Nicolas Les gamins sont de plus en plus sensibles à tous ces sujets. Les gamins vont faire passer un message important aux adultes. Il y a trop d'adultes qui pensent que c'est aux enfants d'agir et c'est eux qui vont agir plus tard. Sauf que non, les enfants, le message qu'ils ont à faire passer, c'est aussi aux adultes en disant que les adultes, c'est à vous d'agir maintenant. Parce que tout ce qui se passe actuellement, déjà on parle de dérèglement climatique, c'est ce qu'on a émis il y a 50 ans avant.
Loïc Hello, hello, c'est Loic Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnels ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les Frappés. Bienvenue Nico sur le podcast. Merci, bonjour. Je suis ravi de t'accueillir. Merci beaucoup d'avoir pris le temps en plein milieu des fêtes. Au lendemain, enfin pas tout à fait au lendemain, mais peu de temps après ton retour de ton défi exceptionnel autour de la France. Et bien peut-être que d'ailleurs on peut commencer par ça, que tu nous expliques un peu qui tu es, qui est Nico, et ce que tu as réalisé récemment avec ce Tour de France.
Nicolas D'abord merci à toi aussi de m'avoir invité dans ce podcast et je suis vraiment hyper content d'être avec vous et de parler aussi un peu de l'aventure en effet que je viens de vivre. Et puis non, c'est un plaisir d'en parler maintenant parce que vaut mieux en parler maintenant quand c'est à chaud que quand c'est à froid. Il y a pas mal de souvenirs comme ça que j'ai en tête. Du coup, pour me présenter brièvement, je m'appelle Nicolas Vandenelsken. Donc retenez juste Nicolas ou Nico, c'est plus simple. J'ai 29 ans, j'aurai 30 ans là en janvier. Et du coup, je suis passionné de sport depuis tout petit, depuis l'âge de 10 ans. J'ai fait mes études en STAPS et puis en plus, le sport m'a aidé pas mal à exister quand j'étais plus petit parce que j'ai pas mal de problèmes de poids, etc. Et bref, j'ai bossé 5 ans dans l'événementiel sportif et j'ai fait beaucoup de hand. Depuis 20 ans, je fais du hand. Et puis, je me suis mis la course à pied depuis 10-15 ans parce que, alors soit on aime, soit on aime pas, mais j'aimais beaucoup la préparation physique. Et donc du coup, j'aimais bien courir. Et donc du coup, après avoir bossé 5 ans dans l'événementiel sportif, je me suis dit que je voulais donner du sens à ce que je faisais. Et donc en effet, on a créé une association et on a créé aussi du coup un Tour de France en courant pour sensibiliser au sport santé planète. Donc c'est un Tour de France sur lequel je suis parti le 14 août. Et en effet, je suis rentré le 18 décembre. Donc c'est à peu près 5 mois d'aventure, plus de 4600 kilomètres. Et l'objectif, c'était vraiment de courir environ 38 kilomètres chaque jour. Et l'après-midi, d'aller sensibiliser sur le terrain, d'aller voir les jeunes, les moins jeunes, les citoyens, les élus, etc. Et les sensibiliser au sport santé planète avec trois aspects. L'aspect déchet, l'aspect dérèglement climatique et puis l'aspect sport santé parce que les jeunes sont de plus en plus sédentaires. Et nous aussi avec le téléphone, etc. Et donc l'idée, c'était de les faire se bouger pour son corps et la planète globalement.
Loïc Excellent. Excellent. Ça fait quand même un sacré défi. Je suis sur le site de l'assaut greennicotour.fr Et j'ai le récap sous les yeux. Donc 116 étapes, 11 régions, tu l'as dit plus de 4000 kilomètres, 36-38 par jour de moyenne. Sachant que tu avais un gros rythme parce que si j'ai bien compris, en fait, tu as enchaîné 24 jours d'épreuve, de défis avant de prendre une journée de repos, c'est ça ?
Nicolas Ouais, c'était ça un peu l'idée. En gros, l'idée, c'était d'essayer de faire un exploit sportif pour faire parler le sujet. Et donc, en effet, sur cette aventure. Alors en effet, à la base, c'était 116 étapes. Ça, c'est en 122 parce que pour boucler la boucle. En fait, l'arrivée officielle devait se faire le 11 décembre à Paris. Mais du coup, pour boucler la boucle, j'ai décidé de prolonger d'une semaine, ce qui fait qu'en effet, ça a augmenté le ratio, etc. Et donc, on est plus à 122 étapes en 127 jours. Et donc, en effet, j'ai pris que 5 jours de repos sur ces 127 jours parce que l'idée, c'était d'enchaîner au maximum, de prendre très peu de repos, en effet, pour faire parler la cause. Donc, ouais, c'était une moyenne environ de courir 24 jours, prendre un jour de repos et encore le jour de repos, c'est un peu comme sur le Tour de France cycliste, il faut continuer à faire tourner les jambes, sinon c'est plus difficile de repartir. Et puis, à chaque fois, repartir derrière. C'était vraiment l'idée de ce défi et donc d'essayer de créer une grande équipe et de faire bouger un maximum de personnes autour de ça.
Loïc Ouais, génial. Alors, je regardais, c'est sur les réseaux, moi, que j'avais un peu découvert, enfin sur Insta notamment, sur la page Insta de l'Asso, que j'avais découvert un peu ton défi. Puis c'est Andy, un autre invité, qui m'avait fortement suggéré de regarder ce que tu faisais et de te contacter. Donc, voilà, merci Andy. Mais il y a eu un de tes focus, tu disais, c'était quand même une grosse, grosse partie du projet, c'était de sensibiliser les gens à la protection de l'environnement, la gestion des déchets, entre autres. Et donc, tu as mis en place, en tout cas le format que ça a pris, c'est du plugging, c'est ça ?
Nicolas Ouais, en fait, en gros, l'idée, c'était de... le tout départ, en fait. En gros, pour revenir à la base, c'est que moi, je... Donc, après cinq ans dans l'événementiel sportif dans lequel j'étais chef de projet, en fait, quand j'ai... Donc, j'ai arrêté en octobre 2019. Et puis, ce que je dis à chaque fois, parce que je fais attention vachement à tout ça maintenant, c'est que je suis parti en Nouvelle-Zélande pendant six mois. J'ai pété mon empreinte carbone, j'en parle souvent parce que l'avion, mine de rien, c'est très polluant. Et moi, par exemple, j'ai fait un choix personnel maintenant, je ne prendrai plus l'avion de ma vie. Ça, c'est une décision importante, mais je trouve que c'est faux. Et bref, et du coup, en fait, après ces six mois en Nouvelle-Zélande qui m'ont permis de... de prendre pas mal de recul, en fait, sur mon boule aussi, parce que dans mon boule, en fait, c'était beaucoup de one-shot, beaucoup de production. Enfin, voilà, sur l'événement sportif, c'est clairement ça. C'est des choses qui sont produites pour très peu de temps, qui ne sont pas forcément revalorisées. Et donc, en rentrant, je me suis dit, bon, ben, c'est cool, t'adores le sport, t'adores l'événementiel, mais il faut faire des choses qui ont du sens. Et en effet, ça a commencé au départ comme ça, c'est par du plugging. Donc, le plugging, ça vient de Ploka Up. C'est Ploka Up, ça veut dire ramasser en suédois. Et Ing, c'est pour jogging. Et donc, voilà, ça fait le mot plugging. Voilà pourquoi ça s'appelle comme ça. Et donc, j'ai commencé à promouvoir ça au départ, le plugging, le ramassage de déchets en courant, parce qu'en effet, je courais beaucoup, mais je me rendais compte aussi de tous les déchets que je croisais sur ma route. Et ça m'en donnait assez dingue. Et en fait, il y a le Tour de France cycliste pour la petite histoire qui m'avait appelé en août 2000, parce que c'était un de mes anciens clients. J'ai beaucoup bossé cinq ou six ans. D'ailleurs, c'est pour ça aussi que je pense que je suis allé vers un Tour de France en courant. Mais bref, il y a le Tour de France cycliste pour qui je bossais avant, qui m'appelle et qui me dit en août 2020, Nico, est-ce que tu voudrais pas... Enfin, on a besoin d'urgence d'un pilote pour aller sur le Tour de France. Et là, moi, je me suis dit mince, je vais faire des choses qui ont du sens. Et puis, je vais aller conduire une bagnole pendant trois semaines et demie sur le Tour. Mais je me suis dit, ça peut être l'occasion aussi de lancer le truc. Donc, en gros, on a lancé Green Nico Tour à ce moment-là. Et donc, je me suis dit, je vais en profiter. Je vais faire des ramassages de déchets sur chaque étape du Tour de France, à chaque arrivée. Donc, en fait, Green Nico Tour a commencé comme ça, sur la partie déchets. Et j'avais eu cette idée de Tour de France en courant juste avant aussi. Peut-être parce qu'en effet, j'ai beaucoup bossé sur le Tour de France. Et quand j'ai fini le Tour de France cycliste, je me suis dit, bon, allez go. En septembre, on démarre le mouvement. C'était un projet personnel au départ. Donc, Green Nico Tour, j'ai tout construit un peu seul pendant un petit moment. Et puis, tout s'est créé. Et donc, il y avait la partie déchets, en effet. Et après, en fait, je suis allé plus loin dans le sens où je me suis rendu compte que les déchets, c'était hyper visuel. Mais qu'en gros, c'est notre façon de consommer en règle générale qui est hyper polluante, qui n'est pas visible, toutes les émissions de CO2, etc. Et moi, je suis devenu animateur de la fresque du climat. Du coup, j'ai voulu aussi promouvoir sur le Tour de France, qui est un atelier qui permet de comprendre le dérèglement climatique facilement. Et donc, l'idée, voilà, avec ce Tour de France, c'était d'à la fois sensibiliser sur les déchets, sensibiliser aussi sur le dérèglement climatique, et puis sensibiliser sur le sport santé. Parce que comme je vous le disais avant, moi, j'ai eu pas mal de problèmes de poids. J'ai été au bas jusqu'à la quatrième. Et puis après, j'ai fait de la noirexie. Enfin bref. Et du coup, je sais ce que c'est quand on est gamin, etc. de vivre tout ça. Donc, l'idée aussi, c'était de passer ce gros message-là aux enfants. C'est vraiment de se bouger pour son corps, pour sa santé. Parce que les gamins, ils ont perdu 25% des capacités cardiovasculaires. Parce que malheureusement, ils font beaucoup moins de sport. Ils bougeent moins. Enfin, moi, je trouve ça effarant. Et se bouger pour la planète. Et donc, voilà comment tout s'est construit. Et je devais partir au mois de mars. Sauf qu'au mois de mars, il y a eu encore une fois cette histoire de Covid. Enfin bref. Logistiquement, ce n'était pas encore tout à fait rodé. Et en fait, au mois de mars, on a commencé à mettre des événements en place dans la région Hauts-de-France, d'où je viens. Et en gros, là, j'ai vu qu'en effet, il y avait un mouvement qui se créait autour. Donc, c'est pour ça, en fait, en réalité, qu'on a créé une association aussi. Parce que j'ai vu qu'il y avait souvent des personnes qui venaient autour. Et donc, c'est aussi comme ça que j'ai rencontré Aniti. parce que j'ai créé des records du monde de plugging, de ramassage de déchets. Donc, on a fait notamment un 113 km de plugging, de ramassage de déchets. Et voilà, l'idée, c'était de parler à un défi. Et donc, c'est comme ça qu'on s'est rencontré en effet avec Andy. Et donc, de là, on a fait plein d'événements. Et ce qui fait qu'après, moi, je suis parti au mois d'août. Et qu'il y avait une sorte de communauté qui s'était déjà créée un peu autour. Et après, l'idée, c'était de faire grandir ça partout en France et de passer des messages forts. Génial.
Loïc Et alors, du coup, sur la partie préparation. Donc là, tu nous as bien expliqué, tu vois, comment le projet est né. Un petit peu plus peut-être la conception du format qui fait que ça a débouché sur ce qui s'est passé concrètement. Mais en termes de préparation, comment est-ce que tu as géré, même si tu courais déjà beaucoup, comment est-ce que tu as géré le fait de te lancer sur plus de 4000 km avec un jour de repos tous les 24 jours ?
Nicolas Non, c'est clair que ça peut paraître un peu fou. Et mes potes, à la base aussi, m'ont pris pour un dingue. C'est même eux qui m'ont poussé à prendre plus de jours de repos. Mais en fait, on va dire que ce projet s'est construit de septembre 2020 à août. Donc, il y a eu neuf mois de préparation. Et la préparation physique, ça s'est fait en même temps. En gros, ça a été deux grosses prépas marathons, avec beaucoup de fractionnés la semaine et des longues sorties du week-end. Beaucoup de plugging aussi, parce que mine de rien, en fait, le plugging, ça fait réellement travailler pas mal de choses. C'est qu'en gros, malheureusement, vu que tu trouves régulièrement pas mal de déchets par terre, et bien en fait, tu fais du fractionné. En gros, tu cours, tu t'arrêtes, tu ramasses, et puis tu fais des squats. Donc, mine de rien, tu travailles pas mal ton corps à l'effort. Sur les 113 bandes de plugging, on a dû les faire en 20 heures tellement on a ramassé de déchets. Enfin, c'est énorme, 20 heures en 113 bandes. Et donc, tout ça, mine de rien, ça te travaille ta caisse et tout. Et donc, tout ça, ça m'aide à préparer ça. J'ai vu aussi quand même un médecin du sport aussi pour faire quelques tests, pour savoir si je pensais. Enfin, c'était cool. Moi, dans ma tête, c'était bon, j'étais OK, sauf que je préférais vérifier au cas où quand même. Donc, savoir quand même, même au niveau nutritif, etc., faire attention à l'alimentation, même si je suis pas un... Comment dire ? Je suis pas un ayatola. On dit ça comme ça, un ayatola de l'alimentation, où pour moi, il... Enfin, voilà. Il y en a qui font hyper gaffe à tout ça. Je fais gaffe, mais mon idée aussi, c'était de faire un tour où j'ai pas besoin de prendre de compléments alimentaires, de trucs... Enfin, j'ai toujours eu du mal avec l'aspect poudre, même s'il y a des choses qui se font très bien. Mais voilà. Et donc, l'idée, c'était de faire un tour de France aussi le plus naturellement possible. Et donc, c'est ce que je dis souvent dans le bilan, c'est qu'au final, ma potion magique, et c'est ce que je disais aux gens que je croisais sur la route, c'était de l'eau avec du sirop et du sel ou du miel, quoi, donc rien de plus. Et puis, l'idée aussi, c'était de visualiser, en fait, tout le temps. C'est qu'en gros, sur un projet comme ça, tu visualises, en fait, l'arrivée, parce que c'est hyper important, en fait, d'avancer tous les jours et pas de compter chaque étape à chaque fois. C'était aussi se préparer mentalement à vivre cette aventure.
Loïc Waouh. Et sur la partie ramassage des déchets, comment est-ce que tu gérais ça, du coup ? Parce que je veux bien te croire, quand tu dis que tu t'arrêtes souvent pour en ramasser, je connais pas toutes les régions de France que tu as traversées, mais déjà, PACA, ça a dû être sportif. Donc, comment est-ce que tu gérais ça, en fait ? T'avais des collectes, des gens qui t'attendaient à des endroits pour tout récupérer, trier ? En fait, en gros, ce Tour de France,
Nicolas j'ai traversé 11 régions sur les 12 métropolitaines et puis 42 départements. Et en fait, l'idée, c'était que... Comment dire ? Je faisais pas toutes les étapes en ramassant les déchets parce qu'en effet, sinon, je pense que j'aurais été encore dans ma région, malheureusement, actuellement. En fait, l'idée, c'était que j'ai fait un gros focus sur les masques. Par contre, ça, les masques, j'en ai pas loupé un seul. Enfin, j'en ai pas loupé un seul. J'allais que d'un côté, donc si, j'en ai loupé automatiquement. Mais je veux dire, j'ai fait exprès de ramasser juste les masques. Alors, je sais pas ramasser que ça, mais en tout cas, sur toutes les étapes, je ramassais les masques. Donc, pour te donner des chiffres, sur les 4600 kilomètres qui ont été faits, j'ai ramassé plus de 5500 masques. Donc, en fait, la stat, c'est qu'il y a plus d'un kilomètre. Il n'y a plus d'un masque qui est jeté au kilomètre, malheureusement. Et quand je dis jeter, enfin, il y a beaucoup de gens qui disent, oui, il y a des masques qui s'envolent. Oui, certes, il y en a qui s'envolent, mais honnêtement, tu vois très bien qui ont été jetés par la fenêtre et qui sont bien emballés. Donc, moi, ça, c'est encore plus dingue. Et bref, donc il y a ça. Après, sur certaines étapes aussi, je ramassais des déchets, notamment sur les derniers kilomètres. Et puis aussi, quand j'en trouvais beaucoup trop, ça me titillait. Donc, je prenais un sac et puis j'en ramassais, quoi. Et après, on organise aussi surtout beaucoup de ramassages, en fait, sur la fin des étapes. C'est-à-dire qu'il y avait, en fait, il y a une grosse logistique derrière. Moi, j'avais un apprenti dans l'assaut et d'ailleurs, je les remercie, toute l'équipe derrière, parce que j'avais un apprenti. J'ai des membres dans l'assaut qui ont fait, en fait, c'est cool. Moi, je suis la face sur les réseaux, mais il y a tous les gens qui sont derrière, quoi. Et en fait, c'est-à-dire qu'on contactait toutes les écoles, toutes les communes, etc., pour organiser des choses avec elles l'après-midi. Et donc, on a fait beaucoup de ramassages aussi avec les enfants. Donc, les enfants qui m'ont rejoint sur les derniers kilomètres de l'aventure, ou alors avec qui on faisait des ramassages l'après-midi, ou avec qui, justement, on allait plus loin en faisant des fresques du climat pour les sensibiliser des règlements climatiques. Enfin, voilà, les fers bouger. Et donc, l'idée, c'était de construire tout ça avec eux, avec les écoles. Donc, on a fait pas mal de ramassages aussi avec les écoles. Et puis, voilà, voilà un peu l'organisation. L'organisation, en tout cas, en termes de déchets. Et en effet, je te confirme qu'il y a des régions où c'est plus d'un que d'autre. Après, le facteur aussi, c'est que dès que t'as beaucoup d'habitants, malheureusement, t'as beaucoup de déchets. Tu peux être un peu partout en France. C'est toujours le même. À côté des centres commerciaux, à côté des gros huiles, c'était toujours un peu chaotique. Après, c'est clair que dans le sud, dès que j'ai commencé à approcher Hague, de Vias, et puis Marseille, je t'en parle pas, Marseille, c'est connu pour ça, mais c'était assez dingue. Mais c'est vrai que toute cette partie-là, côte méditerranée, etc., c'était assez dur. Mais au final, dans la région de France, quand je suis rentré, je me suis rendu compte que ma région était tout aussi... Sur la dernière étape, j'ai ramassé 260 masques en 27 bornes. Alors, on était à plusieurs à ramasser, mais c'est beaucoup trop. C'est beaucoup trop.
Loïc Alors, tu sais, ça me fait penser à... Parce que, bon, je connaissais un peu le concept du plugging, mais bon, disons que je le faisais naturellement, tu vois, je pense, avec tous les amis avec qui on part en montagne, etc. C'est quelque chose que tu... Je pense, quand tu aimes la montagne, la nature, tu le fais sans vraiment réfléchir. Tu vois une bouteille à 2000 mètres, tu ne vas pas la laisser là, tu vois, tu la ramènes avec toi. Mais moi, très souvent, en fait, l'impact que ça a, c'est que ça me... En fait, ça m'en fout, quoi. Je me dis, mais OK, je peux comprendre, tu vois, que je ne sais pas, tu sors ton sandwich ou tu vois le repas que tu as préparé, tu ne fais pas gaffe, il y a un bout de plastique qui tombe, d'accord, mais quand tu arrives à des endroits où tu vois qu'il y a un feu de camp, il y a un sac qui est laissé là avec de la bouffe dedans, moi, ça me fait péter un câble. Donc, je ne sais pas comment est-ce que toi, tu as géré ça, cette espèce de foi en l'humanité, tu vois, pour à la fois partager un message inspirant, continuer tous les jours à te lever pour aller courir quasiment ton marathon par jour, en fait, et le faire avec une énergie positive, tu vois, même si au bout d'un moment, tu te retrouves avec des milliers de masques dans la main, quoi.
Nicolas Ouais, disons que, ma force, c'est que je suis toujours très positif, malgré tout, et c'est ce que j'essaie de transmettre aussi, en fait, c'est qu'en gros, quand on parle d'environnement et je n'aime pas parler d'écologie parce que le mot écolo est souvent mal perçu, c'est qu'en gros, l'idée, c'est, comment dire, c'est d'essayer de faire quand même passer les choses positivement si tu as un message haineux, tu ne peux pas, d'ailleurs, hier, j'étais voir le film Animal, je vous recommande d'aller le voir, voilà, qui montre deux jeunes qui, à la base, en fait, sont haineux envers les humains qui détestent, en fait, qui arrivent même à en détester la race humaine, ça m'énerve aussi de vraiment vouloir aux humains, mais au final, qui se rendent compte en faisant pas mal de choses autour et d'aller rencontrer les gens qu'il faut quand même garder foi en ça et essayer de sensibiliser, alors des fois, je te dis, oui, en effet, il y a des jours où c'était plus dur que d'autres, il y a des jours où tu ramasses, tu vois tellement de merde que tu dis, mince, ouais, tu continues, tu persévères, mais tu te dis, enfin, tu vois, Marseille, honnêtement, moi, je tiens un gros coup de chapeau parce que Marseille, c'est l'une des villes les plus sales en France, même au monde, mais, enfin, pas au monde, j'ai rien que j'ai un peu d'air, mais en tout cas, la Mère Méditerranée, c'est la plus sale au monde et pour autant, tu as plein d'associations qui travaillent tous les jours sur ça et tu en as plein, plein, plein et par contre, quand j'étais à Marseille, je me suis dit, mince, ils ont du courage, quoi, enfin, vraiment, les assos là-bas à Marseille, elles ont du courage parce que tu en vois partout, quoi, et l'idée, en fait, c'était surtout moi d'aller voir les enfants, en fait, c'est ce qui me poussait, en fait, aussi, tous les jours, c'est que les gamins sont quand même c'est aux enfants d'agir et c'est eux qui vont agir plus tard, sauf que non, les enfants aussi, le message qu'ils ont à faire passer, c'est aussi aux adultes en disant, ben non, les adultes, c'est aussi à vous d'agir maintenant parce que tout ce qui se passe actuellement, déjà, on parle de dérèglement climatique, là, par exemple, tout ce qui se passe maintenant, c'est ce qu'on a émis il y a 50 ans avant, quoi, et donc, c'est pour ça que c'est maintenant, tout ce qu'on est en train de faire maintenant, c'est hyper important pour les années qui arrivent, là, et c'est pas les gamins qui ont des effets sur ça, c'est nous les adultes et donc, c'était vraiment le message que je voulais leur faire passer et pour ça, mon équipo était peut-être un peu dingue mais il valait au moins ça, c'est-à-dire que je voulais au moins mettre mes jambes à contribution pour tout ce qui se passe actuellement et essayer de faire passer ce message positif parce qu'en effet, ben malheureusement, sur l'écologie, il y a beaucoup de choses où ça reste négatif dans le sens où il y a beaucoup de gens qui malheureusement sont de plus en plus défaitistes sur ces sujets et en effet, il y a des choses où on n'y reviendra pas malheureusement et c'est dur mais pour autant, il faut quand même essayer de faire passer un message positif parce que c'est comme ça qu'on arrivera aussi à faire bouger les choses. Je vous parle aussi de Time for the Planet en même temps qui est une entreprise à but non lucrative qui veut lutter contre les gaz à effet de serre et eux, ils arrivent très bien à faire une grosse communauté parce qu'ils passent aussi des messages positifs et c'est vraiment l'idée, c'est l'idée qu'on va tous se mettre en mouvement et qu'on peut tous se mettre en mouvement et qu'il faut le faire de façon positive, il faut le faire plus vite il y a plein de trucs qu'on voit pas assez vite mais il faut pas non plus attendre les politiques etc. parce que sinon malheureusement on a encore le temps d'attendre et c'est ce que je dis souvent aux gens, c'est souvent des problématiques que tu rencontres, t'as toujours des gens qui disent ouais mais moi individuellement qu'est-ce que je fais, qu'est-ce que j'apporte ? C'est le truc que si on fait tous quelque chose et ce que je dis à chaque fois la force elle est dans notre porte-bonnée on parle de la problématique des déchets mais il y a aussi la problématique de réduire nos déchets en fait c'est cool de parler de recyclage etc. mais la base aussi c'est de les réduire nos déchets et en effet il y a une assoce aussi qui s'appelle Trail Runner Fondation qui fait beaucoup de ramassage etc. justement dans les milieux naturels qui accompagne aussi les trades etc. et en effet c'est clair que toi quand t'es à la montagne ça te rend encore plus dingue de voir qu'il y a des gens qui ont profité de cette magnifique nature de péjazz et qui arrivent encore à acheter et là tu te dis mince ouais je comprends pas et puis c'est les gens qui vont dire maman il n'y a pas de poubelle tu mets dans ta poche et tu jettes chez toi c'est clair donc il y a un gros travail d'éducation et c'est aussi pour ça qu'on a fait ce projet et qu'il y en a plein d'autres qui vont arriver derrière
Loïc ouais mais je crois enfin moi je suis convaincu tu vois tu viens de mettre le doigt dessus c'est que c'est un sujet principalement d'éducation tu vois et je veux pas du tout mettre certains pays sur un piédestal par rapport à la France etc. je pense que chacun a son histoire et c'est tu vois les choses qui fonctionnent et d'autres qui fonctionnent moins bien mais moi j'ai vécu pendant 4 ans en Suisse on vient de rentrer là le mois dernier et sur le point des déchets en montagne par exemple ça n'a juste rien à voir quoi bon sur le point des déchets en ville je t'en parle même pas c'est tu peux manger par terre dans la plupart des villes suisses mais mais ouais il y a cette notion de de propreté qui qui moi m'a surprise tu vois parce que c'est des lieux qui sont quand même assez visités je te parle de coins comme tu vois Zermatt où il y a des millions de visiteurs tous les ans ou le matéhorn etc. bon bah voilà c'est propre donc moi j'ai un peu du mal avec cette notion tu vois d'accepter le fait qu'il y a des déchets parce qu'il n'y a pas de poubelle ou parce que c'est un lieu touristique donc il y a du trafic donc ça veut forcément dire qu'il y a des déchets bon mais en tout cas je trouve que c'est super intéressant cette approche de dire on va sensibiliser les enfants qui eux du coup en retour se feront les ambassadeurs et viendront un peu tu vois tenir pour responsable peut-être certains parents vis-à-vis de leur comportement et peut-être je ne sais pas si tu as des histoires tu vois des anecdotes sur des des prises de conscience que tu as pu voir de tes propres yeux à travers tes interventions auprès d'enfants que ce soit des écoles ou via des assos ça t'est arrivé ça de voir ce genre de choses ?
Nicolas ouais ouais plein de fois et c'est ça qui est dingue en fait aussi c'est de se rendre compte du message que tu as fait passer derrière et de se rendre compte aussi il y a plein de gens qui du coup derrière mon passage ont fait organiser beaucoup de ramassage et puis ils t'envoient les photos et c'est cool parce qu'ils agissent aussi et puis aussi sur la partie consommation en fait en règle générale où les écoles en fait l'idée aussi c'est que nous on a fait un kit aussi pour les écoles voilà pour partager des choses sur l'alimentation durable etc et que les écoles en fait que ça soit pas juste alors c'est cool j'ai essayé des gaines un peu partout mais qu'en gros les écoles elles arrivent à comment dire à réutiliser la chose et construire des projets derrière et donc si j'ai plein d'exemples et puis t'as même plein tu vois on parlait des enfants par rapport aux adultes et moi le nombre d'enfants qui m'ont dit papa maman ils jettent leurs mégots par terre tu vois il y en a plein à chaque fois qui me disent ça et c'est pour ça qu'on a fait un kit aussi pour créer des comment dire des cendriers de poche avec la récupération de briques de lait etc pour les gamins et donc c'est clair que je reçois des messages sur Messenger enfin sur les réseaux pour me dire bah voilà on a fait ça enfin c'est ouais t'as plein d'exemples concrets sur ça et c'était vraiment le but en fait c'était de de faire bouger les gens après quoi c'est cool sur le moment de parler de l'aventure de les sensibiliser mais c'est de voir aussi ce qui est fait après quoi et en effet t'as plein d'écoles qui ont t'as plein d'écoles qui ont bondi sur ça qui vont plus loin en fait et c'était cool aussi de voir la dynamique parce que mine de rien il y a quand même pas mal d'écoles qui sensibilisent de plus en plus et tu vois sur la partie zéro déchet etc j'ai quand même vu plein d'écoles où t'avais des composteurs un peu partout attention aussi au gaspillage alimentaire enfin toutes ces thématiques elles sont hyper importantes et en effet je pense que ça passe vraiment par l'éducation et puis ça passe par tellement de choses enfin tu vois et puis ce dont je me suis rendu compte aussi c'est peut-être là où les prochaines aventures seront peut-être un peu plus ciblées mais en plus j'ai horreur de stigmatiser la population parce que je joue vraiment pas comme ça mais en fait c'est vraiment deux notions hyper différentes les déchets et le dérèglement climatique dans le sens où d'un côté et je l'ai vu dans le type de population où je suis allé les déchets généralement t'en as beaucoup plus dans des endroits qui sont un peu plus défavorisés qui ont moins les moyens enfin voilà etc donc t'as beaucoup beaucoup de déchets et puis de l'autre côté mais ces gens-là ne consomment pas forcément énormément en fait au final et de l'autre côté t'as les gens qui eux se disent écolo parce qu'ils recyclent parce qu'ils mettent à la poubelle mais qui consomment à foison mais voilà et qui consomment comme jamais et au final ces gens-là qui jettent pas par terre et ben ils polluent plus en fait que les gens qui jettent par terre parce qu'en fait c'est invisible c'est du CO2 et donc c'est pour ça que c'est vraiment deux thématiques qui sont complètement complètement différentes à aborder différemment et du coup c'est vraiment pas les mêmes choses donc ouais ça c'était aussi hyper intéressant à voir et de voir aussi les différentes enfin tu vois je suis allé au quartier Mirail à Toulouse qui est un quartier un peu craignos apparemment enfin bref ça s'est très bien passé pour moi mais du coup c'est vrai qu'on a fait un ramassage avec les gamins sur 100 mètres c'était la folie il y avait du déchet partout partout partout mais tu vois en dehors de ça les enseignants étaient hyper contents que je sois passer parce qu'en fait ils avaient leur sentiment d'être un peu délaissés tu vois par la commune etc et c'était un peu les vilains petits canards donc ils s'étaient laissés de côté et même sur ces thématiques là ils ne sont pas aidés tu vois même sur la partie recyclage etc ils n'ont aucune aide il n'y a aucune poubelle qui nous emplace l'idée aussi moi c'était aussi d'avertir certains élus sur ce qui est fait dans certaines communes et ça qu'à côté de ça bah voilà t'as des communes il y a des choses qui sont beaucoup plus mais voilà il y a deux poids deux mesures et donc c'est sur ça où il faut réussir à faire passer des messages importants en disant bah c'est cool tu recycles mais à côté de ça enfin voilà tu peux consommer aussi tu consommes aussi énormément même si c'est invisible et c'est là où il faut être vigilant et c'était pour ça aussi que je voulais faire passer ce message via le sport parce que tu vois j'étais hyper content de passer dans tout le sport dans le sens où t'as plein de sportifs qui n'ont pas forcément conscience de ça et qui consomment à gogo enfin tu vois il y a une étude de Zero Waste Sport qui dit qu'en Europe en France nous on est les premiers consommateurs d'articles de sport donc en fait on aime bien avoir les derniers trucs toujours enfin voilà donc c'est vrai qu'on est toujours dans cette consommation et notamment dans le sport
Loïc comment est-ce que t'as fait cette sensibilisation du coup vis-à-vis de la pollution invisible parce que c'est vrai que les déchets bon bah ça parle tu vas ramasser tu vois tu ramasses tes 5500 masques bon bah c'est parlant quoi on le voit c'est là c'est sorti c'est un endroit tu le récupères ça part en filière de recyclage quelque part tu pourrais dire bon bah bonne action tu vois mais sur la partie justement changement de nos habitudes de consommation comment est-ce que t'as fait passer tes messages du coup
Nicolas bah l'idée déjà c'était de faire de faire une aventure qui soit qui soit le moins impossible impactante en carbone en émissions de CO2 donc c'est pour ça que bah tu vois je remercie aussi tous les gens qui l'aventure c'était aussi avant tout une aventure humaine c'est à dire que j'ai été logé chez l'habitant tout le temps et en fait j'avais un vélo qui m'accompagnait tous les jours qui transportait le matériel donc c'était un vélo avec une remorque et en fait ça c'était un relais partout en France donc c'est à dire que j'avais pas j'avais pas défini au préalable bah voilà pendant un mois ça va être telle personne qui m'accompagne c'est à dire qu'en gros c'est des personnes qui sont relayées partout en France donc avec un gros travail en amont mais après il fallait que je trouve des personnes pour m'accompagner sur ce vélo de matériel et donc l'idée c'était de transporter le matériel encore une fois le plus naturellement possible sans avoir une voiture il y a très peu de personnes je crois faudrait que je regarde le sujet mais qui ont fait un tour de France en courant ça se fait souvent en vélo mais c'est vrai que le peu qu'ils l'ont fait c'était avant tout pour l'exploit sportif et c'était généralement que c'était suivi par une bagnole moi ça n'avait aucun sens que je sois suivi par une bagnole pour transporter mon matos et donc en effet l'idée c'était qui a un vélo et puis au delà de ça que je partage tous les jours des expériences avec les gens qui m'accompagnaient donc t'avais des gens qui m'accompagnaient 2-3 jours des gens qui m'accompagnaient pendant une semaine des gens juste une étape et donc c'est vrai que c'était hyper fort ça de vivre ça avec eux et donc en effet d'avancer avec le vélo de matériel comme ça et après d'être logé chez l'habitant aussi pour encore une fois discuter de ces sujets là et après en fait en termes de sensibilisation donc comme je le disais moi je suis animateur de la fresque du climat qui est un atelier en fait qui permet justement de vulgariser le dérèglement climatique en gros c'est à la base c'est un atelier de 3 heures qui permet de comprendre en fait comment fonctionnent le dérèglement climatique parce qu'on en parle beaucoup voilà on a parlé du dernier rapport du GIEC qui est sorti au moins tout etc mais voilà les rapports ils font 5000 pages le résumé il fait 1000 pages donc en fait c'est hyper compliqué pour les gens de comprendre comment ça fonctionne moi à la base je suis sportif j'ai fait Stabs j'ai rien de scientifique j'ai toujours eu horreur des sciences et donc l'idée aussi c'est de montrer en fait qu'avec cet atelier en fait on peut tous on peut tous comprendre facilement et puis se mettre en mouvement aussi donc en gros moi j'avais aussi dans mon matériel j'avais une fresque du climat cuise parce qu'en fait l'atelier 3 heures bah t'imagines bien que quand t'as fait 38 bornes en courant même si souvent je restais 3 heures dans les écoles pour parler à l'offre des déchets du sport etc bah je pouvais pas faire 3 heures spécifiques sur cet atelier là c'était pas toujours évident et donc en gros j'avais une fresque du climat cuise donc c'était moi j'avais un support de 2 mètres par 3 mètres donc j'étais sur la remorque c'est pas moi qui le transportais c'était les gens avec leurs jambes sur le vélo qui transportaient ce matos là parce que derrière la remorque elle faisait 30 kilos donc c'est pareil les gens il fallait qu'ils pédalent même si moi je cours à 10 km en moyenne donc voilà c'est facile de suivre mais quand t'as 30 kilos derrière c'est pas toujours évident notamment quand ça monte et j'ai même été surpris en Normandie en Bretagne parce que c'est pas si plat que ça c'est même pas plat du tout mais du coup ce matos là c'était une fresque du coup de 2 par 3 mètres et en fait de la shorter sur chaque intervention donc avec une carte d'un côté avec la carte du Tour de France etc. l'aventure et puis de l'autre côté justement cette fresque du climat cuise et en fait la fresque du climat cuise si tu veux l'atelier classique c'est des cartes donc c'est un jeu de 42 cartes que tu distribues par l'eau et les gens en fait ils forment leur propre fresque et donc en gros ils comprennent en fait comment fonctionnent les dérèglements climatiques et puis après ça tu fais un tour des émotions et puis tu donnes des solutions aussi parce que c'est cool de se rendre compte de ce qui se passe mais généralement tu tombes un peu des nuits tu te dis ma mars qu'est-ce que je fais maintenant et donc la fresque du climat cuise c'est 31 cartes donc c'est réduit et en fait tu fais deviner les cartes au fur et à mesure et en fait ça tu le fais en 15 à 30 minutes et ça te permet d'introduire le sujet c'est-à-dire que les gens tu leur donnes déjà quelques connaissances tu leur donnes l'outil et puis après c'est à eux de faire l'atelier en forme en entier s'ils veulent il y a des écoles moi qui justement on va parler d'héritage après il y a des écoles qui vont faire le format en entier etc et donc le but c'était de les sensibiliser comme ça et ce format je pouvais les sortir à la fois dans les écoles à la fois dans les centres extrascolaires à la fois sur les événements publics avec les vignes parce que je pouvais les sortir sur une place je pouvais les sortir dans une salle et donc l'idée c'était de sensibiliser aussi grâce à ça et puis aussi parce qu'on avait fait un kit comme je te l'ai dit pour parler par exemple d'alimentation durable de se dire qu'on pouvait consommer local avec des fruits et légumes de saison donc on avait fait par exemple les fruits et légumes de saison en fonction de toutes les régions où je passais pour que les écoles s'emparent de ça on avait fait aussi des recettes de barres de céréales maison pour que les gens aussi puissent faire ça eux-mêmes et donc voilà comment j'ai essayé de véhiculer tout ça aussi et aussi de montrer la beauté en fait de la France en fait on a toujours et regarde je suis parti en Nouvelle-Zélande pour mon ressource et je suis parti à l'autre bout du monde mais en fait se rendre compte aussi qu'en France on a des cultures différentes on a des paysages magnifiques partout et de montrer aussi la richesse de notre pays et en fait on peut le faire facilement en vélo tu vois il y a des pistes cyclables enfin moi j'ai pris la vélo maritime au début après la vélo lycée enfin montrer aussi que c'est facile de se bouger aussi en mobilité douce en France et de faire des voyages comme ça et donc voilà un peu globalement comment j'ai essayé aussi de sensibiliser sur ce dérèglement climatique aussi via mon projet puis via la fresque du climat et d'autres choses
Loïc je suis tellement d'accord avec toi sur le fait qu'on n'a pas forcément besoin de partir loin pour être dépaysé et toi je crois que c'est un peu le paradoxe c'est que moi je me suis rendu compte de la richesse de la France une fois que j'étais une fois que j'en suis parti en fait que je suis parti vivre au Canada après aux Etats-Unis en Suisse et en fait c'est là où tu réalises qu'en termes de diversité de paysages c'est tout bête tu vois mais d'un point de vue culinaire la richesse qu'on a en France c'est juste complètement incroyable et j'en parlais avec une invitée d'ailleurs récemment qui fait des micro-aventures et qui nous disait exactement ça qu'elle elle part elle se dépayse complètement en 3-4 jours en restant en France autour de chez elle et que on n'a pas forcément besoin de prendre l'avion comme tu l'as fait ou comme je l'ai fait aussi d'ailleurs pour aller en Nouvelle-Zélande ou ailleurs pour voir des paysages insolites d'ailleurs petite parenthèse qu'est-ce que c'est en parlant de diversité culinaire que la cancoyote
Nicolas ça c'est génial d'ailleurs j'ai réussi à en trouver pour Noël pour manger avec ma famille c'est du fromage en fait c'est le fromage qui est fait alors si je ne veux pas te dire de bêtises parce que sinon je vais me faire engueuler c'est fait en Franche-Comté dans le doux si je ne dis pas de bêtises et en fait en gros c'est je ne sais pas pourquoi on ne le fait pas dans les autres régions en fait ils font ce fromage là c'est un fromage crémeux c'est en pot et en gros c'est cette sorte de crème que tu étales c'est fait avec le petit lait qui reste en fait quand tu fais du fromage et c'est trop bon et c'est trop bon et donc du coup c'est pour ça tu te doutes bien qu'en ayant fait 122 étapes j'ai le droit à des produits locaux et donc c'est vrai que la cancoyote j'en ai parlé parce que je ne connaissais pas du tout en fait et du coup je l'ai appris sur le truc et en fait pour moi c'était impossible d'en trouver dans ma région parce que j'en avais vu que dans cette région là et au final j'en ai trouvé aussi dans ma région enfin bref mais tu as plein de trucs en Alsace la Flashnecke aussi que j'avais mis enfin la Flashnecke c'est un escargot de la fin voilà en plus il y a des noms des fois un prono simple mais c'est ça qui est aussi hyper riche en effet c'est que ouais en effet c'est ce que tu viens de dire juste avant et pour le coup le Covid alors je ne vais pas parler du Covid mais alors il a eu au moins cet aspect positif là c'est que les gens se redécouverts ce qu'il y avait autour de chez eux et en effet c'est vrai que ouais des fois tu découvres des trucs un peu partout et moi au final j'ai même pas fait tous les départements parce qu'il me reste beaucoup à faire mais c'est hyper riche c'est hyper riche et il y a plein d'endroits alors des fois c'était frustrant parce que c'est vrai que moi j'enchaînais tous les jours donc j'aurais voulu rester plus après l'idée aussi c'était de faire ces expo sportifs mais il y a plein d'endroits où je vais repasser longtemps parce qu'il y a plein de trucs à découvrir et en effet niveau culinaire niveau coutume il y a tellement de choses c'est ouf quoi alors qu'il y a plein de gens qui prennent un avion pour partir je ne sais pas deux semaines en plus maintenant tu as des vols qui ne coûtent que dalle et puis voilà tu vas dans ton hôtel tu vas à la plage et puis en fait tu profites même pas du coup c'était ça aussi montrer toutes ces richesses ouais
Loïc et en termes justement de richesse je vais y arriver de cette aventure j'imagine bien que tu as dû vivre des moments un peu insolites entre août et décembre parcourir toute la France mais si tu devais peut-être en retenir quelques-uns tu vois qui t'ont vraiment marqué ce serait lesquels ?
Nicolas il y en a il y en a quelques-uns pour montrer aussi c'est ce que je dis à chaque fois aux gens de la cap de cette aventure c'est que quand tu regardes les médias etc tu as tendance à croire qu'on en a sécurité partout et moi en fait ça m'a appris ce tour de France aussi qu'il y avait des gens géniaux partout qui sont prêts à t'accueillir et pour te donner une anecdote sur ça c'est que au niveau de Ducé c'était Ducé Lachéry en Normandie je vais dans une je vais dans une office de tourisme parce qu'on m'avait dit d'y aller parce que je n'avais pas de logement le jour-là et je leur demande et elle me dit monsieur vous savez la gratuité ça ne se fait pas je dis ok d'accord vu que je suis assez persévérant je vois un flyer dans l'office de tourisme et puis j'appelle le flyer c'était une ferme en fait vachement engagée je me suis dit bon je vais réussir certainement à trouver quelque chose et au final au bout de 2-3 appels j'ai réussi à trouver un logement avec des gens avec qui je suis encore beaucoup en contact j'ai fini dans la famille du four alors là ça ne vous dit certainement rien en fait le papa en fait c'était il est toujours vivant d'ailleurs c'était le bras droit de José Bova à l'époque donc il y a des gommets des champs d'OGM qu'il y a des trains McDo et en plus il venait d'avoir une tiny house et en fait en gros on a été les premiers à dormir dans une tiny house qui était juste incroyable là qu'ils ont mis en location en Normandie qui est à quelques pas du Mont-Saint-Michel et donc on a eu la chance de dormir dans une tiny house donc pour ceux qui ne savent pas c'est une maison en bois autonome justement qui est écologique etc et donc c'était trop drôle parce que ça s'est fait par pur hasard on a fini là après qu'est-ce qu'il y a aussi le voyage bon ça j'en avais parlé dans le bilan mais le voyage aussi insolite du vélo enfin ce qui a été hyper compliqué sur cette aventure quand même cette logistique vélo pour trouver toujours des gens c'était pas toujours facile quoi et donc c'est vrai qu'il y a une fois j'ai dormi en fait dans un club house de cyclisme voilà j'avais galère un fois à trouver un logement mais un mec hyper sympa m'avait fait dormir dans son club de vélo dans un club house et le lendemain en fait il voulait m'accompagner sur le vélo sauf qu'il avait un rendez-vous pour sa fille et il me dit bah je peux pas t'accompagner je sais pas quelle solution j'ai trouvé en fait il était contrôleur SNCF et donc le lendemain il me dit ah c'est bon j'ai trouvé une solution on va mettre le vélo dans le train puis tu pourras le récupérer de l'autre côté donc en gros le matin on est parti dans la gare avec le vélo à l'arrache avec une grande remorque donc tu vois c'est pas facile à manœuvrer et du coup on l'a foutu dans le train comme ça c'était à Perro-Rad et bim donc je laisse le vélo tout seul dans le train avec le contrôleur qui était dans le train et puis moi je la récupère à Horthès et donc voilà Horthès je récupère le vélo je me douche dans la gare enfin tranquille et du coup après je vais faire ma sensibilisation donc ça c'est drôle aussi et ouais non non et après il y a la dernière enfin l'une des dernières aussi sur une étape à la fin là aussi c'est plus mécanique mais c'était assez drôle sans être drôle mais la roue arrière de l'armorque elle a pas mal lâché à la fin quand même elle crevait pas mal et bref un matin elle se dégonfle donc on la regonfle on la regonfle vite fait avec une bombe anti-crevaison et puis on la regonfle au compresseur sauf qu'on n'aurait pas dû donc elle était un peu elle était bien gonflée et donc on fait cette bande comme ça avec le mec qui m'accompagnait et puis là on passe à côté d'une forêt et puis là on entend un gros boom comme si on s'était fait tirer dessus et on pensait vraiment qu'on s'était fait tirer dessus en fait on traite dans la forêt les chasseurs en disant mais vous avez tiré dessus enfin bref on avait flippé quoi et en fait 200 mètres après je regarde la roue arrière je dis en fait mais non en fait c'est pas un tir de chasseur c'est juste la roue qui a explosé quoi et la roue elle avait explosé comme jamais quoi enfin bref et donc on a bien flippé sur le coup mais ouais il y en a pas mal de petites anecdotes comme ça mais ouais c'était assez fou ouais assez fou
Loïc alors peut-être pour rebasculer dans la dimension sportive tu as parlé tu vois de l'imprévu mécanique avec la remorque mais toi d'un point de vue d'un point de vue adaptation tu vois physique résilient sur ces on l'a dit quoi on l'a dit 5 mois c'est ça 4 mois 4-5 mois de défi comment est-ce que comment est-ce que tu as géré ça
Nicolas je dirais que le corps a été plutôt sympa avec moi après je l'avais bien préparé avant mais honnêtement alors on avait un partenariat aussi avec l'association des ostéopathes de France aussi que je remercie en gros on avait l'idée c'est que tu as des ostéopathes de France dans ces associations là qui sont partout en France donc c'était d'en voir un maximum pour pour aider à la récupération après au final j'en ai pas vu tant que ça enfin je sais plus j'en ai vu 11 plus 3 kinés donc bon c'est vrai que sur 127 jours c'est pas non plus énorme mais c'est vrai que ça m'a pas mal aidé quand même dans la récupération donc c'est vrai qu'un grand merci à eux et l'idée c'était pas qu'ils me fassent des grosses séances quand je les voyais c'était qu'ils m'aident surtout dans la récupération et non après je dirais que ça a été plutôt dur enfin ça a été plus dur au début qu'à la fin parce qu'en fait ton corps s'habitue en fait au fur et à mesure donc j'ai eu une grosse alerte à la 25ème étape où au bout de 20 kilomètres j'ai sorti quand même une bonne bonne douleur dans la cuisse et où là je me suis dit bon arrête toi sinon tu vas faire pire que mieux ça peut péter et donc en fait j'ai continué en marchant j'ai fini l'aventure en marchant et en fait on a été voir un ostéopathe tout de suite donc il m'a bien traité d'un demain j'ai fait 5 kilomètres en marchant puis après je suis reparti en courant et hormis cette grosse alerte là où j'ai vraiment dû m'arrêter à cause d'un mal à la cuisse j'ai pas eu d'autres grosses alertes alors après oui des fois t'as des douleurs mais honnêtement ouais je m'en suis plutôt bien sorti et en effet tu te rends compte que ton corps est quand même vraiment bien fait alors je dis pas qu'on est tous égaux par rapport à ça mais en tout cas je savais que moi j'avais un coeur qui était vraiment qui battait lentement à la base qui bat à 38-40 donc ça aide aussi dans la récupération ouais oh punaise ça peut aider dans la récup et puis et puis après ouais j'avais déjà fait des marathons et je savais que je récupérais assez vite et bon là il me l'a confirmé mon corps mais du coup ouais c'est disons que la partie sommeil était hyper importante les seules fois où j'ai vraiment pas bien pas beaucoup dormi c'était là où c'était le plus dur physiquement donc en effet là tu te rends compte qu'il fallait faire hyper gaffe au sommeil et même derrière quand t'as logé chez l'habitant c'est toujours un peu frustrant parce que bah tu dois dire aux gens qu'il faut pas que tu touches trop tard parce que le lendemain moi j'étais réveillé à 6h tous les matins enfin même j'avais une horloge enfin j'ai une horloge dans la tête qui fait que je me réveille tôt quoi mais voilà donc la gestion du sommeil a été hyper importante aussi et puis après ça c'est pas un bon enfin c'est pas un conseil du tout d'ailleurs mais par contre ce qui était étonnant tu vois c'est que le corps s'est tellement habitué que je pense qu'à la fin sur le dernier mois et demi je me suis jamais tiré et j'en ai peu eu besoin mais encore une fois c'est pas bien parce que l'échelon faut le faire mais c'est vrai que je prenais pas le temps et mine de rien en fait il a été hyper sympa et la dernière chose que je craignais beaucoup aussi c'était c'était au niveau des pieds parce qu'en effet bah quand il faut autant de bornes il faut faire gaffe quoi et en plus j'avais fait un test en fait 3 mois avant de partir et je fais un test où je fais 36 bornes par jour pendant 8 jours et puis là à la fin je perds 2 ongles j'ai des cloques et je dis bon bah ça va être cool pour le Tour de France mais j'avais été voir un podologue et c'est vrai qu'il m'avait pas mal conseillé sur le fait de prendre des chaussures qui soient une pointure au dessus parce que ça que je les prenais trop serrées en fait c'était pas bien réfléchi et puis en fait je mettais une crème anti-frottement et une crème hydratante et en fait j'ai rien eu au niveau des pieds ça s'est passé nickel donc donc non je dirais que physiquement ça s'est ça s'est plutôt bien enfin ouais j'ai eu de la chance et puis après pareil au niveau des repas bon bien sûr des fois tu fais pas mal d'excès mais de toute façon quand tu perds 3500 calories par jour des fois tu peux t'autoriser à manger des choses un peu moins saines mais pour le coup j'axais vraiment le truc sur le fait de manger beaucoup de féculents donc je mangeais beaucoup de féculents je pense que les gens chez qui je dormais ont dû halluciner de la quantité que je mangeais parce que c'est vrai que je mangeais quand même beaucoup mais j'étais obligé parce que c'est vrai que j'ai perdu beaucoup de poids en très peu de temps en final je pense qu'en en un mois j'ai quasiment perdu 8 kilos donc là tu t'interroges quand même parce que tu te dis mince je pars pendant 4 mois et demi donc faut pas que je continue sur ça donc je pense qu'après ça s'est équilibré naturellement je pars d'une dizaine de kilos au total donc ça va mais surtout qu'à la base je suis quand même un gabarit un gabarit assez costaud donc donc non non ça a été mais c'est vrai que je pense que quand dans la tête et quand tu sais que tu as des enfants qui t'attendent quasiment tous les jours tu as un truc qui est fixé enfin physiquement en fait ça passe tout seul et je suis je pensais vraiment plus galérer que ça physiquement honnêtement je pensais vraiment plus galérer et au final j'ai vraiment eu très très peu de moments difficiles et même au niveau tu vois météo j'ai eu beaucoup de chance et ça ça joue beaucoup aussi sur le mental mais tu vois sur les 127 jours j'ai pris j'ai pris 15 jours de pluie 14-15 jours de pluie donc honnêtement c'est peanuts les gens à la fin c'est vrai que l'avant-dernière semaine elle a été hyper dure parce que j'ai pris en effet des journées où tu prends tu prends de la grêle il fait hyper froid tu prends du vent mais en fait quand j'étais sur l'étape je me dis au final tu as eu de la chance avant donc en fait te plains pas avant et puis basta quoi
Loïc ouais en tout cas franchement chapeau parce que c'est vrai que cette notion de par rapport au repos tu vois de tous les jours être chez de nouvelles personnes bah forcément tu sociabilises tu racontes un peu ton projet enfin ça fait partie du format que tu avais choisi mais en sachant que derrière tu dois repartir le lendemain à 6h enfin ça va être hyper compliqué à gérer tu vois trouver son moment se mettre dans sa bulle se reposer tout en partageant tu vois ce que tu es en train de faire à travers à travers la grignique autour donc honnêtement impressionnant cette partie là enfin toute d'ailleurs mais celle-là notamment ça m'a vraiment étonné quand j'ai vu que tu avais fait toutes tes nuits chez l'habitant j'ai trouvé que c'était quand même sacrément osé
Nicolas ouais c'est vrai que des fois tu as des gens qui veulent faire un peu plus la fête etc donc il faut s'adapter et puis ton discours mais c'est ça qui était cool c'est que le discours était un peu différent chaque jour même si ton aventure c'est toujours la même mais mais ouais c'était hyper enrichissant et ouais je gardais super souvenir de tout ça parce que j'ai rencontré des gens des gens extraordinaires et puis c'était même hyper intéressant parce que des fois t'as des gens t'as plus de gens en effet qui sont sensibles à ce que tu fais qui t'accueillent mais j'ai aussi des gens qui étaient pas tu vois c'était des parents des parents d'élèves etc et qui qui étaient pas sensibles à tous ces sujets donc c'était bien d'aller aussi plus loin avec eux et d'en discuter c'était hyper riche quoi et c'est l'idée aussi c'est que en fait sur ces thématiques là ce qui est hyper compliqué c'est pour ça que les enfants c'est bien d'ailleurs mais parce que tu vois par exemple les week-end quand on a organisé des événements publics tu vois par exemple à Charletti on a organisé quelque chose pour l'arrivée logiquement officielle et qu'il devait se faire mais en fait tu te rends compte que et je le savais ce qui est hyper compliqué quand c'est comme ça quand tu crées un événement c'est de faire venir des gens qui sont pas sensibles à tout ça il y a 75% des gens qui vont venir qui sont déjà au fait de tout ce qui se passe et qui font attention mais c'était aussi l'objectif de ce tour c'était d'aller toucher des gens qui sont pas du tout du tout sensibles à tout ça et c'est la plus grosse difficulté
Loïc alors tu as beaucoup parlé de cette notion de partage et de ce que tu as essayé de transmettre donc quelque part de ce que tu as donné à travers cette aventure et on peut clairement dire tu vois qu'en ayant couru plus de 4000 bornes voilà tu as donné de ta personne pour le sujet mais moi je serais curieux de savoir qu'est-ce que toi tu as retiré de cette expérience
Nicolas plein de choses plein de choses parce que encore une fois humainement c'était hyper riche tu vois je pense que si je dirais pas que j'avais plus du tout fond de l'humanité parce qu'au contraire je suis quelqu'un d'hyper positif donc si si mais c'est vrai que ça m'a donné encore plus ce fois en me disant qu'il y avait des gens qui étaient vraiment extraordinaires et qui faisaient plein d'actions aussi en local donc de reprendre fond en ça ça m'a pris aussi sur le fait que sur le fait que j'étais résilient et que je pouvais avoir un gros mental je pense que je le savais déjà peut-être pas autant mais mais de se rendre compte aussi de toute la force d'un collectif quoi de voir comment ça peut fédérer et donc ça c'était hyper hyper cool et puis je sais plus où je voulais en venir mais comment dire ça m'a appris aussi que de voir aussi encore une fois on parlait des gens mais de voir aussi à quel point les enfants étaient beaucoup plus sensibles aussi à ces sujets-là moi c'est vrai que pourtant je suis pas très vieux je vais avoir 30 ans mais j'ai jamais été sensibilisé sur cet aspect-là et quand j'étais plus jeune et là ils le sont pour la plupart le sont quand même déjà beaucoup donc ça c'est aussi hyper plaisant de voir qu'ils se mettent déjà en ordre de marche et qu'ils sont au courant de tout ça et puis aussi plus personnellement je pense que ça je dirais pas que je suis encore plus radical mais je dirais que tu vois typiquement pour en avoir beaucoup discuté tu vois je sais que j'ai plus envie de manger de poisson tu vois typiquement c'était avec la viande et puis les poissons etc tout ce qui est animal il faut être vigilant à la consommation qu'on a et la viande à la viande c'est hyper polluant donc il faut limiter je dis pas qu'il faut arrêter complètement je veux pas donner ces ordres entre guillemets mais c'est vrai que la pêche ça m'a encore plus surpris parce que je viens pas du côté maritime moi je suis dans les terres je suis du côté de Valenciennes et c'est vrai qu'avoir fait pas mal la cote en ayant fait la vélo maritime etc et me rend compte en fait de tout ce qui est fait de tous les déchets plastiques aussi qui viennent de la pêche etc enfin c'est assez affolant de voir tout le plastique tu vois quand ils font des cultures d'huîtres etc tout est fait enfin ça pousse sur des morceaux de plastique et tout ça ça finit réussir enfin bref etc et donc c'est vrai que dans mes habitudes alimentaires aussi ça va encore plus changer mon point de vue sur ça et donc j'ai plus forcément en effet envie de manger de poisson quand tu sais comment tout ça est fait et comment c'est hyper polluant donc ouais je pense que dans ma façon de vivre en général je vais devenir encore plus résilient plus résilient et puis et puis ouais non après c'est l'humain vraiment l'aspect humain était hyper enrichissant et puis je me suis aussi pas mal rapproché des enfants tu vois à la base moi j'ai fait STAPS j'avais fait STAPS à la base pour faire prof de sport et puis au final quand j'ai fait mes premiers stages en première année je me suis dit en fait quand j'ai vu les gamins ils voulaient plus bouger je me dis moi non en fait je ne veux pas faire prof de sport je ne veux pas tenir donc c'est pour ça que j'étais parti en management du sport et c'est vrai que là j'interviens différemment dans les écoles mais du coup ça me ouais ça m'incite à enfin voilà les faire bouger encore un peu enfin bouger plus quoi et donc ouais ça me donne encore plus envie d'aller les voir quoi
Loïc excellent excellent ça fait des beaux apprentissages et du coup quelle est la suite maintenant que tu as bouclé ce tour de France je ne sais pas si c'est trop tôt pour en parler est-ce que là tu es dans une phase de récupération tu vois de digestion entre guillemets de l'énorme aventure que tu viens que tu viens de t'offrir ou est-ce qu'il y a déjà quelque chose de prévu un format que tu as en tête un rêve d'aventure engagée à venir
Nicolas le problème c'est qu'il y a trop d'idées parce qu'en plus j'ai eu le temps de gammerger pendant 5 mois mais ouais il y a pas mal de choses qui sont prévues pour pour 2022 logiquement en gros l'idée c'est que bon déjà en effet j'ai essayé un peu de me reposer à la fin de l'aventure même s'il faut faire le bilan parce que c'est vrai que le avant et pendant événement est hyper important mais l'après est tout aussi important voire plus important donc c'est vrai qu'on a en attiré le bilan aussi de cette aventure et on a essayé aussi de communiquer auprès des médias au max parce que l'idée aussi c'est que ça soit relayé c'est que ça soit relayé pour que encore une fois pour interpeller et sensibiliser les gens et après en 2022 il y a beaucoup de projets c'est déjà de se dire que en fait Green Nico Tour ça ne va plus être le nom de l'association parce qu'en fait il est trop porté sur mon prénom et sur un projet c'est à dire qu'en fait on s'est rendu compte que Green Nico Tour en gros c'est un projet de l'association c'est pas l'association donc on va vraiment essayer de trouver un nom qui soit plus fédérateur avec la communauté voilà quelque chose qui réunisse plus les gens toujours autour de ces trois thématiques sport santé planète voilà qu'on arrive à trouver un nom plus global voilà dès début 2022 et puis moi l'idée c'est que moi clairement je veux en vivre aussi de tout ça donc l'idée c'est que j'ai créé mon statut d'autant entrepreneur aussi pour intervenir sur ces thématiques là dans l'événementiel sportif tu vois le tour de France cycliste etc moi c'est des gens chez qui je veux aller pour aller faire des fresques du climat pour vraiment actionner les choses parce que ces événements là ils existeront toujours ils polluent énormément mais l'idée c'est qu'ils sont hyper populaires donc si tu arrives à faire passer des vrais messages et pas que du greenwashing comme c'est quand même beaucoup fait actuellement c'est que tu peux toucher du monde quoi et donc l'idée vraiment avec l'association là c'est que nous on a donc il y a cet aspect là auto-entreprise où moi je vais intervenir sur les événements essayer de sensibiliser au max j'ai pas mal aussi de courses à pied qui m'ont demandé d'être ambassadeur de leurs courses et d'essayer de faire des choses avec eux donc on va essayer aussi d'accès sur ce task là avec l'assos tu vois organiser des plugins avant événements enfin puis aller plus loin en fait l'idée c'est qu'avec l'assos là en 2021 au départ ça avait commencé juste avec des ramassages de déchets et puis après on s'est rendu compte qu'en fait en créant des ramassages de déchets on mettait justement en place des fresques du climat cuise pour aller plus loin et parler du dérèglement climatique et puis aussi faire ça après dans des brasseries locales enfin chez des gens locaux et donc l'idée c'était de cumuler ces trois ces trois aspects là donc on va essayer de continuer à faire ça de faire au moins dans la région un gros événement par mois dans la région de France et puis d'en faire fréquemment et après on va créer aussi un film de cette aventure donc moi j'ai pris pas mal de vidéos et donc l'idée aussi c'est de mettre ce film aussi justement dans les écoles en fait on va continuer à intervenir dans les écoles parce que c'est là où il faut aller et donc l'idée c'est de créer ce film de le présenter aux écoles de le présenter aux adultes et après justement de faire des opérations avec eux donc il y a ça et puis après il y aura d'autres éco-aventures aussi en effet donc c'est là où je réfléchis pas mal à ce que je vais faire je pense que la période mi-août décembre au final me plaît pas mal quand même cette année ça a été quand même plutôt cool et du coup il y aura une aventure sur cette période là ça c'est sûr j'aimerais bien enfin il faut peut-être un peu changer mais en tout cas on aimerait bien peut-être repartir sur un format de Tour de France mais qui soit plus axé sur une thématique en particulière donc là c'est vrai que les médias sont beaucoup emparés du sujet déchet mais peut-être parce qu'on était aussi un peu trop large on est parti un peu dans tous les sens et donc l'idée là c'est que l'année prochaine par exemple on parle plus on parle plus sur juste le dérèglement climatique et que j'arrive à avancer sur peut-être une fresque du sport responsable pour l'ouvrir encore plus tu vois et intervenir encore plus dans le champ sport parce que j'ai pas mal de partenaires enfin j'ai la Maïf aussi qui est hyper engagée et qui est un de nos partenaires qui veut aussi développer pas mal de choses dans ce sens là donc peut-être créer un tour de France et aussi refaire un tour de France un green nick autour du coup parce que ça viendra s'imbriquer toujours dans un green nick autour mais du coup faire participer plus les gens aussi c'est-à-dire que peut-être que pendant une semaine ou quelques jours on va dire aux gens ben voilà où voulez-vous que Nicolas passe et en fonction de ça en fait on fera le parcours aussi en fonction du retour des gens et vraiment les gens ont participé déjà énormément à cette aventure mais les faire participer encore plus en fait dans l'aventure en faisant ça avec eux et construire le projet enfin le parcours avec eux donc tu vois il y a pas mal pas mal de choses à faire c'était long génial
Loïc c'est super en tout cas chouette de voir qu'il y a une dynamique quelque chose d'un peu plus grand encore qui est né de ce projet et écoute ce que je te propose c'est que on se donne rendez-vous même période dans un an et puis tu nous parleras du Grigny Cotour 2.0
Nicolas c'est ça
Loïc écoute on arrive déjà à la fin moi je voulais te remercier vraiment pour ce super moment de partage peut-être d'ailleurs pour conclure s'il y avait une chose que tu aurais envie de partager pour synthétiser un peu tout ce que tu as vécu sur ce Tour de France et le message que tu as essayé de passer ce serait quoi ?
Nicolas moi le gros message que je veux faire passer c'est se bouger pour son corps et se bouger pour la planète ça c'est hyper important pour moi le mouvement le mouvement pour tout bougez-vous et bougez-vous et puis on peut tous se bouger en fait à notre échelle il n'y a pas de petits gestes et donc on peut tous et toutes agir au quotidien et puis se dire aussi qu'en effet finir aussi sur ça c'est que il y a deux grosses notions aussi que je veux faire ressortir de ce Tour c'est que il y a la notion du temps aussi prenez le temps c'est hyper important et ça je m'en suis vraiment rendu compte prendre du temps pour soi prendre du temps pour apprécier et prendre du temps avec les siens ses proches on est dans une société qui nous indique et même dans l'école qui nous dit qu'on n'a plus le temps qu'il faut bosser enfin voilà j'étais le premier à dire que je n'avais pas le temps tu n'as pas le temps de faire ça sauf que prenez le temps prenez vraiment le temps d'apprécier les choses et le temps est bien plus précieux que l'argent voilà et aussi de se dire que au delà de l'environnement en fait ce que vous privilégiez aussi c'est les liens sociaux c'est à dire que la nature si on fait attention à la nature on fait attention à l'autre et en fait on a trop délaissé la nature on a trop délaissé l'autre et voilà je vais vraiment finir sur ça en disant si vous faites attention à l'autre automatiquement tu vas faire attention à la nature et pour moi c'est vice versa et on doit vraiment se mettre en marche pour ça parce que parce qu'il faut aimer les autres et aimer la nature voilà globalement
Loïc super message super message écoute un grand grand merci Nico pour ce récit ton aventure la plus récente même si c'est la première d'une longue série j'ai l'impression mais qui était juste génial et franchement bravo pour ce que tu as réussi à mettre en place tu vois si le mot de la fin pour toi c'est bougez-vous bon bah là très clairement tu l'as fait t'as montré l'exemple donc vraiment bravo pour ça et un grand grand merci d'être encore une fois d'être venu le partager sur le podcast je te souhaite tout le meilleur pour la suite pour ta prochaine aventure pour toutes celles qui suivront et si les gens veulent continuer peut-être de tu vois aller creuser sur ce Tour de France voir un peu comment tu l'as réalisé et puis voir ce qui arrive le mieux c'est quoi c'est greennicotour.fr du coup ou ça va évoluer
Nicolas ouais le site internet alors peut-être qu'il changera avec le changement de l'onde de l'assaut mais pour l'instant aller sur greennicotour.fr il y a la carte interactive en plus du Tour de ce qui a été fait il y a le bilan qui est en cours et qui va être mis là et puis sur les réseaux sociaux aussi du coup sur Instagram, Facebook il y a greennicotour et donc voilà il y a castle n c'est g-r-p-e-n-i-c-o-t-o-u-r mais voilà n'hésitez pas à nous suivre et on va on va on va tabasser tout ça et on va se mettre en mouvement voilà yes
Loïc génial un grand grand merci Nico à bientôt merci salut
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