Loïc Comment est-ce que tu as fait pour la vie ?
Invité 1 Moi vraiment ce stage commando quand je l'ai abordé, dès le départ, je lui avais dit je préfère mourir que d'abandonner. Même quand je suis rentré dans les forces spéciales je suis resté moi-même en fait. Je suis resté Teddy Palassy, ce garçon qui a toujours été émerveillé par plein de choses et qui a toujours voulu faire des nouvelles choses en fait. Pas se comparer, faut croire en ses rêves. Les rêves de toute façon ils sont faits pour être réalisés.
Loïc Hello Hello, c'est Loic Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnels ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous Les Frappés. Salut Teddy, bienvenue sur le podcast.
Invité 1 Merci Loic, merci à toi de m'inviter pour partager un petit peu différentes choses, c'est cool.
Loïc Avec grand grand plaisir. Écoute, honnêtement, déjà un grand merci pour, bon ok je vais le dire, je vais l'avouer, un grand merci pour prendre le temps une deuxième fois pour l'enregistrement, puisque le premier on a eu un petit souci technique, donc c'est super sympa à toi. Et écoute, je suis très heureux de t'accueillir pour que tu nous parles de ton parcours, de tes multiples casquettes, puisque pour le coup il y en a eu plusieurs, tu as eu plusieurs vies en une vie. Et puis je suis aussi très honoré de te recevoir en tant qu'ancien commando marine. Ça faisait un moment que j'essayais d'avoir des militaires ou anciens militaires sur le podcast, mais voilà, commencer par un ex-commando marine, je dois avouer que je suis très content en tout cas. Donc encore une fois, bienvenue et un grand merci à toi. Plaisir de partager en tout cas, c'est cool, c'est vraiment cool. Écoute, je te propose de commencer par te présenter qui est Teddy aujourd'hui et d'où tu viens.
Invité 1 D'accord, donc moi je m'appelle Teddy Palassi, je vais avoir 42 ans la semaine prochaine, c'est un truc de fou. D'où je viens en fait, j'ai passé une grosse partie, donc la moitié, je ne veux pas dire la moitié de ma vie, mais une partie de ma vie dans l'armée. Donc j'ai fait 16 ans dans la marine nationale, donc en gros j'ai fait 8 ans dans les forces spéciales chez les commandos marines, donc au commando de Pinfantonio et au commando Jobert. Et après ces 8 premières années, je suis parti dans la préparation physique pour devenir moniteur de sport toujours dans l'armée. J'ai repassé un brevet d'état au Centre National des Sports de la Défense sur Paris. C'est un cours qui durait à peu près 6 mois, si je ne me trompe pas, on a à peu près 6 mois. Et ensuite je suis revenu responsable de la cellule sport de combat et préparation physique opérationnelle, toujours chez les commandos marines. J'ai bénéficié en fait de mes qualités de force spéciale et maintenant, et en plus des qualités de préparateur physique. Donc c'était un duo gagnant, on va dire.
Loïc Préparateur physique opérationnel, le terme opérationnel, il fait référence à quoi ?
Invité 1 En fait, la différence entre la préparation physique normale et opérationnelle, c'est que la préparation physique, on va dire, normale, vous faites, je vais préparer quelqu'un, je vais lui faire faire prendre par exemple du volume musculaire, je vais peut-être lui faire devenir plus performant en course à pied, etc. Tout ce qui concerne vraiment la préparation physique, on va dire, lambda pour quelqu'un dans le civil. La préparation physique opérationnelle, ça va être la même chose, mais le tout avec des entraînements qui sont un peu plus opérationnels. Donc là, on va peut-être le faire ramper en même temps dans la boue à des moments. Il va peut-être faire des entraînements où il sera équipé avec son treillis, ses rangers, ses chaussures de combat, son sac à dos. Il va peut-être dormir dehors, il va peut-être faire de la préparation physique qui va être adaptée à son métier opérationnel, comme ce que j'ai co-créé sur l'Orient qui s'appelle le combat total opérationnel marine. Donc, c'était adapter des formes de sport de combat ou des formes de corps, mais avec l'équipement, comment est-ce que je peux aller récupérer un mec qui fait 1m90 avec 40 kg de matériel sur moi, avec le casque pare-balles, tous ces trucs-là, mais de façon très simple et de façon accessible à tout le monde, parce que tout le monde n'est pas forcément des champions du monde de sport de combat. Donc, on rajoute à cette préparation physique vraiment une entité opérationnelle qui est maintenant présente dans toutes les armées.
Loïc Excellent. Donc ça, c'est la deuxième partie de cette première casquette que tu as eue dans l'armée. Avec quoi est-ce que tu as enchaîné ensuite ?
Invité 1 Alors ensuite, c'est très simple. J'ai quitté la marine, je pense qu'on en reviendra un petit peu après là-dessus, mais j'ai quitté la marine en 2013, j'ai posé ma démission et j'ai été aspiré dans le monde civil, dans le monde de la préparation physique, notamment avec TRX. Je ne sais pas si tu connais, ce sont des sangles jaunes et noires qui est un des meilleurs outils de préparation physique générale aux Etats-Unis, puisque tous les sportifs de haut niveau aux Etats-Unis s'entraînent avec TRX, tous les grands athlètes. Et en plus, TRX a fusionné un petit peu avec Under Armour dans un petit combo de préparation physique, Under Armour, TRX, deux, trois petites choses, mais surtout, Under Armour, qui est une marque de vêtements, a associé son image avec TRX, donc ça, c'est super cool. Et je suis parti, donc j'ai été aspiré par TRX avec une connaissance qui m'a été présentée, qui est le responsable de l'ESMILS en France, et donc c'est eux qui avaient, on va dire, l'exclusivité de cette marque. Ok. Et du coup, je suis parti en République Tchèque. En République Tchèque, j'ai passé un niveau, donc, avec des Russes, Américains, Canadiens, Anglais, voilà, un petit peu toute nationalité. Et quand je suis sorti de cette formation, je suis devenu formateur international TRX Force. Donc TRX Force, en fait, c'est pour tout ce qui est de la préparation, donc, de la préparation physique opérationnelle avec le TRX, parce qu'ils ont un manuel qui s'appelle le Tactical Conditioning Programme, qui a été fait par les Américains. Et du coup, je suis devenu formateur pour l'armée, police, pompiers et sportifs de haut niveau sur la France et quelques pays d'Europe. Donc, à ce niveau-là, j'ai pu aller un petit peu partout. J'ai formé l'armée en Belgique, j'ai formé beaucoup d'unités en France, donc, notamment le RAID, les commandos marines, forcément, des présentations avec le GIGN, formé au premier RPIMA, des préparateurs physiques des clubs de foot de Ligue 1, des acteurs. Voilà, j'ai fait un petit peu tout ça. Et ensuite, j'ai repassé un deuxième niveau pour être cette fois formateur, mais pour tous les coachs sportifs, pareil, sur la France et quelques pays d'Europe. Et donc, après, j'avais encore une casquette en plus, c'est-à-dire que je pouvais aussi bien former des forces spéciales que des coachs qui sortent d'école. Donc, j'ai formé aussi des coachs directement en école et j'ai continué un petit peu à grandir comme ça. Et ensuite, je suis redevenu formateur international sur d'autres concepts sportifs. Et j'ai fait ça jusqu'en 2018. Et en 2018, j'ai une proposition de l'actuel patron de Crosscall, qui est une entreprise qui est leader dans la téléphonie mobile outdoor résistant avec une grande autonomie. Et il m'a demandé de rejoindre la team Crosscall, qui est basée à Aix-en-Provence. Et en 2018, j'ai fait le choix d'être plus sur une partie, on va dire, de stabilité que cette partie où je voyageais un petit peu partout pour faire des formations. Et c'était totalement différent. Mais là, j'ai rejoint une équipe avec un projet sport qui était vraiment cool et qui est vraiment cool de toute façon. Et une entreprise qui est vraiment cool aussi. Génial.
Loïc T'as remarqué que tu t'écoutes avec moi.
Invité 1 Il n'y a pas de...
Loïc Cool. Ouais, c'est super intéressant de voir ton parcours, tu l'as façonné avec cet élément, quand même, ce fil rouge du sport tout au long de tes expériences. C'est intéressant.
Invité 1 C'est clair. Et ce qui est vraiment, en tout cas pour moi, je ne sais pas que je suis autodidacte, mais j'ai toujours été un petit peu dans l'entrepreneuriat. J'aime bien entreprendre des choses et ne pas me satisfaire de ce que j'ai, mais toujours continuer à chercher des nouveaux trucs. Parce que le passage sur Terre, comme tout le monde, il est hyper court. On termina tous au même endroit. Donc, au lieu d'attendre et de rester sur ses acquis, j'ai toujours essayé de chercher, chercher, chercher et de créer, créer et de faire des nouvelles choses. Et c'est ce qui me plaît, c'est ce qui m'anime en fait tous les jours. Il n'y a pas de... À chaque fois, même quand on dit, putain, c'est super, Ted, tu as réussi. Je dis, ouais, j'ai réussi, oui, mais il y a encore tellement à faire. Et c'est qu'une étape en fait. Donc, il faut juste... OK, c'est cool, on se félicite 2-3 secondes sur ce qu'on a fait. Mais il y a encore plein, plein, plein d'autres choses à faire.
Loïc Et comment... C'est super intéressant, tu vois, ce que tu évoques, cette recherche, cette curiosité insatiable qui te pousse à te lancer dans de nouvelles expériences. Qu'est-ce qui fait que tu t'es lancé, j'imagine, jeune, sur le chemin de l'armée et plus spécifiquement des commandos ?
Invité 1 Alors, en fait, c'est assez marrant parce que, donc, comme beaucoup, on va dire, je pense, de mon époque et même ceux d'avant, on va dire, le bagage scolaire, c'était pas des gros, gros bagages scolaires comme maintenant. C'est-à-dire que les jeunes de maintenant arrivent dans l'armée. Il y en a quand même qui arrivent avec des fois des masters, des licences. Ils ont fait des grandes études et c'est très bien et c'est vraiment cool pour eux. Moi, j'étais en conflit avec l'éducation nationale. Quand je dis en conflit, c'est qu'à part le sport à l'école, j'aimais pas grand-chose, j'aimais rien d'autre. Et je faisais quand même, j'étais quand même assez, pas voyou, mais je faisais quand même pas mal de petites conneries, en fait. Donc, j'avais un caractère très, très dur, assez hyperactif et puis toujours en recherche de sensations fortes pour beaucoup de choses. J'expliquais l'an d'un fois avec mes enfants ma première bagarre. J'étais en sixième et j'ai provoqué un terminal dans le bus et il m'a éclaté. Mais je suis reparti quand même le lendemain et ainsi de suite jusqu'à ce qu'après, quand je passe en cinquième, je l'avais recroisé, etc. Je n'ai pas lâché, mais voilà. Et pourtant, j'étais un petit sixième. Et c'est une petite anecdote que je raconte souvent. Je fais partie des premiers à avoir organisé un petit peu les combats clandestins à sortie du collège, en fait, sous un tunnel. C'était pour élever les comptes parce que tout le monde se criait dessus ou on se disait, voilà, on joue au plus fort à se bousculer. Mais je dis, ok, on va mettre des règles. Cette fois, on va vraiment, on va régler ça à chaque fois. Dès qu'il y a un souci, on va sous le tunnel en sortant du collège. Et puis, on règle ça, on règle ça, pas comme des hommes. On était des adolescents, mais voilà, ça me plaisait bien. Et du coup, avec tout ça, mon père, lui, était dans l'armée de terre. Donc, j'ai grandi en Allemagne. J'arrivais à sept ans en Allemagne. Et mes parents, voilà, j'étais assez dur. J'ai essayé de trouver quelque chose pour moi qui… Bon, il savait déjà que je n'allais pas faire des grandes études. Et mon père, en fait, avec la plupart des bêtises un petit peu que j'ai faites, m'a dit, tiens, je vais t'envoyer dans la Légion étrangère. Ah ouais, carrément. La Légion étrangère, ça ne me faisait pas kiffer, en fait. Ça ne me faisait pas kiffer. Donc, j'avais regardé des reportages, tout ça. Et puis voilà, je n'avais pas trop envie d'entrer à la Légion étrangère. Quand j'étais au lycée, donc j'étais au lycée à Fort Bac, à l'internat. Et j'étais moi… J'ai fait un bac STT, donc informatique de gestion. C'est, comme on dit, c'est l'ancien bac G, le bac à bon marché. Mais comme il fallait un bac pour rentrer à l'armée, je suis parti là où je pouvais avoir un bac. Donc, j'ai fait ce bac-là. Donc, je l'ai eu. Et un jour, tu sais, souvent, il y a les camions, en fait, qui viennent faire du recrutement au niveau des écoles. Et là, il y a un camion de la Marine Nationale. Donc, c'est le CIRFA, le centre d'information de recrutement de l'armée. Et donc, du coup, il y a le camion qui est là. Et je vais voir le camion. Donc, je suis intéressé. Je vais avec un pote. On rentre dans le camion. Là, je viens à un maître principal. Je vois encore très, très bien. Et il me dit bonjour, tout. Et puis, je vois cette fameuse affiche. C'était une affiche avec trois Zodiaques, je crois. Ou trois Zodiaques avec des mecs dans les Zodiaques, habillés avec leur tenue vert, béret vert. Et marqué devenez fusillé marin commando, chuteur opérationnel, instructeur sport de combat, instructeur corps à corps. Des trucs, en fait, une affiche de film, en fait. Et je me dis, putain, ça a l'air génial. Et je regarde le gars. Et à l'époque, j'étais quand même assez mébre, assez fin quand j'étais à un gabarit de jeunes de 18 ans. Donc, je dis au gars, je vais prendre le renseignement parce que j'aimerais faire Fumaco. Et là, il m'a regardé, en fait, comme si j'étais une blague, en fait. Il m'a regardé. Et il m'a dit, comment ça ? Tu veux faire commando ? Mais tu ne peux pas, en fait. Les Fumaco, les mecs, c'est des tueurs, en fait. Ce n'est pas toi. En gros, c'est des mecs, c'est des Golgoth. C'est des tueurs, c'est des mecs qui font la guerre et tout. Et puis, ça fait partie des unités d'élite les plus prestigieuses de France. Je dis oui, ouais, ouais. Mais j'aimerais bien essayer quand même. Il me dit oui, mais non, parce que tu n'as pas le profil. Donc, le mec, en fait, il me dit, tu n'as pas le profil. C'est lui qui fait ta carrière, en fait. Donc, je dis OK. Et il me dit, tu fais quoi à l'école ? Je dis, moi, je passe un bac informatique de gestion. Il me dit OK. Et puis, il me sent un dépliant marqué avec un sous-marin, avec des mecs qui sourient sur les photos, et a marqué devenez informaticien d'informatique spécifique dans les sous-marins. Et il me dit, je peux te monter le dossier pour faire ça. En plus, tu fais de l'informatique, tu seras le sous-marin, tu vas voyager. Et je suis reparti avec mon truc. Et puis, le soir, ça cogite quand même. Je crois que j'ai dû appeler mon père le soir. Mais moi, ça cogite. Je lui ai dit, en fait, je suis parti pour faire un truc. Je suis intéressé par quelque chose de fou. Et il me demande d'aller dans des sous-marins, faire un informaticien d'informatique spécifique. Si ce n'est pas mon truc, en fait. Et puis, ça ne m'intéressait pas du tout. Donc, le lendemain, comme ils étaient là une semaine, je crois où ils étaient là une semaine, je vais le revoir. Et puis, je lui ai dit, ben non. En fait, j'ai en discuté aussi avec mon père, tout ça. Je veux poser un dossier pour devenir fusillé marins commando. Donc, à l'époque, ça s'appelait les Fumaco. Donc, pour être Fumaco. Il m'a dit, ben OK. Tu passes au Cirfa. C'était au Cirfa de Metz. Tu passes au Cirfa de Metz. Il m'a donné une petite feuille, déjà, pour les minima physiques qu'il fallait faire, extraction, tout ça. Mais il m'a donné ça, genre, voilà, tiens, je prends, regarde-le, regarde-le. Et puis, comme on dit chez nous, tu vas, regarde le papier, et puis caresse l'espoir de devenir un jour commando, quoi. Donc, voilà. Et puis, après, ils sont partis. Et puis, j'ai tout fait. Et puis, j'ai réussi à faire mon dossier, à faire mes minima pour être pris, pour commencer la formation des fusillés marins commando, donc en commençant les classes à Kerkeville. C'était en... Et donc là, tu avais quel âge ? Donc, j'avais 18 ans. J'avais 18 ans parce que j'ai mes 19 ans en mission. J'avais 18 ans. Ah oui, c'est super jeune. Oui, c'est super jeune. C'est super jeune, mais comme... Voilà, j'étais très... C'est super jeune, mais de cette génération-là, je pense qu'on... C'était beaucoup plus accessible de partir, de quitter la maison à 18 ans pour faire un projet professionnel. Il y en avait qui avaient déjà quitté l'école à 16 ans ou qui travaillaient dès 16 ans, qui sont rentrés à l'armée ou dans d'autres secteurs. Je pense maintenant, c'est un peu plus compliqué. Mais voilà, moi, de toute façon, je n'étais pas fait pour rester à la maison. Et puis, il fallait que je fasse quelque chose... Voilà, j'avais besoin de faire ça. Et puis, c'était plus comme un défi. Parce qu'une fois que mon père a dit à ses... T'imagines ? J'étais dans une garnison, il y avait pas mal de militaires et tout. Et un jour, il y a un mec, un sergent qui était un mec très, très sportif de la garnison au régiment où était mon père. Et qui gagnait un petit peu tout dans les compétitions sportives au niveau des crosses et tout. Il était très, très fort. Et il était parti faire les sélections pour faire commando marine. Donc, c'était un sergent qui avait déjà 8 ans d'armée. Et le mec s'est fait virer. En fait, il a... Voilà, il n'a pas été pris. Il a loupé les tests. Et puis, il n'a pas terminé. Et quand il est revenu à la garnison, c'était un petit peu comme la personne qui... Ouais, putain, le mec, il est parti chez les commandos à Lorient. Il est revenu. Putain, c'est un super sportif. Vous imaginez le niveau de fou, quoi. C'est un truc de malade. Et mon père lui a dit. Mon père lui a dit. Bah tiens, il y a mon fils qui veut tenter les commandos marine. Bah, c'est pareil. Je suis parti le voir. Au lieu de m'encourager, il m'a plus... Dès le départ, il m'a regardé en disant. Ouais, bah... Tu sais, moi, je viens de faire... J'ai fait deux semaines de sélection. C'est horrible. C'est horrible. Et je ne vois pas comment... Je ne vois pas comment toi, en fait... Après, vas-y. Tu peux aller faire un tour. Mais bon, on sait déjà... C'est déjà ce qui va se passer, quoi. Donc, ils m'ont pris un petit peu de haut et ça m'a encore plus animé, moi, pour justement leur montrer que... Je ne veux pas dire que je ne pensais qu'à ça. Mais je me suis fait vraiment un malin plaisir une fois que j'étais breveté d'arriver avec mon béret vert dans la caserne de mon père. Et d'aller manger avec mon père. Et là, tout le monde s'est mis au... J'étais un du tout. J'étais matelot. Mais tout le monde, juste par respect, s'est mis au garde-à-vous et me saluait. Et puis, lui, il est venu me voir et puis, il m'a dit... Bravo, vraiment, chapeau. Tu as réalisé un rêve que je ne pourrais jamais faire. Et je te remercie déjà d'être venu et m'avoir montré ton béret vert et tout. Il était cool, quoi.
Loïc Ouah. Alors, peut-être que tu peux nous parler un peu, justement, de ce qu'il y a eu entre ce repas où tout le monde était au garde-à-vous et cette dernière conversation. Forcément beaucoup. Parce que je ne sais pas si on a beaucoup d'auditeurs, d'autrices qui seront familiers des stages commando. Mais il y a quand même eu pas mal de visibilité ces dernières années. Il y a eu pas mal de reportages. Il y a eu beaucoup de livres. J'ai lu le livre du fameux Marius pour ceux qui connaissent récemment. Donc, si je ne me trompe pas, c'est un format assez long. C'est neuf semaines, c'est ça ? C'est ça, neuf semaines et demie de stage.
Invité 1 Et tu as aussi un pré-stage qui dure deux semaines, je crois, avant nous, on avait deux semaines d'éval aussi avant. Donc, ouais, c'est ça. Neuf semaines plus deux semaines d'évaluation.
Loïc Bon, et dans tout ce qu'on voit, ça a l'air d'être l'enfer absolu. Comment est-ce que toi, tu l'as vécu ? Et à quoi est-ce que ça ressemblait dans la réalité ?
Invité 1 En fait, comme je le dis tout le temps, même avec les jeunes qui nous suivent à travers Force Special Coaching que j'ai créé et même mon compte, c'est vraiment une vocation en fait. On n'arrive pas là par hasard. On ne peut pas se dire « Tiens, je vais essayer ». Non, si déjà tu te dis « Je vais essayer de faire ça et puis si jamais ça ne marche pas, il ne faut même pas penser si ça ne marche pas en fait. Il faut vraiment qu'on est à 100%. Et le problème, c'est qu'en fonction de comment on est, chacun réagit différemment. Moi, pour juste venir un tout petit peu en arrière dans le débat, il faut savoir que quand j'ai commencé Kierkeville, après une semaine de tests sportifs quand je suis arrivé là-bas, tout était super bien. Physiquement, j'étais vraiment affûté et tout. Et comme je faisais un peu de boxe, quand je suis arrivé à la visite médicale, ils m'ont fait un fond d'œil. Il m'a dit qu'il faisait un fond d'œil étant donné qu'on fait des sports de combat. Là, il a vu que j'avais des petits trous au niveau de la pupille. Et le médecin m'a mis « Inapte à l'armée ». Donc déjà, c'était pour moi la première en logique. C'est le premier effet qui se coule. C'est que tu arrives, tu quittes tout, tu quittes l'école et tout. Tu veux faire ça et on te dit « Inapte à l'armée ». Donc, j'étais réformé. Y5. Donc, là, c'est la première. Ça te met un coup au moral. Déjà, là, si tu n'as pas cette capacité d'essayer de rebondir, de trouver, et ça, ça vaut pour tout, de trouver une solution, de dire « Mais ce n'est pas possible, il y a forcément une solution. » Je ne suis pas aveugle. Tu as vu, elle est bonne. C'est juste un trou au niveau de la pupille. J'ai réussi après quand je suis passé en commission avec tous les réformés, donc, dans tous les réformés, tu as tous ceux qui ne veulent pas faire l'armée et puis tu avais moi qui voulais faire mais qui étais réformé. Et donc, j'ai réussi à voir avec l'amiral de l'époque, Chantal Desbordes, qui était la première femme amirale, quand elle m'avait arrivé, je lui ai dit « Oui, moi, je ne veux pas partir. Je veux faire commando marine. C'est vraiment mon objectif et c'est un rêve. Je veux le réaliser. En plus, ils ne sont pas nombreux, etc. » Et après, avec un coup de téléphone avec le médecin, elle a vu que de Y5, il a pu me passer en Y5 temporaire, mais par contre, il fallait que je me fasse soigner donc il fallait que je me fasse brûler au niveau de la pupille pour boucher les trous. Ça ne jouait pas sur ma vue donc on pouvait faire ça. Et en fait, elle m'a dit « Dans deux mois, si vous arrivez à faire ça, vous pouvez revenir et je vous reprends d'office, sors de passer les tests d'entrée, continuez à vous entraîner et faites le maximum pour vous faire soigner. » Et je suis parti de là, réformé et dans la foulée, j'ai tout fait ce qu'il fallait. Deux mois après, je suis revenu à Carcuville et j'ai recommencé. Donc j'ai juste eu un décalage avec mes potes qui étaient deux mois avant moi. On s'est retrouvés après au commando et après, à partir de là, j'ai fait un parcours sans faute. Donc c'était vraiment, voilà, c'est vraiment le faut jamais, jamais, jamais rien lâcher. Ouais,
Loïc c'est ce que j'allais dire, sacrée détermination.
Invité 1 Ouais, sacrée détermination mais comme tu dis, en plus surtout venant de la part d'un gosse de 18 ans. Comme je suis dit, certains, ils se seraient déjà forcément écroulés alors dans le doute et puis quand tu es dans le doute après tes performances et le subissent et tout. Moi, c'était l'inverse. Je dis, ok, bon ben, c'est pas grave, il y a une solution en fait. Pour moi, il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. Après, il fallait, voilà, il fallait continuer et ça a été quand même assez chiant parce que pour avoir le rendez-vous, pour aller là-bas, tu continues à t'entraîner mais tu n'as pas de nouvelles. Le Cirfa, le mec qui te revoit, il était déçu mais en même temps un peu content parce qu'il avait, dans sa prédiction, il s'est dit, ben voilà le mec,
Loïc il n'y a pas de réussir.
Invité 1 Donc, voilà, et pour répondre maintenant à ta question vraiment sur la partie stageco, tu, moi vraiment, ce stageco Mando, quand je l'ai abordé, dès le départ, je l'avais dit, je préfère, je préfère mourir que d'abandonner. Notamment, quand on faisait la cuve qui est quand même assez mythique à Lorient, cette fameuse cuve, à chaque fois, c'était le petit rituel avec un de mes potes, je disais, on verra, si je me noie, ben je me noie, mais par contre, tu ne me verras pas abandonner cette cuve parce qu'en plus, ça a été éliminatoire et je me le disais tout le temps, même dans les trucs super durs quand on travaille en apnée, je me rappelle une fois, on a fait une apnée de fou dans la piscine et tout, je pense à avoir un petit peu, pas perdre connaissance mais j'étais vraiment à bout à bout, ben je n'ai pas abandonné, après je me suis accroché à l'échelle mais j'ai réussi à faire ce que je vais faire mais ce n'est pas possible en fait, l'abandon, ce n'est pas pour moi, pour moi, c'est un échec d'abandonné dans ce que je voulais faire.
Loïc J'imagine que c'est un peu le dénominateur commun aux rares personnes qui arrivent à finir le stage commando, non ? C'est ça. Si tu as le moindre doute, tu ne finis pas.
Invité 1 C'est ça, comme on t'en dit, si tu as un doute, il n'y a pas de doute donc si tu commences à douter de toi, c'est mort parce qu'en fait, le doute, il va se voir sur ton visage, il va se voir sur tes performances et les instructeurs, ils sont assez malins, ils vont mettre le doigt où ça fait mal et après, ils vont te faire douter et puis après, pour te faire douter, ils vont te faire douter par rapport à tes camarades donc tu vas devenir un peu le mec qui va faire ramasser tes camarades de temps en temps un peu comme Full Metal Jacket, tu sais, à force, à force. Les mecs te disent merci parce que tu as fait une bêtise comme tout le monde ce qui est logique, tu es obligé d'en faire, des petites conneries. Par contre, pendant que les mecs vont faire des pompes, toi, tu vas être en train de manger ton bout de pain tranquillement en leur disant allez les gars et puis ils vont te dire merci, c'est super, allez les gars, merci, c'est super. Donc, tu prends tout ça, tu vois, c'est des trucs qui font un peu chier.
Loïc Et si on rentre un peu dans le détail parce que, bon, déjà, je pense, je suppose que c'est impossible de se rendre compte de l'exigence physique, mentale d'un tel stage mais concrètement, au jour le jour, c'était quoi comme exercice ? Sachant, encore une fois, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, de ce que, en tout cas, moi, j'ai compris en tant que spectateur, etc., l'objectif, c'est vraiment de vous pousser dans vos retranchements mais les derniers, des derniers retranchements et de vous faire vivre des situations qui potentiellement pourraient ressembler de loin à des vrais cas opérationnels, c'est ça ?
Invité 1 Exactement, exactement, en sachant que ce qu'on vit déjà nous est très, très dur mais ce serait un dixième de ce qui pourrait arriver si ça t'arrive en mission. on s'entraîne beaucoup là-dessus et le stageco, il est vraiment révélateur de qui tu es parce que la fatigue, comme on dit, c'est dans la difficulté que tu vois les gens. Il y a des gens qui sont super cool mais une fois qu'ils n'ont pas dormi pendant une semaine, ça devient des connards, ça devient des individualistes, ça devient des mecs qui ne gèrent pas la pression donc ils te mettent la pression et tout ça dans un groupe, ce n'est pas possible et c'est ce qu'on voit aussi, c'est ce qui fait ressortir tout ça. Comme je dis, quand on arrive, tout le monde est content, on est super content parce qu'on se connaît un petit peu et tout et tout puis après, tu en as un pendant ça fait trois jours qu'on n'a pas dormi, déjà il change, tu lui dis un truc, il te répond mais il te répond comment dire, violemment et tu dis, qu'est-ce qui se passe ? C'est bon, ça me fatigue et puis il va s'emporter. Tu ne peux pas parce que c'est que de la fatigue mais imagine en mission quand tu as le stress de la mission, si après toi, tu es énervé et que tu envoies chier les mecs, ça ne peut pas marcher en fait. C'est une chaîne et tous les maillons doivent être hyper solides parce qu'on doit tous compter les uns sur les autres et déjà, le tri se fait au stageco du fait que tu comptes à peu près à chaque fois 10% qui sortent. Tu vois, nous on est rentrés donc de ma sélection, de ma section du départ qui voulait faire commando marine donc à Kierkeville jusqu'à ce qu'on termine le stage commando, on était 73 et on est sortis à 6. Donc, c'est à peu près 10%. Et dans les 6, ce n'est pas parce qu'on est plus fort qu'un tel, un tel, c'est parce que j'ai su mieux gérer la fatigue, j'ai mieux géré mon physique mon corps ne m'a pas fait défaut, c'est-à-dire que même quand j'étais fatigué, même comme tout le monde, en dormant, j'ai réussi à avancer. Tu arrives au stage commando le lundi, tu commences ton stage commando le lundi, tu te couches le vendredi et entre les deux, tu as entre 4 et 6 heures de sommeil par semaine pendant une semaine et demie. Donc, c'est à peu près qu'il y a à gérer parce que les efforts, ils sont intenses et une journée type, en gros, les premières semaines, c'est essentiellement sur le physique. donc, tu arrives et tu fais des parcours, tu apprends à faire des différentes choses avec ton sac, etc., tu fais des parcours, des parcours, donc des parcours, c'est un peu comme des courses obstacles mais sur des gros parcours commando, aussi avec pas mal d'ateliers, donc tu fais ça, ensuite, tu manges, tu manges en courant et tu manges ton passage à la rampe où tu vas manger très rapide, tu arrives, tu prends ton plateau, quand tu prends ton plateau, en général, tu pars manger, genre, ils vont te dire, on part manger à 13 heures et ils te disent, il faut être assemblé au stage commando à 13h20, équipé pour commencer un autre parcours, par exemple, donc du coup, toi, tu passes avec ton plateau, pendant que le mec te serre dans ton plateau, tu manges en même temps, quand tu as fini la rampe, tu continues à marcher jusque là où tu vas déposer ton plateau, mais tu manges en même temps et tu déposes ton plateau et tu repars en fait, donc voilà comment tu fais le truc et tu repars, tous les déplacements se font en courant, donc pendant neuf semaines, tu ne marches pas,
Loïc ça c'est imposé,
Invité 1 ça c'est imposé, si on te voit en train de marcher, tu ne marches pas, tu cours tout le temps et quand tu arrives, tu renvoies sur les parcours et puis après le soir, tu vas un petit peu manger et après tu commences les activités de nuit, donc tu commences, ça dépend entre l'hiver et l'été, mais on va dire quand tu commences à faire nuit en hiver, tu pars à 18h, 19h, tu pars dans les camions, tu bosses toute la nuit, donc pas mal de choses, que ce soit de la topographie et des manips, tu reviens à 6h du matin, tu vas déjeuner, tu renvoies la journée en fait, tu n'as pas dormi et c'est comme ça pendant toute la semaine.
Loïc Oh la vache !
Invité 1 Une des compétences, on va dire, très connue aussi chez les commandos marines, c'est de pouvoir avoir sa capacité de s'endormir n'importe où et à n'importe quel moment parce que comme on ne sait jamais à quel moment on va pouvoir redormir, dès qu'il y a une minute, deux minutes à prendre, on le prend et on s'endort et voilà.
Loïc Et ça, tu me disais en off que tu as réussi à la garder cette compétence jusqu'à aujourd'hui. Oui, alors je ne sais pas
Invité 1 si ça vient de mes compétences ou des îles parce que je suis originaire de la Réunion. Mais en tout cas, en tout cas, j'ai gardé cette compétence. Je sais que quand je suis fatigué ou quand j'ai besoin, je peux me mettre dans un coin debout la tête contre le mur et je peux m'endormir deux minutes et je vais récupérer, ça va me relancer pour 4-5 heures mais je peux le faire. Et ça, c'est super intéressant et ce que j'aime bien, c'est que c'est tous ceux qui sont passés par là, donc par ce stage-là, même à travers les différentes années, tout le ressort. Je prends par exemple le livre de Louis Saillant, chef de guerre, il en parle dedans. À un moment, il dit qu'il est au stage para et il y a le responsable, l'adjudant qui attend pour l'avion. Donc, l'avion a été un petit peu décalé, retardé, pardon. Et du coup, il dit, voilà, OK, les gars, en tout cas, on reconnaît les marins, donc les seuls commandos marines parce qu'en fait, les seuls qui dormaient, c'était les commandos marines. Et ils disent, c'est les seuls qui dorment, pourquoi ? Parce qu'eux, ils savent que dans leur formation, tout ça, ils ne savent pas quand est-ce qu'ils vont pouvoir dormir. Donc, dès qu'ils peuvent, il faut qu'ils dorment pour récupérer.
Loïc C'est impressionnant.
Invité 1 C'est impressionnant. Ouais, c'est impressionnant. Et puis, tu ne peux pas le... Je ne sais même pas, en fait, comment... En fait, la seule façon de le vivre, c'est de le faire. Parce qu'il n'y a pas de... C'est de le faire ou de... Parce que même si je te dis, par exemple, tiens, Loïc, ne dors pas pendant une semaine, tu vas me dire, ouais, de 8h à midi, tu vas faire l'équivalent de 25 km avec les sacs en différentes minutes. L'après-midi, tu vas faire l'équivalent de 25 km et le soir, tu vas faire l'équivalent de 25 km. Et tu fais ça pendant une semaine sans dormir à tout. Et en plus de ça, tu vas te... Je veux que tu fasses ça chaque fois, tu sois tout le temps mouillé, jamais sec, avec de l'eau froide sur toi, il faut que tu sois trempé. Et en plus avec ça, je veux que... Je veux qu'on te gueule dessus tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et en plus avec ça, je veux que tu manges très peu. Tu vois ? Là, tu commences à entrer dans les conditions un petit peu, tu vois ? Ouais. Donc, c'est pour ça que tu peux pas vivre, en fait, ces trucs-là. Comment tu peux l'expliquer ? Comprendre. Tu peux avoir une compréhension de tout ça, mais il faut le vivre.
Loïc Il y a pas mal de témoignages d'anciens commandos qui disaient que... Enfin, en tout cas, pour la plupart, visiblement, ce qui était le plus dur à gérer, c'était le froid et le tout le temps mouillé, justement. Vous êtes vraiment tout le temps trempé ?
Invité 1 Tout le temps. Tout le temps. Dès que t'es sec, dès que t'as un bout de tissu sec, on te mouille. C'est un truc de fou. C'est un truc de fou. Une fois, on avait fait une manip, donc une manipulation, c'est un exercice du côté des... chez des Roches du Diable, là, vers chez nous. Et... Et... La Chaisse du Diable, pardon. Et... On était contents parce que je crois que c'était... C'était une semaine... On avait été mouillés, mais le soir, tout le monde était sec. Et en fait, il y en a un qui a fait une petite erreur, une petite erreur qui était assez... assez bête. Et du coup, en fin de soirée, on avait terminé. Il devait être 4h, 4, 5h du matin. On était secs. Donc, j'ai caressé l'espoir de peut-être m'endormir ne serait-ce qu'une demi-heure sec. Tu vois ? En fait, ça n'a pas marché puisqu'il a fait une connerie. L'instructeur à la lumière, ils sont descendus. On est tous passés dans le blavé. On s'est trempés complètement. L'eau, elle devait être à 6, 7 degrés. Et voilà. C'était... Tu vois, je ne passe pas une seule journée, une seule journée où tu es sec.
Loïc Parce que le truc, c'est que vous avez en permanence des instructeurs sur l'eau. En fait, il n'y a absolument rien qui leur échappe visiblement.
Invité 1 Non, non, non. Il n'y a rien qui leur échappe. Tu les as tout le temps sauf... J'ai expliqué là dans un partage, un petit récit de partage, justement le contraste dans certaines difficultés. C'est qu'après, nous, après les quelques jours de... pas de torture, mais je veux dire de coxage en fait. Le coxage, c'est... On vient un peu te malmener comme si tu étais capturé par l'ennemi. Donc voilà, ils sont... Ils viennent faire un petit peu... Ils viennent mettre un peu plus de pression, vraiment un peu plus de pression psychologique. Déjà, c'est très très dur. Et ensuite, quand ça se termine, tu ne sais pas, mais quand ça s'est terminé, là, pour nous, en fait, ils nous ont envoyé, on avait entre 50 et 100 kilomètres à faire pour s'échapper. Mais là, les 100 kilomètres, en fait, comme tout le monde part, on ne part pas tous en même temps et les instructeurs ne peuvent pas te suivre tout le monde. Si au départ, ils ne peuvent pas suivre 20 mecs ou 10 mecs pendant 50 bornes, et bien même, tu vois, un truc là, par exemple, demain, tu me dis, écoute, tu sors, tu vas marcher là de nuit pendant 100 bornes. Je dis, c'est bon, je ne vais pas marcher 3 jours pour faire 100 kilomètres. Et bien, après ces 3 jours où tu as été un peu malmené, et bien en fait, c'était trop cool parce que tu sais que pendant 3 jours, tu vas pouvoir souffler parce qu'il n'y a personne derrière toi. Il faut quand même arriver à faire ton nombre de kilomètres pendant ces 3 jours. Mais tu vois, tu es sorti d'un truc hyper dur, on te dit un truc qui est encore plus dur, mais en fait, c'est super en fait. J'ai hâte, j'ai hâte de partir et de m'évader parce que je vais être tranquille, je n'ai pas d'instructeur. C'est le moment où tu peux souffler. Une sorte de délivrance psychologique. Exactement. Après, il y a une petite semaine quand même au stage commando où tu peux un peu plus dormir. C'est quand on fait de la démolition, tout ce qui est explosif et tout, pour qu'on ait quand même un peu de lucidité pour éviter les accidents. Parce que là, c'est des cours, c'est-à-dire que vous alternez en plus entre cours théoriques et les manips. Oui, en fait, tout ce qu'on fait en théorique, on le fait en manips. C'est-à-dire qu'une fois qu'on fait la théorie par exemple de la cuve pour descendre en rappel d'un hélico, donc on va dans la cuve, on fait du rappel en hélico et le soir, on vous dit OK, rendez-vous 20 heures, il y a un hélicoptère qui vient, on va monter, on part à un endroit et on va faire du rappel en pendulaire de 60 mètres d'un hélico. Donc, si tu as mal révisé et surtout le truc, c'est que les commandos on travaille essentiellement de nuit, donc tout ce que tu fais de jour, il faut savoir le faire. On s'entraîne de jour mais par contre, on le restitue tout le temps de nuit. Donc, les nœuds, il faut savoir les faire les yeux fermés, tous ces petits trucs-là, il faut être vigilant parce que quand tu fais des manips comme ça en hélico, il y a toujours un risque, ce n'est pas naturel de jeter d'un avion, ce n'est pas naturel de jeter d'un hélicoptère et comme c'est déjà arrivé, quand c'est en entraînement, c'est pas grave, c'est-à-dire que le mec il saute avec le rappel, il l'a mal mis et son sac est trop lourd et il se retrouve dans une position où il est bloqué, là du coup, c'est le, comment dire, c'est l'hélico qui pose et on vient de décrocher le mec et voilà, mais ça en entraînement tu peux le faire mais en réel, c'est un peu plus compliqué.
Loïc Ouais, ouais, ok, punaise. Ok, et donc tu disais parcours sans faute pour toi sur ce stage commando de neuf semaines et demie, tu dirais qu'il y a une part de chance quand même ? Oui. J'ai en tête les blessures notamment.
Invité 1 Ouais, moi je pense qu'il y a quand même une grosse partie, il y a quand même une grosse partie chance au niveau des blessures. Voilà, moi je touche du bois, j'ai eu une blessure mais la blessure là, elle m'a, c'est pareil, j'ai serré les dents, en fait sur un parcours évasion, je suis tombé dans les barbelés, j'ai ma main qui a été ouverte un petit peu et du coup ça s'est infecté et juste après, je partais sur une semaine nautique et la semaine nautique en fait, t'es encore plus mouillé parce que t'es tout le temps dans l'eau mais t'es en pleine mer donc on fait beaucoup de trucs tout le temps, tout le temps et ma main a commencé un petit peu à, avec le sel, ça a commencé à creuser et puis ça m'a donné de la fièvre, c'était un peu en train de pourrir en fait et du coup, je me suis soigné à l'ancienne, j'ai juste mis un bout de chatterton, tu sais, c'est du scotch noir et voilà, mais comme je ne voulais pas abandonner, il y avait un infirmier qui était avec nous au stage commando qui me donnait des médicaments pour garder, pour être toujours un petit peu éveillé, etc. Mais cette semaine-là, je crois qu'en une semaine, j'ai perdu 7 kilos, moi j'ai perdu 7 kilos en une semaine et c'était très dur, c'était très dur parce que je faisais de la fièvre et j'ai fait les derniers jours, j'étais avec de la fièvre mais bon, j'ai de la chance, tu vois, il y en a d'autres qui ont dû être arrêtés parce que moi, je n'ai pas fait non plus 45 de fièvre mais quelqu'un qui commence à faire de la fièvre et qui ne peut plus ou alors celui qui va sauter, une faute d'inattention, tu vas sauter du camion, tu vas te tordre la cheville, c'est terminé, tu vas descendre le moteur du Zodiac, tu vas te coincer le doigt, ça va t'écraser le doigt, après voilà, il y a un facteur de chance, il y a un facteur de chance.
Loïc Et donc, tu te retrouves 9 semaines et demie plus tard à Wistrowham, ça se faisait là-bas ? Non, pas du tout, à l'époque,
Invité 1 c'était encore sur le plateau d'appel de l'école des fusillés marins. En fait, le dernier soir, on vous dit, voilà, bravo à tous, rendez-vous demain matin, tirez vos chaussures et prenez les bérets verts que vous avez achetés, vous pouvez les sortir à Pucelle et puis avec le badge et puis à demain.
Loïc Ah, t'avais ton béret, c'est toi qui avais acheté ton béret à l'avance ?
Invité 1 Ouais, en fait, moi j'avais mon béret verts au bout de 3 semaines parce que j'étais premier sur les parcours au niveau physique, donc les gars les plus physiques, en fait, au bout de 3 semaines, ils remettaient un béret verts provisoire ce qui permettait un petit peu déjà d'encourager et puis que tout le monde voit que voilà, c'est pas inaccessible et puis pour moi, c'était une certaine petite fierté parce que quand tu vas manger, t'as ton béret verts dans la poche et sur toi, quand tu cours, tout ça et voilà et puis comme j'étais premier sur le truc physique, c'était vraiment cool, c'était vraiment génial et après, quand c'est fini, on va te demander d'acheter ton béret verts juste à la fin et le lendemain, il y a les familles, tout ça qui viennent et puis tu fais la remise des verts et verts et ensuite, t'as une petite semaine où tu vas passer dans la foulée, tu vas à Pau passer ton stage para, donc dans la foulée, tu vas être en parachute pour être breveté parachutiste et une fois que t'es breveté parachutiste, après tu reviens et tu embarques au commando, donc embarquer, ça veut dire que tu vas intégrer le commando
Loïc et là, comment ça fait la répartition entre les sept commandos ? Alors, moi,
Invité 1 à l'époque, entre les commandos, à l'époque, il n'y en avait que quatre où on pouvait aller dès le départ, il n'y avait que de Montfort, Treppel, de Parfum Tonio et Jaubert, puisque commando Uber, tu ne peux pas y aller dès que tu sors de cours, il faut que tu sois d'abord sous-officier, il faut d'abord que tu fasses une période de commando et que tu sois officier, marinié, donc second maître pour pouvoir poser après le cours nageur pour ceux qui veulent faire ça et donc du coup, en fait, quand tu sors, c'est un choix, on te dit, voilà, il y a deux places à Parfum, il y a une place à Montfort, il y a une place aussi, cela, en général, par tradition, les plus forts, entre parenthèses, les premiers du stashco vont à Montfort, on a toujours dit à Montfort, c'est les plus forts, donc c'est le commando un peu plus, les bonnes mules et puis très tradition, tout ça, vraiment, voilà, un bon commando et après, c'est en fonction de là où il y a de la place et après, si tu as de la chance, tu choisis, tu peux demander là où tu veux aller, moi, quand je suis arrivé, j'avais demandé l'esquadassaut et je me rappelle, il y avait un, quand je suis arrivé devant le commando, c'était juste avant d'intégrer le commando parce qu'on avait encore, on avait presque un mois, on n'était pas avec les commandos parce que moi, quand je suis arrivé, quand on est arrivé au commando, il y avait pas mal de commandos qui étaient en mission donc on a été pris en compte avec d'autres commandos qui nous repréparaient physiquement avant d'arriver au commando, tu vois, donc c'était encore, vraiment ambiance là, t'es plus élève là, maintenant tu rentres au commando mais par contre, je te montre vraiment comment ça va être et on est arrivé en garde à bout devant, je suis arrivé au garde à bout devant Parfum et là, il y a un mec d'un mètre 95 qui est sorti qui m'a dit qui c'est Palassi donc je lève la main et il me dit c'est toi qui veux venir à l'assaut dans notre groupe je dis oui, c'est moi, second mètre, ok, j'espère que t'es affûté et j'espère que tu fais tes, j'espère que tu fais tes 80 pompes, tes 20 tractions et tes ceci et tes cela et on t'attend de pied ferme en fait et j'ai dit ok, très bien et puis voilà, donc il te met une putain de pression dès le départ tu te dis waouh et puis déjà le gabarit tu te dis mais qu'est-ce que c'est que ça ? un truc de fou et tu fais ton, tu fais ton, tu fais tout ça et après la semaine tu embarques ton co-commando et là, quand tu embarques au commando une présentation escouade qui se faisait à l'époque qui peut-être se fait encore dans certains commandos ça dépend du temps je pense et de comment ça évoluait au niveau de tout ça mais tu avais une présentation à faire et la présentation c'est pas bonjour je m'appelle Teddy voilà j'arrive de là j'adore le sport j'aime lire c'est pas du tout ça c'est une présentation escouade en fait c'est où tu fais tes max de performances physiques dans chaque groupe donc à l'époque les commandos étaient constitués tous pareils ça veut dire que c'était dans un commando tu avais une escouade appui donc appui c'était notamment les tireurs d'élite ceux qui avaient le mortier tout ce qui était tireurs longue distance tu avais un commando assaut assaut, effraction, extraction c'est tous ceux qui arrivaient et qui vont au charbon dans la foulée qui descendent encore de l'île qui récupèrent la personne qui repartent et voilà t'avais une escouade reco palmeur donc c'était tous ceux qui faisaient plus les reconnaissances de plage et qui permettaient quand on arrivait avec des Zodiacs d'aller reconnaître la plage de prendre la plage pour qu'on puisse arriver tranquillement avec les Zodiacs et t'avais une escouade ECT qui est une escouade de commandement c'est là où aussi quand tu arrivais en fin d'affectation et que tu partais pour un nouveau cours t'allais là un petit peu pour te reposer donc c'était un truc assez tranquille et quand tu arrives tu fais ton maxi devant chaque escouade et à savoir que dans chaque escouade t'as des bonnes mules t'as des mecs qui ne connaissent pas parce que à savoir que quand tu vas arriver dans un groupe tu seras tout le temps avec ton groupe donc l'autre escouade c'est dans le même commando mais c'est pas ton groupe donc les mecs c'est pas tes potes ils bossent pas avec toi mais il y a quand même une bonne entente t'es pas exclu mais je veux dire c'est pas ton groupe donc quand t'arrives tu toques etc et moi en fait je suis arrivé je suis arrivé à l'escouade je suis arrivé dans mon groupe j'ai fait ma présentation escouade donc là je te passe les détails c'est une présentation escouade un petit peu comme ce que t'as pu voir peut-être dans le film Lonely Survivor où le mec en train de danser fait une chorégraphie il danse il explique pourquoi il a voulu voilà il fait autre chose tu te font entrer dans un caisson ils mettent une pièce il faut que tu chantes une chanson ça c'est le côté un peu ludique et après la performance physique il faut faire moi pour aller à l'assaut quand je suis arrivé à l'assaut il faut que je fasse minimum 20 tractions 120 pompes en une seule fois et 120 pompes je crois et à peu près 160 ou un truc comme ça d'abdos donc ça tu le fais alors que tu le fais t'es en tenue 22 avec ton petit pompon de matelot t'es pas en tenue de sport c'était assez marrant et une fois que t'as fini on te dit ok bah maintenant tu vas à la reco et tu vas toquer là-bas et là je terminerai juste avec la reco quand je suis arrivé à la reco j'ai toqué et le mec qui m'a ouvert c'était un ancien un ancien bodybuilder qui avait gardé des restes de bodybuilder qui était à la reco qui faisait 1m90 avec avec c'était quelqu'un d'originaire de l'Est je crois parce qu'il avait vraiment bref il était un bon bébé c'est lui qui m'a fait rentrer et là c'était un petit peu différent déjà parce que j'arrivais plus à faire mes attractions puisque je les avais fait la première fois et j'étais cuit et là donc je crois je suis parti je crois que je m'ai mouillé etc voilà tu fais ça et après t'as encore une escouade et après voilà mais ce qui est marrant tu vois de tout ça ce que je retiens je retiens je retiens que le midi quand on est parti manger je vois tous mes potes avec ceux qui ont embarqué à Montfort ceux qui ont embarqué à Treppel tout ça on s'est tous vus avec la transpiration tu sais dégueulasse sur le visage notre plateau qu'on avait du mal à tenir parce qu'on avait mal au bras et on s'est dit putain les gars ça y est je crois que là c'est parti et on rigolait en fait parce que c'était c'était marrant de se retrouver et de se voir comme ça que ben voilà quoi ça va être dur ça va être dur
Loïc et je lis souvent à propos de la vie dans les commandos que le en fait le stage c'est que le début et que tu vois on pourrait croire pour les civils que c'est c'est l'épreuve la plus dure que t'es à faire et puis une fois que c'est fait c'est fait et c'est fini et puis t'es opérationnel et voilà mais visiblement c'est c'est jamais fini en fait il y a systématiquement des épreuves
Invité 1 ouais exactement c'est jamais fini et puis après on peut comparer ça par exemple à un pilote de Formule 1 qui va se former il va se former pour devenir pilote et après il va commencer à faire les vrais grands prix de Formule 1 c'est pas pareil donc les sélections c'est j'ai envie de dire c'est comme pour toutes les sélections donc tu fais une sélection qui est dure drastique et puis en même temps très très dure physiquement mentalement physiologiquement tout ça mais après quand t'arrives t'es avec des mecs qui certains ont fait la guerre certains ont fait des troupes de fou des mecs rentrent de cours des mecs qui rentraient de Guinée etc etc et qui ont un rythme opérationnel avec quand t'arrives dans le quand t'arrives dans le dans le groupe t'as des armes qui sont sur les tables t'as des munitions t'as c'est le vrai c'est le vrai monde opérationnel donc toi ça tu vois pas au stageco toi au stageco t'es en stage tu fais un stage le but c'est qu'on te presse pour sortir du stage mais t'as pas encore rencontré des opérationnels qui sont encore sur le terrain quoi donc quand t'arrives c'est ça qui fait bizarre quand tu quand tu quand tu arrives dans le groupe tu dis waouh putain ouais en fait ok le mec il te demande une fois un truc il faut que comment on dit ça décoince dans la foulée il est pas là ils font pas dans le social si tu fais pas l'affaire il te vire et puis voilà parce qu'après t'es encore un petit peu en pro c'est encore une petite un petit peu une année probatoire etc où tu peux te faire quand même virer t'arrives en groupe si tu fais pas l'affaire en groupe il te vire il te dit bon bah tu dégages t'es pas fait pour être commando donc c'est bien t'as ton beret vert bah prends le avec toi rentre chez toi et puis voilà ça s'arrête là ah ouais carrément t'as une année probatoire après le stage ah bah t'as une année oui t'as plus ou moins une année probatoire j'ai envie de te dire c'est même pas une année probatoire c'est une affectation probatoire si tu fais pas l'affaire à un moment ou un autre tu vas pas rester en groupe en fait d'accord parce que ce qu'il faut prendre en compte c'est que dans ces unités là toutes les unités commando marine GIGN, RAID etc chaque truc que tu vas faire tu engages tu engages ta vie et celle des autres ouais ouais donc tu peux pas te permettre comme on dit et ça c'est moi j'ai toujours aussi c'est quelque chose que j'ai toujours en moi et cette phrase voilà je la ressors tout le temps des fois quand je discute avec des mecs ou même maintenant au boulot genre tu peux faire une erreur une fois mais jamais deux fois la même donc voilà à partir de là t'as tout compris
Loïc bonne philosophie
Invité 1 et ouais mais parce qu'on engage notre vie après si c'est pas grave c'est la plus si tu fais une erreur d'imprimante et que t'as imprimé et t'as bousié une cartouche d'encre noire bah c'est pas grave tu vas changer la cartouche d'encre noire par contre si t'as fait une erreur et puis t'as ton collègue qui a pris une balle ou t'as ton collègue qui est décédé bah c'est fini quoi ouais et puis si c'est qu'un mec si c'est plusieurs mecs ouais tu vois c'est je sais pas si il y a un bouquin que je t'invite aussi à lire et puis bah ceux qui écoutent le podcast c'est un ancien cils qui s'appelle Joko Willings et qui a écrit un livre qui s'appelle la responsabilité absolue
Loïc ah je connais pas
Invité 1 et en fait il explique que quand t'es chef lui à travers son expérience dans cette partie chef t'as une responsabilité absolue de tes hommes par rapport à ce que tu leur demandes et je trouve que sa philosophie elle est bien et il y a beaucoup qui le font aussi dans le management de certaines entreprises c'est que quand tu demandes quelque chose à ton gars et que ton gars ne réussit pas c'est pas que ton gars est mauvais c'est peut-être que toi tu n'as pas réussi à lui faire comprendre ce que tu voulais et lui en fait il explique avec une comment dire une mission qu'ils ont fait en Afghanistan où ils ont fait un tir frat ici ils ont commencé à se tirer dessus donc quand ça a stoppé ils ont arrêté la manip etc etc et dès le départ les mecs en fait quand il fallait forcément comme on dit il y a un parappuie qui s'ouvre et puis il y a quelqu'un qui va ramasser c'est normal et donc du coup il y a un des premiers mecs qui dit bah voilà c'est de ma faute parce que j'ai pas décalé mon tir à droite tout ça et puis Joko il lui dit non non il me dit c'est pas de ta faute il n'y a pas de problème et puis il y en a un autre qui dit ouais mais en fait moi aussi parce qu'à la liaison radio j'ai pas entendu donc j'aurais dû dire non non mais c'est bon c'est pas de ta faute non plus et en fait quand il est parti il a dit à tous ses opérateurs tous ses hommes que c'est lui le responsable c'est lui c'est son rôle et c'est quand il est parti voir les chefs quand les chefs voulaient forcément un nom il a dit bah voilà s'il y a quelqu'un c'est moi c'est moi qui suis responsable de mon équipe s'ils n'ont pas compris tout ça c'est parce que mes ordres n'étaient peut-être pas assez clairs donc voilà j'en prends la responsabilité et s'il faut bah s'il y en a un qui doit être puni ou viré bah c'est moi et il est vraiment bien ce bouquin
Loïc bah écoute je regarderai je regarderai en tout cas j'aime bien le message et l'approche et ouais c'est clair ce que tu dis tu vois c'est vrai quand on t'y réfléchit un peu oui une erreur quand t'es commando marine a peut-être pas forcément le même impact c'est la même portée que de tromper d'imprimante pour sortir ton PDF ouais
Invité 1 c'est clair c'est ouais c'est hyper c'est hyper important et moi je trouve que même si au départ quand il est tu dis putain c'est quand même assez dur ce qu'ils font etc et puis pourquoi tout ça après voilà avec toute l'histoire et tout ce qu'il y a déjà eu tu te dis mais en fait c'est que dalle quoi c'est que dalle entre le mec qui va te crier dessus au stage co et physiologiquement il va te il va te il va te mettre les larmes aux yeux parce qu'il va parler qu'il a je sais pas moi il va parler qu'il a attrapé ta copine j'en sais rien il veut dire n'importe quoi mais je veux dire mais faut imaginer que dans la vraie vie si tu te fais capturer le mec il va pas paraitre ta copine en fait il va arriver avec une pince il va t'arracher une dent il va t'en arracher une deuxième il va te couper un doigt ça n'a rien à voir quoi ouais donc si déjà là sur le stage co les mecs n'arrivent pas à tenir sur des trucs très simples en sachant que c'est un stage parce qu'ils vont pas te tuer même si c'est dur bah t'imagines c'est c'est
Loïc c'est clair
Invité 1 c'est clair
Loïc j'ai tellement de questions là mais peut-être peut-être avant bon qu'on enchaîne quand même un petit peu parce que j'ai pas envie de te saouler trop avec mes questions sur les commandos mais peut-être pour finir là-dessus deux questions la première ce serait pourquoi Parfantegno parce que tu nous disais que t'as commencé par Parfantegno est-ce qu'il y avait un truc en particulier qui t'attirait chez eux alors
Invité 1 Parfantegno tu vois c'est très marrant c'est que quand j'ai commencé mes classes j'ai rencontré un super pote Olive et lui en fait il arrivait il était du côté de Bergerac et il me disait qu'il avait un ami à lui je crois qui était au commando de Parfantegno un ancien tout ça et quand on est ensemble et je trouvais le nom je trouvais le mot le nom de Parfantegno j'aimais bien je trouvais que ça c'était des classes de Parfantegno ok tout simplement et donc du coup on s'est dit on va tout faire pour aller au commando de Parfantegno tout simplement parce qu'on voulait être ensemble au commando il y a juste ça après quand j'ai regardé les différentes histoires de Parfantegno comme Treppel ils ont leur histoire mais voilà et après dans la réalité des choses quand tu arrivais à cette époque au commando tu avais des commandos entre parenthèses où c'était une ambiance très très rude très dure tu sais notamment Montfort quand tu arrivais à Montfort par exemple dans l'escouade Amarius je crois que c'était la 4 si je ne me trompe pas c'était des groupes qui étaient très très durs et quand tu arrivais là il fallait être solide mentalement encore plus et solide aussi physiquement parce qu'il y avait des bons mulets c'était une autre époque Treppel tu avais aussi quelques groupes de Treppel le commando Treppel était aussi réputé où tu avais des bonnes machines de guerre chez nous des bonnes brutasses et quand tu arrives au commando quand tu parlais de Pinfantonio et Jaubert c'était différent Pinfantonio c'était pareil dur des bons bonhommes etc. mais beaucoup plus cool dans le sens où peut-être que tu faisais moins de conneries quand t'arrivais en tant que jeune là où par exemple les mecs de Montfort ils pouvaient dormir encore une semaine sur le terrain pour qu'ils rabassent encore un petit peu plus pour les forger un petit peu leur caractère à Pinfantonio c'était peut-être différent on te faisait pas d'envie de semaine sur le terrain tu vois il y avait des petites choses comme ça donc c'était un peu plus c'était pas plus cool mais il y avait des mecs il y avait quand même j'ai pas envie de te dire plus d'intelligent mais c'était différent c'était pas les mêmes profils on va dire et quand t'arrivais à Jaubert on sait que Jaubert c'était plus les mecs qui faisaient du surf de la chute un peu free fly les mèches longues les mèches décolorées les grandes pattes c'était l'image qu'on avait de tout ça donc voilà donc naturellement mais en fait après avec du recul c'est tu t'y fais aux 4 mais vers quelqu'un qui sort du stageco et qui déjà était un petit peu un petit peu à la fin du stageco ça arrive aussi à la fin du stageco le mec il a fini son stageco il arrive au commando tout ça il voit un petit peu la pression parce que là maintenant il arrive avec les opérationnels il peut avoir un petit doute en disant putain mais est-ce que je veux faire ça parce que c'est vrai que là tu vas te retrouver avec des vrais hommes des mecs machin et puis en plus on te dit que tu vas arriver à Montfort et puis à Montfort tu vas tomber avec des légendes qui sont encore en place waouh tu te dis putain c'est pas possible donc voilà
Loïc ça arrive qu'il y ait des gars qui soient sortis une fois le beret vert dans les mains
Invité 1 oui ça arrive fréquemment ça arrive fréquemment moi quand j'étais assis au sport de combat j'ai des jeunes qui sont arrivés qui avaient terminé le stageco et ils ont fait deux semaines et ils ont quitté parce qu'en fait ah oui quand ils sont arrivés tu sais ça va quand t'arrives ça passe surtout maintenant et ma maman mais quand t'arrives je veux dire il y a quand même un gros fossé c'est à dire que le stageco c'est une préparation c'est un stage pour te former comme je le répète après quand t'arrives c'est un métier donc quand t'arrives le mec bing on va tirer machin ok ton tir règle ton arme est-ce que c'est bon c'est pas bon oui machin ce soir on fait ça telle manie ok ta copine dis lui que tu reviens dans deux mois là on part machin le mec il dit bah non en fait j'avais pas prévu tu vois j'avais pas prévu de partir quand j'arrive j'avais pas prévu de partir deux mois quand j'arrive ah ok non si tu vas partir deux mois puis en plus quand tu vas revenir de deux mois si il y a le cours là tu vas repartir un mois peut-être à Saint-André ou à l'école de plonge etc parce que puis voilà il y a tout qui s'enchaîne et puis le mec il dit bah non en fait non c'est pas fait pour moi en fait c'est pas possible pas possible puis en plus t'as la pression tu vas pas tirer bam bam bam ok c'est cool tout le monde a tiré non tu tires t'as l'intérêt d'être bien dans ton tir si t'es pas bien dans ton tir pourquoi t'es pas bien dans ton tir donc améliore toi si t'améliores pas bing on te met la pression pour que tu t'améliores pour que tu deviennes encore meilleur meilleur meilleur donc t'as quand même une pression psychologique quand t'arrives qui dure jusqu'à ce que tu deviens ancien jeune c'est à dire que t'es jeune mais après tu deviens ancien quand t'as fini la mission à Djibouti où on vient te tordre ton badge donc ça c'est une c'est une cérémonie entre nous qui veut tout dire et là quand tu reviens à l'Orient avec ton badge ton badge de commande aux marines qui est plié c'est que tu passes ancien chez les jeunes en fait donc là ça y est on te lâche un badge ah je connaissais pas ça ouais ça c'est c'est mythique c'est pour ça que quand tu regardes sur les bérets verts des commandos t'en as certains qui ont le badge plié et chez les jeunes il est pas plié tout droit et ça c'est quelque chose qu'on fait une fois que tu fais certaines missions on vient te plier ton badge
Loïc ok et c'est une mission obligatoire pour tous les commandos qui viennent valider un parcours ou quelque chose comme ça
Invité 1 tout ça en général après ton premier Djibouti à l'époque parce que maintenant les missions à Djibouti les mecs partent 4 mois je crois que c'est 4 mois c'est 4 mois et certains partent 2 mois et moi à l'époque les premières missions quand je suis allé quand je suis arrivé au commandos on partait 6 mois en mission donc on avait fini tes 6 mois de mission donc t'avais fait 6 mois avec les gars etc etc avant de rentrer en France on venait te tordre ton badge et voilà tu passais ancien t'avais fait ta mission à Djibouti donc je peux te dire que quand t'arrivais après on mangeait avec tous les jeunes qui arrivaient t'étais content ouais
Loïc ouais waouh et ben peut-être alors dernière question cette fois c'est promis tu m'en as dit une sur la partie sur la suite en fait avant qu'on bascule sur ce que tu fais aujourd'hui sans rentrer dans les détails parce que sinon je pense qu'on pourrait on pourrait faire 15 épisodes dessus mais qu'est-ce que toi t'as retenu de toute la phase une fois une fois que t'as passé le stage que t'as intégré le commande de Painfantegno de toutes les missions que t'as pu faire qu'est-ce que t'as retenu en quoi est-ce que t'es sorti différent de tes 8 années d'opérateur
Invité 1 moi en fait ce que j'ai ce que j'ai retenu donc dans dans mes missions j'ai pas fait des j'ai pas fait des missions périlleuses périlleuses c'était beaucoup de missions d'entraînement et quelques missions opérationnelles mais pas les mêmes que les guerres qu'on a depuis depuis 2006 avec l'Afghanistan et tout ça moi vraiment ce que j'ai retenu c'est que c'est qu'on est on est une meute de loup avec des caractères très très forts tous et et de ces caractères naît une sorte de comment je pourrais dire ça c'est un peu contradictoire parce qu'en fait on bosse ensemble on est prêt on donne tous on a tous notre vie qui est entre la main des autres mais on n'est pas tous potes mais du coup le fait le fait d'aborder ça et de le savoir et de travailler ensemble ça passe et ça c'est quelque chose que j'ai remarqué qui est possible dans l'armée et qui est très compliqué dans le civil dans le civil quand tu bosses si t'aimes pas un mec t'aimes pas un mec et puis en plus si tu peux essayer de le niquer tu vas essayer de le niquer tu vois alors que nous dans le milieu si t'aimes pas un mec ça peut arriver mais malheureusement ce mec là il est dans ton groupe parce que c'est son groupe et donc du coup quand tu vas partir en mission bah c'est ton ça devient ton frère d'armes donc même si t'as pas plus d'affinité avec lui parce que je sais pas peut-être que le mec tu le supportes pas tu le trouves un peu frimeur ou tu le trouves un peu abus de sa personne mais c'est pas grave le jour J le mec il est là pour te défendre et toi t'es là pour le défendre
Loïc ouais
Invité 1 et c'est ça qui est c'est ça qui est toujours compliqué à comprendre quand tu es à l'extérieur c'est de dire mais comment ça vous êtes pas tous potes pourtant quand je vois les films tout le monde est non on est pas tous potes moi j'ai des commandos en fait même dans le même commando jamais vu leurs enfants chacun a sa vie quoi chacun ses amis chacun on est pas tous ensemble donc moi c'est
Loïc c'est vrai que tu vois ça vient un peu casser une image que j'avais en tant que civil tu vois par rapport justement au film, au documentaire c'est la première fois que j'entends ça après ça paraît évident quand tu le dis tu vois tu peux pas forcément avoir des affinités avec tout le monde et bah ouais
Invité 1 mais ça paraît évident parce que t'es on est comme tout le monde on est des êtres humains et ce qui est compliqué c'est de se dire c'est un métier en fait donc dans le métier mais comme tu risques ta vie bah voilà il y a pas de place pour l'individualisme on joue collectif mais après quand je dis on s'entend pas après même dans le civil même dans le civil on se fait pas de on se fait pas de on se fait pas de on se fait pas de mauvais coup dans le civil il y a pas du tout de ça mais tout simplement voilà dans le civil bah tiens non je le vois pas le week-end parce que voilà il a sa vie il a sa famille il a ses amis et moi je fais c'est pas mon ami en fait c'est mon frère d'arme c'est pour ça qu'on dit souvent frère d'arme
Loïc d'accord
Invité 1 voilà et moi ce que j'ai super intéressant c'est cette de ces 8 années d'expérience c'est vraiment bah voilà les valeurs du respect l'humilité j'ai travaillé j'ai vu des j'ai travaillé avec des mecs qui sont même encore en ce moment au commando mais qui sont tu les rencontres ils sont très très humbles mais après quand tu connais quand tu sais ce qu'ils ont fait dans tout le machin tu te dis waouh c'est incroyable c'est pas possible et de toute façon je pense que c'est dans l'humilité qu'on reconnait les bonnes personnes et on sait on sait qui est qui en fait tu vois quelqu'un qui saura qui arrive pas d'ouvrir sa gueule en disant ouais j'ai fait ça j'ai fait ci je suis ceci je suis cela en gros après quand tu creuses c'est quelqu'un qui a pas fait grand chose parce qu'une fois de plus seuls les on sait que si t'as fait des choses c'est pas la peine de les raconter parce que déjà personne comprend et en plus c'est pas y'a rien à raconter vraiment en fait faut le vivre
Loïc ce que tu viens de dire quand t'as fait les choses il y a enfin les gens comprennent pas forcément ça m'amène du coup à la suite c'est une super transition comment est-ce que toi t'as géré comment est-ce que t'as géré ça ce retour dans le monde civil après bon 16 ans dans l'armée mais 8 notamment je suppose très intense bah en fait moi c'est
Invité 1 je l'ai très bien vécu pourquoi parce que même si j'étais après même quand je suis rentré dans la force spéciale je suis resté moi-même en fait je suis resté Teddy Palacis ce garçon ce garçon qui a toujours été émerveillé par plein de choses et qui a toujours voulu faire des nouvelles choses en fait toujours mais à chaque fois qu'il décide de faire quelque chose il va jusqu'au bout et après il change j'ai envie de changer mais je veux dire et comme j'ai gardé ça bah quand j'ai fait le cours moniteur de sport le cours moniteur de sport bah dans le moniteur de sport tu travailles avec des civils puisque tu fais au départ quand tu deviens un jeune moniteur de sport tu travailles tu fais des comment dire pour les enfants des militaires tu peux surveiller les enfants et donner des cours de tout ce qui va être de piscine à la piscine etc des cours d'escalade en fonction de ce que tu as choisi comme spécialité moi je faisais spécialiste escalade donc tu donnes des cours à des gamins tu fais des compétitions sportives avec la marine et tout donc tu rentres un petit peu dans un milieu qui est déjà plus opérationnel en fait qui est plus le même donc tu t'adaptes un petit peu à tout ça et nous en plus dans le milieu on dit toujours surtout chez nous voilà s'adapter c'est dominer donc moi j'ai une capacité à m'adapter assez rapide j'apprends vite comme je dis je suis passionné donc si ça m'intéresse j'apprends très très vite et du coup moi je l'ai très bien vécu et surtout je même si voilà c'est pas je pense être quelqu'un d'assez humble quand même donc je me suis jamais pris la tête à me dire voilà j'ai fait ça donc je suis un tel non je suis rien en fait je recommence bah apprends moi c'est pas grave moi je connais pas je rentre dans une nouvelle je rentre dans un nouveau truc où je fais quelque chose de nouveau bah ouais je connais pas c'est pas grave tu vois et c'est ça qui est dur il y en a certains moments qui ont du mal parce que parce que il y a l'ego qui fait que cet ego prend le dessus et tu dis bah non c'est pas possible j'ai fait ça j'ai fait ça je vais pas me retrouver à prendre des cours avec un jeune de 25 ans qui a rien fait de sa vie et qui va m'apprendre à faire ça tu vois donc c'est pour ça qu'il y en a beaucoup qui n'arrivent pas qui n'arrivent pas à s'adapter on va dire à la vie civile et aussi à la vie civile aussi en fonction de ce que tu as fait dans le militaire bah après pour certains c'est pas compatible notamment avec la mentalité des personnes qui vivent dans le civil tout ce qui concerne tu vois la mentalité je sais pas mais on va dire tout ce qui est les grèves les syndicats les trucs comme ça on a du mal à adhérer à tout ça tu vois parce que on pense on pense différemment et c'est pas moi je pense comme ça parce que voilà je suis resté toujours le même aussi au fond de ça mais tu vois là j'ai pris j'ai pris le train il y a pas longtemps je suis arrivé à la gare et il y avait deux mecs qui s'occupent de la propreté ils avaient mis un grand drap blanc marqué service de propreté en grève et tu vois et c'est rien en fait c'est de la drôle le mec il fait la grève en France on peut faire la grève mais honnêtement moi c'est un truc en fait c'est pareil c'est une histoire de je sais pas de valeur mais de de logique et de dire mais je sais pas vous faites grève vous savez ce qui se passe actuellement en fait il y a une pandémie mondiale il y a des gens qui vont peut-être perdre leur boulot qui sont en chômage partiel ils sont passifs ils vont avoir un travail ils savent pas comment ils vont faire pour payer leurs dettes pour ceux qui ont des entreprises ceux qui ont des maisons qui peuvent plus payer pour extra raison et vous vous mettez en grève je comprends je peux comprendre qu'il y a une grève mais je pense qu'actuellement des trucs comme ça ça devrait même pas traverser l'esprit en fait mais comme nous déjà là on fait pas de grève et on et c'est pas des trucs c'est à dire qu'il y a pas de grève il y a pas d'horaire on est corviable on est corviable à suer donc voilà dès qu'il faut partir peu importe t'es toujours disponible et t'es toujours volontaire bah ça tu vois t'as du mal un peu à le comprendre ouais donc moi je le comprends c'est pas dire que je l'accepte mais je le comprends et t'en as par contre qui le comprennent pas tu vois ça va pas le faire du tout en fait
Loïc bah ça c'est clair que quand t'as passé quelques années dans un environnement où bon les grèves c'est un exemple mais tu vois où t'as comment dire une certaine forme de rigueur et où globalement c'est normal de prendre sur toi et de te faire un peu mal pour le groupe j'imagine que le retour dans le civil où c'est pas forcément l'approche générale ça peut être carrément compliqué ouais
Invité 1 ouais c'est super dur et du coup et du coup voilà et du coup c'est pour ça qu'il y en a quand même beaucoup après qui repartent et qui restent dans le même domaine en fait dans le domaine un petit peu sécurité militaire parce que parce que parce que c'est comme on dit chez nous il y en a certains de moins en moins maintenant parce que les jeunes aussi ont changé mais il y en a beaucoup qui sont quand même incompatibles avec la vie civile ça c'est c'est une réalité
Loïc en tout cas toi t'es clairement un exemple de réussite en termes de transition puisque t'as un paquet d'activités aujourd'hui donc t'en as mentionné t'en as mentionné une je sais pas si c'est la principale d'ailleurs en termes de du temps que ça te prend tu nous parlais de crosscall mais c'est pas la seule chose que tu fais t'es plutôt carrément actif donc à quoi ça se résume aujourd'hui la semaine la semaine type d'un Teddy c'est organisé comment ?
Invité 1 Alors la semaine type d'un Teddy c'est que maintenant donc moi je suis je suis chef de projet chez Crosscall chef de projet sport donc je m'occupe de toute la partie un peu sportive chez Crosscall mon rôle quand je suis arrivé c'était de créer une politique sportive avec quelque chose de nouveau dans le nouveau bâtiment qu'on a fait construire donc j'ai créé une salle de sport qui me ressemble chez Crosscall une petite zone de small group training où tous les jours j'essaie d'encadrer à chaque fois une petite séance pour les collègues de travail et quand je peux pas quand je suis en déplacement c'est d'autres qui peuvent encadrer maintenant et même faire faire des séances puisqu'il y a plein de choses il y a des Trix et tout ça j'ai réussi à convertir si tu veux pour plus de 70% du personnel maintenant dans la société qui pratique du sport qui ne pratiquait pas à la base donc moi mon kiff c'est vraiment de les mettre en mouvement parce que ça va avec tout et comme l'entreprise est une entreprise jeune et tout c'est vraiment génial et en même temps quand je suis arrivé chez Crosscall on avait Cyril donc Cyril Vidal avait une idée autour d'un d'un projet d'un projet sport mais qui peut-être l'idée germe chez Crosscall et peut-être normalement par la suite sortira certainement de Crosscall et j'ai rencontré une autre personne qui s'appelle Lyon Dosa qui est un aventurier au grand coeur c'est quelqu'un qui est pas à la base c'est pas un grand sportif mais c'est quelqu'un qui se donne des challenges chaque année sans être un grand sportif mais chaque année il se donne un challenge et là il vient de rentrer il a traversé avec un collègue à lui l'Atlantique à la RAM pendant deux mois ils ont fait ça donc c'est excellent et du coup en réfléchissant tous les deux on a co-fondé Andonora qui est l'acronyme de Endorphine, Dopamine et Noiradrénaline et en fait c'est quoi ? c'est juste on a créé quelque chose de nouveau d'unique c'est comme si c'était un mélange d'outdoor d'humain et de technologie en gros on est capable de créer des parcours un peu partout maintenant dans le monde même si l'on se focalise sur la France et quelques pays d'Europe mais on crée des points de départ et à partir de ce point de départ avec ton téléphone lorsque tu as téléchargé l'application il te détecte et quand il te détecte il va te proposer des parcours qui sont disponibles si dans la ville il y en a deux disponibles et sur ces parcours là en fait tu mets ton téléphone dans la poche tu mets tes écouteurs et tu te laisses guider du point A pour revenir au point A tout en faisant des exercices qui vont être détectés à des endroits par exemple tu cours ça va te dire ok stop arrête toi regarde sur la gauche t'as un super banc je te propose de faire des dips on va partir sur 2 fois 20 secondes si tu connais pas l'exercice regarde la vidéo et c'est quand tu veux voilà et le mec il a son banc qui est juste là quand il s'arrête il le voit il fait et après il continue donc du coup tu vois on a réussi à faire quelque chose de nouveau interactif c'est vraiment un partenaire d'entraînement virtuel et ce qui est cool c'est que peu importe ton niveau peu importe qui tu es ben tu peux le faire en marchant tu peux le faire en courant tu as des parcours de niveau facile, difficile les cibles elles sont super puisqu'on a les hôtels notamment on valorise le territoire quand tu vas dormir dans un hôtel je pense que t'es comme moi des fois tu vas tu sors tu vas aller courir et tu fais une demi-heure dans un sens une demi-heure dans l'autre parce que tu sais pas tu vois tu dois pas trop prendre des rues et tout ben là on va te dire ben au départ du parcours au départ de l'Ibis pars sur le parcours qui fait 6 kilomètres qui va te faire passer par les plus belles rues aux alentours de l'hôtel et en même temps ça va te faire un focus sur le centre du corps pour améliorer la stabilité de ton tronc du corps par exemple du centre du corps bing et là même si tu sais pas où tu vas aller tu fais démarrer et ça va te guider avec des consignes c'est pas un guidage GPS ce sont des consignes qu'on écrit nous-mêmes en fonction du terrain
Loïc c'est ce que j'allais te demander c'est genre tourne à droite à 100 mètres ou c'est vraiment après la boulangerie
Invité 1 ben là je viens de on vient de de signer on a signé avec plusieurs clubs de sport d'un groupe ça sera bientôt diffusé il y aura bientôt une communication là-dessus mais là j'ai eu un retour justement et ce matin il y a des coachs qui sont partis faire avec des adhérents le parcours à un moment tu arrives dans une rue et ça te dit ok stop arrête toi lève la tête en face tu vois le panneau sens interdit tu vas passer juste derrière et tu vas attraper le banc qui est vert sur ta droite bing et ça en fait quand tu cours et que tu entendes ça dans tes oreilles de lever la tête et quand tu lèves la tête t'as vraiment le panneau sens interdit qui est en face de toi et quand ça te dit le banc sur la droite et tu tournes la tête un tout petit peu et tu vois un banc sur la droite tu te dis ouais mais il y a quelqu'un qui observe ouais ouais c'est clair et ça c'est le petit t'es fou à haut qu'on fait tout le temps c'est bluffant ça et on est vraiment on met un peu de culturel mais on n'est pas une appli de culture tu vois on donne des infos culturelles par exemple à Bordeaux on a fait un parcours quand tu passes devant la statue du lion bleu ça va te dire en gros en deux phrases ce qu'est la statue du lion bleu mais il y a des applications qui font que ça du culturel il y en a certains qui font que du culturel et qu'ils essayent de se mettre sur le sport maintenant mais c'est pas des spaces dans le sport et la façon dont ils l'ont fait c'est pas concluant parce que je les ai testés bon bref on n'est pas du tout sur le même registre et nous c'est vraiment ça c'est vraiment une application sportive audio coachée personnalisée puisque les consignes sont co-créées avec le client et c'est dehors c'est dans l'outdoor et l'outdoor en fait notre slogan c'est vous êtes le point de départ et quand on avait créé ça c'était par rapport à mon expérience c'est que peu importe où tu te trouves tu ne peux pas ne pas t'entraîner tu dois toujours être en forme donc même si t'es dans une pièce et tu peux pas sortir et elle fait 10m² tu vas faire ton sport dans 10m² et du coup ça prouve vraiment que moi sur l'extérieur c'est infini et tu peux t'entraîner partout et c'est surtout que ton parcours d'aujourd'hui demain quand tu vas passer il y aura peut-être un rocher ou je sais pas ou un truc qui se rendu tu vas devoir le contourner c'est déjà plus le même parcours donc ça se renouvelle tout le temps c'est une super idée
Loïc parce que c'est vrai que tu vois ce que t'évoquais sur le fait des fois t'es à l'hôtel tu sais pas où aller courir du coup tu fais 15 fois le tour de ton pâté qui fait 500m ça m'est arrivé plein de fois et c'est vrai que trouver des parcours c'est hyper compliqué à moins que t'aies des applications enfin il n'y en a pas partout évidemment tu vis à Paris bon c'est plus facile mais quand t'es dans de grandes agglomérations mais globalement c'est vrai que c'est enfin moi en tout cas j'avais jamais entendu de solution comme la tienne qui propose quelque chose vraiment hyper personnalisé très local et adapté au niveau de chacun visiblement
Invité 1 ouais bah non en fait c'est vraiment c'est vraiment unique et du fait le fait d'être unique bah c'est cool ça nous donne un petit temps d'avance sur ça et puis et comme on a maintenant déjà des clients on a des gros clients avec la ville d'Aix-en-Provence qui a adopté la solution et qui a proposé sur l'année on va proposer une quarantaine de parcours sur Aix-en-Provence donc il y a déjà 5 points de départ différents la salle de sport il y a 9 clubs de sport là où il va y avoir une communication où l'application est présente pour les adhérents donc ça c'est génial on a d'autres villes qui sont en train de se qui on est en discussion qui vont lancer aussi l'application pour les villes parce que dans les cibles il y a les hôtels il y a les collectivités donc la ville pareil la ville valorise son territoire valorise aussi à travers des informations notamment Aix ils ont mis un ils ont mis un un nouveau passage un petit peu comment dire dans un passage je ne sais plus comment ça s'appelle je crois que c'est le plan naturel urbain ou quelque chose comme ça qui te fait passer par l'endroit mais en fait si tu ne le connais pas personne n'y va bah là du coup pour le mettre un petit peu en avant on fait passer nos parcours par là et en même temps on leur donne des indications on fait faire des activités là dessus c'est vraiment cool c'est vraiment cool excellent
Loïc et donc ça Andonora dispo sur toutes les plateformes exactement
Invité 1 dispo sur toutes les plateformes sur iOS c'est Apple Store pas sur la nouvelle plateforme je crois qu'il y a une nouvelle plateforme mais c'est pour Huawei je crois c'est ça je ne me trompe pas ils ont sorti leur propre plateforme Huawei
Loïc ouais c'est possible je ne sais plus comment ça s'appelle
Invité 1 mais en tout cas nous on est sous Android sur Play Store et sur Apple excellent super
Loïc donc c'est disponible et c'est cool et ça pour les gens qui voudraient suivre un petit peu il y a une communauté aussi au delà de l'application ou ouais bien sûr la communauté
Invité 1 pour l'instant la communauté elle grandit tranquillement sur Instagram et sur Facebook comme forcément ce n'est pas encore connu là pour la communauté qui grandit elle grandit à travers nos différents réseaux donc le mien où je partage quand même beaucoup de choses et j'ai une bonne communauté sur les deux comptes sur Force Pisa Coaching et sur ma page donc là après les gens automatiquement ils ont fait le rapprochement maintenant avec Andonora donc ils vont se mettre sur l'autre page et ça grandit ça grandit tranquillement mais il y a une page il y a une page Andonora sur Insta et sur Facebook on est en train de créer maintenant aussi des pages par ville sur Facebook par exemple on a lancé le Andonora Aix-en-Provence puisque c'est comme ça ça ne concerne que les gens qui sont Aix-en-Provence et dans chaque ville où on va lancer Andonora il y aura la page qui correspond comme ça les gens vont pouvoir communiquer aussi un petit peu entre eux jusqu'à l'arrivée de la partie un peu communautaire qui sera aussi dans les prochains développements de l'appli super
Loïc ok écoute je mettrai les liens dans la description de l'épisode moi je vais me dépêcher de télécharger l'application comme ça je pourrais tester mais ça a l'air tout simple mais écoute super intéressant
Invité 1 je tiens à préciser on ne l'a pas sorti pour le Covid on avait bossé longtemps avant le Covid et le Covid est arrivé par dessus donc nous quelque part c'était une aubaine parce que ça donne une solution outdoor qui est vraiment géniale et donc voilà il y a pas mal de développements les tests et tout c'est quand même comme tu l'as dit ça a l'air facile mais c'est assez long entre la partie jouacquisation les consignes au bon moment etc c'est pas si simple
Loïc c'est souvent le cas quand ça a l'air simple c'est qu'il y a du boulot derrière exactement
Invité 1 ok
Loïc donc ça tu dirais que ça occupe combien quel pourcentage de ton temps sur une semaine classique à peu près en Donora
Invité 1 là entre on va dire sur à peu près 80% 80% chez Crosscall dans la partie plus lobbying et puis travail de Crosscall avec les différents sujets qu'on a et en Donora actuellement je mets 20% parce que je suis 20% sur Donora puisque le gros travail actuellement est fait par Lilian qui lui consacre beaucoup beaucoup plus de temps actuellement sur Donora puisqu'il y a beaucoup de développement sur beaucoup de choses et le reste c'est plus moi mon boulot de chef de projet chez Crosscall donc travailler sur ce nouveau projet là et en Donora qui fait partie d'un des projets à peu près 20-30%
Loïc bon et en bon commando marine du coup tu vas au-delà des 100% puisqu'il y a d'autres activités que tu mènes notamment force spécial coaching
Invité 1 c'est ça force spécial coaching force spécial coaching en fait c'est un groupe que j'ai créé pour répondre vite fait je fais ça assez rapide c'est que quand il y a eu le décès de Cédric et Alain tout le monde a vu un petit peu et a entendu parler vraiment des commandos marine commandos huber et voilà ce que faisaient un peu les gars et forcément il y a des gens malhonnêtes qui se sont appréciés puisque tout le monde il y a une effervescence de personnes qui voulaient rentrer dans les forces spéciales donc se faire coacher et tout et un jour il y a un jeune qui m'envoyait un message qui me dit voilà il y a deux commandos marines qui font du coaching et qui m'ont fait payer 140 balles pour avoir un programme et je dis c'est qui on se connait tous c'est un petit milieu et en fait j'ai pris contact avec les mecs et c'était pas du tout des commandos marines donc en fait ils avaient arnaqué un jeune sur internet ils lui ont fait payer 130 balles et ils lui ont donné des trucs qu'ils avaient récupéré sur google des entraînements donc je me suis dit voilà moi c'est pareil je déteste la justice je déteste la tricherie tous ces trucs là donc du coup je me suis dit en fait t'as formé beaucoup de monde dans toutes les unités donc maintenant tu connais pas que des marins tu connais du monde de partout en plus de ça dedans je sais qu'il y a des mecs qui sont déjà préparateurs physiques que ça soit au RAID que ça soit au GGN que ça soit aux premières PME tout ça pourquoi vu la visibilité que j'ai et dans ce milieu là pourquoi pas en faire profiter de créer quelque chose qui va justement aider ces jeunes où les jeunes quand ils vont y aller il n'y a pas de questions à se poser ils savent que ce sont des vrais anciens opérationnels ou des opérationnels qui sont dedans et donc j'ai créé Force Special Coaching et c'est un succès puisqu'on a un taux de réussite pour des mecs qui veulent rentrer dans les unités de 95% à peu près ensuite il y a 8 mecs qui tournent plus nutritionnistes qui tournent pour Force Special Coaching donc des gens qui sont soit des anciens ou soit certains qui peuvent être d'actifs et cumulés entre préparateurs physiques et leur métier ce sont que des mecs qui font partie des forces spéciales ou unités d'élite et ce qui est intéressant c'est qu'en on a un peu plus d'un an c'est ça c'était en octobre 2020 on a lancé en octobre 2020 je crois Force Special Coaching et là sans sponsoriser la page là on va commencer un peu le sponsoring mais sans sponsoriser la page on arrive à 24 000 personnes je crois de la communauté qui suivent Force Special Coaching on a cumulé plus de plus de 500 coachings maintenant je crois en tout et ce qui est intéressant c'est que au départ ça concernait vraiment que les jeunes qui voulaient rentrer à l'armée et Force de constater maintenant qu'on est presque à moitié-moitié c'est-à-dire qu'on a beaucoup de personnes d'actifs donc des militaires qui sont d'actifs des flics qui sont d'actifs des gendarmes qui visent des tests spécifiques et qui passent par l'expérience des mecs qui sont déjà passés par là pour avoir soit du coaching sur la partie préparation mentale sur la partie préparation physique comment aborder les tests etc etc donc c'est vraiment un succès c'est cool c'est génial du coup on en a fait donc j'en ai créé j'en ai créé une association puisque le but c'était pas de se faire de l'argent dessus c'est-à-dire que les coachs eux ils se font payer sur leur coaching mais nous l'association après avec l'argent qu'on va récupérer quand on va vendre des patchs ou des choses comme ça ça va servir notamment quand il y a des coups durs pour les blessés de guerre les blessés en intervention les pupilles de la nation dès qu'on peut donner un petit coup de main c'est vraiment du comment dire du non lucratif et le but c'est vraiment de pouvoir dire qu'on existe qu'on prépare les mecs et puis comme je leur dis tout le temps c'est que à travers ce que vous achetez pendant un patch etc etc c'est quelque chose qui touche du bois pour eux mais c'est peut-être un jour ça va peut-être vous servir cet argent-là malheureusement si vous partez en mission et que vous êtes blessés vous serez bien content et que vous êtes bien content c'est normal qu'il y ait des associations qui arrivent à récolter de l'argent pour pouvoir payer certaines choses c'est cool
Loïc c'est bien parce que ça donne aussi de la visibilité tu vois même moi qui m'intéresse bon je ne suis pas un spécialiste du tout de l'armée etc mais c'est vrai qu'il y avait à un moment donné je ne sais plus exactement je crois que c'était après cette fameuse affaire au Mali où j'avais regardé pour faire des dons et c'était assez compliqué en fait de trouver une assaut en particulier où tu vois j'étais tombé sur quelque chose in fine mais je trouve que c'est chouette si autour de cette communauté et de l'engouement pour le coaching il y a aussi cette vocation un peu plus je ne vais pas dire humanitaire mais de soutien soutien aux blessés aux pupilles de la nation etc
Invité 1 bien sûr parce qu'à savoir que les blessés de guerre c'est triste de voir un petit peu en fait le manque de reconnaissance qu'ils peuvent avoir contrairement aux blessés de guerre dans certains pays comme les Etats-Unis où voilà les Etats-Unis on comprend que les pompiers les militaires tous ces corps de métier qui se battent pour le drapeau et pour leur pays ils ont une reconnaissance à Vitam Eternam parce que voilà pour moi c'est normal c'est pas évident et les risques c'est des risques qui sont là et qui sont réels et en France c'est un peu différent on n'a pas du tout on n'entend jamais parler on n'entend pas parler et puis quand on n'entend pas parler et puis quand on en parle on regarde vite fait ça mais bon c'est pas intéressant c'est des gens qui sont blessés ils ont si il manque une jambe bah oui bah voilà il n'avait qu'à pas rentrer à l'armée c'est des discours c'est des raccourcis c'est des raccourcis et ça malheureusement je l'ai vécu aussi quand j'étais militaire sur des discussions on te dit ouais mais vous avez de la chance vous avez la retraite à 15 ans vous pouvez partir en retraite ta ta ta ta ta ta ma réponse ça aurait toujours été la même je dis pourquoi t'es pas rentré à l'armée alors ? c'est pas interdit est-ce qu'à moins qu'il y a quelqu'un qui a dit toi t'es interdit à l'armée non ? bah pourquoi tu rentres pas si tu veux la même chose ouais c'est clair ouais le français on est toujours jaloux en fait on est toujours jaloux des autres c'est toujours je crois qu'on en avait déjà parlé tu sais quand tu quand et c'est pour ça que j'ai jamais non plus moi fait attention à tout ça c'est tu remarqueras dans tes connaissances en fonction de ce que tu vas dire comme projet sur 10 personnes t'en auras 8 qui vont trouver de suite une façon de ne pas faire en fait tu vois ? contrairement aux Etats-Unis aux Etats-Unis tu vas dire bah tiens je prends un exemple je veux demain je veux être le premier mec à marcher sur Mars on va te dire mais c'est génial c'est génial putain mais vite vite vite tes rêves à fond puis tiens nous au courant et puis dis nous s'il y a besoin d'aide on va t'aider quoi c'est cool ton projet en France si tu dis tu vas marcher sur Mars les mecs vont dire non mais t'es sérieux là ? bah oui mais attends tu marchais sur Mars mais tu t'es cru pour bah non mais j'ai envie d'essayer tu peux pas essayer c'est pas possible pourquoi c'est pas possible ? il y a du monde qui va le faire peut-être pourquoi pas moi ? parce que toi bah toi tu peux pas en fait c'est pas possible voilà ouais
Loïc ça fait un peu penser à ce que tu nous racontais avec ce militaire qui t'avait classé inapte alors qu'au final il y avait quand même une solution c'est ça mais la réponse la première réponse c'était c'est mort
Invité 1 ouais la première réponse c'est c'est mort parce que lui en fait il s'en fout tu sais il voit tellement de monde passer il te met Y5 et puis voilà ça change rien en fait mais non non il y a toujours un truc et ça c'est voilà moi pour c'est ce que je sais c'est d'incliquer toujours à mes enfants c'est ça ne laissez jamais personne que tu ne pouvais pas faire en fait ouais voilà c'est à vous il n'y a que vous en fait il n'y a que vous qui à un moment peut-être bah c'est pas possible je n'ai pas réussi parce que t'as tout essayé t'as tout fait machin oui oui j'ai tout fait etc etc ok mais vraiment et puis on essaye et puis après voilà si ça bouffe trop de temps etc on se réoriente sur autre chose voilà c'est super il faut laisser les enfants et même les adultes le mec il veut faire demain il veut être truc bah il essaye et je pense que dans tous les quand on prend dans tous les grands noms de ceux qui ont réussi je pense que la plupart quand on regarde les expériences de fou on se dit mais lui il a réussi comment ça se fait c'est un truc de malade pourtant il n'était pas du tout destiné à réussir mais le mec il a réussi parce qu'il n'a rien lâché il n'a pas écouté et il a continué même si voilà il a continué il a continué je prends un exemple je t'en avais parlé mais je prends un exemple qui moi je t'en avais parlé puis j'avais re-regardé encore parce que je trouve ça génial c'est Abraham Lincoln oui Abraham Lincoln mais quand tu suis son cursus mais c'est le mec je crois que toute sa famille sont tous morts entre sa femme ses enfants etc dans des circonstances pas terribles il s'est fait virer des classes politiques il est revenu il s'est fait revirer il a fait son chaotique et il était quand même président des Etats-Unis à un moment il a été élu président des Etats-Unis mais sa vie c'est que des échecs jusqu'à ce qu'il devienne président en fait c'est un truc de fou et quand il devient président il arrive à abolir l'esclavage ouais tu vois à une époque
Loïc c'est clair
Invité 1 donc je trouve moi c'est les parcours comme ça que je trouve génial
Loïc ouais clairement la résilience la détermination tu vois c'est les thématiques du podcast donc c'est chouette que tu nous partages ce message puisque on est en plein dedans ouais et peut-être pour en revenir à Force Spécial Coaching est-ce que pour le moment vous restez concentré sur des profils qui sont d'actifs ou qui souhaitent s'engager dans l'armée ou c'est aussi possible en tant que civil tu vois pour des dirigeants des gens en reconversion je sais pas mais qui voudraient une approche un peu plus peut-être péchue d'être coaché par Force Spécial Coaching
Invité 1 alors en fait maintenant si tu veux la priorité c'est toujours pour les mecs qui veulent rentrer à l'armée polisser tout mais en fonction maintenant de comment voilà les gars sont assez bien rodés et puis dans leur coaching ça va on arrive aussi à prendre des personnes qui sont pas du tout pour l'armée mais qui veulent juste comme tu le dis être coaché quelque part par des mecs qui sortent de l'ordinaire et qui ont une expérience une expérience aussi bien de la partie mentale et tout qui est vraiment intéressante et pour info tu vois on a un gars qui est le préparateur physique d'un joueur mondial qui est classé ATP et il est coaché par un des coachs de Force Spécial Coaching lui il est déjà préparateur physique pour ce joueur de tennis mais lui c'est pour lui c'est pour voilà voir une nouvelle façon et peut-être que la façon dont il est coaché la façon dont on lui apporte cette partie mentale il va peut-être pouvoir essayer de la retranscrire différemment à des joueurs parce qu'on sait très bien que dans ces sports là le sport de niveau c'est le mental qui flanche un moment et quand tu as pris l'ascendant psychologique et que ton mental il est au taquet après il n'y a plus rien qui t'arrête
Loïc ouais c'est clair que ça peut être extrêmement intéressant et riche d'avoir cette perspective de personnes qui sont dans un environnement particulièrement exigeant et contrairement à ce qu'on pense souvent c'est loin d'être uniquement sur le plan physique donc c'est clair tu sais j'ai une phrase
Invité 1 qui dit toujours le physique il a ses limites mais le mental il n'en a pas donc travaille ton mental et après le physique il suivra de toute façon
Loïc écoute beau message t'es d'accord non ? c'est vrai ouais bah ouais non mais c'est clair c'est clair en tout cas moi j'en suis convaincu tu vois et bah là d'ailleurs je commence une spécialisation en préparation mentale parce que bah je trouve ça juste fascinant de voir ce qu'on est capable de faire avec la tête et bah tu vois un peu tout ce que t'as partagé d'ailleurs c'est un petit peu ça la résilience la détermination c'est ça qui a fait la différence parce que dans ton parcours si je regarde tu vois dans l'extérieur tu nous l'as pas dit mais t'as évoqué plusieurs fois le fait que t'es tombé sur des gaillards d'un mètre 90 un mètre 95 des gros bébés mais il me semble que toi t'es pas forcément un profil gros bébé
Invité 1 ah non pas du tout pas du tout pas du tout moi tu je fais un mètre 75 je dois faire entre ouais je dois faire 80 kilos et je suis normal en fait et non pas du tout pas du tout profil sportif athlétique mais je veux dire pas du tout mais c'est ça la richesse du truc c'est que c'est que il par contre peu importe la taille si peu importe la taille peu importe comment tu es chez nous c'est que devant s'il faut aller récupérer un mec dans un bateau et que le mec fait 2 mètres si je suis devant et qu'il y a personne qui peut passer je vais y aller et je me pose pas de questions et ça va le faire c'est ça le truc là où des fois tu te dis non mais attends le mec il fait quand même 2 mètres moi je fais 1 mètre 60 ouais non mais il faut y aller on a pas le temps en fait donc t'es formé pour ça donc on va y aller
Loïc ouais génial bah écoute Teddy on arrive à la fin un immense merci d'avoir pris le temps une deuxième fois de nous partager ton parcours c'est chouette parce qu'on a évoqué des points qu'on avait pas forcément vu la fois précédente donc c'était intéressant s'il y avait bah peut-être le mot de la fin t'as déjà partagé quelques messages et ton point de vue sur bah les choix dans la vie notamment mais qu'est-ce que t'aimerais toi qu'est-ce que t'aimerais transmettre aux auditeurs aux auditrices
Invité 1 moi ce que j'aimerais transmettre alors transmettre c'est un peu préstantieux de ma part mais en fait ce que ce que ce que ce que j'aime bien et je pense que c'est ce qu'il faut retenir c'est que peu importe en fait ce que vous voulez faire il y a pour moi il n'y a rien d'impossible en fait ce qui est impossible c'est ce qui est impossible c'est c'est de penser qu'on peut voilà ce qui est impossible c'est de penser que c'est impossible c'est con mais c'est un peu comme la phrase de Mark Twain que j'adore qui dit c'est parce qu'il ne savait pas que c'était impossible c'est pour ça qu'ils l'ont fait et ça part notamment du débarquement aussi des 177 commandos marines qui ont débarqué en Normandie c'est ça en fait c'est que on a tout le temps des barrières pour tout et du coup quand on a des barrières on ne sait plus de quoi on est capable et on se dit de suite lui on se compare il ne faut pas se comparer en fait ce n'est pas parce que lui il n'a pas réussi que moi je ne peux pas réussir ce n'est pas parce que lui il a échoué et c'est un champion du monde il a échoué quand il a voulu faire l'ascension du Mont Blanc que du coup je me dis si lui il n'a pas réussi donc moi je ne peux pas réussir ben si en fait moi je ne suis pas lui donc ça se trouve moi je vais réussir mais c'est pour ça le message de la fin c'est qu'il ne faut pas se comparer il faut croire en ses rêves les rêves de toute façon ils sont faits pour être réalisés et le passage sur terre il est hyper hyper court et malheureusement personne ne sait pour combien de temps on est là je viens de voir passer la semaine cette semaine il y en a un ancien du premier PIMA qui avait 47 ans et qui était dans la police municipale je ne le connaissais pas personnellement mais c'est des copains des collègues à moi qui le connaissaient donc le mec fait sport spécial 47 ans c'est 50 plus que moi il est parti faire un footing et il est mort d'une crise cardiaque d'un malaise cardiaque à la fin de son footing donc c'est des choses qui arrivent tous les jours et c'est vraiment ça moi je le prends toujours la vie est courte et en fait si c'est pour mourir avec toute son expérience tous ces trucs moi ce n'est pas mon truc il faut partager c'est l'avenir c'est l'avenir pour les enfants c'est l'avenir pour les jeunes et tout et rester humble toujours humble il faut comme on dit une noissance professionnelle il faut être bon mais jamais se prendre au sérieux parce que sinon ce ne serait pas grave
Loïc en tout cas je pense que tu en as été l'exemple dans cette conversation humilité et continuer à foncer croire en ses rêves et s'écouter sans douter donc encore une fois un grand merci Teddy j'étais ravi que tu puisses partager un petit peu ton parcours avec nous je te souhaite tout le meilleur pour la suite je mettrai évidemment dans la description de l'épisode tous les liens vers Force Special Coaching Andonora Andonora je vais y arriver et peut-être quelques liens vers je ne sais pas d'ailleurs s'il y a des gens qui sont intéressés par la vie des commandos qu'est-ce que tu recommanderais en guise d'introduction pour commencer à se familiariser et voir si ça plaît ou pas
Invité 1 au niveau de quoi ? de lecture ? ouais lecture ou docu alors en lecture il y a deux bouquins qui ont été faits par des collègues commandos marines qui sont pas mal c'est des hommes d'action qui a été écrit par Julien B ouais et chef de guerre qui a été écrit par Louis Saillant ouais voilà après il y a aussi le livre de Marius ouais qui est pas mal je le recommande ouais il y a le livre de Marius et il y a aussi actuellement sur les commandos marines madame Calma qui a écrit deux bouquins qui viennent de sortir ouais qui sont pas mal et ensuite si vous aimez les belles photos et vous les voir aussi vous êtes pas trop dans la lecture mais par contre dans le partage et surtout le partage d'images vous aimez des belles photographies et tout il y a mon frère d'âme et mon pote Largo qui vient de sortir carnet de bord d'un commando marine et dedans c'est un petit c'est un carnet de bord de je crois peut-être une centaine de pages et ce sont que des photos avec des descriptions d'où ça se trouve et tout des commandos marines mais vraiment artistiquement c'est très joli c'est très beau
Loïc super bah écoute je mettrai le lien pour ça puis j'irai le voir personnellement ça m'intéresse ouais vraiment bien génial bah écoute Teddy tout le meilleur pour la suite ravi d'avoir pu avoir ce moment privilégié avec toi et bah je te souhaite ouais encore une fois tout le meilleur dans tes différents projets
Invité 1 merci de m'avoir écouté et puis en espérant que ce soit pas trop trop trop long et ça me faisait plaisir c'est cool comme j'ai dit le partage c'est important et merci à toi
Loïc merci Teddy merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Les Frappés Jusqu'au bout j'espère qu'il vous aura intéressé même inspiré pour vos différents projets qu'ils soient pro ou perso je vous invite à nous faire parvenir vos commentaires vos feedbacks vos suggestions d'invité également directement par email et la contacte arrobase lesfrappés .com et enfin si vous souhaitez nous soutenir dans cette aventure n'hésitez pas à nous laisser une note sur les différentes plateformes d'écoute que vous utilisez ainsi qu'un commentaire et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode ciao ! Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada
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