Comment est-ce que tu cours ? Quand tu es au 160ème, que tu cours 30 heures, que tu es dans la nuit et que tu en as ras-le-bol, ce n'est pas le plaisir qui te fait terminer la course. Là, le plaisir, tu ne l'as pas à un moment donné. Souffrir pour souffrir, non. Donc il faut quelque chose de plus grand. Et c'est dans ce quelque chose de plus grand que tu vas trouver les ressources pour terminer. Je veux dire, j'arrive à terminer un ultra dans le plus simple appareil. Ben voilà, moi, c'est ça qui me fait vibrer.
Bienvenue sur les frappés le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure je suis Loïc Blanchard entrepreneur coach et préparateur mental certifié j'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés récemment je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver. Avec mes invités, on ira naviguer sur toutes les mers du monde. On participera à des expéditions dans les régions polaires ou en Himalaya. On découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission
avec des membres, des forces spéciales. Le deuxième, c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ces invités exceptionnels. On sous-estime largement ce dont on est capable, physiquement ou mentalement, et je suis convaincu qu'une petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Mon invité de la semaine, Nicolas Angermuller, est un adepte du retour à l'essentiel, que ce soit dans la construction de sa maison, la création de son potager en permaculture, ou encore le choix de son activité professionnelle puisqu'il est aujourd'hui coach bien-être. Cette conviction qu'il est essentielle de s'écouter l'a naturellement amené à une pratique minimaliste de la course à pied
et c'est en 2019 qu'il entame sa transition vers la course en sandales. On échange bien évidemment sur la manière dont il s'y est pris, les croyances autour de cette approche qui par méconnaissance sans doute ne fait toujours pas l'unanimité et Nicolas nous explique en détail les bénéfices qu'il y trouve. Mais on parle aussi et surtout de son accomplissement récent, être devenu finisher en sandales, d'un ultra trail 200 km, l'infernal trail des Vosges. Merci Nicolas, excellente écoute à vous les frapper.
Première question, comment vont tes pieds ? Mes pieds vont très bien. j'ai eu un tout petit peu peur le lendemain parce que j'avais des irritations sur les orteils sur les pliures des orteils mais sinon zéro bobo les pieds un peu gonflés après la course parce que j'ai quand même couru 200 bornes mais non franchement les pieds impeccables autant que les jambes, tout parfait de toute façon je suis sur mon nuage depuis une semaine du coup tout va pour le mieux tu expliques comment le fait que tout aille bien au niveau musculaire au niveau des pieds parce que je t'avoue quand j'ai vu tes stories etc je pense quand on découvre ce que t'as fait sans être particulièrement au fait de la course en sandales ou de la course minimaliste en tout cas on peut se dire mais il va se fracasser les pieds musculairement ça va être un carnage et au final absolument pas tu me disais avant qu'on commence que c'était la course dont tu as récupéré le plus facilement tu penses que
Il y a quoi derrière tout ça, d'après toi ? Tu l'expliques comment ? Je l'explique. Déjà, l'infernal, je pensais que c'était une course moins exigeante que ce que j'ai pu faire dans les Alpes. Dans les Alpes, il y a beaucoup de cailloux et tout ça. Mais en fait, l'infernal, il y a beaucoup de petits chemins avec plein de petits cailloux, plein de petits racines. Donc, en fait, il y a largement moyen de s'exposer les pieds si on ne fait pas attention. Mais en fait, le fait de courir en sandales, il y a quelque chose d'inconscient derrière aussi où le corps sait qu'il n'a pas de protection. du coup t'es naturellement plus attentif à tout ce que tu fais, moi ma pose de pied elle était délicate à chaque fois surtout en descente parce qu'en montée au final je vais aussi vite en sandales qu'en chaussures ça y'a pas de problème, par contre c'est les descentes où là clairement je vais beaucoup plus lentement qu'avant quand je courais en chaussures ou les autres coureurs je le voyais d'ailleurs, ils me passaient comme des avions mais du coup je faisais vachement attention à toute ma pose des pieds et j'avais une approche très délicate très aérienne, très légère et même sur 200 km on me voit à la fin ok je fais des tout petits pas j'ai une foulée un peu chelou mais globalement c'est ultra léger donc en fait je ne vais pas dire que je ne mobilise pas mes muscles mais ce n'est pas des gros impacts qui viennent où il faut que je compense à chaque fois musculairement là c'est tout doux, ça se fait tout en fluidité en fait et c'est le côté contre-intuitif on pense sandales, je vais beaucoup plus me flinguer, ça va être beaucoup plus dur musculairement au niveau des articulations mais en fait vu que je suis beaucoup plus léger c'est ça qui fait ce côté fluide ce côté plus naturel tu reviens à une course naturelle et du coup je mobilise beaucoup moins tout ce qui est musculaire et surtout toutes les articulations genoux et hanches ou en général après les trails en tout cas les trails que je faisais avant ça grinçait pendant quelques jours après excellent j'avais eu un échange avec un invité Marco Pao qui est préparateur mental
et qui partageait un fact, un chiffre intéressant. Enfin, ce n'était pas vraiment un chiffre, mais c'était un… Attends, je vais le refaire.
J'avais eu un échange avec un invité précédemment, Marco Pao, qui est préparateur mental et coach, qui partageait une info intéressante qui est qu'en fait, sur le long, le principal facteur de fatigue, ce n'est pas nécessairement la fatigue musculaire, mais plus la fatigue nerveuse. Notamment au pied, c'est les chocs, les chocs, les chocs, t'as le pied qui gonfle, il n'y a pas de place dans la chaussure, donc au bout d'un moment, ça fait super mal, tu te prends un caillou, t'as l'impression qu'on t'a planté un couteau. Est-ce que tu penses que du coup, le fait d'avoir les sandales, finalement le pied est libre, il peut gonfler comme il veut, il est entre guillemets au frais, il n'est pas contraint par le chausson.
Est-ce que tu penses que ça joue aussi sur ta fraîcheur relative au bout de 200 km ? Oui, carrément. Effectivement, le fait d'avoir le pied à l'air libre, de toute façon, je le vois après la course, le pied s'est vraiment affalé, donc même j'ai dû desserrer un peu mes sandales parce que je me sentais comme un saucisson c'était assez impressionnant de mon point de vue c'était impressionnant je pense que la plupart des gens n'ont même pas remarqué la différence le fait d'avoir le pied à l'air libre effectivement le pied s'affale beaucoup plus il n'est pas contraint dans un chausson il n'y a pas l'humidité aussi qui s'installe du coup je n'ai pas d'ampoule j'ai zéro ampoule au bout de 200 bornes je n'ai pas de friction au niveau des lanières et oui bien sûr ce côté pied à l'air libre et encore une fois quand je dis fluidité c'est que je suis aussi sur l'avant du pied donc j'ai pas l'impact au talon ouais voilà c'est encore un plus ok il y a le côté fluidité pour les muscles effectivement au niveau des articulations mais c'est vrai que nerveusement c'est un peu lié mais du coup je suis pas encore une fois le mot c'est fluidité tout se fait naturellement et puis en fait je le remarque tout de suite dès que j'ai une... parce qu'on va pas dire sur 200 km, j'ai pas une foulée impeccable tout le long, mais dès que je sentais que j'avais une attaque un peu plus talon,
une attaque où il y avait plus... j'avais pas l'amorti nécessaire, direct tu le sens tout de suite en sandale, donc t'as tout de suite le rappel à l'ordre pour dire attention limite ralentis un peu pour retrouver cette fluidité quoi.
Puis aussi beaucoup plus en sandale, tu révises beaucoup mieux tes trajectoires, tu vas pas tout droit à travers cailloux quoi là j'essaie de voir ben l'endroit où il y aura moins possibilité de taper quelque chose du coup est ce que je vais prendre un peu plus douce limite à faire un peu en zigzag me voir s'il ya un petit peu d'air pour justement relâcher un peu de tension du coup ouais il ya tout cet aspect là en plus quoi qui vient mais franchement ça j'ai pas l'impression de l'avoir vraiment travaillé c'est venu au fur et à mesure et ça vient naturellement parce que le corps il il sent qu'il y a quelque chose, t'as l'air libre, t'es un peu nu, t'es pieds nus. Du coup, il faut faire gaffe et ton cerveau, il est attentif à ça,
même de façon inconsciente, vraiment.
C'est vrai que moi, je n'ai pas fait de course en sandales, mais depuis que j'ai fait l'interview de Nico, Nicolas Cassier, je mettrai le lien, et de Olivier Maria, Low Carb Frenchie, j'allais y arriver. qui tous les deux ont aussi une approche minimaliste de la course à pied donc ils courent en sandales du coup j'ai eu l'occasion d'en porter et c'est vrai que juste déjà sur des treks rando etc effectivement je suis assez d'accord avec toi t'as vraiment cette notion t'es forcément tout de suite plus vigilant tu peux pas si tu te retrouves en descente il y a un peu des pierres tu ne lèves pas les yeux tu fais gaffe parce que je pense que ton cerveau intègre si tu te manges une pierre comme tu disais, il n'y a pas de protection,
donc ça peut être un peu délicat. Mais l'avantage, c'est que oui, tu es beaucoup plus conscient de ta foulée. En fait, c'est une drôle d'expérience parce qu'en chaussure, pas du tout en fait. Tu as de l'amorti, tu sens rien, entre guillemets. Là, c'est une foulée consciente. C'est ça. Tout à fait. Après, je dis que ça vient inconsciemment, mais après, Nicolas, il en avait déjà pas mal parlé dans le podcast, mais ça ne vient pas tout seul. ça vient progressivement, on ne se lance pas d'un coup à 200 km en sandales moi j'étais un gros gros coureur déjà avant et quand je me suis mis à courir en sandales, j'ai repris à zéro quasiment mes premiers footings c'était 500 mètres après je suis passé à 1 km, puis 2 km après vu que je courais tous les jours, ma progression allait assez vite par rapport à ce que j'ai pu lire sur des transitions comme ça mais c'est dire que j'ai vraiment repris à zéro pour réhabituer justement le corps à créer ses automatismes mais ce côté inconscient que j'ai développé, ne pas sauter tout de suite,
même à 10 km, c'est trop d'un coup. Même si c'est sur route, qu'il n'y a pas de difficulté par rapport à de la montagne, même là, il faut créer des automatismes, et ça, ça ne vient pas tout seul. Alors justement, c'est quoi ton histoire avec la course à pied ? Alors moi, j'ai démarré la course à pied, alors très jeune, j'étais au collège, donc je m'étais inscrit à un club d'athlés, donc je faisais beaucoup de crosses, de courses sur piste, Et déjà, j'étais attiré par les trucs un peu chelous, genre le 3000 mètres stifle. Pour des gens qui font de la piste, c'est un peu... En tout cas, c'est l'idée que je me refaisais, mais du demi-fond, c'était l'épreuve un peu la plus compliquée.
Donc, plutôt un coureur de route allé jusqu'à 10 km et plutôt piste. Après, il y a eu les études qui sont passées où là, j'ai un peu laissé la course de côté. Toujours couru un peu, mais j'ai profité des études, on va dire. et j'ai repris avec mes collègues sur Paris et là j'ai commencé à faire des marathons, mes premiers trails et les premiers grands trails ça a fait depuis je crois l'année avant le Covid où j'ai fait mon premier 70, d'ailleurs sur l'infernal l'infernal 70 j'avais fait mon histoire avec l'infernal ne date pas de cette année et voilà et à partir du Covid j'ai commencé à vouloir faire du vraiment très long parce que c'est ce qui me plaisait, faire la petite sortie pas forcément me mettre dans le dur, mais voilà,
sortie plaisir. Et du coup, augmenter progressivement la distance jusqu'à là, le 200 km qui est ma distance la plus longue.
Distance la plus longue en sandales ou la plus longue ? Tout simple. Tout confondu. Parce que je suis coureur en sandales depuis l'année dernière. J'ai démarré en mai l'année dernière.
Alors, j'étais déjà un coureur, je dirais pas que j'avais les chaussures minimalistes mais j'avais déjà travaillé ma foulée pour qu'elle soit très légère plutôt une foulée avant pied ouais c'est ça et puis une fréquence de pas qui est à 180 grosso modo dans la littérature on dit que c'est cette foulée là qu'il faudra avoir ça reste un ordre de grandeur faut pas se fier juste aux 180 mais voilà globalement ça veut dire que tu fais pas des trop grands pas, pas des trop petits pas que t'es globalement dans une bonne fréquence pardon excuse moi je te coupe mais sur ce 180 c'est quelque chose je crois que depuis que j'ai une coros je vois ça en fait dans le résumé de mes sorties c'est quoi en fait c'est le nombre de pas à la minute c'est à quoi à la minute oui si c'est ça 180 à la minute ok souvent on a une fréquence plus basse que 180 et du coup ça veut dire que tu fais des foulées assez longues
Donc, si tu as une foulée assez longue, c'est que tu attaques un peu plus talon. Si tu attaques un peu plus talon, c'est que tu n'utilises pas ton côté élastique, côté ressort plutôt des jambes. Quand tu as 180 minutes, tu es plutôt sur l'avant. Et du coup, tu utilises ce côté ressort avec le tendon d'Achille, le genou qui se compresse vraiment et qui repart. Quand tu attaques talon, tu bloques un peu tout ce système. Du coup, j'avais déjà travaillé ça avant en chaussures. Et du coup, ma transition en sandales est allée un peu plus vite. alors j'ai pas tout de suite démarré en panta sandales j'ai démarré avec les Zero Shoes alors pourquoi j'ai choisi cette marque clairement c'est je suis tombé sur un site, elle m'allait bien c'était d'ordre mon ordre de prix et puis ça je me suis dit de toute façon pour commencer il faut bien commencer par quelque chose donc elle me plaisait bien, elle m'a permis de faire une transition faire ma transition et ce qui me déplaisait c'est que c'était déjà une marque américaine et moi je suis pas
changer de chaussures régulièrement. Du coup, j'aime bien réparer mes chaussures jusqu'à ce que mort s'en suive, mais vraiment mort s'en suive. Sur ces sandales-là, c'était assez difficile de réparer. Il y avait plein de petites pièces qui, une fois cassées, c'était mort.
Et via les réseaux, j'ai commencé à discuter avec Nicolas que tu as eu sur Tempo S4, Nicolas Cassier, ou Nico de Dru, en fonction de par quel approche. Et du coup, on a parlé de Panta et je me suis dit cette sandale en plus elle est sympa elle fait tout en Europe donc ça c'était un gros plus pour moi pour le côté colo de la chaussure et puis en fait s'il y avait quelque chose à réparer c'était assez facilement réparable là les sandales avec lesquelles j'ai couru pour l'instant j'ai que deux paires de sandales une pour la route, une pour le trail donc les trails c'est les arros et sur l'été donc j'ai fait beaucoup de trails quand même et ça commençait à s'user au niveau de la tâche sous la semelle.
J'avais peur que ça lâche pendant le trail. Avec un petit coup de colle, ça a tenu nickel sur les 200 km. Les seuls points où il y a possibilité que ça casse, c'est à cet endroit-là et à l'arrière. Mais à l'arrière, je n'ai toujours pas eu de problème alors que ça fait depuis avril. 1500 km, j'ai couru avec ces sandales. Sinon, mis à part ce petit point-là sous la semelle, elle est quasi comme neuve. donc c'est le côté la durabilité de la chaussure le côté européen de la chaussure et l'état d'esprit de tous les gars de chez Panta que j'ai rencontré que je trouve trop bien c'est pour ça que je suis passé à ce modèle là et d'ailleurs je ne sais pas si on en a parlé pendant qu'on a enregistré mais oui maintenant je suis ambassadeur Panta depuis je l'ai appris pendant la course au dernier Habito j'ai eu un message de Nicolas justement qui me fait si tu finis t'as la petite surprise à l'arrivée ça booste à accélérer sur la fin génial et ta transition qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné tu t'es dit allez je switch aux sandales, est-ce que c'est toi aussi
Born to Run ? alors c'est venu après Born to Run je le connaissais mais je l'avais pas lu non moi vraiment la transition au démarrage pourquoi j'ai voulu changer de type de chaussure c'était vraiment le côté écologique j'en avais marre de jeter des chaussures qui quand t'as le mèche qui est cassé la chaussure est déformée et du coup quand c'est moins tenu à la cheville ça commence à devenir un peu dangereux et ça m'énervait que juste à cause de ce petit truc là alors que tout le reste allait bien il fallait que je change de chaussure du coup je cherchais à la base des chaussures qui étaient plus écolo s'il y avait possibilité de changer juste un petit truc et je n'ai pas trouvé enfin pas quelque chose qui m'allait et du coup un peu par hasard je suis tombé sur des gars qui couraient en sandales et je me suis dit en fait c'est cool déjà c'est trop stylé et voilà après en me renseignant un peu comme ça c'est par la clinique du coureur l'aspect technique que j'ai découvert plus la sandale et le pourquoi de la sandale et après via la clinique du coureur j'ai vu Born to Run je l'ai lu, je l'ai re-relu une deuxième fois la clinique du coureur j'ai le bouquin aussi de Blaise Dubois où je le relis régulièrement sur la foulée donc c'est plutôt par l'aspect écologique à la base que j'ai découvert la sandale après quand je les ai essayé c'est le côté la sensation de liberté d'être pieds nus et de courir pieds nus ça c'est quelque chose on s'en accroche direct c'est fou après quand je devais remettre les chaussures c'était un calvaire, tu te sens enfermé franchement maintenant je ne sais même pas si j'arriverais à recourir aux chaussures j'en ai toujours au cas où Dans le trail, j'avais dans mon sac de délestage des chaussures si jamais j'avais un pépin
pour finir la course. Le plus important, c'était de finir la course.
Le côté écologique, le côté liberté d'être pieds nus. Et la troisième chose, on en a commencé à en parler déjà, c'est le revenir à une foulée naturelle.
Je trouve ça très important, surtout quand tu fais de la longue distance, quand il y a beaucoup d'impact, le fait de revenir à quelque chose, la foulée, qui est la plus adaptée à ton corps je dis pas que tout le monde ne peut pas avoir la même foulée vu qu'on est tous différents musculairement, on a structurellement, on a tous à peu près la même morphologie, mais il y a des petits détails qui font qu'on n'a pas tous la même foulée et le fait d'être en sandale, donc d'avoir le moins d'impact possible sur ton pied et bien tu reviens naturellement à ta foulée naturelle et du coup à ta façon la plus naturelle de marcher et de courir et du coup de te faire moins mal au final mais même si c'est naturel et que tu te fais moins mal c'est là où on revient encore une fois à la transition c'est que vu qu'on est habitué à courir en chaussure du coup notre corps s'est habitué à la chaussure, il faut le déshabituer un peu à ces protections qu'on a grâce à la chaussure alors je dis pas que c'est une mauvaise chose, la chaussure je veux pas prôner, tout le monde doit se mettre en sandal et tout parce que la chaussure elle a un intérêt elle peut avoir un intérêt si t'as une petite douleur au mollet, potentiellement le temps que ta douleur au mollet à part, tu peux peut-être soulager un peu le truc
et continuer ton effort avec la chaussure. Mais pour moi, ça doit rester des moments temporaires ou palliatifs. La clinique de corps parle de ça. C'est souvent la chaussure, elle devait être palliative à la base et maintenant, elle est devenue la norme.
Donc voilà, c'est sur ce côté-là. Je ne veux pas mettre complètement la chaussure et dire « il ne faut pas ». Mais voilà, moi je suis plus dans l'idée où le corps est capable de faire plein de choses tout seul si tu lui laisses le temps et revenir le maximum à quelque chose de très simple et là je parle de la chaussure, de la sandale pour la course à pied mais j'applique ce principe là dans tous les domaines de ma vie de revenir vraiment à des choses à côté de ça moi je suis en train de refaire une maison par exemple le but c'est de revenir à quelque chose de simple où je maîtrise ma maison du coup je refais des choses moi même par exemple j'isole en terre paille en ce moment je ne vais pas acheter un isolant tout prêt c'est comment on faisait avant on refait les choses simples, je maîtrise la maison pourquoi je le fais etc pareil je fais par exemple mon jardin j'essaie de lancer un jardin en permaculture c'est revenir à des petites choses simples plutôt que d'aller en supermarché j'y vais toujours parce que je ne peux pas tout faire mais globalement revenir petit à petit à des petites choses comme ça voilà c'est un exemple ailleurs mais voilà c'est intéressant de voir comment finalement ta pratique de quelque chose d'assez on va dire un petit aspect de ta vie qui est la course à pied en fait fait complètement écho à une philosophie de vie un peu plus globale que tu appliques un peu partout ta maison, le jardin en fait ouais pour moi la course à pied à la base c'est un moyen d'expression de ce que je suis ou qui je suis puisque
plutôt que ce que je suis.
Donc, si je cours, c'est pour... Déjà, ça me fait plaisir, de base, mais quand t'es, par exemple, dans une course ultra, comme l'infernal, quand t'es au 160e, que ça fait 30 heures que tu cours, que t'es dans la nuit, que t'en as ras-le-bol, c'est pas le plaisir qui te fait terminer la course. Là, le plaisir, tu l'as pas, à un moment donné, souffrir pour souffrir, non. Donc, il faut quelque chose de plus grand. Et c'est dans ce quelque chose de plus grand que tu vas trouver les ressources pour terminer. et dans ce truc plus grand pour moi il y a ça, c'est le fait de revenir à des choses simples donc me dire j'arrive à terminer un ultra dans le plus simple appareil ben voilà, moi c'est ça qui me fait vibrer et puis d'ailleurs sur les réseaux c'est ce qui marche bien et c'est ce qui impressionne certaines personnes, c'est ce côté c'est pas il s'est rajouté une difficulté moi je veux pas que ça soit perçu comme ça c'est vraiment, il croit ce truc-là, il le fait, il le termine, c'est beau. Et c'est d'ailleurs pour ça que je ne cours pas, je n'ai pas de bâton non plus
en trail.
Ah oui ? Non, je n'ai pas de bâton. C'est moi. J'avais jappé ça. C'est moi tout seul. On ne peut pas dire c'est la chaussure qui t'a aidé. Non. On ne peut pas dire c'est les bâtons qui t'ont aidé. Non. C'est moi. Attends, rassure-moi, tu te ravitailles quand même. Tu fais pas ça.
Et puis j'avais d'ailleurs un sacré groupe avec moi lors de la course, parce que j'avais ma famille qui était là, ma copine, mon cousin, un copain qui court beaucoup aussi. Donc là, j'ai eu de la chance. J'ai eu un accompagnement à côté. C'est la première fois que j'ai eu ça, si je l'avais eu l'année dernière dans une moindre mesure. Mais là, pour ma famille, ils savaient que cette course était importante pour moi vu que je l'avais ratée l'année dernière. Et ils voulaient être là. Et je les en remercie de fou parce que c'est un vrai soutien de dingue. Après, je ne veux pas non plus me reposer sur ça. D'ailleurs, il y a certaines autres courses que je ferai à l'avenir. je ne voudrais pas d'assistance je vais essayer d'arriver à le faire moi tout seul mais bon même si j'ai quand même plusieurs trails maintenant dans les pattes une course aussi longue je ne l'avais encore jamais fait et vouloir tout de suite faire tout potentiellement en autonomie c'est un peu mettre trop d'un coup il y en avait déjà beaucoup avec cette distance qui était la plus longue mon dénivelé qui était le plus long le plus gros en tout cas le tout en sandales du coup ça faisait déjà beaucoup de choses sans bâton après le bâton ça fait un an que je cours plus, plus de bâton du tout depuis un an même à l'entraînement parce que je sais pas si t'as des chiffres en tête mais moi il me semblait l'impact de l'utilisation des bâtons moi j'avais toujours ce chiffre de 25% en tête, globalement ça t'enlève l'équivalent en charge corporelle de 25% de ton poids chaque fois que t'appuies dessus en montée ou en descente donc c'est quand même pas négligeable parce que sur 200 bornes, je ne pense pas que tu auras très gros gabarit, mais bon, quand même,
ça fait une aide non négligeable. Non, c'est sûr. Je le vois, même avant, quand je courais, je courais aussi en bâton avant, et je le voyais en montée quand tu appuies sur les bâtons, tu as de l'impulsion.
Moi, c'est plus dans les descentes où potentiellement, ça m'aiderait pour justement limiter les chocs, parce qu'en montée, je préfère être sans bâton, en fait. Je suis bien la tête dans le guidon à grimper, grimper, grimper sans trop se poser de questions. Ça, ça me va bien. Et puis d'ailleurs, en montée, j'allais plus vite que les autres qui étaient en bâton.
En fait, je fais des beaucoup plus petits pas aussi qu'avant en montée. Donc, j'ai une fréquence très rapide. Parfois, je cours même en montée. J'étais surpris que même à la fin de la course, j'arrivais à courir encore en montée parce que ces petits pas, parce que j'étais dans un rythme et je ne le bougeais pas. en fait mon but là dans la course c'est que ma fréquence de pas elle soit quasiment la même en montée sur plat en descente pareil c'est des ordres de grandeur je ne suis pas pile poil comme ça et qu'en fait c'est juste la longueur de mes pas qui va changer entre la descente, le plat et la montée mais sinon garder la même fréquence le corps est habitué à ça tu le gardes dans cette habitude là et ça tu le moniteurs du coup avec ta montre non là je le fais vraiment au ressenti quand j'arrive à monter je garde la même fréquence mais les passes raccourcissent, je le sens tout de suite parce que je vais chercher moins loin je mettrais un petit modulo quand même sur la descente en fait j'allais quasiment plus vite en monter qu'en descente pendant la course vu que je temporisais tout et qu'elles sont très cassantes les descentes de l'infernal il y a pas mal de petits cailloux ou gros cailloux qui font des sortes d'escaliers et là tu peux pas en tout cas je suis pas suffisamment à l'aise encore en sandales pour pouvoir courir dedans il faut que j'aille mollo et souvent j'y vais en marchant en mettant les fesses un peu par terre parfois et ouais voilà juste pour revenir sur ce que t'expliquais pour tes prochains trades tu viseras encore plus d'autonomie pas d'assistance etc en quoi est-ce que c'est important pour toi cette notion de je le fais avec mes moyens et juste mes moyens ça pareil c'est sur les aspects de vie que j'essaie d'appliquer partout il y a le côté mettre en valeur le côté humilité résilience et revenir à des choses simples le côté humilité tu t'inscris à une course et c'est montrer que tu es tout petit et c'est bien mesurer la chose quand ça devient difficile là pour le coup je me mets des difficultés en plus parce que la course ne le propose pas forcément mais c'est juste de dire tu t'attaques à un monument tu vas te remettre à ta place et tu vas faire comme toi tu es capable de faire en démarrant tout petit quand ça devient difficile t'as besoin de manger un petit peu, tu manges un petit peu et tu vas pas aller attendre que quelqu'un va t'apporter une aide de l'extérieur, donc c'est arrivé à se débrouiller un peu tout seul, donc il y a ce côté c'est comme ça que je vois ce côté humilité dans le trait et ce côté aussi résilience, si tu veux arriver au bout il va falloir continuer, te battre tout seul contre les éléments et ce côté revenir encore une fois des choses simples t'attends pas d'extérieur t'arrives à te débrouiller tout seul, tu vas le faire avec tes petits bras, tes petits jambes, tes petits pieds
et t'essayes d'aller au bout comme ça. C'est un peu un défi contre moi-même, mais c'est le côté... C'est ça, se débrouiller tout seul, ce côté autonomie.
D'ailleurs, je m'inscris à des courses officielles, mais je me fais aussi mes propres défis à côté où il n'y a strictement aucun enjeu. Je le fais par rapport à moi. par exemple en début d'année en février avec Tanguy c'est mon pote qui court et qui a fait mon assistance d'ailleurs à l'infernal, on s'est dit bon bah viens on fait le tour de la forêt de Brocéliande, c'est la forêt à côté de chez moi, on fait le GRP le grande randonnée de pays et puis on se la fait tout seul comme ça c'était 130 bornes et on s'est dit bah voilà, allez en autonomie et puis voilà, et puis je trouve ça trop bien quoi c'est pas obligé d'attendre, pareil c'est pas obligé d'attendre une course pour pouvoir se faire des défis
de tes défis sympas.
Donc, c'est ce côté-là. Encore une fois, revenir à des choses sympas, forcément attendre de l'aide de l'extérieur, mais arriver à le faire soi-même. Et dans la même idée, maintenant, quand je prépare aussi mes courses d'ultra, enfin, je ne le fais que depuis cette année, donc je dis maintenant comme si c'était une généralité, mais je ne l'ai appliqué que cette année. J'ai fait l'UT4M aussi, que j'ai abandonné cette année, mais j'ai fait l'UT4M et l'Infernal, c'était mes deux grosses courses de l'année. et avant ces courses là j'ai décidé de les faire en reconnaissance donc je pars 4 jours avant enfin 2 semaines avant je le fais en reconnaissance sur 4 jours en bivouac, autonomie complète et voilà je trouve ça cool, c'est vraiment une reconnexion avec toi simplement toi, la nature te retrouver tout petit ce côté humilité te dire c'est important pour moi du coup ce côté résilience tu vas continuer parce que c'est long et t'as le temps de ressasser tout ça pour savoir est-ce que c'est vraiment important parce que si tu vas au bout c'est que c'est vraiment important et voilà revenir à des choses simples voilà là tu reviens t'as un petit peu de réseau pour communiquer avec la famille en disant ok je suis là tu prends la petite photo, la petite vidéo pour te souvenir où est-ce que tu es passé et puis c'est tout quoi, après le reste t'es tout seul et voilà la déconnexion, se créer sa bulle c'est ça excellent c'est quoi ton activité professionnelle du coup au-delà du trade t'es pas trailer professionnel non je suis pas trailer professionnel je suis coach bien-être et performance donc j'anime autant pour du coaching individuel que des animations en entreprise sur le principe du bien-être et de la performance le but c'est que chacun gagne en confiance en soi et rende son monde plus sexy et j'insiste bien sur le côté bien-être et performance parce que pour moi tu peux pas dissocier les deux si tu veux être performant il faut que tu te sentes bien dans ta peau et si tu veux être bien dans ta peau il faut que tu aies des accomplissements et du coup ça passe par de la performance du coup j'associe toujours les deux pour moi l'un ne va pas sans l'autre donc voilà je fais ça et du coup le trail me permet de mettre en application, mettre en lumière des principes que je partage lors de mes coachings bah écoute visiblement ça marche très bien je voulais revenir sur la clinique du coureur que tu mentionnais tout à l'heure alors je n'ai pas encore eu l'occasion ni de lire leurs livres ni de les interviewer mais ça fait plusieurs fois que que j'entends parler en tout cas que visiblement ils ont communiqué sur la foulée minimaliste comment tu résumerais toi du coup ce que tu as découvert en lisant alors je ne sais pas si c'était un livre, un blog tu as mentionné un livre mais je ne sais pas s'il n'y avait que ça globalement qu'est-ce qu'ils disent sur la foulée minimaliste alors il y a un livre et il y a un site internet où ils parlent de pas mal de choses en fait le principe de la clinique du coureur de base c'est Blaise Dubois, c'est un Québécois qui était je crois ostéo ou kiné de formation et il s'est rendu compte de ce qu'on lui avait appris à l'école il y avait des choses qui s'avéraient fausses notamment pourries par le marketing des chaussures parce qu'il était plutôt spécialisé de la course à pied et du coup son principe c'était et c'est toujours le principe de la clinique du coureur c'est d'éplucher toutes les revues scientifiques pour en faire ressortir les vraies données,
pas les données marketing. Et il est ressorti de ça que, en fait, la chaussure de course, on va dire, traditionnelle telle qu'on l'a maintenant, elle ne justifie pas de les avoir au grand public pour justifier que tu te blesseras moins, que ce soit aux genoux, que ce soit aux chevilles, que ce soit ton nom d'Achille, aux pieds, plus de confort, etc. Et donc, pareil, il ne dit pas que la chaussure est mal, il dit juste que ce soit le remède pour tout. non. Donc en fait c'est parti à la base de la chaussure, enfin c'est comme ça qu'il s'est fait connaître, mais c'est sur tous les aspects de la course à pied. C'est en fait mettre à pas mettre à mal mais supprimer les fausses croyances sur la course à pied et faire ressortir les vraies données dont la course minimaliste c'est son premier truc, mais il parle pas forcément de courir en sandales, lui il court en petites chaussures voilà, donc c'est
plutôt ça, la clinique du coureur, c'est vraiment ça.
En tout cas, tout ce qui ressort, et quand ils ont un doute, ils le disent.
Par exemple, la chaussure, ok, ils disent peut-être la chaussure, il y a des bonnes choses, mais il n'y a rien qui est ressorti scientifiquement qui permet de justifier. C'est plutôt ça qu'ils disent. La chaussure, c'est mal, il n'y a rien qui est justifié. C'est ça, quand tu l'entends, je trouve que c'est hallucinant, parce que quand tu te mets, je ne sais pas comment toi, c'était, tu vas nous en parler, mais beaucoup de gens, quand tu te mets à la course à pied, le premier que tu regardes, c'est quelles chaussures prendre et tu as un pléthore de conseils sur, alors il faut du drop, il faut de l'amorti pour éviter les blessures. Et en fait, quand tu vas creuser un peu, j'en avais parlé avec Olivier et Nicolas ou que Olivier, je ne sais plus trop, mais tu as un professeur à Harvard qui a fait pas mal de qui a publié pas mal d'articles là-dessus, de papier et c'est exactement ça, il dit mais en fait, il n'y a zéro preuve scientifique que courir en chaussure
améliorent la performance ou limite les blessures. Zéro. Bon, il n'y en a pas non plus qui prouvent que courir en mode minimaliste, sandales ou pieds nus, c'est mieux. Mais on nous fait croire qu'il faut absolument courir en chaussures. Ou faire des randos en chaussures montantes, bien serrées, bien rigides. En fait, non, ce n'est absolument pas prouvé. La chaussure de Run telle qu'on l'utilise aujourd'hui, c'est 1950. C'est ça.
Je trouve ça hallucinant. Quand tu te rends compte de ça, tu te dis mais qu'est-ce qu'on fait en fait mais ce gars d'Harvard ils en parlent dans la clinique du coureur et puis dans Born Touran aussi je crois qu'ils en font référence il est mentionné ouais c'est vrai qu'il va aller voir je remettrai le lien en description de l'épisode c'est Daniel Lieberman département of Human Evolutionary Biology Harvard qui a fait un certain nombre d'articles très intéressants alors lui il y a d'un point de vue scientifique par contre même si c'est pas prouvé que c'est mieux physiologiquement de courir en mode minimaliste par contre il publie une stat je crois que j'en ai déjà parlé c'est sur l'économie d'énergie et là du coup on va revenir à la foulée tu vas nous dire ce que tu en penses où il dit que globalement en fait quand tu as une foulée naturelle tu es 2 à 3% plus économe en énergie parce que tu as un meilleur retour en fait un peu comme un vélo carbone tu mets un coup de pédale, tu as le retour d'énergie tout de suite alors qu'en chaussure il y a beaucoup d'énergie, enfin beaucoup, quelques pourcents qui part dans l'amorti, dans la semelle et que tu perds en fait quand t'as la foulée naturelle en fait t'accumules l'énergie que t'as à l'impact au sol dans tes tendons et qui va le restituer en mode ressort tandis que quand t'as une or pareil tu peux être en chaussure et avoir une foulée naturelle ça y'a pas de problème c'est juste que naturellement enfin pas naturellement mais vu que c'est confortable tu peux avoir tendance à attaquer les talons et du coup perdre ce truc là et encore une fois je dis attaquer les talons il y en a qui posent le talon et qui ont une foulée élastique parce que le talon c'est juste le support mais il n'y a pas tout le poids de corps qui vient sur le talon le vrai problème c'est quand il y a tout le poids de corps qui vient sur le talon parce que là tu perds ce côté élasticité et du coup pour repartir vers l'avant c'est tes muscles qui vont devoir faire le boulot alors que si tu as accumulé dans tes tournons d'achille, dans les genoux et tout et que ça repart, il y a une partie de l'énergie que tu as accumulée dans ce système ressort qui repart que tu perds si tu as une attaque quand je dis vraiment talon c'est
tout droit. Tu plantes le talent. Tu sens qu'il y a le choc.
Après, en termes de performance sur la foulée naturelle ou foulée même en chaussures et tout, je crois le seul endroit où ils ont repéré qu'il y avait un vrai impact, c'était le poids de la chaussure.
Parce que le poids de la chaussure, même si c'est quelques grammes, c'est en bout de ligne. C'est au bout du pied. Et du coup, tout ça mis bout à bout sur 10 km, 20 km et tout, c'est du poids que tu portes au fur et à mesure et ça, ça a un vrai impact sur la... Là, je parle purement performance. Après, pour tout le reste, il dit qu'il n'y a rien. Enfin, il n'y a rien qui justifie.
C'est ce que je trouve vraiment fascinant. Quand tu commences à creuser un peu, tu te rends compte que c'est loin d'être une science exacte.
Pour pousser un peu plus loin, je crois que c'est la clinique du coureur qui a déterminé que c'était le minimalisme, l'indice minimalisme. Parce qu'on parle de beaucoup de choses en disant, encore une fois, c'est le marketing qui dit ça, mais une chaussure à zéro drop, c'est une chaussure minimaliste. Sauf que c'est plus compliqué que ça. Dans le minimalisme, il y a déjà le poids de la chaussure, ça on en a parlé. Il y a le drop, effectivement. Il y a l'épaisseur de la chaussure. Tu peux avoir un zéro drop, mais une énorme semelle, comme les Oka, par exemple.
Le quatrième aspect, c'est pas de correction. tout ce qui est pronation, supination, ça y'a pas et le cinquième aspect c'est la flexibilité de la chaussure en fait ces 5 aspects là c'est tout ce qui vient perturber ta foulée naturelle, c'est ce qui vient rajouter du confort, c'est ce qui vient rajouter de la protection en fait un indice minimaliste on va dire 100% c'est tes pieds nus et sandales t'as une toute petite semelle mais c'est juste pour éviter les coupures aux pieds mais ça s'arrête là et après tout ce que tu rajoutes en plus c'est ce qu'on va appeler après de la chaussure maximaliste tu vas rajouter de la confort un peu à droite à gauche d'accord c'est la clinique du coureur qui a déterminé ce côté minimaliste indice minimaliste j'ai regardé ils ont un site internet où tu peux rentrer le nom de ta chaussure et il te sort son indice minimaliste je pense pas qu'il y ait toutes les chaussures mais c'est pas mal j'ai pas regardé Panta je crois pas qu'il y ait trop les sandales encore Panta t'as un 10 là c'est 100 c'est sûr ta transition du coup t'expliquais que voilà en tout cas d'un point de vue foulé tu travaillais déjà la chose avant de passer à la sandale mais malgré ça il t'a fallu combien de temps et est-ce que t'as eu une sorte de stratégie pour vraiment transitionner complètement sur la sandale en course à pied j'ai pas fait un plan très détaillé et tout c'est ma stratégie c'est progressivité tu t'attaques pas tu passes de 2 km à 20 km d'un coup toujours progressivement il y a les progressivement au début j'augmentais progressivement les distances après j'ai augmenté un peu j'ai réduit un peu les distances mais je suis allé un peu plus vite au début c'était que de la route après j'ai attaqué sur des petits chemins donc voilà à chaque fois je changeais un petit paramètre au fur et à mesure
et je grossissais au fur et à mesure. Et bon là, par contre, j'ai fait un gros gap avec le 200 km parce que ma plus longue distance, c'était 90 km avant. Mais je veux dire, le travail, il était fait avant.
Ma foulée, que ce soit au 90e kilomètre ou au 200e kilomètre, de toute façon, je suis rincé. C'est bon. Mais voilà, dans l'idée, c'est ça, c'est vraiment progressivité. Donc, j'ai démarré en mai 2022. Tout l'été, très très progressive, je crois que le max que j'avais fait c'était 12 bornes à la fin de l'été.
Après j'avais fait mon inférieur l'année dernière encore en chaussures, parce que bon j'étais clairement pas prêt à faire en sandales. J'ai fait une grosse pause, après octobre, novembre, décembre de l'année 2022, j'ai repris entre chaussures et sandales tout doucement, et c'est vraiment cette année où j'ai pu commencer à accélérer les distances, la vitesse et que là je me suis dit on va s'envoyer des petits challenges pour pouvoir faire ça donc du coup le tour de brosséliande dont j'ai parlé tout à l'heure mon défi perso j'avais fait la moitié en sandales la moitié en chaussures en commençant en sandales ? en commençant en sandales et à la mi-chemin je sentais que je commençais à avoir des petites tensions sous le pied donc là je suis rebasculé en chaussures et quand je dis que j'étais en auto-muni j'avais les chaussures dans le sac tout le long donc j'étais presque content de les mettre après parce que j'avais moins de poids dans le sac un mois après je fais le marathon de Nantes en sandales en 2h56 mon objectif c'était de faire sous les 3h et après j'ai fait mes autres trails tout en sandales en augmentant progressivement les distances pareil la vraie transition elle a été sur l'année surtout 2022 où j'y suis allé vraiment progressivement et 2023 c'était on va dire j'ai continué la progressivité mais c'était là quoi maintenant il fallait juste qu'il y ait des résultats pour montrer que ok ça c'est validé, ça c'est validé et mon objectif maintenant en tout cas pour 2024 c'est ok j'ai validé du très long, maintenant j'ai envie de montrer que la sandale on peut aller très vite avec donc j'ai envie de battre mon record au marathon au semi et au 10 km ce sera mes premiers objectifs de l'année 2024 Génial Montrer vraiment que c'est complet C'est pas juste réservé que à du trail Ou que de la route, ou que du lent Que du rapide, non, on peut tout faire C'est un peu mon objectif Déjà, un temps au marathon En moins de 3h en sandales Pour beaucoup de gens C'est carrément de la performance Après mon record en marathon C'est 2h46 Donc j'ai envie de l'avoir Mais ça c'est Les petits défis persos pour se donner envie d'y aller et pas de blessures
sur cette phase de transition ? Zéro blessure et encore une fois progressivité même le principe même en courant en chaussure pour n'importe quelle course si on ne veut pas se blesser c'est la progressivité d'ailleurs pour revenir la clinique du coureur c'est ce qu'ils mettent beaucoup en avant si vous ne voulez pas vous blesser il n'y a pas 36 000 solutions il ne faut faire du kiné il ne faut faire que des 30-30 ou que des 10 km, c'est progressivité. Dès qu'il y a une blessure, en général, 70 ou 80 % des blessures, ça vient d'un trop gros bond d'un coup. Soit t'es allé trop vite, soit t'as fait trop long d'un coup, soit t'as fait un gros changement sans y aller progressivement.
Du coup, ça, c'est valable pour tout.
Dans la progressivité, il y a aussi apprendre à s'écouter.
Dès que je sentais que j'ai voulu y aller un peu plus progressivement, je respectais plus ou moins ce que je voulais, mais peut-être que je suis un peu plus fatigué ou j'ai moins bien mangé donc c'est peut-être pour ça que j'ai un peu cette douleur là bon bah on s'arrête et on reviendra demain c'est pas grave d'avoir raté une séance ou de l'avoir fait moi encore une fois je reviens à ces principes d'humilité, c'est accepter le fait que ah bah là je vais peut-être aller un peu vite un petit pas en arrière et on repart donc en tout cas si quelqu'un veut faire une transition vers le sandal je dirais ces deux trucs là, c'est mes deux seuls conseils progressivité et s'écouter si vraiment à un moment donné on sent qu'il y a une douleur qui est un peu anormale, alors je dis pas à n'importe quelle douleur il faut s'arrêter, mais au bout d'un moment on apprend à se connaître aussi et dire ça cette douleur est un peu bizarre je vais attendre un peu et je vais repartir en tout cas peut-être même avant la douleur non, c'est plus une gêne oui c'est ça, quand je dis douleur c'est gêne en général éviter la douleur c'est ça anticiper dès la gêne c'est un super tip mais après le seul truc c'est quand on parle juste gêne je sais qu'il y en a qui peuvent tomber après dans la paranoïa dès qu'il y a un petit truc bizarre, on s'arrête alors que parfois c'est normal même en chaussures, tu fais un footing, tu comprends pas trop t'as une petite douleur au genou, ça dure une semaine et puis c'est parti mais ça reste... tu restes juste un petit peu attentif, faut pas s'arrêter pour autant mais voilà, juste être un peu plus attentif et voir si ça évolue, si ça évolue, bon bah là on revient en arrière, et puis si ça reste comme ça bon bah attendre un petit peu et en général au bout d'une semaine, c'est parti après si cette gêne
elle reste là pendant un mois, deux mois. Là, il y a peut-être à s'inquiéter.
C'est pour ça que je parle de douleur. C'est vraiment quelque chose d'anormal.
Même si ça ne doit pas aller jusqu'à la douleur, effectivement, mais c'est vraiment le côté anormal où il faut faire attention. Comment tu gères ça, d'ailleurs, sur une course de 200 km où je suppose qu'au bout d'un moment, la douleur est un peu omniprésente, un peu partout.
Comment tu fais pour rester attentif et faire le tri entre la douleur entre guillemets normale et la douleur là il y a un truc chelou alors moi déjà si j'ai une douleur qui est la même des deux jambes c'est que c'est normal c'est que ça vient de la fatigue mais globalement t'es un peu équilibré des deux côtés, souvent quand t'as une douleur que d'un côté c'est que potentiellement t'as forcé plus d'un côté que de l'autre et là ça peut être dangereux alors d'où je sors ça je sais plus, c'était encore quand j'étais en club on m'avait parlé de ça et ça m'avait marqué mais j'ai pas vérifié les sources pour aller voir la clinique du coureur mais ouais globalement quand j'ai mal de côté c'est que c'est une douleur normale faut faire attention donc par exemple là à l'infernale j'ai eu mal sous la plante des pieds à partir du 150ème dès que j'avais un caillou un peu pointu qui appuyait dessus ça me faisait sauter mais voilà j'avais la même douleur des deux côtés et c'est juste que le tendon commençait je ne suis pas un expert si c'est muscle, le tendon, mais ça commençait à être irrité quand même donc je faisais beaucoup plus attention et du coup encore plus attention à avoir une foulée encore plus légère qu'avant du coup je dirais vraiment cette distinction là si t'as mal les deux côtés potentiellement c'est que c'est ok si t'as mal que d'un côté, première alerte attention voilà C'est cette grosse différence-là que je mettrais en avant
entre une douleur normale et pas normale.
Notion d'asymétrie, c'est super intéressant.
Super. Et dans ta préparation, du coup, au-delà de l'aspect minimaliste, comment tu t'es préparé pour l'infernal ? Et dans l'exécution, est-ce qu'il y a eu des choses pendant la course qui se sont passées vraiment différemment de ce que tu avais anticipé dans ton plan, dans tes entraînements, etc. Alors la préparation à un ultra, il faut faire de la distance. Il faut accumuler du kilomètre, il faut en bouffer, bouffer, bouffer. Donc j'en ai fait beaucoup. Dès que j'ai fini mon marathon de Nantes qui était fin avril, j'ai commencé à faire plutôt des longues sorties. Quasiment plus de vitesse que des longues sorties.
J'habite en Bretagne, du coup j'ai fait du dénivelé comme je pouvais. en faisant le hamster sur des petites côtes. Mais ouais, c'est bouffé du kilométrage à balle.
Donc ça, j'en ai fait pas mal du coup, mai, juin, juillet. Après juillet, fin juillet, j'avais lutté 4M, où j'ai abandonné au 90e. Et là, je m'étais accordé une semaine de pause pour faire un petit break. Et je me suis rendu compte qu'en fait, en août, j'avais complètement perdu la motivation de courir. j'étais un peu dégoûté de la course c'était pas lié à l'UT4M je pense que j'en avais fait beaucoup et j'avais pas pris le temps de me ressourcer suffisamment entre du coup le mois d'août je suis allé vraiment très mon haut je faisais que des toutes petites sorties de 6-7 bornes mais vraiment juste plaisir dès que j'en avais marre, pof je m'arrêtais parce que le but c'était de retrouver la motivation avant l'infernal parce que tu t'envoies pas tu démarres pas un 200km en ayant marre donc ouais ça m'a un peu perturbé sur la préparation, c'est la première fois que j'ai eu un gros coup de mou comme ça, point de vue motivation mais bon le travail avait été bien fait avant, là j'ai juste fait maintenir et par contre j'ai quand même fait ma reconnaissance de l'infernal, donc sur 4 jours j'ai fait 200 bornes à 2 semaines de l'infernal donc ça c'est ce qu'on appelle souvent les blocs à faire entre 2 et 1 mois avant, 2 semaines et 1 mois avant la grande course c'est se faire un gros bloc qui est très proche de ce que on va faire lors de la course pour prévenir le corps que attention, ça, tu vas devoir l'avaler et du coup, résiste
bien là-dessus. Donc voilà. En gros, en termes de distance, en termes de dénivelé, l'idéal, ce serait d'absorber ce que tu vas faire pendant la course. Et ça, c'est cool, le faire deux, trois semaines avant, après, tu te fais ta phase récup, mais t'es bien, quoi.
Et du coup, je suis arrivé à l'infernal plutôt frais avec juste ce petit doute du mois d'août un peu perturbé est-ce que la motivation va être là je pense que mentalement il y avait d'autres choses j'avais raté l'infernal l'année dernière je venais de rater l'UT4M un mois avant du coup dans la tête c'était est-ce que je suis vraiment prêt donc je pense qu'il y a eu pas mal de petits mécanismes dans la tête des petits morceaux du puzzle qui manquaient bon voilà il y a beaucoup beaucoup de choses donc du coup je dirais physiquement c'est ça envoyer beaucoup de kilométrages, du D+, penser à quelques semaines avant à se faire un week-end choc, une semaine choc, et puis surtout travailler son mental pour arriver frais le jour de la course. Parce que là, si j'avais voulu continuer et me dire, il faut que je maintienne mon entraînement tout le mois d'août, je pense que je serais arrivé rincé au départ de l'infernal
avec pas l'envie d'y aller au final. Et ça, c'était un coup à être sûr d'abandonner.
On revient au fait de s'écouter. ah oui, non, s'écouter c'est le maître mot c'est le maître mot, surtout en ultra parce que si tu pars trop vite au début trop, bah tu t'écoutes pas, c'est mort ouais, pour tout même pas que la course à pied on pourrait donner plein d'exemples sur plein de choses ouais, s'écouter c'est important de s'écouter, c'est le côté bien-être de ce que je parle dans mes coachings première chose c'est s'écouter et savoir, attends, le corps il a besoin de quoi là là le mois d'août j'avais besoin de faire un peu de break de la course à pied me ressourcer en famille j'ai vu la famille, on a fait des travaux j'ai pensé à autre chose, pas la course donc ouais voilà après sur ta question t'avais dit s'il y avait des choses qui avaient changé que j'avais pas prévues des surprises physiquement c'était plutôt que des bonnes surprises parce que du coup j'étais en forme j'avais fait attention à partir très lentement du coup j'ai eu beaucoup d'énergie tout le long de la course mis à part la mi-course où on y reviendra peut-être tout à l'heure où dans la tête ça a presque failli basculer non là où j'ai toujours des surprises c'est au niveau de l'alimentation en ultra c'est toujours le problème la plupart des abandons en ultra c'est pas sur blessure alimentairement ça va pas c'est pas 70% des abandons ouais c'est ça je crois que c'est 70% et ça pourtant quand je fais mes sorties entraînement, justement, les week-end chocs, les semaines chocs, le but c'est de tester un peu l'alimentation, on va dire,
en conditions quasi réelles. Parce que le problème, c'est que s'alimenter sur 10, 20, 40 bornes, ça tu peux le faire presque à l'entraînement. Mais 200 bornes, tu ne vas pas te faire un entraînement 200 bornes pour voir si tu arrives à manger encore. Donc ça, c'est toujours un problème et je pense que ça, ça s'acquiert avec l'expérience. Tu ne peux pas l'avoir comme ça. tu peux te faire aider par un nutritionniste j'avoue que je fais pas ça parce que j'aime bien tester par moi-même et trouver mes petits trucs donc au fur et à mesure j'avance et du coup parfois il y a un truc qui marche je me dis c'est bon j'ai trouvé le bon truc et là j'arrive le jour de la course ah bah non j'ai pas envie de le manger ce truc bon bah qu'est-ce que je fais bon bah je vais essayer ça ah ça ça passe pas bon bah on va faire comme si du coup ouais c'est souvent l'alimentation j'ai des petites surprises c'est que je crois qu'il y a un truc qui marche bien ça marche effectivement bien sur une, deux courses puis la course d'après ça marche pas parce que il y a un paramètre qui change, alors ça peut être l'altitude ça peut être la chaleur, ça peut être le temps de course ouais, voilà
tu étais team sucré ou team salé ? de plus en plus que salé sucré, je trouve ça me va bien jusqu'à aller jusqu'au marathon et même marathon, je suis sûr que les prochains je prendrai pas de sucre, je prendrai un truc salé au 30ème non sucré franchement ça met le bidon vrac le podcast avec Olivier ça m'avait fait pas mal réfléchir parce que du coup lui c'est vraiment zéro sucre pour le coup j'ai discuté avec lui je l'ai vu à l'UT4M d'ailleurs lui il a abandonné aussi il l'a abandonné plus tard que moi mais oui on était les deux en sandales on s'est vu au départ c'était très cool mais ça m'a donné à réfléchir sur ma quantité de sucre parce que même si j'en mangeais déjà pas beaucoup, je regardais
la quantité de sucre que je mangeais quand même. Et je me suis rendu compte qu'en fait, je mangeais encore pas mal de sucré par rapport à ce que je pourrais faire encore avec moins de sucre. Les seuls sucres maintenant que je prends, c'est aller tous les deux, trois ravitaux. Alors quand je dis deux, trois ravitaux, sur l'infernal, c'est au bout de 60 kilomètres. Un petit verre de coca coupé à de l'eau, mais vraiment un demi-verre. J'ai une petite pomme pote de temps en temps, et sinon c'est un quartier d'orange et ça s'arrête là au niveau sucré après c'est que salé et donc salé c'est des choses que t'emmènes parce que je suis toujours curieux je te la fais très courte mais depuis que j'ai changé avec Olivier ça m'a fait pas mal réfléchir aussi et je me dis mais j'aimerais bien passer sur du salé mais c'est super dur à moins de le faire soi-même je pense c'est très dur de trouver tu vois je sais pas des barres que tu peux emmener qui soient salés ou des trucs salés donc on m'avait filé le tips Sarah Vieux qui est une des toutes premières invitées que j'avais eu elle emmène des pommes de terre cuites dans de l'eau salée mais bon voilà pommes de terre il faut se les trimballer c'est un peu volum et tout je te pose la question parce que je suis friand qu'est-ce que t'emmènes de salé avec toi alors moi des trucs qui ont marché je ne dis pas forcément cette fois là mais c'est des noix de cajou des cacahuètes donc ça c'est facile à emmener que tu achètes soit tout fait les trucs de 100-150 grammes moi je les mets dans des dans des petits sachets transparents qui se ferment et je les mets dans une ceinture, un petit sac zip que je le mets dans ma ceinture de trail du coup en plus c'est facile, tu vas juste le piocher là comme ça je m'étais fait des petites galettes avocat samoré ça, ça passait bien certains trails parfois je rajoutais un tout petit peu de beurre de cacahuète ça c'est pour le côté gourmand donc ça c'est au ravito tu l'as pas sur toi ça je les mets dans les sacs de délestage et j'en récupère une ou deux que je remène avec moi donc oui ça c'est des trucs que je me prépare alors ce que j'ai testé aussi cette année c'est des petits morceaux de pizza alors ça j'avais de la chance d'avoir les accompagnateurs sinon je ne l'ai pas rentré des petits morceaux de pizza parce qu'à un moment donné quand la course est très longue peu importe on te dit il faut que tu manges tel truc, tel truc, tel truc à un moment donné il faut que tu manges c'est un truc dont tu as envie la pizza ça passe bien, ce que j'aime bien dans la pizza c'est que tu as quand même pas mal de choses ou pas mal d'aliments différents que tu peux avoir dedans donc c'est assez complet et puis c'est vraiment le côté plaisir et moins tu manges quelque chose en fait le but c'est, pour moi quelqu'un qui arrive à finir déjà un ultra c'est quelqu'un qui a réussi à avoir le système digestif qui est à peu près correct du début à la fin en tout cas sur du oscillon et du coup si tu veux avoir le système digestif qui est à peu près bien il faut que tu manges peu importe quoi mais il faut que tu aies quelque chose que tu manges donc ouais qu'est-ce que j'ai comme autre petit tips les patates effectivement j'avais entendu j'avais essayé des patates douces aussi patates douces c'était pas mal ça c'était en écoutant une interview de Mathieu Blanchard ah il est team patates ouais patates douces je crois qu'il a au ravito une purée de patates douces qui est pas mal voilà sinon au ravito un truc qui est bien passé, pareil, un truc improbable je ne pensais pas à les croque-monsieur t'es là, t'es là et parfois et les croque-monsieur, je m'en suis enfilé trois d'un coup, vraiment là j'avais faim, ça allait bien et à chaque ravito, je redemande il y a des croque-monsieur non ouais, ça, de la soupe la soupe, c'est ce qu'il y a de mieux parce que déjà c'est le côté liquide ça se voit bien c'est salé, souvent t'as besoin de salé pour activer tout le système c'est pareil on dit aussi de beaucoup boire beaucoup boire pendant la course mais si tu manges pas salé l'eau tu la bois et tu la repisses tout de suite ça m'est déjà arrivé de boire le verre et deux minutes après je m'arrêtais et je pissais tout de suite parce que je manquais de sel j'avais rien pour absorber cette eau ouais qu'est-ce que j'ai d'autre ouais c'est plutôt ça j'ai pas d'autre chose je suis sûr que je vais en tester d'autres j'aurais plein d'autres trucs parce que je suis pas arrivé à un truc qui me satis où je suis suffisamment satisfait et je suis même pas sûr, je serais toujours éternellement satisfait parce qu'une course à l'autre, les envies elles changeront pareil, un des trucs que j'ai appris là, c'est que tu peux avoir un truc qui passe bien jusqu'à 12, 13, 14 heures de course mais au bout de 30 heures c'est un autre truc dont tu as besoin donc un truc qui passait très bien avant, bah là ton corps il en a pas envie et peut-être que une course, un truc passera très bien et l'autre ça passera pas et tu sais pas pourquoi c'est comme ça, donc le côté adaptabilité ultra nécessaire en ultra clairement tu parlais de la mi-course ou si j'ai bien compris, t'as dû justement t'adapter, qu'est-ce qui s'est passé exactement
en mi-course ? ça faisait quelques ravitaux où je sentais que j'arrivais pas à manger suffisamment par rapport à ce que je voulais j'ai toujours ce problème là de toute façon je pense que je n'arrive pas à manger assez j'arrivais à manger plus que d'habitude mais quand même pas assez et arrivé la mi-course donc on débute la deuxième nuit donc attends je suis entre le kilomètre 100 et 120 donc je viens juste de passer la moitié en plus et je me suis dit wow j'attaque la deuxième nuit c'est chaud donc j'attaque la deuxième nuit mais en fait je suis quasiment en deuxième nuit blanche parce que en fait le départ de l'infernal, je ne sais plus si on en va parler en off avant ou pas, mais
le départ était à minuit. Un départ à minuit, c'est un peu comme si on démarrait sur une nuit blanche. On a beau faire une petite sieste avant, c'est pas une nuit. Tu démarres sur une nuit blanche, là t'attaques la deuxième. Moi je suis plutôt un gros dormeur de base, du coup j'avais besoin de dormir donc physiquement le corps était fatigué. Et du coup je pense qu'il y avait de ça, c'est que j'étais fatigué, je voulais manger mais le corps avait surtout envie de dormir à ce moment-là. donc tout ce que je mangeais j'avais l'impression que ça restait en haut là, ça restait bloqué et ça me perturbait déjà dans ma foulée, ça me perturbait parce que j'arrivais plus à manger que ce soit du salé du sucré et puis arrivé au milieu de cette montée là entre le 100 et le 120 je me dis en fait je vais m'arrêter sur le bas côté je vais dormir, à même le sol sur les cailloux parce que trop fatigué et j'ai mis 15 minutes, mon 30
15 minutes, je dors sur le bas-côté. J'avais de la chance, j'avais mon pote qui avait fait cette petite portion avec moi justement en courant. Donc, il s'était mis un peu plus loin pour prévenir d'autres coureurs au cas où, pas qu'ils pensent que j'ai fait un malaise ou quoi. Parce que j'étais vraiment avachi sur le bas-côté. On aurait pu croire que j'étais tombé.
Mais bon, j'avais pris le soin d'enlever mes petites sandales, d'éteindre ma frontale. Vraiment, tout bien. Je n'ai jamais aussi bien dormi sur des cailloux. Bref. Tu as réussi à dormir ? J'ai dormi 15 minutes direct. pas de phase d'endormissement, nickel. Ça, c'est l'avantage. C'était l'avantage de cette année, parce qu'il faisait beau, du coup, tu pouvais t'endormir sur la route. L'année dernière, il n'avait plus comme pas possible, il fallait attendre des ravitaux. Potentiellement, tu es à ton cycle de sommeil qui est passé, donc tu es fatigué, mais tu n'arrives pas à t'endormir. Là, j'ai senti le cycle arrivé de sommeil, pof, je me suis allongé 15 minutes et je suis reparti.
Tu t'es réveillé à la montre, du coup ? Mon pote m'a réveillé, du coup. mais sinon ouais ce que j'ai déjà fait c'est ça c'est à la montre tu mets un petit bip et puis ça repart du coup j'ai fait ça je suis reparti mais j'étais encore un peu bancal un peu faible et arrivé en haut du coup c'est le drumont donc au 120ème ça souffle pas mal là-haut parce que t'es en altitude il y a juste une petite tente et là pareil j'essayais de manger ça passait pas et c'est là où j'ai accepté quelque chose que j'ai énormément de mal parce que pour moi c'est des genres de mini abandon de redormir et cette fois de redormir vraiment donc j'ai dormi 1h30, 1h20 je crois et je me suis dit de toute façon tu as du temps sur les barrières horaires on s'en fout du chrono le but c'est de terminer le but c'est même de terminer en sandales c'est même plus de terminer dans ma tête je sais que c'est possible donc prends bien le temps je me suis allongé sur les lits de camp sur la course j'ai dit à ma famille qui était là réveillez moi au bout d'une heure et demie si je ne suis pas réveillé au bout d'une heure vingt j'étais debout et en me réveillant j'arrivais toujours pas à manger je dis c'est pas possible rien passait en tout cas rien de solide et du coup je commande du thé je bois beaucoup de thé après je bois beaucoup de soupe et en fait je me rendais compte que j'étais un peu déshydraté parce que dans la nuit t'as moins soif tu bois moins et en fait c'était ça aussi c'est que j'étais déshydraté et j'avais besoin de me réhydrater avant de pouvoir avoir envie de digérer quelque chose et je pense que ça ça dure bien 20-30 minutes
où je fais que boire du thé et de la soupe. Puis j'essaye de manger et ça passe de nouveau pas. C'est pas possible. J'ai même des remontées gastriques. J'ai envie d'aller rentrer. Même à un moment donné, je sors de la tente parce que je crois que c'est parti. Bon, finalement, c'est juste un petit rototo. Ça passe. Je reviens dans la tente. Et en fait, je me suis rendu compte que c'était le fait d'être assis et de manger en même temps. J'avais l'estomac contracté et du coup, je n'arrivais pas à manger. Je me suis mis dans une position improbable un peu la position du bébé heureux en yoga où tu as la tête vers l'avant et tu as assis sur tes pieds et du coup j'avais la tête vers l'avant et du coup j'avais l'estomac tout droit et là je me suis pris mon petit morceau de pizza et je mangeais comme ça la tête dans le sol et donc voilà tout doucement un petit morceau, un deuxième morceau, un troisième morceau et là pof le système il a commencé à redémarrer je sentis que j'arrivais à manger, manger, manger et puis là tu sens l'énergie qui revient comme si on te venait de charger la barre du téléphone c'était pareil du coup trop content je repars avec le sourire et je repars pas vite encore parce qu'il fallait du temps encore pour que tout le système il était encore en train de digérer mais globalement ça a commencé à repartir mais du coup ce moment de mi-course j'ai vraiment douté même en prenant le temps de bien dormir de bien prendre le temps de boire et tout, j'arrivais pas à redémarrer le système et que t'es au 120ème, il te reste encore 80, même 88 kilomètres, je fais mais en fait, finir pour finir,
est-ce que ça vaut vraiment le coup dans un état comme ça ? Je suis pas sûr, tu vois, c'est un coup à se dégoûter vraiment de la course. J'aime bien ce côté vaillant et tout, parce que c'est pour ça que je fais ce genre de course, mais finir au point de s'en dégoûter et d'être dans le mal, ça m'intéresse pas non plus. Du coup, c'est encore le côté bien net performance il fallait que je fasse un pas en arrière prendre le temps de bien me ressourcer pour que la fin de course je la vive beaucoup mieux et je l'ai vécu beaucoup mieux parce que du coup le ravitou encore d'après je suis encore lent parce qu'on est dans la nuit et c'était une portion particulièrement dure avec notamment une descente de piste noire directe je crois que c'est 800 m et tu descends 250 mètres en termes de pourcentage tu descends à moitié sur les fesses à 4 pattes mais tu cours pas même le premier je pense qu'il court pas faudrait lui demander mais ça m'étonnerait surtout de nuit bref là c'était le temps que ça repart tranquillement et puis les ravitaux d'après je sentais l'énergie qui revenait au fur et à mesure et aux ravitaux j'arrivais à manger ultra bien de nouveau donc le système digestif il était reparti et à partir du moment où t'arrives à manger t'arrives à boire après la difficulté des jambes c'est vraiment secondaire pour moi c'est vraiment secondaire parce que t'as de l'énergie qui arrive régulièrement pour pouvoir repartir et je suis tellement bien à la fin, tellement heureux tellement tout est nickel que j'arrive même à sprinter à l'arrivée j'accélère peut-être je vais peut-être un peu vite en besogne parce que tu veux peut-être parler d'autres aspects de la course mais à la fin je suis une bombe, je finis à 5 minutes au kilo à 5 minutes au kilo je sais pas si on se rend compte de ça c'est ça, c'est un truc de malade et puis j'ai pas l'impression de forcer, je vole quoi je suis en avion ressenti c'est 3 minutes au kilo même je me souviens je cartais les bras je planais
mais t'as une story non ? ouais ouais mais voilà ça fait cette allure là je la tiens sur les 2 derniers 1,5 km à 5 minutes au kilo heureux parce que j'ai l'énergie en plus je flotte c'est ce que j'appelle l'état de flow en prépa mental on parle souvent de ça de l'état de flow c'est tu réfléchis pas, tout va bien, tout est nickel sur 208 km j'ai 1,5 km d'état de flow mais franchement ça vaut le coup de faire les 207 avant c'est ce que j'allais te demander l'émotion déjà peut-être avant ma question sur l'émotion à l'arrivée à quel moment est-ce que tu t'es dit ok là c'est sûr je peux terminer en sandales alors l'année dernière j'ai abandonné à Rochesson c'était le kilomètre 160 là quand je le passe j'ai dit ok ça va le faire c'est encore long parce que c'est le début de la deuxième journée donc je suis à plus de 36 heures de course déjà donc il reste encore mine de rien 10 heures donc là il y a encore pas mal de choses qui peuvent se passer mais là où j'étais sûr de terminer c'est du coup le ravito d'après à Julien Ruc du coup on est au kilomètre 170 entre 170 et 180 là je dis c'est bon c'est mort, c'est terminé, je finis et au dernier ravito je sais même que je vais finir plus vite genre en fait je sais à la fin en fait c'est ça aussi qui est cool ce que j'aime bien, en tout cas je sais que tout le monde n'apprécie pas forcément, mais d'avoir fait le parcours une fois avant, il y en a ils vont se dire putain il reste encore tout ça, moi je dis c'est bon il reste ça et là je savais qu'il y avait 2-3 montées de l'espace encore dans le dernier dans la dernière portion alors quand je dis montée de l'espace c'est pas du chemin ils ont vraiment taillé à flanc de montagne tout droit, direct, dans la terre et puis du coup il y a déjà pas mal de coureurs qui sont passés parce que sur la fin, il y a le 200 km, il y a le 130, il y a le 100, il y a le 70 km, donc il commence à y avoir du monde qui sont passés, donc la Terre, elle est remuée, tu glisses à chaque pas et tout, mais j'étais en furie, je dépassais tout le monde de la folie,
mais j'étais comme un dingue sur la fin.
Ouais, comme un dingue. Ça va être fabuleux comme ressenti. Ah ouais, non, c'est kiffant, et puis tu profites de tous les instincts. Même à la fin, il y a un dernier faux plat montant avant la dernière descente qui est très long. C'est le seul moment où je me suis dit que ce n'est pas possible. C'est quand même que ça termine. À partir du moment où c'était la descente, c'était parti, donc il reste 3-4 bornes. Mais là, tu planes. Je ne parle pas de tu planes parce que tu es fatigué, tu planes de bonheur, de tout.
Encore une fois, j'étais à la fois attentif à tout et à la fois complètement déconnecté. C'est ultra bizarre. C'est vraiment l'état second, cet état de flow. Faites l'état de flow, je le détermine sur l'état de confiance en soi absolu. L'état de confiance en soi, la définition, c'est être sûr de réussir ce que tu fais. Il n'y a pas de doute. Tu es sûr, tu vas réussir. C'est une certitude. Être sûr de réussir ce que tu fais, faire, c'est quoi ? C'est courir. Tu es sûr de réussir à courir jusqu'au bout sans problème, que tout va bien passer. et il n'y a pas de problème de je peux encore me vautrer dans la descente je peux faire ça, t'es attentif à tout de toute façon t'es rodé, ça fait 200 morts que t'es rodé, et tu te fais je fais attention à ça, à ça, à ça, à ça je me décale à droite, je le dépasse et puis c'est parti, et puis je sais qu'il y a encore ça derrière, ok c'est parti, je fonce je peux encore accélérer, là c'est tout plat et puis là j'entends le micro au loin, ça te galvanise encore plus, bref t'es à la fois connecté à tout et déconnecté t'es sur une autre planète, c'est assez c'est fou comme état et je comprends parfaitement les sportifs de haut niveau qui le recherchent, mais le problème c'est que quand tu le recherches, tu l'as pas parce que t'es en quête de quelque chose, le flow c'est t'y es à un moment donné, t'y es et tu le constates presque après que t'y étais mais voilà, le chercher t'es sûr de pas y arriver parce que t'es en en quête de quelque chose, donc il peut y avoir un doute, est-ce que j'y suis ou j'y suis pas tu vois le côté être sûr le côté doute, à partir du moment où t'essayes de le chercher, tu as le doute de
est-ce que tu y es, est-ce que tu n'y es pas. C'est ça. Je m'en suis rendu compte après coup que j'étais dans cet état de folie.
Tu as eu des commentaires, que ce soit de l'organisateur ou d'autres coureurs que tu as croisés par rapport au fait que tu le fasses ensemble ? Tous les coureurs, trop cool.
Soit que je dépassais, soit qu'ils me dépassaient, c'était le petit mot impressionnant. ça c'était cool puis tu discutais, il n'y avait pas de jugement il y en avait plein qui connaissaient le principe du minimalisme après la sandale c'est encore une autre étape parce qu'il y en a pas mal qui ont démarré en five fingers il y en a souvent sur les ultras qui démarrent comme ça et qui finissent en chaussures plus épaisses donc il y a pas mal de gens ça commence à de plus en plus se connaître cette pratique en tout cas donc les coureurs les bénévoles ce qui était très drôle c'est qu'ils s'appelaient d'un ravito à l'autre du coup ils faisaient ah mais c'est donc vrai il y a un gars en sandales donc ça c'était très rigolo après il y a des ravito où ils avaient pas de réseau du coup eux ils décourraient là et c'était qu'est-ce qu'il fait mais ils posaient plein de questions et j'étais très content de leur répondre parce que du coup ça fait un peu d'interaction ainsi parce que tu cours quand même globalement seul pendant la course du coup les interactions avec les bénévoles qui font toujours déjà un travail de dingue mais surtout moralement ça fait trop du bien de discuter avec des gens et là en plus ils sont émerveillés de te voir arriver ça te galvanise encore plus et à l'arrivée il y a mon cousin qui était quand même allé annoncer au gars du micro ouais il y a un gars qui a fini en sandal ce serait bien de l'interviewer après l'infernal n'a pas plus communiqué que ça pour l'instant en tout cas sur le fait que je l'ai fait en sandal alors est-ce que ça va arriver quand ils vont envoyer les photos ou est-ce qu'ils n'ont pas trop envie d'en parler, c'est possible aussi parce qu'il y en a plein qui estiment que c'est très dangereux alors que déjà quand tu te lances sur un ultra, c'est dangereux de base du coup je peux avoir un peu du mal à comprendre ça, en fait j'ai du mal à comprendre en même temps je le comprends parce qu'on ne connait pas la plupart des gens ne connaissent pas et se disent il faut être bien équipé pour faire ce genre de course alors que pour moi le meilleur équipement c'est d'être au plus simple, pour être au mieux connecté
au sol sur lequel tu cours. Enfin bref, de goût, ouais. Pour répondre à ta question plus rapidement, les coureurs, oui. Les bénévoles, oui. Même les supporters, pareil. Et leur gars, ouais, on a un petit peu parlé à l'arrivée. J'ai eu le droit à ma petite interview. Génial.
Génial. Tu dirais que c'est quoi les enseignements que tu tires de cette course ? Alors, tu le disais, c'était évidemment pas ton premier trail, c'était pas la première fois que tu courais en sandales mais ça reste quand même une première par rapport à la distance, par rapport au dénivelé le fait que tu l'as intégralement fait en sandales j'ai un peu l'impression que toi t'as accompli, c'est un gros milestone que maintenant c'est bon, t'as ancré derrière toi est-ce que t'as déjà digéré l'épreuve au point de pouvoir dire voilà comment elle m'a fait grandir quelque part en fait c'est aussi quelque chose que je fais dans mes coachings c'est que tu as une étape, mais tu as déjà les étapes d'après. En tant que cas, tu en as deux autres après pour rebondir assez vite, parce que sinon, c'est un coup à ressasser la course, dire, ouais, c'était cool, c'était cool,
mais maintenant, qu'est-ce que je fais ? Et tu te prends un peu les pieds dans le tapis. Donc oui, c'est un gros milestone de passé, que ce soit rien que l'aspect course, l'aspect sandal, c'est presque du bonus pour moi. Enfin, maintenant, ça va être intégré tout le temps. Je ne vais plus courir en chaussures, c'est sûr. Sauf s'il y a des courses dans la neige ou je sais pas si un jour je me lance ça en sandales c'est un peu plus touchy quand même mais bon, qui sait à coeur vaillant rien n'est possible c'est pas impossible qu'un jour je me dise ça bref moi les prochains milestones c'est ça, donc déjà le côté marathon on en a parlé, c'est de battre mes records sur marathon rien à voir du coup avec le trail mais ça c'est pour un côté j'aime bien cette alternance pour moi marathon c'est du rapide donc faire un peu de vitesse et rebasculer après sur une saison
plus de trail. Moi, le prochain milestone en trail, c'est l'ultramarin. Je n'ai pas encore fait tout mon programme de l'année prochaine, mais je voudrais faire l'ultramarin et faire plus de courses en Bretagne, vu que j'habite en Bretagne. J'ai fait pas mal de courses dans les Alpes cette année. Il y a quand même beaucoup de trails très sympas en Bretagne, donc je voudrais en profiter un peu. Ils sont un peu plus courts. L'ultramarin, c'est 177, c'est ça ? C'est ça, et c'est le tour du goble du Morbihan. Par contre, c'est tout plat. parce que j'ai eu Julien alors ton épisode va sortir avant le sien mais il y a Julien Rabier que j'ai reçu sur le podcast et il me semble qu'on a parlé de celui-ci un ultra en Bretagne tout plat et là la spécificité par rapport à d'autres trails c'est que du coup normalement tu cours tout le long parce que c'est tout plat et ça ça va être un challenge aussi pareil ça va être fait en sandales évidemment donc
Donc voilà, ça, ça va être le prochain milestone. Et je pense qu'il y aura un autre trail, mais je ne sais pas bien encore lequel.
J'en referai en montagne, parce que la montagne, c'est quand même très, très cool. Et surtout que le 170, là, ça va se faire en une journée, quoi.
Et ce que j'ai envie de chercher de plus en plus, un peu comme tu as fait la PTL, c'est des courses plus longues encore, où tu vas y rechercher encore un peu plus dans les retranchements. j'avais vu une barjo qui m'intéresserait pas mal, c'est en Normandie qui est sur plusieurs jours j'aime beaucoup d'ailleurs ces formats de course maintenant qui se développent, c'est sur un week-end t'as plusieurs courses et t'as la possibilité d'en faire plusieurs et de cumuler, et je trouve ça très intéressant parce qu'en termes de récupération, il y a un autre challenge derrière, tu peux pas tout envoyer la première course sinon la deuxième tu repars pas le lendemain et ça je trouve ça très intéressant en termes de gestion globalement moi ce qui m'intéresse dans la course ultra c'est la gestion du coup même si je te dis l'année prochaine je vais me réinscrire à l'infernal 200 ce sera pas la même course parce qu'il y aura d'autres choses à gérer et d'ailleurs si tu démarres un ultra en me disant c'est bon j'en ai déjà fini un celui là ça va être bon t'es sûr que tu vas rater franchement je pense qu'on peut se dire jusqu'au 80 km tu peux à peu près dire cette distance je l'ai dans les pattes c'est bon je le finis mais vraiment la bascule c'est après le 120 km après ça se résonne plutôt en termes de temps mais à partir du moment où tu es obligé de passer une nuit dehors tout bascule il y a tellement de choses qui peuvent se passer que n'importe quelle course il faut repartir presque à zéro et c'est une nouvelle aventure à chaque fois du coup je ne referai pas l'infernal 200 tout de suite parce que c'est bon ça s'est validé et qu'il y a tellement d'autres courses tellement trop belles en France mais oui la PTL avec mon pote Tanguy dont j'ai déjà parlé plusieurs fois,
ça c'est un challenge qu'on aimerait bien faire à deux.
Et puis des courses plus longues en étapes, j'aimerais bien. En fait, j'aimerais trop qu'un jour, il y ait un truc un peu type Tour de France, mais à trail quoi. Ah ouais. Un peu pareil, le Marathon des Sables, c'est un peu ça, des courses sur plusieurs jours. Parce que du coup, c'est vraiment ce côté gestion de l'effort qui est différent. Tu peux avoir une journée, tu as un 40 bornes, celui d'après, tu as un 70, après, tu as un 20 bornes. t'es obligé d'être maîtrisé un peu tout et t'es obligé d'être de te connaître c'est ce qui est beau c'est ce que je trouve beau c'est la gestion des efforts sur les différentes journées le gars qui donne tout une journée mais que le lendemain il ne repart pas c'est dommage c'est vraiment ça que je trouve beau c'est un peu tôt encore pour définir les prochaines étapes j'ai déjà donné quelques jalons mais ça reste du court terme sur le long terme ce serait la PTL avec mon pote du coup mais voilà je sais qu'il y aura d'autres défis avant et pareil peut-être pas forcément des courses officielles mais se lancer des défis perso c'est encore en train de mûrir dans un coin de ma tête mais je voudrais valider tous les GR de France alors pas forcément en courant mais les faire tous en sandales parce que voilà pareil par contre un des trucs où je sais que je ne ferai pas c'est les trails à l'autre bout du monde par rapport à l'avion par rapport à l'avion entre autres il n'y en a que un où je serais prêt à faire une exception c'est la Diagonale des Fous donc voilà on verra mais en tout cas si un jour je décide de la faire celle là je ne compte pas l'abandonner et revenir l'année d'après pour la finir du coup celle là je serais bien prêt sinon c'est plutôt rester en France en Europe parce qu'il y a déjà tellement de belles choses à faire chez nous effectivement il y a des très belles courses à l'étranger mais bon je fais le choix d'essayer de limiter l'avion voilà ou alors tu te fais un défi dans le défi et tu y vas tu reviens en train je crois que c'est Xavier qui dit qu'il ne fait pas un trail s'il ne peut pas s'y rendre en vélo un truc comme ça alors moi j'avais vu qu'il
prenaient plus du tout l'avion.
Donc, c'est bien possible.
Donc, il y a plein de défis même cool à se lancer soi-même.
Et autant des défis persos que des défis à faire à plusieurs. Je trouve ça trop bien aussi de pouvoir partager ces choses-là. Le fait de l'avoir fait, même ils sont un accompagnateur, c'était ouf de partager ça avec ma famille.
Mais partager ça avec un coureur, tu vis les mêmes galères. et puis du coup toi tu as potentiellement le coup de mou, ton pote ça va super bien puis inversement tu dois mieux le savoir que moi sur la PTL et du coup je trouve que c'est beau et de finir ensemble comme ça ça doit laisser des souvenirs de dingue impérissable je te confie et du peu que j'ai fait j'ai déjà accompagné des potes sur des marathons notamment deux anciens collègues qui voulaient faire sous les 3h au marathon donc c'était un gros objectif pour eux et je les ai accompagnés toute la course mais de voir leur sourire à l'arrivée quand ils atteignent l'objectif et que tu sais que tu as été cette petite pierre qui leur a aidé je ne les ai pas fait courir et ils l'ont fait tout seul mais le fait d'avoir partagé ça avec eux je trouve que c'est quelque chose de très fort et voilà et je pense que plus l'âge avancera plus je ferai des trucs en duo plutôt que tout seul pour l'instant j'essaie de faire beaucoup mes trucs mes défis perso pour aller me pousser les limites tout seul et quand j'aurai trouvé des limites assez loin je peux revenir un peu en arrière et partager mais bon ça avance de pair il y a tellement de choses à faire je sais pas depuis combien de temps on parle des futurs objectifs mais je pourrais faire un podcast que de ça on a pas assez d'une vie c'est ça souvent j'ai l'impression excellent bah écoute fabuleux Nico et si les gens veulent te suivre justement pour la suite de tes aventures
le mieux c'est Instagram ? Oui, Instagram, j'essaie de partager régulièrement que ce soit sur mon activité de coach et sur mes trails où à chaque fois j'essaie de mettre en parallèle les deux. Pas juste suivre un coureur mais que ça serve. D'ailleurs, j'avais essayé, je fais cette anecdote-là, mais je ne suis pas sur compte de le refaire pas autant, mais j'avais fait un décompte J100 avant l'Infernal Trail et j'essaie de partager régulièrement ma prépa et comment les gens peuvent s'en servir. donc je ne ferai pas un J-100 c'est trop long beaucoup trop long mais c'était rigolo à faire mais je pense refaire ça des petits suivis pour montrer comment je me prépare autant physiquement que mentalement donc ouais sur Instagram Nico Angère Coaching je publie aussi les vidéos un peu sur TikTok LinkedIn ou mon site internet pareil c'est toujours Nico Angère Coaching Facebook aussi mais ouais le meilleur endroit je pense c'est Instagram c'est là où je me mets tout super, bah écoute il y aura le lien en description super un grand merci Nico pour ce débrief presque à chaud on va dire de l'infernal trade des Vos, j'ai encore bravo parce que franchement on est déjà à 200 km c'est un énorme chantier mais alors en sandales, félicitations merci du coup d'avoir finalement de l'avoir fait parce que ça prouve qu'il y a plein de choses encore à explorer dans la course à pied qu'on a peut-être un certain nombre de croyances qui sont plus ou moins avérées et voilà tu viens de prouver par l'exemple qu'on peut faire un 200 board en sandales sans se blesser en étant relativement frais à l'arrivée tu veux bien bien jouer pour ça merci et puis écoute excellente continuation bon défi à venir peut-être qu'on se fera un débrief de ton marathon quand t'auras explosé ton propre record j'espère bien je sais pas lequel ce sera mais oui avec plaisir c'est pas Berlin qui se court super vite c'est mais c'est en octobre non fin septembre je crois que c'est le week-end prochain d'ailleurs ok je pense que ce sera Paris mais c'est pas sûr voilà merci beaucoup Nico merci à toi super allez ciao merci d'avoir écouté cette conversation avec Nicolas jusqu'au bout j'espère que ça aura peut-être aiguisé votre curiosité et que vous tenterez la course à pied minimaliste renseignez-vous bien avant de le faire c'est quand même pas anodin comme transition mais personnellement je suis convaincu qu'il y a des choses intéressantes à y trouver cet épisode comme d'habitude vous est proposé gratuitement vous le savez tout ce que je vous demande en retour c'est de m'aider à donner encore plus de visibilité à mes invités exceptionnels et pour ça il y a une chose très simple que vous pouvez faire qui ne prend que quelques secondes c'est de laisser une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute de podcast maintenant pensez également à partager l'épisode à toutes les personnes autour de vous qui sont intéressés par le sujet de la course à pied ou du minimalisme en général et je vous dis à mardi prochain
pour un nouvel épisode, salut !
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