Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Mettre un terme à une carrière d'officier pour devenir écrivaine et aventurière, avec Linda Bortoletto
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Linda Bortoletto suivait un route toute tracée. Après des études brillantes, elle se lance dans une carrière d’officier à l’École de l’air, rejoint la Gendarmerie et finalement le ministère des Finances à Bercy. Mariée, dans une situation confortable, Capitaine à seulement 27 ans avec des responsabilités, tous les voyants étaient au vert ✅
En surface seulement.
Parce que Linda sent qu’autre chose l’appelle, qu’une partie d’elle-même sommeille et n’attend qu'à être réveillée. Ce sera un événement malheureux qui va venir lui ouvrir les yeux, brutalement.
Elle n’a que 27 ans, son père décède. 2 ans plus tard, elle quitte tout. Mari, emploi, confort, salaire.
C’est décidé, elle va poursuivre son rêve d’enfant : devenir aventurière et écrivaine. C’est le début de sa nouvelle vie, et quelle vie !
Des confins de la Sibérie 🥶 aux profondes vallées tibétaines 🏔️ en passant par les paysages arides ☀️ 🥵 d’Israël, elle apprend à lâcher prise, à se découvrir et à partager ses expériences, elle qui était pourtant si timide.
Un échange fascinant avec une femme exploratrice de la vie à l’énergie débordante !
Excellente écoute à vous !
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Moi, je crois au langage des lieux. Et à un moment, tu as des lieux qui t'appellent et c'est magnétique, c'est même irrésistible. Et le Kamchatka, dès ce premier voyage, c'est là où j'ai découvert ce côté qui va par-delà les pensées, par-delà la raison, le côté intuitif. Limite une prémonition te dit, c'est là que tu dois aller et tu vas y aller et tu vas vivre un truc extraordinaire.
SPEAKER_01Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs, irrévocables dans vos vies. Linda Bortoletto suivait une route toute tracée. Après des études brillantes, elle se lance dans une carrière d'officier à l'école de l'air, rejoint la gendarmerie et finalement le ministère des finances à Bercy. Mariée dans une situation confortable, capitaine à seulement 27 ans avec des responsabilités, tous les voyants étaient au vert mais en surface seulement. Parce qu'en réalité, Linda sent qu'autre chose l'appelle, qu'une partie d'elle-même sommeil et n'attend qu'à être réveillé ce sera un événement malheureux qui va venir lui ouvrir les yeux brutalement elle n'a que 27 ans son père décède et deux ans plus tard elle quitte tout mari emploi confort salaire c'est décidé elle va poursuivre son rêve d'enfant devenir aventurière et écrivaine c'est le début de sa nouvelle vie et quelle vie des confins de la sibérie aux profondes vallées tibétaines en passant par les paysages arides d'israël elle apprend à lâcher prise à se découvrir et à partager ses expériences et Elle qui était pourtant si timide. Un échange fascinant avec une femme exploratrice de la vie à l'énergie débordante. Excellente écoute à vous. Juste avant ça, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui soutiennent le podcast sur Tipeee. Tipeee, T-I-P-E-E-E, c'est la plateforme de financement participative qui permet à des milliers de créateurs de contenu, comme les podcasteurs, de continuer à travailler en toute indépendance. Si vous souhaitez vous aussi vous engager, c'est à partir de 1€par mois, le lien est en description. Autrement, c'est sur Tipeee, T-I-P-E-E-E, Merci beaucoup. Eh bien, écoute, ravi qu'on puisse prendre le temps de faire cet échange. T'es où, là, du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_01T'es toujours en Italie
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, oui, parce que je pense que j'y serai jusqu'à la fin de l'année, là, jusqu'au décembre 2024. Ah, wow
UNKNOWN!
SPEAKER_00Parce que je me lance... Mon projet, c'était vraiment de traverser toute l'Italie. Mais comme je fais beaucoup de bifurcations, parce qu'il y a tellement de choses à voir, que ma traversée s'allonge
UNKNOWN!
SPEAKER_00mais bon voilà j'aime bien aussi Tu sais, apprendre à prendre le temps, je peux me permettre ça. Là, je me suis vraiment donné un an, donc du coup, c'est
SPEAKER_01génial,
SPEAKER_00quoi.
UNKNOWNWaouh!
SPEAKER_00Et donc là, tu es où
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, je suis dans le sud de l'Italie, dans une ville qui s'appelle Matera, qui est un peu, enfin même complètement, c'est le centre culturel et spirituel du sud de l'Italie, dans une région qui s'appelle la Basilicate, qui n'est pas connue du tout. En gros, pour situer géographiquement, je suis au niveau de
SPEAKER_01la cheville de l'Italie. J'avais prévu le coup, j'ai une carte ouverte sous les yeux. Donc là, je vois Potenza.
SPEAKER_00Oui, au sud de Potenza.
SPEAKER_01Ah, tu es au sud de Potenza.
SPEAKER_00Amatera, c'est une ville extraordinaire parce que l'Italie, c'est ça, c'est chargé en histoire. Tu as 10 000 ans d'histoire sous tes yeux entre les grottes où vivaient nos anciens ancêtres préhistoriques et puis un village creusé dans la pierre dans la roche où les gens vivaient jusque dans les années 60 et aujourd'hui la plupart ça a été restauré en musée en chambre d'hôte en resto et c'est d'une beauté extraordinaire c'est là où a été tournée la passion du Christ parce que tu peux te sentir esthétiquement un peu comme à Jérusalem
SPEAKER_01d'accord
SPEAKER_00c'est des pierres blanches beiges, t'es au bord d'un canyon t'as ces grottes creusées dans la roche c'est vraiment très très beau outre l'histoire qui est extraordinaire
SPEAKER_01ça va être incroyable de finalement de s'accorder du temps pour faire ce genre de vivre ce genre d'expérience donc j'imagine que tu le fais dans le
SPEAKER_00sens sud nord du coup oui c'est ça sachant comme je t'ai dit moi tu sais je navigue beaucoup alors j'ai toujours un axe dans un projet tu sais un objectif après j'utilise beaucoup mon ressenti mon intuition et tu vois là par exemple je suis dit je passe à côté des pouilles le talent d'abord je me suis dit je je peux pas partir d'Italie si j'ai pas vu les pouilles sachant que le Santiero Italia d'habitude les gens zappent cette partie parce que ça fait descendre dans le talon et après il faut prendre un bus ou un train pour remonter c'est pas un problème et du coup ça va être un peu une découverte en zigzag mais globalement du sud vers le
SPEAKER_01nord ok excellent Excellent. Écoute, hâte que tu nous racontes tout ça. En tout cas, bienvenue sur le podcast. C'est juste génial d'accueillir des frappés comme toi en plein milieu d'expéditions, d'aventures, de périples complètement dingues. Bienvenue Linda. Je suis très content aussi de te recevoir parce que figure-toi que pour la petite histoire, je cherchais à préparer la saison estivale du podcast. Il y a un groupe WhatsApp dans lequel il y a plusieurs dizaines, ils sont une cinquantaine, soixante maintenant peut-être des auditeurs et des auditrices fidèles du podcast et je leur pose régulièrement la question qui est-ce que vous aimeriez avoir au micro du podcast et assez rapidement ton nom est sorti, Linda, Linda et en fait c'est là que je me suis rendu compte qu'on avait déjà échangé sur, alors je crois que c'était Insta et je sais pas ce qui s'était passé, c'est moi qui n'étais pas revenu vers toi, donc voilà c'est chose faite, on va pouvoir enfin échanger sur tout ce que tu fais et finalement c'est pas plus mal, parce que comme ça, du coup, on peut faire ça pendant que tu es en train de vivre une nouvelle
SPEAKER_00aventure. Oui,
SPEAKER_01exactement. Donc, traversée de l'Italie à pied sud-nord, tu t'es donné un an. Je ne savais pas, tu l'évoquais un peu plus tôt, il y a un sentier, en fait, qui fait... Tu suis une trace, en fait, une sorte de GR italien
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, exactement. C'est un sentier extraordinaire. Alors, ils en ont parlé il y a 3-4 ans. Il s'appelle le Sentiero Italia. C'est 7000, entre 7000 et 8000 kilomètres de sentiers qui sont tracés à travers toute l'Italie, y compris la Sicile et la Sardaigne. Sentier, c'est une voie haute, donc en fait, ils ont ciblé les montagnes d'Italie. C'est vraiment, ils ont pris la colonne vertébrale montagneuse de l'Italie. L'Italie, c'est ça, c'est des montagnes au centre et les mers de chaque côté. Et donc, c'est un sentier avec beaucoup de dénivelé, évidemment, mais d'une beauté, en tout cas, de ce que j'en ai vu, je jusqu'à aujourd'hui, d'une beauté folle parce que tu découvres une Italie sauvage, des villages isolés, des habitants pour certains qui n'ont jamais vu de touristes, au moins là je parle pour le sud de l'Italie où je suis actuellement, et la gentillesse, l'accueil, la curiosité, l'envie de partage des habitants m'a vraiment interpellée parce que tu vois, moi j'ai surtout voyagé en Asie, Proche-Orient, en Sibérie, dans des régions isolées J'ai eu ça, cet accueil, le fait d'être tourné vers l'autre. Et en fait, je trouve ça là, à côté de chez nous, dans un pays voisin de la France. Ça fait du bien, en fait. Ça fait du bien de voir ça, de ressentir ça.
SPEAKER_01En fait, c'est une sorte de GR20, GR10, mais deux fois plus long. Enfin non, même pas. Le GR10 qui traverse les Pyrénées, c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est 1100 kilomètres,
SPEAKER_00je crois. Je ne sais pas combien de kilomètres. Je
SPEAKER_01crois, il me semble, parce que j'ai ma sœur qui va le faire cet été. Je crois que c'est 1100. là tu me parles de ta dit 7 8000
SPEAKER_00c'est ça oui c'est ça après ça dépend tu es à des déviations là j'ai croisé un jeune italien qui a tout juste 18 ans qu'il a fait quasiment dans la totalité donc il n'a pas fait les pouilles il est parti du nord jusqu'au sud il a fini en sardaigne et en tout il a fait quasiment 7000 km pile donc donc voilà quoi et oui il avait médiatisé ce chemin le sentiment Italia il y a 3-4 ans en disant que c'était le plus long chemin de trekking d'Europe ou du monde, je ne sais plus comment ils avaient dit ça. Mais après, ils n'en ont plus trop fait la promotion, ce qui fait qu'il faut savoir que c'est plus ou moins balisé, sachant que c'est souvent moins que plus. Mais en fait, c'est vraiment extraordinaire parce que tu as très peu de jonctions de routes. Tu es quasiment tout le temps sur des sentiers. Alors après, c'est du sentier au chemin de terre, chemin carrossable, parce que l'Italie est une terre de tradition paysanne, donc tu as beaucoup de tracteurs, etc. Après, tu as du vrai sentier, des petits sentiers de montagne, mais c'est vraiment... Ce qui est fascinant, c'est découvrir cette Italie sauvage, montagneuse, y compris en Sicile, où on a souvent plutôt l'image de la mer, mais cette Italie méconnue, où les traditions sont encore ancrées.
SPEAKER_01c'est incroyable ce que tu partages parce que je suis en train de réaliser j'ai régulièrement des invités qui sont des marcheurs au long cours qui viennent nous parler de grandes randonnées qu'ils ont fait et en fait c'est très régulièrement, pour moi la référence en termes de alors c'est pas une course à la distance mais pour moi le long cours c'est vraiment cette fenêtre que tu t'accordes tu es dans ta découverte à pied de territoire etc et pour moi les références étaient les mythiques CDT PCT et Appalachian Trade donc aux US et en fait je viens de regarder les distances le santé que t'es en train de faire c'est juste deux fois plus long donc c'est incroyable de se dire qu'on a ça effectivement en Europe et qu'on le connait pas en fait c'est dingue et toi tu l'as découvert comment c'est justement via ces reportages il y a 2-3
SPEAKER_00ans alors moi tu sais mes découvertes elles sont toujours elles me tombent un peu du ciel au sens quasiment propre je suis très connectée c'est en plus d'être au grande margeuse, je suis yogini, donc je fais beaucoup de méditation. Et figure-toi que j'étais en Indonésie le 25 décembre, c'est symbolique parce que Italie, terre catholique. Et en fait, ça m'est arrivé en... C'est con, mais en push
UNKNOWN!
SPEAKER_00sur, tu sais, les infos Google. Tu sais, quand tu ouvres ton téléphone, là, t'as les notifications, enfin, pas les notifs, mais t'as les infos qui te sont suggérées par Google. Puis là, je vois« Santiero Italia», plus long, plus long sentier de randonnée d'Europe ou du monde. Enfin, tu sais, les Italiens, ils aiment bien, ils aiment bien randonner à travers le monde, quoi. Et là, je clique sur le truc, et c'est comme ça que je découvre le sentier, le« Santiero Italia», et je me dis, mais c'est dingue
UNKNOWN!
SPEAKER_00Et comme tu dis, c'est un pays voisin, Alors, on connaît beaucoup l'Italie, mais en fait, le truc, c'est que ce sentier me prouve, c'est qu'on croit connaître l'Italie, mais finalement, dans son aspect sauvage, épiculturel et historique, parce qu'ils ont un lien avec l'histoire qui est quand même fou. Chaque village, je te parle de n'importe quel villageois que tu vas croiser, va te parler de l'histoire, de ses origines, d'où vient sa famille. Par exemple, là, je suis sur une terre d'influence grecque qui appartenait à la Grande Grèce à l'époque antique. Il va te parler de Platon, de Socrate, mais le berger du coin, tu vois, je ne te parle pas de l'universitaire. Donc, ça, c'est... J'adore, en fait, tu vois, c'est une exploration multidimensionnelle du paysage, de la nature. Il y a le côté marche aussi, tu vois. Ça me plaît aussi, comme tu dis, on parle souvent des... Le PCT, tu sais, c'est les fameux through hiking, trail. Là, en fait, on en a un qui est moins organisé parce qu'il faut s'organiser dans les logements, etc. Après, l'autre point qui est génial aussi en Italie, c'est que tu poses ta tente n'importe où. Ils n'en ont rien à faire. Il n'y a pas de régulation. Dans la loi, c'est marqué que ce n'est pas autorisé, mais c'est toléré. Mais en réalité, tu dors, mais n'importe où.
SPEAKER_01Ça, c'est cool. Excellent. Mais du coup, si j'ai bien compris, le 25 décembre, tu vois ça et ton trip, il a commencé quand
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quasiment, je crois, un an après, parce que je suis partie en Indonésie, j'ai écrit mon dernier livre sur l'Indonésie. Pour ceux qui nous écoutent, je suis d'origine franco-indonésienne, donc c'est un livre sur mes origines indonésiennes. Et en fait, ce sentier, je l'avais un peu mis de côté, puis à un moment, il m'est revenu en me disant, et je suis quasiment partie, je suis partie en décembre aussi, le 27 décembre, de mémoire, après Noël. D'accord. Et l'idée, C'est un an, les quatre saisons. Tu vois, je fais un peu référence à Vivaldi. J'avais envie de vivre les quatre saisons en Italie. J'ai commencé par l'hiver. Et il ne faut pas, pareil, encore un préjugé, il ne faut pas se dire que j'ai eu du soleil tout le temps. L'hiver a été plutôt rude et froid et enneigé.
SPEAKER_01Parce que tu étais en Sicile,
SPEAKER_00du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00J'étais en Sicile et en Calabre, et donc sur la montagne. Et ouais, j'ai eu des conditions, je vais te dire, j'ai eu des conditions plus rudes. en termes de température pas en termes de chemin parce que le chemin est quand même assez certes il y a du dénivelé mais il est assez simple mais en termes de température j'ai eu des conditions plus rudes ici dans les montagnes du sud de l'Italie que quand j'étais dans la cordillère des Andes en été après j'étais à l'été austral dans la cordillère des Andes mais j'ai pas eu aussi froid sur la cordillère des Andes
SPEAKER_01donc bon voilà quoi faut le savoir excellent et donc de manière générale je suppose que c'est pas la première fois que tu fais ce genre d'aventure comment est-ce que ton histoire avec ce type d'expérience qu'est-ce qui t'a amené à aujourd'hui faire ce type de vivre ce type d'expérience
SPEAKER_00alors j'ai toujours eu un goût pour l'aventure depuis que je suis toute petite sauf que quand t'es petit le métier entre guillemets d'aventurières, d'aventuriers, n'existent pas. Et mon père, alors tu sais, on est toujours plus ou moins influencés par nos parents qui sont nos premiers modèles. Mon père était pilote. Il était pilote dans le civil, pilote d'hélico et d'avion de transport. Et du coup, le premier métier que j'ai choisi, c'était de devenir pilote. Et comme j'avais déjà ce goût un peu pour l'extrême, pour le dépassement, je me suis dit que je voulais devenir pilote de chasse. Et puis, ça collait avec mon goût d'aventure parce que moi, clairement, je me souviens encore quand j'étais au lycée, je ne voulais pas travailler dans un bureau je ne voulais pas un métier routine donc finalement l'armée c'était très bien on avait vraiment cette image d'aventure et puis moi j'étais toujours j'étais fascinée par Indiana Jones mais vraiment la dernière croisade c'est mon film référence quand j'étais petite et puis mon autre film référence alors ça c'est assez drôle c'est avec ce fabuleux Jean-Claude Van Damme qui s'appelle Kickboxing je crois tu sais il y a toujours cet aspect catiniciatique et puis le côté un peu physique tu vois parce que je le dis parce que les auditeurs l'entendront je suis une femme mais j'ai toujours été j'ai toujours été attirée j'ai toujours eu plus ou moins un côté garçon manqué tu vois j'ai joué beaucoup avec les garçons je faisais des sports de mec quand j'étais petite et pour moi l'armée c'était assez naturel tu vois je me suis pas dit qu'en tant que fille ce serait un obstacle d'un l'armée et au contraire ça me plaisait donc du coup c'est ce que j'ai fait j'ai intégré l'école des officiers de l'armée de l'air sauf que en plus de la sélection académique tu as une sélection physique et j'ai une scoliose qui fait quasiment 25 degrés donc j'ai le dos bien tordu et ça m'a rendu inapte au siège éjectable donc inapte au pilotage d'avions de chasse et la médecine militaire étant ce qu'elle est ils m'ont mis inapte au pilotage d'avions de transport, délico, parachute je voulais plus rien faire dans l'armée de l'air j'étais clouée au sol et donc j'ai switché je suis passée en tant qu'officier de gendarmerie parce que pareil il y avait encore ce truc d'action de responsabilité sur le terrain sauf que petit à petit je me rendais compte que la hiérarchie le côté cadré ça me pesait parce qu'on est quand même dans l'armée on peut faire moins cadré que l'armée ce serait pas possible et et puis le voyage aussi parce que moi tu vois je rêvais aussi de voyager et ça clairement je n'avais pas quoi et le déclic c'est la mort de mon père quand j'ai 27 ans parce que j'étais très proche de lui et là tout d'un coup prise de conscience enfin un choc de conscience je dirais et je regarde ma vie tu vois je m'étais mariée entre temps j'avais vraiment j'étais hyper cadré à cette époque là mon ex-mari c'était un saint syrien enfin tu vois j'étais vraiment sur les rails du système mariée à 25 ans, la carrière bien tracée. Et quand mon père meurt, je me dis, mais qu'est-ce que je fous là
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est bien tout ça, tu vois, j'avais un super confort de vie, sauf que je n'étais pas à ma place. Et c'est un malaise profond, tu vois, ce n'est pas juste en me disant je m'ennuie, je savais que cette voie-là n'était pas la mienne. Et donc, bon, quand même deux ans et demi d'introspection, de questionnement et qui se conclut par je largue tout, je démissionne, je divorce et je reviens C'est pour ça que je te parlais de mes premiers rêves. Je reviens finalement à mes premiers rêves en me disant, qu'est-ce que je voulais faire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qu'est-ce qui m'a guidée vers l'armée
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et je reviens à des rêves d'aventure, d'action, de liberté, de voyage, de découverte, de rencontre avec d'autres cultures, parce que pour moi, c'est aussi important de rencontrer l'autre. Et je me dis, je vais faire ça. Et en parallèle, je découvre qu'il y a des gens qui écrivent et qui voyagent. Et apparemment, je dis bien apparemment, ils arrivaient à en vivre. Donc moi, je me suis fait un fantasme parce que c'est beaucoup plus compliqué dans la réalité et je me suis dit, moi ma démarche et c'est comme ça aussi que j'ai réussi à passer les concours parce que j'ai fait une prépa donc c'est challengeant au niveau mental je me suis dit s'il y en a d'autres qui sont arrivés avant moi, je vois pas pourquoi moi je n'y arriverais pas et j'ai toujours eu cet état d'esprit alors des fois j'y arrive pas mais c'est pas grave au moins j'ai essayé mais en prépa je sais que j'ai eu ce déclic mental et c'est ce qui m'a permis de traverser la prépa scientifique assez sereinement en me disant je vais y arriver puisqu'il y en a d'autres qui sont arrivés avant moi et donc c'est comme ça que je me suis dit je vais devenir écrivaine et voyageuse et j'ai tout largué pour faire ça donc voyager et écrire et mon premier grand voyage c'était en 2011 où je suis partie à l'extrême orient de la Sibérie au Kamchatka vivre avec des nomades éleveurs de rennes ensuite j'ai traversé l'Alaska à vélo et puis ensuite j'ai écrit mon premier livre et j'ai enchaîné comme ça depuis 2011, donc ça fait 13 ans maintenant, déjà.
SPEAKER_01Incroyable. Ça a été quoi la réaction de ton entourage quand tu as initié ce changement brutal
UNKNOWN?
SPEAKER_00Incompréhension totale. Ah bon
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ouais, et tu vois, ton podcast s'appelle Les Frappés, mais on me disait, mot pour mot, Linda a pété un câble, Linda est devenue complètement folle, Linda est irresponsable de ma famille, ma mère ma mère elle était en crise en plus le divorce et puis je suis une femme donc il y a quand même aussi ce truc d'une femme il faut avoir des enfants, il faut fonder une famille donc c'est quand est-ce que tu vas avoir des enfants, mes copines mes deux meilleures amies, on se connait depuis que j'ai 12 ans elles ont rien vu venir un soir, on fait une soirée ensemble bien arrosée et je leur balance comme ça, je fais bon bah les filles je dis et je vais bientôt démissionner. Et là, elle tombe des nues. Elle dit, mais ce n'est pas vrai. On pensait que tout allait bien dans ta vie. Parce qu'en fait, aussi à l'époque, j'étais quelqu'un qui ne montrait absolument pas ses émotions. Je m'étais un peu construite une armure. Et tout ce travail-là, je l'ai fait de questionnement, d'introspection. Je l'ai fait toute seule dans mon coin. Alors, ça a été très dur. Les insomnies, je ne te raconte pas. En plus, le deuil de mon père a encaissé. Ce n'est pas rien de perdre un de ses parents. Et Et donc, oui, ça a été déjà mon propre effondrement. Mais les gens, en fait, aussi n'ont pas compris pourquoi je faisais ça. Ils étaient persuadés que j'avais pété un câble, que je foutais en l'air et mon mariage et une super carrière. Et ce qui est drôle, c'est que tu vois, après, avec les années et même les camarades de promotion, tu sais, dans l'armée, on est assez proches. Et... Et il y en a qui pensaient que je n'allais pas réussir, etc. Après, tu sais, tu as toujours ça quand on se lance dans des trucs un peu originaux. Et maintenant, ils reviennent en me disant comment j'ai fait. Ils sont intéressés par mon parcours. Donc, c'est
SPEAKER_01drôle. Ça t'a fait douter ces
SPEAKER_00réactions autour de toi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, pas du tout. Parce que je crois que j'ai toujours été une grande solitaire et très peu influençable par les par ce que pensent les autres. Et ça, je me suis rendu compte, je ne m'en étais pas rendu compte avant, je me suis rendu compte que c'était une très grande force d'être têtu et d'être obstinée. D'ailleurs, ma mère, quand j'étais petite, elle me disait toujours« t'es têtu comme une mule». Mon père, il disait, alors ça va être très brut, il me disait« putain, quand t'as une idée dans la tête, tu l'as pas dans le cul». Et donc, déjà petite, j'étais comme ça, obstinée. pour autant ça veut pas dire que j'ai pas un côté raisonné ou après il y a la capacité de construire un projet ou j'analyse aussi tu vois il y a pas que le côté impulsif il y a aussi ce côté où je sais je sais où je vais je sais pourquoi je le fais mais quand je veux faire quelque chose effectivement je le fais c'est rare que je renonce
SPEAKER_01et donc tes débuts tu avais tu voyais autour de toi qu'il y avait des gens qui arrivaient à être écrivains aventuriers professionnelle on va dire entre ce que tu imaginais qui était faisable et la réalité en tout cas on va dire dans les premiers temps qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce qui a été surprenant pour toi, inattendu dans le positif ou dans le moins positif d'ailleurs
SPEAKER_00alors dans les difficultés parce que avant de pouvoir trouver un équilibre financier ça m'a pris quand même plusieurs années l'avantage que j'ai, ça c'est important de le préciser parce que tu as toujours cet aspect financier dont on parle peu mais qui est essentiel comme j'avais travaillé pendant 10 ans donc c'était quand même 10 ans de carrière, j'avais mis de l'argent de côté, j'avais de l'argent de côté, ce qui m'a permis de me lancer, quand bien même je n'avais pas de revenus les premiers mois, voire même les premières années où je suis partie. Et puis, alors intuitivement, je ne sais même pas comment j'ai fait, mais j'ai commencé à trouver du sponsoring. Je crois que j'ai dû voir sur Internet des gens qui avaient trouvé du sponsoring. J'ai trouvé un gros sponsor pour mon premier voyage qui m'a payé la totalité de mon premier voyage en Sibérie et en Alaska. et j'avais même de l'argent qui me restait pour plusieurs mois après donc ça c'était top et après l'autre choix parce que justement cette réalité financière elle est rude en fait moi naïvement je me suis dit bon je vais réussir à donner des conférences assez facilement alors l'écriture ça a pris plus de temps je crois que j'ai mis 3 ans avant d'écrire mon premier livre parce que c'est compliqué quand même de se lancer dans l'écriture mais je m'étais dit je vais me donner des conférences ou des formations et en fait je me suis rendu compte que déjà je savais pas me vendre parce que je venais depuis 18 ans je suis dans un système militaire parce que ma prépa aussi je l'ai faite dans l'armée et tu vois j'avais un salaire qui tombait depuis à partir de 20 ans dès que tu rentres en école d'officier j'ai jamais appris à chercher de l'argent et là tout d'un coup t'arrives je m'étais mise en freelance et je me dis mais combien tu vends comment tu te vends comment tu te présentes comment tu pitches des questions d'un entrepreneur. Et ça, je ne savais pas du tout. Et en plus, de nature, moi, je suis timide. Donc, parler à l'autre, je sais que ça ne s'entend plus aujourd'hui, mais vraiment, je rougis. Enfin, je rougissais, ça m'arrive très rarement maintenant, quasiment plus. Et donc, ça a été ça, tu vois, faire face à une réalité incroyable. gérer d'artistes, d'entrepreneurs, parce que c'est une démarche et artistique et entrepreneuriale. Et puis, surtout, je me suis rendu compte que, tu vois, les écrivains voyageurs un peu connus que je voyais, finalement, ils venaient pas de nulle part. Donc, ils avaient sans doute des connaissances dans le milieu, ils connaissaient les journalistes. Du coup, ça permet, on le sait bien, avoir du média. Ça permet, si tu as du média, ça te permet d'être connu. Donc, c'est plus facile après pour avoir des conférences, pour avoir des financements. Et moi qui venais de nulle part, tu vois, je suis une fille qui a grandi au fin fond de la Picardie, en province. Je ne connaissais pas du tout le milieu parisien. Je me suis rendu compte que le milieu littéraire était étroitement connecté au parisiens et donc tout ça ça a été une réalité assez dur à encaisser parce que tu sais tout à l'heure je te disais que dans mon état d'esprit c'est si les autres l'ont fait je peux le faire sauf qu'il me manquait un paramètre qui quand même assez important en France c'est que bah oui mais si tu connais pas si t'as pas de réseau si tu connais pas forcément des gens d'un certain milieu et bien ce je peux le faire et bien il est vite altéré quoi et c'est c'est dur
UNKNOWN!
SPEAKER_00Ça a été dur de me rendre compte de ça. Surtout que moi, depuis que je suis petite, j'étais dans le sport, dans les concours, dans l'armée. En gros, si tu travailles, si tu travailles, tu travailles dur, à un moment, tu vas avoir les résultats. Tu vas voir ce qui te… Exactement. C'est cette question de mérite qui est aussi taboue en France. Mais en fait, moi, j'ai grandi un peu dans ce système méritocratique, d'autant plus en tant que femme. Et ça, encore une fois… c'est important parce que tu vois on dit des inégalités hommes-femmes mais dans l'armée il n'y a pas contrairement à ce qu'on peut penser il n'y a jamais eu de discrimination parce qu'on est une femme si tu travailles si tu bosses alors non seulement en plus t'es soutenue par les mecs qui sont fiers de toi parce qu'on n'est pas beaucoup de nanas et les mecs sont extraordinaires dans l'armée mais en plus t'es reconnue par ta hiérarchie et tu vas grimper les échelons etc et là je me rends compte d'une autre réalité sociale où quand t'es une femme femmes, quand t'es pas du milieu c'est beaucoup plus
SPEAKER_01dur comment t'as fait pour surmonter ça du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_01parce que tu l'as encore précisé mais aujourd'hui t'es quand même donc t'as écrit 5 livres si je me
SPEAKER_00trompe pas ouais
SPEAKER_01exactement t'es aussi membre de la société des explorateurs français on pourra faire une petite parenthèse là dessus mais qui est quand même en termes de cercle, de réseau je suppose que dans ton milieu c'est quand même ça doit quand même aider ça a été quoi ton chemin pour construire justement ce manque de connexion avec les milieux littéraires parisiens
SPEAKER_00déjà alors après ça c'est une bonne chose tu retrouver l'humilité tu vas se dire bon bah ça va pas être si facile que ça et apprendre du coup du coup ça a été dur ouais ça a été dur c'est un choc quand même après tu peux vite tomber dans dans l'aigreur, tu vois, l'aigreur, la jalousie, et puis ruminer, râler, comme on sait très bien faire en France. Bon, après, ça, ce n'est pas trop mon caractère. Et moi, ce que j'ai fait, tu vois, quand je te disais que j'avais quand même une démarche très rationnelle, j'ai vu l'argent qui me restait sur mon compte et que ça allait être beaucoup plus long que ce que j'avais pensé de pouvoir vivre de ce que je voulais. Et je me suis expatriée en Pologne. Alors, pas du tout pour les plages, comme on pourra le deviner, mais le pays est trois fois moins cher qu'en France. Ok. Donc, je vivais très bien dans une ville secondaire de Pologne pour 900 balles par mois, tout compris logement, resto, enfin, tu vois, sans me priver non plus parce que, voilà, avoir un petit peu de loisirs quand même. Je n'étais pas non plus une vie monastique, pas encore, c'est venu après ça. Et donc, je me suis dit, je ne veux pas être stressée par l'argent. En fait, je ne voulais pas prendre un boulot pour prendre un boulot parce que j'avais, tu vois, j'aurais pu retravailler, m'en lancer dans une carrière, ce n'était pas sale problème mais là je voulais vraiment me donner l'opportunité potentiellement de construire ma vie d'écrivaine et de voyageuse et donc je me suis complètement isolée après je bossais à temps partiel je bossais pour l'alliance française de cette ville de Pologne donc ça me permettait quand même d'avoir un petit peu d'argent c'est là où j'ai commencé à donner des conférences parce que l'alliance française c'est un réseau culturel qui est également en lien avec des entreprises et j'ai commencé à me faire repérer par des entreprises anglo-saxonnes Donc, les premières conférences que j'ai données sont en anglais, à des publics anglo-saxons, américains. Et du coup, je me suis rendu compte que les Américains étaient extrêmement bons dans l'art de la conférence, dans l'art de ce qu'on appelle le storytelling. Moi, j'étais très mauvaise là-dedans. Et du coup, quand je t'ai dit que j'ai appris, en fait, Internet, enfin, merci Internet, parce que du coup, on a accès à beaucoup d'infos. J'ai lu des livres, j'ai regardé... des vidéos YouTube pour mieux, quand je disais tout à l'heure je ne savais pas me vendre, comment apprendre à mieux communiquer pour trouver du sponsoring, du mécénat ouais et puis c'est comme ça que petit à petit, déjà j'ai pris confiance dans ma prise de parole en public parce qu'au départ je peux dire que j'étais ultra mauvaise j'arrivais pas à raconter à donner, enfin pas raconter ce que je faisais mais le dire de façon un peu punchy pour que surtout le public anglo-saxon qui est assez exigeant. Et c'est comme ça que petit à petit, déjà, j'arrivais à vivre. Et j'ai commencé. Et le truc, c'est que je me suis dit, je vais continuer de voyager. Donc, chaque année, je partais entre 3, 4, 5 mois. Donc, tu vois, je travaillais, je repartais. Donc, je suis repartie dans l'Himalaya. Et puis après, en parallèle, j'ai commencé à écrire mon premier livre qui est sorti en 2015, je crois, ou 2015 ou 2016. Donc, tu vois, ça m'a pris quand même 4 ans avant de sortir mon premier livre de réflexion. d'affiner mon écriture et en fait le premier livre j'ai eu de la chance parce que le premier livre alors déjà j'ai trouvé un éditeur ça a été un concours de circonstances c'était un petit éditeur éditeur indépendant qui a eu un coup de coeur pour l'histoire qui a publié mon livre tel quel quoi sans correction et le premier livre il y a eu pas mal de médias parce que mon histoire a intéressé le changement de vie le fait que j'étais une femme et tu vois après ça a été un peu un cercle vertueux ça m'a permis d'avoir une petite visibilité publique qui était quand même là et puis derrière des conférences et puis après aussi je continue à chercher du sponsoring puis j'ai continué à voyager et puis après deuxième livre, troisième livre etc et donc ça s'est construit tu sais c'est brique après brique j'ai construit une vie où aujourd'hui j'arrive à équilibrer tout ça financièrement des fois c'est un peu plus compliqué Et puis en plus, en parallèle, je suis devenue enseignante en yoga, en méditation. J'organise des retraites parce que mes voyages m'ont amenée, m'ont ouvert à la dimension spirituelle. Et clairement, et ça, je m'éclate. Aujourd'hui, en tant qu'enseignante, c'est génial.
SPEAKER_01C'est fascinant de voir, finalement, d'en apprendre un peu plus sur ton parcours, les évolutions, parce que c'est exactement ce que tu disais un peu plus tôt. En fait, quand on ne fait pas l'expérience soi-même de ce genre de transition, on voit le résultat final. On voit un Mike Horn qui part avec son bateau. On voit une Linda qui vit de voyage, etc. On se dit, oh là là, mais incroyable. Et finalement, on n'a peut-être pas le réflexe de faire cet exercice, de dire, OK, mais en fait, ces gens-là, ils sont partis d'un point A pour arriver à un point B. il est au point B, il y a eu plein de choses au milieu et donc c'est ça qu'il faut regarder en fait c'est comment est-ce qu'ils se sont débrouillés pour vivre leur vie et ça me fait un peu penser d'ailleurs je crois que tu avais mis un post sur Instagram la même, oui c'est ça, tu as mis une photo ce que tu vois, donc on te voit sur la plage j'imagine que c'est en Indonésie grand sourire et puis après tu as mis ce que tu ne
SPEAKER_02vois
SPEAKER_01pas à toucher le fond d'ailleurs tu mets à toucher le fond après la mort de son père et agression sexuelle, ça a fait partie des déclics ça
SPEAKER_00cette agression tu vois ouais c'est un autre déclic alors en fait tu vois c'est intéressant que tu poses la question parce que tout à l'heure je disais c'est important tu vois d'être je suis une femme et j'ai toujours été dans des milieux d'hommes en fait si je fais le résumé de ma vie et le truc c'est que et après j'ai énormément de gratitude pour mon père pour ça pareil je m'en suis rendu compte après coup mon père en tant qu'homme d'une ancienne génération parce que tu vois mon père était né en 31 il était assez âgé quand il m'a eu donc tu vois les générations bien machos mon père avait fait la guerre enfin les guerres anciens militaires donc t'imagines c'était pas c'était assez dur à la maison et malgré tout j'étais sa seule fille il a eu trois fils et moi sa seule fille la petite dernière et quand je lui disais que je voulais faire du basket du karaté je partais des heures marcher dans la campagne ou à vélo quand je lui ai dit que je voulais intégrer l'armée il m'a jamais jamais dit bah ouais mais t'es une fille et ça se fait pas et tu vois c'est ultra important quand on parle tu sais les fameuses croyances limitantes pour une nana ça peut être compliqué tu vois quand tu te projettes dans des trucs plutôt masculins ou je dirais pour un homme par exemple qui veut faire de la danse classique c'est un peu le même truc et ça mais vraiment je m'en suis rendu compte parce que je me rends compte que les femmes ont beaucoup de blocages et moi je les ai jamais eu et oui je vais pour revenir à l'agression sexuelle en fait le déclic que j'ai eu c'est que du coup donc je fais l'armée etc je me lance dans l'aventuré et souvent les gens que tu rencontres quand tu voyages c'est des hommes parce que à l'extérieur souvent dans des pays isolés tu vois en sibérie dans l'himalaya en asie c'est des hommes que tu rencontres à l'extérieur les femmes sont l'espace des femmes et plus un espace intérieur qui qui est la maison. Mais je n'ai jamais eu de problème jusqu'en Turquie. Et du coup, je ne me suis jamais dit... En fait, je n'ai jamais vu ma différence en tant que femme. Je sais que ça peut paraître super bizarre. Mais alors, bien sûr, je sais que physiquement, tu vois, par exemple, dans l'armée, on était un peu moins fortes en course à pied. Quoique, on pouvait être plus fortes que certains. Mais physiquement, je savais qu'il y avait une différence. Mais je ne m'étais jamais posée de limite en tant que femme. Et le truc, c'est que... Donc là, la Turquie, c'était 2019. Je traverse c'est la Turquie à pied sur les traces du poète Rumi qui est le poète de l'amour j'aime bien le préciser parce que finalement c'est la mort qui m'attend quasiment parce que du coup j'étais victime de cette agression où clairement je passe enfin agression sexuelle où je passe à deux doigts de la mort puisque le mec m'étrangle plusieurs fois et c'est vraiment un miracle si je peux te parler aujourd'hui j'en suis aussi très consciente de ça quoi et cette agression c'est un déclic au sens où tout d'un coup j'ouvre les yeux sur ma condition de femme et de femmes qui voyagent seules et de ce que ça peut susciter comme réaction parce que tu vois hier là je voyais un gars un anglo-saxon je crois qu'à traverser toute l'afrique en courant et raconte son périple un truc de fou quoi alors il s'est fait piquer sa thune je crois son appareil photo tout ça tu vois un mec globalement c'est ça tu vas te faire après je ne souhaite à personne peut avoir l'agression physique mais globalement tu te fait piquer ton matériel une femme il s'est pas fait violer une femme clairement si elle traverse ainsi je voulais traverser l'afrique en courant je crois que je pense qu'il se passerait ce serait passé en turquie je dis ça c'est pas forcément voyage ça peut arriver n'importe où je veux pas caricaturer sur des pays ça arrive au coin de chez soi ça arrive à paris et ça c'est la réalité d'une femme et tout d'un coup et c'est ça le déclic pour répondre à ta question je me dis waouh ça c'est dingue, tu vois, j'en avais pas conscience à 100% avant, je dis pas que je faisais pas attention vis-à-vis des hommes, c'est pas ça que je dis, j'ai toujours eu une vigilance par rapport aux hommes, mais tout d'un coup, je me dis, bah oui, être une femme qui voyage seule, ou même, tu me diras, ça peut arriver à des nanas, il y a des histoires en Inde, de femmes qui étaient en duo, en binôme, et je me dis, et en fait, tout d'un coup, je me dis, alors bien sûr, il y a ce risque, mais après, tu fois j'ai continué de voyager bon après il y a eu quand même un an de reconstruction de suivi psy etc pour sortir du trauma parce que j'étais traumatisée et en fait aujourd'hui je le fais encore avec plus de fierté en me disant bah non seulement je voyage seule parce que j'aime ça mais en plus c'est un message que je transmets aux jeunes filles en leur disant bah c'est des voies que je trace pour dire bah oui c'est possible et non seulement on doit le faire mais on doit continuer de le faire quand bien même il y a des risques parce que plus les femmes plus les hommes nous verrons faire ça, nous verrons voyager seuls, plus, entre guillemets, ils vont s'habituer, ils vont arrêter de se surprendre et de se dire, bon, une femme qui voyage seule, on va l'agresser, quoi.
UNKNOWNEnfin...
SPEAKER_00Donc, c'est un peu mon côté. Aujourd'hui, oui, c'est ça, le déclic. Je sais que ce n'est pas anodin et c'est un message aussi d'espoir et de force que je veux transmettre aux générations de femmes qui arrivent. Et puis, c'est la mienne aussi. Il n'y
SPEAKER_01a pas d'âge pour voyager. Excellent. Écoute, super inspirant. Je suis absolument convaincu que cet épisode y contribuera. Donc, donc c'est parfait si on si on zoom maintenant sur tes aventures alors il y en a eu enfin tes aventures oui tes aventures tes voyages je sais pas comment tu quel terme tu utilises oh les deux
SPEAKER_00tes expéditions tes voilà mais bon non les voyages les voyages les aventures il y a toujours une part d'aventure donc
SPEAKER_01oui évidemment il y en a eu il y en a eu énormément donc le premier tu disais c'était au Kamchatka donc au au fin fond de la Sibérie oui Le dernier, tu es là sur l'Italie, mais juste avant l'Italie, c'était lequel du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je suis sur ton site en même temps,
SPEAKER_00donc je regarde. En Indonésie. C'était l'Indonésie. Je l'ai mis, oui. Alors là, c'était différent. C'était plus une aventure de remonter aux sources de ma lignée maternelle puisque ma maman est indonésienne. C'était une réconciliation avec Bali et Java parce que les deux îles sont connectées. Ma famille vient
SPEAKER_01de
SPEAKER_00là-bas.
UNKNOWND'accord.
SPEAKER_01Du coup… Comment est-ce que tu sélectionnes, comment est-ce que tu conçois, si tu nous fais découvrir l'envers du décor, comment est-ce qu'elles se montent, ces expéditions, ces voyages
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors là, l'Italie, tu disais que ça t'a un peu tombé dessus, mais par exemple, la première, le Kamchatka, pourquoi le
SPEAKER_00Kamchatka
UNKNOWN?
SPEAKER_00Écoute, à chaque fois et depuis le début, c'est comme ça. Moi, je crois au langage des lieux. Et à un moment, tu as des lieux qui t'appellent et c'est magnétique c'est même irrésistible et le Kamschatka dès ce premier voyage c'est là où j'ai découvert ce côté qui va par-delà les pensées par-delà la raison le côté intuitif limite une prémonition qui te dit c'est là que tu dois aller et tu vas y aller et tu vas vivre un truc extraordinaire et le Kamschatka c'est en regardant une carte tout simplement où tu vois quand là je venais de changer de vie donc c'était assez brutal tu vois mon changement de vie démission, le divorce je venais de perdre mon père j'étais quand même dans un état intérieur c'était assez chaotique en moi à cette époque là et du coup j'avais vraiment envie de faire une sorte de R.A.Z et d'aller dans un endroit complètement à l'opposé de ce que je pouvais connaître et donc tu vois à l'autre bout de la planète et du coup quand je regarde la carte tu vois la Sibérie c'est je sais plus 8 ou 9 fuseaux horaires c'est des espaces ultra sauvages pas de tourisme ou très très peu et le Kamchatka c'est la péninsule qui est tout au bout à droite de la Sibérie pour la situer très visuellement et là cette petite péninsule enfin cette petite péninsule une grosse péninsule c'est plus grand que la France ceci ça m'a interpellé tu vois le nom Kamchatka la plus grande ville du Kamchatka ça s'appelle Petropavlovskamchatsky tu vois que des noms
SPEAKER_02super super bizarres
SPEAKER_00c'est l'exotisme non mais c'est ça et puis derrière je vois la mer de Béring l'Alaska et ce premier projet en fait ces termes m'ont appelé et je te dirais que le projet il s'est imposé à moi en me disant et c'est venu comme ça je vois Kamchatka Alaska mer de Béring et je me dis bah tiens je vais aller j'avais appelé ce projet là de l'extrême à l'extrême de l'extrême orient de la Sibérie Kamchatka à l'extrême occident du continent américain l'Alaska et ça me plaisait tu vois à l'époque j'étais beaucoup plus que maintenant dans ces truc de beaucoup de dépassement tu vois j'étais encore dans une démarche ouais un peu un peu extrême et c'est comme ça que j'ai choisi ce premier projet c'est et ça a été extraordinaire je reconnais c'était fou quoi vivre avec des nomades éleveurs de rennes une tribu de douze personnes qui m'accueillent comme si j'étais l'une des leurs fin très rapidement on a une grande complicité avec ce peuple qui s'appelle et chouchou il y avait un troupeau de 2500 rennes j'ai appris à vivre comme comme eux, en tant que nomades. Chaque jour, tu marches, tu vis sous des tentes. L'eau, c'est l'eau des rivières. Tu fais un feu tous les jours. À l'époque, je n'étais pas végétarienne, mais tu manges de la viande de reine tous les jours. Et puis, le danger des ours en été, le danger des loups en hiver, parce que je suis retournée là-bas en hiver pour vivre l'hiver sibérien à moins 40. Et ouais, ça a été fou. Et à partir de là, tu sais, c'est là où j'ai touché à ce que j'appelle... la magie de la vie c'est à dire que un moment quand il y a un appel profond tu vois c'est pas de l'ordre du oh je ferais bien ça c'est vraiment un truc qui te prend aux tripes et bien les alors tout à l'heure bien sûr je t'ai dit il y a des difficultés il faut beaucoup de persévérance en fait je pense qu'il y a deux éléments qui sont importants la persévérance et se faire confiance quoi avoir confiance en ce qu'on ressent ça aussi c'est compliqué quoi la confiance en soi parce que ça peut prendre des années à l'acquérir et et à un moment les portes s'ouvrent et les choses vont se faire c'est comme quand j'ai trouvé mon premier éditeur c'était un petit éditeur mais certes il était là et puis après j'ai trouvé mon autre éditeur c'était un concours de circonstances les portes s'ouvrent mais effectivement il faut faire preuve de confiance en soi et de persévérance et tous mes voyages ça s'est fait comme ça à un moment c'est des appels intérieurs géographiques ou des livres un livre qui me tombe dessus et tout d'un coup je sens que je dois aller là-bas
SPEAKER_01Fabuleux. Est-ce que tu te rappelles peut-être, parce que le Kamchatka, encore une fois, c'était le premier, donc tu y allais deux fois, c'était été 2011 et il y a 14, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, c'est
SPEAKER_00ça,
SPEAKER_01oui. Est-ce que tu as peut-être un moment en particulier qui t'a marqué ou ça a été un peu ce moment, plutôt t'évoquer ces deux déclics que tu as eus dans ta vie
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que là, tu as eu, peut-être pas un déclic, mais un moment un peu révélation, tu vois, qui s'est imposé à toi et tu t'es dit, non mais c'est sûr, c'est vraiment ça que je veux faire, je ne me suis pas tromper de chemin en
SPEAKER_00train de vivre c'est fabuleux oui oui je me souviens alors le cam chat car en plus tu sais alors bon je vivais l'aventuré le quotidien des nomades j'avais appris à parler russe quelques mois avant donc autant dire que je baraque winnet puisque je ne parlais j'avais un mini dictionnaire parce qu'à l'époque tu vois les smartphones tout ça c'était pas encore trop développé donc d'ailleurs je n'avais pas de smartphone j'avais juste un mini dictionnaire anglais anglais anglais russe que j'avais trouvé à avant de partir et puis donc j'étais prise dans le quotidien et puis à un moment je me souviens donc pour que visualiser un petit peu là-bas c'est ce qu'on appelle la toundra montagneuse donc la toundra c'est il n'y a pas d'arbres c'est des arbres nains c'est des boules aux nains qui arrivent à peu près à hauteur d'épaule il y a énormément de rivières et c'est de l'herbe partout avec du relief montagneux il y avait même encore de la neige en été et on marchait comme ça donc on était dans une rivière dans une zone qui fait à peu près un tiers de la France où il n'y a rien. On était 12 avec 2500 rennes, il n'y a pas de route, il n'y a pas de sentiers même. Des fois, on voit les sentiers des ours. Du coup, il y a les ours. Et puis, tu marches pendant des mois jusqu'à la mer de Bérine parce que le but, c'est d'amener le troupeau de rennes à la mer de Bérine pour qu'ils puissent s'abreuver d'eau salée parce que le sel, c'est bon pour la viande. C'est ultra pragmatique. et ça permet de faire de la bonne graisse et du coup ils peuvent traverser l'hiver sibérien confortablement avec leur bonne graisse, donc voilà le pourquoi de la transimence et tu vois donc on est là et puis à un moment des fois j'étais avec eux et puis à un moment je sais je m'écarte un petit peu de la tribu et je me pose dans l'herbe, il faisait beau et là tu sais je prends du recul par rapport à ma situation et je me visualise tu vois dans ma tête je me visualise sur la carte en me disant quand même t'es à 11 000 km de la France, avec des mecs, donc il y avait neuf hommes et deux femmes, donc une tribu, tu les connaissais pas il y a quelques jours, il y a quelques semaines, tu connais pas la langue, et t'es dans un endroit où il y a rien, c'est la nature à l'état pur, et là, tu vois, j'ai eu une sorte de vertige, et ce vertige me disait, mais en fait, t'es à l'opposé de tout, de tout ce que tu connais, culturellement, de la nature au de tout, et pourtant, t'es bien. J'étais heureuse, j'étais en joie, on n'arrêtait pas de se marrer avec les tchouches. Déjà, j'ai un naturel assez joyeux, mais t'imagines, souvent on parle de la langue, mais le rire, c'est la plus belle chose qui nous unit par-delà les mots. Et j'ai beaucoup ri avec les tchouches, par les gestes, tout ça, ou quand je prononçais mon russe, qui était n'importe quoi, ils se marraient, ça ne voulait rien dire. Et là, je me dis, mais... Ce sentiment de liberté aussi, parce que j'avais tout quitté, j'étais libre. J'étais libre et libre d'être qui je devais devenir, en fait. Et là, je me souviens encore, c'était vertigineux. C'est le vertige de la liberté et le vertige d'être là où tu dois
SPEAKER_01être. Fabuleux, Chinez
UNKNOWN!
SPEAKER_01donc le Kamchatka tu disais c'était pour un premier un premier voyage c'était plutôt t'étais encore un peu peut-être dans cet esprit performance dépassement de soi challenge physique mais relativement peu de temps après je crois tu es tu es partie un
SPEAKER_00an dans
SPEAKER_01l'Himalaya dans l'Himalaya alors avec des non-bouddhistes
SPEAKER_00cette fois alors en fait je suis partie je crois que j'ai dû mettre un an mais je suis partie plusieurs fois et au total j'ai fait un an j'ai fait l'été l'automne et l'hiver chez les non-bouddhistes dans différentes nonneries dans l'Himalaya
SPEAKER_01et ça ça a été quoi l'appel cette fois-ci de ce type de voyage beaucoup plus j'imagine du coup
SPEAKER_00spirituel ouais complètement alors la spiritualité c'est vrai que c'est un autre aspect tu me diras ça m'a déjà rattrapé en Sibérie parce que les Chukch sont de tradition chamanique et j'apprends j'apprends j'apprends, je n'ai pas été initiée au chamanisme, mais je vois leur tradition chamanique, le fait qu'ils croient aux esprits de la nature, je comprends ce qu'est le chamanisme. Et puis même en Alaska, je rencontre un grand sage à l'éhout, on parle déjà beaucoup de spiritualité, de le rapport à la vie, le rapport à la mort aussi, et c'est la mort de mon père surtout qui m'a reconnectée avec, quand je parle de spiritualité, c'est les choses de l'invisible, c'est-à-dire que j'ai senti que mon père me guidait après sa mort mais vraiment je suis sûre qu'il a été là et j'ai commencé j'en avais quand j'étais petite des fois j'avais des rêves un peu bizarres des rêves prémonitoires où je vois des choses dans mes rêves et l'Himalaya ça a été ça j'ai eu une vision, j'ai fait un rêve qui m'a guidée vers l'Himalaya où j'ai vu des montagnes en fait il y avait un grand sage qui était face à moi avec le symbole d'une fleur de lotus et à l'époque je ne connaissais quasiment rien au bouddhisme et à l'hindouisme donc tu vois j'avais pas les symboles en tête et des montagnes et c'était ultra puissant je revenais de Sibérie justement je me souviens j'étais en train de faire une sieste quand c'est arrivé c'était super concret et là je me réveille j'étais sur mon canapé je me disais c'est quoi ce rêve de fou parce qu'il était puissant je savais qu'il y avait quelque chose qui se cachait derrière après le temps a passé et c'est quand j'en reparle à ma mère et là ça a été dingue parce que je savais pas que ma mère elle connaissait les symboles du bouddhisme parce que je savais pas que ma famille a un lien en fait avec le bouddhisme et l'hindouisme tout ça je le savais pas encore à l'époque et c'est ma mère à un moment elle me dit mais c'est chez les bouddhistes ton rêve puis après je fais des recherches sur internet montagne, Himalaya, bouddhisme et je vois que les montagnes de mon rêve ça ressemblait à ce qu'il y avait dans l'Himalaya et c'est comme ça que je vois qu'il y a des nonneries bouddhistes et je me dis bah tiens je vais aller faire un tour par là et je me je sais correspondre à mon truc, tu vois, région isolée, il n'y a rien, pas de tourisme, ou très très peu, 4000 mètres d'altitude, j'ai des grosses fans de montagne aussi, donc du coup, je suis partie là-bas, et j'étais volontaire, je donnais des cours d'anglais aux nonnes, et j'ai fait ça dans plusieurs nonneries, et en tout, du coup, je suis parée, comme en Sibérie, je suis venue une première fois, une deuxième fois, une troisième fois, et en tout, j'ai passé un an, et c'est là où j'ai écrit mon premier livre d'ailleurs, mon premier livre, je l'ai écrit totalement manuscrit, j'étais enfermée par l'hiver dans une vallée qui s'appelle la vallée du Zanskar, tu ne peux plus partir parce que les routes sont bloquées, les rivières, tu ne peux plus les prendre parce que les rivières sont gelées et là, elles étaient un peu dégelées, donc tu ne peux plus sortir de la vallée. Et donc, je me suis retrouvée cinq mois dans une nonnerie, une petite nonnerie bouddhiste. Et à un moment, je me dis, tiens, c'est peut-être le signe que j'écrive mon livre parce qu'elle, elle prie toute la journée, ils ne font que ça, réciter des mantras, prier, les villages, c'est pareil, tout tout est au ralenti, et j'avais deux carnets, et mon premier livre, je l'ai écrit comme ça, dans l'Himalaya, avec les mantras des nonnes, le poêle au milieu, on se chauffait avec les crottes de yaks séchées, c'est comme ça qu'on fait du feu là-bas, parce qu'il y a très peu de bois, voire pas du tout, et mon premier livre, il est né comme ça, en vrai manuscrit, l'ancienne, sans internet, sans rien, que de mes moi.
SPEAKER_01Excellent. Et tu dirais que Qu'est-ce que tu as appris ou découvert à travers ce voyage en particulier, encore une fois, du coup, beaucoup plus spirituel et peut-être isolé, je ne sais pas, mais parce que Kamchatka, ça devait être quand même bien isolé, l'Alaska aussi, tout ce que tu fais, c'est quand même dans des endroits relativement loin de
SPEAKER_00tout. Oui, à l'ailleurs, c'était très isolé aussi. Parce que subi peut-être,
SPEAKER_01justement, par rapport à la neige, c'est-à-dire que là, tu n'avais pas le choix, tu étais vraiment dans ta vallée pour ces cinq mois-là et tu ne pouvais rien
SPEAKER_00faire. Oui, et après, ce qui était génial, c'est que du coup et puis après bon il y avait toujours ce truc de marche j'ai traversé une partie de l'Himalaya à pied que ce soit en été ou en hiver et on était parti avec deux villageoises parce que t'as le risque des avalanches et puis y'a pas du tout de matériel d'alpinisme donc c'est un peu même c'est un peu un peu fou quoi mais quand j'y pense parce que t'es à 4000 mètres t'as des colles à 5000 mètres et t'es en en comment ça s'appelle les snow boots quoi c'est comme c'est ce que
SPEAKER_01j'avais quoi et eux ils sont et
SPEAKER_00j'ai HM qui peut débarquer en hélicoptère là-bas non non non c'est waouh les villageois c'est là que tu vois qu'ils ont une connaissance extraordinaire du terrain mais en été j'avais traversé une partie de l'Himalaya à pied toute seule et ça ça a été extraordinaire mais en gros à part ça oui la révélation de ce voyage qui me tient jusqu'à aujourd'hui ça a été ma découverte de la méditation en fait c'est là où je commence à poser des questions sur c'est quoi la méditation comment on médite en lien avec le bouddhisme puisque c'est de tradition bouddhiste là bas et puis du coup je commence à méditer alors à l'époque on en parlait un petit peu de la méditation mais pas trop et quand je reviens tu vois entre deux voyages parce que les nonnes sont très peu éduqués et pareil il y avait le problème de la langue ils avaient du mal à m'expliquer ce qu'était la méditation parce que pour eux c'est comme ça tu vois ils Il n'y a pas de cours de méditation quand tu vas là-bas. Et en fait, entre deux voyages, j'avais acheté un livre plus théorique. Tu vois, nous, occidentaux, on a besoin de comprendre sur la méditation. C'est un petit livre qui s'appelle« L'art de méditer» de Mathieu Ricard. Et puis, je suis repartie avec dans l'Himalaya. Et puis du coup, tu vois, pendant que les nonnes récitaient les mantras, moi, je faisais les exercices. Et la méditation a changé beaucoup de choses parce que tout d'un coup, tu comprends Ce n'est pas tant pour le côté, on dit beaucoup, aller mieux. Ce n'est pas ça du tout, la méditation. Pour moi, la méditation, ça m'a permis de m'observer plus précisément, d'observer mes pensées et du coup, de faire preuve encore plus de discernement dans ma vie et de moins être dans la réaction parce que souvent, on réagit aux événements et on ne réfléchit pas trop à nos réactions et être plus... dans la sagesse de l'action.
SPEAKER_01Comment est-ce que tu médites ou en tout cas comment est-ce que tu expliquerais à quelqu'un qui ne médite pas et qui voudrait s'y mettre concrètement les étapes par lesquelles toi tu passes aujourd'hui avec ton expérience pour ces
SPEAKER_00méditations
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors à quelqu'un qui n'a jamais médité déjà oublie la posture parce que rien que ça tenir tu sais on a l'image de méditer en tailleur en position du lotus nous occidentaux qui sommes assis sur des chaises depuis qu'on est tout petit c'est voilà c'est pas possible ou alors des gens qui sont souples de nature mais déjà faut pas se prendre la tête sur la posture prendre une posture où on est bien avec la colonne vertébrale la plus droite possible c'est la seule condition ça peut être très bien assis sur une chaise ou sur un canapé avec les deux pieds au sol pour avoir l'ancrage à la terre fermez les yeux déjà et puis je dirais la méditation la plus simple mais qui est une des plus efficace et qu'on utilise, c'est une voie de l'hindouisme que je suis, qui s'appelle la voie du tantra, qui est la voie de mes ancêtres, écoutez la pause entre chaque respiration. Parce qu'en fait, on se rend compte qu'entre l'inspiration et l'expiration, il y a peut-être une demi-seconde où il y a une pause, ce que j'appelle la pause entre les deux souffles, et vice-versa, entre l'expiration et l'inspiration, il y a une petite pause, il y a un moment de suspension. Et juste observer cette entre les deux souffles là c'est ultra puissant et se dire le dernier point c'est que se dire que bien sûr les pensées elles vont arriver et on peut passer une demi-heure de méditation à penser mais déjà prendre conscience qu'on a pensé c'est déjà de la méditation
SPEAKER_01Et cet exercice, tu le fais, enfin, quelqu'un encore une fois qui débuterait, c'est quoi la durée recommandée, entre guillemets
UNKNOWN?
SPEAKER_01J'imagine que c'est très perso,
SPEAKER_00mais... Ouais, après, c'est pareil, tu sais, tout à l'heure, je parlais de persévérance. Moi, la méditation, la spiritualité, c'est comme je le dis, c'est comme un muscle. De la même manière, tu vois, on ne va pas faire un marathon du jour au lendemain, on commence par courir un quart d'heure, vingt minutes, une demi-heure. La méditation, c'est exactement pareil. Commencez par cinq minutes, dix Faire ça une fois par semaine, après deux fois, trois fois par semaine, puis après 10 minutes, tu passes à 15 minutes, après à une demi-heure. Après, ça dépend de chacun. C'est assez simple. Tu peux faire le test, tu te poses, tu fermes les yeux. Et la première pensée qui te vient, en fait, c'est ce qui te prend la tête en ce moment. Et il y a des fois, il y a beaucoup de choses qui nous prennent la tête. C'est le truc qui va te froisser le plus. Enfin, on en a tous. Et donc, il ne faut pas se juger surtout. Il ne faut pas se dire« je suis nulle, machin». Non, il faut faire ce qu'on peut, quoi.
SPEAKER_01Et ce livre que tu avais acheté, tu le recommandes de Mathieu Ricard pour quelqu'un qui voudrait
SPEAKER_00encore une fois se lancer
UNKNOWN?
SPEAKER_00À l'époque, oui. Parce qu'à l'époque, il y en avait beaucoup moins qu'aujourd'hui. C'était en plus un tout petit livre. Pour moi, c'était génial. Ça pose les bases de la méditation. Je ne sais plus s'il donnait des techniques. Mais oui, sans doute. En fait, ça te permet de comprendre comment ton esprit fonctionne. On ne nous apprend pas ça. Le fait que tu es capable d'observer tes pensées Mais rien que ça. C'est ça. Tu fermes les yeux et tu observes tes pensées. Tu as souvent la métaphore. C'est comme des nuages qui passent. Tu les laisses venir, mais aussi tu les laisses passer. Et c'est ça la méditation.
SPEAKER_01Tu m'as donné envie de m'y plonger, de regarder un peu plus, de me renseigner, de tester. Depuis le Kamchatka, tu as effectué beaucoup de voyages. On n'en a pas parlé, mais tu es allé en Alaska. Tu as fait 1200 kilomètres à vélo juste avant l'hiver en Alaska. Donc Zanskar, on en a parlé un an au total avec les non-bouddhistes. Tu as couru et fait du vélo sur 1600 kilomètres au Kyrgyzstan. Tu as On a fait 3500 kilomètres de vélo au Tibet, des marathons en France, 1000 kilomètres en Israël, le Chili pendant trois mois. Enfin bon, bref, il y a eu énormément de choses. Tu dirais, et aujourd'hui l'Italie qui sera finie à priori d'ici la fin de l'année si tu ne fais pas trop de détours. Je dirais qu'aujourd'hui, la Linda d'aujourd'hui, en quoi est-ce que tu es différente dans ton approche de tous ces voyages par rapport à qui tu étais à la veille de partir pour le Kamchatka
UNKNOWN?
SPEAKER_00En quoi je suis différente
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je dis, c'est compliqué comme question. Non, je crois, tu vois, moi, je suis quelqu'un, je suis très proche de ma joie, en fait. Je me marre tout le temps, y compris des fois dans des situations tragiques, j'arrive à me marrer, quoi. C'est vrai. Je te promets, quoi. Ça ne veut pas dire que je vais bien, mais je vais pouvoir le rire, c'est extraordinaire. Et ça, je l'avais déjà avant. Après, la différence, c'est que je sais que... finalement peut-être je crois je me prenais la tête sur qu'est-ce que je dois faire dans ma vie enfin tu sais on cherche tous un sens à notre vie c'est normal sinon la vie elle peut vite devenir très très absurde mais je dirais que la différence c'est que ce qui compte c'est de vivre c'est tout peu importe c'est d'agir évidemment avec la plus grande justesse par rapport à ce qu'on ressent et surtout il y a un truc que mes expériences m'ont apprise c'est que Ne pas juger si ce qu'on vit est bien ou est pas bien. Parce que oui, bien sûr, on peut se dire, oui, je te parle de mon agression, ça a été compliqué à encaisser, évidemment. Mais à un moment... on n'est pas là pour juger que ce qui nous arrive, c'est génial ou c'est catastrophique. C'est qu'à un moment, il faut juste apprendre de ce qui nous arrive, profiter, enfin, apprendre de ce qui nous arrive de pas très drôle, parce que souvent, les enseignements, on les a dans les épreuves. Profiter de ce qui arrive de bon, de bien, des personnes qui nous aiment parce que ça aussi, on n'en a pas parlé, mais pour moi, c'est très important. Tu vois, je voyage seule quasiment tout le temps, mais je suis en couple et ça c'est aussi intéressant de savoir c'est pas incompatible et c'est ça tu vois je pense que la Linda d'aujourd'hui elle est beaucoup plus ancrée dans la vie au sens où je me prends plus trop la tête tu vois je sais que bien sûr il va encore m'arriver des merdes dans la gueule parce que la vie elle est faite ainsi quoi mais ça fait partie du chemin et j'aime profondément la vie mais clairement d'autant plus parce que j'ai failli la perdre. Je suis une grande amoureuse de la vie.
UNKNOWN»
SPEAKER_01comment alors je rebondis du coup à chaud tout de suite sur ce que tu viens de dire le fait que t'es en couple et que c'est pas incompatible avec une vie d'aventurière d'exploratrice comment ça comment vous le gérez ça en fait si c'est pas indiscret un an en Italie par exemple tu vois qui est pas non plus si loin que ça de la France mais il y a eu quand même pas mal de choses avant où c'était un peu plus
SPEAKER_00oui oui on voyait pas du tout bah l'Italie là c'est plus simple parce que tu vois là il est venu me voir on se fait une semaine juste de pause. Moi, ça me permet de me reposer. Il est à Matera, donc il est venu me voir. Mais sinon, il y a plein de voyages pendant, quand j'étais dans l'Himalaya, 5-6 mois sans se voir. Alors moi, je ne sais pas d'où ça vient, mais c'est vrai que pour moi, je n'ai aucun problème pour maintenir des relations à distance, tu vois, que ce soit en amitié, parce que pour moi, l'amitié, c'est aussi une relation d'amour, sans le côté physique, évidemment, mais je... Mes amis, des fois, je les vois que deux fois par an et j'ai les mêmes amis depuis certaines, ça fait 30 ans qu'on se connaît. Et en amour, c'est pareil, c'est-à-dire que c'est une relation de confiance, parce que je sais que maintenant, il y a les unions, je ne sais plus comment on appelle ça, les unions libres ou les polyamour, je ne sais pas quoi. Non, en fait, nous, on est très fidèles l'un à l'autre, en tout cas de mon côté. Je ne peux pas vérifier de l'autre, mais en tout cas, notre amour, il il est très fort on se fait confiance tu vois lui souvent on dit ça doit être aussi un grand voyageur il voyage beaucoup moins on fait pas du tout les mêmes activités professionnelles lui il est beaucoup plus ancré dans on va dire un truc plus dans la société très social alors que moi je suis plus solitaire mais on a une même vision de la vie on a les mêmes valeurs par rapport à la vie ça je crois que c'est essentiel tu vois on aime prendre du bon on aime profiter de la vie on aime les gens profondément nos valeurs c'est vraiment la loyauté pour nous c'est très important par rapport à l'autre par rapport aux personnes qu'on côtoie et puis tu vois quand je te parlais de la joie cette capacité de rire ça aussi on l'a et c'est vraiment ce qui nous unit la capacité de rire et la première chose c'est de se foutre de notre gueule à nous l'autodérision On a beaucoup d'autodérision. Et ça, du coup, ça se passe bien. Lui, il a appris aussi à vivre tout seul. Il a appris parce qu'il était beaucoup plus... On doit être entouré. Et en fait, il apprécie être seule aussi, donc avoir une vie un peu monastique, tu vois. Bon, après, il y a ses activités professionnelles, mais quand il rentre le soir... Et puis, on a commencé aussi à faire de la méditation ensemble. Donc, tu sais, ça, ça permet aussi de relier le couple à un niveau encore plus profond, de partager le côté spirituel ensemble, de prier ensemble. On fait aussi, bon, ça, c'est côté chamanique, les cérémonies du cacao ensemble. Et c'est con à dire, mais du coup, se relier à un niveau encore plus profond spirituellement et c'est un lien qui est très fort ça fait 12 ans qu'on est ensemble enfin 11 ans
SPEAKER_01ouais ouais Donc, quasiment depuis le début de ta
SPEAKER_00nouvelle vie, en fait. Oui, en fait, je l'ai rencontrée après mon premier grand voyage. Après la Sibérie, l'Alaska. Moi, j'étais très bien seule. Et en fait, c'est comme ça que je l'ai rencontrée. Au moment où je ne voulais pas. D'ailleurs, j'étais très résistante. Non, je suis très bien seule. Je vivais ma vie, tu vois. Je construisais mon projet. Et comme on dit, en fait, l'amour arrive quand on n'attend pas.
UNKNOWNC'est vrai.
SPEAKER_00la cérémonie du cacao c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00ah ça t'intrigue alors là c'est c'est quelque chose que tu trouves originairement donc tu trouves ça en Amérique du Sud c'est une tradition qui nous est transmise par les Aztèques les Toltecs les Mayas et ils ont un cacao qu'ils appellent le cacao sacré cacao de cérémonie donc ça a traversé les générations donc tu le trouves encore. C'est un cacao qui n'est pas traité, il ne rajoute pas de sucre et il est très peu cuit. Ce qui fait qu'il garde ses comment, ces vertus, tu vois, le magnésium, il y a une substance dans le cacao, on le sait, tu vois, quand tu prends du chocolat, mais là, la substance, elle est très élevée, enfin, elle est beaucoup plus élevée proportionnellement, qui s'appelle, j'ai oublié le nom, mais en fait, c'est l'équivalent de l'hormone du bonheur, en fait, c'est un côté un peu euphorique, donc c'est un cacao qui s'appelle, tu tapes sur internet, cacao de cérémonie, donc en général, c'est originaire du Pérou, de l'Équateur, du Guatemala, et maintenant aussi, ils en font à Bali, et la série c'est simple c'est pas du LSD c'est soft attention mais tu prends juste une tasse de cacao pur donc tu peux le mélanger avec du lait végétal parce que le goût est très très fort souvent on dit ah c'est le cacao ça va être bon mais là comme il est pas du tout il est très pur c'est très amer en fait c'est très très amer même la substance c'est un peu visqueux tu vois si tu le dilues pas trop et la cérémonie en fait c'est une cérémonie qui est héritée de ces traditions chamaniques que de faire du tambour, etc. Et en fait, ça te permet de rentrer encore plus profond dans un état méditatif et en connexion avec le cœur. Parce que la vertu du cacao, c'est notamment de se connecter avec le pouvoir du cœur, donc avec ce que tu portes à l'intérieur de toi. Et en fait, tu as beaucoup plus de clarté en méditation. Tu vas beaucoup plus loin, plus facilement en méditation parce que ton corps est beaucoup plus oxygéné. Donc ça, c'est les vertus physiques du cacao Quand tu fais des exercices de respiration en yoga, qu'on appelle pranayama, tu peux retenir ton souffle beaucoup plus longtemps grâce au cacao. C'est extraordinaire. D'accord. C'est soft. C'est très soft. Il ne faut pas s'attendre. Ce n'est pas psychédélique. Mais si tu as déjà fait un travail sur toi, franchement, tu peux avoir… Moi, j'organise dans mes retraites les cérémonies du cacao. Alors, tu peux te connecter aussi à la joie. Des fois, je fais des danses. Et ça peut libérer vraiment des personnes. Moi, j'ai eu des résultats de fou juste par une cérémonie du cacao. C'est vrai
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, avec des stagiaires. C'est super émouvant de voir que quelqu'un qui était enfermé sur lui, qui tout d'un coup peut être reconnecté à la joie parce qu'il y a un blocage qui saute juste en faisant une tasse de cacao, des exercices de respiration et un peu de méditation et danser. C'est
SPEAKER_01fou, quoi
UNKNOWN!
SPEAKER_01et donc d'ailleurs ces retraites depuis quand est-ce que tu fais on dit quoi yogi master
SPEAKER_00ou enfin je je dis enseignante enseignante en yoga alors après moi j'ai pris une branche particulière qui s'appelle le tantra yoga alors je sais quand on dit tantra on pense sexualité mais ce n'est pas du tout ça c'est une branche très ancienne de l'hindouisme et en fait qui est la voix de mes ancêtres et du coup ça m'a permis d'encore plus plus me sentir connectée à cette branche de l'hindouisme, la voix de mes ancêtres indonésiens, je précise. Et donc, j'ai commencé à enseigner. Ah oui, c'est après le Covid. C'est simple, parce que le Covid, tu sais, les premiers confinements qu'on a vécus, on était tous bloqués chez nous. Ça m'a
SPEAKER_01permis... T'es rentrée en France,
SPEAKER_00toi, du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00T'étais bloquée en France
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ouais, ouais, ouais. Je venais juste de rentrer trois jours. Alors que je ne savais pas ce qui se passait, parce que j'étais déconnectée là-bas. Trois jours avant le premier confinement, je suis rentrée Mais t'imagines, je passe des grands espèces. Et puis je rentre et là, à l'annonce de notre cher président confinement, je vais« Oh putain, c'est quoi ce truc
UNKNOWN?
SPEAKER_00» et en fait alors après j'allais bien parce que je venais je rentrais de voyage je me sentais bien et rapidement j'ai switché en me disant comment je peux aider les gens en fait j'ai eu ce déclic à ce moment là pendant le confinement et j'ai commencé à donner des lives gratuits il y avait pas mal de live facebook insta à cette époque là quoi et puis je me suis lancée comme ça tu vois je donnais des lives sur des enseignements spirituels et puis après je me suis dit j'ai envie d'aller plus loin alors à l'époque je faisais déjà beaucoup de méditation et un peu de yoga il y a les postures et du coup j'ai approfondi moi ma connaissance je me suis formée cette fois-ci en tant qu'enseignante parce que c'est quand même une différence en tant que pratiquée et après enseignée donc j'ai profité de toute cette période Covid pour renforcer mes compétences en tant qu'enseignante et donc à chaque fois que je pouvais partir tu sais quand ça se rouvrait les frontières je suis partie en Équateur je suis partie au Népal et je me suis formée donc je suis partie dans un ashram au Népal, me former en tant qu'enseignante pendant un mois et demi. Et puis après, au retour, j'ai commencé à organiser des retraites, des cours en ligne, des ateliers à Paris quand j'y suis. Donc voilà, ça s'est fait comme
SPEAKER_01ça. Génial. Et donc aujourd'hui, ces retraites,
SPEAKER_00elles sont en France
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu fais ça en France
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pour l'instant, je fais ça dans les Pyrénées. J'ai trouvé un super lieu dans les Pyrénées orientales. Donc en général, c'est une semaine où on combine marche méditation et yoga et à la fin
SPEAKER_01il y a la fameuse cérémonie du cacao trop bien et tu fais pas de est-ce que dans ces retraites du coup tu fais je sais pas des sortes de conférences tu vois en petit comité pour ceux qui sont là pour parler de tes voyages parce que j'imagine que c'est très complémentaire tout ça tout ce que tu vis en rencontrant les autres dans des endroits très très différents de la France ouais c'est d'ailleurs un enseignement très
SPEAKER_00riche oui oui mais en fait pour le coup les retraites c'est vrai c'est un espace que j'offre pour les personnes qui viennent. En fait, je ne parle pas de moi. Alors bien sûr, je guide les méditations, je guide les séances de yoga, mais c'est vraiment un espace que je crée pour que les personnes puissent travailler ce qu'elles veulent travailler intérieurement. Et après, bien sûr, je leur dis si vous avez des questions, j'accorde des créneaux après manger. S'il y a quelqu'un qui veut me voir, parler d'un sujet particulier, on en parle. mais il n'y a pas de conférence sur mes voyages c'est vraiment là j'offre mes enseignements c'est un espace aussi que je veux de transformation intérieure même si ça ne dure qu'une semaine mais c'est fou quoi franchement il se passe des trucs de fou dans ces
SPEAKER_01retraites s'il y a des gens qui sont intéressés qui veulent se renseigner je suis sur ton site là je n'arrive pas à trouver où est-ce qu'on peut avoir des infos sur des dates
SPEAKER_00etc en général je Je publie sur les réseaux sociaux. C'est vrai que c'est l'inconvénient. Comme je voyage beaucoup, je ne suis pas que prof de yoga. Je peux avoir un calendrier. En fait, c'est assez inattendu. C'est un moment où je sais que je vais avoir un créneau. Je préviens 5-6 mois à l'avance parce qu'après, il faut que les gens s'organisent. En général, je publie sur les réseaux en disant que j'organise une retraite. Ceux qui veulent venir, vous inscrivez. Sur Insta, en général. j'utilise quasiment
SPEAKER_01plus Facebook donc aujourd'hui j'utilise quasiment que Instagram ok ok bah écoutez s'il y en a qui sont intéressés qui nous écoutent le lien est en description donc allez voir pour le profil Insta de Linda fabuleux punaise on a parlé d'énormément de sujets c'était absolument passionnant peut-être dernière question pour moi parce que j'avais dit un peu plus tôt enfin beaucoup plus tôt qu'on allait l'évoquer tu es membre de la société des explorateurs
SPEAKER_02français Oui, oui,
SPEAKER_01oui. Concrètement, est-ce que tu peux nous présenter dans les grandes lignes en quoi consiste cette société et ce que ça apporte à celles et ceux qui en sont
SPEAKER_00membres
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, je ne pourrais pas faire l'historique de la société, je ne connais pas quand est-ce qu'elle a été créée, mais c'était dans l'idée, ils l'ont créée dans l'idée, c'était les Britanniques qui avaient leur société nationale de géographie et je pense qu'elle en France, donc Société Nationale de Géographie, c'était très prestigieux en Grande-Bretagne. Les grands explorateurs étaient affiliés à ça, étaient sponsorisés aussi par la Société Nationale de Géographie pour faire, à l'époque, des vraies explorations sur des territoires inconnus, pour cartographier des territoires inconnus. Et la France, je pense qu'ils se sont inspirés de ça, pour créer la fameuse Société des Explorateurs Français. Je ne sais pas du tout à quelle époque, peut-être dans les années 50, je dirais 50-60. Et en gros, pour en faire partie c'est un système de parrainage qu'il faut avoir deux personnes qui nous recommande et donc moi j'avais été contacté par l'un d'entre eux qui me disait qu'il me verrait bien là dedans quoi par rapport à ce que j'avais fait déjà et j'avais mis un peu de temps à réfléchir en disant est ce que c'était enfin ce que ça me parlait ce que c'était utile ou pas et puis un an après j'avais recontacté puis du coup j'avais j'avais aussi trouvé une autre personne qui voulait c'était une femme qui me qui voulait me maraîner du coup coup et après qu'est ce que ça apporte donc qui est ce qui est il faut avoir j'ai pas vraiment les critères mais oui être engagé dans le monde de l'aventuré de l'exploration soit alors il ya des scientifiques évidemment qu'ils font de l'exploration au plan scientifique et puis après il ya aussi des profils plus comme moi ou moi je dis pas je dirais pas que je fais de l'exploration c'est plus de l'aventuré tu vois donc c'est possible après il faut que ce soit avéré c'est pas une aventure tu vois il faut quand même en avoir fait plus plusieurs et qu'on soit engagé dans ce milieu d'aventure idéalement d'avoir écrit aussi parce qu'il y a ce côté transmission qui est important et après qu'est-ce que ça apporte donc du coup il y a plein de profils différents il y a peu de femmes évidemment comme d'hab mais bon on arrive mais après qu'est-ce que ça apporte moi je te dirais que personnellement tu parlais de réseau tout à l'heure comme finalement je suis beaucoup en voyage et Et comme j'ai déjà dit, je suis une grande solitaire, mine de rien. Le réseau, c'est quelque chose que je travaille très peu, même si je sais que c'est important. Je suis assez sauvage là-dessus. Et bien sûr, tu vois, ils organisent des conférences régulièrement. Ça permet de rencontrer des personnes et puis de découvrir des projets qui sont juste fous. Mais je n'y vais pas. Je ne suis jamais là. Et après, du coup, moi, personnellement, à part, tu vois, quand je fais des conférences en entreprise, ou de moins en moins, je cherche du mécénat parce que c'est de plus en plus dur. Ça, c'est aussi intéressant. Pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce qu'aujourd'hui, il y a les influenceurs et les entreprises, maintenant, elles vont regarder combien tu as de followers sur
SPEAKER_01Insta.
UNKNOWNAh oui!
SPEAKER_00et si t'as pas et moi alors je commence à avoir une bonne petite communauté mais je suis je crois à 12 000 mais aujourd'hui les entreprises ils cherchent du 50 du 100 000 150 000 et c'est comme ça que le sponsoring marche aujourd'hui c'est compliqué si t'as pas de grosse communauté
SPEAKER_01tu sais c'est un j'ai changé il y a pas si longtemps que ça avec un ancien invité qui est dans le sport qui s'appelle Nahuel Nahuel passera salut Nahuel si tu nous écoutes et on parlait du sponsoring sportif et il me disait en fait la même chose donc lui il a un CV un CV sportif tu vois mais qui est vraiment impressionnant c'est quelqu'un qui fait des ultra trails très très très engagé enfin même des ultra montagnes c'est genre 150 kilomètres 15 000 mètres de dénivelé enfin c'est vraiment voilà il est dans le milieu de l'ultra il est dans le haut du panier et il me disait la même chose qu'en fait il a énormément de mal à trouver des sponsors pour de l'équipement parce qu'en fait aujourd'hui les marques préfèrent envoyer des sacs des vélos etc à
SPEAKER_00des influenceurs oui un mec qui n'a rien fait mais qui a 50 000 ou 100 000 abonnés c'est
SPEAKER_01horrible
SPEAKER_00c'est
SPEAKER_01dommage peut-être qu'on y reviendra ok donc c'est intéressant d'entendre que c'est un peu le même constat que tu fais dans le monde de l'aventure aussi
SPEAKER_00ah bah ouais mais les entreprises ils m'ont dit franchement pour eux c'est une question de rentabilité sur leur image c'est plus rentable, ils ont plus de retours sur leur vente quand ils vont filer je sais pas quel produit à un inférieur ou une influenceuse mais qui fait rien plutôt qu'un mec ou une nana d'ailleurs qui fait vraiment des trucs mais on a pas une grosse communauté parce qu'on a pas le temps de travailler là dessus tout simplement donc du coup pour revenir à la société des explorateurs c'est vrai que c'est une étiquette qui permet d'avoir une légitimité de se dire et c'est vrai qu'en France pour revenir à la tout à l'heure je parlais un peu de cet esprit français l'esprit français c'est que c'est bien d'avoir du réseau et puis c'est bien d'avoir une étiquette oui voilà d'avoir une sorte de statut social enfin tu vois donc voilà ce pourquoi je dirais pas que ça m'aide mais ça me donne un plus d'être à la société des explorateurs français et c'est pour ça que je l'écris et puis je suis un peu fière aussi tu vois et notamment encore pour revenir en tant que femme en me disant bah oui les femmes enfin il faut aussi qu'on parce qu'on est pas moins c'est pas qu'on fait moins de choses c'est qu'on est moins visible et on le voit dans le monde toi tu parlais du monde du sport mais les nanas mais je trouve ça terrible je trouve ça terrible l'absence de visibilité de nanas qui font de trucs de fou
SPEAKER_02quoi
SPEAKER_00et tu vois tu parlais le sponsoring pour les sportives ça doit être ultra dur pour elles alors que quand on veut être sportif de haut niveau pour le coup on doit s'entraîner 6-7 heures par jour on n'a pas le temps de faire autre chose
SPEAKER_01je pourrais te donner tellement d'exemples d'invités de femmes que j'ai reçues qui m'expliquent que dans leur discipline il y a des sponsors pour les hommes mais pas pour les femmes alors qu'elles sont sur les mêmes circuits internationaux et je le partage rarement mais là puisqu'on on en parle, je le fais. Tu parlais des croyances limitantes un peu plus tôt. Toi, tu t'es rendu compte que tu n'as pas grandi avec ce... Enfin, tu n'as pas été influencé par ça dans ton éducation, mais que ce n'est pas le cas de la plupart des femmes. Moi, j'ai un... En fait, j'ai la moitié de mes invités qui sont des femmes sur le podcast. D'accord. C'est super. Et en fait, c'est... Je me rends compte que maintenant, après plus de trois ans de podcast, je dois régulièrement, moi, partir à la recherche d'invités potentiels. femmes alors que ça fait peut-être deux ans que j'ai plus à le faire pour des hommes parce qu'en fait les hommes le contactent eux-mêmes mais vraiment véridique j'ai une liste là j'ai dix invités potentiels hommes et pour les femmes c'est pas le cas c'est jamais le cas en fait et je galère assez régulièrement enfin je galère je galère pas parce qu'il y a plein de femmes qui font des choses extraordinaires mais c'est moi qui dois aller à des marques alors que c'est pas du tout le cas je dis là j'ouvre ma liste ils sont combien ils sont 8, j'ai 8 hommes qui m'ont contacté, prêts à partager leurs histoires sur
SPEAKER_00le podcast, tu vois. Ouais, comme quoi,
SPEAKER_01on est... Il y a peut-être un truc sur, effectivement, sur les croyances limitantes et...
SPEAKER_00Ouais, alors ça, pour le coup, je l'ai aussi, enfin, je l'ai, je te dirais pas par rapport à ce que je fais physiquement, tout ça, mais c'est vrai que quand il s'agit de demander, oh là là, mais les nanas, on est horribles, on saute aux limites, enfin, on est horribles avec nous-mêmes, je veux dire, on ose pas demandé. C'est horrible.
SPEAKER_01mais quel message du coup parce que bon quand on regarde ton parcours de vie puis tu le disais un peu plus tôt voilà à un moment donné tu t'es rendu compte qu'il fallait arrêter de se poser des questions et juste suivre enfin arrêter de cérébraliser et suivre son oui ses études on va dire enfin ce qui t'attire quel message toi peut-être en conclusion tu voudrais faire passer alors aux femmes qui nous écoutent mais de manière générale à toutes celles et ceux qui nous écoutent qui peuvent peut-être tu vois avoir ce frappé qui sommeille en eux qui sont dans un parcours comme toi tu l'as été et qui n'ont pas encore une scie de rupture
SPEAKER_00justement tu vois tu l'as dit c'est qu'à un moment il faut arrêter de se poser les questions il faut y aller mais quand je dis faut y aller c'est ultra concret c'est tu veux partir en Sibérie bah tu te mets sur internet tu commences à regarder les billets d'avion et tu réserves ton billet d'avion rien que ça quoi et une fois que c'est fait et en parler tu vois parce que déjà en parler après attention on va pas forcément avoir le soutien mais dire voilà une fois qu'on a parlé quelque part ça incite aussi à concrétiser les choses quoi quand tu t'es dit, tu vois on a tous plus ou moins les réseaux sociaux quand même, balance ton projet sur les réseaux sociaux et comme ça du coup tu rêves et puis si tu le fais pas c'est pas grave de ne pas se juger, mais ça c'est tellement important, garder l'humilité mais je dirais mais vraiment pour quelqu'un justement comme tu dis qui a ce frappé qui sommeille en lui-même commencer par qu'est-ce que en fait tu vois se dire ok qu'est-ce que je dois faire maintenant qui va commencer à concrétiser mon projet et que j'ai pas fait avant qui fait que j'ai toujours pas réalisé mon
SPEAKER_02rêve
SPEAKER_00parce que alors là je vais faire une parole de vieille pour ceux qui nous écoutent je suis pas si vieille que ça j'ai 42 ans mais bon j'ai passé la phase de 40 est quand même un truc je sais pas quel âge t'as d'ailleurs j'y suis pas encore j'en ai 34 mais j'y suis pas encore profite à fond mais justement c'est ça mon propos c'est putain le temps il passe c'est vraiment une parole de vieux mais c'est la vérité quoi le temps il passe vite tu vois j'ai changé de vie j'avais 30 ans aujourd'hui j'en ai 42 mais j'ai rien vu et je peux pas dire que j'ai rien fait dans ma vie mais il y a des fois je me dis que j'ai pas fait assez t'imagines quoi et que je voudrais en faire encore plus et après attention sans se foutre la pression non plus parce que je suis aussi une partisane prendre son temps savourer la vie quoi avec les personnes qu'on aime parce que ça tu vois je le dis aussi en connaissance de cause j'ai perdu mon père j'étais un petit peu jeune quand même j'avais 27 ans quand les gens qu'on aime sont partis ben voilà c'est trop tard et ça c'est important aussi de se construire un socle de personnes qui nous jugent le moins possible parce qu'il y a toujours eu un peu de jugement mais qui nous soutiennent pour ce qu'on est et ça une fois qu'on a ça voilà il faut y aller c'est tout quoi
SPEAKER_01Fabuleux, et bien écoute un immense merci Linda, je me suis absolument régalé, c'était génial on est parti voyager dans des contrées reculées on a eu une sorte d'initiation rapide à certains rites la cérémonie du
SPEAKER_00cacao
SPEAKER_01le truc cacao frappé tu sais non vraiment merci beaucoup c'était juste génial et très spécial en plus de pouvoir faire cet échange pendant que tu es en train de réaliser ton dernier voyage en date en Italie donc merci beaucoup bonne suite de tes pérégrinations italiennes et puis pourquoi pas une prochaine pour faire le débrief de l'Italie et puis échanger sur la
SPEAKER_00suite merci beaucoup Loïc et puis plein de belles énergies à toi et à tous tes auditeurs des gros
SPEAKER_01bisous merci beaucoup
SPEAKER_02Quel
SPEAKER_01épisode
UNKNOWN!
SPEAKER_01Quel épisode
UNKNOWN!
SPEAKER_01Si comme moi, vous avez pris une énorme dose d'énergie positive en écoutant Linda, pensez à partager cet échange autour de vous à un maximum de personnes. Et de manière générale, si vous appréciez le podcast, pensez à vous abonner, à laisser une note ainsi qu'un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Parlez tout simplement des frappés autour de vous, c'est une excellente manière de donner de la visibilité au podcast. Et enfin, si vous souhaitez soutenir les frappés financièrement, même de manière symbolique, vous pouvez le faire via la plateforme Tipeee. Le lien est en description. Chaque euro aide à prendre en charge une partie des frais de fonctionnement du podcast. Un grand merci pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode dans lequel on va rencontrer un homme qui a traversé l'enfer et qui en est ressorti vivant.