Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Récit d'un combat contre soi-même aux championnats du monde d'IronMan à Hawaï avec Yannick Matejicek
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Yannick est triathlète et a récemment participé aux championnats du monde d'IronMan à Hawaï 🌺
Il nous parlait de sa préparation pour cette échéance exceptionnelle sur un précédent épisode, diffusé en août 2022.
Cette fois-ci, il nous raconte sa course et comment il est venu à bout de ces 3,8km de natation 🏊♂️ 180km de vélo 🚴♂️ et 42,2km de course à pied 🏃♂️
C'est juste génial d'avoir son récit de ce défi monstrueux seulement quelques semaines après qu'il ait franchi la ligne d'arrivée, sachant que Yannick se classe 4e de son groupe d'âge, 6e amateur toutes catégories d'âge, et 44e mondial au classement général qui comprend aussi les pro 🤩
Une sacrée performance 🏆 !
Ce que je retiens : ne pas se laisser affecter par les imprévus et son environnement.
L'essentiel c'est de se concentrer sur son propre engagement, sur sa détermination. C'est ce qu'a fait Yannick, et c'est ce qui lui permet sans doute aujourd'hui de parler avec émotion, fierté et humilité de cette magnifique épreuve dont il est venu à bout à la force de son mental.
L'aventure ne s'arrête pas là puisque Yannick retourne à Hawaï en 2023, cette fois-ci en tant que Pro 😎
🔎 Pour tout savoir sur les Championnats du Monde IronMan qui se déroulent à Hawaï, c'est par ici.
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #82 - Yannick Matejicek - Triathlète, Championnats du Monde IronMan à Hawaï - Le pouvoir de la discipline
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j'ai pas de regrets forcément la cerise aurait été que choix on va pas se cacher quand on a l'ambition c'est d'être champion du monde amateur je j'aurais voulu tu vois forcément faire ça mais après j'ai comme dit j'ai pas de regrets parce que j'ai tout donné
SPEAKER_01Bienvenue sur Les Frappés, le podcast qui vous fait découvrir chaque semaine un parcours authentique et inspirant. Je suis Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui coach et cofondateur de Papyrus, la solution qui permet aux entreprises d'engager et de développer leurs talents. Pour en savoir plus, c'est sur papyrus.app. Ma mission avec le podcast, c'est de vous aider à prendre conscience que l'impossible est possible, de vous autoriser à rêver, de passer à l'action et de vous donner les moyens de repousser vos limites. Pour celles et ceux qui suivent le podcast régulièrement, vous l'aurez remarqué, c'est le deuxième épisode de la semaine. Cet épisode, c'est un peu un bonus que j'ai voulu vous offrir avec un invité que j'ai déjà reçu sur le podcast en août dernier. Cet invité, c'est Yannick Matejisek de l'épisode 82. Yannick est triathlète le jour et policier la nuit. C'est la réalité de beaucoup d'amateurs qui sont aux portes du sport professionnel. Et en octobre dernier, il participait au championnat du monde Ironman à Hawaï. Cet épisode bonus, c'était donc l'occasion d'échanger avec lui sur sa course et j'ai souhaité que vous puissiez écouter son témoignage dans la foulée. Et quelle épreuve
UNKNOWN!
SPEAKER_01Yannick a bouclé les 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,2 km de course à pied en 8h45. Il termine 6e amateur, 44e au classement général mondial. Bref, un résultat exceptionnel. Voici ce que je retiens de ce nouvel échange avec lui. On a beau avoir la meilleure préparation possible, on ne maîtrise pas le résultat de ses actions. Yannick nous en parle très bien. Il a failli perdre sa montre à deux reprises pendant la course. Il a dû gérer des ventrilles changeant à Hawaï. Il a eu des gros coups de mou. Bref, un certain nombre d'imprévus sur lesquels il avait finalement assez peu de contrôle. En revanche, ce sur quoi il s'est concentré, c'est son engagement total, sa détermination. Entendre Yannick nous raconter avec émotion qu'il a franchi ses Cette ligne d'arrivée légendaire en ayant tout donné, c'est juste incroyable. Et honnêtement, c'est tout ce que je vous souhaite à vous les auditeurs. Quels que soient vos projets, j'espère que cette conversation vous inspirera et qu'elle vous encouragera à ne pas vous concentrer uniquement sur les résultats. Faites en sorte de donner le meilleur de vous-même. Mieux vaut échouer sans regret que gagner sans effort. Merci Yannick, excellente écoute à vous les frappés. Eh bien, bienvenue Yannick, à
SPEAKER_00nouveau. Merci Loïc pour ton invitation de
SPEAKER_01nouveau. Très très content de te recevoir pour qu'on fasse le débrief d'une énorme épreuve dont on avait parlé au moment de ton premier épisode qui était sorti le 16 août, qui était l'épisode 82, s'il y en a qui veulent aller voir. Yannick, d'ailleurs on dit Matéjisek, Matéjisek. Oui, c'est ça, Matéjisek. Matéjisek, Yannick Matéjisek, c'est vrai qu'habituellement je n'utilise pas trop le nom de famille. mille mes invités, mais allez regarder Mathieu, Yannick on va y arriver épisode 82 sorti en août triathlète et au moment où on l'avait enregistré tu t'as prêté, tu étais en fin de préparation pour une dinguerie absolue, les championnats du monde Ironman à Hawaï qui ont eu lieu tout début octobre si je me souviens bien,
SPEAKER_00c'est ça
SPEAKER_01exactement et du coup tu vas nous en dire un petit peu plus puisque c'est principalement de ça dont on va parler. Je ne vais pas reprendre tout ce qu'on s'était dit sur l'épisode d'avant. Franchement, allez l'écouter. C'était super intéressant. On avait super bien échangé. Une heure et demie, ça avait duré. En revanche, ce dont je me rappelle, c'est que tu avais évoqué plusieurs contraintes sur ta fin de préparation. La première, c'était la contrainte météo. Si je me souviens bien, à Hawaï, en octobre, il fait encore super chaud et surtout méga humide. Toi, tu t'entraînes dans le sud de la France, donc il fait chaud, mais pas forcément humide. Peut-être qu'on peut... On peut commencer par ça. Comment est-ce que tu as géré la fin de ta prépa spécifiquement sur ce
SPEAKER_00point
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, du coup, c'est vrai que d'être dans le sud de la France, c'était un tout petit avantage dû à la chaleur, comme on disait. On a eu des moments où il a même fait 40-45 degrés. Je me souviens, une session de 5 heures de vélo sous 45 degrés, c'était un truc de fou, je me souviens. Il y a des moments où je revenais avec des barres à la tête parce que je portais 5-6 heures, tu sais, faire du vélo, puis j'enchaînais à pied. Je rentrais, j'étais vraiment… On va dire fatigué, tu vois. Mais comme tu dis, c'est un show sec, si tu veux. Et pour préparer, en fait, cette humidité, l'idéal, forcément, c'est d'aller un peu dans des hot rooms. Je ne sais pas trop comment ils appellent, mais il y a des trucs qui sont prévus dans les crêpes et compagnie. Quand on a accès à tout ça, ça, c'est le top. Mais nous, ce qu'on a calé, alors tu as allé, on va dire… pas les anciennes méthodes, mais tu as ceux qui vont faire du home trainer par exemple dans la salle de bain. Tu vois où derrière, il y a eu certaines méthodes comme ça avec des pros qui l'ont fait où tu t'enfermes, tu ne t'aères pas et là, tu vas transpirer tout seul et ça va monter tout seul avec de la bonne humidité. Et moi, en fait, ce que je faisais, c'est qu'à la fin de mes grosses séances, en fait, moi, je me mettais dans un bain chaud à 38-40 degrés. Carrément, donc du coup, j'ai resté au début, il fallait monter un... un peu en temps tu commences 20 minutes et puis après derrière tu en fais 25, 30 jusqu'à 40 et moi j'étais même monté jusqu'à 45, 50 minutes carrément dans le bain chaud alors que déjà quand il fait chaud à l'extérieur et que ton corps il est chaud, c'est pas très agréable si tu veux tu passes pas un bon moment, tu te dis pas je passe un super moment dans mon bain donc là non c'est pas trop trop le cas tu vois, je me mettais une bouteille d'eau à côté, un petit coca aussi frais et voilà je buvais et puis après tu restes ça te chauffe et même si tu veux quand tu sors et que tu prends ta douche et que tu transpires encore mais genre vraiment encore tu vois t'es encore en sudation limite en fait il faudra que tu sortes nu vraiment tu t'attends un petit moment et tout que ça passe et après derrière 15 minutes après là c'est bon tu peux bien te sécher correctement et tout on va dire que ça a pas trop mal marché si tu veux on peut toujours plus optimiser évidemment les choses mais en tout cas moi j'ai ressenti que ça avait pas trop mal marché tu vois
SPEAKER_01Ok. Je me rappelle, on avait parlé de ce point, tu vois, je t'avais dit que je t'enverrais, bon, je ne l'avais pas fait, my bad, mais que je t'enverrais, je ne sais pas si tu te souviens de ça, mais on avait un humidificateur pour la chambre de ma fille. Je t'avais dit que je te l'enverrais pour que tu puisses t'en servir dans ta salle de bain, mais bon, c'était peut-être un peu trop archaïque comme
SPEAKER_00méthode. Non, non, mais franchement, les méthodes, parfois, même les anciennes, ça marche bien. Après, derrière, c'est toute question de contraintes aussi de la salle de bain si elle n'est pas assez grande, tout ce genre de choses parce que le home trainer, maintenant, il il faut que tu aies des branchements, etc. Et là, on avait mis en place ce protocole avec mon coach. Et franchement, en tout cas, quand j'ai été sur place, ça n'a pas trop mal marché. Je n'ai pas plus que les autres souffert de la chaleur,
SPEAKER_01si tu veux. Oui, oui. OK. OK, OK. Bon, voilà. Comme ça, on aura bouclé la boucle sur ce point de la préparation à l'humidité. Hyper intéressant. Ce que je te propose, c'est que tu nous fasses un petit peu le compte rendu de comment ça s'est passé alors avant qu'on parle de la course parce que ça fait partie aussi de la course il y a eu une énorme phase je pense de logistique si je me souviens bien de tes stories t'as eu des galères avec le vélo qui arrivait cassé donc comment est-ce que ça s'est fait t'es parti combien de temps à l'avance comment t'as abordé cette phase de précourse
SPEAKER_00alors j'ai fait le minimum syndical en gros c'est une semaine à l'avance c'est le minimum quand tu changes d'un gros fuseau horaire plus justement des conditions vraiment particulière, c'est vraiment le minimum. L'idéal, tout le monde le dit, les pros qui sont en WTCS ou autres, ou même certains pros qui étaient là-bas déjà sur place ces deux semaines, ça c'est vraiment, je te parle de l'idéal. Après, voilà, c'est toutes les questions de vacances, de congés, d'argent aussi, etc. Parce que ça coûte assez cher. Donc, on est allé une semaine à l'avance. Et forcément, c'est plusieurs correspondances avec différentes prises d'avions, etc. Et là, j'avoue que c'est le moment où tu flippes, tu n'es jamais tranquille déjà quand tu ne récupères pas ton vélo encore, tu vois. Donc déjà, tu penses plus à ça que tes habits ou autre, tu penses plus à
SPEAKER_02ton
SPEAKER_00vélo. Et donc là, tu vois, tout se passe bien au niveau vélo, valise, c'est à peu près nickel. Je regarde ma valise, je ne vois pas trop de trucs défoncés, tu vois. J'ai juste vu qu'ils avaient, si tu veux, quand tu passes aux États-Unis, ils te coupent, ils m'avaient coupé mon cadenas carrément, ils avaient ouvert ma valise à vélo et ils avaient carrément fouillé dedans, quoi. si tu veux et j'avoue que ça t'avais
SPEAKER_01une valise rigide coque rigide
SPEAKER_00non elle était plus semi rigide je vais pas leur faire de la pub mais bon elle est assez connue cette marque mais c'était une semi rigide beaucoup de triathlètes l'utilisent parce qu'en fait t'as pas besoin d'enlever si tu veux tes prolongateurs devant d'accord et j'ai pris ça qui m'allait très bien mais si tu veux j'ai fait exprès de grave la renforcer j'avais même mis en place un système que j'avais fait en story moi j'avais pas refait les explications bon après si ça intéresse le quiz et les gens n'hésitent pas à me contacter mais les tubes de PVC si tu veux que j'avais calculé qui partaient de l'arrière de ma valise qui passaient derrière les haubans devant le dérailleur arrière et jusqu'à jusqu'à mon pédalier et pareil pour le devant pour protéger si tu veux les prolongateurs pour pas qu'il y ait de pression sur les prolongateurs et que ça fasse d'abord sur le PVC avant tu vois donc j'avais fait des trucs comme ça mais en fait vu qu'ils ouvraient les valises si tu veux et forcément j'avais mis du papier bulle et compote et papier mousse et ils ouvraient les valises et en fait ils te dérangeaient tout ils s'en foutent complet pour être poli et derrière forcément tous les trucs que j'avais mis en place en fait ils tenaient plus c'était plus là où il fallait que ça soit et donc je reçois mon vélo donc je le défais le soir même et là je vois que mon dérailleur arrière il est pété et là derrière tu fais putain c'est pas possible il faut que ça m'arrive à moi donc le dérailleur lui-même pas la patte de dérailleur la patte de dérailleur serait trop facile là c'est vraiment le dérailleur où il fallait tout changer le truc il n'y a pas rien qui marchait donc forcément heureusement ce n'était pas le week-end le lendemain j'ai de la chance que mes parents soient là moi j'allais m'entraîner pour nager avec les potes avec qui je suis venu et mes parents ont fait la queue en fait le seul magasin de vélo qui est recommandé là-bas sur l'île, il s'appelle Bikeworks et il y avait 10 toits donc il ouvrait à 9h et déjà je leur ai dit, on nous a conseillé d'y aller un minimum à l'avance environ 15-20 minutes à l'avance et il y avait déjà 15 personnes devant pour te situer donc bref, ils ont fait ils ont super bien fait le taf, je leur remercie de fou parce qu'au moins d'ailleurs ça me permet de penser à un peu à autre chose et peut-être te dire que ça, ça va être fait et toi, tu continues ce que tu as à faire, tu vois. Et donc, il l'emmène, donc forcément et là, dans ma malchance, j'ai eu un peu de chance, c'est qu'il a resté en stock un derrière présent, sinon il devait avoir la commande jusqu'à un jour avant la course. Donc, j'aurais reçu sinon mon dérailleur un jour avant la course. Heureusement, il y avait en stock. Et après, voilà, ils allaient faire le montage et compagnie. Et sauf que par contre, forcément, les prix, c'était 1 000$. Donc là, en gros, ils se gavent dessus. Et quand évidemment, la queue de tous les gens, tu as beaucoup de personnes qui se retrouvent avec des choses pétées, des choses pires que moi-même. Donc, voilà, c'est la petite galère. Donc, on leur a laissé, je crois, genre un jour ou deux, le temps quand même qu'ils fassent le taf. Donc après… Entre temps, j'ai nagé, j'ai couru. Et même, j'avais mon pote qui fait à peu près la même taille. Sur une petite micro-sortie de une heure, il m'avait prêté son vélo. Je n'avais pas déréglé ses cotes. J'ai pris le bike, je me suis mis dessus. J'ai fait tourner les jambes pendant une heure le lendemain. Et après, derrière, on va dire que j'ai pu gérer correctement. Je l'ai récupéré le vélo. Donc là, c'était nickel. Bon, voilà, ça a fait mal un peu aux fesses la facture, tu vois, mais bon. Derrière, après, j'ai fait forcément la demande de remboursement auprès de la France et ça a été fait. Donc ça, c'est ce genre de truc, il ne faut pas hésiter, ça met du temps, c'est un peu relou parce qu'ils demandent des factures, ils demandent forcément tes numéros de vol, tes numéros de réservation, des photos et compagnie, mais ça, il faut le faire parce que derrière, de toute façon, ils remboursent à peu près. Ils ont remboursé, je crois, de mémoire 800 cent quatre-vingt-dix dollars, un truc comme ça, donc de ma poche, ça sortait, voilà, le cent dix dollars, quoi. Donc, au final, ça va, ça va, ça s'est pas trop mal fait. Et après, bon, pour la petite histoire du retour, ben, le retour, pas de dérailleur pété ou quoi au caisse, mais le cadre rayé, mais genre bien correctement. Et là, c'est toujours en cours, tu vois, là, c'était mon père qui avait fait le, qui avait ouvert ce cas-là, et j'attends de voir où ça en est, là, tu on est toujours au mois de décembre et là j'ai pas de retour, faut que je le relance d'ailleurs faut pas lâcher en fait faut pas lâcher au bout d'un moment à partir du moment où t'as les factures et t'as les photos etc c'est normal qu'ils doivent payer au bout d'un moment, les mecs te balancent les valises ou ils te les ouvrent, ils font n'importe quoi c'est vrai que niveau voyage pur comme ça c'était pas un super souvenir
SPEAKER_01disons que oui quand il va pour une échéance sportive comme ça avec les enjeux etc qui vont avec je pense que c'est pas forcément super agréable de voir que t'as une charge mentale supplémentaire sur ton derrière pété ou le vélo un peu abîmé donc ouais pas cool mais bon on croise les doigts pour qu'avec
SPEAKER_00l'arrière ça se passe aussi bien après derrière tu gères tu fais au mieux après derrière de toute façon j'ai été énervé sur le coup mais ce qu'il faut se dire avec le recul de toute façon le fait il est là au bout d'un moment il faut gérer il faut gérer Tu prends des décisions et après, ça n'a rien de plus de te mettre, comme tu dis, de charge trop. Tu en as forcément, mais il ne faut pas en mettre de trop pour ne pas te fatiguer et t'enlever de l'énergie inutile.
SPEAKER_01Comment tu as géré la partie alimentation
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que je pense que ça doit être aussi assez différent. Les produits auxquels tu as accès à Hawaii, ça s'est passé comment pour
SPEAKER_00toi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors moi, je suis resté sur ce que j'ai j'avais travaillé ce qui était prévu c'est donc à la sortie de l'eau sur toute la partie vélo je prenais 90 g de glucides par heure et après derrière sur la partie marathon je montais à 120 g et je l'avais travaillé et j'arrivais à ingérer donc pas tous y arrivent il y en a qui ont des troubles gastriques etc et en plus avec la chaleur l'imperméabilité de l'estomac et compagnie ça change un peu toutes les donnes donc j'ai pas trop mal géré dessus moi la seule erreur que j'ai faite, et je pense que je le ferais différemment si je retourne là-bas, c'est que j'ai beaucoup trop bu à trop tous les ravitaux, tu vois, si tu veux. Donc, niveau lucide, j'étais bien, mais en fait, sur les 5-7 derniers kilomètres, en fait, j'ai eu un point de côté où, en tout cas, il était là, et il était à deux doigts d'être présent, j'ai dû me tenir la trifonction et me la tirer pendant 7 bornes, parce qu'en fait, j'avais le ventre gonflé. Parce qu'en fait, au bout d'un moment, dans l'effort, si tu veux le corps il n'arrive plus à tout gérer et à digérer à t'envoyer des sucres à récupérer l'eau pareil à tout faire tout ce qui se passe dans ton corps et là je pense que j'avais peur un peu de me déshydrater suite à la chaleur et à l'humidité parce qu'on transfère beaucoup et en fait je pense que je buvais beaucoup trop tout le temps et à la fin en fait j'avais le ventre vraiment gonflé et ça m'a fait vraiment un point de côté et j'ai vraiment eu de la galère à terminer c'est vraiment con et je pense que là sur ce coup tu vois je boirais moins moins quantité plus étalée ma petite erreur le petit tip il faut faire attention il faut boire ça c'est clair régulièrement j'ai pris des flasques tu vois de 250 ml mais en fait au final je pense de boire par exemple 2 fois 250 entre 2 deux Ravito c'est suffisant plutôt que d'en boire une entre chaque Ravito parce que derrière d'ailleurs tu vois j'ai même vu des mecs qui buvaient beaucoup moins que moi et en fait au final au final j'ai voulu trop tamponner et je pense que je l'ai payé sur la fin sur ce genre de truc mais bon voilà on apprend c'est comme ça
SPEAKER_01c'est clair attends ne nous en dis pas trop sur la course on va y arriver mais avant ça peut-être en fait ma question c'était plus pour l'alimentation c'est à dire quand t'es arrivé sur place pour tes repas hors course tu vois est-ce que là ça a été un sujet ou pas du tout tu trouves absolument tout ce que t'avais en tête comme
SPEAKER_00aliment c'est vrai tu trouves pas mal donc on avait pris quand même des petites choses au cas où vraiment au cas où tu vois on avait pris un paquet de pâtes des sachets lyophilisés au cas où ce genre de choses on avait mis en soute tu vois mais en fait au final on a même pas eu besoin de les utiliser parce que voilà on a trouvé du fromage blanc ce qu'on prend le matin des bananes tu vois, pommes et compagnie, les pâtes, là-bas, il y en a, etc. Bon, ça coûte plus cher, ça, c'est clair et net. Mais bon, après, voilà, c'est comme ça. Pour manger, tu veux manger européen, ben voilà, tu dois faire importer, donc forcément, tu payes. Donc, mais après, on s'en est quand même bien sortis. Moi, je n'ai pas ressenti, tu vois, de... J'ai mangé, en fait, ce que je devais manger et ce qu'on avait envie de manger là-dessus, donc pas de souci pour ça. Il y a peut-être juste la viande où là, par contre, c'était un peu plus compliqué. Et là, on tablait plus sur du
SPEAKER_01jambon. D'accord. Super. Comment ça s'est passé tes premiers entraînements de chacune des disciplines
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu es à Hawaii, tu es la mecque du triathlon. Au moment où tu te retrouves devant le plan d'eau, par exemple, pour la première fois, est-ce qu'il y a eu quelque chose qui s'est
SPEAKER_00passé
UNKNOWN?
SPEAKER_00Déjà, franchement, rien que l'eau au niveau du, comment dire, du paysage niveau voilà beauté et tout ce qui se passe même sous l'eau mais tu hallucines en fait c'est simple la première la première natation tu passes ton temps en plus à regarder et à faire oh oh oh punaise regarde t'as vu ça tu vois ce genre de choses plutôt que de nager tu vois vraiment vraiment véridique et tu hallucines vraiment parce que voilà tu vois des tortues tu vois différents poissons mais t'es dans le monde des nemo tu vois c'est différents poissons de plein de couleurs des raiments on a pu en voir aussi j'ai pas eu la chance certains camarades l'ont vu mais de voir des dauphins donc ça c'est vraiment un coup de chance tu vois ça c'est vraiment un gros coup de chance pour les dauphins mais voilà c'est vraiment un truc au niveau des coraux au niveau voilà des poissons c'est hallucinant franchement c'est magnifique et puis tu peux voir en plus sous l'eau jusqu'à je sais pas combien de mètres sous l'eau c'est l'eau et hyper clair tu vois t'as pas de tu vois t'as pas de pollution tu vois à ce niveau là et là dessus ils font vachement gaffe aussi sur ça forcément de pas polluer l'eau par exemple ils t'interdisent normalement si les gens ont bien respecté de mettre de la crème solaire en allant dans l'eau tu vois parce que ça la pollue sauf si tu prends la crème solaire moins agressive sur certains trucs tu vois et non non franchement c'était magnifique sur ça Sur la partie vélo, forcément, la Queen Quay, c'est une sorte d'autoroute. Tu roules, tu as des beaux paysages sur les côtés quand tu es le long de la côte. Après, l'autoroute, il n'y a rien d'exceptionnel. C'est une grande ligne droite, c'est
SPEAKER_01ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu vas au bout, tu fais demi-tour et tu repars.
SPEAKER_00Exactement. En gros, il n'y a rien d'exceptionnel. En plus, quand tu es hors compétition, forcément, tu as les gros voitures américaine, là tu te dis juste regarde ce putain de 4x4, regarde machin tu es bien dans le monde américain, tu le vois sur les trucs sur les voitures et après sur la partie course à pied on a couru le long aussi ça permet aussi de voir, c'est des petites routes le long de la côte etc tu étais vraiment immergé dans on va dire un peu dans la Polynésie parce que c'est ça les habitants d'Hawaï c'est ça c'est des Polynésiens à la base et franchement c'est vraiment des paysans ça fait vraiment des super souvenirs et voilà de l'avoir fait je suis hyper content
SPEAKER_01ah tu m'étonnes j'ai hâte que tu m'envoies les photos que je vais pouvoir utiliser pour l'épisode ouais ouais ouais carrément ok et est-ce que tu peux nous décrire un peu l'ambiance c'est-à-dire que les paysages bon je pense que n'importe qui qui a déjà vu une photo d'Hawaï peut s'imaginer que c'est juste magnifique moi j'ai grandi en Nouvelle-Calédonie donc j'ai l'impression que c'est un peu pareil tu vois sable blanc les palmiers au cristalline mais côté ambiance du fait de cet événement ça ressemble à quoi quand t'arrives là-bas
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ben déjà sincèrement tu sais que là tu vis triathlon vraiment même rien qu'une semaine avant pendant toute la semaine tu vis sport déjà tu sors tu vois des sportifs tu vois des cyclistes tu vois des mecs qui nagent c'est un truc de fou et Et en fait, vers le départ, et encore, franchement, ce n'est pas un point de départ seul. Tu es vraiment sur plusieurs kilomètres. Tu as des tentes de partout. Tu as des pendroles de partout, de toutes les marques, des personnes qui viennent un peu installer leur stand et tout. C'est un truc de fou. Et là-bas aussi, tu croises forcément… Là, tu vas voir sur une course juste au départ, tu vas peut-être voir Blumenfeld, Frodeno et compagnie. Là-bas… tu croises toutes les personnes connues et même de l'époque qui sont à la retraite encore maintenant qui viennent sur cet événement. À un moment, tu peux aller boire un café ou manger quelque chose et tu vas être à la table à côté de grands noms. Tu vis très long, tu es à côté de tes idoles. Franchement, c'est top. Même la ville Donc, les habitants de là-bas aussi, ils le savent que c'est un événement exceptionnel. Et ils ont l'habitude, ça fait depuis X années. Donc, même eux aussi, ils sont dans cette ambiance-là. Et après, en plus, ils rajoutent des choses qui rendent encore ça plus exceptionnel. Si tu veux, tu as un peu des pots d'arrivée où derrière, ils font des spectacles. Pareil pour la fin après Hawaï, après la course. Ensuite aussi, ce qu'ils appellent… défilé des nations donc là pareil tu te mets derrière ton drapeau et derrière t'avances et voilà c'est la fête quoi franchement c'est faut le voir
SPEAKER_01quand même pour le croire c'est un truc de fou donc voilà faites en sorte de gagner votre ticket pour les championnats du monde à Hawaii pour avoir une idée de ce
SPEAKER_00que c'est franchement c'est
SPEAKER_01génial excellent on arrive du coup à la course donc est-ce que tu peux nous rappeler le comment ça se passe le départ je crois qu'il y a eu des petites spécificités cette année sur la natation il y a eu des changements de dernière minute si j'ai bien compris ou pas du tout
SPEAKER_00bah
SPEAKER_01non
SPEAKER_00on est pas toujours là après on part en fait les pros partent ensemble et après derrière nous ce qui a changé juste cette année c'est le c'est le départ des femmes et des hommes c'était sur deux jours différents c'est juste ça qui a changé après derrière tu pars forcément entre groupes d'âge donc ouais Au début, il y a les pros qui partaient. Après, de mémoire, je crois que c'était les 35-39. Après, c'était les 30-34, c'est-à-dire moi. Après, je crois que c'était les 25-29 et compagnie. Bref, ils ont fait un peu leur petit truc au niveau des départs par groupe d'âge. Mais c'est vrai que nous, par exemple, la course, c'était le… Alors, je n'ai pas envie de dire de bêtises, c'était le samedi. Et les femmes, c'était le jeudi. Et ça, c'est vraiment un peu dommage parce qu'ils ont un peu dissocié. Alors après, ça ne change rien à ce qu'on nous appelle Par exemple, moi je dis, on est allé voir le départ, après derrière tu restes un peu, donc forcément pas toute la course, sinon tu te ruines ta course qui va arriver le samedi, forcément à rester debout. Mais voilà, tu vas quand même un peu voir, ça te permet d'être un peu spectateur de la course. Mais c'est vrai que là, ils ont vraiment dissocié hommes et femmes.
SPEAKER_01Ok, ok. Je n'arrive pas à savoir si je trouve ça cool ou pas, parce que d'un côté, je me dis... Je ne sais pas, qu'est-ce que tu en
SPEAKER_00penses
UNKNOWN?
SPEAKER_00Après, d'ailleurs, tu te dis, d'un côté, de toute façon, les résultats sont... Comment dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Tu as un résultat homme, tu as un résultat femme pour le championnat du monde, à défaut du overall normal. Mais c'est vrai qu'après, derrière... Si les femmes, elles partent, par exemple, derrière toi ou devant toi, dès devant toi, tu vas les doubler et ainsi de suite. Parfois, ça peut faire un peu plus de bouchons, un peu plus de personnes à doubler. C'est vrai que ça peut se valoir. Pourquoi pas partir tous ensemble aussi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et après, le fait que ça soit d'un jour à un autre, ce n'est pas non plus une mauvaise chose non plus. Mais ça a été la grosse différence en tout cas. C'est parce qu'en fait aussi, on a un certain… énormément d'athlètes cette année. Et bon, Ironman étant une entreprise privée qui veut se faire quand même un certain nombre de chiffres, ben voilà, forcément, la qualif, ils ont dû ouvrir certainement plus de slots. Et derrière, tu as beaucoup plus de monde qui arrive. Et je pense qu'ils n'étaient pas en capacité, l'organisation, de mettre sur une journée complète. Donc après, voilà. En fait, c'est juste que l'avantage, c'est que ce n'est pas comparable... l'avantage en fait la journée du jeudi n'est pas comparable à celle du samedi parce que tu as toujours des conditions qui vont différer un peu notamment le vent là-bas qui est une condition chaleur et humidité c'est sensiblement pareil mais le vent c'est un truc de fou comment ça peut changer d'une journée à l'autre et même sur plusieurs minutes dans la journée il y a un moment tu vas l'avoir de face sur une même ligne droite de face de côté de dos il est vachement tournant si tu veux donc après les temps ne seront pas comparables entre les hommes et les femmes mais vu qu'il y a des classements de toute façon différés je me dis voilà ça doit se valoir après j'ai pas pu se réfléchir à la question je
SPEAKER_01savais pas du tout qu'ils faisaient ça ou qu'ils avaient fait ça cette année je me demandais ce qu'il y avait derrière comme motivation ok du coup le jour J donc pour toi le samedi ça a commencé à quelle heure le réveil sonne il
SPEAKER_00est je crois que je l'ai mis il devait être je crois 4 heures du mat, parce que 5, 6, 7, c'est ça, 4 heures du matin. Parce que je crois que moi, je partais aux alentours de 7 heures, un truc comme ça. Les pros, je crois qu'ils partaient à 6h40. Alors, je n'ai plus, je t'avoue, les heures en tête exactes. Mais grosso modo, c'est ça, 4 heures du matin. Après, je m'étais recalé exprès. Tu sais, moi, vu que je travaille en décalé, souvent, j'ai plus l'habitude de me coucher à 2 heures du mat et me réveiller 9, 10 heures. Alors que là, j'ai fait exprès aussi. quand je suis allé là-bas, de me caler sur des horaires, on va dire, normales, de vrais sportifs, c'est-à-dire à 21h30, 22 max, on se couchait. Et après, derrière, le matin, on essayait de se lever entre 6 et 7 heures. Comme ça, au moins, derrière, le 4h du matin, il piquait moins, si tu veux. Ça pique dans tous les cas. Mais de toute façon, ce qu'on dit toujours, tu ne vas jamais vraiment bien dormir, pour la plupart des gens, je pense, la veille de cours t'as trop de choses qui te font gamberger donc tu dormiras jamais bien tu vois moi j'ai pas très bien dormi tu penses à plein de choses tu repenses à ta course tu repenses à tes transitions à ton matériel et tout ça et forcément au fait que t'aimerais qu'il n'y ait pas de soucis pendant la course et après derrière par contre le sommeil le plus important ça reste l'avant-veille donc à partir du moment où tu fais une bonne tu fais une bonne nuit l'avant-veille et qu'après la veille de course tu fais une moins bonne nuit ça va pas nuire à ta personne parce que t'es pas là à accumuler de la fatigue sur plusieurs
SPEAKER_01jours
SPEAKER_00donc là dessus il n'y a pas de
SPEAKER_01soucis ok donc réveil à 4h ça pique quand même même si tu t'étais recalé c'était quoi l'intérêt de te réveiller 3h et quelques avant le départ c'était pour
SPEAKER_00t'alimenter ouais c'est ça généralement moi ce que je fais l'idéal c'est de manger 3h avant c'est vraiment l'idéal pour la digestion comme ça au moment où t'arrives t'as quand même bien digéré t'as pu aller aux toilettes et qu'on peut tout le système digestif aussi s'est bien réveillé et comme ça après tu arrives ton corps a commencé aussi à assimiler des choses donc au final tu es paré tu ne te sentiras pas lourd dans ton ventre si tu manges une heure avant ou autre donc c'est des choses qui sont importantes forcément pour la performance
SPEAKER_01donc le réveil sonne, tu t'alimentes j'imagine que tu commences une sorte d'échauffement tu te rapproches de la ligne d'arrivée de la ligne de départ pas encore à l'arrivée il se passe quoi dans ta tête au moment où ça y est tu vois t'es à quelques minutes du départ t'es derrière la ligne et t'attends que c'est toujours un coup de canon qu'ils mettent pour lancer le
SPEAKER_00départ ils le mettent pour les pros après ils mettent un je sais plus si c'est des pistolets ou si c'est un son de style enfin bref mais ouais toujours coup de canon pour les pros au début après ils tirent pas à chaque vague tu vois si tu veux mais bon t'as le fameux coup de canon ça c'est clair et puis après voilà au bord de la ligne tu regardes tes plus mais en tout cas c'est mon cas forcément ils sont pas au plus du repos là ce qu'on est en train de parler quoi t'as toujours un peu l'adrénaline le stress mais c'est bien tu vois c'est bon signe tu sais t'es dans ta course voilà faut t'attends t'attends et après une fois que c'est parti c'est la guerre mais là c'est vraiment plus la guerre que les autres courses vraiment c'est vrai t'as vu une différence ouais ben le truc c'est que déjà t'es t'es nombreux t'es vraiment vraiment nombreux et euh plus que que les autres courses déjà déjà et ensuite après derrière ouais c'est en fait si tu veux la densité vu qu'en fait t'es au championnat du monde la densité est énorme c'est un c'est le niveau en fait il est il est énorme tout le monde a un la plupart des gens ont un très bon niveau tu vois ou un excellent niveau et euh forcément ben tu tu vas nager tu t'auras toujours quelqu'un à côté de toi euh et derrière si tu ralentis tu vas toujours te faire doubler donc justement si derrière t'as un petit coup de mou là tu vas voir du monde passer donc c'est vraiment un truc de fou que t'es constamment toujours avec des gens jusqu'à moi c'est à partir de la fin du vélo ou voilà forcément t'as Tu n'as pas le niveau qui rentre en compte parce qu'on a tous un bon niveau. Mais derrière, c'est là où ceux qui sont les plus forts commencent à se démarquer.
SPEAKER_01ok ça doit être quelque chose de te retrouver tu l'avais en tête ça le fait que tu allais te retrouver enfin c'est peut-être une question un peu stupide mais est-ce que tu avais anticipé justement cette réalité que tu allais te retrouver avec des gens tout le temps autour de toi parce que le niveau est hyper élevé en
SPEAKER_00fait ouais je savais qu'il y allait avoir du monde ça c'est clair que c'était la course de l'année et après derrière de toute façon il faut pas ce que je dis à chaque fois aux gens avec qui j'échange et tout ça sur tout ça peu importe le niveau que t'as et tout ça faut juste pas se dénigrer par rapport aux autres avoir confiance en soi c'est clair qu'il y aura toujours des plus forts que toi et t'en auras toujours des moins bons et c'est pas parce que voilà faut pas regarder les autres faut se regarder soi-même là faut être dans sa bulle et tout ça faut pas dire ah il y a lui lui il est peut-être il est bien bien plus fort et tout machin là si tu commences à faire ça tu perds déjà de l'énergie mentale et tout ça donc voilà il faut il faut Il faut se concentrer sur soi-même. Tu sais qu'il y a du monde. Tu sais qu'il faut faire sa course. À partir du moment où ta course est bien faite, il ne faut pas que tu aies de regrets. Et puis, la place, après, ça restera du bonus. Il faut être content de soi et surtout avoir confiance en ses capacités et en sa préparation aussi et tenter qu'elle s'est à peu près bien
SPEAKER_01passée, tu vois. Oui, oui. OK. Donc, natation, la bataille. Tu as eu peur de perdre tes lunettes ou pas
SPEAKER_00forcément
UNKNOWN?
SPEAKER_00Par deux fois, j'ai failli perdre ma montre. Alors, du coup ça m'a bloqué un peu dans mon rythme tu vois je te parlais de tu te fais doubler j'étais au début dans un bon mood et tout mais en fait ça force des coups si tu veux tu te mets des coups pas volontaires mais en fait tu nages toujours t'as des gens à gauche à droite devant toi derrière toi tu te fais toucher les pieds tu touches les pieds des gens tu touches de bras en bras etc et parfois les mains elles se tapent dessus si tu veux et derrière moi ma montre pourtant que j'avais très bien attachée elle a failli partir elle est retenue par deux trucs tu vois je sais pas comment ça s'appelle tu la fermes et après tu la rentres dans quelque chose et là en fait c'était enlevé et là il restait juste plus que le cran tu vois Et là, il suffisait que je la perde dans l'océan. Là, c'était mort. Donc, je me suis arrêté une première fois. Je me suis mis en brasse. J'ai essayé de la faire en apnée, en même temps de brasser des pieds. Première fois, j'ai dû perdre une minute. Tu vois, le temps de la mettre, je galérais. Je repars et tout. Je me remets dedans, etc. Tu vois, là, ce genre de truc, il ne faut pas aussi se laisser… entre guillemets, se laisser abattre, ou il ne faut pas que ça te sorte de ta course, voilà, tu dis, si tu perds un peu de temps, c'est comme ça, voilà, et après, si ça repassait une deuxième fois, je dis, putain, donc là, pareil, de nouveau, rembrasse, j'avais pas trop mal remonté, je me refais doubler, donc après, j'essaie de le remettre cette fois-ci mieux, correctement, pour plus que ça parte, et après, derrière, j'ai refait, j'ai continué, et malgré, tu vois, ces petites, ces petits soucis, tu vois, j'ai réussi à faire un temps pas dégueu à mon niveau en tout cas j'étais assez content et après du coup ben voilà la partie s'enchaîne avec la partie vélo puis course à
SPEAKER_01pied t'as mis combien de temps du coup pour les
SPEAKER_003,8 ouais c'est 3,8 je crois que j'ai mis si je dis pas de bêtises soit un tout petit peu moins de 58 minutes soit 58 et sans combi c'est là où j'étais content parce que aussi moi il m'est arrivé un petit problème de semaines avant c'est que j'ai chuté connement à vélo je sais pas si t'avais vu sur l'history et tout et j'ai pas pu nager pendant deux semaines donc forcément t'as ça aussi qui rentre en compte j'ai eu des points de souture à deux doigts et plus voilà j'étais vraiment bien marqué j'ai encore des marques tu vois toujours et d'ailleurs tu te dis bon je peux pas nager etc bon tu tables tu prends des décisions pareil tu fais ce que tu peux donc j'ai fait la muscu d'où les vidéos que j'avais sorties la petite muscule avec les plaquettes et tout ça pour essayer de remplacer et du coup tu arrives là-bas tu te dis bon comment ça va se passer et en fait au final en sortant je t'avoue que j'étais content de ma natte parce que déjà sans combi en fait j'ai fait quasi le temps similaire à Vitoria tu vois pour te dire alors que j'étais sans combi et j'ai pas pu nager pendant au moins deux semaines ça m'a fait un petit peu couper alors est-ce que dans mon malheur j'ai pu bien récupérer ou autre j'en sais rien mais au final content. Après, comme dit mon coach, pour des non-nageurs comme moi, le fait de ne pas nager, de toute façon, entre guillemets, je dis bien entre guillemets, t'es nul, t'es nul. Ce n'est pas deux semaines qui vont te défoncer ta prépa. Et au final, voilà, là au moins, je l'ai vu que même sans nager, sans nager depuis deux semaines, tu vois, au final, ça a été quoi. Alors qu'il y en a, et là, tu vois, il ne faut vraiment pas se faire de nos cerveaux et tout ça, c'est vraiment ce genre de choses auxquelles j'appuie pour les gens, il faut essayer de prendre un peu de recul sur tout ça et pas trop brasser noir, prendre toujours un peu de positif
SPEAKER_01et avancer en fait c'est un super point, mais c'est vrai que alors j'ai pas du tout fait de triathlon à ton niveau mais je me souviens des phases où quand je préparais cet Ironman à Zurich les phases où parfois je m'entraînais moins en fait c'est très facile de tomber dans le piège de croire que parce que tu t'es entraîné 10 minutes de moins ou t'as raté un entraînement que c'est la fin du monde tu vois et moi j'avais trouvé ça assez difficile de pas de pas tomber dans cette spirale d'entraînement entraînement entraînement et te laisser affecter en fait mentalement par un truc qui comme tu dis tu vois c'est pas parce que tu nages pas deux semaines après une grosse période de prépa que que tu vas perdre 15% de ton niveau
SPEAKER_00tu vois c'est ça mais c'est c'est normal en fait cette façon de penser elle est normale je pense qu'elle l'est pour tous il y en a ils
SPEAKER_01le partagent plus ou moins
SPEAKER_00mais bah exemple, c'est la même histoire que le poids, tu vois, chez le sportif, le poids, c'est vraiment un sujet, mais vraiment un gros sujet, tu vois, la personne, parfois, elle va prendre un kilo, elle va se mettre des charges mentales dans la tête, c'est un truc de fou, mais après, il faut toujours un peu se raccrocher à un peu des vérités et des faits, tu vois, moi, quand je regarde Blumenfeld, mais Blumenfeld ou Saunders, c'est des mecs qui font des, tu vois, ils font genre 1m75, je dis n'importe quoi, 78, et genre 70, 75 kilos, 75 kilos, tu vois. Limite, même poids, même taille. Je te grossis le truc. Mais voilà, tu n'es pas obligé de faire 1m80 pour 60 kilos. Tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Donc, en fait, il faut que tu sois juste à ton poids idéal qui correspond à toi, ton corps à toi et ta morphologie. Et moi, par exemple, je sais que moi, tu vois, je suis 1m78 et là, je fais 72 kilos. Et derrière, il y en a qui disent, mais tu pourrais être… un peu plus léger et tout le machin et ça c'est le genre de truc qu'on voit et en discutant avec le coach il dit mais en fait ton poids ton poids idéal c'est peut-être ça parce que derrière si derrière tu descends pas plus avec autant de autant d'heures d'entraînement et parce que aussi tu manges il faut manger le nombre de calories que t'as dépensé grosso modo faut pas être en déficit calorique et ben ça veut dire qu'en fait ton corps il en a besoin tout simplement si derrière t'as pas de gras tu sors t'as tous tes abdos t'as tes tes cuisses normales, tout est normal. Tu vas aller le chercher où après
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et puis en plus, le pire, c'est que si tu es en sous-poids et la perte de puissance, elle est énorme. Là, par exemple, tu vas peut-être devoir développer 0,2 watts pour monter un col aussi vite que si tu faisais peut-être 500 grammes de moins, si tenté et que c'est bien. Mais par contre, si tu veux aller chercher ton 69 kilos et que derrière ton corps… il l'accepte pas et qu'il tombe plus dans le mauvais côté. Là, par contre, tu vas perdre 5 minutes pour un kilo au moins et une fatigue de plus et tout ça. Mais il y a des études qui le disent. Je te le vulgarise grosso modo, mais c'est ça qu'il faut aussi comprendre. Il ne faut pas se faire trop de fixettes sur ce genre de choses. Mais c'est dur parce que moi aussi, je m'en fais. Là, c'est facile de le prendre comme ça. Mais c'est pour dire qu'on s'en fait tous. Il faut juste essayer un peu de se cadrer ou ou forcément aller chercher des conseils auprès des gens. Et derrière, les gens te rassurent. Tu as besoin aussi d'avoir un peu des points de vue extérieurs si tu veux. Et ça, c'est important.
SPEAKER_01Complètement. Ok, donc tu sors de l'eau en moins d'une heure, 3,8 kilomètres. Deux petites frayeurs avec la montre, mais finalement qui ne se concrétisent pas en… J'allais dire en drame, pas non plus en drame, mais en malheur. Comment ça se passe pour la suite, la transition et le départ du vélo et le
SPEAKER_00vélo
UNKNOWN?
SPEAKER_00La transition, elle se passe bien. La transition est assez longue, mais bon, ça se passe bien. Après, derrière, la partie vélo, au début, justement, vu qu'il y a une grosse densité, tu es beaucoup en pack. Ça drafte. Forcément, tu n'es pas très content. Mais bon, moi, je me suis mis dans ma course. Je me suis mis à mes watts et après, derrière, je montais de pack en pack j'ai fait un vélo assez agressif, assez poussif j'ai même un peu dépassé les watts que j'étais censé faire en tout cas en début de course normalement je suis plus censé rester aux alentours de 250 à 270 watts et j'ai des pics à plus de 300 watts sur certains moments où justement c'est là où je faisais les efforts pour remonter les packs donc après je faisais ma course dès que j'arrivais dans un pack par exemple derrière un pack je restais à mes 12 mètres là j'attendais une minute par exemple là je faisais redescendre les watts je me récupérais vite fait tout ça je buvais un coup et après derrière je faisais ma petite remontée tac tu remontes le pack et après c'est là où je faisais un peu mon effort pour aller chercher le pack que tu vois devant toi tu vois qui a plusieurs centaines de mètres un kilomètre ou quoi et après voilà j'ai passé mon vélo en fait à faire ça jusqu'au grosso modo au 95ème là ah oui c'est la commune ou la ville qui s'appelle là-bas où tu fais le demi-tour et derrière en fait on était plus que 3 donc on avait remonté quasi la totalité j'ai bien dit quasi la totalité des packs pas tous et après derrière là on était en mode bien tu vois une bonne dynamique de course et tout ça après j'ai eu un petit coup de moins bien aux alentours du 140 150ème où là j'ai un peu payé le vélo poussif du début que j'ai fait où j'ai laissé partir les personnes avec qui j'étais qui eux à un moment je voyais si je voulais rester dans leur pack donc tu vois à distance évidemment réglementaire il fallait que je sois à 300 watts et là c'était pas possible je me disais là par contre ça va être chaud donc je l'ai laissé partir et en plus ça met un peu le vent et tout ça donc c'était ce retour sur la fin du retour c'était un petit peu compliqué au Pareil, tu accusais un peu le coup Mais je ne m'en sors pas trop mal, tu vois, je tamponne pas mal. Je fais les 180 kilomètres en 4h36. Après, ça fait 39 et demi de moyenne, je
SPEAKER_01crois.
SPEAKER_00Oh, la machine de guerre, ok. Et après, du coup, on arrive à la deuxième transition. La deuxième transition se passe très bien. Et après, d'ailleurs, on arrive sur la course à pied. Donc là, j'ai bien pris mon temps forcément de prendre une ceinture, une ceinture de course à pied, où là-dedans, j'ai ma nutrition, je mets deux flasques et après d'ailleurs une casquette aussi ça c'est le genre de truc que je ne mets jamais par exemple mais là sincèrement je pense que c'est très important bandeau ou casquette c'est indispensable parce que quand tu vas pouvoir te mettre de l'eau sur la tête en fait ça absorbe un peu le frais entre guillemets tu vois et que ce soit le bandeau ou la casquette ça je pense que c'est une bonne chose de refroidir la tête après Après, pareil, il te file à la transition, tu le prends ou tu ne le prends pas, mais moi, je l'avais pris, une serviette, et en fait, que j'avais accrochée sur le haut de ma trifonction, je l'avais rentrée carrément, et en fait, il te file parfois des glaçons, et moi, je le mettais sur l'arrière de ma nuque, et comme ça, ça restait, et des moments où j'avais entre guillemets un peu chaud, ce que je faisais, c'est que je tirais juste un petit peu ma trifonction, et j'avais un glaçon qui tombait dans mon dos, et ça me faisait du bien, ça me faisait du frais. Et après, je pars, je pars, donc les premiers 10 kilomètres si tu veux sont relativement rapides alors là je suis parti à un bon rythme pas effréné mais un rythme où j'aurais voulu le tenir je suis parti en 3,50 au kilo j'ai fait un bon premier 10 kilos t'avais les français là qui en plus ce qui est bien aussi de la petite aparté c'est que le club français je parle de manière générale là-bas tu ressens vraiment de l'entrée des encouragements t'encourages par nation t'encourages tout le monde évidemment toujours mais c'est toujours le cas et c'est ce que j'aime beaucoup dans le triathlon mais là tu ressens vraiment un coup de main français tu vois c'est patriote tu vois ça c'est cool et donc ceux qui savaient que je passais et qu'on était français ils me disaient ah t'es bien là tu cours bien et tout là t'es le plus rapide ça te motive et tout et après poum tu arrives t'as un pétard forcément pour rejoindre la queen quai et là bon ça te calme ça te calme direct donc Là, forcément, tu diminues l'allure. Et en fait, tout le long de la Queen Quay pour rejoindre Energy Lab, Energy Lab, c'est le point qui fait un peu peur. Je crois que c'est aux alentours du 25e jusqu'au 30e kilomètre. En fait, tu as une bonne descente et après, tu remontes. Et là, tu as une belle montée. C'est d'ailleurs là-bas que j'ai explosé. Mais après, en fait, pour revenir à avant, tu es sur la Queen Quay, tu es en faux plat montant avec vent de face. Et là, franchement, j'avais un bon rythme aussi encore. J'arrivais encore à tenir le coup. J'ai remonté, si tu veux, les camarades que j'avais laissés partir à vélo. Et je les ai tous rattrapés. Et là, en fait, je voyais, pour te dire, le premier amateur. Je ne l'avais pas long en ligne de mire. Je remonte, je remonte, je remonte, je remonte sur leurs pieds. Parce que là, tu vois, j'étais plus en 4, 4,05 au kilo sur cette partie-là. Et dans Energy Lab, là, j'ai explosé. J'ai explosé. avec le début du point de côté, la montée, tout machin, là, j'avais été encore aussi poussif, agressif, tu vois, voilà, j'avais fait ce que j'avais envie de faire, et du coup, j'ai dû relaisser partir à nouveau ceux qui étaient devant, les deux, trois devant, et au final, après derrière, j'ai fini, je t'avoue, là, c'était en mode sauf qui peut, mode survie, quoi. J'étais en mode, tu fermes à moitié les yeux, tu dis pourvu que ça arrive, tu en On ne peut plus dire bonjour à tes potes que tu croises au sens inverse parce que tu étais trop en PLS. Je te jure, c'était ouf. Même en plus, là, du coup, tu as fait le côté partie un peu montante. La partie descendante, tu vas te dire, ouais, c'est cool, je vais pouvoir courir plus vite. Autant dire non, j'étais en 4.35, tu vois. Donc, au contraire, j'étais même moins rapide sur la partie descendante tellement je n'en pouvais plus. Et après, forcément, là, tu es en mode, pourvu que je ne me fasse pas rattraper derrière, l'autre de devant, tu le vois, mais tu cours sensiblement à la même vitesse. Je pense que tout le monde est relativement mort. Donc, au final, personne ne m'a rattrapé. En fait, si, j'ai même commencé un peu à rattraper sur la fin la personne qui était devant moi. Mais bon, après, derrière, je prenais peut-être une ou deux secondes par kilomètre, tout au plus. J'ai fini à 30 secondes de lui, de la personne qui était juste devant moi. Donc, c'est rien. Sur 8h45 de course, c'est rien. Mais voilà, il a été plus fort ce jour-là. Ils ont été plus forts ce jour-là. J'ai tout donné. J'ai bien galéré. J'ai limite tué quand j'ai passé la ligne. Mais c'était le feu. Tu passes. En fait, tu as plein d'émotions qui arrivent aussi. Tu as limite un peu envie de pleurer, mais en mode de joie. Mais ça ne vient pas. Tu es essoufflé. Tu n'en peux plus. Tu as envie de te coucher limite sur le tapis que tu passes. C'est un truc de... C'est un truc de fou.
SPEAKER_01Tu es content d'avoir passé la ligne. Franchement, j'ai vraiment fini au bout de ce que je pouvais faire. C'est génial d'entendre ça. Quel que soit le résultat, des fois, tu ne maîtrises pas le résultat. Il t'arrive un truc, la galère avec la montre, tu crèves, il fait 50 degrés. Il y a tellement de choses que tu ne maîtrises pas. Par contre, ce sur quoi tu as le contrôle, c'est est-ce que tu es allé à fond
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que tu as mis full gaz
UNKNOWN?
SPEAKER_01En tout cas, est-ce que tu as fait la course que tu voulais faire
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que t'explique c'est beau à entendre parce que j'ai l'impression que t'as ouais c'était la t'as réalisé ce que tu t'étais imaginé et j'ai pas du tout l'impression qu'il y a le moindre regret
SPEAKER_00non non franchement j'ai pas de regret forcément la cerise aurait été que je vois on va pas se le cacher quand on a de l'ambition c'est d'être champion du monde amateur j'aurais voulu tu vois forcément faire ça mais plus on se tient en 4 minutes on se tient en 4 minutes tu vois par entre le premier amateur et moi donc c'est rien comme tu c'est rien mais après comme dit j'ai pas de regrets parce que j'ai tout donné même s'il y a eu des petites couilles c'est pas des raisons à pouvoir se dire j'ai perdu la course là j'aurais pu faire mieux ça c'est clair j'ai appris la montre peut-être que je l'attacherais mieux je rajouterais peut-être un chouchou ou peu importe ce genre de truc que je réfléchirais peut-être que comme tu dis la boisson même s'il fait super chaud la prochaine fois j'étalerais donc ça m'évitera peut-être un point de côté à la fin et peut-être de finir plus vite mais ça c'est, en tout cas sur la course à l'instant T, j'ai tout fait comme je voulais faire et comme j'ai cru que c'était bien là après des trucs forcément tu vas faire un débrief avec ton coach avec toi même tu réfléchis tout ça les choses sont améliorables donc je les améliorerai pour le futur après il y aura peut-être d'autres choses à améliorer encore plus tard mais ouais comment je te le raconte c'est clair en fait j'ai rien laissé au hasard si tu veux sur le jour J de la course comme tu l'as dit j'ai été poussif agressif sur chaque truc parce qu'en fait je voulais pas être dans une zone de confort où derrière je me contente de ce que j'ai de la place ce que j'ai, peu importe, en plus je la savais même pas tu vois, je savais que j'étais dans le top 10 mais voilà tu peux dire je suis bien dans le top 10, mais non moi je voulais aller chercher la première place par rapport aux amateurs et derrière j'essaye, si ça passe c'est parfait, écoute si ça passe pas au moins j'ai essayé et pas de regret tu vois, et c'est ce que j'ai fait j'ai essayé parce que j'ai tout donné
SPEAKER_01et donc classement final
SPEAKER_00donc classement final par rapport à mon groupe d'âge qui était le groupe d'âge le plus dense, donc je fais 4ème par rapport aux mondiaux amateurs tout compris l'overall je suis 6ème amateur mondial et par rapport aux pros je suis 44ème 44ème avec les pros
SPEAKER_01c'est méga solide c'est énorme franchement bravo c'est génial tu parlais tu parlais d'émotion ouais j'imagine que j'imagine que ça a dû être quelque chose quand même sur la ligne d'arrivée il t'a fallu une fois que ça a été fait t'as eu besoin d'un moment pour digérer ou comment est-ce que tu l'as célébré ce passage de ligne
SPEAKER_00bah là déjà quand je t'avoue je l'ai passé je t'enverrai les photos tu verras que j'ai la tête qui regarde en l'air qui regarde en bas selon les prises tu vois en mode c'est vraiment typiquement comme ça tu vois mais genre comme comme ça, fatigué, tu vois. Où tu es vraiment... Tu es vraiment épuisé. Après, donc, tu as des personnes qui viennent un peu t'aider selon... Parce qu'en fait, tu as quand même beaucoup de personnes qui n'arrivent même pas à passer la ligne ou qui finissent en rampant pour de vrai. Tellement, en fait, il y en a qui finissent vraiment au bout d'eux-mêmes. C'est un truc de malade. Et donc, en fait, tu as toujours des volunteers, ce qu'ils appellent. C'est donc les bénévoles qui t'attendent au cas où pour te récupérer et tout. Donc, moi, ils m'ont aidé à... Un peu, si tu veux, bras-dessus, bras-dessous jusqu'à la partie où tu peux manger. Et après, derrière, j'ai croisé des Français, des potes que je connais. Et du coup, forcément, tu parles de ta course. Tu manges, tu es content. Après, tu te félicites. Pour ceux que tu connais bien, tu te prends dans les bras. J'ai eu la chance d'échanger avec Arnaud Guillaume qui est un pro très athlète que j'aime beaucoup qui lui en plus le pauvre a pas trop réussi sa course mais bon bref tu discutes avec tout le monde tu partages en fait ce qui s'est passé tout le monde est content d'avoir terminé tu te félicites tous en fait t'es là tu te félicites tous parce qu'en fait au final ça reste une course un peu contre soi-même t'es à la course contre les autres mais faire des courses comme ça c'est contre toi-même et moi j'aurais jamais un regard un regard dénigrant auprès de peu importe l'athlète et peu importe le groupe d'âge et peu importe qu'il soit amateur ou champion du monde j'aurais le même parce qu'en fait tu y mets autant de ferveur d'émotion de tu donnes tout ce que tu peux en fait au final si tu veux la finalité elle reste la même en soi en dehors de la place et de la performance si t'enlèves tout ça et il y en a même putain je me souviens on a fini de manger au resto le soir avec mes parents, avec mes amis et tout, ma femme, et derrière, tu vois encore des gens à 23h qui couraient, tu vois, et j'ai du respect pour eux, parce que 23h, les pauvres, moi j'ai le temps de me doucher, de me poser un peu, de manger plusieurs fois et tout, de boire des coups, de rigoler, de faire, voilà, et pour eux, j'ai autant de respect, tu
SPEAKER_01vois. C'est un super point, tu vois, j'en parlais il n'y a pas longtemps, j'ai eu un invité, alors son épisode sortira après le tien mais bref les gens feront la connexion à un moment donné qui s'appelle Fred qui est chef dans un restaurant gastronomique et qui s'est mis au trail puis au triathlon tu vois et il a fait enfin il a pris le départ de l'Ironman de Nice en 2019 donc je sais pas si tu étais en
SPEAKER_002019 à l'Ironman moi j'étais au championnat du monde en 2019 à Nice 73 mais pas l'Ironman
SPEAKER_01complet 73 donc c'est l'année où il avait fait les méga chaleurs il avait mis les portiques pour rafraîchir les coureurs sur la prom pour le marathon bref donc il était là et en fait il m'expliquait qu'il a pas passé il a été arrêté à cause des barrières horaires mais donc j'essayais je me disais attends arrêter sur les barrières horaires mais ça veut dire que ça faisait je sais pas 14 ou 15 heures tu vois qu'il était sur l'épreuve et comme tu disais tu vois j'ai énormément de respect pour les gens parce que c'est pas forcément c'est pas parce que t'es plus lent que c'est plus facile tu vois je pense que chacun se bat avec ses armes et voilà toi tu t'es battu avec tes armes t'as tout donné et tu l'as fait en 8h45 ce qui est un délire mais absolu mais t'as d'autres personnes pour qui c'était peut-être tu vois l'objectif d'une vie qui ont sacrifié des années du temps de vie de famille du budget etc pour espérer le finir en 12, 13 ou 14 heures tu vois et qui se sont autant
SPEAKER_00donné donc
SPEAKER_01c'est ça c'est exactement la même chose comme tu dis le dépassement le dépassement
SPEAKER_00chacun à son niveau
SPEAKER_01génial c'est ça Écoute, tu parlais de combat contre soi-même. Je regarde l'heure parce que je sais que tu as un impératif. On se rapproche de la fin. Qu'est-ce que tu dirais que tu as appris sur ces championnats du monde, toi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Sur toi-même
UNKNOWN?
SPEAKER_00Peu importe la course, déjà. En fait, chaque course est différente, déjà. Ça, c'est clair et net. Et... Comment dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Si tu veux, tu... je réfléchis comment un peu de comment de l'expliquer parce que notamment en plus à Hawaii qui est particulier tu vois tu sais que c'est les championnats du monde et tout c'est t'as beau avoir peu importe le niveau que t'as si tu veux sur ça tu peux à tout moment avoir avoir des défaillances c'est ça que je veux dire c'est au niveau même si tu sais que t'as fait une belle préparation si tu sais que derrière voilà tu t'es bien préparé t'as fait des sacrifices moi j'ai fait des sacrifices personnels j'ai mis beaucoup d'argent ça a Là-bas aussi, ça coûte. Je n'ai pas les sponsors comme d'autres et tout ça. Tu arrives et même si tout s'est bien passé, en fait, d'un tout-au-tout, tu peux totalement foirer ta course, et c'est un peu, c'était Patrick, je crois que c'était Patrick Lange ou Sébastien qui l'avait dit, c'est grosso modo, avant d'arriver sur cette île, ils disent que t'es quelqu'un, et en fait, cette île te rappelle que t'es personne. C'est, tu vois, alors c'est pas exactement comme ça, c'est un des deux, je l'avais ressorti au podcast French Triathlon, et exactement, déjà cette citation, elle m'a marqué et ça c'est totalement vrai parce qu'en gros voilà tous ceux qui ont le melon et tout ça ces gens là je me raccroche pas du tout à eux, il faut savoir être humble et ça justement dans chaque course tu peux justement être comment dire, être très fort et avoir une défaillance mais voilà il faut garder son humilité parce que de toute manière c'est ça, là bas en fonction des conditions de ce qui peut arriver et crever ils ont voilà à des troubles gastriques ou quoi peu importe ou une chute ou autre bah en fait tu peux en fait tout perdre du tout moi pour l'instant j'avoue que je touche du bois j'ai réussi la plupart des courses à mon niveau évidemment avec mes armes sur lesquelles je me suis aligné mais on peut toujours faire mieux mais derrière il faut toujours garder cette humilité de savoir d'où tu viens les pieds sur terre est-ce que tu peux faire ou pas tu vois voilà je dis ça de manière générale cette course me l'a plus fait ressentir forcément parce que les conditions sont particulières t'es auprès de comme je t'ai dit une densité de fou et tout mais je pense qu'il faut avoir cette manière de penser là pas forcément cette manière de penser là mais voilà moi je reste sur cette ligne là ok très bien je sais pas si j'ai pu répondre à ta question mais voilà c'est J'ai essayé de partager le ressenti
SPEAKER_01sur ça. C'est très clair. Sur le post-course, est-ce que tu as le sentiment d'avoir déjà récupéré ou pas encore
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, j'ai mis du temps. Franchement, j'ai vraiment mis du temps. C'est un truc de fou parce que le décalage horaire, il t'éclate complet. Il faut dire ce qu'il y a. Et après, forcément, quand j'ai terminé là, je me suis vraiment lâché au niveau alimentation alimentation et tout, tu sais, voilà, là, on a dit, on boit de l'alcool parce que forcément, ça, on avait enlevé, tu vois, on prend des gâteaux apéro, on se fait des maxis apéro, on prend des bons desserts, on fait les, on prend les, la bouffe du coin, là, justement, les, ben, ceux de l'île, donc, franchement, les pancakes américains, mais tu hallucines, tu vois ton assiette, l'assiette normale, et ben, en fait, tu en avais deux et en plus de ton assiette que tu as commandé, genre, t'arrives t'es là tu fais ah ouais d'accord et toi tu te dis ça va peut-être pas me suffire parce que parfois t'imagines les paquets qui font juste un tiers de l'assiette même pas c'est le petit rond c'est le blinis tu vois non c'est de la taille de l'assiette tu vois et derrière il te met le truc ouais t'es là tu fais mais ouais ok ok mais franchement c'est un régal c'est une
SPEAKER_01crêpe
SPEAKER_00mais épaisseur pancake ouais voilà exactement non mais c'était grave fait plaisir tout ça donc forcément après voilà le corps il assimile bien toutes ces merdes il te le fait comprendre forcément tu récupère, donc moi j'avais pris une semaine de coupure totale parce que moi en fait j'avais pris deux semaines de vac mais j'avais forcément privilégié de venir qu'une seule semaine avant ok, mais derrière rester une semaine après pour pouvoir visiter etc et donc après là j'avais quasi rien fait franchement quasi repos total et après forcément en revenant avec la fatigue du voyage, en plus j'ai repris le boulot la semaine d'après dans la foulée quand je suis revenu je crois que j'ai juste eu un jour et après j'ai repris le surlendemain donc après il fallait le temps de se recaler puis le boulot puis après reprendre j'ai mis un petit temps tu vois j'ai dû mettre 2-3 semaines pour que le corps il se réadapte un petit peu et il reprenne un rythme pour repartir tu sais sur la prépa marathon en fin d'année
SPEAKER_01j'aurais pas envie de te demander parce que t'as l'impression que c'est rapide comme récupération ou pas
SPEAKER_00forcément là je t'avoue que je trouve que c'était pas très rapide il y a des moments je disais au coach je disais
SPEAKER_01mais sérieux mais subir ça mais c'est long quoi au bout d'un moment ok tu me fais me sentir mal là parce que moi je crois que j'ai toujours pas récupéré de ma PTL qui était genre en août tu vois ah mais bon mais ok franchement c'est super impressionnant la prochaine étape c'est quoi maintenant que t'as fait ça maintenant
SPEAKER_00que
SPEAKER_01t'as
SPEAKER_00fait le championnat du monde à Hawaï bah alors là déjà pour l'année prochaine je passe en catégorie pro au vu des résultats que j'ai fait bravo merci donc là je vais partir cette fois-ci la première ligne avec les autres professionnels donc pour le moment toujours avec les contraintes que tu connais qu'on avait évoquées et tout ça donc toujours dans la recherche de personnes qui veulent m'accompagner dans le projet et le projet de pouvoir me professionnaliser dans le triathlon pour le futur et partager tout ça avec moi et Donc après, je vais essayer tout ça pour le moment de cette manière en continuant un peu mes sacrifices parce que j'ai envie de pousser le curseur au maximum, d'essayer de chercher la... la performance, de pouvoir un peu ce que c'est aussi quand tu pars avec les pros et tout ça. Et après, donc
SPEAKER_01là, quand tu pars en tant que pro, du coup, avec les pros, tu seras
SPEAKER_00pro. Voilà, c'est ça. Donc, du coup, je vais faire ma saison comme ça et puis après, on va voir ce que ça va donner. Je pense que je vais prendre, ça c'est même sûr, je le dis, je vais prendre quelques petites fessées, tu vois, parce que bon, la natation, étant donné que ce n'est pas trop mon point fort, ça nage très fort et tout ça, mais après, voilà, je ferai ma course, j'acquérirai de l'expérience, ça me fera des bons souvenirs aussi et puis derrière il faudra apprendre de tout ça et puis comme ça je pourrai à nouveau le partager ce genre de choses donc on verra ce que ça donnera parce que je sais que les gens se posent un peu la question comment on fait pour avoir un peu cette double vie donc moi ce genre de choses de pouvoir partager tout ça c'est des choses que je me régale me régale de
SPEAKER_01faire donc voilà excellent excellent écoute Yannick un grand grand merci c'était top d'avoir ce débrief de tes championnats du monde à Hawaï bravo encore une fois pour ta performance franchement mais tellement remarquable surtout quand on sait encore une fois aller écouter le premier épisode si vous ne l'avez pas fait mais quand on sait les conditions dans lesquelles tu t'entraînes dans le sens où tu as un job normal que tu travailles en plus de nuit que tu n'as pas particulièrement de sponsor qui t'aide financièrement franchement c'est remarquable que tu as réussi à faire hyper inspirant donc bravo pour ça et merci pour ton temps et puis je te dis bah écoute il y aura un épisode 3 pour le débrief des championnats du monde mais version pro cette
SPEAKER_00fois allez avec grand plaisir Loïc c'est toujours un plaisir d'être avec toi et continue ce que tu fais et d'autant diversifier aussi ta chaîne c'est vraiment top franchement je me régale je suis content de te connaître et d'être passé là-dedans et je vais continuer à écouter tes autres podcasts c'est c'est vraiment super
SPEAKER_01intéressant génial merci beaucoup Yannick ça me fait super plaisir merci beaucoup très bonne fin de journée à toi du coup et à bientôt à toi aussi allez à très bientôt Loïc ciao