Invité 1 Comment est-ce que l'on fait ? C'est-à-dire que j'ai commencé à faire des vidéos de voyage sans savoir si ça allait marcher, sans savoir si ça allait me plaire, sans savoir si j'allais être bon, ni comment j'allais le faire. Mais je l'ai fait. Et à force de le faire, je suis devenu bon, je suis devenu seul, et j'ai pris goût à ça. Et tu vois, dans ce petit pas de côté sur le point rien sur « tiens, est-ce que je dois tester ce nouveau format de podcast, de trucs, de machin ? », En fait, c'est en le faisant que je le saurais.
Loïc Salut, c'est Loïc. Bienvenue sur Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Chaque semaine, je vous fais découvrir des invités extraordinaires, des femmes et des hommes qui ont osé se lancer et qui se sont donné les moyens d'atteindre leurs objectifs les plus fous. À travers leurs actes, ils nous montrent par l'exemple que tout est possible et qu'on a tous un potentiel exceptionnel, en réalité, un frappé qui sommeille en nous. Eux se sont autorisés à le libérer. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous sur Apple Podcasts, Spotify ou Deezer. Vous pouvez soutenir le podcast en devenant contributeur sur Tipeee, le lien est en description, ce qui vous permettra d'écouter les épisodes en avant-première, de rejoindre les visuos mensuels des frappés ou encore d'accéder à du contenu exclusif. Si vous êtes né dans les années 90 et que vous aimez les voyages hors des sentiers battus, alors il y a de fortes chances que vous connaissiez Alex Vizeo. C'est simple, il a été le tout premier influenceur voyage avant même que le terme n'existe vraiment. Alex, il a fait rêver des millions de personnes au fil de ses vidéos tournées dans le monde entier pendant plus de 10 ans. Mais c'est surtout d'introspection et de voyages personnels dont on a parlé. Alex a vécu un rythme effréné, infernal même, et il y a laissé des plumes. Aujourd'hui, il arrive à mettre des mots sur ce que cette vie de mouvement lui a apporté et ce qu'elle lui a coûté. Un échange passionnant avec un curieux professionnel qui n'en a pas fini d'explorer la vie. Excellente écoute à vous les frappés. Tu es dans quel coin du monde Alex en ce moment ? Amérique centrale, Amérique du Sud ? Je pense que c'est par là-bas déjà ou tu es en France ?
Invité 1 Je viens d'arriver en France. J'ai un petit soir en France après 9 mois en Colombie.
Loïc Excellent. Tu étais Véro en Colombie ? J'étais à Medellin. Medellin, ok. C'est ton camp de base du coup temporairement ?
Invité 1 C'était mon camp de base cette année. Après, je ne sais pas du tout quel sera le prochain ou si je vais y retourner. Ok.
Loïc À l'impro. À l'impro. Eh bien écoute, on va parler de tout ça en intro. Figure-toi que je préparais l'épisode. Je me suis rendu compte d'un truc de fou. Je l'avais complètement oublié. En 2011, 2012, je suis parti en Amérique du Sud pendant 6 mois et je n'avais jamais trop fait de backpacking et voyage en sac à dos. J'étais parti sur YouTube chercher, je pense, parce que je ne me rappelle pas, mais je pense que j'étais parti chercher des vidéos sur des tips sur comment faire sans sac. Et en fait, je me suis rendu compte que la première vidéo que j'ai vu de toi, c'était la deuxième vidéo que tu avais mise en ligne. Comment faire sans sac à dos quand on part en backpacking. Donc voilà, je te le dis 12-13 ans plus tard. Merci. Merci parce qu'il y avait quelques tips qui m'ont bien servi. Tu vois la sacoche ceinture, l'espèce de ceinture où tu peux glisser des papiers. Voilà, exactement. Donc écoute, une décennie plus tard, merci à l'expérience.
Invité 1 C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui m'ont découvert avec celle-là et surtout, ça me fait super plaisir de savoir que ça a pu aider autant de gens. C'est vrai que quand tu te lances là-dedans avec ta personne en entourage, tu as une valise, qu'est-ce que je mets dedans ?
Loïc Ouais, ouais. En tout cas, déjà à l'époque, le challenge avec toi, c'est que tu as eu tellement de vie dans une vie qu'il va falloir qu'on prenne une orientation, sinon on y est pour trois jours. Mais j'avais pensé justement peut-être plus à un épisode sur le why, donc ta raison d'être, le sens que tu trouves dans ce que tu fais, plutôt que le how, qui est le voyage pour toi en l'occurrence. Parce que si on se met à parler de voyage, ouais, encore une fois, on y est pour un petit moment. Mais ouais, si ça te va, plutôt tu vois le cheminement perso que tu as eu au fil des ans, en préparant l'épisode. tu as eu un petit moment de vie sur ton site, ce qui est génial, c'est que tu décris vraiment dans le détail tout ton parcours, tous ces petits changements que tu as opérés au fil de l'eau. Et ça donne un peu une idée finalement. Moi, j'ai eu l'impression qu'il y avait plusieurs phases. Tu vois, une phase jusqu'à ce que tu arrives à la SNCF, une phase la meilleure année de ta life avec ce gros voyage, une grosse phase influence, et puis la phase actuelle. Moi, c'est un peu comme ça que si je devais tout synthétiser, un peu comme ça que je le voyais. Mais je pense que le mieux placé pour en parler, c'est toi. Donc peut-être en intro, Alex, si jamais il y en a qui ne te connaissent pas encore, comment est-ce que tu... Exercices pas facile pour toi. Comment est-ce que tu te présentes ? Comment est-ce que tu expliques ce que tu fais plutôt ?
Invité 1 Très simple. En fait, moi, je suis quelqu'un qui a dit au revoir au métro boulot dodo pour voir à quoi ressemblait la vie quand on s'écoute, et pour vivre une vie qui n'est pas décrite dans des livres, dans des lois ou dans des traditions, mais dans ce que mes tripes me disent, en fait. Et ça m'a amené à devenir influenceur voyage, le premier en France, le premier historique, et du coup dans le classement, vu que j'étais le premier historique. Pendant dix ans, j'ai parcouru le monde, j'ai donné aux gens envie de voyager, c'était ce que j'adorais, voyager et partager cette passion du voyage. Et c'était un outil pour moi pour aider les gens à réaliser leurs rêves. Tu vois, c'était, je pense que le premier step dans la réalisation de ces rêves, voir la vie un peu autrement, c'est de faire un grand voyage parce que tu touches des perspectives que tu pensais pas exister, en fait, en toi et à l'extérieur. Et puis, au bout de dix ans, j'ai eu envie de transmettre un peu tout ce que j'avais appris parce que je voyais des potes qui, souvent quand tu rentres de voyage, t'as envie de lancer ton business, t'as envie de changer de métier. Ils étaient bons dans ce qu'ils faisaient, mais ils n'arrivaient pas à avoir de la visibilité, avoir des clients. Et je dis, mais moi, je peux te fier des conseils, en fait, sur créer du contenu sur les réseaux et attirer des clients et les bons, ceux qui te ressemblent, fédérer une communauté. Et ça fait trois, quatre ans que, du coup, je suis, on va dire, infopreneur, c'est-à-dire que je vends mon savoir que j'ai accumulé avec les années pour aider les gens qui sont en quête de liberté. Et j'ai longtemps, je dirais, transmis tout ce qui va être introspection, tous les outils d'introspection qui vont être trouver tes zones de génie, trouver ton job idéal. Et puis, après, une fois que tu l'as trouvé, tout ce qui va être stratégie de création de contenu, personal branding. Et je dirais que même cette année, j'ai beaucoup expérimenté. J'ai replongé encore dans l'introspection. J'étais en Amérique latine, donc j'étais à Medellin. Et j'ai aussi beaucoup expérimenté les plantes médicinales ancestrales, ce qu'on peut rappeler dans la médecine occidentale, un peu diabolisée, on l'appellerait les psychédéliques. Et ça m'a beaucoup aidé. Et je dirais que moi, aujourd'hui, je suis un curieux professionnel qui cherche à nourrir et consolider ces quatre piliers de la liberté ultime que sont la liberté géographique, financière, émotionnelle et temporelle. Excellent.
Loïc Excellent. VisioAcademy, c'est seulement 3-4 ans du coup ?
Invité 1 Ça, ouais, 2-3 ans.
Loïc Ah ouais, ok, ok. Parce que j'avais dû faire une des toutes premières cohortes alors. Ouais. J'étais encore en Suisse. Et c'est intéressant que tu mentionnes, finalement, l'introspection, parce que c'est ce qui m'avait vraiment marqué. Moi, je m'étais dit, bon, ça va être un truc sur des tips. Tu vois, comment partager sur Instagram. Ah ouais. Et là, en fait, ouais, bah non, rien à voir. En fait, la base, c'est se connaître avant de se faire connaître.
Invité 1 Mais tu le résumes, je pense que c'est la phrase parfaite pour le résumer. Et c'est avant de se faire connaître. Et pourquoi se connaître avant de se faire connaître ? C'est déjà, un, s'accepter, comprendre qui on est. Tu vois, comprendre là, on est bon, là, on est moins bon. Mais accepter, là aussi, on est moins bon. Pour finalement assumer son image, en fait. Tu vois, si tu commences à faire, à te construire une image qui n'est pas toi sur les réseaux, ça va pas marcher. Ou si ça marche, tu vas te retrouver enfermé dans un personnage qui va, de toute façon, pas te rendre heureux alors que le but, à la base, quand tu crées un business, que tu lui donnes de la visibilité, c'est un outil pour t'épanouir au-delà de l'argent. Et en fait, ça commence avant le business, avant la création de contenu, de se dire, fuck, qui j'ai envie d'être fier d'être ? Et pour ça, c'est-à-dire, qui je suis ? Ah, ok, je suis ça. Oh, putain, d'accord, je suis ça. Ah, merde. Ah, bien. Tu vois ? Et tu as tout ce process qui se coupe pas mal de gens puisqu'effectivement, moi, c'est la méthode d'introspection qui aussi fait partie que j'ai intégrée dans la formation de personnel branding. C'est toutes ces années où j'ai poncé des heures et des heures de bus à regarder par la fenêtre, à me poser des questions avec des conversations avec des gens qui ont vécu sans envie de plus que moi, avec des livres que j'ai ingurgités. Et finalement, ça a créé toute cette méthode naturellement en moi que j'utilise pour moi et que je suis en train d'ailleurs en ce moment de refaire à titre perso, refaire en tant qu'utilisateur, pas en tant que créateur. Et je pense que c'est vraiment… Si j'avais eu ça, en fait, quand je vois autant de gens perdus avec la société qui prend des claques de changements et on ne sait pas vers quel changement et du coup, on ne sait pas comment se positionner dans cette nouvelle société qui change vite et étrangement, j'ai envie de dire, « Eh bien, ça fait du bien, moi. Si on m'avait dit, fais ça et tu vas mieux te comprendre », j'aurais été très heureux.
Loïc Pour revenir peut-être au commencement, qu'est-ce qui fait que toi, ça a été le médium qui a très bien marché pour toi et qui t'anime encore aujourd'hui ? Qu'est-ce qui fait que ça a été le voyage ? Et pas, je ne sais pas, le sport de haut niveau ou j'en sais rien, l'écriture, la musique. Qu'est-ce qui t'a amené au voyage ?
Invité 1 C'est une réponse que je peux te donner aujourd'hui et que j'ai découvert, je pense, il y a quelques semaines, quelques mois.
Loïc Oh, le scoop, génial !
Invité 1 Effectivement, une fois que j'étais dedans, je voyais que c'était ce qui me donnait le feu intérieur, mais je n'avais pas compris pourquoi. Parce que quand, justement, ces derniers temps, je recherchais un peu un nouveau chapitre, j'avais envie d'entamer un nouveau chapitre, passer à autre chose, mais pas passer à autre chose genre tourner la page, c'est juste passer, monter d'une marche, continuer mon évolution personnelle, professionnelle, je me suis dit finalement qu'est-ce qui me donne le feu autant que le voyage ? Qu'est-ce qui me donne le feu au point où je m'amuse et je ne travaille pas ? Et pour pouvoir te donner cette réponse, évidemment, ça m'a pris pas mal de temps, mais en fait, c'est la curiosité. Moi, ce qui me drive, c'est la curiosité. Pour toi, je suis un curieux professionnel. C'est-à-dire que le voyage, c'est le parc d'attraction de la curiosité. Parce que ma curiosité, elle arrive, il y a des nouveaux paysages, des nouvelles personnes, des nouvelles cultures, des nouvelles senteurs, des nouvelles expériences, des nouvelles activités. Donc là, c'est le bonheur. Et moi, c'est ça qui me drive. Moi, je suis le genre de gars qui dit avec un poche, je dis « Ah, il y a quoi là-bas ? Viens, on va voir. » Et je vais m'amuser à aller voir, même si quand on arrive, c'était pourri, je me serais amusé à aller voir, en fait. Et c'est tout. Pour moi, ma vie, elle se positionne là. Comment je m'amuse à aller ? Terminé. Je ne m'amuse pas à réussir. Si je réussis, tant mieux. Évidemment, c'est toujours beaucoup plus plaisant. Mais en fait, moi, plus j'avance dans la vie, plus j'arrive à essayer de construire ma vie autour de cette phrase ultra cheesy, là, en mode citation Facebook. Mais comment tu t'amuses sur le process et que tu t'en fous du résultat ? Comment tu t'amuses sur le chemin et on s'en fout de la destination ? Parce que la société ne te fait que, que, que te soucier du résultat. Et du résultat rapide et du résultat qui doit arriver le plus vite possible, qui doit être le plus grand possible. Et c'est finalement positionner ton bonheur sur 1% de ta vie qui potentiellement ne va peut-être jamais arriver et qui potentiellement, quand tu vas arriver, ça va être en plus un échec. Donc, il ne va pas être ça. Et j'ai décidé, moi, de positionner mon bonheur sur 99% de mon temps et de mon énergie, c'est-à-dire le process. Et ce n'est pas facile en moi.
Loïc Tu as quel âge aujourd'hui, Alex ? J'ai 40 ans. C'est ouf, en fait, de t'entendre partager ce que tu viens de partager. J'ai un peu l'impression d'écouter, et je ne dis pas ça pour t'envoyer des fleurs du tout, mais tu es un peu un vieux sage qui a vécu, qui a découvert le sens de la vie, le process plus que la destination, enfin le chemin plus que la destination. En fait, c'est assez ouf de voir ces prises de conscience, moi, je l'appellerais ça comme ça, tu vas me dire ce que tu en penses, que tu as eu finalement méga jeune en vrai. Je ne pense pas. Ah oui, tu ne crois pas ?
Invité 1 Alors, il y a deux choses. Déjà, pour revenir sur les prises de conscience, je pense que la prise de conscience, elle se fait en plusieurs phases. La prise de conscience, elle se fait souvent à travers une information. Tu reçois une information, que ce soit parce que tu la lis, tu l'entends, on te la dit, tu la ressens. C'est une espèce d'information. Et il y a une différence entre recevoir cette information, l'entendre, la comprendre, l'intégrer et l'appliquer. Et toutes ces phases-là, en fait, peuvent prendre énormément de temps. Et entre le moment où tu apprends une leçon, une phrase que tu as peut-être entendue il y a des années et qui peut-être un jour fait du sens et que c'est naturel pour toi de l'appliquer. Parce que ce qui est fou, moi, je trouve dans la vie, c'est que tu peux avoir la recette de la potion magique, de l'alchimie. Il y a un temps avant d'arriver à ce qu'il y a de l'importance du temps, de la compréhension et de l'application pour toi. C'est comme si toute ta vie, tu étais devant la porte du succès et du bonheur, mais tu ne comprends pas qu'il faut juste comment y aller, comment rentrer alors que tu es devant. Et qu'une fois que tu es rentré dedans, tu dis, putain, c'était si simple. Mais ces quelques pas prennent du temps. Le temps qui est assez, en fonction des gens, va être tout ou moins compressible. Mais dans cette vie où on veut aller toujours plus vite, je trouve qu'il y a un truc très beau, c'est que tu peux te donner la solution du bonheur magique ou de la réussite. Tu ne pourras pas compresser le temps, en fait, de ce qu'est cette absorption, compréhension, application, etc. Et c'est ça que je trouve aussi beau. On remet du respect dans la vie et dans le temps. Le temps qu'on bafoue. On déteste le temps. On a un vrai problème relationnel avec le temps aujourd'hui. Le temps, on n'en a jamais assez. Donc, on s'agace de ne pas en avoir assez. Et d'un côté, dès qu'on en a, on s'ennuie. Donc, on ne l'aime plus le temps. Et puis, quand on le voit passer trop vite, on se stresse, etc. Alors que le temps, il y a un truc qui est magique avec le temps, c'est que c'est la seule mesure, c'est la seule monnaie, c'est la seule chose que tout le monde a de façon équitable. Quand tu te lèves, tu as 24 heures. Tu as 24 heures. Et que tu sois Jeff Bezos, Elon Musk, Oprah ou Jackie en bas du comptoir, tu as les mêmes heures. Et ça, c'est ce qui remet tout le monde à zéro. Et après, je te dirais que dans l'expérience de ma vie, j'ai compris que, comme le disait si bien Einstein, le temps, il est élastique. Et tu peux, en fonction de comment tu abordes ton quotidien et ta vie, ralentir ou accélérer le temps. Et ça, je trouve ça aussi assez formidable. Et du coup, pour... Tu me disais, la question c'était comment tu as eu ces prises de conscience. C'est ça ? Oui. En fait, ces prises de conscience, encore une fois, c'est pas des choses que tu... C'est à force, tu sais, de vivre des choses. En fait, tu ouvres des portes à chaque fois. C'est ça qui est triste. C'est ça qui est triste, enivrant et palpitant. C'est qu'à la fois, ça peut être épuisant si tu... En fait, si tu es en mentalité où tu veux arriver, tu vas t'apercevoir que la vie, c'est épuisant. Parce que ça s'arrête jamais. Tu vois. Et que quand tu as une mentalité où tu joues un jeu infini, c'est-à-dire que ton but n'est pas de gagner, d'achever ou de terminer, mais qui est plutôt de ne te débrouiller pour ne jamais arrêter de jouer, là, tu dis que la vie, elle est enivrante. Parce qu'à chaque fois que tu ouvres une porte, une nouvelle porte et que tu en fermes une parce que tu as trouvé, tu vois, une nouvelle vision sur la vie, des réponses à ce que tu avais, tu en ouvres dix fois plus. Et c'est ça qui est extraordinaire. Et que chaque personne qui va vouloir arriver va s'épuiser. Chaque personne qui a envie de jouer, à explorer, va s'enivrer, en fait, par la vie. Et c'est ça que je trouve beau. Et en vrai, quand tu dis, tu sais, tu es un sage, etc., entre guillemets, ou tu as compris des choses, je pense que c'est pareil. J'ai exploré une partie de la vie et il y a toute une partie que je ne connais pas. Tu vois, typiquement, la vie de parents, la vie de couple sur la longue durée, toutes ces choses-là qui font partie des plus belles choses qu'on peut expérimenter dans notre vie, je le connais assez peu, finalement. Déjà, normalement, pas du tout en termes de papa. Ou alors, j'ai vraiment du retard et là, vraiment, je n'ai pas assuré. Et je ne suis pas au courant. Mais tu vois, en fait, dans la vie, c'est ce que tu décides d'explorer. Et surtout aujourd'hui, on a cette faux mot de vouloir être partout, de vouloir tout faire et de réussir partout. Je pense que c'est compliqué. Je pense que finalement, vouloir être heureux partout, tu es heureux de nulle part.
Loïc Tu ne serais pas un lecteur de Simon Sinek, toi ?
Invité 1 Si, ça fait partie des premiers bouquins, il y a longtemps que j'ai commencé à lire.
Loïc Ok. Quand tu as mentionné le jeu infini, ça a fait titre.
Invité 1 Ça, c'est Naval plutôt. Ah oui ? Ça, c'est le concept de Naval. Je pense que Simon Sinek qui l'a repris, de Naval. De toute façon, Naval avait dû le reprendre ailleurs aussi, mais c'est Naval qui l'a très très bien.
Loïc Ok. Je le connaissais via Sinek, mais j'irai regarder. C'est super intéressant ce que tu dis par rapport justement à notre rapport au temps. Et figure-toi que j'en parlais tout à l'heure. Aujourd'hui, je fais un double enregistrement. J'enregistrais avec Annika Horn ce matin, que j'ai reçu toute seule cette fois-ci. Et elle vient de se faire un trip à vélo de deux semaines. Elle disait, mais c'est incroyable. En fait, je me suis accordé ces deux semaines que pour moi. J'étais seul. Et c'est absolument fabuleux l'impact de se créer une bulle pour soi. On se coupe du reste et on est face à soi-même. Parce qu'elle a un rythme... Je crois que tu avais déjà échangé avec Mike, peut-être avec elle aussi, mais elle a un rythme infernal. Tout en déplacement, beaucoup de sujets à gérer. Et finalement, je vois plein de parallèles avec ta vie pendant longtemps d'influenceurs. Encore une fois, sur ton site, s'il y en a qui veulent aller voir dans le détail ce que tu as fait, enfin, c'est vraiment hallucinant le nombre de projets que tu gérais par an, le nombre de destinations où tu allais. C'est complètement dingo. Donc, c'est aussi pour ça que je te parlais de... Enfin, que je questionnais... Je me questionnais sur les prises de conscience. C'est dans cette vie à un rythme complètement infernal. À quel moment, tout ce que tu viens de nous expliquer sur, finalement, le bénéfice de prendre le temps, à quel moment tu l'as vraiment intégré et à quel moment est-ce que surtout tu as réussi à le mettre en pratique, c'est-à-dire à ralentir le rythme pour te consacrer à ce 99% de bonheur ?
Invité 1 Bien sûr. Je ne l'ai malheureusement pas du tout appris, comme tu disais, comme un sage. Je ne l'ai pas du tout appris en comprenant son importance. Je ne l'ai pas du tout appris avec tout le recul et la sagesse nécessaire. Je l'ai vraiment appris tristement, comme beaucoup l'ont dans la réalisation dans la société moderne, c'est-à-dire un peu en mode… Alors, je l'ai fait plus tard, le burn-out. Ce n'était pas sur ce moment-là. Mais quand j'ai arrêté, c'est que je sentais que j'entendais… Moi, il y a quelque chose que, pour le coup, je fais assez naturellement, c'est écouter mon instinct, instinct que j'ai développé avec les voyages. C'est la seule chose sur laquelle tu peux vraiment t'appuyer, avoir confiance quand tu es à l'autre bout du monde et que tu ne connais rien sur le pays. Mais à ce moment-là, sur ce truc-là, je ne l'ai pas écouté. J'étais là, il me disait… On est fatigué, en vrai, ça fait 10 ans que tu tartines. Parce que même, tu ne vois pas, les gens ne voient pas même avant, quand j'ai essayé d'en faire mon métier. J'étais sur le canapé des poches, je tapais des allers-retours, je faisais 10 000 rendez-vous. C'est fatigant, tu ne sais pas, tu es dans l'inconnu, tu repars, tu n'as pas de chez toi. Je n'ai pas eu de chez moi quasiment pendant 8 ans. Donc, c'est un épuisement jusqu'au jour où je me suis dit, même quand je rentre deux jours à Paris, j'ai envie de savoir où tu appuies pour allumer la lumière et comment s'ouvre les placards. Tu ne peux pas avoir des Airbnb ou des trucs… Non, mais c'est des trucs cons pour me dire, là, je recharge. J'étais tout le temps en perte d'énergie. Heureusement, j'étais une énorme dynamo à ce moment-là. Donc, je créais… Vu que je kiffais tellement ce que je faisais, j'étais une dynamo, je créais de la lumière, mais je pompais à force plus que ce que j'en créais. Et ce qui m'est arrivé au fait de se dire… En fait, je ne m'en étais pas rendu compte, mais mon âme est fatiguée. Je veux dire, physiquement, émotionnellement, je suis à bout. Tu vois, genre, être heureux, vivre intensément en permanence, ça peut paraître débile, mais c'est ultra fatiguant en fait. Tu sais, c'est comme quand tu viens de vivre… Je ne sais pas, tes anniversaires. Je t'ai anniversaire avec tous tes potes et tout. Le lendemain, je ne te parle même pas de l'alcool. Tu sais, d'avoir gueulé, d'avoir été là, d'avoir été… Ça a été intense. Tu es épuisé le lendemain. Imagine que ma vie, ça a été une fête d'anniversaire pendant dix ans. Donc, à force, tu es un peu crevé. Et du coup, j'en suis arrivé au moment où je n'ai pas su que ce qu'il me fallait, c'était juste… On souffle, on dit non au projet, on se repose. Et puis, on revient quand ton corps te dit que c'est bon en fait. Et puis de toute façon, tu as de l'argent de côté. De toute façon, tu es toujours un peu numéro un ou deux ou trois, ce n'est pas grave. Et surtout, ça prend de temps, c'est aussi… C'est l'analogie avec les deux bûcherons. C'est-à-dire que tu as deux bûcherons qui doivent abattre un hectare chacun d'arbres. En fait, il y en a un qui va… Il va y aller, il va y aller, il ne va pas prendre de pause. Et l'autre, il voit à côté du bûcheron, il fume sa clope, il se repose, il fait une sieste, il affûte sa hache. Sauf qu'au bout, c'est le mec qui fumait sa clope et qui affûtait sa hache qui a fini le terrain en premier. Parce qu'au début, tu vas super vite. Sauf que quand tu ne prends pas le temps d'affûter, d'améliorer tes skills, juste de prendre du repos, de ne pas faire quelque chose qui à la base t'amuse, mais de le transformer en une tannée parce que ça devient calvaire si tu ne prends pas de pause et que tu ne te reposes pas et que tu ne prends pas le recul. Ça a été un peu ça. Donc, je l'ai appris malheureusement, pas du tout en mode classe maître Yoda, en mode le junior qui fait l'erreur de ne pas savoir dire non aux opportunités qu'il a tellement galéré à avoir, à l'argent qu'il a toujours rêvé d'avoir et que, en vrai, une fois que tu as atteint un certain niveau sans être riche, mais ça ne te rendra pas plus heureux. Au contraire, ça va mettre plus de pression, ça va bouffer plus de batterie. Donc, cet argent, ça va être de la bad money, ce que j'appelle. Ça aura l'effet inverse. Et le syndrome dont j'essaye en ce moment, et c'est vraiment sur ça que je bosse, je dirais, c'est pour péter un plafond de verre dans ma vie, c'est le syndrome du fils d'ouvrier qui ne peut pas dire qu'il met. Mince, l'argent, la fatigue, non, on ne peut pas dire non à ça. Enfin, c'est mal. Un ouvrier, la vie, c'est dur, donc on ne peut pas dire non à une somme d'argent parce qu'on est fatigué, il faut aller au front. Et au final, quand tu as une certaine réussite, tu t'aperçois que le plus important, c'est un, ta santé, deux, le temps et ta clarté mentale. Donc, si tu tombes dans un truc où tu es juste fatigué, tu fais ça, tu n'avances à rien, tu es en burn out. Et l'argent, en fait, tu t'aperçois que c'est une conséquence d'être bon quelque part. Et pour être bon quelque part, ça se fait avec le temps. Et donc, ça veut dire que le temps, il faut que tu le fasses durer le plus longtemps possible. Donc, tout à coup, l'argent devient un effet ricochet et non plus l'objectif principal. Donc, si tu n'arrives pas à te détacher du fait de dire non, parfois, à de l'argent, il y a des opportunités, il y a de la FOMO, tu prends un platane. J'ai pris un certain platane au bout de 10 ans quand même. Je ne sais pas ce que j'avais un peu plus d'énergie que la moyenne. Moi, je vois des potes de 25 ans qui disent, j'ai voyagé un mois, je suis creux. Tu sais, voyager. Moi, je voyageais et je filmais et je taffais. Et donc, quand je m'en suis aperçu, je m'en suis aperçu parce que mon corps m'a dit stop. Il ne m'a pas dit stop dans la pire des violences en mode, tu sais, comme les vrais burn-out. Tu ne te lèves pas de ton lit, tu ne peux pas bouger de ton corps. Ça, ça arrivait deux, trois ans après parce que ma vie a fait que j'ai réenchaîné finalement vite, très vite sur quelque chose. Parce que je n'ai pas eu le recul de prendre ces six mois de pause. Je n'ai pas eu le recul. Je pense qu'il y avait de l'ego. Je pense qu'il y avait un besoin d'exister à travers son travail. Du coup, merde, je n'existe plus si je prends une pause. Tu te sens coupable. Tous ces trucs-là mélangés ont fait que je l'ai appris dans la douleur. Je l'ai appris dans la déconstruction. Je l'ai appris dans l'échec. Et ce n'est pas un truc agréable en vrai. Ce n'est vraiment pas un truc agréable. Ce n'est pas genre, c'était une belle leçon. C'est une leçon incroyable. Mais malheureusement, souvent, les belles leçons se font souvent dans la plus grande des douleurs. Et c'est dur. C'est dur. Mais du coup, c'est une belle leçon quand même.
Loïc Tellement de questions. Peut-être, tu viens de dire que tu t'es pris un platane. Si j'ai bien compris, tu as eu cette espèce de premier wake-up call, puis un burn-out quelques temps après. C'est ça ? Exactement. Le premier wake-up call, comment ça s'est passé ? Est-ce que tu peux nous raconter ? Ça a été quelque chose d'assez soudain, la réalisation, que ça n'allait plus ?
Invité 1 Ton corps t'a envoyé un signal ? Ça s'est passé comme les mecs que tu vois vendent leur startup 100 millions. Tu fais la une des magazines par cette action de la vente extraordinaire, par cette action qui change ta vie du jour au lendemain. Mais ça fait peut-être 2, 3, 4 ans que les mecs bossent dessus. Tu vois ce que je veux dire ? Ça, tu n'en as pas entendu parler. Tu es dans leur garage et tu n'intéressais personne. Moi, cette sensation, ça faisait, je ne sais pas, je te dirais 6 mois que ça montait dans mon corps. 6 mois, 6 mois, puis tu te dis, ah merde, tu repousses le réveil. Alors que tu sais que tu as une journée de ouf, ça va être génial. Puis tu as un peu la flemme de refaire tout ce que tu as fait depuis 10 ans, filmer, truc, machin. Une fois que tu es dans le truc, tu es bon, mais il y a des signaux, il y a des espèces de… Tu sais, je comprends les gens qui n'ont jamais écouté leur instinct pendant plusieurs mois, pendant plusieurs semaines d'affilée en n'écoutant que leur instinct, parce que tu t'aperçois que quand tu ne fais que ça, ta vie est simple. Tu sais, on a cette vision de la vie, c'est dur. Mais en fait, la vie, c'est dur quand tu ne fais pas ce pourquoi tu es fait et ce par quoi tu es appelé. Quand tu fais les choses guidées par ton instinct, c'est-à-dire par tes envies, avec lesquelles tu as de l'affinité, avec lesquelles tu es naturellement bon, en fait, la vie, ce n'est pas dur. La vie, c'est fucking simple. Le problème, c'est que les mal-être, les dépressions, les cancers, ce que tu veux, c'est aller à l'opposé de ton Google Map intérieur. Ton Google Map dit « t'as un contresens, t'es con, si tu dis c'est à droite, arrête d'aller à gauche ». Ben non, ben non, ben non. Et en fait, pendant six mois, je savais que je devais prendre à droite et je prenais à gauche. Et je continuais, je continuais jusqu'au jour où tu as la douche un matin. Je dis « c'est bon, c'est aujourd'hui ». Parce que si je ne dis pas stop, je n'arriverai jamais à dire non à la tentation d'aller payer 10 000 balles pour aller nager avec des baleines en Polynésie française. Tu vois ce que je veux dire ? Parce qu'au final, j'aimais ça sur place. Donc, j'ai pris ma cam, j'ai fait ma vidéo, j'arrête mon job de rêve et terminé. Et même ma meuf ne le savait pas, je suis rentré à la maison avec la petite fiche à la main, tu vois, que j'avais écrite, j'arrête mon job de rêve. Elle me dit « quoi ? T'es sûr ? »
Loïc C'est là où tu es assis dans l'herbe, non ? Exactement. Je l'ai revu tout à l'heure.
Invité 1 Et en gros, c'est vrai que je suis retombé dessus, mais par un hasard incroyable, je regarde un truc, pam pam pam. Et je vois que c'était le 1er novembre, c'était la fête des morts. Parce que j'étais au Mexique pour la fête des morts à Oaxaca. Et du coup, j'ai vu que c'était il y a 4 ans. C'était il y a 4 ans que j'ai fait cette vidéo, que j'ai changé de vie. Ça passe à une vitesse incroyable et à la fois, comme à chaque fois, tu vois, le temps il est élastique. C'est-à-dire qu'en un week-end, tu ne peux pas refaire des choses incroyables et te déconnecter complètement de ton quotidien. Et à la fois, tu peux te dire que 3 ans, ça passe à la vitesse de l'éclair. Et c'est ça que j'aime beaucoup avec le rapport au temps. C'est vraiment la perception du temps, c'est toi qui la contrôles. Tu contrôles peut-être pas une seconde, mais tu contrôles la façon dont tu vas percevoir la seconde. Donc, ça a été ce moment de stop. Donc, je te dirais comment les gens peuvent faire. En fait, c'est juste la vérité, tu la connais. En fait, tout le monde la connaît. Tout le monde a ce truc. C'est qui a juste le courage d'écouter sa propre raison versus... En fait, ce qui est chiant, c'est que quand tu t'écoutes toi, tu es 1 contre 1, 2, 3, 4, 5, 1 million en fait. Parce que tu as ton avis versus ta famille, tes amis qui ne sont peut-être pas dans ta vibe. Ou peut-être tu prends 1 million, c'est-à-dire ce que... Ou 70 millions, ce que fait ton pays en fait. Je suis à l'opposé de ce que fait mon pays entier. Donc, c'est 1 contre 1, 70 millions. Ce n'est pas facile en vrai de prendre ce choix. Quand tu dis que tu es un spartiate ou une spartiate. Une spartiate. Donc, c'est de se dire non en fait. La vraie réponse, elle est en moi. Donc, il y a un moment donné, si ça peut paraître dingue, c'est bizarre. Si ça ne fait pas de sens, ça ne fait pas de sens par rapport à tous ceux qui ne sont pas en moi. Et même si moi, on est beaucoup en moi, il fallait que je m'écoute. Et les choses les plus dures sont souvent les plus simples.
Loïc Donc là, on était en 2019, c'est ça ? Exactement. Et concrètement, qu'est-ce qui s'est passé ? Donc là, c'est là où ça faisait... Tu es arrivé au bout des 10 ans où tu faisais de l'influence voyage. Alors, je ne sais pas quel terme... Je sais qu'il y en a qui a... Toi, tu te qualifies comment ? Influenceur voyage ? Blogueur ?
Invité 1 En fait, moi, je n'ai jamais eu honte des mots, parce que les mots ont évolué avec les années. Et moi, vu que j'étais là toutes ces années, j'ai envie de dire, mec, appelle-moi comme tu veux et moi, je vais faire le même taf en fait, avec les mêmes valeurs. Et le problème, c'est qu'on met des valeurs différentes en fonction du mot. Parce qu'au début, tu es blogueur, parce que blogueur, tout le monde avait des blogs, sauf que moi, mon blog, c'était surtout des vidéos. Tu veux m'appeler blogueur ? Très bien. Après, c'est influenceur. Après, on dirait, influenceur, c'est moche et tout. Ça a une connotation négative en français. Donc, on est créateur de contenu. En fait, je suis juste, effectivement, je suis quelqu'un qui a toujours créé du contenu pour partager une passion et apporter de la valeur aux gens.
Loïc Curieux professionnel, ça résume bien tout, je trouve.
Invité 1 Ouais, c'est vrai.
Loïc Donc là, tu es arrivé au bout de dix ans de curieux professionnels, en tout cas dans un format d'influence voyage.
Invité 1 À ce moment-là, j'étais un curieux professionnel obsédé par le voyage. OK.
Loïc Clairement. Et du coup, concrètement, après cette douche et cette annonce que tu as arrêté ta vie de rêve, en tout cas ton job de rêve, concrètement, il se passe quoi ? Tu changes le type de contenu que tu proposes ? Tu t'arrêtes complètement les projets type voyage ?
Invité 1 Très simplement, je m'étais toujours dit que j'arrêterais ce fameux cap, dont j'avais toujours rêvé quand je trouvais un autre cap qui fait plus de sens. Là, j'ai juste baissé les voiles. Donc, je me suis retrouvé un peu à stagner au milieu de l'océan. Je me suis dit, ce n'est pas trop mon style d'attendre que la pluie arrive. Donc, j'ai loué une vie là, à Bali. J'ai fait venir des potes, que je sois entrepreneur, freelance, une partie de mon équipe que j'avais déjà un peu à l'époque sur des side projects. Et je me suis créé mon auto-incubateur pendant deux, trois mois pour prendre le temps. Et au fur et à mesure qu'il se passe plein de choses, j'ai compris qu'effectivement, ce que j'aimais, c'était… J'ai dit, en fait, j'aime transmettre, j'aime fédérer, j'aime aider ceux qui n'ont pas… En fait, c'est ça que j'ai capté. Les gens qui ont une compétence, c'est un super produit ou un service, il y en a plein. Mais savoir le promouvoir, il n'y en a pas tant que ça. Il n'y en a pas qui ont les deux. J'avais envie de transmettre ça. Donc, c'est là où j'ai commencé à faire mes formations en ligne pour transmettre et me dire, putain, tu as un talent, tu as un service, tu as un produit chanier, mais tu galères parce que finalement, tu ne sais pas attirer des clients sur le levier qui est le plus accessible, le moins cher et le plus rapide, qui sont les réseaux sociaux, ok, je vais te transmettre ça. Donc, il n'y a pas eu de pause. Et ça, ça a été ma grosse erreur encore une fois. La grosse erreur de ma life, je te dirais, elle est là. Elle n'est pas à avoir dit, j'arrête et d'avoir arrêté. D'avoir arrêté juste de prendre six mois off, tu vois, de siroter des cocktails et dormir 12 heures par jour. Ce que je fais en ce moment, parce que là, j'ai décidé de prendre six mois off. Ça fait déjà un mois, un mois et demi que je suis en off. Et pour moi, off, ça ne veut pas dire, encore une fois, tu ne fais rien. C'est-à-dire, tu vois, quand je suis parti faire mon tour du monde et que j'ai créé 170 vidéos, j'étais en off. Je faisais juste ce qui me faisait plaisir. Et en ce moment, je suis vraiment en mode, je me lève le matin pour avoir le luxe de me poser une question que je n'ai pas pu me poser pendant des années. C'est, qu'est-ce que j'ai envie de faire aujourd'hui ? Versus, putain de tout doulice, vas-y. Je suis déjà en retard depuis une semaine sur ça. Je n'ai jamais eu le temps de terminer celle-là. Ça va continuer de s'accumuler et tu démarres ta journée en retard, stressé, saoulé. Et je n'en pouvais plus. Et vu que mes formations sont à disposition, qu'elles plaisent, qu'elles aident des gens, qu'elles sont, encore une fois, ça fait rentrer aussi un peu de rentrée d'argent. Sans faire des millions, ça me permet de vivoter un peu tranquille. Je suis en train de m'accorder tout doucement ces six mois off. Évidemment, une fois que tu es dans un business avec plein d'impératifs, il y a cette période de décompression où tu finis certaines choses. Mais là, ça fait deux ou trois jours, je me couche à 11h du soir, tranquille. Je commence à éteindre les écrans à 22h. Je fais mon petit yin yoga, tac, tac. Je me mets au lit, je me réveille à 10h30 de l'heure de l'heure. C'est bon, oui. Et je me sentais coupable au début, parce que j'aimerais me lever à 7h pour avoir une vraie belle journée. Même si tu ne fais rien, c'est quand même agréable de sentir que tu as une belle journée. Mais il y a un moment donné, je rattrape aussi des choses dont je ne me suis pas donné le temps. Je pense qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que l'on doit être. Sauf que pour devenir la personne que l'on doit être, c'est important d'avoir certaines capacités. Et des fois, pour être la personne qu'on doit être, il faut être OK pour avoir une phase d'apprentissage de 6 mois, d'une nouvelle compétence. Au contraire, peut-être de retrouver la forme physique pendant 6 mois, parce que tu as pris du poids pendant des années et tu veux faire X trucs. Parce que la personne que tu veux être, ce n'est pas forcément claquer sa dame et partir au bout du monde. Ça peut être un père de famille qui est en pleine possession de ses moyens et qui a envie de faire un ultra trail, mais qui a pris 20 kills. Et que sa meuf le regarde genre, frérot, réveille-toi, tu n'es plus le ciel de tiens. Donc, ça peut être simplement de se dire, je veux devenir un papa qui est là, qui a du temps, qui a de l'énergie et pas qui écroule sur le canapé. Donc, ça veut dire pendant 6 mois, je vais faire attention à ce que je vais manger, je vais faire de l'entraînement, etc. Tu vois, ça peut être aussi simple que ça. Et je sens que moi, en ce moment, pour devenir la personne que je dois être et repasser un step, je sens que c'est avoir du repos profond. C'est dur pour moi, mais le fois que je suis dans le lieu, ça se passe bien.
Loïc Il y a un autre sujet que j'avais lu sur ton site. J'aimerais bien qu'on en parle. Moi, j'avais cru comprendre aussi au moment où tu as levé le pied sur l'influence voyage, qu'il y avait cette question, enfin ce dilemme par rapport à l'environnement. C'est-à-dire qu'à travers ton contenu qui était ouf, enfin qui est toujours ouf, mais contenu voyage qui donnait vraiment envie de partir. À un moment donné, tu t'étais posé la question, est-ce que c'est une chose positive ou négative à l'heure actuelle de pousser les gens ? Oui, c'est ça. De faire rêver les gens au point qu'ils prennent un billet d'avion.
Invité 1 Bien sûr, de créer de la frénésie touristique. Même si j'ai toujours prôné le voyage hors sentier battu, au plus près des populations. Et que, je le dis, je l'assume totalement, pour moi, ce n'est pas l'avion qui crée la pollution mondiale. Ce n'est pas tant le tourisme qui crée la pollution mondiale. C'est déjà la pollution mondiale, c'est plus les fringues. C'est l'industrie, la consommation à outrance d'objets qui nécessitent énormément d'eau et qui rejettent énormément de polluants dans les rivières. Ça, oui, les transports, ce n'est que dalle, en fait, dans tout ça. Mais déjà, un, il faut balayer devant sa porte. Il y a un moment, si tout le monde rejette sur l'autre, il y a un moment, tu es sur un créneau qui ne pollue pas beaucoup. Essaye de te demander comment tu peux quand même l'optimiser. Parce que si chacun le fait, c'est comme ça qu'on va vers l'avant. Et à côté de ça, c'est aussi, encore une fois, vu que c'est la consommation des gens qui polluent, selon moi, quand tu fais aller des gens dans un endroit où ce n'est pas adapté à de la forte consommation, là, tu vas créer de la pollution. Donc, c'est plus par les Starbucks, les trucs comme ça que tu importes dans des lieux qui ne sont pas faits pour ou qui n'y avait pas, que tu bousilles, en fait, que tu étends la pollution. Donc, oui, c'était compliqué. Je n'avais pas la solution. Je n'avais pas la prétention de pouvoir l'avoir. Je suis d'une génération qui a grandi dans les années 80, 90. Donc, j'ai un pied dans l'époque où on crame tout. J'ai un pied dans l'époque où j'aime la nature, j'ai envie de sauver la planète et j'aime profondément la nature. Mais j'ai fait ce grand écart à la Jean-Claude Van Damme, tu vois, où je me dis, ce n'est pas moi qui sauverais le monde, tu vois. Je n'en ai pas la capacité. Parce que dans mon ADN, je n'arrive pas à être assez choqué de faire pipi dans de l'eau potable ou de faire du bateau dans de l'eau de source, tu vois. Et tant que les nouvelles générations, c'est eux ceux qui vont nous sauver, ceux qui justement auront ce choc-là. Et ne nous diront pas, les gars, vous êtes en train de chier dans de l'eau potable, les gars. Enfin, vous êtes, ça va, il faut réveiller un peu là, ça ne va pas fort. Parce que, surtout toi, tu es en France, tu ne t'aperçois pas à quel point ouvrir le robinet et boire cette eau. Mais il y a de l'or qui sort en fait, il y a de l'or qui sort. Mais ça, tu ne le sais pas quand tu as grandi avec ça. Donc, n'ayant pas la science infuse, ne me sentant pas la légitimité ni les skills pour faire différemment, plus la fatigue. Parce que c'est un peu, c'est quand tu réfléchis à un gros problème quand tu as fait une nuit blanche, mon gars, moi, je n'arrive pas à trouver de solution. Donc, tu vois, j'avais besoin d'arrêter, tout simplement.
Loïc Je fais une espèce de méga zoom sur un sujet qui est lié à cette notion d'environnement, de sensibilisation, etc. Un truc que tu fais, alors j'ai l'impression que tu l'as lancé depuis très longtemps, mais tu vas me dire si c'est une impression ou si c'est la réalité. C'est cet objectif de te créer ta propre réserve naturelle, que je trouve être un truc de fou. Ça, c'est né comment ? Et est-ce que tu taffes toujours là-dessus ?
Invité 1 Oui, bien sûr. C'est mon grand rêve. Est-ce que je taffes toujours là-dessus ? Oui. Après, ce qu'il faut comprendre, c'est que les gens disent « Alors, tu en es où ? » En fait, est-ce que tu demandais au mec qui construisait les pyramides tous les deux jours ? « Alors, ça en est où, les gars ? » Écoute, on a taillé un bloc aujourd'hui. Donc, c'est de comprendre que, toujours pareil, c'est information, compréhension, absorption et application. Et l'application, quand j'étais… Et des fois, il y a beaucoup de choses qui avancent sur ce projet, sans que concrètement, il y ait quelque chose qui avance. Je m'explique. Typiquement, j'ai passé mon année en Colombie à Medellín et la vie m'a amené là-bas pour je ne sais quelle raison. Et je me suis tombé amoureux de ce pays que je connaissais déjà, mais de la région Medellín, qui est la région Antioquia. Parce que j'ai vu qu'il y a beaucoup… Les gens, ils n'ont pas entendu parler de moi. Moi, je n'avais pas entendu. Mais beaucoup de gens qui rachètent des anciennes fermes de bovins et qui sont en train de les restructurer, de les changer en réserve naturelle privée. J'ai dit « Attends, c'est un truc de ouf, comme par hasard. » Je vais là où je ne savais pas qu'il y a des gens qui faisaient ça et ils le font. Donc, tu as des champs d'herbe un peu sur les montagnes que là, ils sont en train de reboiser. L'avantage, c'est qu'en plus, dans ces latitudes-là, une forêt, ça peut repousser en 10 ans. Donc, le but, c'est de se dire « Ok, ça peut peut-être être là-bas. » « Ok, j'adore en plus le fait que quand tu fais quelque chose en groupe, c'est beaucoup plus simple que le faire tout seul contre le monde entier. » Donc, c'est cool. Donc, j'ai des contacts. J'ai même des contacts d'avocats spécialisés dans le changement de terre agricole en terre réserve naturelle, etc. Mais après, il y a aussi la réalité du monde dans lequel on vit, où il faut de l'argent. Et puis après, en ayant cette réalité-là, je me suis aperçu que ce n'était pas tant un problème, parce que l'argent, tu n'es pas obligé de l'avoir, tu peux lever des fous. Et moi, j'ai un pote en discutant de ce projet, il m'a dit « Moi, si tu veux, je mets 100K sur la table. » Parce que le gars, il a un gros business et qu'il fait des millions. Et qu'il n'a pas le temps, et qu'il a des responsabilités, il a une famille, mais qu'il aimerait. Et je me suis retrouvé avec 100K, comme ça, je me suis dit « Merde, je ne suis peut-être pas prêt aussi. » L'absorption, l'application. Donc, il y a des choses aussi qui font qu'il y a peut-être des choses à cliquer dans ma vie avant de vraiment mettre en place ce projet. Donc, ça avance. Je pense que je le ferai là-bas. Je commence à comprendre comment je vais le faire. Et pour répondre à la première question, qui était « Comment j'ai eu cette idée ? » Je l'ai eu il y a quelques années maintenant. J'étais en Afrique du Sud. J'étais parti en mode PLS, au bord du burn-out, en mode « Ça ne va pas fort. » Je crois que j'allais faire Vipassala, qui est une retraite méditative de 10 jours, en silence, sans regarder personne, ni écrire, et en méditant 8 heures par jour. Et tu peux le faire un peu partout dans le monde, c'est laïc. Et le premier truc qui était dispo, c'était vers le cap en Afrique du Sud. Donc, je vois ça. Tac. Je réserve. Je pars 10 jours après. Je prends mon billet d'avion. Vrac. J'y vais. Et c'était situé vraiment dans un lieu, dans un cadre incroyable. Et en fait, dans la vallée, un peu plus en contrebas, tu en as beaucoup là-bas. En Afrique du Sud, c'est des réserves privées. Et c'est un peu aussi des réserves où, tu sais, des fois, ils ont des réserves et tu payes 50 000 balles et tu peux aller buter un lion. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a aussi de ça. Il y a un peu de tout là-bas. Mais tu as des réserves avec des animaux en liberté. C'est des hectares et des hectares. Et j'étais là. Après, c'était une des méditations. Parce que les méditations, on ne les faisait pas dehors, mais dans les salles. Mais tu vois, j'étais là avec un petit thé. Je regardais dehors. C'était la fin de journée. Et j'entends les rugissements des lions dans la vallée. Tu vois ? Et là, je ne sais pas. Il y a un truc avec le fait que quand tu médites, tout ouvre un peu. Quand tu médites autant de temps, aussi longtemps, tu ouvres la bouche à incendie. Il y a tout qui sort. Tu t'autorises tout. Tu t'autorises à vivre les difficultés, à y faire face. Mais tu t'autorises aussi à accepter et à être fier de tes grands rêves. En fait, que tu enfouilles un peu parce que tu dis que tu n'es pas capable. Et puis là, il y a ce truc. Putain, mais c'est ça que je veux. J'aimerais me dire qu'il y a un endroit. Ce n'est pas tant que je veux posséder la Terre. Mais j'aimerais acheter un endroit pour dire, ici, on va le protéger. Ici, on va le revaloriser. Parce que le monde, il ne sera pas sauvé par les États. Il sera sauvé par les particuliers qui viendront protéger leur lopin de terre, entre guillemets. Parce que les États, ils s'embattent les couilles. Ils sont dirigés par les multinationales. Les multinationales, elles arrivent, elles veulent tout déglinguer. Donc, les États, ils ouvrent les portes. Donc, c'est différent. Ça se fera par le bas et par des micro-mouvements. Et c'est comme ça. J'ai ce rêve-là. Et on y avance tout doucement.
Loïc En donnant le temps au temps. Exactement. Excellent. Pour revenir à ta formation, enfin, tes formations, aux accompagnements que tu fais sur cette notion de personal branding, tu dirais que c'est quoi les principaux objectifs et les principaux freins que tu observes chez les gens qui se lancent avec VisioAcademy ?
Invité 1 Je te dirais que le principal objectif, c'est de pouvoir exister. C'est-à-dire, j'ai un produit, j'ai un service, j'ai une façon de pratiquer mon métier. Je veux des clients. Donc, pour des clients, il faut que j'existe, il faut que j'ai de la visibilité. Donc, c'est avoir de la visibilité, c'est se faire entendre et être suivi, être reconnu aussi, tu vois, un peu d'une certaine façon par une certaine communauté. Et les points bloquants, c'est clairement, un, il y a déjà des gens qui sont plus compétents que moi qui le font. Il y a des gens qui le font mieux que moi. Il y a déjà tellement de gens qui le font, donc pourquoi moi je me lancerais ? Donc, il y a le syndrome de l'imposteur, il y a la peur de l'échec, il y a la peur du jugement, la peur du jugement des autres, parce que le fait de se mettre en place public, c'est... Et des fois, c'est le jugement tout simplement de... de tes proches, de ta chérie, de tes amis, de ta famille, de tes parents. Donc, c'est tous ces blocages-là. Et tu sais que ce qui est fou, j'en parlais justement, en ce moment, je parlais avec mes potes, j'ai envie de créer, je ne sais pas, un nouveau format, un truc qui me fasse, qui mette le feu un peu comme avant, de création de contenu, qui apporte de la valeur. Et en gros, il y a un truc qui, moi, me parle beaucoup, parce que je disais, est-ce que je fais des reportages à travers le monde, etc. Puis, j'ai senti que mon corps, il m'a dit... Tu sais, quand j'ai pensé à cette idée, mon corps, il était épuisé, quoi. Et mon corps, il m'a dit, hé, frérot, non, tu fous de ma gueule. Hé, on ne la fait pas en 10 ans, c'est bon, là. Ça va ? C'est autre chose, man. Tu sais, laisse la place, c'est autre chose. Il y a un donné, merde. Donc, je dis, ah, ok, bon, peut-être que ce n'est pas ça, du coup, tu sais, quand ton corps, pareil, quand tu commences à vraiment écouter à l'intérieur de ce qui se passe. Et puis, ça fait des mois, pas mal, vraiment longtemps, que je me dis, tiens, c'est quoi ce nouveau contenu qui me ferait... Et puis, ces derniers temps, mes pensées vont vers... Ça se fait beaucoup, tu sais, les podcasts filmés. Oui. Parce qu'il y a un... Il y a, comment dire... Il y a un podcast que j'écoute régulièrement et il y en a deux, les gros mastodontes américains qui sont Joe Rogan et Alex Friedman. Pour ceux qui ne connaissent pas, il reçoit vraiment les gens fat du monde. C'est vraiment... Ça va du Elon Musk, tu vois, à des acteurs, à des physiciens, à des petits... Incroyable. Et en mode un peu poteau, tu vois. Et je trouve ça un peu sympa de se dire... T'as la vie... En fait, tu vas entendre parler Elon Musk en mode pote, tu vois, alors que non pas juste... Vas-y, c'est quoi ta pensée sur l'IA, etc. Et bref, on s'en fout. Ce que je voulais dire, c'est que en pensant à ça, j'ai regardé un peu les choses qui se faisaient. J'ai vu qu'il y en a en France qui existaient déjà et je me suis... Ce qui est fou, c'est que je me suis retrouvé avec des blocages et des pensées que moi, je débloque aux gens, tu vois. Et en en parlant à un pote, il me sortait les mêmes phrases que moi, je n'arrêtais pas à dire. À la fois, ça me faisait rire et je me dis, c'est fou à quel point c'est simple. Tu vois, c'est comme une stratégie de création de contenu. C'est ultra simple pour moi. Je te la prends en deux secondes. Je te pose trois, quatre questions. Je comprends qui t'es. Dans ma tête, il y a la strata qui vient, tu vois, de comment tu te positionnes, ce que tu dois faire, etc. Pour moi, ça me prend des heures et c'est très, très dur. Et c'est pour ça que les coachs ont des coachs, tu vois. Parce que la prise de recul neutre sur ce décalage pour avoir des idées de la menthe, c'est très, très, très dur. Et du coup, je dirais que je ressens d'autant plus les blocages des gens qui viennent faire mes formations parce qu'en ce moment, je les réexpérimente un petit peu. Alors moi, l'avantage, c'est que j'en ai très vite conscience, tu vois, et je vais très vite pouvoir décapsuler le truc. Mais je me suis dit, putain, tu tombes dans le piège, tu tombes très vite dans ces pièges psychologiques de, ah, il y en a qui sont meilleurs que moi ou ça existe déjà, ça ne sert à rien. Alors que ça existe, il y a peut-être meilleur, mais encore une fois, ça voit, ça gueule, les gens ne l'aimeront pas et ils préfèrent la mienne. Et inversement, tu vois. Et peut-être que c'est bien, c'est top, mais moi, ma façon plaira aussi à d'autres personnes. que les blocages, je les ai réexpérimentés moi-même assez récemment.
Loïc Ouais. Du coup, tu te fais toi-même coacher là en ce moment ?
Invité 1 Non, non, mais je, ça c'est mon énorme défaut, défaut et point fait même parce que je n'arrive pas, alors je pense que c'est mon égo en fait qui, pour me faire coacher, en fait, il faut vraiment que j'admire l'autre personne, tu vois, et que je me dise, ouais, toi, tu es meilleur, en gros, tu es meilleur que moi en tant qu'être humain. Sauf qu'un coach, il est pas, pas forcément là pour être meilleur que toi, il est juste là pour savoir te poser les bonnes questions, pour te driver, pour que toi, tu trouves les réponses. Mais inconsciemment, j'ai un peu besoin d'admirer, ce qui fait que, il n'y a jamais personne, tu sais, il y a des gens qui vont être bon dans tel truc, d'autres dans tel truc et vu que je n'ai jamais vraiment trouvé quelqu'un que je suis en légitime, enfin, parce que je suis extrêmement bon, c'est juste que j'ai trop d'égo sur certains sujets et du coup, je n'ai pas trouvé, Mais c'est clairement mon point faible, c'est clairement là où je pêche, c'est d'accepter de payer des grosses sommes pour peut-être juste réentendre ce que je sais déjà et apprendre 10%. Moi, j'ai une pote qui est très forte là-dedans se faire coacher, c'est parce qu'elle apprend tous les trucs possibles, imaginables. Elle me dit, mais la plupart du temps, je paye une blinde, mais j'apprends que 5 à 10%. Mais finalement, quand tu as un certain niveau d'expérience, de savoir et de développement personnel, c'est que ça que tu vas chercher. C'est ces 10% là en fait. Et tant pis pour les 90% pour lesquels tu as payé entre guillemets pour rien parce qu'on s'en fout. Le but, c'est de gratter ces petits trucs. C'est comme l'athlète de haut niveau en fait. Il va aller gratter les millième de seconde, la micro-optimisation qui va lui peut-être faire passer devant les autres. je ne suis pas coaché et il faudrait que je le sois depuis des années. Voilà. Et ne faites pas comme moi. Je pense que c'est une perte de temps. Je pense que c'est de l'ego mal placé. et je pense que c'est il y a tout qui va mal dans le fait de ne pas se faire coacher. Alors, on peut vivre très bien. J'ai vécu très bien. J'étais successful et successful, je n'ai pas forcément de l'argent en face. Je n'ai tout justement, tout ce qui est important pour moi. Mais ça aurait pu être beaucoup plus haut, beaucoup plus fort si j'avais eu cette capacité à savoir trouver des bons coachs.
Loïc Toi-même, tu coaches en one-to-one ? Je veux dire, au-delà du contenu Visio Academy, tu fais du coaching
Invité 1 en one-to-one ? J'en fais un ou deux en même temps. Là, tu vois, j'ai une personne. Ça va être… J'accepte surtout les top profils dans le sens où que ce soit sur du leadership, que ce soit sur du management, que ce soit sur de la stratégie de contenu, du positionnement, du business. des gens qui sont plus sur des choses où leur boîte, elles tournent, mais elles tournent peut-être sans avoir eu le plug digital ou le levier vraiment réseaux sociaux. Donc, oui, ça, je le fais parce que je trouve ça intéressant. En fait, je trouve ça intéressant d'avoir des gens qui te donnent un exercice et qui le dépassent. Tu vois ? Il y a des gens que j'ai coachés qui sont vraiment… qui cartonnent et c'est formidable. Il y en a un des gars que j'adore, que j'ai coaché qui s'appelle Stanislas Gruau.
Loïc Avec Explora.
Invité 1 Explora, oui. Et c'est le genre de mec qui dit ouais, tu lui donnes un conseil et il le magnifie en fait le conseil parce que c'est un très gros exécutant en fait. C'est un exécutant incroyable. Donc, très, très, très intelligent. Donc, c'est un plaisir de bosser avec des gens comme ça.
Loïc Oui. Super intéressant. On se rapproche doucement de la fin mais j'ai encore une question sur la partie contenu. quand on a passé autant de temps et qu'on a produit autant que toi. Alors, je dis mais en fait, c'est une question directement pour toi. Comment tu fais pour te réinventer, c'est un peu un grand terme mais pour continuer à apporter une valeur ajoutée et évoluer, tu vois, j'imagine que ce que les gens consommaient quand tu t'es lancé en 2011, ça ne peut rien avoir avec potentiellement ce que tu feras dans le podcast que tu vas lancer demain. Tu vois, comment tu arrives à rester authentique, à continuer à faire brûler cette flamme dont on parlait, c'est-à-dire à trouver du sens toi dans ce que tu fais mais en même temps à être, comment dire, pas pertinent parce que c'est un… Tu vois, être au bout du jour. Tu vois, tu vas être dépassé. Oui, exactement. Bien sûr.
Invité 1 Il y a deux choses. Un, il faut être curieux et la curiosité doit t'amener à apprendre. Je veux dire, si tu es dans un vase clos, à force, l'eau va croupir. Tu vois, justement là, tu vas être asbine. S'il y a bien, tu vois, une habitude que je trouve formidable, c'est de prendre une heure et d'apprendre chaque jour sur un nouveau sujet. Écouter des livres audio, faire des formations. Mais des fois, c'est faire des formations sur, je ne sais pas, ça peut être juste sur l'intelligence artificielle, artistique, tu vois. Pas forcément de comment créer une page de vente avec la… Ou ça peut être un atelier poterie. Ça peut être, tu vois, justement, moi, dans mon expérience des plantes médicinales psychédéliques. Tu vois ?
Loïc Il faut qu'on en parle de ça.
Invité 1 Parce que, là, tu me dis qu'on arrive sur la fin. Dommage, comment on va faire ?
Loïc Non, mais on va en parler.
Invité 1 Et en fait, c'est ce côté où, si tu comptes sur ce que tu as appris, évidemment qu'il y a un moment, tu auras tout dit, en fait. Mais le but, c'est de continuer. En fait, c'est la grande différence avec la génération de nos parents. C'est la génération de, j'apprends et je ponce toute ma vie sur le savoir qu'à un moment donné, j'ai appris à l'école. Parce que, en plus, c'était en réception. C'était en réception d'infos. OK, va dans tel diplôme, on t'envoie cette info, tu l'absorbes et tu ponces dessus toute la vie et ton expérience au quotidien, tu vas gratter aussi quelques infos. Donc, voilà. Aujourd'hui, ce n'est plus possible. Aujourd'hui, c'est toi qui dois aller chercher l'info pour te nourrir, pour créer des projets. Et en plus, ce que j'aime, c'est que tu vas avoir l'éducation pratique. C'est-à-dire, tu vas apprendre, non pas les choses, genre, j'apprends tout ça et j'espère qu'il y a un des trucs qui va me servir, qui est l'éducation française aujourd'hui. Là, c'est l'inverse. j'ai besoin de faire ça, donc je vais apprendre ça et je vais tout de suite mettre en pratique. Donc, la question, c'est, qu'est-ce qu'a dit de ta curiosité ? A-t-il perso ou pro ? OK, va apprendre des choses. Et si tu continues d'apprendre en permanence, tu auras toujours des choses à dire parce que, et tu n'auras pas que des choses à dire avec ce que tu viens d'apprendre parce que tu feras en permanence des ponts sur toutes les autres choses que tu auras apprises. C'est ce qu'il appelle Naval et aussi Elon Musk, le savoir spécifique. Le savoir spécifique, c'est un savoir qui n'est pas transférable de façon automatisée. Donc, typiquement à l'école ou dans des cours. Et pour ça, c'est à toi de faire des mix entre deux savoirs automatisés plus ton expérience et de créer un espèce de câble. Tu vois, tu surcables et tu surconnectes tous ces savoirs qui créent un savoir spécifique qu'il n'y a que toi qui pourrais le savoir parce qu'il n'y a que toi qui as mis toute cette toile d'araignée de savoir en fait en place et que sinon, les autres, ils ont juste pris un fil, une ligne droite. Et c'est ça qui est la clé en fait. La clé, c'est de toujours apprendre. Et il ne faut pas le voir. C'est toujours pareil. Oh, mais c'est fatiguant toujours apprendre, toujours machin. Mais parce que tu vois la vie comme un truc où normalement, tu es censé arriver et te reposer. Et la vie, ce n'est pas ça. Tu peux te reposer et avancer en fait. Et le problème, c'est, on voudrait se dire j'ai fait. En fait, on voit l'apprentissage comme une tannée. L'apprentissage, c'est plus tu apprends, plus tu mets de lumière dans ta tête. Arrête d'être dans une chambre noire mon gars. Vas-y, mets des néons, mets des LED, mets des phares dans ton cerveau. Tu verras que la vie est plus belle.
Loïc Ce qui est à la fois grisant, enfin de se dire, franchement, je suis 100% d'accord avec toi. Tu vois, finalement, de se dire, en fait, aujourd'hui, on a la possibilité d'aller explorer tout ce qu'on veut parce que tout le contenu est dispo tout le temps, partout, H24, gratuitement. Mais d'un autre côté, je ne sais pas ce que tu en penses, j'ai l'impression que ça, tu peux exploiter le potentiel du truc si tu captes ce qui, toi, te fait vibrer. Et tu vois, à l'inverse de l'éducation française ou enfin l'éducation classique, académique, où tu es guidé, tu es dans des barrières, tu n'as pas à réfléchir en fait. On te dit, ça présuppose le fait que tu as su te poser les bonnes questions et tu as su trouver la réponse à, ok, c'est quoi qui me fait vibrer ? Tu vois, pour aller piocher finalement à droite à gauche.
Invité 1 Mais en fait, c'est ça, tu vois, le problème des gens. C'est exactement ça le problème des gens. Ils veulent faire des choses, tu vois, en étant sûrs du résultat final. Oui. Du coup, les gens, ils ne veulent plus prendre de risques. Ils veulent savoir. Quand tu voyages, tu veux savoir l'hôtel où tu vas, à quoi il ressemble, voir des photos, il a 5 étoiles en avis. Tu veux savoir le bus, à quelle heure et truc. Tu veux tout savoir. Mais arrête de vouloir savoir dans ta vie. Et du coup, quand tu es curieux, le principe d'être curieux, c'est de ne pas savoir et d'y aller. C'est ça la curiosité. Sinon, c'est le savoir. Le savoir, c'est quand tu sais, quand tu as fait le tour. Mais n'essaie pas de savoir, essaie d'aller et d'absorber. Et le problème, c'est que si tu veux savoir ce qui te fait vibrer, teste des choses pour comprendre si ça, c'est nul et ça, c'est bien, si ça, c'est cool pour toi ou ça, ça ne l'est pas. Et je pense que le problème, il est là. C'est un, les gens, ils ont la FOMO, ils veulent être partout en même temps parce qu'ils disent que l'herbe est plus verte ailleurs. Et deux, en plus, ils veulent être sûr que ça va être bien. Mais en fait, tu m'étonnes qu'il y a autant de gens déprimés. Ils n'ont pas compris que le bonheur, il se situe dans l'inconnu, dans le pas savoir et dans le plaisir de découvrir au fur et à mesure. Et quand tu es OK avec le fait de ne pas savoir, tout ce qui vient, c'est cool. déception versus ce n'est pas ce que j'imaginais versus merde, je ne suis pas arrivé. Merde, il faut que je continue encore. En fait, le principe, c'est que de toute façon, tu n'allais jamais t'arrêter. Les gens, ils ne captent pas, ils veulent s'arrêter. Les gens qui se sont arrêtés, malheureusement, ceux qui se prêtent des plans sociaux, ceux qui sont mal, c'est ceux qui ne sont pas à jour, c'est ceux qui ne vivent pas avec leur temps. Et c'est ceux qui, tristement, galèrent aujourd'hui. Et c'est totalement normal sur la régénération de nos parents, de nos grands-parents parce qu'ils n'étaient pas alertés sur ce danger de l'arrêt de l'auto-éducation. Aujourd'hui, on le sait. Aujourd'hui, on le sait. c'est ton devoir, c'est ta survie qui est question.
Loïc Les plantes, qu'est-ce que c'est que ce truc ? Comment tu as découvert ça ? Ça a été quoi, l'introduction à l'univers ? C'est à quoi comme nom, là-bas ? En expérience ?
Invité 1 Ah non, c'est des plantes médicinales ancestrales.
Loïc Ok, donc ça n'a pas un nom, genre une catégorie ou j'en sais rien ? On l'appelle ça la médecine, c'est une médecine. C'est une médecine, ok. Et tu as découvert ça au Mexique, au Pérou, parce que quand j'étais allé au Pérou, je me rappelle qu'il y avait des trucs où on pouvait partir, il y avait des gars qui partaient faire ça en Amazonie, des sortes de retraites avec des gars. Tu n'avais pas fait un truc comme ça, toi ? Je ne sais pas pourquoi ça me... Moi,
Invité 1 j'ai fait un trek et j'ai fait une retraite pour tester la ayahuasca, mais ce n'était pas très loin de Medellin, c'était en forêt parce que la Medellin est en Colombie, la forêt n'est jamais très loin. Mais ouais, c'était ça. Comment j'ai découvert ? Moi, je n'ai pas voulu taper sur Google cérémonie ayahuasca et cinq étoiles, mais voilà. J'avais envie que ça vienne à moi, j'avais envie que ce soit quelque chose de naturel, que la vie me mette ça sur mon chemin et tu vois, je ne voulais pas le faire en mode touriste, je ne voulais pas le faire en mode je force le truc, parce que je respecte beaucoup trop cette approche-là. Mais du coup, en étant en Colombie, je me suis dit, tiens, je sens qu'il est temps pour moi de passer un certain step dans ma vie de compréhension de soi, de compréhension du monde et de la même façon que j'ai testé la méditation, l'hypnothérapie, les tracks de survie, les autres, les expériences personnelles, physiques et mentales très dures, c'est aussi des épreuves très importantes pour l'introspection, apprendre à se connaître physiquement, mentalement, sur la réalité de la vie et des situations. Mais j'avais envie d'aller au-dessus dans des découvertes un peu plus spirituelles, un peu plus profondes, cérébrales. et ça faisait longtemps que j'entendais parler de la ayahuasca, je savais que les champignons, j'en avais déjà pris, hallucinones, j'en avais déjà pris quelques fois avec des potes. Moi, je ne suis pas du tout drogue chimique, je n'ai jamais fait ces trucs-là, tu vois, Zickstiles, LSD, MD, des trucs comme ça, ce n'est pas du tout mon délire, la coke, ça n'est pas mon délire. Mais j'ai déjà pris des petits champignons une fois, j'avais trouvé ça sympa. Mais du coup, je voulais le faire pour le coup, en mode médecine, c'est-à-dire là, on respecte, on n'est pas là pour s'amuser, on est là pour comprendre, voyager. Donc, j'ai commencé par ça puis après, ça s'est bien passé, c'était extraordinaire, donc j'ai voulu aller sur les autres plantes qui étaient là en fait, que je pouvais expérimenter et qu'on me recommandait un peu naturellement sans vraiment que j'aille les chercher et c'est comme ça que je voulais le faire. Donc, j'ai testé la ayahuasca puis après, j'ai fait aussi du faux, cambo, puis j'ai refait les champignons et je pense que c'est, en fait, sans, parce que là, ce sera un autre podcast, tu vois, à part entière, mais c'est de se dire, ces plantes-là, si je dois le résumer, parce que là, j'ai, tu vois, en partant de Colombie et tout, même du Mexique, c'est bon, j'ai clos ce chapitre-là parce que là, je le faisais, en fait, j'ai commencé, je crois, en août cette année et j'en ai fait quasiment tous les mois et demi ou le mois, mois et demi, tu vois, un truc comme ça, les 5-6 cérémonies parce que finalement, 5-6 cérémonies, ce n'est pas non plus 20. Mais si je dois le résumer dans ce que j'ai compris de tout ça, c'est les plantes médicinales ne sont pas tant un remède, tu vois, genre, je ne vais pas bien, je vais prendre ça, je vois la vie, j'ai tout compris, même si tu peux avoir cet effet-là, mais c'est ce côté plus, genre, c'est comme si tu prends la Doloréane que tu vas 10, 20, 30 ans dans l'avenir et que tu te vois tel que tu as envie d'être, que tu vois, que tu comprends le futur de ce que tu veux être, de toi, de la vie, en fait, tout à coup, tu as cette sagesse, ce recul sur tout ça et c'est comme si, ensuite, tu reviens. Donc, quand tu reviens dans ton quotidien, tu vois le phare de la bonne direction, mais ne tiens qu'à toi de toujours au quotidien faire les actions qui vont te faire avancer dans cette direction. Si tu fais de la merde et que tu es con et que tu n'avances pas et que tu ne fais pas les bonnes choses, tu peux avoir la recette du bonheur. Si tu ne le mets pas en application chaque jour, tu ne seras pas heureux. Si tu as l'image de ce qui tu veux devenir qui va te rendre heureux, t'épanouir, ce que tu vas faire dans la vie, mais que chaque jour, tu ne fais pas les actions concrètes, bêtes et méchantes, il ne se passera rien. Et c'est ça, ce truc formidable avec les plantes médicinales, c'est que ça te met la gueule dans vraiment, dans tout ce que tu as à l'intérieur. Donc, tu vas aller vraiment embrasser les beaux côtés que tu as et arrêter peut-être d'être trop dur avec toi-même. Mais tu vas mettre aussi la tête dans tes traumas, des trucs difficiles. Pour pouvoir résoudre ça, il y a un moment, si tu veux résoudre quelque chose qui est dur, si tu es une femme, tu as été violée, tu as fait une fausse couche et que c'est encore en toi et que tu as mis de côté, pour le résoudre et vraiment le soigner, il va falloir l'affronter en fait, mettre la tête dedans. Donc, il faut être prêt à se dire on va tout déterrer pour soigner. Mais donc, ce n'est peut-être pas agréable. Donc, si tu n'es pas prêt, tu peux peut-être partir en panique, etc. Alors que, tu vois, moi j'ai eu la chance d'avoir une vie assez simple, tu vois, j'ai pas de trauma particulier. Donc, tous mes voyages étaient vraiment très beaux, très doux, très compréhensibles. Ça peut être fort, des fois en émotion, en sensation, mais finalement, c'est de la même façon pour moi que je recommande à tout le monde de faire Vipassana, qui est un truc aussi simple qu'aller quelque part 10 jours et méditer, pas parler, écrire, etc. parce qu'on consacre tellement de temps à notre bien-être extérieur, à quoi on ressemble, musclé, pas musclé, bien fringué, pas bien fringué, tu vois ce que je veux dire. On ne consacre pas au moins autant de temps à la beauté et à la santé intérieure. et que pour moi, je ne comprends pas qu'on ne le fasse pas et on devrait le faire plus souvent. De la même façon, je comprends que c'est vraiment une très belle médecine, un très beau chemin de tester ce genre d'expérience pour lesquelles il faut être prêt. Il ne faut pas blaguer avec ça, il ne faut pas y aller pour le fun, il ne faut pas y aller si effectivement on ne se sent pas, si on n'a pas un minimum de confiance en soi et dans ce qui va se passer. C'est un petit peu comme quand tu mets le siège dans le cul dans le grand huit. Tu as le harnais de sécurité. Si tu es là et que tu t'amuses, ça te secoue. Mais putain, c'était génial. Si tu es là et que tu es crispé et que tu ne voulais pas y aller, tu vas te cogner la tête. Tu vas avoir ta vie. Tu vois ce que je veux dire ? Pourtant, les deux personnes d'une à côté de l'autre ont vécu le même manège mais pas de la même façon parce qu'il y en a qui a fait confiance et qui s'est dit allez, j'y vais et l'autre qui va reculons et que c'est encore pire en fait. Vraiment, ces plantes-là, ça sert à ça. Ça sert à tout à coup et c'est marrant que tu me dises au début de podcast j'ai l'impression ça serait très joli comme compliment, je ne pense pas le mériter mais d'entendre un moine Shaolin tibétain de terre avec cette sagesse et je me suis dit mais c'est quoi ? C'est exactement ce que tu peux potentiellement ressentir quand tu es en voyage sous l'effet de ces plantes-là en fonction de chaque plante à différents effets on va dire mais c'est vraiment ce qui est assez ouf c'est que tu montes en termes de sagesse de conscience tu peux monter au niveau de ton esprit de ton âme et en fait c'est assez ouf d'avoir ce recul sur le monde et la vie c'est comme si tu vois le monde tout à coup tu es un peu comme au paradis comme on décrit le paradis que c'est genre les problèmes deviennent un peu insignifiants un peu comme quand tu regardes un sage tu sais où tu as l'impression qu'il n'y a plus aucun aucun problème qu'il touche tout lui passe au-dessus tu vas avoir un peu cet effet-là quand tu lâches prise et que tu te connectes à la plante quand tu vis ce genre de cérémonie donc pas apprendre à la légère le prendre avec confiance pas forcer le truc commencer doucement commencer avec les champignons je pense c'est mieux parce que c'est la médecine la plus agréable tu vois et l'ayahuasca tu te purges des deux côtés donc c'est pas ultra fun tu vois dans l'idée donc les champignons c'est plus intérieur tu t'allonges allonges masque sur les yeux petite musique et c'est parti tu vois et là tu fais ton voyage intérieur
Loïc super intéressant et ben ça me fait tu vois je me dis que j'aurais peut-être à l'époque quand j'étais au Pérou ça me faisait un peu flipper genre de truc parce que en Europe je pense qu'on n'avait pas du tout sensibilité confronté à ce genre de enfin c'est pas le bon terme on n'est pas du tout au contact tu vois de ce genre de médecine
Invité 1 c'est diabolisé c'est un truc c'est ça moi je fais plus confiance à des gens qui depuis des siècles gèrent une plante pour se soigner pour comprendre qu'il y a des mecs qui me sortent un vaccin en 6 mois tu vois c'est clair des mecs qui de base ont des dossiers où ils ont fait des arnaques de ouf en Afrique des trucs des machins enfin je veux dire je préfère faire confiance à un chaman qui c'est pas le bon terme c'est plutôt guérisseur qui utilise ces plantes de génération en génération qui eux le font pour leur survie et leur bien-être de leur population que des cums qui vont te mettre un truc dans le sang où tu sais pas vraiment ce qu'il y a tu sais sortir un poids tu vois ce que je veux dire
Loïc ouais c'est clair
Invité 1 donc moi je pars du principe que si je vois quelqu'un qui m'inspire dont j'aime les propos et qui prend quelque chose et que quand il me l'explique ça fait partie d'une tradition et que je comprends que c'est beau que c'est pour la prévention c'est pour la compréhension ben j'y vais tu vois alors c'est plus comme ça que je le vois
Loïc fascinant ben écoute Alex franchement un énorme merci c'était passionnant bon déjà je te le disais en intro le fait de te suivre depuis un moment plus ou moins loin tu vois selon les phases ça fait quand même plus de 12 ans que j'ai vu cette vidéo
Invité 1 donc il y a eu
Loïc des périodes où je suivais beaucoup plus intensivement que d'autres ce que tu disais mais c'était un plaisir qu'est-ce que ce serait et là ça va être un peu une grosse question mais le mot de la fin tu vois que tu voudrais partager à toutes celles et ceux qui nous écoutent qui hésiteraient encore à se lancer dans leur propre projet ou à initier des ruptures comme toi tu as su le faire en 2011 maintenant
Invité 1 je dirais simplement que on est ce que l'on fait et j'en ai j'avais cette discussion hier je pensais que faire des vidéos de voyage c'était évident pour moi je pensais que encore il n'y a pas tu vois encore hier j'ai pris conscience qu'on est ce que l'on fait c'est-à-dire que j'ai commencé à faire des vidéos de voyage sans savoir si ça allait marcher sans savoir si ça allait me plaire sans savoir si j'allais être bon ni comment j'allais le faire mais je l'ai fait et à force de le faire je suis devenu bon je suis devenu le seul et j'ai pris goût à ça et tu vois dans ce petit aussi pas de côté surtout rien sur tiens est-ce que je dois tester ce nouveau format de podcast de trucs de machin bah en fait c'est en le faisant que je le saurais on est ce que l'on fait donc c'est pas tant fake it till you make it comme on entend beaucoup parler c'est plus de dire tu crois que t'as envie de faire quelque chose fais-le parce que la réalité de la vie te dira si c'est le bon chemin ou si ça ne l'est pas et que si t'as envie de devenir une prof de yoga c'est en faisant du yoga que tu vas y arriver c'est pas en disant ok là ok je suis une prof de yoga non c'est en le faisant c'est pas c'est pas si tu veux devenir tu vois un entrepreneur et nos maîtres digitales veulent traverser le monde c'est en développant un skill qui va te permettre de travailler de partout dans le monde et après de claquer ta dame et te retrouver à l'autre bout du monde et te dire c'est génial ou merde non ça ne l'est pas donc on est ce que l'on fait donc si t'as envie de devenir quelqu'un ou de faire quelque chose fais-le et c'est comme ça que tu le deviendras c'est pas juste en n'ayant l'idée ou en décidant de le faire
Loïc fabuleux merci beaucoup Alex merci pour ton temps merci pour ces partages méga inspirants kiffe bien tes 4 mois et demi du coup de coupure qui te reste et puis hâte de voir le nouveau nouvelle zone de génie comme tu dis qui va émerger de tout ça magnifique
Invité 1 j'espère aussi j'espère aussi sur ma plan de belles ondes merci à tous qui nous ont écouté j'ai envie de dire un pépite de chocolat du savon licorne en diamètre et à très vite
Loïc à très vite on est ce que l'on fait c'est vraiment ce que je retiens de cet échange avec Alex que j'ai trouvé passionnant quand on reçoit une dose d'inspiration pareil on a le devoir de la partager alors prenez votre smartphone maintenant et envoyez le lien de cet épisode autour de vous un petit message peut t'amener à de grands changements pensez à vous abonner sur votre plateforme d'écoute et si vous appréciez ce que je fais vous pouvez également me soutenir sur Tipeee le lien est en description merci pour votre fidélité et je vous dis à la semaine prochaine pour un échange avec la championne du monde d'Ultra Cyclésie haut Sous-titrage ST' 501
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