Les Frappés Les Frappés
Saison 2 EP·073 Parcours de vie #rugby #CrossFit #équipe de France

12 avril 2022

Donner du sens à sa vie avec Hugo Le Charpentier, crossfitter, violoniste et exploitant forestier

Durée · 1h42 · Transcription disponible

Hugo

Le récit

Hugo est ce genre de personnes dont les convictions, aussi fortes que nobles, le poussent à entreprendre des projets qui donnent du sens à sa vie.

Ce qui m'a fasciné 🤩  dans le parcours de Hugo, c'est sa capacité à constamment se réinventer, à se lancer dans des projets qui le poussent à apprendre de nouvelles compétences, tout en ayant un impact positif sur les autres.

En bref, Hugo est crossfitter 🏋️‍♂️, papa d'une forêt 🌳  de près de 20 hectares qu'il entretien avec passion, co-créateur du site d'information In Nuts We Trust, violoniste 🎻  depuis septembre 2020, ou encore distributeur de miel 🍯  français. Tous ces projets, il les mène de front et en plus de son "vrai" job, celui d'Ingénieur Territorial pour la région Occitanie, un poste au service des populations qui lui tient particulièrement à cœur. Le gendre idéal quoi 😂 !

Un échange tout simplement passionnant qui montre que le dépassement de soi c'est peut-être aussi et surtout une aventure de chaque instant qu'il faut être capable de maintenir dans la durée.

Un immense merci 🙏🏼  Hugo pour tout ce que tu as bien voulu partager ! On se dit à une prochaine sur un de tes projets

Et merci à Diane Marie-Hardy de l'épisode 64 pour la mise en relation 🤙🏼

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #64 - Diane Marie-Hardy - Diplômée de l'INSA et de l'EM Lyon, Équipe de France d'Heptatlon, Rugby à 7 - La touche-à-tout par excellence !

Vous pouvez suivre Hugo et ses différents projets ici ⬇️
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Transcription

Lire la transcription intégrale

Hugo Comment faire un sport ? Je prends beaucoup de plaisir dans le crossfit, mais moi je fais du crossfit aussi pour que j'ai envie de faire du crossfit toute ma vie. C'est-à-dire que vraiment, moi j'espère un jour je serai en 60 plus et je ferai des compètes. Comment faire finalement pour faire son sport toute la vie ? Le but c'est de faire ça pendant 50 ans.

Loïc Hello, hello ! C'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnels ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés. Écoute, bienvenue Hugo sur le podcast. Merci, à toi de m'avoir invité. Avec grand plaisir, merci beaucoup à Diane pour la mise en relation. Diane que j'ai eu le plaisir d'accueillir sur un épisode il y a peu de temps. Décathlonienne, non, heptathlète, qui est en train de se reconvertir sur du rugby féminin. C'est juste génial de voir qu'il y a des frappés qui en rapportent d'autres. et écoute Hugo je suis impatient que tu nous expliques un petit peu ton parcours moi j'ai eu la chance d'échanger avec toi en off donc voilà j'ai pu mesurer un peu l'étendue de tout ce que tu fais et il y a beaucoup de choses donc peut-être ce serait ma première question comment est-ce que toi tu expliques ce que tu fais de manière synthétique ça ressemble à quoi du coup ?

Hugo alors c'est une très bonne question de manière synthétique que si effectivement, pour expliquer avec des mots simples, je dirais que j'essaye de donner du sens à ma vie. Alors ça peut paraître un peu, comment dire, un peu utopique, mais je pense que c'est important en tout cas dans la société actuelle de donner du sens dans ce qu'on fait, dans les choses qu'on entreprend. et en tout cas, en ce qui me concerne, moi j'essaye de faire ça au quotidien donc effectivement, c'est un état d'esprit c'est aussi une prise de conscience qui a mûri dans le temps je ne me suis pas réveillé un jour en me disant il faut que je donne du sens à tout ce que je fais mais voilà, maintenant aujourd'hui j'ai 36 ans j'ai eu 36 ans il n'y a pas longtemps, c'était fin décembre et voilà, si je prends un peu de recul effectivement depuis une dizaine d'années, j'essaye que ce soit dans le milieu professionnel ou même dans le milieu personnel d'être cohérent en tout cas avec moi-même avec mes convictions et d'essayer de l'être avec aussi également le monde qui m'entoure et quand je dis le monde qui m'entoure c'est les amis, la famille effectivement et aussi la nature en fait, c'est-à-dire l'environnement c'est-à-dire que moi en tant qu'être humain sur cette planète, comment je me positionne par rapport à tout ça et ce que m'offre en fait la nature et le peu de temps que je vais rester vraiment sur Terre puisque finalement l'échelle humaine c'est pas grand chose l'espérance de vie en bonne santé elle est aux alentours de 85 ans aujourd'hui c'est un clin d'œil en fait dans l'humanité, dans l'univers donc voilà comment on donne du sens à tout ça et moi c'est un peu ma raison d'être aujourd'hui Voilà comment je résumerais ça.

Loïc Excellent. Excellent. Et alors, sur les différents projets que tu mènes, si tu peux nous faire peut-être un balayage rapide de concrètement tes engagements, à quoi ils ressemblent, ça donne quoi ?

Hugo Alors, il faut commencer par la base. Moi, je travaille déjà, je suis fonctionnaire territorial, je suis chef de projet dans une grosse collectivité territoriale dans le sud de la France, qui est la région Titanie, je peux la nommer. donc déjà je suis très attaché au sens du service public je pense qu'il faut commencer par là en ce qui me concerne puisque c'est quand même fondamental pour moi donc mon objectif dans mon métier même si je suis dans le domaine de l'informatique donc ce n'est pas quelque chose qui est palpable par le commun d'un mortel directement mais pour autant ma mission c'est d'oeuvrer effectivement pour le service public, c'est-à-dire pour la population de la région Occitanie et donc pour lui donner accès à des ressources en matière de données géographiques, c'est-à-dire pour caler des renseignements sur les transports, sur les lycées, comment s'inscrire, auxquels z je peux prétendre, toute une sorte d'indicateur que je vais mettre en place dans le cadre de mon travail pour justement servir cette population. Donc ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'au-delà de mon environnement professionnel, moi ce qui m'intéressait aussi, c'est d'avoir une démarche personnelle pour justement apporter ma contribution autrement. Et quand je dis autrement, c'est dans un autre cadre que le cadre professionnel. et donc bien avant d'ailleurs de travailler dans les collectivités publiques puisque je travaillais dans le privé avant j'avais commencé en fait à écrire via un blog qui s'appelait déjà Innotes We Trust à l'époque en 2013, 2014 par là en fait j'écrivais sur le rôle de l'alimentation dans l'optimisation de sa santé en fait dans la santé du sportif avec un peu les préjugés que la société civile peut avoir sur ce genre de régime alimentaire. C'est-à-dire que le sportif, pour améliorer ses performances et améliorer sa santé, effectivement, il va optimiser son régime alimentaire pour justement performer et essayer d'améliorer sa santé. et donc je trouvais intéressant en fait de donner ce sentiment, cette position en tout cas à la société civile pour leur montrer que finalement au-delà des préjugés, ce n'était pas du tout la réalité. Et donc j'écrivais des petits billets comme ça, j'en avais écrit une dizaine, mais je faisais ça vraiment en perso et de manière très aléatoire, il n'y avait pas de périodicité particulière ni rien. et quand je suis descendu dans le sud de la France pour travailler à Montpellier j'ai rencontré mon ami aujourd'hui Benjamin Voirin qui lui est ingénieur agronome de formation et il m'a dit c'est génial ce que tu fais et tout, on pourrait mettre nos compétences en commun et essayer un peu de professionnaliser tout ça et c'est là en fait qu'est né vraiment Innot Sweet Trust tel qu'on le connait aujourd'hui c'est à dire la convergence finalement d'un point de départ d'une idée avec des compétences de Ben pour justement essayer finalement de donner des clés de lecture aux consommateurs, à la société civile pour vraiment décrypter les messages alimentaires et les messages marketing des marques qui vont proposer effectivement des solutions de complémentation alimentaire entre autres et justement pour dire aux gens que ce n'est peut-être pas forcément ça la réalité derrière le message marketing il y a une autre réalité en fait. Et nous, on s'attachait justement, enfin l'enjeu c'était vraiment de décrypter ces produits sur l'ensemble de la chaîne de valeur des produits. Et quand je dis l'ensemble de la chaîne de valeur des produits, c'est effectivement du champ jusqu'à l'assiette. C'est-à-dire qu'on s'intéresse à partir de la... comment la matière première est produite, comment elle est récoltée, comment elle est transformée, comment ensuite elle va être effectivement mis en bouteille ou dans d'autres contenants etc. Comment ensuite eux, ils sont eux-mêmes sont recyclés, etc. Voilà, en s'intéressant à la fin de vie du produit. Et ensuite, est-ce qu'il y a des additifs dedans ? Est-ce que c'est correctement calibré selon les préconisations des autorités sanitaires, etc. ? Et c'est ça qu'on essaye de transmettre aux gens. En fait, on lit les étiquettes pour eux et on essaye de leur faire comprendre que l'achat, leur choix de produit, c'est un choix qui doit être responsable parce que d'une part, il doit être pertinent par rapport à sa santé, c'est-à-dire qu'on se complémente, c'est quand même qu'on a des velléités d'améliorer sa santé ou sa performance, ou son bien-être, plus largement. Et d'autre part, il doit être cohérent et responsable par rapport à l'environnement. C'est quand même très paradoxal d'acheter un produit pour améliorer sa santé, mais qui, de l'autre côté, pourrait détruire l'environnement. Et donc, on essaye d'amener cette cohérence, en tout cas, pour justement renseigner, donner des clés de lecture aux gens. Et c'est un processus d'acculturation, c'est-à-dire que vraiment, nous, on ne se positionne pas en tant que sachant, c'est-à-dire on donne notre avis, en tout cas, on essaye de donner notre avis de manière totalement objective. Et ensuite, les gens font ce qu'ils veulent, mais au moins, ils savent après à quoi s'en tenir. C'est ça vraiment le fil rouge de notre concept.

Loïc Ce qui est super, parce que quand on avait commencé à échanger, j'étais allé fouiller un petit peu les différentes tribunes, les articles sur InNutsWeTrust. C'est innutswetrust.fr d'ailleurs, s'il y en a qui veulent aller regarder ça. Et ce que j'avais trouvé génial, c'est qu'au final, les articles, ils sont hyper… Enfin, c'est quand même relativement synthétique. Ce n'est pas des articles, comme tu dis, scientifiques, difficilement digérables, etc. Non, c'est de la vulgarisation. Et effectivement, j'ai l'impression que... Enfin, tu vois, c'est des données qui sont très facilement compréhensibles.

Hugo Mais par contre... Oui, je disais non, tu as tout à fait raison. C'est une volonté de notre part, en fait, d'une part de vulgariser le discours pour qu'il soit compréhensible par même des gens qui sont non initiés, qui n'ont pas de compétences particulières là-dedans, dans le domaine de la nutrition, et plus largement dans le domaine de l'alimentation. et d'autre part, c'est un formalisme qui est accessible. C'est-à-dire que toutes nos publications sont sourcées, c'est-à-dire que ça ne sort pas d'un chapeau magique ce qu'on dit. Il y a toute une bibliographie derrière, tout ce qu'on dit est sourcé. Donc on a quand même une rigueur scientifique, parce qu'après, derrière, quand on nous demande des choses, nous, on aime bien aussi prouver que ce qu'on fait, ça respecte une méthodologie, une recherche, un certain formalisme scientifique. Mais par contre, effectivement, dans la forme, on essaye de rendre tout ça vraiment accessible, vraiment digeste. C'est pour ça que sur le site, on aura plutôt des publications sous forme d'articles. On pourra retrouver aussi des podcasts, etc. D'ailleurs, on est en train de refondre la charte graphique du site. là dans un mois et demi on aura le nouveau site, la nouvelle forme du site et après sur les réseaux sociaux on va plus avoir des posts de type vidéo de type infographie en images etc parce que sur les réseaux sociaux les temps de lecture sont beaucoup plus courts et donc on doit avoir un formalisme adapté mais en tout cas c'est ça c'est proposer du contenu de qualité, sourcé avec une vraie démarche derrière et surtout accessible à tout le monde

Loïc donc vraiment n'hésitez pas à aller y faire un tour moi j'ai été allé regarder l'article sur Feed par curiosité puisque j'avais eu le plaisir de recevoir Anthony Bourbon son fondateur et CEO sur le podcast au tout début de l'aventure donc ouais vraiment super travail de vulgarisation et c'est intéressant parce que c'est ce que tu expliquais un peu plus tôt ce processus d'éculturation, je crois que c'est ça le terme que tu as utilisé ? Acculturation. Acculturation.

Hugo C'est un peu plus petit, augmenter effectivement son niveau de connaissance par justement la lecture d'articles, de contenus, etc. Et en fait, ce processus fait en sorte que petit à petit on performe, c'est-à-dire on a de plus en plus de connaissances et donc du coup, on a une vision de plus en plus fine et juste de la réalité en tout cas, de ce qui se fait dans un domaine dédié en particulier. Génial. Et on n'hésite pas à le redire parce que même s'il y a quand même une trame générale, c'est-à-dire le contenu qu'on propose, souvent on revient dessus, c'est-à-dire on va parler par exemple de compléments alimentaires, de la créatine, de BCAA, etc. Mais on va faire un article, puis après il y aura une infographie, puis après il y aura un podcast dessus, puis après on va on va augmenter l'article qu'on avait initialement fait parce qu'il y a d'autres choses qui sont sorties, etc. Parce que là encore, au-delà de l'acculturation, c'est la pédagogie, c'est l'art de la répétition aussi, on dit souvent. Et c'est important aussi de revenir sur ces choses-là pour en remettre un coup, en remettre une petite couche parce qu'il faut aussi toujours renseigner les gens. Et puis, il y a des nouvelles personnes qui arrivent et qui nous suivent, qui ne sont pas forcément au courant de tout ce qu'on avait fait avant. Donc, c'est important aussi de revenir et de refaire des boucles comme ça sur l'ensemble de notre contenu.

Loïc Génial. Donc, un site qui vit. Et d'ailleurs, une super transition puisque je suis dessus, je suis sur une note sur WeTrust. Et je vois qu'il y a eu un article sur la gestion durable d'une forêt, ce qui est une transition fabuleuse sur un autre de tes projets incroyables que tu mènes.

Hugo Oui. Alors, on a écrit cet article, je crois, il y a deux ans maintenant, mais c'était un petit article qu'on avait écrit effectivement parce que alors ce qui s'est passé c'est que moi mes parents ils étaient pipinéristes donc pour ceux qui ne savent pas ce que c'est c'est en fait c'est les éleveurs d'arbres si vous voulez grosso modo on plante des petits arbres on en prend soin et ensuite c'est des arbres ça peut être du feuillu, des arbres des fruitiers des sapins etc et après c'est vendu à des particuliers ou des professionnels pour réaliser des plantations, pour les planter. Et donc du coup, comme mes grands-parents étaient agriculteurs, ils avaient du terrain en Corrèze, dans le département de la Corrèze, dans le massif central, et en fait, ils ont planté dans les années 2000, après post-tempête 99, en fait, il y avait le gouvernement qui faisait des... Je ne sais pas si tu te rappelles, mais il y a eu... En fait, la tempête a causé d'énormes dégâts. Et il y avait une nécessité et un gros enjeu de replanter, en fait, une grosse partie de la France. Et donc, il y avait le Fonds Forestier National qui est né, où en fait, il donnait des bons aux particuliers et même aux professionnels pour aller chercher des plants et les planter. Donc, ça ne coûtait pas grand-chose aux particuliers ou aux professionnels de replanter en masse grâce à ces bons-là, qui étaient en partie financés par de l'argent public. Et donc du coup, mes grands-parents étant agriculteurs à la retraite, il y a une grande partie des parcelles qui avaient été replantées, donc il y avait à peu près 18 hectares qui ont été replantées en feuillus, donc je peux en citer, il y a du chêne rouge d'Amérique, du noyer noir d'Amérique, du noyer hybride. le noyer hybride c'est un mix entre le noyer commun qui donne les noix qu'on peut manger tu sais les noix de Grenoble et le noyer d'Amérique par exemple du frêne, de l'érapsychomore etc puis après du résineux avec de l'épicéase, du doublat, du cèdre de l'atlas du mélèze dans une moindre mesure et donc du coup tout ça ça fait un peuplement et j'ai récupéré ça en gestion assez récemment en 2016 après que malheureusement ma mère est décédée en 2016. Et donc du coup, mes parents étant divorcés, j'ai récupéré toute cette gestion-là et je trouvais important, puisque c'était quand même un terroir où mes ancêtres avaient vécu, avaient façonné, je trouvais quand même intéressant, déjà dans la démarche de le garder. Et après, je voulais aussi que ce soit économiquement intéressant, parce que dans des périodes difficiles comme ça, il faut quand même garder à l'esprit que tout ce qu'on va faire ne doit pas non plus, il ne faut pas qu'on se tient une balle dans le pied, c'est-à-dire qu'il faut aussi qu'on s'en sorte. Donc, il faut que ce soit viable économiquement. Et c'est là où je me suis intéressé rigoureusement à ce que je pouvais faire de ça, comment je pouvais le valoriser et comment je pouvais à la fois conjuguer les enjeux de la forêt d'aujourd'hui, qui sont à la fois des enjeux économiques, c'est-à-dire qu'entretenir une forêt, ça coûte de l'argent. Donc comment on fait quand on n'a pas forcément d'argent à mettre dedans, ou en tout cas beaucoup d'argent à mettre dedans ? Ensuite, ça a des enjeux sociaux, c'est-à-dire que la forêt, c'est un endroit où on va se balader, où on va construire des cabanes, où on va aller ramasser les champignons, où certains vont aller chasser. où on va pouvoir observer des oiseaux, la faune, la flore, etc. Donc c'est un enjeu aussi à part entière. Et puis le dernier, c'est que c'est un enjeu aussi environnemental. C'est-à-dire que la forêt aussi, aujourd'hui, joue un rôle de réservoir de biodiversité. Effectivement, planter des arbres, c'est vertueux. Couper un arbre, on a l'impression de presque limite des fois de tuer quelqu'un. pour certaines personnes malgré tout la forêt elle fait partie aussi du cycle de régulation climatique c'est à dire comment avec ces trois enjeux on peut faire en sorte d'avoir une gestion durable de la forêt c'est ça en fait l'enjeu il faut conjuguer ça, alors il y en a qui ne seront pas du tout d'accord avec ce que je dis parce qu'il y en a qui vont dire c'est la nature, il faut laisser pousser les arbres, bah oui mais je vais laisser pousser ça ne va rien donner après, c'est-à-dire que je ne pourrais pas utiliser toutes les ressources du bois, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on ne chauffe plus beaucoup au bois, c'est-à-dire qu'en fait, mon bois, il va avoir stocké tout le carbone, puis après, il va mourir dans une centaine d'années pour certaines essences, et puis après, en fait, ça ne va rien donner, et puis entre-temps, il y aura des voisins qui vont s'être pleins parce que la forêt sera inaccessible, ça ne sera pas top pour aller ramasser des champignons ou se balader dedans, et puis les voisins, ils vont gueuler parce que, ah bah tiens, les arbres sont trop grands, ça fait trop d'ombre à côté de chez moi, donc ça serait bien de faire une éclaircie, et puis c'est pas entretenu, donc il y a des ronces partout, etc., etc., tu vois. Donc, tu vois, il faut aussi conjuguer avec les velléités de la société civile, et c'est difficile de trouver le juste milieu pour faire tout ça. Et moi, en tout cas, j'ai mis tout ça dans un panier, j'ai regardé ce que je pouvais faire avec et j'essaye aujourd'hui effectivement d'avoir une gestion durable, c'est-à-dire de conjuguer ces trois enjeux. Et récemment, j'ai fait découvrir ça à mes amis de Montpellier, c'est pour ça que sur l'article ou sur les vidéos, tu peux voir que parfois on va en Corrèze pendant une bonne dizaine de jours s'amuser à entretenir aussi la forêt parce qu'il y a beaucoup de choses que je fais faire par une coopérative forestière parce que j'ai un document de gestion avec cette forêt-là qui est géré par une coopérative forestière, donc je paye pour ça. Mais je ne peux pas non plus tout faire parce que je ne suis pas millionnaire non plus. Donc, le truc, c'est qu'il y a certains travaux que je suis obligé de faire. Et donc, du coup, j'en profite aussi pour ouvrir mon terroir, pour leur montrer ce que c'est. parce qu'en fait vraiment je suis attaché à ça c'est à dire valoriser son terroir c'est l'ouvrir aux autres en fait c'est à dire que avoir quelque chose et le laisser en plan sans jamais mettre des barrières partout et le fermer, finalement personne va y toucher mais personne ne le verra jamais alors que si tu fais découvrir ce que tu as fait d'où ça vient, si tu expliques la démarche derrière l'histoire déjà c'est une première valorisation et après, c'est beaucoup plus valorisant, en fait, avec le recul de savoir que, ben, un tel connaît cette forêt, un tel connaît la méthode que tu utilises pour entretenir cette forêt, un tel connaît que, ben, voilà, tu as cette forêt en Corrèze et que tu peux faire ci, ça avec, etc. Et puis après, on va communiquer dessus, on va dire pourquoi on le fait, de telle manière, etc. Et c'est pour ça que, voilà, je prends soin de ça. et en 2019 assez récemment il y avait ma tante qui avait une parcelle de 4 hectares de forêt qui voulait la vendre aussi moi j'avais si tu veux trop investi donc j'étais ric-rac pour la racheter et là j'ai proposé à mon ami Ben de racheter la forêt

Loïc ok

Hugo parce qu'il faut savoir aussi que les 18 hectares que j'ai c'est un seul tenant c'est à dire que toutes les parcelles sont à côté C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de propriétaires forestiers qui vont avoir, on va dire, 10 hectares, et puis ils vont avoir 2 hectares sur une commune, puis 2 hectares sur l'autre, etc. Donc, ce n'est pas du tout à côté. Pour entretenir, ça multiplie les coûts d'exploitation, etc. Et c'est très difficile, en tout cas, quand tu n'as pas beaucoup de moyens d'entretenir ça. Là, moi, j'ai la chance que ce soit d'un seul tenant au même endroit, et ces 4 hectares étaient en plus à côté initialement, puisque ma tante, c'était la soeur de ma mère et donc une des filles de mes grands-parents. Et donc, c'était au même endroit. Et je trouvais ça dommage qu'elle le mette en vente et que finalement, n'importe qui puisse en faire l'acquisition, sachant que c'était déjà planté aussi en sapin et en autre feuillu. Et donc, j'ai proposé ça à Ben. Et en plus, c'était intéressant dans le sens où quand tu n'es pas propriétaire forestier, en tout cas en France, c'est très difficile de le devenir. quand tu pars de rien, parce que, tu sais, il y a des droits de préemption, c'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont prioritaires pour acheter la forêt quand il y a des parcelles en vente, par exemple. S'il y a une parcelle de forêt en vente, si moi, je suis déjà propriétaire forestier, je vais être prioritaire pour me positionner dessus par rapport à quelqu'un qui n'aurait pas déjà de la forêt, tu vois. Ou après, il y a le paysan du coin qui va être prioritaire aussi, ou les chasseurs, ou après, il y a les ayants droit de la famille qui vont être prioritaires, etc. Donc, en fait, tu arrives sur une espèce de liste d'attente où quand toi, même si tu as un bon projet de valorisation environnementale, de gestion durable d'une parcelle forestière, etc., même avec toute la volonté du monde, tu vas devoir petit à petit remonter cette file d'attente pour arriver en position à espérer que personne en ait voulu et te positionner dessus pour en faire l'acquisition. Et donc là, le fait que moi, j'étais prioritaire parce que j'étais le neveu de ma tente, j'ai dit non. Par contre, moi, je veux bien que ce soit mon pote Ben qui en fasse l'acquisition. et donc c'est comme ça qu'il est devenu propriétaire aussi forestier de 4 hectares

Loïc voilà d'accord, c'est intéressant, je ne savais pas du tout qu'il y avait ces mécanismes en place ok c'est passionnant parce que tu vois tu parlais de du fait de valoriser son territoire le fait de valoriser son territoire c'est aussi de l'ouvrir et de le rendre accessible et franchement je trouve ça juste génial, alors je ne sais pas si j'ai des c'est peut-être parce que j'ai des biais que j'adore me balader en forêt aussi les activités de plein air en général c'est juste que je kiffe, mais tu vois je trouverais super intéressant de pouvoir suivre plus régulièrement et plus dans le détail comment tu fais pour gérer ta forêt en fait parce que comme tu l'as dit tu vois voilà peut-être que spontanément la première image qui vient c'est bon bah c'est cool, t'as un lopin, tu vois t'as un carré bien délimité avec tes arbres qui poussent tu vas de temps en temps, ça fait plaisir mais en réalité il y a plein plein plein d'autres choses et comme tu dis c'est comment est-ce que tu la valorises comment est-ce que peut-être tu même sensibilises certains publics à ce que ça veut dire que de préserver une forêt, de la replanter, quelles essences tu choisis, pourquoi, bref tout ça pour dire que je trouverais ça vraiment incroyable tu vois d'avoir une sorte de de mise à jour régulière de comment pousse ta forêt et comment tu la gères

Hugo quoi. Bah exactement ouais c'est un de nos objectifs, on a beaucoup d'idées de contenu mais effectivement on veut aussi faire un contenu dédié sur ça parce que dans tous les cas on a des entretiens à faire régulièrement sur au moins une fauvara en forêt. L'été pour dégager autour de la nouvelle plantation que j'avais faite en 2017 et puis l'hiver pour élaguer certains résineux puisque tu sais en silviculture le but aussi c'est d'avoir un tronc qui pousse le plus droit possible sans branches, enfin sans nœuds en fait, pour faire des planches après pour que ce soit réutilisé en charpente, etc. Plus tard, une fois qu'ils seront coupés, ils arrivent à maturité. Et donc effectivement, c'est super intéressant en tout cas pour ceux qui veulent connaître les méthodes de gestion. Et nous, on aimerait un peu sublimer ça en vidéo, faire des petits trucs dédiés un peu comme on fait. Donc ça viendra. Mais on est tellement sur plein de choses que voilà.

Loïc j'imagine j'imagine

Hugo j'y suis remonté récemment parce que j'avais une parcelle d'un nectar c'était des épicéas donc c'était des alors ils avaient été plantés, c'était une ancienne parcelle de sapins de Noël puisque mes parents étaient pépineristes et quand arrivait Noël en fait les gens achetaient des arbres mais les parcelles de sapins de Noël c'est pas des parcelles qu'on plante pour faire de la plantation c'est à dire, c'est pas des arbres qui sont bien alignés avec un entretien particulier pour ensuite faire du bois d'oeuvre c'est des arbres qui sont plantés vraiment de manière très serrée avec une très forte densité et donc en fait ils poussent pendant trois quatre cinq six ans et puis après on les coupe on en replante d'autres etc et c'est ces arbres qui sont vendus pour aller à côté de la cheminée et mettre les cadeaux sous le sapin et cette parcelle là en fait on l'a laissé pousser parce qu'après mes parents avaient arrêté l'activité donc du coup elle est devenue 30 ans après on on avait des arbres qui avaient poussé tellement, avec une forte densité, qu'en fait, ils étaient très petits en termes de diamètre. Et ça ne donnait plus grand-chose, parce qu'en fait, la lumière, elle ne passait plus dedans, dans cette petite parcelle, tellement qu'ils étaient serrés. Et donc, du coup, si tu veux, on avait, toi, par exemple, en période à l'automne, il y avait très peu de champignons, il y avait très peu de cèpes. Et donc, du coup, j'ai décidé de faire une coupe rase. Alors là, il y en a qui vont m'entendre, qui vont dire, « Mon Dieu, il a fait une coupe rase. » Sauf que oui, effectivement, j'ai fait une couperasse sur un hectare très récemment, que j'ai filmé avec un drone pour la petite anecdote que j'ai perdue 5 minutes après. Mais je vais replanter directement derrière là en mai. Et je vais faire une plantation de... Donc ça sera une futée régulière, enfin une futée mixe, pardon. C'est-à-dire on aura une alternance de feuillus. Donc ça sera du merisier avec du doublat. Voilà.

Loïc Ok.

Hugo Donc tu vois, quand on coupe, en fait, on plante toujours mieux et on plante toujours plus. C'est ça aussi le but. Des fois, on n'a pas d'autre choix que de couper certaines parcelles parce qu'elles ne vont rien donner. et donc c'est bien aussi de les couper pour repartir à zéro et replanter quelque chose de plus réfléchi avec des essences qui sont plus adaptées aux enjeux de contexte du réchauffement climatique et puis c'est surtout aussi l'opportunité en fait de transmettre quelque chose de plus pertinent plus tard à ses enfants parce qu'un arbre ça ne pousse pas aussi vite qu'une carotte ou qu'une salade c'est sur l'échelle d'une vie donc si tu veux quand tu commences à planter là c'est-à-dire ça va donner quelque chose de bien dans 35-40 ans c'est ça aussi le pas de temps qui est important à prendre en compte c'est qu'on ne fait jamais normalement une forêt pour soi on la fait toujours pour ceux qui arrivent derrière c'est ça aussi la transmission de patrimoine et de méthode pour réaliser ce genre de choses

Loïc complètement en tout cas ça rejoint cette idée de transmission aussi je pense que ça fait partie des éléments qui, moi perso, me matière dans l'idée potentiellement un jour d'avoir aussi une forêt au-delà du fait que je trouve ça cool de dire ouais j'ai une forêt mais bon ça c'est un argument un peu futile mais toi en l'occurrence c'est en Corrèze, juste peut-être pour qu'on ait une idée le ticket approximatif pour, alors peut-être pas des, d'ailleurs je sais pas en termes de superficie si ce que Ben a acheté c'est représentatif de ce que tu peux trouver quand tu n'es pas déjà propriétaire et que tu veux te lancer là-dedans, mais c'est vraiment un gros ticket ou c'est accessible ?

Hugo Alors, il y a plusieurs paramètres à prendre en compte. Il y a la SAFER qui est une autorité publique. Alors, je ne sais plus si c'est 100% public ou s'il y a un peu de privé, mais c'est eux qui régulent. En fait, c'est un peu comme dans l'immobilier. C'est eux qui, en fait, c'est l'observatoire du prix du foncier agricole, en fait, du forestier. donc tu peux avoir une idée du terrain de la valeur avec la safaire et ensuite ça va dépendre de ce qui est planté dessus c'est à dire la valeur à l'instant T mais la valeur aussi en devenir s'il y a des essences très nobles dessus qui sont de très bonne qualité en fait tu vas plus payer ce qui est planté dessus que la valeur du terrain par contre si effectivement c'est de la lande ou si c'est du vieux taillis c'est à dire des choses qui ont poussé dessus naturellement sans entretien etc, tu vas juste payer en fait la partie terrain donc en fait pour répondre précisément à ta question si tu achètes une parcelle en fait de forêt avec des essences dessus mais qui sont pas très bonne qualité c'est un petit billet c'est accessible c'est accessible c'est à dire donc qu'un hectare un hectare de terrain enfin tu peux t'en sortir avec voilà moins de dix mille euros facile avec des essences de bonne qualité dessus voilà c'est c'est quelque chose d'accessible en fonction de ce qu'il ya des essences qui a dessus mais en tout cas ce qui est beaucoup plus accessible c'est d'acheter du terrain qui peut être planté, parce que tous les terrains ne peuvent pas être plantés, et ça dépend de si la commune a un plan local d'urbanisme ou une carte communale, etc. Donc tu sais, tu as une réglementation aussi là-dessus, il faut une autorisation de boisement. Mais ça, c'est la chambre d'agriculture et la SAFER qui peuvent le dire. Mais à partir du moment où tu as trouvé un terrain et que tu peux planter, en fait, tu peux trouver un terrain de très bon prix, tu vois, inférieur à 1 000 euros l'hectare, par exemple. Donc on va dire que tu achètes 4 hectares, tu en as pour à peine 4 000 euros. Et puis après, tu fais une plantation dessus qui coûtera finalement un peu plus cher que les 4 hectares terrain en fonction des essences que tu vas planter. Et puis si après tu mets des protections mécaniques pour les gibiers, etc. Mais tu vois, un exemple, en 2017, moi j'ai planté 4 hectares d'une parcelle que j'avais racheté à ma tente aussi. Donc j'avais racheté, pour rien ne cacher, à peu près 20 000 euros les 4 hectares. et j'ai eu 30 000 euros de plantation tu vois donc en fait ce qui m'a coûté le plus cher c'est la plantation parce que c'était des essences nobles parce que derrière il y avait des protections à mettre pour les gibiers les cervidés tu sais parce que quand les arbres ils sont petits, quand ils font les bourgeons, les chevreuils ils aiment bien les bouffer le problème c'est que quand ils les bouffent les arbres ils n'aiment pas trop donc des fois ils meurent et puis des fois ils poussent bizarrement donc tu es obligé de mettre des protections et après tu es obligé aussi d'entretenir c'est à dire que tu as des détails de formation à faire tu as de l'entretien, du dégagement etc. pour qu'il pousse bien ça coûte de l'argent et au final le billet est plus important qu'acquisition du droit mais c'est possible parce qu'après on peut s'y retrouver il y a tout un mécanisme de récupération de crédit d'impôt avec des investissements qui sont faits et tout. Et donc, on arrive à faire des opérations blanches, en fait, dessus. Donc, c'est-à-dire que la forêt, à long terme, si tu l'entretiens bien, pour résumer, ça peut être rentable, ça peut être très rentable. C'est-à-dire que tu peux gagner de l'argent, mais à très long terme. Je te parle sur la vie d'un être humain. C'est-à-dire que moi, si je gagnais de l'argent avec ce que j'ai planté, j'aurai plus de 60 ans, tu vois. Par contre, à court et moyen terme, tu retrouves tes sous. C'est-à-dire qu'en général, l'État, en tout cas la fiscalité de l'État, te récompense par le crédit d'impôt sur les montants que tu as investis. C'est-à-dire que tu payes moins d'impôt sur le revenu, donc tu arrives à faire des opérations blanches, mais ça sous-entend qu'en amont, toi, tu as investi de ton temps et de ton argent pour planter, etc., pour récupérer, pour avoir l'opportunité d'avoir ce crédit d'impôt. Donc finalement, au lieu de payer des impôts et de le donner à l'État, tu ne payes pas d'impôt, mais par contre, tu plantes des arbres, tu t'entretiens, tu façonnes le paysage, etc., et tu donnes du sens à ce que tu viens d'entreprendre. Et l'objectif plus tard, c'est quand tout sera beau, tout sera mis en place, etc. Après, pourquoi pas faire découvrir, tu organises des petites balades et tout, et puis on explique aux gens comment on a fait, pourquoi on le fait, etc. Pour donner aussi envie aux gens de découvrir ce qu'on fait, et puis pourquoi pas, pour qu'ils se lancent, etc. Mais le but, c'est vraiment aussi de communiquer sur ce qu'on fait à la société civile, parce qu'on n'a pas forcément connaissance de ça.

Loïc c'est ça oui complètement alors qu'en réalité je suis sûr que moi en tout cas encore une fois c'est un sujet que je trouve super intéressant cette notion de valorisation de transmission puis aussi de préservation et de valorisation d'un territoire donc ouais carrément en tout cas si moi je vais continuer à jeter un oeil sur Inets We Trust régulièrement et je pense que s'il y a des articles qui sortent spécifiquement sur ça je serai un des premiers à les dévorer

Hugo excellent et puis pour finir peut-être sur ça du coup nous on a aussi indirectement une responsabilité en tant que consommateur parce que c'est un sujet qui est peu connu c'est à dire que effectivement si tu n'as pas de famille qui est là-dedans ou si même toi tu n'as pas eu la présence d'esprit en tout cas de faire cette démarche d'acquisition de forêt ou tout simplement de t'intéresser au sujet c'est quelque chose qui tu as l'impression en fait ça ne te touche pas ça ne le concerne pas, alors que si, parce que tous les gens, toutes les personnes en fait qui vont faire de l'aménagement dans leur appartement, leur maison, etc. tout le monde achète des meubles, tu vois tout le monde consomme en fait des produits dont la matière première est le bois par contre, je te mets au défi de me trouver des personnes qui ont un intérieur chez eux, des meubles, des buffets, des tables des tables basses, des tables à manger, etc. avec du bois français, tu vois c'est-à-dire que c'est là où c'est très paradoxal c'est-à-dire qu'la société civile va avoir des exigences très fortes sur « Ah, mais vous vous rendez compte, il ne faut pas couper les apps, il faut faire ci, il faut faire ça, etc. » Alors qu'eux-mêmes, finalement, ils achètent tous leurs meubles à Ikea ou à Comforama ou des trucs comme ça avec des bois qui viennent de partout sauf de la France. Donc, c'est là aussi où il y a une ambition ou un devoir presque même d'informer les gens sur vraiment la valeur. c'est des produits de forte valeur ajoutée parce que derrière il y a une démarche, il y a un travail etc. et en tout cas moi je suis convaincu qu'on reviendra de plus en plus vers ça, c'est à dire qu'il vaut mieux acheter un meuble finalement qui va rester chez toi toute ta vie alors après tu pourras le sublimer tu pourras le poncer, le temps de donner une autre couleur etc. mais quelque chose qui va résister dans le temps plutôt que d'acheter du prêt à ajouter comme ça dans des magasins dans des grandes enseignes alors que finalement tout vient d'ailleurs et le pire c'est que souvent le bois français est vendu à l'étranger il est traité, transformé à l'étranger et il revient en fait dans les magasins en France en redistribution mais donc toi tu rachètes finalement du bois français sauf qu'entre temps il a fait le tour du monde parce qu'il a été transformé par exemple en Chine et puis finalement ça donne ta cuisine, tu vois, une partie en tout cas. C'est un peu comme dans l'industrie agroalimentaire, ils font aussi des fois du cracking, ça s'appelle, c'est-à-dire que sur les bois de mauvaise qualité, ils vont le décomposer pour faire différentes sources de matières premières et puis après, ça va faire de la pâte à papier, puis l'autre, ça va faire de la colle, puis l'autre, ça va faire etc. Et finalement, tu arrives avec un produit qui a fait le tour du monde mais qui vient quand même de chez toi. C'est un des enjeux et il faut aussi que la société comprenne qu'on a une responsabilité en tant que consommateur pour choisir ce genre de produit et faire des achats responsables qui ne détruisent pas notre environnement.

Loïc C'est un super point. On rentre vraiment dans le détail sur tout ce sujet-là, mais que je trouve hyper intéressant. Je ne suis pas du tout spécialiste du sujet, mais par rapport à ce que tu expliquais sur le fait que le bois, souvent, part de France pour y revenir une fois transformé je viens de retrouver l'article que j'avais lu apparemment il y a un arbre sur trois qui est coupé en France qui part en Chine et d'ailleurs en Chine ils ont interdit apparemment en 2021 la coupe de chaîne c'est interdit maintenant de couper un chaîne en Chine

Hugo c'était un article du monde je crois

Loïc là je suis sur RTL mais j'avais peut-être dû le voir sur le monde

Hugo il y avait une tribune qui était passée mais oui effectivement parce qu'en fait eux ils ont tellement coupé qu'ils ont en fait qu'ils ont plus de certaines essences en fait sont en voie de disparition entre guillemets donc ils ont mis des alertes comme ça et c'est pour ça qu'ils se fournissent vraiment beaucoup à l'étranger et la France est un gros client de la Chine en matière de produits de séviculture ok après c'est compliqué on rentre après dans le dans l'industrie dans l'industrie du bois, après il faut avoir les chiffres en tête, etc. Mais moi, j'en suis pas là. Je connais, à mon échelle, je suis pas du tout spécialiste, mais de ce que je sais en tout cas, c'est que nous, en tant que producteurs ou consommateurs, on a un rôle à jouer pour donner du bon sens et de la cohérence là-dedans. Donc, il faut être respectueux de comment ça a été fait, d'où ça vient et après aussi faire des efforts pour consommer intelligemment. Et je pense que c'est vraiment le B.A.B. de chaque citoyen en France qui devrait faire ça. C'est-à-dire qu'on ne devrait même pas se poser la question, ça devrait être du bon sens. Mais encore faut-il que pour qu'il y ait ce bon sens, cette notion de bon sens, il faut aussi des personnes qui expliquent les rouages de cette démarche-là. Et ça, c'est important parce que je pense que la communication, elle doit vraiment être fondamentale par rapport à ça. Il y a un gros déficit sur ça dans ce genre de domaine par rapport à la société civile qui a des avis bâtis sur beaucoup de préjugés, beaucoup d'amalgames. Il y a vraiment un gros levier ici d'amélioration.

Loïc Il faut que vous sortiez avec Ben la gestion forestière pour les nuls. Comment devenir propriétaire forestier ? Excellent. Ok, donc là, on a parlé de ton engagement, on va dire civil à travers ton job en gros s'il schématise très simplement de faciliter la vie de la population en Occitanie sur l'accès à l'information notamment, on a parlé d'un engagement un peu plus long terme sur la transmission d'un patrimoine en l'occurrence naturel avec la forêt donc ça c'est un deuxième aspect que je trouve super intéressant de ta démarche de devenir une meilleure version de toi-même ou en tout cas de continuellement t'améliorer comme tu nous le disais en intro il y a un troisième univers on a parlé de Inets We Trust évidemment La Forêt c'est un des projets un des projets que tu mets en avant sur cette plateforme on n'avait pas parlé

Hugo du miel d'ailleurs ah mais ça je ne savais pas il y a le miel aussi oui parce que alors je pense c'est une petite parenthèse qu'on peut ouvrir puis fermer comme ça on passera à l'autre thématique au tout début quand on s'est lancé en 2018 quand je te disais ouais j'ai rencontré Ben on a eu ce désir de professionnaliser un peu le site. Ce qui était important, c'était de mettre ces compétences d'agronome en parallèle de mes compétences en chef de projet informatique. Parce qu'il y a toute une infrastructure à avoir au niveau du site, formaliser des articles, les diffuser, puis après diffuser ça sur Internet, bien référencer le site, etc. Voilà, toute une gestion de projet au global avec du contenu propulsé et vérifié aussi par Ben, par rapport à sa compétence en agronomie. Et donc, ce qui était intéressant aussi, c'est de montrer aux gens au tout début qu'on pouvait, nous, en tant que consommateurs, créer un produit responsable assez facilement. Et donc, c'est ce qu'on a fait en fait avec du miel. On avait monté une petite marque qui s'appelait DiabloCore. tu sais c'est avoir le diable au corps c'était souvent nos grands-mères qui disaient ça en fait c'est quand t'avais le feu t'étais un peu foufou tu bougeais partout et t'avais le diable au corps et du coup on avait nos deux petites trombines un peu à la gavroche dessus sur le pot et en fait on avait fait un petit benchmark un petit état des lieux là en français pardon de des producteurs de miel pas très loin, en tout cas en Occitanie et on avait trouvé des apiculteurs dans le Gertz qui vendaient du miel pas du tout en pot puisque eux ils fournissaient des grands hôtels, des grands restaurants en fait ils faisaient du miel sous forme de bûchette pour accompagner ton thé par exemple etc et du coup on leur avait soumis l'idée de projet ils avaient super adhéré et donc du coup on avait pris notre voiture avec Ben, il était descendu à Montpellier puis on était allé chercher notre miel dans le Gertz Donc je m'en souviens, on avait pris une petite voiture que mon ex à l'époque m'avait prêtée et on était partis chercher, on avait 100 kilos de miel je crois, dans la Twingo, c'était incroyable. donc on avait fait 3h30 de route on était allé prendre notre miel on l'avait mis en pot et après on avait rechargé la voiture le lendemain on avait dormi sur place et on était revenu chez moi et on avait stocké dans mon appart je crois 3 quarts du miel puisque Ben repartait il avait une grosse valise il repartait avec une centaine de pots à Paris c'était un délire logistiquement et donc moi j'avais stocké ça dans mon appart il y avait des pognelles partout et on avait acheté tout ce qu'il fallait en termes de fourniture pour faire les colis de l'espèce de paille du carton là pour pas que ça se casse dedans, du scotch etc pour les étiquettes fragiles etc et je m'en souviens pendant 6 mois dans mon appart c'était l'usine parce qu'en fait on avait une boutique on avait ouvert une boutique, on avait mis ça en commande on avait des commandes et je faisais que des colis tout le temps et donc comme j'en avais marre d'aller à la poste en plus à la fin j'avais découvert que sur le site de la poste tu pouvais tu sais imprimer tes étiquettes et les mettre directement dans ta boîte aux lettres et comme ça le facteur les prenait et t'avais pas allé à la poste parce que sinon je devais faire la queue et tout tu t'en sortais pas et donc je faisais ça tous les jours c'était l'usine mais ce qui était intéressant c'était qu'on a pu communiquer sur ça on avait un site dédié etc. Et on a pu communiquer sur... Il y a beaucoup de gens qui ont goûté ce miel-là. On avait du miel toute fleur et puis des mélanges, des assemblages de tournes-sommes et colza. On avait fait même une édition spéciale avec du miel d'acacia. Et en fait, ça a montré aux gens qu'on pouvait faire la démarche d'aller voir des producteurs qui travaillaient... Alors, le miel n'était pas certifié bio parce que ça n'a pas trop de sens de certifier du miel bio puisque, tu sais, les abeilles, elles vont dans un rayon de... Elles butinent dans un rayon de 3 km. Donc après, comment tu fais pour te dire si l'abeille n'allait pas aller voir à un moment une parcelle qui a été arrosée de pesticides à un moment donné, tu vois ? Oui. Donc ce qui peut garantir en fait la vraie qualité du miel, c'est le fait qu'ensuite ils font tester leur miel en laboratoire et c'est garanti sans pesticides. Et eux, c'était garanti sans pesticides. Mais pourtant, ce n'était pas labellisé bio parce qu'ils n'avaient pas fait la démarche et tout. Par contre, on avait un miel super intéressant, de super bonne qualité. Au niveau nutritionnel, c'était top. Et donc on proposait ça à la vente. on a dit aux gens, vous voyez, on peut faire un produit responsable et en plus, on a pu communiquer sur le miel, c'est pour ça que sur In-Out Sweet Rest, il y a un article dédié, très approfondi d'ailleurs, sur le miel. On a fait des infographies, on a fait des podcasts, etc. parce que c'est un produit de luxe, le miel, c'est un des seuls produits d'ailleurs qu'on peut consommer fabriqués par des animaux comme ça, qu'on peut consommer directement avec des vertus antiseptiques, etc., qui existent depuis, je crois, que les premières traces de miel. J'avais écouté une émission il n'y a pas très longtemps. C'était il y a 4 000 ou 5 000 ans. Enfin, pas les premières traces de miel, les premières traces de... De consommation de miel ? En termes d'apiculture, c'est-à-dire faire des ruches, faire de la production de miel, etc. C'est, toi, 4 000, 5 000 ans, je crois. Enfin, c'est quand même incroyable. Il y a toute une histoire derrière. Après, il y a aussi plus de 20 000 espèces d'abeilles dans le monde. Il y a plein de familles d'abeilles. Elles sont organisées en véritables sociétés, etc. C'est vraiment un monde super incroyable. D'ailleurs, j'en profite. Il y a une émission qui s'appelle « Sur les épaules de Darwin » sur France Inter. C'est une émission scientifique qui passe tous les samedis aux alentours de midi. Et il y a un podcast qui s'appelle « L'âme de l'été ». donc l'âme de l'été en fait c'est pour dire c'est l'abeille, c'est elle l'âme de l'été et il retrace en fait toute l'histoire des abeilles enfin franchement vous mettez le podcast ça dure une heure vous vous posez devant votre canapé etc vous regardez le plafond ou le ciel ou ce que vous voulez et vous écoutez le gars parler et c'est un voyage en fait à travers le temps des abeilles du miel etc c'est juste magnifique et tout le monde devrait écouter cette émission voilà

Loïc je mettrai le lien et je l'écouterai surtout

Hugo c'est Jean-Claude Amézène, c'est un biologiste et pareil c'est une démarche scientifique tout est sourcé et tout et c'est juste génial et voilà et pour fermer la parenthèse, du coup on a fait du miel l'objectif c'était pas d'être vendeur de miel mais de montrer aux gens que c'était possible de concevoir un produit responsable dans un pot en verre etc et de proposer ça aux gens et donc de consommer autrement. Donc, si on est capable, nous, de faire ça à notre échelle, Ben et Hugo, en plus de notre boulot, en plus du crossfit, en rentrant chez nous le soir, en envoyant des colis depuis son appartement, etc., finalement, tout est possible. Tu vois ce que je veux dire ? Oui. C'est-à-dire que c'est juste de la volonté. Les gens doivent avoir cette volonté-là, ce déclic de dire, bon, voilà, maintenant, ça y est, je veux changer le monde. Ce n'est pas utopique, en fait. Je peux le faire. C'est juste à ma portée de main. allons-y quoi c'était ça en fait

Loïc c'est ça que j'ai trouvé absolument dingue dans ton parcours quand Dial m'en a parlé et pendant notre premier échange c'est que sur le podcast j'ai souvent la chance d'accueillir des gens qui comment expliquer ça il n'y a rien de négatif dans ce que je vais dire mais qui dédient une grosse partie de leur temps en fait à un type d'activité typiquement des athlètes de haut niveau et donc j'ai souvent j'ai des retours qui sont tout le temps positifs sur les épisodes mais c'est vrai que parfois il y a des gens qui me disent bon après c'est vrai que ça fait vraiment rêver mais ça m'incite à me dépasser mais d'un autre côté je me dis que j'ai plus de 35 ans moi le sport de haut niveau c'est terminé en fait il faut s'y mettre à 14 ans et faire ça la première partie de ta vie sinon tu peux jamais rattraper le retard physiquement on vieillit etc et un peu la même chose dans certains projets d'aventure où les gens me disent j'ai pas forcément le temps je peux pas partir un an faire le tour du monde en passant par le pôle nord comme Mike Horn et donc ce que j'adore avec les invités comme toi c'est justement la capacité que vous avez c'est le fait que vous illustrez parfaitement cette notion de dépassement dans ton quotidien tu vois ton aventure avec le miel ou les forêts ou In Nuts We Trust qui sont que des choses en fait des sortes de enfin c'est des side projects en fait c'est des choses que vous faites en parallèle qui vous rapportent j'imagine pas grand chose voire rien voire plutôt qui vous coûte de l'argent un peu comme moi avec les frappés mais qui montrent bien tu vois que en fait c'est possible que vous pouvez avoir un impact à votre niveau et en fait c'est aussi ça le dépassement de soi la détermination la résilience c'est être capable de avec la réalité qui est la sienne et toi en l'occurrence j'imagine que ton job il te prend comme tout le monde beaucoup de temps de malgré tout de lancer des initiatives et d'avoir un impact à ton niveau et je pense que si tout le monde faisait ça ou ne serait-ce que 10% des cercles autour desquels on gravite t'imagines ce serait juste complètement incroyable donc franchement on n'a pas encore parlé du crossfit tu l'as mentionné donc voilà ça nous fait un peu le teasing pour la suite mais je trouve ça juste génial de voir tout ce que tu as réussi à mettre en place et que ce soit dans une démarche vraiment non seulement d'amélioration pour toi mais aussi de transmission de quelque chose je ne sais pas si le terme est trop fort mais presque d'éveil j'ai l'impression de faire se réveiller les gens

Hugo c'est exactement ça je suis 100% aligné avec ce que tu dis c'est d'ailleurs là aussi où c'est difficile c'est à dire que des fois on a l'impression qu'on travaille un peu dans l'ombre c'est à dire que On n'a pas, tu vois, sur les réseaux sociaux, on a une petite communauté, à peine 5000 follow, je crois. On fait quand même du travail de qualité, sans se brosser dans le sens du poil. C'est un transfert de compétences qu'on a déjà, nous, dans notre milieu professionnel, qu'on met à profit, en fait, de la collectivité, donc de la collectivité dans le sens de la société civile, pour justement, comme tu dis, éveiller les gens. donc c'est beaucoup de travail sachant qu'à côté on a nos occupations personnelles, on a notre vie sentimentale on a le sport, on a le boulot on a tout ce qu'on fait à côté etc donc c'est quelque chose, c'est de la passion donc on fait ça avec plaisir mais c'est vrai que fondamentalement si tu prends du recul pour l'instant en tout cas on n'est pas récompensé à la hauteur de ce qu'on devrait être si le monde était dirigé par le bon sens, tu vois, entre guillemets. C'est-à-dire que, voilà. Mais pour autant, il ne faut pas lâcher, parce qu'en fait, nous, notre force, c'est notre ténacité, en fait. C'est-à-dire que nous, on est, je veux dire, on est là aujourd'hui, mais dans 10 ans, on sera toujours là, tu vois. Enfin, moi, je serai toujours là, dans le sens où je ne suis pas mort, bien sûr. Mais ce que je veux dire, c'est que ce feu que j'ai en moi, que nous avons en nous, en fait, ce désir de vouloir participer, amener notre petite brique, comme ça, justement, pour façonner le monde de demain, c'est quelque chose qui nous anime depuis très longtemps, qui remonte depuis notre enfance, et qui s'arrêtera le jour où je rendrai mon dernier souffle. C'est sûr et certain, je me connais, parce qu'on est comme ça. Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'on s'entend super bien avec Ben, même s'il est un peu plus jeune que moi, et qu'on a tout de suite accroché, et qu'on est sur la même longueur d'onde. j'ai quand même monté une... Netsuitress maintenant c'est une entreprise c'est une société par actions depuis septembre 2021 parce qu'il y a des marques maintenant qui nous missionnent pour les aider à concevoir des produits plus responsables et ça c'est quelque chose qu'on fait à côté de notre boulot c'est à dire que tu vois, tu as des fois des gens qui nous disent oui mais toi tu es fonctionnaire machin, bah ouais je suis fonctionnaire donc déjà ça ne veut rien dire ce que tu dis et en plus je suis aussi entrepreneur parce que j'ai une société tu vois à côté j'ai dû faire une déclaration de cumul d'activité on a monté des statuts on a un cabinet comptable etc donc c'est de la gestion d'entreprise qu'on a à côté de notre boulot donc les gens ils disent toujours des fois parce que sur les réseaux il y a quand même pas mal de critiques il y a beaucoup plus de points positifs que de critiques d'ailleurs en passant mais des fois j'ai envie de leur dire allez-y faites-le aussi vous proposez c'est clair qu'est-ce que vous faites concrètement mis à part balancer quelque chose de gratuit qui va être décontextualisé, qui va pas être sourcé, bah rien en fait, tu vois, c'est-à-dire que nous ce qu'on aime aussi c'est faire tu vois, c'est faire un site proposer du contenu sur le site, proposer du contenu sur les réseaux, faire du miel faire des événements un peu sympas, tu vois, proposer des choses aux gens, faire une entreprise, essayer d'amener cette contribution-là et surtout de la caler comme je disais au début par rapport à notre vision de la vie qui est moi depuis tout petit je suis né à la campagne d'ailleurs j'ai oublié de le dire ça tout à l'heure mais c'est bien aussi faire des petits arrière-cours mais ce qui est paradoxal c'est que moi je détestais j'adorais la campagne mais je détestais le travail de mes parents quand j'étais petit parce que tu sais quand t'es petit ben tu vois t'as envie de jouer un peu avec tes copains tu vois moi je suis la génération tu vois je suis né le 27 décembre 1985 donc il y a eu les premiers jeux vidéo pas longtemps après. Et puis, si tu veux, quand j'allais à l'école et quand je voyais mes potes qui jouaient un peu à la console, qui faisaient des trucs comme ça, et que moi, en fait, je devais des fois accompagner mes parents et que c'était l'hiver, il faisait froid, il faisait moins 3, moins 4, moins 5 degrés. T'avais mon père avec la débroussaillose en train de couper les arbres, les sapins de Noël que ma mère charge dans le fourgon pour ensuite amener ça à Noël dans les chaumières, tu vois, pour les vendre. Et que toi, au final, il faisait ça jusqu'au 24 décembre au soir et que toi au final c'était les coordonnées les plus mal chaussées, c'est-à-dire que toi à la limite à peine, tu avais décoré ton sapin et mes parents n'avaient pas trop de sous c'était quand même dur, tu vois je ne suis pas né d'une famille riche donc on avait de quoi manger on avait un toit sur la tête mais ça s'arrêtait là je ne suis jamais parti en vacances avec mes parents donc je trouvais en fait je trouvais vraiment le rapport temps passé coût physique, coût mental et ce que ça rapporte j'avais déjà compris avant 10 ans que c'était déjà difficile et donc du coup je détestais ça j'étais là mais jamais je ferais ça genre jamais je voulais enlever ça de mon esprit et balayer ça parce que je voulais avoir aucun rapport avec ça pour autant eux ils ont été là-dedans, mes grands-parents étaient dans l'agriculture donc ils avaient aussi un potager un verger, etc donc il y avait la culture des arbres friquiers, la culture des légumes, etc et tu vois, mis bout à bout comme ça finalement en fait c'est aussi des choses qui m'ont fait prendre conscience que plus tard de l'importance en fait du végétal, c'est-à-dire le fait de façonner son terroir de planter des choses, de découvrir la vie au fil des saisons, de découvrir cette véritable valeur des choses pour l'apprécier, mais beaucoup plus tard avec la maturité, avec mes expériences personnelles, etc., qui m'ont fait comprendre que c'est ça le sens de la vie. C'est-à-dire, c'est aussi de faire union finalement avec son milieu environnemental et de savoir que tu as la capacité de planter une graine et que ça donne un arbre fruitier et puis qu'après, tu vas pouvoir manger je sais pas une framboise un abricot peu importe mais tu sais d'où ça vient tu sais comment ça a été fait etc et tu sais que ça c'est la vie et que ça a de la valeur et qu'il faut le protéger et que si demain il n'y a plus ça en fait il n'y a plus rien donc en fait mais ça je l'ai compris beaucoup plus tard en fait au début j'étais un peu énervé parce que tu sais quand t'es petit t'as juste envie de t'amuser et puis de pas avoir de responsabilité un peu mentale si tu veux voilà parce que t'es un peu jaloux des autres qui ont pas ce genre de soucis à gérer ça, qui partent en vacances avec leurs parents, qui ont juste à travailler bien à l'école, jouer aux jeux vidéo, aller faire du vélo, etc. Et toi qui dois subir ça en fait pendant des années, des années, des années. Ça m'a perturbé, mais c'est aussi ce qui fait ma force maintenant. C'est quelque chose qui, comment dire, je pense que beaucoup de personnes qui entendront ça aussi vont se retrouver là-dedans. C'est-à-dire que, toi, aujourd'hui, moi, je n'ai aucun problème avec ça. Je le dis, tu sais, je me fais suivre par un psychologue parce qu'en fait, c'est des choses aussi, comment dire, j'ai été presque, si tu veux, je culpabilisais presque à un moment d'avoir eu cette enfance un peu, tu vois, difficile. Et si tu veux, je ne comprenais pas, en fait, pourquoi il y avait des personnes, alors il y a beaucoup plus malheureux que moi, etc., mais à sa propre échelle on ne peut pas mettre sur une échelle de valeur les différentes souffrances ma petite me dit tout le temps mais Hugo, c'est pas parce que bien sûr qu'il y a plus malheureux que vous il y a l'Africain qui ne va pas avoir à manger mais il n'y a pas d'hierarchie dans la souffrance c'est à dire que vous, vous avez eu votre souffrance qui fait ce que vous êtes maintenant et il faut savoir aussi il faut la comprendre pour l'expliquer et pour aussi en tirer votre force et en tirer parti mais ça je l'ai compris beaucoup plus tard je l'ai compris à plus de 30 ans alors que ça a façonné mon enfance et mon existence à conjuguer à des périodes difficiles en plus de ça dans mon enfance et du coup j'ai détesté vraiment cette nature là alors qu'aujourd'hui presque je donnerais ma vie pour elle mais c'est vrai c'est fou d'ailleurs de dire ça c'est-à-dire que je trouverais ça vraiment très dommage que nos générations ne fassent pas en sorte de protéger tout ça. Et d'ailleurs, ce qui est encore plus paradoxal, c'est que les jeunes générations d'aujourd'hui, celles qui arrivent là, qui n'ont même pas 18 ans jusqu'à 25 ans, etc., elles sont beaucoup plus sensibles à l'environnement que les gens de notre génération à nous, 35-40 ans, qui sont presque des fois, c'est un peu comme dans la chanson d'Orelsan, c'est quand il dit dans la fête de famille c'est Vincent t'as le même âge que moi, pourquoi t'es plus vieux ? tu vois c'est exactement ça, c'est à dire que t'as des gens je te jure, ils ont mon âge mais les mecs ils sont nés en 1950 les mecs c'est assez incroyable alors qu'en fait t'as des gens qui t'as des jeunes lyciens et tout, des fois que j'entends parler même s'ils ont des fois des langages etc. un peu limite mais bon ça c'est des conflits intergénérationnel, mais en fait, ils vont avoir beaucoup plus de sensibilité à l'environnement, ils vont savoir plus de choses, ils vont savoir plus d'enjeux, etc. Ils vont être plus, comme tu disais, sensibles à ça. Et c'est ces gens-là, en fait, nous aussi, on a le devoir aussi d'assurer cette transition, finalement, entre l'ancien monde et le nouveau monde, avec ceux qui vont prendre le relais. Voilà. Tout ça pour dire que c'est important aussi de prendre du recul par rapport à tout ça pour savoir que ce qui est important finalement c'est de protéger cette vie là et que ce soit cohérent par rapport à nos activités et à nos modes de vie parce que ce qui est important aujourd'hui c'est de manger de s'amuser et d'essayer de vivre heureux en tout cas le plus possible parce que comme je le disais au tout début on n'est pas très longtemps sur la planète et ça serait dommage en tout cas de ne pas essayer de faire ça. Et encore une fois, il faut aussi pouvoir se regarder dans la glace. C'est-à-dire, moi en tant qu'être humain, est-ce que je peux apporter une contribution quelconque à la société ? Est-ce que je peux faire en sorte de faire avancer les choses ? Et comment je peux le faire ? Parce que la vie, ce n'est pas juste aller au boulot, rentrer chez soi, regarder Netflix et recommencer ça jusqu'à la fin et faire des barbecues l'été. voilà, enfin je veux dire il faut aussi tu vois, il faut un peu, tu vois, augmenter le niveau, tu sais, à un moment donné, c'est aussi super intéressant pour nous, en tant qu'être humain, tu vois, d'être confronté à des problématiques d'essayer de trouver des solutions et de faire avancer les choses, si on se plante, tant pis, on se plante tu vois, c'est pas grave, mais au moins on a essayé, tu vois, et il faut pas avoir ce regret de ne pas avoir essayé, ça marche pas, ça marche pas tant pis, mais au moins t'as essayé, au moins t'as réfléchi au moins t'as échangé des idées t'as discuté etc et c'est ça le plus important et je pense que tout le monde devrait essayer de faire ça voilà

Loïc je suis 100% d'accord avec toi par rapport à ce que tu dis j'aime bien je sais pas si c'est vraiment Mike Horn qui l'a dit pour la première fois mais en gros quand tu regardes en moyenne on a 30 000 jours dans une vie par rapport à cette notion de temps qui file donc franchement 30 000 jours quand tu fais une représentation graphique avec des petits carrés, des petits pixels sur un écran une page Word t'as 30 000 blogs dessus si tu réduis tout et te dire que là t'as sous les yeux sur une page Word ta vie je trouve que c'est un super rappel qu'en fait il faut je sais pas s'il faut mais j'en sais rien d'ailleurs moi je suis complètement d'accord avec toi sur le fait que vivre sa vie c'est pas mettre au boulot doudon Netflix et vivre au gré des saisons sans rien faire il y a des gens moi j'ai déjà rencontré des gens qui m'ont dit mon job ne plaît pas mais il ne me reste que 15 ans à tenir et là tu te dis 15 ans à tenir moi je viens d'avoir 32 ans c'est déjà plus que tout ce que j'ai travaillé et j'ai l'impression qu'il y a des expériences où c'était déjà trop donc 15 ans à tenir mais bon bref c'est une question d'ailleurs qui va faire une bonne transition moi j'ai tendance à penser que les expériences que j'ai pu vivre dans le sport, notamment de dépassement, d'intensité, tout ce que ça m'a apporté émotionnellement parce que j'ai fait beaucoup de sport assez jeune en judo. J'ai tendance à penser que c'est ça qui fait qu'aujourd'hui, j'ai plutôt un peu comme toi, un état d'esprit d'entrepreneur, de personne qui s'implique sur différents projets, en tout cas qui fait son max pour aller au bout de ce qu'il entreprend. Je serais curieux de savoir, toi, quelle est ta vision et notamment ce que tu apportes le crossfit et puis peut-être un peu tu vois la genèse comment est-ce que t'en es arrivé à tomber dans la marmite du crossfit

Hugo oui et ben tout à fait aléatoirement en fait non alors j'ai toujours été alors moi j'aime bien me décrire comme ça et d'ailleurs dans les faits ça se vérifie c'est je ne suis pas j'ai aucune compétence particulière en sport c'est à dire que je ne suis pas bon mais je ne suis pas nul non plus tu vois par contre je vais être touche à tout dans la plupart des sports je vais bien savoir lancer le ballon je vais bien savoir faire un peu de crossfit je vais bien savoir tu me fais découvrir un sport je vais me débrouiller en fait mais depuis que je suis petit je faisais beaucoup de BTT de cross country en perso avec des copains parce que la Corrèze c'est quand même un milieu très sympa pour faire ça et après j'ai fait beaucoup de... j'ai commencé par le judo aussi, je suis allé jusqu'à la ceinture bleue, je m'en souviens. J'ai vite arrêté parce que j'étais en école de rugby et quand t'es petit, tu sais, tu fais un peu de tout. Et du coup, tu te rends compte que tellement tu fais un peu de tout, t'es touché à tout, t'as pas de temps pour jouer avec tes copains, etc. Donc j'ai tout lâché du jour au lendemain. Sachant que je faisais de la musique aussi, quand j'étais petit, je faisais du piano, j'ai fait 4 ans de piano. Et je me suis ennui d'ailleurs récemment à la musique puisque maintenant je fais du violon, tu vois, un petit truc en plus particulier, tu vois. J'aime bien, j'avais envie de le placer, tu vois. Mais du coup, voilà, et donc du coup, j'ai commencé en fait à 11 ans le tennis de table et j'en ai fait pendant 10 ans. Donc j'avais un niveau, le tennis de table, tu sais, si tu ne commences pas très jeune, c'est chaud d'avoir vraiment un très gros niveau. Donc j'avais le niveau régional. J'allais de temps en temps aux compétitions régionales. C'était déjà bien parce que j'arrivais à aller au-delà du département et tout. Donc voilà, j'étais à l'époque placé 60. Voilà, donc là, ça a changé. Je ne pourrais plus te dire comment ils calculent ça. Mais voilà, c'était un niveau régional. Et après, j'ai recommencé le rugby en fait. D'abord en rugby universitaire quand je suis retombé à Montpellier pendant 2-3 ans. Et après, j'ai repris en fait quand je suis retourné en Corrèze avant, parce que je travaillais dans le privé, dans une coopérative forestière d'ailleurs. Et donc, je faisais du rugby à côté où j'en ai refait pendant 2-3 ans. Donc, on avait un niveau honneur fédéral 3. Et donc, à côté, je faisais beaucoup de salles, beaucoup de muscu pour justement améliorer les performances, etc. et puis pour s'entretenir. Et d'ailleurs, je faisais ça tellement bien que j'avais eu un challenge avec des potes à l'époque pour faire un concours de bodybuilding amateur. J'avais fait ça. Ça, c'est une expérience aussi apparentière. J'étais allé à Saint-Etienne faire un premier pas, ça s'appelle. Donc, c'est les gens qui n'ont jamais fait ça. Ils montent sur scène en slip, tu vois. Et ils font des exercices. Enfin, ils font du posing, quoi, tu vois. Mais moi, j'étais tout naturel que je suis élevé à la graine, tu vois. Et j'avais quand même un bon physique, tu vois. Mais rien à voir avec les gens qui étaient là. Mais voilà, c'est quand même un délire de monter en clip sur une scène avec 500 personnes qui te regardent, avec les projecteurs où tu ne vois rien du tout. Bon, bref. Et puis après, en fait, quand je suis retourné à Montpellier, si tu veux, j'ai arrêté le rugby. J'ai arrêté le rugby et je voulais en fait me concentrer sur un sport où je pouvais mettre à profit quelques facilités que j'avais en muscu, parce que j'étais quand même bon en squat, en soulevé terre, etc. Et puis j'ai découvert le crossfit en fait par hasard. mi-2015, j'avais commencé à Carcassonne quand j'ai été à la boxe de Carcassonne, tu vois, donc j'ai fait à peu près 6-7 mois là-bas, et après quand j'ai eu mon poste à Montpellier, je me suis inscrit directement au cube à Montpellier, et puis maintenant je suis à M34 CrossFit South, là, à côté de Montpellier, à Pérol, et donc maintenant je suis dans ma 7ème année, tu vois, de CrossFit, voilà. Donc ça commence à faire, donc j'ai fait pas mal de compètes en team, puis individuelles, surtout l'année dernière, où j'ai réussi à me qualifier, j'étais content à des compètes un peu sympas comme les Affiliate Battle à Nîmes ou les Marseille Troodon justement aux Donnes de Marseille qui sont quand même des compètes d'envergure nationale et tout en tant qu'individuel, parce que maintenant je suis dans la catégorie Master, tu sais dans le CrossFit il y a des catégories d'âge à partir de 35 ans jusqu'à 40, tu es en catégorie Master 35-40 et du coup comme j'ai un peu de vécu entre guillemets en crossfit, j'arrive à me qualifier à des compètes un peu sympas. Mais le niveau est vraiment très élevé et il ne fait qu'augmenter et je n'arrive pas, j'ai du mal à... Je trouve que c'est compliqué en fait, si tu veux, je prends beaucoup de plaisir dans le crossfit mais moi je fais du crossfit aussi parce que j'ai envie de faire du crossfit toute ma vie. C'est-à-dire que vraiment moi j'espère un jour je serai en 60 plus et je ferai des compètes. Non mais clairement, tu vois, je connais un gars qui s'appelle Christian Galli qui était un des premiers masters à faire les CrossFit Games et il a une maison de vacances en Corrèze à côté de chez mon père et le gars c'est une machine tu vois il a plus de 60 ans 65 même je crois et tu vois il fait encore du CrossFit et tout tu vois c'est un peu l'objectif c'est ça quoi c'est à dire comment faire en fait finalement pour faire son sport toute la vie parce que toi moi je vois beaucoup autour de moi maintenant des gens qui veulent progresser super vite, avoir tout tout de suite, etc. Et des fois, je leur dis, mais les gars, en fait, le but, ce n'est pas de faire ça juste un an ou deux, avec deux fois deux entraînements par jour. Le but, c'est de faire ça pendant 50 ans. Ne prenne pas ça. Parce que moi, je fais le crossfit. Alors, le sport, j'en fais depuis que je suis tout petit, mais le crossfit, j'ai commencé en 2015. Et là, je suis toujours là, en fait. Et je ne me suis pas blessé, etc. Je fais ça intelligemment. Et finalement, en fait, on est très peu à faire ça encore au bout de tant d'années, conjugué à nos activités professionnelles, tu vois, sans s'être blessé et tout, on est très peu finalement. Ça veut dire que finalement, on est peu à avoir eu cette présence d'esprit à faire ça de manière intelligente. C'est-à-dire, à partir du moment où moi je fais des horaires de bureau de 8h à 17h, comment je fais pour ensuite aller m'entraîner, sachant que je suis resté assis sur un bureau derrière le bureau toute la journée, comment je fais pour essayer de me caler une heure, une heure et demie d'entraînement et de faire ça à peu près 4-5 fois par semaine quoi et d'essayer quand même d'être compétitif c'est à dire pouvoir prétendre à me faire à me qualifier à certaines compètes sympas tu vois et faire des compètes dans l'année voilà et donc moi j'ai cet étonne d'esprit là c'est à dire que je suis persévérant dans tout ce que je fais et je sais que si je me blesse pas et je touche du bois j'arriverai à faire ça vraiment toute ma vie mais c'est quand même un challenge à part entière, c'est-à-dire que le crossfit m'apporte cette rigueur enfin il m'apporte une rigueur dans le sens où il me le rend bien moi je suis rigoureux en tant que personne donc si tu veux j'ai réussi à ne pas me blesser fondamentalement, c'est-à-dire j'ai pas eu de grosse blessure, tu vois des fois j'ai des petites contractures, des choses comme ça mais je veux dire je ne me suis jamais vraiment fait mal j'arrive à 36 ans à continuer à performer tu vois à faire des compètes sympas. Mais ce qui est difficile, c'est que autour de toi, tu vois des gens qui progressent beaucoup plus rapidement que toi parce qu'ils ont plus de temps, parce qu'ils ne travaillent pas forcément à côté, parce qu'ils s'entraînent plusieurs fois par jour. Il y a vraiment plein de paramètres. Limite, des fois, pour rigoler, je dis à mes potes, on devrait avoir une catégorie dans les compètes pour ceux qui font du crossfit. mais qui ont un boulot à côté. Parce qu'en fait, aujourd'hui, plus ça va, vraiment, plus les compètes, elles sont inaccessibles pour des gens comme nous. C'est-à-dire que si tu n'es pas bon de base, enfin, si tu as un gars comme moi, à peu près moyen, c'est-à-dire que tu te débrouilles, mais sans plus, et que tu as un job, et qu'en plus, il y a la vie, et encore, je n'ai pas d'enfant, moi. Donc, comment tu fais pour essayer d'être compétitif et pouvoir faire des compétitions de cette envergure-là, franchement, ça devient de plus en plus dur. Et je trouve ça un peu dommage. Je trouve ça un peu dommage, mais après, c'est ce qui fait aussi le sport. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a un niveau... C'est assez incroyable.

Loïc Ça se professionnalise, j'ai l'impression.

Hugo Il y a ça, déjà, ça se professionnalise. Et puis, il y a beaucoup de personnes qui dédient un peu leur vie à ça. Tu vois, moi, dans ma catégorie, il y a beaucoup de gens aussi qui sont coachs à côté. C'est-à-dire que les gens, ils sont toujours à la salle, donc ils peuvent s'entraîner quand ils veulent, etc. Et donc, du coup, c'est dur pour des profils comme moi de suivre le rythme. C'est-à-dire, moi, je vais pouvoir m'entraîner qu'une fois par jour pendant une heure et demie et après, je vais faire ça quatre, cinq fois par semaine et puis après, ça va être chaud, c'est-à-dire de faire plus.

Loïc Pardon, je te coupe, mais par curiosité, est-ce que tu es dans la catégorie de Willy George ?

Hugo Non, lui, il est en open. Lui, il n'a pas 30 ans encore. Peut-être qu'il a 30 ans, je ne sais plus. Non, il n'a pas 30 ans, il a 29 ans, je crois, Willy George. Il a 29 ans ? Oui, lui, il est en open. En fait, tu es en open jusqu'à 35 ans.

Loïc D'accord.

Hugo Quand tu as 35 ans évolu, tu passes en master automatiquement. Après, rien ne t'empêche de continuer à faire les compétitions en open, même si tu as 40 ans. Tu vois, il n'y a aucun problème avec ça mais là si tu veux et après ça c'est des meilleurs athlètes crossfit français c'est des gens inaccessibles pour le commun des mortels comme moi sachant qu'en plus sur le crossfit il y a quand même tout ce qui concerne la gym moi si tu veux j'en avais jamais fait donc il faut tout réapprendre faire des barres muscle up des muscle up rings etc aux anneaux et tout, au travail quand t'en as jamais fait j'ai vite réussi à les faire mais après il y a quand même un gap entre réussir à faire les mouvements et après être efficace dans les mouvements pour être endurant etc etc il n'y a que le travail et les années qui te permettront petit à petit d'être de mieux en mieux là dedans même s'il y a des gens qui ont plus de facilité que d'autres moi j'ai pas de facilité particulière sur la gym justement c'est un épreuve donc c'est pour ça que je travaille beaucoup après il y a l'haltérophilie aussi tu vois l'haltérophilie moi j'en avais jamais fait donc si tu veux en salle je faisais beaucoup de forces athlétiques c'est à dire squat, soulever de terre et développer coucher mais c'est des mouvements qui aident pour la force d'ailleurs c'est une de mes forces pour le coup puisque je suis très fort en squat par rapport à mon poids de corps mais le truc c'est que après ça n'a rien à voir non plus avec la technique de l'haltérophilie qu'il faut aussi apprendre etc et puis après il y a plein de mouvements à apprendre il y a aussi le cardio à travailler etc donc ça fait beaucoup de choses mais c'est ça qui rend le sport attrayant c'est à dire que t'es vraiment un athlète complet au crossfit c'est à dire que t'es un touche à tout et tu dois savoir tout faire tu dois être préparé à tout et c'est super intéressant par rapport à ça mais après c'est vrai que les profils qui ont un passif en haltérophilie ou en gym etc ils ont beaucoup plus de facilité que les autres de performer en fait dans ce sport mais voilà il ne faut pas lâcher il ne faut pas lâcher après voilà moi dans mon esprit si tu veux moi ce qui me motive c'est le rythme d'entraînement que j'ai aujourd'hui c'est quelque chose que j'ai façonné pour que je puisse en tout cas le caler en fait peu importe ce qui m'arrive dans ma vie c'est à dire que j'aurais des enfants etc j'arriverais quand même à m'entraîner 3-4 fois par semaine même avec l'activité que j'ai aujourd'hui avec InnoSuiteRust avec tu as envie d'aller en vacances tu peux quand même te caler 3-4 entraînements par semaine j'ai vraiment envie d'avoir ça sur le long terme ça prendra plus de temps mais moi je suis patient, il n'y a aucun souci par contre c'est un schéma qui pourra me façonner pas objectif par objectif tout au long de la vie parce qu'après rentrer dans un délire où il y en a qui le font être à fond pendant 6 mois, 1 an, à 2 fois par semaine, etc. Mais ça, c'est des trucs que tu ne tiens pas tout le temps. Tu peux déjà te blesser parce que tu as des gens, ils n'ont jamais fait de sport de leur vie et ils arrivent et puis d'un coup, ils vont avoir un rythme d'entraînement, une charge d'entraînement qui va être calée limite sur un gars qui fait ça de manière un peu à haut niveau. Et c'est comme ça que tu te blesses. D'ailleurs, tu prenais les statistiques, la plupart des blessures au crossfit, c'était des gens qui s'y mettaient à fond et qui n'avaient jamais fait de sport, enfin très peu de sport auparavant. alors que les gens qui ont fait du sport auparavant, n'importe quel sport et qui ont quand même une certaine rigueur et un certain recul sur la maîtrise de leur corps de leur performance etc ils font ça de manière plus modérée au début et donc du coup ils se blessent beaucoup moins tu vois, ce qui est paradoxal mais voilà c'est dans cet état d'esprit que je suis et ça c'est ce qui nous motive aussi à Ben, avec Ben, pardon, à justement bien renseigner les gens parce que dans le crossfit, comme c'est une nouvelle discipline, il n'y a pas de fédération, etc. C'est une nouvelle discipline, ça a une décennie maintenant. Mais ce que je veux dire, c'est que sur une échelle sportive, c'est quand même arrivé assez récemment dans la société. Il y a beaucoup de marques, en fait, beaucoup de produits, de compléments alimentaires et tout, qui ne servent pas à grand-chose. Et le marketing, en fait, c'est là où tu vois qu'il est super puissant parce que t'arrives, voilà, les mecs ils te font comprendre que finalement, boire une canette de Monster, ça va t'aider pour ta récupération quoi, tu vois, ils vont te faire prendre, tu vois, en fait moi ça me fait marrer, je prends ça un peu à la dérision, c'est que quand t'es crossfitter, t'es tout le temps en train d'acheter tu vois, faut toujours acheter, tu vois des chaussures, des maniques, des bandes des compléments, des BCAA, etc t'as des gens, ils se posent même pas la question ils voient que tel et tel athlète ont ça, ils achètent ils achètent ils achètent ils achètent ils savent même pas pourquoi pourquoi c'est faire toi donc ce que tu veux surtout que quand tu prends certains compléments tu vois de bca par exemple en canette etc tu vois les dosages tu vois toutes les études qui montrent les effets bénéfiques et il y en va pas beaucoup parce que les bca c'est quand même difficilement enfin les effets sont tellement minime que c'est difficile en fait de prendre de faire d'augmenter ses performances avec la prise de bca pour autant tu vois je crois qu'il ya un gain qui est entre 1 et 5 % max qui est pas grand chose mais en fait le truc c'est que ça coûte quand même assez cher tu vois donc après il faut il faut poser la question du de la balance coût par rapport aux bénéfices et en plus les dosages qui sont demandés c'est pas du tout les dosages que tu retrouves dans les compléments qui sont vendus c'est à des dons en fait tu sais que c'est limite placebo que ça te fera rien du tout pourtant les gens les achètent ça tu vois je trouve ça génial parce que tu vois il ya plein de choses à faire pour pour éduquer entre guillemets les gens et leur faire comprendre que autant prendre des compléments qui servent à quelque chose et il y en a quand même des compléments qui servent à quelque chose avec des études scientifiques à la pub qui prouve que ça une valeur mais par contre a plein de compléments qui servent à rien du tout donc autant mettre de l'argent dans de la vraie nourriture ou dans d'autres choses plutôt que là-dedans

Loïc c'est hyper intéressant ça me fait penser un peu au triathlon, j'en ai fait pendant quelques temps avant un gros accident en 2018, mais en triathlon t'as un peu ce syndrome aussi, c'est à dire que t'as des gars qui sont prêts à dépenser et franchement moi j'en ai fait partie au début, parce que j'arrivais comme j'ai fait très longtemps que du judo j'arrivais dans un sport qui était complètement nouveau manque de crédibilité, manque de confiance en soi un peu, tu te dis bon bah vas-y pour m'aider il faut que je prenne le vélo qui était mais franchement il y avait des paires de roues tu claquais 1000 euros de plus pour économiser 100 grammes et tu te dis mais en fait 100 grammes je le perds en une demi journée c'est à dire que tu vois je vais courir je réduis un peu les portions j'ai perdu 100 grammes quoi ça va pas coûter 1000 euros et je trouve que c'est je sais pas si c'est si c'est des croyances qui s'installent justement quand tu débutes et après qu'ils s'estompent au fur et à mesure, mais je trouve ça intéressant de voir parfois ces croyances qu'on peut placer dans du matériel ou des outils de l'accessoire, alors que fondamentalement la différence se fait dans la tête, dans notre capacité comme tu dis, ce que tu fais depuis des années avec le crossfit ta capacité à gérer l'effort dans la durée et au final avoir une pratique adaptée à ce que tu peux faire et à ton rythme

Hugo exactement mais non mais après il ya beaucoup de paramètres il ya l'image tu sais le crossfit c'est beaucoup du match uvu aussi c'est à dire que tu vois mais enfin vraiment mais mais après comme dans tous les soirs mais un peu plus quand même le profit faut dire ce qui est toi tu as les mecs qui se mettent torse nu et tout moi aussi je me met torse nu des fois mais tu vois ça débâche direct tu as les et Nana, pareil, limite en maillot de bain et tout, en train de faire des squats et tout. Tu vois, tu as quand même, c'est très axé image et tout. Il y a ce côté très, moi j'aime bien dire ça, il y a ce côté vraiment très américain, tu vois. L'américain de base, c'est un peu péjoratif, mais il faut aussi dire ce qui est, tu vois. J'aime bien aussi remettre l'église au centre du village, tu vois. Il faut dire ce qui est, tu vois. Il y a quelque chose là-dedans, tu vois. Mais moi, ce qui m'intéresse dans le crossfit, c'est vraiment la beauté de la méthodologie en fait c'est cette capacité à être bon dans plein de domaines différents mais après effectivement au-delà du crossfit j'adhère pas du tout c'est à dire que c'est beaucoup du match vu d'une image etc mais ça encore c'est les athlètes enfin les athlètes ça aussi c'est un terme pour moi un athlète c'est quelqu'un qui a une carte dans une fédération et qui est limite sportif de haut niveau quand je les vois avec leur t-shirt même moi des fois je cautionne pas avoir un t-shirt àthlète, je me sens pas légitime je me sens genre, je sais pas il faudrait un autre truc genre crossfitter ou j'en sais rien mais enfin bon voilà petite parenthèse mais ce que je veux dire c'est que c'est c'est très la méthodologie j'adore mais après tout ce qu'il y a autour c'est vraiment il y a vraiment des progrès à faire sur l'image que ça renvoie et d'ailleurs tu vois dans la société civile t'as plein de gens qui arrivent et qui disent non mais moi je veux pas faire de crossfit, je veux pas avoir des gros bras comme un tel ou un tel t'as vu le physique des nanas, etc mais là t'as envie de leur dire déjà d'une part elles étaient déjà souvent comme ça avant c'est à dire que les nanas ils font référence aux athlètes des crossfit games que tu vois à la télé ou dans les médias etc ou même aux meilleurs athlètes françaises mais en fait les meilleurs athlètes françaises ou les meilleurs athlètes du monde c'est des gens qui faisaient déjà du sport avant qui sont tombés dans le crossfit mais c'est la crème de la crème donc si tu veux tu seras en fait moi je leur dis mais vous ne serez jamais comme elles parce qu'en fait elles font ça de manière presque professionnelle c'est tous les jours etc elles ont une alimentation particulière des charges d'entraînement et tout que toi tu n'auras jamais et tout c'est pas parce que tu fais du crossfit que du gros lendemain tu vas prendre des bras etc voilà donc tu vas t'affiner tu vas mieux te sentir voilà mais après ça s'arrêtera là tu vois sauf si tu veux devenir athlète de haut niveau et tout ça c'est encore autre chose mais tu vois ça renvoie quand même une image un peu genre c'est des bourrins ils sont directs c'est des gros buffles et tout alors que finalement pas du tout, donc il y a aussi une image en tant qu'athlète pour communiquer sur ça mais qui n'est pas du tout fait parce que en fait tu regardes les réseaux sociaux et souvent il y a beaucoup dans le crossfit c'est un monde, c'est quand même super particulier tu vois t'as les nanas, elles vendent toutes des trucs c'est des codes promo dans tous les sens ça va te sortir des mindsets tu vois genre ou des programmes voilà genre la guerre c'est mal, faire l'amour c'est bien et puis voilà je vous donne un code promo et voilà vous pouvez acheter ma programmation et puis super franchement je mets au défi quiconque de trouver une athlète française un peu bankable qui ne diffuse pas des codes promo tu vois donc c'est à dire c'est quand même il y a une responsabilité d'ailleurs on avait écrit un article sur Inesuit Trust le sportif doit être aussi responsable parce que quoi qu'on en dise quand à partir du moment où tu as une communauté derrière toi qui te suit avec des centaines de milliers de personnes, tu as une responsabilité à avoir, que ça te plaise ou non. Sinon, toi, tu es influenceuse du sport, donc tu as une responsabilité à avoir. Parce que tu sais très bien que derrière les gens qui te suivent, ils vont te prendre pour modèle, donc ils vont acheter ce que tu achètes, ils vont écouter ce que tu dis, etc. Donc si toi, tu dis des conneries ou tu dis des choses qui sont particulièrement fausses, ça ne va pas le faire en fait. donc tu vois aujourd'hui je pense que c'est super important que ces gens là aussi prennent conscience qu'elles ont une responsabilité vis-à-vis en fait du consommateur parce qu'elles vont directement avoir un lien avec ces personnes là et ça va se répercuter après sur les achats, la consommation et donc finalement le côté durabilité de la santé et de l'environnement etc et on a alerté beaucoup les influenceuses comme ça mais on s'est fait jeter à chaque fois parce que c'est des gens qui refusent, alors pas tous mais beaucoup refusent le dialogue il y a une espèce de censure qui s'applique c'est quand même assez hallucinant dans ce monde où normalement la parole devrait être libérée et finalement en fait dès qu'il y a un commentaire qui ne va pas dans le bon sens c'est des gens qui suppriment les commentaires donc finalement tu ne peux pas débattre parce que la critique ce n'est pas forcément négatif tu peux apporter une critique à quelque chose, qu'elle soit constructive argumentée, etc. mais en fait les gens ils n'ont pas envie de se faire chier avec ça et donc du coup, tu ne peux pas discuter avec eux. Et donc, du coup, ils continuent leur petite cuisine et tout dans leur petit coin. C'est pour ça que nous, maintenant, on a arrêté un peu avec Ben et nous, on diffuse du contenu et tout. On essaye d'éveiller un peu les gens. Après, ils en font ce qu'ils veulent. Mais en tout cas, ça ne change rien au fait que je pense que vraiment, les sportifs doivent avoir une responsabilité par rapport à ça. Et là, on en est vraiment au balbutiement dans le domaine du crossfit. parce qu'aujourd'hui, c'est du code promo dans tous les sens, ça demande n'importe quoi, des chaussettes, des fringues, des compléments, des crèmes, des machins et tout. Tu vois, il n'y a pas de sens dans tout ça. Ça manque de cohérence et je trouve ça vraiment dommage dans un monde où justement les enjeux actuels de la société actuelle font que justement on doit être beaucoup plus précis dans ce qu'on dit, dans ce qu'on fait parce qu'on a un devoir en tant que citoyen d'agir vraiment de manière la plus durable possible et de prendre en compte le monde qui nous entoure. Et ce qui est fait dans le CrossFit, ça va à l'inverse de tout ça. Et c'est important, je pense, de le souligner et c'est important aussi que les gens comprennent ça. C'est ça que je reproche un peu à ce sport.

Loïc Excellent. Punaise. Quel parcours je regarde l'heure parce que je sais qu'on était enfin j'allais dire on était limité ça fait quand même déjà une heure et demie donc franchement merci beaucoup pour ça mais je pense qu'il va être temps de doucement préparer la fin on a évoqué plein plein plein de choses je pense que c'est enfin déjà franchement encore une fois un grand merci pour tout ce que tu as bien voulu partager parce que je fais pas souvent ce type d'épisode sur tu vois la notion de dépassement de détermination de résilience dans la durée à travers des projets comme les tiens que tu mènes en parallèle entre guillemets d'une vie normale avec un job classique et des horaires de bureau etc donc c'était juste top comment est-ce que toi tu conclurais du coup cet échange quel message est-ce que tu aimerais faire passer après tout ce que tu nous as déjà dit

Hugo c'est une question difficile mais non en fait pas vraiment c'est on est en plus dans un contexte politique puisqu'il y a les élections présidentielle, alors je vais pas faire de la politique, mais ce que j'aimerais faire comprendre aux gens, c'est que, et ça c'est valable dans toute l'histoire de l'humanité, c'est que en fait l'homme, avec un grand H, donc que ce soit des femmes, des hommes, enfin en tout cas l'humain, pour survivre et pour pour, comment dire, pour vivre en fait dans son environnement, il doit être collectif. Donc le collectif, c'est, il y a aucune, il n'y aura aucun exemple, personne ne sera en capacité de nous dire il y a un seul mec ou une seule nana qui a fait tout tout seul depuis l'année de temps, ce n'est pas vrai. C'est du collectif et on est obligé de faire ça parce que c'est notre nature. Donc moi, ce que je veux dire aux gens, c'est qu'aujourd'hui, il faut remettre le collectif au centre de la vie et il faut être surtout bienveillant. Parce qu'en fait, la société actuelle et le monde, de la manière dont il est construit, il a tout intérêt finalement à diviser les gens, à mettre les pauvres d'un côté, les moins pauvres d'un autre, les riches d'un autre côté et les ultra-riches d'un autre côté. Alors que toutes les conquêtes sociales, elles se sont faites à partir du moment, d'ailleurs, j'ai lu un bouquin récent sur ça, il est où le bonheur ? Toutes les conquêtes sociales, elles se sont faites à partir du moment où justement toutes les catégories socioprofessionnelles se sont regroupées. En fait, toutes les classes se sont regroupées et qu'en fait, la lutte des classes, il n'y a plus de lutte des classes, c'est-à-dire qu'ils ont trouvé un intérêt commun pour justement promouvoir un autre mode de fonctionnement. Et justement, si on arrive à retrouver ce lien, à retrouver ce lien commun par rapport à ce collectif-là, c'est ce qui nous fera changer le monde. Parce qu'aujourd'hui, ce que tous les gouvernements proposent, ça va à l'inverse en fait de la nature c'est à dire à l'inverse des enjeux actuels et futurs qui vont nous arriver sur le coin de la figure je suis un média que je vous invite à voir c'est bon pote tu dois connaître, il disait quelque chose de très juste c'est la physique, on n'a rien à faire de nos états d'âme mais c'est exactement ça donc la physique au sens science physique, au sens nature on n'a rien à faire de nos états d'âme c'est à dire qu'on sait que le réchauffement climatique et sur l'ensemble de la chaîne de valeur du réchauffement climatique. Ce n'est pas qu'une affaire de CO2. Le changement climatique, c'est les feux de forêt, c'est les méthodes de consommation, de production, de transformation, l'acidification des sols, la perte de réservoirs de biodiversité, les disparités riches-povres, les inégalités, les problèmes d'accès à l'eau, etc. C'est tout ça, en fait, le système du réchauffement climatique. Quand des populations demain, parce qu'il va y avoir des réfugiés climatiques, parce qu'il y aura une augmentation du niveau de la mer. Et quand je dis demain, ce n'est pas dans 100 ans, c'est dans la décennie qui va arriver. Il y a le rapport du GEC qui va venir en évidence. Donc, quand on va avoir des populations de réfugiés climatiques qui vont arriver, ou il va y avoir des migrations de populations importantes à cause de pandémie, à cause de catastrophes naturelles, etc., il va falloir être bienveillant, en fait. On doit être bienveillant, on doit prendre ces enjeux en compte et faire en sorte qu'il y ait le moins d'impact possible sur ce qui va nous arriver de manière inéluctable sur le coin de la figure. Et donc pour ça, il faut absolument, et je pense que c'est une nécessité, voter avec son cœur, c'est-à-dire voter pour un monde plus soutenable et plus durable. Si nous, on ne le fait pas, en fait, ceux qui vont arriver qui vont le faire, je le disais tout à l'heure, les jeunes sont beaucoup plus éveillés par rapport à ça, mais le truc c'est que nous on aura essayé de le faire, on n'y sera pas arrivé et quand on aura 40, 50, 60 ans on va se dire putain en fait c'est le bordel parce que en gros on a été trop con et on n'a pas voulu faire le truc tu vois et je pense que vraiment le problème il est là aujourd'hui c'est à dire que les gens, il y a une perte de sens général, ça c'est une évidence mais aussi il faut ne pas être dans le déni c'est à dire il faut vraiment se dire aujourd'hui, voilà, je suis sur la planète. C'est notre dénominateur commun. On est tous dessus. Si quelqu'un détruit la planète, forcément, ça va détruire la planète sur laquelle je me trouve aussi. Donc, on a tout intérêt, en fait, à être bienveillant et à essayer d'avancer ensemble. On n'a jamais été aussi riche dans le pays, dans toute l'histoire. Le PIB de la France, je crois que c'est 2 500 milliards. Tout le monde pourrait avoir un peu à manger et un toit sur la tête à minima. Il y aura toujours des plus riches, des plus pauvres, etc. Mais on peut avoir quand même un minimum de base. Et je pense qu'on a tout intérêt à œuvrer là-dedans pour justement avoir une réflexion commune, un autre projet de société. Parce qu'aujourd'hui, là, avec la société actuelle, on va vraiment droit dans le mur parce que c'est vraiment à l'exact opposé de ce qu'il faudrait faire par rapport aux enjeux qui arrivent, aux enjeux naturels, qui, encore une fois, je le répète, ce contrefou de nos opinions. Voilà, donc moi, c'est cette solidarité-là que je veux revoir, je veux de la solidarité, de la bienveillance, et je ne veux pas que ce soit juste des mots, je veux aussi que ça se fasse et que ça se traduise dans les actes. En fait, il faut que les gens comprennent que leur réalité, ce n'est pas forcément la réalité du voisin ni la réalité de l'autre voisin, etc. Il y a leur réalité, il y a différentes réalités, Et il y a aussi la vraie vie, tu vois. Et donc, comment on fait pour essayer de vivre heureux tous ensemble et de se partager un minimum le truc, tu vois, le gâteau. Et je pense que vraiment, les gens, il faudrait vraiment que beaucoup de personnes prennent conscience de ça pour faire vraiment les bons choix. Parce que, tu vois, quand tu seras riche tout seul, mais où tout sera pollué, où tu ne pourras plus manger, où tout le monde sera malade, etc., comment on va faire, tu vois. il y avait une personne qui disait le réchauffement climatique ça n'existe pas machin etc je lui disais ok très bien quand il y aura des réfugiés climatiques tu auras qu'ouvrir ton jardin tu reviendras chez toi planter des tentes tu nous accueilleras vu que ça n'existe pas mais je veux dire il ne faut pas être dans ce déni il y a vraiment une nécessité de prendre conscience des choses mais ça passe aussi par faire cet effort d'apprentissage d'acculturation il faut aussi écouter des radios, des bonnes radios et d'autres radios qu'Energie, tu vois. Il faut lire des bouquins spécialisés, des magazines spécialisés, des articles spécialisés. Il faut essayer de s'intéresser à ces choses pour comprendre, en fait, que la vision dont on a de la vie actuelle, elle est peut-être un peu biaisée par rapport à la réalité, en fait, qui est là et qui va arriver, qui va changer, en fait, demain. Donc, c'est ça, en fait, un peu ma conclusion c'est à dire donner du sens dans sa vie et donner du sens pour que le sens de sa propre vie en fait donne du sens aux autres et faire en sorte que voilà on se tienne un peu c'est pas du tout utopiste ce que je dis c'est vraiment moi je serais hyper content un jour tu vois de dire voilà je vous invite tous tu vois en Corée dans la forêt tu vois on fait un gros barbecue tu vois pas trop loin des arbres pour pas les faire cramer tu vois mais voilà on partage on partage un gros repas ensemble et puis tu vois on fait le bilan de tout ce qu'on a fait mais on l'a fait tous ensemble tout le monde est venu tout le monde a compris certaines choses certains enjeux etc on a éveillé des gens on a éveillé des consciences et on est content d'avoir fait ça et c'est ça la trace qu'on va laisser derrière nous si on donne l'exemple d'autres suivront aussi l'exemple c'est toujours comme ça c'est la chaîne de la vie et on a ce devoir là moi en tout cas c'est ce qui m'anime et je pense que vraiment il y a des gens qui auraient tout intérêt à essayer de voir plus loin que le bout de leur nez c'est pas péjoratif mais c'est vraiment que ça va à l'inverse de vivre bien ensemble et avec tout le monde c'est un peu la conclusion que j'apporterai à cet échange

Loïc génial, bah écoute franchement pardon, je refais bah écoute franchement un grand merci Hugo, moi ce que je retiens c'est vraiment ce que t'as partagé sur la fin cette notion de donner l'exemple pour inciter au changement et quelque part que ce n'est pas du tout utopique de penser que c'est possible puisque tu en es l'exemple à travers tout ce que tu as fait avec le miel, InNuts with Trust les forêts ton travail au quotidien pour la collectivité en Occitanie le dépassement à travers le crossfit qui très sûrement inspire d'autres personnes à faire la même chose donc vraiment un grand merci pour ça si les gens veulent rester un peu informés de ce qui se passe, le mieux c'est quoi ? c'est Instagram pour InNuts with Trust ?

Hugo Oui, alors il y a le site, il y a Instagram et Facebook. À chaque fois qu'on publie sur Instagram, ça publie sur Facebook. De toute façon, on va refaire une campagne de com. Enfin, on va faire une campagne de com, puisqu'on n'en a jamais fait. Parce qu'il va y avoir la nouvelle charte graphique du site. Donc, il y a quelques prémices sur Instagram, mais on va tout mettre en place d'ici fin mai. Donc, on communiquera dessus. Mais voilà, pour rester en contact, c'est Instagram, Facebook. on est sur TikTok aussi on balance quelques vidéos le site inatsuitress.fr il y a tout ce qu'il faut

Loïc génial, trop bien et bien encore merci Hugo tout le meilleur pour la suite de tes multiples aventures merci encore et puis peut-être qu'un jour on se croisera sur une forêt pour planter quelques arbres ensemble, qui sait

Hugo pas de soucis, avec grand plaisir et j'attends avec impatience le lien du podcast comme ça je vais transmettre

Loïc ça marche merci à toi de nous avoir à bientôt

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

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