Les Frappés

BikingMan 2023 : Laurianne Plaçais dévoile les coulisses de sa victoire

January 16, 2024 Laurianne Plaçais Season 3 Episode 146
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BikingMan 2023 : Laurianne Plaçais dévoile les coulisses de sa victoire
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On part explorer le monde fascinant de l'ultra-cyclisme avec mon invitée, Laurianne Plaçais, qui termine 1ère du circuit BikingMan 2023.

Elle nous fait découvrir en détail comment elle prépare et gère ce sport d'extrême endurance :

Entrainement, équilibre sport-famille-travail, stratégie de course (ou pas 😅), gestion du sommeil... les paramètres à gérer sont très nombreux !

Pour Laurianne, ce qui fait la différence sur ce format de courses de 1000km sans assistance, c'est clairement le mental 🧠. Elle évoque une nuance intéressante entre douleur et souffrance, et ce qu'elle met en place pour rester dans sa course dans les moments de difficultés.

Un échange qui ravira les fan d'ultra-cyclisme en particulier et tous les amateurs de récits de Frappés en général 🤩

🎙 Les épisodes qui pourront vous intéresser :
👉 Épisode Bonus - Mon récit de la PTL by UTMB - Plus de 300km autour du Mont Blanc
👉 Épisode Bonus - Traverser les États-Unis à vélo sur la Tour Divide avec Stéven Le Hyaric
👉 Épisode #25 - Arnaud Manzanini - Race Across France, Ultra Talk - Rêver grand et se laisser porter par la passion

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Speaker 1:

Salut, c'est Loïc. Bienvenue sur les frappés, le podcast de Cels et ceux qui se dépassent. Chaque semaine, je vous fais découvrir des invités extraordinaires, des femmes et des hommes qui ont osé se lancer et qui se sont donné les moyens d'atteindre leurs objectifs les plus fous. À travers leurs actes, ils nous montrent par l'exemple que tout est possible et qu'on a tous un potentiel exceptionnel. En réalité, un frappé qui sommeille en nous. Ils se sont autorisés à le libérer. Attention une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous sur Apple Podcast, spotify ou Deezer. Vous pouvez soutenir le podcast en devenant contributeur. Sur Tipeee, le lien est en description, ce qui vous permettra d'écouter les épisodes en avant première, de rejoindre les visuels mensuels des frappés ou encore d'accéder à du contenu exclusif. Cette semaine, je reçois Lorianne Placé. Elle a terminé première au classement général 2023 du Biking Man à la belle de course d'ultracéclisme, créé par le français Alex Carrion, qui comporte 7 manches. Chaque épreuve fait 1000 km et doit être réalisée en solitaire et sans assistance, en moins de 120 heures. Lorianne s'est nancée dans l'ultracéclisme en 2022, c'est donc assez récent, et pourtant, elle a remporté la deuxième épreuve à laquelle elle a participé. On discute de vélo, de gestion de l'effort, de fatigue physique, mentale et nerveuse, mais aussi de sa préparation et de la gestion du sommeil, évidemment. Un épisode qui ravira les morts du dultracéclisme en particulier, et qui intéressera toutes celles et ceux qui se demandent comment on peut allier vite famille, travail et passion sportive. Allez en salle, on part pour 1000 km avec Lorianne. Et bien écoute, bienvenue Lorianne sur le podcast. Je suis ravi de te recevoir En direct. En direct, t'as de la neige là d'ailleurs.

Speaker 3:

Non, on l'attend, on n'a pas de neige du tout. Normalement, ça va neiger un peu ce soir, mais on n'est pas très haut et on est dans les préalpes, et ce n'est pas eux qui vont ramasser. Ils annoncent 20-20 cm maximum. pas de quoi aller, ce qui est quand il n'y a rien eu.

Speaker 1:

D'ailleurs direct question sur ta pratique. Mais comment tu gères, vu lui, au tabi de l'hiver, que le facteur neige? tu le prends en compte tous les ans. Comment tu gères ça avec ta préparation pour le vélo.

Speaker 3:

Après je suis à 800 mètres et quasiment toute l'année on peut rouler sur Ex-Lébain dans la plaine, sauf les fois quand il a neigé et que c'est humide, c'est un petit peu dangereux, mais globalement, on n'a pas des hivers très rude. Et je ne suis pas en montagne, je ne suis pas dans les vallées intérieures, donc je suis à 800 mètres. Mais près du là qui en fait, à part le gel sur la route, on est globalement un petit peu de neige. Mais dès qu'on descend sur Ex ou même Nancy, on peut rouler toute l'année. Après l'hiver, souvent décembre, janvier, je fais d'un peu d'hommes-treineurs et je ne prends pas trop de risques sur la route. Quand c'est possible d'aller bosser en vélo, j'y vais en vélo.

Speaker 1:

Ah oui, j'ai lu ça. J'ai lu que tu faisais 70 bornes tous les jours pour aller. Quand il allait à vélo, c'était 70 bornes.

Speaker 3:

Et avec 1.000 centes dénivelé, surtout parce que 70 bornes, comme ça ça va. Mais sinon je fais des skis de rondeau, ce qui te fond. Ça permet l'hiver aussi de varier un peu et de ne pas se lacer de faire du vélo toute l'année. Même si ça ne me dérangerait pas de faire du vélo toute l'année. Ça permet de casser un peu. Puis, le ski, c'est bien aussi quand il y a des bonnes conditions. C'est bien agréable aussi, d'achant que je suis à 10 km des pistes de skis de fond et 10 km d'une petite station de ski qui est le revoir, où je peux faire un peu de skis de rondeau dessus en mode rapide. Pas forcément en rondeau quand on est puriste. Moi, j'aime bien prendre les skis, puis m'arracher la tronche, comme on dit, et monter le plus vite possible et puis redescendre facilement par les pistes et faire ça à effet de répétition sans fin. Sachant que là-haut, il y a toujours un petit récompense Quand on monte au revoir. On a une vue sur tout le lac et on a une vue là-haut sur la chartreuse, tous les massifs, chartreuse, belden, l'autre côté, les Arabes, mon blanc, quand c'est dégagé là-haut, c'est une vue à 3600 qui est assez dingue, excellent.

Speaker 1:

Ça donne envie de venir voir par soi-même.

Speaker 3:

Oui, oui, c'est à faire.

Speaker 1:

Et, du coup, comment est-ce que tu en as arrivé? On va parler d'un certain nombre de choses, mais principalement de vélo et plutôt d'ultra. Ma première question, c'est comment tu en as arrivé à découvrir cette discipline? Est-ce que tu as toujours été plus ou moins active dans le sport, entre autres à faire du vélo, ou est-ce que c'est quelque chose qui t'es tombé dans la marmite?

Speaker 3:

Alors, j'ai commencé sur le tard, on va dire à 18 ans parce que je n'étais pas à possibilité avant, ma mère n'était pas pour le sport, je ne le faisais pas Et, en fait, à 18 ans, j'ai pris mon vélo et puis je suis allé voir ce qu'il y avait au début du chemin Et c'est comme ça que j'ai pris goût au vélo. J'ai vraiment bien accroché Et, en fait, depuis que j'ai 18 ans, je roule Et ça me finit vraiment. C'est vraiment un sport qui me vide la tête, qui me permet de m'évader Et après l'ultra, ça fait qu'un an et demi que je le pratique. J'ai commencé en mai 2022.

Speaker 1:

Et qu'est-ce que tu trouves dans l'ultra. Attends là, je vais réfléchir, parce qu'il y allait y avoir plusieurs questions dans la même question, ce qui est ma spécialité. Mais qu'est-ce qui t'a amené à l'ultra en particulier? C'est un peu.

Speaker 3:

la force des choses, c'est que Marie Trèche est origine, origine et partenaire principal du. Bike Man Et il m'a dit tu roules sur un vélo origine. Donc, ce serait bien qu'il y ait des pilotes origines qui aillent sur le Bike Man et ils disent on prend dans le calendrier Et puis gros. Je n'ai pas eu trop le choix, mais moi, j'ai toujours aimé le long à vélo. J'ai fait du triathlon et au bout de un an, je faisais un Ironman Et c'est toujours le long qui m'a attiré, parce que sur les efforts courts, je ne suis pas bonne. J'ai vraiment un physique qui est fait pour les efforts longs, peut-être un petit peu soutenus, mais pas ultra soutenus comme on peut trouver sur le court. Donc, c'est vraiment là où je m'éclate Et du coup, le long m'a attiré, mais je ne m'en sentais pas capable Et c'est venu comme ça. En fait, j'ai essayé et j'ai vu que ça marchait bien. C'était le Bike Man Corsica le premier du coup, le Corsica en 2022.

Speaker 1:

Ou, si je ne me trompe pas, tu termines cinquième. Oui, c'est ça Donc, une sacrée perve pour l'affronier.

Speaker 3:

Oui, surtout que je n'ai pas géré du tout. Je n'ai pas fait la course, j'ai vraiment géré, pour finir. Donc, à aucun moment, j'ai regardé autour de moi, j'ai regardé mon classement, j'ai regardé à l'autre aqueur, je ne l'ai jamais regardé, je n'ai pas fait attention, je n'ai pas fait la course, j'ai fait la course dans ma bulle, mais je n'ai pas fait attention à ce qui se passait autour de moi.

Speaker 1:

Tu n'avais pas de stratégie au cinéma.

Speaker 3:

Non parce que c'était à découvert, je suis arrivé au. CP1,. j'ai commencé à essayer d'aller dormir. Je ne savais pas combien de temps j'allais m'arrêter, Donc j'avais vraiment zéro stratégie. C'est toujours un peu le cas. Je ne fais pas trop. Je ne fais pas trop de plans sur la comète, mais après, je vois ce qui ne marche pas. J'en ai fait 7,. Je sais maintenant comment il faut que je fonctionne. C'est vrai qu'il y a plus de stratégie de course qui se met en place, Mais sur le départ, je n'ai pas de plan. Je vois au feeling comment ça se passe, Surtout pour les arrêts, parce qu'en fait il y a que les arrêts, la nourriture. Je ne fais pas de plan non plus, Merci. Et sur la lure, je gère toujours selon mon plan. Après, ça dépend des configurations de course, mais je ne me calque pas trop sur les autres.

Speaker 1:

Oui, J'ai lu un TRCAP sur.

Speaker 3:

Après il y a eu ce qu'il y a dit 2022, où j'ai fait la course avec Clément Clisson pendant 15 heures, les 15 dernières heures, Et bon voilà, c'est que ça arrive dans la course où il me double, ça me soulage, et finalement, je reviens sur lui Et on fait 15 heures ensemble sans être ensemble, mais 15 heures à tirer à la bourre jusqu'à la fin.

Speaker 1:

Alors peut-être pour celles de ceux qui ne connaîtraient pas le label, c'est un label Bikingman. Ça consiste en quoi? les épreuves.

Speaker 3:

C'est des courses de 1000 km sans assistance. Donc, sans assistance, pas de véhicules qui suivent, pas d'assistance au niveau des ravitaillements, au niveau de la réparation, enfin, c'est vraiment sans assistance. On n'a pas le droit à l'aide extérieure Et c'est 1000 km à faire en moins de 120 heures et on a un parcours GPS qui est donné. Donc, il faut suivre le parcours GPS au maître près. Sur certaines épreuves, pas pas les Bikingman, mais sur Statenz Ultra, il y a des CP obligatoires et là, la particularité de Bikingman, c'est que c'est un parcours prédéfinit. Tout le monde fait le même parcours.

Speaker 1:

D'accord, Et ça parcours. vous l'avez combien de temps à l'avance?

Speaker 3:

Il n'y a que sur le X, ce qui s'appelle le Bikingman X, où on le découvre la veille de la course, lors du briefing, et sinon, oui, il est connu un mois avant. Ça dépend les éditions, si les éditions aient déjà eu lieu. Mais ça, oui, c'est la version définitive. On la connaît un mois avant parce que, souvent, il y a des préfectures qui donnent leur aval et tout ça. Donc, des fois il y a des travaux, des petites modifications, Mais globalement, on a une idée de ce qu'on va passer à part sur les versions X. Donc, l'an dernier, c'était ANC et cette année, c'était celle du Maroc. Non, on ne savait pas du tout où on allait aller.

Speaker 1:

Ah, la version X de cette année, c'était le Maroc.

Speaker 3:

Oui, l'an dernier, le X, c'était ANC. Donc on faisait, il y avait 53 ascensions, on faisait tout, l'école du pont, quoi. Et cette année, c'était au Maroc. Donc, on allait au Maroc, mais on ne savait pas du tout où on allait aller.

Speaker 1:

D'accord, je ne savais pas du tout que c'était celle. Ok, ok.

Speaker 3:

Qu'est-ce qu'ils ont changé d'endroit?

Speaker 1:

D'accord, d'accord, ok, Alors pour moi ça ne dérange pas du tout, de pas du tout.

Speaker 3:

Et cette année en fait, la veille, j'étais malade quand j'ai eu le parcours. Je n'avais pas du tout la tête à mettre le nez dans le téléphone ou dans les cartes pour étudier la course. Du coup, je n'ai rien étudié du tout. Ça n'a pas du tout dérangé.

Speaker 1:

Bah, ouais, parce qu'on m'a parlé, mais ça fait plutôt un bon résultat. Ok, donc, globalement, des épreuves mille bornes. J'imagine que le dénivelé varie plus ou moins.

Speaker 3:

Ouais ça va entre 12 000 et le X, c'était quasiment 27 000.

Speaker 1:

Ouais, donc quand même du bien costaud. La barrière horaire, elle est ajustée aussi, j'imagine, par rapport au dénivelé.

Speaker 3:

Non, c'est toujours 120 heures Après. Les premiers, selon le dénivelé, mettent plus ou moins de temps, mais moi, j'ai fait du faire 44 heures au Portugal. celui qu'elle monte, dénivelé jusqu'à, je crois que c'était 61,. Sur le X, un 6, 61 heures.

Speaker 1:

Ok, et le ratio route gravel, c'est quoi? C'est?

Speaker 3:

vraiment que de la route, en général, c'est des épreuves, routes ouais à part sur le Maroc où il y avait 20% de gravel.

Speaker 1:

Ok, 20%.

Speaker 3:

Sinon, ouais, les milles, c'est Ce que j'ai fait, c'était principalement de la route.

Speaker 1:

Ok, et habituellement. Alors je suppose encore que ça dépend des épreuves, mais il y a combien de participants? participants, puisque c'est un seul départ.

Speaker 3:

Ouais c'est un seul départ ouais, ça va jusqu'à la corse. Je crois que c'est 160 personnes au départ et le moins qu'on a été, c'était sur le X, sur le X en 2022, où on était 22 au départ, je crois. Ok, et aujourd'hui? C'est variable selon les épreuves. Ouais, on était 90, je crois, sur le Maroc.

Speaker 1:

D'accord. Ok, ça commence à faire un beau ploton, quand même. Drafting autorisé d'ailleurs. dernière question technique sur le X Non, non, non c'est vrai que j'ai oublié.

Speaker 3:

C'est en autonomie totale. Il n'y a pas de drafting. Si on veut rouler à plusieurs, on se met en du haut et on roule à deux. Mais non c'est vraiment l'effort solitaire et c'est ça aussi que j'ai en cherché.

Speaker 1:

Et du coup vous gérerez ça comment au départ, quand 90 personnes partent.

Speaker 3:

Alors, sur le Maroc, c'était un départ groupé avec un neutralisé sur 45 km, mais sinon c'est des départs en vague de 10, avec en général un bout pétard dès le départ, pour qu'il s'est Pour éclater tout le monde et pas avoir ce souci après. il y a une petite tolérance sur certains, mais globalement, tout le monde respecte ce principe-là, comme on respecte les règles, il n'y a pas de soucis là-dessus. Non, on part pas à 100 sur un parc. Il y a un parcours pas non, ce départ par vague toutes les minutes et ça permet largement de disséminer tout le monde.

Speaker 1:

Alors, j'ai lu dans plusieurs des articles que j'ai trouvés pour préparer cet échange que, en tout cas, pour des journalistes alors je sais plus si c'était des journalistes de sport ou pas, mais je les ai retrouvés à plusieurs endroits il présentait Bikingman un peu comme les championnats du monde de l'ultraciclisme.

Speaker 3:

C'est le créateur qui présente l'accélération, qui présente la série comme ça, parce que c'est des épreuves dans le monde là-dessus et que c'est le premier championnat de plusieurs courses avec un challenge qui est mis en place, parce que c'est pas l'ultra et pas encore régi par une fédération. Non, la FFC commence à faire quelques règles, comme une matérielle obligatoire, un nombre d'heures maximum ou minimum, mais c'est une demi-page dans le règlement.

Speaker 1:

FFC.

Speaker 3:

Mais il n'y a pas de fédération qui le réglemente pour l'instant Ok, on peut dire, vu l'ampleur de l'épreuve. Pour moi, c'est un peu l'image d'Ironman, qui a fait son championnat du monde sur un level privé.

Speaker 1:

Super clair. Si on ne connaît pas encore Bikingman, c'est maintenant un chose faite. Et d'ailleurs, si vous voulez en savoir plus, allez sur le site.

Speaker 3:

On comprend mieux les courses. Il y a énormément de reportages qui sont faits sur chaque course. C'est là où on voit plus l'esprit et on comprend mieux le principe.

Speaker 1:

Et Axel Carrion, le fondateur lui-même. Il a une chaîne sur laquelle il met pas mal de contenus.

Speaker 3:

C'est intéressant. On s'intéresse à Ultra c'est une belle source d'infos.

Speaker 1:

Pour en revenir à cette première course en course 2022, c'est super récent. Tu es dans ta bulle. Tu finis sans stratégie, sans savoir dans quoi tu mets les pieds. Quand tu réalises que tu arrives super bien classé et que tu as une bonne sensation, est-ce que ça crie dans ta tête, est-ce que tu te dis que je m'en veux encore plus sur ce format-là?

Speaker 3:

Oui, c'est bizarre. Avant la course, je m'attendais à vivre quelque chose de différent. Je l'ai trouvé un peu, mais le tour de l'accord, je l'avais déjà fait deux fois à vélo. J'ai pas eu ce côté découverte du parcours. L'effort, l'état d'esprit m'a bien plu, mais je me suis dit qu'il faut que j'aille plus loin et qu'il faut que j'en fasse simple pour avoir ce côté découverte. C'est ça qui m'a un peu manqué sur la course Il y avait quelque chose qui. Sinon, je l'ai bien accroché avec tout le principe qu'il n'y a plus de lourds, il n'y a plus de nuit, il n'y a plus de normes d'horaire, Mais c'est vrai que celui encore, je l'ai vécu différemment des d'autres, du fait justement de Oui, pas parce que c'était le premier, parce que je connaissais quasiment tout. Et moi, quand je suis passé une fois à un endroit, je m'en souviens, Il y avait quelque chose qui m'avait pas rassasi. On va dire Donc oui, je me suis dit qu'il faut que j'y retourne.

Speaker 1:

Et donc le suivant si on fait une chronologie, en tout cas du début.

Speaker 3:

Le suivant, c'était le X à NC, qui était réservé, qu'en avait déjà terminé.

Speaker 1:

C'est pareil, du coup non tu connaissais un peu le terrain.

Speaker 3:

C'est bizarre que je connaissais le coin, mais il y avait aussi une grosse partie. Il y avait pas mal de cols que je connaissais pas Et c'était l'enchaînement. Ce qui m'a plus marqué sur cette course-là, c'est quand je suis arrivée, quand je suis descendue le col du marais, près d'NC, ou c'était la dernière, je me suis dit, en fait, jamais de ma vie, j'aurais fait aller chercher tous ces cols-là. Et je les ai fait en trois jours. Le mercredis soir, j'arrive et sur la route, je suis arrivée à 21h, j'ai eu de 20h quand je me suis dit ça, mais on est parti lundi matin à 5h et j'ai fait le col de la Madeleine, la Croix de Fer, un nombre de cols, je vais monter la bonne, je vais aller jusqu'à la bonnette. Et quand j'ai réalisé ça, c'était vraiment ce qui m'avait plus marqué sur ce coup-là, plus de gagner parce que celui-ci, je l'ai gagné avec 13h d'avance C'était vraiment le fait d'avoir enchaîné tous ces cols avec des cols que je serais couillole caholle. Par exemple, je ne prends pas ma voiture pour aller faire du sport, donc je serais jamais allé les faire. Il y a très peu de chance que je sois allé la baler faire C'était, il y avait ce côté parti Nancy, un endroit que je connais vraiment bien, et aller découvrir toutes les alpes.

Speaker 1:

Et t'arrives? je ne sais pas si c'est une question qu'on ne pose souvent, mais j'aime bien la poser à toutes ces ceux qui font de l'ultra, alors que soit à vélo, trail, des grands tripes en bateau, il y a quand même une notion de performance sur ces épreuves est-ce que t'arrives quand même à profiter et être dans l'instant?

Speaker 3:

Oui, oui, oui, c'est quand même faisable ça. Oui, on dit oui, et premiers ne profitent pas du paysage. et si, si, moi, je peux dire que le X, par exemple, je suis capable de me refaire tous les paysages en fermant mes yeux. Le. Skadi, c'est pareil. Alors, forcément, on n'enregistre pas les mêmes souvenirs, parce qu'il y a un rôle de nuit. mais monter le galibier de nuit, c'est aussi une expérience, sous la pleine lune, c'est même au Maroc. J'ai des souvenirs de paysages de nuit qui sont uniques. Alors, c'est pas le cerveau qui travaille, c'est les reliefs qu'on voit. C'est différent, mais c'est des choses qu'on ne fait pas tous les jours.

Speaker 1:

Oui, clairement.

Speaker 3:

Oui, oui je profite, et il y a la performance, mais je profite quand même de la course, et quand ça ne va pas, je ne me râparai pas aussi là-dessus. Quand, physiquement, c'est dur, je me râparai vraiment sur ce que je vois. Donc, quand c'est dur, la nuit, c'est dur. Oui, c'est ce que j'ai demandé Il y a des nuits qui sont compliqués, pas sur toutes les courses, mais les nuits quand t'es dans le dur physiquement, c'est difficile. Quand tu te retrouves souvent des nuits tout seul, tu crois à personne. c'est là, je pense, qu'il faut le plus fort mentalement. Parce que tu n'as rien, tu peux te raccrocher à rien Et puis, moi, j'écoute très peu de musique sur le vélo, je ne l'ai pas souvent, je n'ai pas ce qu'il faut sur moi, et puis j'ai rien pour passer le temps. Tu comptes les heures, mais c'est vrai que quand il n'y a pas de CP qui tombent dans la nuit et que tu te fais à 20h, 9h, sans croiser personne, parce que souvent, selon les courses, souvent, la deuxième nuit, une fois que les écarts sont faits, tu crois à personne. Donc, ça, c'est pas les côtés les plus simples à gérer, mais ça fait partie de l'Eutra.

Speaker 1:

Il faut que tu te mettes à écouter des podcasts.

Speaker 3:

Des fois, j'ai l'IPhone, mais il n'y a pas de batterie.

Speaker 1:

Quand tu pars sur 60h et quelque, c'est sûr que tu peux te mettre sur les batteries.

Speaker 3:

J'ai un vieil pote qui ne tient pas, il dirait de votre mère, 4-5h Et souvent, c'est en journée que je l'utilise, parce que c'est là où j'ai besoin le matendu deuxième jour. C'est là où c'est plus dur physiquement, avant que le cerveau il déconnec complètement et que ça aille mieux. C'est là où je vis de la batterie de l'IPhone.

Speaker 1:

Comment tu gères ces moments, en particulier la nuit, tu l'as expliqué. Là, tu es dans le mâle, il n'y a pas beaucoup d'éléments de distraction, tu arrives à dire les phases par lesquelles tu passes et ce qui te permet de rester 100% engagé.

Speaker 3:

J'essaye de penser à autre chose, de penser à rien, de me détourner de ce qui gêne. Tu t'occupes avec ce que tu vois quand même. Là, il y a la route et tu sais des étapes. C'est difficile. Une fois que c'est passé, tu te dis c'est cool, le jour se lève. Quand tu es dedans et que tu vois qu'il est 1h du matin, tu sais que ça va être long. C'est souvent cette heure là qui est la plus difficile, parce que tu es encore loin. Il fait nuit noire, tu es encore loin du jour, et puis tu te dis qu'il reste quand même 4, 5, 6 heures avant qu'il fasse jour.

Speaker 1:

Tu dirais que 1h du matin, tu trouves ça plus dur que 4, 5 heures, quand tu es vraiment le cœur de la nuit qui fait le plus froid.

Speaker 3:

Non, pour moi, les moments les plus durs c'est 1h du matin, c'est avant que tu t'y habitues. Après je pense que tu rentres dedans. mais 1, 2h du matin, c'est pas forcément facile, parce que 3 à 4 heures, il n'y a plus de vie, il n'y a plus de voiture. c'est assez différent. Tu sais que le nombre d'heures tu as, le jour qui commence à se lever, il y a quand même des petits trucs à prendre. Donc, tu es vraiment le creux dans le creux de la nuit.

Speaker 1:

Tu es dans le dure profond. Donc là, sur ce 2e biking man, donc le X, au départ de Annecy, tu le remportes.

Speaker 3:

C'était combien?

Speaker 1:

de temps après le Corsica.

Speaker 3:

C'était 7 semaines, je crois. C'est méga rapproché, c'est rapproché mais ça permet quand même de récupérer. Mais j'étais pas confiant. C'était la première enchaînement que je faisais et j'avais une peur bleue de me retrouver, d'avoir un coup de mou monumentale.

Speaker 1:

Que t'as pas eu au final.

Speaker 3:

Oui, parce que à 11h du matin, c'était en fait la 2022, c'est la période où il a fait plus chaud. On l'a fait en juillet, la période où il a fait plus chaud de l'été, il y avait une canicule, il faisait 41°C, il faisait 38°C à 1200m2. Et en fait, à 11h, en bas de la croix de fer, à 5h de Morienne, je mangeais régulièrement depuis le début, je sens, comme quand on sent pas bien et qu'on a pas, quand on début, dit pot, et l'impression de me le décafier sur place. Et en fait, j'ai fait un coup de chaud à 11h du matin Et après, dès que j'étais en altitude, ça allait. Mais dès que altitude et nuit, ça allait. Mais dès que je revenais dans la chaleur, j'étais en mode économie d'énergie, je pouvais pas forcer, c'était vraiment, le corps était vraiment bloqué. J'ai eu le coup de chaud, on l'a croit de fer, ça l'a fait Dès que j'étais en bas dans les vallées, c'était dur. Après toute la nuit, c'est bien passé. Le deuxième jour, c'est bien passé, jusqu'à Josier, en fait. Où, à Josier, on est retourné dans la fournaise et j'ai honte des varces, dans un état d'être. Un second parce qu'il faisait chaud. Et le troisième jour, pareil, quand on est retombé sur Beaufort, où il y a une chaleur bien écrasante, je pouvais pas forcer. C'était Donc, je pense, que le coup de chaud, si j'avais vraiment été fraîche, je l'aurais pas eu. Ah oui, tu crois. Je pense que c'était un reste, une petite fatigue de l'enchaînement, de l'enchaînement avec la corse, oui, Après mon corps s'est habitué. J'ai récupéré beaucoup plus vite, même si je me mettais le même temps. Je stime que c'est toujours cinq semaines pour récupérer complètement. Et trois à quatre semaines pour récupérer nerveusement et y retourner avec le couteau entre les dents. Avec vraiment l'envie non, mais vraiment l'envie. Puis, quand ça ne va pas réussir à passer outre, c'est surtout nerveusement, puis après c'est physiquement. C'est cinq semaines pour revenir à un état complet, une récupération complète. J'imagine que si t'as pas la flamme qui brûle, Oui, moi c'est jamais arrivé, mais je sais que je ne remettrais jamais le couvert. Trois semaines après, trois semaines après, je les vois partir. Je vais sur une cour, je les vois partir. Je ne les envie même pas en fait. Parce que je sais que je n'ai pas envie de me faire mal, je n'ai pas envie de passer, Je n'ai pas la flamme complète quoi? Et puis ça revient.

Speaker 1:

Le cerveau, c'est bien fait quand même. On oublie les nuits dégueulasses, la douleur, les fesses en feu.

Speaker 3:

Exactement, et c'est ce que je me suis encore dit sur le Maroc où, le mardi matin, j'étais vraiment mal et il restait plus de 500 km, Je me suis dit mais pourquoi, on oublie quoi? Je me suis dit mais pourquoi? on oublie à quel point c'est dur. Et une fois que ça va mieux, on oublie, et on oublie vraiment. Et le cerveau en plus, je le détourne. Ça, quand j'ai mal, je vais tout penser à autre chose et détourner la douleur. Et le cerveau, c'est ce que je me dis quand j'ai mal. C'est que le cerveau, il n'enregistre pas ça. Il sait enregistrer la souffrance, mais la douleur, il ne sait pas la reproduire. Après, on se cogne, une fois qu'on a plus mal, on est incapable de ressentir la même douleur.

Speaker 1:

C'est intéressant la nuance que tu me dis.

Speaker 3:

C'est ce qui me fait avancer. Quand j'ai mal c'est que j'essaye de penser à autre chose et de me dire que je ne me souviendrai pas.

Speaker 1:

C'est quoi la nuance que tu fais du coup entre douleur et souffrance? À quel moment, par exemple? en course, tu te dis que là je suis en souffrance et pas en douleur.

Speaker 3:

Je ne sais pas si, pour atteindre la souffrance physique, c'est plutôt la souffrance morale. Je suis allé dans des douleurs physiques qui étaient vraiment extrêmes, ou qui, là, te disent qu'il ne faut peut-être pas aller trop loin. Mais oui, c'est encore pas super bien défini. Je sais que douleur, ça s'oublie.

Speaker 1:

Ok, comment tu l'expliques, cet écart de 13 heures avec le deuxième sur cette émission?

Speaker 3:

J'ai creusé l'écart petit à petit. Je ne voulais pas savoir les écarts, mais je crois que le mardi matin, j'avais 50 km d'écart. En fait, il se trouve que quand t'as des écarts comme ça derrière, tu te dis que je ne rattraperai pas, et c'est comme ça que ça se creuse. C'est comme moi. Je l'ai vu sur le Scadi. Le premier a creusé un écart de presque 5, je ne sais plus combien. Mais en fait, une fois que tu es derrière et que tu sais que tu ne tira pas à rattraper après, tu décroches un peu. Je pense que ce qui s'est passé avec les 13 heures, c'est que ça a décroché un peu derrière, et puis, c'était vraiment dur ce qui était derrière. on m'a dit mais comment t'as fait pour pas t'arrêter, en fait? Puis, moi, je ne m'arrêtais pas, quand même, même en ayant le l'avance, je continue à l'avancer. Donc, là, t'as dormi combien de temps sur celui-ci. Sur celui-ci, je ne sais pas, peut-être deux fois 30 minutes au CP Je ne sais pas si il a quantifié, parce que en général je me réveille, mais je me réveille avant et puis, mais ouais, sur celui-là je me suis posé et je me suis endormie.

Speaker 1:

Oui, alors que le Maroc, le Maroc, je ne me suis pas endormie, non. Oui, ça on va en parler, mais j'ai lu que t'avais dormi apparemment 10 minutes en 56 heures.

Speaker 3:

Et ça sort. En fait, la vérité, c'est que je me suis posé une heure dix, mais je ne me suis pas endormie. J'ai saummolé, mais j'en portais tout ce qui se passait autour de moi, mais je n'ai pas plongé quoi.

Speaker 1:

D'accord.

Speaker 3:

Je me suis posé, j'ai fermé les yeux, mais à aucun moment je me suis endormie et réveillé. Ok Mais non les 10 minutes. Je ne sais pas de où elle sort. Ouais, c'était dans plusieurs parties que j'ai vues mais Ouais, mais non, je n'ai pas réussi à dormir vraiment dormir dans le sens, sans dormir. Ouais. Et puis je me suis allongé. Et puis je me suis allongé, ouais 20 minutes et un peu plus après. Je ne l'ai même pas quantifié, en fait.

Speaker 1:

Je trouve toujours ça super impressionnant. Alors, je n'ai pas du tout l'expérience de la grande majorité de quasiment tous mes invités Et évidemment pas du tout la tienne sur la gestion de l'Ultra, mais j'ai fait un petit Ultra où j'ai eu à gérer le sommeil, et c'est tellement un exercice difficile. Ça impressionne toujours de lire des récits que nous tient enfin 57 heures quasiment et demi près Le temps est bon d'ailleurs.

Speaker 3:

Oui, oui, c'était ça En fait. J'ai bourré la force à personnellement de 57. En fait, à la fin, je me suis vraiment comptée et je me suis dit faut que je force, faut que je force, et ouais, je peux arriver à une minute Pour revenir au sommeil. Il y a l'adrénaline, c'est le fait d'être dedans, de faire la course, d'avoir des gens autour, et tout ça qui fait que tu plonges. Pas forcément, ça dépend aussi de l'état de fatigue, mais il y a le côté nerveux qui fait que tu restes éveillé et quand tu vois que tu n'es pas forcément dans la course et tout, tu en veux plus facilement Sur la course du coup en 2022,. j'ai dormi 45 minutes et là j'ai dormi.

Speaker 1:

Je me suis réveillé.

Speaker 3:

Le skaddy cette année, c'est pareil. j'ai dû dormir une demi-heure, mais je sais que j'ai dormi Quand tu dis une demi-heure ou 45 minutes, c'est des blocs ou c'est le temps total de plusieurs microsiestres. Non, c'est sur un bloc D'accord.

Speaker 1:

C'est ta stratégie. Tu préfères faire un gros bloc que plusieurs petites microsiestres.

Speaker 3:

Les microsiestres, c'est de l'urgence. Quand tu vois que tu es dans une descente et que tu t'endors, tu t'arrêtes, tu t'assois sur le côté et, de toute façon, tu t'endors direct. En général, ça, ça dure 5 minutes.

Speaker 1:

D'accord.

Speaker 3:

Donc tu poses, et là tu peux te poser assis n'importe comment, tu t'endors direct, mais ça dure pas 30 minutes, Mais non. Sinon c'est déjà essayé de dormir souvent au CP, souvent la première nuit ou la deuxième journée, mais pas la deuxième nuit, et par bloc. Donc, si je m'endors pas, au moins je me dis que je me suis posée et que je me suis reposée. Je me suis posée allongée et que je n'étais pas en train de faire des choses. Oui Ok. Et ça me permet aussi de me poser au CP, ça permet de ne pas avoir un souci du vélo, de gens qui vont passer autour de toi, qui vont venir te réveiller, parce que tu mets même à 5 heures du matin dans un abribus, t'as toujours quelqu'un pour venir te demander si ça va. Oui Donc.

Speaker 1:

Et oui, donc récemment, j'ai plus les dates en tête. mais le Maroc, c'était quoi, il y a 2-3? semaines. Alors le Maroc, c'était un mois. Un mois déjà.

Speaker 3:

D'accord, c'était le 28 ou 29, 30. Enfin bref, 30 octobre. C'est tout fin octobre. Je vais arriver le 1er novembre. Donc ça, c'était la grande finale de Oui, c'était la finale X, qui ont marqué le double de points sur Championnat.

Speaker 1:

Ah, c'était ça le tout, d'accord. Ok, ok, d'accord.

Speaker 3:

Parce qu'il y a un championnat, chaque manche, en fait, on marque des points selon sa place Et le X, les points sont doublés.

Speaker 1:

Ah, c'est intéressant.

Speaker 3:

Donc t'as moyen de faire une méga remontada, selon comment tu te classes, ah ben oui, c'est pour ça qu'ils l'ont placé en fin de saison, c'est que, du coup, c'est hyper stratégique pour le classement général.

Speaker 1:

Ok, d'accord, et donc toi, cette année t'en avais en tout, t'en as fait 4?

Speaker 3:

J'en ai fait 4, ouais, j'ai fait Portugal, france, le Scadi et le Maroc.

Speaker 1:

Et le Maroc. ok, et donc, avant le Maroc, ton classement, c'était quoi? Sur le championnat, oui, J'étais première, Ah t'étais déjà première avant le Maroc. Ouais, j'avais pris la tête mais.

Speaker 3:

Mais il y avait Maxime Prior qui a fini premier du Maroc. En fait, pour gagner le championnat, il fallait que je termine. Il fallait absolument que je termine si Maxime était premier et Maxime a fini premier, donc, il fallait absolument que je termine pour gagner le championnat.

Speaker 1:

D'accord.

Speaker 3:

Maxime n'était pas promenée, je pouvais pas terminer. Mais ouais, c'était stratégique. Mais j'en avais fait 4,. J'avais fait le Portugal pour prendre l'avent sur les points.

Speaker 1:

D'accord. Et habituellement les gens qui cherchent la performance, qui cherchent le classement, ils en font combien Des manches.

Speaker 3:

Ça dépend. L'année dernière, celui qui a gagné, il avait fait les 7 manches. Ah ouais quand même, mais il avait fait que son meilleur temps de se faire son mercredi c'était le deuxième, sinon il avait été finit, chère. Mais s'enchaîner les 7, c'est en faire les 15 à 3 semaines. Ouais, c'est intense. Ouais, c'est un peu intense. Ouais. Mais ouais, je sais pas, après les stratégies que les gens mettent en place, moi, je sais que je l'avais choisi de les espacer pour pouvoir faire la course sur chaque. C'était pas le championnat, c'était pas l'objectif, c'est l'objectif, mais c'était pas l'objectif de marquer des points pour championnat et, stratégiquement, c'était de faire les meilleures places possibles sur les courses.

Speaker 1:

Du coup, tu l'as abordé comment cette course, c'est-à-dire qu'elle avait une saveur particulière dans la préparation, même une fois que tu étais dedans?

Speaker 3:

C'était plutôt la course de fin de saison, un peu difficile au niveau de l'enchaînement, au niveau de la préparation. Je l'avais fait le skadi début septembre. Du coup, septembre, octobre, au boulot, c'était un peu plus chargé Et j'avais eu moins de temps que cet été pour m'entraîner, pas du tout ce jour de congé entre les deux. Et puis, après, il y a tout le tout, l'entraînement de l'année qui le fonce. Il est là, je suis arrivé moins sereine au niveau de l'entraînement que je pense aussi, moins en forme, un peu plus fatigué que sur les autres courses. Après, il y avait le côté un peu exotisme, et puis vraiment découverte, parce que là c'était à l'étranger, puis complètement des paysans. Je, ne, connaissais pas, je n'étais jamais allé au Maroc, donc j'ai vraiment découvert. ça me permet de découvrir le pays. C'était où, au Maroc Exactement, la boucle On partait de Marrakech et on faisait Calle de Tijka, on descendait, on descendait sous l'Atlas et on remontait ce difficile de.

Speaker 1:

C'était Nord-Sûde ou quoi.

Speaker 3:

En tout cas, Ouais, ouais, c'est ça oui.

Speaker 1:

Dans les grandes lignes.

Speaker 3:

On partait de Marrakech, on est dans Atlas, puis on revenait quoi?

Speaker 1:

D'accord ok.

Speaker 3:

Mais ouais, c'était du coup très bien, des paysans quoi.

Speaker 1:

Et donc cette course, tu termines. Deuxième Ouais, deuxième Juste en dessous de 57 heures. Maxime lui a mis combien de temps 55 et quel qui a 55 ok ouais, donc c'était serré quand même, est-ce que Alors tu le disais si Maxime terminait premier, toi il suffisait entre guillemets.

Speaker 3:

Il fallait que je finisse quoi.

Speaker 1:

Est-ce que ça avait quand même le saveur particulier, cette ligne d'arrivée, même si, du coup, tu termines première du classement, il y a eu quelque chose de spécial d'un point de vue émotion.

Speaker 3:

Oui, oui non, c'était cool. l'arrivée était cool, et puis c'était la dernière de la saison. Il y avait du monde aussi, parce que des fois, tu fais des arrivées et il n'y a personne D'un moment t'arrives du. Portugal. À une heure du matin, tout le monde est bien se coucher, c'est un peu Que non. Voilà là, il y avait du monde sur place et tout, donc, c'était ouais, c'était vraiment sympa quoi.

Speaker 1:

L'impact pour toi du coup de terminer première. Si on rentre un peu dans l'état, et souvent les auditeurs et les auditrices me demandent tu vois, quand j'ai des invités qui partent en expédition, qui sont sportifs de niveau, les gens me demandent mais financièrement, est-ce qu'ils arrivent à en vivre? ou c'est quoi le cool? il y a tout ça. Est-ce que tu peux nous en dire plus là dessus? Le fait de terminer première et d'avoir un niveau de pratique que tu as financièrement, ça a quoi comme implication?

Speaker 3:

Rien, parce que moi je travaille et j'ai aucun soutien financier pour ça. Après, je suis origine de me prêter des vélos et paye une partie du déplacement, mais ça s'arrête là. J'ai aucun retour financier. C'est pas ce que je cherche forcément. En plus, après je travaille et je considère que c'est des vacances quand elle est course.

Speaker 1:

Vacances actives.

Speaker 3:

Donc il n'y a pas de retour comme ça.

Speaker 1:

Il n'y en a pas parce que, pour le moment, la discipline est encore trop.

Speaker 3:

Si je pense, c'est pas médiatisé. Je cherche que la performance. Je fais pas trop de retour sur les associations et compagnie, comme certains pourraient le faire. C'est pour ça que je pense que c'est comme ça.

Speaker 1:

Encore une fois, quand je suis allé chercher, je suis parti à la pêche aux infos Il y avait un titre d'article que je trouvais systématiquement. C'était une femme, termine première d'une course mixte, où tu vois une femme devant les hommes. Toi, ça t'a surpris, ça.

Speaker 3:

Non, je me moque un peu, qu'est-ce? qui fait que tu penses que c'est autant un sujet, je sais pas pourquoi, parce que c'est un sujet qui fait parler Sauf qu'en voilà la course, c'est pas le physique qui parle. Le premier jour de la course, c'est de 120 km. Mais après, il y a toute la stratégie, la gestion mentale. Il y a pas mal de choses qui font que le physique devient secondaire. Après, c'est peut-être parce que c'est moi aussi, ce serait quelqu'un d'autre, je serais étonnée. Mais moi, ça me surprend pas.

Speaker 1:

Je vous ai tellement demandé parce que ça fait un moment que j'ai Je sais plus où est-ce que j'avais lu ça? Je l'avais déjà entendu sur un épisode de Joe Rogan. C'est un plus gros podcast au monde. Il a souvent des invités de plein de univers différents et parfois des sportifs. Il a eu, par exemple, courtenay de. Walter, il avait parlé avec elle parce que pareil elle avait gagné des courses.

Speaker 3:

Elle a fait des places, des top 5. Exactement.

Speaker 1:

Il y a eu une victoire, je crois. Elle était 16 heures devant le deuxième. des trucs quand même costauds. Je sais plus si sur ce podcast ou dans Bantouron, le livre Bantouron je crois que c'était Bantouron L'auteur disait qu'il y a plein d'études qui ont été faites. En tout cas, quand tu regardes les classements des épreuves d'Ultra, surtout en cours sapier, tu te rends compte que le genre, c'est un peu un non-sujet. Il y a une sorte d'inversion. Tu vois, il y a une inversion plus élonne, plus l'écart est réduit, voire complètement annulé, entre les hommes et les femmes. Je voulais te le demander parce que, comme j'ai vu ça à peu près partout, en tout cas que c'était un point mis en avant, je me suis dit je vais voir avec Loryn, peut-être que dans le milieu du vélo, je sais pas, ce principe d'inversion de la performance par rapport au genre n'est pas appliqué, mais visiblement, Après, je pense qu'il y a, Il y en a beaucoup qui me pile sur des courses de 100 km, sur des participants, même sur des sorties comme ça, je ne les suis pas.

Speaker 3:

Mais après, ça se joue beaucoup sur la gestion des temps d'arrêt, les temps de pause, les arrêts où tu perds pas trop de temps. Je ne m'arrêtes pas pour en manger, quand je fais des arrêts pour l'eau. Tous les arrêts sont chronométrés.

Speaker 1:

Tu as vraiment l'œil sur le chrono quand tu t'arrêtes.

Speaker 3:

Je fais très lent, je fais hyper attention à ne pas perdre de temps, sauf avec la fatigue. au fil de la course, t'en perds du temps, mais sur la première journée, je perds moins de 10 minutes. Sur toute la première journée. Je fais vraiment hyper attention à qui t'as transporté plus d'eau. Je m'arrête pour elle pour la première journée. Je ne m'arrête pas du tout pour acheter à manger. Je fais tout avec ce que j'ai sur moi et tout est calculé.

Speaker 1:

Tu t'entraînes aussi pour ça.

Speaker 3:

Non, pas du tout. mais après, ça vient naturellement D'essayer de ne pas perdre de temps, ne pas te faire d'arrêts, accepter d'avoir froid, accepter d'avoir chaud avant de se changer, etc. C'est toujours aussi calculé de se dire que je me couvrirai parce que je m'arrêterai pour prendre de l'eau, etc. Après, avec la fatigue dans la course, ça devient moins en moins vrai. C'est là qu'on se rend compte qu'on est fatigué parce qu'on fait des arrêts à qui ne servent à rien. Je pense qu'on se supporte aussi moins l'inconfort sur le chaud et le froid, Tu fais de la fatigue nerveuse. Oui, je fais de la fatigue nerveuse. Après, il y a l'alimentation aussi, ou quand on n'arrive plus à manger ce qu'on a dans l'épaule, on est obligé de trouver de s'arrêter, etc. Au début, on peut se forcer plus. Ça va dans la course et qu'à un moment donné il faut manger, tu t'arrêtes et tu manges ce que tu trouves dans les maillaisans.

Speaker 1:

Ça va te faire de ses souvenirs, toutes ces expériences le fait qu'ils soient en solo, etc.

Speaker 3:

C'est marrant, parce que les meilleurs souvenirs, c'est ce que tu partages avec l'extérieur. Ça ne va pas être des paysages, des lumières, mais c'est aussi des moments que tu vas partager avec des personnes de l'orgas, d'autres concurrents, etc. Et c'est ça les meilleurs souvenirs.

Speaker 1:

Il y en a un en particulier qui peut être partagé.

Speaker 3:

J'en ai un sur chaque course et c'est souvent des moments où je suis hyper mal. C'est ça le pire. C'est que les meilleurs moments dans les courses, c'est des moments où tu vas être ou tu es en média qui va te rejoindre, ou le marchal à moto, et puis tu partages un peu, qui sont vraiment le partagé, mais c'est là où ça crée les meilleurs souvenirs. C'est un effort solitaire, mais c'est ça qui te retient à la fin. Ça peut même être l'arrivée d'un concurrent deux jours après que tu sois arrivée qui te marquent.

Speaker 1:

Tu penses à quoi quand tu dis ça?

Speaker 3:

Je sais que j'ai vécu des arrivées ce que j'aime bien aller voir après, ce qui arrive derrière, et des arrivées de personnes qui arrivent le vendredi et qui se sont tellement dépassées que c'est un écommunicatif, qu'ils sont tellement heureux d'être arrivés au bout que tu es limite plus content pour eux que tu es content pour toi. Donc, ça, c'est des moments qui sont aussi super importants.

Speaker 1:

Tu restes systématiquement jusqu'à ce que Pour la semaine, jusqu'à ce que les derniers arrivés.

Speaker 3:

Ouais, quasiment ouais, sauf quand je peux pas parco, sauf au Portugal. j'étais bougé de partir. je repartais le vendredi, mais tout le monde était arrivé quasiment. J'ai resté une personne ou deux. Ouais, j'essaye de rester jusqu'au vendredi dans la nuit. Au France, j'ai accueilli le dernier. Ah ouais. Ouais, ouais. C'est génial en tant qu'un bonheur Des fois, je me relève aussi parce que j'ai promis à quelqu'un de venir le voir et il arrive à 3h du mat' tant que je me réveille. Ce que ça arrive après, ça arrive quand ça arrive. Donc, il y a des arrivées nocturnes, il y a des arrivées dans la journée mais c'est hyper sympa. Il y a un parco, moi, je dis vraiment des moments que j'adore.

Speaker 1:

Je crois que Arnaud Manzanini fait ça sur la RAF aussi. Je crois qu'il accueille tout le monde, et Steven Neuric aussi sur les Gravelmans.

Speaker 3:

Il me semble qu'ils accueillent un, certainement chaque ceinture, c'est les organisateurs. Donc, ouais, là, c'est vrai que c'est les organisateurs.

Speaker 1:

Tu l'es pas, ouais Parce qu'Axel est là, par exemple.

Speaker 3:

Ah, ouais, axel est là quand il peut. Il est souvent là la nuit, mais il est là aussi. Sinon il y a toujours un récent bleu qui est là pour accueillir. Axel est là aussi.

Speaker 1:

Génial. Du coup, c'est quoi la suite pour toi? maintenant que tu as remporté cette année, Tu as terminé 1ère du classement général de Bikingman.

Speaker 3:

Je vais continuer à faire des courses sur Bikingman, parce que j'aime bien l'ambiance, il y a plein de choses que je, il y a plein de choses qui me plaisent, et puis, bah, pour cette année, c'est fini, je vais me refaiser. Et non, bah, après, je fais ça aussi pour le plaisir, moi donc, je n'ai pas forcément l'objectif de me contendre et tout ça. Donc, je vais continuer. Il y a des nouvelles épreuves qui se créent là, donc, je vais aller voir. Ça me permet de découvrir un peu d'autres pays.

Speaker 1:

Ah, il y a quoi.

Speaker 3:

Euh, il ouvre le Sri Lanka, ok toujours Bikingman. Ouais. Donc, ce sera un parcours il n'y a pas trop de dénivelé, mais pas mal de gravel Et je pense que je vais refaire le Maroc et après je vais voir ce que le Maroc a changé aussi, et après je vais ré. Je me suis fixé trois maximums l'an prochain, donc, après, je vais réporter. Troisième Ok Pas quatre. Quatre ça faisait trop cette année.

Speaker 1:

Et potentiellement, à terme, des formats. Je ne sais pas comment on peut appeler ça, parce que tu fais.

Speaker 3:

Ouais des formats plus longs, ouais Ouais genre la RAF tu vois, ou la RAM. Non, non, le MI, ils appellent ça du Spring, mais ça me convient largement par rapport à, déjà, le L'entraînement, le nombre de jours que ça prend et tout ce qui est lié aux inconforts qui étaient sur les courses, la gestion de ma nourriture, la giletouleur aux fesses, je ne me verrai pas même la gestion du sommeil, en fait, je ne me verrai pas aller sur plus parce que c'est des stratégies différentes Et, pour l'instant, ça me convient bien, ça. Ok Mais j'aurais. J'ai quand même du mal à me voir faire plus, parce que Mil, c'est.

Speaker 1:

Par rapport à l'engagement que ça demanderait.

Speaker 3:

Ouais, par rapport à l'engagement. Et puis, je sais que Mil, c'est un peu la limite. Quoi Après? je pense qu'il y aurait trop d'inconfort à gérer.

Speaker 1:

Ouais, bah, c'est vrai que pour en avoir parlé avec Arnaud de sa RAM, et puis j'ai un autre invité, sébastien Sassuil, qui l'a fini et en plus, qui est diabétique de type 1, donc, je t'ai assez imaginé sur ce que ça donne en termes de gestion. Mais c'est gargant, tu esque comme épreuve, franchement.

Speaker 3:

Non, ça ne me sait pas, des choses qui qui, pour l'instant, me bronchent, après se dire en fait, on part de 3 jours, ça le fait le jeudi, tu peux être là à bosser, tu poses que 3 jours de congés, ça le fait quoi? Et? après il y a une niveau préparation aussi. Moi, je sais que je fais pas énormément de sorties longues, j'en fais même quasiment pas, en fait plutôt plusieurs, beaucoup de sorties courtes.

Speaker 1:

Alors, quand tu dis courtes, pour mettre les choses dans le contexte, tu vas te sécher quoi.

Speaker 3:

Après, je fais les aller-retours pour le boulot, mais déjà je fais rarement plus de 100 bornes. Ah, ouais. Ah ouais, c'est pas vrai. Ah ouais non, je fais pas des grosses sorties, des 200-300 bornes, j'en ai deux dans l'année en dehors des courses. Mais non, non, moi je fais que du volume cumulé en fait, parce que ça se casse dans le planning avec le boulot, puis les vies de famille, mais pour préparer les premières courses de l'année, c'était 5 heures maximum. J'ai fait une semaine cet été où j'ai fait plusieurs sorties sans bornes, mais ça dépasse pas 150-160 et entre les courses, il n'y a jamais de sorties longues. Donc une semaine type où tu fais des sorties courtes, ça dépend si je suis vraiment en période foncière, je vais au boulot à vélo. Je peux faire des petites rallonges en partant un peu plus tôt. Je roule le midi et je reviens le soir, et après, c'est quand je suis en télétravail. Je vais rouler le midi, peut-être une heure, le soir ou le matin, si j'arrive à se caser ça, et c'est 2h maximum, puis après le week-end, c'est plus de 4-5 heures. Je ne fais jamais de très longs parce qu'en fait, j'ai une bonne endurance et à mes yeux, ça génère de la fatigue. En fait, tu retrouves vachement plus facilement les sensations de fatigue sur l'effort cumulé quand tu as enchaîné vélo, du boulot, du vélo, et puis que le soir tu dois rentrer ou tu n'es pas posé, en fait, entre chaque, tu n'es pas posé sur le canapé à rien faire et nerveusement, quand tu reprends le vélo, c'est les mêmes sensations que tu as au bout de 5 ou 600 km.

Speaker 1:

Alors que quand?

Speaker 3:

tu pars sur une sortie de 200 bornes. En général, tu n'as pas fait 100 bornes la veille et en fait au bout de cet été dans le truc et c'est facile, et je me suis rendu compte que c'était beaucoup plus difficile de faire 150 bornes sur une journée de travail que de son borne un dimanche, le retour le soir. Quand tu l'accumules sur 2-3 jours, des fois le retour le soir est difficile. C'est là où j'apprends le plus sur l'acceptation de ne pas avancer et de se mettre dans des rythmes qui permettent de pu penser à ce que tu fais. C'est un peu l'état dans lequel tu te trouves au bout de 600 bornes sur ultra. Ce qui marche le mieux et ce qui me génère moins de fatigue, plutôt que de cumuler beaucoup d'heures et de ne pas avoir le temps de se faire des heures, c'est de trouver le temps de récupérer Avec cette façon de m'entraîner là, peut-être que je serai plus performante en autre chose, mais c'est ce qui se calme le mieux sur mon mode de vie. C'est difficile à faire. Je sais que cet été, j'ai pu faire une semaine à plus de 850, mais j'étais en vacances. Je vais que ça à faire et je ne sais pas en vacances tout le temps Je travaille et j'ai une vie de famille aussi. Donc il faut gérer tout ça.

Speaker 1:

Ta famille t'accompagne d'ailleurs sur tes courses.

Speaker 3:

On n'est jamais allé à 3 avec ma fille. Mon mari vient des fois, mais sinon on n'y est jamais en faillimine.

Speaker 1:

Elle est en âge de faire du vélo.

Speaker 3:

Déjà Elle fait du vélo Elle fait 4 ans, donc c'est du vélo depuis un an Elle comprend quand tu dis que tu pars rouler 60h sans dormir. Je ne comprends pas Quand je dis que j'ai fini. Deuxième, je me dis que tu n'as pas gagné. Elle n'intégrera pas ce qui se passe. Tant mieux, parce que je lui montre où je vais dormir. Je lui montre une photo de mon vie. Tu vas dormir où? C'est sa grande interrogation.

Speaker 1:

J'avais pas pu te poser la question, mais tu as évoqué la famille. Est-ce que tu le prends en compte, cette espèce d'inspiration, de transmission à ta fille dans ta pratique, pour lui montrer que c'est possible, qu'on peut en travaillant?

Speaker 3:

J'aimerais bien qu'elle le voit et qu'elle voit que c'est bien d'aller dehors. Pour l'instant, je ne sais pas si elle le ressent, mais ce qu'elle intègre déjà, c'est la vision géographique des choses. Elle a fait énormément de vélo dans la chariote et c'est assez hallucinant. Elle est reconnue et on est passé. Elle passe en voiture et elle sait que c'est le chemin. Tu ne peux pas lui faire à l'envers. Si tu lui dis on va au lac et si tu prends une autre route, elle te dit non, mais c'est pas par là le lac, tu ne peux pas faire des tours. Elle le comprend tout de suite une fois, et c'est mis à pleuvoir. J'ai rentré à la maison, mais par un autre chemin. Elle m'a fait mes temps de faire demi-tour. Elle avait trois ans et elle intègre. Je pense qu'elle a déjà bien intégré. Elle se repère géographiquement assez bien Génial. Pour l'instant, je pense qu'elle ne comprend pas encore le fait de se dépasser et tout ça. Peut-être qu'elle le verra plus tard, mais j'essaye aussi de lui transmettre ça. Que tout n'arrive pas sans effort.

Speaker 1:

Je pense que c'est clairement l'exemple vivant. Je suis sûr très intéressant pour elle un peu plus tard d'avoir cet exemple, c'était super intéressant. Est-ce qu'il y aurait peut-être un mot de la fin, quelque chose que tu voudrais partager à celles et ceux qui nous écoutent, qui seraient tentés par l'ultra-vélo, mais qui n'oserait pas encore se lancer?

Speaker 3:

Faut y aller, parce que ça, c'est A mes yeux, ça, c'est accessible à tous. En fait, sur des épreuves comme ça, si on découpe, c'est que 200 km par jour, et 200 km par jour à 20 km heure, c'est 10h, ça laisse 14h pour gérer tout le reste. Donc, il n'y a rien d'en faisable en fait. Avec un tout petit peu d'entraînement et une bonne gestion du temps, on peut même dormir à l'hôtel tous les soirs Sans avoir un objectif de performance. Et je le vois sur les personnes qui arrivent. C'est accessible à tous et à tout âge. Je suis toujours bluffé de voir des personnes qui ont l'âge de mes parents et qui arrivent sur les lignes d'arrivée. C'est assez fort.

Speaker 1:

J'avais jamais réfléché à ça. mais effectivement, une fois que tu te dis qu'il y a 14h, il y a 10h d'effort sur 24 heures Et avant le 24 heures.

Speaker 3:

Oui, il y a moins 12h de vélo par jour et ça laisse 12h de temps pour récupérer.

Speaker 1:

Donc, en fait, Effectivement, ça paraît plus accessible déjà.

Speaker 3:

On a 120h pour le faire. La majorité des gens arrivent entre le jettis soir et le vendredi, selon les courses. Donc si on ne vient pas là pour la performance, l'expérience vaut vraiment coup.

Speaker 1:

Je suis convaincu que ça aura peut-être incité quelques personnes au moins à se lancer sur sa forme. Un grand merci une fois de plus, Laureate. C'était méga intéressant.

Speaker 3:

Merci à toi pour la notation Avec grand plaisir.

Speaker 1:

Et puis je te dis bon repos. Tu as raccroché le vélo. Jusqu'à la fin d'année, je continue.

Speaker 3:

Non, je continue à rouler un peu, mais j'attends les profiter du soleil. Il faut que je continue à aller au bout dans le vélo tant que je peux pour dépreindre la voiture. J'attends quand même la neige pour aller faire un peu de scénar.

Speaker 1:

Je sais bien. Bonne saison hivernale, merci. Et puis, tout le meilleur pour 2024 et peut-être pour un épisode des briefs de ta prochaine course, ta prochaine victoire sur Banking Man. Merci d'avoir écouté cet échange jusqu'au bout. Dites-moi ce que vous en avez pensé et si ça vous a décidé à vous lancer sur de tels formats. Si vous avez trouvé le témoignage de Laureate intéressant, il y a de fortes chances qu'il intéresse également d'autres personnes de votre entourage. Alors, prenez votre smartphone maintenant, allez-y, copiez le lien de l'épisode depuis votre plateforme d'écoute et partagez-le à au moins une personne attirée par l'aventure et l'ultra. C'est une excellente manière de soutenir le podcast. En très peu de temps. Envoyez-moi vos feedbacks ou suggestions d'invité par email Hello à Robase et les frappéscom ou sur Instagram les frappéspodcast. Merci beaucoup pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode avec un champion du monde de chute et libre Sous-titres réalisés par la communauté d'Amaraorg.

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