Les Frappés

La Patagonie en auto-stop avec Julien Tincho

November 28, 2023 Julien Tincho Season 3 Episode 141
Les Frappés
La Patagonie en auto-stop avec Julien Tincho
Show Notes Transcript Chapter Markers

L’aventure peut prendre bien des formes.

Julien s’est lancé dans un grand voyage en Amérique du Sud : il a fait le tour de la Patagonie argentine et chilienne en auto-stop 👍🚘

Il a parcouru plus de 9000km uniquement via ce moyen de transport, en se faisant accueillir à bord de 160 voitures !

Pourquoi l'auto-stop ?

D’abord par conviction, parce qu'il considère que ce qui fait la magie des voyages, ce sont les rencontres et l’immersion dans le quotidien des gens. Ensuite par envie de se challenger avec l’auto-stop sur un continent qu’il ne connaissait pas. Enfin, parce qu’étant encore étudiant, c’était aussi un moyen de vivre une aventure extraordinaire sans se ruiner 😉

Des journées entières passées à attendre au bord de la route dans des endroits parmi les plus isolés du continent, à la générosité des locaux qui lui ont tendu la main, jusqu’à sa rencontre avec un puma, on part voyager en Patagonie avec Julien !

Attachez vos ceintures, on démarre.

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Speaker 1:

J'escalade des montagnes à droite, à gauche. Là, ça fait 3-4 heures que je me suis paumé. Je commence à paniquer un peu. Je lève la tête et là, face à moi, à 5 mètres devant moi, il y a un puma avec ses deux petits. Il ne faut pas du tournel d'eau, il faut garder le high contact, reculer petit à petit en regardant dans les yeux et surtout, surtout s'il est avec ses enfants, ne pas l'approcher. Et là, je me suis dit bon, j'ai fait la totale, j'ai fait l'inverse.

Speaker 2:

Salut, c'est Loïc. Bienvenue sur les frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Chaque semaine, je vous fais découvrir des invités extraordinaires, des femmes et des hommes qui ont osé se lancer et qui se sont donné les moyens d'atteindre leurs objectifs les plus fous. À travers leurs actes, ils nous montrent par l'exemple que tout est possible et qu'on a tous un potentiel exceptionnel. En réalité, un frappé qui s'ommeille en nous. Eux se sont autorisés à le libérer. Attention une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous sur Apple Podcast, spotify ou Deezer. Vous pouvez soutenir le podcast en devenant contributeur. Sur Tipeee, le lien est en description ce qui vous permettra d'écouter les épisodes en avant-première, de rejoindre les visuels mensuels des frappés ou encore d'accéder à du contenu exclusif. L'aventure peut prendre bien des formes. Julien s'est lancé dans un grand voyage en Amérique du Sud. Il a fait le tour de la Patagonie Argentine et Chilienne en Autostop. Il a ainsi parcouru plus de 9000 km uniquement via ce moyen de transport, en se faisant accueillir à bord de 160 voitures. Alors pourquoi l'autostop? D'abord par conviction, parce qu'il considère que ce qui fait la magie des voyages, ce sont les rencontres et l'immersion dans le quotidien des gens, ensuite par envie de se challenger avec l'autostop sur un continent qu'il ne connaissait pas et enfin parce qu'étant encore étudiant, c'était aussi un moyen de vivre une aventure extraordinaire sans se ruiner, des journées entières passées à attendre au bord de la route dans des endroits parmi les plus isolés du continent, à la générosité des locaux qui lui ont tendu la main, jusqu'à sa rencontre avec un puma. On part voyager en Patagonie avec Julien. Attacher vos ceintures, on démarre.

Speaker 1:

Je suis parti solo faire le tour de la Patagonie en autostop pendant 4 mois, de janvier 2023 à fin mai. Je suis parti d'Argentine, de Buenos Aires, fin janvier, ensuite je suis allé sur la côte, puis j'ai descendu la route qui s'appelle la Ruta Quarenta, qui passe par Barilocce El Chalten jusqu'à descendre à Ushuaia et arriver là-bas mi-avril, et ensuite je suis remonté par le Chili. Donc, tout ça, je l'ai fait en 4 mois en solitaire. j'ai parcouru plus de 9000 km en autostop et j'ai été pris environ par 160 voitures.

Speaker 2:

Excellent. Pourquoi l'autostop? D'ailleurs, c'était vraiment exclusivement de l'autostop, majoritairement. c'est ce que tu as fait.

Speaker 1:

Je me suis dit au début, c'est exclusivement de l'autostop. Puis ensuite, quand je suis arrivé dans les villes, donc dans les villes, quasi impossible de faire de l'autostop, trop dangereux, trop bizarre en fait d'être en ville et de faire de l'autostop, ça fonctionne pas trop. J'ai essayé dans les petits villages, ça fonctionne bien, et donc c'était le bus dans les villes. Et ensuite, j'ai fait deux, trois entors. Une fois, quand j'étais très malade, je vomissais, c'était impossible que j'aille prendre, que j'aille faire de l'autostop, que je racontais, nous mon expérience, j'en avais marre. Et puis, une fois, je crois que j'avais attendu un jour et demi sur la route, et là, je me suis dit ok, soit j'arrête totalement l'aventure, soit je prends un petit bus sur une courte durée pour me sortir du pétrain en lequel je suis. Donc, c'était quand même à 99% de l'autostop, ok.

Speaker 2:

Par ailleurs, c'est un mode de voyage que tu avais déjà expérimenté par le passé en France, ou c'était une découverte là?

Speaker 1:

Ouais, non, c'était clairement pas une découverte. Je m'étais chauffé avant. J'avais commencé en Italie, il y a deux ans, faire un petit trajet en autostop. Je pensais pas du tout que ça allait fonctionner. Je connaissais personne de mon entourage qui avait fait de l'autostop avant. Et puis, je me suis dit je vais essayer. Je me suis posé au port de la route, à la frontière franco-italienne, puis là, ça a marché. J'étais super surpris, je n'avais pas quoi dire. En fait, le gars m'a demandé où est-ce que tu veux aller? et je lui ai dit dépose-moi 5 km. Je n'avais même pas anticipé que ça allait fonctionner. Et puis, ensuite, ça a fonctionné. Donc, j'ai pris en confiance. Ensuite, je me suis dit je vais partir de Genne, au nord de l'Italie, jusqu'à Rome en stop pour voir si tous les chemins mènent à Rome. Et effectivement, j'ai atterré à Rome en autostop. Ça a fonctionné. Ensuite, j'en ai fait un peu plus dans les pays nordiques, et puis, c'est arrivé, juste avant que je parte en Argentine, je faisais un stage dans un fond d'investissement en finance à Lyon, et puis je me suis dit, pour ce voyage-là, après ce stage, partir en Amérique du Sud, je vais plus développer cette pratique que j'aime beaucoup. Et puis je vais faire mon voyage. Je vais essayer de faire tout mon voyage comme ça Et j'ai tenu jusqu'à 4 mois, excellent.

Speaker 2:

Tu dirais que c'est quoi qui t'a attiré dans cette façon de voyager? Est-ce que c'est un rapport avec le fait que t'es encore étudiant?

Speaker 1:

donc, il y a une raison budgétaire ou pas, vraiment, Il y a le fait que ce soit gratuit carrément, mais non, les premières raisons, c'est pas ça. Et première raison, c'est d'abord rencontrer des locaux. D'abord rencontrer des locaux, des gens. J'adore le contact humain, rencontrer de nouvelles personnes, écouter des histoires et partager mon histoire aussi. Ça, c'est le premier point. Avant tout, J'aime voir, surtout en Amérique du Sud, en Argentine. J'aime voir comment les gens vivent, connectés avec les gens. Puis, là-bas, je m'en suis rendu compte avant ça m'était pas beaucoup arrivé, mais il y a même la possibilité de se faire inviter chez les gens. T'arrives à 22h dans une ville et le gars va pas te dire vas-y, je te laisse là, vas dormir dans ta tante, au bord de la route. Ça m'est déjà arrivé, bien sûr, mais quand même, le gars propose parfois et dit vas-y, viens chez moi, je te fais rencontrer ma famille, je te fais à manger, etc. Et puis très sympa. Et ensuite, il y a un petit combo. Pour moi, c'est le combo parfait, en fait, c'est Autostop et Camping, camping, parce que tu as ta tante et que tu peux dormir au bord de la route quand personne te prend. Donc, ça, pour moi, c'est vraiment la liberté. Et enfin, celui dont on t'a parlé, le critère dont on t'a parlé, c'est Voyager à Petit Cou. C'est vrai que ça coûte pas très cher l'autostop.

Speaker 2:

Oui, clairement, du coup, le combo idéal Autostop plus Gérard Demir, chez vous, c'est un peu. tu nous fais une antoine de Maxime, là, en fait.

Speaker 1:

Oui, on m'en a pas mal parlé un petit peu, mais je crois que j'avais même pas regardé d'épisodes c'est vrai je te promets une grande source d'inspiration, c'était Nuit et Culottet. Donc c'est deux potes qui partent tout nu, en général, dans la nature et qui veulent réaliser un petit rêve, par exemple construire un igloo en Finland, ou des trucs comme ça, et ils partent sans argent, sans, littéralement sans vêtements. Donc, forcément, ils sont obligés de se déplacer en autostop. Et à ce moment-là, je me suis dit ok, l'autostop ça fonctionne. Si eux le font et font des centaines de trajets comme ça, ça doit fonctionner. Et après, eux ressemblent aussi un peu à Pékin X.

Speaker 2:

Enfin, Gérard Demir chez vous, Oui, Est-ce que tu es d'un tempérament plutôt, tu vois, entrepreneur extraverti, tu n'as aucune difficulté à aller vers l'autre ou c'est quelque chose que tu as dû travailler justement quand tu as pris la décision de favoriser ce moyen de transport?

Speaker 1:

Alors, je suis fils unique et mes parents sont divorcés, donc j'ai une petite famille, famille réduite. Je pense que j'étais habitué très jeune à aller voir les autres, parce que je ne voulais pas être seul. Et puis je voulais avoir des copains, je jouais avec des gens, et donc j'ai été habitué à être sociable. Je pense aujourd'hui, oui, je pense que c'est de mes qualités, c'est d'être sociable, d'aller vers les autres. Après, il y a être sociable entrer dans un groupe, commencer à parler et puis être sociable, partir tout seul et puis être capable de camper tout seul et rencontrer des gens. Je pense que c'est. J'ai passé un step avec ce voyage-là en termes de sociabilité, je pense.

Speaker 2:

Hum, t'as une anecdote peut-être qui, pour toi, reflète un peu ce passage de cap que tu viens d'évoquer Hum, d'aller vers les autres, oui, d'aller vers les autres, où tu te rends compte que tu t'étais capable finalement, j'ai à dire, en comptant que tu es sur toi même, du coup, non, c'est le principe, mais que tu t'es quelque part un peu dépassé, sur ce trip en Amérique du Sud, sur ce que tu étais capable de faire solo.

Speaker 1:

en fait, Oui, je pense que ça a commencé par les une journée d'attente. 24 heures d'attente au bord de la route en termes de dépassement, ça je n'avais jamais fait. Déjà, je pensais que j'étais impatient, mais bon, visiblement j'ai attendu une journée sur la route. Donc, j'ai eu quand même un peu de patience. Mais surtout, c'était la journée où il a fait le plus chaud de mon voyage. Donc, j'ai voyagé 7 mois au total, mais 4 mois full-autostop, et une journée, il a fait 38 degrés. C'était sur la côte Atlantique, en Argentine. Et le gars me dit t'as attendu combien de temps au maximum sur la route? et je lui avais dit peut-être 2h30, et il a dit c'est incroyable, moi, j'avais fait un peu d'autostop dans ma jeunesse, j'avais déjà attendu une journée et je me suis dit c'est fou, jamais j'attendrai une journée demain. Je vais sur la route, je me pose, je me mets à des endroits stratégiques, comme d'hab, et puis là, les voitures passent devant moi. Ça marche pas, ça marche pas, ça marche pas. Et puis, avec la chaleur, c'était très compliqué. Ils étaient 38°C, donc j'étais obligé de faire. Donc, j'étais sur une sorte d'autoroute à ce moment-là et je devais faire des aller-retour à la ville d'à côté, qui était à 40 km, mais mon but, c'était quand même de prendre l'autoroute et de me barrer de l'endroit, et ça ne marchait pas. Donc, pour me ravitailler en eau, je devais faire des aller-retour à la ville, revenir, et puis le soir, à 18 heures, je retourne sur l'autoroute, il n'y a personne. Donc, j'ai dû retourner à la ville et le lendemain, j'ai dû attendre la matinée encore. Donc, plus d'une journée d'attente sur la route. Et là, je me suis dit, après, quand la voiture m'a pris et que j'ai pu partir de l'endroit, je crois que j'ai versé une petite larme, mais à ce moment-là, je me suis dit que c'était le premier vrai dépassement, je pense.

Speaker 2:

C'est intéressant ce que tu dis, parce que, tu vois, je reçois beaucoup d'invités, des femmes et des hommes qui réalisent, quand ils parlent de dépassement, c'est à travers, c'est souvent du dépassement physique, une grande expédition ou un accomplissement sportif, mais en fait, on y réfléchit, enfin, on y réfléchit. c'est pas une découverte la même, tu vois, mais je pense qu'il y a plein de manières de sortir un peu de sa zone de confort, déjà dans son quotidien, et aller vers l'autre. Alors, pour toi, tu vas me dire ce que t'en penses, mais je sais qu'un petit perso, tu vas aller vers l'autre, faire du stop. pour moi, ça serait déjà un effort. Tu vois, c'est clairement quelque chose que j'ai jamais fait et qui, spontanément, si on me donne le choix, m'attire pas plus que ça. Donc, c'est intéressant ce que tu dis, parce que, voilà, à chaque fois, j'imagine que toutes les personnes que tu as rencontrées fallait aussi, toi, que tu fasses en sorte d'être un minimum aimable, amical, que tu racontes ton histoire, bref, que tu sois un minimum sociable. en fait, et quand tu le fais plusieurs dizaines de fois, centaines de fois sur un trip, il faut peut-être que tu mettes en place, je sais pas comment t'as fait pour gérer ça, est-ce que tu dirais qu'il y a une grosse différence entre les premiers stop, les premiers autostops que t'as fait, et les derniers. Il y a une évolution de Julien en tant qu'autostompeur.

Speaker 1:

Je pensais une évolution. Déjà, quand je suis arrivé en Amérique du Sud, je parlais pas espagnol. Ah, ouais, c'est pratique, ça Pour l'autostop. Ouais, ouais, ouais. Je connaissais vraiment, j'avais que les bases Et donc j'avais mon petit dictionnaire Et quand les jambes parlaient, je disais un momento Et je regardais ce que le mot que j'avais compris dans la phrase, et ensuite je répondais juste avec un mot, Mais c'était très, très sommaire, Et donc les jambes disaient ok, t'es un peu bargeot de vouloir voyager en autostop, tu ne parles pas la langue. Mais je pense que les gens étaient enfin déjà, ils étaient très gentils, ils m'expliquaient avec le langage des signes. On communique très bien. Et après, en termes de raconter son histoire, disons que les 30 premières fois, ça va, c'est pas trop répétitif, Parce que si tu bouges d'endroits, donc tu as d'autres anecdotes à raconter, un peu Toujours la même base, c'est j'ai 24 ans, je suis français, etc. Et ensuite tu peux raconter les dernières anecdotes qui te sont arrivées, parce qu'il arrive énormément de choses en une journée d'autostop, vraiment énormément de choses. J'ai l'impression qu'en une journée de voyage en autostop, c'est l'équivalent de 4 ou 5 jours de la vie normale, de la vie courante, en termes d'intensité, d'expérience, de richesse de rencontres, de découverte. Donc, ça change beaucoup une journée d'autostop. Et par contre, c'est vrai que peut-être, je sais pas, peut-être après la cinquantième fois ou soixantième fois que je racontais mon expérience enfin, qui je suis, d'où je viens j'étais fatigué, je n'en pouvais plus. Des milles de fois, je disais juste je m'appelle Julien, je suis français. Et puis, ensuite, je changeais directement le sujet et toi, tu fais quoi dans la vie? Pourquoi tu es là? Parce que j'en avais marre de raconter un nouveau truc.

Speaker 2:

Quels sont les rencontres qui t'ont le plus marquées?

Speaker 1:

Alors, je pense, une rencontre qui m'a grave marquée, c'est justement la journée où il a fait 38°. Là où je devais retourner à la ville, il y a une voiture qui s'arrête. Je vois qu'ils sont 6 dans une voiture à 5, mais ils me demandent quand même de rentrer dedans. Donc je me dis ok, cool, je rentre dedans, c'est une grande famille. Et ils me disent d'où tu viens, qu'est-ce que tu fais? Donc, je raconte mon histoire Et ensuite ils m'amènent à la ville et ils me disent nous on habite à El Bolson, un village de l'autre côté du pays, et je lui dis c'est cool, moi je vais passer normalement dans un mois enfin, c'est très aléatoire donc, combien de temps j'y serai, mais dans un mois environ, j'aimerais bien être là-bas. Et ils disent ah, ok, cool, quand t'es là-bas, dis-nous, et tu viens chez nous, on t'éberge. Donc, ok, on s'est rencontrés, on s'est parlé juste 5 minutes dans la voiture. Donc, il faut prendre des pincettes avec ce qu'on s'est dit dans ces 5 minutes-là. Mais j'ai gardé en tête ce qu'ils m'ont dit. Et un mois, c'est cool. J'arrive à El Bolson et deux jours avant, je leur dis bon, j'arrive à El Bolson dans deux jours. Comment ça se passe? Eh bien, viens chez nous, y'a pas de problème. On t'éberge Et j'arrive dans cette maison. Ils m'accueillent à bras ouverts Et c'était une famille très, très pauvre qui avait vraiment très peu, et ils m'ont offert leur maison. Pendant trois semaines, ils m'ont hébergé, ils m'ont nourri. Après, je payais la nourriture, je fais des activités avec les enfants, on sortait tous ensemble, etc. Enfin, j'étais vraiment, je faisais partie de la famille et je suis resté trois semaines chez eux. Et tout ça, ça vient d'une voiture aléatoire lambda qui me prend. On passe 5 minutes ensemble à l'autre bout du pays et un mois après, j'arrive chez eux Excellent.

Speaker 2:

Est-ce qu'il y a une situation en particulier qui t'a vraiment marqué dans ce voyage?

Speaker 1:

Je pense que l'anecdote qui m'a le plus marqué du voyage, un des vraiment tant fort, un grand moment d'intensité, c'était quand j'étais à El Chalten, au sud de l'Argentine. J'étais en train de faire un trekking et avant, je partais toujours sans carte, vraiment sans orientation, je pense un peu par inconscience. Mais je m'étais dit bon, là ça va passer aussi, normal, ça fait quelques trekkings que je fais, ça se passe toujours bien, soit en suivant les kernes, soit c'est bien indiqué. Donc, là je pars. C'est un trek qui s'appelle la Buelta Uemul, qui est assez connu dans le monde et qui est sur 4 jours. 4 jours, autonomie totale, aucun ravi-taïment, rien du tout. Et donc je pars tout seul, avec mon sac à dos. C'est sur 4 jours. Ça fait 70 km, quelque chose comme ça. Premier jour se passe bien. Je fais un petit détour en plus, je rajoute 15 km. Je fais un petit détour et puis je tombe dans la forêt sur un boîtier qui ressemble les pumas. C'est un boîtier, vision nocturne de pumas, et je vois ce boîtier là, et moi, je m'avais dit déjà il y a des pumas en Patagonie, mais pour moi, c'était très éloigné de la réalité. C'est un peu comme il y a le monstre du Loch Ness. Enfin, j'ai vu un pumas en Patagonie. Pour moi, c'était un peu près ça. Donc, à ce moment là, la réalité du pumas prend place dans ma tête et je me dis si il y a un détecteur de pumas, ça veut dire que doit y avoir des pumas. Et donc là, quand j'entends des bruits, je me dis bon, c'est un pumas. Je commence à me faire flipper tout seul. Le premier jour se passe, deuxième jour aussi, alors le trek, c'est incroyable, parce que tu marches sur un glacier, et je crois que c'est le troisième glacier plus grand au monde, ça s'appelle l'intercontinental Yelosoul et donc tu marches sur le glacier, littéralement. Le deuxième jour, c'est vraiment magnifique, très impressionnant. Troisième jour, tu passes d'école et le troisième jour, au matin, je me réveille, je commence à partir vers 9h30 du campement et là, il y a un gars qui arrive avec un tout petit sac à dos et je le regarde et je dis tu viens d'où? Et il me dit je viens d'être chaltene, j'essaye de faire la Boelta Weymoul en un jour, alors que normalement, c'est sur 4 jours. Et donc déjà, le gars peut pas me mentir parce qu'il n'a pas pu dormir ici. Il fait moins de zéro la nuit et il a un tout petit sac à dos avec des snack bars et de l'eau à l'intérieur. Donc, je me dis wow, ce gars est complètement dingue, et il fait le trek en, il essaie de faire le trek de 4 jours en un jour. Et il est parti ce matin à 4h30, là, à 9h30, il était à la moitié du trek Et il me dit normalement, j'arrive ce soir à 18h. Donc, super inspirant, je me dis ok, bah, vas-y, c'est parti. Moi, je vais essayer de faire la moitié du trek, vu qu'il me reste 2 jours, enfin 2 jours. Normalement, j'essaye de faire la moitié. Rentrer directement à El Chalten, comme lui le fait, et dans ma tête, là, je passe en mode de killinjournette, je me prends pour un ouf, je marche super vite, je passe devant tout le monde, donc c'est un peu au détriment des paysages. Mais j'arrive au troisième campement assez rapidement, et je me dis bon, bah, je dors pas la soir. Allez, je rentre au village Et à ce moment là, je commence à perdre les traces. J'avais déjà perdu une fois la trace 2 jours avant Et j'allais limiter, traverser une cascade, et finalement, il y avait un gars, 300m au dessus, qui m'a vu et qui m'a crié Non, c'est pas là, il faut que tu montes. Et moi, je continuais tout droit sur le glacier. Et là, je me dis bon, faut faire attention, tu peux te perdre quand même. Et là, au troisième campement, je suis incernes, comme d'habitude, et là, je commence à me perdre. Et donc, je marche, et je suis dans une vallée entre deux montagnes, et je suis en train de marcher, je marche, je marche, je marche. Ça fait peut-être une heure et demie que je marche. C'est très bien que je suis totalement perdu. Mais à tout moment, je peux faire demi-tour, parce que, comme j'étais en train de monter, je voyais le lac derrière moi, qui s'appelle le Lac Biadma. Je le voyais, donc je pouvais toujours retourner là-bas. Mais je me suis dit normalement, el Chalten, c'est tout droit, donc je vais aller tout droit. Et comme j'ai pas de map, j'ai aucun truc pour m'orienter. Fallait que je garde quand même le Lac Biadma, sinon j'étais absolument perdu. Alors, je continue jusqu'à là, des montagnes à droite, à gauche. Là, ça fait trois, quatre heures que je me suis paumé, et je commence à paniquer un peu, et je me dis bon, c'est pas grave, au moins je gagne de l'expérience en montagne, parce que je commençais un peu à faire des grands trecs. Je me dis je gagne de l'expérience en montagne. Et je suis avec ma casquette. Je suis en train de monter une petite colline. Je lève la tête et là, face à moi, à 5 mètres devant moi, il y a un puma avec ses deux petits, Et il me voit directement. Il y a le petit qui prend peur et qui se barre vers moi, mais en diagonale vers moi, à la fois vers moi à la fois pour se barrer. Et tu sais, les pumas dans ma tête. en fait, la première pensée que j'ai c'est Ah, oui, un puma. En fait, c'est pas noir, ouais, le puma. J'avais une image de panterre noir dans ma tête. Et là, je vois l'animal beige et le petit avec des petites taches noires sur le dos, et je me dis ah, ouais, c'est ça un puma. Et là, je me dis putain, un puma. Et le puma me voyait, on se regardait, je tourne immédiatement les talons, je fais demi-tour, je marche Et il y avait à la fois un sentiment de waouh, c'est grave, la merde. Là, je suis dans l'environnement du puma, dans la situation la plus dangereuse dans laquelle tu peux être normalement, c'est quand il y a la mère puma Et qu'il y a ses petits à côté et qu'elle pense que tu vas l'attaquer, donc qu'elle veut protéger ses bébés. Sinon, normalement, en général, un puma, ça s'approche pas des humains Et, en général, les humains, ça s'approche pas des pumas non plus. Mais là, on s'est retrouvé face à face, situation la plus dangereuse pour moi. Donc, je me suis dit ok, c'est très chaud, il faut que je marche, mais il faut pas que je cours non plus. Et de l'autre côté, j'avais l'impression que on était tellement surpris de se voir l'un l'autre, que elle n'allait pas m'attaquer, que ça allait bien se passer. Et là, je me suis dit ok, la pluie commence à arriver très, très fort, il faut juste que je m'éloigne. La forêt des pumas, je ne te repas à côté d'eux, mais d'un de côté, tout l'environnement dans lequel j'étais prend une autre tourneur, parce que je me dis s'il y a des pumas là, je ne sais pas où est-ce qu'ils peuvent être non plus. Et là, je suis vraiment solo et je suis perdu. Donc, je me suis éloigné, j'ai trouvé un petit cours d'eau, j'ai posé ma tante Et puis, lendemain, j'ai fait demi-tour Et je suis retourné au lac Bièdma. Ça m'a pris quatre heures Et c'est la première fois, la première soir, où j'ai dû poser ma tante en urgence, tellement il a plu. C'était le premier bivouac de ce cours. Et j'arrive au lago Bièdma. Lendemain matin, je me pose devant le lac. En fait, c'est trop bizarre, mais devant le lac, je commence à pleurer Parce que je me dis que ma vie est plus en danger Et que, s'il faut, je pourrais boire tout l'eau du lac Et que je mourrais pas comme ça. Et il y a un gars qui arrive. Il me dit qu'est-ce que tu fais là, pourquoi tu pleures? Je raconte l'histoire Je me suis perdu, j'ai vu le puma. Et il dit à trop de la chance, moi aussi je veux voir un puma. Et ensuite, j'ai raconté cette histoire à d'autres personnes qui m'ont dit à trop de la chance aussi pour le puma, mais en fait, trop de la chance, c'est marrant de le raconter maintenant, mais quand tu vois le puma et que tu es dans son environnement, là c'est un peu différent, c'est vraiment différent. Et finalement, on rentre chez le Thènes avec cet allemand. Là, je sors mon téléphone. Je suis en extase, en fait, de revoir des gens, de revoir des cafés. Tu penses tous les trucs que tu pouvais perdre. Et je sors mon téléphone. Et en fait, le premier jour, juste après avoir vu le boîtier du puma accroché, j'avais sorti mon téléphone et j'avais écrit une question à laquelle répondre quand je reviens au village, c'est que faire face à un puma? parce que je ne savais pas quoi faire face à un puma. Quand j'ai vu le boîtier, le puma est devenu réalité. Donc, je me suis dit ok, je vais chercher en rentrant. Et là, j'arrive dans le café, et après avoir vécu tout ça, je vois ça et j'expose de rire sur mon téléphone. Et pour clôturer ça, donc, finalement, j'ai tapé sur internet que faire face à un puma? et c'est l'inverse de ce que j'ai fait. Il ne faut pas du tournel d'eau, il ne faut pas garder le high contact, Il faut paraître plus grand qu'on est pour l'impressionner, reculer petit à petit en regardant dans les yeux et surtout, si il est avec ses enfants, ne pas l'approcher. Et là, je me suis dit j'ai fait l'inverse, mais ça s'est bien passé.

Speaker 2:

Excellent, super anecdote. Pour revenir à ce que tu disais un peu plus tôt sur cette famille qui t'a accueilli chez elle pendant trois semaines, tu vas me dire ce que tu en penses, mais moi, ça m'amène à la réflexion suivante. En fait, parfois, enfin parfois Souvent, j'ai l'impression de la générosité des gens qui n'ont rien, en fait Pas grand chose par rapport à nous d'un point de vue matériel ou d'un point de vue moyen financier, et ce que tu dis, j'ai un peu l'impression que c'est ça que ça illustre en fait.

Speaker 1:

Ouais, carrément. Il y a une phrase qui m'a trotté dans la tête énormément pendant mon voyage, c'est ils n'ont rien, mais ils donnent tout. Et cette phrase revenait, revenait, revenait. Et alors, la majorité des gens en autostop sont des gens qui ont moins de moyens, parce que j'ai l'impression qu'ils, d'un côté, ils ont moins à perdre et, d'un autre côté, il y a une générosité qui est peut-être plus développée chez eux. Mais bon, sur les 160 voitures qui m'ont pris, j'ai vu quasiment tous les métiers possibles et tous les horizons possibles. Aussi, il y a aussi des gens très, très riches. Il y avait une ancienne personne du gouvernement argentin qui m'a pris en autostop et qui m'a invité chez elle dans sa famille. Donc voilà, il y a aussi tous les horizons.

Speaker 2:

Comment tu en entourages tes potes. Tu réagis quand tu leur as dit que tu partais en Amérique du Sud faire de l'autostop.

Speaker 1:

Je crois que je l'ai pas dit. Ok, alors, ma mère a pris du temps à accepter que je fasse de l'autostop, déjà en France et en Europe. Mes potes m'ont dit mais c'est bizarre, pourquoi tu fais de l'autostop, pourquoi tu ne veux pas prendre un bus? et je leur disais je trouve pas ça très marrant, le bus, en fait, dans le bus, tu te poses, tu vas d'un point A à un point B, tu es sûr d'y arriver normalement à l'heure, mais il n'y a quasiment aucune interaction dans un bus. Et moi, ce que j'aime dans l'autostop, c'est l'interaction, l'échange, c'est l'aventure aussi, c'est de pas forcément arriver à un point B, mais en fait, tu passes par toutes les lettres de l'alphabet avant d'arriver à un point B, tu te poses deux semaines dans un village alors que tu voulais arriver plus tôt. C'est cet aléatoire, c'est cet imprévu que j'aime. Et donc, je ne pense pas que je leur ai dit, mais j'ai commencé à faire de l'autostop là-bas, je leur envoyais deux, trois photos, deux, trois vidéos, et puis ensuite, ils sont vite rendus compte que l'Amérique du Sud, c'est beaucoup moins dangereux que ce qu'on pense, surtout l'Argentine. Donc, là, tout le monde a été un peu rassuré, moi compris clairement. Et puis ensuite, l'autostop a clairement bien fonctionné, donc j'ai continué comme ça, et puis voilà, est-ce?

Speaker 2:

que tu dirais qu'au bout de combien de voitures t'ont pris au final 160?.

Speaker 1:

Ouais à peu près 160 sur les quatre premiers mois, et ensuite j'ai refait du stop en Argentine et en.

Speaker 2:

Bolivie, donc 175 au gros total, ok, ça fait un paquet de rencontres avec des parfaits inconnus. Tu dirais que tu n'as, je ne sais pas, tu as affiné tes capacités de lecture de personnalité, tu vois, ou de décryptage de l'homme avec un grand hache. Au fil de ces rencontres, est-ce que tu étais capable de dire voilà cette voiture. Je pense ça va être une conversation absolument géniale. Ou, au contraire, là, je ne le sens pas trop. Je décline vraiment de basins sur ce fameux gut feeling.

Speaker 1:

Ouais, je pense que oui. Mes capacités d'analyse ont évolué clairement Après. Je pense que j'ai vu un tel panel de personnes différentes sur 175 personnes. Parfois, il y avait une personne, parfois deux, parfois plusieurs, parfois il y avait même toute une famille dans la voiture, mais c'est très variable. En général, on arrive quand même à bien sentir les gens. C'est pour ça une des choses les plus importantes pour moi en autostop, c'est son instinct. C'est par exemple cette voiture. Je ne la sens pas. La personne vient de s'arrêter devant moi, mais je vois le gars, je vois l'état de la voiture. Il y a la même petite voix en moi qui me dit non, ne monte pas. Vaut mieux écouter cette petite voix dans ces cas là. Mais en général, on arrive à bien sentir les gens. Après savoir qui va nous inviter chez lui ou pas, ça non. Et puis, parfois, il y a des rencontres un peu bizarres aussi.

Speaker 2:

Je sens qu'il y a une anecdote là.

Speaker 1:

Il y a des rencontres un peu bizarres.

Speaker 2:

Il y en a une en particulier qui t'a marqué, qui peut partager. Déjà, j'ai pas eu d'accident sur 160 voitures.

Speaker 1:

J'ai pas eu d'accident. Je me suis pas fait voler mes affaires non plus. Je connais des gens qui se sont fait voler leurs affaires en voyageant en autostop. Moi, ça c'était surtout des. Alors, par exemple, j'arrive pas très loin du Cheyat et j'avais laboré un peu des techniques pour faire l'autostop, donc, pas seulement lever le pouce, mais, par exemple, je faisais l'équilibre sur la route et je calculais la distance avec la voiture qui arrivait. Je faisais l'équilibre, je m'arrêtais avant que, bien sûr, elle arrive et ensuite, je me mettais sur le côté, je le mets le pouce, grand sourire, en faisant un peu le clown. Je vais pour les divertir. Et donc, je fais ça, et il y a un camionnaire qui klaxonne, ça le fait rire, il s'arrête, je monte dedans, je monte dans le camion et la cabine est impeccable, ça fait très dextère, il n'y a pas un cheveu, ça sent bon, ça sent le parfum, tout est super clean. Et le mec a les yeux à moitié fermés. Donc, je me dis ok, il doit être fatigué ou je sais pas quoi. Il y a une discussion normale. On se présente, il me dit oui, ce que tu vas. Je lui dis objectif, il y a. Il me dit ok, pas de soucis quand on arrive là bas, on boit du fer net. Le fer net, c'est l'alcool local qui est très fort. Et je lui dis oui, il n'y a pas de soucis, au fonction de l'heure, on pourra voir. Et il me dit non, moi je boirais une bouteille de fer net là bas. Et je lui dis ok, d'accord. Et il me répète ça, et il me dit non, mais je viens de boire une bouteille de fernait là. Et je lui dis attends, tu viens de boire comme si tu avais bu une bouteille de vodka juste avant de conduire un énorme poids lourd. Et il me dit ouais, ouais, je viens de boire. Et je me dis waouh. Alors là, je me suis dit insta, attention, faut sortir du camion direct. Et on avait peut-être 100 km à faire ensemble, encore jusqu'à la frontière chilienne. Et je me suis dit putain, faut que je trouve un moyen de sortir du camion, parce que là, j'ai peur, j'ai vraiment peur. Et je me dis non, t'inquiète, ça va, j'ai habitude de boire et j'ai l'habitude de conduire Et je connais très bien cette route. Et je me suis dit non, ça va pas, ça va pas du tout. Et finalement, on arrive au poste frontière et il me dit bon, ok, alors moi, j'ai pas le droit de prendre des auto stoppers. Donc, tu sors de ton côté, tu marches, tu passes la frontière, moi, je passe avec le camion, tu refais du stop de le côté, je te reprends ou pas. Je lui dis ouais, ouais, t'inquiète, Je prends mon sac, je passe la frontière, je fais du stop directement après Et, heureusement, il y a une voiture qui me prend directement. Et puis, ensuite, j'ai pu revu ce camionnaire très chelou, mais je voulais plus jamais remonter dans ce camion. C'est clair.

Speaker 2:

Je crois que c'est l'aspect de l'auto stop qui me freinera le plus. C'est finalement que tu te confies un peu à des inconnus. en fait, il y a quand même une grosse part de la chéprise quand tu te dépend finalement de l'autre.

Speaker 1:

Tu dépend de l'autre. D'un côté, tu te dépend de l'autre et de l'autre, t'es extrêmement indépendant, parce que, avec l'attente, par exemple, tu peux dormir au bord de la route, que quelqu'un te prenne ou pas. Et par exemple, dans ma tête, avoir un vélo ou une voiture, c'est avoir une certaine attache, c'est pas être totalement indépendant. Tu vois ce que je veux dire Ouais, ouais, mais ouais. Donc, tu es dépendant de la rencontre. En fait, tu choisis pas qui tu rencontres. Par contre, tu peux en général choisir à quel moment la rencontre se termine, à part si tu es équitapé. Bon, c'est horrible, mais ça m'est jamais arrivé, il y a juste eu ce gars là. Après, si je peux enchaîner avec l'anecdote Parce que, en fait, c'est deux anecdotes bizarres qui sont enchaînées dans la même journée C'est que je prends le ferry. Ensuite, donc, je fais de la frontière chilienne jusqu'à prendre un ferry Et dans le ferry, je dois changer de voiture Et je demande aux gens du ferry à une famille, et ils me disent un truc par rapport à leur voiture qui est cassée. Je comprends pas trop. Donc, je dis bon, ok, je continue de demander dans le ferry Et personne ne me dit ok. Donc, à la sortie du ferry, la nuit commence à tomber. Là, on est tout au sud du Chidi, il commence à faire très froid Et je me dis bon flemme de dormir quand même au bord de la route. Je donne tout, je fais du stop. Là, la famille du ferry s'arrête Et je vois que deux voitures sont juste cotaco de se suivre, avec une corde de 1,5 m qui raccroche la deuxième, et le mec me fait un signe et me dit vas-y, monte, et monte dans la deuxième. Donc, la famille qui est en train de conduire la première voiture Et moi, je monte avec le père dans la deuxième voiture derrière, qui est raccrochée à une corde à la première, où le moteur ne fonctionne plus, il y a juste les freins qui fonctionnent. Et on commence à faire le trajet comme ça Et je commence à comprendre très rapidement la situation dangereuse dans laquelle je me suis mis à nouveau En quittant le conducteur bourré. Il conduise à 90 kmh Et 1,5 m corde, c'est très, très court en termes de réaction de frein. Il faut que tu sois très, très rapide. Quand la voiture de devant freine, il faut que tu freines immédiatement après. Mais si tu freines trop fort, en fait, il y a un accou, tu as une réaction physique avec la corde Où tu vas avancer Et ensuite, comme tu freines, tu recules derrière Et donc c'est super dangereux, en fait, c'est juste extrêmement dangereux. À chaque fois qu'il freinait, on arrêtait de parler avec le père derrière, parce qu'on s'est dit c'est la fin. Moi, je me suis dit pourquoi je quitte le chauffard bourré de ce matin, et je me retrouve dans cette situation à nouveau. Et le pire, c'était dans les descentes, parce qu'on était plus lourd. La voiture était plus lourde que la première, donc on allait plus rapidement Et donc il fallait qu'on freine Et en même temps, on était tirés par la première voiture Et ce mécanisme a duré pendant une heure et demi. Finalement, après une heure et demi, on arrive chez eux Et c'était eux, la famille de diplomates argentins Là, très riches finalement, qui m'ont invité deux jours chez eux. Et bon, ça s'est bien terminé, il n'y a pas eu d'accident.

Speaker 2:

Ah, les anecdote de voyage. Il n'y a que dans ce genre d'aventure qui peut vivre des trucs pareils. Je pense D'un point de vue paysage, parce que j'ai eu la chance de faire un petit séjour en Amérique du Sud pendant 6 mois, mais j'ai pas fait Perú, bolivier et Colombie, mais pas le Chili et l'Argentine, et c'est un grand regret. Qu'est-ce que tu as découvert? Parce que c'était la première fois que tu allais en Amérique du Sud.

Speaker 1:

C'était la deuxième fois que je t'étais déjà allé en Bolivier, mais j'avais fait un court séjour en Bolivier et pas très route.

Speaker 2:

D'accord, là c'était plutôt route et plus long. Donc t'as découvert quoi comme paysage là-bas?

Speaker 1:

Je pense que le premier truc qui m'a marqué, c'est la Pampa. Donc, on dit, tu sais? ensuite, il y a eu l'expression la Pampa, mais en fait, la Pampa, c'est littéralement une région d'Argentine Très grande où il n'y a littéralement rien du tout. Il y a deux, trois petits buissons, il y a des beaux, il y a des pleins très éparpillés sur des centaines et des centaines de kilomètres, et il n'y a vraiment rien. Donc, ce n'est pas la région la plus intéressante d'Argentine, mais c'est la première qui m'a marqué parce que, parfois, j'étais lâché au milieu de la Pampa, littéralement, et j'attendais. Et là, je me suis dit mais s'il n'y a personne qui prend, la ville d'après doit être à 120 kilomètres, j'ai pas assez d'eau, il n'y a pas de fleuve, il n'y a rien du tout, aucun cours d'eau. Donc, là, ça va être la galère. Si je suis lâché là, et là, j'étais dans la nature, j'étais submergé dans la nature, c'était génial. Il n'y avait pas un chat, il y avait grand silence, donc le calme absolu, ça, c'était génial. Et après arriver à la Cordière des Annes, là, c'était magnifique, c'est des énormes montagnes. Alors, tu vois, à 4 800 mètres, enfin 4 850 mètres en Europe, on est au Mont Blanc. Là-bas, 4 800 mètres, ce n'est pas grand chose, les 5 000,. Ça se touche rapidement. Donc, il y a des paysages, des montagnes vraiment incroyables. Et après, côté argentin, côté chilien, c'est très différent. Côté argentin, c'est plus sec Et côté chilien, même, patagonie, c'est beaucoup plus de verdure, beaucoup plus de forêt, parce que tu as l'humidité du Pacifique qui arrive et qui donne tout à la Patagonie côté chilienne, et ensuite, avec les montagnes de la Cordière, ça bloque les nuages Et donc il y a très peu d'humidité du côté argentin. Donc, il y a quand même cette grande différence argentin-chilien.

Speaker 2:

Ok, super intéressant. Je savais pas qu'il y avait des paysages aussi différents entre le chien et l'argentine. J'aurais appris un truc inattendu, ok. Et l'arrivée à Ushuaia, du coup, c'était un objectif qui avait une symbolique forte pour toi Ou Ushuaia, le bout de la Nique du Sud, ou finalement, pas plus que ça, parce que tu savais que derrière, il y avait le reste du trip qui t'attendait.

Speaker 1:

Ça avait quand même une petite symbolique, parce que quand je suis arrivé à Ushuaia, jusqu'à descendre à Ushuaia, je me suis dit objectif, ushuaia. Quand je suis arrivé à Ushuaia, je me suis dit premier grand objectif atteint de mon trip. Et quand je suis reparti ensuite, je me suis dit où est-ce que je vais aller Après? c'est objectif quoi? Parce que j'ai atteint le premier objectif, c'est-à-dire la ville la plus au sud du monde. Alors, petite parenthèse, c'est pas le point le plus au sud du monde, parce qu'il y a un village qui s'appelle Puerto Williams, qui est du côté chilien, pas argentin. Ushuaia, c'est côté argentin Et Ushuaia dit, on est le point le plus au sud du monde. Mais c'est faux. Je voulais juste rétablir cette petite parenthèse.

Speaker 2:

Par contre, c'est la ville la plus au sud du monde.

Speaker 1:

Ça, c'est vrai. Ok, donc, grande symbolique, c'est vrai, il y avait les champs-points Ushuaia, que j'utilise de temps en temps. Non, mais c'est vrai que c'était une grande symbolique. Et arrivé à Ushuaia, alors c'est marrant, je rencontre une fille dans une auberge de jeunesse qui me parle un peu de son voyage et qui me dit qu'elle a fait un peu de stop et que c'était la première fois qu'elle a kiffé. Et ensuite, elle me raconte avec un camionneur qui l'a pris en stop. Et ensuite elle me dit et toi, comment t'es venu? Et je lui dis pareil, en auto-stop. Et ensuite je raconte d'où je suis venu. Je suis parti de Buenos Aires, ça fait deux mois que je descends à l'Argentine. Et elle me dit oh là, là, je suis bête, excuse-moi, je me suis venté d'avoir fait trois voitures en auto-stop, mais là, t'as, 100 voitures t'ont pris en auto-stop. Et je dis non, t'inquiète, c'est toujours intéressant d'entendre les anecdotes des autres. Et là, c'était marrant quand même à avoir raconté ça. Et après, bah oui, après, partie du Ushuaia. Ensuite, je suis allé au Chili. Je suis allé, au. Chili.

Speaker 2:

Je suis sur mape. Effectivement, je suis allé au Cacto Williams. Tu vois, je ne le connaissais pas et bien plus au sud que Ushuaia, Donc intéressant, Ils ont quand même un aéroport. C'est un petit truc, mais il y a quand même une piste. Enfin un aéroport. Oui, ça va être un hangar avec des moissres habitaillées, intéressant, ok, ok, ok. Du coup, une fois Ushuaia, comment tu l'as organisé le trip? Est-ce que c'était très clair pour toi les étapes par lesquelles tu voulais passer les délais que tu te fixais? ou est-ce que voyager en autostop, c'est aussi accepter le fait qu'il faut gérer l'inconnu la plupart du temps et donc s'adapter en permanence?

Speaker 1:

Oui, c'est carrément ça. Je pense que j'ai fait un peu des deux. Mon premier truc, c'est de ne pas prévoir, Parce que j'ai remarqué en général dans ma vie que quand je prévois des choses, ça ne se passe pas du tout comme ça. Donc, je me suis dit là, le premier objectif, c'est découvrir, Découvrir l'Argentine, découvrir le Chili, partager des histoires, aller dormir chez des gens aussi, aller dormir chez l'habitant. Moi, je voulais voir comment ils vivent, comment ils dorment, comment ils vont au travail, etc. Et bon, après, je me suis dit que j'allais faire ça en stop. Donc, ça a rajouté beaucoup d'aléatoires. Au début, je voulais partir de Buenos Aires, prendre un bus de Buenos Aires pour sortir de la ville, parce qu'incocible de faire du stop à Buenos Aires, c'est très dangereux. Donc, sortir de Buenos Aires comme ça, et ensuite faire le trip jusqu'à Ushuaïa, descendre toute la côte, descendre les andes, arriver à Ushuaïa et remonter par le Chili. Ça, c'était les grandes lignes que j'avais dans ma tête Et après, ouvert totalement à la rencontre, aux gens, au fait de dormir au port de la route, au fait que ce soit très aléatoire comme ça.

Speaker 2:

Tu disais que ce qui t'avait motivé dans ce mode de voyage, c'est principalement la rencontre de l'autre. Un peu le budget, mais principalement la rencontre de. L'autre. Tu dirais que Comment est-ce que tu en regardes, en tout cas ta compréhension globalement, la manière dont les gens vivent en Argentine et au Chili? Comment est-ce que ça a évolué par rapport peut-être, à des a priori, pas au sens péjoratif, mais des préconceptions que tu avais? En tout cas, qu'est-ce que tu en as retenu? Qu'est-ce que tu as découvert au contact de ces quasiment 200 personnes qui t'ont récupéré sur le bord de la route?

Speaker 1:

Déjà en Argentine. En fait, Argentine et Chili sont des pays, pour moi, développés. Ce n'est pas des pays en développement, c'est-à-dire que leur mode de vie se rapproche vachement d'une autre. Quand même, en France et en Europe en général, Actuellement, en Argentine, il y a une énorme inflation. Donc, ça coûte par exemple, un jour en France. Avec autant d'argent que tu peux vivre un jour en France, tu peux vivre 3-4 jours en Argentine sans faire trop d'excès. Donc, il y a quand même cette différence avec les locaux. On n'est pas totalement considérés comme des locaux quand on arrive là-bas, on a un très fort pouvoir d'achat. Mais en vivant chez les gens, je me suis rendu compte déjà. C'était incroyable d'être plongé dans ces univers. Chaque famille est différent. Il y a à peu près 4-5 familles qui m'ont hébergé sur le long terme, c'est-à-dire sur plus de 3 jours, et d'être immergé dans ces familles différentes. Ça m'a porté beaucoup de richesses, de voir leurs habitudes, comment ils élèvent leurs enfants. Alors, je ne comprenais pas tous les discussions, parce que j'ai appris l'Espagne là-bas. Donc, au fur et à mesure, je ne comprenais plus en plus, mais quand même pas tout clairement. Mais je voyais comment ils éduquaient leurs enfants, que ils utilisent. Enfin, en fait, c'est un pays développé. C'est vraiment quand t'arrives au supermarché, t'as une grande diversité de produits enfin, moins qu'en France, mais t'as quand même une grande diversité de produits au marché pareil dans un village, il n'y a rien qui manque, on a tout ce qu'il faut. Et après, en termes de sécurité, j'ai eu un grand choc. Pour moi, l'amérique du Sud, et ensuite particulièrement la Colombie. Ensuite, quand j'y suis allé, pour moi, l'amérique du Sud, c'était danger, narcotraficant, drogue, et en fait, quand t'arrives là-bas, c'est à l'opposé de ça, c'est vraiment très, très loin. L'argentine pour moi, l'argentine, c'est plus safe que la France. Je me sens plus en insécurité en France qu'en Argentine. En Argentine, pas à un seul moment j'ai eu peur, pas un seul moment. Je me suis dit où, là, c'est chaud. Ce préjugé que j'avais et que je pense que beaucoup, beaucoup d'Occidentaux ont sur l'Amérique du Sud en général en termes de sécurité, déjà ce truc-là est parti.

Speaker 2:

Et ça. Tu penses que c'est une lecture objective des choses ou est-ce que tu penses que, peut-être, comme t'avais pas les codes, tu t'as pu parfois juste pas te rendre compte que c'était potentiellement un peu crénios? tu vois les endroits où t'étais? C'est une vraie question. Il n'y a pas de question secondaire en filigrarie. C'est une vraie question curieuse.

Speaker 1:

Je pense que j'ai une bonne capacité d'analyse et de lecture des gens et de lecture des situations aussi, et particulièrement en étant un autostop, en étant au bord de la route, donc en étant vulnérable, vraiment vulnérable. C'est à dire, une personne avec des mauvaises intentions peut me mener dans un endroit alors que je suis dans sa voiture et je peux rien faire. Et à aucun moment ça n'est arrivé. Ça, a aucun moment j'ai eu une once de cette situation est dangereuse. Même quand je me baladais dans la ville, même quand je rentrais du resto le soir ou n'importe quoi, je me suis dit non en fait, je sens pas le danger. Je sens vraiment pas le danger. Et j'ai rencontré pas mal d'autres personnes, pas mal d'autres voyageurs, qui m'ont dit la même chose. Alors, brésil, colombie, un peu plus chaud, mais Argentine, chilly, vraiment très chill, vraiment sécurisé quoi?

Speaker 2:

Ok, intéressant. Comment retour? Ok, du coup, la deuxième partie du voyage. Donc, tu disais, t'es remonté jusqu'en Colombie, c'est ça, par le Chili.

Speaker 1:

Alors, je suis remonté jusqu'au nord de la Patagonie Argentine, pas jusqu'en Colombie jusqu'au nord de la Patagonie Argentine en passant par Chili, la majorité du temps par Chili.

Speaker 2:

Ok, la Colombie. Donc c'était le trip précédent, quand t'avais fait la Bolivie aussi.

Speaker 1:

Ensuite, après la fin de l'aventure en autostop, j'ai commencé à prendre des bus parce que je me suis dit là, si je continue en autostop, il me reste peut-être trois mois de voyage. Je vais dépasser, je vais passer deux mois sur le bord de la route. Donc, si je veux profiter un petit peu de la chance que j'ai d'être en Amérique du Sud, je vais commencer à prendre des bus. Et puis, je vais changer d'objectif un peu, changer de mentalité de voyage.

Speaker 2:

Et il y a eu une phase d'ajustement. Du coup, quand t'es repassé à un mode de voyage un peu plus classique en de l'autre cas, contemporain Ouais carrément sur le rythme.

Speaker 1:

J'étais un peu dans le bad. J'étais pas très bien parce que j'étais dans des oeuvres berges de jeunesse avec des étrangers, alors qu'avant j'étais quasi tout le temps avec des locaux. Et là, je me suis dit en fait, je suis peut-être en train de perdre l'authenticité du voyage et l'authenticité des gens que je rencontre, de véritablement vivre la culture avec les locaux, mais plutôt de passer de l'espagnol à parler anglais avec les internationaux et puis rencontrer des gens qui me ressemblent un peu plus dans la manière de voyager et d'où on vient et de moins voir l'authenticité du pays. Donc là, petit coup de bad quand je me suis mis à changer de mode de voyage, et puis, c'est pour ça, j'ai repris le stop un peu au Pérou. J'ai repris le stop parce que j'avais envie de reparler avec des locaux. Quoi?

Speaker 2:

C'est là où tu m'avais raconté, il me semble. Au Pérou, l'autostop, c'est pas vraiment dans la culture, sauf, c'est-à-dire, que si tu prennes en voiture, tu dois payer.

Speaker 1:

C'est ça, ouais pour moi, c'est pas dans la culture de faire de l'autostop. Première voiture qui me prend au Pérou, je suis au bord de la route, le mec s'arrête, et je me dis ouais, super. Donc, déjà, à chaque fois que je changeais de pays, j'avais une petite appréhension. Je me suis dit ça se trouve là le stop. ça a marché jusqu'à maintenant, mais ça va plus marcher. C'est tellement aléatoire qu'un jour t'arrives, tes prix directement, et puis le lendemain, t'attends un jour et tu te dis qu'est ce qui s'est passé entre les deux? mais on ne sait pas, il n'y a vraiment pas de sciences. Et donc, la première voiture, le gars s'arrête, le courant passe super bien. Moi, je viens de découvrir le Pérou, je viens d'arriver. Donc, il me parle des cultures, il me fait goûter un. On s'arrête dans un bar ensemble. Il me fait goûter un jus de maïs sucré. Je me dis ouais, c'est super bon. Et puis, ensuite, je lui dis bon, bah voilà, moi, je m'arrête là, nos chemins séparent, et il me tient la main, il me fait mon argent, et je lui dis comment ça? et il me dit mon argent pour le trajet, et je me suis dit waouh, qu'est trop bizarre. Donc, je sais pas, je vais passer peut-être cinq solets qui équivaut à un euro. Et ensuite, le gars dit merci, isbar. Et je demande à la restauratrice est ce que c'est normal ça? elle me dit ouais, ouais, c'est normal. Il faut que tu demande à chaque fois, avant d'entrer dans une voiture, si tu vas payer ou pas, parce que ici, ici, rien est gratuit. Et je me suis dit waouh, donc, en fait, si je veux continuer à faire du stop ici, il faut que je demande à chaque fois. Mais donc, si je demande avant d'entrer dans la voiture, ça établit une relation directe d'argent. C'est une relation commerçante. Et moi, c'est quelque chose que j'adore dans l'autostop, c'est que normalement, il n'y a pas de relation commerçante, c'est une relation beaucoup plus sincère. Il n'y a pas d'argent entre les deux protagonistes et donc là, direct, ça met de l'argent dans la relation. Et je me suis dit bon, bah, je suis pas sûr de vouloir ça, puisque c'est pas l'autostop que je connais. Et finalement donc à chaque fois je demandais quand j'étais au perru peut-être 60% disait oui, je te fais payer. Je disais bon, bah, dans ce cas là, non, salut. Et 40% disait non, non, t'inquiète, je t'avance tranquille ok, intéressant.

Speaker 2:

Tu dirais que ce voyage, comment est ce qu'il a changé peut-être ta manière de voir les choses quand t'es, quand t'es revenu en france, pour le coup, je sais pas si t'as eu l'occasion de revoyager peut-être en france, en europe, depuis, depuis ton trip en amérique du sud, mais si c'est le cas, je suis aussi curé de savoir, tu vois, est ce que t'as voyagé différemment? est ce que t'as cherché? est ce que t'as cherché à voyager différemment ou pas nécessairement?

Speaker 1:

je suis rentré mi-haut de mon voyage, ça a été, ça a été un choc. Au fur et à mesure, j'ai eu le coup de down. J'ai eu le coup de down au fur et à mesure, je passe de sept mois de voyage exceptionnel, très indépendant et très libre de dormir, enfin, camper où je veux, dans n'importe quel endroit, à revenir avec des normes société française. C'est quand même très normé, je trouve.

Speaker 2:

Et Europe aussi, et sachant que t'es revenu en france ou à berlin directement, je suis revenu en france.

Speaker 1:

Ensuite, je suis allé à berlin. Je suis allé à berlin début septembre et après, en france, je j'ai fait un trekking dans le sud de la france avec mon père. Donc, là, continue à camper, ça c'était génial. Et ensuite retour à paris, paris, bon voilà moyen. Et ensuite départ à berlin et départ en allemagne. Allemagne, je suis allé, je suis allé au sud de l'allemagne pour aller alors, bon, j'avoue, c'était pour l'october fest, c'était le premier week-end de l'october fest à munique, mais je suis allé camper avant aux alentours et j'ai continué de faire de l'auto stop, continue à camper, faire de l'auto stop, ça a pas changé ma manière de voyager, si ce n'est que je ça a confirmé. Est-ce que quelque chose que j'avais en moi et que j'avais eu du mal à écouter avant, mais maintenant, qui est assez clair, c'est que je veux continuer à voyager et, en général, faire des aventures avec des moyens limités. Donc, l'auto stop, camper dans ma tente, c'est exactement ça. Et j'ai changé un petit peu ma voyeur de voyager. J'ai acheté un vélo à berlin, j'ai essayé de faire une petite expédition à vélo, ma première. Je suis parti de berlin jusqu'en polonne sur un week-end, donc, j'avais pas du tout d'expérience en vélo, et donc, ça fait 150 km sur deux jours et je suis parti. Je suis parti sans sacoche. Parce que sans sacoche de vélo, je suis parti avec mon gros sac à dos de voyage, maintenant, comme si je bagpacais, mais sur un vélo. Et bon, alors, c'est la dernière fois que je partirais avec mon sac à dos sur un vélo. C'est vraiment pas du tout fait pour. Ça répercute tout sur le bas du corps, sous la ceinture, et parce que t'as tout le poids qui traîne sur le dos et donc voilà, ça s'appresse et c'est super inconfortable. Donc, je comprends pourquoi les gens achètent des sacoches.

Speaker 2:

C'est fait pour ça ok, et donc, cette pratique, t'essaie de la conserver dans la manière dont tu voyages, est ce que sur le ton regard, sur la société, alors, tu parles un peu des normes de la société française, mais en plus, ça mêlant, t'es à berlin, on n'en a pas encore parlé, mais t'es étudiant à l'escp avec un campus. Campus à berlin est ce que tu dirais que ça a changé aussi. Tu vois, peut-être, je sais pas la manière, socialement, est-ce que ça a changé des choses dans ton cercle d'amis, dans le type d'activité? tu vois, loisir, cota est ce que le finalement, l'expérience, elle dépasse le cadre du voyage dans ce que ça t'a apporté alors, en termes d'amis, ça pas trop bouger, mes amis sont restés, mes amis se davant toujours en termes d'activité.

Speaker 1:

En termes d'activité, ouais, clairement, je pense que j'avais pas beaucoup d'expérience en arrivant en argentine, en termes de trekking. Camping, oui, pas mal, mais trekking, pas tellement. Et après, en argentine, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup campé et marché sur. Sur six mois de voyage, j'ai passé deux mois et demie dans ma tente, j'ai, et c'était majoritairement des treks, donc parfois je passais une semaine, je pense le plus long que j'ai fait, c'est c'est huit jours en trekking au chili, au park torres d'alpainé, où je faisais que camper et marché, et donc ça, je suis revenu avec cette activité, cette activité de trekking. Alors, à berlin, c'est compliqué quand même, mais, mais quand je peux, ouais, je fais des petites escapades à droite, à gauche. Alors je suis revenu avec le trekking, le camping, ça a continué. Vélo, je l'ai développé ici parce que l'aventure en vélo, ça m'inspire beaucoup, je me dis que je me dis qu'on peut aller très loin avec un vélo. Donc, je pense que je ferai un voyage en vélo très bientôt, un grand voyage en vélo. Et voilà pour les activités génial.

Speaker 2:

Génial est ce que tu aurais, peut-être un message pour s'intéctiter, tout ce qu'on vient de se dire, à faire passer sur, évidemment, le voyage en l'autostop, mais peut-être, au-delà de ça, le fait d'oser se lancer en étant finalement encore assez jeune en plus, dans un coin du monde où on nous dit que c'est quand même relativement dangereux, etc. Et toi t'as vécu complètement de choses. Donc, voilà quelle message, tu vois, te semblerait le plus intéressant pour celles, ceux qui nous écoutent, par rapport à ce que tu as vécu alors déjà commencé par l'autostop.

Speaker 1:

Je pense donc, pour moi, l'autostop, c'est le meilleur moyen de voyager et de découvrir un pays quand on a le temps et qu'on est en minimum de conditions physiques, parce que faut quand même réussir à tenir et à attendre debout pendant plusieurs heures, parfois avec un sac à dos, avoir le smile, avoir envie de partager, d'écouter des histoires et donner son histoire aussi. Donc, pour l'autostop, pour moi, c'est un des meilleurs moyens de voyager, c'est le meilleur moyen de rencontrer des locaux. Clairement, après, en général, je pense que le plus important dans la vie en général, c'est de s'écouter et de surmonter sa peur de se lancer. On ne vit qu'une fois et si tu as envie de faire un truc maintenant, quel que soit l'endroit où tu es, qui que tu sois, faut le faire. Les gens pensent qu'ils doivent suivre un schéma prédéfinie, mais non, en fait, si tu as envie de faire un truc, fais le faut pas avoir peur de s'éloigner des chemins classiques. Moi, je me suis rendu compte assez tard, en école de commerce, là, que ce que j'avais fait avant, trois ans de prépa, puis le chemin classique et grand école, puis ensuite stage en finance, fait, c'est pas, c'est pas celui qui me convient. C'était super d'avoir expérimenté ça. Mais ensuite, j'ai commencé à m'écouter, à écouter ma voix à l'intérieur, et ça m'amener vers toute autre chose. J'ai ensuite acheté mon sac à dos, un sac à dos, une tente, commencer à camper et découvrir l'autostop, et là là, je m'épanouis, je m'épanouis vraiment. Donc, en fait, c'est pas parce que on a on est amené à suivre un schéma qui faut pas s'en éloigner à moments, qu'il faut pas le remettre en question, et ça, ça passe par s'écouter, donc vraiment s'écouter et ne pas avoir peur de se lancer excellent et bien écoute.

Speaker 2:

Julien, un grand merci pour ce super témoignage. Crue de savoir si, ben d'ailleurs, je te le demande en guise de conclusion, est ce qu'il y a des de nouveaux tripes un peu au long court, évoquer le vélo là, mais est ce que t'as des choses dans le carton, déjà un peu planifié, qui arrive? ouais?

Speaker 1:

normalement, début février, je pars en chine faire un échange et ensuite, j'aurais terminé mon master et je voudrais descendre après, après mon diplôme. Je voudrais descendre de la chine jusqu'en australie soit en autostop, soit en vélo, mais en prenant bien mon temps pour visiter les pays, faire des trecs, rencontrer les gens, vivre avec les gens. Donc ça, ça serait soit en vélo, soit en autostop, et je pense que c'est le plus gros trip que j'ai prévu pour l'instant Autostop et Bato-stop, du coup non. Ah, oui, carrément. Oui, carrément, c'est prévu Bato-stop c'est prévu.

Speaker 2:

génial, bah, écoute. on se fera peut-être un épisode des briefs du trip chine australie une fois qu'il aura réalisé, avec grand plaisir. Merci d'avoir écouté cet échange avec Julien jusqu'au bout. j'espère que, comme moi, vous voyez maintenant le voyage en autostop d'un autre œil. J'ai vraiment adoré cet épisode et, si c'est votre cas, prenez votre smartphone maintenant et envoyez le lien de l'épisode à au moins une personne que le sujet pourrait intéresser. Ça prend littéralement cinq secondes, mais c'est un gros coup de pouce pour le podcast. Si vous avez des feedbacks ou des suggestions d'invité, vous pouvez me contacter par email à eloarobaselefrappécom ou via le compte instagram, le frappépodcast. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un épisode avec Annika Orne, la fille aînée du légendaire explorateur, et on va parler d'aventure.

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