Nahuel Comment est-ce que l'on a des envies de foncer ? Même si des fois on a des envies qui ne sont pas comme les autres, de foncer, parce que c'est ça qui nous rend heureux. C'est aussi une liberté de ne pas faire comme les autres et de faire ce qu'on pense foncièrement bon pour soi. On n'est pas riche de ce qu'on possède, on est riche de ce qu'on vit.
Loïc Salut Manuel, bienvenue sur le podcast Défrappé. Bonjour Loïc. Très très content de te recevoir aujourd'hui. Merci de prendre le temps en fin de journée. Je sais que tu es pas mal occupé en ce moment. On vient d'en parler en plus avec tous les changements, etc. Tout ce qui implique les mesures sanitaires actuelles. Donc vraiment un grand grand merci de te libérer du temps et de venir partager un peu ton parcours incroyable avec nous. En tout cas je suis impatient que tu partages un petit peu plus ton histoire avec les auditrices et les auditeurs. et du coup pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas c'est à dire tous ceux qui ne sont pas dans l'univers du trail est-ce que tu pourrais peut-être commencer par te présenter nous expliquer ton parcours sportif récent et peut-être d'où tu viens
Nahuel un grand merci à toi Loïc c'était un plaisir de me libérer de mes obligations pour être parmi vous j'avais une réunion ce soir qui est tombée au dernier moment et je me suis excusé on avait calé ça depuis 3 semaines et voilà quand on s'engage il faut tenir ses engagements donc vraiment enchanté d'être parmi vous moi je me présente Naïuel Passera j'ai 36 ans et je suis papa de 2 enfants au niveau professionnel je travaille pour la yégeoise de cyclo sportive qui est une grosse cyclo sportive qui rassemble chaque année plus de 5000 personnes et je travaille aussi pour le Mont Calme, le challenge du Mont Calme, qui est une course historique des Pyrénées qui a plus de 30 ans d'existence. Donc, ça fait 30 ans que cette course envoie des coureurs courir à plus de 3000 mètres d'altitude. Et dans ce cadre-là, en 2018, ils m'ont recruté pour créer un ultra trail, enfin, un ultra de montagne qui s'appelle la Pika Pika, qui fait 109 km et 11 500 mètres de dénivelé positif et négatif et dont je suis à l'origine. pour l'aspect professionnel. Je suis en reconversion professionnelle. J'ai passé un BTScom dans le cadre de ces deux structures que je viens d'avoir. Et donc là, maintenant, je suis dans le milieu de l'événementiel sportif qui me passionne depuis 2018. Donc ça, c'est super intéressant, malgré la situation actuelle, mais c'est super intéressant. Au niveau sportif, parce que le sport, c'est un peu toute ma vie. J'ai commencé par le foot, où bizarrement, j'étais gardien de but. J'étais le gardien de but qui battait les joueurs de champ au test Vameval de début de saison. Donc voilà, j'ai de suite connu les exigences du haut niveau avec le foot. Je suis parti très tôt de chez moi à 13 ans pour partir dans le centre de la France à Châteauroux pour le centre de formation. Après j'ai fait trois ans à Ytre. Je n'ai pas réussi à passer pro à la dernière étape. J'étais dans le groupe pro mais je n'ai pas réussi à signer un contrat pro. Je sais pourquoi, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. à un moment donné, je n'ai pas fait les bons choix, je ne peux pas faire la fête et être performant. Et donc, à 20 ans, je suis revenu auprès de ma cellule familiale qui avait déménagé de Paris en Ariège. Donc, j'ai découvert l'Ariège où je vis actuellement à 20 ans. Donc, c'est un peu le choc un peu des cultures entre le milieu de la nuit marseillaise et le calme ariégeois. Mais je ne regrette pas du tout mon choix. Je ne regrette pas du tout mon choix. Ça m'a peut-être fait du bien, d'ailleurs. Ça m'a peut-être... Donc voilà, j'ai continué à jouer au niveau amateur, au niveau national par ici. Et voilà, ça m'a trouvé un job. Ça m'avait fait rentrer à la mairie dans un premier temps. J'ai coaché aussi au niveau national des jeunes. Et je me suis blessé en CFA2, c'est la cinquième division, en 2011, quand je jouais Toulouse Fontaine. Et là, ça faisait un moment que je me demandais ce que je faisais sur le terrain. Je jouais par obligation, entre guillemets, pour me rendir les fins de mois avec les quelques primes qu'on avait. Et donc, je me suis fait une acromio claviculaire et en rééducation en cas breton, je me suis dit mais là, c'est clairement, il faut arrêter donc ça c'était en 2011, j'ai continué à coacher jusqu'en 2013 et entre temps, j'ai pris du poids j'ai passé un soir de fête, j'ai passé la barre des 100 kilos j'ai fait 100,5 et à un moment donné, mon père m'a dit il va falloir quand même que tu fasses quelque chose t'as toujours aimé courir, mais j'avais pas embrayé le pas du marathon parce que quand j'ai regardé une préparation de marathon avec tous les fractionnés tous les trucs, j'ai dit ça, tu l'as fait assez pendant ta jeunesse stop et donc un jour de juillet 2012 mon père il m'a dit viens dans 3 semaines il y a une course de montagne par ici où on part du centre du village et l'arrivée c'est en haut d'un sommet et il m'a dit dans 3 semaines il y a ça on va courir et on va faire ça et j'ai dit on y va et en gros depuis ce jour là je cours tous les jours ou presque donc voilà ça c'était mon entrée dans le monde du trail c'était un premier déclic c'était ouais la course de village c'est la course de la Dendorlu on part du village d'Orlu qui doit être à 600 mètres et l'arrivée c'est sur la Dendorlu donc c'est un sommet très pointu qui est à 2222 mètres et quand j'ai vu cette ligne d'arrivée quand je suis arrivé là je suis arrivé en Tépénutiem j'étais vraiment dans les fins fonds du classement j'étais tellement content et j'ai dit c'est ça qu'il faut que tu fasses c'est ça qu'il faut que tu fasses donc ça a été voilà depuis là je n'ai pas arrêté donc qu'est-ce que j'ai fait j'ai regardé un peu ce qui se faisait dans ce nouveau monde j'avais un collègue qui jouait au foot avec moi qui avait fait les citadels le grand format ici en Arih c'est un peu une course référence qui fait 70 km donc au mois de mars d'après j'ai fait le 70 km des citadels avec quelques avec moins de 8 mois de course d'expérience et j'avais l'impression d'avoir fait l'UTMB parce que quand tu commences l'UTMB c'est le gras après tu découvres que c'est pas exactement ça enfin moi de mon côté de ma vision des choses mais j'avais fini les citadelles donc ça c'était en 2013 et pour moi j'avais fait le gras j'étais finis sur les citadelles sauf que tout a été très vite et deux ans après je l'ai gagné donc ça a été dès 2014 voilà ouais ouais de suite j'ai voulu faire du long ça m'a attiré j'avais mon cousin Germain qui vivait à la Réunion qui m'a dit tu commences à faire ça il faut que tu viennes faire la diagonale j'ai dit ouais pas de problème moi ça me plaît donc à force de courir tous les jours tout le monde me disait, mais tu t'en fais trop, mais moi comme ça me plaisait, que je ne faisais pas ça dans une optique de performance, donc j'ai commencé à perdre beaucoup de poids, à m'affûter, les capacités cardiaques je les ai eues depuis très jeune, et en fait le fait de s'entraîner tous les jours, c'est quelque chose qui est acquis dans mon organisme depuis longtemps, donc il a fallu que la machine se remette en marche, donc très vite j'ai eu des résultats sur des petites courses ici, mais moi ça ne m'intéressait pas, on m'a dit, mais Naï, pourquoi tu veux faire du long ? Tu gagnes des courses, des petites courses ? je m'en fous de gagner les courses, ce que je veux faire, c'est vivre des aventures, il faut que je fasse la diagonale, j'ai fait la diagonale, donc en 2014, j'ai fait ma première diagonale, où j'ai fini, je ne sais plus, 30ème, et voilà, c'était mes premiers ultras, et là j'ai eu la révélation, l'endurance m'a beaucoup plu, et après, tout s'est enchaîné très vite, donc 2014, première diagonale, 2015 je suis revenu à la diagonale, j'ai commencé à performer sur du long, même si c'est vraiment pas mon leitmotiv la performance, d'ailleurs les autres types c'est la diagonale, la deuxième diagonale, à 30 km d'arrivée, on était avec Nouria Picasse, on était 11e avec un collègue des Pyrénées, Maxime Casajou, et un collègue à Réjoua nous rejoint, et donc on avançait, on avançait, en randonnée on était, clairement, et il y a un coureur qui nous double et on lui propose de finir avec nous et il nous dit non non il faut déjà faire un top 10 on se regarde je t'ai plus frais des 3 Naïu tu veux faire un top 10 non non mais un top 10 moi je m'en tape la coquille de faire un top 10 je préfère finir la diagonale avec 3 Pyréniens et c'est des moments qu'on se rappellera toutes nos vies plutôt que courir comme un poulet sans tête ou on ne court plus trop mais d'avancer pour une hypothétique top 10 donc voilà on a fini entre Pyréniens c'était un super moment et voilà donc ça c'était en 2015 et après en 2016 en fait il y a eu un premier déclic qui a changé un peu ma vision des choses, de suite j'étais attiré par le long et le technique sauf que mais en fait dans les Pyrénées où j'habite en Ariège mais même à la Diagonale je me suis vite ennuyé quoi et donc pour moi le Graal c'était la Rwanda d'El Sim donc c'est 170 km et 13 500 mètres de dénivé et en 2015 j'ai fait troisième, en 2016 ils m'ont réinvité et moi je me suis dit mais tu as fait troisième et dernière, est-ce que c'est pas possible de faire mieux ? Comme ils m'avaient invité et que j'y suis allé et là je l'ai gagné. Je l'ai gagné et pour moi c'était vraiment le Graal, c'était vraiment le rêve. C'est comme si un trailer gagnait l'UTMB parce qu'en tant que montagnard moi l'UTMB ça ne me fait vraiment pas vibrer. Et donc j'ai franchi cette ligne et là tout parce que c'est des mois de sacrifices et en ayant un job, en ayant tout, une vie de famille et tout, c'est des sacrifices énormes et donc j'ai franchi cette ligne alors j'ai dit mais là maintenant j'ai fait ça qu'est ce que je vais faire et là l'organisateur il m'a dit on va créer un truc s'appelle l'euphoria c'est 230 km et 20 000 m de dénivée en équipe et sans balisage et là ma vision a complètement changé parce que j'ai toujours aimé partager et le fait de commencer à le sans balisage m'a beaucoup plu parce que souvent le trailer dans le monde du trail pourquoi tu fais du travail pour être libre. Sauf que manque de bol, dès qu'il manque une balise tous les 20 mètres, en tant qu'organisateur, on se fait lyncher. Donc j'ai découvert la montagne sans balisage, et ça de suite, c'est le deuxième déclic, et surtout le très très long, parce que les 220 km, c'est vraiment la gestion des nuits. Parce que quand la Ronda del Sims, j'ai dû mettre 31h30, donc 31h30 tu dors pas donc dans la foulée de la ronda j'ai fait le temps des géants en 2016 et là c'était la première fois j'étais confronté à la vraie au vrai ultra endurance où il faut gérer son sommeil et là j'ai pris une belle claque où j'ai beaucoup souffert mais j'ai beaucoup appris et après c'est vraiment ça maintenant qui me plaît énormément c'est le très long, le très sauvage et la liberté. Donc j'ai enchaîné en 2017, 2018 avec l'Euphoria et en 2019 on a fait dans la même mouvance, on a réussi à terminer Bob Graham en Angleterre qui est un défi sur 24 heures où tu dois faire 42 piques et tu es libre de ton chemin et ça fait 110 km et 9000 m de dénivelé dans le nord de l'Angleterre. Donc voilà un peu où j'en suis. Après donc depuis Depuis 2018, j'ai un travail qui est passionnant. Comme toute passion, ça prend pas mal de temps. Avec les deux enfants aussi, je cours moins et donc je suis moins performant. Mais ça, ce n'est vraiment pas mon souci. Voilà un peu le personnage.
Loïc Oui, c'est juste génial d'écouter ton parcours parce qu'on sent vraiment que la passion n'est pas du tout cette recherche de performance ou de podium. et je trouve que ton histoire, tu vois, sur ta deuxième diagonale où potentiellement tu pouvais faire un top 10 et tu as préféré finir avec des amis pour les souvenirs que ça t'a permis de créer. Je trouve ça chouette, je trouve que ça élus vraiment, on avait déjà un peu échangé avant donc je trouve que c'est vraiment l'exemple parfait de, j'ai l'impression, de ton parcours. Est-ce que tu pourrais juste pour le Thor, parce que c'était le troisième ou quatrième invité, je crois, qu'on a sur le podcast qui a fait le Thor. Juste pour qu'on ait une idée, parce que tu dis que tu as beaucoup souffert, tu l'as fini en combien de temps et qu'est-ce que tu as trouvé particulièrement difficile ? Parce que comme on a déjà parlé sur d'autres épisodes, c'est intéressant je pense pour les gens, ils pourront tout de suite, s'ils ont écouté les autres épisodes, voir ce que c'est.
Nahuel Oui, c'est clair. Alors, le Thor des géants, j'avais prévu de mettre à peu près un peu moins de 80 heures, mais finalement, j'en ai mis 110. En gros, ce qui s'est passé, c'est que je sortais de la Ronda del Sim, qui est l'ultra-try sur le format 100 miles, le plus technique et j'avais parlé pendant ma première ronde d'année d'avant avec Antoine Guillon sur le chemin de la ronde le torse c'est la course la plus technique que j'ai jamais fait donc moi je sortais de la ronde j'étais faire que des crêtes par chez moi j'étais au dessus, j'étais faire des crêtes je me suis enroché sauf que le torse c'est une course de gravel j'ai très vite déchanté j'ai très vite déchanté parce que c'est beaucoup de pistes, parce que la montagne sauvage telle qu'on la voit nous dans les Pyrénées ou telle ma vision des choses, non parce que des courses dans les Pyrénées c'est pareil, mais ma vision de la montagne en fait je me suis trompé totalement dans ma préparation et donc j'ai très vite déchanté j'ai très vite déchanté après c'est une course qui est magnifique mais je n'attendais pas à devoir faire des 5 km sur une piste de passer à 3300 mètres dans des cols où on peut passer en 4x4 le col Malatra on a passé le col de Matra donc là j'étais blessé donc on reviendra peut-être là dessus sur toute la souffrance que j'ai enduré pendant cette course là mais le col Matra le col le plus technique du Thor donc j'étais avec mon ami espagnol et un italien et donc on y est passé de nuit sous la neige enfin la nuit elle est tombée sous la neige et donc on a commencé on a attaqué quelques chaînes ok bon ben c'est bon ils ont mis là c'est joli on arrive au col à un col il y avait des parois je dis bon mais ça a commencé avec technique sauf que j'ai regardé sur le à ma gauche il y avait écrit col malattra et j'ai dit là on n'est pas câblé pareil donc ouais j'ai vraiment déchanté sur le torse c'était parce que je ne m'attendais pas à ça il y avait un italien qui avait fini troisième de la ronda qui est un très bon montagna qui me disait mais d'ailleurs c'est comme ça ça va être comme ça pendant toute la course donc voilà mais après c'est parce que je n'étais pas prêt après j'ai failli y retourner après pour prendre une revanche sur moi même en me préparant à ça mais j'étais vraiment pas prêt parce que dans l'esprit général le Tor des Géants c'est la course à plus montagne mais ouais sur 330 km s'il y a 10 km un peu technique ou 15 c'est le bout du monde et donc comme tu n'aimes que ça et que tu t'es préparé à faire que ça mais c'était pas le bon casting mais voilà après j'ai beaucoup appris sur ce tord beaucoup beaucoup appris parce que je ne t'avais pas parlé mais en gros mes résultats je n'ai aucune fierté par rapport aux résultats la petite fierté que j'ai dans ma pratique de travail c'est que je n'ai jamais abandonné une course pourtant j'en prends des pas faciles et au torse c'était la première fois où je me suis posé la question avec moi-même là clairement c'est trop difficile j'ai trop mal, la douleur est trop présente je ne peux plus avancer il faut que j'abandonne En gros, ma course, parce que c'est important de parler des échecs, parce que c'est bien plus intéressant que les victoires. Et donc, en 50 km, ça s'est très bien passé. D'ailleurs, j'ai vite compris que je n'étais pas assez expérimenté, parce qu'au bout de 50 km, j'étais avec l'Italien qui a gagné. Et je lui ai demandé, on ne va pas un peu trop doucement là ? Et il m'a dit, on va déjà trop vite. En fait, parce que je n'étais pas habitué, je n'avais pas les codes de ces épreuves. Et donc, j'ai eu des douleurs aux pieds très vite, j'ai voulu compenser. les douleurs au pied sont transformées en un TFL puis deux TFL donc je crois qu'au kilomètre 90 en haut d'un col à peu près j'ai pris mon téléphone j'ai appelé mon épouse, je lui ai dit mais là je crois que les douleurs font que pour la première fois je vais peut-être penser à arrêter et là mon épouse elle m'a dit non mais attends on a eu depuis le temps que tu me dis tu vas pas abandonner c'est pas TFL je sais pas quoi parce que ma compagne elle est pas du tout dans le monde du sport et c'est le TFL, c'est même pas ce que c'est tu vas t'arrêter et donc j'avais un Français à côté de moi il m'a dit, elle t'a dit quoi ? elle m'a dit, mais il faut continuer donc je suis arrivé au ravitaillement d'après je me rappellerai toute ma vie dans un petit refuge italien dont ils ont le secret le mec il m'a dit, ça a pas l'air d'aller je dis non ça va pas, pourtant je devais être à ce moment je devais être 15ème parce qu'on avait pris tellement d'avance il m'a dit, mais attends, mais t'es 10ème ou 15ème c'est énorme, je dis non, mais j'ai mal il m'a dit, attends, j'ai le secret pour toi il m'a fait une polenta la fontina j'ai pris 500 calories Il m'en a resserre une deuxième. J'ai dit oui, resserre-moi parce qu'il me reste 240 kilomètres à faire pour ne pas abandonner, pour mes principes à la con. Et donc, j'ai continué, j'ai souffert énormément. Ça a fini que je descendais en marche arrière, que j'avais les TFL qui cristallisaient et que j'ai mis 110 heures. Au bout de quatre nuits, ma femme m'a dit, il faut arriver ce soir parce qu'il n'y aura pas de cinquième nuit dehors. Et on allait arriver pour l'apéro pile le quatrième soir, sauf qu'on a dû secourir un coureur qui était plus là qui était sur le bord du chemin qui était en mode off et donc le temps que les hécopters arrivent qu'on le secoue on arrivait pendant la cinquième nuit et les bars étaient fermés mais c'était super enrichissant grâce à ça j'ai fait des super rencontres dont mon binôme avec qui après j'ai fait euphoria mais ça a été très très dur c'était un voyage dans la douleur Mais c'est très enrichissant. Et on se rend compte à quel point le corps humain peut à chaque fois repousser, repousser, repousser des limites. Après, le contre-coup de ça, c'est que pendant 6 à 8 mois, je n'ai pas pu refaire 1500 mètres de dénivelé. Mais voilà, je suis arrivé au bout. J'ai ramené le dossard à bon port, comme je m'étais toujours juré de faire. Mais c'est une expérience très enrichissante au bout de la douleur.
Loïc C'est hyper intéressant parce que je crois que c'est la première fois que j'entends, après je ne bagne pas du tout dans l'univers du trail comme toi certainement pas à ton niveau et sûrement pas depuis aussi longtemps mais c'est la première fois que j'entends ce genre de feedback sur le fait que tu t'attendais à du plus technique sur le Tor des Géants et que l'UTMB ce n'est pas forcément le type de course qui toi te fait rêver en étant coureur d'ultra c'est vrai que en tout cas d'un point de vue aux yeux du grand public c'est généralement les deux courses qui font un petit peu référence comment tu qualifierais ta discipline, est-ce que tu dirais même que tu es coureur d'ultra trail ou est-ce que pour toi c'est même une autre catégorie ? Clairement, moi ça fait un moment que je ne fais plus de trail
Nahuel tu vois ça fait un moment très vite ça s'est opéré c'est que toi en 2015, je gagne les citadelles en 2016, en tant que vainqueur on m'a vite, je fais bien sûr honneur à l'invitation, mais toi courir 70 km et 3000, je n'en avais plus envie. Ça ne me faisait plus du tout rêver. Parce que j'avais découvert la montagne, la vraie montagne, et pas courir autour des montagnes. Et donc, d'ailleurs, moi, je me considère plus comme un montagnard ou un ultra-randonneur qu'un ultra-trailer, clairement. Je suis... Ma pratique n'est plus du trail depuis un moment. D'ailleurs, ça fait donc deux ans que je travaille pour la liégeoise. Je suis dans le milieu du vélo, donc je ne faisais pas de vélo parce que le cliché du cycliste avec les Comstrava, les trucs, se faire la course au moindre pancarte et le moindre pont d'autoroute, ce n'était pas du tout ma philosophie. Mais là, depuis cet été, je me suis mis au vélo et de suite à l'ultrabike et au gravel. Et je pense que, si ce n'est pas cette année ou l'année prochaine, j'irai faire le parcours de l'UTMB en gravel. Parce que quand je dis que je fais du trail, on me dit que tu as fait l'UTMB. Mais non. Bon, mais maintenant, je pourrais dire que je l'ai fait, mais en gravel. Donc, voilà. Ce sera le petit clin d'œil pour que je puisse enfin me mettre à table avec des trailers et leur dire que moi aussi j'ai fait l'UTMB. Par contre, dans le cadre de l'UTMB, il y a une course que j'aurais dû faire. Enfin, une course, ce n'est même pas une course parce qu'il n'y a pas de classement, donc c'est totalement dans mon état d'esprit. C'est la PTL, la petite trotte à Léon. Je devais le faire avec deux amis espagnols. D'ailleurs, on a été suivi par Nature Trail, le magazine, et malheureusement, je suis blessé. donc j'ai suivi la PTL et la PTL ça correspond clairement à un montant d'esprit sur le parcours, l'engagement la philosophie donc voilà, dans le cadre de l'UTMB des courses de l'UTMB il y a une course où je retournerai avec grand plaisir c'est la PTL pour les non initiés à la PTL c'est une course qui se fait à 2 ou 3 sans balisage qui change chaque année qui fait plus de 300 km et où il n'y a pas de classement c'est vraiment l'esprit de montagnards et quand on a discuté avec l'organisation on a topé ses courses c'est exactement la même chose qu'on fait nous à la Pika Pika c'est une course faite par des montagnards pour des montagnards et là dessus on ne fera jamais de la masse mais après pour faire un parallèle à l'ultra bike je pense que le trail c'est tellement aseptisé que de plus en plus les trailers vont sur l'ultra bike pour retrouver un peu cet esprit d'aventure qui maintenant il y a des ultra trails partout les gens, nous quand on a lancé la Pika Pika, 110 km et 11 500 m de dénivelé, ils comprenaient même plus ce que c'était, oh mais c'est plus court que l'UTMB, c'est plus rapide, ah non non, nous le premier, et pourtant c'est un bon, il met 26 heures, parce qu'en montagne on compte pas en kilomètres, on compte en dénivelé, mais en fait maintenant c'est devenu tellement banal, on a démocratisé tout ça, et d'ailleurs dans l'ultra il y a une grande mode pour l'ultra, tout le monde veut faire de l'ultra, mais le graal c'est pas de faire de l'ultra moi j'ai fait de l'ultra parce que ça me faisait plaisir mais il faut pas absolument faire de l'ultra pour faire plaisir aux gens la machine à café le lundi ou pour flatter son ego et ça je trouve que c'est une des dérives dans le monde du travail actuellement
Loïc c'est clair et puis on en a déjà parlé plusieurs fois sur ce podcast avec d'autres invités mais c'est aussi cette c'est devenu effectivement comme tu dis j'ai l'impression hyper populaire et ça semble hyper accessible en tout cas je sais pas si ça a déjà semblé autant accessible par le passé c'est à dire que quand tu vois des témoignages ou tu vois des reportages moi je trouve pas que ça disons que ça peut donner l'impression que voilà tu t'entraînes deux mois et puis c'est bon tu peux faire un UTMB quoi et moi j'en ai vu plein et je l'ai même fait moi-même tu vois cette erreur de commencer le trail j'ai couru un 10 km et ma course suivante c'était la Saint-Élion quoi alors bon pour toi la Saint-Élion c'est comme aller faire tes courses mais tu vois pour moi qui n'est pas du tout en plus à l'époque je crois que j'étais pas loin des 100 kilos non plus j'ai un gabarit de judoka pas de coureur donc d'un point de vue physiologique c'était ridicule de passer d'un 10 km à la Saint-Élion j'avais ni l'expérience ni l'entraînement ni rien c'est passé parce que je me suis entraîné comme un malade pendant 3 mois mais du coup effectivement la notion de plaisir je ne sais pas si elle était aussi importante ce qu'elle aurait pu être si tu vois je m'étais je m'étais aligné sur le départ de la Saint-Élion parce que j'avais vraiment envie de le faire parce que c'était l'évolution logique d'autres courses que j'avais fait donc c'est super intéressant ce que tu dis parce que en tout cas ça me parle beaucoup et je trouve que ça fait du bien d'entendre un peu tu vois ce genre de de témoignage pour quelqu'un qui même si tu dis que c'est pas ça qui te drive pour quelqu'un qui est quand même un très très haut niveau en trail
Nahuel ouais je te rejoins totalement dans ton analyse après je vais pas me faire des amis mais ça c'est pas grave c'est le fond de ma pensée mais après ce que je tiens à dire par rapport à la Tudy à Saint-Évignon c'est comme faire mes courses mais pour moi courir 70 km maintenant à plat j'ai toujours dit que c'est très difficile pour moi courir un marathon c'est très très difficile parce que le chrono de se battre contre le chrono c'est ultra difficile. Nous, on est en montagne, en ultra, on part pour plusieurs jours. T'as un coup de mou, tu regardes le paysage et ça passe. Mais où j'ai vraiment conscience de ça, et ça va corroborer tes dires, c'est que après le reportage sur la PTL, j'étais avec David Gontier, un célèbre photographe de travail, et il suivait pour je ne sais plus quel média, une femme qui faisait l'UTMB, qui se battait avec la barrière horaire. Et moi, plutôt que de rester à rien faire, je l'ai accompagné, j'ai suivi l'UTMB, parce que je voulais voir ce que c'était vraiment l'UTMB. Et donc, la femme, elle a joué avec les barrières horaires pendant toute la course et donc on a suivi la fin de course et en fait j'ai vu des gens qui se battaient pendant 160 km sur les barrières horaires, il n'y avait aucun plaisir, il n'y avait aucun sourire c'était en permanence de se battre contre les barrières horaires, ça a éliminé énormément de coureurs et il n'y a personne qui souriait et tout ça pour avoir une veste bleue sans manche et ouais j'ai trouvé ça je me suis dit mais il y a eu ces gens là, c'est le dit tâte en fait de ça, mais j'ai trouvé que c'était vachement limitant quoi, je voyais sur 100 coureurs, j'en voyais 2 qui avaient le sourire les autres ils étaient dans un chemin de croix donc je trouve que c'est une des limites parce qu'on fait vraiment ça pour se faire plaisir surtout dans la société actuelle je trouve que mais c'est peut-être ma vision trop poétique ou trop bête pour certains mais c'est ce que j'ai ressenti quand j'ai touché ça du doigt
Loïc Alors justement, qu'est-ce qui toi te fait rêver sur l'ultra long et l'ultra je ne sais pas si toi tu qualifierais ça d'ultra technique mais en tout cas par rapport aux autres courses peut-être un peu plus connues ce que tu fais toi c'est clairement bien plus technique donc c'est quoi qui te fait vibrer qui te donne envie à chaque fois de repartir sur toujours du plus long toujours du plus technique jusqu'à créer ta propre épreuve
Nahuel ouais ce qui me fait vibrer c'est juste l'amour de la montagne moi j'aime être en montagne ma pratique de la montagne est très spéciale. C'est que depuis le début, je n'ai pas d'entraîneur, mais surtout que je pars pour être libre. Personne ne sait où je suis. Si je veux aller dans telle vallée, telle crête, tel truc, je vais là où je vais là. Et ça, c'est quelque chose que mon épouse, elle a accepté. Elle n'a pas eu trop le choix non plus. C'est qu'en fait, pour moi, la montagne, c'est la liberté. C'est que je ne veux pas partir en me disant que je veux faire ça, ça, ça et ça. Maintenant, avec la caisse que j'ai et la connaissance du milieu que j'ai, je vais un peu où je veux. et ça c'est une richesse je fais clairement de la montagne pour être libre j'y suis tellement bien que le soir pour redescendre, j'y descends pour voir ma famille mais si je pourrais rester là-haut accrocher là-haut j'y resterai je suis happé par mon amour de la montagne et ça j'ai découvert aussi une des choses qui était un peu un booster de tout ça c'est quand j'ai découvert la montagne avec ceux qui la fréquentent tout le temps, c'est à dire les bergers quand tu commences à aller tout le temps sentiers, à lire la montagne. Quand tu commences à lire la montagne, à savoir où tu peux passer, où tu peux pas passer, où ça risque d'être compliqué, et bien ça, tu peux le transposer sur toutes les montagnes du monde et t'as pas besoin de... La vraie montagne commence à sortir des sentiers battus. Je tends un peu vers l'Alpi, mais malheureusement, j'ai pas le niveau technique pour pouvoir évoluer aussi libre que je l'espère, mais je progresse petit à petit, poc à poc, un pas après l'autre, comme on dit en catalan, qui est une devise qui me tient au cœur. Mais voilà, j'ai ce besoin de liberté. Je suis vraiment heureux. C'est une addition, en fait. C'est une addition et c'est ça un peu qui me guide. Donc après, s'il y a des courses qui me font rêver, c'est ELS de 1900, c'est une course qui se passe en Andorre, qui va peut-être disparaître, qui est organisée par un ami. Et là, c'est pareil, c'est 25 équipes de deux. On part d'un refuge à minuit en Espagne. on doit faire les 7 piques à 2900 mètres de l'Andorre et on arrive dans un autre refuge on a 24 heures pour les faire il n'y a aucun matériel obligatoire il n'y a aucun chemin, le seul but du jeu c'est de passer par les 7 piques donc tu es totalement libre le matériel obligatoire c'est à partir de la deuxième base de vie c'est Baudrier et Casque et l'organisateur qui nous a fait le briefing Matt que je salue il nous a dit ça c'est pour détruire le corps tout le monde a rigolé non non mais c'est pour votre sécurité et là c'est contre initié il y a une année Kian Jornet qui avait fait la photo et d'après ce que dit la légende c'est qu'il y aurait des partenaires qui n'auront pas voulu qu'ils la fassent pour moi c'est la quintessence de la liberté mais c'est possible de faire ça qu'on en dort en France déjà la pika pika quand on leur a proposé le projet heureusement qu'on a eu beaucoup de soutien mais de maintenant monter une course de crête sans parcours officiel juste là il m'internerait mais c'est ce que j'aime l'autre addiction que j'ai c'est l'ultra endurance c'est toutes ces endorphines qui sont sécrétées par le manque de sommeil clairement parce que quand je vois certains invités que tu as eu en podcast et qui sont aventuriers ça me fait rêver mais j'ai ma famille j'ai ma maison, j'ai mes enfants et c'est des choix de vie je ne l'ai pas franchi pour le moment et peut-être qu'un jour je franchirai ce pas là parce que moi passer 3 jours, 4 jours en montagne dormir un quart d'heure pour cet été on a fait un projet comme la pica pica ne s'est pas fait et l'endroit ultra trail a définitivement disparu j'ai fait un parcours qui a mixé les deux que j'ai fait en off qui fait 158 km et 15 800 m de dénivelé donc on l'a fait accompagnés, on est trois à l'avoir fait en entier et on a mis 60 heures et on a dormi un quart d'heure donc il y a un film de cette aventure qui va sortir au printemps et là c'est c'est ce que j'aime c'est vraiment ce que j'aime, être au milieu de la montagne pendant autant de temps loin des sentiers balisés c'est une vision c'est une vision des choses je ne suis pas là pour essayer de dire que c'est la meilleure vision loin de là mais c'est la mienne et c'est celle
Loïc qui me fait avancer ouais en tout cas on sent clairement la passion c'est hyper inspirant de voir que tu as tu vois justement t'es pas alors j'allais dire t'es pas tombé dans ce conformisme je veux pas dire que l'UTMB c'est un conformisme évidemment pas du tout surtout que je pourrais jamais faire un truc comme l'UTMB donc bon je peux pas trop me permettre de juger mais je trouve ça chouette de voir que t'es arrivé dans un milieu initialement qui était pas du tout le tien et que t'as suivi ta propre voie et que maintenant tu es même un créateur de contenu, c'est-à-dire que tu crées tes propres expériences qui viennent challenger un petit peu, en tout cas les courses les plus populaires de la discipline. Donc, c'est vachement inspirant, je trouve.
Nahuel Si tu n'oses pas le dire, parler de conformisme, mais moi, je vais le dire, clairement, c'est du conformisme. Quand j'ai commencé à avoir des résultats en 2015, j'ai intégré un team. Pendant cinq ans, j'étais dans le team Craft Salming. et en fait mes premières questions c'est ça va coller mon état d'esprit avec le team heureusement je m'étais renseigné, le team manager était énorme, une super ambiance, on a des souvenirs énormes et donc le contrat s'est terminé le partenariat s'est terminé au début de l'année et donc là de suite, pour l'instant je n'ai pas d'équipement entier qui me suit donc j'ai eu quelques propositions et les gens me disent mais Naïu tu n'as pas de... ben non parce que je préfère refuser d'associer mon image à une marque avec des valeurs qui ne me correspondent pas ou des personnes dont je ne partage pas les valeurs plutôt que ça fait bien d'avoir un partenaire je suis en partenariat depuis bien longtemps avec Meltonic et notre nutrition et une fois j'étais avec une athlète sponsorisée par Meltonic qui est championne du monde et qui mange pas de produits Meltonic ou qui ne mange pas du tout et je lui ai demandé mais pourquoi ? elle me dit parce qu'il faut avoir un partenaire nutrition il faut en fait presque le package du trailer élite mais moi je ne suis pas du tout un élite loin de là mais le package du trailer c'est du bon trailer c'est d'être ambassadeur d'avoir moi je trouve que c'est une standardisation d'être sur Strava de voir des com d'avoir la cote ITRA parce qu'il y a un référencement il y a un classement officiel ITRA qui est un peu le juge de paix de tous les trailers, moi je dois être un des seuls à les avoir contactés pour me faire retirer de leur base de données par rapport à la RGPD parce que je voulais pas... Ah ouais, t'as fait ça ? J'ai dû envoyer un paquet de mails parce que c'était compliqué mais voilà, moi je je suis pas du tout dans cette optique là mais ça peut ça peut voilà, certaines personnes ne comprennent pas ne comprennent pas ma vision ma vision elle est ce qu'elle est, quand je m'engage sur un partenariat, déjà la plupart de mes partenaires qui me suivent c'est des partenariats fidèles avec des entreprises, avec des valeurs dans lesquelles je crois et que je préfère être seul que l'accompagner, même si un partenariat comme Kraft m'a permis, Kraft et Salming en chaussures, ça m'a permis de clairement courir parce que moi j'avais un petit salaire, que ce soit avant à la mairie ou après quand j'étais en contrat de professionnalisation mais comme moi les grosses années je faisais 350 000 de D+, que dans la caillasse, j'usais 16 à 18 paires de chaussures par an et ça si j'avais pas eu l'appui de mes partenaires à l'époque financièrement j'aurais pas pu courir donc là il me reste quelques paires de salmings pour faire un peu et après je ferai comme tout le monde si je trouve pas un partenaire d'ici là je ferai comme tout le monde j'irai acheter ma paire de baskets plutôt que voilà mais je trouve que d'associer son image à des valeurs c'est super important parce que après c'est un peu l'image de moi c'est un peu monique, c'est que ma vision à moi personnelle. Mais j'ai toujours voulu vivre avec mes convictions plutôt que prendre celles des autres. Clairement.
Loïc C'est un beau message. Je suis 100% d'accord. Mais bon, je trouve que ça fait quand même vraiment du bien d'entendre ça devant quelqu'un, encore une fois, qui est clairement dans la performance dans sa discipline. Donc, c'est chouette à entendre.
Nahuel Oui. Mais après, attention, ce que je tiens à préciser, c'est que je ne crache surtout pas dans la soupe. c'est loin de là mais c'est juste que j'ai des accords solides avec des partenaires avec qui on partage les mêmes valeurs parce que c'est facile de dire oui il passera il a eu des partenaires et maintenant il crache de la soupe loin de là, je dis juste que quand on fait un partenariat c'est vraiment important et même pour l'impact du partenariat quand l'image de ton partenaire il te colle à la peau et bien c'est gagné quoi plutôt que mettre une ribambelle de hashtag de changer de marque toutes les deux minutes voilà je tenais juste à le dire parce que c'est important
Loïc toi ce qui t'intéresse c'est un vrai partenariat c'est pas simplement une association d'images t'as envie que ce soit un engagement des deux côtés si je comprends bien que l'athlète se sente engagé vis-à-vis de la marque et que la marque soit engagée vis-à-vis de l'athlète
Nahuel c'est clair et quand moi je tu vois que ce soit à Meltonic il y a quelques marques qui m'aident sur des frontales toutes des frontales made in France depuis le début voilà et Meltonic ils m'ont envoyé un contrat ils m'ont envoyé un contrat je les ai appelés je dis non non mais le contrat moi je signe pas de contrat on se serre la main je sais ce que j'ai à faire et de votre côté il n'y a aucun souci et voilà j'ose espérer qu'encore la parole donnée a une valeur à notre époque même si ça se perd totalement quoi c'est gagnant-gagnant dans mon optique quand je vois les choses c'est gagnant-gagnant
Loïc super super et bien écoute merci d'avoir partagé aussi ouvertement ta vision des choses c'était super intéressant est-ce que tu peux peut-être continuer à nous faire rêver en nous parlant de la pika pika.
Nahuel La pika pika. La pika pika, c'est, voilà, donc, il y a eu le lancement dans notre département de l'Ariège d'un projet qui s'appelle Ariège Terre de Traille afin de développer, de promouvoir le trail en Ariège. Et lors de cette réunion, le président de l'organisation du Montcalm me dit, mais Nahu, tu t'entraînes tout le temps dans nos montagnes. Moi, j'aimerais faire un ultra ils avaient fait un ultra pour le 25ème anniversaire ils avaient relié le marathon et le trail de 25 km que j'avais fait mais là j'ai dit moi il n'y a aucun soucis je peux te relier mes traces d'entraînement mais par contre ça va piquer ça va être t'inquiète pas on est prêt on a discuté j'ai envoyé la trace parce que c'était vite fait le lendemain j'ai envoyé la trace il m'a dit bingo j'ai dit il est fou et donc le but c'est clair parce que la première trace initiale elle faisait 115 km elle passait par 3 pays et dans les mêmes ratios avec des crêtes même si j'ai eu beaucoup de liberté il y a quelques crêtes qui m'ont enlevé mais c'est normal parce que même si c'est une course sur des chemins très techniques très sauvages on a évité qu'il y ait des passages vertigineux parce que ça ça peut être vraiment bloquant donc c'est de la vraie montagne mais on a évité donc Donc, on a créé ça. On a voulu faire sur trois pays. Finalement, ça s'est fait sur deux pays. Et en gros, la pique à pique à, donc c'est 109 km, 11 500 m de dénivelé. C'est 16 piques ou sommets à plus de 2400 m. On part d'Osat, donc en Ariège, au pied des 3000 Ariégeois. On passe dans un village au kilomètre 3. On passe dans un village au kilomètre 4. Et le village d'April au kilomètre 109. donc c'est un concentré de montagne du début à la fin pour les trailers qui connaissent l'échappée belle en gros l'échappée belle t'enlève les 20 premiers kilomètres et t'enlève les 20 derniers et c'est ça pendant 110 kilomètres c'est un concentré de montagne et on a la chance d'avoir une organisation avec plus de 800 bénévoles qui vivent montagne, qui sont passionnés par leurs courses et ça c'est un plus les coureurs, il y a des bénévoles partout j'ai une grosse communauté qui me suit au Japon parce que j'ai pas mal de coureurs avec qui je suis ami parce que l'histoire a fait que j'ai une belle communauté au Japon donc la première année j'avais une amie japonaise qui est venue, l'année d'après j'en avais 11 dont un des meilleurs trayeurs japonais et qui a dit c'est la course la plus difficile que j'ai jamais faite avec les bénévoles les plus merveilleux au monde parce qu'on en a partout donc c'est c'est vraiment l'essence de la pika pika mais surtout l'essence du challengement calme qui existe depuis 30 ans et que depuis 30 ans, nous le marathon depuis 30 ans il n'y a aucun matériel obligatoire parce qu'il y a des ravitaillements tous les 2 kilomètres il y avait Andy Simons qui avait fait un dessin et qui avait croqué le fait qu'il y avait de l'eau partout il y a des ravitaillements partout et donc c'est vraiment une grosse réussite de l'ensemble des bénévoles et d'ailleurs pour l'anecdote quand la première fois j'ai présenté parce qu'avant de se lancer il fait que les bénévoles acceptent de se lancer dans ce projet un peu fou et en fait quand j'ai proposé j'aurais exposé le projet la première question que j'ai eue c'est j'ai une question oui je vous écoute mais tous ces coureurs la nuit ils dorment où ? Ah alors la nuit ils ont des frontales ils avancent ils avancent la nuit ah mais c'est bien ça ah ouais ouais ça nous intéresse donc il y avait on avait pas une grosse culture ultra en arrière mais là ils ont dit ouais de suite nous on signe on est prêt à te suivre moi ma condition c'est que ça ne nuise pas à l'organisation du marathon et donc on a fait une super réussite et quand tu vois nous au Zat c'est un tout petit village de montagne au fin fond de vallée d'Ariage où il n'y a pas de transport en commun qui y va et donc on a eu 15 japonais on a eu tous les continents on a eu des israéliens, des brésiliens des mecs d'Afrique du Sud des Russes qui mettent Osat sur la carte mondiale de la montagne et ça c'est la plus belle des reconnaissances parce que la réalité d'une organisation de course le but d'une course c'est de faire des retombées économiques sur le territoire et quand on voit tout ça nous le second de la Pika Pika 2019 il n'était jamais venu dans notre vallée il est venu trois semaines avant pour s'imprimer du parcours avec son van il a visité il a vu une grange à vendre il a visité maintenant il habite dans la vallée il a une maison secondaire dans la vallée donc ça c'est des anecdotes mais il y en a on pourrait faire quelques podcasts pour se raconter tout ça mais c'est pas le but super
Loïc alors tu dirais sur des courses de ce format on fait un petit focus sur la partie mentale ou en tout cas ce qui fait la différence à tes yeux de spécialistes, même d'experts de ce genre de course il faut quoi pour finir une course comme ça ou en tout cas pour prendre du plaisir en prenant le départ que ce soit pour la finir
Nahuel à la dernière place ou à la première place déjà si on se dit que c'est une course on a perdu on a perdu clairement parce que c'est pas une course qu'on vive, c'est une aventure donc il faut gérer son effort du début à la fin gérer sa nutrition et gérer son équipement. Et après, nous, à la Pika Pika, en 2019, au premier contrôle, on a un coureur basque, Eric Etchegarek, je le salue d'ailleurs, qui était 77e au premier pointage. Il a fini 4e. Parce qu'il a dit, tu n'as pas sorti doucement, moi je suis parti doucement, et j'ai remonté. Mais la plupart de nos montées, on part pour 1000 ou 1500 mètres de déniveau d'un coup. Donc quand tu rechaînes tous ces KV, et bien à la fin les écarts surtout et après on descend des fois plus de 2000 mètres d'un coup avec 9000 mètres de niveau positif dans les jambes à un moment donné on descend 2000 mètres de démoins et en fait c'est la gestion des descentes et si on prend ça comme une course quoi qu'il arrive on terminera pas dans des bonnes conditions on terminera pas ou si on termine ça sera pas dans des meilleures conditions il faut prendre comme une aventure là on fait de l'aventure, on fait plus de la course et ça soit même sur des formats plus court je pense qu'à partir du moment maintenant à l'UTMB les mecs sont tellement rapides que c'est de la course du début à la fin mais même la Ronda moi j'ai gagné la Ronda en 31h30 j'ai commencé à faire la course à 20 km de l'arrivée ou 30 km de l'arrivée mais sinon il y a trop de choses qui peuvent te faire tout capoter c'est clairement de la gestion
Loïc tu nous disais un peu plus tôt tu nous parlais du Thor des Géants et que ça avait été une super expérience qu'est-ce que tu ferais différemment si tu devais repartir sur cette épreuve comme tu viens de nous parler de gestion gestion de course etc qu'est-ce que toi tu aurais géré différemment ? tout
Nahuel tout tout parce que tout parce que mais c'est bien parce que c'est en se brûlant qu'on apprend c'est que je suis arrivé là confiant après la ronda parce que aussi ce que j'ai pas précisé c'est que en course j'utilise pas de bâton juste par conviction personnelle j'utilise les bâtons quand je vais dans le gispet chez nous des herbes qui glissent beaucoup ou quand il y a de la neige quand je vais faire pour ma sécurité mais en course je n'utilise jamais de bâton et donc déjà c'est déjà pas une très bonne idée mais ça c'est pas grave des mauvaises idées j'en ai toujours mais en fait très vite je me suis retrouvé au deuxième ravitaillement je crois que j'étais deuxième et je n'étais pas expérimenté tu n'as jamais géré une course avec du sommeil tu n'as pas été deuxième à la première base de vie donc ça déjà je me suis fait un peu grisé parce que moi j'étais bien j'étais vraiment bien et après il y a toute la gestion du sommeil la gestion de son sommeil sur cette épreuve là c'est énorme donc maintenant je commence à être vraiment rodé dans cette gestion mais sur la gestion du sommeil on apprend tout le temps on apprend tout le temps pour préparer l'euphoria j'ai fait des siestes de 12 minutes pendant toute l'année toute l'année j'ai fait des siestes de 12 minutes d'ailleurs j'avais fait un papier sur la gestion du sommeil et ça avait beaucoup amusé le journaliste et en fait quand je dors sur un ultra, je dors 12 minutes. Et après, quand j'ai besoin de faire un surplus de sommeil, je dors 1 minute 10. Ceux qui utilisent les bâtons, ils savent bien le faire, ils se mettent sur les bâtons, ils s'endorment. Et en fait, quand ton corps s'endort vraiment, le sursaut fait qu'il se réveille. Moi, ce que je fais, c'est que je mets le timer sur 1 minute 10 et quand je commence à être vraiment en trop indéfinite de sommeil, je dors 1 minute 10 par période. Mais on fait des kilomètres et des kilomètres en étant son non-bulle sur l'euphoria à chaque fois sur les deux épreuves on a mis la première année on a mis 60 heures et la deuxième année on a mis 65 heures ou 68 heures et 75 heures et là clairement on dort sur ces périodes là sur 75 heures j'ai dû dormir 40 minutes donc on voit des choses les hallucinations c'est énorme mais c'est plus facile en marchant dans la montagne c'est plus facile qu'en ultra bike parce que maintenant je me parliante un peu vers l'ultra bike il me tarde de voir cette gestion du sommeil en ultra bike et là clairement c'est plus difficile parce que là le sonambulisme en vélo il atteint plus vite ses limites qu'en marchant mais ouais toutes ces hallucinations tout ça c'est vraiment quelque chose c'est un monde parallèle et là les décharges d'endorphine c'est addictif l'ultra endurance c'est vraiment comme la montagne peut l'être et c'est une addiction
Loïc sur la gestion du sommeil en particulier comment tu as fait ça ? c'est de l'expérience course après course ou tu as été aidé par un spécialiste pour déterminer par exemple les 12 minutes qu'est-ce qui fait que toi c'est 12 minutes et que tu arrives à te faire des micro-siestes d'une minute trente comment est-ce que tu en es arrivé à ça ?
Nahuel par l'expérience parce qu'en plus c'est comme beaucoup de choses, ce qui convient à certains ne convient pas à d'autres mais c'est par rapport à des cycles de sommeil parce que qui dit 12 minutes pour dormir même pas de cycle de sommeil donc à partir du moment où on passe la demi-heure, on commence à être entre deux cycles et là c'est très difficile, mais c'est clairement l'expérience qui m'a fait, c'est en faisant des erreurs c'est en faisant des erreurs qu'on apprend le processus d'apprentissage il est rempli d'erreurs une des qualités que je peux avoir c'est que j'apprends assez rapidement et en fait une course où je sais où elle va se terminer en moins de 35 heures, je n'ai pas besoin de dormir, je ne ressens pas le besoin de dormir. Mais si je sais que la course va faire plus de 35 heures, à partir de 24 heures de course, là, je commence à dormir une première fois 12 ou 15 minutes. Mais c'est super troublant. Moi, j'ai des anecdotes où je dis à ma femme, on va dormir, tu me réveilles dans 12 minutes. Elle me réveille et je la regarde, je dis, on va à la sieste. Non, là, tu as fini la sieste. En fait, tu es complètement déconnecté. et cette faculté de passer aussi d'un état de sonambulisme à un état d'euphorie et aussi pour l'avoir testé est aussi incroyable pendant l'euphoria d'El Sim et donc on est suivi par les GPS et j'étais avec un espagnol et mon ami espagnol il était sonambule donc il n'avançait plus il regardait mes baskets et d'un coup on m'envoyait un message comme quoi les tchets qui étaient derrière nous ils revenaient alors qu'on pensait avoir 40 minutes d'avance ils revenaient à une minute et là je les brie fait avec mon franco espagnol et je dis roulian les tchèques sont immédiats derrière nous et là mon ami roulian en deux secondes il est passé d'un somnambule qui marchait sur un chemin à deux à l'heure à kylian jornet il a fallu que je calme parce que mais c'est impressionnant comment les corps humain peut se transfigurer d'une situation à l'autre il suffit qu'il y ait une décharge d'adrénaline et après le sommeil quand il te prend on parle d'adrénaline parce qu'on a beau dire le guarana, la caféine la seule chose qui te qui te réveille c'est vraiment l'adrénaline et quand t'as peur je peux te dire que sur une crête vraiment où il y a un danger, où il faut pas tomber il faut pas se la mettre, mais là t'es éveillé, mais sur des des parties plus plus faciles entre guillemets mais là tu peux vraiment faire des kilomètres en son ambulisme. Et d'ailleurs, c'est là où c'est dangereux parce qu'on se rend compte qu'en montagne, souvent, les accidents arrivent sur des parties avec moins de danger immédiat où on relâche l'attention.
Loïc Et justement, est-ce que toi, tu arrives à le sentir le moment où tu commences à passer en pilote automatique ou que tu es vraiment en train d'attaquer tes réserves ? Est-ce que tu arrives à le détecter ça maintenant avec l'expérience ?
Nahuel Oui, j'arrive à le détecter, mais ce n'est pas pour ça que j'arrive à le surmonter facilement. loin de là parce que c'est physiologique c'est physiologique et en fait donc ma première euphoria en fait euphoria c'est une course en binôme je l'ai fait avec Rulian donc un espagnol et ma deuxième euphoria je l'ai fait avec une espagnole Naira Martinez qui est une légende du tri qui gagnait la ronde adelsime moi je courais pas encore et donc on l'a fait ensemble on a fini quatrième au scratch et je me suis dit mais on a eu tu vas être en sous-régime tu vas te priver de sommeil mais comme tu vas être en sous-régime mais ça va passer sauf que non non le manque de sommeil j'ai eu des hallucinations et j'ai eu encore plus de mal à gérer ces problèmes d'hallucination que l'année d'avant mais parce que même en étant sous régime le sommeil c'est le sommeil physiologiquement d'ailleurs dans certains pays je crois que c'était une torture la privation de sommeil donc tant que le corps par les endorphines par l'adrénaline te tient t'avances, t'avances toujours mais après ça les étrace après on n'a pas trop de recul par rapport à ça mais je suis persuadé que ça laisse des traces parce que moi après une course comme ça pendant une semaine déjà je ne suis pas un gros dormeur j'ai un mauvais sommeil mais pendant une semaine je peux être en train de discuter ou à l'apéro et m'endormir sur la table et après tu te réveilles dessus le pire c'était le tort pendant deux semaines en pleine discussion j'étais capable de m'endormir parce que le corps avait été tellement marqué par ça qu'il n'était pas encore trop habitué je suis conscient que physiologiquement par rapport à ces privations de sommeil qu'on s'inflige, on n'a pas trop de recul je ne sais pas ce que ça donnera mais c'est quand même hallucinant le corps humain comment il a une possibilité de s'adapter et si j'ai bien suivi il y a des études qui avaient été faites et en fait c'est surtout une fatigue pas des muscles mais du système nerveux central c'est lui qui à un moment donné a besoin de se déconnecter
Loïc ok c'est intéressant ça cool bah écoute c'était vraiment passionnant on arrive déjà à la fin Nauel moi je voulais te savoir est-ce qu'il y a un message en particulier que tu aimerais passer on a parlé de plein de choses que ce soit de ta discipline alors on a bien compris que c'est pas de l'ultra trail c'est de l'ultra montagne la montagne pour les montagnards par les montagnards donc est-ce qu'il y a un message que toi tu aurais envie de passer pour celles et ceux qui nous écoutent, que ce soit en rapport avec l'ultra ou pas ?
Nahuel Ouais, un peu un message juste de liberté. Je trouve que cette liberté qu'on perd vraiment dans notre société, c'est de la retrouver. Et la liberté, on la trouve en montagne, on la trouve dans plein d'autres domaines de la vie. Et toujours essayer de la chercher, de la trouver, pour trouver un équilibre, pour trouver un bonheur. Et même si des fois, on a des envies qui ne sont pas comme les autres, de foncer parce que c'est ça qui nous rend heureux donc c'est aussi une liberté de ne pas faire comme les autres et de faire ce qu'au fond de soi on pense foncièrement bon pour soi mais on est dans une société où il y a beaucoup de pression de pression sociétale par rapport à plein de domaines mais voilà d'essayer de trouver une liberté et un équilibre parce qu'il ne faut pas non plus pour ceux qui ont des familles il ne faut pas tout miser sur la liberté mais vraiment la liberté d'être heureux et on n'est pas riche de ce qu'on possède on est riche de ce qu'on vit et toute cette la montagne me rend vraiment riche donc voilà, de se déconnecter un peu des standards sociétal très forts et de être est supérieur à avoir enfin pour moi et je ne prétends vraiment pas détenir la parole je ne suis vraiment pas omniscient
Loïc en tout cas c'est un super message et moi c'est vraiment ce que je retiens je voulais te remercier pour ça de cet épisode c'est l'authenticité avec laquelle tu as partagé ton parcours et tous ces superbes exemples que tu as bien voulu partager avec nous comment est-ce qu'à un moment donné tu as écouté tu t'es écouté toi-même et tu es parti sur ce qui te faisait vraiment vibrer même si ce n'était pas forcément pas forcément la norme à ce moment-là notamment sur les formats qui toi te plaisent et de voir que tu es allé jusqu'à la création de ta propre course, je trouve ça juste génial. Donc, un très, très grand merci, Nahu, encore une fois pour ton temps et tout ce que tu as bien voulu partager. Et écoute, je mettrai en description de l'épisode toutes les infos sur la Pika Pika, ton parcours, etc. Comme ça, les gens pourront aller regarder et qui sait, peut-être inviter leurs amis japonais ou japonaises à s'inscrire. Comme ça, tu en auras encore plus. et je te dis tout le meilleur pour la suite, Naïl.
Nahuel Un grand merci à toi et un grand merci à tous les auditeurs qui ont passé un peu de temps en notre compagnie.
Loïc Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Les Frappés jusqu'au bout. J'espère qu'il vous aura intéressé, même inspiré pour vos différents projets qu'ils soient pro ou perso. Je vous invite à nous faire parvenir vos commentaires, vos feedbacks, vos suggestions d'invités également directement par e-mail à contact.lesfrappés.com Et enfin, si vous souhaitez nous soutenir dans cette aventure, n'hésitez pas à nous laisser une note sur les différentes plateformes d'écoute que vous utilisez, ainsi qu'un commentaire. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Ciao ! Sous-titrage ST' 501
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