Nicolas Il faut donner de l'importance à l'échec pour se remettre en question, pour progresser, pour être toujours meilleur, pour avoir une courbe d'apprentissage qui ne s'arrête jamais. Et c'est là où on revient au mindset, c'est-à-dire que moi ça c'est mon mindset. Le mindset c'est de me dire tout le temps, ok là je suis passé à côté, pourquoi ? J'essaye de l'étudier, de le comprendre, pour progresser. Parce que ce qui m'intéresse c'est de progresser tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Pas que dans le sport, partout. Dans le vélo par exemple, un coureur cycliste, donc 95% du temps même plus il ne gagne pas.
Loïc Hello, hello, tu écoutes Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent, et je suis Loïc, son créateur. Ma conviction, c'est qu'on a tous en nous une version un peu frappée qui ne demande qu'à se réveiller. Ma mission, c'est justement de tendre le micro à des athlètes, des aventurières, des militaires, des forces spéciales, des entrepreneurs, bref, des femmes et des hommes qui ont fait le choix de libérer la leur. Pourquoi ? Parce que je pense qu'on a tout à gagner à s'inspirer de personnes qui ont osé suivre leur propre chemin. Attention, il se pourrait bien qu'une écoute régulière puisse t'entraîner des changements positifs irréversibles dans ta vie. Tu es prévenu. Allez, nickel. Eh bien, écoute, bienvenue Nicolas au micro défrappé. Je suis super content de t'accueillir sur le podcast. Et avant que j'oublie, un grand merci à Steph, à mon pote Steph qui nous a mis en relation. C'était une conférence, c'est ça ? Je crois que vous vous êtes croisés. Et à ce moment-là, il m'a dit qu'il faut absolument que tu parles à Nicolas.
Nicolas Écoute, déjà, merci de m'accueillir. Et effectivement, c'était une espèce de conférence dans le cadre de la Building Factory à Paris.
Loïc Yes, ok. Excellent. Nicolas, je suis trop content de te recevoir une nouvelle fois. Très curieux que tu nous en dises plus sur ton parcours. On va parler de plein de choses. Mais en tout cas, en préparant l'épisode, il y avait une direction assez claire qui est ressortie. et on verra à la fin si je me suis trompé ou pas mais j'ai l'impression qu'on va beaucoup parler de sport, d'entrepreneuriat et de comment les deux se croisent. Tu as un parcours ultra riche, multifounders, très focus sur justement tout cet univers sportif et je trouve ça ultra intéressant, ça me parle carrément. Donc, ce que je te propose, c'est de commencer peut-être par dans les grandes lignes, ce que tu fais aujourd'hui et après, on s'intéressera à ton histoire et ton rapport au sport.
Nicolas avec plaisir moi je m'appelle Nicolas j'ai 40 ans je vis en Belgique je suis un entrepreneur passionné de sport et aujourd'hui ce qu'on fait chez l'ECAR on a monté avec 5 autres associés il y a 2 ans maintenant à la suite de la revente de nos différentes entreprises et l'ambition de l'ECAR c'est de créer un écosystème dédié au mouvement on appelle ça le mouvement parce que c'est ce qui nous passionne Avant tout, le sport, je dirais, c'est vraiment le fait d'être en bonne santé et de vivre en bonne santé le plus longtemps possible. Donc, le sport en fait partie, mais au même titre que simplement d'être en activité, de faire attention à son alimentation, à son sommeil, à son hydratation, etc. Et donc, il y a deux ans, en fait, en partant de ce postulat qui nous passionne, on a monté l'EICAR et l'ambition de l'EICAR, ça a été dans un premier temps d'investir dans des boîtes en minoritaire, puisqu'on avait, nous, gagné un petit peu d'argent et c'était le moment pour nous de le faire. Et ce qu'on fait maintenant depuis un an, c'est de racheter des boîtes, donc de prendre des participations majoritaires à 100% pour consolider un écosystème aujourd'hui qui est assez fragmenté et faire émerger du coup un acteur, leader dans cette ambition de remettre les gens, on va dire, en bonne santé. Excellent. Voilà ce que je fais aujourd'hui.
Loïc Excellent. ton rapport au sport c'est quoi ? t'as grandi dans une famille qui était en mouvement justement pour élargir un peu comme tu viens de le dire c'est pas forcément que le sport mais comment t'as mis les pieds dans cet univers du sport et en particulier si je me trompe pas du cyclisme dans ton cas
Nicolas ouais ouais alors en fait je suis pas arrivé tout de suite au cyclisme mais je suis pas du tout issu d'une famille de sportifs il se trouve que moi je suis arrivé au sport parce que j'étais un enfant ultra turbulent avec beaucoup d'énergie et à tel point qu'en gros assez vite on m'a diagnostiqué en gros turbulent ou je sais plus qu'elle était hyperactif et je me souviens que quand j'étais petit à un moment donné d'un rendez-vous chez un psychologue où le psychologue avait dit à mes parents il faut lui donner des médicaments pour le calmer parce que c'est en gros ça a un fou quoi, ils courent partout j'étais, franchement je faisais vriller mes parents parce que je savais pas rester en place 40 secondes et à ce moment là mes parents ont fait un truc je dirais le seul truc qu'ils ont fait, un des seuls trucs on va dire qu'ils ont fait bien pour moi parce que je suis plus en contact avec ma famille mais en gros ils ont dit non non il prendra pas de médicaments on va essayer de le focuser quoi de capter son attention et donc du coup ils m'ont mis à plein d'activités donc je faisais du sport à ce moment là mais je faisais aussi de la musique, je faisais du dessin j'essayais d'avoir plein d'activités pour capter mon attention et j'ai commencé en sport plutôt par le judo je fais du judo, de la natation, de la gymnastique et c'est après que je suis arrivé au triathlon et du triathlon que je suis arrivé ensuite au vélo ok
Loïc et tu avais quel âge quand ce pseudo-diagnostic a été posé et qu'un psychologue s'est dit la meilleure solution c'est de le charger en médicaments
Nicolas j'étais vraiment tout petit j'étais je sais pas j'aurais du mal à te dire exactement l'âge que j'avais mais j'avais peut-être 6 ans, 7 ans ou 8 ans quelque chose comme ça je me souviens très bien de ça et que ensuite j'ai vraiment commencé à faire vraiment je me souviens on avait une dame qui s'occupait de nous et j'étais constamment tous les jours j'avais quasiment une activité différente tous les jours j'avais un truc je faisais quelque chose pour essayer de capter je pense un peu mon attention, mon énergie et que du coup je suis un peu cramé en fait c'est ça la stratégie et je pense que c'est pour ça que j'ai fait beaucoup de sports d'endurance finalement très vite parce qu'il y avait quand même, tu vois dans les sports d'endurance il y a ce rapport, on se crame en fait beaucoup plus que dans d'autres sports. Et je pense que c'est pour ça que je suis arrivé très vite finalement au triathlon pour aller chercher ce sentiment en moi de me dire « Là, je n'ai plus rien, je n'ai plus d'énergie, ça y est, je suis chaos, je suis éteint. »
Loïc Ok. C'est intéressant ce choix qui a été fait de faire un combo sport mais aussi musique. t'arrivais par curiosité t'arrivais à trouver une forme de de sérénité aussi dans le fait de jouer à un instrument ou une activité sportive physique ?
Nicolas il se trouve que la musique finalement j'ai plus trop de souvenirs parce que on faisait plein d'instruments différents pour essayer de choisir un peu l'instrument qui aurait pu être l'instrument qu'on utilise, sur lequel on se concentre ça j'ai fait ça au tout début et moi je suis allé plutôt sur le dessin que j'ai continué pendant longtemps et après dans le dessin tu fais de la peinture, de la sculpture tu fais tout plein de trucs différents et moi ce que je préférais c'était le dessin au fusain c'est ça que je préfère
Loïc je suis désolé je suis un inculte absolu au fusain c'est quoi du coup ?
Nicolas le fusain c'est un espèce de petit crayon noir tu vois une craie blanche sauf que là c'est comme un petit morceau de charbon on dirait ça ressemble à ça et en gros tu le tailles plus ou moins pour avoir plus ou moins de détails quand tu dessines donc à l'inverse d'un crayon
Loïc c'est quoi l'intérêt ? c'est que ça te permet de faire des traits beaucoup plus épais si tu le souhaites ?
Nicolas ouais tu peux faire des traits plus épais c'est un peu différent le crayon c'est vraiment très taillé ta mine elle est ultra taillée là ça ressemble à un petit morceau comme un morceau de charbon
Loïc un morceau de charbon ok je vois très bien ok ultra intéressant du coup à quel moment est-ce que tu dirais que le cette réorientation ce focus sur plutôt de l'endurance c'est fait c'était à l'adolescence c'était après
Nicolas alors franchement je suis arrivé j'ai fait pendant 2-3 ans gymnastique judo ah ouais
Loïc mais t'as vraiment touché à tout c'est fou ça gym c'est traqué
Nicolas ouais et d'ailleurs j'aimais bien la gym je trouvais parce que ce que j'aime alors mais du coup il se trouve que c'est marrant parce que j'adorais la gym donc je faisais tous les agrés différents mais en fait je me suis fait virer de mon club de gym parce que la coach considérait que j'étais à ce moment là alors que tu vois je faisais déjà d'autres sports à côté elle n'arrivait pas à me canaliser en fait je me souviens très bien aussi de cette histoire En gros, apparemment, visiblement, j'aurais abusé du trampoline. Je courais dans tous les sens. Ok, excellent. Des fois, tu ne te rends pas compte, mais visiblement, je pense que pour les autres, ils devaient vraiment se dire que j'étais fou parce que je courais partout, etc. Moi, je me souviens, quand je me suis fait virer, je n'avais pas souvenir. Je me souviens que oui, je n'avais pas écouté quand on me disait arrête de faire ça. Et moi, je continuais un peu comme un fou. Et je continuais. je me suis géré de mon club de gym et c'est à ce moment là que j'ai commencé la natation et de la natation en gros ils ont fait une initiation au triathlon donc j'ai fait le triathlon et du triathlon en gros ce qui s'est passé c'est que là où je vivais dans le quartier où je vivais il y avait un club de vélo il y avait plein de gamins dont mes voisins en fait qui faisaient du vélo et de là j'ai commencé à rejoindre le club de vélo vraiment à la façon plus intense à partir de, je dirais peut-être 9 ans, 10 ans. J'ai commencé la compète. En gros, j'ai fait tout de suite des compètes. En fait, tous les sports, tout de suite, j'ai fait des compètes. Tout ça en Belgique ? Non, je vivais en France. Moi, ça fait deux ans que je vis en Belgique. Je vivais en France et la compète, j'ai commencé tout de suite. Ça, ça a été un truc assez marquant parce que je suis devenu, je pense, compétitif très jeune.
Loïc c'est clair que ça forge c'est marrant ce que tu dis sur le fait de ta perception toi tu ne voyais pas trop quel était le problème avec cette trampoline ça me fait penser, je te partage rapidement une anecdote j'ai fait le tour des Fises qui est un massif en face du Mont Blanc avec ma fille qui avait 3 ans et demi à ce moment là et ma femme en refuge et tout c'était très chouette et on est tombé sur une maman qui faisait un bout avec ses deux enfants et je pense que le petit devait avoir je ne sais pas peut-être 6 ans et dans ce que tu me racontes là depuis 10 minutes j'ai l'impression de le voir tu vois on l'a vu qu'une soirée mais il courait partout c'était un truc de fou et il y avait en fait c'était assez marquant parce que les gens la maman était parfaitement sereine tu vois le petit il sautait d'un talus pour il y avait une espèce de talus tu veux avec une pente qui était quand même assez raide elle devait être je ne sais pas 25-30% tu vois et il sautait avec de l'herbe et donc il s'éclatait par terre mais en fait ce qui le faisait rire c'est qu'il glissait jusqu'en bas à ce moment-là. Mais il s'éclatait par terre, il tapait sur de la terre, sur l'herbe. La maman nous parlait tout à fait sereine et tout. Le petit faisait sa vie, il rigolait. Et les gens autour étaient mais offusqués. À un moment donné, il y a une dame qui s'est mise à crier. Je disais non mais là, ce n'est pas possible, il faut qu'il arrête. Et le petit ne comprenait pas en fait. Il est venu voir sa maman, il dit mais qu'est-ce qu'il y a de maman ? Elle dit mais tu fais peur aux gens, fais attention, tu le sais. C'était ultra drôle parce qu'en fait, lui il s'amusait, il faisait son truc mais pour les gens c'était pas acceptable c'était trop impressionnant donc ouais j'ai l'impression quand tu me racontes ça c'est un peu ça
Nicolas vraiment des fois je repense souvent à ça parce qu'encore aujourd'hui on me dit que c'est vrai que j'ai du mal à tenir en place alors beaucoup moins que quand j'étais jeune avec la vieillesse tu deviens plus calme aussi mais tu vois dans mon esprit ouais en fait par exemple Louis je me souviens quand je me suis fait sortir de la gymnastique du club quand j'y repense je me dis franchement je sais pas en plus j'y allais tout le temps à la gym je faisais de la compétition j'étais concentré je kiffais pas trop compris pourquoi peut-être effectivement peut-être j'étais trop brusque parce que quand t'es turbulent t'es un peu brusque tu fais des trucs un peu avec pas trop de finesse peut-être que du coup ça dérange ça dérange les gens mais bon bref voilà en tout cas pour répondre à ta question moi je suis arrivé au sport à cause de ce surplus d'énergie que j'avais et le sport avec le temps a canalisé mon énergie notamment les sports d'endurance où ça m'a permis d'être beaucoup plus relax en fait parce que j'avais un peu je pense un peu comme une forme de dose d'énergie tu vois et effectivement quand tu fais par exemple je sais pas 3h de vélo même si t'es énergique à la fin de tes 3h de vélo t'as un peu moins d'énergie qu'avant de partir quand même
Loïc c'est quoi du coup la place du sport aujourd'hui dans ta vie maintenant que tu es adulte, très occupé, entrepreneur ça continue à avoir une place importante ?
Nicolas franchement le sport a conditionné ma vie et comme j'ai commencé très tôt et j'en faisais tous les jours en fait le sport aujourd'hui je continue à en faire tous les jours parce que c'est presque quelque chose qui va me rassurer. C'est-à-dire que je sais que si j'ai fait mon sport, je vais être relax, je vais pouvoir gérer mon stress, la pression ou autre. Mais en fait, pour être honnête, je ne me suis jamais posé de question du fait d'arrêter le sport ou autre. J'ai toujours continué. Après, il y a des sports où je fais un peu des variantes, c'est plus ou moins intense. Mais par contre, je pense que la seule raison qui ferait que je ne fais pas de sport sur une journée, c'est que je suis vraiment au fond du trou malade. Sinon, je fais du sport tous les jours.
Loïc Et quel type ?
Nicolas Mon rapport au sport, c'est ça. Je fais du vélo, de la muscu, de la course à pied, un peu de renfaux. Le vélo, je continue à faire à peu près entre 12 000 et 13 000 kilomètres par an de vélo.
Loïc Ah, quand même, oui.
Nicolas Course à pied, c'est entre 1 500 et 2 000 kilomètres par an de course à pied. Globalement, en moyenne, je fais 12 heures de sport par semaine ça c'est un peu la moyenne
Loïc tu vois ok donc carrément actif on peut clairement dire que le sport c'est un sujet identitaire c'est qui tu es et c'est comme ça le sport
Nicolas c'est tous les jours tu vois c'est 12 heures par semaine c'est minimum tous les jours voire plus plus qu'une heure et après tu vois il y a des semaines dans l'année par exemple la semaine dernière avec des potes on a fait un petit délure on a fait Bruxelles Amsterdam Bruxelles en vélo rien que sur la semaine j'ai fait genre 25 heures de sport
Loïc ouais excellent et comment tu fais du coup en termes de priorité dans un agenda d'entrepreneur investisseur et qui j'imagine doit être bien bien plein c'est quoi les premiers blocs que tu places c'est le sport d'abord ou c'est juste tellement quoi qu'il arrive
Nicolas le bloc en fait déjà globalement je bloque mais toutes mes solutions de sport quand même dans mon agenda donc dans tous les cas elles sont elles sont là elles sont mises dans mon agenda quoi qu'il en soit de toute façon je ferai du sport et après je peux réajuster si j'ai une galère dans la journée ou autre tu vois mon bloc je vais le décaler ou autre mais si par exemple je fais souvent du sport pendant l'heure du day je me dis tu vois si par exemple j'ai fini un truc à 13h30 j'ai plus le temps d'aller faire mon sport ben c'est pas grave je vais continuer ma journée de taf et je vais m'arrêter à 15h et je vais aller faire du sport et je vais reprendre le taf après plus tard donc en fait de toute façon il n'y a pas c'est ancré je pars du principe que ça fait partie de mon bien-être pour être en bonne santé mentale et physique donc c'est autant important que je fasse du sport que je fasse un truc pour l'entreprise parce qu'en fait c'est ça qui fait que je serai que je vais rester durable dans le temps en fait
Loïc ouais ouais et ça dans l'univers dans les sphères entrepreneuriales dans lesquelles tu évolues c'est un sujet auquel tu fais gaffe pour des boîtes tu vois sur lesquelles enfin en tout cas avec des founders que tu rencontres ou d'autres investisseurs est-ce que est-ce que s'il y a le critère sport qui est coché c'est déjà un petit plus pour toi
Nicolas il se trouve que depuis deux ans je rencontre essentiellement des personnes dans le monde du sport donc la question se pose plus vraiment et puis après déjà avant si tu veux finalement je côtoyais beaucoup de personnes avec les mêmes valeurs que moi autour du sport ou en tout cas le même mindset ou autre donc en fait surtout dans la enfin moi dans l'écosystème entrepreneuriel dans lequel j'ai évolué pendant plus de 10 ans à savoir en gros la Startup Nation tu vois déjà c'est un peu la Startup Nation c'est un peu du sport de haut niveau c'est à dire que c'est une forme d'entrepreneuriat ultra particulière qui n'est pas du tout représentatif de l'écosystème entrepreneurial français c'est une minorité les startups tu vois puis moi en plus j'étais un peu l'archétype du startupeur parisien qui a fait une dizaine de levées de fonds successives tous les ans je levais de l'argent j'ai beaucoup recruté tout est allé très très vite entre les deux boîtes que j'ai faites et que j'ai revendues entre l'idée, le scale, la revente à chaque fois j'ai tout fait en 6-7 ans donc ça allait très vite donc je mettais une intensité énorme je travaillais énormément moi je voyais à ce moment là les startupes comme du sport de haut niveau donc c'était ultra intense et les gens que je côtoyais étaient aussi très intenses tu vois donc on se retrouvait quand même et souvent les entrepreneurs et un peu excessifs intenses ou autre, finalement tu sais pas pourquoi on se retrouve à court on avait les mêmes passions, la course à pied les triathlons, très vite tu vois tu vas faire des Ironman parce que voilà c'est pas suffisant de travailler déjà au rythme on allait et tu te dis bah allez pourquoi pas se rajouter une prépa Ironman tu vois je pense que c'est un mindset
Loïc quand j'ai quitté Apple c'était pour créer une boîte avec Steph que tu as rencontré on avait monté une boîte qui s'appelait Papyrus, c'était en gros un SaaS HR Tech pour faire la gestion des talents plutôt pour les PME et on a monté ça l'année où ma fille est née et 6 mois après qu'elle soit née je suis parti faire la PTL la course dont je te parlais où je n'ai pas dormi pendant une semaine et j'ai fait 25 000 mètres de dénivelé et 320 kilomètres. Et aujourd'hui, je me dis, mais je suis complètement débile parce que tout ça, c'est des choix en fait. C'est un choix de timing. À quel moment est-ce que je me suis dit que c'était une bonne idée de faire ces trois choses en même temps ? Et au final, quand je rencontre des gens comme toi, d'autres potes entrepreneurs, etc., qui enchaînent les projets, effectivement, j'ai l'impression que c'est un sujet de mindset. Je ne sais pas si c'est le plaisir de se mettre à la limite à chaque fois ou ou si c'est la stimulation que ça apporte d'être sur plusieurs sujets qui demandent un gros engagement chacun. Je ne sais pas si tu as un point de vue là-dessus, mais oui, je suis assez d'accord avec toi sur le fait qu'il y a une sorte de trait de caractère commun qu'on retrouve dans ces univers.
Nicolas Je ne me suis jamais fait ma rétrospective de pourquoi, quels seraient les motivations hautes. Ce qui est sûr, c'est que je pense que c'est vraiment une question de mindset, d'état d'esprit. c'est pas un truc qui s'apprend qui va venir ou autre, c'est quelque chose tu l'as ou tu l'as pas en fait souvent tu te poses même pas la question moi quand j'ai fait des boîtes avec cette intensité énorme jamais je me suis posé la question de est-ce que c'était trop intense, pas assez intense ou autre, je l'ai fait parce que parce que j'avais ce mindset c'était un ancrage en fait en moi et ça s'est fait de façon très naturelle, de la même manière que je me souviens très bien comment je suis arrivé à la discipline Ironman, je faisais beaucoup de vélo, je courais beaucoup, je me suis dit tiens pourquoi pas faire un tri, j'ai fait un tri olympique, je me suis dit ah c'est cool, je pense que trois mois après je faisais un Alpha Ironman, j'ai fait l'Alpha Ironman, je me suis dit en vrai, si je fais pas un Ironman, je peux pas dire que je fais du triathlon, tu vois, c'est des trucs comme ça, à la con, mais du coup qu'est-ce que j'ai fait, je me suis fait une prépa, bon là pour le coup un peu plus solide quand même pendant 8-9 mois, puis j'ai fait un Ironman.
Loïc t'as fait lesquels de half et de full ?
Nicolas j'ai fait half Ironman de Deauville et j'ai fait full Ironman j'ai fait Nice deux fois et pareil je suis allé à Nice où les gens me disent mais non on va pas à Nice pour commencer c'est trop dur le D+, etc choisis toi un Ironman plus simple je dis non mais attends si je fais un full Ironman en Europe si je fais pas Nice ça compte pas tu vois je me suis dit le risque si je vais en faire un autre autre que Nice, c'est que comme je l'ai coûté, j'aurais plus l'envie de refaire un. Je suis un peu comme ça. Je me suis dit, viens, je fais le plus dur tout de suite. Comme ça, c'est fait.
Loïc Je pense à un truc, si tu ne l'as pas dans les tripes, le fait de vouloir te mettre une grosse intensité. Tu le disais, tes deux boîtes que tu as vendues, c'est aller vite à l'échelle de l'entrepreneuriat. Mais 6-7 ans de grosse intensité, c'est quand même monstrueux. Je pense que si tu n'as pas, et de la même manière, un Ironman, que tu le fasses en 11, 12, 13, 14 heures, peu importe ton temps si tu n'as pas la flamme au fond de toi qui te pousse à prendre le départ je pense que c'est très compliqué je comprends ce que tu dis sur le fait que tu ne te vois jamais vraiment poser la question c'est juste quitter et tu te lances et c'est les schémas que tu as
Nicolas je pense que c'est ce qui fait peut-être aussi la différence entre les entrepreneurs et ceux qui rêvent d'être entrepreneur parce que moi depuis que je suis entrepreneur j'en côtoie beaucoup personne qui qui aime trop monter une boîte tu vois ou autre puis tu sais genre 10 ans après ils ont toujours pas monté leur boîte ou toutes les conditions ne sont pas réunies enfin bref etc tu vois moi c'est pas un et je me souviens quand j'ai fait 10 ans dans le privé avant de devenir entrepreneur le jour où j'ai dit ok j'y vais je me suis par exemple je me souviens je n'ai même pas négocié aujourd'hui les gens ils veulent être entrepreneur non mais il faut négocier une rupture co le chômage le truc je me suis pas posé de questions j'ai claqué ma dème, j'ai monté ma boîte tu vois tu vois c'était parti et puis voilà ça fait 15 ans que je suis entrepreneur et je pense qu'au final c'est aussi on revient un peu au mindset si tu te poses trop de questions au final tu le fais pas c'est comme ça dans la vie souvent parfois si tu sais finalement le chemin par lequel tu vas devoir passer pour y aller tu vas dire ok c'est trop dur je le fais pas et si tu le sais pas bah en fait tu le fais parce que tu le sais pas en fait
Loïc ouais
Nicolas tu vois dernièrement j'ai écrit un bouquin tu vois je me suis fait en tout début je me suis dit allez ce truc là je le fais en 3 mois je sais pas pourquoi je me suis fixé 3 mois tu vois je commençais à regarder une maison de l'édition du coup ils me disaient non non mais t'as fumé c'est pas globalement il faut un an je dis non non mais c'est mort dans ce cas là du coup je vais moi même m'auto-éditer, je vais le mettre sur Amazon et puis voilà, comme ça je respecte l'objectif de timeline que je me suis fixé au final, j'ai mis un an parce que c'était plus compliqué que prévu
Loïc ne m'en parle pas des livres ok, ouais mais c'est ultra intéressant et pourtant, malgré ça là encore une fois, je suis complètement d'accord avec toi quand je repense à cette histoire cette course dont je te parlais la PTL aujourd'hui je ne comprends toujours pas comment j'ai fait pour finir ce truc et j'ai pris le départ du Tor des Géants qui est un autre gros ultra trail là en septembre et ça m'a replongé un peu dans l'expérience franchement c'était un trauma de fou la PTL c'était vraiment le truc le plus dur que j'ai fait de toute ma vie et le fait de repartir sur une course qui je pense honnêtement aurait été plus facile le Tor des Géants parce que tu as des ravitaux parce que tu suis des balises alors que la PTL c'est un peu la moitié du tracé c'est il n'y a pas de balise t'es hors sentier bref ça m'a replongé tu vois dans tous ces souvenirs un peu pas ouf de la PTL et je me demande vraiment comment j'ai fait pour finir ce truc aujourd'hui et je suis sûr que si maintenant il fallait me réinscrire à la PTL à moins que ce soit avec des potes tu vois qui a un énorme projet derrière etc j'ai pas envie d'y retourner tu vois mais toi dans ce que tu dis finalement l'expérience l'énorme intensité que t'as mis sur ta première boîte ça ne t'a pas empêché de repartir en étant un sachant cette fois-ci, de repartir sur d'autres expériences entrepreneuriales derrière ?
Nicolas Non, parce que à ce moment-là, maintenant je le fais un peu différemment, mais à ce moment-là, j'avais aimé l'intensité que c'était, l'adrénaline que ça a provoqué chez moi. Tu vois, quand tu fais des startups et que tu fais des levées de fonds successives, à cette époque-là, on pouvait créer des boîtes sans qu'elles soient rentables mais t'arrivais à vendre un autre asset à des accueurs potentiels mais ça veut dire qu'aussi t'es sur une charge de stress constante de trouver du cash de dire comment je vais payer mes collaborateurs etc et tout ça m'excitait me donnait un niveau d'adrénaline énorme et je pense que c'était ma façon à moi d'essayer de retrouver un peu le sport de haut niveau et j'aimais ça en fait j'ai fait ça pendant du coup quand ça s'est arrêté je me suis dit j'ai encore l'envie de ressentir ça donc je recommence ce qui paraît lunaire pour beaucoup parce que beaucoup se disaient mais non maintenant t'es zen, tu peux être plus relax moi j'ai fait ma deuxième boîte je pense que je l'ai dû monter 24 ou 48 heures je commençais déjà à travailler
Loïc sérieux ?
Nicolas ouais ouais c'est je pense vraiment c'est un mindset souvent les gens me disent mais pourquoi moi je ne sais même pas vraiment expliquer pourquoi j'ai fini cette boîte il fallait que je repasse sur autre chose go j'ai pas ressenti l'envie de la couler douce pendant plusieurs mois alors que j'aurais pu peut-être qu'un jour j'en aurais envie et si c'est le cas je le ferais mais à ce moment là je me suis dit c'est pas parce que j'ai visité une boîte que ça veut dire que je suis à la cool pour moi c'était pas pour moi c'était déjà c'était pas suffisant et pour moi le regard de certaines personnes sur ce qu'ils considéraient ce qu'ils définissaient comme une réussite pour moi n'était pas en gros j'avais pas ma dose dans cette forme de réussite donc je me suis dit non faut que je refasse encore autre chose de plus ambitieux de plus gros tu vois
Loïc mais pour toi du coup ou quand tu dis que c'était pas assez
Nicolas pour toi sur un mois tu vois
Loïc ouais ouais ok
Nicolas donc je me suis dit non non je recommence du coup je recommence
Loïc ultra intéressant cette première boîte du coup tu disais à un moment donné quand ça a été le bon moment et tu vas nous expliquer un peu plus en détail du coup l'histoire de tout ça mais t'as juste pas plus réfléchi que ça t'as posé ta dame et c'était parti c'était à quel moment qu'est-ce que tu faisais avant ça c'était quoi ton parcours pro et c'était quoi cette idée de première boîte ?
Nicolas Alors du coup, avant d'être entrepreneur, j'ai fait, déjà pendant quelques années, j'ai fait du sport de 16 ans à 20 ans j'ai essayé de passer cycliste professionnelle, j'ai même arrêté l'école, j'ai fait que ça pendant 4 ans c'est un peu mon côté excessif en tout cas jusqu'au boutiste j'ai fait le max que je pouvais j'ai compris que j'ai été plus de niveau sur les 18 derniers mois et que j'étais arrivé vraiment au taquet de ce que je pouvais faire physiquement, donc à ce moment-là, j'ai décidé de retourner à l'école, j'ai fait mon bac en candidalie, puis j'ai fait une prépa à chaussée par admission parallèle, finalement j'ai fait l'OSL1 et ensuite j'ai commencé à bosser dans des grands groupes sur des fonctions de sales, notamment chez Pepsi, chez DHL et très vite j'ai évolué sur des fonctions de Kia Compt Management, direction commerciale, donc j'ai fait ça pendant un peu plus de 10 ans et et ensuite la première boîte c'était alors en fait ce qui s'est passé c'est que j'avais rejoint sur les 2-3 dernières années une de mes boîtes c'était les Relaycala donc c'était une boîte qui avait été montée par un entrepreneur français qui était le premier entrepreneur français à avoir coté sa boîte au Nasdaq et donc à la bourse aux Etats-Unis donc c'était une boîte avec un gros mindset entrepreneurial et c'est une boîte qui s'est fait racheter par UPS qui était donc le concurrent de DHL à ce moment là en gros ça faisait genre 2 ans ou 2 ans et demi que j'étais là dedans je me voyais pas retourner chez UPS puisque j'avais fait 4-5 ans chez DHL et surtout j'avais vraiment côtoyé Denis et ça m'avait j'avais vraiment envie à ce moment là c'est comme ça que je me suis dit pourquoi pas devenir entrepreneur créer des choses, être créatif etc donc c'est comme ça qu'en fait que le move vers l'entreprenariat est arrivé et à ce moment là j'avais des clients donc The Body Shop, Yves Rocher qui étaient des clients qui faisaient des flux e-commerce et j'avais identifié en gros que le j'avais identifié pas spécialement moi mais c'était de notariété que le dernier kilomètre en logistique c'était ce qui goûtait le plus cher et j'ai décidé du coup de monter une boîte de livraison de camions électriques pour faire la livraison du dernier kilomètre en camions électriques donc voilà c'était vraiment rien de révolutionnaire mais ça a été la première idée de boîte voilà
Loïc ok qui s'appelait ?
Nicolas qui s'appelait Greenway ça n'a pas duré très longtemps ça a duré un an, un an et demi on s'est fait racheter par un logicien et c'est à ce moment là que je suis rentré dans l'écosystème je parle assez peu de cette boîte parce qu'elle a été assez courte et c'est à ce moment là que je suis rentré dans l'écosystème plus start-up parce que finalement en faisant la livraison du dernier kilomètre dans Paris j'ai côtoyé un endroit qui s'appelait Numa qui n'existait plus aujourd'hui, qui était dans le centre de Paris en chantier, qui avait toutes les startups parisiennes de l'époque et c'est comme ça en fait que j'ai commencé à rencontrer l'écosystème startup tech, j'ai fait la rencontre de Cyril qui était le fondateur de Lydia, qui à l'époque s'appelait Bring on Me, et pas Lydia et du coup j'ai rejoint Lydia pendant à peu près 9 mois et 1 an et donc ça m'a permis de découvrir l'écosystème startup, vraiment, voilà, cet écosystème qui était particulier. Moi, je venais d'un milieu où les grands groupes, tu vois, à l'époque, tu étais en costard travate rasé, c'était un autre délire, tu vois, à la startup nation. Suite capuche. Mais tu vois, je me souviens très bien de la toute première fois où j'arrive chez Lydia, donc je me suis dit, je ne vais pas mettre de travate, donc je viens quand même en costard. Bon, déjà, j'arrive, tout le monde se fout de ma gueule. mais tu vois je voulais pas lâcher parce que moi j'avais été conditionné pendant 10 ans à respecter les gens tu viens en costume et tout donc je continue à venir comme ça genre pendant peut-être une semaine deux semaines puis au bout d'un moment donné je me dis ok ça devient ridicule genre j'étais le seul en costard tous les jours à se foutre de ma gueule tu vois et donc je suis fini par venir tu vois un jour où j'enlève le bas de costume je mets un jean tu vois mais je continue à venir avec une veste de costume il y a une transition comme ça qui a duré un mois jusqu'au moment où à la fin tu finis par être en mode un peu je m'en fous et je viens enlever une t-shirt mais ça a pris un bon mois à me dire ok c'est bon je peux faire ça très drôle c'est marrant cette transition après tu découvres ce monde des start-up ces rythmes de travail vraiment différents c'était marrant
Loïc en termes de rythme ça fait plusieurs fois que tu en parles où tu disais que l'univers de la Startup Nation en particulier est peut-être un peu particulier. Je serais assez partant pour que tu nous expliques s'il y en a qui ne sont pas forcément familiers de ce que c'est que l'écosystème Startup Nation, que tu nous en dises plus. Et quand tu parles d'intensité, de rythme soutenu, ça correspond à quoi quand on monte une boîte ? Alors, peut-être pas Greenway, mais les suivantes dont tu vas nous parler, il y a Ubox je crois et Nextory non Nextory c'est le rachat mais il y a Ubox c'est le rachat de Ubox
Nicolas et après c'était Sohan écoute en gros la Startup Nation c'est quoi c'est cet écosystème dont tout le monde parle autour de la création d'entreprises innovantes souvent dans les nouvelles technologies c'est ce qu'on appelle des startups puisque tu cherches souvent à travers le caractère innovant des nouvelles façons de gagner de l'argent ou autre donc c'est très souvent des boîtes qui sont dans la tech ou en tout cas dans le digital qui font soit des applications mobiles, des softwares, des logiciels, etc. Donc ça, c'est un peu cet écosystème et du coup, qui ont la particularité de se financer, en tout cas au début et parfois même toute la durée de la vie de l'entreprise par des cycles de financement. Donc c'est des investisseurs privés qui vont investir dans des boîtes dans l'espoir de gagner de l'argent. Quand tu fais une startup, tu la fais souvent avec le plaid de base qui est de se dire un jour, je vais vendre ma boîte. je vais vendre ma boîte. Donc, tout est, on va dire, est considéré dès le début comme se dire, il faut que je crée de la valeur, je crée un actif qui soit ensuite un actif qui soit vendable. Donc ça, c'est l'écosystème startup et le rythme de travail. Écoute-moi, je l'ai découvert chez Lydia et notamment avec Cyril qui travaille énormément. Je ne sais pas si c'est toujours comme ça chez Lydia et je n'ai pas du tout je pourrais pas trop te dire si c'est toujours le cas mais en tout cas à mon époque c'était il y a maintenant 14-15 ans on travaillait je pense que tu vois t'arrives à 9h tu finis à 8-9h tous les jours et on travaillait le week-end globalement voilà donc ça c'est un peu comme ça que j'ai découvert et ensuite quand j'ai commencé à être moi Funder j'avais le même rythme c'est-à-dire, parfois je pense que je commençais plus tôt, j'avais toujours moins un slot de sport dans la journée, et par contre je travaillais samedi et dimanche, je travaillais tous les jours sauf que je travaillais moins, le samedi et dimanche je travaillais peut-être 4-5 heures, alors que sur les autres journées je travaillais 8-10 heures, et ensuite globalement je m'étais amusé à compter notamment chez Sohan, le nombre de vacances que j'avais pris en 6 ans, j'avais pris 5 semaines de vacances en 6 ans, Ça, ça te donne une idée. Globalement, je travaille environ 60 heures, 70 heures par semaine. Et je prenais une semaine par an de vacances. Et la plupart du temps, ce n'était pas une semaine. C'était plutôt deux, trois jours par-ci, par-là. Ça, c'est un peu le rythme que moi, je me suis imposé pendant plus de dix ans.
Loïc C'est intéressant que tu le partages parce qu'on voit souvent la partie un peu glamour de la chose. monter sa boîte c'est génial tu prends tes propres décisions c'est ton produit, ton bébé, quand tu le vends c'est fabuleux grosse success story mais je sais pas s'il y a beaucoup de gens qui seraient prêts à s'imposer ce que t'es en train d'expliquer des semaines de gorée
Nicolas pas de vacances faut te dire aussi que que ce soit mon cas personnel et tous les entrepreneurs que j'ai pu connaître qui s'imposent le même type de rythme en fait on voit pas on voit pas nos journées comme du travail c'est à dire que moi je me suis jamais j'ai jamais vu ce que je faisais comme souvent les gens ont un rapport c'est un job c'est un travail pour moi c'est un mode de vie c'est à dire que je suis passionné j'étais passionné tous les jours alors oui il y a des moments où je me sentais cramé notamment je me suis senti vraiment cramé physiquement à la fin de Sohan alors est-ce que c'est l'accumulation de 10 années comme ça ou le stress je dois reconnaître je l'ai souvent dit je me suis un peu cramé sur la fin sans jamais faire de bar notes mais en tout cas j'ai jamais vu ce que je faisais j'ai jamais eu un rapport à ce que je faisais par rapport au travail ça c'est le premier truc mais je pense que quand t'es vraiment passionné par ce que tu fais t'as pas ce rapport de ah c'est un travail je me suis jamais dit c'est un travail donc je me suis jamais dit est-ce que c'est raisonnable de faire ça pendant 10 heures déjà ce premier truc j'ai jamais défini ce que je faisais comme la définition traditionnelle d'un salarié qui dirait c'est mon travail ou autre, j'étais simplement passionné par ça et donc je pense que c'est ça qui fait le fait que déjà tu tiennes comme ça pendant longtemps, puis ensuite après t'as quand même le côté l'intensivité est très lié à la pression que t'as, mais que t'acceptes aussi c'est à dire qu'à partir du moment que tu crées une boîte que tu fais rentrer des investisseurs privés que tu valorises ta boîte que tu sais que du coup tes investisseurs privés il faut leur faire faire un ROI donc un retour sur investissement donc ils gagnent de l'argent oui tu as de la responsabilité la pression d'exécuter tu vois mais ça c'est aussi ce que j'aimais c'est à dire que je suis allé dans cet écosystème parce que je savais que c'était ultra intense tu vois c'est un écosystème qui est très dur on dit souvent c'est moins de 1% des boîtes qui arrivent à lever de l'argent donc sur 100 entrepreneurs il y en a un seul qui arrive à faire une levée de fonds et sur ces 1% d'entrepreneurs qui arrivent à faire une levée de fonds t'en as seulement de nouveau 10% qui arrivent à faire une série A donc on est plutôt à 0,0 sur 1000 et ensuite si t'arrives à l'exit je crois que c'est 1% encore donc si tu veux t'es à 0,001% sur les 100 qui sont partis à la base donc c'est ultra sélectif et moi j'adorais ça parce qu'en tant que compétiteur pour moi tu vois et je visais tout le temps la première place ou autre donc en fait le fait d'être dans un rapport rationnel aux statistiques de se dire ok je suis dans, où est-ce que je me situe dans la tronche tu vois moi c'est ça qui m'excitait
Loïc ultra intéressant
Nicolas souvent c'est bête pour la plupart des gens ils se disent mais c'est n'importe quoi c'est tordu tu vois comme état d'esprit mais moi en tant que très rationnel et scientifique etc c'est vraiment ce qui me caractérise ben t'es entrepreneur ok t'es dans quelle tranche comment tu te situes tu vois ben moi c'était et donc je trouvais ça trop cool de me dire ok ben ok déjà je fais une levée de fond ok 1% ok ça c'est cool ensuite pendant longtemps tu vois j'ai mis 7 ans avant de réussir à faire une levée de fond de ce qu'on appelle de CERIA donc auprès d'investisseurs donc de Venture Capital où là on dit souvent c'est à peine 10% des 1% qui réussissent pourquoi je faisais ça parce que ça m'excitait de me dire que c'est un truc que personne ne pourrait m'enlever. J'ai réussi ce truc-là. Par contre, ça implique derrière, ça implique intensivité, stress, responsabilité, etc. Mais c'était OK pour moi. On n'a rien sans rien dans la vie. Tu veux gagner une course de vélo, si tu ne fais pas tes 10 heures ou 15 heures d'entraînement par semaine, tu ne vas pas la gagner ta course de vélo. Donc en fait, tu as l'ambition de quelque chose, quel moyen tu te donnes pour y parvenir.
Loïc clairement je crois que c'est je regardais une petite vidéo avec Teddy Riner il y a quelques jours et il a dit un truc intéressant il disait à la personne qui est interviewée ce qu'on a en plus on l'a en moins qui est finalement cette idée c'est que on n'a rien sans rien et en fait encore une fois les gens voient les médailles etc mais peut-être moins le chemin qu'il y a eu avant la décennie voire plus de de travail acharné. Mais ça va un peu dans ce sens, finalement. Où est-ce que tu mets le curseur ? Si tu n'es pas prêt à t'entraîner 15 heures par semaine, ne va pas sur cette course. En tout cas, pas avec l'état d'esprit de te dire que tu vas faire une bonne performance.
Nicolas Il n'y a pas de secret. Et souvent, je trouve qu'on normalise trop aujourd'hui ce grappor. Il y a deux trucs qu'on normalise aujourd'hui qui, moi, me rendent un peu, que je ne partage pas et qui me rendent un peu inconfortable. C'est le fait de se dire qu'il ne faut pas trop souffrir. tu vois faut pas être trop excessif moi je sais pas dans le sport de haut niveau d'endurance si tu souffres pas tu gagnes pas déjà pour commencer donc moi je connais personne qui va faire un tour de France qui aura pas mal aux gens le truc de faut pas se faire trop mal machin ou autre ok peut-être mais dans ce cas là tu peux ok mais fixe toi des rêves dans ce cas là ou tu seras dans la moyenne mais si tu veux être au-dessus de la moyenne il n'y a pas de secret déjà et tu vas devoir faire des sacrifices aussi donc ce truc de non mais je veux un lifestyle non mais il n'y a pas de lifestyle tu vois ça va être dur ça va être long et puis souvent les gens ils regardent ensuite là où tu es aujourd'hui mais ils obligent les 20 ans 30 ans de travail avant mais moi pendant 20 pays tu vois j'ai quasiment pas pris de vacances j'ai pris tous ces risques tu vois, etc. Donc oui, aujourd'hui, c'est de te dire, ah mais regarde, aujourd'hui, tu vois, tu es plus à la cool, tu as l'air plus modéré, etc. Ok, mais je peux me le permettre aujourd'hui parce que pendant 20 piges, genre je n'avais pas de vie sociale. C'est ça aussi qu'on oublie de dire. On parle beaucoup de sport, d'entrepreneuriat, mais moi en fait, ce qui s'est passé, c'est que du coup, ma vie sociale, je l'ai mis de côté. Je n'allais jamais en soirée. Alors l'avantage, c'est que du coup, je ne buvais pas d'alcool, je fumais pas etc mais tu vois moi je vois ça comme un avantage aujourd'hui parce que je me sens bien dans mon corps aujourd'hui mais j'ai jamais eu ce lien social et ça m'a jamais intéressé
Loïc tu vois ouais encore une fois tout à fait tout à fait d'accord avec toi ouais mais c'est là où je pense que le sport c'est une école de la vie incroyable tu parlais de le fait que t'as commencé les compétitions très jeunes que t'as carrément pris la décision à un moment donné d'arrêter l'école, d'essayer de passer dans l'univers pro, en cyclisme. Tout ça, ça t'inculque une discipline, des mécaniques, des mindsets qui, je pense, sont utiles. En fait, toi, dans ton cas, ça a été dans l'entreprenariat, mais dans la vie en général, c'est incroyable le sport pour ça, je pense. À partir du moment où, comme tu dis, on fait face à une certaine difficulté parce que le niveau est important, les entraînements s'enchaînent, etc. mais c'est parce qu'il y a cette difficulté que du coup on se forge je pense de la confiance en soi de la capacité à être un peu plus résilient
Nicolas le sport d'endurance apporte énormément je te racontais l'expérience qu'on a refaite dernièrement avec deux copains Bruxelles, Amsterdam, Moselle c'est marrant parce que tu vois on a fait quoi je crois à peu près pas loin de 500 km de vélo 500 bornes en deux jours on faisait 20 heures par jour de vélo, enfin 10 heures par jour quasiment 10 heures par jour et en fait ce qui est marrant quand je repense à cette expérience c'est oui c'est dur physiquement mais ce qu'il y a encore de plus dur c'est passer à certains moments quand tu es dans le sport d'endurance c'est le cerveau qui prend le relais et l'impact de toutes les nuisances autour, c'est à dire que si par exemple dans ces moments-là t'as des nuisances de je sais pas t'as un peu de vent tu commences à avoir faim tout de suite ça te met dans des énergies négatives et tu vois par exemple à un moment donné sur ce périple sur ce périple-là t'as forcément des moments de moins bien et ce qui est marrant dans un groupe aussi c'est qu'il y en a un qui est en feu les autres il y en a un qui est moins bien c'est jamais les mêmes et jamais au même moment ça fait que tourner ça tourne comme ça et je me souviens de moi à un moment donné mon moment de moins bien c'était après à 17h de vélo en gros quoi tu vois j'étais à 3h de Bruxelles et tout et genre je n'en pouvais plus j'avais mal aux mains parce que j'avais même plus j'avais plus mal aux mains qu'aux jambes enfin bref parce que c'était cocotte de vélo enfin bref et à un moment donné je m'arrête vraiment je pose pied à terre et là tu vois donc le groupe s'arrête et tout et là je dis vas-y je vais prendre un train genre ça me saoule j'en peux plus tu vois tu vois et en fait du coup c'est énorme le cerveau à ce moment-là parce que du coup genre ok t'es sûr et tout bref tu vois j'étais en mode ok j'abandonne ce truc putain à 3h ça fait chier et tout et finalement je me reprends moi-même tout seul et je me dis non mais c'est mort et tout putain je peux pas m'arrêter maintenant c'est pas possible tu vois et du coup je remonte sur le vélo et là genre je me mets 20 minutes d'intensité c'est-à-dire tu me mets en danseuse et lui je repars à 30 à l'heure tu vois genre en mode et en fait et je me suis mis ce choc un peu d'endorphine en me disant ok je me mets 20 minutes d'intensité du coup il restera en gros plutôt que 2h40 et en gros mon cerveau s'est remis dans une énergie positive et c'est là où tu te rends compte à quel point aussi le groupe le rapport à la résilience à l'endurance à le fait d'avoir mal etc ça nous a permis à la fin de finir ensemble ce truc tu vois
Loïc ouais donc t'apprends
Nicolas plein de choses je trouve ouais clairement
Loïc et le lien entre finalement c'est ce que tu dis le lien entre mental et physique tu vois ou nerveusement physiquement t'as l'impression d'être au bout et puis t'as cette espèce de secousse mentale et en fait non il y en a encore il faut absolument je t'enverrai le lien je sais pas si tu l'as déjà lu mais un livre qu'un pote un ancien invité du podcast qui est devenu un pote m'a offert qui s'appelle Endure de Alex Hutchinson c'est sur c'est un américain chercheur qui explore un peu les liens entre le mental et la performance physique ultra intéressant qui parle des plafonds de verre typiquement pendant longtemps on pensait que physiquement l'homme n'était pas capable de courir le miles je crois que c'est en dessous de 4 minutes un truc comme ça et puis en fait un jour dans les années 50 il y a un mec dans le monde qui y arrivait quelques mois plus tard un deuxième ailleurs dans le monde aucun lien entre les deux et puis en fait deux ans plus tard il y en avait des centaines alors qu'il n'y avait aucune innovation technologique, rien qui pouvait expliquer ça si ce n'est la barrière était tombée et voilà ils donnent plein d'exemples comme ça des équipes de rugby qui ont fait faire des tests et puis au moment où ils disent justement des tests sur des villes indoor où ils crachent c'est plus genre c'est énorme tu vois en termes de boîte vraiment ils les poussent à bout et puis au dernier moment au moment où les gars disent c'est bon j'arrête là ils sortent une carotte qui est en fait il y a un genre de de de de de prize money tu vois ou non vas-y donne 10 secondes à fond il y a 500 dollars à la clé et en fait les gars sont capables de pousser genre 800 watts pendant 10 secondes alors qu'ils venaient d'annoncer qu'ils étaient épuisés donc ultra intéressant et ça me fait vraiment penser à ce que tu viens d'expliquer ça me fait penser à ça je te recommande
Nicolas c'est comme à l'Ironman ou autre tu vois ouais clairement souvent tu marches sur le marathon tu te dis ok j'arrête et au final et en fait tu te rends compte que ce qui te paraît à certains moments impossible enfin moi c'est ça que j'aime dans le sport d'endurance dans ces moments comme ça où tu tapes 20 heures de sport tu vois c'est que il y a toujours des moments où tu dis c'est bon c'est terminé Et finalement, tu repars. Et finalement, tu réussis. Et avec le recul, tu te dis, putain, mais en fait, si je m'étais arrêté la première fois que mon cerveau m'a dit que c'était terminé, je n'aurais pas réussi. Alors qu'en fait, je peux. Donc en fait, je pense qu'on a des ressources qui sont énormes.
Loïc Ah, clairement.
Nicolas Qu'on n'utilise souvent qu'une toute petite partie. Et que comme on est dans une société où on normalise maintenant le fait de, non, mais tu vois, il ne faut pas trop être excessif, etc. tout n'est pas obligé d'être dur dans la vie, tu n'es pas obligé de souffrir, ce genre de choses. Du coup, les gens deviennent fainéants. Ils deviennent fainéants. Et d'ailleurs, c'est la preuve. Je crois que c'est quoi la proportion des gens qui arrivent même juste à faire que 10 000 pas par jour ?
Loïc C'est une minorité. Oui, j'ai vu une stat, un posting d'une il n'y a pas très longtemps. Je crois qu'il y a 50% des collégiens, il me semble que c'est collégien le test ce qui est hallucinant qui ne sont pas capables de courir plus de 2 minutes je sais pas si tu visualises
Nicolas on devient feignant je l'ai lu aussi ça c'est affolant et puis on normalise le fait que de plus en plus je le vois on normalise le fait que c'est pas grave si t'as pas réussi c'est pas grave si c'est moi je dis si c'est grave en fait mais en fait pourquoi c'est grave pourquoi c'est grave quand tu réussis pas quelque chose parce que si c'est pas grave t'apprends pas à perdre dans le sport tu passes plus de temps à perdre dans le vélo par exemple un coureur cycliste qui fait une compétition par semaine un super coureur cycliste il va gagner 4 fois 5 fois dans l'année donc 95% du temps même plus il gagne pas et en fait c'est parce que tu apprends à ne pas gagner que tu sais apprendre à gagner. C'est super important. C'est super important. Il faut donner de l'importance à l'échec pour se remettre en question. Pour progresser, pour être toujours meilleur, pour avoir une courbe d'apprentissage qui ne s'arrête jamais. C'est ça qui est cool. C'est là où on revient au mindset. Moi, ça, c'est mon mindset. Mon mindset, c'est de me dire tout le temps « Là, je suis passé à côté. Pourquoi ? » J'essaye de l'étudier, de le comprendre pour progresser. parce que ce qui m'intéresse c'est de progresser tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps pas que dans le sport, partout mais on est dans un truc où maintenant les jeunes ne courent plus, les gens ne font même pas 10 000 pas et limite maintenant je vois sur les réseaux sociaux d'un côté t'as tous les réseaux ultra healthy où on parle de longévité etc, ça t'en as de plus en plus mais de l'autre côté par opposition t'as aussi ces nouveaux influenceurs qui normalisent le fait de genre j'adore être gros et je trouve ça cool d'être gros.
Loïc Oui. Effectivement, on est sur des sujets... Ce qui est étonnant, et en parler de ça, en plus de tout ça, comme tu le dis, c'est que ça devient des sujets vraiment clivants, où il y a énormément de charges émotionnelles, etc. Et ça rend les discussions un peu compliquées. Parce qu'après, on te dit, oui, mais c'est mon identité, etc. Oui, d'accord, mais je suis d'accord avec toi. Je suis plutôt perplexe face à ça, qu'autre chose et pour revenir sur ce que tu disais un peu plus tôt tu disais que tu étais convaincu qu'on a tous un potentiel un peu clairement un peu fou en nous et qu'il y a on en a toujours finalement encore un peu sous la pédale quand on pense que le réservoir est vide 100% d'accord avec toi et j'ai pléthore d'exemples sur ce podcast qui confirment ça tu vois là on parle pas mal d'entrepreneuriat de sport mais je reçois des invités où c'est vraiment focus uniquement gros défis sportifs, grosse aventure, etc. Et dans la plupart des cas, tu te rends compte que tout le monde se prend un mur et les histoires cool à raconter, c'est quand le mur, on a trouvé une manière de contourner ou de l'escalader alors qu'on n'a plus les bras en état de le faire, donc on le fait avec les dents. Et je trouve que ça, c'est les réussies qui inspirent et qui te poussent, toi, près derrière quand tu es face aussi à ton mur à toi, quelle que soit la taille du mur, à te sortir les doigts, en fait.
Nicolas je trouve souvent l'exemple quand tu pars en vacances tu as deux options possibles soit tu pars en vacances et tu vas au Club Med soit tu pars en vacances tu choisis une destination, tu y vas et tu reviens à la fin quand tu vas dans une soirée tu auras beaucoup plus d'histoires à raconter quand tu es peut-être parti un peu à l'arrache et avec le recul tu vas toujours adorer raconter les histoires de galères que tu as eues ou tu t'en es sorti et tu auras beaucoup plus d'histoires à raconter que de dire j'étais au Clamette c'était cool c'était trop bien oui c'était trop bien mais ok il s'est pas passé un truc cet été tu vois
Loïc ouais je suis d'accord là tu vois pour petit partage rigolo j'avais pris deux jours au moment d'enregistre parce que je sentais que j'avais besoin de recharger un peu les batteries et donc je dis aux gens au taf je vais prendre mon vélo et puis en fait je pars de la maison et je vais rouler jusqu'à un observatoire un refuge observatoire au sommet d'une montagne dans le Verdon et donc ça fait 2007 de dénivelé puis je dors là-bas puis je reviens le lendemain et les gens étaient un peu perplexes sur mon approche de la recharge de batterie surtout que je me suis pris la grêle et tout c'était abominable mais oui du coup il y a des histoires à compter je suis d'accord avec toi
Nicolas parce qu'il y a des gens pour qui la recharge de batterie c'est se glander au pied dans une île les pieds au chaud ou autre et d'autres qui moi je sais que ma recherche de batterie c'est l'outdoor, c'est d'être dehors de faire de ressentir l'air le soleil, s'il pleut, la pluie de ressentir l'impact que ça a sur mon corps tu prends la pluie, tu prends la grêle t'as froid, genre t'as l'impression que tes mains elles bougent plus, mais finalement elles finissent par rebouger tu sais de quoi je parle et à chaque fois on a tous ces moments là t'as les pieds qui n'en peuvent plus, tu les mets dans une bassine d'eau chaude l'eau de sang recircule et ça repart en fait si tu es ouais et j'aime bien ces moments d'intense d'intensité où tu tu mets aussi à épreuve ton corps et de voir toujours à quel point genre en fait bah non tu repars et entre temps t'as progressé t'as amélioré t'as VO2 etc etc tu vois c'est super intéressant
Loïc ouais clairement clairement
Nicolas mais tu vois on revient toujours à ce côté mindset je pense que c'est des il y a une partie des gens peut-être qui vont nous écouter qui vont dire ah ouais ouais carrément ça me parle et une autre partie qui vont dire mais c'est quoi ce truc je ne comprends rien du tout ça ne me parle pas du tout alors toi tu dois avoir une audience très sportive donc ça ne doit pas ouais voilà
Loïc j'allais te le dire j'ai 80% de l'audience la dernière fois que j'avais posé un peu quelques questions qui fait du sport plus de 3-4 fois par semaine donc voilà là normalement a priori on parle à des gens qui seront à qui ça parlera tout ça mais ouais ultra intéressant et ouais je suis d'accord avec toi je pense vraiment le sujet c'est avant tout un mindset et s'il y a des gens qui sont ok et à qui ça fait plaisir de partir comme tu dis glander sur une plage très bien mais bon c'est vrai que moi personnellement en tout cas et je pense que beaucoup de gens sur le podcast ne se reconnaissent pas forcément pas forcément là-dedans si on revient à l'entrepreneuriat Nicolas parce que j'ai surveillé l'heure je sais que t'es ultra busy donc on va essayer d'être efficace justement revenons à l'entrepreneuriat et faisons lien avec le mindset ces fameuses étapes et ce que t'expliquais ou tu aimes bien te situer par rapport aux statistiques, au moment où tu as réussi ces deux exits sur tes deux boîtes, d'ailleurs si tu peux nous les présenter en une phrase chacune, ça serait cool, il se passe quoi dans ta tête quand ça y est, tu as signé ? Et je dis ça, je n'ai jamais vendu de boîte, donc je ne sais pas, est-ce que c'est un process qui est ultra long et du coup tu as le temps de t'en rendre compte ou ça va très vite, ça se passe comment ?
Nicolas La première boîte, c'était une application de lecture en streaming, donc tu as un Spotify de la lecture. La seconde, c'était un éditeur de logiciels qui permettait de faire des devis factures et de se faire payer pour les entreprises. Ça, c'est pour répondre à la première question. La deuxième question, c'est processus ML, donc de rachat. C'est toujours plusieurs mois quand même. Globalement, entre le moment où tu as une prise de contact et le moment où tu as l'argent sur un compte, il peut se passer quand même 6 mois, 8 mois, entre 6 et 8 mois. C'est à peu près la moyenne.
Loïc Et là, tu relâches déjà pendant ces 6-8 mois ?
Nicolas Non, tu ne relâches pas parce qu'à n'importe quel moment, ça peut dropper des deux côtés. C'est-à-dire qu'à n'importe quel moment, toi, tu peux dire « ok, non, on arrête » ou la carrière en face. Donc, tout peut s'arrêter, même jusqu'au moment de la signature, même si tous les documents juridiques ont été signés. Donc, ça peut dropper à n'importe quel moment. Donc, tu ne relâches jamais, justement. Tu es vraiment très concentré dans le processus. Et ensuite, qu'est-ce qui s'est passé une fois que j'ai vendu ? Comme je t'ai dit, la première, je suis reparti tout de suite sur un autre projet. Je ne me suis pas du tout, je n'ai pas kiffé, je ne me suis rien acheté. Je continue ma vie comme avant. La seconde, j'étais beaucoup plus fatigué. Du coup, je suis parti pendant une semaine ou deux faire du vélo au Portugal. Là, j'ai eu un peu un besoin de me ressourcer.
Loïc Aller te mettre du dénivelé dans les jambes pour te ressourcer. On en revient à la même chose.
Nicolas Beaucoup de plus d'ailleurs en Portugal. Moi, c'était ça ma façon de me ressourcer, de me retrouver un peu avec moi-même. Et après, pour le coup, après la deuxième session, j'ai eu une grosse période de solitude. Je ne savais pas quoi faire de manque de sang. Je ne savais plus quoi faire de ma vie. Je ne savais pas vraiment comment j'allais entreprendre. J'ai eu toute une quête qui a duré à peu près un an quand même. Entre temps, je m'occupais. Je faisais du conseil. du mentorat, j'investissais dans des boîtes etc mais j'avais pas mon ekigai tu vois comme on dit je me cherchais un petit peu vraiment cette forme d'alignement intérieur etc que je trouvais pas ça, ça a pris beaucoup de temps et ça m'a d'ailleurs beaucoup ça a été assez dur à gérer parce que c'était la première fois que je ne savais pas vraiment ce que je faisais pourquoi je le faisais etc depuis toute ma vie en fait et le pire c'est que dans ce moment là t'entends tout le temps les gens autour de toi mais c'est trop bien t'as excité tu dois être fier moi j'étais pas fier en plus et j'étais perdu donc c'était un peu un sale moment pour être honnête et puis je me suis retrouvé du jour au lendemain moi en plus j'ai pas fait l'accompagnement de session donc je suis parti c'est mes associés eux qui sont restés pendant un an ou deux chez l'acquereur qui nous avait acheté donc moi je suis littéralement le lendemain de la signature j'avais plus de mail plus de réunion plus rien quoi ah ouais fini ça je l'ai pas anticipé au début je me suis dit ok c'est trop bien c'est ce que je veux puis dès le lendemain matin tu te réveilles là tu te rends compte que t'as plus de messagerie pro t'as plus rien tu prends ton café il est 9h t'es là tu te tournes au rond tu te dis putain mais en fait genre c'est quoi maintenant qu'est-ce que je fais et c'est trop marrant parce que ton téléphone ne somme pas non plus enfin moins tu vois quand même et t'es là tu fais c'est un peu bizarre cette étape donc non ça n'a pas été simple pour être honnête et d'ailleurs la plupart des entrepreneurs avec qui je parle qui ont exité ont quand même tous vécu des moments de transition l'après-exit comme on l'appelle qui n'est pas si simple que ça il y en a très peu qui sont en mode un peu on the fire partir dans tous les sens ou autre souvent tu as plutôt ces petits passages un peu de solitude, de te poser la question de c'est quoi l'étape d'après maintenant. Ce n'est pas la même chose aussi de vendre une boîte à 30 ans, 35 ans, 40 ans que de vendre une boîte à 65 ans. Je pense que l'âge joue aussi beaucoup dans comment tu te sens après un exit.
Loïc Je pense que c'est là aussi un sujet d'identité. J'ai eu pas mal d'invités qui sont des anciens sportifs de haut niveau, qui étaient des anciens sportifs de haut niveau, et avec certains, on parlait de ça, justement, de comment tu tournes la page. Et c'est Stephen Ledyaric, d'ailleurs, que tu dois connaître dans l'univers du vélo, qui m'en parlait. Alors, je ne sais plus où est-ce qu'il avait chopé cette stat, ce chiffre, mais il disait que en gros, il y aurait eu des recherches un peu là-dessus, psy, et qu'il faut entre 6 et 7 ans pour tourner la page d'un truc aussi intense que le sport de haut niveau finalement qui t'a construit qui est un pilier de ton identité et quand tout s'arrête brutalement finalement un peu comme ton exit ce que tu dis du jour au lendemain t'as plus tes mails on te contacte plus t'es plus le CEO t'es l'ex je suppose que ça doit être un peu les mêmes schémas en fait comment tu remplis tout ça comment tu retrouves du sens je suis pas trop surpris si tu me dis que ce que tu vois autour de toi c'est que c'est pas forcément un walk in the park c'est un peu un truc un peu hard
Nicolas ouais et puis souvent les gens qui sont loin de comprendre un peu par où t'es passé voient juste ah t'as pris un chèque mais c'est pas le chèque qui fait de toi c'est pas le chèque qui te définit en tant que personne qui fait que t'es heureux ou autre donc en fait ça enlève pas le fait de même si tu as pris ton chèque et que tu es peut-être un peu plus confortable en termes d'euros sur ton compte bancaire que tu te poses toujours la question de qu'est-ce que je fais comment j'occupe mon temps comment je suis passionné, comment je trouve de la joie c'est quoi l'étape d'après et tu te poses un milliard de questions c'est un processus qui est long et moi j'ai en fait le truc c'est que tu as aussi beaucoup d'entrepreneurs qui font des dépressions après moi ça ne m'est pas arrivé parce que j'ai accepté ce moment là c'est à dire que je l'ai pris en l'acceptant en me disant ok je sais que ça prendra le temps que ça prendra et c'est pas grave entre temps je ferai des trucs tu vois mais je ne suis pas tu vois je ne l'ai pas mis de côté en me disant non non mais ça n'est pas là tu vois ok donc mais je pense c'est aussi mon côté toujours à chaque fois très rationnel de comment je prends une situation, comment je la gère, tu vois. Et c'est aussi pour ça que, tu vois, je te disais à un moment donné, moi, j'ai essayé faire un burn-out, mais ça n'est pas arrivé. En revanche, j'étais très épuisé, tu vois. Mais ce qui a fait que je ne suis pas passé au burn-out, parce que souvent, on utilise le burn-out, mais le burn-out, c'est vraiment, c'est littéralement, tu ne peux plus aller travailler. Moi, ce n'était pas mon cas. Je continuais à aller travailler et j'étais cramé. Mais ce qui a fait que j'ai arrivé à ne pas passer cette étape de burn-out, c'est que je pense, pour le coup, c'est mon rapport là à l'effort, à extrême endurance et au côté très rationnel de me dire là tu es dans le dur c'est un peu comme tu fais le mont Ventoux, ça fait 20 km tu es parti pour 2 heures tu vas avoir des moments de moyens donc comment tu les gères ? tu vas gérer ton hydratation à un moment donné tu vas mouliner un peu plus tu vas gérer ton truc pour aller jusqu'au bout dans les moments où j'étais vraiment cramé je me disais comment je l'ai ? je modifie un peu les différents curseurs pour passer ce truc parce qu'il faut tenir.
Loïc Aujourd'hui, tu dirais que c'est quoi ce qui a remplacé cette intensité de créer sa boîte, la faire grossir, lever, les exits ? Est-ce que tu as un rythme qui est différent, un focus qui a un peu changé ?
Nicolas Oui, j'ai quand même un rythme différent, on va dire. aussi parce que je me suis mis dans une situation où pour le moment, je n'ai pas de staff. Ce qui a fait que j'avais beaucoup d'intensité, c'est beaucoup le personnel. À un moment donné, j'ai recruté plus de 100 personnes, donc c'était quand même toujours des problèmes à gérer. Là, j'ai moins ces problèmes-là. En revanche, je continue à travailler quand même beaucoup. Je suis très loin des 35 heures en France. D'ailleurs, je pense que ça n'est jamais arrivé toute ma vie. Et je suis encore très loin de prendre 7 semaines ou 8 semaines de congés payés. par contre maintenant si pendant 3 semaines je pars quelque part et je travaille quand même c'est plus un rapport comme ça mon temps ou autre mais en valeur absolue je continue à travailler beaucoup plus que 35 heures et 8 semaines de congés payés si on transpose par rapport à un rapport employé et puis après du coup il y a toujours une forme d'intensité en revanche je suis passé à une phase de ma vie maintenant à 40 ans où je suis très sensible à la longévité comment je vais gérer je sais que je serai entrepreneur tout le temps que j'adore ça et justement mon truc c'est de me dire comment justement je passe à côté des burn-out tu vois tous ces trucs là ça m'arrive jamais donc du coup tu as la longévité aussi de ton esprit, dans ton métier dans ta pratique au sport c'est plutôt ça qui m'intéresse aujourd'hui c'est comment je vais gérer ça dans la durée de manière à ce que par exemple à 60 ans je continue à faire 10 000 km par an de vélo et que je ne sois pas de l'effet parce que j'aime tellement le vélo que je n'ai pas envie d'arrêter un jour donc en fait je suis quand même conscient que maintenant je rentre dans une phase où attention gère ton truc etc
Loïc c'est marrant parce que c'était la conclusion d'un épisode que j'ai fait il y a quelques jours avec Olivier Maria je ne sais pas si tu le connais, il n'est pas dans le cyclisme il a été dans le cyclisme beaucoup cyclisme bikepacking il a fait la RAF etc c'est plutôt un coureur à pied maintenant il a traversé la France en courant de l'île de Dunkerque à Marseille en 11 jours en sandales il court au minimaliste il a déjà fait des semis pieds nus etc il court comme ça depuis des années et donc il expliquait que les 2 3 dernières étapes c'était absolument abominable il avait des douleurs au tendon d'Achille ça lui prenait à peu près 40 km par étape avant que ça passe etc et la conclusion de son épisode c'était maintenant il avait finalement la même approche que toi c'était de se dire bon là c'était un truc un peu extrême mais ce sur quoi il a envie de se concentrer c'est finalement comment est-ce qu'il peut continuer à être actif, endurant etc sans se déglinguer et que du coup sa pratique continue d'évoluer par rapport à ça et ouais
Nicolas comme lui c'est vraiment l'enjeu, après j'adore avoir des trucs extrêmes une fois de temps en temps quand même mais moins qu'avant, c'est à dire qu'avant je recherchais tout le temps ça maintenant j'aime l'avoir plusieurs fois 2-3 fois dans l'année tu vois pour me reconnecter aussi en fait pour que finalement mon corps se rappelle ce que c'est que les trucs extrêmes, tu vois, je trouve ça cool. Mais 90% du temps, maintenant, ce que je veux, c'est plutôt être vraiment dans l'efficience de façon à m'assurer que mon corps et mon esprit tiennent tout le temps, quoi. C'est clair.
Loïc T'as un petit défi extrême en tête, là ? Tu dis qu'il t'en fait moins qu'avant.
Nicolas Non, j'ai pas de défi, j'ai pas de défi extrême. Là, je m'étais fixé ce truc de 500 bornes en deux jours. J'avais jamais fait 250 kilomètres par jour de vélo, tu vois. avant ça je crois que ma plus longue distance était 220 bornes une fois j'avais fait un pareil de ville mais là de faire 250 plus 250 donc là j'avais jamais fait donc ça c'était c'était marrant j'en suis pas encore rendu à faire les trucs comme tu parlais de la RAF haute je vois des gars qui font je pense que le 300 km en une fois t'as fait 250 ça c'est facile mais par contre ceux qui font les 1000 bornes hautes
Loïc ou les 2005 ouais
Nicolas là tu rentres encore sur autre chose tu rentres encore dans une autre pratique
Loïc la race cross America j'ai travaillé avec Arnaud on était en même temps chez Apple avec Arnaud Mandany on en parlait un peu en off je sais que tu le connais et il avait fait la première fois que je l'ai rencontré chez Apple il avait fait je crois que c'était peut-être un ou deux ans avant qu'il avait fait la RAM donc la race cross America et donc la Réalise de Cross America c'est 4004 je crois et il avait le record français je crois qu'il a mis 12 jours et même maintenant tu vois que j'ai interviewé quasiment 300 personnes sur le podcast qui font des trucs de... j'arrive toujours pas à concevoir ce truc tu vois de 400 bornes, plus de 400 bornes par jour 12 jours d'affilée tu vois c'est dingue
Nicolas 400 bornes par jour t'imagines ? je sais pas quel dé plus toi mais ça veut dire c'est fou
Loïc de mémoire il roulait ça fait un moment que j'ai plus réécouté son épisode mais il devait rouler je pense 20h par jour facile un truc comme ça
Nicolas c'est un truc que tu peux pas tu le fais peut-être à 22, 23, 24 km heure donc en termes de vitesse moyenne c'est peut-être ce genre de choses mais par contre c'est l'effort et là pour le coup c'est fou le cerveau, là je pense pour le coup c'est vraiment là c'est dans ces trucs là où tu te rends compte à quel point ton cerveau encore plus dans le vélo parce que le vélo c'est un truc où c'est un sport un peu porté où t'as le temps de te rendre compte que tu vas te cramer tu vois ce que je veux dire t'as le temps de te rendre compte d'un truc c'est pas comme en course à pied où ça peut être vraiment à la seconde tu peux te blesser ou autre en vélo t'as une forme d'un peu plus de temps avant de te rendre compte du truc et donc t'as vraiment le temps aussi de dire putain non mais là je suis en train de me cramer non mais là je suis en train de me cramer, tu répètes ça pendant une heure t'as le temps d'avoir ce type de processus tu vois quand même quoi donc ton cerveau il a quand même vraiment cette capacité cette capacité là je trouve faire ce qu'il a fait ça doit être vraiment fou plus je trouve même d'un côté scientifique de se dire putain mais en fait comment t'arrives à repousser ce cerveau qui c'est un peu on a tous dit tiens un ange un ange gentil un démon tu vois comme on dit et donc là t'as ton cerveau qui doit te dire plusieurs fois mais pourquoi tu fais ça ?
Loïc ouais je pense ouais je pense ça il est arrivé plusieurs fois clairement mais ouais ouais non c'est écoute c'est fascinant ça fait partie de ces parcours tu te dis mais comment c'est humainement possible mais tu sais dernièrement
Nicolas j'ai fait un il y a trois jours je viens de penser à ça j'ai fait un truc que j'ai complètement échoué alors du coup c'est trop marrant je vais essayer de faire l'histoire assez vite je dis échoué parce que c'est doublement marrant donc je voulais faire un bain froid donc c'est les trucs t'es dans un bain à zéro et tout ça faisait longtemps que je voyais ça bref je me suis dit tiens je vais tenter ce truc
Loïc donc zéro degré l'eau
Nicolas donc zéro degré tu te fous là dedans tu t'immerges là dedans donc je voulais faire ce truc et donc je vais je vais à un cours et en fait début du cours tout un processus autour de la respiration etc donc je fais le processus je vais dans le bain, j'échoue et là pourquoi j'échoue parce que genre je me fous je m'immerge jusqu'à mes mollets et là ça te glace le sang et tout et là direct mon cerveau il a vrillé et genre en gros j'ai pas réussi à m'immerger et tout tu vois alors deux trucs qui étaient super intéressants là dessus c'est à quel point à ce moment là je pense que c'est le cerveau qui a vrillé vraiment j'ai senti tu vois genre sors de là et tout genre t'es pas prêt à ça donc du coup j'ai pas réussi ensuite ce qui était super intéressant en enseignement c'est que j'avais absolument pas compris à quel point tout ce processus autour de la respiration etc était super important parce que à ce moment au moment où mon cerveau tu vois genre vrille la meuf qui était là pour m'accompagner elle me dit non respire fort machin et tout et à ce moment là j'arrivais même plus à gérer ma respiration enfin bref genre complètement genre le truc qui fonctionne pas donc c'est là où tu te tu prends conscience aussi de cette notion de projection. La projection pour faire quelque chose est super importante. Moi, je n'avais pas bien compris ce processus autour de la aspiration, donc je le faisais à l'arrache en me disant juste, non, mais là, je viens pour faire un bain glacé. Je n'avais pas capté le processus de projection. Donc, c'est super important. Et du coup, pour finir, il y a des trucs super marrants. Quand je dis j'ai chou, et c'est là où c'est marrant, ça revient à tout ce que je disais depuis en gros une heure, c'est les autres personnes autour de moi et dont la coach, ils étaient là en mode, non, mais tu n'as pas échoué, tu ne te prends pas compte, tu es sorti de ta zone de confort, tu as fait un truc, et ce truc de, comme si le fait que moi, je dise j'échoue, pour eux, ils ont reçu ça comme c'est quelque chose de négatif. Et moi, je leur ai dit, mais alors déjà, un, ce n'est pas négatif d'échouer, tu le reçois comme un message négatif que je renverrais, mais moi, en fait, quand j'exprime le fait d'avoir échoué, déjà, c'est juste rationnel parce que je ne me suis pas assis dans le bain. Donc, c'est factuel. Tu peux te raconter l'histoire que tu veux. Ça n'est pas arrivé. Et ensuite, ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, je n'ai pas réussi. Ça fait chier. Du coup, ce n'est pas grave. Je vais recommencer. Tu vois ? Ça m'amène à ce truc autour de… Quand je te disais maintenant, on normalise le truc. Tout est positif, machin, etc. Non, mais ce n'est pas grave d'avoir échoué.
Loïc c'est ok ? l'apprentissage passe par là quand tu regardes un enfant moi je suis papa depuis quelques années je vais bientôt l'être une deuxième fois ce n'est que des échecs des apprentissages ils n'arrivent pas à marcher, ils tombent, ils se cognent ils ne prononcent pas les mots correctement ils n'arrivent pas à tenir un verbe mais ils apprennent et s'il n'y a pas ça mais comme tu le dis, c'est la sémantique qui aujourd'hui visiblement pose problème je suis d'accord avec toi on apprend en se plantant c'est évident
Nicolas tous les sportifs je pense que tu les interviews ils vont te dire ils ont probablement plus appris dans des processus où ils ont échoué parce qu'ils sont obligés de se remettre en question que quand tu gagnes tout tu réfléchis pas trop à ce moment là t'es dans le feu t'es dans l'énergie ultra positive tu te remets pas en question puis le jour où t'as un caillou dans la chaussure tu te dis putain mince c'est arrivé comment cette histoire
Loïc ouais et tu sais plus forcément comment réagir en termes de schéma manteau et tout un échec
Nicolas d'accepter cette notion d'échec d'accepter ces mots là aussi de se dire le fait de dire un truc négatif avec une négation c'est pas forcément négatif c'est juste une façon de l'exprimer en fait ce qui est important c'est qu'est-ce que t'en fais
Loïc ouais clairement encore une fois je vais citer Teddy Riner qui disait qu'il est resté je sais plus peut-être une dizaine d'années 10 ans 12 ans invaincu il y a plusieurs interviews où il explique que le le plus beau cadeau qu'il a reçu en judo c'est une défaite contre un japonais qui justement est venu casser ce truc et quelque part même enlever cette pression tu vois ok c'est bon il a perdu ce truc de je suis invaincu c'est tu vois c'est qui je suis le fait d'être invaincu c'est terminé donc maintenant je peux passer à autre chose me concentrer sur comment améliorer mon judo etc c'est intéressant tu vois tu pourrais dire ah c'est abominable il a perdu c'est terrible c'est la fin de son règne bah non en fait lui le considère comme le meilleur truc qui lui soit arrivé donc ouais encore une fois le mindset et la vie il faudrait faire
Nicolas un truc scientisé autour du mindset je trouve que c'est ça vraiment qui est passionnant et souvent tu vois t'as tout plein d'initiatives comme ton podcast etc où on essaye de comprendre je pense les énergies justement comment t'es arrivé à ça mais et t'as quand même une grosse partie finalement qui repose sur cette notion de mindset et après le reste tu peux le rationaliser mais au tout début t'as ce dénominateur qui est pas du tout rationnel parce que le mindset ça veut rien dire tu peux même pas le rationaliser tu vois mais par contre je pense que le mindset c'est un truc qui se conditionne par l'éducation tu vois parce que t'as vécu et ça va t'amener à ce truc ce truc la façon dont ton cerveau il va fonctionner il va pas fonctionner de la même manière en fonction de ton passif et l'éducation que tu as eu je pense c'est un peu comme ça que je l'explique quand tu joues à des personnes qui ont eu des parcours que ce soit à l'école jamais d'échecs qui se sont jamais confrontés à la compétition ou autre c'est marrant tu vas en week-end, tu es là, tu fais un jeu de société tu as ceux qui sont des joueurs ultra compétitifs même sur un jeu de loi et t'as ceux qui vont dire non mais c'est pas grave, l'essentiel c'est de participer rien que ça, tu vois ce que je veux dire et quand tu cherches à comprendre et que tu poses des questions, tu te rends compte que t'as pas eu la même vie parce que tous ceux qui disent non mais l'essentiel de participer, pour la plupart ils ont jamais fait de compétition et à côté t'as les compétiteurs tu vois ce que je veux dire, qui ont fait de la compétition qui veulent gagner en fait parce qu'en fait tu sais même pas pourquoi tu veux gagner, tu veux gagner c'est comme ça c'est même un jeu de loi
Loïc il y aurait peut-être une idée de boîte à monter sur ce sujet de mindset j'ai acheté un Oura Ring il n'y a pas longtemps je trouve ça absolument fascinant de checker un peu ses bioméros mais on reste sur du bio sur Waouh mais on reste sur des
Nicolas des paramètres
Loïc je ne sais pas d'ailleurs ça aurait été possible que Waouh ils en fassent possible
Nicolas je suis sur le bracelet mais c'est vraiment la même chose que la bague que toi quoi
Loïc mais on vient pas mesurer tu vois enfin d'ailleurs est-ce que c'est mesurable j'en sais rien je suis sûr qu'il y a un truc à faire là-dessus ce mindset genre c'est quoi comment est-ce que tu vas déterminer ta progression où est-ce que t'en es etc sur des sujets de plus mentaux quoi et ouais passionnant absolument passionnant bah écoute Nicolas un immense merci c'était génial je me suis régalé c'était ultra intéressant d'en apprendre plus évidemment sur ton parcours mais en particulier sur ton rapport au sport, l'entrepreneuriat, comment tu as mixé les deux et puis sur ces sujets de mindset. Est-ce qu'il y a un mot de la fin, quelque chose que tu voudrais souligner pour conclure cet échange ?
Nicolas Oui, je dirais que j'aime bien en ce moment dire que tu parlais à mon randonnée le fait d'être clivant. Et je trouve ça cool d'être clivant que ce soit dans le sport ou dans la vie parce qu'en fait, c'est un moyen de fédérer autour de soi parce que tu as ceux qui ne t'aimeront pas et t'as ceux qui vont adorer ton énergie ou ton mindset mais en général quand t'es pas clivant que t'es un peu genre entre deux ça me fait un peu penser à François Bayrou t'es un peu entre deux et il se passe pas vraiment grand chose et donc en fait et tout à l'heure tu disais ouais mais c'est un peu clivant et tout ouais c'est clivant et alors c'est cool d'être clivant c'est bien ça fait avancer les choses donc le mode d'affin c'est soyez et soyons plus clivants et ça veut pas dire qu'on se respecte pas les uns les autres, ça veut pas dire que les personnes qui ne sont pas d'accord ou qui n'ont pas les mêmes façons de penser sont pas dans la vérité personne est dans la vérité, chacun doit trouver sa façon d'être, sa façon d'exister son rapport aux choses et en fait moi ce que j'adore dans le côté clivant c'est le côté passion c'est être passionné j'adore les personnes passionnées, c'est trop cool à regarder les gens passionnés
Loïc c'est vrai c'est clair non c'est vrai
Nicolas des fois tu comprends pas trop mais mais au moins tu te dis putain il est passionné et c'est cool parce que la personne elle est dans son truc elle va jusqu'au bout et les gens passionnés pourquoi ils sont passionnants c'est que ils vont jusqu'au bout de leur délire tu vois et là on revient à ce truc de ce sujet en ce moment que je trouve de normaliser non mais il faut si c'est trop compliqué abandonne c'est pas grave t'as essayé tu vois bah non les gens passionnés ils ne font pas qu'essayer ils sont tellement passionnés qu'ils vont essayer de craquer le truc ça j'adore voilà
Loïc excellent merci énormément Nicolas je te souhaite une excellente continuation et puis et puis peut-être pourquoi pas un jour un épisode débrief de ta RAF si tu te lances la RAF 2005 c'est parti
Nicolas peut-être un jour merci Nicolas merci à toi salut Loïc
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