Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Finisher de l'UTMB, du rêve à la réalité avec Alix Farque (top 30 féminine 2023)
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Si vous écoutez Les Frappés, il y a de très fortes chances que vous connaissiez l’UTMB, l’un des ultra-trails 🏃🏻♂️ les plus emblématiques au monde, dont le départ a lieu chaque année fin août à Chamonix 📍🏔️
Cette semaine j’ai le plaisir de recevoir l’une des (trop) rares femmes a en avoir pris le départ en 2023, Alix Farque.
Alix est une personne extraordinaire que j’ai eu la chance de rencontrer il y à quelques mois, lorsqu’elle m’a invité sur son podcast Ahorita, où elle interview, en français ou en espagnol, des gens qui se sont lancés des défis fous et qui sont parvenus à les réaliser !
Alix s’est mise au trail en 2021 et rapidement elle a entendu parler de l’UTMB. C’est François d’Haene qui lors d’un stage de trail lui a conseillé d’y aller si elle avait l’opportunité, pour vivre l’ambiance si particulière de l’épreuve 🔥
9 mois d’une préparation exigeante plus tard Alix est dans le sas de départ. Elle vise un chrono de 33 heures et termine finalement en 32 heures, 29e féminine, avec un doigt cassé et un arrêt de 2h d’infirmerie 🤕 au ravitaillement de Champex.
Son récit de la course vécue de l’intérieure est pour moi un fabuleux témoignage humain de ce que peut-être le sport d’endurance.
C’est difficile, c’est exigeant, on affronte l’imprévisible, on doute, mais in fine on en ressort grandit, avec une nouvelle histoire à raconter.
Un grand merci Alix 🙏🏼 pour le récit de ton UTMB, excellente écoute à vous les frappés.
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 E43 -Loïc Blanchard, intervieweur de Frappés (et un peu frappé lui-même !)
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T'as vraiment du monde sur tout le long, tout le long, tout le long, qui arrête pas de te dire de t'appeler par ton prénom, d'applaudir, etc. Ils te portent, en fait. Vraiment, ils te portent. Moi, je n'arrêtais pas de tourner la tête. Je regardais les étoiles, je regardais cette lune énorme. C'était magique. Ils disent« Alix, t'es douzième féminine.» Je dis« Quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Alors là, j'ai halluciné. Un deuxième poum-poum dans mon cœur. Je me suis dit« Waouh, t'es douzième sur l'UTMB, quoi.
UNKNOWN»
SPEAKER_01Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire des des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une fois petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Si vous écoutez les frappés, il y a de très fortes chances que vous connaissiez l'UTMB, l'un des ultra-trails les plus emblématiques au monde, dont le départ a lieu chaque année fin août à Chamonix. Cette semaine, j'ai eu le plaisir de recevoir l'une des trop rares femmes à en avoir pris le départ en 2023, Alix Farc. Alix est une personne extraordinaire que j'ai eu la chance de rencontrer il y a quelques mois, lorsqu'elle m'a invité sur son podcast Aorita. Je j'espère que vous appréciez l'accent, où elle interview en français et en espagnol des gens qui se sont lancés des défis fous et qui sont parvenus à les réaliser. Alix est mise au trail en 2021 et rapidement, elle a entendu parler de l'UTMB. C'est François Daen carrément qui, lors d'un stage de trail, lui a conseillé d'y aller si elle en avait l'opportunité pour vivre l'ambiance si particulière de l'épreuve. Neuf mois d'une préparation exigeante plus tard, Alix est dans le sas de départ. Elle vise un chrono de 33 heures et termine finalement en 32. Elle se classe 29e féminine avec un doigt cassé et deux heures d'infirmerie à l'un des ravitaillements. Son récit de la course vécue de l'intérieur, c'est pour moi un fabuleux témoignage humain de ce que peut être le sport d'endurance. C'est difficile, c'est exigeant, on affronte l'imprévisible, on doute, mais in fine, on en ressort grandi avec une nouvelle histoire à raconter. Un grand merci Alix pour le récit de ton UTMB, excellente écoute à vous les frapper.
SPEAKER_00C'est une bonne question. Alors, l'UTMB, en fait, je m'étais fixé trois objectifs pour cette année et l'objectif sportif de l'année, c'était l'UTMB. Donc, en gros, ça faisait neuf mois que je vivais, mangeais, dormais, pensais, planifiais tout selon l'UTMB, genre même mes vacances. Donc, c'était vraiment un gros objectif et aussi, eh bien… J'ai cette phrase qui est arrivée dans ma vie il y a 2-3 ans qui dit si... tes rêves ne te font pas peur, c'est qu'ils ne sont pas suffisamment grands. Et ça, c'était vraiment, quand j'avais l'UTMB face à cette phrase, c'était vraiment ça. Quand j'en parlais, ça me faisait pleurer, j'avais la voix qui tremblait. Encore aujourd'hui, je suis sûre que si tu me poses, si tu grattes un petit peu de trois questions, je vais encore pleurer. Parce que ça me fait vraiment peur, c'est vraiment un gros, gros truc. Et c'est ça, je me disais, ouais, ça me fait peur, mais j'ai envie d'y aller. Donc, c'était à la fois une grosse envie et une peur de, est-ce que je peux faire ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que j'en suis capable
UNKNOWN?
SPEAKER_01est-ce que tu te rappelles le moment où t'as entendu parler du TMB pour la première fois et le moment où tu t'es dit ah mais je pourrais le faire peut-être ou j'ai envie de tu vois ça me fait peur mais j'ai envie d'y aller du
SPEAKER_00coup alors je vais te répondre il y a 3 moments dont je me souviens donc il y a un moment je faisais un trekking de 4 jours dans le Jura et on s'était retrouvé dans un refuge avec 3 messieurs qui avaient je sais pas 50-60 ans et qui parlaient de trekking de hiking tu sais le Jura c'est les terres de Xavier Temnard aussi et donc Donc là, ils ont commencé à parler de l'UTMB. Ils disent, non, mais l'UTMB, c'est des années pour se préparer. Il faut au moins 10 ans de trail dans l'EHPAD pour le faire, etc. Et moi, quand j'entends ce genre de truc, je me dis, moi, je peux le faire, mais en moins de 10 ans, j'en suis sûre. Donc, tu vois, j'aime bien les défis comme ça. Donc ça, c'est le premier moment. Ensuite, c'est rigolo. En fait, je suis retombée là-dessus il y a quelques semaines avant l'UTMB. J'ai un copain d'école de commerce. Enfin, on était en école de commerce ensemble. On s'est complètement perdu de vue. On ne s'est jamais écrit après. Mais bon, on se suivait sur Instagram. Et... Et quand il a vu que je m'entraînais autour des Alpes, etc., il m'a envoyé un message pour me dire« Ah, bah tiens, tu vas faire l'UTMB cette année.» Et je vois dans l'historique des messages que, quatre ans avant, je lui avais écrit, parce que lui avait fait l'UTMB, je lui avais dit« Ah, PH, comment t'as fait
UNKNOWN?
SPEAKER_00Comment c'est le processus pour avoir un dossard pour l'UTMB
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Il ne m'avait jamais répondu. Donc, il y a quatre ans, il ne m'avait jamais répondu, mais j'avais déjà de l'intérêt pour ça. Et voilà.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_00En fait, ce serait peut-être les deux éléments avec lesquels je te répondrais de l'histoire
SPEAKER_01de l'UTMB. Excellent, excellent. Est-ce que tu arriverais à dire ce qui t'a fasciné plus précisément
UNKNOWN?
SPEAKER_01Pourquoi cette course
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce qu'évidemment, c'est une course d'un point de vue médiatique et c'est peut-être la plus connue sur ce format-là aujourd'hui. Mais il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'autres et des plus anciennes aussi. Donc, tu arrives à dire ce qui fait que c'est l'UTMB avec lequel tu as eu cette espèce de déclic et le fait de te dire je me lance.
SPEAKER_00Oui, pour être honnête, en fait, oui, c'est médiatique, c'est là, là, là. Et en fait, il y a un an et quelques, j'avais fait un stage de trail. C'était un trail camp. C'était un peu reco, etc. dans les Pyrénées. Et il y avait François Daen. Et donc, on avait l'occasion de lui poser plein de questions. Et moi, c'est vrai que plus je m'y intéressais, plus je voyais que c'était un gros truc marketing quand même. Et moi, j'aime bien les courses où il n'y a pas grand monde, où c'est un peu format familial dans le petit village, etc. Donc, je m'étais dit, ouais, l'UTMB, peut-être pas trop. Donc, je lui avais posé la question. Je lui avais dit, est-ce que tu penses est-ce que tu recommanderais de courir l'UTMB parce que lui aussi tu vois qu'il a la tête sur les épaules il aime bien les trucs pas forcément médiatiques et il m'avait répondu il m'a dit franchement si t'as l'opportunité de le faire une fois dans ta vie fais-le juste pour l'ambiance tu verras c'est un truc qui se retrouve nulle part ailleurs ça lui en fait quand un grand monsieur comme François Dain te dit ça je me suis dit si un jour j'ai l'opportunité je le ferai et j'ai eu l'opportunité donc je
SPEAKER_01l'ai fait génial j'ai pas suivi en détail comment est-ce que ça a évolué, mais j'ai cru comprendre que le processus de sélection pour pouvoir t'aligner au départ l'UTMB a quand même pas mal évolué et que c'est devenu assez complexe. Tu pourrais nous en dire un petit peu plus
SPEAKER_00là-dessus
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, je vais essayer de te répondre avec ce que je sais de la théorie et en fait, je vais te répondre pour ma partie, comment ça s'est passé pour moi, parce que j'ai eu de la chance en fait. Donc, dans la théorie, dans la pratique, aujourd'hui il faut avoir un certain index UTMB. En fait, non. Il faut déjà avoir un index, une référence pour qu'ils sachent ce que tu sais courir ou pas. Et il faut que tu aies des running stones. Et les running stones, tu les obtiens quand tu cours des courses UTMB. Donc, si tu cours une course de 30 km by UTMB, tu as une running stone. Si tu en cours 50, tu en as plus. Si tu en cours 100, tu en as plus. En fait, plus tu fais de courses UTMB et plus tu fais des courses longues, plus tu as de running stones. Donc, au moment de la loterie pour l'UTMB, plus tu as de running stones, plus tu as de probabilités d'être choisi. En gros, c'est ça. Donc, c'est un peu ça ce qui est critiqué. C'est que pour pouvoir courir l'UTMB, il faut passer par la loterie. Et pour pouvoir passer par la loterie, il faut avoir couru des courses UTMB. Donc une course UTMB, potentiellement, c'est un peu plus cher, etc. Bref. Et dans mon cas, je suis passée par un autre canal qui est quand tu cours une course qui est une major by UTMB. Donc en Europe, la major UTMB, c'est dans les Pyrénées, donc en Espagne où je vis. Et si tu fais un top 10, tu as un pont direct pour la course équivalente au final UTMB, donc qui se passe à Chamonix. Donc moi, j'avais fait troisième sur une course de 100 km dans les Pyrénées. aînés donc j'avais mon pass direct pour la CCC donc c'était le 100k de UTMB mais j'ai écrit à l'organisation et j'étais je leur ai dit c'est mon rêve et en tant que femme je pense que je peux inspirer d'autres personnes ils m'ont dit allez c'est bon vas-y passe à l'UTMB
SPEAKER_01et voilà excellent et donc c'était quoi le trail que t'as fait en Espagne le profil
SPEAKER_00c'était alors c'était 106k donc maintenant c'est une course qui a été un peu modifiée qui en fait 100 et 6000 de D+. Ça s'appelle CDH Caminster. Et en fait, c'est tout ce qui est Aran by UTMB. C'est dans la vallée d'Aran qui est magnifique dans les Pyrénées. Donc, je recommande d'y aller. Et c'est la première semaine de juillet. Et voilà. Donc, il y a les trois formats. Il y a même plus de formats maintenant. Il y a 15, 30, 50, 100 et 160K.
SPEAKER_01Ok. Waouh. Donc là, tu finis troisième. J'imagine que tu étais déjà...
SPEAKER_00Ah non, mais là, c'était la faune. C'était un an. Alors, c'est rigolose c'était en juillet 2022 et en fait quand j'ai eu mon pass j'aurais pu l'utiliser pour faire l'UTMB en août 2022 ou en août 2023 donc moi j'étais super chaude j'étais là est-ce que je le fais cette année ouais c'est dans 6 semaines ça me donne le temps de me reposer etc donc j'étais je me disais je suis prête là je suis entraînée etc puis bon j'en ai parlé avec mon entraîneur il m'a dit tranquille c'est pas la même chose faire un 100 miles que faire un 100k il faut se préparer etc donc j'ai j'ai été patiente j'ai attendu un an et j'ai fait l'UTMB cette
SPEAKER_01année mais parce que là tu nous sors comme ça que tu finis 3ème sur un 100km avec 6000m de dénivelé ce qui est déjà un truc de fou mais ton passif de sportive c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01tu faisais déjà du trail depuis très longtemps quand t'as eu
SPEAKER_00ce résultat
UNKNOWN?
SPEAKER_00non non en fait moi je j'alterne pas mal enfin je change pas mal de sport euh j'ai fait de l'équitation quand j'étais petite, un peu d'athlétisme. Après, à l'école de commerce, j'ai fait beaucoup moins de sport. Après, j'ai fait un petit peu de rugby, j'ai fait un peu de... Après, j'ai vécu au Mexique, j'ai fait de l'alpinisme, un petit peu d'escalade, mais je change un petit peu comme ça. Et quand je suis arrivée en Europe il y a deux ans, enfin, quand je suis rentrée en Europe il y a deux ans, à Madrid, je ne connaissais personne, je ne connaissais rien, et ma boîte, en fait, elle sponsorisait un trail, et je leur ai dit, ah bah tiens, ça sera bien comme ça. J'arrive à Madrid, je me mets un objectif sportif, et voilà. Donc, chère boîte, est-ce que vous avez des dossards gratuits pour les employés, ils me disent« Oui, mais juste sur le trail de 60 kilomètres.» J'étais là« Oh
UNKNOWN!
SPEAKER_00» Ça, c'était il y a deux ans. Donc, je me suis inscrite sur le trail de 60 kilomètres en pensant que… Enfin, je me disais« Bon, c'est bon, c'est gratuit. Au pire, je sors à la moitié. J'aurais testé le truc, etc.» Et au final, je cours le trail et je finis troisième. Et j'ai adoré le trail. Enfin, c'était trop beau dans la nature, toute la journée. Enfin, c'était… Génial. Et je finis troisième et je me dis, waouh, en fait, c'est trop bien. Et donc, à partir de là, je me suis mise à courir un peu. Et puis, j'ai commencé à connaître un peu l'Espagne. J'ai connu les Pyrénées. Donc ça, ce trail, c'était en octobre 2021, quand je suis arrivée en Espagne. Et puis, rapidement, j'ai connu les Pyrénées, genre en décembre. Et quand j'étais dans les Pyrénées, j'ai vu un prospectus qui disait, ah, il y a la course du Val d'Aran en juillet, les 100K. Et je me dis, hop, c'est le prochain objectif. Donc, je me suis mise au cas. Et voilà. Non, mais après, quand tu dis troisième sur une course, c'est vraiment relatif. En fait, ça dépend du plateau qui est là. Je préfère faire... Sur les TMB, j'ai été 29e féminine. Je préférais 29e féminine et que devant moi, il y ait des Courtenay de Walter, qui est Blandine Mirondelle, des gens comme ça. Troisième sur une course où... La première, c'était Katie Scheid quand même. Elle m'a mis quatre heures dans la vue. Ou trois heures. Mais après, il n'y avait pas un vrai plateau de super coureuses, etc. Donc ça... Je dis tout le temps, je préfère être la dernière des bons que la première des moyens ou des amateurs.
SPEAKER_01Voilà.
UNKNOWNOk.
SPEAKER_01Qu'est-ce qui se passe dans ta tête quand tu reçois la réponse de l'UTMB, que tu vois que c'est bon,
SPEAKER_00tu peux ne pas partir sur la CCC, mais c'est l'UTMB
UNKNOWN?
SPEAKER_00J'étais au bureau, j'ai vu ça, je me suis élevée tout de suite. En fait, je ne pouvais en parler à personne parce que personne ne connaît le trade. Tu dis UTMB, ils disent quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00J'étais trop contente, j'avais des larmes aux yeux de joie. J'écris tout de suite à mon entraîneur, je lui dis Pablo, je suis prise pour l'UTMB. Il me dit, on va travailler pour les prochains mois. Je sautais de joie, j'étais trop contente. Et en même temps, je me disais, c'est une grosse montagne, je ne sais pas par où je vais passer, mais bon, c'est bon, le chemin est ouvert, j'y vais.
SPEAKER_01Et une fois cette euphorie passée, concrètement, qu'est-ce que tu as mis en place pour te
SPEAKER_00préparer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, j'étais tout à fait consciente qu'avec mon petit passif de trail, ça faisait un an que je m'étais mise au trail, vraiment, il allait falloir que je trouve des raccourcis et que je sois bien accompagnée. Donc, j'ai fait plein de trucs. En fait, toute ma vie, je l'ai je l'ai organisé autour de ça donc je sais qu'il y a des gens qui critiquent pour ça etc mais bon moi je vais te dire ce que j'ai fait et je pense que quand t'as un rêve en face de toi il faut vraiment s'en donner les moyens tu vois enfin il y a des gens qui arrivent sur des trails et qui disent ah mais j'ai rien entraîné etc je dis bah c'est dommage quoi enfin moi l'UTMB c'était mon rêve donc j'ai vraiment tout aligné pour faire ça donc j'ai fait déjà nutritionniste donc on m'a recommandé une nutritionniste qui est spécialisée en trails parce qu'il faut apprendre comment tu manges et qu'est-ce que tu manges pour que ton estomac il te pose pas de problème pendant 170 km donc pendant une course qui peut aller jusqu'à parce que l'UTMB la limite c'est 46h30 donc qu'est-ce que tu manges pendant 46h30 pour pouvoir courir et alimenter bien ton corps donc j'ai travaillé avec une nutritionniste ensuite j'étais dans un groupe de course à pied qui n'est pas forcément spécialisé en trail mais bon ça c'était mon groupe et donc j'avais mon entraîneur après bon c'est une habitude que j'avais déjà quand tu fais du sport moi je trouve que c'est bien de voir au moins une fois par mois tu sais faire un massage sportif qu'est-ce que j'ai fait d'autre je me suis vachement intéressée à la préparation mentale donc j'ai contacté l'équipe de Pierre David en plus il montait un truc en Espagne donc j'ai rencontré le mec qui montait ça en Espagne donc tu vois on parlait un peu de dépolarisation tout ça enfin déjà ça m'intéresse dans ma vie perso le développement personnel mais en plus allier l'utile à l'agréable me former et tout ça donc voilà donc voilà mental physique ah oui l'autre truc que j'ai fait c'est moi je déteste aller à la salle de sport mais je me suis quand même inscrite à une salle de sport pour y aller deux fois par semaine pour tu vois faire du renfort du gainage tout ça et j'avais déjà la pratique du yoga ça fait un moment que je fais du yoga mais là je faisais deux trois sessions par semaine pour ça complète vachement bien le trail parce que le trail c'est de l'impact c'est potentiellement des chutes aussi et le yoga tu vois ça étire ça relaxe etc donc En gros, c'est à peu près tout ce que j'ai fait pour préparer
SPEAKER_01l'UTMB. C'est super intéressant. Approche méga complète, au final, de la nutrition à la prépa mentale, en passant par la préparation physique généralisée, du renforcement. Mais à côté de ça, tu avais un taf normal, j'imagine.
SPEAKER_00Le truc, c'est que tout le monde pose des questions, mais la clé est... Ma chance ici, c'est que je n'ai pas d'enfant, en fait. Donc, voilà. Et l'autre truc, c'est que j'ai sacrifié ma vie sociale à fond. Tu vois, j'habite à Madrid. Madrid, c'est la ville de la fête où tu sors tout le temps. J'habite dans le centre. Quand je sortais m'entraîner le matin à 6h du mat' pour aller courir 20 km, je croisais des gens qui rentraient de soirée. Je croisais très, très peu souvent des coureurs. Je croisais beaucoup plus souvent des gens qui rentraient de soirée. Et donc, parfois, oui, j'étais contente d'aller courir. Je rentrais contente. Mais parfois, je me disais, en fait, tu ne rencontres personne. Mais bon, je me disais tout le temps, c'est temporaire, c'est une phase d'entraînement. C'est vraiment ça, en fait. Je me suis dit, j'ai un objectif. C'est une fois dans ma vie, je vais tout aligner pour... Enfin, je vais donner le meilleur de moi-même pour y arriver. Et aujourd'hui, j'avais vraiment tout aligné pour aller là. Et je me disais, c'est la première étape. Et le 3 septembre, quand c'est terminé, j'aurai une nouvelle étape dans ma vie et je ferai d'autres choses. Je me rouvrirai à la vie sociale, etc.
SPEAKER_01Voilà. Excellent. J'ai l'impression d'entendre un peu la différence entre motivation et discipline c'est à dire que moi je suis un peu je crois qu'on en avait parlé quand tu m'avais très très gentiment invité sur ton podcast d'ailleurs je mettrais le lien mais s'il y en a qui veulent aller écouter ton podcast ahorita je vous le recommande c'est juste génial mais il me semble qu'on en avait parlé tu vois cette différence entre la motivation finalement ça va ça vient la discipline c'est en réalité ce qui fait la différence parce que est-ce que c'est possible de vraiment kiffer te lever à 6h du mat quand il fait nuit toute l'année pour tes entraînements ça paraît compliqué d'être motivé à faire ça par contre avoir la discipline avoir les routines en place pour maintenir cette habitude bah in fine l'effet composé c'est là que la différence se
SPEAKER_00fait exactement et moi je dis tout le temps cette phrase c'est un petit peu tous les jours et moi je suis super organisée tout le temps donc j'ai un calendrier de 365 jours donc c'est une petite case par jour et tous les jours j'écrivais ce que je faisais parfois c'était rien c'était ouais c'est bon j'ai fait mon petit entraînement je suis allée courir 30 minutes aujourd'hui j'ai fait yoga là j'ai fait ma sortie long ce week-end et tous les jours j'écrivais et quand tu vois ça tu dis bah je fais un petit truc tous les jours mais ça avance ça avance ça avance et puis je voyais le premier septembre qui était encadré en gros sur le calendrier et j'étais là bah j'y arrive j'y arrive ça va aller ça motive
SPEAKER_01aussi ouais complètement complètement je crois que c'est Tony Robbins qui dit ça qu'on a tendance à largement surestimer ce qu'on peut faire sur une période de temps très courte et largement sous-estimer ce qu'on est capable de faire sur une période un peu plus longue alors je ne sais plus je crois qu'il prenait un an dix ans
SPEAKER_03tu
SPEAKER_01vois mais je pense que ça s'applique carrément sur une prépa pour un événement comme l'UTMB sur un an comme tu l'as
SPEAKER_03fait
SPEAKER_01super intéressant d'un point de vue nutrition si on fait un micro zoom on ouvre une petite parenthèse c'est quoi toi ce que tu as retenu tu vois de cet accompagnement s'il y avait deux trois les deux trois leçons importantes
SPEAKER_00Les leçons importantes, c'est manger. D'ailleurs, pendant l'UTMB, je me suis entraînée un an, mais je n'ai pas mangé suffisamment les premiers ravito avec assistance. Donc, j'en ai payé le prix après. Mais c'est manger. Après, moi, ce que j'aime bien, c'est vraiment mettre de la nutrition nature. J'ai essayé de… Donc, manger. Ensuite, des produits naturels, parce que si tu fais que avec des gels, ce n'est pas possible, en fait. Donc, mettre de la nutrition nature. Moi, j'avais des pâtes d'amandes, des dates, sur les... Oui
UNKNOWN?
SPEAKER_00Des produits naturels, solides, etc. Des fruits. Mettre du salé. C'est important déjà en termes théoriques, scientifiques, etc. Et puis franchement, en tant que coureur, tu ne peux pas faire 40 heures à manger que du sucré. Et entraîner l'estomac à tout. Moi, je n'ai rien mangé que je n'avais pas essayé dans les mois avant. Parfois, il y a des gels que j'essayais. Non, ça, je ne peux pas du tout. Et voilà. Donc, c'est ça.
SPEAKER_01Ok. Donc, l'accompagnement avec la nutritionniste, c'était vraiment un focus sur la nutrition en course, pas nécessairement sur la nutrition tout au long de ta prépa.
SPEAKER_00Ah si, il y avait aussi sur le long de la prépa. Mais bon, en gros, elle me donnait des petits menus pour manger équilibré. Mais moi, je ne suis pas du tout… Alors aujourd'hui, tu vas manger 80 grammes de haricots. J'ai appris à composer une assiette avec trois trucs, les féculents, les protéines et les légumes. Avant, je ne mettais pas suffisamment de fruits dans mon alimentation. Donc ça, ça m'a fait du bien de mettre plus de fruits. Puisque j'aimais bien avec elle, c'est que je lui ai dit, moi, je ne suis pas trop viande, par exemple. Donc elle me proposait des trucs. Elle me donnait plus des idées de recettes. C'est ça que j'ai bien appris. apprécié. C'était des idées de recettes un peu plus tendance végétarienne. Et puis, voilà. Puis aussi, c'est se faire plaisir, mettre de la couleur dans ses plats, changer. Ça, c'est les... Enfin, en dehors de la course, c'est ça. C'est vraiment la variété, tester des nouvelles recettes, et puis se faire plaisir, tu
SPEAKER_01vois, à faire des trucs sympas. Voilà. Super. Super, super. Je suis toujours que sur ce sujet, parce que c'est vrai que pour avoir commencé à m'y intéresser à travers le triathlon, où je pense que j'avais une approche... Enfin, je me suis un peu... je suis allé regarder sur internet comment on prépare un Ironman j'ai vu qu'il y avait des fichiers Excel dispo tu vois donc j'étais en mode bon bah faut que je sois en mode ingénieur à peser mes aliments etc
SPEAKER_00et ça m'a
SPEAKER_01un peu depuis je suis un peu en mode comme toi tu vois j'ai beaucoup
SPEAKER_00de mal non mais en fait il faut trouver ton truc parce qu'il y a des gens ça les rassure de tout peser de tout blablabla ok et ça des gens ça marche pour eux moi le truc de peser de suivre exactement tu vois en fait ce que je fais beaucoup c'est le dimanche je me cuisine un peu pour toute ma semaine surtout tout l'hiver tu vois je mets tous mes légumes au four et tout ça ou je fais des soupes etc puis après le soir ou le midi j'arrive et les trucs que j'apporte au bureau le soir quand j'entre à la maison si j'ai envie de quoi aujourd'hui et j'ai plusieurs options dans le frigo et là c'est moi qui choisis mais je sais à peu près équilibrer j'ai pas besoin de suivre exactement un menu donc c'est ça le truc de se faire plaisir et puis savoir être
SPEAKER_01flexible aussi tu vois complètement d'accord du coup ta stratégie de course d'un point de vue alimentation et tu l'avais tu l'avais définie au cordeau ou pareil t'avais un peu les grandes lignes
SPEAKER_00ouais j'avais les grandes lignes mais en gros alors hydratation ben moi je sais que je bois pas mal quand même enfin pas tant que toi mais je bois pas mal donc je suis à à peu près 600 millilitres de liquide par heure en alternant eau et et isotonique donc moi je suis abonnée à oversteam j'adore les oversteam long distance et j'avais commencé à tester c'était la Morten, donc Morten je sais que c'est plus c'est plus cher mais tu vois c'est plus neutre et puis elle est très très bien dosée donc en fait ce que j'ai fait pour pas charger trop mon sac aussi je suis partie avec de l'Oversteam dans ma j'ai une gourde d'eau et une gourde d'isotonique donc je suis partie avec de l'Oversteam dans ma gourde après l'UTMB sur toute la course eux ce qu'ils proposaient en boisson déjà mélangée c'était du NAC donc j'avais regardé c'était même un petit peu mieux dosé que le Oversteam donc je remplissais avec du NAC de la marque NAC et au ravito il y avait 5 ravitos avec assistance donc à chaque ravito avec assistance j'ai mon assistant donc ça c'était trop cool d'avoir des assistants qui me donnaient une gourde d'eau et une gourde avec de la mortaine donc en fait ça fait 5 fois j'ai eu une gourde avec de la mortaine mais donc ça c'était la la boisson et niveau nourriture En gros, encore une fois, il y avait cinq ravitos avec assistance. Donc, à chaque ravito, l'assistance, il me donnait un sac qu'on avait préparé en amont. Et en gros, ce qu'on avait mis dans le sac, c'était un petit peu de tout pour que je puisse me servir selon ce dont j'avais envie. Donc, il y avait un petit peu de gel, mais il y avait aussi pâte de fruits, pâte d'amandes. Il y avait toujours une barre salée, une grosse barre salée. Qu'est-ce qu'on avait mis d'autre
UNKNOWN?
SPEAKER_00ouais en gros c'était ça l'alimentation je dirais bon après il y avait des sels j'ai appris que les sels c'était pas forcément bon voilà donc il me donnait toujours on vidait mon gilet de toute l'alimentation on remplissait avec son ami et d'autres et après mon objectif c'était de manger je mange une fois toutes les 45 minutes toutes les heures donc je me mets pas de de reminder mais ça vient tout seul tu sens que t'as faim tu vois une côte tu dis je vais me mettre un petit coup de boost tu manges un petit trucs et puis... Et voilà. Donc ça, c'était la stratégie d'alimentation pendant la
SPEAKER_01course. Ok. Et sur les transitions, par curiosité, je ne sais pas si tu l'as vu, mais Mathieu Blanchard, il a mis un petit tableau comparatif sur les temps de transition
SPEAKER_00de l'année dernière versus cette année. C'est
SPEAKER_01assez intéressant. Toi, tu étais à combien à peu près
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu as
SPEAKER_00regardé
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ah... Alors, je n'ai pas regardé. Le truc, c'est qu'on en parlera peut-être après, mais en gros, j'ai eu un gros... blackout, on va dire, à Champais. Je me suis arrêtée deux heures. J'étais à l'infirmerie. Mais sinon, le premier, je pense que j'ai mis... Non, ils m'ont dit, c'est mon assistant qui m'a dit, il m'a dit, non, mais le premier, je suis partie comme une balle, en fait. J'ai dû mettre une minute 37 avec lui, un truc comme ça. En plus, je suis arrivée, parce que je me sentais super bien. J'ai dit, vas-y, passe-moi ça
UNKNOWN!
SPEAKER_00J'étais même un peu... J'étais, mais vas-y
UNKNOWN!
SPEAKER_00Non, j'ai pas été méchante, mais j'étais un peu accélérée, on va dire. Et puis, après le suivants, c'était à Courmayeur. Là, je me suis plus posée, etc. Je pense que j'ai plus mis 6 minutes. Ouais, je crois que j'ai mis 6 minutes. Après, à Champé, je te dis, j'ai fini à l'infirmerie. Donc, je suis restée 2 heures à l'infirmerie. Et après, les suivants, j'ai pris plus de temps aussi. J'ai dû mettre 6 minutes.
SPEAKER_01Ouais, 5-6 minutes. Ok. C'est... ouais le rythme
SPEAKER_00est quand même méga soutenu c'est super impressionnant alors déjà il y a des gens qui n'ont pas d'assistant donc ça ça fait des pauses plus longues mais quand t'as ton assistant et puis que le mec il est super calé dans mon cas c'était un mec ou une fille et tu vois il me préparait tout il me disait ça c'est prêt enfin des petits trucs à manger c'était tout prêt il m'avait préparé mes bouteilles d'eau etc enfin j'avais juste à si je m'asseyais c'était juste pour souffler un coup quoi j'avais pas besoin en soi de rester plus longtemps au ravito ouais
SPEAKER_01ça ressemble de plus en plus au pit de Formule 1 les classes sont retirées, changées ok bah écoute merci pour ce petit zoom sur la partie nutrition stratégie d'alimentation etc si on fait une espèce de fast forward on a pas mal parlé de la préparation comment est-ce que t'en es arrivé à obtenir ton dossard numéro
SPEAKER_00d'ailleurs
UNKNOWN?
SPEAKER_00248
SPEAKER_01est-ce que tu penses qu'il va rester gravé dans ta tête ce numéro
UNKNOWN?
SPEAKER_01non Non. Numéro de Deux Sardes, t'es pas... Pas d'association avec le numéro. Ok. Mais si on fait un fast-forward, tu parlais de ce stage dans les Pyrénées où François Dayen t'avait dit, clairement, si t'as l'opportunité d'y aller pour l'ambiance, vas-y. Je sais que t'es arrivé à Chamonix quelques jours avant, mais on en parlera peut-être après, mais là, si on se projette, si on revient au moment où t'es sur la ligne de départ dans le sas, il se passe quoi d'un point de vue émotion,
SPEAKER_00ambiance
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, alors là, c'est... En fait, c'est marrant parce que euh Mais en fait, je faisais... Tu vois, j'avais tous les jours un truc, ça me rapprochait, ça me rapprochait, ça me rapprochait du but. Et en fait, plus ça se rapprochait, plus j'étais sereine. Et j'avais... Enfin, il y a des gens qui commençaient à m'écrire une semaine avant l'événement, trois jours avant l'événement. Ils disaient« Alors, ça va
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu stresses pas trop
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Et je me sentais tellement sereine, j'avais juste envie de partir, quoi. Je me disais« Ça fait neuf mois que je bosse là-dessus, j'ai juste envie de partir.» Donc, dans le sas, j'étais déjà dans ma bulle, en fait. Parce que je savais ce qui nous attendait. J'avais revu le parcours mille fois dans ma tête quand je me parfois quand je me couchais le soir je me voyais je me disais là t'arriveras à Courmayeur après il y a la petite descente après là ça monte comme ça je voyais tout je l'avais tellement mâché mâché mâché j'en avais rêvé je l'avais visualisé mais tellement de fois je me disais c'est bon on est là quoi donc d'un côté j'avais commencé à être dans la bulle et puis c'est passé super vite en fait parce que je suis rentrée dans le sas il y a eu les petits mots du speaker un peu émouvant comme toujours après ils mettent la musique donc là bien sûr j'ai les larmes qui ont coulé tu tapes un coup dans tes mains, puis tu entends 3, 2, 1, go
UNKNOWN!
SPEAKER_00Et après, c'est parti. Et quand j'ai commencé à courir, c'est là que je me suis dit... Parce qu'en fait, moi, je me suis dit... Je faisais vraiment gaffe les jours avant. Je me disais, ce serait con de te tordre une cheville sur un trottoir à Chamonix, etc. Donc, je faisais vraiment attention et je me disais, j'espère que je serai saine sur la ligne de départ, que je pourrais partir. Et quand ils ont dit go et que j'ai commencé à faire les premières foulées, j'ai dit ça, il était dedans. Et voilà. Donc, voilà l'ambiance à la ligne de départ. Ça a été assez rapide au
SPEAKER_01final. Moi, c'est un truc, je ne sais pas s'ils le font systématiquement, mais je me rappelle que la PTL, c'est pareil, il y avait la musique, le speaker, et puis à un moment où il y avait juste la musique, personne ne parle, et d'un coup, 3, 2, 1, go. On était là, ah bon, ok, on y va. C'était pareil, vous
SPEAKER_00aussi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, c'est passé super vite. En plus, il y a une fille, justement, c'est celle qui avait fait deuxième à la CDH, donc un an avant. Elle, c'est une Bolivienne qui vit au en Espagne et je l'ai recroisé sur plusieurs courses donc elle avait fait le deuxième sur l'autre et elle était passée à l'UTMB aussi donc on s'est suivi enfin tu vois on s'écrit machin et on était ensemble sur la ligne de départ donc elle était à côté de moi et le départ c'est à 18h et à 17h59 elle me dit vas-y vas-y fais une vidéo parce que moi je suis trop petite etc donc le stress elle me fait sortir mon téléphone faire la vidéo pendant qu'il y avait la musique UTMB etc et en fait j'avais à peine terminé la vidéo ils disent go j'étais à oulala je range mon téléphone on y va quoi donc j'ai pas trop eu le temps de me rendre compte
SPEAKER_01de tout ça une fois que le départ est annoncé du coup tu dirais qu'il te faut combien de temps pour passer pour switcher du mode je suis tu vois Amplie d'émotions, c'est incroyable, je suis en train de réaliser mon rêve. Ah, ok, maintenant, focus, je déroule, approche un peu plus, on va dire, le combat,
SPEAKER_00quoi. Je te dirais à la première seconde, franchement.
SPEAKER_01Ah ouais, direct.
SPEAKER_00En fait, je suis partie et j'étais focus, quoi. C'est parti. Bon, après, je te dirais, en fait, j'étais dans ma bulle dès le... Enfin, je pense que les jours avant, déjà, j'étais dans ma bulle, quoi. Je faisais attention à moi, je me... je pensais ça quoi j'étais focus focus après c'est vrai qu'il y a la je sais plus comment on dit en français la liesse ou la l'allégresse du début donc tu pars tu sais pas à combien de kilomètres heure tu vas mais faut pas regarder ta montre donc tu pars il y a des gens partout et puis en plus tu sais t'es en France et en fait j'ai calculé il y a à peu près 20% de français dans les coureurs donc ça veut dire que entre guillemets un coureur sur 5 et on est que une fille sur 10 coureurs donc il y a à peine 10% de de femmes qui courent. Donc, quand ils voient une femme qui court, en plus française, ils disent« Allez, Alix
UNKNOWN!
SPEAKER_00» Tu vois, ils voient ton nom sur ton dossard et ça donne un boost d'entendre ton prénom.« Allez, Alix
UNKNOWN!
SPEAKER_00» Moi, je me sentais volée. Je ne me rendais même pas compte que je courais pendant des kilomètres. Et donc, ça, c'est jusqu'aux Houches. Parce qu'après les Houches, là, il y a la grosse montée qui commence. Enfin, ça commence là. Donc, je dirais jusqu'aux kilomètres 13 environ, tu Merci. t'es parti t'es dans l'allégresse et après quand tu sors tes bâtons je pense c'est bon tu commences à rentrer
SPEAKER_01dans le dur c'était quoi pour toi les grandes étapes en tout cas les sections qui t'ont vraiment marqué tu vois quelle que soit la raison la beauté la difficulté peut-être l'ambiance parce que moi j'ai vu des vidéos de certains passages qui étaient complètement délirantes mais est-ce que t'arriverais à nous parler de quelques sections qui pour toi étaient vraiment OK.
SPEAKER_00Donc, la première section, je dirais, c'est jusqu'aux houches parce que tu as vraiment du monde sur tout le long, tout le long, tout le long, qui n'arrête pas de te dire, de t'appeler par ton prénom, d'applaudir, etc. Enfin, tu te sens… Enfin, ils te portent, en fait. Vraiment, ils te portent. Donc, ça, c'est incroyable. Je me souviens même… Alors, première erreur de ma part, les houches, tu arrives dans la rue centrale qui est assez large et en fait, le rabiteau, il est au milieu. Donc, il y a des robinets au milieu, donc les gens ils s'arrêtent pour mettre le haut, et moi je suis arrivée tellement comme une balle, je me sentais tellement légère comme ça, j'ai avancé, avancé, j'ai passé le ravito et j'ai pas rempli mes gourdes, enfin je les ai touchées rapidement, j'ai dit c'est bon j'ai suffisamment de liquide, ou je me dis peut-être que je remplirai vers la fin du ravito, et il n'y avait pas de fin du ravito, en fait je l'ai passé comme une balle, je me suis même pas arrêtée, et j'ai fait merde, le prochain ravito est à Saint-Germain, j'ai pas rempli mes gourdes, j'ai intérêt d'aller vite pour pas manquer de quoi, donc bref, donc ça je dirais la première partie, allégresse, machin, parce parce qu'en gros, c'est du plat, il y a une mini montée, etc. Donc voilà, jusqu'aux Houches. Kilomètre, je crois que c'est... Enfin, j'espère pas dire trop de bêtises, mais 13, je crois. Après, ça continue un peu l'allégresse, parce qu'aussi, on commence à 6h de l'après-midi. Donc, tu vois, il y a le soleil qui commence à partir, donc on part de jour. Après, Saint-Gervais... Enfin, jusqu'à Saint-Gervais, pareil, t'arrives à Saint-Gervais, le village, il est blindé, il y a plein de monde. C'est la folie sur la place du village. voilà enfin t'arrives c'est il y a des gens partout partout partout tu repars pareil il y a des gens mais enfin tu sais il y a une petite montée pour repartir et enfin je pense que si j'avais tout seul j'aurais marché mais les gens ça te porte tellement qu'ils disent allez-y il y a des gens des enfants qui me disaient allez-y madame donc tu veux enfin t'as envie de courir en fait donc tu cours machin donc ça continue bien comme ça et après en fait je pense que après Saint-Gervais c'est là où dans mon cas enfin au rythme où j'allais c'est c'est là que la nuit a commencé à tomber. Donc en plus, on passe dans des petits bois, donc ça commence à devenir obscur. Donc la deuxième partie, je dirais, c'est le moment où j'allume la frontale. Donc là, tu rentres dans la nuit. Parce que moi, avant l'UTME, je n'avais jamais couru de nuit. Donc je me suis entraînée plusieurs fois à courir de nuit, mais genre deux, trois heures à la tombée de la nuit. Mais jamais, genre entrer dans la nuit, faire toute la nuit et ressortir de la nuit. Ça, c'est complètement différent. Donc je dirais la deuxième partie, c'est ça, c'est la nuit. Et en fait, c'est magique parce que c'est C'était une nuit après la pleine lune. Donc, t'imagines, t'es au milieu des montagnes. Il fait toute nuit. Tu vois une énorme pleine lune sur ta droite. Tu vois des étoiles partout. Enfin, moi, les gens, ils étaient focalisés sur le chemin. Moi, je n'arrêtais pas de tourner la tête. Je regardais les étoiles. Je regardais cette lune énorme. C'était magique. Et à un moment, t'es sur un chemin plat et tu vois devant toi la grosse montagne et puis tu vois des lampes torches qui montent en zigzag comme ça. Tu vois juste la petite lampe qui monte. Donc, ça fait un petit peu comme si c'était des étoiles qui bougeaient et puis tu il lève encore plus la tête et là c'est des vraies étoiles donc ça c'est trop beau voilà donc après
SPEAKER_01Saint-Gervais t'es déjà seule c'est à dire qu'il y a de la distance qui s'est déjà mis
SPEAKER_00ouais il y a de la distance enfin t'es pas non oui oui enfin t'as des coureurs devant derrière toi Enfin, moi, jusqu'à Courmayeur, en gros, j'avais toujours vraiment à la vue des coureurs devant moi. Pas tout le temps derrière moi, mais devant moi, tu vois, au loin, j'avais toujours quelqu'un. Et donc, après Saint-Gervais, le premier gros stop, c'est les Contamines. Donc, c'est le premier ravito avec assistance.
UNKNOWNDonc...
SPEAKER_00pour répondre à ta question la première partie c'est un peu l'allégresse où il y a tous les gens etc c'est le départ c'est sympa après tu rentres dans la nuit t'arrives au Contamine donc là t'as le premier ravito et dans cette partie de nuit après les Contamine t'avances c'est peu de kilomètres et t'arrives à Notre-Dame-de-la-Gorge qui est un peu le ravito super sympa parce qu'en fait il y a Oka qui met des espèces de cerceaux comme ça très grands multicolores phosphorescents donc tu passes là-dedans c'est un peu d'un autre monde j'avais déjà vu ça sur sur l'UTMB l'année dernière et j'avais trouvé que c'était sympa donc voilà je passe dedans mais sans plus tu vois et donc je m'étais dit ah bah c'est ça l'ambiance Notre-Dame de la Gorge ouais ok c'est sympa et en fait l'ambiance c'est pas dans les cerceaux c'est après parce que là t'as la montée pour le col du bonhomme qui commence et là j'ai halluciné en fait t'as des gens qui sont je sais pas à quelle heure il est il est peut-être on sait rien 10h du soir 11h du soir et t'as des centaines de personnes dans toute la montée mais toute la montée tu te croirais vraiment autour de France en fait tu montes t'es en montée donc tu pousses sur tes bâtons et les gens ils sont tu vois du coup tu vas un peu plus lentement tu vas pas à fond comme si t'étais sur un vélo autour de France et les gens ils sont sur toi ils te créent dans les oreilles ils sont avec leur cloche et il y a des gens qui avaient des tronçonneuses en fait ils avaient enlevé la lame et ils disaient vous vous vous enfin tu montes c'est n'importe quoi et puis ils voyaient que j'étais française ils disaient allez Alex allez la France vas-y tu nous fais rêver enfin tu vois ils disent des trucs comme ça donc moi ça me faisait rigoler mais en même temps t'es dans la montée ça te porte ce truc c'est un truc de malade donc en fait tu passes tout ça et après bon bah il y a un moment les gens ils sont pas montés non plus 10 km dans les bois donc c'est marrant parce que tu passes de tout ça autour de toi à cri cri aucun bruit nuit noire et puis là ça monte puis tu sais que c'est une montée enfin en gros l'UTMB c'est 10 montées de 1000D+, en gros donc tu sais que t'as 1000D+, à faire quoi donc voilà tu continues dans la nuit tu vois la lune c'est trop beau t'arrives au col au sommet du col du bonhomme après une longue monte Bon, je vais la faire courte en gros. Mais bon, tu passes toute la nuit comme ça. Et après, tu arrives à... Donc, le deuxième rabiteau important, c'est... Avec assistance, c'est Courmayeur. Donc... La deuxième phase dont je viens de te parler, en gros, pour moi, c'est la nuit. Et la nuit, pour moi, elle s'est à peu près terminée à Courmayeur. Je suis arrivée à Courmayeur à 5h30, 6h du matin. Il faisait encore nuit. Mais voilà, je suis arrivée là-bas. Pour moi, la fin de la nuit, c'est Courmayeur. Parce qu'après, ensuite, ce qui suit, c'est une grosse montée. Donc, j'ai vu le soleil se lever dans la montée après Courmayeur.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_00Et voilà. Et le ravito suivant, c'est Champais. Et en fait, entre Courmayeur et Champais, franchement, je ne sais pas ce qui s'est passé. Ou peut-être que je sais un peu. Je n'ai pas mangé au Contamine. J'ai pris une petite compote. Je n'ai pas mangé bien à Courmayeur. J'ai pris un bout de jambon. Et donc, je suis arrivée sèche à Champais. En plus, je pense que je me suis tordue une cheville dans une descente. Et en fait, à Champais, je suis arrivée... Enfin, je pensais que j'allais abandonner. Enfin, je m'étais vraiment dit dans ma tête que j'allais abandonner. Et là, c'est C'est la troisième phase qui commence. Je te dirais peut-être la troisième et la dernière. J'ai déjà beaucoup parlé, mais à Champais, je suis arrivée fondue. Je m'étais fait une entourage. J'avais mal aux genoux. Je m'étais cassée un doigt. En arrivant à Courmayeur, je suis tombée. Je me suis cassée un doigt. Je ne savais pas qu'il était cassé, mais j'avais mal. Et puis à Champais, je suis arrivée. Ça n'allait pas bien. J'ai fait un malaise vagal. Ils m'ont emmenée à l'infirmerie. Ils m'ont pris ma tension. Ils m'ont pris mes niveaux de sucre. Ils m'ont couché sur un lit sous une... couverture de survie et ils m'ont dit bah dormez dormez essayez de dormir donc j'ai dormi 20 minutes après enfin j'avais la cheville je pouvais pas poser le pied et ça allait pas et en fait tu vois j'ai fait une première sieste de 20 minutes et après je me sentais tellement bien dans le lit et je me suis dit enfin là j'étais sereine et je me disais bah je vais abandonner ici mais j'étais sereine avec l'abandon je me suis dit bah l'aventure se termine ici c'est pas grave j'aurais fait tout ce que je peux voilà j'étais même pas triste je pleurais pas j'étais tellement bien sous cette couverture de survie il faisait chaud j'étais bien je me reposais je dormais je disais bah voilà c'est fini ici puis ils m'ont bandé la cheville ils m'ont dit essayez de vous lever donc je pouvais pas poser le pied par terre je me dis bah c'est bon c'est fini quoi et euh et voilà donc en fait j'avais trois personnes qui m'accompagnaient c'était mon père une très bonne copine et un très bon copain Anne-Charlotte et Anthony et puis enfin je te fais le fast forward parce que ça a duré deux heures j'ai été deux heures à l'infirmerie et quand je me relève j'appuie sur mes bâtons comme si c'était des béquilles et je pouvais vraiment pas poser le pied par terre et Après, il y a eu trois électrochocs. C'est comme si j'étais en mort cérébrale et il y a eu trois électrochocs. Le premier, c'est une docteure qui était là, une Française ou une infirmière, les cheveux courts, blondes, assez dynamiques. Elle dit, bon, il vous reste 45 kilomètres, mais en même temps, vous avez 20 heures devant vous pour les faire, ou 24 heures. Et là, ça fait poum poum dans mon cœur. Je fais, peut-être que c'est faisable. Après... Après, on essaie de marcher, etc. Et... et puis j'avais du mal à poser le pied mais bon je commençais un peu à y arriver etc et je dis à mes trois les trois personnes qui étaient avec moi je leur dis bah j'aurais jamais été d'INF dans ma vie bah ce sera sur l'UTMB c'est pas n'importe quel d'INF quoi sur l'UTMB donc je dis bon bah c'est bon c'est fini et mais ah oui je leur avais dit je veux pas savoir mon ranking etc donc ils m'avaient rien dit pendant toute la course et je dis bon bah maintenant que c'est fini vous pouvez me dire j'étais combien et ils me disent ils se regardent entre eux ils me disent t'es sûr que tu devais savoir je dis bah ouais« Ouais, vas-y, je t'ai combien
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Ils disent« Alix, t'es douzième féminine.» Je dis« Quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Alors là, j'ai halluciné. Je dis« Quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Douzième féminine
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Et là, un deuxième poum-poum dans mon cœur, j'ai fait« Oh
UNKNOWN!
SPEAKER_00» Je me suis dit« Waouh, t'es douzième sur l'UTMB, quoi. Féminine.» Et j'étais genre 100, je sais plus, 130ème, un truc comme ça, sur 2500 coureurs. Alors là, ma tête, elle a fait un petit tour. Elle a dit« Non, mais attends. T'es douzième féminine. Il te reste 45 kilomètres. T'en as déjà fait 120 peut-être qu'il y a moyen de le terminer quoi alors là mon corps il a répondu différemment le pied il a dit ah bah en fait je peux peut-être courir et donc je suis partie pain clopant comme j'ai pu et puis voilà et donc voilà je vais aller vite maintenant mais en gros les 45 derniers kilomètres ça a été très chaud j'ai jamais pleuré mais j'étais en fait j'étais super déçue de moi je me disais comment t'as pu arriver 12ème jusqu'au 125ème kilomètre et après tu fais de la merde comme ça j'ai fini en gros en marchant j'avais mal j'avançais plus plus... j'ai failli abandonner aux deux ravitaux aux gros ravitaux suivants à Triant et à Valorcine mais je me suis dit non c'est bon t'es arrivé jusque là tu le finis même si tu le finis en 46 heures tu le finis et voilà donc ça a été une réponse très longue mais donc première phase grosse allégresse deuxième phase la nuit et troisième phase la lutte et j'ai mon pote Anthony qui m'avait glissé à l'oreille au ravitaux de Triant il m'a dit tu es mon phénix ça m'avait un peu donné des ailes pour continuer à déterminer là course donc voilà donc ça allait tu vois j'aurais préféré que ce soit dans l'autre sens genre lutter au début et finir sur une belle note et en fait c'est aller décrescendo et en fait là aujourd'hui je suis contente de l'avoir fait blablabla mais je suis arrivée les gens me disaient ah félicitations félicitations et j'étais là mais félicitations pourquoi j'ai fini la course en marchant un UTMB en marchant enfin c'est nul donc j'étais vraiment dépitéo à la fin voilà
SPEAKER_01c'est hyper riche ce que tu partages l'arrivée à Champer donc attends si je résume t'arrives en gros t'es complètement sèche parce que pas assez alimentée il y avait un sujet d'hydratation aussi tu penses ou
SPEAKER_00pas
UNKNOWN?
SPEAKER_00non non non en fait j'avais pas mangé mais surtout je m'étais je m'étais tordue la cheville et j'avais les genoux vraiment qui faisaient mal quoi et là aussi c'est pour ça que je me détestais je me dis attends tu viens de mettre 9 mois de ta vie entre parenthèses à t'entraîner tu vas à la salle de sport tu fais du yoga tu fais là là là et tes genoux ils tiennent pas mais qu'est-ce que t'as fait de mal mais pourquoi est-ce que c'est l'entraîneur est-ce que c'est ton plein d'entraînement est-ce que c'est toi est-ce que t'es en fait et là une conversation vraiment négative dans ma tête en disant mais en fait t'es pas faite pour le trail pourquoi tu t'es mis là-dedans tu le mérites pas t'es pas du tout au niveau faut arrêter faut changer de sport blablabla très très négatif dans ma tête quoi après j'ai ça tu t'en es
SPEAKER_01rendu compte est-ce que tu t'es mis un stop à un hola à un moment donné pour te dire attends trop de pensée c'est négatif je suis en train de tomber là je me
SPEAKER_00remobilise pas trop franchement pas trop et je te dis je suis arrivée à la ligne d'arrivée j'arrêtais pas de demander pardon à mes assistants je leur disais je suis désolée je suis arrivée tard eux aussi ils ont fait deux nuits blanches quoi à m'attendre à me suivre etc je suis désolée pardon puis vraiment tu vois dans la dernière descente je croisais des gens qui venaient enfin des supporters qui venaient voir leur famille ou je sais pas quoi ils me disaient bravo bravo j'étais là je leur répondais pas mais dans ma tête je disais mais bravo pourquoi quoi je suis pitoyable enfin dans ma tête je me disais t'es pitoyable t'es ridicule qu'est-ce que tu fous là t'as pas ta place ici enfin j'étais méchante dans ma tête quoi enfin je me suis le hola comme tu dis je l'ai mis mais genre peut-être le lendemain ou le surlendemain mais j'étais ouais c'était pas un beau dialogue que j'avais dans ma tête
SPEAKER_01C'est quoi la leçon, peut-être pas la leçon, mais ce que tu retires de cette expérience, on va dire de cette dernière section dont tu parles, le combat, la
SPEAKER_00lutte
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, il y en a plusieurs. J'ai un ami qui est guide de haute montagne. Et quand je lui ai raconté tout ça, il m'a dit... Enfin, il m'a écrit après. Il m'a dit, tu sais, parfois, la victoire, c'est savoir arrêter. Ça peut être une victoire, ça aussi. Donc... Mais non, mais là, je me suis dit, si j'ai fini... Voilà. Alors, la leçon des 45 derniers kilomètres, c'est... Ben... Je pense lutter jusqu'au final. Et puis aussi, l'autre leçon, parce qu'il y a des gens qui m'ont demandé comment tu as fait pour tenir, comment tu as fait si tu avais si mal, etc. Et en fait, c'est là que je me suis rendu compte que lutter aimer, pour moi, ce n'était pas juste un truc d'ego. Je le savais déjà, mais j'ai senti vraiment que c'était au fond de moi. Là, je te montre mon cœur, mais je le sentais là. Je me disais... Tu peux le finir. Tu as la capacité mentale et physique de le finir. Et c'est ça, la leçon. Ce n'est pas dire, ça ne va pas s'arrêter au premier obstacle. C'est... C'est essayer, continuer. Et puis, c'est un peu la théorie des petits pas. Tu vois, quand j'ai repris après Champex, je me dis, allez, je vais jusqu'au prochain ravito. Au pire, je m'arrête au prochain ravito. Mais au moins, j'aurais fait 150 kilomètres, pas 120. Et voilà. Donc, c'est tenir, lutter et puis se reconnecter à pourquoi tu es là aussi. Et avoir ton purpose bien, bien clair. Est-ce que je suis là pour pouvoir faire ma petite publication Instagram
UNKNOWN?
SPEAKER_00J'ai fait l'UTMB. Ou est-ce que tu es là parce que tu vas chercher un truc beaucoup plus profond
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et moi, j'étais là pour chercher beaucoup plus profond.
UNKNOWNEt tu l'as trouvé? Ben ouais.
SPEAKER_00Tu dirais que c'est quoi du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ben c'est... C'est un peu la force intérieure. Je vais rentrer un peu dans la philosophie, dans la profondeur, etc. Il y a des gens qui disent que courir en ultra, c'est comme aller chercher sa limite. Pour moi, c'était voir... Pas jusqu'où je peux aller, parce que je pense que je peux même aller encore plus loin, mais je me suis rendue compte que... En fait, ça m'a permis de voir que j'étais capable de faire des trucs qui me faisaient peur, que j'étais capable de faire des trucs qui... Enfin, il y a des gens qui m'avaient dit 170 kilomètres à l'X, etc. Pas sûre que tu y arrives la première fois, mais c'est pas grave si tu n'y arrives pas la première fois. C'était un peu me prouver que j'ai cette force.
UNKNOWNOuais.
SPEAKER_01Et tu penses que ça va impacter comment la suite de ta pratique du trail ou même d'un point de vue professionnel, on n'a pas encore parlé de ça, mais cette expérience, c'est quand même super frais, on enregistre, on est le 12, donc tu es arrivée il y a moins de deux semaines. Est-ce que tu conçois déjà le fait que ça aura potentiellement un impact sur des décisions que tu auras à prendre, sur l'orientation que tu vas donner à ta carrière ou tu penses que c'est peut-être trop tôt encore et qu'il y a besoin de digestion
UNKNOWN?
SPEAKER_00non mais en fait ça me donne une force et ça me donne en fait ça te donne de la confiance en toi tu vois quand tu finis ça tu dis c'est bon je peux encaisser et en fait je me sens vachement plus euh euh capable de prendre des décisions rapidement. En fait, je sais ce que je veux maintenant. Ça me renforce dans ça. Je sais ce que je veux. Je sais dire oui. Je sais dire non. Je sais dire ma priorité, c'est ça. Si vous n'êtes pas d'accord, je m'en fiche. Au bureau, dans ma vie professionnelle. Mes priorités, elles sont super claires. Et puis, je vais sur elles. Je fais moins de compromis. Je vais plus vite. franchement je sens que ça renforce la confiance en soi et la détermination et Et ça me donne une peace of mind. Je suis super claire. Ça me donne beaucoup plus de... Je sens que ça a renforcé ma clarté et ma vision de ma vie.
SPEAKER_01Waouh
UNKNOWN!
SPEAKER_00Ça, c'est un bénéfice intéressant quand même. Je pense que tu l'as eu quand tu as terminé la PTL aussi. Tu étais fière de toi, tu t'es sentie fort, etc. Je pense que quand tu termines un challenge comme ça, c'est un peu le genre de sentiment que tu peux avoir. Même si ça a fait
SPEAKER_01mal même si ça fait mal ouais mais on me l'avait dit après la PTL t'as pas senti ça toi
UNKNOWN?
SPEAKER_01bah si si ouais si dans l'instant je dirais qu'il m'a fallu quand même tu vois c'est pour ça que je te demandais si t'avais le sentiment qu'il fallait qu'il te fallait du temps pour digérer encore parce que moi la PTL il m'a fallu quand même un bon moment avant de me dire ok c'était une expérience de ouf j'ai beaucoup appris etc en fait si tu veux il m'a fallu du temps pour vraiment ne conserver que le positif hum et laisser un peu de côté toutes les sections vraiment mais tellement dures qu'on a fait alors
SPEAKER_00ça j'ai mis le temps à l'oublier je pense que j'ai fait pareil que toi sauf que moi je l'ai fait sur 32 heures et toi t'as fait 6 jours ou 7 jours donc ma récupération elle a été proportionnelle à la durée de l'effort mais effectivement moi je te dis le lendemain j'étais encore un peu nia nia nia j'ai pas fait une bonne perf nia nia nia et après en fait c'est vrai que ça m'a pris une semaine à processer mes émotions quoi donc moi j'écris beaucoup ça m'a beaucoup aidé d'écrire d'analyser un petit peu ce que j'ai fait ça m'a aidé d'en parler et puis j'ai déjà enregistré mon petit podcast sur Ahorita en espagnol pour expliquer ma course et ça ça m'a fait du bien en fait ça m'a fait une espèce de psychothérapie j'ai sorti des trucs et en parler je pense que ça fait du bien parce que tu mets des mots sur tes émotions et là tu vois tu me poses des questions tu me fais réfléchir ça m'aide aussi à processer le truc
SPEAKER_01quoi tu me fais penser là en parlant de ta déception par rapport à la performance. Alors, c'est un partage, je ne suis pas du tout en mode donneur de leçons ou autre, mais un truc que j'avais découvert parce que mon approche sur pas mal de trail, etc., c'était aussi plutôt un chrono, tu vois, où en tout cas, il y avait cette notion de performance. En repréparant du contenu pour mes programmes de préparation mentale, j'ai refait un focus sur le type d'objectif qu'on peut se définir, tu vois, quand on prépare une échéance, un entretien, objectif de performance qu'on évoquait, objectif de résultat et qui est un peu... différents et objectifs de processus qui au final par exemple tu vois réussir à mener de front une vie pro stimulante ce que tu as à Madrid et en parallèle enchaîner des heures et des heures d'entraînement sur différentes disciplines etc et en fait le constat scientifique c'est que pour tous les sportifs de haut niveau tous les sportifs je vais arriver tous les sportifs et sportifs de haut niveau qui mettent en place en fait le triptyque c'est à dire un objectif de résultat couplé à un objectif de performance couplé à un objectif de processus en fait c'est là que finalement tout se rejoint et que t'as bah des sportifs et des sportives les plus qui sont les plus épanouis et les plus
SPEAKER_00et ce serait quoi comme exemple parce que tu dis objectif de performance résultat et processus donc
SPEAKER_01c'est quoi objectif de résultat ce serait par exemple être je sais pas top 3 féminine donc objectif de résultat c'est en fait tu te compares à d'autres objectif de performance ce serait réaliser mon meilleur temps sur je sais pas 30 kilomètres
SPEAKER_03hum hum
SPEAKER_01donc là en fait c'est toi tu te compares à toi ton historique à toi et objectif de processus ça serait alors je t'ai parlé de vie pro vie perso mais ça pourrait être le processus ça pourrait être avoir des transitions de plus en plus rapides tu vois de plus en plus efficaces ou diviser par deux mon temps de transition par rapport à ce que je faisais sur un trail précédent et en fait quand tu te focuses sur trois types d'objectifs légèrement différents mais qui finalement vont tous dans le même sens c'est là où tu as une performance globale qui est la meilleure donc voilà un petit partage pour étaler la confiture sur la tartine ok et bah la question la question qui me vient forcément c'est maintenant que ce rêve est accompli déjà est-ce que tu dirais que rêve versus réalité il y a eu un écart plus important que ce que t'avais imaginé ou
SPEAKER_00pas
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non. Et en fait, j'ai eu ce que j'étais venue chercher. Je savais que ça allait être difficile. Et... Eh bien oui, ça a été difficile. Mais ça a été difficile à la fin. C'est ça qui m'a un peu frustrée. Ça allait être tellement bien au début. Après, je pense que c'est la réalité qui a dit« Oups, j'ai un peu trop lâché sur le rêve. Maintenant, je vais lui faire vivre la réalité.» Non, mais tout était là. Et ça s'est même encore mieux passé que ce que j'imaginais. C'était fou.
SPEAKER_01Si c'était à refaire, c'est quoi que tu changerais du coup sur la dernière section
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ça serait vraiment alimentation pour toi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, et puis je pense que dans mon entraînement, il faut que je fasse un truc pour mes genoux. J'en ai parlé un peu autour de moi parce que c'est une question qui m'a taraudé pendant les 45 km. J'étais là, mais pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qu'est-ce que j'ai fait
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qu'est-ce que je n'ai pas fait
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je mettrais du vélo. Je mettrais plus de cross training et peut-être courir moins et faire plus de vélo. Du coup, pour renforcer les quadris et mettre moins d'impact peut-être pendant l'entraînement. Donc ça, c'est le premier truc. Deuxième truc, je travaillerais les descentes parce que déjà, moi, Moi, je ne suis pas bonne en descente. Je suis assez lente. Et du coup, je suis sur la retenue. Et je pense que c'est ça aussi qui tire sur les genoux. Donc, plus travailler les descentes. Faire vraiment du travail plus focus sur les descentes. Et puis, me poser plus au début. Manger peut-être, partir peut-être beaucoup plus consciemment. Me retenir un petit peu plus sur les premiers kilomètres. C'est vrai qu'ils disent souvent que tout commence dans la deuxième partie de course. Donc, à partir de Courmayeur. Moi, je dirais même à partir du col ferré. Voilà. Donc, ce seraient les trois trucs.
SPEAKER_01Écoute, la prochaine fois que tu viens à Aix, on va se faire quelques descentes bien techniques à la Sainte-Victoire. Et cette fois-ci, j'essaierai de ne pas être malade et de ne pas cracher mes poumons pour que tu puisses vraiment t'entraîner. Merci. Merci, coach. La suite, du coup, est-ce que tu as déjà un nouvel objectif
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, je suis encore en train de processer le truc. Mais pour être honnête avec toi, je suis passée par la phase le trade, ce n'est pas pour moi, c'est fini. Je me En revanche, sur l'UTMB, je veux bien le faire. Est-ce que j'essaie de le refaire l'année prochaine
UNKNOWN?
SPEAKER_00Après, il faudrait rentrer dans la loterie, voir si je suis prise, etc. Je ne sais pas, j'aimerais bien le refaire mieux. Sinon, ceux qui ont fait l'UTMB disent« Après, c'est la Diag». La Diag, c'est autre chose. Il fait chaud, c'est sans bâton, c'est loin. Je ne sais pas. Non, je n'ai encore pas d'objectif. Je préfère digérer un peu ça. et puis aussi je pense que pour être honnête je pense que je suis allée trop vite tu vois de passer d'un 60k il y a 2 ans à 170k en 2 ans bon oui je l'ai fini mais je suis pas sûre que j'étais vraiment au niveau donc peut-être faire plus des 100k j'ai bien aimé la distance des 100k donc peut-être faire plus de 100k
SPEAKER_01voilà
SPEAKER_00ok
SPEAKER_01Génial. Est-ce qu'il y aurait peut-être, toi, un dernier message que tu voudrais faire passer
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu vois, c'est les ceux qui nous écoutent qui n'osent pas trop se lancer. Alors, ça pourrait être sur un UTMB ou sur un autre type de défi qui leur fait un peu peur, justement. Qu'est-ce que toi, tu aimerais leur dire maintenant que tu as réalisé
SPEAKER_00ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Eh bien, alors le premier point, c'est si vos rêves ne vous font pas peur, c'est qu'ils ne sont pas suffisamment grands. Donc, en fait, se mettre un gros objectif, oui, ça peut faire peur, mais en même temps, une fois qu'on s'est mis cet objectif et qu'on l'a vraiment intériorisé, tout s'aligne en fait et donc un se mettre des objectifs qui font peur parce qu'aussi ça fait évoluer dans la vie et ça peut être un objectif sportif ça peut être un objectif je parle de ça dans Aorita je sais pas de changer de pays de se lancer dans une nouvelle activité etc donc se mettre un objectif bon pas forcément qui fait peur mais genre qui nous impressionne ou on admire les gens qui le font et on dit est-ce que je serais capable etc donc oser c'est ça oser se fixer des objectifs qui peuvent paraître fous pour nous et le deuxième point c'est ce dont on parlait avoir la discipline avoir un petit plan et en fait le petit plan c'est faire un petit peu tous les jours moi j'ai jamais couru dans les derniers 12 mois j'ai jamais couru 100 km j'ai toujours couru enfin mon maximum je pense que ça a été une course de 78 peut-être ou 80 donc j'ai même pas fait la moitié de l'UTMB avant donc en fait c'est vraiment des petits objectifs c'est un petit peu tous les jours et c'est ça c'est de la discipline mais une fois qu'on a un vrai objectif qui a un vrai purpose qu'on sent au fond de nous c'est faire un petit peu tous les jours pour y arriver moi il y a un an l'UTMB je le voyais je te disais au début j'en pleurais parce que je me disais c'est dur mais comment je vais y arriver au final quand t'as ton plan et quand tu dis dans un mois je vais faire une course de 35 km et puis après j'en ferai une de 42 et puis là je vais faire des sorties un petit peu plus longues et ben t'arrives et moi je te dis 2-3 semaines avant l'UTMB j'étais super sereine parce que je me disais tu sais en anglais ils disent I do what I got to do donc j'ai fait ce qu'il fallait que je fasse j'ai suivi mon plan tous les jours j'ai fait mon petit check check check et puis voilà voilà c'est ce que je dirais Tout est possible. En
SPEAKER_01fait,
SPEAKER_00c'est ça mon message. Je pense que tout est possible. Et c'était un peu le message que je voulais faire. Je me dis, oui, je suis une femme, je ne suis pas la plus jeune, je ne suis pas la plus fine, je ne suis pas la plus sportive, je ne suis pas la plus... Enfin, rien. Mais si... On s'en donne les moyens. Je pense qu'on peut vraiment arriver à faire des trucs fous. Et les gens, ils me disent souvent, mais t'es trop forte. Mais non, je ne suis pas trop forte. Je me suis accompagnée de gens qui m'ont aidée. Les trois assistants, Anne-Charlotte, Anthony et mon père, je suis tellement reconnaissante auprès d'eux. Ils ont été là tout le temps. En fait, c'est se donner les moyens, s'entourer, se conseiller et vivre ses rêves. Ça a été un peu long, mais c'est ça.
SPEAKER_01Finalement, est-ce que ce n'est pas le message que tu retrouves sur Aorita avec tous les invités que tu reçois
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ce n'est pas ça qui ressort un peu régulièrement
UNKNOWN?
SPEAKER_01De croire en ses rêves, d'oser se lancer
UNKNOWN?
SPEAKER_00Complètement. Oser, c'est ça, c'est oser. Et ils disent tous ça. Parce que je fais une petite pub pour Aorita, mais bon, Aorita en mexicain, ça veut dire, c'est quand on a quelque chose en tête et on dit oui, je vais le faire un jour, un jour, un jour et on ne le fait jamais. Donc moi, j'interview des gens qui l'ont fait, qui se sont lancés. Et en gros, quand je leur dis ça a été quoi ton Aorita moment, quand est-ce que tu t'es dit je vais me lancer, et ben c'est parce qu'ils avaient super peur et puis un jour ils disaient allez hop j'y vais en général d'ailleurs c'est pas un jour ils disent allez hop j'y vais ils font un petit peu un petit peu et puis ils disent en fait il n'y a pas eu de ahorita moment ça a été une succession de petites actions tu vois c'est comme toi quand t'as quitté ton job quand t'as lancé ton podcast à fond ou quand tu te lances dans tes aventures folles et ben c'est un petit peu tous les jours
SPEAKER_01voilà t'as du teasing à nous faire sur un prochain invité complètement ahorita sur le sur
SPEAKER_00ton podcast
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, non. Ou est-ce que tu
SPEAKER_01l'as mis en... D'ailleurs, je ne sais pas, est-ce que tu l'as mis en pause
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, non, j'ai continué, mais là, du coup, ça a été un peu focus UTMB pour expliquer ce que c'était, pour faire mon feedback, etc. Là, si je vais en sortir une, d'ailleurs en français, je pense dans une ou deux semaines. Donc, elle parle, elle est coach et pareil, changement de vie, etc. Mais elle est coach spécialisée sur justement l'équilibre vie pro vie perso et l'interview avec elle elle est super agréable parce qu'en fait elle dit we can have it all mais de façon pas à l'américaine ouais on peut tout faire c'est une façon douce de trouver l'équilibre et l'harmonie dans sa vie et voilà génial non j'en trouverai d'autres après mais là c'est vrai qu'avec l'UTMB le mois d'août j'ai un peu mis le podcast entre parenthèses de j'ai parlé
SPEAKER_01de l'UTMB voilà ok et bah écoute merci Alix c'était génial ce débrief sur ton UTMB savoir un peu comment ça s'était passé franchement encore bravo parce que c'était quand même un sacré gros morceau et je trouve ça super inspirant de t'entendre dire que t'as commencé le trade il y a finalement pas si longtemps que ça que c'était un objectif qui clairement te faisait peur mais t'y es allé t'as mis ce qu'il fallait en place et au final même si le résultat en termes de performance, de classement et pas exactement ce que tu étais allé chercher. Moi, j'ai quand même entendu qu'il y a eu des super enseignements et que l'expérience a été quand
SPEAKER_00même assez folle. Juste une petite clarification. En fait, c'était complètement le résultat que j'étais allé chercher. Le seul truc, c'est que, juste pour info, dans le classement, avant le départ UTMB, j'étais 77e féminine dans le classement. Donc moi, je m'attendais à arriver 77e en gros. Et je m'étais mis comme objectif 30e. trois heures et en fait mais c'est ça le problème c'est que quand j'ai su que j'étais douzième et que la projection de temps selon live trade c'est que je pouvais le faire en 28 heures en fait ça m'a déboussolé ça m'a sorti de mon objectif mais faire une paire faire 32 heures sur l'UTMB franchement c'est pour un premier moi je suis très contente je m'en suis rendu compte une semaine après mais c'était j'ai fait carrément mieux que ce que j'étais allée chercher au final mais ça je te le dis aujourd'hui il y a une semaine je t'aurais
SPEAKER_01dit j'aurais pu faire mieux bref comme quoi bah écoute en tout cas c'était vraiment passionnant de t'entendre nous dévoiler un petit peu l'envers du décor bonne convalescence puisque bah moi je l'ai vu t'as encore le doigt tout frappé ah oui j'ai un petit doigt cassé mais ça va c'est juste un petit doigt donc bon et puis bah écoute on reste en contact je mettrai tous les liens pour Aorita en description de l'épisode et je te dis peut-être à bientôt pour un débrief d'une nouvelle aventure complètement
SPEAKER_00folle. Merci Loïc et longue vie aux frappés et hâte d'entendre plus sur tes prochains invités et ta préparation à tes défis fous de Iron Man.
UNKNOWNMerci Alix.
SPEAKER_01Merci d'avoir écouté cette conversation avec Alix dans son intégralité. J'espère que son récit de l'UTMB vous aura incité à prendre le départ de vos propres défis. Peut-être d'ailleurs qu'il s'agira de l'UTMB l'an prochain. Quoi qu'il en soit, cet épisode, comme tous les autres, vous est proposé intégralement, gratuitement. Tout ce que je vous demande en retour, c'est de m'aider à donner de la visibilité à mes invités complètement incroyables en notant le podcast 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute, en ajoutant un commentaire et en le partageant autour de vous. Si vous voulez m'envoyer des feedbacks, vous pouvez le faire comme d'habitude sur le compte Instagram du podcast les frappés pour un podcast ou bien par email à hello arrobas les frappés.com je vous dis à la semaine prochaine avec un invité qui nous vient de l'univers du trail qui connait très bien l'ultra également et qui a réalisé la plus longue course d'orientation au monde à bientôt les frappés