, plein d'anecdotes, mais tu quand on est parti, moi, pour remettre un peu les choses dans le contexte, je travaille en saisonnier maintenant au pied du Ventoux, donc j'ai stoppé de travailler dans les équipes de vélo, pour certaines raisons, on va dire, pour des points qui ne me plaisent pas trop, c'est-à-dire que c'est un je fais une petite parenthèse voilà mais un milieu où trop ouvrir sa bouche quand quelque chose va pas où faut faut rien dire et tout et en fait moi c'est pas dans ma nature s'il y a un truc qui va pas je l'ouvre et en fait ça plaît forcément et voilà c'est un milieu que j'ai énormément j'ai vécu des choses de fou j'ai rencontré du monde comme possible tu vis avec les athlètes c'est aussi tu vois il y a beaucoup de gens qui auraient kiffé être à ma place donc je suis vraiment reconnaissant tout ce que j'ai vécu allé dans des pays aussi incroyables mais voilà j'ai mis de côté peut-être qu'un jour j'y reviendrai on sait jamais mais voilà pour le moment c'est de côté et en fait j'ai je mécano vélo mais maintenant je suis au pied du c'est incroyable je bosse à Bédouin location pareil gros big up à mes patrons et voilà c'est ma famille en fait maintenant c'est vraiment un shop familial ils bossent en famille euh n'y a pas de prise de tête. Ça bosse dur. Ça bosse bien. Ça bosse très bien. Ça bosse très pro. Et on a du monde comme pas possible. Donc, voilà ça. Ça fait que je bosse du 1er avril au 31 octobre. Je bosse placard. Je fais des semaines. Je vais… Je ne vais pas dire le nombre d'heures que je fais parce que je vais avoir l'Ursaf sur le dos. C'est incroyable. Je sais que je bosse 7 mois placard et que derrière, je 5 mois en vacances. Ça me permet d'avoir du temps et de pouvoir bouger. Ça, c'est génial. Le seul truc qu'il y a, c'est que pour faire ce voyage, il que je parte l'hiver. Je n'ai que cette période-là. C'est comme ça. Pour revenir au Texas, toi, tu le vois sur Google map mais tout il n'y a pas tant de route que ça voilà malgré tout c'est c'est c'est C'est de la grande route, c'est du direct. Il y a beaucoup de chemins aussi. On se demandait pourquoi ils ont tous des 4x4, ils ont tous des grosses voitures et tout. Parce qu'en fait, tout ce qui est route secondaire, c'est des pistes, tout simplement. Mais après, les vraies routes praticables à vélo, il y en a beaucoup, mais ça reste limité. Deuxième partie du voyage, le Texas. le Texas donc on l'a chopé à El Paso après d'ailleurs une de neige donc ouais c'est incroyable parce que le jour où on est arrivé à El Paso on est arrivé sous la neige on est c'était 13h de l'après-midi à El Paso d'ailleurs shower incroyable sur les hauteurs d'El Paso une famille voilà qui nous ont accueillis encore une fois et on est sous la neige et le lendemain tu pars tu pars sous 25 à 9h quoi c'est c'est ouais bienvenue au Texas c'est et donc ouais le Texas on a fait El Paso Houston donc là on part sur une diagonale la plus longue diagonale qui existe au Texas donc tu pars pour 1200 1300 bornes et ouais c'est long c'est un état qui est très très long qui est aussi très marrant pareil beaucoup d'anecdotes sur le Texas vas-y vas-y tu vois je suis arrivé je suis arrivé au Texas je me rappelle plus le nom du bled ah j'ai plus le nom du bled un truc qui finit en tasse ou un truc comme ça bon bref un bled une d'habitants pour te dire en plein milieu du Texas au milieu de nulle part avec pas une ville pas un village à 200 à la ronde et en fait j'avais vu dans ce bled là il y un community center donc community center c'est un genre de salle des fêtes en fait donc salle des fêtes pour le village pour les gens qui veulent avoir des réceptions faire un plein de choses et il y avait un numéro au dessus donc moi l'avais anticipé j'avais envoyé un message il m'a dit ouais ouais pas de soucis donc en fait ça tu payes 10 dollars la et en fait j'avais 500 mètres carrés pour moi tout seul des matelas une salle de bain une grande cuisine enfin bon voilà il y en avait de reste et donc le gars je me trouve devant salle des fêtes community center donc j'appelle le gars il me dit ouais je suis là dans 10 minutes bouge pas et là en fait tu vois le cliché mais le mec qui arrive avec son gros pick up le cow boy son chapeau les les Santiago les bottes là et puis tu vois le gros 357 magnum tu sais à la taille et là tu regardes t'es plus choqué parce qu'en fait j'en ai vu des j'en ai vu avant le Texas on en a vu plein on en a vu plein plein de gens armés et compagnie donc ça fait partie de ces Là-bas, c'est normal. Donc, voilà, moi, ça ne me dérange pas. Mais tu vois, c'est une anecdote. Tu dis, qu'est-ce qu'il fait, lui? Il n'y a personne 200 kilomètres à la ronde. Il y a un village de 15 habitants. Tout le monde doit se connaître. Et l'autre, il est armé jusqu'aux dents. Mais c'est le Texas, tu vois. Et c'est trop bien. Et quand je racontais ça aux warm showers le soir ou aux gens que tu rencontres sur la route, ils disent, ouais, c'est ici. C'est normal, c'est comme ça. Mais c'est fou. C'est fou.

Speaker:

j'avais un boss qui avait au Texas moi je travaillais à Fort passer à Dallas et je suis passé plus au sud ah bah voilà te le demander à la base si t'étais passé par ce coin là et très très bref ce boss il avait une arme à feu en permanence à de main c'est à dire que dans son bureau il avait son tiroir clavier avec un gun dans son pick up il avait un gun dans la à gants et dans la portière sur lui il avait un gun enfin tu tout le temps ouais c'est vraiment c'est culturel c'est

Speaker 2:

c'est tu vois moi je suis passé pareil en plein milieu du t'es au milieu de nulle part tu passes devant des armuries et c'est fou t'as pas une station service pendant 300 bornes mais par contre tu peux acheter des armes y'a pas de soucis et ça c'est tu vois t'es au milieu de nulle part tu te dis qu'il y ait une super aide qu'il y ait un truc on peut se bah non je suis désolé par contre si tu veux acheter un ouais tu vas là-bas c'est fou gros délire c'est incroyable le Texas alors j'avais un gros a priori sur le Texas parce que avant de partir je suis comme tout le monde je vais sur je lis des choses je regarde et compagnie et compagnie aussi là-bas me disaient attention au Texas machin et tout et puis au final non super j'ai pas vu de différence alors vrai que ça fait Le Texas, il m'a fait mal. Il m'a fait mal mentalement parce qu'on a pris de face. Quand je dis beaucoup, c'est-à-dire que j'ai pris 10 jours de face. 10 jours vent de face, c'est très long, c'est très dur. Ça souffle énormément. Les routes sont mauvaises. Il n'y a pas un rendement de fou déjà à la base, mais tu me rajoutes du vent, c'est horrible. Je roule à 17 à l'heure tous les jours. Pour faire 100 bornes, 17 à l'heure, tu passes 7 heures sur le vélo. sauf qu'il fallait faire 120-130 tu fais des journées 8h30 très long et le Texas il m'a pas fatigué musculairement ou mais par contre mentalement je suis sorti du Texas cuit et ce qui est dur aussi c'est que tu vois jusqu'à El jusqu'à l'entrée du Texas même si c'est long à traverser les états tu mets 4 jours à traverser les différents états mais tu vois, tu passes de la Californie à l'Arizona, de Puis tu sais, tu as toujours le panneau, tu vois, tu c'est la photo. D'un côté, bienvenue en Californie, de l'autre côté, en Arizona. Et tu vois, à chaque panneau de changement d'état, tu moi je m'arrêtais, je faisais une photo pour Insta, tu et voilà. Et c'est là que tu vois que tu avances, tu vois. Le Texas, alors c'est pareil, même quand je suis parti de Angeles, le premier soir, je mets Google Maps pour voir où je me situe. Voilà, je je me suis fait mal à la tête. Je te promets, j'ai eu une fracture du mental. Et je vais te dire, ça m'a fait mal à un point que Le jour, j'ai fait 140 bornes. J'ai l'impression que je n'avais pas bougé. Et tu sais, tu zooms. J'étais à Los Angeles, donc j'avais le point juste à côté Los Angeles. Et là, tu dézooms, tu dézooms et tu dézooms et tu dézooms. Et tu te dis, mais ça s'arrête quand en fait? Je ne voyais pas la Floride et tout. Et là, quand je te dis fracture du mental, je pense que vraiment le terme. J'ai mis une semaine à m'en remettre. Et je vais te dire pourquoi. Tous les jours, j'avais du mal à m'en… à me mettre dans le et c'est pour ça aussi il y a 5 minutes que je parlais du taf que je faisais à Bédouin en tant que saisonnier la malchance que j'ai c'est que du coup je bosse énormément et je pas le vélo ou alors très très peu c'est à dire que l'année dernière c'est simple j'ai fait 1500 bornes donc voilà je parti aux Etats-Unis avec 1500 bornes dans les jambes donc aussi je pense que ma peur elle était là elle était ici c'est que j'avais pas le niveau sans parler de performance mais je voulais pas subir en fait tous les jours à rouler que ce soit dur j'ai un vélo chargé etc etc je suis parti avec bornes dans les jambes et voilà et c'est pour ça que tout à l'heure je parlais j'étais venu sur mon boulot je je m'étais emmêlé les pinceaux je sais même plus pourquoi c'était pour ça en fait et ma peur je pense qu'elle venait de ça tu vois je pense que j'avais peur de de pas y arriver physiquement et quand je te dis voilà que le premier jour dézoomé et je dis putain putain, mais attends, en fait, on pas bougé. C'est simple, 140 bornes, je n'étais toujours pas sorti de Los Angeles. J'étais dans un quartier qui s'appelle San Bernardino. Bon, alors qu'on est sur la fin de Los Angeles, mais quand Et là, je me suis dit, putain de merde. J'ai dit 140 bornes, je dézoome, je ne vois pas Et là, voilà, j'ai vraiment eu du mal. La première semaine, c'est tous les matins que je montais le vélo. Je ne savais pas si j'allais réussir l'aventure C'était la première fois de ma vie. D'habitude, j'étais sportif de haut niveau, donc sur les courses. Je n'ai jamais douté de ma vie sur une compétition quand à un départ. Jamais. J'étais quelqu'un qui m'entraînait dur, qui était Je savais que j'avais des capacités pour faire des choses Et là, c'est la première fois que je suis arrivé sur un truc où je n'étais pas prêt physiquement et mentalement. Et Je me disais, avant le départ, je me disais, ça va le il va me falloir une petite semaine. Je me connais, une fois que je vais avoir fait 4, 5, 6 jours à 6 heures de vélo, mon niveau, il va revenir, il va il va revenir, je le sais. Mais j'avais peur quand même. Voilà, il m'a fallu une semaine, vraiment une semaine. Et tous les matins, je montais sur le vélo et je me disais, putain, je vais prendre un avion, je te promets. Tu vois, dans ma tête, je me parlais comme ça. J'avais vraiment des doutes parce qu'on part pour 5 300 Tu ne pars pas pour une semaine de vélo. 5300 bornes. Tu pars pour 6 semaines. Tu vois, le voyage, il est long. Tu pars pour 6 semaines exactement. C'est… Voilà. Et tous les matins… Voilà. Tous les matins pendant une semaine, je doutais. Vraiment, je n'ai pas honte de le dire. Je n'étais pas sûr de moi, pas sûr de ma condition et Et puis, voilà. Et puis, tu avances 4 jours, 5 jours. Puis, tu regardes la carte de nouveau. Tu dézoomes. Ah, tu avances bien. Ah, puis physiquement, ben, mine de rien les cannes elles là elles reviennent tout doucement je le sens voilà j'ai de la chance d'avoir un petit passé et ça ça me sauve la vie chaque fois ça me sauve la vie à chaque fois et que voilà une semaine de vélo ça y est c'est parti la machine elle est là les jambes elles se sont redessinées et puis gas quoi et puis les doutes et puis c'est fini j'ai plus jamais redouté passé le dixième jour c'est fini les doutes ils sont et puis tu sais que tu vas au bout mais Pour revenir au ça a été 12 jours pour traverser le Texas. 100 bornes par jour. Je crois qu'il y a un peu plus, ça faisait 1300 ou 1400 C'était 10 ou 12 jours pour traverser le Texas dans des vraiment compliquées. Des routes mauvaises, du vent de face. Là, le physique était vraiment présent, mais la tête, un deux, trois et après c'est très très dur après c'est dur parce que t'avances pas en fait c'est pas le physique le fait de tu pars je me souviendrai je suis parti de Del Rio Del Rio pareil magnifique ville et tout et tu pars dans la et le jour là j'avais tracé 136 bornes et en fait tu sors Del Rio t'as vent de côté donc vent de côté la chose que alors maintenant avant de partir à chaque fois tu partes Tu te dis, le vent de côté, ça fait chier et tout. Et en fait, quand j'avais le vent de côté, j'étais le roi du monde. J'étais trop content. Et là, en fait, tu sors de Del Rio et je voyais que j'avais du vent de côté un peu fort sur la gauche et tout. Je prends la map.

Unknown:

!

Speaker 2:

On m'annonce dans deux kilomètres. Tourne à gauche. Et puis, ligne droite de 120 bornes.

Unknown:

!!

Speaker 2:

Et puis, tu sais, le petit faux plat montant de 1% bornes. Tu vois, pendant 120 bornes. Et là, tu pars, tu vois le compteur.

Unknown:

?

Speaker 2:

15 à l'heure, 16 à l'heure. Et tu te dis, mais là… tu en as pour 8-9 heures. Et c'est ça, et c'est la vérité. passes 9 heures, 8 heures et demie pour faire 120 Et ça a été ça pendant une grosse semaine.

Speaker:

Comment, parce que je ne sais pas à quel point vous étiez avec Henri avant le départ, mais tu vois, quand tu arrives, tu attaques ces journées et comme tu dis, tu vois des fractures du mental, que tu es à 16 kilomètres heure, ça se gère comment le binôme dans ces cas-là?

Speaker 2:

alors moi du coup comme je l'ai dit avant je suis parti avec 1500 morts dans les jambes donc une condition physique de je ne sais quoi mais pas de moi en tout cas et du coup tu vois moi je subis mon vélo cargo avec la petite roue de 20 qui ne roule pas forcément aussi vite qu'un vélo Henri avait Henri lui qui sort qui est retraitier qui a de la chance voilà qui peut rouler il avait 12-13 000 bornes les jambes il était reposé moi j'étais complètement ma saison et compagnie lui il a eu 10 jours les 10 premiers jours et puis vraiment les 10 premiers jours où tous les mais tu sais que je galérais à le suivre mais vraiment Je lui disais « Henri, tu roules vite!» Puis après, au bout de 80 bornes, je voyais que moi, toujours derrière, mais que lui, il commençait à ralentir un peu, donc je repassais un peu devant, etc. Mais ouais, moi, les 10 premiers jours, et puis en plus, mes fractures du mental des 10 premiers jours, tu vois, je pas la tête, mais clairement, je n'avais pas la J'ai vécu 10 jours vraiment compliqués. Et puis après ces 10 jours-là, Henri, lui, il a commencé la condition physique diminuée. Donc, c'était entre guillemets ce qui était prévu. Avant de partir, on se l'était dit. Je lui ai dit, je dis, moi, je vais avoir 10 jours durs, physiquement. Et il me dit, moi, je vais avoir 10 jours à peu près très Et puis après, physiquement, ça va dégringoler jour Il va avoir un peu de mal à récupérer un peu plus de mal et compagnie et compagnie. Et au final, c'est exactement ce qui s'est passé. Donc, quand on arrivé à ce moment là on va dire au chassé où moi j'étais sur la pente montante et lui descendante et je lui ai dit Henri maintenant je lui ai dit le chemin être relativement long pour toi parce qu'entre guillemets avait fait 1500 bornes il en restait 3008 je lui ai dit tu roules plus devant je lui ai dit tu restes dans ma roue et même si c'est facile je veux pas le savoir je lui ai dit tu roules dans ma roue et voilà si c'est facile ben profite tu récupères et et voilà et bon ben moi tu vois il y a eu des où ça roulait où je me retrouve à faire des moyennes tu tu fais plus gaffe que t'es en voyage tu le sais mais que en vélo cargo que t'as un vélo à 35 kilos que t'as 100 j'ai fait des journées à 170 bornes avec du vent de côté mais pas favorable du tout mais à rouler à 27 de moyenne et là tu dis putain mais je suis une machine Tu vois, vraiment, vraiment, tu vois, je le sentais. J'ai dit jour après jour, moi, j'étais de plus en plus fort. Et Henri, le pauvre, il tirait la langue derrière. Moi, j'étais sur les prolongateurs. Tu roules à 30, 32, 33, le vent de travers pas favorable et tout. Et Henri qui tire la langue, qui m'insulte derrière. Tu fais chier, mais des insultes gentilles, tu vois. Et puis, ben... franchement tu vois je me suis mis à sa place et tu vois on a fait j'appuyais pas tu vois je faisais vraiment des où fallait que moi je sois vraiment facile au moins je me pas non plus et que lui soit bien dans la roue et au final permettait de partir le matin à 8h et puis tu vois à 13h on avait torché la journée et puis t'as toute l'après mine de pour récupérer t'es dans les warm showers t'es posé dans un lit t'es tranquille les gens soit ils te laissent tranquille soit ils te proposent d'aller visiter la ville où t'es ils enfin tu vois j'en sais rien plein de choses on a allé dans des rivières on a allé se baigner on a allé dans l'océan enfin bon bref et après il y a eu aussi des jours où et ben moi envie de kiffer vraiment tu vois je sentais que j'étais en je voulais pousser un peu tu vois je voulais me faire mal un peu tu vois me faire plaisir et tout et ben voilà on chacun de notre côté tu vois il y a dû y avoir 5-6 journées où on a roulé chacun de notre côté on avait les deux la on savait où on allait généralement c'est des jours où on pris un hôtel avant tu vois donc voilà on avait l'adresse l'hôtel rentrée dans le GPS donc chacun fait sa vie même tu vois ça m'est arrivé de partir kilomètre zéro d'avoir mis demi-heure à Henri sur 80 bornes et puis tu sais moi je je mange je suis une station de service je parle avec des j'ai vu des gens qui voyageaient puis bah toi tu rechopes Henri lui il t'a pas vu donc lui il continue sa route puis final Au final, tu le redoubles dix bornes plus loin. Putain, mais qu'est-ce que tu fous derrière? Et voilà. Donc, ça nous est arrivé aussi de se croiser pendant ces et c'est trop cool. Et c'est trop cool. Mais on avait aussi besoin, tu vois, de séjourner. Tu vois, chacun de son côté. Parce que tu sais, tu passes quand même 45 jours avec une Alors, je m'entends super bien avec Henri, mais tes 45 jours, 24-24 ensemble. Voilà. Donc, il y a un moment donné où il y a des choses où on pas d'accord ou des petits trucs où lui, il n'est pas ou aussi je suis fatigué tu vois il y a des fois on finissait la journée avant d'aller au warm shower ou à l'hôtel moi en je faisais quoi je prenais la map je regardais où il y une supérette un magasin et tout pour aller ravitailler faire des courses et compagnie tu vois pour le soir si on était à l'hôtel du coup t'arrives l'après-midi à 13h il faut pouvoir manger un peu faut se ravitailler faut de l'eau faut du etc etc ben moi tu vois je préférais perdre une demi-heure, tu vois, une fois qu'on est arrivé dans la ville, il allait directement faire mes courses et aller à l'hôtel et puis plus bouger. Lui, non, tu vois, il préférait aller à l'hôtel, se poser trois heures, se doucher et puis ressortir plus tard. Et moi, tu vois, non, moi, c'était l'inverse. Donc, je lui dis, c'est quoi, Henri? Fais comme tu veux. Moi, je fais mon truc, fais ton truc, il n'y a pas de Voilà, donc, mais ouais, ouais, il y a des, mais il n'y a pas de, voilà, avec Henri, on s'entend super bien et puis on n'est pas là pour se prendre la tête on est pas là pour se prendre

Speaker:

du coup la dernière section donc tu disais Texas pour toi ça une section à part tu vois dans le voyage dernière section

Speaker 2:

ouais dernière section du coup je vais te l'apprendre à aller depuis alors pas Houston Houston t'es encore au Texas mais et puis c'est pareil avant d'arriver en Louisiane putain il y a un morceau tu te dis ah ouais on est juste sur la carte j'ai regardé tous mais c'est juste là le juste là c'est 500 tu vois alors que je te parle d'un c'est comme si je te d'un avignon Marseille tu vois bah ça va c'est juste là c'est à une heure mais non mais sur la map c'est pas pareil tu le traces et en fait le avignon Marseille il fait 600 bornes vois alors qu'il y a 100 bornes normalement mais ouais du dernière partie on va dire allez Peut-être deux parties Peut-être deux parties. Du coup, Louisiane, Alabama, Mississippi. Mississippi, Alabama, je ne sais plus le sens. Ça, ça peut faire une partie. J'ai kiffé aussi. J'ai bien aimé. J'ai bien aimé les gens. J'ai aimé aussi les routes. J'ai beaucoup aimé l'état des routes. On était beaucoup dans les campagnes. Beaucoup aussi en bord de mer, en bord d'océan.

Speaker:

Tu vois une différence par rapport au Texas? c'était quand même très sec, très chaud, poussiéreux. Oui. la Louisiane je suis jamais allé mais l'image que j'en ai c'est

Speaker 2:

vert la Louisiane c'est vert c'est un peu plus humide plus humide tu vois tous les matins je suis parti de la tous les matins je me suis pris un brouillard je me un brouillard de fou tous les matins il y a eu il y a eu 5 ouais de Louisiane Mississippi Alabama je me prenais du il y a beaucoup de lacs il y a beaucoup de petits cours et tout donc c'est vachement plus humide ouais fois de plus les gens hyper accueillants Alabama je dis de conneries état le plus pauvre des Etats-Unis normalement ok tu te fais accueillir comme des rois et tu le vois que pauvre tu le enfin voilà tu passes dans des endroits un peu ghetto tu vois tu passes dans des villes c'est c'est un peu ghetto mais mais tu vois toujours sur des gens bienveillants tu vois moi j'ai kiffé on est passé en plein Mardi Gras en donc ça c'était c'était calculé aussi je voulais absolument faire Mardi Gras Mardi Gras, en Louisiane ou Mississippi, parce que là-bas, ils fêtent ça et c'est trop cool. Et tu vois, on s'est fait accueillir un midi par un gang de bikers, tu sais, en Harley Davidson. En fait, dans cette petite ville, il y avait plein de mais tu sais, c'était des genres de petits stands ou des groupes et tout, mais ils avaient tous les barbecues, ils ont tous les grosses caravanes là-bas, les genres de bus, et tout. Et chacun, c'était le midi, ils faisaient tous le repas et en fait, quand on est passé devant ce gang de motards, en face, il y avait une supérette, une station de service et on s'est arrêté pour ravitailler, se prendre un peu à un peu à boire. Et en fait, j'ai deux, trois bikers qui sont venus voir, Il n'y a pas eu un seul jour où je n'avais pas quelqu'un qui me demandait « Qu'est-ce que tu fais? D'où tu viens? Tu vas où? Mais pourquoi?» à la station de service que ce soit les gens aux stations de service qui viennent mettre le plein ou les gens dans les supérettes ou les gens en voiture qui te passent qui qui te demandent enfin voilà incroyable et tu vois ces deux bikers sont venus nous voir et en fait je leur explique et tout et en fait ouais venez venez manger prenez un truc vas-y tu vois on est resté une demi-heure trois quarts on a bu on a bu une bière on s'est mangé une grosse entrecôte et tout au barbecue Et c'est trop bien. Et c'est trop bien. C'était trop cool.

Speaker:

aussi.

Speaker 2:

c'était l'Alabama? Ça, j'étais en Alabama, ouais. J'étais en Alabama, ouais. Ça, c'était cool. Louisiane, j'ai fait le Super Bowl en Louisiane. Pareil. On était dans un motel en Louisiane et c'était le soir du Bowl. Devant le motel, il y avait des gros pick-up. Mais quand je te dis des gros, c'était un truc énorme. Et dedans, ils avaient mis les écrans plats et tout. Et du coup, ils avaient amené les bières, et tu vois

Speaker:

je pense qu'à ce stade quand tu t'es zoomé sur la carte tu

Speaker 2:

pour moi le voyage il s'est fini après Houston pour moi il torché là et pourtant il restait 2000 bornes mais pour moi torché ici pour moi c'était torché là une fois sorti de bah t'arrives en Floride en fait t'arrives en Floride alors il reste un bon petit bout avant d'attaquer la descente de rien il reste t'as quasiment 700 bornes avant la descente de la Floride c'est toujours pareil sur la carte tu dis ouais c'est juste là et tout je pensais à une ville grande ville là où on est passé juste au sud là c'est et juste avant d'attaquer la descente là en fait cette ville de jour en jour je me disais oh mais elle est juste là elle n'y est pas encore et voilà la Floride c'est pas ça a été une belle partie. Rien à voir avec le reste. Rien à voir. La Floride, c'est la Floride. Tu sens qu'il y a de l'argent. On est rentré dans une autre catégorie. Vraiment, même par rapport au Texas? Rien à voir. Rien à voir. Ne serait-ce que par les warm showers que j'ai faits, tu vois la qualité de vie déjà d'entrée. J'ai dormi dans des marinas on s'est fait accueillir maisons les maisons elles font 800 mètres carrés on avait oh c'est pas notre propre chambre c'était notre propre c'est à dire que moi j'avais un appartement mon pote appartement et eux ils avaient leur maison de 600 mètres à côté et tu vois en fait quand t'en arrives là tu te dis ah ouais et c'est pareil un des derniers warm shower que j'ai je dis à mon pote en rigolant parce que nos hôtes là ils dit 5h30 on part on on vous emmène manger au resto dans un pub américain et tout ok nickel et tout puis moi j'avais pas vu les voitures qu'ils avaient et tout mais là il y avait de l'argent c'était des anciens 60-65 ans et pour rigoler je fais à mon pote je dis on fait quoi on me prend la Porsche ou la BMW ce soir et tout mais moi j'avais pas vu les voitures il ouvre le garage une Porsche et une BMW incroyable et non ouais tu le sens qu'il y a vraiment de l'argent en Floride Bien sûr, il y a des gens qui sont pauvres comme partout, mais il y a de l'argent.

Speaker:

ça n'a pas changé, d'après ce que tu dis, ça n'a pas trop l'accueil ou la gentillesse des gens, leur curiosité?

Speaker 2:

Non, ça, tout le long des États-Unis, ça a été incroyable. D'État en État, c'était incroyable. C'est juste, on va dire, vraiment le niveau de confort. Vraiment le niveau de confort. ouais c'est fou les deux derniers jours à Miami je dors sur un bateau à Miami Beach quoi tu vois c'est c'est improbable c'est improbable c'est et ça en fait un mois un mois avant à Miami j'avais envoyé un message à un warm shower sur Miami et elle m'avait dit ouais ça vous dérange pas de dormir sur

Speaker:

ah ouais c'est fou c'est fou énorme énorme punaise quel euh Tu disais que tu allais y retourner, c'est sûr. Tu as déjà quelque chose, une ébauche de projets, de traces en tête?

Speaker 2:

Alors, vraiment, pour être honnête, je ne voulais pas avec le vélo cargo. Je voulais partir en fixie. Très clairement, je voulais partir en pignon fixe. Mais mes doutes, mes peurs sur ma condition physique ont que... il fallait que je prenne ce vélo là et j'avais aussi un peu des voilà un petit problème de configuration sur le qui fait que ça matchait pas et j'avais pas assez de temps régler ces problèmes là voilà il fallait que j'amène aussi mal d'affaires il fallait que j'aille voir en fait je pense qu'il a fallu que j'aille voir me rendre compte en fait de ce que c'est de commencer mais de base je voulais faire ce en pignon fixe et clairement en fait j'aurais pu le je sais que physiquement j'aurais pu le faire et clairement il va falloir que j'y retourne en pignon fixe voilà c'est dit ouais c'est dit alors quand je sais pas parce qu'en fait il faut que je la fasse de trace en pignon fixe en mode un plus un peu plus énervé tu vois et je partirai seul voilà dit aussi mais c'est un truc tu vois je peux partir je peux donc il faut que j'y retourne pour faire ça en pignon faut que je le place une fois dans ma vie parce qu'en fait fait tellement de choses en pignon fixe que ça il faut que je le fasse parce que ça reste quelque chose d'incroyable même travail du coup alors peut-être pas à la même route mais on va dire dans ce secteur là voilà vis-à-vis des climatiques surtout parce que moi une fois de plus j'aurai que l'hiver pour y aller et le nord c'est clairement impossible et voilà donc j'irai en pignon fixe de ce côté là pour cette trace là c'est quelque chose qui est certain dans années à venir quand je sais pas et comme autant je te dis je pète un plomb et en novembre l'année prochaine ben voilà je fais une story et en fait je suis à Los Angeles en fixie et puis gaz et puis et comme autant je te dis l'année je repars en novembre et puis je repars en cargo et je me un frontière du Canada jusqu'à tu vois toute la côte ouest vois qui est magnifique, qui est juste somptueuse. Alors, on n'est pas sur le même délire, on est sur un délire de 2800 kilomètres, mais bon, quand même, tu vois, quand il faut que j'y retourne. Il y a trop de choses à faire aux Etats-Unis. Voilà, rien n'est fixé. Comme autant, je peux partir deux semaines et puis faire

Speaker 1:

vois.

Speaker 2:

Mon kiff, c'est aussi, tu vois, j'ai beaucoup d'endroits où je voulais aller, mais Et en fait, tu ne peux pas tout faire en une fois. Ou alors, tu pars un an. Mais tu vois, moi, Route 66, Monument Valley, Zone 51, enfin… Il y a beaucoup de choses que je veux aller voir, que je veux aller rouler et c'est sûr que j'ai retourné parce que j'ai

Speaker:

Tu disais que tu n'avais que 1500 kilomètres dans les jambes. Je n'avais pas cette info. Sachant ce que tu fais habituellement, j'imagine que se sur un truc de 6 semaines, 5300 bornes, ça pouvait du coup. donc tout ça pour dire que tu étais quand même vachement avant de partir même si tu n'avais pas la caisse là bien sûr à ce moment là mais est-ce qu'il y a des trucs que tu as appris qui te serviront pour tu vois de prochaines traversées aux US

Speaker 2:

cargo ou pas ouais sur le vraiment le le terme voyage ou ou configuration vélo voilà tout ce qui tourne autour de on va dire ou comment se déroule un voyage euh Ça, je n'ai appris. Clairement, je n'ai rien appris parce que j'avais déjà une base, on va dire. J'ai déjà une petite expérience du voyage et tout ce que mis en place me convient parfaitement. À ce niveau-là, je n'ai rien appris. Après, tu apprends beaucoup sur le pays où tu vas. Moi, les US, je ne connaissais pas en soi. Je n'y étais jamais allé. Les premiers jours, tu te pointes, tu es dans une petite petite anecdote mais tu prends un motel toi c'est 18h tu dis bon vas-y on va aller manger au restaurant machin et tout te pointes au restaurant ils te disent bah non mais nous on ferme attends attends attends tu sais moi je regarde mon 18h30 j'y vais 18h elle me dit ouais nous ici on ferme à ah ouais ok tu vois on est sur un il y a plein de choses et en fonction des états c'est différent et de l'endroit où te trouves aussi parce que là tu vois ce soir là j'étais en plein milieu du texte dans un endroit paumé avec pas grand on va dire dans le village un motel une station service restaurant un bar et puis 200 habitants tu vois et ouais non toi il m'explique il me dit à 18h30 on ferme et en fait je suis dit bah toi c'est vraiment eux toi c'est propre à ici vois ce village et tout mais non non non plein de fois tu le vois horaire 18h il remballe quoi donc toi ça c'est des détails qui fait que bah avant bah tu vois sur la suite du à 5h, moi, je me dirigeais pour aller manger, tu Ouais, sur plein de petits trucs comme ça. Après, non, j'ai pas appris... Ouais, si, un truc que j'ai appris, ne pas franchir les militaires aussi. Ça, c'est un truc... C'est quoi cette histoire? Honnêtement, moi, ça restera... J'ai énormément de meilleurs souvenirs qui vont me Etats-Unis. Mais peut-être que celui-là ça sera le plus fort et aurait pu me foutre dans la merde le plus pour la faire pour la faire courte je suis à Tucson le matin je me dirige en de Sierra Vista, Sierra Vista une ville militaire c'est à avec un gros camp militaire et une grosse population et puis des gens après civils comme toi et moi donc comme les soirs je trace avec Komoot je trace avec Komoot parce je trace avec ça depuis deux années ils se sont d'ailleurs faut le dire bien améliorés parce qu'avant tu mettais vélo vélo route puis tu te retrouvais dans des chemins de donc là dessus bon point Komoot ça a quand même bien évolué j'ai eu une galère j'ai eu une galère c'était c'était juste avant Van Horn avant Marfa et tout là pareil un coin là-bas digne des Westbrook Western, des décors de où j'ai eu un chemin un peu gravel où j'ai fait demi-tour et au final, j'ai pris l'autoroute. À savoir que l'autoroute, c'est incroyable, mais l'autoroute n'est pas interdite au vélo. Elle est fortement déconseillée. Il faut savoir qu'aux États-Unis, ça m'est arrivé deux j'ai fait deux fois trois, quatre bornes d'autoroute. Mais honnêtement, je me sens plus en sécurité sur aux Etats-Unis que sur les nationales ici au pied du c'est véridique parce que en fait j'ai une bande d'arrêt de 6-7 mètres de large alors certes qui est dégueulasse il a toutes les merdes que tu peux imaginer sur le bas côté par contre t'es le roi du pétrole j'aurais pu aller jusqu'à jusqu'à l'autre bout jusqu'en Floride comme ça mais donc pour revenir à à cette histoire de de traçage avec Komoot trace une étape donc du coup après Tucson il y avait 155 donc très grosse étape beaucoup de dénive enfin beaucoup il y en a qui rigoleront mais il y avait 1200 mètres de mais 1200 mètres de dénive sur 155 bornes avec un vélo à kilos c'est c'est pas la fête c'est pas la fête c'est du vent de face très fort ce jour là vraiment très très fort et en fait on se tape les 80 premiers kilomètres de merde mais vraiment compliqué avec un vent défavorable et euh... en fait, on est arrivé à un croisement où je vois marqué Vista sur la gauche. En fait, c'est tout simplement la route principale, on Et puis, moi, Komoot, il me fait prendre en face des petites routes, mais des routes super sympas. Moi, je ne calcule pas parce que ce n'est pas la première que Komoot ne me fait pas prendre la route principale. Et c'est toujours, il fait toujours pour être sur la route plus adaptée au vélo, la plus tranquille aussi, la moins Donc, une fois de plus, je fais confiance. Et puis, je roule 50 bornes alors on croise énormément ce qui est Arizona euh comment ça s'appelle Nouveau-Mexique euh Texas et tout on croise énormément de de police en tout simplement qui sont qui sont en train de surveiller la frontière mexicaine euh et j'en croise énormément au bord de la route ce jour-là et qui te disent bonjour euh comme qui te font un signe, etc. Et en fait, au bout de 50 bornes, c'est-à-dire que j'avais 130 bornes, on était à 20 kilomètres de Sierra Vista, donc de la fin de journée, de mon warm shower, on était à 20 Et en fait, j'arrive à une barrière avec une belle cabane, caméras, voilà. Ce n'est pas un truc abandonné, tu vois. Ce n'est pas une barrière, c'est une barrière tout. Donc bon, bref. Et je lis tout simplement, voilà, « camp militaire interdiction interdiction d'entrée sous peine d'arrestation voilà tu connais le truc pas plus pas moins sauf que là moi je dis à mon pote j'écoute Henri là c'est très simple soit on se retape les 50 bornes qu'on vient de faire et on au croisement qu'on avait vu parce qu'en fait clairement si on faisait le demi-tour il y avait 50 bornes pour aller au et 50 bornes pour aller au bled donc nous on a déjà on avait faire mais ça m'aurait j'avais pas envie ce jour là j'étais cuit et mon collègue c'était sûr que non donc moi je lui dit j'ai dit écoute je prends le risque j'ai dit je mets ma main coupée que dans moins de deux minutes on va se faire je mets vraiment ma main coupée en fait on prend le risque on passe on passe en dessous de la barrière c'est une qui se levait tout simplement donc on prend et en fait quoi 45 secondes après je vois au loin tu sais le truc comme dans les films tu vois la fumée des pistes un peu des voitures qui roulent tu vois la fumée derrière et ça faisait 45 que j'avais passé la barrière et en fait je soupçonne nous avaient du coup vu aux caméras et qu'ils avaient déjà vois pris la route tu vois et donc je dis à mon pote donc il parle pas un mot d'anglais donc je lui dis surtout je oh Henri tu restes tranquille tu as vu ici ça rigole vois ils t'arrêtent pour un oui et un non il faut respecter on n'est pas chez nous on fait une connerie parce qu'on passe sur une zone où on n'a pas le droit donc je lui dis reste et gentiment ferme ta gueule quoi voilà et On se fait Je mets mon cargo sur béquille. Deux voitures, deux mecs.« Bonjour, qu'est-ce que vous faites là?» « Bonjour, monsieur. Tu restes bien poli, cours-toi. écoutez voilà j'explique la situation j'explique cette de GPS de map qu'on m'a amené là qu'on m'a jamais dit que c'était un terrain militaire avant et même en fait à cette barrière il n'y a pas de tu vois t'arrives vraiment sur un cul de sac il n'y a pas de panneau en disant ouais vous allez rentrer dans tant de miles sur un terrain tu vois il n'y a rien et même les policiers avant qui étaient dans leur pick-up ils auraient pu m'arrêter en disant faites gaffe parce que vous allez aller là-bas et puis non vois on m'a jamais arrêté. Donc, j'explique exactement tout ça. Bon, le mec, il l'entend, il n'y a pas de souci. Une troisième voiture arrive. Donc, voilà, ça fait trois voitures, quatre, cinq mecs. Ok, sortez vos papiers. Moi, je sors mon passeport, pas de problème, machin Le mec fait ses dérives et tout. Et entre-temps, en fait, Henri ne trouve pas son passeport. Et je le voyais, il était paniqué. Tu vois, il balisait un petit peu. Il n'était pas serein. Et je dis, ça sors ton passeport. Je lui dis, donne et tout. Ils font les contrôles et machin. Il me dit, je ne le trouve pas et tout. On vide. Je lui dis, pose le vélo, vide toutes les sacoches par terre. Je lui dis, tu vides de tout. Là, comme ça, il était stressé. Il était peut-être passé à côté. C'était peut-être machin et tout. Il s'était peut-être faufilé quelque part. Je ne sais pas. Et en fait, tout simplement, il avait oublié son le warm shower la veille à Tucson. Et avec son passeport, passeport dedans donc moi j'ai vite fait pour que le gars contrôle et effectivement il le passeport donc on se retrouve là je dis là je lui dis là on est dans la merde enfin du moins toi moi j'ai mes ça va mais j'ai dit toi ça peut vite partir en cacahuète tu peux aller en prison quoi tu peux aller faire un petit parce que ça rigole pas mine de rien aux Etats-Unis et bon bien que mal il avait gardé heureusement la photocopie de passeport quand on avait embarqué pour Los Angeles donc on a réussi à donner ça ils ont réussi à faire les vérifs mais ont été super sympas parce que tu donnes un papier avec photocopie tu vois oh c'est tu peux faire ce que tu veux fait tu peux falsifier tu peux machin et en fait ils sont de ça tu vois j'ai expliqué la situation et tout donc super compréhensibles de là une sixième voiture qui arrive le shérif donc voilà Donc là, le gars m'explique tout Lui, il était au courant de tout. Il se parle dans les radios, machin et tout. Donc lui, il était au courant de tout. Et il me dit, écoute, c'est une petite bêtise. Il n'y a pas de problème. Vous n'êtes pas les premiers. Vous n'êtes pas les derniers. Il n'y a pas de souci. Je vous explique comment ça va se passer. On va charger vos vélos dans les pick-up. Vous allez nous donner vos papiers. vos téléphones des caméras s'il y en a si vous avez des si vous avez des couteaux si vous avez de la drogue si vous avez de l'alcool voilà vous allez nous donner tout ça on va vous faire une palpation donc c'est pas la palpation qu'on te fait en France c'est une vraie palpation presque on te au bord de la route voilà et on va vous emmener dans les on va aller au poste voilà au poste militaire je me menotté ah quand même ouais ouais ouais mais alors en fait qu'il me note donc moi il m'explique tout ça en anglais et je dis oui oui il n'y a pas de soucis ok c'est tout bon il n'y a pas de problème on comprend il n'y a pas de soucis et me dit fais la traduction à ton pote donc là j'explique tout à Henri et en fait j'avais gardé le fait qu'on allait menotter pour la fin parce que je le voyais il était pas bien et en fait quand je lui ai dit ils vont nous menotter pour le trajet oh je l'ai vu se décomposer mais tu sais il était là à dire ouais mais non je lui ai dit tu fermes ta gueule mais en fait je lui ai vraiment dit dit comme ça que je lui dis t'as pas tes papiers on fait des conneries on est pas en France ici je lui dis tu sais ici en France mais clairement en France t'insultes un agent un policier un le mec te dit rien en face tu vois ce que je veux dire là mec je lui dis va te faire foutre ferme ta gueule tu terre tu manges le sable et tu passes 3 jours en prison si pas pris une balle avant toi qui as vécu au Texas moi j'ai eu des anecdotes des gens qui ont grillé des feux rouges faire deux jours de prison. Tu vois? Et ce n'est pas des conneries. Et ce n'est pas des conneries. Donc voilà, je lui dis, ne dis rien. Ils nous mettent les menottes. Voilà, le shérif, il a dit que ça allait aller. Il n'y a rien de grave. En fait, ils suivent juste la procédure. C'est que toutes les procédures, quand il y a une que tu finis à l'arrière d'un véhicule, on te met les pour le trajet. Point. Il n'y a pas de parce que c'est nous, parce qu'on est français ou pour x conneries ou parce que tu as grillé un feu rouge. C'est pour tout trajet aux Etats-Unis. Et ça, tu peux le taper sur Internet. Tu Google, il te dira ça. Pour tout trajet à l'arrière d'une voiture de police, Voilà. Donc, ils nous ont amené au poste de police, mais l'ambiance, elle était détente. Tu vois, moi, j'ai même demandé qu'on me prenne en photo. Bon, il n'a pas voulu. Moi, j'ai demandé parce que je ne voulais pas perdre une de ce moment, tu vois. Alors, j'ai réussi à voler deux, trois photos, tu vois, j'avais postées et tout à la volée. Et que j'ai réussi à poster, en fait. Mais avant qu'il nous demande le téléphone, en fait, j'ai par contre, là, je suis dans la merde parce que si il un peu parce que t'as vu en ce moment ils sont vachement sur les réseaux sociaux et tout et j'ai dit oh s'il me demande le insta j'avais déjà tout posté sur insta et tout j'ai oh s'il me demande d'ouvrir l'insta et tout je suis il va me demander de supprimer tu vois et au final non tu mais j'avais tout posté un peu des photos à la volée que pris comme ça et tout de l'arrestation mais quand je lui ai demandé tu vois de me prendre en photo avec les menottes ont pas toi il a pas voulu et je comprends il y a pas de et tu vois on est allé au poste donc là-bas Henri lui s'est fait auditionner par un mec qui parle espagnol lui parle donc c'était nickel et au final tu vois on devait prendre nos empreintes ils les ont pas pris et puis et puis voilà et ça c'est fini par ils nous ont sorti du camp tu vois ils ont quand même sorti du camp vraiment militaire et ça c'est fini sur une bonne poignée de main et une magnifique vraiment une magnifique expérience parce que c'est un truc ça m'est jamais arrivé en France d'être menotté et de me à l'arrière d'une voiture de police et là je pourrais dire moi je me suis fait arrêter aux US sur un terrain militaire et me suis retrouvé menotté à l'arrière d'une bagnole et on est allé prendre les empreintes et ça c'est un truc mais j'aurais pensé que ça allait m'arriver tu vois et pour moi

Speaker:

C'est le facteur vélo, tu penses, qui a fait qu'ils étaient

Speaker 2:

quand même? Bien sûr, bien sûr. Et dans plein de cas, même hors police... le facteur vélo le fait que tu voyages à vélo les gens sont cool et ils viennent alors déjà qu'ils viennent qu'ils curieux et tout mais là le facteur vélo tu vois il est une fois de plus je me retrouve entre enfin dans le désert 29 Palms voilà cette fameuse ligne droite de 215 bornes Henri avait eu un problème mécanique ce jour là donc fait les 120 derniers kilomètres il est monté dans un il a rejoint la ville de Parker en arrière Arizona. Donc moi, j'ai fait cette étape-là, du coup, la plus longue étape du voyage. Henri m'a dit, mais non, monte dans le pick-up avec moi et Et je lui dis, Henri, non. Je lui dis, de un, c'est pas la question de tricher ou pas, parce que je m'en fous, je dois rien à personne. Si je dois faire de la bagnole, je fais de la bagnole. Mais là, je suis dans un élément que je kiffe, c'est-à-dire 215 bornes de ligne droite, avec personne, avec, tu de moyen de se restaurer, avec rien du tout. Je lui dis, là, je suis dans vraiment ce que j'affectionne. Et ce jour-là, j'ai peut-être eu une 10 dizaines de qui se sont arrêtées pour me donner de l'eau fraîche. Et ça, mais en France, tu ne l'as pas. Ça n'existe pas, ça, tu vois. Ça n'existe pas. En Europe, tu l'as, mais en France, ça n'existe pas. En France, les gens, c'est vachement individualiste, tu et vachement égoïste. Et ça, tu vois, ce côté-là que j'ai trouvé là-bas, j'ai

Speaker:

Ouais, je comprends. J'avoue qu'il n'y a rien de pire. Enfin, moi, ça ne m'est pas arrivé très souvent, mais les fois où j'ai eu des galères sur la route, tu vois, autour d'Aix, dans les gorges de Riance ou quoi, je suis tombé. Mais tu te démerdes. Ah bah, exactement. Mais tu te démerdes. Je suis tombé, je me suis ouvert le coude, j'ai pété une roue, j'étais comme avec mon vélo dans les gorges, parce qu'en plus, il n'y avait pas de réseau, tu vois, donc il fallait que je me porte. Des gens qui passent à côté de toi à vélo, en voiture, personne

Speaker 2:

s'arrête. Et tu vois, pour revenir à cette fameuse journée où du coup, Henri a un gros problème problèmes mécaniques et tout. Donc là, je lui dis, tu sais quoi, solution, on arrête un il te charge. Je lui dis, c'est très simple, il n'y a qu'une route. Le mec qui va nous passer devant, il va forcément à Parker, à la ville de Parker parce que c'était la prochaine Il n'y a rien avant. Il n'y a vraiment, quand je dis, il n'y a vraiment rien, il n'y a rien. Et, On s'est arrêté, sans mentir. On a attendu 30 secondes et un pick-up s'est arrêté. 30 secondes! Le mec, je lui explique la situation. J'ai dit, écoute, j'ai mon pote, il est en galère. On ne peut pas réparer. On doit dormir sur Parker ce soir. Il faut que tu l'emmènes, qu'il puisse réparer, machin. Ouais, ouais, c'est bon, vas-y, pas de souci. Charge à l'arrière et il monte. Voilà, terminé. Et en 30 secondes, j'ai arrêté une voiture. Une minute trente, le vélo était chargé. Ils étaient partis. Voilà. Il n'y a pas de blabla, pas de machin. Et ça, tu vois, juste pour ça… Moi, la gentillesse et le

Speaker:

obligatoirement. Il n'y a pas longtemps, j'ai eu une invitée, Émilie Poudrou, a traversé l'Afrique à vélo plusieurs fois en saut. Et du coup, je la suis aussi sur les réseaux. Et on avait un peu parlé de ça en off, parce que je lui disais, elle est passée par des coins, elle a traversé la le Sahara, des trucs. Et donc, elle se débrouille en bivouac, tente et tout. Mais elle me disait que les gens sont hyper accueillants et que c'est plus facile de faire du bikepacking en Afrique que en te faire accueillir en Europe chez quelqu'un que tu connais

Speaker 2:

mort mais c'est mort c'est chaud quoi mais c'est mort voilà là une fois de plus il y a eu deux soirs on était à une station service le mec nous a dit venez à la maison voilà parce que le mec il dit ouais ce soir machin bah je dis on trouver un bivouac machin hop hop hop non non allez venez à la maison et tout le mec tu le connais pas ça fait deux il te parle ouais vous venez à la maison et accueilli comme des rois tu vois c'est ça en fait c'est que les mecs ils vraiment t'es leur invité t'es vraiment leur invité et quand je disais l'histoire des warm showers la plupart nous au resto il n'y a pas eu une seule fois où ils ont voulu paye tu vois arriver l'addition hop hop hop on divise ou ou tu vois des fois quand on était tout le gars il était tout seul et tout on était deux le mec nous invitait on disait non non ce soir on t'invite nous voilà tu nous peut faire ça ah non non non tu vois c'était vraiment ils pour nous inviter donc ouais c'est incroyable En France, en Europe, c'est niet.

Speaker:

t'avoue que quand j'entends des histoires comme ça ça me fait réfléchir aussi moi est-ce que je je pense je vois c'est même sûr je vois quelqu'un en galère avec son vélo le cou des complètement déchiré je m'arrête et j'avoue que peut-être si quelqu'un arrive que je connais pas dans la rue comme ça je cherche quelque part où dormir peut-être que je serais pas plus dans la spontanéité à me dire ouais vas-y bien sûr tout de suite en deux secondes mais c'est intéressant parce que je sais

Speaker 2:

ouais ouais bon après ça n'a rien à voir là il y a juste de partir aux Etats-Unis Steven Le Yarrick avait ses courses Gravelman et en fait cette course là c'était le Gravelman passe devant chez moi voilà elle passe devant chez moi et fait ce jour là il se tape un froid de fou dehors mais je te dis du froid ils annonçaient de la pluie toute la et tout et j'envoie un message à Steven je dis Steven mon je sais qu'il y a toujours le groupe WhatsApp et tout dis balance mon numéro je suis kilomètre 230 ville sur Ozon je suis en face de la boulangerie et les premiers sont vers 17h et moi je regardais un peu défiler et je dis boulangerie à 18h elle ferme je dis donc après il n'y a rien et plus rien à 18h quand tu passes ville sur Ozon ils montaient au chalet Rainard ils redescendaient à Sceaux ils partaient après direction le Verdon enfin il n'y a rien en plein mois de décembre à 18h 19h c'est fini c'est que des petits villages il n'y a plus rien et en je lui ai dit mets mon numéro numéro, et s'il y a des voilà, si quelqu'un est en galère, il y a froid, il y a il a besoin de manger, déjà, tu vois, ne serait-ce être chaud, tu vois, et ben tu vois, j'ai sauvé deux mecs, j'ai deux mecs, un mec, il était rincé complet, et il était comme pas possible, et c'est sa copine qui est venue le et puis un autre gars, je dormais en plein milieu de la nuit, le téléphone qui sonne et tout, et le gars, il était devant chez moi, en fait, c'était le c'était deux heures du le mec il me dit oh tu sais tu me sauves la vie et il me de un tu me sauves la vie et de deux je suis un grand fan en plus tu vois et il me dit bah écoute tu fais une paire de c'est top et ce gars là tu vois il est venu il est venu il a passé du coup deux heures du mat je lui ai fait un plat de je lui ai dit tu sais quoi tu gères les pâtes tu te je lui ai dit moi je vais me coucher t'as la salle de bain qui est là je lui ai tout donné je lui ai dit on se voit matin et puis voilà c'est trop cool on a passé des bons mais mais ouais après tu vois moi j'ai quand même beaucoup et c'est vrai que la plupart des gens ils t'accueillent même mais moi je reste bloqué sur la France qu'on est des il y a beaucoup de cons tu vois il y a beaucoup de je sais

Speaker:

je sais pas j'ai pas roulé à l'étranger comme toi enfin si oui en Suisse mais je sais pas si on peut vraiment dire que c'est à l'étranger mais mais ouais moi je fais un peu un blocage tu vois ce rapport au cycliste sur la route et tout je toi t'as déjà eu je me rappelle que t'avais déjà posté déjà partagé des accrochages que t'avais eu avec des

Speaker 2:

vois je vais encore te raconter un truc mais là, moi, eu, tu vois, juste derrière les gorges de l'Anesque, on en plein hiver, il n'y a personne, tu vois, il n'y a personne ici chez moi, il n'y a pas de touriste, tu ne croises sur la route, il y a une voiture qui te double, l'autre, elle a tout l'espace pour doubler, le mec te frôle. Oui, voilà, ça me rend fou, ça. Moi, le problème, c'est que moi, un truc comme ça, tu as une connerie avant, le mec, tu as fait une queue de tu vois, je ne sais pas si le gars, tu l'as passé à un feu un stop, que tu as grillé et tout, que le gars, allez, se un peu toi pour… pour que tu comprennes que tu as fait une je l'accepte. Sauf que là, moi, ça fait quelques années maintenant que je roule, je fais quand même de moins en moins de conneries. Du moins, j'essaye de ne pas en faire. Et là, ce jour-là, ce mec-là me frôle alors qu'il n'y a de raison. Sauf que le problème, je le rechope à saut. 800 mètres après et tout, le mec, il était arrêté, je ne sais plus ce qu'il faisait. Je suis passé à côté et en fait, le mec, il m'engueule et Je lui dis, mais mec, tu vas vite redescendre. Et le mec sort de la voiture. Mais moi, je lui ai cassé le rétro. Et là, du coup, coup on a pu commencer à parler ah ouais mais pourquoi et pourquoi j'ai moi je suis sur la route je risque ma vie tu me frôles j'ai rien fait de mal j'ai voilà je dis là bizarrement maintenant tu veux parler j'ai maintenant moi je vais partir et je suis parti et voilà et il est resté con avec son rétro cassé mais peut-être que ce gars là bon pas à faire ça mais peut-être que maintenant ce gars là les vélos et il se dit ah je vais prendre un peu plus d'écart voilà et tu vois là le dernier jour à Miami, j'étais en de me balader avec mon vélo cargo donc du coup vide, je me à 15h, je visite, je fais le touriste, je suis sur la route, je suis sur ma voie, il y a une voie à côté de moi à gauche pour aller tout droit et moi je tournais à droite et il y une voiture qui était juste à ma gauche et en fait, je ne pas si elle m'avait vu ou pas mais en fait elle a déboîté mais vraiment pour venir sur ma voie à droite et en fait moi je à son niveau, je toque et tout et en fait derrière je n'avais pas vu mais il y avait un gendarme, enfin la police qui était là c'est quoi j'ai même pas eu le temps de me mettre à son le mec il nous a arrêté les deux clairement et pour te dire à quel point là-bas ça rigole pas c'est que moi le policier a tout vu tout est filmé en permanence ils ont 12 000 caméras sur les voitures là-bas le mec il m'a dit c'est bon tu peux partir je vais m'occuper d'elle et je pense que voilà pas de clignotant coupez la voie moi qui étais là le cycliste tu vois je pense qu'elle a dû prendre quelque chose une amende un ou voilà elle a du voilà et ouais tout est différent là bas

Speaker:

ouais on pourrait faire un épisode entier sur ça mais bon les incivilités et compagnie mais bon en tout cas en tout cas c'était méga intéressant un que tu nous partages ce défi enfin franchement assez hallucinant et puis deux je trouve le contexte actuel c'est aussi intéressant d'avoir un retour le tien tu vois où t'as fait que des belles rencontres tu senti bien du début à la fin sentiment de sécurité enfin c'est je pense que ça fait du bien d'entendre ce son de cloche aussi un petit peu non pas que j'ai un biais avec les tu vois j'ai vécu aux Etats-Unis aussi mais bon voilà je que ça fait du bien quand même donc franchement un immense Benoît c'était méga intéressant un plaisir de t'avoir à j'espère qu'on ne l'attendra pas 4 ans de plus ou 5 pour le 3ème est-ce que toi tu as un message que tu voudrais

Speaker 2:

ouais déjà merci à toi pour ce petit épisode enfin petit on est déjà 1h45 et encore j'ai beaucoup encore beaucoup de à dire mais c'est pas possible je peux faire passer un message c'est qu'en fait il faut à petite échelle ou à grande échelle comme je l'ai fait il faut pas avoir peur de au final il y a beaucoup de choses à voir je pense dans le il y a énormément de choses à faire alors bien sûr moi je parti aux Etats-Unis mais on peut très bien partir comme plein de fois je suis parti de chez moi de ma maison pour partir ça se fait aussi énormément et euh voilà je sais de gens aussi qui ça donne envie le bikepacking euh on ça bikepacking moi j'appelle plus ça euh le voyage à fait euh le bikepacking pour moi c'est un peu plus léger sur un vélo un vélo voilà vraiment léger avec que des petites et tout là je suis parti sur un voyage pour moi euh faut pas avoir peur de partir et euh de tester ça autour de chez soi de partir même 3-4 jours déjà pour commencer pour se rendre compte un peu pour se faire une petite expérience pour la du vélo parce que voilà avant de partir sur un gros voyage ça moi j'ai baroudé j'ai baroudé j'ai baroudé j'ai fait pas mal de petits voyages j'ai fait pas mal de 3-4 jours de 1 voilà j'ai fait mon expérience et puis voilà ça m'a là de partir aux Etats-Unis puis de faire un sans voilà n'ayez pas peur et puis osez en fait il faut oser tout

Speaker:

j'adore ce message bah écoute j'espère que ça incitera au quelques quelques auditeurs auditrices à faire le premier pas puis comme tu dis je pense que enfin c'est clairement les ce que montrent tous les témoignages sur le podcast c'est que chacun son aventure toi comme tu as dit c'était les US il y a eu plein d'autres avant et on peut tout à fait vivre une aventure au départ de chez soi carrément en tout cas un immense merci Benoît super inspirant comme la première fois tous les liens s'il y a des gens qui veulent suivre Benoît sur les réseaux tous les liens sont en description et puis écoute d'ici le prochain épisode je te souhaite de belles aventures

Speaker 2:

plaisir de te croiser parce qu'on est à côté c'est clair

Speaker:

ensemble carrément avec grand plaisir merci Benoît à une