Les Frappés Les Frappés
Saison 3 EP·126 Trail #UTMB #PTL #Mont-Blanc

08 août 2023

Vivre et transmettre sa passion de l'Outdoor avec Florian Olivier, team manager de CIMALP

Durée · 1h07 · Transcription disponible

Florian

Le récit

Florian est clairement un passionné d'outdoor !

Il cumule 2 métiers, celui de responsable de l'office de tourisme du Pilat et celui de responsable sponsoring et partenariats pour CIMALP.

Mais il est aussi accompagnateur en moyenne montagne, père de deux enfants et accessoirement un excellent traileur !

Ça fait beaucoup, et c'est forcément l'une des questions que j'ai posé à Florian : comment fait-il pour jongler entre toutes ces activités ?

On a également parler du mental en ultra, de transmission aux jeunes générations, de CIMALP, de dépassement, et de l'UTMB, dont Florian espère bien prendre le départ le 1er septembre 2023 !

Un épisode passionnant avec au micro du podcast un vrai passionné de pleine nature 🤩

🔎 Florian est le manager du team CIMALP. CIMALP conçoit des équipements de plein air avec passion et dans le respect de la nature, au service du confort et de la performance. Visitez leur site internet.

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode Bonus - Mon récit de la PTL by UTMB - Plus de 300km autour du Mont Blanc

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CIMALP
Vêtements Techniques pour les sports de Montagne.

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Transcription

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Florian Mon mental et mon physique m'ont permis d'aller quand même très loin et d'aller explorer mes limites. Je pense que du moment où tu pars et tu te dis on va voir la ligne arriver, c'est se tromper, c'est plutôt justement de découvrir ta course en étape et de bien visualiser ce qui t'attend. Tourner l'Outmd en moins de 30 heures, il faut quand même que tu cours un petit peu si tu veux le faire.

Loïc Bienvenue sur les frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo, avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver. Avec mes invités, on ira naviguer sur toutes les mers du monde. On participera à des expéditions dans les régions polaires ou en Himalaya. On découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales. Le deuxième, c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ces invités exceptionnels. On sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Comment est-ce qu'on se prépare pour l'UTMB tout en travaillant au développement d'un office du tourisme et en sensibilisant les jeunes générations à la fragilité de l'environnement ? Et bien c'est la question que j'ai posée entre autres à Florian Olivier, mon invité de la semaine, qui est responsable de l'office du tourisme du PILA, qui travaille avec les écoles de sa région en tant qu'accompagnateur en moyenne montagne et qui accessoirement prendra le départ de l'édition 2023 de l'UTMB. Bon vous l'aurez compris, on a affaire à un amoureux de montagne qui aime transmettre sa passion et qui va nous expliquer le fil rouge qui relie toutes ses expériences, mais également comment il les mène de front. Mais ce n'est pas tout, puisque Florian est également le team leader de l'équipe athlète de Simalp qui sponsorise cet épisode. Simalp, c'est une marque française créée en 1964 par des amoureux de montagne pour des amoureux de montagne. Ils conçoivent des équipements de trail, d'alpinisme, de ski ou encore de rondonnée. Donc c'est assez varié, mais ça reste toujours dans l'univers de la montagne. Ils mettent l'accent sur la technicité, la durabilité, l'innovation et l'accessibilité de leurs produits, ce qui est plutôt pas mal pour nos portefeuilles. Personnellement, j'adore le matos outdoor. Je réalise des tests pour plein de marques différentes depuis plus de 10 ans. Donc je reconnais un produit de qualité quand j'en ai un entre les mains. Et dans le cas de Simalp, j'ai eu l'occasion de partir en montagne avec plusieurs de leurs pièces emblématiques. Première couche, veste isolante, veste étanche, short, pantalon. Et franchement, ça n'a été que des bonnes expériences. Les produits sont bien pensés, c'est robuste et en plus, c'est français. Un détail que j'adore, ce sont les pictogrammes qui présentent les caractéristiques techniques de chaque produit. Isolant, étanche, anti-odeur, etc. Ce qui est super pratique quand vous commencez à avoir pas mal de vêtements outdoor dans votre placard et que vous vous y perdez. Simalp commercialise en direct sur internet ce qui leur permet d'offrir des tarifs très compétitifs donc foncez faire un tour sur leur site simalp.fr C-I-M-A-L-P.fr Excellente écoute à vous les frapper Et bien écoute, bienvenue Florian sur le podcast

Florian Salut et merci de m'accueillir

Loïc Et bien écoute, ravi pour la petite histoire ça fait partie de l'envers du décor du podcast c'est la deuxième fois qu'on enregistre, il y a eu un pépin technique donc voilà on espère tous les deux que ça va être un super enregistrement comme le premier mais il n'y a pas de raison en tout cas moi Florian je suis super content de te recevoir de te re-recevoir du coup pour parler de plein de choses on va parler évidemment de Simalp d'accompagnement en moyenne montagne de trail, de vie de famille il y a vraiment beaucoup de casquettes avec lesquelles tu jongles que je trouve très intéressante et le combo de tout ça encore plus donc ce que je te propose c'est peut-être de commencer par te présenter, nous expliquer qui est Florian

Florian alors moi aussi deuxième fois donc deux fois plus de plaisir on va le prendre non mais c'est vrai j'avais adoré notre podcast donc j'espère que ça va être aussi bien il n'y a pas de raison alors si je me présente rapidement donc moi je suis Florian Olivier je alors au niveau de la présentation perso je suis marié j'ai deux enfants plutôt assez grands qui ont 13 et 15 ans je suis un passionné de nature et d'environnement depuis mon plus jeune âge puisque j'ai mis en place tout mon cursus d'études pour travailler dans l'environnement et après au niveau de mes professions puisque tu as parlé de plein de casquettes en fait j'ai déjà deux métiers et deux employeurs donc je suis responsable d'un office de tourisme sur un petit massif au sud de Lyon qui s'appelle le Massif du Pila. Et puis, ça fait maintenant un peu plus de 10 ans que je collabore avec Simalp. J'ai aussi ce deuxième employeur pour lequel je m'occupe de tout ce qui est partenariat et sponsoring. Ça, c'est pour les casquettes professionnelles. Et puis, pour les casquettes personnelles au niveau de mon parcours sportif, j'arrive plutôt des sports co. J'ai fait, je pense, quasiment tous les sports co qui existent. c'est là où j'ai fait le plus de sport-co, c'est en volet. J'ai fait 10 années de volet en national. Et puis, depuis la fin de ma carrière, à mes 30 ans, je me suis orienté vers mes premières amours et plutôt les sports outdoor, notamment avec la pratique du trail et de l'ultra-trail, même si je fais tout un tas d'autres choses avec du VTT, du vélo de route, de l'alpinie, de la ronde, un peu tout château.

Loïc Excellent. Excellent. donc clairement un amoureux d'outdoor ce que tu alors par modestie ce que tu ne précises pas c'est que t'es quand même un pratiquant de trail d'un très bon niveau top 100 sur l'UTMB top 100 sur la Diagonale des Fous top 50 à la TDS excellent résultat sur le grand trail des Templiers le mythique deuxième au, alors celui-là je le connais pas grand duc de Chartreuse et actuellement en prépa UTMB 2023

Florian exactement Grands Vues de Chartreuse je conseille à tous nos auditeurs d'aller s'y frotter magnifique course en Chartreuse le parcours change chaque année vous ne serez pas déçu et puis oui UTMB j'ai déjà fait quasiment toutes les courses UTMB en tout cas toutes les grandes j'avais commencé par l'UTMB 2007 la TDS 2018 la CCC 2019 en prépa de la Diag j'avais fait l'enchaînement CCC Diag et puis voilà l'idée c'était de revenir sur l'UTMB cette année en 2023 excellent

Loïc excellent je crois que ma première question enfin ma première question de follow-up par rapport à ta présentation c'est comment est-ce que tu arrives à jongler avec tout ça tu l'as dit deux employeurs vide sportif donc forcément j'imagine qu'il y a des entraînements tu vas nous en dire un petit peu plus mais il faut le préparer toutes ces épreuves papa, accompagnateur comment est-ce que tu arrives à quoi ressemble une semaine classique on va dire pour toi

Florian alors je te cache non il n'y en a pas c'est la première réponse deuxième réponse je ne te cache pas que j'ai une vie qui est à ces structures et souvent mes amis ou ma femme peuvent me le reprocher en me disant ouais machin t'es jamais là ou t'as jamais de temps pour moi ma femme elle me dit pas ça j'essaie d'avoir du temps pour elle, mais plutôt mes amis. Donc, oui, c'est assez structuré. L'entraînement, je travaille avec un entraîneur, je pense qu'on en discutera, mais à l'habitude de dire le sport, c'est la chose la plus importante des choses secondaires. Donc, voilà, j'attache le plus d'importance à mon travail, à ma famille. Et puis après, le sport vient par-dessus. Mais mine de rien, en gros, le travail de 8h30 jusqu'à 17h 17h30 et l'entraînement soit le matin, soit entre midi et 2 parce que j'ai la chance de travailler sur un massif de montagne d'avoir une douche au travail pour optimiser le temps ou alors en fin de journée par exemple hier fin de journée 17h30 et 2h20 de crapa 8 en montagne Oh punaise

Loïc Waouh alors forcément mes questions vont être un peu biaisées parce qu'on avait déjà échangé et moi j'avais retenu, j'étais reparti de notre premier échange avec plein de bons conseils, en tout cas plein de sujets sur lesquels elle est creusée un peu. Tu m'avais parlé lors du premier enregistrement de l'approche de ton coach qui est finalement, alors attends, tu avais utilisé un terme qui était mieux s'entraîner pour mieux s'entraîner, il me semble, une espèce de punchline un peu comme ça.

Florian Alors mieux s'entraîner pour mieux s'entraîner, ça ne marche pas. Mais oui, je vais te parler de mon coach. Alors, beaucoup, là aussi, je pense que beaucoup de nos auditeurs le connaissent ou alors si vous ne le connaissez pas, n'hésitez pas à aller faire un petit tour sur ses réseaux sociaux. Il est pas mal présent sur les réseaux sociaux. Mon coach s'appelle Sébastien Cornet. Donc, c'est un entraîneur diplômé. Si vous choisissez de travailler avec un entraîneur, c'est toujours mieux de choisir un entraîneur diplômé. N'hésitez pas à aller voir s'il a une carte pro. Ça peut toujours servir. Je veux dire qu'il a été formé et qu'il est libre d'enseigner contre rémunération. Donc, ça, c'est un petit aparté. Et donc Seb est à l'initiative de ce qu'on appelle l'école de trail en France. Donc il forme des éducateurs sportifs à l'école de trail et à sa méthode, qu'il a appelée la méthode Seb Cornet pour être original. Et son led motive, c'est tout simplement moins courir pour mieux courir. Voilà. Donc l'idée, c'est d'optimiser l'entraînement. Alors ça ne veut pas dire que je ne cours pas, bien loin de moi l'idée de dire que je ne cours pas du tout. Par contre, quand je m'entraînais seul, j'avais plutôt tendance à faire beaucoup de volume en course à pied. Alors que là, d'une part, j'ai moins de temps pour passer beaucoup de temps dehors. Et d'autre part, ça me permet d'optimiser mon entraînement. Je vieillis aussi. Donc, j'ai essayé de m'éloigner un petit peu des blessures, même si elles me rattrapent parfois. Donc, avec une préparation différente de ce que j'avais pu connaître à base de beaucoup plus de mobilité, de renforcement musculaire on fait beaucoup de séances de force que ce soit à vélo etc on fait beaucoup d'entraînements croisés vélo, skis, VTT donc voilà ça fait 4 ans que je me challenge avec lui avec des préparations qui ont été vraiment intéressantes et j'ai l'impression une optimisation de performance et de résultats super

Loïc super intéressant ce sujet de l'approche de l'entraînement puisqu'il y a un épisode qui sortira après le tien qui est avec une des ambassadrices de Simalp, Marilyn Nakache, la vainqueur de l'édition 2023 du Marathon des Sables, vainqueur féminin. Et elle expliquait que, elle, son souci, c'est la difficulté à gérer le repos. Elle veut toujours en faire un peu plus, s'entraîner, s'entraîner. Donc, c'est intéressant de voir, finalement, les écoles un peu différentes.

Florian Après, Marilyn, je la connais bien puisque c'est l'une de mes athlètes. Mais oui, après, il faut faire attention de ne pas tomber à l'inverse dans ce qu'on appelle la bicorexie, on a tout je pense quand on fait l'ultra-endurance pendant cette bicorexie qui est de se dire j'en ai pas fait assez, j'ai pas assez de volume etc, après voilà je pense qu'il faut savoir raison garder, il y a aussi l'autre chose c'est d'avoir du temps pour le faire puisque Marilyn elle a quand même dédié son organisation personnelle autour de sa pratique sportive et elle peut s'entraîner beaucoup parce qu'elle se repose beaucoup. Moi, à l'inverse, j'ai quand même peu de temps de repos dans une semaine. Donc, l'idée, c'est d'éviter de trop charger l'organisme pour éviter de l'épuiser.

Loïc OK. Là, pour ouvrir une toute petite parenthèse sur ta prépa UTMB, au moment où on enregistre, on est les 2 août, donc un mois moins un jour avant le départ du TMB. Tu es dans quelle phase de ton programme d'entraînement pour cette course en particulier ?

Florian Alors là, c'est les derniers blocs de charge puisqu'on va se retrouver à peu près 25 jours de l'événement. Un gros bloc de charge la semaine dernière avec notamment 80 et 5 000 à pied le quai dernier. Cette semaine, ça va tourner à peu près ouais c'est pareil j'ai fait une grosse sortie hier un peu de muscu ce soir et à nouveau un gros bloc vendredi, samedi, dimanche et puis après petit à petit la charge va diminuer pour arriver avec la fraîcheur sur l'événement

Loïc ok excellent excellent et un objectif en particulier pour toi cette année

Florian alors moi j'ai toujours l'habitude de jamais me fixer d'objectif de résultat En tout cas, de place. Je ne pars jamais au départ d'une course en me disant « je vais finir dans les 50 premiers ». C'est tellement dépendant du plateau et des athlètes qui sont sur place que moi, l'objectif, c'est souvent un objectif de temps et de me dire soit j'ai sous-performé parce que je suis loin de mon objectif, soit j'ai performé et j'étais vraiment dans ma fourchette, soit j'ai sur-performé parce que j'ai dépassé les objectifs de temps que je m'étais fixé. Ça ne permet pas d'être déçu et d'avoir des repères en course, de se dire où est-ce que j'en suis de mon avancée par rapport à mes objectifs émissus.

Loïc Ok, excellent. Tu disais que tu as fait quasiment toutes les courses de l'UTMB, en tout cas les grandes, les MITX, CCC, TDS, etc. Qu'est-ce que tu trouves, toi, personnellement sur ce type d'épreuve ? On a bien compris que tu es un amoureux d'outdoor, d'environnement, de contact avec la nature mais d'un point de vue sportif qu'est-ce que ça t'apporte personnellement l'ultra trade ?

Florian Alors moi j'ai toujours fait depuis tout petit du sport à travers le prisme de la performance, après je comprends tous les gens qui n'ont rien affiche de la performance moi voilà, j'ai toujours vécu le sport à travers le côté perf et dans la course à pied un des seuls moyens je pense de se challenger au niveau de la performance c'est de s'accrocher un dossard et d'aller voir ce qu'on a dans le ventre c'est ce que je te disais juste avant moi l'idée c'est pas de voir si je suis meilleur que celui qui est à côté de moi sur la ligne de départ mais c'est voir jusqu'où moi je suis capable d'aller après qu'est-ce que je trouve de chouette dans ces épreuves et bien c'est d'une part bénéficier d'une organisation rodée et d'un autre côté découvrir des massifs moi ma pratique sportive dans le trail ou dans l'ultra trail ma manière de programmer une saison ça va être de me dire dans quel point je suis pas allé et que j'ai envie de découvrir par exemple cette année c'est la première année où je suis allé courir par exemple dans les Pyrénées dans les Pyrénées espagnoles j'étais jamais allé là-bas donc voilà chaque année, mes dossards me permettent d'aller découvrir des nouvelles montagnes et là, par exemple, j'ai découvert un magnifique coin de montagne que je ne connaissais pas du tout. Après, par rapport à l'UTMB, pour répondre à ta question, l'UTMB, c'est un événement qui, parfois, peut être décrié pour son côté business ou pour son empreinte carbone, tout et son contraire sur les réseaux sociaux, les partisans, les opposants, moi, pour avoir fait beaucoup d'épreuves en France et à l'étranger, que ce soit en Suisse, la Biag, etc., ce qu'on retrouve sur l'UTMB, je ne l'ai jamais trouvé ailleurs. En fait, la famille Poletti et l'ensemble de l'organisation UTMB a su créer un événement d'une dizaine d'années qui n'est nul autre pareil. En gros, c'est le Tour de France du trail l'émulation populaire la médiatisation de cet événement c'est quelque chose que je n'ai jamais vu ailleurs après je n'ai pas fait toutes les courses et ça on peut aimer ou on peut détester je comprends ceux qui détestent mais moi je trouve ça chouette de pouvoir prendre le départ d'une course où il y a quasiment tout l'élite mondiale et quand tu pars tu as l'impression d'être dans un village étape du Tour le départ à Chamonix le vendredi soir c'est juste mythique tu te dis une bêtise mais tu as peut-être 50-60 000 personnes waouh ouais ouais c'est quelque chose

Loïc au final ça donne envie de le faire moi je peux te dire que pour le départ de la PTL il y avait du monde mais pas 50-60 000 personnes le lundi matin

Florian je ne te parle pas juste de la place c'est en gros sur les 10 premiers kilomètres ah ouais tu as du monde en gros tu pars de Chamonix il y a beaucoup beaucoup de monde à Chamonix, dans les rues de Chamonix, etc. Et après, tu arrives aux Zouche, les premiers villages, c'est pareil, il y a énormément de monde. Avant de t'enfoncer dans la nuit, de passer Notre-Dame-la-Garde, il ne faut pas Notre-Dame-la-Garde, ça y est, j'ai mangé le nom. De vraiment t'enfoncer dans la nuit, là, ça devient ou là, tu es un peu plus solitaire. Et en gros, les 3-4 premières heures de course, tu croises quand même beaucoup de monde sur le parcours waouh Notre-Dame des Gorges voilà ça y est j'ai trouvé Notre-Dame des Gorges Notre-Dame de la Garde tu vois j'étais à Marseille

Loïc ouais ben voilà oh là là ok ok ok bah écoute ça donne envie d'aller peut-être pas participer tout de suite mais à minima voir un départ un départ du TMB t'es pas le premier à me parler de cette ambiance très spéciale que j'ai ouais que j'ai jamais eu la chance de vivre donc ça donne envie d'aller faire un tour d'aller regarder ce qui se passe

Florian ouais franchement c'est quand tu es sur la ligne participant ou non l'année dernière par exemple j'étais sur la ligne de départ mais de l'autre côté du côté de la barrière des spectateurs mais même quand tu es spectateur franchement tu sens l'émotion de ce truc là wow

Loïc oh là là excellent excellent alors tu disais que c'est plutôt cet aspect recherche de performance qui fait que tu apprécies enfin en tout cas que tu as accroché avec ce type de pratique une fois que tu as arrêté le volet c'est ce qui explique aussi tu penses au fait que tu as je ne sais pas si c'est toujours le cas depuis qu'on a enregistré mais je suis quasiment sûr que oui tu n'as encore jamais abandonné sur une course, on est d'accord

Florian alors malheureusement aïe aïe aïe 12 ans de pratique il aura fallu attendre 12 ans pour rendre un dossard puisque je te parlais tout à l'heure de la course sur laquelle j'étais présent, qui était la course de Val d'Aran, qui était un major du circuit MB, donc qui avait lieu début juillet. Et pour la première fois, j'ai dû rendre le Sarr.

Loïc Alors, qu'est-ce qui s'est passé là ? Comment est-ce qu'on peut expliquer que cette course est arrivée à bout de tes capacités, alors que ça faisait 12 ans que tu tenais et que tu es arrivé à chaque fois à aller jusqu'à la ligne d'arrivée ?

Florian Ouais, ouais. Alors, c'est vrai que ce n'est pas de gaieté de cœur et ça a été particulièrement difficile moralement de rendre un dossard. Sauf que j'avais la perspective de cet UTMB qui arrivait. Moi, la course de Val d'Aran, j'étais engagé sur le parcours de 110 kilomètres. et ça fait près de 10 mois maintenant ça fait même plus que ça chaque fin de saison j'ai on va dire des délicatesses avec mes tendons d'Achille ça doit être la vieillerie qui fait ça mais chaque fin de saison j'ai une petite douleur cette année ces douleurs sont revenues comme d'habitude au mois d'octobre sauf que cette fois elles ont duré un peu plus longtemps que prévu et elles n'ont même pas disparu donc voilà je travaille là-dessus que ce soit avec mon environnement médical ou avec mon coach pour essayer de trouver la solution et se soigner mais voilà les douleurs n'ont jamais disparu j'ai fait une course de 80 km début juin chez moi qui s'est plutôt bien terminée je termine quatrième avec un temps qui était ce que je te disais tout à l'heure au-delà de mes espérances je termine avec un temps un peu plus rapide que ce que j'avais prévu et donc Val d'Aran arrivait un mois après je me dis ça va le faire sans problème je partais avec sensiblement les mêmes douleurs qu'un mois plus tôt sauf qu'au fur et à mesure de la course ces douleurs se sont accentuées et l'idée ça a été de se dire qu'est-ce que je fais est-ce que je continue sachant que j'aurais pu poursuivre et finir en ayant mal mais le risque c'était de se dire je finis ma course mais j'hypothèque le TNB l'idée était de dire j'arrête la course j'avais fait 48 et 3000 je me dis j'arrête et puis l'idée c'est de pouvoir espérer être présent sur la ligne de départ voilà le choix malheureusement j'aurais aimé pouvoir te dire non j'ai toujours pas abandonné en deux ans de pratique et bien ça y est le j'allais te dire La malédiction me rend plus, mais ce n'est pas ça. Mais oui, j'ai été contraint de rendre à l'histoire.

Loïc Un choix tactique. Très bien. Tu expliquais qu'une des motivations pour toi à prendre au départ plusieurs courses, c'est de découvrir de nouveaux massifs. Le PILA, du coup, est-ce que le PILA a sa propre course pour permettre à d'autres personnes qui ont la même approche que toi de venir découvrir la région pour laquelle tu oeuvres ?

Florian Alors, oui, il y a plein de courses sur mon massif, mais sans aucun doute, la plus belle, c'est celle dont j'ai été directeur de course pendant 4 ans. Alors, ce n'est pas par chauvinisme que je dis ça, mais souvent, les athlètes qui participent le disent qu'on a une des plus belles courses de la région sur laquelle on se trouve. C'est une course qui s'appelle le Pilate Rail, avec maintenant, il y a 5 formats de course, plus les courses enfants. Donc, on commence à 9 km pour aller jusqu'à 125 km. donc la course que j'ai faite début juin c'est celle-ci, en fait j'ai été directeur de course depuis la trail jusqu'à l'année Covid j'ai rendu mon tablier l'année Covid parce qu'à force de mettre des casquettes la tête n'est plus assez solide pour pouvoir les enfiler donc j'ai préféré rendre mon tablier de directeur de course mais continuer à leur apporter mon soutien dans l'organisation et cette année, c'est la première année où j'ai pu mettre un ossage sur la course dont j'ai été le directeur et c'est une course magnifique qui fait passer par tous les environnements de mon massif ça reste un petit massif puisque le Pila c'est un parc naturel régional qui comporte 49 communes mais qui a des ambiances vraiment très variées on peut partir des bords du Rhône où on a un climat quasi méditerranéen et monter sur nos sommets qui sont à l'entour de 1400 mètres d'altitude où on va trouver des landes subalpines ou des pelouses subalpines et des panoramas à couper le souffle puisque de nos sommets, on voit quasiment un quart de la France. Ah oui ? C'est quand même chouette. Excellent. Je pense qu'il y a peu de coins en France ou même à l'étranger où tu peux voir aussi loin.

Loïc Oui, c'est clair. Un quart de la France. Ok, je ne savais pas du tout ça.

Florian Je t'invite à y venir quand tu veux, je ferai le guide. Voilà.

Loïc Super. Une de tes autres casquettes que tu as rapidement évoquées en présentation, c'est Simalp où tu t'occupes donc des partenariats sponsoring ça inclut du coup l'équipe ambassadeur ou c'est quelque chose c'est une initiative en plus de ta grosse mission on va dire pour Simalp

Florian alors non ça fait partie de mes attributions de gérer groupe athlète pour faire un peu d'histoire en fait si tu veux moi j'ai commencé à collaborer avec Simalp en 2012 parce qu'on est rentré en contact avec le directeur Donel le courant est très bien passé et puis petit à petit il m'a demandé de faire de plus en plus de choses pour la marque sans en être salarié et puis en 2014 il lance sa première gamme de produits trade il me dit Flo, est-ce que tu connaîtrais quelqu'un qui veut être ambassadeur de la marque sur la partie trade ? Oui, je connais plein de gens mais je connais avant tout moi et je veux bien être ambassadeur de la marque qui me dirent, oui, je n'y avais pas pensé. Donc, je deviens ambassadeur de la marque et en 2016, je lui dis, si tu veux continuer à percer dans le marché du trade, qui était un marché en plein essor, je lui dis, il va falloir créer un groupe athlète. Donc, on crée un groupe athlète en 2016. À l'époque, on était très peu connus dans le marché du trade. Donc, on recrute surtout des athlètes, on va dire régionaux, mais qui nous ont permis de continuer à faire connaître la marque et puis petit à petit de monter en gamme. Donc, moi, d'année en année, l'objectif, ça a été de... d'aller recruter des profils qui correspondaient aux valeurs de la marque et qui étaient des profils de plus en plus performants. Pour arriver à l'équipe qu'on a aujourd'hui, aujourd'hui, j'ai 11 athlètes trailer qui font partie pour certains des meilleurs performeurs français. On a par exemple Rémi Brassac qui a fini 5e des récents championnats de France qui là, le week-end dernier, était sur la 6000D. Il finit 3e à 7 secondes de Baptiste Chassane avec des champions de France. Marilyn, tu l'as évoqué, qui est vainqueur du dernier marathon des salles. Enfin, voilà, on a des profils très, très performants sur la partie trail. Il faut savoir que l'on manage, enfin, moi, je m'occupe des athlètes qui sont présents dans d'autres disciplines de la marque, comme l'alpinisme, le parapente, on a des aventuriers, on a des mâcheurs, on a un eyeliner. Et donc, l'idée, c'est de mettre en musique un peu l'ensemble de ces athlètes et les aider du mieux qu'on peut dans le cadre de leur pratique sportive Génial

Loïc Du coup, il y a une série d'épisodes donc il va y avoir 4 épisodes en tout incluant le tien avec des ambassadeurs de Simalp et effectivement, il y a 2 trailers je fais un petit peu de teasing et un... Thierry, comment qualifier Thierry ? Un aventurier de l'extrême je ne sais même pas On parle de l'Edith Arrod dans l'épisode. Je ne sais même pas comment qualifier ce qu'il fait. De l'ultra, ultra trail XXL, je n'en sais rien. Mais voilà, des profils assez variés. Tu évoquais les valeurs de la marque. Du coup, j'ai une double question pour toi. Est-ce que tu pourrais nous faire peut-être un petit récap, une présentation de l'histoire de Simalp ? Je ne savais pas que le trail était arrivé chez Simalp en 2014. Je pensais que c'était un peu plus ancien que ça. donc que faisait la marque initialement et les valeurs comment tu expliquerais comment est-ce que tu présentes ces valeurs peut-être à un sportif ou à un sportif que tu approches

Florian tu vas voir c'est assez simple puisque ça fait partie de mon travail de tous les jours j'ai passé mon après-midi au téléphone à parler de partenariat

Loïc ah bah parfait

Florian qui est Simalp ? Alors Simalp, souvent on entend parler de nous de manière assez récente, mais c'est une marque ancienne qui est née en 1964, qui va fêter ses 60 ans l'an prochain, qui a été créée par un passionné de montagne et qui ne trouvait pas les vêtements qui lui convenaient pour sa pratique, qui s'est dit, vu que je ne les trouve pas, je vais les faire. Donc ça, ça se passe en 1964. Ensuite, la marque va avoir différentes phases de croissance et de déclin pour dans les années 80 être prise par le papa de notre directeur actuel qui avait un groupe textile et qui rachète la marque Simalp qui est revendu principalement dans les réseaux de distribution. Et à cette époque-là, la marque est présente avec, on va dire, trois grands univers, la randonnée, l'alpinisme et le voyage. Donc ça, c'est des gammes qu'on a toujours. À la fin des années 90-2000, le secteur textile et textile outdoor est un peu en crise et donc Simalpe ne fonctionne pas très bien. et donc l'idée est de de mettre fin à l'aventure Simalp parce qu'elle ne vit plus très bien sauf qu'à cette époque-là Yonel qui est notre directeur actuel et ingénieur de formation dit à son père Simalp c'est l'histoire de notre famille moi j'ai connu ça depuis que je suis tout petit Yonel avait commencé à créer ses premières entreprises avec des associés et il dit à son papa, garde encore la marque et moi je vais la reprendre sans aucune expérience dans le textile etc. Et donc ça, ça arrive en 2008, Lionel reprend la marque en 2008, donc jeune patron dynamique avec une obsession et une idée en tête de se dire moi la marque, je ne vais plus la vendre comme elle était vendue, je ne vais plus la vendre dans sa réseau de distribution, mais je vais la vendre en ligne et donc ça c'est un vrai pari puisque 2008 ça nous ramène à l'origine de la vente en ligne maintenant tout le monde a l'habitude d'acheter ses trucs sur internet mais à l'époque 2008 c'est vraiment le début donc Lionel il fait ce pari là et qui va permettre en fait différentes choses mais notamment de rester sur ce qui fait notre force, c'est à dire le rapport qualité prix, l'idée nous c'est de composer des produits très techniques mais à prix compétitif et ça c'est toujours le cas, c'est ce qui nous anime de faire ça et donc les débuts sont un peu difficiles mais assez rapidement la mayonnaise prend et donc Simalp poursuit sa croissance pour arriver à 2023 ou maintenant. Moi, je te dis, j'ai commencé à collaborer en 2012. Il va y avoir cinq personnes dans l'entreprise et actuellement, on est un peu plus de 30. Voilà, on a eu la croissance en une dizaine d'années. Donc ça, c'était sur la partie Simalp et histoire Simalp. Si je te partage les valeurs, je te parlais de valeurs tout à l'heure, pour moi, il y en aurait plein d'autres, mais on va donner trois piliers fondateurs de la marque. Le premier, la valeur famille. Je te parlais de cette transmission de père en fils de l'entreprise, mais aussi au sein des collaborateurs. Nous, on reste une petite équipe à taille humaine. Et donc, il y a vraiment cet esprit de famille. On parle souvent de la Simal Family, autant au niveau des collaborateurs, mais du groupe athlète. Donc, cet esprit de famille est important. Ensuite, la deuxième valeur qui est importante, c'est la valeur montagne. on est une marque de montagne, on reste une marque de montagne et on restera une marque de montagne. Donc voilà, on est tous des passionnés et des pratiquants de montagne. Nous, souvent dans les bureaux, ça parle montagne. Par exemple, ce soir, il y a une sortie vélo qui est prévue entre les collaborateurs. Et puis, la dernière valeur qui découle de cette deuxième, c'est l'éco-responsabilité. Alors maintenant, c'est vrai que c'est à la mode de parler d'éco-signes et d'éco-responsabilité dans toutes les entreprises. mais nous c'est quelque chose qui nous anime depuis assez longtemps on travaille dans un secteur de l'industrie qui est un secteur qui est un des plus polluants de l'industrie c'est la deuxième ou troisième industrie la plus polluante au monde le textile, et c'est de se dire comment dans notre activité de tous les jours depuis la production jusqu'à la consommation finale et la livraison chez le client comment on peut réduire notre impact et notre empreinte sur notre environnement et notamment l'environnement montagnard qui est quand même bien chahuté par tous les changements qu'imposent notre société actuellement à l'environnement.

Loïc Sur ce dernier point, est-ce que tu as des exemples que je trouve très intéressants ? Je ne savais pas que l'industrie textile était autant en mauvaise posture, on va dire, faisait autant figure de « mauvais élèves ». Je serais curieux de savoir qu'est-ce que vous avez réussi à mettre en place pour diminuer cet impact ?

Florian Alors, je ne vais pas faire un listing exhaustif, mais je peux prendre quelques exemples précis. On peut parler notamment du sourcing de nos vêtements. Ça fait plusieurs années maintenant qu'on met en place des références qui sont biosourcées avec des tissus qui sont soit 100% recyclés, soit à base de fibres végétales. On a développé pour les livraisons entre nos clients une pochette qu'on appelle la pochette infinie, est 100% recyclé, 100% recyclable et qu'on met à disposition des autres opérateurs du marché, ça veut dire que nous on les utilise, mais si d'autres marchands de l'Internet veulent utiliser nos pochettes, ils peuvent le faire. J'aurais mille idées à te donner, mais c'est un exemple basique de choses qui sont mises en place au niveau de la production. Nous, ça fait plus de 15 ans qu'on travaille avec des usines qui sont des usines, je peux parler des usines qui sont en Chine. Et sur ces usines-là, par exemple, l'idée, ça a été d'accompagner les usines dans l'amélioration des conditions de travail de leurs ouvriers avec un salaire qui est quasiment 30% plus important que les entreprises qui sont sur le secteur. la rénovation des entreprises le fait de proposer un repas bio à ses salariés ça fait plus de 10 ans qu'on n'utilise plus les PFC dans nos vêtements membranés voilà il y en a beaucoup super

Loïc ça m'amène du coup ça fait une super transition par rapport à la notion de sensibilisation à la fragilité de l'environnement, de réduction de l'impact, un peu d'éveil des consciences. Ça fait une chouette transition avec une de tes autres activités qui est celle d'accompagnateur en moyenne montagne. Est-ce que tu pourrais peut-être nous expliquer ? Décidément, ça aurait été l'épisode des questions multiples. Comment est-ce que tu t'es retrouvé un jour à te dire je vais devenir accompagnateur en moyenne montagne ? et ce à quoi ça ressemble aujourd'hui, notamment lors du premier enregistrement, tu m'avais un petit peu parlé de ce que tu faisais avec les écoles vis-à-vis de la sensibilisation sur les sujets environnementaux.

Florian Alors, qu'est-ce qui m'a amené à devenir accompagnateur en montagne ? En fait, comme je te le disais, moi depuis tout petit, je voulais travailler dans l'environnement, je voulais même moi à la base être gestionnaire d'espace naturel. Donc, j'ai mis en place toute ma formation pour faire ça. Sauf qu'une fois que j'ai été diplômé avec des diplômes qui permettent de faire ça, je me suis rendu compte qu'il y avait une inadéquation entre le marché du travail pour ces postes-là et moi, les diplômes que j'avais. Donc, je me suis mis à faire de l'éducation à l'environnement. Ça veut dire sensibiliser les jeunes ou les moins jeunes à notre environnement et à en prendre conscience et à le préserver. et puis naturellement avec un petit peu plus d'expérience et au sein de mon entreprise, donc l'office de tous les lignes depuis là, je me suis dit pour continuer à développer cette activité là il serait intéressant de passer des diplômes qui permettent de le faire et donc à l'époque le brevet d'accompagnateur en montagne me permettait, moi me semblait être le diplôme le intéressant pour le faire, il me permettait de valoriser ça au sein de mon entreprise et moi de monter en compétence. Donc j'ai passé ce brevet d'État en 2008 et avec la réforme des brevets d'État, ce brevet d'État est un diplôme d'État, donc nous, on nous permettait d'avoir une passerelle pour aller du brevet d'État au diplôme d'État, donc j'ai fait ça en 2016, je crois, et le diplôme d'État permet notamment d'apporter une corde de plus à l'arc de l'accompagnateur en montagne, notamment sur les questions d'entraînement en montagne. Et on revient à la boucle du trail qui me permet, moi, si à terme je veux faire l'entraînement, de pouvoir le faire. Donc ça, c'est pour la partie diplôme. Pour la partie sensibilisation, c'est vrai que c'est des choses qui me paraissent extrêmement importantes. Notre jeunesse d'aujourd'hui, elles sont beaucoup plus conscientes que nous de la nécessité et de l'urgence à préserver notre environnement et ses richesses. Par contre, souvent, il faut l'éveiller, notamment les jeunes urbains ou citadins qui n'ont pour beaucoup pas la chance d'aller en extérieur. Et souvent, la seule opportunité qu'ils ont de le faire, c'est avec le cadre scolaire. Donc nous, on reçoit, dans la structure qu'ils emploient, on reçoit beaucoup d'écoles en montagne. Et l'objectif, c'est d'emmener ces clientèles, alors qu'elles soient urbaines ou moins, mais en montagne et leur parler de l'importance de la préservation de notre environnement, des espèces qui vivent en montagne, etc. Et puis, au-delà de ça, moi, je suis quelqu'un de passionné. J'adore transmettre mes passions et parler des sujets qui me passionnent. Et donc, ça me paraissait tout simplement naturel de pouvoir le faire dans le cadre de mon métier. Il y a un dicton qui dit fais de tes passions ton travail et tu n'auras plus à jamais travailler un jour de ta vie. Pour le moment, je ne suis pas trop malheureux puisque j'ai un cadre de bureau qui est plutôt sympa et je parle de mes passions tous les jours ou quasiment. Excellent.

Loïc C'est intéressant ce que tu dis sur ta perception que les générations actuelles sont peut-être plus sensibles à toutes ces questions environnementales que par le passé ?

Florian Je ne sais pas si le bon mot est sensible, mais en tout cas, ils sont plus informés et plus conscients. On a l'habitude de dire que les générations qui, on va dire, depuis les années 90, c'est les générations du développement durable. Les gamins à l'école, tous les jours, ils entendent parler de développement durable. Ils savent qu'il faut éteindre la lumière, qu'il faut fermer les robinets, qu'il ne faut pas jeter ses déchets dehors. Par contre, ils le savent, c'est pas pour ça qu'ils le font donc voilà nous, en tout cas moi dans mes activités de tous les jours l'idée c'est de se dire comment je peux éveiller les consciences et de se dire bah ouais on t'a appris ça à l'école mais au delà de te l'apprendre, il faut l'appliquer quoi, il faut l'appliquer et je te cache pas que c'est pas facile tous les jours l'éducation c'est l'art de la répétition c'est un peu ça moi j'aime bien pour illustrer pour finir d'illustrer ça ça paraît bateau toutes les expressions et tout ça que j'emploie mais moi j'aime bien la philosophie du colibri tu vois quand je regarderai un peu plus tard dans mon rétro c'est de se dire ben ouais moi j'ai fait ma part je sais pas si tu connais cette histoire du colibri ben voilà c'est ça j'ai fait ma part ou j'ai l'impression j'aurais l'impression d'avoir fait ma part

Loïc ouais c'est une excellente approche et ben punaise ça en fait ça en fait des choses pour revenir peut-être sur les valeurs de Simalp et là je parle plus au Florian team manager ou team leader je ne sais jamais quel est le bon terme

Florian nous on dit team manager c'est parce qu'il faut coller une étiquette elles ne me plaisent pas trop dans le groupe Adelaide il y en a un appel chef, il y en a un appel flow chacun

Loïc le fer de lance de cette équipe d'ambassadeurs de représentants Simalp, mais comment est-ce que tu t'assures justement du fit entre les valeurs de la marque, l'histoire de la marque et les personnes que vous approchez

Florian alors dans le recrutement d'athlètes quand on était à l'initiative de ce groupe Athlètes en 2016 on a fait un démarchage un peu tous azimuts puisqu'on a communiqué sur les réseaux sociaux. Maintenant, avec la notoriété qu'on a acquise, on n'a plus besoin de le faire. Moi, c'est soit des athlètes qui vont me démarcher, soit à l'inverse, moi, des athlètes que je suis et je me dis, ça pourrait matcher. Une fois que ça s'est dit, c'est-à-dire, soit un athlète m'a contacté ou à l'inverse, moi, je le contacte. L'idée, ça va être vite soit de se rencontrer, soit d'avoir un échange pour savoir d'une part quelles sont les attentes de chacun et d'autre part, savoir si on a des atomes crochus un peu comme dans une relation amoureuse, c'est de se dire voilà, est-ce qu'on est fait pour vivre ensemble pour le moment depuis 2016, il n'y a pas eu trop de ruptures donc ça veut dire que les castings étaient souvent les bons c'est arrivé une ou deux fois mais au-delà de ça je passe quand même généralement beaucoup de temps à discuter avec l'athlète avant avant de se dire on travaille ensemble mais voilà en tout cas moi je suis très fier du groupe athlète qu'on a su bâtir je suis très fier des valeurs sportives mais également d'hommes moi j'aime bien les valeurs d'hommes alors avec un grand H parce qu'on a aussi plein de femmes mais les valeurs d'hommes que véhiculent nos athlètes sont vraiment des beaux athlètes et moi je suis super fier d'être au-delà du team manager mais d'être leurs grands frères et de les avoir régulièrement au téléphone par message etc c'est pas galvaudé de dire tout à l'heure quand je te parlais de team malfamilier j'essaie d'être proche avec chacun de mes athlètes et le retour que j'ai de leur part semble montrer qu'ils sont plutôt bien chez nous

Loïc en tout cas c'est l'impression que j'ai eu aussi, le son de cloche que j'ai eu en échangeant avec 3 d'entre eux encore une fois Alexia, Marilyn et Thierry dont vous allez bientôt entendre parler sur d'autres épisodes mais ça va être une de mes questions justement cette notion de Simal Family toi ta stratégie ou en tout cas la stratégie de l'entreprise pour maintenir ce lien entre les différents athlètes c'est laquelle est-ce que vous organisez je ne sais pas des stages alors tu parlais du ride visiblement plutôt pour les collaborateurs ce soir mais les athlètes entre eux comment est-ce que vous faites en sorte qu'il y ait un lien qui aille un peu plus loin qu'on est tous sur la même page Team Simalp sur Internet ?

Florian Alors après, je ne pense pas révolutionner ce qui est fait dans l'équipe. Mais en gros, on a un outil qui nous permet d'être en contact quotidiennement ou quasi quotidiennement. Franchement, ce n'est pas souvent que mon téléphone sonne pas la journée. Donc, on a un groupe WhatsApp où l'ensemble des athlètes France sont présents, puisqu'après on a aussi des athlètes étrangers, mais ça deviendrait plus compliqué. Donc l'ensemble des athlètes frans sont présents dans ce groupe WhatsApp et on échange sur tout un tas de choses. Donc ça permet d'être en contact régulier, puisque géographiquement, les athlètes sont un peu éloignés les uns des autres. Après, au-delà de ça, on va pouvoir se croiser sur des courses. Ça, ça arrive régulièrement, qu'on soit au départ d'une même course. Ça, c'est un autre mode pour créer de la cohésion. Après, il y a des athlètes qui sont quand même proches les uns des autres qui vont pouvoir s'entraîner de temps en temps ensemble, qui permettent d'avoir des petits sous-groupes d'entraînement. Et après, moi, au moins deux fois par an, une fois minimum, mais j'essaie que ce soit deux fois, c'est d'avoir un regroupement, et un regroupement pas uniquement d'athlètes, mais également avec l'entreprise. Alors, les envergures de ces deux groupes permettent qu'on puisse encore l'imaginer, puisque par exemple, sur le dernier regroupement qui a eu lieu au mois de mars dernier sur le plateau du Vercors, on était 38. Et je ne te casse pas qu'en termes d'organisation, ça commence à être un peu chaud, mais ça permet de faire se croiser à la fois le monde de l'entreprise et le monde des athlètes. Et ça veut dire que tout le monde met un visage sur l'autre. C'est-à-dire que quand moi, c'est quelqu'un de l'entrepôt qui m'envoie mon colis, je sais qu'il m'a envoyé mon colis, et ainsi de suite. les filles qui sont marquées, je sais qui c'est, et ainsi de suite. Donc voilà, ça on essaie de le faire, et après, l'idée c'est de mettre un peu de liant au milieu de tout ça, et j'ai l'impression que le liant, c'est moi, la pierre ambulaire qui permet de se côtoyer l'ensemble des mondes, et de garder cette image familier, entre guillemets, au sein de ces deux groupes.

Loïc Merci pour les infos parce que c'est la première fois que j'ai la chance d'échanger avec… Entre autres, je pense que tout le monde aurait bien compris que tu es un vrai couteau suisse, mais entre autres avec un team manager. Donc, très intéressant de voir comment tout ça s'articule et toi, la vision que tu en as et où tu veux emmener cette Simalp family. Tu parlais de prendre le départ de course ensemble. Je ne sais pas si Thierry t'en a parlé, mais il refait l'éditaro de l'année prochaine, 1600, et il compte le faire avec toi justement pour cet aspect liant.

Florian Il va falloir que je me prépare sérieusement parce que je pense avoir un mental solide, mais Thierry, il a un mental en titane, je pense.

Loïc Si il y en a qui ne connaissent pas, l'édite à Rod, gardez les oreilles grandes ouvertes. Il y a l'épisode avec Thierry Corbarieux qui arrive bientôt et je vous garantis que niveau frappé, c'est du plus, plus, plus, plus.

Florian Thierry, oui, physiquement, il est hyper solide, mais c'est surtout mentalement qu'il est hyper solide et après Thierry, je te parlais de valeur Thierry c'est un gars qui a le cœur sur la main il est juste tellement gentil tellement incroyable tu vois Thierry il est rentré chez nous l'an passé et il est rentré, on avait commencé à discuter il y a 3 ans, il était parti sur l'Initarod il m'avait contacté via des connaissances en commun en me disant ouais je cherche une veste pour partir sur une course en Alaska donc voilà on lui avait fait l'aveste et puis au final il nous a rejoint deux ans plus tard parce que moi j'aimais l'homme avant d'aimer l'athlète et le sportif

Loïc excellent c'est vrai que l'homme m'a marqué moi aussi je le connais évidemment pas aussi bien que toi mais l'heure et demie les deux heures je sais plus pendant lesquelles on a échangé c'était claque sur claque par rapport à ce qu'il m'a raconté donc absolument passionnant j'ai hâte de le mettre en ligne t'évoquais le mental c'est peut-être le sujet je pense qui va venir conclure l'épisode qui m'intéresse énormément là tu te prépares pour l'UTMB mais tu es un habitué des formats assez longs comment est-ce que tu gères cette partie mentale puisque tu nous as déjà un petit peu expliqué sur la partie on va dire physique cette approche du faire moins mais mieux en tout cas sur la course à pied le mental, comment est-ce que tu le travailles et on va commencer par ça pour arrêter avec les questions comment est-ce que tu le travailles ?

Florian je ne pense pas le travailler particulièrement parce que maintenant dans le sport de haut niveau on l'entend, que ce soit dans le sport individuel ou dans le sport collectif on parle de plus en plus de préparateur mental et je pense qu'il y a vraiment des clés je ne sais pas tu as eu l'occasion de travailler avec un préparateur mental de ton côté ? je le suis

Loïc je suis moi-même préparateur mental depuis 3-4 ans 3 ans, non qu'est-ce que je raconte ? 2 ans et demi mais à l'époque quand je faisais du sport de haut niveau en judo c'était pas du tout quelque chose qui était répandu c'était pas encore démocratisé non il y avait toujours cette croyance un petit peu préparateur mental égale psy égale tu vas pas bien donc voilà

Florian maintenant ça se démocratise de plus en plus moi j'ai eu l'occasion d'échanger avec des préparateurs mentaux sur des choses que faisais mais sans en avoir conscience en fait mine de rien quand on s'entraîne physiquement on s'entraîne aussi mentalement après je pense qu'il y a aussi plein d'autres mécaniques à mettre en place mais j'emploie encore des dix ans je vais faire vieux con mais on a l'habitude de dire entraînement difficile course facile alors l'entraînement difficile il est aussi bien physique que mental quand tu t'infliges une séance dure physiquement là moi j'en ai connu une samedi où j'étais vraiment dans le mal et bien mine de rien j'avais laissé ma voiture à un endroit et pour rentrer chez moi il fallait quand même que je retourne à ma voiture et donc là tu travailles ton mental de coquillette ou de chips comme tu veux, de te dire tu t'es mis dans une galère c'est quand même que tu t'en sortes donc c'est ça qui fait avancer en compétition c'est pareil j'ai des lettre motifs des routines soit des routines mentales de te dire sur l'imagerie mentale et de te dire dans une phase difficile essayer de voir plutôt le positif que le négatif mais aussi des petites phrases et des petits gimmicks qui me disent quand t'es dans le dur je crois que je l'avais dit lors du premier podcast mais en gros si toi t'en chies il y en a qui chies plus qui en chies plus que toi c'est de se dire ouais c'est dur pour toi mais c'est dur pour tous les autres donc voilà Ça aussi, souvent, ça me permet d'avancer, d'aller un peu plus loin en disant, et puis mine de rien, quand tu es sur une course et que c'est dur, c'est quand même toi qui t'es mis dans la galère en disant, ouais, j'ai trop envie de faire cette course. Après, j'ai jamais eu l'occasion de me préparer mentalement, mais je trouve que c'est un aspect, surtout dans l'ultra-endurance, qui est parfois négligé et pourtant qui est indispensable pour moi. La performance, c'est surtout le fait de passer une ligne d'arrivée sur des épreuves d'ultra-endurance c'est quasiment autant mentalement que physiquement que ça se joue on disait tout à l'heure que j'avais jamais rendu de dos jusqu'à il y a 15 jours là on se parle mais qu'est-ce qui m'avait fait qu'est-ce qui m'a permis d'atteindre cet objectif c'est bien souvent mon mental pour avoir fait un nombre de courses bien difficiles l'idée de passer la ligne c'est ta tronche qui te fait avancer tes jambes elles te font avancer mais c'est surtout ta tronche qui te dit à tes jambes d'avancer

Loïc et ça c'est super intéressant de t'entendre dire que finalement sans avoir jamais vraiment fait en tout cas sans avoir jamais vraiment été accompagné évidemment tu mets des mécanismes en place et c'est l'expérience qui parle quand tu as fait plus de 10 ans de trail d'ultra comme toi évidemment qu'il y a des choses qui marchent que tu es capable de déployer en course est-ce qu'il y a des schémas un peu classiques sur les courses un peu longues quand tu commences à sentir que tu arrives dans le mal est-ce qu'il y a des choses que tu fais quasi systématiquement qui marchent pour toi comme la visualisation ou te répéter des choses positives est-ce que tu as ce type de mécanisme où tu suis presque des étapes je fais d'abord ça puis ça puis ça va et ça ira mieux ?

Florian Alors, je n'ai pas de schématique ou en tout cas, je n'y ai jamais réfléchi. Après, l'idée sur les courses longues, c'est jamais de voir la ligne d'arrivée. Je pense que du moment où tu pars et tu te dis on va voir la ligne arriver, c'est se tromper, c'est plutôt justement de découper ta course en étapes pour te dire de bien visualiser ce qui t'attend. Après, quand tu t'engages sur des courses longues tu sais qu'il va je pense qu'un athlète qui s'engage sur une course longue en disant ça va être trop bien pendant mes 10, 15, 20 heures de course il se trompe moi en tout cas ça ne m'est jamais arrivé et il va y avoir des moments difficiles et ces moments difficiles il faut être en capacité de les gérer et de passer et c'est vrai que souvent les moments où tu es dans le dur c'est d'emmener à tête ailleurs là moi j'avais fait une course début mai j'ai fait une course avec Marie Dorin qui est dans le groupe athlète aussi donc Marie Dorin puis athlète internationale multimédaillée mondiale et olympique et qui court un petit peu et donc on a fait une course en duo sur deux jours un 15 km le samedi et un 40 km le dimanche sauf que Marie voilà elle a cours des courses courtes mon plaisir mais aller faire 40 km le lendemain d'un 15 voilà ça lui paraissait compliqué et elle me dit bah ouais je le fais quand même parce que d'une part j'ai envie de voir si j'en suis capable mais voilà le jour où on a été en course et bah c'était pas trompé ça a été difficile et donc l'idée ça a été de jouer un peu le rôle de coach mental et préparateur mental et d'emmener son mental ailleurs alors après je courrais pas non plus avec Tantin et Lulu je courrais avec Marie Dorin et donc l'idée ça a été ça a été d'emmener son esprit ailleurs parce qu'à partir du 20ème kilomètre elle m'a dit Flo ça va être compliqué de finir et donc on a parlé de tout un tas de choses je l'ai emmené ailleurs mentalement et elle a fini la course en dur voire même en très dur parce que elle a même eu du mal à monter sur le podium ah ouais

Loïc podium quand même alors

Florian ouais podium quand même c'est un rideau rin quoi il y en a qui est pas sur un podium mais donc voilà sur mes cours c'est un peu ça aussi c'est de te dire quand t'es dans le mal emmène ton esprit là où il est bien et puis ça te permettra de passer ce moment qui est compliqué parce que je ne peux pas se le cacher c'est compliqué mais il faut continuer à avancer surtout si tu veux voir la ligne d'arrivée si tu veux tenir tes objectifs peu importe ton objectif si ton objectif c'est juste de finir il faudra quand même avancer mais en tout cas on revient sur ce que je disais tout à l'heure je pense que la préparation mentale c'est un aspect qui est négligé mais qui est ô combien important

Loïc on en a un peu parlé j'aime bien poser la question aux sportifs aventuriers sur le podcast on en a forcément parlé avec Thierry quand tu vois ce qu'il fait c'est évident avec Marilyn aussi, Alexia aussi avec qui a pris, je crois, alors à temps de mémoire, 58 dossards l'an dernier, donc sur des formats assez courts. Je vais demander d'ailleurs, parce que Marie de chez Simalp m'avait dit, je crois que c'est 60, 65, tu m'avais dit une cinquantaine. Donc, je vais poser la question, on en a un peu parlé, c'était 58 en 2022, 58 dossards, donc plusieurs courses par week-end, assez régulièrement. Et je vais justement poser cette question, est-ce que sur des formats courts, il y a aussi ces phases, tu sais, un peu yo-yo, de ça ne va pas, ça va bien, ça va mieux, ça va moins bien ou est-ce que finalement c'est trop court ? Et elle m'avait dit que non, elle passe aussi par ces phases-là même si en termes de...

Florian Sur une course courte, moi je fais des formats courts, je vais en gros de 10 à 200 km et pour moi sur une course courte, en fait c'est moins prégnant. Une course courte, soit c'est un jour avec, soit c'est un jour sans. donc le mental il joue mais en fait c'est soit au départ de ta course t'es bien soit au départ de ta course t'es pas bien mais en fait c'est pas pendant la course où tu vas te connaître un trou d'air ou alors ça peut arriver mais en gros c'est tellement court que tu vas te mettre chiffon et puis ça va passer alors que tu vois dès que tu passes sur des formats maratrail où tu commences à être à 3-4 heures de course là vraiment tu peux connaître un moment vrai down où tu te dis ben ouais il faut que je trouve la ressource pour que ça revienne.

Loïc Et justement, qu'est-ce que t'ont appris ces 10-12 ans de pratiques de trail, en tout cas d'épreuves, sur tes capacités, j'ai plus envie de dire du coup mentales, tu vois, capacité de résilience, puisqu'on est sur le podcast de la résilience. Est-ce qu'il y a des enseignements qui te semblent assez évidents avec toute cette expérience que tu as engrangé au fil des épreuves ?

Florian Oui, moi, je pense que du moment où on s'inscrit dans de l'ultra-endurance, qu'elle soit à pied, à vélo, en natation, je pense que les gens qui s'engagent sur ce type d'épreuve sportive ou de challenge sportif, tu n'as pas forcément besoin d'avoir un dossard pour faire ça. Il y a des gens qui font de la grande itinérance, etc. et pour moi je pense que les gens qui s'inscrivent sur ce type d'effort ils cherchent quelque chose ils cherchent des réponses et c'est un peu mon cas c'est quand même de l'introspection de se dire jusqu'où je suis capable d'aller jusqu'où mon corps peut m'amener jusqu'où mon mental peut m'amener et moi ce que j'ai appris sur ces 10 années de course c'est que mon corps il peut beaucoup alors j'essaye d'en prendre soin on n'a qu'un corps donc j'essaye d'en prendre soin mais j'arrivais de sport qui était ce qu'on a dit au début qui était des sports collectifs et des sports très peu endurants puisque le volet à l'époque l'équipe avait fait un classement des VMA des sports par VMA et je crois que le volet c'était pas très loin de la pétanque donc tu vois au niveau VMA c'était pas top et voilà de me dire 10 ans plus tard j'ai quand même fait mon mental et mon physique m'ont permis d'aller quand même très loin et d'aller voir d'aller explorer mes limites sans les atteindre mais le but n'est pas forcément d'atteindre ces limites je n'aime pas trop ça de se dire je vais toucher mes limites c'est plutôt de les explorer, de se dire jusqu'où je suis capable d'aller moi j'ai pas forcément envie d'aller vers ce que fait Thierry par exemple parce que c'est pas quelque chose qui m'anime je comprends les gens qui font ça et qui vont voir plus loin que les distances que je fais mais moi j'ai encore envie d'avoir cette sensation de courir même sur un UTMB où tu te dis je fais 170 km tu marches beaucoup mais il y a encore beaucoup de portions où tu cours, là l'objectif de cette année c'est quand même d'essayer de le tourner en moins de 30 heures tourner le TMB en moins de 30 heures, il faut quand même que tu cours un petit peu si tu veux le faire donc voilà, moi je suis très très content d'avoir pu faire ça et d'aller découvrir les courses qui me faisaient briller les yeux quand j'ai commencé à courir. Quand j'ai commencé à courir en 2012, quelque chose comme ça, je m'étais dit, avant 2022, j'aurais fait la diag. Donc, oui, j'ai pu le faire. C'est chouette. Les rêves sont faits pour être atteints.

Loïc Exactement. Exactement. 100% d'accord avec toi. En parlant de rêve, ça m'amène à une question, peut-être conclusion, que je n'aurais jamais posé je pense avant mais depuis que je suis papa au final j'y réfléchis régulièrement en parlant de rêve est-ce que d'ailleurs je ne t'ai pas demandé mais quel âge ont tes enfants si ce n'est pas indiscret si tu es ok pour le partage

Florian je crois que je l'avais dit au début sur la présentation mais ils ont 13 et 15

Loïc ah 13 et 15 ok c'est pour ça

Florian ça me permet de retrouver du temps tu vois on parlait de temps tout à l'heure quand tes enfants grandissent alors t'as d'autres emmerdes mais ça te permet au moins de retrouver du temps

Loïc Est-ce qu'il y a la dimension rêve du coup ? Est-ce que quand il te voit partir sur une diagonale des épreuves, tu vois, de 100, 150, 200 kilomètres, est-ce que cette notion de transmission par le sport, de donner envie, etc., est-ce que dans la relation papa-enfant, est-ce que toi, tu le vis ou est-ce que ça ne les intéresse pas plus que ça ?

Florian Alors moi, mes enfants, je ne les incite pas du tout à faire la même chose que moi, ni personne de mon entourage. Moi, je n'incite personne à faire ce que je fais. chacun trouve le plaisir là où il est mais il faut qu'on ait la notion de plaisir, par contre moi ce que j'aime beaucoup essayer d'inculquer à mes enfants, c'est les valeurs du sport et de faire du sport, moi il est indispensable qu'ils fassent du sport donc pour le moment ils sont passionnés de foot et c'est très bien comme ça et moi je les suis et je les encourage à 200% dans leur pratique sportive footballistique mais voilà moi il est important qu'il fasse du sport après il me suit sur les courses ou en tout cas sur beaucoup de courses j'ai confiance que ce soit un engagement fort pour eux aussi pour ma chère étante parce que quand tu t'engages toi à aller te faire ton petit plaisir de courir 20 ou 25 heures ou 30 heures en montagne, ben eux ils se galèrent à te suivre pendant 20, 25 heures ou 30 heures à te faire ton assistance et tout ça et à essayer de te relever quand t'es dans le mal, on parlait tout à l'heure d'être dans le mal, avoir un environnement familial sur les courses d'ultra-endurance, c'est un sacré atout n'empêche et donc oui, ils sont venus sur toutes les grandes courses dont on a parlé, ils sont venus à la Diag ils sont venus à l'UTMB, enfin les courses du TMB, ils sont venus en Suisse, ils étaient là dans les Pyrénées par contre oui, quand je les vois me regarder, je me dis, ils ont des petites étoiles dans les yeux, mais ce n'est pas du tout mon objectif. Moi, mon objectif, c'est que je ne fais pas du sport pour que mes enfants soient fiers de moi. Moi, je fais du sport pour moi et après, moi, je les encourage, eux, à faire du sport et je les supporte dans ce qu'ils font. C'est deux choses complètement distinctes. Je pense que c'est comme le sportif de haut niveau. Toi, tu vois, tu étais judo-cal, tu te dis, moi, mon fils, je ne veux pas qu'il dise que je fais du judo pour faire plaisir à papa. Oui, oui, oui. Complètement. Tu vois le truc ? Complètement. OK.

Loïc et bah écoute Florian un immense merci pour cet échange, tout s'est bien passé donc vraiment un grand grand merci, désolé qu'on ait dû le refaire mais c'était un plaisir malgré le premier de rééchanger j'ai eu l'impression que

Florian je sais pas si c'était aussi bien c'était différent

Loïc moi je me suis régalé, tu sais quoi j'avais même pas à renoter les questions que je t'avais posées j'ai eu une approche je me suis dit on fait comme s'il y avait rien eu, donc en tout cas un grand merci T'as dispo, c'était génial Et puis, écoute Excellente fin de prépa Pour l'UTMB

Florian Je te remercie beaucoup Luc Et puis pour moi aussi, c'était un grand plaisir Même si c'était la deuxième fois C'est toujours mieux La deuxième fois

Loïc Yes

Florian Merci beaucoup Fleur J'espère que les auditeurs Prendront autant de plaisir qu'on a eu nous à discuter Et puis à très bientôt

Loïc A bientôt, à bientôt Fleur Merci d'avoir écouté cette conversation avec Florian jusqu'au bout. Envoyez-moi vos feedbacks sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Cet épisode, comme tous les autres, est diffusé gratuitement. Tout ce que je vous demande, c'est de remercier Florian et tous les autres frappés qui, chaque semaine, viennent partager leur parcours sur le podcast en laissant une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute maintenant. Pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui sont intéressées par le trail et le matos outdoor. Merci pour votre fidélité et je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode avec Alexia, une mordue de trail qui en 2022 a pris le départ de 58 courses. Sous-titrage ST' 501

Transcription automatique relue · susceptible de contenir des imprécisions.

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