Salut, c'est Nico ! Bienvenue sur Les Frappés, le podcast de Loïc Blanchard. Chaque semaine, il vous fait découvrir des invités extraordinaires, des parcours de femmes et d'hommes qui se sont donné les moyens d'atteindre leurs objectifs les plus fous. Si comme Loïc, vous êtes persuadé qu'une conversation peut déboucher sur de grands changements, alors vous êtes au bon endroit. Dans cet épisode, je prends les commandes parce qu'aujourd'hui, l'invité n'est autre que Loïc, votre présentateur préféré. Avec près de 200 épisodes et accrochez-vous 500 000 écoutes, il est la voix qui vous fait voyager et vous prouve chaque semaine que tout est possible.
Depuis son enfance en Nouvelle-Calédonie, il a transpiré sur les tatamis avec l'équipe de France de judo. Il a treké en Scandinavie, au Népal, il a navigué sur un drakkar, il est finisher de la PTL. Chausser vos sandales, monter le braquet, serrer les baudriers, accrocher les pot-de-foque. Et sans plus attendre, accueillons le meilleur podcaster outdoor français. Salut Loïc ! Et Loïc ! Écoute, bienvenue sur les frappés ! Merci ! Avec plaisir ! Aujourd'hui, on parle de toi, le frappé à l'origine des frappés. Je te propose qu'on découpe l'épisode en deux parties. La première, j'aimerais vraiment qu'on creuse sur qui est Loïc, comment il s'est construit. Et puis, la deuxième, parler plus de cette énorme aventure qui prend un nouveau tournant en ce début 2024.
Yes ! Mais ma première question, la toute première, c'est ça te fait quoi d'être dans le fauteuil de l'invité dans ta propre maison ? J'avoue que c'est particulier. C'est particulier et d'ailleurs, toute petite parenthèse, tout de suite, je suis désolé pour la voix. Je suis allé courir sous la pluie à Millau il y a deux jours et c'était visiblement pas une très bonne idée. Mais écoute, moi j'ai hâte pour une fois. Tu vois, je lance un enregistrement pour mon podcast sans avoir préparé grand chose. Donc, c'est cool. Et puis, très content de faire ça avec toi. Cool ! Donc, ouais, ça va être génial ! Trop bien ! Et bien écoute, on y va ! Je t'ai dit dans la première partie, j'aimerais qu'on parle de toi, de ton identité, de la façon dont tu t'es construit, etc.
En mode, qui est Loïc ? Depuis ton enfance à aujourd'hui, au travers d'événements charnières de ta vie. Et en fait, j'aimerais qu'on découpe ça en trois bouts. 0-10 ans, 10-20 ans et 20 ans à aujourd'hui. Comme ça, on va avoir ces trois segments qui vont se mettre bout à bout. Et on va en savoir plus sur le frapper, défrapper. Oh là là, ça c'est un programme au cordeau. Ah ben, c'est ouais ! Ouais ! Ok, et bien écoute, je me lance ! Allez, vas-y, 0-10 ans ! 0-10 ans ! Donc, moi je suis né dans le sud-est de la France, dans le Var pour être précis, pas très très loin de la mer. Et petit, on a bougé assez rapidement en fait, en Nouvelle-Calédonie. Donc, s'il y en a qui ne voient pas où c'est, c'est à peu près vers l'Australie, la Nouvelle-Zélande.
C'est un territoire français. Souvent, on me demande quelle langue on parle là-bas. C'est français en fait. Donc, c'est le coin, par rapport à la France, si on prend un globe terrestre, c'est le coin à l'opposé complet de la France. On ne peut pas faire vraiment plus loin, en tout cas à vol d'oiseau. C'est à peu près, de mémoire, c'est 24 heures de vol pour y aller, si je n'ai pas de mémoire. Donc, c'est vraiment très loin. Donc voilà, j'ai passé une bonne partie de mon enfance, quasiment jusqu'à mes 10 ans là-bas. Et du coup, c'est parfait par rapport au découpage que tu as fait. Mais voilà, les souvenirs que j'en ai, en tout cas, ma petite analyse perso, c'est très certainement là.
Tu vois que j'ai attrapé un peu le virus des activités de pleine nature, du voyage. Parce qu'en fait, tu es loin de tout. Tu vois, tu es loin de ta famille, tu es sur une île. Donc, c'est à la fois un peu contraignant parce que petits, de mémoire, on rentrait une fois par an à Noël. Ok, tu rentrais en France, c'est ça ? C'est ça, pour voir la famille et tout ? Oui, pour voir la famille. Mais le résultat, on était là-bas.
Donc voilà, déjà très petit, tu vois, tu t'habitues à être un peu loin de tes proches. Par contre, le cadre et les souvenirs que j'en ai, complètement dingue. Tu vois, et je l'apprécie maintenant parce que petit, c'était ma norme. Mais en fait, tu vois, le week-end, on prenait un voilier, on allait mouiller, perdu dans des îlots. On jetait à bouffer à des requins qu'on éclairait avec un spot. On les voyait dévorer les restes de poissons qu'on balançait. Ok. Des raies menta qui faisaient, je ne sais pas, des raies qui faisaient, je ne sais pas, 2, 3 mètres d'envergure. J'ai nagé dans les plus beaux lagons du monde. C'est vraiment incroyable d'un point de vue pleine nature.
Sans rire, c'est le paradis sur terre ce coin-là. Tu tapes Nouvelle-Calédonie sur Google, tu regardes n'importe quelle photo, c'est incroyable. C'est incroyable. Waouh. Donc, ouais, je pense que ça m'a... Clairement, c'est là que j'ai pris goût, tu vois, au fait d'être dehors, de... Tu peux pas ne pas être... Ne pas te sentir un peu connecté à la nature quand tu vis dans un coin comme ça, tu vois. C'est tellement idyllique, tellement omniprésent. Ouais, c'était absolument fabuleux. Donc ça, je pense que c'est un peu le premier aspect, tu vois, de ma personnalité qui s'est construit là. Ok. Et le deuxième, c'est le sport. Parce que c'est là que j'ai commencé le judo.
D'accord, tu as commencé là-bas. Ouais, j'ai commencé là-bas. Parce que petit, j'étais pas un grand gabarit et donc mes parents voulaient que j'apprenne à me défendre. Attends, attends, attends. Grand gabarit, c'est quoi petit ? Parce qu'aujourd'hui, on est très loin du pas grand gabarit. Ouais, aujourd'hui, c'est différent. C'est différent, mais je saurais pas te dire à l'époque, je sais qu'en début de collège, j'étais plutôt dans les petits, tu vois, les plus petits de la classe. Ah ouais ? Ouais, ouais, ouais. C'est assez étonnant, mais ouais, ouais. Et en fait, il s'est passé un truc au collège, je sais pas, j'ai dû tomber sur un paquet de biscuits qui étaient chargés en quelque chose.
J'en sais rien. Ouais, ça a bien changé. Mais en tout cas, en Nouvelle-Calédonie, voilà, c'est là que j'ai commencé le judo. C'est mes parents, hein. C'était pas du tout un truc que moi je voulais faire. Enfin, c'est pas que je voulais pas le faire, mais c'était pas une initiative. C'était pas une initiative qui venait de moi. Et voilà. Et ça a été le début, en tout cas avec le judo, d'une longue, longue aventure. D'accord. Ok. Et du coup, là-bas, juste pour me faire l'image, parce que moi, je me fais une image d'un petit gars, ou même ça pourrait être une petite nana qui grandit là-bas. Comment on grandit ? On est, je sais pas, tu dis connexion à la nature et tout.
On est majoritairement pieds nus, on est en tongs, on est en chemise short 365 jours par an. Ouais, bah t'as que deux saisons. En gros, t'as l'été et puis la saison des cyclones. Ok. Qui est un été où il pleut, en fait. Donc, c'est tout. Donc, ouais, clairement, moi, j'étais pas méga habitué à mettre des chaussures. Enfin, je mettais pas de chaussures fermées, tu vois. J'étais pas très nu, mais il fait tellement chaud. Puis, en fait, faut te dire, à peu près, d'où que tu sois sur l'île, tu vois la mer. Donc, t'es tout le temps à proximité immédiate de l'eau, du sable. Donc, ouais, t'es jamais en chaussures fermées, en fait, tu vois. Moi, j'allais, tout le monde allait à l'école, soit en tongs, soit en sandales.
Et ça, pour le coup, je m'en rappelle quand on est rentré en France. Donc, j'avais pas vraiment, j'avais pas dix ans. Ça me saoulait au début de mettre des chaussures fermées, tu vois. Enfin, c'était pas confortable. Ouais, je comprends. Et donc, voilà, je pensais pas forcément à ça quand je disais connexion avec la nature, mais c'est plus que la nature est vraiment omniprésente, tu vois. Je te dis, tu vois la mer partout, tout le temps. C'est une végétation qui est vraiment luxuriante, un peu, tu vois, des végétations presque un peu jungle, tu vois. Ça pousse très vite, c'est très vert. Ouais. T'as des forêts hyper humides au centre, le mont Cagou, etc.
Donc, et puis en fait, quoi que tu fasses, bah, tu vois, si tu... En fait, si tu veux faire une activité, te dépenser, bah, t'es soit en train de marcher dans la forêt, soit en train de faire du kayak, soit tu fais du VTT dans des endroits de plus, du bateau. Enfin, tu vois, c'est... Voilà. T'es très vite, en fait, dans des coins qui sont un peu préservés, vraiment très beaux, en fait grandiose, quoi. Tu vois. Ok. Ok, ok. Et du coup, c'est vers 10 ans que tu quittes la Nouvelle-Calédonie pour rentrer en métropole. Ouais, exactement. Donc là, on revient vers là où je suis né, en fait, donc dans le Var. C'était... Ouais, c'était... De mémoire, c'était juste après la Coupe du Monde 98.
Ok. Donc, tu vois, je devais avoir 9 ans, je pense. Je sais plus quand on était la Coupe du Monde, mais... Enfin, à quel mois, je veux dire, mais... C'était en juillet. Juillet ? Ok. Ouais. Donc, ouais, ouais, j'avais... Je pense que je devais avoir 9 ans. Et puis... Ouais, donc là, on s'installe... Donc, le prochain bloc, c'est quoi ? C'est 10... Bah, 10-20, du coup. On a fait la transition. Tu arrives en France. Voilà. On arrive en France. Allez. On s'installe dans une région où, finalement, on est originaire dans la famille, je veux dire. Donc, dans le Var, vraiment pas très loin, entre Toulon et Marseille, en gros. Ok. Pour faire simple. Et puis... Donc là, je reprends le judo.
Et pour moi, sur cette tranche, tu vois, 10-20 ans, c'est peut-être le... Il y a deux aspects vraiment, vraiment... Enfin, qui pour moi m'ont forgé, c'est le judo. Et les études slash la vie à l'étranger. Mais le judo, voilà, je reprends. Et en fait, j'ai une chance incroyable. C'est que je... Le club dans lequel je reprends, qui est un petit club du village où on habitait, il se trouve que l'entraîneur est un ancien champion de France. Et que ce gars, il a... Il a un truc, tu vois. Il a cette capacité à identifier des potentiels et à les développer au maximum. Ok. Et... Et en fait, bah, ça marche avec moi. Il voit que... Physiquement, mentalement, tu vois, j'ai de quoi faire un truc.
Et en fait, il va y aller à fond. Et moi, ça me plaît parce que je suis guidé. Et puis que... Tu vois, j'étais pas forcément un enfant avec une grande confiance. Enfin, j'avais pas méga confiance en moi. Et en fait, à travers le sport, sur cette tranche d'âge 10-20 ans, en fait, je me réalise à fond. Tu vois, ça me fait un espèce de pilier de confiance qui est ancré en moi, qui est... Enfin, qui a transformé ma vie, clairement, à cet âge-là, tu vois. T'es ado, tu construis, tu sais pas trop, tu te laisses influencer parfois, tu vois, t'explores, t'essaies de te... Te conformer à des normes, tu vois, je sais pas, j'en sais rien, vestimentaires, d'hygiène de vie.
Et tu vois tout le monde autour de toi qui se met un peu à fumer, qui boit de l'alcool, qui fait de la merde, qui mange mal. Et en fait, j'en sais rien, tu vois, parce que ça s'est pas passé. Mais je me dis que si j'avais pas eu le judo... Enfin, je me demande ce que j'aurais fait si j'avais pas eu le judo, tu vois. Le judo, c'est le truc, ça m'a ancré, tu vois. J'étais dans ma routine. J'ai jamais touché une clope de ma vie. Je faisais vachement attention à ce que je mangeais parce que dans le judo, il y a des catégories de poids. Et j'étais très fier de ça, tu vois. Quand on me demandait ce que je faisais ou quoi, bah... En gros, quand on me demandait de me présenter, tu vois, quand je disais, bah, je suis Loïc, j'étais là, je machin.
J'étais un peu, d'un point de vue langage corporel, tu vois. J'avais les yeux... Je regardais par terre, j'étais un peu la voix basse, machin. Et puis, dès que j'attaquais le judo, dès que je disais, bah, je suis en équipe de France de judo, je suis en groupe France de judo, machin. Là, en termes de posture, tu vois, c'était tête droite, les yeux dans les yeux. Et en fait, plein de fois, on m'a fait la réflexion, tu vois. Moi, je le captais pas. Et plein de fois, on m'a dit... Mais même en école, en entretien, pour rentrer dans des écoles de commerce, on me le disait, tu vois. Ok. Dans les feedbacks. Les feedbacks des entretiens, on me disait, ah ouais, dès que vous avez parlé du judo, en fait, on voit tout de suite que...
Il y a la lumière qui se met à j'allier du corps et tout. Et juste une question, tu vois, tu disais que physiquement, c'est venu assez tard. Quand tu rencontres cet entraîneur, il te voit, comme beaucoup dans le sport, par rapport à un physique, ou il te voit plus par rapport à une mentalité, une façon d'aborder. Parce que je sais qu'il y a le code d'honneur au judo, il y a vraiment plein de choses. Et dans la construction d'un enfant, je trouve que le judo, c'est un des sports les plus... Un des meilleurs moules, en tout cas en termes d'éthique qu'on puisse avoir. Lui, à ton avis, qu'est-ce qu'a fait qu'il s'est dit, tiens, le petit Loïc ou le grand Loïc, je ne sais pas encore où on en était, ça va être un super athlète.
Donc j'étais en primaire quand j'ai repris, quand on est rentré en France. D'ailleurs, un truc qui m'a servi, c'est que comme les hémisphères sont inversés, en Nouvelle-Calédonie, les vacances scolaires, c'est décembre-janvier. Donc moi, quand je suis rentré en France, j'ai recommencé une année, je crois que j'étais en CE1, je ne sais plus. J'ai recommencé une année scolaire que j'avais déjà attaquée en Nouvelle-Calédonie. Et donc, c'est ce qui m'a permis de sauter une classe. Parce que je refaisais un programme que je venais de faire et donc j'ai sauté une classe. Donc ça, ça m'a servi aussi plus tard parce que j'ai gardé cette année d'avance. Mais bref, j'étais en primaire quand on est rentré et clairement, ce n'était pas le physique qu'il a identifié.
Parce que c'est sur la fin du collège que physiquement, il y a eu un gros changement. Oui, que tu as explosé. Donc, c'est la mentalité, je pense. Trop cool. Volontaire, tu vois. Enfin, oui, volontaire, moi, ça me plaisait. Quand on faisait des entraînements difficiles, j'aimais bien ça. Le fait de, j'avais un peu l'impression, tu vois, en me confrontant à un truc dur, c'est comme si j'engrangeais, justement, encore des points de confiance en moi, tu vois. Ah oui, une capacité de résilience déjà depuis tout le temps. Oui, c'est ça. Tu vois, j'ai fait un truc dur, donc je vaux quelque chose, entre guillemets, tu vois. Donc, je suis capable de, donc voilà.
C'est vraiment comme ça que ça a commencé et je pense que c'est ça qu'il a vu. On n'en a jamais parlé, mais je pense que c'est ça qu'il a vu. Cool. Trop cool. Et du coup, tu dis, ouais, sur 10, 20 ans, donc tu as le judo. Et je commence à te connaître un petit peu et je sais que la charnière, en fait, entre, et tu l'as déjà amené là, mais à un moment, tu as un choix à faire. Est-ce que toi, tu estimes avoir eu un choix à faire entre le judo, justement, et tes études ? Ou comment ça s'est, enfin, cette articulation-là s'est faite entre finalement l'adolescence, le début de l'âge adulte, et puis après la troisième phase de 20 ans à maintenant ? Comment ça s'est passé tout ça et comment tu l'as vécu ? Comment tu as ressenti le truc ?
Ouais. Donc ouais, le judo, globalement, jusqu'à mes 20 ans, ça a occupé une grosse partie de ma vie, en parallèle des études. Donc je pense que ça a commencé à devenir… Donc moi, je faisais du judo vraiment pour la compétition. Donc je ne sais plus quel âge j'avais, mais tu vois, ça a commencé, champion départemental, après champion régional, interrégional, premier championnat de France, premier podium, deuxième podium. Donc je suis double vice-champion de France, mais bon, quand j'étais petit, tu vois, en KD, mais quand même. Ok. Mais du coup, au moins 5-6 entraînements par semaine ? Alors non, c'était mardi… Attends, mardi, mercredi, jeudi, samedi et compétition le dimanche.
Ouais, donc 5, ok. 4 entraînements et compétition. Ça me dit, ouais, 4 entraînements et compétition. Et régime, tu vois, même assez jeune. Ouais. Champion départementaux, je ne sais plus quel âge j'avais, je devais avoir peut-être 12 ans, j'en sais rien. Régime, tu vois, déjà. Ok. Donc ça, c'est un truc par contre où je pense que c'est un héritage qui n'est pas méga positif, parce que ça laisse des traces de faire des régimes aussi jeunes, aussi longtemps. Ouais, mais autant que le haut niveau, en fait. Ouais, c'est ça. Ouais, c'est les traces du haut niveau, c'est les blessures, c'est les trucs qui restent quand on arrête après. À 13 ans, j'avais déjà les deux ménisques des genoux fissurés. Donc, c'est des fissures horizontales. Donc, ça veut dire que quand je marche, en fait, mon poids n'est pas amorti par tes ménisques.
Non, en fait, c'est plus que quand j'ai des chocs ou autre. Si la fissure était verticale, bah en fait, c'est pas terrible parce que le moindre effort, la moindre charge sur ton ménisque, bah du coup, potentiellement, ça accentue, ça écarte encore plus, tu vois, la fissure. Ça l'agrandit. Quand c'est horizontal, c'est moins gênant parce que, bah, même si tu mets de la charge dessus, la fissure, elle est horizontale. Donc, ça va, tu vois. Mais voilà, assez jeune, tu vois, fissure des ménisques, je me suis pété tous les doigts, enfin, toutes les phalanges de bout des doigts sauf les pouces, c'est le pied de foie. Heureusement, j'ai pas eu d'opération, mais ouais, ça laisse des traces. Et donc, voilà, le judo, ça prend de plus en plus de place. Je monte à haut niveau, je me retrouve en groupe France, donc sélection française pour les juges.
Pour les jeunes, déplacement à l'étranger, au lycée, en seconde, je rate quasiment trois mois de cours parce que j'avais fait le choix de pas aller en sport-études. Donc, les sports-études, c'est des structures qui sont avec des horaires aménagés au lycée pour les sportifs de haut niveau. Et donc, généralement, c'est cours le matin et puis entraînement l'après-midi. Et le groupe France, c'était Orléans, non ? Non, c'était Marseille. Marseille, Marseille. Et en fait, je voulais faire des études derrière. C'est très clair pour moi que je voulais pas faire du judo. Enfin, je voulais pas en faire mon métier. Donc, je voulais continuer mes études. T'avais cette maturité-là ?
Ouais, maturité, influence des parents, tu vois, enfin de mon père.
Ouais, je pense qu'il y a quand même une grosse part d'influence des parents. Ouais, parce qu'il y a peu de... Enfin, quand tu fais du sport de haut niveau jeune, souvent, tu te dis, bah moi, je vais être pro, quoi. Il y a pas d'alternative possible. Il y a pas d'échappatoire. Je suis dedans et je me défonce pour...
Bah, je pense que ça dépend aussi de... Tu vois, encore une fois, le judo, c'était pas mon initiative. C'était pas un truc qui me faisait rêver. Donc, le haut niveau fait que... Enfin, d'avoir des résultats fait que j'ai continué à accrocher. Puis, j'aimais bien la philosophie, tu vois, le code moral, ça me parlait. Ouais, ça, c'est dingue. Le fait que ça soit... Enfin, tu vois, que ça vienne du Japon. Le Japon, ça me fascinait. Tout ça fait que j'ai continué, mais si tu veux, il y avait pas une flamme, une passion débordante pour le judo. J'ai trouvé des trucs intéressants qui ont fait que j'ai continué, mais... Mais, voilà. Un peu comme pour les études, tu vois, c'est un truc qui a été initié par mes parents.
Et puis, en fait, je me suis engagé là-dedans et il y a eu des résultats, donc j'ai continué, tu vois. Ok. Donc, je pense que ça explique aussi pourquoi c'était pas un objectif pour moi de vie à long terme, le judo. Et puis, c'est quand même... Et je pense que si t'as pas la flamme, c'est un peu plus compliqué, du coup, de rester motivé, de gérer les blessures, les régimes. Ouais, puis de grandir. Ouais, de grandir. De grandir, parce que quand t'as cet âge-là, il y a plein de choses qui se passent aussi dans le corps, il y a plein de choses qui se passent dans ton interaction aux autres. Donc, c'est hyper complexe de gérer justement cette carrière où tu fais attention à ce que tu manges, où tu t'entraînes.
Tous tes potes, ils vont en soirée et tout. Ils fument, ils boivent. Toi, tu te dis, non, non, je bois pas, je fume pas. Du coup, tu les regardes, tu rigoles parce qu'ils sont défoncés. Mais ouais, c'est clair que c'est complexe pour se construire. Mais ouais, puis je te dis d'autant plus que j'étais pas en structure de haut niveau. J'étais pas en sport et études. Donc, j'avais rien. J'avais pas d'horaire aménagé. Moi, quand je ratais trois mois de cours, bah en fait, il fallait que je la rattrape, tu vois. Donc, c'était très compliqué en seconde. Enfin, forcément, les résultats suivaient pas trop parce que j'allais, mon père m'amenait à Marseille.
Donc, mon lycée était vers Toulon et mon père m'amenait à Marseille. Donc, aller-retour, je sais pas, ça peut être une heure et demie. Ouais. Plusieurs fois par semaine. Donc, bah en fait, j'étais défoncé. Tu vois, fallait que je fasse mes exos à la maison, machin, dans la voiture avec une espèce de petite lampe branchée sur la ligne de cigare. Enfin, c'était un peu la misère quand même, tu vois. J'arrivais à la tour, j'étais calqué, j'avais des pansements à la tête, aux doigts. Résilience. Ouais, j'étais au régime. Donc, à la cantine, je pouvais pas bouffer. Enfin, c'était une cantine classique, tu vois. Donc, les pâtes, tu baillent dans l'huile, les trucs comme ça.
Ouais, tu fais gaffe, quoi. T'es obligé de faire gaffe, tu vois. Donc, c'était, franchement, c'était bien hardcore. Et puis, surtout, j'étais pas soutenu par les profs du tout, tu vois. Les profs m'engueulaient chaque fois que j'arrivais avec les convocations de la fédération de judo, tu vois. C'était, ah putain, vous allez encore rater le DS, machin. Franchement, c'est relou. Alors que j'arrivais pour leur dire que j'étais sélectionné pour l'équipe de France pour aller au Japon, tu vois. Ah ouais. Tu devrais te dire, ah bah trop cool. Ah ouais, génial. T'as un talent, vas-y. Et pour autant, si c'était à refaire ? Ah bah si c'était à refaire, franchement, je le referais. Mais 100 fois, tu vois.
Cool. Aucun problème, 100 fois. Pour tout ce que je te disais, tu vois, le boost de confiance en soi. Ouais, tout ce que ça t'a apporté aussi. Ouais, physique. Enfin, tu te sens vraiment, comment dire ? En fait, je pense que le fait que ce soit un sport où il y a de la confrontation, donc le judo, c'est pas un sport de combat, c'est un sport de défense. Ouais. Donc on considère pas que c'est un sport où tu attaques, c'est un sport où tu défends. La philosophie du judo, c'est d'utiliser la force de l'adversaire pour le faire chuter, en fait. C'est ça l'idée du judo. On l'a bien vu là sur le Grand Slam, il y a eu des sacrés mouvements de contrepoids là.
Voilà. Donc l'idée, c'est ça. Mais tu as quand même cette notion de confrontation. Tu vois, quand tu rentres sur le tatami, que le combat débute, bah tu as quelqu'un face à toi. Tu vois, tu n'es pas tout seul face à, je sais pas, une cible avec ton arc ou sur ton bateau. Tu as une confrontation physique directe. Et du coup, le fait que j'ai eu des résultats assez jeune, en fait, c'est ouf parce que quelque part, c'est que tu gagnes. Donc, tu as battu la personne qui est en face de toi. Et c'est là où je pense que la confiance en soi, elle est ouf, tu vois. Enfin, le gain en confiance en soi. Ouais. Parce que tu dis, putain, bah voilà, j'ai gagné quoi.
Je suis encore meilleur que la dernière fois. J'ai progressé physiquement. Je vois que je me construis. Je suis en forme. Je peux faire des trucs que les autres n'arrivent pas à faire. Je peux courir vite. Je peux courir longtemps. Je peux soulever lourd. Et puis, j'ai le mental qui ne me fait rien lâcher, tu vois. Ouais, tu as une sorte d'animalité qui se crée, même si tu es dans un dojo sur un tatami avec un code, un machin et tout ce qui va avec. Tu as quand même cette espèce d'esprit animal, résilient, discipliné et tout. Ouais, donc carrément, je leur ferais, tu vois. Et puis, même tous les déplacements à l'étranger, c'était des expériences de fou. Moi, je suis de la génération.
Je suis en 90. Donc, tu vois, je suis parti en Allemagne plusieurs fois. Bah, il y en a maintenant. Maintenant, tout le monde va le connaître. Mais avec Teddy Riner, tu vois, qui à l'époque était en dehors du milieu, n'était pas connu. Mais avec d'autres gens qui ont continué, qui sont allés au JO, tu vois, des Loïc Pietri, des Pierre Goufra, des Auton Pavia, des gens qui, voilà. Ah yes, ouais. Qui ont continué. Donc, c'était vraiment très, très cool pour ça comme expérience. Et arrivé la fin du lycée, bah, du coup, je suis rentré en classe préparatoire. Parce que la seconde, c'est très mal passé. Mais après, première terminale, en fait, j'ai trouvé mes routines.
J'ai trouvé ce qu'il fallait faire pour que ça marche. Et donc, j'avais d'excellents résultats, tu vois. Alors que j'étais sportif de haut niveau. Tu as trouvé ton équilibre. Ouais. Et ça, c'était génial, tu vois. Parce que j'étais sportif de haut niveau. Je m'entraînais énormément. J'avais beaucoup de déplacements. Mais j'étais dans les premiers de la classe, tu vois. Il y a des matières. J'étais le premier. J'étais, je sais pas, troisième, quatrième, cinquième max, tu vois. Mais quelle spécificité, du coup, tu avais, enfin, c'est ce que j'avais demandé. C'est, tu étais dans quel, puisque je sais qu'au lycée, bon, ça change tout le temps. Moi, j'y étais avant toi.
J'étais avant toi. OK, ES. Ça existait déjà. Bah, bon, je pense pas. Je pense que ça a changé quatre fois déjà depuis. Ouais, mais en gros, j'avais, voilà, science de l'écho, de l'écho, des maths. Parce que je crois qu'aujourd'hui, ils peuvent déjà choisir. Donc, j'avais maths, écho, histoire, géo, français, enfin, tous les classiques, philo, machin. Du coup, prépa, HEC. Et après, derrière, voilà, prépa, HEC. Comme j'avais des bons résultats, j'ai pu être pris en prépa. Et là, c'est là où c'est devenu un peu compliqué. Ah, ouais, tu m'étonnes. J'ai passé le bac à 17 ans. Et donc, je suis entré en prépa, j'avais pas 18. Et là, c'est devenu compliqué. La dernière année, donc en terminale, j'étais en régime permanent pour le judo.
OK. Et donc, quand j'ai arrêté, j'ai pris, je crois que j'ai pris 6 kilos en deux semaines, un truc comme ça. Wouah. Ouais, et je les ai plus jamais perdus de ma vie. Donc, j'ai pris, ouais, j'ai pris vraiment beaucoup de poids. Parce qu'en fait, t'as moins fait attention, mais t'as mangé comme si tu continues à t'entraîner, en fait. Ouais, c'est ça. Ouais, OK. Et puis, du coup, j'ai grignoté. Enfin, voilà, je... En fait, je pense que psychologiquement, j'étais pas assez solide. Et donc, je m'étais créé un truc de... Je me suis privé de bouffe, donc maintenant, il faut que je bouffe, quoi. Ouais, et puis t'as ce côté aussi où tu relâches parce que tu sais que tu vas faire moins.
Et je me souviens, là, c'était Dier Riner qui disait, il y a pas... Enfin, je crois que c'était il y a pas si longtemps. Il disait à la maison, je demande à ma femme de cacher les bonbons, de cacher les trucs. Parce qu'en fait, t'es tellement toujours en diète que tu peux avoir une crise et taper toute la bouffe qui peut se cacher partout, quoi. Et encore... Au moment où ça relâche, tu te dis, bon, bah, vas-y, c'est bon, tant pis. Et puis, finalement, tu manges sans t'en rendre compte, quoi. Ouais. Et t'es pas encore à la satiété, je suis sûr. Ouais, non, mais c'est ça. Et puis, je te dis encore les catégories, les lourds. Donc, moi, j'étais en moins de 90 kilos.
Et donc, tu vois, les moins de 90 à l'âge que j'avais, c'est vraiment des catégories, c'est des lourds, tu vois. Ouais, c'est bon. Et donc, t'as pas des régimes énormes. C'est peut-être moins strict que les plus légers, ouais, parce que, après, au-dessus, il y a peut-être... Enfin, en fait, c'était moins de 90, moins de 100, plus de 100, tu vois. Ouais, ok. Et après, voilà, t'as pas fou. Ouais, c'est ça. Tu vois, un tédit, en fait, son régime en soi, lui, il est dans une catégorie et c'est nos limites. Donc, après, c'est la limite qui se fixe, lui, pour sa culture et sa masse de grâce. Mais moi, j'avais des potes, tu vois, à moins de 73 kilos. Les mecs, ils faisaient 7 kilos de régime, tu vois, 8 kilos de régime.
Ouais, comme les mecs du MMA et tout. C'est monstrueux, c'est vraiment énorme dans ces catégories. Donc, moi, c'était dur, mais c'était... Enfin, moi, j'ai trouvé ça dur, mais clairement, c'est pas les catégories où c'est le plus difficile. Et du coup, t'avais ta tenue de sudation, là, avant les pesées pour... Je me souviens, j'avais un compétence en sport étudiant, il faisait ça avant les pesées. Ah, en fait, c'est ça. T'as des techniques qui sont plus ou moins efficaces, mais plus ou moins... Surtout, plus efficace à court terme, moins c'est efficace dans la durée. Enfin, dans le sens où, oui, t'en sais que tu as... Comme n'importe quel régime, en fait.
Voilà, moi, j'ai déjà perdu 4 kilos en 3 jours, tu vois. Mais en fait, tu perds de l'eau, donc t'arrives, t'es desséché, tu manges une barre énergétique, tu vois des étoiles. C'est les régimes débiles, tu vois. C'est juste pour aller à la pesée et après... Ouais, c'est ça. C'est le régime débile. Donc, en fait, il faut arriver à... L'enjeu, c'est d'arriver à te stabiliser dans la durée pour pas que ton corps, il soit en mode carence absolue, défracté, à pas comprendre ce qui lui arrive, tu vois. Ouais, il y a quand même un truc hyper... Ouais, ouais, ouais. Ça fait penser aux pieds des danseuses, tu vois. Je me dis, en fait, je suis en train de faire une analogie avec les danseuses où je cherche le truc, mais c'est pareil avec leurs pieds où elles se bandent les pieds, elles sont en pointe et tout, tout le temps.
Finalement, le régime, là, de la bouffe, ça revient un peu à... Bah, en fait, je pense que c'est comme tout sport que tu pratiques au-delà d'une certaine intensité, d'un certain niveau... Ouais, ouais, c'est une performance que tu cherches, forcément, tu vas... Ouais, ça laisse des traces et puis c'est contraignant. Ouais, c'est contraignant, quel que soit le sport. Ok. Donc, mais bref, une longue réponse pour te dire que oui, donc à la fin du lycée, je rentre en prépa, donc là, j'ai pas encore 20 ans. J'en ai... Ouais, j'en ai... J'en ai... J'en ai 17. Et au début, j'essaye de poursuivre le haut niveau et la prépa. Impossible. Franchement, je m'endormais en cours. Enfin, voilà, s'il y en a qui ont fait prépa, je vois ce que c'est une prépa.
C'est... En fait, j'essayais de faire deux choses qui sont extrêmement exigeantes en parallèle. Et c'était pas possible, pour moi en tout cas. Et du coup, tu choisis... Je sais même pas s'il y a des gens qui ont réussi à faire une classe prépa plus du sport de haut niveau. C'est toi qui prend la décision, du coup ? Ouais, ouais, ouais. Ouais, ouais. Ouais, ouais. Mais très rapidement, au bout de peut-être un mois et demi, deux mois, je suis défracté. Et en fait, je suis pas performant ni en cours, ni en sport, tu vois. Je suis trop fatigué, quoi. Je suis aux entraînements, je suis en train de penser au DM de maths que je dois rendre, où j'ai rien compris en cours. Il va falloir que j'y passe des heures.
Je suis sur mon DM de maths, je m'endors, j'arrive à pas l'intérieur mon stylo parce que j'ai un doigt pété. Enfin, ça va pas, tu vois. Ça va pas. Donc là, ouais, là, je décide d'arrêter le judo. Et comment tu te sens pour moi ? Et de me consacrer aux études. Bah, un peu la délivrance, quand même, tu vois. Ah, ok, ouais, ok. Je m'attendais pas du tout à cette réponse, mais trop bien, en fait, ouais. Parce que je te dis, je pense que si ça avait été une passion dévorante, genre la flamme absolue, je pense que ça aurait été différent, tu vois. J'aurais subi ce choix. Ouais. En fait, là, c'était... Il y avait pas la flamme. J'ai trouvé énormément de choses positives dans le judo.
C'était génial. Si c'était à refaire, je le referais, tu vois, 100 fois. Mais il n'y avait pas cette passion dévorante. Tu vois ce que je veux dire ? C'est-à-dire que je m'y ai éclaté, c'était cool. Mais c'était pas une passion dévorante. Et puis surtout, c'était une évidence absolue que je pouvais pas continuer d'eux. C'était une évidence absolue. Et je voyais les parcours de mes potes qui, eux, continuaient. Alors, je vais pas donner de nom, tu vois, mais des gars qui ont continué, qui galéraient, qui arrivaient pas à passer leur bac, parce que trop de sport, qui... Tu vois, en fait, ça me faisait un peu peur. Je voyais autour de moi des générations au-dessus des gars qui arrêtaient
et qui avaient rien, en fait, tu vois. Ouais, ouais, ouais. Qui avaient même pas le bac ou parfois, tu vois, à peine le brevet et, en fait, qui galéraient. Donc, ils avaient fait du sport. Mais, euh... Mais, en fait, assez rapidement, bah, t'en sors parce que blessure, parce qu'il y a tellement de paramètres, tu vois. Et, en fait, bah, ils avaient rien derrière. Tu vois, et c'était un peu la galère. Et donc, ça, ça me faisait un peu peur. Donc, c'était assez clair pour moi que je voulais faire des études, parce que je voyais que j'avais la capacité, j'avais le potentiel. Et donc, je pense que c'est pour ça que le choix a été assez évident, en fait. Et qu'une fois que je l'ai eu pris, je me suis dit, bah, vas-y, soulagement,
une charge mentale en moins. J'ai plus le sport de haut niveau hyper exigeant. Ouais, et je me concentre sur la prépa. Ok. Et du coup, là, alors, là, on est, ouais, on peut dire qu'on est entre les 20 et les 30, mais ce que tu... Quand tu dis, je me concentre sur la prépa, ce que tu libères par le judo, qui était une partie énorme au niveau de temps, euh... Tu mets tout, tout, tout dans la prépa ou t'as quand même... Ouais. Non, ouais, tout dans la prépa. Bah, euh... Donc, tu mets vraiment toutes les... Enfin, tu... Ouais. La cartonne ta prépa, du coup. Enfin, tu mets... Ouais, j'y vais à bloc. J'y vais à bloc. J'y vais à bloc. Et, euh... Et, en fait, c'est intéressant parce que pour la plus...
Enfin, quasiment tout le monde, toute ma promo, c'était vraiment hard, la gestion du temps, tu vois. En fait, la place que la prépa occupait. Pas forcément le niveau, etc., mais la place que ça prenait dans la vie. C'est-à-dire qu'en gros, on t'a fait vraiment beaucoup. Pour tout le monde, c'était vraiment hard, le fait qu'il y ait plus de place pour autre chose. Et, en fait, pour moi, c'était... Normal. Bah, ouais, parce que avant la prépa, il y avait le judo. Tu vois. Je faisais jamais de soirée. J'allais pas au cinéma. En fait, je m'entraînais, quoi. Tu vois, je m'entraînais, je faisais des compètes. Et juste, j'ai enlevé ça et je l'ai remplacé par... Je fais des maths et de l'économie, quoi.
Ouais. Mais avec la même force de travail. Donc, ouais, ça commence à marcher, ouais. Finalement, pour moi, c'était... Ça a vraiment pas été une difficulté de la charge de travail. Et c'est là où j'ai vu la valeur... En fait, ça a été un peu la première grosse leçon. C'est que j'ai vu la valeur de faire quelque chose de difficile qui te... Ça te crée un peu un référentiel pour la suite de ta vie. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais, c'est marrant parce qu'en fait, ça, tu l'avais pas ressenti avec le judo. Mais tu l'as ressenti avec les études. Si, je l'avais ressenti, mais le judo était toujours là, tu vois. Et là, quand le judo a disparu, je me suis dit, ah ouais, ok.
En fait, je voyais ce que ça m'apportait quand je faisais du judo. Mais là, maintenant que j'en fais plus, je capte toutes les leçons que j'ai pu en tirer. Tu vois ce que je veux dire ? Ouais, c'est une école de dingue, en fait. Ouais. Donc, voilà. Mais en gros, ouais... Sans le judo, t'aurais pas fait la même prépa. Ça, c'est clair, je pense. Bah, j'en sais rien. Je sais pas, tu vois. Mais en tout cas, sans le judo, j'aurais... Ouais, je sais pas. Mais quand je vois tout ce que ça m'a apporté, j'ai du mal à imaginer ce qui... Ce qui aurait pu constituer ce pilier en béton armé de confiance en soi et de rigueur et de détermination que j'ai eue dans ma vie très jeune.
Tu vois, je sais pas ce qu'il aurait pu y avoir d'autre. Ouais, et puis le code aussi du judo qui reste quand même ancré malgré tout. Ouais. Et du coup, post-prépa ? Post-prépa, donc je passe mes concours. Je rentre dans une école de commerce qui s'appelle aujourd'hui Kedge. Donc, qui était à l'époque à Marseille. Qui est pas une fabuleuse école, mais qui est dans le top 10, tu vois. Globalement, des écoles superbes de commerce en France. Et voilà, j'ai un parcours assez classique en école. Ce que j'aimais bien dans cette école, pourquoi je l'avouais, c'est qu'en fait, c'était un parcours à la carte. Donc, il y avait un espèce de tronc commun en première année de quelques cours que tout le monde faisait.
Et après, t'avais le choix. Tu faisais ce que tu voulais parmi une liste de cours vraiment variés, tu vois. Donc, j'ai fait du japonais, j'ai fait des cours de négo, de finances internationales. Enfin, c'était vraiment intéressant. Et il y avait un gros accent sur les expériences à l'étranger. Et moi, c'est ce qui me beauté, tu vois. Entre la vie en Nouvelle-Calédonie, le judo, je faisais beaucoup de déplacements. J'avais envie de repartir explorer d'autres pays, d'aller vivre des expériences plus longues que juste des vacances à l'étranger. Donc, j'ai fait ça. J'ai fait une année de césure. Donc, j'ai fait une pause entre ma... Attends, c'est pas de bêtise.
C'est combien la prépa ? C'est trois ans. J'ai fait une pause entre ma deuxième et ma troisième année. Ok. Et je suis parti... Attends, attends, c'est pas de bêtise parce que je m'embrouille là. En fait, j'ai fait un stage qui n'était pas en année de césure. J'ai fait un stage au Canada. Yes. Qui a duré un an. Ouais. Ouais. Qui a duré un stage d'un an. Ok. Ouais. Et... Oui, c'est ça. Donc, c'était ça. J'étais en année de césure, exactement. Donc, une pause entre ma deuxième et ma troisième année. Ok. Je suis parti au Canada pour un an. J'étais en stage pour une entreprise française qui est basée à Vannes, qui fait des solutions d'entretien, de... En gros, des produits chimiques pour l'aéronautique et le ferroviaire.
Donc, pour dégraisser les moteurs d'avion, par exemple, pour décaper les carlingues d'avion, etc. Et en fait, ce qu'ils font, eux, c'est qu'ils ont une croissance par acquisition. Donc, ils achètent des entreprises qui font la même chose qu'eux partout dans le monde. C'est un tout petit marché. C'est que des toutes petites boîtes, mais qui, en fait, ont comme client Boeing, Airbus. Donc, c'est assez particulier comme marché. Et là, l'entreprise venait d'acheter un concurrent au Québec, à Montréal. Et donc, ils avaient besoin d'un, en gros, d'un mec couteau suisse sur place pour tout gérer. Tu vois, pour gérer le service client, pour gérer, tu vois, l'installation de tous les logiciels.
Pour faire en sorte que la boîte qui venait d'acheter soit intégrée dans le groupe français. Donc, moi, j'ai fait ça. Et ça s'est bien passé. Et du coup, dans la foulée, donc pendant les un an, là, ils m'ont proposé de faire la même chose, mais au Texas. Ils étaient en train de racheter une boîte au Texas aussi. Et donc, c'était ouf parce que j'avais 21 ans et j'avais une voiture de fonction au Canada, une voiture de fonction au Québec, au Texas, une carte corporate au Canada, une carte corporate au Texas. Et je faisais des allers-retours, tu vois, je faisais deux semaines au Texas, une semaine au Canada. Je repartais et billets d'avion payés, retour en France payé à Noël.
Enfin, ouf, tu vois, vraiment ouf. Donc, voilà, j'ai fait ça pendant un an en césure. Je suis rentré. Ils voulaient m'embaucher au Texas, mais j'étais moyen chaud pour vivre au Texas. Ouais. Voilà. On peut se comprendre. C'était une chouette d'expérience. C'est particulier. C'était une chouette d'expérience et voilà, assez particulier. Donc, c'était vraiment une super expérience. Je suis rentré, j'ai voulu rejoindre un grand groupe parce que je m'étais dit, ça me fera une expérience variée. Tu vois, j'ai fait la petite PME internationale, mais petite PME. Ouais, puis un grand groupe, ça forge quand même. Enfin, ça t'apporte quand même énormément de choses de bosser pour un grand groupe.
Voilà. Donc, j'ai rejoint IBM et j'étais dans le sud de la France dans ce qu'on appelle un centre d'avant-vente. C'est-à-dire que c'est en gros, c'est un énorme bâtiment dans lequel ils font des démonstrations à leurs clients de certaines solutions, tu vois. Donc, plutôt B2B. B2B, ouais. Ouais, B2B, ouais. Moi, les solutions sur lesquelles je travaillais, c'est appelé Smarter Cities. Donc, c'est par exemple des logiciels qui sont capables de prévoir le trafic routier, de dire attention, dans trois heures, il va y avoir un bouchon à cet endroit-là. Ah ouais. Ou des logiciels de détection. Et je te parle de ça en 2012. Donc, l'intelligence artificielle, etc., c'était déjà costaud à l'époque.
Tu vois, ils avaient des logiciels qui étaient capables de détecter des comportements suspects dans les aéroports. Ok. Ils détectaient immédiatement des bagages abandonnés, tu vois. Donc, et pour tout ça, du coup, on faisait venir des clients et dans ce centre, il y avait une reconstitution d'un bus, d'un PC sécurité de police, d'un centre de commande. Ah carrément. Enfin, dans un aéroport. Et ils te montraient vraiment en direct le logiciel, ils analysent tout et disent, ah tiens, lui, fais gaffe. Ouais, c'est ça, ouais. Ok. Donc, c'était ouf, tu vois, parce que moi, je gérais du coup l'organisation de ces démonstrations. Donc, il y avait genre les hôpitaux du Kazakhstan, la régie des transports de la ville de Chicago, l'aéroport de Nice.
Tu vois, c'était vraiment chouette. Ouais. Mais, mais ouais, c'était pas, l'expérience n'était pas méga concluante. Il y avait d'autres aspects qui me plaisaient moins de travailler pour une boîte de cette taille. En tout cas, cette boîte en particulier. Même si je suis sûr que c'est, voilà, c'est une super boîte. Mais, mais moi, je n'ai pas trouvé à ce moment-là un truc qui me faisait kiffer. Et donc là, à ce moment-là, quel âge j'avais ? Euh... Euh... Attends, que je t'ai dis pas... À 2012, c'est dans 92, ça y avait 22, 23. Ouais, voilà. Donc là, j'avais déjà 22. Donc, on est déjà sortis de... Voilà, on est déjà sortis des 20 ans. Mais à mes 20 ans, j'étais en école de commerce et ouais, je m'apprêtais à partir en fait au Canada, etc.
Ok. Et du coup là, de IBM, on le sait quand on écoute ton podcast qu'après IBM, on connaît la grande, grande boîte dans laquelle t'as bossé derrière. Ouais. Mais la transition, elle s'est faite comment et puis... Bah la transition, en fait, mes parents ont déménagé à ce moment-là. Ils sont allés se poser vers... en Occitanie. Et donc, quand je suis revenu du Canada, je me suis retrouvé un peu déboussolé parce que plus de... Plus de... De maison familiale, tu vois. Ouais. Je suis rentré et genre littéralement, très peu de temps après... Attends, j'étais au Canada ou j'étais... Putain, je m'embrouille, c'est un truc de fou. Canada, Texas, Canada. C'est après IBM, ouais.
En fait, j'ai fait Canada, Texas, je suis rentré. IBM. Et la troisième année d'école de commerce, je l'ai fait en apprentissage. IBM, c'était un apprentissage. Ok, d'accord. Ça veut dire qu'en fait, c'est IBM qui a payé mon école. Et en fait, en dernière année d'école, il fallait qu'on fasse un échange universitaire. Donc, pendant 4-5 mois, j'étais au Pérou en échange universitaire. Ah yes ! Ouais. Et payé par IBM parce qu'un contrat d'apprentissage, c'est un an, deux ans, trois ans. Enfin, il te paye même quand t'es à l'école. Et ensuite, quand je suis revenu de l'Amérique du Sud, là, j'ai travaillé du coup à temps plein, chez IBM pendant, je ne sais plus, 7 mois, je crois.
6-7 mois. Et c'est à la fin de cette expérience chez IBM que mes parents ont déménagé. Ok. Et du coup, avant d'arriver chez Apple, puisque c'est Apple dont on parle après IBM, j'ai eu une période où j'ai, tu vois, bah en fait, j'avais pas de quoi prendre un appart dans le Var. Donc, j'ai suivi mes parents, j'ai pris un petit job, enfin un petit job. J'étais chef de rayon chez Decathlon, tu vois, où je m'occupais de l'atelier, du rayon cycle. Voilà, donc j'avais une petite équipe, on était, je ne sais plus, j'avais 5 personnes, je crois, ou 4 personnes, je ne sais plus. Et puis, j'ai cherché un job en parallèle, donc ça a duré, je crois, 5-6 mois, Decathlon.
J'ai trouvé un job dans le conseil pour une boîte qui était basée à Paris, mais moi, j'étais détaché en province. Donc, la boîte était à Paris et en fait, moi, mon client, c'était la centrale nucléaire de Marcoule, qui est vers Orange, en gros, au nord d'Avignon, voilà, s'il y en a qui, donc dans le sud. Et donc, mon taf, c'était de travailler dans cette centrale avec les, en fait, quand on construit une centrale nucléaire, dès la construction, on a des plans de démantèlement. Ah, yes, ouais, de savoir comment elle va être démontée finalement quand ce sera terminé. Exactement. Sauf qu'en fait, la durée de vie d'une centrale, c'est tellement énorme, tu vois, les plus courtes, je crois que c'est 40 ou 60 ans, les plus longues, c'est genre 120 ans.
En fait, les plans, il faut tout le temps les mettre à jour parce que les technologies évoluent, la législation évolue, il y a des mesures normes et tout, ouais. Voilà, exactement. Financièrement, ça évolue, tu vois. Quand tu prévois le coût de démantèlement d'une centrale en 1950, tu te rends bien qu'en 2010, voilà, c'est plus la même, quoi. Ouais, c'est clair. Donc en fait, tu as des équipes, leur taf, c'est non-stop de réaliser, voilà, de mettre à jour les process. Donc moi, je travaillais là-dedans. Ok. Donc pas sur la mise à jour parce qu'évidemment, j'ai zéro compétence dans le sujet, mais en fait, dans les processus pour faire la mise à jour. C'est-à-dire comment on s'y prend, tu vois, des trucs tout cons, mais comment on traque, comment est-ce qu'on garde un œil sur toutes les modifications apportées aux documents, tu vois.
Voilà. Ok. Ouais, en organisation, quoi. Ouais, voilà, voilà. Voilà, mais en fait, ça ne m'a pas trop plu parce que je travaillais, moi, le projet de démantèlement sur lequel je travaillais, l'échéance, c'était 60 ans plus tard, je crois. Donc en gros, je serais déjà à la retraite, voire enterré, tu vois. Ouais, c'est difficile. La projection, elle est compliquée. Voilà, et du coup, je me disais, bon, voilà, je ne voyais pas du tout le résultat de mes actions et je ne l'aurais jamais vu. Et donc à ce moment-là, et puis là, j'espère que ce n'est pas trop long pour les gens parce qu'on est déjà à 40 minutes, mais... On croit en deux. Ouais, voilà. Et à ce moment-là, je me dis, non, mais là, ça ne va pas.
Moi, j'ai besoin d'être dans l'action, de... enfin, j'ai envie de manager des équipes, j'ai envie d'être dans des jobs un peu plus de terrain. Et là, je ne m'y retrouve pas du tout. Ok. Et donc, je me rappelais en école, il y avait... Apple était venu nous présenter un programme quand j'étais en école de commerce. Ouais. Il s'appelait Apple Store Leader Program, qui était un programme qu'ils avaient dans le monde entier. Donc, si on a qui ça parle, c'est des graduets de programme. Il y a pas mal de grands groupes qui font ça. Ok. C'est un programme destiné aux diplômés du supérieur. Donc, des gens qui sortent d'école très jeunes. Et l'idée, c'est de faire des rotations de jobs.
Donc, tu passes par plein de jobs différents sur une période qui va de six mois à deux ans max, généralement. Et à la fin de ton programme, en fait, l'objectif, c'est que tu prennes un poste de manager, donc que tu encadres des équipes. Et que ce poste de manager, en réalité, comme tu es passé par le programme, tu l'occupes beaucoup plus jeune que s'ils avaient dû faire un recrutement en externe. Ouais. Tu vois ? C'était ça l'idée, en fait. En fait, ils formaient des managers, mais en interne. Ok. Donc, Apple avait un programme comme ça. Il y avait… Donc, il nous l'avait présenté. Je m'étais dit… Donc, j'y repense, tu vois, peut-être, je sais pas, un an et demi plus tard.
Et je me dis, bon, bah, là, ce que je fais, ça me plaît pas. Je suis un peu… J'étais un fan d'Apple, tu vois. Ouais, sur le papier, c'est assez sexy comme… Voilà. Exactement. Et puis, souvent, quand j'allais à l'étranger, que je me déplaçais… Enfin, quand j'étais au Canada, au Texas, tu vois, j'aimais bien aller dans les Apple stores. Pas forcément pour acheter, mais je trouvais que l'expérience était chouette. Enfin, ça me plaisait.
Qui ne tente rien, n'a rien. Je lui ai envoyé un CV. La probabilité que je sois pris, tu vois, je sors pas d'HEC, clairement. La probabilité que je sois pris, elle est proche de zéro, mais… Voilà. J'aurais tenté, quoi. J'envoie un CV. Pant. Donc là, on est en avril 2014. Ok. Ou février 2014, je sais plus trop. Tout début d'année 2014. Et là, je reçois un coup de fil, tu vois. Un peu de temps après. D'une RH, mais le truc dure 20 minutes, tu vois. Très rapide. Elle me pose 2-3 questions. On parle en anglais rapidement. J'ai dit, bon, ok. Une RH en France. Ouais, ouais. Elle me dit, ok, bon, bah, merci. On vous tient au courant pour la suite. Et puis, j'attends, je sais pas, un mois, je pense.
Apple, les process sont méga longs. Tu vois, c'est très, très, très long. Ouais, parce qu'un mois, c'est pour d'ailleurs… Ouais, ouais. C'est un délire. Je te dirais, le nombre d'entretiens que j'ai passé dans ma carrière chez Apple, tu vas halluciner. Donc, j'attends genre un mois. Et là, on me dit, bah, deuxième entretien. Je dis, ah bah, putain, cool. Ouais. Ricol. Un mois après. Ouais. On me dit, un autre entretien. Ok. Donc, je fais l'entretien. Ça se passe bien. Et là, on me dit, ok, convocation à Paris. Je me dis, ok. Donc, pour une journée de recrutement. Donc, je monte à Paris, machin. Je fais la journée de recrutement. Ça se passe bien. Et je ne sais pas s'il n'y a pas eu deux entretiens avant. Je crois que j'ai eu au moins, il y a eu un entretien avec la RH, peut-être deux
entretiens avant la convocation et la convocation. Ok. Ouais. Et la convocation, on était, je ne sais plus, peut-être une vingtaine, tu vois, pour la France. Wow. Et à l'issue de la… Et oui, la journée de recrutement, elle se terminait par un entretien individuel. Tu vois, donc, il y avait des activités de groupe, machin. Et puis, ça se terminait par un entretien individuel. Oh, ouais. Tosto, quoi. Et moi, je passe en dernier, tu vois. Je passe en dernier et j'avais un train à prendre. Je n'avais pas pris d'hôtel parce que c'était à la journée. J'avais un train à prendre et en fait, ils ont eu un retard de ouf, tu vois, genre une heure et demie de retard. Apple, pas le train.
Apple. Et moi, j'avais prévu genre, je ne sais plus, deux heures ou deux heures et demie, tu vois, pour mon train. Et donc, en fait, au moment où je m'assois, que c'est enfin mon tour pour l'entretien individuel, je suis le dernier de la journée. Donc, je me dis, putain, ils doivent être défoncés. Ils ont une heure et demie de retard. Ils doivent être fracassés. Et au moment où je m'assois, mon train part genre dix minutes plus tard, tu vois. Et je n'ai pas de plan B. Jamais avoir un plan B. Donc, voilà. Bon stress. Mais bon, bref, c'était l'anecdote rigolote. Ça se passe très bien. Et en fait, dans la foulée, ils me rappellent et ils me disent que je suis pris. Et là, j'hallucine, tu vois, parce que je savais qu'il y avait genre, on avait été,
je crois qu'ils avaient reçu pas loin d'un CV, tu vois, pour la France. Ah ouais, et les vins, c'était pour un seul poste à la fin, en fait. C'était la finale des finales, quoi. Ouais, c'était un seul poste en France. Golden score, ok. Et en tout dans le monde, on était 88. Tu vois, donc on était une quinzaine en Europe. Il y en avait beaucoup aux Etats-Unis, beaucoup en Chine. Mais en France, ouais, il y avait une place à l'externe, tu vois. Donc, je suis pris. Donc là, boah. Sacré compète. Tu vois, j'hallucine. Je me dis, putain, je suis refait. Et voilà. Et là, ça a été le début de huit ans de carrière chez Apple. D'abord à Paris où j'ai passé trois ans et demi. Et après, ensuite, après Paris, je devais partir en Corée du Sud pour ouvrir le marché
sud-coréen pour Apple. Et puis, ça ne s'est pas fait pour des raisons un peu administratives, financières, dernier moment. Et donc, j'ai bifurqué vers la Suisse. Donc, je suis parti m'installer en Suisse. Et je travaillais avec les équipes Suisse, un petit peu d'Allemagne, Sud-Allemagne et Autriche. Ok. Si on fait un parallèle, parce que là, on a parlé de toute cette évolution. Et en parallèle, rapidement, mais niveau sportif ou culture outdoor, est-ce que tu avais à ce moment-là, tu étais vraiment à fond dans le taf et il y avait que ça qui comptait ? Ou tu avais quand même des activités sportives ou des petits séjours outdoor ou des choses comme ça ?
Ouais, après la prépa, donc en prépa, j'ai pris 10, 20, 20 kilos quasiment. Donc, je me suis rapproché des 120 kilos, des 110 kilos pardon. Waouh ! Ouais, donc ça commence à être costaud. Ouais, bien gros, bien gros. Franchement, je me sentais vraiment pas bien. Donc, quand je suis arrivé en école, bon, j'ai perdu du poids. J'ai repris, pas vraiment le sport, mais plus des activités outdoor, genre rando, tu vois. J'ai pas mal de marche. Après, énormément, mais un peu de marche, tu vois. En fait, j'ai vraiment eu du mal à tourner la page du judo. J'ai essayé d'y revenir, tu vois. Quand j'étais au Canada, mon entraîneur de Marseille, là, du groupe France, je l'avais revu et il m'avait dit, bah écoute, si tu vas au Canada, va dans ce club.
Il m'a effilé l'adresse du club et tu demandes ce mec, tu vois. Tu demandes l'entraîneur qui s'appelait Nicolas Guille. C'est un bon prénom, ça. Ouais. Et donc, bon, je te partage l'anecdote rapidement. Au Canada, j'arrive au Canada, je m'installe, j'avais amené mon kimono. Quelques semaines après que je suis arrivé, je vais dans le fameux club. Et en fait, s'il y en a qui ont déjà regardé le judo, les compétitions internationales, t'as un judoka en kimono blanc et un judoka en kimono bleu. Ouais. Voilà, tout le temps. Avec les dossards cousus dans le dos. Ouais. FRA pour la France, voilà. J'arrive dans le dojo et là, je bug un peu, je vois des kimono bleus et blancs partout, tu vois.
Et avec des dossards CAN Canada. Ah ouais, que la team Canada en fait. Ouais, en fait, je ne dis pas que c'est la team. Parce que tu peux avoir des... Parfois, tu vois, tu peux être sélectionné une fois par l'équipe de France, enfin ton équipe nationale et t'as quand même le kimono, tu vois. Donc je me dis, ah ouais, putain, les mecs, gros niveau là quand même. Ouais, t'es très élec. J'ai l'impression, tu vois, je suis impressionné. Je monte sur le tatami et tout, on se présente et j'avais pas refait de sport depuis trois ans, tu vois. J'étais encore en surpoids. Et là, échauffement. Alors déjà, l'entraîneur, avant même l'échauffement, l'entraîneur, il arrive, il me serre la main.
Le mec, pourtant j'ai des grosses mains, tu vois. Le mec, un ours. Il te casse les doigts. Un ours. Et en fait, je capte en voyant sa tête, son nom ne m'avait pas parlé, mais en voyant sa tête, je capte, c'était un des adversaires, genre un peu la bête noire. Enfin, sa bête noire à ce mec, c'était David Douillet. Ah ouais. Donc le mec, c'était un adversaire de David Douillet. Et puis c'était un poids loin en plus. Ouais, voilà. Donc là, je me dis, ah ouais, ok. Ah le petit français. Gros niveau, tu vois. On fait une attaque, l'échauffement, je vomis avant la fin de l'échauffement, tu vois. Ah ouais. Ouais. Ouais, ouais. Et puis là, je me dis, ok, là, très très très très chaud.
Et en fait, je me fais latter par des mecs qui sont trois catégories de points en dessous de moi, tu vois. Et donc, je finis par poser quelques questions. Et en fait, je capte que c'est le club de la côte Est du Canada. C'est le club de l'équipe nationale du Canada, mais sur la côte Est. Et qu'en fait, les mecs, ils étaient en pleine prépa des JO de Londres. C'est bien pour un retour. C'est calme. Donc là, on était en demi-nouche, tu vois. Donc, un an plus tard, pile poil, ils étaient aux JO de Londres, les mecs. Et donc, en fait, je me suis fait absolument fumer. Au judo, tu vois, il y a un gros enjeu, c'est la prise de garde. Donc, c'est où tu mets tes mains sur le kimono.
Et donc, de l'autre côté, le mec, il veut te faire lâcher les mains. Et donc, pour faire lâcher les mains, il n'y a pas tant de solutions. Tu tires un coup sec fort. Sauf que le kimono, c'est du coton. Enfin, c'est très très dur. C'est hyper épais, ouais. Hyper épais, ouais. Et donc, ça râpe les doigts, tu vois. Donc, quand tu fais beaucoup de judo, tu as le bout des doigts un peu corné, tu vois, avec une peau épaisse. Ouais, mais trois ans sans. Ouais. En fait, tu le perds, ça. Donc, j'avais genre le bout des doigts en sang, les pieds fracassés. Enfin, voilà. Horrible, tu vois. Horrible. Donc, j'ai arrêté. Ça m'a un peu dégoûté. Surtout quand tu as fait un truc à un niveau et puis que tu te rends compte que tu es genre
20 étages en dessous. Ça fait un peu mal, tu vois, l'ego. Ouais, ouais. Puis même en termes de sensations. Et tu n'as pas le temps matériel aussi de te dire, je vais revenir à ce niveau-là, Ouais, exactement. T'as un job, t'as un truc. Donc, j'ai arrêté. Et il n'y a pas vraiment de sport qui a remplacé le judo pendant longtemps. Je faisais un peu de marche, mais vraiment occasionnellement. Et c'est à Paris que j'ai trouvé autre chose. En fait, c'est un copain qui, pendant un week-end en Bretagne, me parle d'une course qui s'appelle la Saint-Élion. Oh non. Quelle folie. Et j'avais jamais couru un D-Born de ma vie, tu vois. Ah, mais c'est bien la Saint-Élion pour commencer du coup.
Voilà. Et donc, il me parle de ça. Et euh... Et euh... Alors, je te dis peut-être des bêtises. Je... C'était au moment où je cours la plus longue distance de ma vie. C'est un... En tout cas en course. Et même tout court, je pense. C'est un 10 km. C'est le 10 km de l'équipe à Paris. Ah yes, ouais. Ouais. Voilà. Et donc, je fais ça. Et je me dis putain, j'ai fait un 10 km. Putain, c'était long et tout. J'ai jamais fait ça. Et dans la foulée ou juste avant, je sais plus trop, mais vraiment à la même période, il me parle de la Saint-Élion, tu vois. Il me dit, ah mais t'aimerais bien, c'est un truc un peu genre Warrior, c'est la nuit et tout. C'est trop bien. Voilà. Il me dit ça, tu vois.
Et je me dis, bah vas-y, allez go, je m'inscris, tu vois. Et donc, je m'inscris. Et là, flip total. Je me dis, putain, attends. Je me suis fait 100 kg. Je me suis inscrit à un 73 bornes de nuit. J'ai jamais fait ça de ma vie. Je ne suis pas entraîné. J'ai aucune idée de comment faire. Et en fait, ça a été un peu le coup de pied dans la discipline, tu vois. Pendant trois mois de septembre à décembre, je me suis entraîné comme un chien. 5-6 fois par semaine. Enfin, j'ai pris un plan d'entraînement, tu vois. Je l'ai suivi à la lettre. Mais vraiment en mode discipline du judo, tu vois. Si on peut juste rajouter pour les gens qui ne connaissent pas la Saint-Élion, c'est quand
même une des courses les plus horribles qu'on puisse faire. Ça se fait en pleine nuit, début décembre. Alors, je crois qu'il n'y a pas une édition où il a fait beau. En règle générale, il pleut des cordes. Il y a beaucoup de vent. S'il ne pleut pas, il neige. La moitié du parcours, c'est de la patinoire. La deuxième moitié, c'est Verdun. Et le départ se fait à minuit de Saint-Étienne pour une arrivée de nombreuses heures plus tard à Lyon. Je referme la parenthèse juste pour donner un peu le contexte. C'est ça la Saint-Élion. Donc, voilà, tu vois, je retombe. Et en fait, c'est ça qui m'a plu. C'est que je retombe dans mon mindset sport de haut niveau. J'ai un plan, je m'y tiens genre à la lettre, tu vois, rigueur.
Je me lève, je me lève les matins. Je pars courir à la frontale. Il n'y a personne. J'ai l'impression que la journée m'appartient, tu vois, parce que je me lève avant tout le monde. Je vois des progrès très rapides. Forcément, quand tu démarres de zéro, voilà, c'est facile de voir des progrès. Et je fais cette course et je me régale, tu vois. Et là, c'est là où, du coup, il y a un sport qui a remplacé le judo. Même si je n'avais absolument pas le gabarit, puisque 1m91, 96, 98 kg, tu vois. Je me mets à la course à pied. Et putain, j'ai la voix qui part en vrai, là, ça y est. Et peu de temps après, au triathlon, tu vois. Donc voilà, et au trail. Donc c'est là où, après les 20 ans, c'est là où, je dirais vers mes 24, 25 ans, 25 ans,
c'est là où j'ai enfin tourné la page du judo, que j'ai arrêté beaucoup à 17. Donc tu vois, long quand même, 6 ans. Ouais, mais c'est marrant parce que dans ce que tu dis, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui courent ou qui font du tri, qui vont s'y retrouver, où tu as fait du sport à très bon niveau. Soit il y a eu blessures, soit il y a eu études, soit il y a eu un peu les deux. Et puis, on se recherche un peu pendant des années. Et en fait, il y en a beaucoup. La course à pied au début, c'est effectivement pour le poids, pour se dire, ah bah merde, j'avais des tablettes quand j'avais 18 ans. Aujourd'hui, je me sens plus beau dans la glace et tout, je me remets au sport.
Et tu as ce côté aussi où danser sport d'endurance, je parle vraiment pour les anciens sportifs de haut niveau. Pour progresser dans ces sports d'endurance, ça demande une rigueur, une discipline, un entraînement constant et hyper régulier. Et en fait, en étant le plus amateur des amateurs, parce que avant de refaire des temps, sachant que toi, tu as perdu 20 ans dans d'autres disciplines et qu'il y a des gars qui font de l'athlée depuis 4 ans, depuis qu'ils ont 4 ans, eux, ils sont déjà super forts, ils sont en place et tout. Mais tu retrouves quelque part ce rythme du sport très, très, très régulier. Et je trouve que c'est même plus un palliatif, mais ça redevient un mode de vie en fait. Et je pense qu'il y a beaucoup de gens, et notamment le parallèle avec Apple, mais au départ de ce type de course, on retrouve énormément de gens qui ont des postes à responsabilité, qui ont des statuts de cadre, etc. et qui retrouvent dans ce sport-là ce qu'ils avaient mis dans le sport jeune
ou qui trouvent un équilibre entre leur discipline pro, qui demande de la rigueur, de la discipline, etc. et une sorte d'exutoire, mais dans le côté vraiment positif du terme, où finalement, tu peux aller te déglinguer contre tes potes, ou même faire des courses en interne, en entreprise et tout. Il y a un aspect compétition qui est hyper sain. Je trouve qu'il y a vraiment ce truc qui se recrée en fait. Et je pense que la majorité des gens qui courent, ils commencent entre 25 et 30 ans. C'est vraiment un sport de maturité.
En tout cas, mon expérience, ça a été à peu près ça aussi. Ok. Du coup, tu me fais la super transition. Alors, le triathlon, juste pour resituer, parce que, encore une fois, je te connais un petit peu maintenant. Donc, tu as eu un gros accident en t'entraînant en vélo en Suisse, avec tout ce que ça peut créer psychologiquement, etc. Et à très court terme, on voit quelque chose de terrible. À plus long terme, on voit quelque chose qui finalement t'a façonné et t'a emmené vers d'autres choses. Et au-delà de tout ça, et je suis content que tu aies abordé la course, parce que c'était la dernière question, entre guillemets, de la première partie. Tu as dit il n'y a pas longtemps que la PTL t'avait transporté aux confins du mental.
Alors là, je mets des guillemets, parce que là, j'ai beaucoup pensé à toi en écrivant ça. Un peu en mode fredon dans le mordor. Et du coup, comment c'était ce confin du mental ? Rapidement, en quelques mots.
Donc, la PTL, s'il y en a qui ne connaissent pas, c'est... Oh la vache, attends, je vais la refaire là. Je vais le faire. Je reviens, je reviens. Ouais, vas-y, je te laisse le faire, je vais boire un verre d'eau. Vas-y, vas-y. En fait, la PTL, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la Petite Trott à Léon. C'est une course de l'UTMB qui... Je ne sais pas si on peut dire une course, parce qu'il n'y a pas de classement réel. Et c'est une course qui fait plus de 300 km, avec un dénivelé positif qui doit être de l'ordre de 20 000 mètres. Enfin, quelque chose de monstrueux. Et en fait, c'est une course qui se fait par équipe de 3 personnes. 2 ou 3, oui. 2 ou 3, oui.
2 ou 3. Et il n'y a pas de balisage. Il n'y a pas de ravitaillement. Je crois qu'on a des tickets pour aller dans certains refuges et certains endroits, mais il n'y a pas de ravitaillement fixe. Il y a très peu de staff autour. Donc, c'est vraiment la course, disons, moyenne montagne, avec des passages très, très, très alpins, où on a le casque, on peut avoir les crampons, enfin, on peut avoir pas mal de matériel d'alpi quand même. Donc, c'est extrêmement difficile. Et il y a très, très peu de sommeil, parce qu'on reste quand même dans un mode où on avance. Et je vais te laisser dire combien de temps tu as dormi sur tes 5 ou 6 jours de course. Et ce fameux confin du mental pour faire la transition.
Donc, le départ est le lundi à 8h30 et la barrière horaire, c'est 152 heures. Donc, ça veut dire dimanche à 15h, un truc comme ça. Ouais. Et nous, on est arrivés, donc il n'y a pas vraiment de classement, mais on sait l'ordre d'arrivée des équipes. Donc, nous, on est arrivés 27e sur 101 équipes au départ. C'est énorme. 58% d'abandon. Et nous, on est arrivés à 12h30 le dimanche. Donc, 148, si j'ai bonne mémoire. 148. Et entre les deux, alors c'est toujours difficile à dire, mais en tout cas, j'étais en position allongée sur un matelas ou un lit pendant 5h30. C'est inimaginable. C'est inimaginable. Voilà, en cumulé. C'est inimaginable. Donc, ça ne fait pas beaucoup.
Et le confin du mental, ouais, parce que moi, je n'avais jamais vécu une expérience comme ça. Et en fait, le facteur sommeil, il est déterminant parce que tu rentres dans un mode où il n'y a pas que la fatigue physique ou enfin, c'est bien plus que de la fatigue physique. En réalité, la fatigue physique, au bout de, je dirais, le mercredi, tu vois, donc peut-être 48h, ton corps s'habitue un peu à l'effort. Tu rentres dans une routine. Les muscles sont bien chauds. Tu cales ton rythme pour pas aller trop vite. Donc, en réalité, c'est dur, mais t'es plus à l'agonie, tu vois. T'as passé ce stade physiquement, tu... voilà. C'est dur, mais bon, voilà, ton corps s'est mis dans un rythme.
Par contre, le manque de sommeil et la fatigue nerveuse parce que t'es en activité, je ne sais pas, avant, tu es en activité. Je ne sais pas, 21h par jour, tu vois. Oui, oui, et puis t'avances, mais t'as aussi toute la partie risque à gérer. Enfin, tu passes dans des endroits où 99% de la population n'est pas capable de passer. Tu passes dans des rochers, t'as des cordes fixes, t'as le casque de nuit. Enfin, tu passes dans des endroits de nuit où la moindre erreur, elle est fatale, quoi. Il y a eu un mort la première nuit. Et je ne dis pas ça pour faire en mode, c'est une course de fou. C'est juste que oui, il y a des endroits, en fait, c'est engagé.
Donc, des erreurs peuvent malheureusement être fatales. Et donc, il faut rester lucide en dépit de la fatigue. Et en fait, c'est ça qui était, quand je parle des confins du mental, en tout cas pour moi, il y a des gens qui ont très certainement mieux vécu que moi. C'est ça, en fait, c'est la fatigue extrême sur une période finalement assez longue où tu es en activité tout le temps. Tu ne peux pas, je ne sais pas, à un moment donné, t'asseoir. Tu vois, comme dans un bateau, tu fais une course au large où des fois, tu peux t'asseoir et tu te poses un peu. En fait, là, si tu t'assois, tu n'avances pas. Sauf que si tu n'avances pas, la barrière horaire, elle continue d'avancer et tu te fais éliminer.
Donc, c'est là où c'était vraiment dur. Et surtout, c'est très loin d'être plat. Donc, il y avait 25 ou 26 millimètres de dénivelé. Donc, tu ne peux pas non plus dérouler, te dire, vas-y, je me mets dans ma bulle, on est sur une zone de plat et j'avance. Et tu vois, je mets un pied devant l'autre. Mais mentalement, je suis, enfin, dans ma tête, je suis ailleurs, tu vois. Tu ne peux pas. Tu es tout le temps en train de monter ou de descendre. Et c'est là où c'était vraiment, vraiment, vraiment difficile pour moi, en tout cas. Et puis, tu dois atteindre des niveaux de conscience et finalement d'inconscience. Enfin, tu as un vrai dialogue avec toi-même. Ça doit être...
Oui. C'était très dur. Une chouette expérience avec du recul maintenant, mais très, très, très, très dur. On peut dire que c'est un truc de frappé quand même. Oui, là, oui. Franchement, oui. Là, je n'ai pas de problème à le dire. Ça fait toute la transition. C'est parfait. Du coup, là, on a parlé pas mal de toi. On te connaît vraiment mieux. Sur la façon dont tu as grandi, comment tu t'es construit, les domaines dans lesquels tu étais intervenu en termes de boulot et tout. Je ne voulais pas qu'on mette de chiffres dans cette chose-là parce que pour le coup, je préférais le côté poésie qu'ingénierie de cette histoire. Sur la partie 2, ma première question, c'est pourquoi les frapper et comment on en vient à se dire...
Alors là, maintenant, il y a plus de 200 épisodes enregistrés et diffusés, plus de 500 000 écoutes. Mais comment on en vient à se dire à un moment ? Je vais interviewer des femmes et des hommes qui ont fait des trucs de dingue dans le domaine du dépassement de soi et de la résilience. Pourquoi les frapper ? Parce que là, on était en 2020. Première vague de Covid et c'est extrêmement difficile au boulot pour moi. À ce moment-là, j'ai une grosse équipe, j'ai 80 personnes, il y a des gros enjeux commerciaux, plusieurs dizaines de millions d'euros de chiffre d'affaires à faire grandir. Bref, pas mal de pression et une gestion de toutes les conséquences du Covid, des confinements et tout,
qui me laisse genre sur les rotules. En tant que manager d'équipe, je suis vraiment sur les rotules. Et donc, je trouve très peu d'énergie au boulot. J'arrive un peu à la fin d'un cycle. Ça fait huit ans que je suis chez Apple. Je suis arrivé un peu au bout de ce que moi j'avais envie de vivre. Et la suite me fait plus forcément rêver. OK. Et du coup, à ce moment-là, je prends souvent l'analogie de la bouteille. Moi, je considère que pour être bon au taf, surtout quand tu es un manager, en réalité, ton taf en tant que manager, c'est un peu de distribuer de l'énergie, tu vois, de différentes manières, avec ton enthousiasme, en supportant les gens, en étant à l'écoute.
En faisant mon plan en compétence, enfin il y a tout un… Oui, exactement. Mais en fait, de donner, tu vois. De donner de la tranquillité d'esprit en prenant des problèmes, par exemple, tu vois. Mais bref, de donner. Et en fait, c'est compliqué de donner de l'énergie, d'enlever de l'eau de ta bouteille, quand ta bouteille, elle est à moitié vide dès le matin, tu vois. OK. Et donc, je me suis dit, il faut absolument que je trouve un truc en dehors du boulot, parce que je ne l'ai plus au boulot. Il faut que je trouve quelque chose pour remplir ma bouteille. OK. Et j'écoutais un podcast, à ce moment-là, américain, qui s'appelle Choose the Hard Way. Et donc, ce podcast, je trouve génial.
Il y a des invités qui viennent d'univers assez variés. Ça parle de dépassement, de résilience, de performance. Et je ne trouve pas l'équivalent en français. OK. Et je me dis, putain, c'est dommage qu'il n'y ait pas l'équivalent en français. Mais surtout, ce mec-là, quand il rencontre tous ces gens-là, il doit se prendre une dose d'énergie et d'inspiration de fou. Là, pour le coup, la bouteille, elle se remplit, ouais. Ouais, voilà. Et bien, je me dis, mais en fait, il faut que je fasse ça. Tu vois, je fais d'une pierre deux coups. Il n'y a pas l'équivalent en français. Donc, je vais le faire. Et en plus, ça va me remplir ma bouteille à mort, tu vois. Alors, elle va déborder.
Ouais, carrément. Et là, tu as zéro expérience du podcast. Tu dis, ben, ça me branche. J'y vais. Je me démerde avec le matos que j'ai. En fait, tu vois, j'y pense pendant une rando avec ma femme en Suisse. Parce que le confinement en Suisse, au début, en tout cas, il n'y en avait pas. Donc, voilà, on pouvait faire ce qu'on voulait. Donc, on fait une rando. Et là, je pense à ça, tu vois. Et en fait, pendant la rando, pendant qu'on est en train de marcher, et ma femme, ça l'a fait vriller à chaque fois. Mais bon, malheureusement, je suis comme ça. Pendant la rando, j'ai mon téléphone à la main et je suis en train de lister les noms potentiels du podcast. En mode, tu enregistres dictaphone.
Tiens, je vais interviewer. Non, non, non. Juste, j'ouvre. Ah non, juste le nom du projet. Tu fais un brainstorming. Voilà, c'est ça. Ok. Je me note, je ne sais pas, j'avais genre 10 noms. Des noms anglais, des noms en français. Et je me fais la liste. Et pendant qu'on est en train de randonner, dans un endroit magnifique, au lieu de regarder le paysage, je demande à ma femme, tu vois, je dis, ben ça, qu'est-ce que tu en penses et tout ? Et voilà. Bon, bref. Et dans cette liste, il y a les frappés. Ok. Et ça sonne, tu vois, je me dis, putain, c'est stylé et tout le nom. Ouais. Ça peut être pas mal. Mais c'est pas acté. Ok. Et en fait, ce qui va acter le nom, c'est le logo.
Ouais. C'est con, hein. C'est-à-dire que je rentre de la rando, je rentre de la rando, j'ai aucune idée de comment faire un podcast. Donc, sur le trajet de retour dans le train, boum, je regarde, démarrer son podcast. Qu'est-ce qu'il faut ? Un micro, un site d'enregistrement, un site pour héberger. Et globalement, il faut une couverture, donc une cover de podcast, l'image du podcast, l'illustration, dans un certain format pour Apple Podcast. Et donc, je me dis, bon, vas-y, il faut que je fasse faire une illustration. Et en fait, l'illustration que je fais faire, donc avec le logo actuel, le mouflon qui charge, c'est ça qui va me décider à opter pour les frapper.
Parce qu'il y a cette notion de charge. Ouais, ouais, le choc. Mais à la fois avec une tête hyper solide. Ouais, c'est ça. Un truc cool. Tu te prends, en gros, le mouflon te charge dans le cul, tu prends une impulsion, et il te met en l'imbago. Ouais, il te casse. Pas en l'imbago, mais tu vois. Il te met mal quand même. Le mouflon te charge et c'est l'impulsion qui fait que, boum, t'as un premier pas en avant. Et en fait, le premier pas, c'est le plus dur. Donc, les frapper, c'est ça. Trop bien. T'écoutes les frapper, t'as cette impulsion, cette poussée sur l'épaule sympathique, tu vois, amicale, mais qui te dit, bon, ok, mec, meuf, tu vois, là, faut y aller.
Vas-y, lance-toi. Ah, donc, c'est le coup de tête amical. Ouais, c'est ça, ouais. C'est ça. Trop bien. Je savais pas ça. C'est trop cool. Donc, voilà. Trop bien. Du coup, donc là, aujourd'hui, un peu plus de 200 épisodes, il y a un point commun à tous tes épisodes. Je fais partie des 1% des auditeurs qui l'écoutent régulièrement. Et il y a un point commun et que j'adore parce que, tu vois, il y a des présentateurs comme ça qu'on reconnaît à un truc. Et à chaque fois, quand j'ai commencé à réfléchir à ça, je me disais, qui a un truc comme ça ? Et je me dis, ah, j'ai vu Denis Brognard dans Koh Lanta qui fait, ah ! Et en fait, dans tous tes podcasts, systématiquement, on a des, non, waouh !
Et ça, j'adore parce que c'est hyper sincère, tu vois. Le gars, t'as des invités, ils te disent des choses et tu peux pas faire autre chose. Dans un podcast, comme on voit pas le visage, on voit pas la mâchoire qui se décroche en se disant, mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Et du coup, ça illustre vachement bien à chaque fois les aventures et les gens que tu interviewes. Et encore une fois, je veux dire, on te sent hyper sincère et inspiré. Et tu vois, il y a autant d'auditeurs du podcast que d'inspiration qui se créent chez eux. Et toi, qu'est-ce qui t'inspire et qui est commun à tous tes invités assez rapidement comme ça ? Ouais, c'est le... Pour moi, c'est le passage à l'action. Le passage à l'action.
Le premier pas, tu veux dire ? Enfin, le fameux coup de... Ouais, le fait de se lancer. Et clairement, c'est ce qui fait que le podcast a eu un impact énorme sur ma vie. Ok. Tous mes invités, ils ont des projets, c'est très varié, mais leur pont commun, c'est qu'ils sont passés du rêve à l'exécution. Ils sont rentrés en action. Ils sont rentrés en nœud finalement. Ouais, ouais, parce que très bien souvent, ça en fait partie. Enfin, c'est le passage obligé. Mais le point commun, c'est l'action. Ils sont dans l'action. Ok. C'est marrant parce qu'en fait, le point commun entre tous les frappés, c'est se mettre en action. Et finalement, les frappés, pour toi, c'est aussi se mettre en action.
C'est un peu un mode de vie maintenant. Et là, il y a cette transformation puisque 2024, ça devient ton job à temps plein. Donc finalement, ouais, t'es un peu le frappé, défrappé ou un frappé parmi les frappés. Et encore une fois, ça me fait une transition super parce que j'ai eu la chance d'assister au premier week-end des frappés. Donc, il y a une vraie communauté qui se crée et qui est incroyable. Franchement, ce week-end, il est enfin, on a tous eu et sans mauvais jeu de mots, des étoiles dans les yeux. Au-delà du fait d'aller les voir, c'est énorme. Les souvenirs qui se sont créés et rien que le lien qui s'est créé entre toutes ces personnes, puisqu'on peut le dire, on discute encore entre nous et il y a encore des mots qui passent régulièrement sur le groupe WhatsApp.
Et du coup, on a parlé de toi, tes invités, tes auditeurs. T'as des stats, mais tu les rencontres aussi. Et toi, ça te fait quoi de voir cette émulation qui est partie finalement, là maintenant, on le sait, d'un état d'être post-Covid, d'une idée pendant une rando. Et aujourd'hui, les frappés, en tout cas, moi de ma fenêtre, c'est carrément, c'est un mouvement le truc, tu vois. C'est un, non mais c'est vrai, c'est comme un métronome, c'est devenu un mouvement. C'est à dire que t'as une communauté, t'as 500 000 écoutes, t'as plus de 200 épisodes. T'as des gens qui sont mes, t'as des fans clairement. Et en fait, c'est un tsunami le truc, c'est à dire que ça a commencé par un battement d'aile et aujourd'hui, c'est le premier podcast outdoor français.
Ça, ça te fait quoi de voir ça et comment toi, tu prends cette émulation finalement, parce que je pense que si on reprend la bouteille, ça la remplit bien. Mais comment ça te charge et comment tu arrives à gérer du coup tout ce qui peut passer dans ta tête en disant, je peux faire ça, je peux faire ça, je peux faire ça, je peux faire ça, je peux faire ça. En fait, il faut hyper filtrer pour rester concentré et amener quand même. Et ça aussi, c'est un point commun à tous tes épisodes et à tout ce que tu fais. Une qualité de produit fini qui est vraiment très haut de gamme. Très, très, très content de t'entendre dire que le week-end t'as visiblement bien marqué positivement.
En dépit du bain froid et du réveil matinal. Non, écoute, par rapport à ce que tu dis, moi, je suis forcément très content de chaque fois que j'ai des témoignages de gens qui me disent, je me suis mis à courir. Tu vois, là, bientôt, je vais parler de l'expérience de Alexis, qui est un auditeur qui s'est inscrit à 100 km, qui est sportif, qui fait de l'athlétisme, etc. Mais qui, à force d'entendre des récits de frapper, s'est dit, en fait, peut-être que moi aussi, je peux faire un ultra. Et je pense qu'il attaque la préparation pour faire un sans-borne. Donc, c'est ouf. Quand j'ai des récits comme ça, c'est trop bien.
Le résultat que tu as mentionné, premier podcast outdoor de France, ce n'est pas un objectif que je vise. Je pense que c'est une conséquence. Pour moi, c'est une conséquence. Waouh ! Et là, tu me fais plaisir. Tu me fais trop plaisir. Moi, ce que je vise, c'est exactement ce que tu as dit, en fait. Et on ne s'est pas concerté avant. Donc là, s'il y en a qui ont douté, moi, je n'ai aucune idée de ce que Nico allait me demander. On ne s'est pas concerté. Je ne lui ai pas dit, il faut parler de ça et tout. Tu as parlé de mouvement. Et en fait, ça, c'est mon étoile du Nord. Tu vois, c'est ce que je vise. C'est un peu mon étoile du berger qui me guide. C'est trop cool.
Le mouvement, c'est créer un truc qui me dépasse largement. Et que le podcast devienne, que les frappés deviennent plus qu'un podcast. Que les frappés, ce soit en fait que tu vois le label des frappés, en gros, que ce soit sur le podcast, sur, je ne sais pas, une newsletter, sur un événement. Tu te dises, OK, si je vais là, si je m'expose à ce qu'il y a dans ce podcast, cet événement, etc., je vais en ressortir inspiré et prêt à passer à l'action. Trop cool. Et en fait, et du coup, moi, ça m'incite à produire des choses de qualité et à donner un maximum sans attendre un retour. Tu vois, il n'y a pas de... Tu ne peux pas acheter un... Alors, putain, désolé.
Ça va y aller. Mais tu ne peux pas acheter du contenu des frappés. Tout est dispo gratuitement. Tu peux soutenir le podcast financièrement si tu le souhaites. Mais ça, on pourra le mettre en conclusion. On peut se souvenir via Tipeee aujourd'hui. Pour tous ceux qui écoutent et qui prennent de la dose d'inspiration, je pense que voilà, à partir de vraiment pas grand-chose mensuellement, on peut participer à cette aventure et à pouvoir la faire vivre, à faire vivre Loïc qui nous offre depuis maintenant plusieurs années ces épisodes. Donc, je referme la parenthèse. Peut-être que tu le mettras en description de l'épisode, mais sûrement même. Mais c'est hyper important.
Voilà, les frappés, c'est... Moi, l'objectif, c'est de donner un maximum, de donner des... D'offrir des récits de parcours de vie inspirants, de... En gros, de... De montrer à un maximum de personnes que tout est possible. Evidemment, il y a des contraintes à gérer, etc. Mais que globalement, tout est possible. Et chacun, on a tous en nous, mais vraiment, j'en suis absolument convaincu, un potentiel exceptionnel. Et ce potentiel, il est pour plein de raisons. Bien souvent, dormant. Tu vois, c'est... On a tous le logo des frappés, ce mouflon qui charge, qui est en mouvement, qui est dynamique. On l'a tous en nous. Mais dans la plupart des cas, il dort. Et... Ou il est entravé, tu vois.
Il n'est pas libre de ses mouvements. Et il faut le réveiller. Il faut le réveiller parce que c'est là qu'on se sent vivant. Et mon objectif, c'est d'apporter du contenu de... Qui mette en valeur des gens qui ont osé réveiller, se frapper. Et qui vivent leur vie pleinement. Et je pense que c'est ça, parce que je le fais depuis trois ans et demi. Au moment où on enregistre, tu vois, ça fait trois ans et demi. Quinze mille minutes de contenu audio gratuit. Wow. Plus de mille heures passées à faire des interviews, des montages. Très tôt le matin, très tard le soir, le week-end. À organiser des événements digitaux, en physique, etc. Et c'est la conséquence de tout ça, mais qui est une conséquence...
Enfin, un effet secondaire. C'est qu'aujourd'hui, les frappés, c'est le premier podcast outdoor de France. Et un des podcasts de sport les plus écoutés en France. C'est hyper inspirant. En fait, c'est... Pardon si... Ouais, tu... Non, j'allais dire juste ce que j'ai déjà dit. C'est pas ça l'objectif que je vise. Ouais. Mais c'est hyper intéressant ce que tu viens de dire. On n'est pas là pour parler de mon job. Mais moi, ça résonne absolument. C'est dingue parce que comme tu dis en fait, moi, je peux mettre mes deux mains à couper. Tu m'as dit, c'est une bonne idée, on va faire le podcast. On s'est absolument pas concertés. Tu m'as dit, écoute, vas-y. Le gars, il a jamais fait un podcast.
Il a jamais fait une interview. Vas-y, prépare ton truc et on y va parce qu'on se fait confiance. Et ça, c'est trop bien. Et là, ce que tu viens de dire, ça résonne exactement comme une grosse part de ce que je mets dans mon job au quotidien. C'est-à-dire qu'en fait, et on l'a senti quand tu as répondu à cette question, il y a eu un regain d'énergie au même niveau que quand tu parlais de judo dans tes entretiens. Je suis sûr, quand tu es arrivé à l'école, ta voix s'est recalée et tu as réussi à répondre et à remettre un niveau d'énergie de dingue dans cette réponse. Et en fait, ce qui est génial, et ça, c'est un truc, ça va venir juste peut-être avant la conclusion que j'ai écrite, mais qui vaudra beaucoup plus que ce que j'ai écrit.
C'est-à-dire que ce résultat aujourd'hui, c'est uniquement et simplement une conséquence. C'est-à-dire qu'à aucun moment, on cherche un objectif. À aucun moment, il y a besoin de chercher ce que dans la prep mentale, certains appelleraient la motivation de mettre en mouvement. En fait, c'est uniquement ton identité et l'inspiration que tu as dans ce projet qui fait que tu arrives à ce niveau-là et qui fait que tu arrives à créer ce mouvement. Et ça, je trouve ça hyper intéressant de mettre ça en fin d'épisode. En tout cas, on est même au-delà de la motivation, on est dans l'inspiration. Et du coup, le résultat devient uniquement en fait une simple conséquence.
Et ce qui permet aussi de se dire que dans ce que je vais faire, je vais avoir des ratés, je vais avoir des réussites. Et en fait, peu importe parce que la seule chose qui est importante, c'est qui je suis et qui je vais devenir en le faisant et pas ce que je vais obtenir. Et ça, tu l'as super bien résumé. Et c'est très, très cool parce que c'est vraiment à l'image des frappés et de la façon dont tu bosses et dont tu fais confiance aux gens. Donc, je trouve que c'est... tu ne pouvais pas mieux terminer l'épisode avec cette belle voix que tu as. Et du coup, je... N'est-ce pas ? Ouais, j'en arrive à la... on arrive au bout, tu vois, de ce que j'avais préparé.
Moi, je voulais te remercier pour ta confiance parce que... et c'est la vérité, tu m'as laissé carte blanche à 100%, ce qui est énorme. Tu vois, j'aime bien ton mot là, tu le dis tout le temps, énorme. Ce qui est énorme pour moi parce que je n'ai jamais été présentateur de podcast, je n'ai jamais fait d'interview comme ça. Et pareil, sur le week-end, on peut le dire, tu m'avais fait vachement confiance sur la présentation d'une partie du week-end sans s'étaler sur le domaine. Et voilà, du coup, je te remercie beaucoup pour cet épisode. Je pense qu'au nom de tous les auditeurs, pareil, je t'envoie un énorme merci parce qu'il y en a beaucoup qui ont écouté tous tes invités.
Et depuis ces 200 épisodes, je pense qu'il y en a énormément aussi qui attendaient de se dire, mais qui est Loïc ? Comment il en est arrivé là ? Et qu'est-ce que c'est les frapper pour lui ? Parce que ça, on peut peut-être l'avoir au travers de différents podcasts, mais là, on a vraiment, et on l'a senti au niveau de l'énergie. Il y avait vraiment une super belle réponse. Et du coup, bah écoute, moi, j'ai envie de te rendre les commandes pour conclure en mode drop the mic, tu vois. Et je te laisse finir. Je dis au revoir à toutes et tous. A très bientôt. Un grand merci Loïc. Et continue. Continue parce que c'est hyper inspirant. Eh bien, un énorme merci Nico. C'était un plaisir en dépit de ma voix défoncée. Je suis encore désolé pour tout le monde.
C'était un plaisir de faire cet exercice avec toi. Très, très content que tu aies été partant. Et moi, je suis honoré que l'exercice soit fait avec toi. Donc vraiment, merci. Et puis en conclusion, j'espère que ça aura donné des éclaircissements à pas mal de gens sur mon parcours. C'est une chose, mais surtout sur ce que j'essaie de faire avec les frappés. Et la vache, cette voix. C'est chaud. Mais je crois qu'il est temps de conclure. Mais voilà, je pense que... En tout cas, j'espère que c'est clair pour les gens que l'aventure des frappés, l'objectif, c'est cette idée de mouvement, de passage à l'action. L'immobilisme, c'est la mort. Le mouvement, c'est la vie. Et les frappés, l'idée, c'est ça.
C'est de favoriser la mise en mouvement, de permettre aux gens de se mettre en mouvement. Donc continuez à écouter à mort des épisodes des frappés. Partagez-les autour de vous. Et comme Nico l'a dit un peu plus tôt, il y a plein de manières de soutenir le podcast. Une d'entre elles, c'est aussi de soutenir l'aventure financièrement. Donc vous pouvez le faire sur Tipeee. Le lien est en description. Mais même sans ça, le simple fait de partager un épisode autour de vous, de parler du podcast, de vous abonner, c'est comme ça que le mouvement va prendre de l'ampleur et qu'on va pouvoir continuer à faire passer encore plus de gens, à l'action et à oser se lancer. Donc merci à vous.
Merci à vous. Merci à vous.
Merci à vous.
Merci à vous.
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